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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Bernard Giudicielli a critiqué la tenue portée par l’Américaine lors de la dernière édition du tournoi de Roland-Garros, estimant qu’il fallait « respecter le jeu et l’endroit ».
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« Les femmes s’habillent comme elles veulent » : Serena William et la combinaison de la discorde

Bernard Giudicielli a critiqué la tenue portée par l’Américaine lors de la dernière édition du tournoi de Roland-Garros, estimant qu’il fallait « respecter le jeu et l’endroit ».



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 15h49
   





                        


Neuf mois après avoir accouché, l’ancienne numéro 1 mondiale, Serena Williams, avait fait son retour en mai sur la terre battue de Roland-Garros. Pour sa tenue, l’Américaine avait choisi une impressionnante combinaison noire à ceinture rouge, qui avait fait couler beaucoup d’encre. « Ce n’est pas vraiment typique, mais qu’est-ce qui est typique ? Qui fixe les règles ? », s’interrogeait alors la sportive face aux critiques.
Mais le président de la Fédération française de tennis (FFT), Bernard Giudicelli, n’a guère apprécié cette excentricité vestimentaire. « Je crois qu’on est parfois allé trop loin. La combinaison de Serena cette année, par exemple, ça ne sera plus accepté. Il faut respecter le jeu et l’endroit. Tout le monde a envie de profiter de cet écrin », a-t-il déclaré dans un entretien accordé à Tennis Magazine, à paraître en septembre.

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« J’ai toujours voulu être une super-héroïne et c’est un peu une manière d’en devenir une. J’ai vraiment l’impression d’être une super-héroïne quand je la porte », avait déclaré Serena Williams après son match. « Quand je la porte, je me sens comme une princesse guerrière ou une reine du Wakanda », le pays imaginaire du film Black Panther, avait-elle ajouté.
Cette combinaison ultramoulante qui descend jusqu’aux pieds avait, par ailleurs, pour but de favoriser la circulation sanguine de la joueuse. Depuis 2003, Serena Williams a, en effet, souffert d’embolies pulmonaires provoquées par des caillots dans le sang.

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Sur Twitter, de nombreuses personnes se sont indignées des déclarations de Bernard Giudicelli, l’accusant de sexisme :

Parler d'une des plus grandes joueuses de l'histoire comme un proviseur parle d'une lycéenne indisciplinée. Considé… https://t.co/jAKTRJeRR9— monachollet (@Mona Chollet)


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Juste #ShameOnYou Monsieur Giudicelli Cette femme est une des plus grandes joueuses de l’histoire, elle n’est pas l… https://t.co/gdZ0FPVeBB— sandrousseau (@Rousseau Sandrine)


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Dites @FFTennis, sérieusement, interdire la combi de Serena Williams parce qu'il faudrait qu'elle ait une belle ten… https://t.co/bn7QVuxWhH— MinuteSimone (@Simone)


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Ça va @FFTennis, on vous dérange pas? Une jupe, on est des allumeuses, une combi, on respecte pas la tradition... B… https://t.co/O5rCn7YtG3— MarionLot (@Marion Lot)


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Serena Williams n’avait pas encore réagi, samedi après-midi, mais son équipementier sportif, Nike, s’est fendu d’un Tweet dans la matinée : « Vous pouvez retirer le costume du superhéros, mais vous ne pourrez jamais lui enlever ses superpouvoirs. »

You can take the superhero out of her costume, but you can never take away her superpowers. #justdoit https://t.co/dDB6D9nzaD— Nike (@Nike)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ A la suite d’un décès, cet été, après un placage, des joueurs appellent à une prise de conscience sur l’évolution de ce sport devenu dangereux. Le Top 14 reprend ce samedi.
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Le rugby s’inquiète pour son avenir

A la suite d’un décès, cet été, après un placage, des joueurs appellent à une prise de conscience sur l’évolution de ce sport devenu dangereux. Le Top 14 reprend ce samedi.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 15h58
    |

            Adrien Pécout








                        



   


Pas la peine de faire un dessin ni même un graffiti, quoique le décor s’y prête, ce lundi 20 août à l’Aérosol, lieu d’exposition pour les cultures urbaines, dans le 18e arrondissement de Paris. Le rugby doit réagir s’il veut protéger la santé en péril de ses joueurs, « une priorité absolue pour l’avenir de notre sport », selon Paul Goze. Le président de la Ligue nationale de rugby (LNR), chargée des clubs professionnels, a maintes fois répété la formule en conférence de presse d’avant-saison.
Changer les règles ? Les comportements ? L’été a été marqué par le décès de Louis Fajfrowski, 21 ans, relançant le débat sur la dangerosité de ce sport et son évolution destructrice. Le 10 août, le joueur de deuxième division mourrait dans le vestiaire d’Aurillac, au terme d’un troisième malaise cardiaque : il venait de quitter le terrain après un plaquage au thorax en match de préparation. Un plaquage costaud, mais régulier, d’après les observateurs sur place. Faute de conclusions probantes à l’autopsie, l’institut médico-légal de Clermont-Ferrand cherche encore à établir la cause précise du décès. Pour la première journée du Top 14, samedi 25 et dimanche 26 août, une minute d’applaudissements précédera chaque match en hommage.
Certes, des précédents tragiques existent, tel celui de l’Agenais Michel Pradié : un ailier de 18 ans, décédé des suites d’un plaquage… en 1930. Mais le drame actuel s’inscrit dans l’évolution du rugby, où les professionnels courent de plus en plus vite, tapent de plus en plus fort, façonnés au rythme de leurs séances de musculation. Il y a un mois, l’un des meilleurs joueurs au monde lançait déjà l’alerte sur ce rugby moderne : le capitaine gallois Sam Warburton a préféré prendre sa retraite dès l’âge de 29 ans. « Une décision devenue évidente » à force d’endurer blessures et opérations, selon l’homme de Cardiff, qui désire maintenant préserver « [sa] santé » et « [son] bien-être ».
Stimuler « l’intelligence de jeu »
Les principaux intéressés, sur le terrain, en appellent aujourd’hui à une prise de conscience. Aveu courageux de Jefferson Poirot, rugbyman de l’Union Bordeaux-Bègles et du XV de France : « Pour être honnête, je ne suis pas totalement sûr de vouloir que mon fils de 9 mois fasse du rugby… » Si le pilier continue d’aimer ce sport « magnifique » et « les beaux moments passés à travers lui », il attend « des mesures pour améliorer les choses » : « Cette question de la santé des joueurs, on doit se la poser toute l’année. »
Comment limiter la casse ? Le Palois Malik Hamadache, lui aussi pilier, qui avoue ne pas avoir de solution ultime, pense surtout à la formation des générations futures. Il insiste sur la prévention auprès des plus jeunes, partant du constat que beaucoup de blessures surviennent « sur un défaut de technique, une tête mal placée » lors d’un plaquage, par exemple.
« Mon fils, s’il fait du rugby, je l’encouragerai à pratiquer ce rugby d’évitement qu’on ne voit plus assez »
Subsiste surtout une autre difficulté : là où ce sport de contacts célébrait autrefois les courses dans l’espace, les passes en mouvement, il donne aujourd’hui la part belle aux télescopages bêtes et méchants, aux collisions. « A la télé, on voit le ralenti d’un gros choc trois ou quatre fois, alors qu’un cadrage-débordement [contournement d’un adversaire], ça peut être bien plus efficace, suggère Jefferson Poirot, déjà habitué à ferrailler en mêlée. Mon fils, s’il fait du rugby, je l’encouragerai à pratiquer ce rugby d’évitement qu’on ne voit plus assez. »
Là encore, à terme, l’espoir pourrait venir des écoles de rugby. En France, sur le modèle de ce qui s’observe chez les Néo-Zélandais, certains clubs amateurs veulent déjà réhabiliter le rugby de passes et d’esquives. Prenons le Stade niortais : depuis une saison, ce club de troisième division réduit au minimum les plaquages jusqu’à l’âge de 12 ans, hormis lors d’entraînements spécifiques. Gilbert Nasarre, son président, souhaite stimuler « l’intelligence de jeu » : « On veut que le gamin se fasse plaisir, qu’il soit assez à l’aise dans les espaces, qu’il trouve des solutions ballon en main. » 
Des nouvelles règles ?
Sur le plan arbitral, de nouvelles règles accéléreraient un changement de paradigme. Pour l’heure, chez les professionnels, les retouches demeurent marginales. En juillet, avec la LNR, la Fédération française de rugby (FFR) a déjà introduit quelques expérimentations. Dans la limite de quatre remplacements par équipe, chaque club a maintenant « la possibilité de remplacer tout joueur blessé, quel que soit son poste, par un joueur déjà sorti pour raison tactique ». Cette règle valait jusque-là uniquement pour les joueurs de première ligne, surexposés en mêlée.
Un carton bleu oblige tout joueur présentant un « signe évident de commotion cérébrale » à une sortie définitive du terrain
Dorénavant, les arbitres du Top 14 ont aussi des cartons bleus à leur disposition. La saison passée, ce point de règlement se bornait aux terrains amateurs de Fédérale 1, la troisième division masculine, et de Top 8, l’élite féminine. Un tel carton oblige tout joueur présentant un « signe évident de commotion cérébrale » à une sortie définitive du terrain. Il renforce une règle internationale qui permettait déjà aux arbitres d’« ordonner que le joueur quitte l’aire de jeu » en cas de blessure « suffisamment grave ». 
Ces deux nouvelles réglementations ont reçu l’aval du World Rugby, le gouvernement mondial de ce sport. Elles figuraient déjà parmi les quarante-cinq préconisations rendues au mois de mars par l’Observatoire médical du rugby, structure sous le patronage de la FFR et de la LNR depuis une décennie.
Un élu de la « fédé » française, membre de son comité directeur, entend maintenant aller encore plus loin dans les innovations. Il y a deux semaines, Florian Grill publiait sur Internet une batterie de propositions, toutes catégories confondues. Parmi elles, celle de « réfléchir à une limitation du poids total d’une équipe » ou encore de « systématiser le carton rouge en cas de déblayage dangereux ». Des pistes parmi tant d’autres, selon lui, « pour sauver notre rugby ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Le gardien de but de 31 ans a été interpellé à la suite d’un contrôle de routine à Gloucester Place, dans le centre de la capitale britannique. Il a présenté ses « excuses » dans la soirée.
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Football : Hugo Lloris, capitaine des champions du monde, inculpé de conduite en état d’ivresse

Le gardien de but de 31 ans a été interpellé à la suite d’un contrôle de routine à Gloucester Place, dans le centre de la capitale britannique. Il a présenté ses « excuses » dans la soirée.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 15h59
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 20h56
   





                        



   


Hugo Lloris, capitaine de l’équipe de France championne du monde et de Tottenham, a été inculpé de conduite en état d’ivresse, vendredi 24 août, à Londres, selon Scotland Yard.
Le gardien de but de 31 ans a été interpellé à la suite d’un contrôle de routine à Gloucester Place, dans le centre de la capitale britannique, aux environs de 2 h 20, a déclaré un porte-parole de la police londonienne. Inculpé de conduite en état d’ivresse, « il a été libéré sous caution et comparaîtra devant le tribunal de Westminster le mardi 11 septembre ».
Peu avant 18 h 30, le capitaine de l’équipe de France a officiellement présenté ses excuses.

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                Coupe du monde 2018 : Hugo Lloris, ce général inconnu



En Angleterre, l’alcoolémie légale au volant est de 0,8 g par litre de sang, et de 0,5 g en France. Selon le tabloïd The Sun, le joueur a passé sept heures en cellule avant d’être formellement inculpé.
Cette affaire survient à trois jours d’un déplacement, lundi, sur les terres de Manchester United, comptant pour le championnat d’Angleterre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ « Je crois qu’on est parfois allé trop loin », s’est justifié le président de la FFT, Bernard Giudicelli, qui souhaite « certaines limites vestimentaires ».
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Tennis : les tenues à Roland-Garros bientôt contrôlées

« Je crois qu’on est parfois allé trop loin », s’est justifié le président de la FFT, Bernard Giudicelli, qui souhaite « certaines limites vestimentaires ».



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 15h55
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 18h18
    |

                            Jean-Clément Borella








                        



   


Sa tenue est encore dans tous les esprits. Lors du dernier Roland-Garros, Serena Williams arborait une étrange combinaison noire moulante avec ceinture rose à la taille. « J’ai toujours voulu être une super-héroïne et c’est un peu une manière d’en devenir une », affirmait alors l’Américaine aux 23 titres du Grand Chelem. En plus de la faire rêver, cette tenue atypique lui évitait la formation de caillots de sang dont elle souffrait depuis son accouchement.
« Ce n’est pas vraiment typique, mais qu’est-ce qui est typique ? Qui fixe les règles ? », s’interrogeait alors Serena Williams face aux critiques. L’Américaine a dorénavant sa réponse, celle apportée par Bernard Giudicelli. Le président de la Fédération française de tennis (FFT) n’a que très peu apprécié cette extravagance vestimentaire et souhaite changer les mœurs de Roland-Garros. « Je crois qu’on est parfois allé trop loin », a déclaré le président de la FFT dans un entretien accordé à Tennis Magazine, avant de préciser que ce type de tenues atypiques « ne sera plus accepté », afin de « respecter le jeu et l’endroit ».
Cette annonce surprend alors que les jeux de couleur et autres fantaisies font partie de l’histoire du tournoi de Roland-Garros. La Fédération française de tennis a même consacré en 2016, dans son musée, une exposition intitulée « Jeu, set et mode » où étaient présentées toutes les tenues portées par les champions pour ce tournoi.
D’André Agassi à Venus Williams, les équipementiers et joueurs stars du tennis n’ont cessé de rivaliser d’imagination pour faire du tournoi parisien un rendez-vous sportif et culturel. Alors en charge de l’exposition au musée de Roland-Garros, Michaël Guittard estimait même, dans sa présentation de l’exposition, que « les joueurs pouvaient se permettre de faire un défilé de mode sur le central et ainsi apporter des révolutions en matière de tennis et de mode ».

   


La tenue « nuisette » de Venus Williams en 2006 ou encore le short « pyjama » de Wawrinka en 2015 se sont révélés être des coups de communication très efficaces. Pour écrire la légende du sportif mais aussi pour faire briller son équipementier. En 1990, Nike révolutionne ainsi le vêtement de sport en habillant André Agassi d’un short en jean et de tenues fluorescentes, se singularisant dans le marché du prêt-à-porter sportif. Le légendaire tournoi parisien devient le lieu des essais et des excès. En 2015, Adidas fournissait jusqu’à 17 joueurs, pour autant de modèles différents et originaux.
Alors, une révolution puriste est-elle en marche ? « Pas question d’aller aussi loin que Wimbledon », précise Bernard Giudicelli. Sur le gazon londonien, le blanc immaculé est de rigueur. Du bandeau aux chaussures en passant par les sous-vêtements, rien ne doit détonner. Une autre forme d’excès. « C’est très strict. Mon opinion ? C’est trop strict. J’adore Wimbledon, mais ils vont trop loin, leur dress code devient ridicule », avait même déclaré Roger Federer en 2013, reconnaissant que « pour les marques, ça oblige à être inventif et c’est un challenge ». Un casse-tête qu’elles ne connaissent pas à Paris.
Si les réglementations souhaitées par le président de la FFT ne s’appliqueront pas à l’édition 2019 du tournoi de la porte d’Auteuil, les modèles étant déjà dessinés, les équipements seront ensuite communiqués à l’avance à la fédération pour un contrôle. Un dress code plus classique devrait donc voir le jour en 2020.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Le candidat texan au Sénat américain a rapproché le geste de certains joueurs de football américain, vivement critiqués par Donald Trump, de la lutte pour les droits civiques.
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Football américain : le candidat démocrate Beto O’Rourke défend la protestation à genoux

Le candidat texan au Sénat américain a rapproché le geste de certains joueurs de football américain, vivement critiqués par Donald Trump, de la lutte pour les droits civiques.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 14h43
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 15h54
    |

                            Simon Auffret








                        



   


Le samedi 26 août marquera les deux ans de la naissance d’un nouveau symbole dans la lutte pour les droits de la communauté noire américaine. En refusant de se lever pour l’hymne national avant le début d’une rencontre de football américain, le joueur Colin Kaepernick a relancé en 2016 un mouvement de dénonciation des violences policières – et attisé la colère de Donald Trump, fréquemment excédé par ce qu’il considère être un « manque de respect au drapeau américain ».
Sur le terrain, la question continue de faire débat. Depuis le mois de mai, la fédération de football américain (NFL) interdit aux joueurs de s’agenouiller, mais leur laisse la possibilité de rester dans les vestiaires le temps du Star Spangled Banner. 
Le sujet vient de ressurgir à l’occasion des campagnes pour les élections de mi-mandat, qui doivent renouveler une partie du Sénat américain au mois de novembre. Le point de vue exprimé, le 21 août, par le candidat démocrate au poste de sénateur du Texas, Beto O’Rourke, a cumulé en deux jours plus de 15 millions de vues sur une vidéo publiée sur Twitter par le média américain NowThis.

‘I can think of nothing more American.’  — Beto O'Rourke — the man taking on Ted Cruz — brilliantly explains why NF… https://t.co/rrBJS3tzcq— nowthisnews (@NowThis)


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Dans une réponse de plus de quatre minutes à un électeur qui lui demande s’il trouve le geste des joueurs de la NFL « irrespectueux », l’actuel membre de la Chambre des représentants de la circonscription d’El Paso, à la frontière mexicaine, répond qu’il n’y a selon lui « rien de plus américain » que de protester de cette manière.
« Sans violence, pacifiquement, alors que tous les regards dans ce pays sont tournés vers ces matchs, ils s’agenouillent pour attirer notre attention sur ce problème et pour s’assurer qu’on y trouve une solution. Voilà pourquoi ils le font, et je ne peux penser à rien de plus américain que de se lever, ou de s’agenouiller pacifiquement, pour vos droits, partout et à n’importe quel moment. »

        Notre analyse :
         

          Ces Américains qui s’agenouillent pour protester



Plus que les talents d’orateur de Beto O’Rourke – et l’expression d’un point de vue fréquemment relayé côté démocrate –, c’est la manière dont l’adversaire de l’ultraconservateur Ted Cruz pose les termes du débat qui explique le succès de son intervention. « Des personnes raisonnables peuvent être en désaccord sur ce sujet, et ça ne fait pas d’eux des gens moins américains », explique l’élu de 45 ans, qui a pris soin de souligner à plusieurs reprises le « service à la nation américaine » rendu par les militaires et les vétérans, tout en mettant en avant les protestations pacifiques dans la lutte pour les droits civiques.

   


Beto O’Rourke fait référence aux combats de Martin Luther King, Rosa Park et John Lewis, à la résistance passive des quatre étudiants du « Woolworth’s Lunch Counter », qui se sont assis dans la section réservée aux blancs dans un restaurant, et aux « Freedom Riders », qui ont fait de même dans les autobus, pour les lier aux protestations des footballeurs et intégrer les violences policières actuelles à l’évolution du mythe américain. Il cite également le livre de Taylor Branch – America in the King Years, une trilogie (non traduite) sur l’histoire du mouvement des droits civiques noir américain –, une référence en la matière aux Etats-Unis.
Convaincu par l’habileté du discours, le basketteur Lebron James a relayé la vidéo, comme l’ancien footballeur américain Kurt Warner, qui souligne la capacité du démocrate à ne pas diviser les deux camps en expliquant son point de vue. Steve Kerr, l’entraîneur de l’équipe de basket des Golden State Warriors de San Francisco, y voit lui « un coup d’œil sur le futur », espérant que « les choses vont s’arranger » en la matière. Sur le terrain, et en dehors.

        Voir notre long format :
         

          la NFL, reflet d’une société américaine structurée par le racisme






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Les 23 Bleus sacrés en Russie ont repris le chemin des pelouses et de leurs championnats respectifs avec le souci d’éviter les blessures et une saison blanche.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Football : retour sur terre pour les champions du monde

Les 23 Bleus sacrés en Russie ont repris le chemin des pelouses et de leurs championnats respectifs avec le souci d’éviter les blessures et une saison blanche.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 12h12
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 12h00
    |

            Rémi Dupré








                        



   


On les avait quittés, le 15 juillet, en lévitation après leur triomphe contre la Croatie, en finale de la Coupe du monde. Près de six semaines ont passé depuis cette divine soirée et les vingt-trois champions du monde ont repris le chemin des pelouses. Les vacances ont été très courtes (trois semaines en moyenne) et les joueurs de l’équipe de France ont rechaussé les crampons avec leurs clubs. Un retour aux affaires courantes avant d’étrenner leur nouveau (et déjà mythique) maillot à deux étoiles le 6 septembre, contre l’Allemagne, à Munich, pour l’ouverture de la Ligue des nations, cette compétition créée de toutes pièces – en marge des qualifications à l’Euro 2020 – par l’Union des associations européennes de football (UEFA).
A chacun son calendrier de rentrée. A l’instar du Marseillais Florian Thauvin et des Barcelonais Ousmane Dembélé et Samuel Umtiti, déjà très affûtés sur les terrains, certains ont anticipé leur reprise de plusieurs jours pour ne pas laisser un temps d’avance à la concurrence. Quand d’autres, comme Corentin Tolisso (Bayern Munich) et Benjamin Pavard (VfB Stuttgart), ont été ménagés, bénéficiant d’un programme allégé.
Etats de forme disparates
Vu des tribunes, les états de forme sont disparates. Inévitablement, les « coiffeurs » abonnés au banc des remplaçants en ont davantage sous le pied en cette entame de saison. Parmi ces suppléants, l’ailier Thomas Lemar, tout juste recruté (contre 72 millions d’euros) par l’Atlético Madrid, et l’arrière gauche Benjamin Mendy (Manchester City) carburent déjà à plein régime.
Mais, parfois, le nombre de minutes disputées en Russie ne semble pas être à l’origine de ces écarts de performance et de fraîcheur. Héroïque sur sa ligne lors du Mondial, le gardien et capitaine Hugo Lloris reste sur sa lancée et multiplie les arrêts décisifs avec le club londonien de Tottenham. Cadres de Didier Deschamps, les milieux Paul Pogba (Manchester United) et N’Golo Kanté (Chelsea) continuent d’irradier les pelouses de la Premier League anglaise.
D’ordinaire, la qualité de la préparation et le calendrier de la reprise sont déterminants pour la suite de la saison. « Un sportif de haut niveau, c’est de la biologie pas de la mécanique. Quand les gènes s’arrêtent, cela prend du temps de les rendre de nouveau actifs, de relancer la machine, explique Didier Reiss, l’ex-préparateur physique personnel de Paul Pogba. Alors, décrocher des entraînements longtemps est sûrement le plus mauvais choix que l’on puisse faire sur le plan physique. L’arrêt brutal et prolongé est le pire scénario. » 
« Lorsque le train est en marche, il vaut mieux décélérer légèrement que de le relancer, poursuit cet expert. C’est plus économique, cela demande moins d’efforts. Et surtout, si vous voulez repartir très fort, vous risquez la blessure. »
« Une lassitude physique et morale »
Ce n’est donc pas un hasard si la plupart des champions du monde ont repris en douceur sur leur lieu de villégiature. Après deux semaines de pause, Hugo Lloris – inculpé vendredi 24 août pour conduite en état d’ivresse à Londres – s’est ainsi précautionneusement « dérouillé » chaque matin avec un préparateur physique détaché par les Spurs. Seul joueur à avoir annoncé la fin de sa carrière internationale, le défenseur marseillais Adil Rami a lui aussi fait appel à un spécialiste durant ses congés à Los Angeles.
« Tout dépend du temps de récupération, du type de championnat, de l’âge, de l’expérience, du mental des joueurs : il n’y a pas de règle, estime-t-on dans l’entourage d’un taulier des Bleus. S’il n’y a pas remise à niveau progressive, il y a le risque d’avoir un pépin. » Doublure d’Hugo Lloris en sélection, le gardien marseillais Steve Mandanda est le seul champion du monde à s’être blessé. Le portier phocéen a vécu une rentrée cauchemardesque à Nîmes, dimanche 19 août, lors de la deuxième journée de Ligue 1. Battu par le promu gardois, il a été victime d’une lésion à la cuisse – sa quatrième blessure en un an – et sera indisponible durant un mois.
De mémoire de champion du monde, les saisons qui suivent le grand barnum planétaire sont rarement les plus abouties. Méforme, pépins physiques, sautes de concentration : il est souvent difficile de redescendre de son piédestal. Sur le toit du monde en juillet 1998, la bande à Zinédine Zidane avait, à de rares exceptions près, ramé lors de son retour sur les terrains. L’ex-numéro 10 des Bleus avait d’ailleurs raté sa saison avec la Juventus Turin et s’était même blessé au genou au printemps 1999. En difficulté avec les Bianconeri à cette époque, son partenaire Didier Deschamps a reconnu avoir ressenti « une lassitude physique et morale » après avoir soulevé la Coupe du monde comme capitaine des Tricolores.
« Pas le temps de glander » pour Mbappé
« Je reste inquiet de voir autant de joueurs débuter si fort au mois d’août, observe l’agent d’un joueur sacré en Russie. Il y a encore de l’euphorie, de la fraîcheur, de la joie avec ce titre si spécial. Je m’interroge juste sur cela et sur l’impact sur leur corps. Arriveront-ils à tenir la saison à un très haut niveau avec une préparation si courte ? Y aura-t-il de la casse physique plus que d’ordinaire ? »
Sur le plan mental, les Bleus auront-ils encore faim ou traverseront-ils cet exercice 2018-2019 repus et branchés sur courant alternatif ? « Champion du monde, ce n’est pas un statut, ce n’est pas quelque chose de figé. En règle générale, quand vous êtes sportif de haut niveau, l’insatisfaction vous fait avancer. Même quand vous avez poussé très haut, confiait au Monde, en avril, Lilian Thuram, champion du monde en 1998 et auteur d’une saison 1998-1999 éclatante avec Parme (une victoire en Coupe de l’UEFA et en Coupe d’Italie). Mais vous pouvez aller encore plus haut. Si vous pensez que c’est une finalité, vous ne progressez plus. »
A 19 ans, le prodige Kylian Mbappé ne semble, lui, pas rassasié par son sacre en Coupe du monde et ses quatre buts inscrits en Russie. Couvé par son nouvel entraîneur, Thomas Tuchel, l’attaquant du Paris-Saint-Germain a d’emblée sorti ses griffes, le 18 août, en inscrivant un doublé en une mi-temps contre Guingamp (1-3), lors de la deuxième journée de Ligue 1. « Je n’ai pas le temps de rester à glander », a déclaré la jeune star des Bleus, bien résolue à ne pas redescendre de son nuage.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ La mue du club bordelais est en marche. Si le rachat du club par un fonds américain semble acté, la venue de Thierry Henry comme entraîneur est espérée.
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Ligue 1 : le fol été des Girondins de Bordeaux

La mue du club bordelais est en marche. Si le rachat du club par un fonds américain semble acté, la venue de Thierry Henry comme entraîneur est espérée.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 15h39
    |

                            Jean-Clément Borella








                        



   


Jeudi soir, Bordeaux affronte le club belge de La Gantoise en barrages d’accession à la phase de groupes de la Ligue Europa. Un retour au terrain salvateur pour les Girondins, tant les remous sont nombreux au sein de la direction bordelaise. Entre l’imminence de la vente du club à un fonds d’investissement américain, la mise à pied de l’entraîneur Gustavo Poyet et la rumeur grandissante de l’arrivée de Thierry Henry sur le banc, le club du sud-ouest de la France traverse une période agitée, auquel le début de championnat compliqué, deux défaites en deux matchs, n’ajoute rien de positif.
Acté depuis plusieurs mois, le rachat des Girondins de Bordeaux par le fonds d’investissement GACP (General American Capital Partners) est censé faire basculer le club dans une nouvelle dimension économique. Pour la somme de 100 millions d’euros, Nicolas de Tavernost, président du groupe M6, cède son club de football après dix-neuf ans de règne. Une décision enfin prise après plusieurs années de réflexion et de résultats en demi-teinte (aucune qualification en Ligue des champions depuis 2009-2010). Après des dernières négociations avec la ville de Bordeaux concernant la location du stade, les Girondins passeront officiellement le 28 septembre prochain sous pavillon américain.

   


Comme si cette intersaison cruciale, pleine de changements et d’incertitudes, ne suffisait pas, une crise sportive a également frappé un club pourtant réputé pour son calme et sa sérénité. A l’issue de la qualification de Bordeaux pour les barrages de la Ligue Europa, l’entraîneur Gustavo Poyet est apparu furieux en conférence de presse. En désaccord avec la direction bordelaise quant à la politique de transferts, il a lavé son linge sale en public, une chose plutôt rare en Gironde et en Ligue 1 : « Je me fous des dirigeants bordelais qui parlent par derrière. Ça ne marche pas comme ça. »
Le gros coup Thierry Henry ?
Même sur le départ, le futur ex-propriétaire Nicolas de Tavernost se devait de réagir : « Poyet n’est pas le patron du club et tant que nous serons là, il en sera ainsi. » Le lendemain, l’Uruguayen était mis à pied avant son probable licenciement. Pompier de service habituel, le préparateur physique Eric Bedouet assure en attendant l’intérim à la tête de l’équipe première. Son premier match s’est soldé par une défaite le week-end dernier à Toulouse. Après deux journées, Bordeaux est 18e, et le calendrier à venir est difficile avec la réception de Monaco et un déplacement à Rennes. Il n’y a pas bien sûr pas encore d’urgence mais les ambitions européennes des Bordelais ne souffriront pas une entame de saison trop catastrophique.

Dans ce contexte tendu, la rumeur persistante de la venue prochaine de Thierry Henry sur le banc bordelais a tout pour plaire. L’ancien attaquant français, désireux d’obtenir enfin son premier poste d’entraîneur principal, s’est rapidement dit intéressé par le challenge proposé en Gironde. Deuxième adjoint de la sélection de Belgique pendant la Coupe du monde, Henry s’est rappelé au bon souvenir du football français lors de la demi-finale qui a opposé les Bleus aux Diables rouges. A l’image de son ex-coéquipier, Patrick Vieira, qui a rejoint Nice et la Ligue 1 cet été, Henry pourrait devenir le septième champion du monde 1998 à devenir entraîneur.
Mais la volonté de l’ancien attaquant d’Arsenal ne suffit pas. Son arrivée doit faire l’objet d’une double validation de la part des actuels et futurs propriétaires du club. Et c’est bien le fonds d’investissement américain qui aura le dernier mot. Une rencontre entre Thierry Henry et GAPC est prévue aujourd’hui. Dans le même temps, les joueurs tenteront de qualifier le club pour une campagne européenne qui permettrait d’apporter un peu de réconfort dans un début de saison compliqué. Il est grand temps que les bonnes nouvelles arrivent en Gironde.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Il avait été déclaré coupable de six chefs d’inculpation pour participation à la corruption de la fédération, fraude bancaire et blanchiment d’argent.
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FIFAgate : quatre ans de prison pour l’ex-patron du foot brésilien José Maria Marin

Il avait été déclaré coupable de six chefs d’inculpation pour participation à la corruption de la fédération, fraude bancaire et blanchiment d’argent.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 20h44
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 22h54
   





                        


L’ex-patron de la puissante fédération de football brésilienne José Maria Marin a été condamné mercredi 22 août à quatre ans de prison. C’est le premier grand patron du ballon rond à écoper d’une peine de prison par la justice américaine dans le scandale du « FIFAgate ».
José Maria Marin, 86 ans, avait été déclaré coupable en décembre dernier de six chefs d’inculpation, pour participation à la corruption de la fédération, fraude bancaire et blanchiment d’argent, au terme d’un procès-fleuve à Brooklyn sur la corruption au sein de la puissante instance de direction du football mondial.

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                Le procès du « FIFAgate » s’ouvre à New York



M. Marin « aurait pu et dû dire “non” au lieu de tendre la main et d’entrer dans le jeu » de la corruption qui minait les responsables du football d’Amérique latine, a déclaré la juge fédérale de Manhattan Pamela Chen en annonçant sa sentence. Il « dit aimer le sport, mais lui et ses coconspirateurs étaient le cancer du sport qu’il dit aimer », a ajouté la juge, qui a présidé au dossier FIFA. L’accusation avait requis contre lui dix ans de prison, tandis que la défense voulait limiter la peine à treize mois de détention, vu son âge et sa santé fragile.
Des témoins avaient affirmé lors du procès que M. Marin et son numéro deux, Marco Polo del Nero, avaient touché à eux deux quelque 6,55 millions de dollars de pots-de-vin, versés par des sociétés de marketing sportif en échange de l’octroi des droits de diffusion télévisée et de promotion de grands tournois de football sud-américains.
Mourir en prison
Les dépositions avaient étalé au grand jour la corruption entourant le sport le plus populaire au monde, exposant le train de vie luxueux de M. Marin et d’autres barons du football d’Amérique du Sud et d’Amérique centrale. Détenu depuis le 22 décembre à la prison de Brooklyn, M. Marin a comparu mercredi en tenue beige de prisonnier.
Il n’a pas demandé pardon à l’audience, ni exprimé de remords. Mais il a lu une lettre, assurant qu’il ne savait pas au moment des faits que ce qu’il faisait été répréhensible. Evoquant son épouse de presque soixante ans devant la juge, il a éclaté en sanglots : « Je peux mourir en prison (...) L’héritage de ma femme et de ma famille, ne leur enlevez pas les moyens de survivre ! » « Je suis très malade, je suis un homme sans avenir », a-t-il dit.
M. Marin a aussi été condamné à payer 1,2 million de dollars d’amende et à rembourser les 3,3 millions de dollars de pots-de-vin qu’il a perçus.
Une audience devrait avoir lieu en octobre pour arrêter les sommes à restituer aux victimes — la FIFA, la confédération sud-américaine Conmebol et la Concacaf, confédération pour l’Amérique du Nord, centrale et les Caraïbes.
Les avocats de M. Marin avaient tenté de faire valoir au procès qu’en dépit de son titre formel de président de la puissante fédération brésilienne, il ne décidait rien sans Marco Polo del Nero, également inculpé par la justice américaine, mais qui a réussi à éviter l’extradition.
Corruption toujours d’actualité
Le procès a couronné des années d’enquête internationale par la police fédérale (FBI) et les services fiscaux américains, partis sur la trace de la FIFA en 2010, après l’attribution du Mondial 2022 au Qatar au détriment de la candidature américaine.
L’enquête avait été révélée au grand jour en mai 2015, avec l’arrestation à Zurich de M. Marin et d’autres responsables du football, en marge du congrès de la FIFA. Si elle a provoqué la démission de l’ex-président de la Fédération internationale Sepp Blatter, la question de la corruption autour des juteux droits télévisés continue d’ébranler les grands du football.
Le patron du PSG et de BeIN Media, le Qatari Nasser Al-Khelaïfi, et l’ex-adjoint de M. Blatter, le Français Jérôme Valcke, sont aujourd’hui accusés par la justice suisse de corruption autour de l’attribution de droits télévisés des Coupes du monde 2026 et 2030. Des accusations qu’ils démentent.
Au total, la justice américaine a inculpé quarante-deux responsables du football mondial, essentiellement des Sud-Américains, mais aussi des Américains comme Chuck Blazer, témoin-clé du FBI, mort en juillet 2017.
D’autres encore ont réussi à éviter leur extradition aux Etats-Unis, comme l’ancien vice-président de la FIFA Jack Warner, de Trinité-et-Tobago, ou Marco Polo del Nero, toujours en liberté au Brésil, même s’il a été exclu à vie de toute activité dans le football.
M. Marin avait été déclaré coupable en décembre en même temps que Juan Angel Napout, un Paraguayen ex-président de la Conmebol, accusé d’avoir perçu 10,5 millions de dollars de pots-de-vin. Napout, 60 ans, devrait connaître sa peine le 29 août.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ L’entraîneur portugais gagne des trophées avec toutes les équipes qu’il dirige, mais il ne parvient jamais à rester plus de trois ans dans un même club. Son début de saison chaotique avec Manchester United tend à perpétuer la tradition.
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Football : José Mourinho, la malédiction des trois saisons

L’entraîneur portugais gagne des trophées avec toutes les équipes qu’il dirige, mais il ne parvient jamais à rester plus de trois ans dans un même club. Son début de saison chaotique avec Manchester United tend à perpétuer la tradition.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 15h35
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 19h23
    |

                            Jean-Clément Borella








                        



   


Il n’en finit plus de se faire remarquer. José Mourinho, l’entraîneur de Manchester United, a fait de la polémique sa marque de fabrique depuis qu’il a conquis l’Europe du football au début des années 2000. Et ces dernières semaines ne dérogent pas à la règle. Fin juillet, il s’en est pris à ses dirigeants, fustigeant le manque de renforts malgré ses demandes répétées : « Il y a quelques mois ; j’ai transmis une liste de cinq joueurs. Je ne commence pas le championnat avec l’équipe souhaitée. »
Ajouter à cela les critiques acerbes sur « le manque de classe » du grand rival Manchester City et reviennent à l’esprit le souvenir de sa dernière année chaotique au Real Madrid et ses attaques répétées envers le FC Barcelone.
Efficace à son arrivée, la gestion humaine du Portugais s’essouffle avec le temps. A l’aube de ses troisièmes saisons en club, le « Special One » comme il s’est lui-même surnommé à son arrivée à Chelsea en 2004, ne parvient plus à fédérer ses joueurs autour d’une cause commune.
L’univers clos qu’il met en place, sa volonté de contrôle total et cette tendance à la victimisation finissent par se retourner contre lui. Retour sur les expériences du « Mou » à Porto, Chelsea, Milan et Madrid où les nombreux trophées remportés en peu de temps par celui qui a fait de la psychologie une arme footballistique, cachent les bouleversements que provoquent ses passages.
FC Porto (2002-2004)
José Mourinho accomplit, en ce début de siècle, l’un des plus grands exploits du football européen. Il remporte, en 2004, avec le FC Porto, la Ligue des champions en éliminant notamment Manchester United, match durant lequel sa course effrénée pour fêter le but décisif, est restée dans les mémoires.

Le mythe Mourinho est né. Et l’homme est pressé. Quelques heures après sa victoire en Ligue des champions, il est à Londres pour signer avec Chelsea, club ambitieux qui vient d’être racheté par un milliardaire russe, Roman Abramovitch.
Les adieux de Mourinho au FC Porto auraient pu être couronnés d’une cérémonie au stade du Dragão et de quelques coupes de champagne partagées avec les supporteurs. Mais ce genre de cérémonie n’intéresse pas José Mourinho. Il abandonne les siens le soir même du sacre pour préparer son avenir.
Deux ans et demi dans le championnat portugais auront suffi au jeune entraîneur. Mais en quittant le club qui l’a fait roi, Mourinho le dépouille de ses meilleurs joueurs, de Paulo Fereira à Maniche en passant par Ricardo Carvalho. Dans ses valises pour Londres, il emmène aussi l’entraîneur des gardiens et son adjoint. Après lui, le néant.
Chelsea (2004-2007)
Les deux premières années de José Mourinho à la tête de Chelsea ressemblent à un conte de fée. Fascinant l’Angleterre par son discours et par sa méthode, il remporte deux titres de champion. Elu deux fois manageur de l’année, rien ne semble pouvoir l’arrêter. Le show Mourinho insuffle un vent de fraîcheur.

Mais la troisième saison est celle de trop. Les tensions se multiplient avec le propriétaire du club. Son discours s’enraye et sa volonté de contrôle inquiète le club. A la recherche de soutien parmi les joueurs, le « Special One » divise le vestiaire, et Chelsea perd de sa superbe.
Loin de paniquer, il déclare : « Si le club décide de me virer parce que les résultats sont mauvais, cela fait partie du jeu. Dans ce cas, avec les indemnités, je serai millionnaire. Et je trouverai un club dans les deux mois. » Pourtant, pour la première fois de sa carrière, José Mourinho est viré au début de sa quatrième saison.
Inter Milan (2008-2010)
Quelques minutes après avoir remporté la Ligue des champions avec l’Inter Milan en 2010, José Mourinho fait comprendre qu’il est déjà passé à autre chose. « Je suis un entraîneur qui a gagné la Ligue des champions avec deux clubs différents. Mais je veux aussi être le premier à le faire avec trois clubs. Je ne m’arrête pas. L’Inter m’a donné beaucoup, mais moi, en retour, j’ai aussi tout donné et c’est pour ça que je me sens libre de prendre le choix que je désire. »

Comme un air de Porto, Mourinho évoque dans la presse son avenir une semaine avant la finale de la Ligue des champions, au grand désarroi du président de l’Inter Milan, Massimo Moratti : « Il n’y a jamais eu de dialogue direct, pas même une tentative de me faire comprendre directement la chose. (…) C’était à moi de comprendre et de ne pas m’énerver, car on tenait trop à ce que la saison se termine bien » déclare-t-il quelques jours après la victoire en Ligue des Champions. Ajoutant même : « Mourinho est plus attiré par l’argent que par le défi. » Jamais Mourinho n’a souhaité faire une troisième année à l’Inter.

Real Madrid (2010-2013)
Habitué à mettre une pression énorme sur ses joueurs et à électriser les relations entre son club et les parties adverses, le style Mourinho va atteindre une nouvelle dimension lors de son passage à Madrid. S’il permet au Real de remporter la Liga en 2012 et de briser l’hégémonie de Barcelone, ses accusations répétées sur la connivence entre l’UEFA et le Barça et ses mauvaises relations avec Cristiano Ronaldo et l’icône Iker Casillas, qu’il écarte sans ménagement, rendent sa troisième année au Real pénible, lors de laquelle il ne remporte aucun trophée.
Parti en croisade contre la presse et les arbitres, il rythme la Liga de polémiques. Cette façon de détourner les regards, d’allumer des contre-feux et de trouver des responsables extérieurs aux résultats décevants mine la maison tranquille et sereine qu’est le Real.

Chelsea (2013-2015)
Pour la première fois de sa carrière, José Mourinho retourne dans un club qui l’a fait roi. Accueilli en héros par des supporteurs qui ne l’ont jamais oublié, Mourinho leur offre un titre de champion en 2016, non sans déclencher de nouvelles polémiques. Cette pique envoyée à Samuel Etoo, alors qu’il se sait filmer par les caméras du Canal Football Club est révélatrice de sa méthode.

La troisième année est encore celle de trop. Une longue agonie, même, pour celui qui se bat d’ordinaire chaque année pour le titre et qui lors de la première partie de la saison 2015-2016 doit lutter pour que Chelsea ne sombre pas dans la zone de relégation. Dès la première journée, les difficultés se font sentir. L’affaire Carneiro, du nom de cette médecin entrée sur la pelouse pour soigner Eden Hazard sans l’autorisation du coach et virée par la suite, divise le club en interne.
Pour se protéger des mauvais résultats, Mourinho évoque une campagne menée contre Chelsea par la presse et une conspiration arbitrale. En décembre 2015, il est licencié alors que les Blues sont 16es. Quelques jours auparavant, il déclarait : « S’ils me virent, ils virent le meilleur entraîneur de leur histoire. »
Le refrain semble se répéter à chaque fois : Après deux ans de succès vient l’année des polémiques qui précipitent sa chute. La défaite de Manchester United face à Brighton lors de la deuxième journée de Premier League a fait ressurgir le spectre de l’année de trop. Le rendez-vous face à Tottenham ce week-end s’avère déjà décisif pour un « Special One » en danger.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Le sélectionneur de l’équipe de France n’avait pas apprécié les déclarations accusatrices de son ancien coéquipier en Bleu, et a consulté son avocat.
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Didier Deschamps ne poursuivra pas Christophe Dugarry en diffamation

Le sélectionneur de l’équipe de France n’avait pas apprécié les déclarations accusatrices de son ancien coéquipier en Bleu, et a consulté son avocat.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 12h26
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 17h15
   





                        



   


La guerre entre Didier Deschamps et Christophe Dugarry n’aura finalement pas lieu devant un tribunal. Si les deux hommes ont pris l’habitude de se critiquer par médias interposés, les dernières déclarations du consultant de RMC avaient estomaqué le sélectionneur des Bleus.
« Je n’ai pas du tout le même état d’esprit que lui et j’en suis ravi. Je suis droit, honnête et fiable », a lancé Dugarry sur RMC, lundi 20 août, avant de conclure par un message accusateur, mais non étayé :
« Je l’ai connu en 1990, en 1991, et il y a toujours eu des histoires sur lui. Je me rends compte qu’il est dans beaucoup d’affaires. »
Estimant que l’ancien Bordelais s’attaquait à sa personne et non à ses choix en tant que sélectionneur, Didier Deschamps envisageait de le poursuivre en justice, selon Le Parisien. Mais après avoir consulté son avocat, Me Carlo Alberto Brusa, le patron des Tricolores a décidé de ne pas poursuivre son ex-partenaire en diffamation. Dans le camp Deschamps, on estime que les propos de Dugarry n’ont rien d’injurieux ou de diffamatoires et relèvent davantage « de l’invective, de la diatribe dialectique. »
Le différend entre les deux hommes n’est pas nouveau mais la Coupe du monde a ravivé les tensions. Christophe Dugarry avait estimé que le sélectionneur des Bleus prenait « la France en otage » en ne sélectionnant pas l’attaquant Karim Benzema.
Des propos qui avaient déjà fortement déplu à l’ancien capitaine de l’équipe de France. « Cela dépasse l’entendement. On a vécu des choses ensemble donc je sais qu’en termes d’état d’esprit, j’ai vu beaucoup mieux » avait alors rétorqué Deschamps dans les colonnes du Parisien.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Lors de la récente Coupe du monde, la VAR a cassé la fluidité si essentielle à la qualité du jeu, écrit Jérôme Latta sur son blog.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Ce tournoi centenaire réunit chaque mois d’août au Japon les meilleures équipes lycéennes de baseball. Un sport importé au XIXe siècle des Etats-Unis et très populaire dans l’archipel.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Dans les tribunes du Koshien, tournoi mythique du baseball japonais

Ce tournoi centenaire réunit chaque mois d’août au Japon les meilleures équipes lycéennes de baseball. Un sport importé au XIXe siècle des Etats-Unis et très populaire dans l’archipel.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 12h51
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 02h49
    |

            Philippe Mesmer (Stade du Koshien, Hyogo, envoyé spécial)








                        



   


Le suspense n’a pas duré bien longtemps. La finale du tournoi japonais de baseball lycéen, plus connu sous le nom de « Koshien », a consacré, mardi 21 août, la domination d’une véritable machine à gagner, le lycée Toin d’Osaka. Déjà vainqueur à sept reprises depuis la création en 1988 de son club de baseball, l’établissement l’a une nouvelle fois emporté.
Il a dominé sur le score de 13 à 2 le lycée agricole Kanano, du département d’Akita, dans le nord de l’île principale, dont l’arrivée en finale a enthousiasmé sa région d’origine. La dernière fois qu’un établissement de ce département a atteint ce niveau, c’était il y a cent trois ans ! C’est peu dire que les habitants de la région étaient fiers. Dans ce lycée public, on ne peut pas jouer l’hiver, à cause de la neige, et tous les joueurs sont originaires du coin. Ils n’ont pas été recrutés par des « scouts » aux quatre coins du Japon.
Les fans pourront se consoler, car leur équipe a été portée par celui qui s’annonce déjà comme une future star du baseball nippon : Kosei Yoshida, qui lance à plus de 150 km/h – en moyenne, au Koshien, c’est plutôt de 120 à 130 km/h – et figure déjà en bonne position de la draft des équipes professionnelles, tout comme deux joueurs de Toin.
Quarante-neuf équipes concurrentes
Le lycée Toin, lui, entre un peu plus dans la légende d’un tournoi imaginé en 1915 par le directeur du quotidien Asahi, Ryohei Murayama, et qui est une institution dans un pays fou de cette pratique venue d’Amérique à la fin du XIXe siècle et quasiment accaparée par les Japonais. Il est le seul sport importé à conserver un nom strictement nippon, « yakyu ». Même le football, appelé « shukyu » avant et pendant la guerre quand les mots anglais étaient bannis, est vite redevenu le « soccer ».
L’édition 2018 du Koshien d’été était la centième, le tournoi ayant été suspendu en 1918 et pendant la deuxième guerre mondiale. « Un été à ne jamais revivre est un été sans le bruit de la batte frappant la balle et les encouragements des fans dans les tribunes », pouvait-on lire dans une tribune de l’Asahi du 14 août, veille de l’anniversaire de la fin du conflit.
Chaque année, dans la touffeur d’août – le mois de vacances des écoliers japonais –, le Koshien réunit 49 équipes, une pour 45 des 47 départements du pays, et deux pour ceux de Tokyo et d’Hokkaido. Avant la guerre, quand la Corée et Taïwan faisaient partie de l’empire du Japon, des équipes de ces territoires y participaient. Ainsi, dans les années 1930, l’équipe du lycée agricole Kano de la ville taïwanaise de Kagi (aujourd’hui Chiayi) s’est qualifiée à quatre reprises pour ce tournoi. Elle réunissait des Japonais, des Aborigènes et des Chinois. Son aventure a inspiré le film taïwanais Kano, réalisé en 2014 par Umin Boya.

   


Rituels immuables
Le stade du Koshien a ouvert ses portes le 1er août 1924. Il s’agissait à l’époque du plus grand stade d’Asie. Il pouvait accueillir 55 000 spectateurs, et sa conception s’inspirait fortement des Polo Grounds de New York, construits à la fin du XIXe siècle pour le baseball et le football américain.
Le légendaire joueur de baseball Babe Ruth (1895-1948) y a joué un match de gala lors de sa tournée au Japon en 1934. Une plaque rappelle cet événement. Le stade est aussi connu pour sa fameuse Yakyu no to (« tour du baseball ») en béton et son musée d’un tournoi qui conserve une atmosphère délicieusement désuète.
Cette ambiance tient beaucoup aux rituels immuables qui accompagnent la compétition : la prestation de serment le premier jour, l’habitude des joueurs de ramasser un peu de la terre du terrain qu’ils garderont en souvenir ou offriront à ceux qui les ont soutenus, la sirène qui retentit au début de chaque match.

        Lire notre interview sur
         

          la gloire retrouvée des Yankees



« Les uniformes rétro, le niveau de jeu élevé, le légendaire stade Koshien, tout cela me rappelle l’excitation d’aller au Yankee Stadium dans les années 1960 pour voir Mickey Mantle [légendaire joueur de la franchise new-yorkaise] », s’amuse James Whitlow Delano, photographe américain basé à Tokyo.
Antichambre du professionnalisme, le tournoi pousse les participants à se donner à fond. Chaque édition a ses héros. Certains plus que d’autres. Ainsi Koji Ota, du lycée Misawa d’Aomori, fut le héros d’une rencontre épique du tournoi de 1969, jouée sur deux jours et en 18 manches, contre 9 normalement. Le match avait été interrompu par la nuit tombante le premier jour, alors que les deux équipes étaient toujours à 0-0. Ayant attiré une audience record à la télévision nippone, la rencontre finit sur la défaite douloureuse de Misawa et du bel Ota, dont la qualité de lanceur et le charme avaient conquis le cœur des Japonaises.
« Nito-ryu », technique de samouraïs
C’est aussi pendant ces tournois qu’émergent les futures stars du baseball, comme Ichiro Suzuki, Hideki Matsui, dit « Godzilla », ou encore Daisuke Matsuzaka. L’un des derniers en date est Shohei Ohtani, qui après avoir joué au Koshien avec son lycée d’Hanamaki (département d’Iwate, nord) et s’y être illustré avec des balles lancées à près de 160 km/h, a été recruté par l’équipe professionnelle des Nippon Ham Fighters d’Hokkaido avant d’aller jouer pour les Angels de Los Angeles, en Major League américaine, le rêve de tous les joueurs.
Surnommé le « Babe Ruth japonais » pour sa polyvalence, Shohei Ohtani parvient à se distinguer comme batteur mais aussi comme lanceur, à la manière de son illustre aîné américain. Les Japonais donnent à cette rareté le nom de « nito-ryu », technique de combat des samouraïs avec deux sabres.

   


Au Koshien, les exploits sont abondamment relayés par les médias. Comme souvent dans l’archipel, un tel succès excite l’imagination des auteurs de mangas. Parue de 1972 à 1981 puis réalisée en dessin animé, Dokaben, de Shinji Mizushima, fut ainsi l’une de ces nombreuses séries à succès.
Pour les mangakas, le Koshien reste un puits d’inspiration. Le stade est toujours plein. Hormis les pom-pom girls et les orchestres des deux équipes s’affrontant pacifiquement à coup de décibels et de chorégraphies savamment répétées, le public ne prend guère partie. On applaudit les beaux gestes, tout simplement. Tel lancer qui surprend un batteur, tel coup qui trompe les joueurs de champ, tel plongeon pour attraper une balle et mettre « out » le batteur… Le public apprécie en connaisseur. Une mère venue avec son fils et un de ses camarades l’avouent : « On ne soutient personne. Ils adorent le baseball, c’est tout. »
La centième édition du Koshien d’été coïncide avec les efforts du Japon pour promouvoir le baseball. Le sport fut olympique jusqu’en 2008 avant d’être retiré des compétitions en 2012 et 2016. Il va faire son retour pour les jeux de Tokyo de 2020, avec le softball féminin. Sans surprise, le Japon, médaillé d’or en 2008 dans les deux disciplines, fait partie des favoris.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ A 22 ans, le pilote tricolore va quitter Toro Rosso pour rejoindre la saison prochaine l’écurie de Milton Keynes.
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Formule 1 : le Français Pierre Gasly promu chez Red Bull

A 22 ans, le pilote tricolore va quitter Toro Rosso pour rejoindre la saison prochaine l’écurie de Milton Keynes.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 11h22
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 11h29
   





                        



   


Le jeune pilote français Pierre Gasly, très à son avantage pour sa première saison complète de formule 1 avec Toro Rosso, pilotera dès la saison prochaine pour Red Bull, a annoncé lundi 20 août l’écurie de Milton Keynes, actuellement troisième du plateau derrière Mercedes et Ferrari. « Aston Martin Red Bull est ravi d’annoncer que Pierre Gasly rejoindra l’équipe au début de la saison 2019 pour courir aux côtés de Max Verstappen », a déclaré l’écurie dans un communiqué. Gasly, 22 ans, succédera à l’Australien Daniel Ricciardo, en partance pour Renault.
« C’est un rêve qui devient réalité pour moi, je suis enthousiaste à l’idée de rejoindre cette équipe de pointe », s’est réjoui le pilote normand. « C’était mon objectif de piloter pour cette écurie depuis que j’ai rejoint le programme des pilotes Red Bull juniors en 2013 et cette incroyable opportunité est un pas de plus vers mon ambition de remporter des Grands Prix et de me battre pour des titres. »

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                A 21 ans, Pierre Gasly a déjà sa place en F1



Au volant de sa modeste Toro Rosso, Pierre Gasly est actuellement 13e du championnat avec 26 points, loin devant son coéquipier néo-zélandais Brendon Hartley qui n’a inscrit que deux petits points. « Pierre, qui a fait ses débuts en F1 l’an dernier quand il a rejoint notre équipe sœur Toro Rosso au Grand Prix de Malaisie, connaît une première saison complète impressionnante cette année, avec notamment une superbe 4e place au Grand Prix de Bahreïn et deux autres tops 10 durant la première moitié de saison », a encore souligné l’écurie Red Bull.

   


« L’un des jeunes pilotes les plus excitants »
Cette dernière, qui change de motoriste l’an prochain pour adopter un propulseur Honda, pourra se servir de l’expérience du Français en la matière, puisqu’il utilise déjà le moteur japonais sur sa Toro Rosso cette saison, comme l’a noté Christian Horner, le chef de l’écurie Red Bull.
« Ses performances extraordinaires cette saison dans une écurie motorisée par Honda, dans ce qui n’est que sa première saison complète en formule 1, n’ont fait que renforcer sa réputation : il est l’un des jeunes pilotes les plus excitants en sport automobile et nous avons hâte que Pierre amène sa vitesse, son talent et son attitude à l’équipe en 2019 », a déclaré Horner.
« Même si ce moment est très emballant, je suis très conscient du défi que cette opportunité spéciale va m’offrir et des attentes entourant tout pilote de l’écurie Red Bull », a également estimé avec franchise le pilote originaire de Rouen. « La première phase pour moi est de continuer à pousser pour obtenir les meilleurs résultats possibles en 2018 avec mon écurie actuelle, Toro Rosso. »
Aux côtés du Néerlandais Max Verstappen (20 ans), un de ses bons amis dans le paddock, Gasly formera un duo particulièrement jeune et brillant à partir de la saison prochaine. Le Français a débuté en karting à l’âge de six ans, aux côtés d’un de ses amis d’enfance, Esteban Ocon, qu’il retrouve aujourd’hui sur les grilles de départ en formule 1, où ce dernier pilote pour Force India.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Le Serbe est devenu, ce dimanche, le premier tennisman à remporter les neuf Masters 1000 du circuit ATP. Une prouesse qui récompense un des tous meilleurs joueurs de l’histoire.
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Novak Djokovic et les Masters 1000, une longue histoire d’amour

Le Serbe est devenu, ce dimanche, le premier tennisman à remporter les neuf Masters 1000 du circuit ATP. Une prouesse qui récompense un des tous meilleurs joueurs de l’histoire.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 11h03
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 13h42
    |

                            Jean-Clément Borella








                        


En remportant le Masters 1000 de Cincinnati contre Roger Federer (6-4, 6-4), le Serbe Novak Djokovic n’a pas seulement brisé la malédiction de ses cinq finales perdues dans l’Ohio (Etats-Unis). « Monsieur Masters » a fait mieux que ça : il est devenu, dimanche 19 août, le premier homme à avoir remporté les neuf Masters 1000 du circuit, tournois les plus prestigieux après les Grands Chelems. De la terre battue de Rome à l’indoor parisien en passant par le dur de Shangai, retour sur ses premières victoires dans chaque Masters 1000.

   


Miami - 2007
L’histoire d’amour entre Novak Djokovic et les Masters 1000 commence en 2007. Cette année-là, à 19 ans, il atteint trois finales de Masters disputées sur dur. Après avoir perdu celle d’Indian Wells, mi-mars, le jeune Serbe enchaîne dès le lendemain de sa défaite avec le tournoi de Miami. Brillant, notamment en demi-finale, contre Andy Murray (victoire 6-1, 6-0), Djokovic ne laisse pas passer la deuxième occasion de soulever son premier trophée majeur.
Il dispose facilement de l’Argentin Guillermo Canas en finale (6-3, 6-2, 6-4) et réalise le premier de ses neuf travaux en Masters. Gagner Miami deviendra même une routine puisqu’il y sera sacré à nouveau en 2011, 2012, 2014, 2015 et 2016.

   


Montréal - 2007
En août de la même année, Novak Djokovic s’en va conquérir le réputé tournoi du Canada afin de parfaitement conclure sa tournée américaine. Le jeune tennisman ne cède aucune manche jusqu’à la finale.
Bénéficiant d’une exemption au premier tour, il dispose successivement des expérimentés Nicolas Kiefer, David Nalbandian, Andy Roddick et du jeune prodige Rafael Nadal, qui l’avait battu plus tôt dans l’année à Indian Wells. Opposé en finale au grand Roger Federer, le Serbe bataille dur et s’impose (7-6, 2-6, 7-6), prouvant aux observateurs qu’il peut battre n’importe qui, même le maître du tennis moderne. La rumeur se transforme en réputation.
Indian Wells -2008
Après la saison de la révélation au plus haut niveau, l’année 2008 est celle de la confirmation pour Novak Djokovic. Revenu aux Etats-Unis avec l’ambition de conquérir Indian Wells après sa finale de 2007, « Nole » survole le tournoi et punit notamment Rafael Nadal en demi-finale (6-3, 6-2). Comme un goût de revanche. Opposé au Britannique Mardy Fish en finale, la bataille est rude mais celui qui commence à devenir une référence sur la surface dure gagne toujours à la fin (6-2, 5-7, 6-3). Troisième Masters 1000 pour Djoko, le troisième en terre américaine.

Rome- 2008
Rompu aux victoires outre-Atlantique, Novak Djokovic veut maintenant conquérir les Masters 1000 européens. Sur la terre battue de Rome, les éléments se succèdent en sa faveur. Rafael Nadal, roi de la terre battue, est sorti au deuxième tour et Roger Federer en quart de finale. Par deux fois, en quart et en demi-finale, Novak Djokovic va aussi profiter des abandons de ses adversaires en cours de match, Nicolas Almagro puis Radek Stepanek, pour atteindre aisément la finale.
Il y est opposé au Suisse Stanislas Wawrinka laisse filer la première manche mais retrouve dans les deux sets suivants toutes ses sensations pour l’emporter, (4-6, 6-3, 6-3). Premier trophée majeur sur la terre battue européenne pour Djokovic, qui fera de Rome un rendez-vous incontournable de sa tournée des Masters 1000 européens avec huit finales jouées pour quatre victoires (2008, 2011, 2014, 2015).
Paris-Bercy - 2009
L’année 2009 est plus compliquée pour Novak Djokovic dans sa relation avec les Masters 1000. Abonné aux finales, il perdra celles de Miami, Monte-Carlo, Rome et Cincinnati. Mais pas de quoi le décourager avant d’aborder le tournoi de Paris en qualité de tête de série numéro 3.
En finale, Gaël Monfils se présente à lui. Même avec un public acquis à la cause de son adversaire et le souvenir récent de ses nombreuses finales perdues, Djokovic parvient à renverser le Français au terme d’un match haletant (6-2, 5-7, 7-6). Un Français en finale d’un Masters 1000, c’est assez rare pour mériter ci-dessous une vidéo souvenir.

Madrid - 2011
Sur la terre battue madrilène, Novak Djokovic se défait en demi-finale de Roger Federer pour disputer le titre au maître des lieux, Rafael Nadal. Pour la première fois de sa carrière, le numéro 2 mondial, Novak Djokovic, tient tête au numéro 1 sur terre battue, la surface de prédilection de l’Espagnol. Il enchaîne par la même occasion une troisième victoire face au Majorquin en finale d’un Masters 1000.
En deux sets (7-5, 6-4), le Serbe refait le coup de Paris et gagne contre un joueur du cru national, signant son 32e succès consécutif. A 24 ans, il compte déjà 24 titres en simple et huit en Masters 1000.

   


Shangai- 2012
Après avoir triomphé en Europe et en Amérique, Novak Djokovic part à la conquête de l’Asie. Il doit écarter cinq balles de match face à Andy Murray en finale du Masters de Shangai. Au terme d’un match spectaculaire, le Serbe s’adjuge la victoire. Un combat entre Andy Murray et Novak Djokovic, c’est un duel mental hors-norme. Et à ce jeu-là, le Serbe se montre impitoyable.
Un homme sans failles se révèle sur le circuit. « Quand je joue contre Andy, je sais que ce sera un combat exténuant avec beaucoup de rallyes. C’est long mais j’ai l’habitude » déclare-t-il à l’issue du match. Ci-dessous, un point mémorable gagné par le Serbe.

Monte-Carlo - 2013
L’affrontement Djokovic-Nadal en Masters 1000 devient une affiche habituelle et le Serbe contrarie cette année-là un Espagnol pourtant invincible à Monte-Carlo. Le numéro un mondial détrône Nadal du Rocher et parvient à réaliser ce que personne n’avait réussi depuis… 2005. Sans forcer, il s’impose (6-2, 7-6) et débute la meilleure période de sa carrière. En 2014 et 2015, il remportera dix Masters 1000. Inarrêtable.

Cincinnati- 2018
Après sa 31e victoire en Masters 1000, Novak Djokovic fait jouer la corde sensible de sa raquette : « C’est sans aucun doute un des moments les plus spéciaux de ma carrière. Réaliser des exploits, écrire l’histoire du sport que j’aime vraiment, tout cela est un privilège et un honneur dont je serai fier pour le restant de mes jours. »
Il y a de quoi. Jusque-là, le Serbe avait chuté cinq fois en finale à Cincinnati. La victoire de cette année vaut bien plus qu’un simple succès. Elle lui permet d’entrer à jamais dans l’histoire de son sport. En 1 h 25 de jeu, le Serbe a terrassé un Roger Federer éprouvé physiquement (6-4, 6-4). Après avoir longtemps souffert d’une blessure au coude, le voilà qui remonte à la sixième place du classement mondial.

Rafael Nadal et Roger Federer, ses adversaires les plus prestigieux en ce début de XXIe siècle, n’ont pas encore réussi à remporter les neuf Masters 1000. Les épreuves de Rome et Monte-Carlo échappent toujours, par exemple, à Roger Federer, tennisman le plus titré de l’histoire en Grand Chelem. Pour le génie de la terre battue, Rafael Nadal, ce sont les titres de Paris et Miami qui manquent à l’appel.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Le départ de l’indéboulonnable directeur juridique et secrétaire général adjoint de la FIFA scelle la fin de l’ère Blatter.
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La FIFA exfiltre Marco Villiger, gardien de tous les secrets de Sepp Blatter

Le départ de l’indéboulonnable directeur juridique et secrétaire général adjoint de la FIFA scelle la fin de l’ère Blatter.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 10h53
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 17h59
    |

            Rémi Dupré








                        



   


L’annonce est passée totalement inaperçue. Elle constitue pourtant l’ultime épisode du feuilleton du « FIFAgate », cette enquête sur des soupçons de corruption visant la Fédération internationale de football. Lundi 20 août, la FIFA a officialisé le départ du Suisse Marco Villiger, 42 ans, indéboulonnable directeur juridique de l’instance depuis 2007 et secrétaire général adjoint depuis septembre 2015. « Il est temps pour moi d’ouvrir un nouveau chapitre et de chercher de nouveaux défis », a sobrement commenté le juriste. « Il a été un pilier de l’organisation », a déclaré la Sénégalaise Fatma Samoura, secrétaire générale de la FIFA.
Ce départ par « accord mutuel » aux allures d’exfiltration, acté par le président de la Fédération, Gianni Infantino, est loin d’être anecdotique dans la mesure où M. Villiger était le dernier rescapé de l’administration de Sepp Blatter, l’ex-numéro un (1998-2015) de l’organisation, suspendu durant six ans. Gardien de tous les secrets de son ancien patron, dont il était devenu l’avocat officieux pendant plusieurs années, le quadragénaire avait, lui, survécu à la tornade judiciaire initiée le 27 mai 2015 par les autorités américaines.
A la suite du fameux coup de filet anticorruption réalisé à l’hôtel Baur au Lac, à Zurich, M. Villiger était devenu le principal interlocuteur des justices américaine et suisse, chargé de faire la lumière en interne sur la litanie d’affaires de corruption qui ont miné la FIFA. Avec l’aide du cabinet d’avocats californien Quinn Emanuel, il avait récolté de nombreux documents et preuves et s’est activé pour que la Fédération internationale obtienne un statut de « victime » lors des procès en cours à New York.
« Il a protégé Blatter et tout le système pendant des années »
Etrange parcours que celui de Marco Villiger, dépeint par certaines sources comme un habile homme de l’ombre, un « caméléon » soucieux de vider les armoires pour sauver sa peau. « Il a très bien appris comment jouer sa partie auprès de Blatter, confie l’un de ses anciens proches collaborateurs. Il savait tout, a tout vu. Il était au courant de tout, était impliqué dans tout. Il a protégé Blatter et tout le système pendant des années. Et il a fait la même chose avec le système Infantino. Il sait comment jouer avec les marionnettes. »
Coordinateur des travaux dudit comité d’éthique « indépendant » de la FIFA, dont il assurait le secrétariat, il a également été à la manœuvre lors de la chute des principaux acteurs de l’ère Blatter. « Il a fourni des preuves contre Blatter, contre Jérôme Valcke (l’ex-secrétaire général de la FIFA, suspendu durant dix ans), contre Markus Kattner (l’ex-directeur financier, limogé en juin 2016), note un proche du « tribunal » interne de la Fédération. Il connaissait les avancées des enquêtes du comité d’éthique et a échangé des informations relatives aux travaux du comité d’éthique avec l’administration. »
M. Villiger était d’ailleurs l’un des seuls à avoir accès au rapport d’enquête réalisé par l’ex-procureur américain Michael Garcia sur les conditions d’attribution des Mondiaux 2018 et 2022, respectivement à la Russie et au Qatar. Ledit rapport a pourtant été lu par plusieurs hauts dirigeants, comme Sepp Blatter et Jérôme Valcke, avant de tomber, en juin 2017, dans les mains des journalistes du quotidien allemand Bild, et d’être divulgué dans son intégralité par la FIFA.

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                FIFA : le rapport Garcia (enfin) révélé, nouveaux soupçons sur l’attribution du Mondial au Qatar



L’affaire Platini
Selon plusieurs sources internes comme externes à la FIFA, M. Villiger est directement à l’origine de la chute de Michel Platini, ex-patron de l’Union des associations européennes de football (UEFA). Alors candidat à la présidence de l’instance mondiale, il avait été suspendu quatre ans à la suite de la fameuse affaire du paiement de deux millions de francs suisses (1,8 million d’euros) effectué par M. Blatter en 2011.
Pour ces personnes, seul le zélé juriste était en mesure de faire fuiter au parquet suisse, en septembre 2015, l’information relative à ce versement. Une dénonciation qui a amené le ministère public de la Confédération helvétique (MPC) à ouvrir une procédure pénale à l’encontre de Sepp Blatter et à auditionner Michel Platini en tant que « personne appelée à donner des renseignements », l’équivalent du statut de témoin assisté. Cette initiative du MPC a poussé le comité d’éthique à se saisir du cas et à bannir les deux dirigeants.
Dans son dernier livre (Ma vérité, Héloïse d’Ormesson), l’ex-président de la FIFA accuse d’ailleurs Marco Villiger d’avoir révélé ce paiement à la justice suisse et de l’avoir conseillé de remettre son mandat à disposition, le 2 juin 2015, après le coup de filet au Baur au Lac. De son côté, le juriste a toujours nié, précisant n’avoir jamais eu connaissance du paiement des deux millions. Une version qui fait rire ses anciens collègues.
« Bien sûr qu’il était au courant de ce paiement, il m’a même fait une remarque un jour à ce sujet. Villiger, c’est l’Evangile selon saint Jean. Comment quelqu’un qui se disait mon avocat peut-il dire aujourd’hui qu’il n’était au courant de rien ? », confiait récemment au Monde M. Blatter, soupçonné par plusieurs sources d’avoir demandé à son juriste de faire fuiter l’information pour torpiller la candidature de M. Platini à sa succession.
Son nom réapparaît dans une nouvelle affaire
En avril, le patronyme de Villiger est remonté à la surface, après le dépôt d’une plainte pour conflit d’intérêts auprès du comité d’éthique contre Fatma Samoura dans le cadre de la campagne pour l’attribution du Mondial 2026. Selon la BBC, un prétendu lien de parenté entre Mme Samoura et l’ex-joueur sénégalais El-Hadji Diouf, ambassadeur de la candidature du Maroc, a été découvert par les membres du groupe de travail en charge de l’évaluation des dossiers de candidatures. M. Villiger en était l’un des principaux responsables.
« C’est un complot digne des barbouzes », soufflait alors au Monde un fin observateur de la FIFA. Le comité d’éthique avait, finalement, décidé de ne pas poursuivre la secrétaire générale de l’organisation.
Alors que son départ était pressenti avant la Coupe du monde en Russie, le sulfureux Marco Villiger devrait être remplacé par l’Ecossais Alasdair Bell, le directeur juridique de l’UEFA, réputé très proche de Gianni Infantino.
Contactée par Le Monde, la FIFA n’a pas confirmé que M. Villiger, poussé vers la sortie, avait signé une clause de confidentialité avant de quitter son poste. Il faut dire que le juriste sait beaucoup de choses.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ En remportant le tournoi de Cincinnati, le Serbe devient le premier joueur de l’ère Open à gagner chacun des neuf Masters 1 000 de l’ATP.
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Tennis : Djokovic s’offre un titre historique face à Federer

En remportant le tournoi de Cincinnati, le Serbe devient le premier joueur de l’ère Open à gagner chacun des neuf Masters 1 000 de l’ATP.



Le Monde
 |    20.08.2018 à 01h33
   





                        



   


Novak Djokovic a remporté pour la première fois de sa carrière dimanche 19 août le tournoi Masters 1 000 de Cincinnati en dominant Roger Federer, numéro 2 mondial sur le score de 6-4, 6-4, en finale. Il devient par la même occasion le premier joueur de l’ère Open à avoir remporté au moins une fois chacun des neuf Masters 1 000 de l’ATP.
Le Serbe de 31 ans, qui avait perdu cinq finales dans l’Ohio dont trois face à Federer, a enfin conquis le seul titre Masters 1 000 manquant à son palmarès. Septuple vainqueur du tournoi, Federer n’avait pour sa part plus connu la défaite sur le ciment de Cincinnati depuis 2013.
« C’est bien sûr un moment très particulier pour moi d’être ici pour la première fois avec le trophée du vainqueur à Cincinnati », a déclaré Djokovic.
« J’ai connu des moments difficiles, des hauts et des bas dans ma carrière avec des blessures, des mois sans pouvoir jouer et une opération (au coude) en début d’année. Ça me paraît un peu irréel d’être de retour à ce niveau. »
Le vainqueur du dernier Wimbledon s’est appuyé sur la qualité de son retour pour prendre le service de Federer à 3-3 dans la première manche, un avantage suffisant pour remporter le set initial quelques jeux plus tard.
Djokovic s’est fait breaker dès l’entame de la seconde manche, mais il a pu revenir immédiatement à la faveur d’un jeu de service raté de l’Helvète, apparu moins en jambes que lors des tours précédents. Le Serbe a ensuite réussi un nouveau break, décisif, sur un passing gagnant à 3-3 avant de s’envoler vers la victoire au bout d’1 h 25 de match.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Pour leur premier match à domicile en 1ère division depuis 1993, les Crocos s’imposent (3-1). L’OM subit sa première défaite en championnat depuis mi-mars.
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Ligue 1 : promu et conquérant, Nîmes surprend l’Olympique de Marseille

Pour leur premier match à domicile en 1ère division depuis 1993, les Crocos s’imposent (3-1). L’OM subit sa première défaite en championnat depuis mi-mars.



Le Monde
 |    19.08.2018 à 23h43
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 05h41
    |

            Clément Martel








                        



   


Vingt-cinq ans que le stade des Costières attendait ça. Le retour de ses « Crocos » nîmois en première division du football hexagonal. Et une semaine après sa victoire à Angers en ayant renversé la situation (4-3), le Nîmes Olympiques n’a pas manqué son retour en Ligue 1 à domicile. Au terme d’un match enlevé, les joueurs de Bernard Blaquart ont dominé l’Olympique de Marseille, dimanche 19 août, lors de l’ultime rencontre de la deuxième journée de Ligue 1 (3-1).
Entre deux équipes ayant remporté leur match d’ouverture en inscrivant quatre buts chacune, on se doutait qu’il y aurait du spectacle aux Costières dimanche. D’autant que les deux entraîneurs – Rudi Garcia et Bernard Blaquart – prônent un football résolument offensif. Mais de là à imaginer que le promu dominerait les Phocéens dans les grandes largeurs, il y avait un fossé à franchir.
Portés par leur stade semblable à leurs arènes le temps d’une soirée, les Nîmois ont entamé la rencontre sans se poser de questions. Justes techniquement et plus présents dans les duels que les coéquipiers d’un Morgan Sanson dépassé, les partenaires du capitaine Anthony Briançon ont mené leurs attaques sans se poser de question. Et étaient logiquement récompensés peu après la demi-heure de jeu par un but de Denis Bouanga, qui faisait au passage subir le martyr aux « mondialistes » Sakaï et Mandanda (1-0, 34e).
Thioub et Ripart récidivistes
Apathiques, à l’instar du Paris Saint-Germain samedi en première période face à Guingamp – qui avait été sauvé par l’entrée en jeu de Kylian Mbappé –, les Marseillais se devaient de se reprendre. « Il va falloir réagir, on a les qualités mais il faut aller au charbon, exigeait le défenseur Jordan Amavi à la mi-temps, montrer qu’on est l’Olympique de Marseille. » Et dès la reprise, Florian Thauvin faisait taire les Costières, concluant d’un lob piqué une contre-attaque après un coup franc nîmois dangereux (1-1, 49e).

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Mais il faut plus qu’un but encaissé pour avoir la peau de ces « Crocos ». Fidèles à leur philosophie d’aller inscrire un but de plus de l’adversaire, les coéquipiers d’Umut Bozok – meilleur buteur de Ligue 2 l’an passé – ont repris leur marche en avant, bien aidés par plusieurs arrêts de leur gardien, Paul Bernardoni. Intenables et déjà buteurs le week-end passé lors de la victoire à Angers, Sada Thioub et Renaud Ripart ont récidivé face à Marseille.
Parti à toute allure de son camp, à l’heure de jeu, sur un coup franc marseillais, Thioub profitait d’une mésentente dans la défense marseillaise après une contre-attaque menée grand train par Bouanga pour effacer Mandanda et inscrire le second but nîmois de la soirée (2-1, 62e). Blessé dans sa sortie et paraissant – une fois encore – souffrir d’un claquage musculaire, le gardien international français était contraint de céder sa place à Yohan Pelé.
Première défaite de l’OM en Ligue 1 depuis mars
En toute fin de match, Ripart transperçait une défense attentiste pour conclure la marque (3-1, 87e). « C’est magnifique, s’est exclamé au micro de Canal+ le dernier buteur, alors que ses partenaires étaient dignement fêtés par le stade des Costières. On a montré la semaine dernière qu’on avait du caractère, et on a bien maîtrisé le match ». Rendant hommage à son gardien, « qui nous sauve aussi », Renaud Ripart a vanté la « philosophie de jeu » nîmoise, « tournée vers l’offensive, et [essayant] d’avoir la même qualité de jeu quel que soit l’adversaire. »
Vingt-cinq ans après, Nîmes est bien de retour en première division. Meilleure attaque et occupant la deuxième place du championnat derrière Paris, le club du Gard s’est offert le scalp de son voisin marseillais, lui infligeant sa première défaite en Ligue 1 depuis le 18 mars.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Une semaine après la mort du jeune trois-quart lors d’un match de préparation, Aurillac a entamé sa saison de Pro D2 dans l’émotion, par une courte victoire.
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Rugby : pour son premier match après la mort de Louis Fajfrowski, Aurillac l’emporte d’un point

Une semaine après la mort du jeune trois-quart lors d’un match de préparation, Aurillac a entamé sa saison de Pro D2 dans l’émotion, par une courte victoire.



Le Monde
 |    19.08.2018 à 19h27
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 08h39
   





                        



   


Deux jours après les obsèques de Louis Fajfrowski, les anciens coéquipiers du trois-quart centre d’Aurillac, mort le week-end dernier lors d’un match de préparation, ont repris le chemin de la pelouse. Opposés à Oyonnax lors de leur match inaugural de Pro D2, dimanche 19 août, les Aurillacois l’ont emporté de justesse à l’issue d’une rencontre chargée d’émotion (20-19).

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« A jamais dans nos cœurs Louis. » L’émotion était très forte et le silence a régné dans les gradins du stade Jean-Alric avant le match lorsque les proches du jeune joueur ont pris place dans les gradins. Vêtus d’un t-shirt frappé du numéro 14 et du prénom de leur camarade lors de l’échauffement, les joueurs d’Aurillac ont ensuite disputé la partie avec leur nouveau maillot, sur lequel les initiales brodées « LF » surplombent le logo du club du Cantal. Il en sera de même tout au long de la saison, ont annoncé les dirigeants d’Aurillac.
Dans le couloir d’accès à la pelouse, le portrait du joueur de 21 ans a été accroché par André Bester, le coach du club cantalien. « C’est pour qu’ils l’aient à l’esprit toute l’année, à chaque fois qu’ils entreront sur le terrain », a précisé le technicien sud-africain. Outre ces hommages, les joueurs du Stade Aurillacois ont lancé une cagnotte en ligne afin de soutenir la famille de Louis Fajfrowski, qui avait récolté dimanche soir près de 22 000 euros.
Victoire en forme d’hommage
Vendredi, dans tous les stades de Pro D2, une minute d’applaudissement a précédé les matchs en hommage au joueur d’Aurillac – et à l’ancien président de la Fédération française de rugby, Pierre Camou, disparu mercredi. Après avoir respecté ce silence dimanche, la compagne de Fajfrowski et son petit frère se sont avancés pour donner le coup d’envoi de la rencontre. Dans ce match initialement programmé vendredi mais décalé afin de permettre aux joueurs cantaliens d’assister aux obsèques du trois-quarts centre vendredi dans l’Hérault, les Aurillacois sont parvenus à l’emporter in extremis.
Dans ce contexte très difficile, ses coéquipiers ont conserver l’avance acquise en première période (20-6) pour offrir un succès en forme d’hommage à leur camarade, face à un favori du championnat qui repart avec le point du bonus défensif.
L’autopsie réalisée lundi n’a pas permis de déterminer les causes de la mort brutale de Fajfrowski, survenue après un plaquage jugé normal par tous les observateurs du match de préparation contre Rodez. Des analyses complémentaires ont été ordonnées, mais ses résultats ne seront pas connus avant un mois et demi. En attendant, la mort du jeune rugbyman met à nouveau en lumière la question des commotions cérébrales dans le rugby.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Les Verts ont égalisé dans les dernières minutes de la rencontre comptant pour la deuxième journée de Ligue 1.
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Ligue 1 : Saint-Etienne ramène un point de Strasbourg, Toulouse enfonce Bordeaux

Les Verts ont égalisé dans les dernières minutes de la rencontre comptant pour la deuxième journée de Ligue 1.



Le Monde
 |    19.08.2018 à 18h01
 • Mis à jour le
19.08.2018 à 21h27
   





                        



   


Pour la seconde fois en autant de matchs cette saison, Strasbourg s’est rapidement retrouvé en supériorité numérique, dimanche 19 août, lors de la réception de Saint-Etienne. Sous une chaleur écrasante et dans une superbe ambiance, les Alsaciens, qui inauguraient leur nouvelle pelouse hybride, ont ouvert la marque et longtemps pensé l’emporter, mais les Stéphanois ont arraché un match nul en toute fin de rencontre par le jeune Makthar Gueye, buteur lors de son premier match chez les professionnels.
Comme dimanche dernier à Bordeaux, quand ils l’avaient emporté (2-0) après avoir joué en supériorité numérique dès la 13e minute, les Strasbourgeois ont usé leur adversaire avant de faire la différence à 11 contre 10, après l’expulsion du défenseur stéphanois Subotic à la 18e minute de jeu. En dépit de nombreuses parades de Stéphane Ruffier, les Verts concédaient l’ouverture de la marque par Anthony Gonçalves peu après la mi-temps (1-0, 55e).
Les hommes de Thierry Laurey auraient pu aggraver leur avance, mais le portier stéphanois a veillé au grain, et tenu ses coéquipiers à portée de fusil des Strasbourgeois. Et quatre minutes après sa première apparition sous le maillot stéphanois, le jeune Makthar Gueye, 20 ans, reprennait victorieusement un centre de Mathieu Debuchy (1-1, 88e) et offrait à Saint-Etienne l’égalisation.
Toulouse enfonce un Bordeaux sans entraîneur
Grâce à des buts d’Aaron Leya Iseka et Matthieu Dossevi, Toulouse s’est imposé au Stadium lors du « derby de la Garonne » (2-1) et a plongé encore un peu plus dans le doute des Bordelais où Éric Bédouet, entraîneur intérimaire, n’a pu faire de miracle deux jours après la mise à pied de Gustavo Poyet.
Après l’orage de vendredi avec cette mise à pied temporaire, préambule à un « entretien préalable en vue d’un éventuel licenciement » – selon le président des Girondins Stéphane Martin – vendredi prochain, Bordeaux espérait retrouver de la sérénité sur le plan du jeu. Histoire aussi d’effacer son entame manquée en L1 à domicile contre Strasbourg (2-0).

   


Mais battus également lors de leur premier match, les Toulousains ont fait bloc en défense en fin de match face à plusieurs assauts répétés des Girondins qui ont tout tenté pour revenir. Le TFC a délivré une belle partie avec un but de Leya Iseka juste avant la mi-temps puis un deuxième de Dossevi, son premier avec le club, en milieu de deuxième période. Kamano avait égalisé pour les Girondins à la 50e minute, seule occasion réelle pour Bordeaux dans cette fin de match.

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Avec quatre unités chacun au compteur, le Strasbourg et Saint-Etienne pointent respectivement aux 5e et 7e rangs du championnat. Toulouse est désormais 13e, avec trois points. Quant à Bordeaux, avec deux défaites en deux rencontres, le club occupe la 18e place du classement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Après son échec des championnats d’Europe, le champion du monde du décathlon a décidé de tourner la page en participant au décastar de Talence mi septembre. Il revient sur sa désillusion berlinoise.
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Kevin Mayer : « Je ressens le manque de décathlon »

Après son échec des championnats d’Europe, le champion du monde du décathlon a décidé de tourner la page en participant au décastar de Talence mi septembre. Il revient sur sa désillusion berlinoise.



Le Monde
 |    19.08.2018 à 07h00
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


Comment digérer l’échec lorsque l’on est habitué à gagner ? À Berlin, lors des derniers championnats d’Europe, le décathlonien Kevin Mayer a subi une grosse désillusion en manquant complètement la deuxième des dix épreuves, le saut en longueur. Grand favori, le champion du monde a abandonné. Quelques jours plus tard, l’athlète français a repris l’entraînement et se prépare pour le décastar de Talence les 15 et 16 septembre.

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Votre mésaventure berlinoise vous a-t-elle privé de vacances ?
Je fais les vacances que j’avais prévues initialement mais avec beaucoup plus d’entraînement et beaucoup moins de loisirs. Mentalement, je suis quelqu’un qui passe très vite à autre chose. Je ne pense pas beaucoup au passé. Tout ça est clairement derrière moi et je me suis déjà fixé d’autres objectifs.
Cela a dû être compliqué pendant quelques jours…
Oui, c’est sûr que depuis un an les championnats d’Europe étaient mon objectif. J’ai pris un coup de massue derrière la nuque. Au bout de trois à quatre jours j’ai réussi à relativiser et à passer à la suite.
Vous vous êtes excusé auprès du public. Normalement, ce sont plutôt les footballeurs qui s’excusent après une défaite auprès des supporteurs de leur club. Quel rapport avez-vous avec votre public ?
Je suis assez proche de mon public et très actif sur les réseaux sociaux. Je donne beaucoup et je montre par exemple mes entraînements. Je reçois énormément de messages de soutien. Bien sûr, je fais ce sport en priorité pour moi mais je sens l’attention que les gens portent à ma carrière et du coup ça m’a déçu pour eux qu’ils n’aient pas plus de spectacle que ça.
Revenons sur ce concours de la longueur. Étiez-vous trop fort, trop rapide ce jour-là ?
C’est ça, mes sensations étaient différentes de d’habitude. Je n’ai pas su les gérer. C’est très bon signe car on a travaillé énormément la longueur cette année. On s’est rendu compte qu’il fallait donner tout l’engagement possible, sinon on ne saute pas loin. Avec le surplus de forme, je n’ai pas retrouvé mes réglages et ça s’est retourné contre moi.
Il n’y avait vraiment pas la possibilité d’assurer ?
Si et j’ai essayé. ; J’ai reculé d’1 mètre et j’ai regardé la planche pour essayer de ne pas mordre lors du troisième essai. Mais il y a plus de vent et reculer n’a servi à rien. J’ai tout fait pour ne pas mordre et ce n’est pas passé.
Est-ce parce que vous aviez le record du monde en tête que vous avez préféré abandonner ?
Je n’avais pas le record en tête même si certaines personnes m’en parlaient. J’étais tout simplement en forme et je ne pouvais pas changer tous mes repères. Le problème n’était pas de continuer ou pas. J’ai tellement pris un ascenseur émotionnel que je ne pouvais plus. Mon corps ne répondait plus. On a discuté avec mon entourage pour savoir si je poursuivais. Mes jambes tremblaient et j’aurais fait de mauvaises performances.
Cette année, vous n’avez donc réalisé aucun décathlon. Ressentez-vous un manque presque physique ?
Je m’entraîne pour ça. C’est pour ça que je participe au décastar, en raison de cette grande frustration de ne pas avoir pu m’exprimer. J’espère pouvoir le faire à Talence. Dès que la déception est passée, j’ai retrouvé l’envie de retourner sur les stades d’entraînement. Je sais que beaucoup m’en ont voulu pour cet abandon. C’était un choix de raison.
Berlin est-il un rappel à l’ordre ou une expérience positive pour l’avenir ?
Il s’agit d’un rappel à l’ordre positif. Je commençais à être blasé de faire des décathlons. Tout s’enchaînait bien pour moi ces dernières années. C’est vrai que ce petit coup de poignard dans le dos m’a fait prendre conscience que j’avais besoin du décathlon. Je ressens ce manque et ça me motive encore plus.
Vous organisez dimanche une initiation au décathlon ouverte au grand public sur la plage de Saint-Jean-de-Monts. N’avez-vous pas peur de vous faire chambrer ? Plus sérieusement, est-ce important de retrouver aussi vite son public ?
Écoutez, je ne suis pas connu pour ne pas avoir de répartie (Rires). Non, je n’ai pas du tout peur. Les gens viennent pour partager le décathlon. C’est sûr que cela aurait été mieux pour mon événement de faire un résultat à Berlin mais bon on a rempli les inscriptions en un jour… Beaucoup de personnes m’envoient des messages à propos de ça. La journée va être belle.
L’année prochaine, les Mondiaux auront lieu à Doha du 29 septembre au 6 octobre. Allez-vous comme vous en avez pris l’habitude ne faire qu’un décathlon, celui des Mondiaux, ou pensez-vous en réaliser un deuxième ?
Honnêtement, je n’ai pas encore décidé. Je termine ma saison 2018 tard avec le décastar qui n’était pas prévu (15 et 16 septembre). L’an prochain, le décastar sera programmé fin juin à cause des Mondiaux décalés. C’est une période intéressante pour moi. Il est certain que j’y serai mais je ne sais pas le nombre d’épreuves sur lesquelles je m’alignerai. Une chose est certaine, plus on vise haut, plus on fait attention aux blessures. Un décathlon à très haut niveau est traumatisant mentalement et physiquement.



                            


                        

                        

