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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-1"> ¤ Sophia Chikirou, ancienne directrice du pure player, doit jouer un rôle dans la campagne européenne du mouvement populiste de gauche.
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La crise au « Média » inquiète La France insoumise

Sophia Chikirou, ancienne directrice du pure player, doit jouer un rôle dans la campagne européenne du mouvement populiste de gauche.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 10h22
    |

            Abel Mestre (Marseille, envoyé spécial)








                        


Un spectre hante l’université d’été de La France insoumise (LFI) : la crise au Média. Depuis que les principaux dirigeants de ce pure player (Sophia Chikirou, ex-conseillère de communication de Jean-Luc Mélenchon ; le psychanalyste Gérard Miller et l’entrepreneur Henri Poulain) s’écharpent sur les réseaux sociaux, les dirigeants insoumis se tiennent prudemment à l’écart. Pas question pour eux d’intervenir dans une crise « qui ne les concerne pas ». Pas sûr, pour autant, que cette position soit tenable très longtemps. En effet, en annonçant son départ de la direction de la télé en ligne au début de l’été, Mme Chikirou a indiqué qu’elle rejoignait La France insoumise dans le cadre de la campagne pour les élections européennes en mai 2019.

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                Au « Média », le grand déballage se poursuit



Cette arrivée inquiète plusieurs dirigeants de La France insoumise qui craignent que la crise au Média parasite la campagne. Surtout, la façon dont a été décidé le retour de Mme Chikirou laisse perplexe Charlotte Girard, qui fera partie du binôme en tête de la liste insoumise avec Manuel Bompard. « J’ai une crainte de parasitage de la campagne, c’est vrai. Son arrivée n’a jamais été discutée, son poste n’est pas encore fixé », explique la responsable du programme de LFI. « Cela n’a pas été discuté, je ne sais pas où cette décision a été prise », confirme une figure de LFI. Un fin connaisseur du mouvement avance : « On est nombreux à dire à Jean-Luc Mélenchon qu’il faut trancher et vite. Il y a une pression pour lui dire de faire attention. »
« Sophia Chikirou garde toute notre confiance »
M. Bompard, ne partage pas cette version, indiquant que Mme Chikirou « supervisera la communication du volet européen de la campagne » : « On en a parlé tous ensemble. La discussion a eu lieu quand on a commencé à réfléchir sur la campagne. On a décidé qu’il y ait un volet européen et un volet national. La nommer à ce poste est la meilleure décision, insiste-t-il. Sophia a fait les campagnes de Jean-Luc Mélenchon mais aussi celles de Bernie Sanders aux Etats-Unis et d’Andres Manuel Lopez Obrador au Mexique. Ce qu’il se passe au Média ce n’est pas notre problème. Les bisbilles internes ne sont pas des motifs suffisants pour ne pas lui confier une telle mission. » 
Le député du Nord Adrien Quatennens a, de son côté, assuré que Mme Chikirou « gardait toute [leur] confiance » et qu’elle était « la meilleure candidate pour la tâche qui lui a été confiée ». Contactée, Sophia Chikirou n’a pas répondu à nos sollicitations. Elle doit venir samedi aux amFis (nom officiel de l’université d’été de La France insoumise) qui se réunissent à Marseille jusqu’au dimanche 26 août.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-2"> ¤ L’animateur, qui prend les commandes de la matinale, veut renouer avec une « radio conviviale, mais aussi impertinente ».
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Europe 1, en perte de vitesse, abat la carte Nikos Aliagas

L’animateur, qui prend les commandes de la matinale, veut renouer avec une « radio conviviale, mais aussi impertinente ».



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 08h42
    |

            François Bougon








                        



                                


                            

La dernière fois qu’on avait croisé Nikos Aliagas, c’était au début des années 1990, dans un petit bureau de Radio France internationale (RFI). Entouré d’une dizaine de téléscripteurs, dans un vacarme constant, l’enfant d’immigré grec découpait les dépêches d’agence pour les différentes rédactions en langues étrangères – « huit pages avec du papier carbone », se remémore-t-il. Il se précipitait à l’occasion dans les studios pour donner au journaliste les derniers « urgents ». Il était « télexman », métier aujourd’hui disparu, et distribuait aussi les cafés, tâche moins reluisante.
Etudiant sans argent à la Sorbonne, mais en costard-cravate – son père était tailleur –, et éditeur sans le sou : il avait lancé la Revue franco-hellénique, bilingue, avec des entretiens de personnalités grecques comme Melina Mercouri (1920-1994) ou Costa-Gavras. « Je faisais le tour des restaurateurs grecs pour trouver des financements. » 
Plus de trente ans plus tard, le voici animateur célèbre donnant des interviews dans un palace parisien devant un thé. « Noir plutôt fumé. » C’est la roue de la fortune, non pas celle de TF1 – la chaîne de télévision qui lui a permis de devenir célèbre en animant l’émission « Star Academy » –, mais celle des Grecs, bien sûr : Tyché, la déesse qui décide du destin des hommes.

Un parcours atypique
Entre-temps, Nikos Aliagas a abandonné ses rêves d’écriture – il se passionne plutôt pour la photographie et s’apprête à publier, mi-octobre, un livre de photos aux éditions de La Martinière. Et, surprise, il revient à la radio. C’est à lui qu’Europe 1, station en perte de vitesse et en quête d’auditeurs, a fait appel pour relancer des matins en souffrance. Un an après avoir confié les clés à des figures de Radio France – Frédéric Schlesinger pour la grille et Patrick Cohen pour la matinale –, l’actionnaire Arnaud Lagardère change de nouveau.

Place donc à Laurent Guimier, un...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-3"> ¤ « Chaque remise en cause d’Emmanuel Macron se voit vite accusée de “faire le jeu des populistes” », déplore-t-il, visant son ex-actionnaire, Claude Perdriel.
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Raphaël Glucksmann quitte le « Nouveau Magazine littéraire » : « On m’a fait comprendre que c’est ma personne qui posait problème »

« Chaque remise en cause d’Emmanuel Macron se voit vite accusée de “faire le jeu des populistes” », déplore-t-il, visant son ex-actionnaire, Claude Perdriel.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 20h00
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 20h37
   





                        



   


Clap de fin pour l’intellectuel Raphaël Glucksmann à la tête du Nouveau Magazine littéraire. Dans un message publié vendredi 24 août sur ses comptes Facebook et Twitter, il annonce son départ du titre, qu’il dirigeait depuis moins d’un an. Il y est remplacé par le journaliste Nicolas Domenach.
Dans son message, M. Glucksmann écrit que ses critiques publiques envers la politique menée par Emmanuel Macron sont à l’origine de son départ. Dans ce texte, qui sera publié la semaine prochaine dans le mensuel détenu par Claude Perdriel, l’intellectuel explique :
« Aujourd’hui, chaque remise en cause d’Emmanuel Macron se voit vite accusée de “faire le jeu des populistes”. […] Et un numéro puis un passage télé en juin dans lesquels je mettais fortement en doute le “progressisme” du président déclenchèrent une crise qui s’avéra vite insurmontable […] Plus encore que le journal, on m’a fait comprendre que ce sont ma personne, mes tweets, mes passages télés, mes posts Facebook qui posaient problème. »

        Notre article au moment de la sortie
         

          du premier numéro du « Nouveau Magazine littéraire »



« Je suis de gauche, mais pas comme vous »
« Cher Raphaël Glucksmann, je suis de gauche, mais pas comme vous », lui réplique Claude Perdriel, 91 ans, dans une « explication » qui doit être publiée simultanément.
« Nous revendiquons pour ce magazine une indépendance totale vis-à-vis de tous les pouvoirs — financiers, politiques ou médiatiques. […] Il serait absurde, cher Raphaël, de croire que nous pouvons être pro ou anti-Macron. Ce n’est pas notre affaire », souligne le président et fondateur du groupe qui édite les magazines Challenges et Sciences & Avenir, et ancien propriétaire du Nouvel Observateur. « Oui, nous pensons que certaines réformes sont à la fois courageuses, difficiles et plutôt positives », poursuit M. Perdriel.
Refondé à la fin de 2017 pour « regrouper les différentes sensibilités du camp progressiste », Le Nouveau Magazine littéraire a suscité la curiosité des lecteurs avec un premier numéro vendu à plus de 31 000 exemplaires, mais les ventes sont vite retombées.
Avec un investissement de 761 000 euros en marketing, le magazine a recruté 6 000 nouveaux abonnés (pour un total de 14 000 souscriptions), mais ses ventes en kiosques sont retombées au niveau de l’ancienne formule, avec 7 646 exemplaires pour le 5e numéro, selon la direction du journal.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-4"> ¤ Peu adeptes de la télévision et de la radio, les 15-34 ans n’en sont pas moins férus d’actualité, d’après une étude de Médiamétrie.
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Sur les réseaux sociaux, les jeunes trouvent des informations « que l’on ne voit pas ailleurs »

Peu adeptes de la télévision et de la radio, les 15-34 ans n’en sont pas moins férus d’actualité, d’après une étude de Médiamétrie.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 15h14
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 16h50
    |

                            Yassine El Azzaz








                        



   


« Cela fait plusieurs années que je n’ai plus la télévision. » Depuis qu’il a quitté le domicile familial, en 2009, Quentin Duval, un ingénieur trentenaire, ne s’informe plus que par l’entremise de Facebook et des médias auxquels il est abonné. La démocratisation des smartphones – près de 95 % des 15-34 ans en sont équipés contre 65 % dans le reste de la population – a sonné le glas du petit écran chez les jeunes. Si Adrien, lycéen de 15 ans, sacrifie encore au rite du « 20 heures », cela tient à une raison simple :
« C’est le journal que mes parents regardent. Ils suivent très peu les chaînes d’information en continu. C’est mon seul lien avec la télévision. »
La génération Netflix s’impose, du nom du service de vidéo à la demande payant permettant de regarder des séries et des films n’importe où, n’importe quand. Une enquête commandée par le ministère de la culture à Médiamétrie, et publiée vendredi 27 juillet, détaille les habitudes en matière d’accès à l’information des personnes âgées de 15 à 34 ans. En 2017, la durée consacrée quotidiennement à regarder la télévision a diminué de 14 minutes, tandis qu’elle a progressé de 4 minutes sur les trois écrans Internet (ordinateur, tablette et téléphone portable), pour une durée d’écoute totale individuelle de 2 heures 20. La radio ne s’en tire pas mieux : la part des jeunes qui affirment l’écouter au moins une fois par jour est tombée à 40,5 % en 2016 (– 11,6 % par rapport à 2008).
L’actualité internationale arrive en tête
Cette classe d’âge n’en demeure pas moins friande d’actualité. Ainsi, 93 % des sondés affirment s’intéresser à l’information à des degrés divers. Près d’un jeune sur six déclare même y être accro. Parmi les thématiques consultées, l’actualité internationale arrive en tête, devant les faits divers et l’actualité locale.
Pour s’informer, ils privilégient les réseaux sociaux à 71 %, d’après la même étude. Si les usages changent, les sites des médias traditionnels restent prédominants : « En 2017, parmi le top 10 des plates-formes les plus consultées quotidiennement par les 15-34 ans, on retrouve des titres de presse (Le Monde, 20 Minutes, Le Figaro, etc.) et des chaînes de télévision (BFM-TV, Franceinfo) », souligne l’étude. « Concernant les questions liées à l’actualité, je m’informe auprès des médias traditionnels, à savoir les sites des quotidiens nationaux, qui jouissent d’une certaine légitimité et auxquels je suis abonnée sur Twitter », confirme Marie, étudiante en deuxième année de master en communication.
Le risque de se laisser duper par les fausses informations
Les forums sont aussi utilisés pour partager et commenter les informations. « Je fréquente beaucoup le 18-25 de Jeuxvideo.com [l’un des forums les plus actifs et les plus sulfureux en France]. J’y trouve des informations que l’on ne voit pas ailleurs », explique Raphaël, jeune bachelier de 17 ans. Au risque de se laisser duper par les fausses informations qui prolifèrent sur les forums et les réseaux sociaux ? Plus d’un tiers des enfants âgés de 10 à 18 ans ont relayé une « fake news » au cours des six derniers mois, selon une étude menée par l’organisme californien Common Sense Media auprès de 900 enfants aux Etats-Unis. « Les “fake news” sont plus présentes qu’on ne le croit. J’essaie de les éviter en regardant la source et/ou l’auteur », souligne Quentin Duval.
En France, au-delà de la question de la confiance placée dans l’information, c’est la reconquête des jeunes qui préoccupe Radio France, France Télévisions et France Médias Monde, mis sous pression par le président de la République Emmanuel Macron, qui s’était inquiété, en décembre 2017, de la désaffection de ce public. Cette étude apporte donc de l’eau au moulin du ministère de la culture, qui travaille à une réforme de l’audiovisuel public. Le 4 juin, la ministre de la culture, Françoise Nyssen, regrettait que ces entreprises publiques n’investissent « que 3 % de leur budget dans le numérique. Nous sommes en train de passer à côté des jeunes. Notre média universel doit s’adresser aussi bien aux fidèles qu’aux “digital natives”, nés avec le numérique. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-5"> ¤ 1995, l’empire Lagardère est numéro un mondial de la presse magazine. A New York, le « boss », Daniel Filipacchi, lance avec le fils de JFK un mensuel alliant politique et glamour, « George ». Retour sur cette époque de tous les possibles, au moment où Arnaud Lagardère s’apprête, lui, à vendre « Elle », fleuron du groupe.
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Quand Lagardère s’offrait John-John Kennedy, l’enfant chéri de l’Amérique


                      1995, l’empire Lagardère est numéro un mondial de la presse magazine. A New York, le « boss », Daniel Filipacchi, lance avec le fils de JFK un mensuel alliant politique et glamour, « George ». Retour sur cette époque de tous les possibles, au moment où Arnaud Lagardère s’apprête, lui, à vendre « Elle », fleuron du groupe.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 11h59
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 06h35
    |

                            Pascale Nivelle








                              

                        

Pour son premier shooting à 100 000 dollars, Matt Berman avait loué une Buick gigantesque et couché au Château Marmont, l’hôtel des stars à Hollywood. Il devait rejoindre en studio Cindy Crawford déguisée en George Washington, nue ou presque sous la redingote du premier président des Etats-Unis. Derrière l’objectif, Herb Ritts, le photographe de célébrités parmi les plus chers du monde, plaisantait : « Cindy, John Kennedy ne viendra pas aujourd’hui. Mais je te présente Matt. » Ce printemps 1995, Matt Berman, timide directeur artistique inconnu, avait 30 ans. Les magazines étaient flamboyants. C’était il y a un siècle.
À New York, dans les années 1990, les Français sont rois. Hachette Filipacchi, l’employeur de Matt Berman, est le plus grand groupe de presse magazine mondial, avec des dizaines de titres sur les cinq continents et un chiffre d’affaires à faire enrager Hearst et Murdoch. Devant le 1633 Broadway, dans le quartier des journaux, à deux pas de Times Square et des sièges de Life et du New York Times, d’immenses bannières aux couleurs du groupe claquent au vent.
« On buvait du vin à midi, on s’habillait comme on voulait, l’ambiance était très cool. Les Français osaient tout. » Matt Berman, directeur artistique de « George »
« On les avait installées de sorte à faire croire que tout le gratte-ciel de 45 étages nous appartenait », se souvient le porte-parole du groupe Thierry Funck-Brentano, entré chez Matra il y a cinquante ans et toujours en poste dans le groupe Lagardère. Au 1633 Broadway, on parle français aux cinq derniers étages, jusque sur la terrasse avec vue sur la skyline, réservée aux chefs. Dans l’entrée en marbre est gravée la liste des titres du groupe aux États-Unis : une quinzaine de magazines spécialisés rachetés à CBS (Car and Driver, Boating, American Photo…) et, surtout, le fleuron, Elle, quintessence du chic à la française.
Avant de déguiser...




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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤ Le cofondateur du Média et psychanalyste a été critiqué sur les réseaux sociaux pour cette nouvelle collaboration.
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Gérard Miller et le directeur de « Valeurs actuelles » rejoignent LCI

Le cofondateur du Média et psychanalyste a été critiqué sur les réseaux sociaux pour cette nouvelle collaboration.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 21h53
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 22h28
   





                        


Le cofondateur du site Le Média Gérard Miller a été recruté par LCI pour débattre avec le directeur de la rédaction de Valeurs actuelles, Geoffroy Lejeune, a annoncé jeudi 23 août la chaîne du groupe TF1, confirmant des informations du site PureMédias. Le psychanalyste avait écrit mercredi sur Twitter qu’il allait « ferrailler le lundi à 17 heures ».

        Lire aussi :
         

                De Michel Drucker à Jean-Luc Mélenchon, le complexe Gérard Miller



Critiqué sur les réseaux sociaux pour cette nouvelle collaboration, Gérard Miller, 70 ans, compagnon de longue date de Jean-Luc Mélenchon, a répondu qu’il avait « été chroniqueur à France 2, à Europe 1, à Inter, à Paris Première, à RTL, etc. ». « J’y ai toujours dit ce que je voulais. Faut que je demande la permission à qui pour parler dans le poste ? », a-t-il fait mine de demander.

Chroniqueur sur RTL depuis plusieurs années (« On refait le monde »), je serai également à la rentrée sur LCI, où j… https://t.co/IlSMLjqiUf— millerofficiel (@Gérard Miller)


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Luc Ferry et Rokhaya Diallo recrutés aussi
Geoffroy Lejeune, âgé de 29 ans, directeur de la rédaction du magazine de droite depuis 2016, présentera également deux « billets d’humeur » chaque matin sur la chaîne du groupe Bouygues, remplaçant la journaliste Natacha Polony, a fait savoir LCI.
La chaîne d’information a confirmé le recrutement d’autres voix pour intervenir dans ses émissions : l’ex-ministre de l’éducation Luc Ferry ferraillera avec Daniel Cohn-Bendit (ex-Europe 1) le dimanche soir ; la militante antiraciste Rokhaya Diallo interviendra tous les lundis dans l’émission de David Pujadas ; le polémiste André Bercoff sera opposé à Soazig Quéméner, la rédactrice en chef politique du magazine Marianne, tous les vendredis dans l’émission d’Arlette Chabot.
L’ex-directeur du Point Franz-Olivier Giesbert interviendra également à l’antenne, et l’humoriste Yassine Belattar participera à l’émission d’Audrey Crespo-Mara, entre 10 heures et midi.
Dans le cadre de ses recrutements de rentrée, LCI avait déjà annoncé mardi que l’économiste Pascal Perri, qui intervenait depuis 2006 dans « Les Grandes Gueules », sur RMC, animerait une émission quotidienne de débat sur l’actualité économique et sociale de 16 heures à 17 heures.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤ Avec l’augmentation de la propagation de « fake news » ces dernières années, la vérification des informations est devenue encore plus indispensable pour les journalistes.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Comment fonctionne le service de « fact-checking » de l’AFP

Avec l’augmentation de la propagation de « fake news » ces dernières années, la vérification des informations est devenue encore plus indispensable pour les journalistes.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 20h59
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 14h35
    |

                            Aurore Gayte








                        


C’est une vidéo très partagée sur Internet depuis la fin de juillet. On y voit plusieurs personnes s’avancer dans la mer, des femmes voilées portant de gros sacs, et plusieurs hommes, immobiles, dont seules les têtes dépassent de l’eau. Quelques secondes plus tard, la vidéo change d’angle et nous montre trois personnes sur la plage, assistant à la scène autour d’un appareil photo. Elles filment le groupe de personnes dans l’eau.
Il n’en fallait pas plus au témoin de la scène et auteur de la vidéo, un touriste tchèque en vacances en Crète, pour y voir la preuve que les vidéos de migrants traversant la mer Méditerranée au péril de leur vie ne sont qu’une mise en scène, véhiculée par des médias du monde entier. En un mot comme en cent : une « fake news », ou fausse information.

Tout part d'une vidéo, dans laquelle un homme s'exprime en tchèque. On y voit un groupe d'une dizaine de personnes - dont des femmes voilées - avancer dans l'eau. Cinq d'entre elles semblent simuler une noyade #AFP pic.twitter.com/1nK1j2G2dk— Agence France-Presse (@afpfr) 22 août 2018



Toujours dans cette même vidéo, on aperçoit trois personnes se tenir sur la plage autour d'un appareil photo posé sur un trépied et orienté en direction du groupe présent dans l'eau #AFP pic.twitter.com/a8YZzRGsn5— Agence France-Presse (@afpfr) 22 août 2018


La vidéo a été publiée pour la première fois à la fin du mois de juillet, puis elle a été partagée en République tchèque, en Pologne, en France, au Royaume-Uni et en Espagne, avant d’être réutilisée par des sites conspirationnistes. Selon les calculs de l’Agence France-Presse (AFP), « la vidéo totalise, en trois semaines, plus de 1,2 million de vues sur YouTube, Facebook et Twitter », des chiffres assez impressionnants pour que les journalistes décident de la « fact-checker » (« la vérifier »).
Canulars et théories du complot bancales
L’AFP n’est pas spécialement connue du grand public. Et pour cause, elle n’est pas un journal, mais une agence de presse, c’est-à-dire que c’est elle qui produit les dépêches envoyées aux journaux, aux chaînes de télévision et aux autres professionnels de l’information. En 2017, un service spécialisé dans le fact-checking a été créé, et, depuis, les journalistes « débunkent » (« démystifient ») les fausses histoires, hoax (« canulars ») et théories du complot bancales, racontant avec force détails leur manière de procéder dans leur blog.
Dans le cas de cette vidéo, les choses n’ont pas été simples. Rémi Banet, le journaliste chargé du fact-checking, a d’abord dû chercher l’endroit où la scène avait été tournée. Il s’est appuyé pour cela sur le paysage.

Nous avons retrouvé le lieu du tournage, l'auteur de la vidéo accusatrice, et surtout, deux membres de l'équipe de tournage incriminée #AFP via @AfpFactuel pic.twitter.com/ESNRl0y0Ov— Agence France-Presse (@afpfr) 22 août 2018


Comme on peut le voir sur la première image, les flèches rouges indiquent sur quels éléments du paysage Rémi Banet s’est fondé. Il a alors cherché sur Google Maps les endroits en Crète pouvant correspondre à celui où la vidéo a été tournée. Il finit par trouver sa réponse : il s’agit de la ville d’Ierapetra, située dans une baie du sud de la Crète. Un travail minutieux, qui a dû prendre des heures.

   


Après avoir retrouvé le lieu, Rémi Banet a cherché l’auteur de la vidéo. Pour cela, il a utilisé le logiciel InVid, mis au point par l’AFP pour faciliter le fact-checking de vidéos. Le logiciel fonctionne comme une recherche inversée Google, et a permis de remonter jusqu’à l’origine de la vidéo. L’une des premières pages Facebook l’ayant partagée indiquait que l’auteur de la vidéo était une personne portant le nom de Marek Chrastina.
Cependant, pas de traces de ce Marek Chrastina sur Facebook : en effet, les utilisateurs peuvent choisir de ne pas apparaître dans les recherches sur le réseau social. Rémi Banet choisit alors de passer par Vkontakte, un réseau social russe très populaire en République tchèque, où il arrive à retrouver l’identifiant Facebook de Marek Chrastina. L’AFP l’a contacté pour savoir s’il était bien l’auteur de la vidéo, mais elle n’avait toujours pas « obtenu de réponse au moment de la publication de cet article ».
Retrouver les personnes filmées
Reste la dernière étape : retrouver les personnes filmées dans la vidéo, soit l’équipe de tournage et les personnes dans la mer. Pour cela, pas de solution sur Internet : il faut demander et enquêter sur place. Rémi Banet passe alors par les « fixeurs » de l’AFP en Crète — des relais des journalistes les aidant à faire leurs reportages à l’étranger — en leur envoyant des captures d’écran de la vidéo où les visages sont reconnaissables. Le monde du journalisme et de la production audiovisuelle étant assez petit, il n’est pas du tout surprenant que l’un de ces fixeurs, Manolis Kritsotakis, ait retransmis une heure plus tard le nom de plusieurs membres de l’équipe de tournage.
L’homme debout sur la plage est un cameraman, et la dame assise à côté de l’appareil photo est une réalisatrice de documentaire, Eleni Vlassi. Elle est aussi la directrice artistique d’un festival de documentaires se déroulant à… Ierapetra.
Contactée par l’AFP, Eleni Vlassi explique ne pas du tout être au courant de l’existence de la vidéo de Marek Chrastina, et précise qu’elle était à ce moment-là sur le « tournage d’un documentaire intitulé La Terre de Notre-Dame-des-Douleurs. La scène est censée se passer en Turquie, en 1922, quand les Grecs ont fui l’incendie d’Izmir. Ils s’échappaient par la mer, et certains se noyaient. » Les personnes aperçues dans l’eau étaient justement en train de filmer cette scène. « Ce sont des volontaires d’associations culturelles de Crète », précise la réalisatrice à l’AFP.
On peut d’ailleurs voir un extrait de cette scène dans la bande-annonce du documentaire :

🔍 Surprise : ils tournaient en réalité un documentaire sur l'exode des Grecs d'Asie mineure de 1922 (et l'on retrouve le groupe dans l'eau aux 4e/5e secondes de la bande-annonce du docu) ➡️ https://t.co/EAvRWcVCnm #AFP pic.twitter.com/IW15kR37Y9— Agence France-Presse (@afpfr) 22 août 2018


L’AFP est l’un des leadeurs mondiaux de l’information. Pourtant, même en étant une référence mondiale, et même après avoir expliqué point par point le raisonnement derrière un fact-checking, ils sont nombreux à ne toujours pas vouloir croire ce que dit l’AFP.

#JDRpoursuivez et CONDAMNEZ les responsables de l'#AFP qui DISSIMULENT aux Français depuis le #16décembre2010 les activités CRIMINELLES #dépuisLElyséesoutien et mission aux #TERRORISTES#FAFN #Soro #MNLA #BilalAgAchérif #Ansardine #AhmadaAgBibi #HCUA #CMAhttps://t.co/mE63UdT3ax— Yanick Toutain (@YanickToutain) 22 août 2018



Bien sur un journaliste ne ferait jamais cela AFP FAKE NEWS— JohnDo (@590Do) 22 août 2018


Les théories du complot ont en effet ceci de particulier qu’elles résistent à toute tentative de démolition : toute preuve censée infirmer la théorie va être retournée et se transformer en preuve supplémentaire de ladite théorie. Et de par leur aspect viral, les théories conspirationnistes seront toujours plus lues que leur « débunkage ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-8"> ¤ Les faits remontent au mois d’octobre 2016. Une première plainte pour des faits bien plus anciens, datant de 1992, avait déjà été déposée à Los Angeles en avril 2018.
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Kevin Spacey visé par une nouvelle accusation d’agression sexuelle

Les faits remontent au mois d’octobre 2016. Une première plainte pour des faits bien plus anciens, datant de 1992, avait déjà été déposée à Los Angeles en avril 2018.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 11h06
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 12h07
   





                        



   


Le bureau du procureur de Los Angeles a annoncé, mercredi 22 août, qu’il examinait une seconde plainte pour agression sexuelle visant l’acteur américain Kevin Spacey.
« Une plainte pour agression sexuelle a été déposée [mardi] par le bureau du shérif du comté de Los Angeles impliquant Kevin Spacey. Elle est actuellement étudiée », a expliqué dans un communiqué le porte-parole de cette cellule spéciale, créé en novembre dernier par la procureure Jackie Lacey pour examiner les accusations d’abus sexuels contre les grands noms de Hollywood.
Si le procureur de Los Angeles n’a pas souhaité communiquer sur la nature exacte des accusations, ni l’identité de la victime, le bureau du shérif du comté a précisé que l’enquête a commencé en mai et concerne des faits datant du mois d’octobre 2016.
C’est la seconde plainte concernant des faits d’agressions sexuelles impliquant Kevin Spacey qu’examine le bureau du procureur de Los Angeles. La première plainte, déposée en avril, concerne des faits bien plus anciens, remontant à 1992. Elle est toujours « en cours d’examen ». L’acteur fait également l’objet de six enquêtes à Londres.

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Plus de trente accusations
Plus de trente hommes affirment avoir subi des avances sexuelles non consenties de la part de l’acteur qui a reçu l’Oscar du meilleur acteur pour le film American Beauty en 2000.
Parmi eux, l’acteur Anthony Rapp, quatorze ans au moment des faits, accuse Spacey d’avoir tenté de l’agresser sexuellement lors d’une soirée en 1986. Kevin Spacey, 26 ans à l’époque, se serait jeté sur lui au cours d’une soirée arrosée dans son appartement de New York. Kevin Spacey avait réagi en expliquant qu’il n’avait pas de souvenirs de cet incident.
Depuis les accusations d’Anthony Rapp, en octobre 2017, la carrière de Kevin Spacey plonge. En novembre, Netflix, la société de vidéos à la demande, a cessé ses relations avec la star de la série House of Cards, dont il était le principal acteur. La sixième et dernière saison, prévue pour le 2 novembre, se fera sans lui.
De nombreuses scènes du dernier film de Ridley Scott, All the Money in the World, sorti en décembre dernier, ont été retournées pour remplacer les apparitions de Kevin Spacey par l’acteur Christopher Plummer.
Ce week-end encore, un film avec l’acteur de 59 ans en haut de l’affiche, Billionaire Boys Club, a fait un flop monumental au box-office nord-américain, en n’empochant que quelques centaines de dollars de recettes.

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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-9"> ¤ La ministre de la culture aurait, selon « Le Canard enchaîné », fait agrandir les locaux parisiens d’Actes Sud sans autorisation ni déclaration.
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Article sélectionné dans La Matinale du 22/08/2018
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La ministre Françoise Nyssen accusée d’avoir fait agrandir les bureaux de son ancienne maison d’édition Actes Sud

La ministre de la culture aurait, selon « Le Canard enchaîné », fait agrandir les locaux parisiens d’Actes Sud sans autorisation ni déclaration.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 17h22
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 11h07
    |

                            Service France








                        



   


Une nouvelle affaire vient compliquer la rentrée du gouvernement. Selon Le Canard enchaîné du 22 août, la ministre de la culture, Françoise Nyssen, a fait agrandir de 150 mètres carrés les locaux parisiens d’Actes Sud – la maison d’édition qu’elle dirigeait avant de devenir ministre –, sans en informer la direction de l’urbanisme de la Mairie de Paris ni le fisc.
Interrogé à l’issue du conseil des ministres, mercredi 22 août, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a rappelé que « le président de la République s’[était] engagé sur l’exemplarité (…) et sur, notamment, les exigences de transparence ». « Il faut voir si la justice s’en saisit, je ne crois pas que ce soit le cas », a ajouté M. Griveaux, avant de rappeler qu’un ministre mis en examen « doit quitter le gouvernement ».
Le porte-parole a fait remarquer que, lors de son installation dans ce bâtiment parisien, la maison d’édition était « locataire » et que le local comportait déjà des mezzanines. « Quand on est locataire et qu’on s’installe quelque part, on demande rarement s’il y a eu toutes les autorisations », a plaidé le porte-parole. « Ces choses seront faites », a-t-il assuré avant de souligner que « personne en France n’est au-dessus des lois ».

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Pas de demande auprès des Bâtiments de France
Selon Le Canard enchaîné, les travaux au siège parisien d’Actes Sud – un bâtiment du XVIIIe siècle situé au cœur du Quartier latin et inscrit à l’inventaire des Monuments historiques – ont été réalisés en 2012 par l’intermédiaire de la société civile immobilière (SCI) Séguier, gérée alors par Françoise Nyssen. C’est la même SCI qui avait permis, selon l’hebdomadaire, d’acquérir ce bâtiment en 1997.
Le Canard enchaîné affirme qu’il n’y a « pas la moindre trace de dépôt d’une demande d’autorisation de bâtir » aux archives de la direction de l’urbanisme de la Mairie de Paris. Or une autorisation est nécessaire à partir de l’ajout de 20 mètres carrés.
Ces travaux, consistant principalement en l’ajout de mezzanines, auraient également dû faire l’objet d’une demande auprès des Bâtiments de France et de l’architecte en chef des Monuments historiques, ajoute l’hebdomadaire. Ce dernier écrit aussi que l’agrandissement des locaux n’a pas été signalé à l’administration fiscale. « Ce petit “oubli” a pu permettre à la société de la ministre de réduire d’un tiers l’impôt immobilier (la cotisation foncière des entreprises) qu’elle acquitte chaque année pour son siège parisien. »
Ce n’est pas la première fois que la ministre de la culture est dans le collimateur du Canard enchaîné. En juin, l’hebdomadaire avait dénoncé l’agrandissement du siège d’Actes Sud, à Arles (Bouches-du-Rhône), réalisé sans les autorisations nécessaires en 2011, avant d’être régularisé à l’entrée de Françoise Nyssen au gouvernement. Cette dernière avait alors regretté une « négligence ». Fragilisée politiquement depuis des mois, la ministre de la culture va devoir de nouveau s’expliquer.

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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-10"> ¤ Dans un communiqué, le psychanalyste et cofondateur du média alternatif de gauche appelle de nouveau à un règlement à l’amiable du conflit.
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Crise au « Média » : Gérard Miller dément avoir mis en demeure Sophia Chikirou

Dans un communiqué, le psychanalyste et cofondateur du média alternatif de gauche appelle de nouveau à un règlement à l’amiable du conflit.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 14h04
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 14h32
    |

            François Bougon








                        


Dans le feuilleton qui agite Le Média, le nouvel épisode s’intitule « Gérard Miller sort de son silence ». Le psychanalyste refusait, jusqu’à présent, de s’exprimer sur la crise qui agite le média alternatif de gauche qu’il a contribué à créer, en janvier. Finalement, il a publié un communiqué, mercredi 22 août, également signé par Henri Poulain, autre cofondateur, avec Sophia Chikirou, de l’entreprise de presse.
Dans ce texte, les deux hommes nient avoir envoyé une quelconque mise en demeure à Sophia Chikirou, comme l’a écrit Libération. « C’est la société de production Le Média, dont elle a été la présidente jusqu’au 24 juillet et où nous n’exerçons aucune fonction, qui l’a mise en demeure de restituer les 64 119,61 euros déjà encaissés et de renoncer aux 67 146 euros dont elle réclame le paiement », écrivent-ils.

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          « Le Média », en proie à des tensions, s’interroge sur son avenir



Poussée à la démission en juillet
Ils réaffirment également n’avoir jamais validé ces factures émises pour le compte de la société de l’ancienne conseillère en communication de Jean-Luc Mélenchon, Mediascop, et n’avoir jamais su que Sophia Chikirou, poussée à la démission en juillet à l’issue d’un séminaire de deux semaines, « avait chargé la société Mediascop de lui fournir des conseils et de définir la stratégie de développement et de communication du Média ».
Enfin, Gérard Miller et Henri Poulain appellent de nouveau à un règlement du conflit sans passer par les tribunaux. Leur ancienne camarade a en effet menacé de saisir la justice pour faire valoir ses droits. « Nous pensons qu’il ne nous appartient pas de trancher sur ces questions et nous souhaitons que l’avocat de Mediascop prenne contact dans les meilleurs délais avec l’avocat du Média afin d’envisager une résolution à l’amiable », concluent-ils.

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Aude Lancelin nommée à la tête de l’entreprise
Une nouvelle direction a pris le contrôle du Média fin juillet. La journaliste Aude Lancelin a été nommée à la tête de l’entreprise de presse, qui gère la petite rédaction d’une dizaine de personnes, et une directrice de production, Stéphanie Hammou, à celle de l’entreprise de production, qui s’occupe des aspects techniques.
Mme Lancelin a annoncé mardi l’arrivée d’un nouveau responsable du numérique. Un courriel a également été envoyé aux 19 000 « socios », qui par leurs contributions assurent le financement du Média, pour les appeler à poser des questions à la fois « sur le projet éditorial et la saison 2 » et sur « la gouvernance, la transparence et la place des socios dans Le Média ».

Une grande nouvelle pour @LeMediaTV. L'excellent @lucasgautheron rejoint le projet dès la semaine prochaine en tant… https://t.co/RRMcsNyAXo— alancelin (@Aude Lancelin)


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Lundi, jour de la reprise, l’un des journalistes proches de Sophia Chikirou, Serge Faubert, avait reçu un avertissement disciplinaire en raison des propos qu’il avait tenus au Monde. Cet ancien journaliste de L’Evénement du jeudi s’y était inquiété d’une « chasse aux sorcières ». Il y avait également fait part de « tentatives communautaires ou identitaires au sein de la rédaction ».

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                Serge Faubert rappelé à l’ordre par la nouvelle direction du Média






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-11"> ¤ Journaliste, puis rédacteur en chef à Antenne 2, Jacques Abouchar fut détenu quarante jours à Kaboul en 1984. Il est mort le lundi 20 août, à Bayonne, à l’âge de 87 ans.
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édition abonné


Mort du grand reporter Jacques Abouchar

Journaliste, puis rédacteur en chef à Antenne 2, Jacques Abouchar fut détenu quarante jours à Kaboul en 1984. Il est mort le lundi 20 août, à Bayonne, à l’âge de 87 ans.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 18h59
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 19h20
    |

            François Bougon








                        



                                


                            

Le journaliste Jacques Abouchar est mort lundi 20 août, à Bayonne, à l’âge de 87 ans. Il fut une personnalité de l’audiovisuel public au temps où ce dernier régnait sans partage. Et il restera comme une figure d’autorité pour tous ceux qui ont grandi dans les années 1980, au rythme de « Récré A2 » et de Goldorak. Sérieux et élégant, foulard autour du cou, il analysait devant les caméras un monde partagé entre deux camps, l’un mené par Washington, l’autre par Moscou. Témoin privilégié de la guerre froide, il le fut jusque dans sa chair : en septembre 1984, près de cinq ans après l’entrée des chars russes en Afghanistan, il est capturé par des parachutistes soviétiques alors qu’il accompagne, avec une équipe d’Antenne 2 (ancêtre de France 2) un groupe de moudjahidine, en provenance du Pakistan, venus livrer des armes.
En France, les diplomates s’activent. Ses soutiens s’organisent. Un comité est mis sur pied et une manifestation réunit 1 500 personnes qui empruntent le trajet allant de l’ambassade d’Afghanistan à celle de l’URSS, un kilomètre et demi plus loin. A l’écran, tous les soirs, à l’heure du journal télévisé, on affiche le nombre de jours passés en prison par Jacques Abouchar.
Lors de son procès à Kaboul, le 20 octobre 1984, l’avocat général requiert à son encontre la peine de mort, notamment pour avoir franchi illégalement la frontière et s’être associé à un « groupe terroriste ». Sans avocat et avec conviction, il plaide sa cause en cinq minutes. Il est condamné à dix-huit ans de prison.
« Déçu par nos amis moudjahidine »
En France, le Parti communiste français annonce suspendre ses relations avec le Parti populaire démocratique d’Afghanistan. L’agence officielle soviétique Tass dénonce une « campagne antisoviétique et antiafghane » menée en France et accuse le premier ministre Laurent Fabius de s’y associer. Dans Le Monde, Jacques Amalric, chef du service étranger, tonne :
« Jacques Abouchar...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-12"> ¤ Le journaliste avait dénoncé dans « Le Monde » une « chasse aux sorcières » et des « tentatives communautaires ou identitaires au sein de la rédaction ».
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Serge Faubert rappelé à l’ordre par la nouvelle direction du Média

Le journaliste avait dénoncé dans « Le Monde » une « chasse aux sorcières » et des « tentatives communautaires ou identitaires au sein de la rédaction ».



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 18h45
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 18h47
    |

            François Bougon








                        


Serge Faubert, l’un des journalistes du Média qui ont dénoncé le départ de la cofondatrice Sophia Chikirou, s’est vu signifier un avertissement disciplinaire par la nouvelle direction du site d’information pour des propos tenus dans Le Monde. Cet ancien journaliste de L’Evénement du jeudi s’y était inquiété d’une « chasse aux sorcières ». Il y avait également fait part de « tentatives communautaires ou identitaires au sein de la rédaction ». Des propos qui n’ont pas été du goût d’Aude Lancelin, qui a remplacé Sophia Chikirou comme présidente de l’entreprise de presse.

        Lire l’article en question :
         

          Sophia Chikirou veut faire payer ses anciens camarades du « Média »



Cette sanction tombe à l’issue de semaines agitées, qui ont vu la rédaction du média alternatif de gauche se déchirer d’abord lors d’un séminaire de deux semaines en juillet, à l’issue duquel Mme Chikirou a été poussée à la démission, puis sur les réseaux sociaux.
La nouvelle direction s’interroge sur des mouvements de fonds effectués par Mme Chikirou en faveur de sa société Mediascop. L’intéressée affirme s’être fait payer des prestations connues de tous. Elle souligne également que les deux autres cofondateurs, le psychanalyste Gérard Miller et le réalisateur Henri Poulain, ont fait de même pour le compte de leurs entreprises respectives.
La semaine dernière, la nouvelle direction avait appelé à l’apaisement dans un texte signé par la majorité des employés du Média.

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                Au « Média », le grand déballage se poursuit






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-13"> ¤ Le journaliste, ancien de « Libération » et de Rue89, intègre la matinale de France Inter, où il tiendra une chronique quotidienne sur l’actualité internationale.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Pierre Haski prend la place de Bernard Guetta sur la matinale de France Inter

Le journaliste, ancien de « Libération » et de Rue89, intègre la matinale de France Inter, où il tiendra une chronique quotidienne sur l’actualité internationale.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 19h03
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 19h24
   





                        



   


Pierre Haski est le nouveau Bernard Guetta. Le journaliste va tenir une chronique quotidienne sur l’actualité internationale au sein de la matinale de France Inter, en remplacement de M. Guetta, a annoncé lundi 20 août la patronne de la radio publique, Laurence Bloch.
Pierre Haski va intégrer le « 7/9 » d’Inter lundi prochain, jour de rentrée pour les radios et télé, a-t-elle précisé sur son compte Twitter. « Tous les jours c’est à lui que reviendra désormais la mission d’analyser la marche du monde et de nous faire comprendre que nous en sommes les gardiens, ce que Bernard Guetta nous a inlassablement transmis », a ajouté la directrice de France Inter. L’intéressé s’est dit « ravi et honoré ».

Merci à @franceinter de m’accueillir dans cette belle équipe du 7/9 ! Ravi et honoré de prendre le relais de l’ami… https://t.co/cHji1aAMzG— pierrehaski (@pierre haski)


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Président de Reporters sans frontières
Pierre Haski, ancien de Libération passé par l’AFP et Europe 1, et cofondateur de Rue89 en 2007, est chroniqueur pour le magazine L’Obs. Il préside en outre l’ONG Reporters sans frontières depuis l’an dernier.
Bernard Guetta, voix familière des auditeurs de France Inter, avait décidé cet été d’arrêter sa chronique « Géopolitique », diffusée depuis 1991 sur la radio publique, pour se consacrer à des enquêtes internationales, lesquelles seront publiées par Flammarion.

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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-14"> ¤ Le journaliste avait été rédacteur en chef adjoint du journal télévisé du soir d’Antenne 2. En 1984, il avait passé quarante jours aux mains des forces soviéto-afghanes. Il est mort à l’âgé de 87 ans.
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Mort de Jacques Abouchar, journaliste et ex-prisonnier en Afghanistan

Le journaliste avait été rédacteur en chef adjoint du journal télévisé du soir d’Antenne 2. En 1984, il avait passé quarante jours aux mains des forces soviéto-afghanes. Il est mort à l’âgé de 87 ans.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 16h27
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 16h43
   





                        



   


Jacques Abouchar, ancien grand reporter et rédacteur en chef à Antenne 2 (France 2 à partir de 1992), connu pour avoir été détenu quarante jours à Kaboul en 1984, condamné à dix-huit ans de prison puis gracié. L’ancien journaliste est mort lundi 20 août, à l’âge de 87 ans, à Bayonne, a annoncé sa famille à l’Agence France-Presse (AFP).
Né le 1er février 1931, Jacques Abouchar, diplômé du Centre de formation des journalistes, était entré à la fin des années 1950 à la Radio-télévision française (RTF, ancêtre de l’ORTF), après plusieurs expériences dans la presse, notamment à l’AFP et à Reuters.
Il avait travaillé notamment au Liban et en Côte d’Ivoire et était devenu grand reporter au sein de l’ORTF. C’est à ce titre qu’il avait intégré Antenne 2 en 1975, lors de la création de la chaîne. En 1981, il devient rédacteur en chef adjoint du journal télévisé du soir, « A2 Dernière », puis rejoint le service étranger.
Quarante jours de captivité en Afghanistan
C’est en 1984 que son nom fait la « une » des journaux français : dans la nuit du 17 au 18 septembre, il tombe dans une embuscade en Afghanistan, tendue par les forces soviéto-afghanes au sud de Kandahar. Il vient alors d’entrer clandestinement dans ce pays pour y tourner un reportage. Si ses confrères ont pu s’enfuir, lui, blessé à l’épaule, est capturé.
Interrogé pendant trois jours par les Soviétiques, Jacques Abouchar est remis aux autorités afghanes et transféré à Kaboul, au centre d’interrogatoires de Sidorat, qu’il décrit comme la « terreur des moudjahidines ». Il expliquera plus tard au Monde ne pas avoir été témoin direct de sévices, mais avoir entendu des gémissements venus de la cellule au-dessus de la sienne.
Condamné à dix-huit ans de prison en octobre, il est transféré dans la prison de Pouli-Charki, 4 500 détenus, où il partage sa cellule avec onze autres prisonniers. « Il s’agissait pour eux de m’exhiber, et de me faire dire un certain nombre des choses », explique-t-il en 1985 sur Antenne 2. Il reste alors dans l’ignorance totale de son sort jusqu’à sa grâce, cinq jours plus tard. Il est libéré après quarante jours de détention.
Le grand reporter avait écrit plusieurs ouvrages sur l’Afghanistan et notamment Dans la cage de l’Ours (paru en 1985 chez Balland), un récit de sa captivité.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-15"> ¤ Dans un texte, 70 signataires jugent que le média alternatif de gauche ne doit pas rester « enfermé dans ses querelles intestines, qui sont sans issue ».
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La nouvelle direction du « Média » appelle à l’apaisement

Dans un texte, 70 signataires jugent que le média alternatif de gauche ne doit pas rester « enfermé dans ses querelles intestines, qui sont sans issue ».



Le Monde
 |    17.08.2018 à 17h13
    |

            François Bougon








                        


La nouvelle direction du Média – la directrice de l’entreprise de presse, la journaliste Aude Lancelin, celle de la société de production, Stéphanie Hammou, et le président de l’association, Henri Jacquet – figure parmi les plus de 70 signataires d’un texte diffusé vendredi intitulé « Il faut que la saison 2 du Média puisse commencer ». Publié sur le site du Média, il cherche à apaiser une situation qui s’est envenimée ces derniers jours, les différents protagonistes s’invectivant via les réseaux sociaux.
Pour résumer, la nouvelle direction reproche à la cofondatrice Sophia Chikirou, poussée à la démission en juillet, d’avoir géré solitairement la structure, suscitant le mécontentement d’une partie de la rédaction, et d’avoir voulu se faire payer des prestations pour le compte de sa société Mediascop sans en informer le reste de l’équipe. Mme Chikirou a menacé de saisir la justice pour faire valoir ses droits et dénonce des accusations diffamatoires.

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                Au « Média », le grand déballage se poursuit



Les signataires du texte publié vendredi 17 août – des salariés mais aussi des pigistes, bénévoles, intervenants de la plateforme lancée en janvier –, avancent deux propositions pour tenter de trouver un terrain d’entente :
« Concernant la situation financière du Média, qui est au centre de tous les débats, la proposition d’un audit est certainement la meilleure et devrait permettre de clarifier ladite situation. Quant à ce qui semble être l’autre point d’achoppement entre l’ancienne direction et la nouvelle, à savoir le règlement des factures émises par Mediascop, nous considérons de même que ce n’est à aucun d’entre nous de trancher et nous souhaitons donc que l’avocat de Mediascop prenne contact avec l’avocat du Média afin d’envisager dans les meilleurs délais une résolution à l’amiable de ce différend. »
Les signataires jugent également primordial de laisser la nouvelle équipe, qui reprend le travail lundi 20 août, préparer la « saison 2 » et « faire ses preuves ». Cependant, une partie de la rédaction qui a dénoncé le limogeage de Sophie Chikirou et un changement d’orientation du Média, avec la suppression annoncée du journal télévisé, ne figure pas parmi eux.
Enfin, certains « socios », les abonnés dont les contributions permettent au Média de vivre, ont également commencé à s’organiser en rédigeant une « motion », laquelle réclame plus de « démocratie dans la gestion du Média, prenant en compte l’avis des contributeurs financiers sur les questions essentielles ». Après le grand déballage sur les réseaux sociaux, voici venu le temps des textes et motions. En attendant la synthèse ?



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-16"> ¤ La hausse de 25 % à 2,6 millions de livres, de la rémunération de John Ridding, avait provoqué la bronca chez les salariés du quotidien financier britannique.
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Le patron du « Financial Times » devra rendre son augmentation de salaire

La hausse de 25 % à 2,6 millions de livres, de la rémunération de John Ridding, avait provoqué la bronca chez les salariés du quotidien financier britannique.



Le Monde
 |    17.08.2018 à 12h39
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



   


C’est une petite ligne à la page 20 du rapport annuel du Financial Times, publié discrètement sur le registre du commerce britannique le 27 juillet, qui a mis le feu aux poudres. Conformément à la loi, le salaire du directeur général, John Ridding, y était inscrit : 2,6 millions de livres (2,9 millions d’euros) pour 2017. Soit une hausse de 25 % par rapport à l’année précédente, de 50 % par rapport à 2015 et de 170 % par rapport à 2012.
De quoi provoquer la bronca chez les salariés. Si le quotidien financier britannique est un journal qui va plutôt bien et est en train de réussir son virage numérique, les budgets sont malgré tout serrés. Les journalistes peinent à faire approuver leurs notes de frais et la trésorerie est surveillée de près. « M. Ridding a empoché 2,6 millions de livres la même année qu’on a demandé au FT d’économiser 2,5 millions de livres sur son budget éditorial, provoquant une réduction de vingt emplois de journalistes », s’agace un syndicaliste, dans un courriel interne que Le Monde s’est procuré.
Mercredi 15 août, M. Ridding a dû reconnaître sa défaite. Quelques heures avant une réunion syndicale qui risquait d’être houleuse, il a annoncé qu’il rendait son augmentation de 510 000 livres. Etant donné qu’il a déjà payé des impôts sur cette somme, il ne retournera précisément que 280 000 livres.
Dans un courriel interne au ton agacé, il s’est d’abord justifié de sa rémunération, soulignant les bons résultats du Financial Times. En particulier, le nombre d’abonnés (en ligne et sur papier) a augmenté de 65 000 personnes en 2017, à 910 000. Puis, M. Ridding admet : « Bien que nos résultats aient été solides, je reconnais que la taille du bond dans ma rémunération en 2017 paraît anormale et a provoqué la contrariété. De nombreuses décisions importantes me reviennent, mais le dur travail collectif du FT sous-tend notre succès. »
Un soupçon d’hypocrisie
Lequel succès reste cependant mince : d’après le bilan 2017, le bénéfice opérationnel de la bible de la City était de 4 millions de livres. Le salaire de son patron représentait donc plus de la moitié de ce bénéfice. Le Financial Times, qui a été racheté par l’entreprise de presse japonaise Nikkei en 2015, rétorque que les résultats publiés au registre du commerce britannique sont incomplets, ne comprenant pas l’ensemble des ressources internationales : le vrai bénéfice opérationnel serait de 20 millions de livres.
Quelle que soit la vérité des chiffres, l’augmentation du salaire de M. Ridding a provoqué le malaise. Elle pointe aussi vers un soupçon d’hypocrisie, le Financial Times se montrant régulièrement dur contre l’envolée des salaires des grands patrons. Le 1er janvier de cette année, son éditorial était limpide. « Le capitalisme a besoin d’un nouveau contrat social. (…) Les salaires disproportionnés des patrons restent une menace incendiaire pour la confiance (envers les entreprises). Les sociétés, leurs conseils d’administration et les patrons doivent faire preuve de sens de la mesure et d’autocontrôle s’ils veulent éviter de se voir imposer des limites législatives plus lourdes. » On ne saurait mieux dire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-17"> ¤ Face aux attaques du président, qui a qualifié les médias d’« ennemis du peuple », plus de 350 journaux publient jeudi des éditoriaux pour réaffirmer leur droit et devoir d’informer.
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« Trump n’est pas le premier homme politique à attaquer les médias, mais il est peut-être le plus acharné »

Face aux attaques du président, qui a qualifié les médias d’« ennemis du peuple », plus de 350 journaux publient jeudi des éditoriaux pour réaffirmer leur droit et devoir d’informer.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 16h13
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 17h38
    |

            Romain Geoffroy








                        



   


Comme souvent, Donald Trump avait répondu aux critiques par des attaques. Largement critiqué par la presse américaine pour son ton conciliant envers Vladimir Poutine lors du sommet d’Helsinki, le 16 juillet, le président américain avait qualifié les médias de « véritables ennemis du peuple ».

The Summit with Russia was a great success, except with the real enemy of the people, the Fake News Media. I look f… https://t.co/Au7K2BZjiZ— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)


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Une attaque de trop envers le quatrième pouvoir ? Un mois plus tard, plus de 350 journaux, sites et magazines américains reprennent cette expression et se rassemblent derrière le hashtag #EnemyOfNone (« ennemi de personne »). Que leur diffusion soit locale ou nationale, que leur ligne éditoriale soit progressiste ou conservatrice, des centaines de journalistes insistent, jeudi 16 août, sur l’importance de l’indépendance des médias.
« Nous avons aujourd’hui aux Etats-Unis un président qui a créé un mantra selon lequel tout média qui ne soutient pas ouvertement la politique de l’administration actuelle est “l’ennemi du peuple” », déplore le Boston Globe, le journal à l’initiative de cette campagne médiatique. Pour le quotidien du Massachusetts, l’attitude de M. Trump encourage même des présidents comme Vladimir Poutine ou Recep Tayyip Erdogan à traiter les journalistes comme des ennemis.
Même le New York Post, à la ligne éditoriale généralement pro-Trump, s’est joint à l’initiative du Boston Globe. « Qui sommes-nous pour ne pas être d’accord ? Nous soutenons une presse libre et dynamique, une nation où les puissants doivent rendre des comptes au quatrième pouvoir », écrit le tabloïd. « Est-ce que ça changera quelque chose ? Pas un brin », confesse le journal. « Tout ce que nous pouvons faire, c’est continuer à faire des reportages » malgré les critiques du pouvoir.
Un danger, selon le « New York Times »
« Cela a toujours été dans l’intérêt des puissants d’écarter et de discréditer ceux qui pourraient exercer un contrôle sur leur pouvoir, reconnaît dans son éditorial le Star Tribune, principal quotidien du Minnesota. Le président Donald Trump n’est pas le premier homme politique à attaquer ouvertement les médias pour avoir usé de leur pouvoir de contrôle. Mais il est peut-être le plus flagrant et le plus acharné. »
Le New York Times cite l’exemple de Thomas Jefferson, qui, l’année de l’adoption de la Constitution américaine, en 1787 – dont le premier amendement garantit la liberté d’expression et protège les journalistes –, écrivait dans une lettre qu’il préférerait encore « des journaux sans gouvernement » à « un gouvernement sans journaux ». Vingt ans plus tard, l’homme devenu le troisième président des Etats-Unis (1801-1809), soumis aux critiques de la presse, semblait avoir changé d’avis en affirmant que « rien de ce qui est publié dans un journal ne peut être cru ».
« Critiquer les médias – parce qu’ils ont sous-estimé ou surestimé des faits, parce qu’ils se sont trompés – est tout à fait normal », estime le quotidien new-yorkais dans son éditorial. « Les journalistes sont humains et font des erreurs. Corriger ces erreurs est au cœur de notre travail. Mais insister sur le fait que les vérités qui ne vous plaisent pas sont des “fake news” est dangereux pour la démocratie. Et qualifier les journalistes d’“ennemis du peuple” est dangereux, point. »

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                Le patron du « New York Times » dénonce la « rhétorique anti-presse » de Donald Trump



Les attaques de Donald Trump envers la presse sont particulièrement difficiles pour des journaux locaux, déjà fortement touchés par la crise économique du secteur, souligne le New York Times. « Et pourtant, les journalistes de ces médias continuent à faire ce travail difficile, à poser des questions et à raconter des histoires dont vous n’auriez pas entendu parler autrement », fait remarquer le quotidien à la diffusion internationale, invitant ses lecteurs à soutenir la presse locale.
« Le chœur des critiques haineuses s’est amplifié »
Le San Luis Obispo Tribune, par exemple, un quotidien californien qui participe à cette campagne de défense des médias en listant les reproches entendus par ses journalistes dans le cadre de leur travail, déclare : « Nous sommes nuls. Nous mentons. Nous faisons partie d’un vaste complot visant à (inscrivez ce que vous voulez). (…) Rien de tout cela n’est nouveau, mais le chœur des critiques haineuses s’est amplifié, devenant plus bruyant, plus méchant, et cela affecte tout notre personnel. »
S’adressant directement à ses lecteurs, le journal insiste sur la proximité qui existe entre les journalistes et les citoyens :
« Nous sommes membres de vos communautés. Nous couvrons les remises de diplômes et les matchs de football de vos enfants ; nous vous disons qui se présente aux élections ; nous vous informons de l’arrivée d’une nouvelle entreprise en ville. Nous écrivons sur les accidents, les arrestations et les procès criminels, et nous avons consacré de longues heures à couvrir les inondations, les tremblements de terre et les incendies. »
L’occasion de demander de qui et de quoi les journalistes sont-ils vraiment les ennemis, s’interroge le Chicago Sun-Times. « Nous sommes les ennemis de l’autorité incontrôlée et des privilèges non mérités. Nous sommes les ennemis des rues meurtrières et des gangs violents. Nous sommes les ennemis des gangsters qui tirent dans la foule. Nous sommes les ennemis des défaillances sociétales de notre ville et de notre pays qui ont créé ces gangsters et leur ont donné de l’espace », assure le quotidien de l’Illinois.
Assailli par des centaines d’éditoriaux, Donald Trump n’a pas pu s’empêcher de réagir jeudi dans quelques-uns de ses fameux Tweet matinaux :

THE FAKE NEWS MEDIA IS THE OPPOSITION PARTY. It is very bad for our Great Country....BUT WE ARE WINNING!— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)


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« LES MÉDIAS BIDON SONT LE PARTI D’OPPOSITION. C’est très mauvais pour notre grand pays… MAIS NOUS GAGNONS ! »

There is nothing that I would want more for our Country than true FREEDOM OF THE PRESS. The fact is that the Press… https://t.co/Q9FJViI0P0— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)


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« Il n’y a rien que je voudrais plus qu’un pays avec une véritable LIBERTÉ DE LA PRESSE. Le fait est que la presse est LIBRE d’écrire et de dire ce qu’elle veut, mais la plupart des choses qu’elle dit sont de FAUSSES INFORMATIONS visant à mettre en avant un agenda politique ou simplement à blesser les gens. L’HONNÊTETÉ TRIOMPHE ! »

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                A la Maison Blanche, haro sur les « médias bidon »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-18"> ¤ De la lumière à l’ombre (4/6). Durant deux ans, il a incarné le « 20 Heures » sur Antenne 2. Licencié en 1994 après l’« affaire » des gants de boxe, il tente aujourd’hui de monter une chaîne d’infos en Afrique.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-18"> ¤ 
<article-nb="2018/08/25/16-19">
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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-19"> ¤ La nouvelle direction et ses opposants s’affrontent via les réseaux sociaux. Dimanche, c’est l’un des cofondateurs, Gérard Miller, qui s’est exprimé sur sa page Facebook.
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Au « Média », le grand déballage se poursuit

La nouvelle direction et ses opposants s’affrontent via les réseaux sociaux. Dimanche, c’est l’un des cofondateurs, Gérard Miller, qui s’est exprimé sur sa page Facebook.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 14h37
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 16h52
    |

            François Bougon








                        


Au Média, c’est l’heure du grand déballage. Qui parfois tourne à l’invective, par comptes Twitter et Facebook interposés. Après les révélations de la presse sur les accusations portées par la nouvelle direction à l’encontre de l’une des cofondatrices, Sophia Chikirou – poussée à la démission en juillet –, les protagonistes multiplient communiqués et prises de position. Les uns dénoncent une tentative de putsch et des règlements de comptes, les autres cherchent à éteindre la polémique tout en évitant une possible hémorragie des « socios », ces abonnés qui constituent la source principale de financement du média alternatif de gauche, lancé en janvier.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          Sophia Chikirou veut faire payer ses anciens camarades du « Média »



Tout d’abord, l’un des cofondateurs, le psychanalyste Gérard Miller, qui a décidé de prendre du recul en démissionnant de la présidence de l’association, a publié un long texte, dimanche 12 août sur le compte Facebook des « socios », où il s’adresse directement à Sophia Chikirou – appelée à rejoindre la campagne de La France insoumise (LFI) pour les élections européennes –, rappelant leurs anciens liens d’amitié :
« Pendant un an, sans mégoter une seule fois et comme tant d’autres, je t’ai accompagnée, encouragée, défendue, tu étais LA présidente du “Média “, et tu ne pourrais pas supporter qu’Aude [Lancelin, la journaliste désormais présidente de l’entreprise de presse] ait tout simplement la possibilité de faire ses preuves ! “J’aurais dû créer le Média toute seule”, as-tu dit un jour de colère. Peut-être, mais tu l’as créé avec nous et avec des milliers de Socios — aide-le à survivre plutôt que de contribuer à le tuer. C’est toi qui as décidé de partir, arrête de considérer a priori que rien de bon ne peut te survivre. »
Il aborde également le sujet qui fâche : l’argent que réclame Sophia Chikirou au Média pour le compte de sa société de communication Mediascop correspondant à ses prestations de « direction conseil et stratégique ». Ces dernières étaient encadrées, affirme-t-elle, par une convention dont avaient connaissance les deux autres cofondateurs, Gérard Miller et Henri Poulain. Deux demandes de virement, pour un montant total de 130 000 euros, ont été présentées à la banque fin juillet, dont la deuxième a été refusée.
« C’est toi et personne d’autre qui as signé le chèque »
« Je n’ai jamais entendu parler de la convention liant le “Média” à Mediascop, convention dont tu fais état dans différents messages, et je ne souhaite pas que tu me mêles à ça. Idem quand tu expliques que le règlement de la première facture de Mediascop s’est fait sans problème, laissant là encore entendre je ne sais quel accord de ma part ou de celle des autres membres du comité de pilotage. Je ne veux pas aller sur ce terrain et je n’irai pas : tu étais présidente de la Société de production, tu as établi puis reçu cette première facture de Mediascop, c’est toi et personne d’autre qui as signé le chèque correspondant et c’est toi et personne d’autre qui l’as encaissé — point final. »
Enfin, M. Miller, qui promet d’« en finir avec l’opacité » qui caractérisait, selon lui, l’époque Chikirou, enjoint aux « socios » de donner du temps au temps et de laisser Aude Lancelin et son équipe leur présenter le nouveau projet : le JT quotidien, qui phagocytait les énergies, devrait être supprimé et l’accent mis sur l’investigation et le décryptage des médias. Mais, au sein de la rédaction, les divisions sont tout aussi vives. Et elles sont étalées sur les réseaux sociaux.
La Société des journalistes (SDJ) du Média a été la première à s’exprimer. Dans son texte, elle revient notamment sur les accusations portées par un des journalistes, Serge Faubert, qui, interrogé par Le Monde, avait dénoncé « une chasse aux sorcières [faisant] curieusement écho à des tentatives communautaires ou identitaires au sein de la rédaction ». « Nous aurions pu imaginer entendre cette position de la part d’un journaliste de Valeurs actuelles, pas du Média, ce qui nous choque terriblement. La SDJ fera de la reconnaissance du pluralisme et de la diversité dans notre rédaction un combat et s’oppose à toute velléité de les étouffer ou de les nier. Quant à ceux et celles qui craignent un “changement d’identité”, nous leur répondons que nous sommes fier-ère-s de la diversité présente au sein de notre rédaction », réagit la SDJ, tout en appelant de ses vœux un Média « réellement démocratique et transparent, avec la participation des socios ». Elle nie également toute « purge anti-FI » (La France insoumise).

Voici le dernier communiqué de la @sdj_lemedia. https://t.co/E7PdWOpF2i— sdj_lemedia (@SDJ Le Média)


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Mais, en réponse, Serge Faubert et trois autres journalistes et chroniqueur (Julie Maury, Léonard Vincent et Alexis Poulain) ont cosigné un texte dans lequel ils dénient toute légitimité à la SDJ, qualifiée d’« instrument pour la prise de pouvoir sur les sociétés du Média par une nouvelle direction ». Désapprouvant la fin annoncée du JT, ils s’inquiètent de la nomination du président de la SDJ, Théophile Kouamouo, au poste de « rédacteur en chef pour les questions d’actualité » : « Rappelons que c’est lui qui était le présentateur le jour où a été annoncé “un blessé grave à Tolbiac”, information qui s’est avérée fausse. » 

Communiqué de presse (signé) de journalistes du @LeMediaTV https://t.co/VPIaBi8PNX— Poulin2012 (@Alexis Poulin)


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Article sélectionné dans La Matinale du 14/08/2018
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Les grands de la publicité sous pression

Le modèle traditionnel des agences est bousculé par la concurrence conjuguée des GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) et des sociétés de conseil.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 06h29
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 10h07
    |

            François Bougon








                        



                                


                            
Début juillet, au rassemblement traditionnel des grands patrons américains des médias et des technologies à Sun Valley (Idaho), certains espéraient que le fondateur d’Amazon, Jeff Bezos, donne des détails sur les projets de son groupe tentaculaire.
En particulier sur ses ambitions dans la publicité. Car si actuellement les revenus qui en sont issus lui apportent 3 milliards de dollars (2,63 milliards d’euros) sur un chiffre d’affaires de plus de 53 milliards de dollars au deuxième trimestre, certains analystes y voient un relais de croissance important avec une prévision de 20 milliards de dollars en 2020. Mais à leur grande déception, il a parlé de l’importance des grands-parents dans une vie et de son intérêt pour le tourisme spatial…

Les publicitaires auraient bien voulu, pourtant, entendre parler d’autre chose que d’histoires de famille et d’étoiles ! Le secteur est en effet en plein bouleversement – « disruption » est le terme à la mode. Le modèle traditionnel des agences a été bousculé par la concurrence conjuguée des « GAFA » (Google, Apple, Facebook, Amazon) et des sociétés de conseil, tels Accenture et Deloitte. Et les acteurs historiques sont chahutés en Bourse : début juillet, les résultats trimestriels du numéro deux mondial Omnicom – qui possède les agences DDB, BBDO et TBWA – ou du français Publicis, dont le chiffre d’affaires a baissé de 8,3 % au deuxième trimestre, ont déçu les marchés.
Le prochain rendez-vous sera la publication des résultats semestriels du numéro un mondial, le groupe britannique WPP, dont le fondateur et patron pendant trente ans, Martin Sorrell, a été poussé vers la sortie en avril.
Des « Mad Men » aux « Math Men »
Si les dépenses publicitaires reprennent, Zenith, filiale de Publicis, prévoyant une croissance de 4,5 % en 2018, elles profitent avant tout à Google et à Facebook : le premier sait ce que vous préférez, le second ce que vous êtes…
« Fondamentalement, les annonceurs...




                        

                        

