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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ L’ancien nonce Carlo Maria Vigano affirme avoir averti dès 2013 le pape François sur les dérives du cardinal américain, qui a démissionné au mois de juillet, à l’âge de 88 ans.
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Pédophilie dans l’Eglise américaine : un prélat accuse le pape d’avoir couvert le cardinal McCarrick

L’ancien nonce Carlo Maria Vigano affirme avoir averti dès 2013 le pape François sur les dérives du cardinal américain, qui a démissionné au mois de juillet, à l’âge de 88 ans.



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 18h07
 • Mis à jour le
26.08.2018 à 19h09
   





                        


Un ex-ambassadeur auprès du Vatican à Washington, l’archevêque Carlo Maria Vigano, a accusé dans une lettre, samedi 25 août, le pape François d’avoir annulé des sanctions contre le cardinal américain Theodore McCarrick, malgré des accusations de « comportement gravement immoral » à son encontre.
« Le Vatican n’a aucun commentaire immédiat », a réagi dimanche matin une porte-parole du Vatican depuis Rome, contactée par des journalistes à bord de l’avion du pape François l’emmenant dans la ville sanctuaire de Knock en Irlande.

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« La corruption a atteint le sommet de la hiérarchie de l’Eglise », affirme Mgr Vigano, en allant jusqu’à demander la démission du pape François.
La lettre de onze pages a été publiée simultanément samedi dans plusieurs publications catholiques américaines de tendance traditionaliste ou ultra-conservatrice ainsi que dans un quotidien italien de droite.
Elle a été rendue publique au second jour d’un court voyage du pape François en Irlande, où la question des abus sexuels de l’Eglise dans le monde occupe particulièrement le terrain médiatique.

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De premières sanctions dans les années 2000
Mgr Vigano, 77 ans, qui fut nonce – terme désignant les ambassadeurs auprès du Vatican – à Washington entre 2011 et 2016, affirme que Benoît XVI avait imposé des sanctions canoniques contre le cardinal McCarrick vers la fin des années 2000. Le prélat devait quitter le séminaire où il vivait, éviter tout contact public et vivre une vie de pénitence.
Cette mise à l’écart de la vie publique avait été décidée plusieurs années après des rapports de deux anciens ambassadeurs du Vatican à Washington, aujourd’hui décédés, évoquant son « comportement gravement immoral avec des séminaristes et des prêtres ».
Alors qu’il était devenu à son tour ambassadeur à Washington, Mgr Vigano dit avoir écrit en 2006 un premier mémo sur McCarrick à son supérieur à Rome, suggérant même « un traitement médical » à son encontre.
L’archevêque Vigano raconte avoir été interrogé par le nouveau pape François peu après sa prise de fonction, en juin 2013, sur la personnalité de McCarrick. Selon lui, le pape argentin aurait préféré ignorer ses avertissements et avait annulé de fait les sanctions de son prédécesseur, prenant le prélat américain comme conseiller sur des nominations de cardinaux.
Dans sa lettre au vitriol, l’ancien nonce apostolique aujourd’hui à la retraite met également en cause nommément un grand nombre de hauts prélats de la Curie romaine, dont le numéro deux Pietro Parolin, qu’il accuse tous d’un silence complice sur les agissements de Theodore McCarrick.
Le pape François a finalement accepté en juillet la démission du collège des cardinaux de Theodore McCarrick, 88 ans, archevêque émérite de Washington. Le vieil homme devra rester reclus dans une maison pour mener une vie de prière et de repentance.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Les Soudan Célestins Music et moi. Au fil de ses concerts, le groupe de réfugiés a pu faire l’expérience de la « fraternité » française, y compris de la part de municipalités.
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« Le jour où Ahmed a traduit le discours du maire d’Aurillac »

Les Soudan Célestins Music et moi. Au fil de ses concerts, le groupe de réfugiés a pu faire l’expérience de la « fraternité » française, y compris de la part de municipalités.



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 18h00
    |

Pablo Aiquel







                        


Chronique. Du 30 avril au 7 juillet, des centaines de militants ont participé à une marche de solidarité avec les migrants. Partis de Breil-sur-Roya, près de Nice, ils sont allés jusqu’à Londres, en passant par Lyon, Paris et Calais, pour montrer le visage de la France qui accueille. De même, à plusieurs reprises, les Soudan Célestins Music, ensemble musical de réfugiés soudanais résidant à Vichy et dont Le Monde suit l’intégration dans le cadre du programme Les Nouveaux Arrivants, ont fait l’expérience de cette « fraternité » au gré de leurs concerts en divers endroits du pays, de l’Allier au Tarn-et-Garonne.

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Ainsi, en mars, l’association Par d’ssus la Bouchure, du village de Theneuille (400 habitants), au cœur des terres rouges du Bourbonnais, a convié le groupe vichyssois à animer son assemblée générale. Les bénévoles voulaient partager un moment festif avec les réfugiés du centre d’accueil et d’orientation d’Ygrande, le village voisin, lieu de naissance de l’écrivain paysan Emile Guillaumin.
Quelques jours plus tard, Hassan Osmane, le jardinier musicien, et Ahmed Khamis, le chauffeur chanteur, ont participé à un colloque de psychologues interculturels et d’assistants sociaux organisé par l’Association montalbanaise d’aide aux réfugiés, qui planchaient sur l’importance de la créativité pour la santé des migrants. Tout un programme… Adel El Kordi, chercheur libyen et traducteur bientôt assermenté, avait alors permis aux réfugiés d’exprimer le fond de leur pensée. Hébergée par des bénévoles généreux, la petite délégation avait eu le temps de visiter rapidement Montauban. Impressionnés, ils avaient pris des photos de l’église du Moyen-Age, presque millénaire, et n’en croyaient pas leurs oreilles quand la guide leur expliquait que de l’autre côté du Tarn, jadis, c’était l’Angleterre.
Remercier en dansant
Mais sans doute un des souvenirs marquants de cette année aura été la participation à la Semaine interculturelle d’Aurillac (Cantal), en février. Car s’il y a partout des militants et des bénévoles qui traduisent la « fraternité » en actes, plus rares sont les municipalités, de communes grandes ou moyennes, qui engagent leur action publique dans l’accueil.
Chaque année, en février, Aurillac organise des activités ludiques, pédagogiques et festives qui mettent en valeur les différentes cultures des habitants, des étudiants étrangers aux résidents des HLM. Cette année, les organisateurs se sont demandé comment ils pouvaient attirer les demandeurs d’asile, principalement soudanais, hébergés dans le centre d’accueil de la ville. « Les familles, à travers les enfants, se rencontrent dans les écoles mais avec les demandeurs d’asile c’est moins simple, m’expliquait Stéphane Frechou, conseiller municipal et bénévole à la Cimade. Il y a surtout des hommes adultes et ils se heurtent à la barrière de la langue, c’est pourquoi nous avons voulu inviter un groupe qui joue leur musique. »

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Dans son discours d’ouverture, le maire d’Aurillac, Pierre Mathonier, a souligné « la volonté de la commune d’accueillir tous les nouveaux habitants de la meilleure des manières » et de faire ainsi vivre les valeurs de la République. Assis au fond de la salle, plutôt timides, les exilés ont regardé tranquillement se succéder sur scène les étudiants chinois, les jeunes Mahorais de la cité, les danseurs de bourrée auvergnate, se demandant peut-être ce qu’ils faisaient là. Puis, quand ce fut le tour des Soudan Célestins Music, Ahmed Khamis a pris le micro pour leur expliquer, en arabe, ce qu’avait dit le maire d’Aurillac, et pour souligner à quel point il était rare d’être ainsi accueillis, officiellement, comme citoyens.
Il a dû ajouter que la meilleure manière de dire merci était de danser, car, dès les premières notes, les demandeurs d’asile, jusque-là timides, se sont levés comme un seul homme, se déhanchant les bras en l’air. Ils sont allés vers toutes les tables, à la rencontre des bénévoles et du public, pour partager avec tout le monde les rythmes de leur lointain pays. Le jour où Ahmed a traduit le discours du maire d’Aurillac, nous avons compris que danser pouvait aussi être une manière de dire merci à la France qui accueille.
Pablo Aiquel est journaliste indépendant. Il travaille pour La Gazette des communes comme correspondant Auvergne et ruralités.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Depuis 2002, plus de 14 500 personnes se sont déclarées victimes d’abus sexuels commis par des prêtres en Irlande.
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Le pape implore le « pardon du Seigneur » pour les victimes d’abus sexuels en Irlande

Depuis 2002, plus de 14 500 personnes se sont déclarées victimes d’abus sexuels commis par des prêtres en Irlande.



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 12h54
 • Mis à jour le
26.08.2018 à 17h52
   





                        


Le pape François a « imploré » dimanche 26 août « le pardon du Seigneur » pour les agressions sexuelles commises en Irlande par des prêtres catholiques, au deuxième jour de sa visite dans le pays. « J’implore le pardon du Seigneur pour ces péchés, pour le scandale et la trahison ressentis par tant de personnes dans la famille de Dieu », a déclaré le pape à l’occasion d’une visite du sanctuaire de Knock, site de piété mariale distant de 180 km de Dublin.

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Depuis 2002, plus de 14 500 personnes se sont déclarées victimes d’abus sexuels commis par des prêtres en Irlande. La hiérarchie de l’Eglise irlandaise est accusée d’avoir couvert des centaines de prêtres. Plusieurs enquêtes ont également révélé des adoptions illégales d’enfants nés de femmes non mariées pratiquées par l’Etat irlandais avec la complicité de l’Eglise catholique.
Perte d’influence de l’Eglise
L’ampleur de ces scandales explique en partie la perte d’influence de l’Eglise ces dernières années sur la société irlandaise, historiquement très catholique.
« Aucun de nous ne peut se dispenser de se sentir ému par les histoires de mineurs qui ont souffert d’abus, à qui on a volé l’innocence et qui ont été abandonnés à la blessure de douloureux souvenirs. Cette plaie ouverte nous défie d’être fermes et décidés dans la recherche de la vérité et de la justice », a également déclaré le pape.
Samedi, à Dublin, le pape avait évoqué sa « honte » et sa « souffrance » face à « l’échec des autorités ecclésiastiques » à affronter de manière adéquate les « crimes ignobles » du clergé en Irlande.
Avant François, Benoit XVI, son prédécesseur, avait écrit en 2010 une lettre à tous les catholiques irlandais, reconnaissant la responsabilité de l’Eglise dans les abus commis en Irlande.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ L’opposition avait qualifié l’élection présidentielle du 30 juillet de frauduleuse. Faute de preuves, la Cour constitutionnelle a finalement validé le scrutin vendredi.
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Compte rendu

Zimbabwe : Emmerson Mnangagwa officiellement investi président

L’opposition avait qualifié l’élection présidentielle du 30 juillet de frauduleuse. Faute de preuves, la Cour constitutionnelle a finalement validé le scrutin vendredi.


LE MONDE
              datetime="2018-08-26T12:44:43+02:00"

        Le 26.08.2018 à 12h44





Le président de la République du Zimbabwe, Emmerson Mnangawa, a officiellement prêté serment dimanche 26 août, après plusieurs semaines de controverse sur les conditions de son élection, jugée frauduleuse par l’opposition.
« Moi, Emmerson Dambudzo Mnangagwa, jure qu’en tant que président de la République du Zimbabwe, je serai fidèle au Zimbabwe et défendrai la Constitution du Zimbabwe », a déclaré M. Mnangagwa devant plusieurs milliers de personnes et de nombreux chefs d’Etat africains réunis dans un stade de Harare. Sa prestation de serment a été acclamée par un tonnerre d’applaudissements.

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Résultats contestés mais validés
Emmerson Mnangagwa, 75 ans, a pris la tête du Zimbabwe en novembre 2017 après la démission de Robert Mugabe, lâché par l’armée et par son parti au pouvoir, la ZANU-PF, au terme d’un règne autoritaire de trente-sept ans. Candidat de la ZANU-PF, l’ancien vice-président a été proclamé vainqueur de l’élection présidentielle du 30 juillet, crédité de 50,8 % des suffrages contre 44,3 % à son rival du Mouvement pour un changement démocratique (MDC), Nelson Chamisa.
Arguant de nombreuses fraudes, le MDC a contesté ces résultats devant la Cour constitutionnelle. Mais la plus haute instance judiciaire du pays a validé finalement le scrutin vendredi, estimant que l’opposition n’avait pas apporté la preuve de ces irrégularités.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ C’est un nouveau revers pour le gouvernement du président Hassan Rohani, qui fait face à une crise économique sur fond de rétablissement de sanctions américaines.
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Iran : le Parlement vote le limogeage du ministre de l’économie

C’est un nouveau revers pour le gouvernement du président Hassan Rohani, qui fait face à une crise économique sur fond de rétablissement de sanctions américaines.



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 11h56
 • Mis à jour le
26.08.2018 à 12h32
   





                        


Le Parlement iranien a voté, dimanche 26 août, en faveur du limogeage du ministre de l’économie et des finances, Massoud Karbassian. C’est un nouveau revers pour le gouvernement du président Hassan Rohani, qui fait face à une crise économique sur fond de rétablissement de sanctions américaines.
Lors d’un vote de confiance retransmis à la radio, M. Karbassian a été désavoué par 137 parlementaires contre 121, et deux abstentions. Il est le deuxième ministre limogé depuis le début du mois par un vote du Parlement, après celui du travail, Ali Rabiie, le 8 août.
Inflation et chômage élevés
L’Iran lutte depuis des années contre des taux d’inflation et de chômage élevés, malgré une légère amélioration après l’accord sur le nucléaire signé en 2015 avec les grandes puissances, qui a permis la levée des sanctions internationales et l’arrivée de nombreux investisseurs étrangers.
Mais le gouvernement de M. Rohani essuie des critiques pour ne pas avoir saisi les occasions liées à cet accord, moribond depuis que les Etats-Unis s’en sont retirés en mai et ont rétabli des sanctions contre Téhéran. « L’inefficacité et le manque de programme [du gouvernement] n’ont rien à voir avec les sanctions », a déclaré un député conservateur avant le vote. « Les mauvaises décisions ont nui au peuple et ont conduit certains à piller les ressources publiques », a ajouté Abbas Payizadeh.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Un homme de 27 ans qui travaillait comme chauffeur a été interpellé et est suspecté de ce crime commis vendredi.
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Didi Chuxing, l’« Uber chinois », suspend son service de covoiturage après le viol et le meurtre d’une passagère

Un homme de 27 ans qui travaillait comme chauffeur a été interpellé et est suspecté de ce crime commis vendredi.



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 11h51
 • Mis à jour le
26.08.2018 à 12h34
   





                        



   


Le géant chinois des véhicules de tourisme avec chauffeur, Didi Chuxing, a annoncé, dimanche 26 août, qu’il allait suspendre son service de covoiturage après le viol et le meurtre d’une passagère.
Un homme de 27 ans qui travaillait comme chauffeur a été interpellé et est suspecté de ce crime commis vendredi dans la ville de Wenzhou (dans l’est du pays). La passagère avait utilisé l’application pour faire du covoiturage.
L’entreprise avait révélé samedi avoir reçu la veille du meurtre un signalement d’une précédente passagère dénonçant le conducteur incriminé. « Peu importe la raison, nous assumons une indéniable responsabilité », avait concédé samedi Didi Chuxing.
« L’incident montre les nombreuses défaillances de notre service consommateurs, en particulier le fait de ne pas avoir agi rapidement sur la plainte de la précédente passagère et le processus complexe et rigide de partage de l’information avec la police », écrit l’entreprise dimanche dans son communiqué. Didi Chuxing ajoute avoir limogé le responsable de l’entreprise ainsi que le président du service consommateurs.
En mai, une hôtesse de l’air de 21 ans avait été sauvagement tuée par un chauffeur dans des circonstances similaires. L’entreprise avait alors été critiquée pour son laxisme supposé en matière de sécurité, et avait renforcé sa réglementation.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Le sénateur américain est mort samedi, à l’âge de 81 ans. Retour en images sur le parcours de celui que les Américains qualifient volontiers de « rebelle ».
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Une étude publiée le 1er août dans le « New York Times » révèle que l’humanité a été très proche, il y a quarante ans, de prendre les bonnes décisions pour arrêter le réchauffement !
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1979-1989, décennie verte

Une étude publiée le 1er août dans le « New York Times » révèle que l’humanité a été très proche, il y a quarante ans, de prendre les bonnes décisions pour arrêter le réchauffement !



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
26.08.2018 à 16h22
    |

            Frédéric Joignot








                        



                                


                            

Cet été, toute l’Europe cuisait sous la canicule. Le 1er août, la National Oceanic and Atmospheric Administration expliquait que l’année 2017 a été la troisième année la plus chaude de l’histoire moderne après 2016 et 2015. Le 6 août, une équipe scientifique internationale publiait une inquiétante étude dans la revue PNAS prévenant que l’actuelle combinaison de la fonte de l’Antarctique de l’ouest – une perte de 2 720 milliards de tonnes de glace depuis 1992 d’après Nature du 13 juin –, de la déforestation et des émissions de gaz à effet de serre aggrave le risque de l’« effet domino » à partir d’un réchauffement à 2° Celsius – qui pourrait être atteint avant 2100. Ces « rétroactions auto-renforçantes », estime l’étude, pourraient pousser « le système terrestre vers un seuil planétaire » et « provoquer un réchauffement continu ».
La Terre deviendrait alors, « dans quelques décennies », une étuve avec « des températures de 4° à 5° supérieures à la période préindustrielle », tandis que le niveau des mers s’élèverait « de 10 à 60 mètres ». Des régions côtières, des villes entières seraient submergées, des îles disparaîtraient, le Sahara s’étendrait vers le sud, la pénurie d’eau deviendrait fatale, le régime de la mousson serait gravement perturbé, des milliers d’espèces disparaîtraient, les phénomènes climatiques extrêmes se multiplieraient. Quant à la civilisation humaine, je vous laisse imaginer…
« Enjeu  “non partisan” »
Le plus dramatique peut-être dans notre impuissance actuelle face à cette catastrophe annoncée est que l’humanité a été très proche, il y a quarante ans, de prendre les bonnes décisions pour arrêter le réchauffement ! C’est ce que révèle une investigation de l’essayiste américain Nathaniel Rich, « Perdre la Terre », publiée le 1er août dans le New York Times, appuyée sur dix-huit mois d’enquêtes et plus de cent interviews de scientifiques, de politiciens...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Menacés dans leur statut relativement privilégié en Israël, les Druzes sont au même moment la cible d’une terreur djihadiste sans précédent en Syrie, explique l’historien Jean-Pierre Filiu.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ La justice américaine a accordé l’immunité au patron du « National Enquirer », en possession d’éléments compromettants sur les affaires de deux femmes assurant avoir eu une liaison avec le candidat Trump.
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Article sélectionné dans La Matinale du 25/08/2018
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Président Trump, an II : le coffre de David Pecker

La justice américaine a accordé l’immunité au patron du « National Enquirer », en possession d’éléments compromettants sur les affaires de deux femmes assurant avoir eu une liaison avec le candidat Trump.



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 06h46
 • Mis à jour le
26.08.2018 à 17h21
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            
Certains objets deviennent des acteurs politiques de premier plan, sans évidemment le vouloir. Il en a été ainsi pendant la campagne présidentielle de 2016 pour le serveur que Hillary Clinton, piégée par sa volonté de tout contrôler, avait fait installer à son domicile pour sa correspondance électronique de secrétaire d’Etat, de 2009 à 2013, en violation des règles en vigueur de son administration.
On avait longtemps imaginé la chose installée dans le sous-sol de la maison de Chappaqua, dans l’Etat de New York, entre des piles de vieux Vanity Fair et les souvenirs immontrables rapportés de voyages à l’étranger. Les républicains du Congrès, qui voulaient barrer la route vers la Maison Blanche d’une candidate de première force, avaient découvert son existence par hasard, en enquêtant sur l’assaut meurtrier donné contre la représentation diplomatique américaine de Benghazi, en 2012. Hillary Clinton n’avait jamais pu s’en dépêtrer, immobilisée par les câbles de cette satanée machine tendus comme autant de rets.
Découvert lui aussi par sérendipité, le coffre de David Pecker deviendra-t-il pour Donald Trump un équivalent encore plus baroque que le serveur de son adversaire d’il y a deux ans ? Il est permis de se poser la question depuis que son propriétaire s’est vu accorder par la justice une immunité dont on peut imaginer qu’elle est liée aux trésors inavouables, évoqués depuis trois jours par la presse américaine, que le meuble a pu receler.
Approximations, faux étonnements et vrais mensonges
David Pecker étant le patron du National Enquirer, un tabloïd qui frappe à l’estomac, il est question ici d’égouts d’alcôves, arpentés par des journalistes tout crottés malgré les cuissardes réglementaires. D’une boue que l’on transforme en or. De révélations gardées confidentielles pour plaire à un puissant, surtout s’il est milliardaire, surtout s’il est candidat à l’investiture républicaine, surtout s’il est élu président des Etats-Unis.

On...




                        

                        


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Privé de John McCain, un Parti républicain encore plus monocorde

Le sénateur de l’Arizona se posait en opposant au président républicain Donald Trump au sein de son propre camp.



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
26.08.2018 à 10h57
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



   


Donald Trump a réagi à la mort de John McCain, samedi 25 août, par un message publié sur son compte Twitter, dans lequel il a présenté ses condoléances à sa famille. Le président des Etats-Unis n’a pas eu un mot pour l’une des plus grandes figures de la vie politique américaine. Le mépris était sans doute trop profond entre l’iconoclaste qui a déjà modifié l’ADN du Parti républicain et le franc-tireur qui se fiait souvent à sa propre boussole plutôt qu’au programme politique de sa formation avant d’arrêter ses choix.
Donald Trump avait défié avec succès pour la première les lois de la pesanteur en politique, en juillet 2015, en s’en prenant au statut de héros gagné par John McCain dans les geôles vietnamiennes et que le Parti démocrate a rappelé dans son propre hommage au disparu.

        Lire aussi :
         

                Emoi à Washington à la suite de commentaires d’une conseillère de Donald Trump sur John McCain



Point de non-retour
Le mépris réciproque entretenu par les deux hommes avait atteint le point de non-retour lorsque le sénateur de l’Arizona avait fait échec à l’été 2017 à un projet de réforme de l’Obamacare, la protection sociale léguée par l’ancien président démocrate, projet qui tenait à cœur à Donald Trump, prompt à exiger des élus de son camp une loyauté absolue. Ereinté continuellement par le président, John McCain avait fait savoir publiquement que sa présence ne serait pas souhaitée à ses funérailles.
La liste était longue de leurs divergences, de l’immigration aux relations avec la Russie de Vladimir Poutine en passant par l’utilité de la torture. Jusqu’à son dernier souffle, John McCain s’est d’ailleurs fait un devoir d’appeler les conservateurs à la lucidité face à Donald Trump, une voix qui va désormais cruellement manquer dans une formation en voie de caporalisation.
Rentrer dans le rang
La disparition du président de la commission des forces armées du Sénat porte un coup sévère aux détracteurs républicains du locataire de la Maison Blanche. D’autant que les élections de mi-mandat, le 6 novembre, s’accompagneront d’autres départs de républicains sans concessions envers Donald Trump, qu’il s’agisse de l’autre sénateur de l’Arizona, Jeff Flake, ou du président de la prestigieuse commission des affaires étrangères de la haute assemblée, Bob Corker (Tennessee).
Aucune relève n’est espérée. Les primaires en cours confirment la nécessité, pour espérer l’emporter, d’un alignement sans nuances sur les positions de Donald Trump. Depuis les élections de 2016, et à l’exception du gouverneur sortant de l’Ohio, John Kasich, ceux qui s’étaient opposés au magnat de l’immobilier, qu’il s’agisse des sénateurs Marco Rubio (Floride), Ted Cruz (Texas) ou du libertarien Rand Paul (Kentucky) sont rentrés dans le rang.

        Lire la nécrologie :
         

          Mort de John McCain, sénateur américain devenu l’un des plus farouches opposants à Trump






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Un séisme de magnitude 6,0 a secoué dimanche les environs de Kermanshah, dans l’ouest du pays.
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Deux morts et plus de 200 blessés dans un fort séisme en Iran

Un séisme de magnitude 6,0 a secoué dimanche les environs de Kermanshah, dans l’ouest du pays.



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 03h47
 • Mis à jour le
26.08.2018 à 15h00
   





                        


Un séisme de magnitude 6,0, selon l’Institut d’études géologiques des Etats-Unis (USGS), a frappé dimanche 26 août l’ouest de l’Iran. Le gouverneur de la province, Houshang Bazvand, a annoncé à la télévision que deux personnes avaient été tuées et 255 blessées.
Selon le chef du département des urgences auprès de l’université des sciences médicales du Kermanshah, les deux personnes mortes sont une femme enceinte et un homme de 70 ans, qui a été victime d’une crise cardiaque au moment du séisme.
Le tremblement de terre, survenu à une faible profondeur, s’est produit à 26 kilomètres au sud-ouest de la ville de Javanroud, dans la province de Kermanshah, a indiqué l’USGS.
Gestion de crise
Un centre de gestion de crise, chargé de coordonner les secours, a été mis en place à Javanroud. Les hôpitaux et les organisations caritatives ont été mis en état d’alerte, a déclaré le gouverneur Bazvand àl’ IRNA. Mais le directeur du service des situations d’urgence, Reza Mahmoudian, a assuré que la situation était « sous contrôle » et qu’il n’avait pas été nécessaire de demander de l’aide dans les provinces voisines de celle de Kermanshah.
Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent des personnes transportées en urgence vers les hôpitaux. Sur un plan matériel, les infrastructures semblent n’avoir subi que des dommages légers.
Des informations de presse indiquent que le séisme a été ressenti au-delà de la frontière, en territoire irakien. L’IRNA a rapporté que de nombreuses répliques avaient été ressenties.
L’Iran se trouve sur deux importantes plaques tectoniques, et d’importantes activités sismiques y sont fréquentes. En novembre 2017, un séisme de magnitude 7,3 avait fait 620 morts dans la province de Kermanshah, et huit morts en Irak.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Le sénateur républicain, considéré comme un héros de la guerre du Vietnam et une figure non conformiste de la politique américaine, est mort samedi à l’âge de 81 ans d’un cancer du cerveau, contre lequel il luttait depuis un an.
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Etats-Unis : le monde politique rend hommage à John McCain

Le sénateur républicain, considéré comme un héros de la guerre du Vietnam et une figure non conformiste de la politique américaine, est mort samedi à l’âge de 81 ans d’un cancer du cerveau, contre lequel il luttait depuis un an.



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 03h39
 • Mis à jour le
26.08.2018 à 10h59
   





                        



Le président des Etats-Unis a réagi quelques minutes après l’annonce de la mort du sénateur républicain John McCain, samedi 25 août, à son domicile de l’Arizona. « Ma sympathie la plus profonde et mon respect vont à la famille du sénateur John McCain. Nos cœurs et nos prières sont avec vous ! », a tweeté Donald Trump.

My deepest sympathies and respect go out to the family of Senator John McCain. Our hearts and prayers are with you!— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)


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L’une des dernières volontés de John McCain était limpide, il avait fait savoir qu’il ne voulait pas du locataire de la Maison Blanche à son enterrement.

        Lire sa nécrologie :
         

          Mort de John McCain, sénateur américain devenu l’un des plus farouches opposants à Trump



Héros passionné
Nonobstant leurs différences, Barack Obama a aussi rendu un hommage au vétéran de la guerre du Vietnam. « John et moi venions de générations différentes, avions des origines complètement différentes, et nous nous sommes affrontés au plus haut niveau de la politique », a déclaré l’ancien président démocrate, qui le battit à l’élection présidentielle de 2008. Il écrit dans un communiqué que tous deux partageaient une même «  fidélité à quelque chose de plus élevé, des idéaux pour lesquels des générations d’Américains et d’immigrés se sont battues, ont marché, se sont sacrifiées », et qu’ils ont « vu [leurs] batailles politiques, même, comme un privilège, quelque chose de noble, une occasion de servir de hauts idéaux dans [leur] pays et de les faire avancer à travers le monde ».
L’ancien président républicain George W. Bush a lui qualifié John McCain d’« homme aux convictions politiques profondes et de patriote du plus haut niveau », « un serviteur public dans la plus fine tradition des Etats-Unis ».
L’ancien président démocrate Bill Clinton a évoqué un « politicien talentueux et fort » qui a fait « ce qu’il pensait être le mieux pour le pays ».
Un autre démocrate, Al Gore, vice-président sous Bill Clinton, est allé dans le même sens. « J’ai toujours admiré et respecté John » McCain, parce qu’il œuvrait toujours à « trouver un terrain d’entente, aussi difficile que ce soit ».
Pour le sénateur républicain Lindsey Graham, « l’Amérique et la liberté ont perdu l’un de leurs plus grands champions ».
Sa famille à ses côtés
Le gouverneur de l’Arizona Doug Ducey, où John McCain était élu, a qualifié le feu sénateur de « géant », d’« icône », de « héros américain », saluant son « patriotisme et sa passion pour le pays ».
Le chef de l’opposition démocrate au Sénat, Chuck Schumer, a proposé de renommer le bâtiment du Sénat où John McCain avait ses bureaux à son nom.
La fille du vétéran Meghan McCain a publié sur son compte Twitter un texte disant qu’elle était restée aux côtés de son père jusqu’à la fin, « tout comme il fut aux [siens] à [ses] débuts ».

        Lire aussi :
         

                Privé de John McCain, un Parti républicain encore plus monocorde






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Héros de la guerre du Vietnam, le candidat républicain malheureux à la présidentielle de 2008 était devenu l’un des plus farouches opposants à Donald Trump. Il s’est éteint dans l’Arizona, le samedi 25 août, à l’âge de 81 ans.
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Article sélectionné dans La Matinale du 25/08/2018
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Mort de John McCain, sénateur américain devenu farouche opposant à Donald Trump

Héros de la guerre du Vietnam, le candidat républicain malheureux à la présidentielle de 2008 était devenu l’un des plus farouches opposants à Donald Trump. Il s’est éteint dans l’Arizona, le samedi 25 août, à l’âge de 81 ans.



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 03h10
 • Mis à jour le
26.08.2018 à 18h35
    |

            Corine Lesnes (San Francisco, correspondante)








                        



                                


                            

ll fallait bien qu’il perde un jour la bataille. Le sénateur américain John McCain, héros de la guerre du Vietnam et ancien candidat républicain à l’élection présidentielle de 2008 aux Etats-Unis, a succombé, samedi 25 août, à un cancer du cerveau, un peu plus d’un an après que la maladie lui eut été diagnostiquée (le 19 juillet 2017) par les médecins.
Agé de 81 ans, il s’est éteint à son domicile de Cornville, dans l’Arizona, Etat qu’il représentait au Sénat depuis 1987. « Il faut bien que toute vie se termine, d’une manière ou d’une autre », constatait-il en septembre 2017 en commentant ses chances de survie pour CNN.
Sur la scène politique américaine, John McCain occupait une position unique. Il était l’un des géants du Congrès, à l’égal du démocrate Ted Kennedy, le « lion du Sénat » emporté par le même glioblastome, en 2010. Portant haut son surnom de « maverick » (iconoclaste), il était le sénateur le plus connu à l’étranger et le plus anticonformiste. Un trompe-la-mort qui avait échappé, en juillet 1967, à une explosion sur le porte-avions USS Forrestal (134 victimes). Un rebelle en perpétuel état d’indignation, mais qu’est-ce qu’un « rebelle sans une cause juste » ?, insistait-il. La sienne, la cause de sa vie, était la défense de la démocratie. En Ukraine, en Serbie, et dans les dernières années, en Russie.

John Sidney McCain III était né le 29 août 1936 à la station navale de Coco Solo, dans la zone du canal de Panama, à l’époque encore sous contrôle américain. Son père, John Sidney McCain Junior, était amiral, comme son grand-père, John Sidney McCain Senior, le patriarche, qui avait assisté à la reddition japonaise du 2 septembre 1945, dans la baie de Tokyo, sur le pont du cuirassé Missouri – et mourut quatre jours plus tard. Etant l’aîné, il avait, selon la tradition familiale, reçu les prénoms de son père. Il les passerait à son fils, John Sidney IV, né en 1986,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ L’ex-candidat républicain à la présidence est mort samedi. Héros de la guerre du Vietnam, populaire, il s’est aussi attiré l’hostilité des durs du camp républicain.
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Le sénateur américain John McCain est mort

L’ex-candidat républicain à la présidence est mort samedi. Héros de la guerre du Vietnam, populaire, il s’est aussi attiré l’hostilité des durs du camp républicain.



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 02h34
 • Mis à jour le
26.08.2018 à 14h05
    |

            Edouard Pflimlin








                        



Le sénateur républicain de l’Arizona John McCain et ancien candidat à l’élection présidentielle américaine de 2008 est mort samedi 25 août dans l’Arizona à 16 h 28 heure locale. Il avait 81 ans.
Le sénateur, qui était atteint d’un cancer au cerveau, avait décidé de mettre fin à son traitement, avait annoncé sa famille vendredi. John McCain était soigné dans son Etat de l’Arizona, où ses amis et collègues défilaient depuis des mois pour faire leurs adieux, conscients que la fin était proche.

        Lire aussi sa nécrologie (abonnés) :
         

          Le sénateur américain John McCain est mort



La fille du vétéran, Meghan McCain, a publié sur son compte Twitter un texte racontant qu’elle était restée aux côtés de son père jusqu’à la fin, « tout comme il était avec moi à mes débuts ».
John Sidney McCain III est né le 29 août 1936 sur la base militaire américaine de Coco Solo, dans la zone du canal de Panama alors sous contrôle américain. Il descend d’une famille de militaires, son père était amiral. Sa jeunesse est marquée par les changements d’affectation de son père, l’amenant à fréquenter de nombreuses écoles.

   


Après le lycée, il entre en 1954 à l’académie navale d’Annapolis (Etat du Maryland) comme son père et son grand-père. Il en sort dans les dernières places en 1958 après une scolarité agitée. Pilote militaire, il est d’abord instructeur dans la Navy et effectue des missions en mer Méditerranée et dans l’Atlantique. En 1965, il épouse Carole Shepp, une ancienne mannequin.
Puis il est envoyé au Vietnam où il échappe à la mort lors d’un incendie, le 29 juillet 1967, sur le porte-avions USS Forrestal. Au cours de sa vingt-quatrième mission, son avion est abattu, le 26 octobre 1967, au-dessus de Hanoï. Il est fait prisonnier par les Nord-Vietnamiens. Torturé à plusieurs reprises, il n’est libéré qu’en 1973.

   


Il est décoré à son retour du Vietnam par le président Nixon. En 1977, il est nommé officier de liaison de la Navy au Sénat américain. Il divorce de sa première femme en 1979 et épouse en 1980 Cindy Lou Hensley, riche héritière du distributeur de bière Hensley.
Il fait ses débuts en politique dans l’Arizona, au sein du Parti républicain. Il est élu à la Chambre des représentants en 1982. Puis, en 1986, il remporte l’un des sièges de sénateur de l’Etat. Il sera réélu en 1992, 1998, 2004 et 2010.
En 1993, avec un autre vétéran de la guerre du Vietnam, le sénateur démocrate John Kerry, il demande la réouverture des relations diplomatiques avec ce pays ? Ce sera chose faite deux ans plus tard. En 1999, il narre dans son autobiographie Faith of my Fathers (Random House, non traduit) ses années dans les geôles nord-vietnamiennes.
Campagne de calomnies
En 2000, McCain est candidat à l’investiture républicaine pour l’élection présidentielle. Mais rapidement George W. Bush s’impose, McCain étant victime d’une intense campagne de calomnies. Et Bush est élu à la présidence du pays. Au Sénat, McCain parvient à faire adopter avec le sénateur démocrate Russ Feingold en 2002 une réforme du financement des campagnes électorales. Il prouve à cette occasion, comme dans d’autres, qu’il fait passer l’intérêt général avant l’intérêt partisan. Ce qui lui vaut l’hostilité de certains républicains, notamment à droite.
Partisan de l’interventionnisme américain dans le monde, il soutient l’invasion de l’Irak en 2003 même s’il conteste la stratégie mise au point par le secrétaire à la défense, Donald Rumsfeld. Il avait d’ailleurs approuvé les bombardements de la Serbie pendant la guerre du Kosovo sous la présidence Clinton en 1999.

   


Lors de l’élection présidentielle de 2004, il soutient George W. Bush. Ce dernier est réélu pour un ultime mandat. Aussi en 2008, la voie est ouverte pour une deuxième candidature. Mais son âge – 71 ans – est un handicap face au candidat démocrate, Barack Obama, 48 ans. Il choisit la très droitière Sarah Palin, égérie du Tea Party, mouvement contestataire opposé à l’Etat fédéral, comme co-listière, mais est largement battu par Obama.
En 2016, pendant la campagne présidentielle, il exprime ses critiques envers le candidat républicain Donald Trump. Il deviendra l’un des républicains les plus critiques du nouveau président. Il dénonce notamment en novembre 2016 les propos ambigüs de Trump sur le recours à la torture.
Son intervention empêche, en juillet 2017, l’abrogation de l’Obamacare, la réforme du système de santé américain voulue par Obama.
Sur le plan personnel, la santé de McCain se détériore et il est traité à partir de juillet 2017 pour un cancer au cerveau très agressif.
Il publie en mai 2018 de nouvelles mémoires, The Restless Wave (Simon & Schuster, non traduit), qui concernent la période qui suit 2008, où il est toujours aussi critique envers Trump.
McCain laisse l’image d’un homme politique engagé, défendant l’intérêt général et ses convictions, y compris parfois contre son propre camp, ce qui lui a valu une forte popularité.

Dates
29 août 1936 Naissance à Coco Solo (station navale américaine dans la zone du canal de Panama).
1954 Entre à l’Académie navale d’Annapolis (Maryland).
Juillet 1967 Echappe à une explosion sur le porte-avions USS Forrestal.
Octobre 1967 Abattu aux commandes de son avion, il reste prisonnier des Nord-Vietnamiens jusqu’en 1973.
1982 Elu à la Chambre des Représentants.
1986 Elu au Sénat.
2008 Echoue à la présidentielle face à Barack Obama.
2017 Empêche l’abrogation de la réforme de la santé Obamacare.
Samedi 25 août 2018 Mort à Cornville (Arizona).






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Le gouvernement espagnol souhaite retirer le Caudillo du mausolée où il se trouve et créer un mémorial aux victimes de la guerre civile sur le site.
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Espagne : la famille Franco s’occupera du corps du dictateur espagnol s’il est exhumé

Le gouvernement espagnol souhaite retirer le Caudillo du mausolée où il se trouve et créer un mémorial aux victimes de la guerre civile sur le site.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 23h53
 • Mis à jour le
26.08.2018 à 13h11
   





                        



   


La famille de Francisco Franco utilisera « tous les recours légaux » contre la décision du gouvernement espagnol d’exhumer le corps du dictateur et le prendra en charge si tel est le cas.
Dénonçant un « acte de revanchisme rétrospectif », la famille du Caudillo réitère dans un communiqué publié samedi 25 août son « opposition la plus ferme et unanime » à l’initiative du gouvernement, qui souhaite exhumer Franco d’ici à la fin de l’année du mausolée où il se trouve.
Cependant, si l’exhumation a lieu, la famille dit qu’elle exigera de pouvoir prendre en charge sa dépouille afin de lui donner « une sépulture chrétienne ». « Bien sûr que nous allons nous occuper de la dépouille de mon grand-père. Nous n’allons pas la laisser entre les mains du gouvernement », a déclaré au quotidien conservateur La Razón Francis Franco, un des sept petits-enfants du général qui dirigea l’Espagne entre 1939 et 1975.

        Lire aussi :
         

                En Espagne, un décret pour exhumer la dépouille de Franco avant la fin de l’année



Problème de sécurité ?
Le gouvernement socialiste de Pedro Sanchez a approuvé vendredi un décret visant à exhumer Francisco Franco du Valle de los Caidos, complexe monumental à 50 km de Madrid, surplombé par une croix de 150 mètres de haut, où sa dépouille repose depuis sa mort, en 1975.
La famille refuse d’exhumer le corps et l’a fait savoir dans une lettre recommandée enregistrée auprès d’un notaire et envoyée à l’abbé responsable de la basilique adjacente à la tombe de Franco.
Mais le cabinet de M. Sanchez avait prévu cette éventualité. Si la famille continue de refuser l’exhumation et n’indique pas de lieu où réenterrer la dépouille, le gouvernement se chargera de le faire « dans un lieu digne et respectueux », selon la vice-présidente, Carmen Calvo.
Francis Franco a rejeté l’idée d’inhumer la dépouille de son grand-père au côté de son épouse, Carmen Polo, morte en 1988, enterrée dans le cimetière d’El Pardo, près de Madrid. « Il n’y a pas de sécurité, mon grand-père ne peut pas être enterré là. Aujourd’hui, ce n’est pas envisagé. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ La justice italienne a, de son côté, ouvert une enquête pour « séquestration, arrestations illégales et abus de pouvoir », visant notamment Matteo Salvini, le ministre de l’intérieur.
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Les migrants du « Diciotti », bateau bloqué cinq jours à Catane, enfin autorisés à débarquer

La justice italienne a, de son côté, ouvert une enquête pour « séquestration, arrestations illégales et abus de pouvoir », visant notamment Matteo Salvini, le ministre de l’intérieur.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 21h29
 • Mis à jour le
26.08.2018 à 16h24
   





                        



   


Les 150 migrants qui se trouvaient à bord du Diciotti, un bateau des garde-côtes italiens bloqué depuis cinq jours dans le port sicilien de Catane, avaient tous quitté le navire dimanche 26 août au matin, une solution ayant été trouvée la veille pour leur prise en charge.
Le ministre de l’intérieur italien, Matteo Salvini, avait annoncé, samedi 25 août, que les migrants qui étaient encore bloqués à bord du navire Diciotti depuis son arrivée lundi à Catane, en Sicile, seraient autorisés à débarquer « dans les prochaines heures ». « Une grande partie sera hébergée par l’Eglise italienne, par les évêques qui ont ouvert leurs portes, leur cœur et leur portefeuille », a-t-il déclaré au cours d’une réunion politique dans le nord de l’Italie.
Le Diciotti, un navire des gardes-côtes italiens, avait procédé à une opération de sauvetage il y a une dizaine de jours. Dans un premier temps, les autorités sanitaires du port de Catane avaient autorisé le débarquement pour raison de santé de seize personnes – onze femmes et cinq hommes – auxquelles s’était ajouté un sixième homme, malade lui aussi, portant le total à dix-sept personnes. Plusieurs médecins et inspecteurs du ministère de la santé étaient montés à bord dans la matinée pour contrôler l’état de santé des rescapés.
« Ils ne nous arrêteront pas »
De son côté, la cour de justice de Palerme s’est saisie d’une enquête visant notamment M. Salvini pour « séquestration de personnes, arrestations illégales et abus de pouvoir » dans cette affaire, ont annoncé, samedi soir, les médias italiens. Le chef de cabinet du ministre, Matteo Piantedosi, est également visé.
Comme la Constitution italienne interdit aux tribunaux habituels de se charger de ce type d’affaire, l’enquête a été transmise à un « tribunal des ministres », chargé depuis la cour de Palerme de traiter de potentiels délits commis par des membres du gouvernement sur la juridiction sicilienne.

   


« Ils ne nous arrêteront pas. C’est une honte », a immédiatement réagi M. Salvini, par ailleurs chef de file du parti d’extrême droite La Ligue, depuis la ville de Pinzolo, où il tenait une réunion politique. « Ils peuvent m’arrêter moi, mais pas la volonté de 60 millions d’Italiens », a ajouté le ministre.
Nombreuses critiques
Luigi Patronaggio, le procureur du parquet d’Agrigente, avait d’abord ouvert, vendredi, une enquête de justice, cherchant à comprendre la chaîne de commandement ayant mené à l’interdiction du débarquement des 150 migrants secourus par les gardes-côtes.
M. Salvini, tenant d’une ligne dure envers les migrants, avait réagi le jour même à l’annonce de cette première enquête, demandant au magistrat de l’interroger directement. « Il devrait m’interroger moi et non pas demander des éclaircissements à des fonctionnaires qui exécutent les directives données par le responsable, c’est-à-dire moi », avait déclaré le ministre.
De nombreuses critiques, venant de tous bords, pleuvent depuis des jours sur M. Salvini. L’une des plus dures a été formulée par l’archevêque d’Agrigente, le cardinal Francesco Montenegro : « Parfois, il m’arrive de penser que s’il s’était agi d’animaux, on les aurait mieux traités », a-t-il déclaré samedi au quotidien La Stampa.
« La solidarité européenne est importante »
Depuis Genève, le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) a lancé, samedi, « un appel aux Etats membres de l’Union européenne [UE] pour qu’ils offrent d’urgence des places de réinstallation » aux migrants du Diciotti, exhortant Rome « à autoriser [leur] débarquement immédiat ».
Le seul soutien de l’UE est venu samedi soir de l’Irlande, qui, par la voix de son ministre des affaires étrangères Simon Coveney, a offert de prendre en charge 20 à 25 migrants. « La solidarité européenne est importante », a souligné le chef de la diplomatie irlandaise.
L’Albanie, un pays qui n’appartient pas à l’UE, a donné son accord pour en accueillir vingt. En début de soirée, le ministère des affaires étrangères italien, Enzo Moavero Milanesi, a remercié sur Twitter « l’Albanie pour sa décision d’accueillir vingt réfugiés du Diciotti, un signal de grande solidarité et de grande amitié ».

Il Ministro degli Affari Esteri Enzo Moavero Milanesi ringrazia l’Albania per la decisione di accogliere 20 profugh… https://t.co/ohJNvUC982— ItalyMFA (@Farnesina 🇮🇹)


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Après avoir menacé, vendredi, l’UE « de payer moins » pour le budget communautaire en raison de l’absence de solidarité, ce dernier est revenu à la charge samedi en promettant que « l’Italie ne votera pas lorsqu’il faudra l’unanimité pour adopter le budget ».

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Cette arrestation « est probablement liée » à son intention d’organiser des manifestations le 9 septembre contre le projet de réforme du système de retraites, a déclaré sa porte-parole.
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Russie : l’opposant Alexeï Navalny interpellé devant son domicile

Cette arrestation « est probablement liée » à son intention d’organiser des manifestations le 9 septembre contre le projet de réforme du système de retraites, a déclaré sa porte-parole.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 16h15
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 18h28
   





                        



   


L’opposant numéro un au Kremlin, Alexeï Navalny, a été interpellé, samedi 25 août, devant son domicile pour des motifs inconnus, a annoncé sa porte-parole Kira Iarmych sur Twitter.
« Navalny a été interpellé il y a deux heures devant sa maison. Il est à présent au poste de police de Danilovsky [à Moscou]. Ils n’ont pas dit pourquoi il a été arrêté. Ils ont pris son téléphone », a-t-elle écrit en début d’après-midi. « Ils l’ont laissé passer un appel, il m’a appelée et m’a prévenue. Après cet appel, on lui a pris son téléphone », a-t-elle ajouté dans une interview accordée à la radio Echo de Moscou, précisant qu’il serait assisté par ses avocats.
Trente jours de détention en juin
Cette arrestation « est probablement liée » à l’intention d’Alexeï Navalny d’organiser des manifestations le 9 septembre contre le très impopulaire projet de réforme du système de retraites, a ajouté Kira Iarmych.
Quelques heures avant son arrestation, Alexeï Navalny avait annoncé sur son compte Twitter qu’il ferait des « annonces intéressantes » dans son émission retransmise en direct sur les réseaux sociaux et prévue à 13 heures (heure de Moscou), heure qui coïncide avec celle de son interpellation.
L’opposition inhabituelle à une mesure soutenue par le président Vladimir Poutine s’est aussi exprimée à travers une pétition en ligne demandant l’annulation de la réforme, qui a recueilli 2,9 millions de signatures.

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Alexeï Navalny a multiplié ces derniers mois les manifestations pour faire pression sur le Kremlin, après avoir été déclaré inéligible à l’élection présidentielle du 18 mars, remportée sans surprise par Vladimir Poutine.
Le 15 juin, l’opposant de 42 ans avait été arrêté pour avoir organisé une manifestation deux jours avant l’investiture de Vladimir Poutine à un quatrième mandat présidentiel, et pour avoir désobéi aux forces de l’ordre. Il avait purgé trente jours de détention et avait été libéré le jour du début de la Coupe du monde de football en Russie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Vendredi, Donald Trump a, en partie, imputé l’absence de progrès sur la dénucléarisation nord-coréenne à Pékin, sur fond de bras de fer commercial.
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Corée du Nord : la Chine dénonce les accusations « irresponsables » de Trump envers Pékin

Vendredi, Donald Trump a, en partie, imputé l’absence de progrès sur la dénucléarisation nord-coréenne à Pékin, sur fond de bras de fer commercial.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 18h17
   





                        



   


La Chine a dénoncé, samedi 25 août, les propos « irresponsables » de Donald Trump, qui a justifié l’annulation du voyage à Pyongyang de son secrétaire d’Etat, Mike Pompeo, par le manque de coopération de Pékin dans le processus de dénucléarisation en Corée du Nord.
« Les déclarations américaines sont contraires à la réalité et irresponsables. Nous en sommes profondément préoccupés et avons protesté solennellement auprès des Etats-Unis », a annoncé dans un communiqué Lu Kang, porte-parole du ministère des affaires étrangères chinois.

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Vendredi, dans une salve de tweets, le président des Etats-Unis a, en partie, imputé l’absence de progrès sur la dénucléarisation nord-coréenne à Pékin, sur fond de bras de fer commercial. « En raison de notre position beaucoup plus dure sur le commerce à l’égard de la Chine, je pense qu’elle n’aide plus comme avant dans le processus de dénucléarisation [malgré l’existence de sanctions de l’ONU] », a-t-il déploré, alors que la pression chinoise avait été jugée cruciale pour pousser Pyongyang à la table des négociations.
De ce fait, Donald Trump a donc demandé à Mike Pompeo, qui avait annoncé jeudi 23 août qu’il se rendrait pour la quatrième fois à Pyongyang la semaine suivante, « de ne pas aller en Corée du Nord à ce stade ».

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« J’ai le sentiment que nous ne faisons pas suffisamment de progrès en matière de dénucléarisation de la péninsule coréenne », a-t-il encore justifié. Selon Donald Trump, le chef de la diplomatie américaine pourra cependant reprogrammer son voyage « dans un avenir proche, probablement une fois que nous aurons trouvé une solution à nos relations commerciales avec la Chine ».
Pékin et Washington tentent actuellement de renouer le dialogue sur leur conflit commercial. Mais ils viennent de s’imposer mutuellement des droits de douane sur des milliards de dollars de marchandises.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ La visite de François, qui a rencontré, samedi à Dublin, huit victimes de prêtres, intervient au moment où de nouvelles révélations frappent l’institution.
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Scandales de pédophilie : en Irlande, le pape évoque sa « honte » face à « l’échec » de l’Eglise

La visite de François, qui a rencontré, samedi à Dublin, huit victimes de prêtres, intervient au moment où de nouvelles révélations frappent l’institution.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 13h55
 • Mis à jour le
26.08.2018 à 06h45
    |

            Cécile Chambraud (Dublin, envoyée spéciale)








                        



   


Dublin ne s’est pas parée des couleurs – jaune et blanc – du Vatican, et les Dublinois n’ont pas attendu en masse le pape à son passage.
L’arrivée de François en Irlande, samedi 25 août, pour une visite de trente-deux heures, n’a pas suscité de ferveur au-delà des lieux qui en marquaient les étapes : à la cathédrale Sainte-Marie, dans un centre d’accueil des sans-logis et, dans la soirée, au Croke Park Stadium, où plusieurs dizaines de milliers de personnes étaient présentes pour une « fête des familles », dans le cadre de la Rencontre mondiale des familles, organisées tous les trois ans par l’Eglise catholique, et qui a lieu cette année à Dublin.
Vingt-cinq ans de révélations sur les multiples turpitudes (mauvais traitements, violences sexuelles, confiscations d’enfants de filles-mères) perpétrées pendant des décennies contre des enfants, des jeunes et des femmes dans des institutions gérées par l’Eglise, ou bien dans les paroisses par des prêtres et des religieux, ont fait leur œuvre et détrôné celle-ci de son rang d’autorité morale dans le pays.

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Entre les Irlandais et les institutions catholiques, tout est à reconstruire. C’est bien ce qu’exprimait le prêtre chargé de préparer les quelque quatre cents jeunes couples réunis dans la cathédrale pour entendre le pontife parler des vertus du mariage chrétien. « Nous savons tous que ce week-end est très important pour l’Eglise en Irlande. Vous avez été choisis pour être l’avenir de l’Eglise d’Irlande dans votre famille. Ouvrez le chemin ! », leur a-t-il lancé.
Tirer les leçons du passé
Le premier ministre irlandais, Leo Varadkar, n’a pas dit autre chose en accueillant François, samedi matin. « Le temps est venu de construire une nouvelle relation entre l’Eglise et l’Etat en Irlande » fondée sur la reconnaissance que « la religion n’est plus au centre de notre société, mais dans laquelle elle a encore une place importante », a dit le Taoiseach (l’appellation gaélique pour le chef du gouvernement).
Une société, a-t-il insisté, qui ces dernières années a pris acte dans ses lois « que les mariages ne marchent pas toujours, que les femmes ont le droit de décider par elles-mêmes et que les familles revêtent des formes différentes, y compris celles qui ont à leur tête un grand-parent, un parent seul, des parents de même sexe ou des parents divorcés ».

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Mais Leo Varadkar a laissé entendre que cette « nouvelle relation » ne pourrait voir le jour qu’à une condition : que des leçons claires soient tirées du passé. Car dans l’histoire de l’Eglise catholique en Irlande, a-t-il dit, « il y a des aspects sombres », « une histoire de chagrin et de honte », à savoir les violences et injustices commises contre des jeunes et des femmes.

   


« Les blessures sont toujours ouvertes et il reste beaucoup à faire pour amener la justice et la vérité et guérir les victimes et les survivants », a déclaré le premier ministre à son hôte. « Saint-Père, je vous demande d’utiliser votre office et votre influence pour faire en sorte que cela soit fait, ici en Irlande et dans le monde (…) Il ne peut y avoir qu’une tolérance zéro pour ceux qui abusent d’innocents enfants ou qui permettent cet abus. Nous devons maintenant faire en sorte que les mots soient suivis d’actions. »
Le mauvais vouloir de la curie romaine
En lui répondant, pour son premier discours dans le pays, le pape François est revenu sur la responsabilité de l’institution qu’il dirige dans ces tragédies. « L’échec des autorités ecclésiastiques – évêques, supérieurs religieux, prêtres et autres – pour affronter de manière adéquate ces crimes ignobles a justement suscité l’indignation et reste une cause de souffrance et de honte pour la communauté catholique. Moi-même, je partage ces sentiments », a-t-il dit.
Comme l’avait annoncé le Vatican, le pape a rencontré, à l’abri des caméras, des victimes de ces violences sexuelles et autres. Parmi elles figurait Marie Collins, qui venait de juger « décevant » le discours du pape devant les autorités. Cette Irlandaise, agressée par un prêtre lorsqu’elle avait 13 ans, a démissionné de la commission pontificale pour la protection des mineurs en 2017 pour protester contre ce qu’elle considérait comme le mauvais vouloir de la curie romaine pour mettre en œuvre les réformes proposées par la commission. Depuis, elle ne cesse de presser François d’agir, notamment en mettant en place de nouveaux mécanismes pour juger les évêques et tous ceux qui auraient couvert des prêtres pédophiles.

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La veille de cette rencontre, lors d’une conférence sur les abus organisée dans le cadre de la Rencontre mondiale des familles, Marie Collins avait demandé que non seulement les évêques, mais aussi les responsables du Vatican, soient tenus de rendre des comptes sur la manière dont ils ont pu traiter les affaires de violences sexuelles venues à leur connaissance. Elle s’était interrogée à nouveau sur les raisons qui ont conduit le pape à ne pas créer le tribunal spécial destiné à juger les évêques, proposé par la commission dont elle était membre.
Initialement attendu à Dublin, le président de cette commission, le cardinal Sean O’Malley, a annulé sa participation à cette réunion en raison d’une « urgence pastorale » qui le retenait aux Etats-Unis dans son diocèse de Boston. Il a en effet lancé une enquête dans son séminaire diocésain après des accusations d’inconduites sexuelles. « Tous les efforts d’évangélisation et autres grandes missions dépendront de notre capacité à reconnaître nos crimes et manquements et à faire de la protection des enfants et des personnes vulnérables notre priorité numéro un », a-t-il déclaré dans un message lu vendredi.



                            


                        

                        

