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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Les universités d’été des partis politiques sont-elles sur le déclin ? Rémi Lefebvre, professeur de science politique, assure qu’elles participent d’une forme d’« informatisation » de la vie politique.
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« Les universités d’été sont devenues la caisse de résonnance des conflits internes »

Les universités d’été des partis politiques sont-elles sur le déclin ? Rémi Lefebvre, professeur de science politique, assure qu’elles participent d’une forme d’« informatisation » de la vie politique.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 15h19
    |

                            Julie Clarini








                        



                                


                            
Depuis quelques années, les universités d’été des partis politiques revoient leur organisation à la baisse, quand elles ne disparaissent pas tout simplement. Quand ont-elles été inventées et pour quelles fonctions ?
On doit la première université d’été aux jeunes giscardiens qui organisent en août 1975, à Montpellier, trois semaines de formation de 400 jeunes, en présence de responsables nationaux comme Jean-Pierre Soisson ou Jean-Pierre Raffarin. L’objectif est alors principalement de former les futurs cadres de l’organisation, de leur apprendre à « parler aux Français » et de donner une image d’ouverture et de modernité à des partis déjà discrédités. Les universités d’été vont se généraliser à l’ensemble des partis (le RPR en 1983, le PS en 1993 après la débâcle des élections législatives et une première dynamique de « rénovation », le PCF en 1998…), mais aussi aux organisations (le Medef, La Manif pour tous…).
Avec leurs forums, débats, ateliers en présence d’universitaires, elles sont censées donner à voir le parti comme un intellectuel collectif. Avec le temps, la fonction de formation des militants a laissé peu à peu la place à une fonction de médiatisation et de communication autour de la marque partisane. La vie ­politique se scénarisant autour de séquences, les universités d’été des partis rendent manifeste l’ouverture de la « rentrée politique » avec son cortège de prises de parole et de positions. Cet événementiel partisan constitue une forme de sas entre la trêve estivale et la reprise de la vie politique, marqué par une forme de relâchement (vestimentaire notamment) qui permet une parole plus libre et (faussement) spontanée des dirigeants. Les universités d’été participent à ce titre d’une forme d’« informatisation » de la vie politique.
Pendant une vingtaine d’années, elles ont été un rendez-vous important pour les militants, les cadres et les journalistes. Que venaient chercher les uns et les autres ?
Autour...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Céline Poulet, chargée des personnes en situation de handicap à la Croix-Rouge, est nommée secrétaire générale du comité interministériel du handicap.
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L’exécutif nomme une nouvelle coordinatrice pour ses politiques du handicap

Céline Poulet, chargée des personnes en situation de handicap à la Croix-Rouge, est nommée secrétaire générale du comité interministériel du handicap.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 11h22
   





                        


Le gouvernement a nommé Céline Poulet au poste de secrétaire générale du comité interministériel du handicap (CIH), selon un arrêté publié vendredi 24 août au Journal officiel.
Mme Poulet, actuellement déléguée nationale aux personnes en situation de handicap à la Croix-Rouge française, succèdera le 1er septembre à Etienne Petitmengin, qui prend sa retraite après avoir occupé la fonction depuis octobre 2015.
Elle « sera chargée de coordonner l’ensemble des actions gouvernementales menées en faveur des personnes handicapées et de suivre la mise en œuvre des décisions prises par le comité interministériel du handicap », a écrit Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées, dans un communiqué.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Sophia Chikirou, ancienne directrice du pure player, doit jouer un rôle dans la campagne européenne du mouvement populiste de gauche.
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La crise au « Média » inquiète La France insoumise

Sophia Chikirou, ancienne directrice du pure player, doit jouer un rôle dans la campagne européenne du mouvement populiste de gauche.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 10h22
    |

            Abel Mestre (Marseille, envoyé spécial)








                        


Un spectre hante l’université d’été de La France insoumise (LFI) : la crise au Média. Depuis que les principaux dirigeants de ce pure player (Sophia Chikirou, ex-conseillère de communication de Jean-Luc Mélenchon ; le psychanalyste Gérard Miller et l’entrepreneur Henri Poulain) s’écharpent sur les réseaux sociaux, les dirigeants insoumis se tiennent prudemment à l’écart. Pas question pour eux d’intervenir dans une crise « qui ne les concerne pas ». Pas sûr, pour autant, que cette position soit tenable très longtemps. En effet, en annonçant son départ de la direction de la télé en ligne au début de l’été, Mme Chikirou a indiqué qu’elle rejoignait La France insoumise dans le cadre de la campagne pour les élections européennes en mai 2019.

        Lire aussi :
         

                Au « Média », le grand déballage se poursuit



Cette arrivée inquiète plusieurs dirigeants de La France insoumise qui craignent que la crise au Média parasite la campagne. Surtout, la façon dont a été décidé le retour de Mme Chikirou laisse perplexe Charlotte Girard, qui fera partie du binôme en tête de la liste insoumise avec Manuel Bompard. « J’ai une crainte de parasitage de la campagne, c’est vrai. Son arrivée n’a jamais été discutée, son poste n’est pas encore fixé », explique la responsable du programme de LFI. « Cela n’a pas été discuté, je ne sais pas où cette décision a été prise », confirme une figure de LFI. Un fin connaisseur du mouvement avance : « On est nombreux à dire à Jean-Luc Mélenchon qu’il faut trancher et vite. Il y a une pression pour lui dire de faire attention. »
« Sophia Chikirou garde toute notre confiance »
M. Bompard, ne partage pas cette version, indiquant que Mme Chikirou « supervisera la communication du volet européen de la campagne » : « On en a parlé tous ensemble. La discussion a eu lieu quand on a commencé à réfléchir sur la campagne. On a décidé qu’il y ait un volet européen et un volet national. La nommer à ce poste est la meilleure décision, insiste-t-il. Sophia a fait les campagnes de Jean-Luc Mélenchon mais aussi celles de Bernie Sanders aux Etats-Unis et d’Andres Manuel Lopez Obrador au Mexique. Ce qu’il se passe au Média ce n’est pas notre problème. Les bisbilles internes ne sont pas des motifs suffisants pour ne pas lui confier une telle mission. » 
Le député du Nord Adrien Quatennens a, de son côté, assuré que Mme Chikirou « gardait toute [leur] confiance » et qu’elle était « la meilleure candidate pour la tâche qui lui a été confiée ». Contactée, Sophia Chikirou n’a pas répondu à nos sollicitations. Elle doit venir samedi aux amFis (nom officiel de l’université d’été de La France insoumise) qui se réunissent à Marseille jusqu’au dimanche 26 août.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Pour la rentrée de son mouvement, Libres !, la présidente de la région Ile-de-France défend sa propre ligne au sein du parti et veut prouver que son influence croît au-delà de sa région.
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A Brive, Valérie Pécresse tente de rassembler les militants de LR opposés à Wauquiez

Pour la rentrée de son mouvement, Libres !, la présidente de la région Ile-de-France défend sa propre ligne au sein du parti et veut prouver que son influence croît au-delà de sa région.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 08h56
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 10h00
    |

            Olivier Faye (Brive-la-Gaillarde (Corrèze), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Ici, c’est la Corrèze. Pour sa rentrée, vendredi 24 août, à Brive-la-Gaillarde, Valérie Pécresse a posé le chapiteau de son mouvement, Libres !, au milieu de la verdure du parc des Perrières. Les uns y débattent agriculture ; les autres réveillent le souvenir du « petit père » Henri Queuille, une des gloires locales, président du Conseil sous la IVe République. Tous, surtout, et en particulier la présidente de la région Ile-de-France, convoquent la mémoire de Jacques Chirac – qui traînait plutôt ses guêtres de député du côté d’Ussel, mais qu’importe. « La pensée de Chirac est d’actualité, il a théorisé qu’il ne pouvait pas y avoir de fracture entre l’urbain et le rural », martèle Mme Pécresse. Comprendre : contrairement à son concurrent au sein de la droite, Laurent Wauquiez, le président du parti Les Républicains (LR), qui n’a de cesse de s’en prendre au « président des villes » Emmanuel Macron et à sa supposée « haine de la province ».

Après avoir lancé Libres !, il y a un an, en banlieue parisienne, à Argenteuil (Val-d’Oise), l’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy veut maintenant prouver que son influence dépasserait les frontières de sa région : « Avec cette rentrée, nous voulions ancrer Libres ! dans les territoires. C’est un mouvement national. » La preuve, Christian Estrosi a même fait le déplacement depuis sa ville de Nice pour soutenir la « formidable » Valérie Pécresse au cœur de cette « France profonde ». Brive, capitale d’un jour de la droite anti-wauquiéziste. M. Estrosi a fondé, en 2017, son propre mouvement, La France audacieuse, et se montre volontiers conciliant à l’égard d’Emmanuel Macron. Beaucoup moins envers M. Wauquiez. A la tribune, il a lancé un avertissement cinglant : « Si certains pensent reconstruire notre mouvement en utilisant les mêmes méthodes, le même type de gouvernance, le même mépris des militants, la même centralisation bureaucratique,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Le président du parti Les Républicains fait sa rentrée, dimanche, en Haute-Loire.
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Wauquiez, en chef contesté d’une famille éclatée

Le président du parti Les Républicains fait sa rentrée, dimanche, en Haute-Loire.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 08h49
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            

Pendant sa campagne pour la présidence du parti Les Républicains (LR), en 2017, Laurent Wauquiez avait promis de réhabiliter un mot cher à la tradition gaulliste : le compagnonnage. En clair, de redonner l’envie aux militants, aux cadres, aux élus de LR, successeurs plus ou moins lointains du RPF, de l’UDR ou du RPR, de s’engager par esprit de corps plus que par fanatisme idéologique ; par fidélité au chef et goût des batailles partagées, plutôt que par ambition personnelle. « J’ai fait le choix de consacrer mon énergie au collectif et à la reconstruction de notre famille politique », assure-t-il dans un entretien au Figaro du 25 août. Une gageure que le jeune président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, 43 ans, qui effectue sa rentrée, dimanche 26 août, à l’occasion de sa traditionnelle ascension du mont Mézenc (Haute-Loire), n’atteint pas pour l’heure. Faute, certes, de ne pas encore avoir eu l’occasion de mener ses troupes lors d’une joute électorale, véritable ciment pour la construction de tout leadership. Faute, surtout, pointent ses détracteurs comme ses soutiens, de négliger sa présence dans les médias ou les fédérations de LR, et d’exercer un pouvoir jugé par certains « solitaire » et sans « affect ».
Depuis qu’il dirige sa famille politique, l’ancien maire du Puy-en-Velay multiplie pourtant les espaces de débat au sein de LR. Tous les mardis matin, il réunit la direction du parti et ouvre la discussion concernant l’actualité de la semaine. En plus du classique bureau politique, un comité stratégique, dirigé par le président du Sénat, Gérard Larcher, et un comité des sensibilités, animé par le vice-président de LR, Jean Leonetti, ont par ailleurs été créés. Mais le cœur des décisions ne se trouve pas là. Les réunions du bureau politique, désormais, servent à trouver des angles d’attaque contre Emmanuel Macron, à écouter les interventions techniques de Michèle Alliot-Marie, d’Eric Woerth ou de Guillaume Larrivé....




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ A deux ans des élections municipales, les défections d’édiles n’ont jamais été aussi nombreuses.
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Ces maires qui démissionnent en série

A deux ans des élections municipales, les défections d’édiles n’ont jamais été aussi nombreuses.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 08h35
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 08h47
    |

                            Daryl Ramadier








                        



                                


                            

« Arrive un moment où on en a ras le bol. » Après dix ans de mandat, Véronique Prézot a décidé qu’il était temps d’arrêter. La voix émue, la maire de Bosc-Bérenger, petite commune de 179 habitants en Seine-Maritime, raconte pourquoi elle vient de rendre son écharpe. Elue en mars 2008, reconduite en 2014, cette retraitée de la fonction publique assure s’être présentée « pour participer à la vie du village, œuvrer pour ses habitants ». « Mon premier mandat s’est bien passé, poursuit-elle. Mais plus ça va, plus on a des contraintes. » Usée par les lourdeurs inhérentes à la fonction, elle a jeté ses dernières forces au début de l’année pour tenter de sauver l’école de Bosc-Bérenger. L’éducation nationale avait programmé la fermeture de l’établissement, exposé à un manque d’effectifs. Pour l’édile, ce fut un coup de grâce. « Les enfants y étaient heureux, l’activité de l’école rythmait la vie communale, se désole-t-elle. Le village sera triste à la rentrée. » Quoi qu’il en soit, elle n’en sera plus aux commandes. Elle avait promis de se retirer si la fermeture venait à aboutir ; ses fonctions ont pris fin en juillet.
Le cas de Véronique Prézot n’est pas isolé. Depuis 2014, les démissions de maires se chiffrent à 1 021 – en tenant compte de la mise en place du non-cumul des mandats. Presque deux fois plus que lors de la précédente mandature (2008-2012). L’Association des maires de France (AMF), qui est en train de recenser les départs et démissions, s’attend à un constat similaire. « Dans les conseils municipaux, on baisse les bras parce qu’on n’avance plus. On arrive avec plein d’idées et on ne peut rien faire », s’agace le maire de Suippes (Marne), Jean-Raymond Egon.
Lorsqu’ils sont questionnés sur les difficultés liées à leurs mandats, les élus se lancent dans une longue énumération. De l’aveu général, la somme de ces mécontentements mène à un « sentiment d’impuissance, d’essoufflement »....




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Le gouvernement français compromet sa propre stratégie nationale contre l’importation de produits qui concourent à la déforestation, s’indigne Clément Sénéchal, chargé de campagne à Greenpeace France, dans une tribune au « Monde ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 24/08/2018
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Déforestation : « Le gouvernement doit définir des règles et les appliquer fermement »

Le gouvernement français compromet sa propre stratégie nationale contre l’importation de produits qui concourent à la déforestation, s’indigne Clément Sénéchal, chargé de campagne à Greenpeace France, dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 06h32
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 10h43
    |

Clément Sénéchal (Chargé de campagne et porte-parole de Greenpeace France)







                        



                                


                            

Tribune. Il y a plus d’un an, le 6 juillet 2017, la France se dotait d’un plan Climat avec, parmi ses objectifs, celui de lutter contre la déforestation importée. Ce terme désigne la part des produits que nous importons de différentes régions du monde et qui contribuent à la déforestation dans les pays dont ils proviennent. La déforestation représente entre 12 % et 15 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (une part proche de celle du secteur des transports). La France est directement concernée, du fait qu’elle importe de nombreuses matières premières et produits transformés associés à la déforestation : bois, huile de palme, soja, cacao, café, caoutchouc…

Avec des mois de retard, une première mouture de la Stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée (SNDI) a enfin été proposée, le 3 juillet, par le gouvernement, et une version finale est attendue pour la rentrée. Malheureusement, en l’état, ce texte condense tous les vices classiques des tentatives écologiques en milieu ultralibéral, pour aboutir in fine à une démission lamentable de la puissance publique.
Un problème global
Pour commencer, la SNDI vise l’horizon 2030. La France s’est pourtant engagée auprès de l’ONU à mettre un terme à la déforestation en 2020 (c’est l’Objectif de développement durable n° 15). Pourquoi, alors, repousser l’échéance ? Cela revient à dissoudre le sens de l’urgence, en repoussant la résolution du problème. C’est aussi se défausser de ses responsabilités : Nicolas Hulot sera-t-il encore ministre dans douze ans, quand il faudra rendre des comptes ?
La stratégie nationale souhaite encourager la « finance verte », mais refuse d’interdire ou même de pénaliser la finance dite « brune », celle qui porte atteinte à l’environnement
Autre exemple : la SNDI ne vise qu’un certain nombre de matières premières et en laisse d’autres de côté, comme… le bois, mais aussi le colza, le café, le coton, le cuir, etc. A quoi...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Symbole fort : aucun des anciens adversaires du congrès du premier secrétaire, Olivier Faure, n’assistera à son discours de clôture samedi.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤                     
                                                

A La Rochelle, le doute et les divisions planent sur l’université d’été du PS

Symbole fort : aucun des anciens adversaires du congrès du premier secrétaire, Olivier Faure, n’assistera à son discours de clôture samedi.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 20h48
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 07h27
    |

                            Astrid de Villaines








                        


« Avant, c’était le Festival de Cannes ! », se souvient un journaliste local. « Ça grouillait, c’était tellement festif ! », abonde Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice socialiste. Cette année à La Rochelle, l’ambiance n’est plus celle des grands jours « où l’on voyait Strauss-Kahn, Aubry et Hollande et qu’on était trois mille », termine Stéphane Le Foll, sans nostalgie.
Comme depuis 2016, le Parti socialiste n’organise plus de rendez-vous de rentrée pour ses militants, mais un séminaire de formation pour ses élus. Les ateliers concoctés par la Fédération nationale des élus socialistes et républicains (FNESR) se tiennent à huis clos, mais le premier secrétaire du parti, Olivier Faure, assure que « les élus échangent des bonnes pratiques », et que le rendez-vous des militants reviendra l’année prochaine.
« C’est toujours un plaisir de revenir à La Rochelle, mais il est vrai que beaucoup sont encore sonnés par la défaite, certains dans les fédérations veulent encore croire à Macron, et les finances ne sont pas au rendez-vous », analyse le premier secrétaire en bonne forme, malgré les nombreuses critiques qui viennent des autres courants du Parti socialiste.

        Notre article sur l’absence de François Hollande
         

          à l’université d’été du PS à La Rochelle



« Il faut faire de la politique maintenant ! »
Quatre mois après l’élection au poste de premier secrétaire d’Olivier Faure, les ténors du parti qui lui laissaient au départ « le temps de s’installer » commencent à s’impatienter. « Il faut faire de la politique maintenant ! », lance Stéphane Le Foll à la terrasse d’un café devant le port. « Quel été ! », regrette Marie-Noëlle Lienemann, évoquant pêle-mêle le retour de François Hollande, auquel elle ne croit pas, « la mauvaise idée de la candidature de Paul Magnette pour humilier Julien Dray » et la tribune sur l’Aquarius signée par le premier secrétaire avec des personnalités du PS sans y avoir associé les sénateurs.

        Notre analyse :
         

          Olivier Faure, premier secrétaire dans la tourmente



« C’est le folklore de La Rochelle », relativise M. Faure, qui renvoie ceux qui portent la critique à leur défaite au congrès. « C’est difficile pour eux de dire que tout est formidable. Tout n’est pas formidable, mais on est en train de retrouver notre capacité de travail », assure le député de Seine-et-Marne, avant de concéder qu’il préférerait « que ça aille plus vite. Je sais bien qu’au final on dira que je suis le seul responsable, mais il faut jouer collectif ! », répète-t-il inlassablement.
Pourtant, ce n’est pas l’esprit qui règne dans les rangs socialistes. Le chef de l’aile gauche, Emmanuel Maurel, brille par son absence, et son possible rapprochement de La France insoumise est sur toutes les lèvres. Le député européen a invité Jean-Luc Mélenchon à l’université de rentrée de son club, Nos causes communes, et doit participer aux amphis d’été de La France insoumise, samedi à Marseille. 
« S’ils ne veulent plus de cette ligne, il y a Mélenchon ! »
« Il est temps de donner une ligne, on ne peut plus continuer comme ça », analyse froidement Marie-Noëlle Lienemann, de l’aile gauche, qui plaide pour que M. Maurel mène la liste des européennes du PS. « Cela permettrait un vrai rebond, et Maurel n’a pas le couteau entre les dents », justifie-t-elle.
L’option ne semble pas convaincre le premier secrétaire. « Ce sont les militants qui trancheront s’il n’y a pas de consensus », dit-il. Une façon de renvoyer M. Maurel à son score du congrès d’Aubervilliers, où il était arrivé à la troisième place avec 18,98 % des voix. « S’il est capable de se mettre dans l’idée que nous sommes un parti politique et qu’il faut respecter le chemin majoritaire, dans ce cas-là, il aura toute sa place », insiste, fermement, le premier secrétaire.

        Notre reportage au congrès d’Aubervilliers :
         

          les socialistes veulent « relever la tête »



« Qu’ils soient majoritaires sans moi », répond Mme Lienemann, en l’absence de son ami M. Maurel, avec qui elle n’exclut pas de créer un parti politique « pour tenir le flambeau du socialisme », et de conclure un accord programmatique avec Jean-Luc Mélenchon en vue des élections européennes de 2019.
« Le problème du PS aujourd’hui, c’est qu’on traîne avec des gens qui ne sont pas à l’aise avec la ligne politique du parti, c’est problématique », dit Stéphane Le Foll, devant une bière pression. « S’ils ne veulent plus de cette ligne, il y a Mélenchon ! », s’emporte l’ancien ministre de l’agriculture, avant de citer Lionel Jospin : « Ils veulent l’idéal révolutionnaire dans le confort de la social-démocratie. »
« A gauche, personne n’est audible »
Olivier Faure préfère se concentrer sur son discours de clôture, prévu samedi à la mi-journée. Il présentera « les grandes étapes qui attendent [les socialistes], les européennes et les municipales ». Nul doute qu’il devrait continuer d’égratigner la politique d’Emmanuel Macron, lui qui pense qu’« il faut réveiller cette France qui a rêvé d’un nouveau Mendès, et qui a eu à la place Alain Juppé ou François Fillon ».
Le successeur de Jean-Christophe Cambadélis trace sa route, porté par la légitimité qu’il tire des militants et de son score au congrès d’avril (49,75 % au premier tour). Il ignore le rendez-vous de La France insoumise, qui rassemble trois mille cinq cents personnes à Marseille au même moment, et appelle chacun à la modestie : « A gauche, personne n’est audible. Ce n’est pas parce qu’on fait du bruit qu’on est audible », lance-t-il à l’intention de Jean-Luc Mélenchon, avant de rappeler : « Au second tour de la présidentielle, il n’y avait pas de candidat de gauche. Tous ensemble on est à peine à 25 %. »
Mais celui qui se voulait « le candidat du rassemblement » prononcera son discours sans la présence de ses anciens adversaires du congrès : Luc Carvounas est à un mariage ; Emmanuel Maurel, à Marseille ; et Stéphane Le Foll participe, « comme chaque année », aux comices agricoles de Loué, dans la Sarthe. Le rassemblement de la famille socialiste attendra.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ « Macron a dit qu’il fallait venir le chercher, ces élections sont l’occasion de le faire », résume Manuel Bompard, directeur des campagnes du mouvement.
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La France insoumise veut faire des élections européennes un « référendum anti-Macron »

« Macron a dit qu’il fallait venir le chercher, ces élections sont l’occasion de le faire », résume Manuel Bompard, directeur des campagnes du mouvement.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 14h32
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 17h34
    |

            Abel Mestre (Marseille, envoyé spécial)








                        



   


« La question est simple : stop ou encore ? » Manuel Bompard, directeur des campagnes de La France insoumise (LFI), ne cache pas l’objectif de son mouvement : faire de l’élection européenne de mai 2019 un « référendum anti-Macron » et arriver en tête le soir du vote. 
« Ce scrutin est le premier test national pour le pouvoir, c’est l’opportunité pour les Français de donner leur point de vue », a continué l’homme fort de LFI lors d’une conférence de presse, vendredi 24 août au matin, entouré des députés Adrien Quatennens (Nord) et Mathilde Panot (Val-de-Marne), de Leïla Chaibi, coordinatrice du pôle auto-organisation et de Coline Maigre, responsable du programme des universités d’été. « Macron a dit qu’il fallait venir le chercher, ces élections sont l’occasion de le faire. Il faut prendre le bulletin de vote comme une arme, un outil, contre sa politique injuste et inefficace. »
Un tract a également été édité, incitant à l’inscription sur les listes électorales pour « faire payer » au président de la République son « mépris du peuple ». « Macron achève la politique de Nicolas Sarkozy et de François Hollande, complète Adrien Quatennens. Notre bilan ridiculise ceux et celles qui veulent faire croire que l’on est un groupe folklorique. La France insoumise est prise au sérieux, comme un grand mouvement populaire. »

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Pour La France insoumise, ce discours présente un avantage certain : faire du scrutin européen un face-à-face avec La République en marche (LRM), en se présentant comme la seule alternative possible face à « l’Europe de Merkel-Macron » et comme le pivot de l’opposition à la politique d’Emmanuel Macron. C’est en considérant cela qu’il faut voir la venue de deux députés Les Républicains, Olivier Marleix et Marianne Dubois, aux « amFIs d’été » (nom officiel des universités d’été des insoumis).
Avec des élus invités ce week-end — du Nouveau Parti anticapitaliste à la droite en passant par le Parti socialiste et le Parti communiste français —, LFI devient un creuset des oppositions. Cette démarche cadre avec la pensée du populisme de gauche, qui entend dépasser les clivages anciens, ne plus chercher à unir la gauche mais à « fédérer le peuple ».
Coalition des contestations
« La France insoumise n’a pas proposé qu’aux partis d’opposition de venir, mais aussi à La République en marche, tient à préciser Mme Panot. Ils ont un problème de sectarisme et ne veulent pas discuter. La majorité parlementaire est une majorité qui refuse de discuter. »
En attendant cette coalition des contestations, LFI cherche tout de même à faire venir sur sa liste (où treize places sont encore vacantes) des transfuges d’autres partis. Actuellement dans leur viseur, le socialiste Emmanuel Maurel. Le chef de file de l’aile gauche du PS, qui a réuni plus de 18,8 % des suffrages lors du dernier congrès socialiste, sera présent à ces amphis d’été. Et Jean-Luc Mélenchon assistera aux universités de rentrée du club de M. Maurel, Nos causes communes, au début de septembre à Marseille. 
« Il y a un groupe au sein du PS qui a des orientations proches des nôtres, notamment sur l’Europe. Tous ceux qui partagent nos analyses sont les bienvenus. En tout cas, ils seront plus à leur place ici que sur une liste menée par Pierre Moscovici », estime M. Bompard.

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Pour la deuxième année, La France insoumise se réunit jusqu’au 26 août, au palais des congrès Marseille Chanot. Et le programme est plutôt chargé pour les 3 500 militants qui y sont attendus. Environ 150 ateliers sont prévus (répartis en onze parcours thématiques), et 154 intervenants doivent prendre la parole. Les thèmes sont divers : Europe, ruralité, culture, « conférences gesticulées », éducation populaire, stratégie, formation.
Jean-Luc Mélenchon prononcera son discours samedi en fin de journée. Vendredi soir, une « déambulation festive » (une manifestation) aura eu lieu dans les rues de Marseille.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ En quatre ans, 2,3 millions de personnes ont choisi de quitter le pays, qui connaît une grave crise économique depuis 2014.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Après l’annulation de trois zones touristiques dans la capitale en avril, le gouvernement a redéfini leur périmètre afin de permettre aux commerces d’ouvrir le dimanche.
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Commerces : trois nouvelles zones d’ouverture dominicale à Paris

Après l’annulation de trois zones touristiques dans la capitale en avril, le gouvernement a redéfini leur périmètre afin de permettre aux commerces d’ouvrir le dimanche.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 12h34
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 13h07
   





                        



   


A Paris, trois nouvelles zones touristiques ont été définies par le gouvernement afin d’autoriser les commerces à ouvrir le dimanche, après l’annulation par le juge administratif, en avril, de trois zones touristiques internationales (ZTI). La première comprend l’avenue des Ternes, intégrée à la ZTI Champs-Elysées Montaigne. La deuxième, la ZTI Palais des Congrès, s’étend principalement autour de la porte Maillot. Ces nouveaux textes, publiés vendredi 24 août au Journal officiel, entreront en vigueur samedi.
Dans ces deux zones, les commerces pourront ouvrir le dimanche et le soir, jusqu’à minuit, sous réserve de la conclusion d’un accord avec les syndicats.
La troisième zone Bercy Saint-Emilion, englobant l’AccorHotels Arena et le centre Bercy Village, créée par arrêté préfectoral, bénéficiera, quant à elle, du statut « zone touristique ». Les commerces pourront également y ouvrir le dimanche, mais pas en soirée la semaine. Les commerces alimentaires devront fermer le dimanche après-midi.
Avis mitigé de la Mairie de Paris
« L’objectif était de trouver des solutions légales pour chaque ZTI ayant fait l’objet d’une annulation et de permettre l’ouverture dominicale des commerces concernés », a déclaré la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’économie, Delphine Gény-Stephann.
Selon Le Parisien, la Mairie de Paris a un avis mitigé sur la création de ces nouvelles zones : « cohérent » concernant la porte Maillot, en raison de la présence du Palais des Congrès, mais « négatif » sur la partie Ternes : « On estime que, dans cette rue qui comprend la Fnac, l’ouverture le dimanche peut avoir un impact négatif sur les riverains et sur certaines librairies de quartier. »
Une vingtaine de ZTI sont actuellement en activité, dont plus de la moitié à Paris. Des discussions sont en cours pour en créer une nouvelle dans le quartier d’Odéon - Saint-Michel, au cœur de la capitale.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ L’ambitieux porte-parole du Parti socialiste participe à une table ronde aux universités d’été de La France insoumise, au risque de faire grincer des dents chez ses camarades.
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Boris Vallaud, l’« insoumis » du PS

L’ambitieux porte-parole du Parti socialiste participe à une table ronde aux universités d’été de La France insoumise, au risque de faire grincer des dents chez ses camarades.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 10h43
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 06h39
    |

                            Astrid de Villaines








                        



                                


                            

« Je suis très bien au Parti socialiste. » Comme s’il avait besoin de se justifier, Boris Vallaud précise d’emblée qu’il ne va pas « faire allégeance » à La France insoumise en participant à une table ronde intitulée « Qu’est-ce que le peuple aujourd’hui ? » lors des universités d’été du mouvement de Jean-Luc Mélenchon, vendredi 24 août, mais bien « montrer [ses] désaccords ».
A 43 ans, le député socialiste des Landes est l’une des figures montantes de ce qu’il reste de la gauche à l’Assemblée nationale. Héritier de la circonscription historique d’Henri Emmanuelli, figure du PS et de son aile gauche, il avait mis plus de deux ans à accepter la proposition de l’ancien secrétaire d’Etat de François Mitterrand, qui le repère lors de son passage à la préfecture de Mont-de-Marsan (2006-2008) et le désigne comme son successeur en 2013.
« Je n’ai pas cédé à une envie, mon envie serait d’être cuisinier, peut-être que je le ferai un jour d’ailleurs, mais, quand on peut être utile, il faut le faire », détaille Boris Vallaud, qui concourait au suffrage universel pour la première fois en juin 2017. Passé par le cabinet du ministère du redressement productif d’Arnaud Montebourg (2012-2014) et par l’Elysée comme secrétaire général adjoint (2014-2016) sous François Hollande, le député Nouvelle Gauche l’emporte de justesse (50,75 %) et se fait très vite classer par la presse parmi « les députés qui vont compter ».

« Je suis loyal »
Il vote « contre » la confiance à Edouard Philippe quand la plupart des membres de son groupe s’abstiennent, et émerge dès le mois de septembre en s’opposant aux ordonnances visant à réformer le code du travail. « J’ai tout de suite vu quelqu’un qui, malgré ses fonctions à l’Elysée, était très politique avec des idées clairement à gauche », loue le député de la Loire et ex-frondeur Régis Juanico. Beaucoup se demandent comment il a pu succéder à son camarade...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Les professionnels du monde médico-social se désolent de ne pas être entendus par le gouvernement dans la lutte contre l’addiction à l’alcool.
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Le lobby de l’alcool s’invite dans le débat sur la santé

Les professionnels du monde médico-social se désolent de ne pas être entendus par le gouvernement dans la lutte contre l’addiction à l’alcool.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 09h36
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 12h37
    |

            François Béguin et 
Laurence Girard








                        



                                


                            

Depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Elysée, en mai 2017, la filière viticole vole de victoire en victoire, entraînant dans son sillage les lobbys de la bière, des spiritueux et des vins d’apéritif, qui pour la première fois présentent un front uni pour défendre leurs intérêts.
Dès les premiers jours du quinquennat, le ton est donné, avec la nomination au poste de conseillère agriculture à l’Elysée d’Audrey Bourolleau, l’ancienne déléguée générale de Vin & Société, l’organisme chargé de défendre les intérêts de la filière. Son principal fait d’armes ? L’obtention, lors de l’examen de la loi santé en 2015, d’un nouveau détricotage de la loi Evin encadrant la publicité sur les boissons alcoolisées en France, avec la bénédiction du président de la République François Hollande, mais aussi de son ministre de l’économie… Emmanuel Macron.
Depuis l’accession de celui-ci à l’Elysée, il n’y a certes pas eu de nouvel accroc à cette loi, par ailleurs déjà bien malmenée au vu de l’omniprésence des publicités pour l’alcool. Mais la perspective s’éloigne chaque jour un peu plus d’un grand plan de lutte contre l’addiction à l’alcool, pourtant à l’origine de près de 50 000 morts par an en France. « Tant que je serai président, il n’y aura pas d’amendement pour durcir la loi Evin », annonce le chef de l’Etat le 22 février en marge du Salon de l’agriculture. « Moi, je bois du vin le midi et le soir. Je crois beaucoup à la formule de Pompidou : “N’emmerdez pas les Français’’ », ajoute-il, en s’adressant – notamment – aux 558 000 personnes travaillant dans le secteur du vin en France.

La ministre de la santé, Agnès Buzyn, ancienne président de l’Institut national du cancer (INCA), est, elle, séchement renvoyée dans ses cordes. Quelques jours plus tôt, elle avait cru pouvoir rappeler que le vin était un « alcool comme les autres ». Dans ce contexte, les professionnels de l’addictologie se désolent de ne pas être...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Baisse des dotations de l’Etat, suppression de la taxe d’habitation, réduction drastique du nombre d’emplois aidés… De plus en plus de maires de petites communes démissionnent, pointe le chercheur Luc Rouban dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤                     
                                                   
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« La révolte des maires de France »

Baisse des dotations de l’Etat, suppression de la taxe d’habitation, réduction drastique du nombre d’emplois aidés… De plus en plus de maires de petites communes démissionnent, pointe le chercheur Luc Rouban dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 10h03
    |

Luc Rouban (Directeur de recherche CNRS au Cevipof)







                        



                                


                            

Tribune. Le fait que les démissions de maires de petites communes se soient récemment multipliées, comme le montre l’enquête de l’AFP du 1er août, en dit long sur l’état de la décentralisation. Certes, le phénomène n’est pas nouveau, car on avait enregistré dès 2015 une vague de démissions, un an seulement après les municipales de 2014.
Ces élections avaient d’ailleurs été marquées non seulement par le fait que bon nombre de maires, notamment dans les petites communes rurales, avaient décidé de ne pas se représenter, mais aussi par une abstention record de 36,4 %, contre 33,5 % en 2008. Le local, surtout celui des ­petites communes, est clairement en crise.
Ces démissions s’expliquent par une accumulation de ­contraintes nouvelles : la baisse des dotations de l’Etat, la ­suppression de la taxe d’habitation, la réduction drastique du nombre d’emplois aidés, qui permettaient aux associations de fonctionner, ont rendu la mission des maires de banlieues comme celle des maires de communes rurales particulièrement difficile.
Le maire reste en effet le dernier maillon de la démocratie représentative, il incarne la politique au quotidien dans une relation étroite et souvent personnalisée avec ses administrés. Si les services d’urgence hospitalière ­ferment, si les travaux de voirie sont annulés ou retardés, si la délinquance ne régresse pas, il en est le seul responsable avec son équipe d’adjoints.
Fatigue, usure, sentiment de dépossession
Les maires démissionnaires font d’ailleurs tous état de leur fatigue, de leur usure, du sentiment de dépossession qui est le leur face aux restrictions budgétaires et au mécontentement des citoyens. Du reste, le baromètre de la confiance ­politique du Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof) du mois de janvier montre que le niveau de ­confiance que les enquêtés placent dans leur maire a singulièrement baissé, passant de 64 % à 55 % en un an. Le dernier bastion...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Le ministre des finances Scott Morrison a été désigné successeur de Malcolm Turnbull, à la suite d’une fronde au sein du Parti libéral au pouvoir.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤                     
                                                

Australie : un septième premier ministre en onze ans

Le ministre des finances Scott Morrison a été désigné successeur de Malcolm Turnbull, à la suite d’une fronde au sein du Parti libéral au pouvoir.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 07h55
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 11h18
   





                        



   


Pour la sixième fois en onze ans, l’Australie a changé de premier ministre, vendredi 24 août, Malcolm Turnbull ayant été renversé par des frondeurs de l’aile droite de son camp, le Parti libéral (centre droit). C’est Scott Morrison, un chrétien évangélique fervent âgé de 50 ans, à la tête du Trésor australien depuis septembre 2015, qui a été choisi lors d’un vote interne pour lui succéder. Un cinglant revers pour l’ex-ministre de l’intérieur Peter Dutton, qui avait mené en coulisses la rébellion contre le premier ministre.
M. Morrison, classé plus à droite que son prédécesseur modéré, est surtout connu pour son action à la tête du ministère de l’immigration, en 2013-2014, quand il avait lancé l’opération « Frontières souveraines » pour décourager les réfugiés d’arriver par la mer en Australie.
L’Australie mène une politique extrêmement dure contre les migrants, sa marine interceptant systématiquement les bateaux de clandestins, les renvoyant vers leur point de transit, le plus souvent l’Indonésie. Les réfugiés qui parviennent à gagner les rives australiennes sont, eux, placés indéfiniment dans des camps de rétention offshore en Papouasie - Nouvelle-Guinée ou à Nauru, qui sont régulièrement condamnés par les organisations de défense des droits de l’homme.

        Lire aussi :
         

                En Australie, le premier ministre Malcolm Turnbull sauve son poste en renoncant à ses engagements sur le climat



Excuses d’un ministre
C’est la politique de M. Turnbull contre le réchauffement climatique qui a fourni à ses rivaux l’occasion de l’écarter. Il a perdu le soutien de sa majorité à la suite de sa proposition d’inscrire dans la législation un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre. En 2009, il avait déjà été débarqué de la direction de son parti après avoir soutenu un système d’échange de quotas d’émissions.
Le premier ministre sortant a annoncé vouloir se retirer de la politique, ce qui implique l’organisation d’une élection partielle dans sa circonscription de Sydney. Un événement loin d’être anodin pour une coalition au pouvoir, dont la majorité ne tient qu’à un siège.
Depuis l’arrivée du travailliste Kevin Rudd en 2007 à la tête du gouvernement, après une décennie de règne du libéral John Howard, l’Australie a connu une valse des premiers ministres. Kevin Rudd a été renversé par la travailliste Julia Gillard en 2010, avant de reprendre le pouvoir en 2013, et de le céder à nouveau quelques mois plus tard lors des législatives à Tony Abbott, lui-même renversé par M. Turnbull.
Une instabilité qui suscite le ras-le-bol d’une partie de la population, au point qu’un ministre a jugé, vendredi, nécessaire de présenter ses excuses. « Australie, nous te devons des excuses », a déclaré sur Twitter Darren Chester, dont le Parti national est membre de la coalition au pouvoir. « Tu mérites mieux que beaucoup des choses qui ont été faites ces dix dernières années par notre Parlement fédéral. »

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Dans une tribune au « Monde », un groupe de scientifiques spécialistes de l’écologie estime qu’il y a désormais urgence à lutter contre l’érosion de la biodiversité, salue les engagements pris par le gouvernement et l’incite à les concrétiser.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤                     
                                                   
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Biodiversité : « Le gouvernement doit agir avec détermination »

Dans une tribune au « Monde », un groupe de scientifiques spécialistes de l’écologie estime qu’il y a désormais urgence à lutter contre l’érosion de la biodiversité, salue les engagements pris par le gouvernement et l’incite à les concrétiser.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 09h51
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. Chacun le comprend : nos sociétés ne peuvent rester passives devant l’ampleur de l’érosion actuelle de la biodiversité, son caractère multiforme et planétaire. Toute action individuelle en ce domaine, sans nul doute nécessaire, sera insuffisante. Une vision d’ensemble et une détermination politique sont seules à même d’aider à enrayer ce phénomène et à en atténuer les conséquences pour nos sociétés.
Devant la gravité des enjeux, nous attendions, en tant que scientifiques, un engagement fort de l’Etat. Au début de l’été, le 4 juillet, s’est réuni un conseil interministériel consacré à la biodiversité, suivi de la présentation, le lendemain, par Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique et solidaire, d’un plan décliné en plus de 90 projets.

Ces deux événements sans précédent répondent à notre attente : la préservation de la biodiversité y est clairement affichée comme une priorité nationale. Mais il ne faut pas se leurrer, les obstacles seront nombreux pour traduire ces engagements dans les faits. A tous les niveaux, aussi bien national que local, et dans tous les secteurs économiques, les associations de protection de la nature et les décideurs devront travailler ensemble pour faire de la biodiversité l’affaire de tous.
Des enjeux vitaux
Rappelons brièvement l’importance des enjeux : la biodiversité nous rend d’innombrables services. Les productions agricoles dépendent étroitement de la diversité microbienne des sols, de la résistance des variétés cultivées aux ravageurs et aux aléas météorologiques, de la bonne santé des populations de pollinisateurs. Les pêcheries reposent sur une intégrité des écosystèmes aquatiques. L’approvisionnement en eau de qualité dépend largement de la biodiversité, de la capacité des sols cultivés et de leurs abords à limiter la pollution jusqu’au fonctionnement des écosystèmes microbiens que constituent nos stations d’épuration.

A cela s’ajoutent de nombreuses...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ L’exécutif ne cache pas ses échanges  avec les lobbyistes.  Du côté de ces  « représentants d’intérêts », on se félicite d’un contact qui n’a jamais été aussi facile
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Article sélectionné dans La Matinale du 23/08/2018
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Entre Macron et les lobbys, une écoute assumée

L’exécutif ne cache pas ses échanges  avec les lobbyistes.  Du côté de ces  « représentants d’intérêts », on se félicite d’un contact qui n’a jamais été aussi facile



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 11h39
    |

            Cédric Pietralunga








                        



                                


                            

C’était devenu une des antiennes de la campagne présidentielle. « Emmanuel Macron n’a pas la colonne vertébrale ni la volonté » pour résister aux lobbys, s’époumonait en 2017 Benoît Hamon, alors candidat pour le Parti socialiste. « Macron n’a qu’un sujet, c’est plaire aux lobbys », abondait Yannick Jadot, éphémère tête de pont d’Europe Ecologie-Les Verts. Le candidat d’En marche ! avait eu beau, à l’époque, « prendre l’engagement de n’être tenu par personne » et se dire « libre » de tout intérêt, comme lors du débat télévisé avant le premier tour du scrutin, rien n’y a fait.
Surgi de nulle part ou presque, Emmanuel Macron traîne depuis son élection à l’Elysée la réputation d’être davantage perméable aux « représentants d’intérêts », l’appellation officielle des lobbys. Une étiquette héritée du passage dans le privé du futur chef de l’Etat, notamment au sein de la banque Rothschild, de 2008 à 2012. Mais qui est aussi alimentée par l’attitude « pro-business » assumée de l’exécutif, dans ses déclarations comme dans la politique menée depuis le début du quinquennat.
La réalité ? Beaucoup plus complexe, comme souvent. Fort de nouvelles pratiques, le président de la République assume d’avoir dans son entourage des personnes passées par le monde de l’entreprise ou ayant même travaillé pour des lobbys.
La conseillère à l’agriculture de l’Elysée, Audrey Bourolleau, dirigeait ainsi Vin & Société, un important organisme d’influence du monde viticole, avant de rejoindre la campagne d’Emmanuel Macron. Cédric O, autre conseiller du président, travaillait chez le groupe aéronautique Safran ; Claudia Ferrazzi, la conseillère culture, a débuté sa carrière chez Capgemini et au Boston Consulting Group… Des parcours divers mais qui alimentent aussi la suspicion : durant la campagne, Emmanuel Macron avait ainsi dû écarter le médecin hospitalier Jean-Jacques Mourad de son équipe de conseillers, après s’être rendu...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’économiste Liêm Hoang-Ngoc, chargé du chiffrage du programme économique de Jean-Luc Mélenchon lors de la campagne présidentielle, reproche au leader de LFI d’avoir joué, sur l’Europe, « la comédie du plan B ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 23/08/2018
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La France insoumise et le « retour de la vieille politique »

Dans une tribune au « Monde », l’économiste Liêm Hoang-Ngoc, chargé du chiffrage du programme économique de Jean-Luc Mélenchon lors de la campagne présidentielle, reproche au leader de LFI d’avoir joué, sur l’Europe, « la comédie du plan B ».



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 14h28
    |

Liêm Hoang-Ngoc (Ancien député (2009-2014) au Parlement européen)







                        



                                


                            
Tribune. Un spectre hante La France insoumise (LFI) : le spectre du débat démocratique, pour lequel elle n’est pas préparée. Les plébéiens demandent à leur tribun de clarifier ses discours : faut-il renoncer à « fédérer le peuple » et à appliquer la stratégie « plan A/plan B » pour changer l’Europe ?
La maxime « fédérer le peuple » est l’antithèse du traditionnel « rassembler la gauche ». Elle repose sur l’idée que les partis de l’ancienne gauche se sont discrédités en participant à des majorités ayant appliqué des politiques conformes aux textes ordolibéraux européens [l’ordolibéralisme fixe pour mission à l’Etat de créer les conditions d’une concurrence « libre et non faussée »].

C’est la raison pour laquelle LFI s’adressait, avec un succès naissant, au peuple français, et non aux partis de ladite « gauche ». Elle lui proposait d’abord de désobéir à ces textes pour appliquer le programme « l’Avenir en commun » dans le cadre de l’euro, en engageant un bras de fer pour obtenir une modification des textes incriminés. C’était le « plan A ». En cas de refus des autres Etats, un « plan B », impliquant une sortie de l’euro, voire de l’Union européenne, serait déclenché.
D’un point de vue rhétorique, l’épouvantail du plan B permettait de s’adapter à tous les auditoires. Pour rassurer les proeuropéens, le plan B était présenté comme la menace crédible obligeant les partenaires européens à accepter le plan A, afin d’éviter l’éclatement de la zone euro. Assimilant la souveraineté populaire à celle des Etats (l’existence d’un peuple européen étant jugée, pour l’heure, hypothétique), le plan A écartait toutefois la perspective d’une Assemblée constituante européenne, jadis défendue par le tribun.
Voilà également pourquoi une démocratisation des institutions, transitant par le renforcement du pouvoir du Parlement européen, au détriment de celui des Etats au Conseil – et donc de l’Allemagne –, n’était pas envisagée.
Un...



                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Le cinéaste, opposé à l’annexion de la Crimée par Moscou, est détenu en Russie, où il a cessé de s’alimenter depuis plus de cent jours.
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Russie : Pompeo exige de « libérer immédiatement » le cinéaste ukrainien Oleg Sentsov

Le cinéaste, opposé à l’annexion de la Crimée par Moscou, est détenu en Russie, où il a cessé de s’alimenter depuis plus de cent jours.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 23h03
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 07h42
   





                        


Le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, a exhorté jeudi 23 août son homologue russe, Sergueï Lavrov, à « libérer immédiatement » le cinéaste ukrainien Oleg Sentsov, en grève de la faim depuis plus de cent jours.
Oleg Sentsov, opposé à l’annexion de la Crimée par Moscou, est détenu en Russie, où il a cessé de s’alimenter le 14 mai. Washington estime qu’il s’agit d’un « prisonnier politique ». « Le secrétaire d’Etat a fait part de notre inquiétude au sujet de la santé de Sentsov et a exhorté la Russie à le libérer immédiatement ainsi que tous les prisonniers politiques ukrainiens », a déclaré la porte-parole de la diplomatie américaine, Heather Nauert.

        Lire aussi la tribune :
         

          « Il faut agir vite pour ne pas laisser Oleg Sentsov mourir »



Oleg Sentsov, 42 ans, n’est maintenu en vie que par les compléments alimentaires injectés par l’administration pénitentiaire russe. Il exige la libération de « tous les prisonniers politiques » ukrainiens emprisonnés en Russie.
En dépit des nombreux appels d’écrivains, d’acteurs ou de cinéastes occidentaux, Moscou a refusé jusqu’ici de céder, arguant des accusations de « terrorisme » lui ayant valu sa condamnation et assurant que le réalisateur devait demander une grâce pour obtenir sa remise en liberté, ce qu’il n’entend pas faire.
Oleg Sentsov a été condamné en 2015 à vingt ans de détention pour « terrorisme » et « trafic d’armes » à l’issue d’un procès qualifié de « stalinien » par Amnesty International et dénoncé par Kiev, l’Union européenne et les Etats-Unis. Les appels en faveur de sa libération se sont multipliés à l’occasion de son 100e jour de grève de la faim, mardi.

        Lire la tribune :
         

          « Oleg Sentsov peut mourir à chaque minute qui passe »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Le groupe a indiqué que « les acteurs engagés dans ce type d’opération d’influence sont en infraction avec nos politiques ».
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Google dit avoir bloqué des comptes d’une « opération d’influence » liée à l’Iran

Le groupe a indiqué que « les acteurs engagés dans ce type d’opération d’influence sont en infraction avec nos politiques ».



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 22h30
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 11h32
   





                        


Le groupe Google a fait savoir, jeudi 23 août, qu’il avait bloqué des chaînes sur YouTube, sa filiale, et plusieurs comptes liés à une campagne de désinformation liée à l’Iran. Des mesures similaires ont été prises par les réseaux sociaux Facebook et Twitter.
« Nous avons identifié et fermé un certain nombre de comptes liés à l’IRIB [Radio-Télévision de la République islamique d’Iran] après que nos équipes ont enquêté sur un éventail d’acteurs suspects liés à l’Iran », a expliqué Kent Walker, vice-président de Google, dans un communiqué. « Les acteurs engagés dans ce type d’opération d’influence sont en infraction avec nos politiques et nous avons rapidement retiré de tels contenus de nos services et fermé les comptes de ces acteurs. »

        Lire aussi :
         

                Facebook découvre de nouvelles « campagnes » de désinformation



Le géant américain, qui s’est adjoint les services de la société de cybersécurité FireEye dans ce dossier, a expliqué avoir bloqué « 39 chaînes YouTube qui ont eu au total 13 466 vues aux Etats-Unis » et avoir désactivé six comptes sur son service de blog Blogger et treize comptes sur son réseau social Google+. « En sus des renseignements reçus par FireEye, nos équipes ont enquêté d’une manière plus large sur des acteurs liés à l’Iran ayant pris part à cet effort » de désinformation, a ajouté Google.
L’importance de « l’opération d’influence » détectée par Google est cependant à relativiser. Outre le faible nombre de comptes détectés, les sites et comptes identifiés publiaient des messages favorables à l’accord sur le nucléaire iranien ou critiques d’Israël, mais ne tentaient pas, comme le faisaient les messages russes de la présidentielle 2016, de pousser des sujets de société clivants pour la société américaine. « L’opération » n’était donc comparable ni dans sa méthode, ni dans son ampleur, aux efforts de propagande russes.
Blocage d’attaques de « phishing »
Le groupe a informé les parlementaires américains et les forces de l’ordre des découvertes de son enquête, y compris s’agissant des contenus à caractère politique qui y étaient associés.
Il dit avoir également bloqué des attaques de « phishing » menées sur les directives d’un Etat, sans préciser lequel, au cours desquelles des messages trompeurs étaient envoyés à des utilisateurs de son service gratuit de courriel afin qu’ils divulguent des informations comme leurs mots de passe.
« Ces derniers mois, nous avons détecté et bloqué des tentatives d’acteurs liés à un Etat dans plusieurs pays pour cibler des campagnes politiques, des journalistes, des militants et des universitaires dans le monde entier », dit Google, affirmant avoir renforcé ses protections au cours de l’année écoulée contre des « acteurs liés » à l’« Internet Research Agency » (IRA), soupçonné d’être un bras numérique du Kremlin.
De ce fait, 42 chaînes YouTube et un compte sur Blogger ont été supprimés dans le cadre de cette surveillance des activités de l’IRA, a-t-il précisé.



                            


                        

                        

