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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Le premier ministre veut donner la priorité à « la rémunération de l’activité », entend réformer les allocations, le chômage, les retraites, et supprimer 4 500 postes dans la fonction publique.
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Article sélectionné dans La Matinale du 25/08/2018
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Edouard Philippe privilégie le travail aux prestations sociales dans son projet de loi de finances 2019

Le premier ministre veut donner la priorité à « la rémunération de l’activité », entend réformer les allocations, le chômage, les retraites, et supprimer 4 500 postes dans la fonction publique.



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 01h34
 • Mis à jour le
26.08.2018 à 16h22
   





                        



   


Cotisations sur les heures supplémentaires, allocations familiales et retraites, assurance-chômage, arrêts maladie et emplois dans la fonction publique : le premier ministre, Edouard Philippe, annonce, dans une interview au Journal du dimanche (JDD) du 26 août, la ligne qu’il compte défendre dans le cadre du projet de loi de finances 2019.
Heures supplémentaires, allocations et retraite
Les salariés ne paieront plus de cotisations sur leurs heures supplémentaires dès septembre 2019, mais l’aide personnalisée au logement (APL), les allocations familiales et les retraites augmenteront moins vite que l’inflation d’ici à 2020, a annoncé le chef du gouvernement.
« Dès le 1er septembre 2019, les cotisations salariales sur les heures supplémentaires seront supprimées pour tous les salariés, dans le privé comme dans le public », dit M. Philippe, selon qui « cela représentera en moyenne plus de 200 euros supplémentaires par an » pour « une personne payée au smic ». Cette mesure coûtera « 2 milliards » d’euros.
Parallèlement, trois prestations sociales — « l’APL, les allocations familiales, les pensions de retraite » — « progresseront de façon plus modérée, de 0,3 % par an en 2019 et en 2020 ». C’est nettement moins que l’inflation, qui s’élevait en juillet à 2,3 % sur un an. En revanche, « les prestations qui bénéficient à nos concitoyens les plus fragiles, comme le RSA [revenu de solidarité active], seront augmentées conformément à la loi », ajoute le premier ministre.
M. Philippe assure, en outre, que « la prime d’activité, le minimum vieillesse, l’allocation pour les adultes handicapés » augmenteront « très significativement », conformément aux promesses de campagne d’Emmanuel Macron.
Il confirme que les contrats aidés verront leur financement « diminuer ». Depuis son arrivée aux affaires, le gouvernement a déjà nettement réduit la voilure en la matière, avec seulement 200 000 nouveaux contrats aidés budgétés pour 2018, après 320 000 en 2017 et 459 000 en 2016.
Pour rendre ces arbitrages, l’exécutif a fait le choix d’une politique « qui privilégie (…) la rémunération de l’activité et qui rompt avec l’augmentation indifférenciée des allocations », explique le premier ministre. « C’est par le retour à l’activité et une meilleure rémunération du travail que notre pays sera plus prospère », dit-il.
Assurance-chômage dégressive ?
Edouard Philippe dit n’avoir aucun « tabou » concernant l’évolution des règles de l’assurance-chômage, n’excluant pas de « discuter » d’une dégressivité des allocations des cadres supérieurs, une mesure proposée récemment par un député de la majorité. « La question de la dégressivité des allocations-chômage a été posée par le député (La République en marche, LRM) du Val-d’Oise Aurélien Taché. Nous pouvons en discuter, nous n’aurons ni tabou ni présupposés », déclare le premier ministre.
M. Philippe tient ces propos alors qu’il doit recevoir dans quelques jours les partenaires sociaux à Matignon, notamment pour préparer une renégociation des règles de l’assurance-chômage, qui devra aboutir d’ici à février.

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« Je suis déterminé à avoir avec les partenaires sociaux une discussion sur la meilleure façon d’établir un système financièrement équilibré qui garantisse la justice sociale et favorise le retour à l’emploi, a-t-il ajouté. Partout où il y a des mécanismes qui n’incitent pas à retrouver rapidement un emploi, il faudra agir. Je dis bien partout. »
Aurélien Taché a évoqué cette semaine la possibilité d’une « dégressivité » des allocations pour les cadres supérieurs, arguant que la « justice sociale » ne consiste pas à « couvrir pendant deux ans des gens qui ont de très hauts revenus et pourraient trouver un emploi ». Cette proposition a provoqué la colère de la CFE-CGC, le syndicat des cadres.
Pas de transfert des arrêts maladies
Le financement des arrêts pour maladie ne fera pas l’objet d’un « transfert brutal » vers les entreprises, assure M. Philippe, selon qui « tous les acteurs » doivent agir pour contenir leur progression. « J’écarte l’hypothèse d’une mesure brutale de transfert vers les entreprises, c’est clair », affirme le premier ministre.
Le quotidien Les Echos écrivait au début d’août que l’exécutif envisageait de faire prendre en charge par les entreprises, à la place de la Sécurité sociale, quatre jours d’indemnités journalières pour les arrêts de moins de huit jours. Un projet auquel le patronat s’était vivement opposé, à l’instar de la ministre du travail, Muriel Pénicaud — contrairement à sa collègue de la santé, Agnès Buzyn —, qui l’a fait savoir dans une lettre envoyée à la fin de juillet au premier ministre et révélée cette semaine par L’Express.
« En trois ans, le nombre de journées indemnisées est passé de onze à douze par an et par salarié du privé » Edouard Philippe
« Notre politique vise à augmenter la croissance et à favoriser le retour à l’emploi. Nous avons pris beaucoup de mesures pour stimuler l’activité des entreprises et l’investissement ; on ne va pas envoyer de contre-message », explique aujourd’hui au JDD le chef du gouvernement.
Mais, ajoute-t-il, « l’enjeu des arrêts maladie est considérable. Chaque année, un peu plus de 10 milliards d’euros sont consacrés à l’indemnisation des salariés arrêtés, et ce volume progresse de plus de 4 % par an. En trois ans, le nombre de journées indemnisées est passé de onze à douze par an et par salarié du privé ».

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Pour M. Philippe, « c’est comme si notre pays avait instauré un jour de congé supplémentaire », et la part croissante des dépenses de santé destinées à couvrir les arrêts maladie « veut dire qu’on a moins d’argent pour le financement des hôpitaux ou de nouveaux traitements ». « Tous les acteurs du système doivent se mettre autour de la table pour trouver les moyens de contenir cette progression », dit-il. « Donc il ne s’agit pas de renvoyer vers tel ou tel le coût de ces indemnisations — les entreprises pas plus que d’autres. C’est ensemble qu’il faut résoudre le problème. Mais je veux dire à tous que cela ne peut pas durer. »
Suppression de postes
Le gouvernement prévoit également la suppression d’environ 4 500 postes dans la fonction publique d’Etat en 2019, et le chiffre sera « supérieur à 10 000 en 2020 », annonce M. Philippe. « Nous tiendrons l’objectif du président de la République de supprimer 50 000 postes à l’horizon 2022 ».
Emmanuel Macron a promis au cours de sa campagne pour la présidentielle la suppression de 120 000 postes au total dans la fonction publique au cours du quinquennat, dont 50 000 dans le périmètre de l’Etat où, dans le cadre du budget 2018, 1 600 suppressions de poste ont déjà été actées.
Interrogé sur la montée en puissance très progressive de ces suppressions de postes, M. Philippe explique qu’il « ne [croit] pas à la politique du rabot ». « Notre méthode privilégie une transformation de l’action publique en profondeur et le développement du numérique, des économies à long terme et une amélioration du service public. La réduction du nombre de fonctionnaires n’est pas le fondement mais la conséquence d’une transformation de l’action publique qui monte en puissance au fil du temps. »
Quant aux postes qui seront supprimés, « nous avons annoncé des réorganisations au ministère des finances, dans l’audiovisuel public, dans le réseau extérieur de l’Etat », rappelle-t-il. « Mais il y aura par ailleurs des recrutements : plus de 2 000 agents supplémentaires dans la police, la gendarmerie et à la DGSI [direction générale de la sécurité intérieure], 1 300 à la justice — parce qu’il s’agit de priorités. »

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Le président des Républicains (LR) a fait dimanche sa rentrée politique dans la Haute-Loire, devant environ quinze cents personnes.
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Pour sa rentrée au mont Mézenc, Wauquiez garde le cap à droite toute

Le président des Républicains (LR) a fait dimanche sa rentrée politique dans la Haute-Loire, devant environ quinze cents personnes.



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 15h20
 • Mis à jour le
26.08.2018 à 16h59
    |

            Olivier Faye








                        



   


« La route est droite, mais la pente est forte », disait en son temps Jean-Pierre Raffarin. En cette rentrée, Laurent Wauquiez croit apercevoir une lueur au bout (tout au bout) du chemin. Englué dans les mauvais sondages, devant faire face à la division de son camp, le président du parti Les Républicains (LR) devine dans les difficultés actuelles d’Emmanuel Macron — qui dévisse, lui aussi, dans l’opinion, et pâtit d’un ralentissement de la conjoncture économique — l’occasion de rebondir. Et de récompenser la stratégie d’opposition frontale qu’il met en place face au président de la République depuis le début du quinquennat.
« Je n’ai pas changé d’avis, très tôt j’ai mis en garde contre les illusions du macronisme. Le pouvoir d’achat n’a pas progressé, l’insécurité n’a pas reculé, la bureaucratie n’a pas été réduite, l’immigration massive n’a pas été arrêtée, l’islamisme n’a pas été endigué. Cette première année est un échec », a lancé M. Wauquiez à l’occasion de son discours de rentrée, dimanche 26 août, juste avant la traditionnelle ascension du mont Mézenc (Haute-Loire) qu’il effectue chaque année avec ses soutiens.
Profiter du trou d’air de l’exécutif
Très discret depuis plusieurs semaines, en particulier lors de l’affaire Benalla, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a désormais l’intention d’occuper l’espace médiatique pour tenter de profiter du trou d’air de l’exécutif. « La capacité d’écoute des électeurs de droite séduits par Macron a changé », veut-on croire dans son entourage. M. Wauquiez a donc décidé d’enfoncer le clou sur deux sujets : d’un côté, la lutte contre les impôts et la dépense publique, et de l’autre, l’immigration.
« Il y a trop d’impôts, il y a trop de taxes, il y a trop de charges, les Français ploient sous ce fardeau, les classes moyennes ploient sous cette charge, selon l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy. Je le dis à Emmanuel Macron : il est plus que temps de rendre l’argent aux Français. Il faut rendre du pouvoir d’achat aux Français. »

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La droite du Mont-Mézenc s’est donc levée comme un seul homme pour voler au secours d’une partie de son électorat traditionnel, les retraités et les familles nombreuses. Le premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé le matin même dans le Journal du dimanche que l’augmentation des pensions de retraite et des allocations familiales se ferait, en 2019, à un niveau inférieur à celui de l’inflation. « Injuste », a dénoncé Laurent Wauquiez.
« Nous, nous sommes les défenseurs des retraités, de la politique familiale, des classes moyennes. Il y en a deux sur trois qui sont touchés, souligne son conseiller spécial, Brice Hortefeux. Les retraités sont à ce quinquennat ce que les classes moyennes étaient à celui de François Hollande. »
Fidèle à sa ligne dure sur les questions d’immigration — « cela va être le point majeur des européennes en 2019 », veut croire un de ses proches —, le président des Républicains a dressé un tableau sombre de l’avenir de l’Europe, qui serait confrontée à une « immigration de masse devenue aujourd’hui une menace culturelle pour la civilisation européenne ».
Les représentants de la droite dure dans son sillage
Celui qui ne cache pas son ambition de faire revenir à droite les électeurs du Rassemblement national (ex-FN) a justifié ses envolées identitaires par le fait, qu’à ses yeux, « les Français refusent de devenir étrangers dans leur propre pays ». « Défendre son identité, être attaché à son pays, aimer sa culture, croire à la nécessité des frontières, c’est tout cela qu’Emmanuel Macron a qualifié de “passions tristes” », a dénoncé M. Wauquiez.
Difficile, néanmoins, de masquer le fait que le rassemblement autour de sa personne se fait de plus en plus homogène. Il y a un an, Laurent Wauquiez se félicitait ainsi de gravir le mont Mézenc au côté de la juppéiste Virginie Calmels, son bras gauche, qu’il a congédiée de son poste de vice-présidente en juin. Aujourd’hui, en dehors des anciens centristes Jean Leonetti et Damien Abad, ce sont principalement les représentants de la droite dure qui s’inscrivent dans le sillage du quadragénaire : Eric Ciotti, Nadine Morano, Brice Hortefeux, etc.
Vendredi 24 août, sa rivale Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, s’est pour sa part félicitée lors de la rentrée de son mouvement, Libres !, à Brive-la-Gaillarde (Corrèze), de bénéficier du soutien du président des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, et de celui du maire de Nice, Christian Estrosi. « Microparti, microrassemblement, microfamille » pour « la duchesse de Corrèze », raille-t-on dans l’entourage de M. Wauquiez. « C’est le trio des gens qui n’ont pas accepté qu’un homme de 43 ans réussisse à faire ce qu’eux n’ont pas réussi. Cela leur donne sans doute un coup de vieux », cingle la porte-parole des Républicains, Lydia Guirous. L’union est un combat, et tout le monde ne semble pas décidé à le mener.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Quatre morts pour le seul mois d’août à cause d’effondrements de pans entiers de roches. Ce phénomène de plus en plus courant défigure les paysages et inquiète guides alpins et spécialistes de la haute montagne.
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Dans les Alpes, le réchauffement climatique fait dévisser les montagnes


                      Quatre morts pour le seul mois d’août à cause d’effondrements de pans entiers de roches. Ce phénomène de plus en plus courant défigure les paysages et inquiète guides alpins et spécialistes de la haute montagne.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 14h58
   





                              

                        

Ni imprudence ni erreur fatale du débutant, juste la faute à un rocher qui s’est décroché au mauvais moment, au mauvais endroit. Le 3 août, Olivier Bonnet est mort tandis qu’il pratiquait l’alpinisme accompagné d’un guide renommé dans le massif du Mont-Blanc, du côté de la dent du Géant (4 013 m). Olivier Bonnet était une personnalité à Chamonix (Haute-Savoie), le patron de la marque Simond, implantée dans la région depuis cent cinquante ans et spécialisée dans le matériel de montagne et d’escalade. Il disait : « J’aime la montagne 365 jours par an. »
Cette année encore, il fait trop chaud et trop sec dans les Alpes. Des températures parfois proches de zéro au sommet du mont Blanc (4 810 m), des 35 °C à Chamonix (1 000 m) et des montagnes qui partent en miettes s’en retrouvent défigurées et sont de plus en plus dangereuses pour l’homme. Partis le 7 août, trois Italiens, deux frères et la compagne de l’un des deux, ont aussi trouvé la mort dans le couloir Chevalier, le sol s’étant, semble-t-il, dérobé sous leurs pieds. Les gendarmes partis à leur recherche ont raconté s’être fait « mitrailler de pierres ».
Le permafrost se détériore
La dégradation du permafrost, c’est l’autre traduction dramatique, moins connue que la fonte des glaciers, du réchauffement climatique sur les hauts sommets. Le permafrost désigne un sol ou une roche dont la température se maintient en dessous de zéro degré sur de très longues périodes. En haute montagne, il permet la création de glace qui joue le rôle de ciment dans les fissures des parois. Or, depuis plus d’une quinzaine d’années, le permafrost se réchauffe et déstabilise les parois, qui se décrochent.

Parfois, un simple rocher tue des alpinistes chevronnés. D’autres fois, des pans entiers de montagne se détachent, arrachant tout sur leur passage. Comme en Suisse le 23 août 2017 : trois millions de mètres cubes sont tombés sur le glacier situé en dessous, provoquant...




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Vous n’avez pas suivi l’actualité pendant le week-end ? Voici les principaux titres à retenir du samedi 25 et dimanche 26 août.
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Mort de John McCain, le pape en Irlande, budget 2019…, les cinq informations à retenir du week-end

Vous n’avez pas suivi l’actualité pendant le week-end ? Voici les principaux titres à retenir du samedi 25 et dimanche 26 août.



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 19h04
   





                        


Le sénateur américain John McCain est mort

   


Le sénateur républicain de l’Arizona John McCain et candidat malheureux à l’élection présidentielle américaine de 2008 est mort, samedi 25 août, dans l’Arizona. Il avait 81 ans. John McCain, qui était atteint d’un cancer au cerveau, avait décidé de mettre fin à son traitement vendredi.
Héros de la guerre du Vietnam, il laisse l’image d’un homme politique engagé, défendant l’intérêt général et ses convictions, y compris parfois contre son propre camp. Le sénateur était devenu l’un des plus farouches opposants à Donald Trump.

        Lire sa nécrologie :
         

          Mort de John McCain, sénateur américain devenu farouche opposant à Donald Trump



Le pape implore le « pardon du Seigneur » pour les victimes d’abus sexuels en Irlande

   


Le pape François a « imploré », dimanche 26 août, « le pardon du Seigneur » pour les agressions sexuelles commises en Irlande par des prêtres catholiques, au deuxième jour de sa visite dans le pays. Depuis 2002, plus de 14 500 personnes se sont déclarées victimes d’abus sexuels commis par des prêtres en Irlande. La hiérarchie de l’Eglise irlandaise est accusée d’avoir couvert des centaines de prêtres.
Samedi, à Dublin, le pape avait évoqué sa « honte » et sa « souffrance » face à « l’échec des autorités ecclésiastiques » à affronter de manière adéquate les « crimes ignobles » du clergé.
Le même jour, un ex-ambassadeur auprès du Vatican à Washington, l’archevêque Carlo Maria Vigano, a accusé dans une lettre, le pape François d’avoir annulé des sanctions contre le cardinal Theodore McCarrick, malgré des accusations de « comportement gravement immoral » à son encontre. Le prélat américain avait démissionné, au mois de juillet, après des années d’accusations d’abus auprès de jeunes prêtres et de séminaristes.
Edouard Philippe privilégie le travail aux prestations sociales dans son projet de loi de finances 2019

   


Cotisations sur les heures supplémentaires, allocations familiales et retraites, assurance chômage, arrêts maladie et emplois dans la fonction publique : le premier ministre, Edouard Philippe, annonce, dans une interview au Journal du dimanche du 26 août, la ligne qu’il compte défendre dans le cadre du projet de loi de finances 2019.
Les partis politiques font leur rentrée

   


Alors que tous les partis commencent à se projeter pour les élections européennes, prévues en mai 2019, quatre formations ont organisé leur rentrée politique samedi 25 et dimanche 26 août. Tour d’horizon de ce qu’il faut retenir de ces universités d’été.

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                Pour sa rentrée au mont Mézenc, Wauquiez garde le cap à droite toute



Dans l’actualité sportive
Reprise du Top 14. Débuts en fanfare pour le Stade français et pour Clermont-Ferrand, qui ont chacun commencé samedi 25 août la saison de Top 14 par une large victoire assortie du bonus offensif, respectivement à Perpignan (46-15) et à domicile contre Agen (67-23).
Le PSG en tête de la Ligue 1. Le trio de buteurs parisiens Mbappé, Cavani et Neymar a rendu la victoire facile au PSG face au SCO d’Angers, samedi. Dijon poursuit son sans-faute avec une troisième victoire en trois matchs. Marseille et Rennes s’affrontent dimanche soir, au Vélodrome.
Vettel s’impose à Spa. le pilote de l’écurie Ferrari a remporté dimanche le Grand prix de Belgique de Formule 1, juste devant l’actuel leadeur du classement général, Lewis Hamilton, dans une course marquée par un accident au départ. Le pilote de Redbull Max Verstappen complète le podium.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Plus disponible, plus efficace, l’onanisme dispose de solides atouts. Mais opposer auto-érotisme et rapport sexuel n’a pas de sens tant les deux sont imbriqués, relève la chroniqueuse Maïa Mazaurette.
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Article sélectionné dans La Matinale du 25/08/2018
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La masturbation va-t-elle remplacer le sexe ?


                      Plus disponible, plus efficace, l’onanisme dispose de solides atouts. Mais opposer auto-érotisme et rapport sexuel n’a pas de sens tant les deux sont imbriqués, relève la chroniqueuse Maïa Mazaurette.



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 06h47
 • Mis à jour le
26.08.2018 à 17h46
    |

                            Maïa Mazaurette








   


En septembre dernier, lors de la Sex Expo de New York, la chroniqueuse (moi) observait avec perplexité deux objets curieusement marketés. Le premier, une vaginette géante couleur bleu électrique, était présentée comme un outil de préparation physique, pour s’entraîner avant de « vrais » rapports. Le second, un vibrateur clitoridien, était vendu comme aide au retour à la sexualité pour les femmes venant d’accoucher. En dépit du fait qu’il s’agissait de stimuler ses parties génitales en solitaire afin d’obtenir des orgasmes, aucun des deux concepteurs n’a voulu admettre qu’il s’agissait d’objets masturbatoires.
De fait, l’onanisme implique encore aujourd’hui un imaginaire d’égoïsme, de misère, d’improductivité… et d’énormes godemichets en plastique rose (si vous en possédez, mettez-les sous vitrine, ils commencent tout juste à être vintage).
Alors que certains semblent ne voir la masturbation nulle part (« je vous jure qu’il s’agit d’un facilitateur pour retour de couches, accessoirement destiné à vous faire grimper aux rideaux »), d’autres voient le vice partout. Selon les adeptes de théories apocalyptiques, nous vivons déjà dans une société de la masturbation. Trop de plaisirs, trop accessibles, trop de narcissisme, trop de laisser-aller, dont on tirera les perspectives attendues : fin du couple, désenchantement du monde, métamorphose en robots sans âme, scotchés à nos sextoys et nos smartphones (s’il existe encore une différence).
Vive les effets de l’interaction
Bon. Mettons les pieds dans le plat. Si la masturbation remplaçait le sexe, serait-ce une si mauvaise nouvelle ? Ne serions-nous pas libérés une bonne fois pour toutes du concept de misère sexuelle ? Si les rapports humains sont trop compliqués, conflictuels et décevants, pourquoi ne pas s’en passer ?

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                Le sexe sans réflexion n’est pas notre horizon



La masturbation dispose en effet de solides atouts : tout d’abord, si on s’en tient à une vision comptable de la sexualité, elle est à la fois plus disponible et plus efficace qu’un rapport interpersonnel. Non seulement nous ne sommes jamais mieux servis que par nous-mêmes, mais nous sommes en libre-service permanent et gratuit (comme la cantine de Facebook). En 2016, le site Cam4 demandait à 8 000 femmes de parler de leurs orgasmes : en termes de plaisir, la masturbation fonctionne mieux que les caresses, les cunnilingus, les pénétrations vaginales ou, tout en bas du classement, les pénétrations anales (à peine un quart d’adeptes en France, contre 70 % d’heureuses branleuses).
Ces jouissances faciles s’expliquent par tout un tas d’excellentes raisons : aucun jugement, aucune obligation de performance, un corps qu’on connaît sur le bout des doigts et, bien entendu, une technique parfaite. C’est peut-être sur ce point que le rapport sexuel classique a du souci à se faire : la masturbation a plus évolué, depuis l’invention du vibrateur, que le missionnaire depuis le temps des cavernes. Qui pourra en outre nous reprocher, en des temps difficiles, un peu d’amour de soi ? La masturbation s’inscrit avec délice dans les prescriptions du body-positivisme, de la bienveillance, du care. Et puis c’est sûr qu’en restant dans sa chambre, on prend moins le risque de tomber sur des pervers narcissiques.

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Dans ces conditions, pourquoi faire encore l’amour ? Eh bien, parce que sur les 142 raisons documentées qui nous poussent au crime de fornication (Archives of Sexual Behavior, juillet 2007), la très grande majorité n’a rien à voir avec des questions de plaisir physique, de soulagement ou de confort. Ce sont au contraire les effets de l’interaction qui sont prioritairement recherchés, avec une réjouissante amplitude de motivations. Ces dernières s’étendent de la peur d’être abandonné à la recherche de bénéfices financiers, en passant par la manipulation ou la très compréhensible envie d’exaspérer ses parents.
Le jour où une masturbation sera capable de vous prodiguer une augmentation ou une demande en mariage, d’impressionner vos amis ou de dire merci à votre maîtresse, nous pourrons comparer ce qui est comparable.
Espace de partage et de bienveillance
Mais bien sûr, tout cela n’a de sens qu’en opposant masturbation et rapport sexuel, un raccourci qui nous emmènerait droit dans le mur. Notre propre corps ne cesse pas d’exister au moment où nous ouvrons nos draps à un partenaire : il existe toujours une part de masturbation dans un rapport sexuel, qui peut être plus ou moins assumée, comme le montrent les questions angoissées des internautes sur certains forums (« J’ai l’impression qu’il se masturbe sur moi »). Même lors du missionnaire le plus basique, est-on toujours ensemble ? Ne pense-t-on jamais à autre chose, à une autre personne… ou à rien ?
A l’inverse, est-on jamais seul/e quand on se masturbe ? Si on se caresse en imaginant son patron, peut-on parler de rapport interpersonnel unilatéral ? Si le patron est au courant que vous fantasmez sur ses fesses velues, parce que vous le lui avez signifié par texto, vidéo et télégramme, et qu’il vous demande de continuer mais à plat ventre, est-ce encore strictement de la masturbation ? Et si le patron se situe dans la pièce ?
Comment peut-on circonscrire la masturbation à une activité solitaire, quand on peut être masturbé/e par quelqu’un ? Comment peut-on la limiter à une histoire de plaisir égoïste, quand elle s’inscrit dans le cadre de rapports de pouvoir, de frustration ou d’exhibition entre adultes consentants (pensez au juteux business des cam girls, qui s’adonnent à l’auto-érotisme contre paiement, devant la caméra de leur ordinateur) ?

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Le proche futur devrait continuer de brouiller les cartes puisque les teledildonics, ces sextoys à distance dont le concept existe depuis 1975 (ça ne nous rajeunit pas), permettent à des couples séparés de faire l’amour en simultané (dans le cas d’un rapport hétérosexuel, imaginez un godemichet et une vaginette interconnectés, répercutant mutuellement les informations ayant trait à la vigueur d’un coup de rein où à la vibration d’un orgasme).
L’argument d’une masturbation triomphante comme preuve de l’individualisme contemporain ne tient pas la route
Jusqu’à la semaine dernière, le plein déploiement de cette technologie restait entravé par une sombre histoire de propriété intellectuelle abusive, mais le brevet vient de tomber. Vous ne devriez donc pas tarder à entendre vos voisins ahaner même quand madame est en voyage d’affaires au Tadjikistan (si l’impatience vous consume, pensez aux versions déjà existantes des teledildonics, comme l’œuf télécommandé).

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Du coup, l’argument d’une masturbation triomphante comme preuve (rayez les mentions inutiles) de l’individualisme contemporain, de l’incapacité à aimer, d’un hédonisme forcené, d’une immaturité rampante, du réchauffement climatique, ne tient pas la route. Justement parce qu’elle déborde du cadre étroit qui lui était assigné, la masturbation rend cette distinction privé/public obsolète. Peut-être, effectivement, nous transformons-nous en créatures égocentriques. Mais si la masturbation, dans le même mouvement, devient un espace de partage et de bienveillance, aura-t-on réellement perdu au change ?



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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ L’ancien nonce Carlo Maria Vigano affirme avoir averti dès 2013 le pape François sur les dérives du cardinal américain, qui a démissionné au mois de juillet, à l’âge de 88 ans.
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Pédophilie dans l’Eglise américaine : un prélat accuse le pape d’avoir couvert le cardinal McCarrick

L’ancien nonce Carlo Maria Vigano affirme avoir averti dès 2013 le pape François sur les dérives du cardinal américain, qui a démissionné au mois de juillet, à l’âge de 88 ans.



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 18h07
 • Mis à jour le
26.08.2018 à 19h09
   





                        


Un ex-ambassadeur auprès du Vatican à Washington, l’archevêque Carlo Maria Vigano, a accusé dans une lettre, samedi 25 août, le pape François d’avoir annulé des sanctions contre le cardinal américain Theodore McCarrick, malgré des accusations de « comportement gravement immoral » à son encontre.
« Le Vatican n’a aucun commentaire immédiat », a réagi dimanche matin une porte-parole du Vatican depuis Rome, contactée par des journalistes à bord de l’avion du pape François l’emmenant dans la ville sanctuaire de Knock en Irlande.

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« La corruption a atteint le sommet de la hiérarchie de l’Eglise », affirme Mgr Vigano, en allant jusqu’à demander la démission du pape François.
La lettre de onze pages a été publiée simultanément samedi dans plusieurs publications catholiques américaines de tendance traditionaliste ou ultra-conservatrice ainsi que dans un quotidien italien de droite.
Elle a été rendue publique au second jour d’un court voyage du pape François en Irlande, où la question des abus sexuels de l’Eglise dans le monde occupe particulièrement le terrain médiatique.

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De premières sanctions dans les années 2000
Mgr Vigano, 77 ans, qui fut nonce – terme désignant les ambassadeurs auprès du Vatican – à Washington entre 2011 et 2016, affirme que Benoît XVI avait imposé des sanctions canoniques contre le cardinal McCarrick vers la fin des années 2000. Le prélat devait quitter le séminaire où il vivait, éviter tout contact public et vivre une vie de pénitence.
Cette mise à l’écart de la vie publique avait été décidée plusieurs années après des rapports de deux anciens ambassadeurs du Vatican à Washington, aujourd’hui décédés, évoquant son « comportement gravement immoral avec des séminaristes et des prêtres ».
Alors qu’il était devenu à son tour ambassadeur à Washington, Mgr Vigano dit avoir écrit en 2006 un premier mémo sur McCarrick à son supérieur à Rome, suggérant même « un traitement médical » à son encontre.
L’archevêque Vigano raconte avoir été interrogé par le nouveau pape François peu après sa prise de fonction, en juin 2013, sur la personnalité de McCarrick. Selon lui, le pape argentin aurait préféré ignorer ses avertissements et avait annulé de fait les sanctions de son prédécesseur, prenant le prélat américain comme conseiller sur des nominations de cardinaux.
Dans sa lettre au vitriol, l’ancien nonce apostolique aujourd’hui à la retraite met également en cause nommément un grand nombre de hauts prélats de la Curie romaine, dont le numéro deux Pietro Parolin, qu’il accuse tous d’un silence complice sur les agissements de Theodore McCarrick.
Le pape François a finalement accepté en juillet la démission du collège des cardinaux de Theodore McCarrick, 88 ans, archevêque émérite de Washington. Le vieil homme devra rester reclus dans une maison pour mener une vie de prière et de repentance.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Héros de la guerre du Vietnam, le candidat républicain malheureux à la présidentielle de 2008 était devenu l’un des plus farouches opposants à Donald Trump. Il s’est éteint dans l’Arizona, le samedi 25 août, à l’âge de 81 ans.
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Article sélectionné dans La Matinale du 25/08/2018
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Mort de John McCain, sénateur américain devenu farouche opposant à Donald Trump

Héros de la guerre du Vietnam, le candidat républicain malheureux à la présidentielle de 2008 était devenu l’un des plus farouches opposants à Donald Trump. Il s’est éteint dans l’Arizona, le samedi 25 août, à l’âge de 81 ans.



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 03h10
 • Mis à jour le
26.08.2018 à 18h35
    |

            Corine Lesnes (San Francisco, correspondante)








                        



                                


                            

ll fallait bien qu’il perde un jour la bataille. Le sénateur américain John McCain, héros de la guerre du Vietnam et ancien candidat républicain à l’élection présidentielle de 2008 aux Etats-Unis, a succombé, samedi 25 août, à un cancer du cerveau, un peu plus d’un an après que la maladie lui eut été diagnostiquée (le 19 juillet 2017) par les médecins.
Agé de 81 ans, il s’est éteint à son domicile de Cornville, dans l’Arizona, Etat qu’il représentait au Sénat depuis 1987. « Il faut bien que toute vie se termine, d’une manière ou d’une autre », constatait-il en septembre 2017 en commentant ses chances de survie pour CNN.
Sur la scène politique américaine, John McCain occupait une position unique. Il était l’un des géants du Congrès, à l’égal du démocrate Ted Kennedy, le « lion du Sénat » emporté par le même glioblastome, en 2010. Portant haut son surnom de « maverick » (iconoclaste), il était le sénateur le plus connu à l’étranger et le plus anticonformiste. Un trompe-la-mort qui avait échappé, en juillet 1967, à une explosion sur le porte-avions USS Forrestal (134 victimes). Un rebelle en perpétuel état d’indignation, mais qu’est-ce qu’un « rebelle sans une cause juste » ?, insistait-il. La sienne, la cause de sa vie, était la défense de la démocratie. En Ukraine, en Serbie, et dans les dernières années, en Russie.

John Sidney McCain III était né le 29 août 1936 à la station navale de Coco Solo, dans la zone du canal de Panama, à l’époque encore sous contrôle américain. Son père, John Sidney McCain Junior, était amiral, comme son grand-père, John Sidney McCain Senior, le patriarche, qui avait assisté à la reddition japonaise du 2 septembre 1945, dans la baie de Tokyo, sur le pont du cuirassé Missouri – et mourut quatre jours plus tard. Etant l’aîné, il avait, selon la tradition familiale, reçu les prénoms de son père. Il les passerait à son fils, John Sidney IV, né en 1986,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Tour d’horizon de ce qu’il faut retenir des universités d’été qui se sont achevées dimanche 26 août.
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LFI, PS, LR, PC : les partis politiques font leur rentrée

Tour d’horizon de ce qu’il faut retenir des universités d’été qui se sont achevées dimanche 26 août.



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 16h59
 • Mis à jour le
26.08.2018 à 17h10
   





                        



   


Alors que tous les partis se préparent pour les élections européennes, prévues en mai 2019, quatre formations ont organisé leur rentrée politique samedi 25 et dimanche 26 août. Voici ce qu’il faut en retenir.
La France insoumise
Comme l’année dernière, Jean-Luc Mélenchon a choisi de réunir les militants et les élus de La France insoumise dans sa ville d’élection, Marseille. Samedi 25 août, dans un discours de près de deux heures aux allures de discours de politique générale, le député des Bouches-du-Rhône a visé Emmanuel Macron à de nombreuses reprises.
Profitant de l’échéance des élections européennes, qui auront lieu en mai 2019, il a notamment appelé les Français à se servir de ce scrutin comme d’un « référendum anti-Macron ». « Nous allons inviter les Français à lui mettre une raclée, c’est la démocratie ! Je parle d’une raclée démocratique », a lancé Jean-Luc Mélenchon.
Pour le dirigeant des insoumis, voter « contre Macron » est une manière de voter « contre l’Europe libérale », « l’Europe [de la chancelière allemande] Angela Merkel », dont le président de la République ne serait que « le petit copiste ».

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Les Républicains
Laurent Wauquiez a tenté une démonstration de force à droite à l’occasion de sa rentrée politique, dimanche 26 août, au mont Mézenc (Massif central), avec comme point d’appui une critique virulente de l’immigration et des annonces budgétaires d’Edouard Philippe.
« Je n’ai pas changé d’avis, très tôt j’ai mis en garde contre les illusions du macronisme. Le pouvoir d’achat n’a pas progressé, l’insécurité n’a pas reculé, la bureaucratie n’a pas été réduite, l’immigration massive n’a pas été arrêtée, l’islamisme n’a pas été endigué. Cette première année est un échec », a lancé M. Wauquiez.
« Il y a trop d’impôts, il y a trop de taxes, il y a trop de charges, les Français ploient sous ce fardeau, les classes moyennes ploient sous cette charge, selon l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy. Je le dis à Emmanuel Macron : il est plus que temps de rendre l’argent aux Français. Il faut rendre du pouvoir d’achat aux Français. »
De son côté, Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, a organisé la rentrée de son mouvement, Libres !, à Brive-la-Gaillarde, en Corrèze, vendredi. Elle y a défendu sa propre ligne au sein du parti Les Républicains et veut prouver que son influence croît au-delà de sa région.

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Le Parti socialiste
Pendant près d’une heure, samedi à La Rochelle, le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a détaillé sa feuille de route pour les prochaines années et a répondu point par point à toutes les critiques qui viennent de son aile gauche — Emmanuel Maurel n’avait pas fait le déplacement, préférant aller à l’université d’été de Jean-Luc Mélenchon — et de son aile droite, avec des hollandistes qui réclament « plus de politique », selon Stéphane Le Foll, et surtout moins de critiques envers l’ex-président de la République.
Le premier secrétaire, souvent accusé de ne pas être « à l’offensive » sur le plan politique, a cette fois pris les devants en proposant aux autres formations politiques de gauche « des combats communs ». Sur la question des réfugiés, chère à Benoît Hamon, il a proposé « à tous les élus de gauche un engagement commun pour l’accueil et l’accompagnement des réfugiés ».

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Le Parti communiste
Le Parti communiste, réuni en université d’été à Angers jusqu’à dimanche, se veut déterminé à combattre la politique « libérale et d’austérité dévastatrice » menée par Emmanuel Macron et par l’Union européenne. « Il faut sortir de l’austérité en France, en Europe, récupérer l’argent disponible, notamment celui de la Banque centrale européenne, pour financer des politiques sociales et écologiques », a déclaré le secrétaire général du PCF, Pierre Laurent.
Devant un amphithéâtre comble, il a promis que la rentrée serait « chaude ». « La saison 2 de Macron ne va pas ressembler à la saison 1. Plus de la moitié des textes adoptés au Parlement l’ont été en procédé accéléré ou par ordonnance, c’est une méthode brutale et autoritaire et il veut continuer. Mais il a laissé des plumes avec la mobilisation du printemps et l’affaire Benalla. » Hôpitaux, retraites, gel annoncé des prestations sociales, « Macron veut passer à l’offensive ». « Pas question de laisser passer ! », a-t-il assuré.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ La justice italienne a, de son côté, ouvert une enquête pour « séquestration, arrestations illégales et abus de pouvoir », visant notamment Matteo Salvini, le ministre de l’intérieur.
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Article sélectionné dans La Matinale du 25/08/2018
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Les migrants du « Diciotti », bateau bloqué cinq jours à Catane, enfin autorisés à débarquer

La justice italienne a, de son côté, ouvert une enquête pour « séquestration, arrestations illégales et abus de pouvoir », visant notamment Matteo Salvini, le ministre de l’intérieur.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 21h29
 • Mis à jour le
26.08.2018 à 16h24
   





                        



   


Les 150 migrants qui se trouvaient à bord du Diciotti, un bateau des garde-côtes italiens bloqué depuis cinq jours dans le port sicilien de Catane, avaient tous quitté le navire dimanche 26 août au matin, une solution ayant été trouvée la veille pour leur prise en charge.
Le ministre de l’intérieur italien, Matteo Salvini, avait annoncé, samedi 25 août, que les migrants qui étaient encore bloqués à bord du navire Diciotti depuis son arrivée lundi à Catane, en Sicile, seraient autorisés à débarquer « dans les prochaines heures ». « Une grande partie sera hébergée par l’Eglise italienne, par les évêques qui ont ouvert leurs portes, leur cœur et leur portefeuille », a-t-il déclaré au cours d’une réunion politique dans le nord de l’Italie.
Le Diciotti, un navire des gardes-côtes italiens, avait procédé à une opération de sauvetage il y a une dizaine de jours. Dans un premier temps, les autorités sanitaires du port de Catane avaient autorisé le débarquement pour raison de santé de seize personnes – onze femmes et cinq hommes – auxquelles s’était ajouté un sixième homme, malade lui aussi, portant le total à dix-sept personnes. Plusieurs médecins et inspecteurs du ministère de la santé étaient montés à bord dans la matinée pour contrôler l’état de santé des rescapés.
« Ils ne nous arrêteront pas »
De son côté, la cour de justice de Palerme s’est saisie d’une enquête visant notamment M. Salvini pour « séquestration de personnes, arrestations illégales et abus de pouvoir » dans cette affaire, ont annoncé, samedi soir, les médias italiens. Le chef de cabinet du ministre, Matteo Piantedosi, est également visé.
Comme la Constitution italienne interdit aux tribunaux habituels de se charger de ce type d’affaire, l’enquête a été transmise à un « tribunal des ministres », chargé depuis la cour de Palerme de traiter de potentiels délits commis par des membres du gouvernement sur la juridiction sicilienne.

   


« Ils ne nous arrêteront pas. C’est une honte », a immédiatement réagi M. Salvini, par ailleurs chef de file du parti d’extrême droite La Ligue, depuis la ville de Pinzolo, où il tenait une réunion politique. « Ils peuvent m’arrêter moi, mais pas la volonté de 60 millions d’Italiens », a ajouté le ministre.
Nombreuses critiques
Luigi Patronaggio, le procureur du parquet d’Agrigente, avait d’abord ouvert, vendredi, une enquête de justice, cherchant à comprendre la chaîne de commandement ayant mené à l’interdiction du débarquement des 150 migrants secourus par les gardes-côtes.
M. Salvini, tenant d’une ligne dure envers les migrants, avait réagi le jour même à l’annonce de cette première enquête, demandant au magistrat de l’interroger directement. « Il devrait m’interroger moi et non pas demander des éclaircissements à des fonctionnaires qui exécutent les directives données par le responsable, c’est-à-dire moi », avait déclaré le ministre.
De nombreuses critiques, venant de tous bords, pleuvent depuis des jours sur M. Salvini. L’une des plus dures a été formulée par l’archevêque d’Agrigente, le cardinal Francesco Montenegro : « Parfois, il m’arrive de penser que s’il s’était agi d’animaux, on les aurait mieux traités », a-t-il déclaré samedi au quotidien La Stampa.
« La solidarité européenne est importante »
Depuis Genève, le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) a lancé, samedi, « un appel aux Etats membres de l’Union européenne [UE] pour qu’ils offrent d’urgence des places de réinstallation » aux migrants du Diciotti, exhortant Rome « à autoriser [leur] débarquement immédiat ».
Le seul soutien de l’UE est venu samedi soir de l’Irlande, qui, par la voix de son ministre des affaires étrangères Simon Coveney, a offert de prendre en charge 20 à 25 migrants. « La solidarité européenne est importante », a souligné le chef de la diplomatie irlandaise.
L’Albanie, un pays qui n’appartient pas à l’UE, a donné son accord pour en accueillir vingt. En début de soirée, le ministère des affaires étrangères italien, Enzo Moavero Milanesi, a remercié sur Twitter « l’Albanie pour sa décision d’accueillir vingt réfugiés du Diciotti, un signal de grande solidarité et de grande amitié ».

Il Ministro degli Affari Esteri Enzo Moavero Milanesi ringrazia l’Albania per la decisione di accogliere 20 profugh… https://t.co/ohJNvUC982— ItalyMFA (@Farnesina 🇮🇹)


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Après avoir menacé, vendredi, l’UE « de payer moins » pour le budget communautaire en raison de l’absence de solidarité, ce dernier est revenu à la charge samedi en promettant que « l’Italie ne votera pas lorsqu’il faudra l’unanimité pour adopter le budget ».

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Les Nordistes se sont facilement imposés à domicile (3-0) et prennent provisoirement la troisième place du championnat.
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Ligue 1 : Lille confirme son renouveau en battant Guingamp

Les Nordistes se sont facilement imposés à domicile (3-0) et prennent provisoirement la troisième place du championnat.



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 17h01
 • Mis à jour le
26.08.2018 à 17h04
   





                        



   


Dix-septième de Ligue 1 à l’issue de la dernière saison, Lille débute bien mieux cet exercice et se retrouve sur le podium, derrière le PSG et Dijon, après trois journées et sa victoire 3-0 dimanche contre des Guingampais derniers du classement.
Le Losc a vite éteint les Bretons - réduits à 10 après l’exclusion de Christophe Kerbrat en fin de match (82e) - grâce à un tir de loin du milieu portugais Xeka (7e), bonifié par un but de l’ancien Stéphanois Jonathan Bamba trois minutes plus tard (10e). Bamba s’est offert un doublé à un quart d’heure de la fin, parfaitement servi par l’international ivoirien Nicolas Pépé, très en jambes (74e).
Bien négocier la fin du mercato
Si la situation des Guingampais commence à devenir inquiétante, après des défaites contre le PSG (3-1) puis Saint-Etienne (2-1), les Lillois sont pour leur part bien loin de leurs débuts cauchemardesques la saison dernière. Tombeurs de Rennes (3-1) pour la première journée, capables de tenir Monaco en échec en Principauté (0-0), les Dogues ne comptent que deux points de retard sur le leader parisien.
Il leur reste toutefois à bien négocier la fin du mercato, alors que plusieurs joueurs sont convoités - Pépé, notamment - et que la situation financière du club lui impose de laisser partir certains d’entre eux.
« Il y aura éventuellement des sorties parce qu’on ne le dit pas assez mais on a 5 défenseurs centraux, 8 ou 9 joueurs d’attaque et 8 ou 9 milieux », a déclaré le président du club, Gérard Lopez, sur BeIn Sports. « J’ai demandé à ce qu’on équilibre les comptes du club et qu’on arrive pas loin de ce chiffre de 80 millions d’euros » de vente sur le marché des transferts.
La 3e journée de L1 se poursuit dimanche soir par la réception de Monaco à Bordeaux avant le choc entre Marseille et Rennes au Vélodrome.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ La police en réalise cent cinquante par an. La maîtrise du logiciel est secondaire, tout repose sur le lien entre le témoin ou la victime et le portraitiste.
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Le portrait-robot, un exercice délicat à l’efficacité contestée

La police en réalise cent cinquante par an. La maîtrise du logiciel est secondaire, tout repose sur le lien entre le témoin ou la victime et le portraitiste.



LE MONDE
 |    19.08.2018 à 15h24
 • Mis à jour le
26.08.2018 à 16h12
    |

            Faustine Vincent (Envoyée spéciale à Ecully (Rhône)








                        



   


C’était trois jours après les attentats du 13 novembre 2015. Deborah [les noms ne peuvent être divulgués] s’est installée avec le témoin dans la minuscule pièce aux murs beiges où travaillent les techniciens de la police scientifique et technique de Versailles (Yvelines). Comme d’habitude, elle a posé l’écriteau sur la porte, « Portrait-robot, interdiction d’entrer », baissé le store, et allumé l’ordinateur. L’homme, « un grand gaillard d’un mètre quatre-vingts », s’est assis à côté d’elle pour raconter ce qu’il avait vu ce soir-là, depuis le premier étage d’un immeuble face au café La Belle Equipe, à Paris. Il fallait donner un visage à ces silhouettes sombres qui avaient mitraillé la terrasse de l’établissement à la kalachnikov avant de s’enfuir, laissant vingt morts derrière elles.
Le témoin « avait surtout besoin de parler »
Jamais Deborah n’avait eu de portrait-robot aussi difficile à réaliser. « Très choqué et complètement déboussolé », le témoin, en larmes, peine à se focaliser sur les centaines de paires d’yeux, de bouches et de nez que propose le logiciel. Il revient sans cesse à la scène qu’il a vue après, quand il est descendu porter secours, au milieu des corps. A chaque fois, la policière tente de le recentrer aussi doucement que possible sur la description des terroristes. « Il avait surtout besoin de parler, explique-t-elle. Je ne suis pas sûre que le portrait-robot ait été efficace : il était loin, il faisait nuit, et le traumatisme était tel qu’on n’a pas pu entrer dans le vif du sujet. »
« Décharge émotionnelle »
Elaborer un portrait-robot est une épreuve, et, quand il est réussi, un petit miracle, tant les obstacles sont nombreux. Environ cent cinquante sont réalisés chaque année par la police, uniquement sur ordinateur – les portraits ne sont plus dessinés à la main depuis plus de vingt ans –, le plus souvent pour des cas de braquages, d’agressions ou de viols. La maîtrise technique du logiciel est secondaire, tout repose sur le lien qui va se créer entre le témoin ou la victime et le portraitiste lors de l’entretien. « On doit être en osmose avec la victime, et créer une bulle de confiance pour qu’elle s’abandonne et donne un maximum d’informations qu’elle a enfouies », explique Deborah.
« Les coiffures du logiciel sont très datées, on se croirait dans les années 1980 »
Son collègue Alain, lui aussi technicien de la police scientifique et technique, se souvient de cette Australienne violée par un conducteur de taxi sur un parking, un soir après une sortie en boîte de nuit. « Les agressions sexuelles, c’est le plus difficile à entendre, car ça touche à l’intimité. Les questions portent sur l’agresseur, mais la victime doit raconter la scène, encore et encore. Au fur et à mesure, on arrivait à rajouter des détails sur le visage, mais cette femme était dans un tel état… Elle s’était vue mourir. Même la traductrice était ébranlée. » Le choix de la coupe de cheveux apporte toujours un peu de répit. « Les coiffures du logiciel sont très datées, on se croirait dans les années 1980, explique Deborah, amusée. Ça fait rire les victimes et détend l’atmosphère. C’est un moment que j’aime bien. »

   


A la fin des entretiens, témoin ou victime et portraitiste n’en sortent pas moins « vidés », éreintés après ce moment intense et singulier de « décharge émotionnelle », qui se double d’un travail colossal de concentration. Car avoir un visage en tête est une chose, savoir le décrire en est une autre. La mémoire retient un visage dans sa globalité, jamais morceau par morceau, sauf si un signe distinctif se dégage. Thierry Paulin, le « tueur de vieilles dames » des années 1980, a ainsi été confondu grâce à sa « coiffure à la Carl Lewis », décrite par l’une des rescapées.
Le traumatisme est parfois si fort qu’il fait écran à la mémoire, soudain trompeuse. La seule survivante du tueur en série de l’Est parisien, Guy Georges, a ainsi décrit un « jeune maghrébin » alors qu’il est antillais. Le logiciel britannique sur lequel le portrait a été fait était lui-même défaillant : il contenait des visages indo-pakistanais mais pas maghrébins. Les enquêteurs ont dû envoyer des dizaines de photographies d’hommes de cette origine aux concepteurs du logiciel pour qu’ils enrichissent leur banque de données.
« Quand on me dit “il était grand”, je demande toujours, grand par rapport à qui ? »
Quand la mémoire ne fait pas défaut, c’est le vocabulaire qui vient à manquer. Comment décrire exactement la forme de ce front, de ce nez, de cette bouche ? Encore faut-il, ensuite, que la victime et le portraitiste parlent le même langage. « Quand on me dit “il était grand”, je demande toujours, grand par rapport à qui ? », explique un portraitiste. Car tout est affaire de subjectivité.
Une description trop précise peut toutefois être suspecte. Les enfants sont tentés d’inventer les détails d’un visage quand ils ne savent pas répondre, de crainte de décevoir les enquêteurs. Alain se souvient aussi de ce petit garçon de 7 ans, reçu pour une tentative d’enlèvement : « Il me décrivait avec précision son ravisseur, un homme avec une crête blonde, un tatouage et une boucle d’oreille. » Le policier se réjouit : l’identification devrait être aisée. Il comprend peu après que ce ne sera pas nécessaire ; l’enfant était rentré chez lui en retard et avait inventé cette histoire pour ne pas se faire gronder.
L’efficacité du portrait-robot contestée
Pour obtenir le meilleur résultat possible, la police suit un protocole strict, élaboré par une thèse rendue en 2002 par Marie-Annick Vazel, et financée par le ministère de l’intérieur. A l’époque, les portraitistes qui travaillaient au fusain partaient à la retraite. La police cherchait un logiciel et une méthode susceptibles d’assurer la relève. Avec son directeur de thèse, Alain Somat, l’étudiante met sur pied une méthodologie, fondée sur un travail de recontextualisation.
« On essaye de recréer l’atmosphère où a eu lieu l’agression »
Dix-huit ans après, la police technique et scientifique l’enseigne encore dans son centre de formation, à Ecully (Rhône). « On essaye de recréer l’atmosphère où a eu lieu l’agression, explique Fabienne, adjointe au chef du centre de formation de la police technique et scientifique. La victime doit se replonger dans la scène. C’est très lourd, car elle a tous les sentiments qui remontent. Mais ça permet d’obtenir de meilleures informations, avec des détails qui n’auraient pas émergé autrement. »

   


Chaque entretien se divise en quatre phases, ponctuées de lectures censées favoriser l’hypermnésie. L’ensemble est consigné sur des fiches. « Vous souvenez-vous de ce que vous vous êtes dit au moment où vous avez vu l’individu ?, lit-on sur l’une d’elles. Repensez à ce que vous avez ressenti à ce moment-là. Fermer les yeux peut vous aider à mieux vous en souvenir. Je vous écoute. » A chaque fois, la victime répète l’histoire, sans forcément s’en rendre compte, en apportant des détails de plus en plus précis. Le protocole a été mis à l’épreuve lors d’un test grandeur nature en 2000. La probabilité de reconnaître un visage à l’origine d’un portrait-robot est passée de 12,5 % à 27 %.
L’efficacité du portrait-robot reste malgré tout contestée. A chaque fin de séance, les portraitistes demandent à la victime ou au témoin de noter leur travail de 0 à 10 pour évaluer la ressemblance. « En général j’obtiens entre 6 et 8 », observe Deborah. Mais, même quand la note est bonne, les différences avec l’individu interpellé sont souvent si flagrantes qu’elles prêtent à sourire.
« En trente ans de carrière, je n’ai jamais vu une affaire résolue grâce au portrait-robot »
La gendarmerie, qui pratique elle aussi des portraits-robots, mais utilise un protocole et un logiciel différents de ceux de la police, est elle-même critique envers le procédé. Le colonel Jacques Fombonne, commandant du Centre national de formation de police judiciaire (CNFPJ), l’affirme sans détour : « En trente ans de carrière, je n’ai jamais vu une affaire résolue grâce au portrait-robot. Ce n’est pas très commercial de dire ça, mais c’est vrai. L’exercice est très difficile et beaucoup trop aléatoire. »
Les gendarmes ne reçoivent d’ailleurs plus de formation à ce procédé depuis 2011. « On a arrêté parce que notre logiciel fonctionnait mal, ça donnait des résultats à la Pixar ou Mickey, avec des traits très stéréotypés », poursuit le colonel. Il compte pourtant relancer les formations en septembre avec un nouveau logiciel, E-Fit, celui qu’utilise déjà la police.
Pourquoi s’obstiner s’il juge l’exercice inefficace ? « On pratique le portrait-robot depuis tant d’années qu’on ne peut pas ne pas le faire, avance-t-il. Cela permet de montrer aux victimes qu’on fait le maximum. Et puis, si ça marche ne serait-ce qu’une seule fois, le coût de la formation sera amorti. »
Conscients des limites de l’exercice, les portraitistes rappellent, quant à eux, que le portrait-robot n’est jamais qu’une « caricature » et un élément parmi d’autres pour orienter l’enquête. Mais rien de plus.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Vainqueur de la primaire démocrate du Minnesota, la jeune femme d’origine somalienne devrait, à l’issue du scrutin du 6 novembre, devenir l’une des deux premières élues musulmanes au Congrès. Où elle entend porter la voix des réfugiés.
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Ilhan Omar, une ex-réfugiée pour le Congrès américain


                      Vainqueur de la primaire démocrate du Minnesota, la jeune femme d’origine somalienne devrait, à l’issue du scrutin du 6 novembre, devenir l’une des deux premières élues musulmanes au Congrès. Où elle entend porter la voix des réfugiés.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 14h53
    |

            Corine Lesnes (San Francisco, correspondante)








                              

                        

Femme, musulmane, progressiste : on ne peut pas imaginer contraste plus saisissant avec l’Amérique de Trump. A 36 ans, Ilhan Omar a remporté la primaire démocrate dans le 5e district du Minnesota. Le 14 août, au soir de la victoire, elle a remercié ses électeurs, les larmes aux yeux, d’avoir envoyé aux enfants du monde un message « d’espoir et d’optimisme » en « faisant confiance à quelqu’un comme moi ». Elle, une ancienne réfugiée somalienne, arrivée aux Etats-Unis à l’âge de 12 ans. « Je continue à penser à la fillette de 8 ans que j’étais dans ce camp de réfugiés du Kenya », a-t-elle ajouté. Et à l’impensable destin qui l’a amenée à incarner – il existe encore – le rêve américain.
En deux ans, elle a réussi à augmenter la participation aux élections de 37 %. Un exploit que les démocrates aimeraient généraliser dans le reste du pays.
La 5e circonscription du Minnesota englobe la ville de Minneapolis et vote traditionnellement démocrate. Le 6 novembre, lors des élections de mi-mandat, la jeune candidate devrait, selon toutes probabilités, succéder à Keith Ellison, un élu musulman qui fut, en janvier 2007, le premier à prêter serment la main sur le Coran – en l’occurrence, un exemplaire ayant appartenu à Thomas Jefferson, président de 1801 à 1809 – plutôt que sur la Bible.
Si elle emportait l’élection, Ilhan Omar serait la première élue d’origine somalienne au Congrès. Et l’une des deux premières musulmanes à y entrer, avec Rashida Tlaib, la fille d’émigrés palestiniens, qui a gagné le 7 août les primaires démocrates dans le Michigan et n’a pas d’opposant républicain. Née en 1982 à Mogadiscio, élevée à Baidoa, dans le sud de la Somalie, Ilhan Omar a fui son pays avec sa famille – une lignée d’enseignants et de fonctionnaires – après le déclenchement de la guerre civile en 1991. Pendant quatre ans, elle a vécu dans les abris de tentes déployés pour les réfugiés dans le nord du Kenya. Arrivée en...




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Le pilote Ferrari s’est imposé devant le Britannique Lewis Hamilton (Mercedes) et le Néerlandais Max Verstappen (Red Bull).
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F1 : Vettel remporte le Grand Prix de Belgique et se relance dans la course au titre

Le pilote Ferrari s’est imposé devant le Britannique Lewis Hamilton (Mercedes) et le Néerlandais Max Verstappen (Red Bull).



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 16h51
 • Mis à jour le
26.08.2018 à 17h06
   





                        



   


L’Allemand Sebastien Vettel (Ferrari) a remporté dimanche à Spa-Francorchamps le Grand Prix de Belgique de Formule 1, devant le Britannique Lewis Hamilton (Mercedes) et le Néerlandais Max Verstappen (Red Bull).
La course a notamment été marquée par un spectaculaire accident, dès le premier virage entre l’Espagnol Fernando Alonso (McLaren), l’Allemand Nico Hülkenberg (Renault) et le Monégasque Charles Leclerc (Sauber), qui ont tous trois été contraint à l’abandon.
Vettel a décroché le 52e succès de sa carrière et compte cinq victoires cette saison, soit autant que son rival pour le titre. Au classement général, l’Allemand revient à 17 points du leader Hamilton, alors qu’il reste huit courses à disputer en 2018.
Accident au départ
De très bonne humeur, le pilote de 31 ans a poussé la chansonnette dans sa monoplace après avoir franchi la ligne. « C’était un très grand week-end », s’est réjoui l’ancien de Red Bull. L’Allemand a doublé peu après le départ Hamilton, parti en pole-position, et a conservé ensuite la tête sans interruption jusqu’à l’arrivée d’une course globalement monotone. Peu après l’accident ayant impliqué Alonso, Hülkenberg et Leclerc, la voiture de sécurité a fait son apparition pour nettoyer les débris sur la piste. Lorsque celle-ci s’est écartée, Vettel a résisté avec autorité à Hamilton.
« Dès que je suis passé devant Lewis, je me suis senti soulagé et la voiture de sécurité m’a bien aidé », a souligné le quadruple champion du monde, désormais seul 3e au nombre de victoires devant Alain Prost mais derrière Michael Schumacher et Hamilton. « On va tout tenter pour essayer de combler l’écart, ils ont quelques petits trucs dans leur voiture », a assuré ce dernier, légitimement inquiet devant la puissance du moteur Ferrari.
Les Français bien placés
Le Finlandais Valtteri Bottas, parti en 17e position sur l’autre Mercedes, a fini au 4e rang, devant le Mexicain Sergio Pérez (Racing Point Force India). Le Français Esteban Ocon (Racing Point Force India) a terminé en 6e position, devançant les Haas de son compatriote Romain Grosjean et du Danois Kevin Magnussen.
Le troisième pilote tricolore du plateau, Pierre Gasly (Toro Rosso) a réalisé une belle performance, avec une 9e place finale, malgré le déficit de puissance de son moteur Honda. Le Finlandais Kimi Räikkönen (Ferrari) et l’Australien Daniel Ricciardo (Red Bull), qui se sont heurtés au premier tour, ont abandonné. Le prochain rendez-vous de la saison, le GP d’Italie aura lieu dans une semaine à Monza.

52ème victoire de Sebastian #Vettel qui remporte ce #BelgianGP 🇧🇪🏁🍾

— LaF1SurCanal (@La F1® sur CANAL)


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Dernière journée du festival au domaine national de Saint-Cloud, envoûtée par la voix précieuse du chanteur britannique de 25 ans.
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Ady Suleiman, précieuse voix soul à Rock en Seine

Dernière journée du festival au domaine national de Saint-Cloud, envoûtée par la voix précieuse du chanteur britannique de 25 ans.



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 16h51
    |

            Sylvain Siclier








                        



Régulièrement, au milieu d’une programmation majoritairement rock, pop, électro et hip-hop, le festival Rock en Seine, détenu depuis 2017 par l’homme d’affaires Matthieu Pigasse [actionnaire du Monde à titre personnel] au travers de sa structure Les Nouvelles Editions indépendantes et par l’entreprise américaine de spectacles sportifs et culturels AEG, propose un voyage vers la soul music. Dans sa manière la plus classique des années 1960, comme en 2016 avec Gregory Porter et en 2017 avec Lee Fields, ou dans une approche plus contemporaine, en croisements avec d’autres styles.
C’est le cas, ce dimanche 26 août, avec le chanteur britannique Ady Suleiman, 25 ans, dont un premier album, Memories, a été publié en mars. Au creuset soul, Ady Suleiman ajoute des éléments stylistiques du reggae, par touches pas trop appuyées, témoignage de son attachement à Bob Marley. « Je ne suis pas habitué à des scènes comme celle-là », indique Ady Suleiman en arrivant sur la grande scène du festival. Avec lui une formation réduite, composée d’un guitariste acoustique, ce qui donne une couleur originale à la référence soul, un bassiste et un batteur. Le tout dans un son clair.
Vocalement, la voix de caresse d’Ady Suleiman, peut rappeler celles de Nat King Cole, Marvin Gaye ou Bill Withers, des monuments d’expressivité émotionnelle. Physiquement, il donne corps et âme à ses interprétations. La plupart de ses chansons sont sur un tempo lent ou moyen. Ainsi So Lost, dans laquelle il évoque un mal dont il souffre depuis quelques années, des crises d’anxiété et d’angoisse. Sans en faire un récit autobiographique, mais en ouvrant plus largement à toutes celles et ceux qui doivent vivre avec. Ou bien Need Somebody To Love, belle ballade amoureuse, à laquelle il donne en version de concert ampleur et densité et qu’il emmène vers une partie vocale improvisée. En une petite quarantaine de minutes, la voix précieuse d’Ady Suleiman aura fait de ce début de la dernière journée du festival un subtil moment d’envoûtement et de ravissement.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Les signataires répondent à une tribune d’associations et de professionnels de la protection de l’enfance qui dénoncent un « statu quo » dans la protection des mineurs.
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Face aux critiques, 79 parlementaires LRM défendent la loi Schiappa contre les violences sexuelles et sexistes

Les signataires répondent à une tribune d’associations et de professionnels de la protection de l’enfance qui dénoncent un « statu quo » dans la protection des mineurs.



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 14h26
 • Mis à jour le
26.08.2018 à 16h23
   





                        



   


Face aux critiques visant la loi contre les violences sexuelles et sexistes, notamment concernant la protection des mineurs, 79 députés et sénateurs de la République en marche (LRM) défendent une « loi de progrès », dans une tribune au Journal du dimanche, dimanche 26 août.
Les signataires, au premier rang desquels Alexandra Louis, rapporteuse du texte à l’Assemblée, répondent à une autre tribune d’associations et de professionnels de la protection de l’enfance qui dénonçaient un « statu quo » dans la protection des mineurs dans la précédente livraison du JDD.

Aucune question n’est et ne sera éludée. C’est pourquoi nous vous donnons rdv près de chez vous pour des ateliers c… https://t.co/VKGPHtbn2k— ALouisDeputee13 (@Alexandra Louis)


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« Nous regrettons et ne comprenons pas cette prise de position », écrivent les parlementaires, qui énumèrent toutes les mesures qui en font, selon eux, une « loi de progrès » : allongement de la durée de prescription des viols de mineurs, sanctions contre les « raids numériques » dont sont victimes des enfants, sanctions plus sévères envers les violences conjugales en présence de mineurs, etc.

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Les élus regrettent que les détracteurs de la loi « n’évoquent quasiment aucune de ces mesures mais concentrent leurs griefs sur l’article 2 de la loi », relatif aux abus sexuels visant des mineurs. L’article prévoit que lorsque les faits sont commis à l’encontre d’« un mineur de quinze ans », « la contrainte morale ou la surprise sont caractérisées par l’abus de la vulnérabilité de la victime ne disposant pas du discernement nécessaire pour ces actes ». Cette formulation est loin de l’intention initiale d’instaurer une « présomption de non-consentement », qui considérait comme un viol toute pénétration d’un mineur de moins de 15 ans.
« En tant que femme, mère et élue, j’ai honte ! »
Les parlementaires LRM rappellent que cette proposition « n’a pas été retenue » parce qu’elle courait un « risque réel d’inconstitutionnalité ». Et sur le fond, ils estiment que la « présomption n’empêcherait pas le débat sur l’existence d’une contrainte ou d’une surprise (...) puisque le propre d’une présomption est de pouvoir être renversée ». Selon eux, « les débats autour de cette présomption traduisent semble-t-il une certaine défiance à l’égard du juge qui garde une marge d’appréciation ».

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Mais au sein de la majorité, tout le monde n’est pas sur la même ligne. « En tant que femme, mère et élue, j’ai honte ! » lâche Nathalie Elimas, députée Modem, qui avait défendu des amendements en faveur d’une présomption de contrainte, dans une tribune au Parisien.
Elle dédie son texte à Sarah, collégienne de 11 ans, dont la relation sexuelle avec un homme de 28 ans avait, dans un premier temps, été qualifiée d’atteinte sexuelle, le parquet ayant estimé que la préadolescente était consentante. Une information judiciaire pour viol avait finalement été ouverte par la suite.
Pour la députée, la loi française « a fait de Sarah une double victime », « victime de son bourreau » et « victime des législateurs, qui n’ont su protéger les enfants de leurs agresseurs ». Selon elle, l’Assemblée a « échoué » à adopter « un texte à la hauteur des enjeux ». Elle prévient, dans sa tribune, qu’elle saisira « toutes les occasions possibles et pourquoi pas la réforme judiciaire à venir pour aller plus loin ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ La Fabrique, à Paris, forme aux métiers techniques de la mode. Très appréciée par les professionnels du secteur, elle se distingue des autres écoles par un bon taux d’insertion.
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Article sélectionné dans La Matinale du 24/08/2018
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Quand Lagardère s’offrait John-John Kennedy, l’enfant chéri de l’Amérique


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LE MONDE
 |    24.08.2018 à 11h59
 • Mis à jour le
26.08.2018 à 15h53
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                            Pascale Nivelle








                              

                        

Pour son premier shooting à 100 000 dollars, Matt Berman avait loué une Buick gigantesque et couché au Château Marmont, l’hôtel des stars à Hollywood. Il devait rejoindre en studio Cindy Crawford déguisée en George Washington, nue ou presque sous la redingote du premier président des Etats-Unis. Derrière l’objectif, Herb Ritts, le photographe de célébrités parmi les plus chers du monde, plaisantait : « Cindy, John Kennedy ne viendra pas aujourd’hui. Mais je te présente Matt. » Ce printemps 1995, Matt Berman, timide directeur artistique inconnu, avait 30 ans. Les magazines étaient flamboyants. C’était il y a un siècle.
À New York, dans les années 1990, les Français sont rois. Hachette Filipacchi, l’employeur de Matt Berman, est le plus grand groupe de presse magazine mondial, avec des dizaines de titres sur les cinq continents et un chiffre d’affaires à faire enrager Hearst et Murdoch. Devant le 1633 Broadway, dans le quartier des journaux, à deux pas de Times Square et des sièges de Life et du New York Times, d’immenses bannières aux couleurs du groupe claquent au vent.
« On buvait du vin à midi, on s’habillait comme on voulait, l’ambiance était très cool. Les Français osaient tout. » Matt Berman, directeur artistique de « George »
« On les avait installées de sorte à faire croire que tout le gratte-ciel de 45 étages nous appartenait », se souvient le porte-parole du groupe Thierry Funck-Brentano, entré chez Matra il y a cinquante ans et toujours en poste dans le groupe Lagardère. Au 1633 Broadway, on parle français aux cinq derniers étages, jusque sur la terrasse avec vue sur la skyline, réservée aux chefs. Dans l’entrée en marbre est gravée la liste des titres du groupe aux États-Unis : une quinzaine de magazines spécialisés rachetés à CBS (Car and Driver, Boating, American Photo…) et, surtout, le fleuron, Elle, quintessence du chic à la française.
Avant de déguiser...




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Photo : les viseurs électroniques valent-ils les viseurs optiques des reflex ?

Les appareils hybrides grignotent lentement le terrain des reflex, à l’image des hybrides Nikon haut de gamme sortis récemment. Mais leurs viseurs électroniques sont-ils à la hauteur ?



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
26.08.2018 à 16h12
    |

                            Nicolas Six








                        



   


Nikon a annoncé, jeudi 23 août, deux nouveaux appareils à objectifs interchangeables qui représentent un tournant historique pour la marque nippone. Ces appareils ne sont pas des reflex, une catégorie qui a longtemps monopolisé le haut de gamme Nikon et valu au constructeur de gros succès commerciaux depuis les années 1950. Ce sont au contraire des appareils hybrides, une catégorie née dans les années 2000 et issue d’une idée audacieuse : se débarrasser de l’encombrant viseur optique des reflex. On trouve aujourd’hui des appareils de ce type chez tous les constructeurs à presque tous les prix, de 500 à 4 000 euros.

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          le modèle sans visée optique reflex de Nikon



Une mauvaise réputation héritée du passé
Vus de l’extérieur, les viseurs électroniques ressemblent beaucoup aux viseurs optiques. Mais lorsqu’on plaque l’œil dessus, on comprend que ce sont de tout petits écrans, mesurant environ un centimètre de large, abrités derrière une lentille grossissante, et protégés du soleil par un œilleton.

   


Les viseurs électroniques des premiers hybrides étaient franchement mauvais : trop petits, pas assez contrastés, ils manquaient cruellement de définition et affichaient des images saccadées. Ces défauts se raréfient, on les rencontre cependant parfois encore sur des hybrides premier prix, aux alentours de 500 euros. Il ne faut pas s’en formaliser car les viseurs des reflex bas de gamme souffrent eux-mêmes de problèmes fort gênants. Ils sont généralement trop petits, trop sombres, et rognent légèrement l’image.
Des défauts persistants
Les viseurs électroniques gardent cependant toujours deux problèmes récurrents. D’abord, l’image qui s’affiche n’est pas fidèle à celle qu’on prend en pressant le déclencheur. Trop souvent, les parties les plus lumineuses de l’image sont brûlées : leurs détails disparaissent. Ces différences peuvent induire le photographe en erreur.
En outre, à l’exception de quelques rares appareils hybrides, lorsqu’on prend une série de photos en rafale, le viseur vire au noir, et il devient impossible de suivre le sujet. Selon Renaud Marot, chef de rubrique au magazine Réponses Photo, « ces défauts finiront par être corrigés. Le viseur des nouveaux Nikon est impressionnant, bien meilleur que celui des hybrides Sony », leur principal concurrent. En dix ans, la progression des viseurs électroniques a été fulgurante : « Le jour et la nuit », estime M. Marot.
Une visée moins naturelle
L’observation revient souvent chez les professionnels de la photo attachés aux reflex. « Les viseurs électroniques me coupent de la réalité, surtout quand je photographie des personnes : ils mettent encore plus de distance au réel comme à l’humain », estime Sylvain Leurant, photographe de publicité. Une sensation qui peut s’atténuer avec le temps, comme le constate Renaud Marot, qui manipule énormément d’appareils : « J’étais très réticent au départ, mais j’ai de moins en moins cette sensation de coupure. » En revanche, lorsqu’on passe beaucoup de temps à regarder un viseur électronique, une certaine fatigue visuelle peut se manifester.
Des vertus éducatives
Les viseurs électroniques n’affichent pas la réalité telle que l’œil la perçoit, mais telle que l’appareil photo la perçoit. Cela peut s’avérer précieux pour les débutants, qui se familiariseront plus vite avec la perception très particulière de la lumière par les appareils photo. Même pour un passionné, il demeure intéressant de voir en temps réel ce que l’appareil photo voit, car les surprises, heureuses ou malheureuses, ne sont pas rares.
Résolument créatif
Beaucoup de passionnés de photo n’ont pas pour objectif de saisir la réalité de façon transparente, mais plutôt de l’interpréter. Certains prennent des images à dominante très sombre, quand d’autres préfèrent les images exagérément lumineuses. Pour eux, voir le résultat en temps réel dans le viseur permet de trouver le bon réglage plus rapidement, et même de tâtonner facilement pour trouver des réglages créatifs. Même chose pour les amateurs de photographies floues « bougées » ou « filées ». Les viseurs électroniques facilitent aussi la prise en noir et blanc, ainsi que la photo au format carré. On peut encore photographier directement avec des filtres Polaroid et choisir le cadrage en fonction des spécificités de ce rendu.
Des informations plus riches
Le viseur électronique affiche plus d’informations qu’un viseur optique. Et ces informations sont personnalisables : on peut les réarranger. Certains photographes font disparaître tout ce qui les perturbe, d’autres feront ressortir les outils qu’ils préfèrent. Par exemple, ils gardent un œil sur la stabilité du cadrage en affichant un horizon artificiel. Ou ils contrôlent leur exposition grâce à un histogramme qui donne une représentation graphique de la lumière, ou aux zébras, qui révèlent les zones de l’image brûlées en les faisant clignoter.
Silence et compacité
En éliminant le viseur optique, les hybrides se débarrassent du complexe jeu de miroir qui caractérise les reflex. Ils sont donc plus légers, plus compacts, et beaucoup plus silencieux, puisqu’ils ne subissent pas le claquement du bruyant miroir amovible des reflex. Dans certains contextes, comme la photo de spectacle, cette discrétion change tout. L’autofocus des appareils hybride s’est énormément amélioré. « Il couvre désormais 90 % de l’image contre 20 % pour un reflex de gamme équivalente », détaille Renaud Marot. En revanche, la batterie des hybrides souffre de la présence d’un viseur électronique. Les photographes à la gâchette lourde seront contraints d’emporter plusieurs batteries avec eux.
Un choix personnel
Rares sont les photographes qui abordent cette discipline avec un esprit froidement rationnel. La personnalité et la vision du monde comptent beaucoup dans la façon dont on choisit son équipement. Sylvain Leurant, par exemple, regrette que les viseurs électroniques soient « un écran de plus, alors qu’on passe déjà tellement de temps derrière des écrans. Pour [lui], l’idéal est qu’une photo soit imprimée ».
D’autres photographes apprécient le décalage que produit le capteur photo lorsqu’on l’utilise en combinaison avec un viseur optique, favorable aux surprises, aux erreurs, aux accidents féconds. Certains s’échinent même à contempler le monde tel que leur œil le voit, en se désintéressant de la façon dont l’appareil le perçoit. Qu’importe si, finalement, c’est le capteur photo qui gagne, car très souvent, la photo est une affaire de subjectivité.
En résumé :
Malgré ses atouts, le viseur électronique est loin de remiser les reflex au placard. La question de la préférence entre les deux types de viseurs se pose encore.
Le viseur optique des reflex est plutôt pour vous si :
vous préférez regarder vos photos sur papier que sur écranvous pouvez passer des heures derrière votre viseurvous êtes plutôt patient et contemplatifvous gardez une petite nostalgie de l’argentique
Le viseur électronique des hybrides est plutôt pour vous si :
vous commencez la photovous aimez explorer et expérimentervous êtes plutôt hyperactifvous photographiez très rarement en rafalevous préférez les appareils compacts et silencieux
Les amateurs de photo ont aujourd’hui la liberté de choisir : on trouve d’excellents appareils hybrides comme d’excellents reflex. Mais les ventes des appareils à visée optique s’effondrent continuellement depuis six ans, alors que celles des hybrides ne cessent de monter en puissance. Certains sites comptent les jours qui séparent les reflex de leur disparition. Si les reflex poursuivent leur trajectoire descendante, dans quelques années, choisir un reflex pourrait devenir compliqué.



                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 22/08/2018
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« J’aime écrire, mais je préfère vivre », confie Zadie Smith

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LE MONDE
 |    23.08.2018 à 06h20
 • Mis à jour le
26.08.2018 à 17h59
    |

                            Florence Noiville (à Londres)








                        



                                


                            

Zadie Smith reçoit chez elle, à Londres. Un « chez elle » qu’elle abandonne lorsqu’elle est à New York où elle vit et enseigne (à l’université de New York) la majeure partie du temps, mais qu’elle retrouve avec une joie palpable en ces premiers jours lumineux du mois de juillet. Conserver cette attache avec sa ville natale est important. Particulièrement avec ce Nord-Ouest londonien auquel elle a, en 2012, consacré un roman (NW, en référence au code postal ; en français, Ceux du Nord-Ouest, Gallimard, 2014) et où se trouve sa petite maison, à mi-distance de Kilburn et de Queen’s Park.
« On va monter, les enfants sont partis faire un tour avec leur père », propose-t-elle en faisant allusion à Nick Laird, le romancier et poète irlandais qui partage sa vie depuis leurs années à Cambridge. Elle écrivait déjà à l’époque et, encore étudiante, fut tout de suite repérée pour son premier roman, White Teeth (Sourires de loup, Gallimard, 2001), qui fit d’elle, en 2000, la nouvelle star de la littérature anglophone. Une littérature à son image, jeune, cultivée, pleine de sève, polyphonique et métissée. Dix-huit ans plus tard paraît son cinquième roman traduit, Swing Time, sorti en 2016 en version originale (traduit de l’anglais par Emmanuelle et Philippe Aronson, Gallimard, 472 p., 23,50 €).
Smith porte une longue robe verte. Mais pas l’habituel turban dont elle a presque fait sa marque de fabrique et qui lui donne l’allure altière d’une Néfertiti. « Au début, je le mettais pour gagner du temps le matin et puis c’est devenu un symbole, un salut aux ancêtres africains. Après tout, il y a sans doute plus de femmes dans le monde qui ont la tête couverte que l’inverse. Et j’aime bien être des leurs. »

Dans son bureau rouge, plusieurs bibliothèques. Près du divan, un livre du Norvégien Karl Ove Knausgaard et un portrait de sa mère, d’origine jamaïcaine, à qui est dédié Swing Time.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Un passager très agité a tenté d’entrer dans le cockpit pour faire demi-tour. Il a été plaqué au sol par l’ancien champion, qui a ensuite détaillé son acte de bravoure.
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L’ex-boxeur français Tarik Sahibeddine maîtrise un déséquilibré sur un vol Munich-Paris

Un passager très agité a tenté d’entrer dans le cockpit pour faire demi-tour. Il a été plaqué au sol par l’ancien champion, qui a ensuite détaillé son acte de bravoure.



LE MONDE
 |    26.08.2018 à 12h01
   





                        


« Tarik Sahibeddine ce héros ! » C’est ainsi que le journaliste indépendant Arnaud Romera résume l’histoire. Dans la nuit de jeudi 23 à vendredi 24 août, à bord d’un vol Lufthansa reliant Munich à Paris, l’ancien boxeur — double champion de France des poids welters et vice-champion de France des super-plumes — a réussi à maîtriser à passager très agité qui a tenté de s’introduire dans le cockpit, raconte Franceinfo.

Tarik Sahibeddine ce héros! Sur le vol retour de Munich, l’ancien boxeur maîtrise en plein vol un forcené qui cherc… https://t.co/jac1MPwgjn— Arnaud_Romera (@Arnaud Romera)


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Le service d’information et de communication de la police nationale (Sicop) a confirmé au site d’information que l’homme avait été interpellé une fois l’avion atterri à Roissy-Charles-de-Gaulle. L’ancien sportif de haut niveau a ensuite détaillé son acte de bravoure aux policiers. Il était assis avec sa femme lorsqu’il a entendu une altercation entre un passager et le personnel navigant. « Un homme était en train de provoquer l’équipage en réclamant un deuxième verre d’alcool. Le chef de cabine commençait à hausser le ton alors que l’homme refusait de s’asseoir », rapporte Tarik Sahibeddine.
« Je ne réfléchis pas, je le plaque et je le ceinture »
Ensuite, la situation dégénère rapidement . L’individu, « très agressif  », suit le chef de cabine vers le cockpit et commence à l’insulter. C’est à ce moment-là que l’ancien boxeur décide d’intervenir. Dans un premier temps, Tarik Sahibeddine essaye de le raisonner, mais il « avait une attitude incohérente, comme un fou ». L’individu, qui dit avoir des amis à Munich, demande à faire demi-tour et menace de s’en occuper lui-même. « D’un coup, il se lève et se dirige vers le cockpit. Là, je ne réfléchis pas, je le plaque et je le ceinture. On parvient à le maîtriser », raconte le retraité des rings.
Tarik Sahibeddine et l’équipage le traînent ensuite au sol et l’attachent sur l’un des sièges. « Tout le monde était soulagé : beaucoup pensaient que c’était un terroriste. J’ai été applaudi, les gens sont venus me remercier », ajoute l’ancien boxeur, qui se souviendra sans doute longtemps de ce voyage pour le moins mouvementé.



                            


                        

                        

