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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Céline Poulet, chargée des personnes en situation de handicap à la Croix-Rouge, est nommée secrétaire générale du comité interministériel du handicap.
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L’exécutif nomme une nouvelle coordinatrice pour ses politiques du handicap

Céline Poulet, chargée des personnes en situation de handicap à la Croix-Rouge, est nommée secrétaire générale du comité interministériel du handicap.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 11h22
   





                        


Le gouvernement a nommé Céline Poulet au poste de secrétaire générale du comité interministériel du handicap (CIH), selon un arrêté publié vendredi 24 août au Journal officiel.
Mme Poulet, actuellement déléguée nationale aux personnes en situation de handicap à la Croix-Rouge française, succèdera le 1er septembre à Etienne Petitmengin, qui prend sa retraite après avoir occupé la fonction depuis octobre 2015.
Elle « sera chargée de coordonner l’ensemble des actions gouvernementales menées en faveur des personnes handicapées et de suivre la mise en œuvre des décisions prises par le comité interministériel du handicap », a écrit Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées, dans un communiqué.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Sur les six premiers mois de l’année, les ressortissants de la deuxième puissance économique mondiale ont effectué plus de 71 millions de voyages à l’étranger.
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Les touristes chinois privilégient l’Asie

Sur les six premiers mois de l’année, les ressortissants de la deuxième puissance économique mondiale ont effectué plus de 71 millions de voyages à l’étranger.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 08h53
    |

            François Bougon








                        



                                


                            

Dans le secteur du tourisme, le Chinois est roi. Tous les pays hôtes cherchent à l’attirer, même si l’on se gausse volontiers de ses prétendues mauvaises manières, tels des aristocrates désargentés face à un nouveau riche. Au cours des six premiers mois de l’année, les ressortissants de la deuxième puissance économique mondiale ont effectué plus de 71 millions de voyages à l’étranger, soit une hausse de 15 % par rapport à la même période de 2017. C’est l’un des chiffres publiés, mercredi 22 août, dans une étude par l’Académie du tourisme de Chine, qui dépend des ministères du tourisme et de la culture.
Pour son directeur, Dai Bin, cette progression s’explique par l’augmentation du pouvoir d’achat de ses compatriotes. Une tendance qui devrait se poursuivre selon un rapport de Morgan Stanley publié en mai : en 2030, plus de 35 % de la population sera considérée comme appartenant aux couches les plus favorisées (classe moyenne supérieure et au-delà) – contre 10 % en 2015. Le revenu annuel disponible devrait s’élever à plus de 10 800 dollars (près de 9 300 euros), soit deux fois plus qu’en 2015 pour les ménages vivant dans des villes, souligne l’étude.

M. Dai note aussi les efforts déployés par les pays hôtes qui facilitent l’octroi de visas et les opérations de détaxe. Par ailleurs, de plus en plus de vols directs relient des villes moyennes chinoises à l’étranger. « Nous prévoyons que, sur l’ensemble de l’année, le marché du tourisme à l’étranger maintiendra une croissance à deux chiffres », a déclaré M. Dai et ce, malgré l’incidence négative de la baisse du yuan sur le taux de change.
Une redoutable arme diplomatique
Les destinations favorites sont asiatiques. D’abord, les régions administratives spéciales de Hongkong et de Macao, anciennes colonies occidentales, et les autres pays d’Asie : la Thaïlande – où se développe un tourisme médical –, le Japon, le Vietnam, Singapour et la Malaisie. En décembre 2017, un sondage...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ L’animateur, qui prend les commandes de la matinale, veut renouer avec une « radio conviviale, mais aussi impertinente ».
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Europe 1, en perte de vitesse, abat la carte Nikos Aliagas

L’animateur, qui prend les commandes de la matinale, veut renouer avec une « radio conviviale, mais aussi impertinente ».



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 08h42
    |

            François Bougon








                        



                                


                            

La dernière fois qu’on avait croisé Nikos Aliagas, c’était au début des années 1990, dans un petit bureau de Radio France internationale (RFI). Entouré d’une dizaine de téléscripteurs, dans un vacarme constant, l’enfant d’immigré grec découpait les dépêches d’agence pour les différentes rédactions en langues étrangères – « huit pages avec du papier carbone », se remémore-t-il. Il se précipitait à l’occasion dans les studios pour donner au journaliste les derniers « urgents ». Il était « télexman », métier aujourd’hui disparu, et distribuait aussi les cafés, tâche moins reluisante.
Etudiant sans argent à la Sorbonne, mais en costard-cravate – son père était tailleur –, et éditeur sans le sou : il avait lancé la Revue franco-hellénique, bilingue, avec des entretiens de personnalités grecques comme Melina Mercouri (1920-1994) ou Costa-Gavras. « Je faisais le tour des restaurateurs grecs pour trouver des financements. » 
Plus de trente ans plus tard, le voici animateur célèbre donnant des interviews dans un palace parisien devant un thé. « Noir plutôt fumé. » C’est la roue de la fortune, non pas celle de TF1 – la chaîne de télévision qui lui a permis de devenir célèbre en animant l’émission « Star Academy » –, mais celle des Grecs, bien sûr : Tyché, la déesse qui décide du destin des hommes.

Un parcours atypique
Entre-temps, Nikos Aliagas a abandonné ses rêves d’écriture – il se passionne plutôt pour la photographie et s’apprête à publier, mi-octobre, un livre de photos aux éditions de La Martinière. Et, surprise, il revient à la radio. C’est à lui qu’Europe 1, station en perte de vitesse et en quête d’auditeurs, a fait appel pour relancer des matins en souffrance. Un an après avoir confié les clés à des figures de Radio France – Frédéric Schlesinger pour la grille et Patrick Cohen pour la matinale –, l’actionnaire Arnaud Lagardère change de nouveau.

Place donc à Laurent Guimier, un...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Son PDG, Elon Musk, avait surpris tout le monde début août en annonçant qu’il voulait retirer la compagnie de la cote.
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Le constructeur automobile Tesla va finalement rester en Bourse

Son PDG, Elon Musk, avait surpris tout le monde début août en annonçant qu’il voulait retirer la compagnie de la cote.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 07h21
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 08h57
   





                        


Le constructeur automobile Tesla va finalement continuer à être coté en Bourse, a déclaré samedi 25 août son PDG, Elon Musk. Elon Musk a réuni jeudi l’équipe dirigeante « et lui a fait savoir que la voie la meilleure pour Tesla était de demeurer en Bourse. La direction a donné son accord », a-t-il écrit sur le blog de la compagnie.

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Le milliardaire très médiatique avait surpris tout le monde, le 7 août, en annonçant sur Twitter qu’il voulait retirer le fabricant de voitures électriques de luxe de la Bourse au prix de 420 dollars le titre. Mais depuis l’annonce, l’action a chuté de plus de 20%. Les déclarations et propositions de M. Musk ont fait l’objet d’un décryptage minutieux. Notamment quand il a affirmé que le financement nécessaire pour une sortie de la Bourse était « assuré ».
« Ne faites pas ça »
Sur la base de discussions avec les actionnaires actuels, ainsi que d’expertises financières des banques Goldman Sachs et Morgan Stanley et du fonds d’investissement Silver Lake, « il est évident que la plupart des actionnaires pensent qu’il est préférable que nous restions une société cotée » en Bourse, a indiqué Elon Musk.
Même si la majorité des actionnaires « ont affirmé qu’ils resteraient avec Tesla si nous sortions de la Bourse, le sentiment, en un mot, était “s’il vous plaît, ne faites pas ça” », a-t-il écrit. « Je savais que le processus pour sortir de la Bourse serait difficile, mais il est clair que cela serait encore plus long et gênant que prévu . »

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Le cap des 90 millions de visiteurs étrangers dans l’Hexagone en 2018 devrait être atteint, constituant un record. La clientèle asiatique enregistre la plus forte progression.
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Article sélectionné dans La Matinale du 24/08/2018
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Les Chinois dopent le tourisme en France

Le cap des 90 millions de visiteurs étrangers dans l’Hexagone en 2018 devrait être atteint, constituant un record. La clientèle asiatique enregistre la plus forte progression.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 15h37
    |

            Philippe Jacqué








                        



                                


                            

En cet après-midi d’août, la foule se presse devant le 21, boulevard Haussmann, au cœur de Paris. Les yeux fixés sur leur portable, une cinquantaine de touristes asiatiques attendent, assis sur la barrière séparant le trottoir de la chaussée. A quelques mètres de là, des cars déversent des dizaines d’autres visiteurs qui s’engouffrent dans un discret magasin, siglé Galeries Lafayette, coincé entre une chaîne de cosmétiques et une parapharmacie.
Ici, il n’est pas question de coupole dorée. Depuis 2017, le Shopping & Welcome Center, installé en rez-de-chaussée et sous-sol, est exclusivement consacré aux clients voyageant en groupe. « Face à la croissance récente de la clientèle asiatique, le navire amiral, installé à quelques mètres d’ici, était devenu trop encombré et on ne pouvait accueillir nos clients de manière confortable », explique Laure Chérie, la directrice du lieu, en nous guidant dans les divers univers de ce magasin déroutant pour tout client français.
A l’entrée, des hôtesses et hôtes, parlant le mandarin et le cantonais, accueillent et dirigent les groupes vers un box, au sous-sol, où une courte présentation du lieu est faite. Le long de chaque mur, des bancs permettent aux visiteurs de se reposer, car, « souvent, ils arrivent directement de l’aéroport et sont assez fatigués », explique Mme Chérie. Les autres, aidés de concierges à leur disposition, peuvent mener leurs achats parmi un choix de cosmétiques, d’accessoires, de produits de parapharmacie ou un peu d’alimentaire. Autant d’articles dont cette clientèle est friande. Dernier passage obligé, la zone de détaxe, pour récupérer une partie de la TVA. Tout est fait pour optimiser leur temps de shopping.

« Conditions d’accueil améliorées
Comme les Galeries Lafayette, la France se plie en quatre pour attirer la clientèle asiatique. Pour tenir à moyen terme son objectif de 100 millions de visiteurs, la France ne...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Après un rebond spectaculaire, la hausse des prix commence à ralentir à Miami (Etats-Unis), surtout dans le luxe. De bonnes affaires restent possibles au nord de la ville. (2/3)
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A Miami, le soleil se paie cher

Après un rebond spectaculaire, la hausse des prix commence à ralentir à Miami (Etats-Unis), surtout dans le luxe. De bonnes affaires restent possibles au nord de la ville. (2/3)



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 06h15
    |

            Jérôme Porier








                        



   


Les superlatifs manquent parfois pour évoquer la fièvre de l’immobilier résidentiel à Miami, en Floride. Depuis le point bas de la crise immobilière en 2012, le marché est reparti en flèche, à tel point que les nouvelles tours se sont multipliées sur le front de mer, donnant à la ville un petit air de Hongkong.
En août, David Guetta a acheté un « condominium » sur Ocean Drive, dans le célèbre quartier Art déco, pour 9,5 millions de dollars (8,19 millions d’euros) ! Un prix correspondant à 40 598 dollars le mètre carré (34 999 euros). D’une surface de 234 mètres carrés, au 37e étage d’une tour, l’appartement comprend trois chambres et trois salles de bains, avec une vue à 360 degrés sur la mer et sur la ville [bien typiquement américain, un « condominium » est un immeuble en copropriété dans lequel il existe un règlement intérieur. Chaque condominium possède son propre règlement intérieur. Parfois, pour pouvoir acheter un appartement dans un condominium, il faut l’accord des autres copropriétaires].
A l’image du célèbre DJ, nombreux sont les riches français à être tombés sous le charme de la ville, à la recherche du style de vie américain et d’un endroit ensoleillé pour couler des jours heureux l’hiver, notamment en prévision de leur retraite. Avec souvent l’idée de profiter de l’attrait balnéaire de la ville pour louer leur logement quelques mois par an à des vacanciers. David Guetta a ainsi l’intention de rentabiliser son appartement en le louant… 28 000 dollars la semaine !

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Très présents, les acheteurs étrangers dopent les prix. Alors qu’ils représentaient 56 % des ventes en 2015, leur part est redescendue à 26 %, mais elle reste élevée, surtout dans le haut de gamme. Les nationalités les plus représentées sont les Vénézuéliens, les Brésiliens, les Colombiens, devant l’Europe, la Russie, le Mexique et le Canada.
Au premier trimestre 2018, le prix moyen de vente d’un logement sur Miami Beach a dépassé le million de dollars. Les prix de l’immobilier ont rebondi de façon si spectaculaire à Miami depuis six ans que la ville est devenue l’une des plus chères des Etats-Unis. Mais le rythme de hausse, qui oscillait entre 10 % et 15 % par an depuis 2012, commence à ralentir.
« Entre juin 2017 et juin 2018, le prix moyen d’un pavillon a augmenté de 6 %, à 355 000 dollars, en hausse pour le 78e mois d’affilée. Le prix moyen des appartements, lui, n’a augmenté que de 2,1 %, à 240 000 dollars », déclare François Gagnon, président du réseau ERA en Europe. Sur le segment du luxe, la multiplication des nouvelles tours commence à peser sur le marché, qui semble fragile. Dans les quartiers les plus prestigieux, les prix sont désormais au-dessus de leur niveau de 2007.

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Selon le site immobilier Zillow, le prix médian d’un logement dans la région de Miami, c’est-à-dire en incluant certaines banlieues limitrophes, a encore augmenté de 7,7 % au cours des 12 derniers mois, pour s’établir à 272 900 dollars (235 259 euros). A Miami Beach, où David Guetta a élu domicile, le prix moyen du mètre carré pour un appartement atteint 4 860 euros. A Key Biscayne, l’une des îles près de Miami, il culmine à 7 037 euros.
En plein développement, Design District et Wynwood proposent de nombreuses opportunités dans le neuf. « Pour 280 000 dollars à 350 000 dollars, il est possible d’acheter un micro-appartement à Winwood ou à Downtown pour le louer, car il y a beaucoup de demande, confie Elisabeth Gazay, représentante du réseau Barnes à Miami. A l’avenir, il faudra s’intéresser aux quartiers d’avenir que sont Little Haïti, plus au nord, et Magic City, à l’Ouest, mais il est encore trop tôt pour y investir, les projets sont encore dans les cartons. »
Les prix ont tellement augmenté à Miami qu’un investisseur peut difficilement espérer mieux qu’une rentabilité nette de 3,5 % à 4 %. Au nord de Miami Beach, il est cependant possible de trouver des appartements accessibles, puisque le prix du mètre carré y tourne aux environs de 2 214 euros/m2. Victor Pagès, fondateur de Altitude International Realty, recommande de prospecter encore plus au nord, à Hallandale beach, à West Palm Beach ou à Hollywood. « Nous y proposons de nombreux appartements entre 100 000 et 200 000 euros. Dans le neuf, on peut viser une rentabilité de 4 % à 5 %, et de 5 % à 6,5 % dans l’ancien », confie M. Pagès.

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Les prix vont-ils continuer à monter ? « La ville a changé de statut, elle est devenue beaucoup plus internationale, répond Mme Gazay. Ce n’est plus seulement une station balnéaire ou une passerelle vers l’Amérique latine, Miami s’est diversifié dans la finance, la technologie, l’éducation, les arts, la mode… Ce dynamisme économique lui permet de rivaliser avec New York ou Los Angeles. » Le même constat peut être étendu à Orlando, où l’industrie de la santé et des biotechnologies s’est considérablement développée.
Beaucoup de Français aimeraient s’offrir un pied à terre à Miami pour y passer l’hiver, tout en rentabilisant leur investissement en le louant quelques mois par an. « Hélas, c’est rarement possible car beaucoup de copropriétés interdisent la location saisonnière », déclare Mme Gazay. A Miami Beach, les amendes pour les contrevenants peuvent aller jusqu’à 1 000 dollars, ce qui pèse sur la valeur des immeubles Art déco. Un bel appartement de 90 mètres carrés avec deux chambres au deuxième étage s’est ainsi vendu récemment pour 300 000 dollars.
Pour les habitants Miami, qui apprécient le confort du neuf, ces logements plein de charmes, qui plaisent tant aux Français, présentent le défaut de ne pas posséder de piscine et de ne pas offrir de vue sur la mer, ni de services à leurs occupants.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ L’accident s’est produit à l’entrée de la gare Saint-Charles (Marseille) vendredi soir pour une raison encore inconnue. Personne n’a été blessé.
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Marseille : le trafic restera perturbé « plusieurs jours » après le déraillement d’un TGV

L’accident s’est produit à l’entrée de la gare Saint-Charles (Marseille) vendredi soir pour une raison encore inconnue. Personne n’a été blessé.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 21h44
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 10h28
   





                        


Le déraillement d’un TGV à l’entrée de la gare Saint-Charles à Marseille entraînera des perturbations sur le trafic pendant « plusieurs jours », a annoncé la SNCF, samedi 25 août. Elle n’a pas donné d’éléments sur les raisons de cet accident, qui n’a fait aucun blessé.
« Un retour du trafic à la normale prendra plusieurs jours », a précisé Jean-Aimé Mougenot, le directeur régional de la SNCF en PACA, samedi. Il a, cependant, annoncé « un service normal pour les TGV et les Ouigo ».
Seuls les TER à destination des gares d’Aubagne, d’Aix-en-Provence et de Miramas seront sérieusement impactés, avec un train sur deux seulement, le service régional à destination de Toulon et Nice étant, lui, prévu sans encombre.
Parti à 14 h 37 de Paris, le TGV 6045 est « sorti de la voie » à l’entrée de la gare Saint-Charles vendredi peu avant 18 heures. Personne n’a été blessé parmi les 350 voyageurs et les agents à bord du train, selon la SNCF.
« Ce matin, seules neuf voies sur seize sont disponibles pour les trains », a précisé M. Mougenot, en expliquant que le travail de relèvement et de dégagement du TGV touché sera assez long, « jusqu’à dimanche sans doute » : « Puis il faudra réparer les voies touchées, et cela prendra plusieurs jours, lundi, voire mardi encore », a-t-il ajouté, en prévoyant « trois à quatre jours avant le rétablissement total du trafic ».
15 000 voyageurs impactés
« A ma connaissance, ce type d’événement n’était jamais arrivé à la gare Saint-Charles », a ajouté M. Mougenot, sans pouvoir donner d’explication sur les raisons de l’accident. « Deux enquêtes sont en cours, une enquête interne et une enquête judiciaire, mais nous n’avons pas d’éléments à ce stade », a insisté le directeur régional de la SNCF, soulignant que l’accident avait « impacté 15 000 voyageurs » vendredi, alors que 100 000 personnes sont encore attendues ce week-end à Saint-Charles.
Revenant sur l’accident, M. Mougenot a précisé que le TGV circulait à 27 km/h lors du déraillement : « La première partie du train était en train de rentrer à quai quand la seconde partie du train est sortie de la voie, pour des raisons encore inconnues. » Au total, ce sont les sept dernières voitures du train et la motrice de queue qui ont quitté la voie.
Le premier et seul déraillement mortel d’un TGV remonte au 14 novembre 2015, quand onze personnes avaient perdu la vie lors du dernier test sur le tronçon de la ligne à grande vitesse Paris-Strasbourg, à une vingtaine de kilomètres au nord de la capitale alsacienne. La rame avait percuté un pont à 243 km/h puis chuté de la ligne.
Le dernier déraillement d’un train sur le réseau français remonte, lui, à celui du RER B, le 12 juin. Plusieurs voitures d’une rame s’étaient couchées entre Saint-Rémy-lès-Chevreuse (Yvelines) et Courcelle-sur-Yvette (Essonne), faisant sept blessés légers, après l’effondrement du ballast, fragilisé par plusieurs jours de fortes pluies.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Il faudra désormais payer un embarquement « prioritaire », facturé 6 euros par voyage et par personne, pour avoir le droit d’emporter une petite valise en cabine.
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Ryanair va faire payer les valises en cabine

Il faudra désormais payer un embarquement « prioritaire », facturé 6 euros par voyage et par personne, pour avoir le droit d’emporter une petite valise en cabine.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 19h57
   





                        


Ryanair, compagnie aérienne à bas coûts, a annoncé par un communiqué, publié jeudi 23 août dans la soirée, qu’il faudrait désormais payer un embarquement « prioritaire », facturé 6 euros par voyage et par personne, pour avoir le droit d’emporter une petite valise en cabine.

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Jusqu’à présent, ses clients pouvaient emporter avec eux gratuitement une petite valise ainsi qu’un petit sac supplémentaire. Les passagers qui ne choisiront pas cette formule pourront toujours faire enregistrer leur petite valise en soute, mais cela sera aussi payant, à hauteur de 8 euros par bagage au moment de la réservation.
Réduire les délais à l’embarquement
Dorénavant, ils ne pourront donc emporter gratuitement qu’un petit sac, comme un sac à main ou un petit sac à dos, pouvant être placé sous le siège. Pour justifier cette décision, l’entreprise irlandaise dit vouloir ainsi réduire les délais à l’embarquement. L’un des critères de rentabilité important pour une compagnie à bas coûts est en effet le temps de rotation de ses appareils.

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Pour augmenter le nombre de vols quotidiens, amortir l’ensemble des coûts fixes et rentabiliser la flotte, chaque avion doit passer le moins de temps possible au sol entre deux vols — environ trente minutes pour un low-cost. Les bagages payants signifient plus de revenus mais aussi, s’ils sont moins nombreux, un temps de chargement et de déchargement réduit. Et moins de poids dans l’avion rimant avec une moindre consommation de kérosène.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Ce recours, qui permet à de grandes entreprises de contester les décisions des Etats jugées défavorables au libre-échange et à la concurrence équitable, a vu le nombre de cas se multiplier ces dernières années.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Thierry D., professeur de mathématiques à Paris, n’en finit pas de payer les conséquences d’une erreur que commet en 2015 le rectorat, en lui versant trois mois de salaire alors qu’il se trouve en congé sans solde.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Un député LRM propose de rendre les allocations de chômage dégressives pour les hauts salaires. Des économistes de tous bords rappellent que les cadres rapportent plus qu’ils ne coûtent à l’Assurance-chômage.
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Assurance-chômage dégressive pour les hauts revenus : une proposition réaliste ?

Un député LRM propose de rendre les allocations de chômage dégressives pour les hauts salaires. Des économistes de tous bords rappellent que les cadres rapportent plus qu’ils ne coûtent à l’Assurance-chômage.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 15h16
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 16h33
    |

                            Catherine Quignon








                        



                                


                            

Revenant régulièrement dans le débat public, l’idée d’une allocation de chômage dégressive pour les hauts revenus refait surface. Dans une interview au Parisien parue le 22 août, le député La République en marche (LRM) Aurélien Taché propose de revenir sur le montant des allocations de chômage accordées aux cadres à hauts salaires, en introduisant une dégressivité de leurs indemnités au bout de six mois ou en forfaitisant leur revenu. « La France est le pays où le plafond de l’indemnisation est le plus élevé, à plus de 6 200 euros. Pour ces cadres au chômage qui touchent entre 5 000 et 6 000 euros par mois, il faut ouvrir le débat », fait-il valoir dans les colonnes du Parisien.
Maintes fois mise sur la table, cette proposition n’a jamais été suivie. Elle serait juridiquement faisable, bien qu’elle suppose une importante inégalité de traitement entre les cotisants. « Le Conseil constitutionnel considère de manière constante que le principe d’égalité “ne s’oppose ni à ce que le législateur règle de façon différente des situations différentes ni à ce qu’il déroge à l’égalité pour des raisons d’intérêt général pourvu que, dans l’un et l’autre cas, la différence de traitement qui en résulte soit en rapport direct avec l’objet de la loi qui l’établit” », dit Me Nicolas Léger, avocat associé du département de droit social du cabinet Proskauer.

Au demeurant, le montant maximal des indemnités que peuvent toucher les allocataires est déjà plafonné, introduisant de fait une rupture d’égalité. Mais ce plafond concerne un nombre très anecdotique de cotisants : il faut avoir gagné plus de 12 000 euros par mois pour l’atteindre !
Critiques de tous bords
La proposition relancée par le député Taché est critiquée par des économistes de tous bords. « Le principe de l’assurance-chômage, c’est que vos droits dépendent des cotisations que vous versez en fonction de votre salaire, fait...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Editorial. Depuis trois ans, 2,3 millions de Vénézuéliens ont fui leur pays. Et ce n’est pas le plan économique surréaliste présenté, le 20 août, par le président Maduro, qui remettra le pays sur les rails.
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L’interminable descente aux enfers du Venezuela

Editorial. Depuis trois ans, 2,3 millions de Vénézuéliens ont fui leur pays. Et ce n’est pas le plan économique surréaliste présenté, le 20 août, par le président Maduro, qui remettra le pays sur les rails.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 12h59
   





                        


Editorial du « Monde ». Qualifier la situation au Venezuela de catastrophique est un triste euphémisme. Ses habitants fuient le pays par dizaines de milliers, provoquant un exode sans précédent sur les routes d’Amérique latine. Ce ne sont plus, désormais, les diplômés ni les membres de la bourgeoisie vénézuélienne qui s’en vont, ce sont, surtout, les gens des classes modestes. Ils partent à pied, un baluchon sur le dos ou une valise à roulettes à la main. Ils traversent la Colombie, qui abrite déjà près de 1 million de leurs compatriotes et n’en veut plus. Ils font des milliers de kilomètres pour traverser encore l’Equateur, atteindre le Pérou, le Chili, le Brésil, où, espèrent-ils, ils pourront trouver de quoi vivre et permettre à leur famille restée au Venezuela de survivre.
Beaucoup d’entre eux ont cru à la « révolution bolivarienne » du chavisme et à l’avenir radieux vanté par Nicolas Maduro. Aujourd’hui, ils sont désespérés et se heurtent à des gouvernements voisins de moins en moins accueillants.

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                Le désarroi des migrants vénézuéliens à la frontière colombo-équatorienne



S’il faut un symbole de l’interminable échec du régime de Nicolas Maduro, ces 2,3 millions de Vénézuéliens qui ont fui leur pays depuis trois ans, selon l’ONU (sur une population de 32 millions), en sont incontestablement un. Un autre est le plan économique surréaliste présenté, le 20 août, par le président Maduro pour tenter de maîtriser l’hyperinflation, qui dépasse désormais 80 000 % en taux annuel, battant tous les records latino-américains : une dévaluation de 95 % du bolivar, la monnaie nationale, remplacé par une hypothétique monnaie, le « bolivar souverain ». Le salaire minimum est multiplié par 35, pour tenter de compenser les hausses de prix, comme celle du carburant, qui ne bénéficiera plus de subventions.
Personne ne croit que ce plan, comme l’affirme Nicolas Maduro, remettra le pays sur le chemin de la prospérité. Le Venezuela s’est effondré, comme la production de pétrole, qui est tombée à son plus bas niveau depuis la fin des années 1940. Eviscérée par Hugo Chavez puis par son successeur, la compagnie nationale du pétrole, PDVSA, qui fut l’un des fleurons de l’Amérique latine, n’est plus que l’ombre d’elle-même.
Partir ou protester
Deux solutions se présentent aux Vénézuéliens : protester, encore, ou partir. Mais protester, au Venezuela, est dangereux : 160 manifestants ont été tués l’an dernier, des centaines sont en prison. Décapitée, l’opposition est dispersée.
Combien de temps Nicolas Maduro peut-il encore se maintenir au pouvoir dans ces conditions ? Il a compté jusqu’ici sur le soutien de l’armée et l’aide précieuse des services de sécurité cubains. Si l’appui de Cuba semble toujours solide, celui de l’armée n’est pas éternellement garanti. Ses rangs ne sont pas hermétiques au mécontentement. Des arrestations ont été opérées parmi les officiers. Le 4 août, le monde entier a pu voir la débandade des soldats de la garde nationale alignés lorsqu’une attaque au drone a visé le président Maduro en pleine parade militaire, dans le centre de Caracas.
La responsabilité de cet attentat reste floue, mais il est probable que ce ne sera pas le dernier. Les diatribes de M. Maduro contre Washington, qu’il accuse de tous les maux du pays, ont fait long feu. Tant que le président Maduro bloquera tout changement démocratique, comme il le fait depuis la victoire de l’opposition aux élections législatives de 2015, et tant qu’il poursuivra sa désastreuse politique économique, le risque de coup d’Etat persistera. Et l’exode continuera.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Après l’annulation de trois zones touristiques dans la capitale en avril, le gouvernement a redéfini leur périmètre afin de permettre aux commerces d’ouvrir le dimanche.
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Commerces : trois nouvelles zones d’ouverture dominicale à Paris

Après l’annulation de trois zones touristiques dans la capitale en avril, le gouvernement a redéfini leur périmètre afin de permettre aux commerces d’ouvrir le dimanche.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 12h34
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 13h07
   





                        



   


A Paris, trois nouvelles zones touristiques ont été définies par le gouvernement afin d’autoriser les commerces à ouvrir le dimanche, après l’annulation par le juge administratif, en avril, de trois zones touristiques internationales (ZTI). La première comprend l’avenue des Ternes, intégrée à la ZTI Champs-Elysées Montaigne. La deuxième, la ZTI Palais des Congrès, s’étend principalement autour de la porte Maillot. Ces nouveaux textes, publiés vendredi 24 août au Journal officiel, entreront en vigueur samedi.
Dans ces deux zones, les commerces pourront ouvrir le dimanche et le soir, jusqu’à minuit, sous réserve de la conclusion d’un accord avec les syndicats.
La troisième zone Bercy Saint-Emilion, englobant l’AccorHotels Arena et le centre Bercy Village, créée par arrêté préfectoral, bénéficiera, quant à elle, du statut « zone touristique ». Les commerces pourront également y ouvrir le dimanche, mais pas en soirée la semaine. Les commerces alimentaires devront fermer le dimanche après-midi.
Avis mitigé de la Mairie de Paris
« L’objectif était de trouver des solutions légales pour chaque ZTI ayant fait l’objet d’une annulation et de permettre l’ouverture dominicale des commerces concernés », a déclaré la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’économie, Delphine Gény-Stephann.
Selon Le Parisien, la Mairie de Paris a un avis mitigé sur la création de ces nouvelles zones : « cohérent » concernant la porte Maillot, en raison de la présence du Palais des Congrès, mais « négatif » sur la partie Ternes : « On estime que, dans cette rue qui comprend la Fnac, l’ouverture le dimanche peut avoir un impact négatif sur les riverains et sur certaines librairies de quartier. »
Une vingtaine de ZTI sont actuellement en activité, dont plus de la moitié à Paris. Des discussions sont en cours pour en créer une nouvelle dans le quartier d’Odéon - Saint-Michel, au cœur de la capitale.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Fuyant la crise qui touche leur pays, des centaines de Vénézuéliens sont partis à pied, sur la route panaméricaine, en quête d’une nation prête à les accueillir.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Prévu dans le cadre de plusieurs traités de libre-échange, le mécanisme d’arbitrage d’investissement permet à des entreprises de contester des décisions d’Etats qu’elles estiment défavorables. Vivement critiqué, ce système est accusé de défendre les intérêts des multinationales.
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L’arbitrage international, une justice sur la sellette

Prévu dans le cadre de plusieurs traités de libre-échange, le mécanisme d’arbitrage d’investissement permet à des entreprises de contester des décisions d’Etats qu’elles estiment défavorables. Vivement critiqué, ce système est accusé de défendre les intérêts des multinationales.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 11h55
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 12h54
    |

            Maxime Vaudano








                        



                                


                            
C’est une justice qui se rend loin des prétoires, dans l’ambiance feutrée de salles de conférence ou dans les salons privés de grands hôtels. Une justice placée entre les mains de juges privés, dont les sentences se chiffrent souvent en dizaines de millions de dollars. Une justice qui projette une ombre de plus en plus inquiétante sur la capacité des nations à légiférer sur l’environnement, la santé ou les conditions de travail. L’arbitrage d’investissement, tel qu’on l’appelle, incarne à merveille le défi posé par la mondialisation de l’économie aux Etats.

Surnommée ISDS, pour investor-state dispute settlement (« mécanisme de règlement des différends investisseurs-Etats »), cette juridiction permet à de grandes entreprises de contourner l’ordre judiciaire classique pour contester devant un tribunal d’exception les décisions des Etats jugées défavorables au libre-échange et à la concurrence équitable. Un panel d’arbitres, choisis par les parties parmi un petit vivier de professeurs de droit et d’avocats d’affaires internationaux, peut alors condamner les gouvernements à indemniser l’entreprise lésée.
Introduit pour la première fois dans un accord commercial entre l’Allemagne et le Pakistan en 1959, ce mécanisme d’arbitrage n’a soulevé pendant des décennies aucune controverse. Pensé pour offrir une garantie d’indépendance à des investisseurs occidentaux en quête de stabilité, il offrait surtout un recours contre les expropriations brutales et la supposée partialité des tribunaux dans les pays du Sud, jugés trop perméables aux pressions et aux aléas politiques.
Chantage des fabricants de tabac
L’inquiétude n’a surgi que quand l’ISDS a commencé à menacer les pays du Nord, dans les années 1990. L’intensification des échanges internationaux et la multiplication des accords commerciaux bilatéraux ont donné à de nombreuses entreprises l’idée de se saisir de ce mécanisme pour faire valoir leurs intérêts, avec l’aide du petit cénacle des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Les pouvoirs publics vont débloquer 340 millions d’euros pour secourir un secteur confronté à une anomalie météorologique historique.
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Le manque d’eau menace 10 000 fermes en Allemagne

Les pouvoirs publics vont débloquer 340 millions d’euros pour secourir un secteur confronté à une anomalie météorologique historique.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 11h23
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 13h52
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

Petra Döhler a la voix fatiguée. L’agricultrice, qui exploite 1 100 hectares pour la culture et l’élevage en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, peine à reconnaître son exploitation : « Je reviens à l’instant du champ. On récolte le colza. Le tracteur travaille dans un nuage de poussière, comme si on était en Arizona dans un film américain. Mais on est en Allemagne, et ce sont nos bêtes qui souffrent. C’est très dur. »
A Altwigshagen où se trouve sa ferme, il n’a quasiment pas plu depuis le mois d’avril. Une seule courte période de précipitations a apporté tout juste 20 millimètres d’eau, contre 250 en temps normal. « Les dommages aux cultures sont énormes, nous avons perdu la moitié de la récolte de céréales et obtenu très peu de fourrage pour les vaches. Le maïs n’a pas assez poussé, les épis ne sont pas assez développés. On redoute une perte de 40 % de la récolte par rapport à la moyenne annuelle », poursuit-elle. A ces dommages s’ajoute un surplus de travail pour porter de l’eau aux cinq cents vaches de l’exploitation et à leurs veaux. « Il faut le dire : on n’y arrive plus », dit-elle.
Au bord de la faillite
Le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale est un des Länder qui a le plus souffert de la sécheresse exceptionnelle qui a touché l’Allemagne cet été. Dans la région, les récoltes sont inférieures de 25 % à la moyenne des trois dernières années. La fédération des agriculteurs allemande rapporte que, sur l’ensemble du pays, la production de céréales accuse une baisse de 22 % par rapport à 2017, et certaines zones accusent des pertes de 50 à 70 %. Les plantations de pommes de terre, de betteraves à sucre et le fourrage pour l’élevage sont concernés. L’est et le nord du pays sont particulièrement atteints. Dix mille exploitations sont au bord de la faillite.

Pour venir à leur secours, l’Etat a décidé de débloquer une aide d’urgence exceptionnelle, justifiée par une anomalie climatique « de dimension...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ La « fintech » allemande, rachetée en 2016, multiplie les accidents de parcours. Le cabinet Oliver Wyman réfléchit à une nouvelle stratégie de développement.
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Les mauvaises affaires de BPCE avec sa néobanque Fidor

La « fintech » allemande, rachetée en 2016, multiplie les accidents de parcours. Le cabinet Oliver Wyman réfléchit à une nouvelle stratégie de développement.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 10h45
    |

                            Véronique Chocron








                        



                                


                            

Les « fintech », ces start-up de la finance qui exhalent un parfum de modernité, sont parvenues, ces dernières années, à tourner la tête du vieux monde bancaire. Mais gare aux miroirs aux alouettes ! Le groupe mutualiste BPCE (Banque populaire Caisse d’Epargne) en fait aujourd’hui l’expérience, après avoir acquis en 2016 la banque numérique allemande Fidor.
Sur le papier, l’opération devait être un coup de maître. Le groupe coopératif était alors le dernier en France à ne disposer ni d’une banque en ligne ni d’une « néobanque », ces établissements numériques quasi gratuits, à l’offre basique, accessibles par le biais d’une application mobile. BPCE ambitionnait de rattraper ses concurrents en mettant la main sur Fidor, un modèle bancaire « totalement innovant », utilisant une technologie dernier cri.
Son concept ? Animer une communauté de discussions et d’avis sur les produits financiers, dont les membres sont autant de clients potentiels. Une « banque entre amis », qui récompense financièrement les contributeurs les plus actifs. Un système original permettant d’acquérir des clients à moindre coût (moins de 30 euros).

Lorsque le groupe BPCE est démarché par la jeune « fintech », en quête d’investisseurs, celle-ci dispose de plusieurs atouts : un agrément bancaire décroché en Allemagne en 2009, un début d’activité en Angleterre, l’ambition de lancer une offre aux Etats-Unis et un partenariat avec Telefonica O2 pour développer l’offre bancaire de l’opérateur télécoms en Allemagne. Fidor, qui affichait en 2015 un chiffre d’affaires de 21 millions d’euros, avait atteint l’équilibre opérationnel l’année précédente. L’institution mutualiste y voit une occasion de se développer à moindres frais à l’échelle internationale, en utilisant la plate-forme de Fidor. Mais, dès le rachat, des difficultés se font jour.
Placements risqués
D’abord, le tarif est élevé. BPCE débourse près de 142 millions d’euros pour reprendre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Après une année 2017 qui restera comme la plus petite récolte depuis 1945, un rebond de près de 25 % de la production viticole est attendu.
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Les vendanges 2018 débutent sous de bons auspices

Après une année 2017 qui restera comme la plus petite récolte depuis 1945, un rebond de près de 25 % de la production viticole est attendu.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 10h32
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 06h33
    |

            Laurence Girard








                        



   


Maxime Toubart s’apprête à donner son premier coup de sécateur samedi 25 août. Les pinots noirs seront les premiers à tomber dans les cuves. Le coprésident du Comité Champagne, vigneron au Breuil, dans la Marne, a le sourire. « La vendange s’annonce très bonne tant en quantité qu’en qualité. Certains vignerons disent ne pas se souvenir d’une année comparable », affirme-t-il.

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La satisfaction champenoise illustre le rebond attendu de la récolte viticole française 2018. Selon les chiffres publiés, vendredi 24 août, par Agreste, le service des statistiques du ministère de l’agriculture, la production hexagonale pourrait s’élever à 46,1 millions d’hectolitres. Soit un rebond de près de 25 % par rapport à celle de 2017, une vendange maigrelette, il est vrai, de 37,2 millions d’hectolitres, décimée par des épisodes calamiteux de gel, de grêle et de sécheresse. Dans les annales, 2017 restera comme la plus petite récolte depuis 1945.
C’est dire si le retour à meilleure fortune était espéré. Toutefois, les chiffres ministériels, issus de sondages, sont encore à prendre avec beaucoup de précaution. Les professionnels attendent la fin de la collecte des raisins, qui vient à peine de commencer, pour se prononcer.
Du mildiou dans le Sud
Ainsi, Bernard Farges, vice-président du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB), prudent, se refuse à avancer des chiffres. D’autant que les vendanges progressent lentement et que le gros des rouges ne sera coupé qu’entre le 15 et le 20 septembre. « Entre les épisodes de grêle et le mildiou, ce ne sera pas une grosse récolte », affirme M. Farges. Mais les viticulteurs bordelais espèrent qu’elle sera bien plus volumineuse que celle de 2017, limitée à 3,5 millions d’hectolitres.
La grêle a touché plus ou moins méchamment près de 10 000 hectares de vignes en Gironde. Mais, surtout, les fortes pluies en mai et en juin ont favorisé le développement du mildiou. Bordeaux a l’habitude de batailler avec cet ennemi du raisin. Fait nouveau cette année, cette maladie a pris ses aises dans les vignobles du Sud de la France. Comme dans le Languedoc, plus grosse région productrice française.
« Le printemps a été très pluvieux et il ne s’est mis à faire beau que début août, il y a eu des attaques de mildiou », explique Jérôme Villaret, directeur général du Conseil interprofessionnel des vins du Languedoc. Il ne se prononce pas sur les volumes attendus, mais table sur « une récolte moyenne, au-dessous des 13 millions d’hectolitres ». Comme chaque année, c’est le village de Fitou, dans l’Aude, qui a donné le coup d’envoi des vendanges en France, le 7 août.

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Dans d’autres régions, c’est la sécheresse qui préoccupe. Comme en Alsace. « Notre coopérative regroupe 1 200 hectares étalés sur 80 kilomètres, donc, nous avons une bonne vision d’ensemble », souligne Hervé Schwendenmann, président de Wolfberger. Il ajoute : « Qualitativement, les raisins sont bien mûrs. Quantitativement, le potentiel était là. Mais des secteurs ont souffert de la sécheresse. Les raisins se vident de leur eau et l’acidité est en chute libre. Il n’a pas plu depuis début juin, à l’exception de quelques orages. » Les températures élevées contraignent aussi les vendangeurs à travailler en horaire décalé, de 6 h 30 à 12 h 30.
Dans le Beaujolais et en Bourgogne, les premières coupes sont attendues la semaine prochaine. Le moral est au beau fixe. « Le vignoble est sain, il n’a pas souffert de la grêle, cette année. Avec un été très favorable, nous devrions avoir dans l’ensemble une belle récolte en quantité. Même si, ici ou là, des raisins souffrent de la chaleur », raconte Louis-Fabrice Latour, président du Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne.
« Tous les voyants au vert »
Dans la dernière ligne droite avant l’entrée en scène des vendangeurs, Inter Beaujolais est optimiste : « Aucun incident climatique n’ayant entamé le potentiel de récolte, nous sommes dans le cadre d’une récolte équitable, du sud jusqu’au nord, en termes de quantité. » Et l’union interprofessionnelle d’ajouter : « Un état sanitaire excellent, un sol très sec et une météo à quinze jours qui semble bienveillante… A ce jour, tous les voyants sont au vert pour faire en 2018 de grands vins en Beaujolais ! »
Tout aussi satisfaite, la Champagne se distingue cette année par la précocité de la vendange. Dans certaines communes, elles ont débuté le 20 août. Dans ce vignoble très organisé, le Comité Champagne a fixé les rendements en fonction des prévisions de vente des maisons de négoce. « Nous avons fixé le rendement cette année à 10 800 kg de raisin par hectare, ce qui correspond à 310 millions de bouteilles. Nous en avons vendu 307 millions en 2017 », explique M. Toubart.
Surtout, les vignerons champenois vont pouvoir reconstituer leur réserve individuelle, composée d’une production additionnelle de 3 100 kg à l’hectare. Ceux qui avaient été touchés par le gel et la grêle en 2017 avaient dû puiser dans cette réserve. « Cela va remettre tout le monde à flot », se réjouit M. Toubart. Et le prix du raisin champenois ne devrait pas baisser.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ La compagnie aérienne à bas coûts et le syndicat irlandais des pilotes ont trouvé un accord.
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Ryanair démine en partie son conflit social

La compagnie aérienne à bas coûts et le syndicat irlandais des pilotes ont trouvé un accord.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 10h30
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



   


Il aura fallu une négociation marathon, qui s’est achevée jeudi 23 août à 7 heures, mais le conflit social à Ryanair est peut-être sur le point d’être en partie réglé. La première compagnie aérienne d’Europe et le syndicat des pilotes irlandais Forsa ont ainsi trouvé un accord sur les conditions de travail.
Cette entente inédite ne résout pas le contentieux en cours dans plusieurs autres pays d’Europe
Pour l’heure, celui-ci reste fragile. Forsa doit le faire approuver par les pilotes lors d’un scrutin interne qui va prendre deux semaines à organiser. En attendant, à la demande du médiateur, ses détails demeurent secrets.
De plus, l’entente ne concerne que les pilotes irlandais et ne résout pas le contentieux en cours dans plusieurs autres pays. Il s’agit cependant d’une première pour ­Ryanair. Jamais, depuis sa création en 1985, la compagnie à bas coûts n’avait passé une convention collective. Jusqu’en décembre 2017, elle se refusait même à reconnaître le moindre syndicat.
Ryanair est agitée depuis l’an dernier par des tensions sociales grandissantes, dont la première manifestation a été l’annulation de milliers de vols à l’automne 2017, à la suite d’une mauvaise gestion des vacances des pilotes. En décembre, les pilotes allemands ont été les premiers de l’histoire de la compagnie à faire grève. Cet été, une série de débrayages en Europe (Irlande, Allemagne, Pays-Bas, Suède et Belgique) a fortement perturbé l’entreprise.

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Selon les calculs d’AirHelp (une société spécialisée dans l’aide au recouvrement des compensations pour les passagers), que Le Monde a obtenus, Ryanair doit 78 millions d’euros d’indemnisations pour les grèves de juillet et août. Au total, 270 000 passagers ont été touchés pendant les douze jours d’arrêt de travail de cette période.
Etrange fonctionnement interne
Ce genre de compensation ne semble d’ailleurs pas dans les gènes de la compagnie. Le mois dernier, elle a tenté de faire valoir que la grève était une « circonstance exceptionnelle » et qu’elle n’avait pas à dédommager les passagers, ce qui est contraire aux règles européennes. Elle a aussi envoyé plusieurs dizaines de chèques qui ont été refusés par les banques car ils n’avaient pas été signés.

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L’épreuve de force sociale a mis en exergue l’étrange fonctionnement interne de Ryanair. En effet, la plupart des pilotes ne travaillent pas directement pour l’entreprise, mais pour des agences sous-traitantes, voire en tant qu’autoentrepreneurs. Pour de nombreux pilotes établis dans le reste de l’Europe, les contrats relèvent du droit irlandais. Ces personnels revendiquent des contrats locaux, ce qui, pour l’instant, n’a pas été accepté.
Du côté des pilotes irlandais, la colère concernait l’assignation à une base. Bien que vivant en Irlande, ils peuvent aujourd’hui, presque sans préavis, être placés pour quelques jours dans une base ailleurs en Europe – Berlin ou Milan, par exemple. Cette pratique n’est pas exceptionnelle dans l’aviation, mais les critères d’assignation ne sont pas transparents et les décisions, effectuées à la dernière minute.
Les discussions entre le syndicat Forsa et la direction de l’entreprise ont été houleuses. « Ryanair n’avait jamais discuté avec les syndicats et la défiance était profonde », expliquait, début août, Bernard Harbor, de Forsa. Le PDG de la compagnie, Michael O’Leary, n’a jamais dissimulé son aversion pour les négociations sociales. En juillet, son instinct a repris le dessus, quand il a menacé de délocaliser en Pologne les emplois des grévistes irlandais. Son seul langage : les salaires. Il fait remarquer que les pilotes gagnent en moyenne 150 000 euros par an.

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Si cet accord se confirmait, Ryan­air ferait un pas de plus vers une certaine normalisation. En évitant pendant longtemps les grèves qui secouaient ses concurrents, la compagnie a pu mettre en place un modèle social parallèle qui lui a permis de gagner des parts de marché. Cette ère touche à sa fin.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Les professionnels du monde médico-social se désolent de ne pas être entendus par le gouvernement dans la lutte contre l’addiction à l’alcool.
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Le lobby de l’alcool s’invite dans le débat sur la santé

Les professionnels du monde médico-social se désolent de ne pas être entendus par le gouvernement dans la lutte contre l’addiction à l’alcool.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 09h36
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 12h37
    |

            François Béguin et 
Laurence Girard








                        



                                


                            

Depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Elysée, en mai 2017, la filière viticole vole de victoire en victoire, entraînant dans son sillage les lobbys de la bière, des spiritueux et des vins d’apéritif, qui pour la première fois présentent un front uni pour défendre leurs intérêts.
Dès les premiers jours du quinquennat, le ton est donné, avec la nomination au poste de conseillère agriculture à l’Elysée d’Audrey Bourolleau, l’ancienne déléguée générale de Vin & Société, l’organisme chargé de défendre les intérêts de la filière. Son principal fait d’armes ? L’obtention, lors de l’examen de la loi santé en 2015, d’un nouveau détricotage de la loi Evin encadrant la publicité sur les boissons alcoolisées en France, avec la bénédiction du président de la République François Hollande, mais aussi de son ministre de l’économie… Emmanuel Macron.
Depuis l’accession de celui-ci à l’Elysée, il n’y a certes pas eu de nouvel accroc à cette loi, par ailleurs déjà bien malmenée au vu de l’omniprésence des publicités pour l’alcool. Mais la perspective s’éloigne chaque jour un peu plus d’un grand plan de lutte contre l’addiction à l’alcool, pourtant à l’origine de près de 50 000 morts par an en France. « Tant que je serai président, il n’y aura pas d’amendement pour durcir la loi Evin », annonce le chef de l’Etat le 22 février en marge du Salon de l’agriculture. « Moi, je bois du vin le midi et le soir. Je crois beaucoup à la formule de Pompidou : “N’emmerdez pas les Français’’ », ajoute-il, en s’adressant – notamment – aux 558 000 personnes travaillant dans le secteur du vin en France.

La ministre de la santé, Agnès Buzyn, ancienne président de l’Institut national du cancer (INCA), est, elle, séchement renvoyée dans ses cordes. Quelques jours plus tôt, elle avait cru pouvoir rappeler que le vin était un « alcool comme les autres ». Dans ce contexte, les professionnels de l’addictologie se désolent de ne pas être...




                        

                        

