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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ Cette visite intervient au moment où de nouvelles révélations frappent l’Eglise catholique. Le pape doit rencontrer des victimes de prêtres pédophiles.
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Scandales de pédophilie : en Irlande, le pape évoque sa « honte » face à « l’échec » de l’Eglise

Cette visite intervient au moment où de nouvelles révélations frappent l’Eglise catholique. Le pape doit rencontrer des victimes de prêtres pédophiles.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 13h55
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 14h30
   





                        


Le pape François est arrivé, samedi 25 août, en Irlande, toujours sous le choc des scandales de pédophilie, au moment où de nouvelles révélations frappent l’église catholique. Il s’agit de la première visite papale depuis celle de Jean-Paul II en 1979. Elle a lieu moins de deux semaines après la publication d’un rapport du procureur général de Pennsylvanie sur les abus sexuels commis par 300 prêtres pendant soixante-dix ans aux dépens d’un millier de victimes.

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Le pape a adressé, lundi, une lettre sans précédent aux catholiques du monde entier pour leur demander de contribuer à l’éradication de « cette culture de la mort ». Le Vatican a annoncé, mardi, qu’il rencontrerait des victimes de prêtres pédophiles lors cette visite de deux jours en Irlande, où il a été accueilli par le ministre des affaires étrangères, Simon Coveney, et ses enfants, qui lui ont offert des fleurs.
Des manifestations prévues contre sa venue
Sa visite a débuté par un entretien avec le président Michael Higgins et le premier ministre Leo Varadkar. Ce dernier a appelé le pape à user de sa « position » et de son « influence » pour faire en sorte que « justice » soit rendue aux victimes d’abus commis par des ecclésiastiques dans « le monde entier ». « Nous devons à présent veiller à ce que les paroles soient suivies par des actes », a insisté le chef du gouvernement irlandais. « Par-dessus tout, Saint-Père, je vous demande d’écouter les victimes », a-t-il ajouté, alors que, depuis 2002, plus de 14 500 personnes se sont déclarées victimes d’abus sexuels commis par des prêtres en Irlande.
Le pape a évoqué sa « honte » et sa « souffrance » face à « l’échec des autorités ecclésiastiques » pour affronter de manière adéquate les « crimes ignobles » du clergé en Irlande. « Je ne peux que reconnaître le grave scandale causé en Irlande par les abus sur les mineurs de la part des membres de l’Eglise, chargés de les protéger et de les éduquer », a commenté le pape.
Le pape doit se rendre ensuite à Knock, lieu de pèlerinage qui attire 1,5 million de fidèles chaque année, avant de terminer son voyage, dimanche, par une messe au Phoenix Park de Dublin, où se dresse toujours la grande croix érigée pour la visite de Jean-Paul II.

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Les 500 000 billets disponibles pour y assister ont très vite trouvé preneurs, mais un certain nombre de places ont été réservées par un mouvement baptisé « Say Nope To The Pope » (dites non au pape), qui appelle au boycott de l’événement.
Plusieurs manifestations contre la venue du pape sont également prévues. Des portraits de victimes de prêtres pédophiles accompagnés du hashtag #Stand4Truth (exigez la vérité) ont été projetés, vendredi soir, sur des bâtiments emblématiques de la ville, dont la cathédrale, pour appeler à un rassemblement qui doit coïncider avec la messe de dimanche.

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Une veillée silencieuse doit, par ailleurs, se dérouler dimanche également sur le site des Magdalene Laundries, des établissements religieux où des filles-mères étaient « rééduquées » dans des conditions proches de l’esclavage. Les restes de plusieurs centaines de nourrissons y ont été exhumés en 2014.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Le navire humanitaire a repris la mer, samedi, vers Marseille à l’issue d’une semaine de blocage au large de Bizerte, où il avait été immobilisé après le sauvetage de cinq migrants tunisiens en détresse.
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Compte rendu

L’« Aquarius » bloqué durant une semaine au large de la Tunisie

Le navire humanitaire a repris la mer, samedi, vers Marseille à l’issue d’une semaine de blocage au large de Bizerte, où il avait été immobilisé après le sauvetage de cinq migrants tunisiens en détresse.

Frédéric Bobin (Tunis, correspondant)
    



LE MONDE
              datetime="2018-08-25T13:28:47+02:00"

        Le 25.08.2018 à 13h28






    
A bord de l’« Aquarius », le 15 août 2018 à La Vallette.
Crédits : GUGLIELMO MANGIAPANE / REUTERS


C’est une grande première qui vient de se produire au large du littoral tunisien. Le navire humanitaire Aquarius s’est trouvé bloqué sept jours durant à 45 miles nautiques au nord-est de Bizerte, cité portuaire de la côte septentrionale de la Tunisie, après avoir récupéré à son bord cinq migrants tunisiens qui prétendaient fuir leur pays pour des raisons politiques. L’impasse a, finalement, été surmontée, samedi 25 août, avec la restitution des cinq Tunisiens aux autorités de leur pays.
L’Aquarius, navire affrété par SOS Méditerranée en partenariat avec Médecins sans frontières (MSF), a quitté au petit matin sa position dans les eaux internationales où il était immobilisé depuis le 17 août pour se rapprocher de Bizerte où un bâtiment de la marine tunisienne est venu à sa rencontre. Selon une source de MSF, l’Aquarius n’a accepté ce transfert qu’avec l’accord des cinq Tunisiens qui, après avoir refusé tout retour au pays, ont fini par s’y résigner. Selon une source officielle tunisienne, ils feront l’objet d’une amende, mais ils ne seront pas inquiétés au plan judiciaire.
« Nous ne pouvons les ramener en Tunisie contre leur gré »
Ce type de situation est inédit pour l’Aquarius dont les activités de secours se focalisaient jusqu’alors exclusivement au large des côtes libyennes. Le sauvetage du 17 août d’un canot pneumatique à bord duquel avaient embarqué les cinq Tunisiens relevait d’un concours de circonstances plutôt exceptionnel. L’Aquarius avait quitté le même jour Malte, où il avait débarqué 141 migrants en provenance de Libye, et se dirigeait vers Marseille pour une escale technique. Alors que le navire de secours se trouvait au large de Bizerte, l’équipage a pris connaissance d’une communication radio faisant état d’un canot pneumatique en situation de détresse. L’Aquarius a, dès lors, fait mouvement vers l’esquif en perdition, pourvu de seules rames en plastique et dont les cinq occupants étaient démunis de gilet de sauvetage.
Une fois transférés à bord de l’Aquarius, ces derniers ont fait état de leur volonté de demander l’asile politique et menacé de se « blesser eux-mêmes » – selon le journal de bord de l’Aquarius publié en ligne –, s’ils devaient être restitués aux autorités de leur pays. Dans ces conditions, les équipes de SOS Méditerranée et de MSF ont décidé de les garder à bord en attendant de clarifier leur situation et de trouver un éventuel port de débarquement hors de Tunisie.
L’impasse s’est prolongée, car ni la France ni l’Italie, pays sollicités par l’Aquarius, n’ont accepté de les accueillir. L’avis du Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) des Nations unies qui, après s’être entretenu par Skype avec les Tunisiens, a établi que leur profil ne correspondait pas à celui de demandeurs d’asile, n’a fait que conforter un tel refus. L’équipage de l’Aquarius était toutefois hostile à toute idée de les restituer aux autorités de Tunis en raison de l’opposition des intéressés. « Nous ne pouvons les ramener en Tunisie contre leur gré, expliquait une source de MSF. Cela représenterait une violation du droit international sur les réfugiés. Ce serait un refoulement. » Il a fallu attendre le changement d’attitude des cinq rescapés, qui ont, finalement, accepté de retourner à terre, pour dénouer l’imbroglio.
Difficultés économiques et sociales en Tunisie
Ce type d’incident est révélateur du nouveau contexte migratoire autour de la Tunisie. Le petit pays d’Afrique du Nord, confronté à d’épineuses difficultés économiques et sociales, est le théâtre d’une reprise spectaculaire des départs illégaux vers l’Italie. Selon les chiffres officiels italiens, le nombre de Tunisiens arrivés illégalement en 2017 dans la péninsule a atteint 6 150 personnes, soit 7,5 fois plus qu’en 2016. La tendance s’est maintenue en 2018 avec le chiffre de 3 221 au 31 juillet. Les Tunisiens sont aujourd’hui la première nationalité à débarquer en Italie – devant les Erythréens et les Soudanais –, alors qu’ils étaient au huitième rang en 2017. Des Africains subsahariens, en nombre certes moindre, prennent également la mer à partir des côtes tunisiennes.
Cette nouvelle vague migratoire s’accompagne de nombreux drames. Le 17 août, huit migrants ont péri au large de Sfax. Les occupants de l’embarcation clandestine avaient mis le feu à celle-ci avant de se jeter à l’eau, afin d’échapper à leur interpellation par les gardes-côtes tunisiens. Le 2 juin, au moins une cinquantaine de migrants avaient également perdu la vie lors du naufrage de leur chalutier au large des îles Kerkennah dans la région de Sfax, la principale base de départs vers l’île italienne de Lampedusa.

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                « L’“Aquarius” est le symbole du naufrage de l’Europe politique »





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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Editorial du « Monde ». Une vidéo diffusée par Moscou glorifie son intervention militaire. Une manière de réaffirmer la puissance de la Russie et de soutenir ses exportations d’armement.
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Autosatisfaction russe en Syrie

Editorial du « Monde ». Une vidéo diffusée par Moscou glorifie son intervention militaire. Une manière de réaffirmer la puissance de la Russie et de soutenir ses exportations d’armement.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 11h19
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 13h37
   





                        



   


Editorial. A l’approche du troisième anniversaire de l’intervention de la Russie en Syrie, le 30 septembre 2015, le ministère russe de la défense a diffusé le 22 août, sous forme de vidéo, un rutilant bilan chiffré de ses opérations à l’appui du régime de Damas, qui illustre l’ampleur du déploiement et des ambitions de Moscou.
Cet exercice d’autosatisfaction de dix minutes est d’une remarquable précision en termes de statistiques – excepté quelques données cruciales qui font malheureusement défaut. On apprend ainsi qu’en trois ans 63 012 militaires russes, dont pas moins de 434 généraux, ont bénéficié d’une « expérience de combat » en Syrie. L’aviation y a effectué 39 000 sorties, qui se sont traduites par la mort de quelque 86 000 « combattants » au cours de frappes aériennes ; 189 bâtiments navals ont été engagés, dont le porte-avions Amiral-Kouznetsov. La base russe de Hmeimim a été développée et renforcée, de même que le port de Tartous. Peut-être plus important encore pour l’industrie de l’armement russe, 231 types d’armes ou d’équipements de défense y ont été testés, dont des avions, des systèmes sol-air et des missiles de croisière.

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                Moscou a envoyé plus de 63 000 soldats pour défendre le régime de Bachar Al-Assad



Lorsque Moscou a lancé son intervention en Syrie, affirme la vidéo, la progression des « terroristes » depuis le début de la guerre, en 2011, était telle que 8 % du territoire seulement était encore sous le contrôle du gouvernement de Bachar Al-Assad. Aujourd’hui, grâce à l’appui de la Russie et de l’Iran, le rapport est inversé ; selon Moscou, le régime contrôle à nouveau 96,5 % du territoire syrien.
Une gigantesque vitrine pour les armes russes
Malgré quelques images montrant la distribution d’aide humanitaire à des populations reconnaissantes, aucun chiffre n’est avancé sur les victimes civiles du conflit – le nombre de morts est généralement évalué à plus de 300 000 –, ni sur les millions de réfugiés et de personnes déplacées. Les pertes russes sont également passées sous silence, de même que la présence des « mercenaires », les personnels de compagnies de sécurité privées dont certains médias russes ont révélé l’existence.
Que dit donc cette vidéo ? Elle glorifie, d’abord, le retour de la Russie comme puissance militaire au Proche-Orient. C’était l’un des objectifs de Vladimir Poutine : rétablir le rôle qu’avait occupé la défunte URSS dans la région et y replacer la Russie parmi les acteurs majeurs. Elle illustre, ensuite, à quel point l’intervention en Syrie a été bénéfique à l’armée russe en termes d’expérience de combat et à l’industrie d’armement, deux secteurs que le président Poutine a promus et modernisés. Cette opération est, aussi, une gigantesque vitrine pour les exportations d’armes russes. Ce n’est pas tout à fait un hasard si, depuis son retour au Proche-Orient, la Russie progresse aussi en Afrique : elle vient de conclure, notamment, des contrats de défense avec la République centrafricaine et le Burkina Faso.
Reste la question de la suite de cette brillante opération. Par deux fois au moins, M. Poutine a annoncé un retrait de ses troupes de Syrie ; la vidéo dément ces propos. Il voudrait à présent que les Européens prennent en charge le coût financier de la reconstruction de la Syrie, qui permettrait, dit-il, un retour des réfugiés. Refusant de reconstruire la Syrie pour Bachar Al-Assad, Paris et Berlin font la sourde oreille et n’accepteront de s’engager sur cette voie que lorsque les conditions d’un dialogue politique sur l’avenir de la Syrie seront réunies. C’est une sage décision.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ L’armée russe a révélé les chiffres de son engagement en Syrie mais reste discrète sur le détail de son déploiement.
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Moscou a envoyé plus de 63 000 soldats pour défendre le régime de Bachar Al-Assad

L’armée russe a révélé les chiffres de son engagement en Syrie mais reste discrète sur le détail de son déploiement.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 10h31
    |

                            Intérim (Moscou, correspondante)








                        



                                


                            

Près de trois ans après le début de son intervention militaire en Syrie, le Kremlin intensifie son opération de propagande. Alors qu’avec le soutien de l’armée russe, le régime de Bachar Al-Assad prépare une offensive dans la région d’Idlib (nord-ouest), refuge de civils et de rebelles chassés du reste du pays, Damas et Moscou s’activent ces derniers jours pour au contraire mettre en scène le retour de la stabilité – et celui, pourtant encore très incertain, des réfugiés.
Réconciliation civile et aide humanitaire ont ainsi été au cœur du récent voyage de presse organisé pour des journalistes occidentaux à travers les deux tiers du territoire désormais contrôlé par l’armée syrienne grâce à l’aide russe.
Pour mieux convaincre de ses bons offices en vue de la transition politique, le ministère de la défense russe vient aussi de faire preuve de transparence. Dans une vidéo inédite rendue publique mercredi 22 août, il a révélé le nombre de ses militaires ayant combattu en Syrie depuis le début de son intervention en septembre 2015 : plus de 63 000. Une révélation accompagnée d’images de Syriens en liesse au milieu de distribution d’aides diverses.
Officiellement, 92 soldats russes ont péri en Syrie depuis le début de l’intervention, mais le bilan serait plus élevé
La vidéo de l’état-major russe, diffusée sur YouTube, n’est pas avare de chiffres. Le bilan surprend même par ses précisions. « En Syrie, 63 012 militaires, dont 434 généraux et 25 738 officiers ont connu une expérience de combat », explique le ministère. Le principal bras armé de la Russie a été son aviation. Au cours de 39 000 vols, elle a éliminé « plus de 86 000 rebelles » et détruit 121 466 « cibles terroristes ».
Depuis trois ans, le dispositif aérien a été impressionnant avec des bombardiers Su-24 et Su-34, des hélicoptères de combat, des bombardiers stratégiques Tu-22 et Tu-160, des avions multirôle Su-30 et des chasseurs Su-35 et...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Pour Nick Cohen, influent chroniqueur politique britannique, la gauche incarnée par le travailliste Jeremy Corbyn est plutôt une extrême gauche qui veut remettre au goût du jour les idées des années 1970, tout en renonçant aux valeurs universelles.
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Article sélectionné dans La Matinale du 24/08/2018
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Nick Cohen : « La gauche de Jeremy Corbyn est un mouvement rétrograde »

Pour Nick Cohen, influent chroniqueur politique britannique, la gauche incarnée par le travailliste Jeremy Corbyn est plutôt une extrême gauche qui veut remettre au goût du jour les idées des années 1970, tout en renonçant aux valeurs universelles.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 10h30
    |

                            Samuel Fitoussi








                        



                                


                            

Nick Cohen est un intellectuel de centre gauche britannique. Il a publié plusieurs livres tels que What’s Left (Harper Perennial, 2007, non traduit), et écrit pour The Guardian, The Observer et The Spectator.
Jeremy Corbyn, chef du Parti travailliste, est encore la cible d’accusations d’antisémitisme, pour avoir été présent en 2014 à un hommage aux terroristes palestiniens qui ont assassiné des athlètes israéliens en 1972. Que se passe-t-il dans la gauche britannique ?
Après la chute du mur de Berlin, l’extrême gauche britannique, en opposition à l’Occident, a préféré s’allier avec des théocraties religieuses ou des mouvances islamistes plutôt que de se réconcilier avec la démocratie libérale. Et ces alliés, réactionnaires et antisémites, ont déteint sur elle.
Par ailleurs, il peut être dans l’intérêt du Parti travailliste de tolérer l’antisémitisme. Viktor Orban peut stigmatiser les « musulmans » pour attirer des électeurs, car il n’y a presque pas de musulmans en Hongrie. De même, Corbyn n’a pas besoin du vote de la communauté juive britannique, peu nombreuse. En tout cas, ses supporteurs ne semblent pas gênés par les accusations d’antisémitisme.
Corbyn vous rétorquerait qu’il est antisioniste, pas antisémite.
Je suis le premier à soutenir la cause palestinienne et on peut bien sûr critiquer la politique du gouvernement israélien sans être antisémite. Mais il faut réfléchir à ce que veut dire « antisioniste ». Au sens littéral, cela signifie vouloir, d’une manière ou d’une autre, la fin du seul Etat juif au monde. Pourquoi voudrions-nous cela ? Par ailleurs, tout le monde sait que le mot « sioniste » est abondamment utilisé pour ressasser les vieux éléments de langage antidreyfusards sans avoir à prononcer le mot « juif ».
Hormis cet antisémitisme que vous dénoncez, quel est votre problème avec la gauche de Corbyn ?
C’est...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ La population de ce félin est passée de 94 individus à près de 600 ans en dix-sept ans, grâce à un plan de préservation.
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Le lynx d’Espagne n’est plus menacé de disparition

La population de ce félin est passée de 94 individus à près de 600 ans en dix-sept ans, grâce à un plan de préservation.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 06h32
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 09h51
    |

            Isabelle Piquer (envoyée speciale, Andujar (Andalousie)








                        



                                


                            

Miguel Angel Simon vient d’apprendre la nouvelle : un lynx s’est fait écraser, tôt ce matin d’août, près de la petite municipalité de Vilches, à l’est de Cordoue. C’est le vingt et unième lynx d’Espagne (ou lynx pardelle) qui meurt cette année sur les routes d’Andalousie. « C’était une femelle, souligne, contrarié, M. Simon, responsable du programme de conservation Iberlince. Ces incidents sont toujours graves mais ils ne sont plus aussi dramatiques qu’il y a quelques années, lorsque l’on frôlait la mort de l’espèce. » 
En 2002, le lynx d’Espagne était considéré comme le félin le plus menacé au monde. Il n’en restait que 94 dans toute la péninsule ibérique, vivant dans les parcs naturels de Doñana, dans l’estuaire du Guadalquivir, et de la Sierra d’Andujar, dans le nord de l’Andalousie.
Il figure toujours sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature, mais le lynx ibérique n’est plus menacé de disparition grâce à Iberlince, un vaste programme de reproduction et de relocalisation. Son dernier comptage recensait, fin 2017, 589 félins, dont 448 en Andalousie. Fin juillet, le ministère de la transition écologique annonçait que 39 petits lynx nés en captivité avaient passé le cap du sevrage, soit un taux de survie de 84 %. Un record.
Qu’est-ce qui a fait le succès d’Iberlince ? « Une approche très pragmatique qui a fait évoluer nos objectifs en fonction des résultats, et une petite équipe très motivée qui a su convaincre les partenaires locaux de s’engager », résume M. Simon, qui s’occupe du programme depuis sa création en 2002. Si dans un premier temps il a fallu « éviter la catastrophe », il s’agit aujourd’hui de réintroduire progressivement le lynx dans d’autres régions, notamment en Estrémadure, Castille-La Manche et en Algarve, au Portugal.
Beaucoup de lapins
Iberlince est financé à 60 % par le programme Life, l’instrument financier de la Commission européenne...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Alors qu’un nouveau scandale frappe l’Eglise, le pape arrive samedi pour deux jours dans un pays qui a connu une profonde et rapide mutation.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Le conseiller à la sécurité nationale, John Bolton, a rencontré à Kiev le président ukrainien, Petro Porochenko. Ils se sont entretenus de l’élection présidentielle prévue en 2019.
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Les Etats-Unis se disent prêts à contrer une « ingérence » russe en Ukraine

Le conseiller à la sécurité nationale, John Bolton, a rencontré à Kiev le président ukrainien, Petro Porochenko. Ils se sont entretenus de l’élection présidentielle prévue en 2019.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 19h18
   





                        



   


Les Etats-Unis sont prêts à aider l’Ukraine à contrer une « ingérence » de la Russie dans son élection présidentielle prévue en 2019, a affirmé vendredi 24 août le conseiller à la sécurité nationale américain, John Bolton, en visite à Kiev.
« Le président [ukrainien] Petro Porochenko et moi sommes convenus que nous examinerons des mesures pouvant être adoptées par les Etats-Unis et l’Ukraine » pour contrer une éventuelle ingérence russe, a déclaré M. Bolton à l’issue d’une rencontre avec M. Porochenko : « Nous pourrons faire cela par les canaux normaux d’application de la loi ou à travers d’autres mécanismes. »
La Russie et l’Ukraine sont à couteaux tirés depuis l’arrivée à l’hiver 2014 de prooccidentaux au pouvoir à Kiev, suivie par l’annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée par Moscou et par le déclenchement d’un conflit entre forces de Kiev et séparatistes prorusses dans l’est du pays, qui a fait plus de 10 000 morts.
Ingérence présumée
M. Bolton a fait ces déclarations à l’heure où le président américain lui-même est empêtré dans le « Russiagate » : la Russie est en effet accusée par le renseignement américain d’ingérence lors de l’élection présidentielle de 2016, qui a porté au pouvoir Donald Trump.
Cette ingérence supposée fait l’objet d’une enquête aux Etats-Unis, enquête dénoncée par M. Trump comme une « chasse aux sorcières ».

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John Bolton avait déjà déclaré jeudi, à l’issue d’une rencontre à Genève avec Nikolaï Patrouchev, secrétaire général du Conseil de sécurité russe, que les Etats-Unis ne toléreraient aucune « ingérence » lors des élections américaines de mi-mandat, en novembre. Les autorités russes ont de leur côté toujours rejeté ces accusations.
Projet de gazoduc
M. Bolton a également profité de son séjour à Kiev pour critiquer le projet Nord Stream 2 entre la Russie et l’Allemagne, projet de gazoduc contournant l’Ukraine, régulièrement fustigé par le président Trump.
« Pourquoi l’Europe se rend-elle encore plus dépendante aux ressources énergétiques russes ?, a demandé le conseiller à la sécurité nationale américain. Il ne s’agit pas seulement de l’importance économique de la forte dépendance de la Russie pour l’approvisionnement en gaz naturel, mais aussi de son importance stratégique. »
Le groupe gazier russe Gazprom espère mettre en service Nord Stream 2 d’ici à la fin de 2019.

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Quels alcools préfèrent boire les Européens ?

EN UN GRAPHIQUE – La France figure parmi les pays où l’on boit le plus. Une étude rappelle que cette consommation est nocive dès le premier verre.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 17h45
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 22h04
    |

                            Thibaut Faussabry








                        


Boire de l’alcool quotidiennement, même en petite quantité n’est pas sans risque pour la santé. C’est une des principales conclusions d’une étude parue vendredi 24 août dans le magazine scientifique The Lancet. L’étude, qui a évalué les niveaux de consommation d’alcool et leurs effets sur la santé dans 195 pays entre 1990 et 2016, estime à 2,4 milliards le nombre de buveurs d’alcool dans le monde.

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Selon cette étude, l’alcool est surtout associé à 2,8 millions de morts dans le monde et constituait la première cause de décès des 15-49 ans en 2016. D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Europe est « le continent où le niveau de consommation d’alcool par habitant est le plus haut dans le monde », avec en moyenne un peu plus de 9 litres d’alcool consommés en 2016. Un chiffre toutefois en baisse par rapport à l’année 2012 (10,7 litres).


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En 2016, chaque habitant en France a consommé en moyenne 11,7 litres d'alcool pur
Répartition par pays européen de la consommation moyenne d'alcool pur par habitant de plus de 15 ans en 2016. Les données pour la Belgique, la Hongrie, les Pays-Bas et la Roumanie concernent l'année 2015. 

Source : ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE



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Les pays de l’est du continent portent la consommation d’alcool en Europe, notamment l’Estonie, la République tchèque et la Lituanie, dont les habitants ont été les plus gros consommateurs d’alcool en moyenne en 2016. Ce trio est talonné par la France, dont les citoyens sont par ailleurs les principaux consommateurs de vin en Europe avec 7 litres en moyenne par habitant en 2016.
Sept, c’est également le nombre de litres de bière consommés en moyenne par les Tchèques, ce qui en fait les plus grands buveurs de bière en Europe. Les spiritueux (whisky, vodka, rhum, etc.) sont très consommés dans les pays baltes, avec près de 8 litres par habitant en Estonie et 5 litres en Lituanie.
Méthodologie
Afin de présenter ces éléments d’analyse, l’OMS a rassemblé des données statistiques provenant des gouvernements de chaque pays, des données des industries nationales de l’alcool et les statistiques internes de l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture (FAO). Afin d’évaluer la consommation moyenne d’alcool pur par habitant, l’OMS s’est appuyée sur des équivalences. Ainsi, la bière équivaut-elle à 5 % d’alcool, le vin, à 12 %, et les spiritueux à 40 %.

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                En France, l’alcool et le tabac sont les drogues les plus meurtrières






                            


                        

                        


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Aux Baléares, trafic de grande ampleur de tortues en voie de disparition

Les policiers espagnols ont découvert un important élevage illégal à Majorque et arrêté six personnes.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 17h27
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 17h29
    |

                            Clémence Carayol








                        



   


Dans la lutte contre le trafic d’espèces, il s’agit d’une opération de police de grande envergure à l’échelle européenne. Un important élevage illégal de tortues a été découvert mercredi 22 août sur l’île de Majorque. Trois personnes ont été arrêtées et trois autres placées en détention par la Garde civile. Elles sont accusées de délits à l’encontre de la faune et la flore sauvages, de contrebande d’espèces protégées et de blanchiment d’argent.
Selon l’agence de police criminelle européenne Europol, environ 750 oeufs et 1 100 tortues, dont 200 femelles en gestation, ont été saisis sur l’île des Baléares. L’élevage comprenait majoritairement des spécimens rares, dont 14 des 50 espèces de tortues les plus menacées au monde, en provenance du Canada, Mexique, des Etats-Unis et d’Asie du sud.
Antonio Galilea, en charge de l’antenne espagnole de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites), souligne l’importance inédite du site mis en cause. Cette ferme d’un genre très particulier abritait un « très grand nombre d’animaux et d’espèces d’une grande valeur monétaire ». Les trafiquants pouvaient espérer obtenir jusqu’à 600 000 euros de toutes les tortues de mer et de terre secourues le 22 août.
Opération « Coahuila »
Selon l’expert, cet élevage industriel a été créé en 2009 aux Baléares et n’a cessé de croître jusqu’à son démantèlement neuf ans plus tard. C’est ce qu’a révélé l’enquête qui s’est appuyée sur des informations fournies par plusieurs Etats européens, notamment l’Allemagne, la France et l’Italie, dans le cadre des activités d’Europol, en collaboration avec des experts de la Cites. Toute l’affaire a débuté avec l’interception d’une cargaison de tortues à l’aéroport de Majorque, en février 2017, qu’accompagnaient des documents contenant de fausses déclarations.
L’opération « Coahuila », menée par la Garde civile, a permis de saisir de nombreux reptiles d’Amérique et d’Asie. Tortues d’Asie, tortues noires : Europol souligne qu’elles sont respectivement classées vulnérables et à haut risque d’extinction dans leurs pays d’origine, où elles sont pour certaines strictement protégées.
L’élevage illégal de ces animaux « accroît fortement leur risque de mortalité, il n’y a aucun moyen de savoir si leur bien-être est respecté », note David Morgan, au siège de la Cites à Genève, en Suisse. Formel, il appelle « à une plus grande surveillance des élevages existants pour éviter d’autres fraudes de cette ampleur ».
Le trafic qui passait par les Baléares utilisait des passeurs spécialisés dans le transport de reptiles et d’amphibiens. Puis les spécimens étaient acheminés jusqu’à une animalerie de Barcelone, spécialisée dans la faune exotique. Les tortues secourues à Majorque devraient être intégrées dans des programmes de conservation, qui sont pour la plupart assurés par des zoos.



                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 24/08/2018
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Migrants : l’UE ne propose aucune solution pour les passagers du « Diciotti »

Malgré la menace du gouvernement italien de suspendre sa participation au budget communautaire, aucun accord n’a été trouvé pour les 150 migrants bloqués à Catane.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 17h21
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 09h52
    |

                            Margherita Nasi (Rome, correspondance) et 
Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


Bruxelles n’a pas cédé devant l’ultimatum formulé par Luigi Di Maio, le chef de file du Mouvement 5 étoiles (M5S, populiste) et vice-président du conseil italien : l’Union européenne (UE) n’a pas pris de décision, vendredi 24 août, sur l’accueil des 150 migrants toujours bloqués à bord du Diciotti et, plus généralement, sur la redistribution, en Europe, des candidats à l’asile.
Jeudi, M. Di Maio avait pris le relais du ministre de l’intérieur et dirigeant de la Ligue (extrême droite), Matteo Salvini, en indiquant que, faute d’accord vendredi, son pays pourrait suspendre sa contribution au budget européen dès le début 2019. Soit 20 milliards d’euros, selon M. Di Maio. Aucun pays membre de l’UE n’a, jusqu’alors, refusé d’acquitter sa participation au budget communautaire.
Une réunion de diplomates et d’experts avait été convoquée vendredi, à Bruxelles, par la Commission. Il s’agissait, au départ, de reparler de l’ensemble du dossier migratoire mais difficile, évidemment, de gommer la polémique actuelle avec Rome sur le Diciotti.
Le navire des gardes-côtes italien a secouru, dans la nuit du 15 au 16 août, 190 migrants. Treize d’entre eux ont été débarqués pour des raisons sanitaires à Lampedusa, puis le navire a accosté, le 20 août, à Catane, en Sicile. Depuis, les mineurs ont pu descendre, mais le gouvernement italien exige que les autres rescapés soient envoyés ailleurs en Europe avant de les laisser débarquer.
« Fixer des principes »
« Les menaces ne servent à rien et ne mènent nulle part », a répliqué à M. Di Maio, vendredi midi, un porte-parole de la Commission. « Les commentaires peu constructifs n’aident pas et ne nous rapprochent pas d’une solution », a-t-il insisté. Bruxelles ne manque pas d’ajouter que si elle est désormais un contributeur net au budget européen – elle paie plus qu’elle reçoit en retour –, l’Italie perçoit quand même 10 à 12 milliards par an en moyenne via des fonds structurels, d’investissements, d’aides à la recherche… Au total, elle a aussi reçu 650 millions pour la gestion des migrants arrivés sur son territoire – soit quelque 700 000 personnes depuis 2014.
Selon l’un des participants, les représentants italiens à la discussion de vendredi n’ont pas réitéré la menace de M. Di Maio. « Mais elle planait », indique-t-il. Pas question, en tout cas, pour les autres pays présents (France, Allemagne, Espagne, Autriche, Grèce, Malte et les pays du Benelux) de donner l’impression de céder au chantage, tout en reconnaissant l’urgence d’une solution humanitaire.
« Il s’agissait de tirer les leçons de ce qui s’est déroulé cet été et, surtout, de fixer des principes, des mécanismes durables pour l’accueil des bateaux, la répartition des migrants et le problème de leurs mouvements secondaires », souligne un diplomate. La recherche d’une garantie de solidarité entre les Etats membres, la question de l’aide financière à apporter aux pays d’accueil et celle des lieux de débarquement – en principe, le « port sûr le plus proche » selon le droit maritime international – sont d’autres thèmes de débats qui se poursuivront en septembre.

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                Un pays a-t-il le droit de fermer ses ports aux bateaux secourant les migrants ?



Et le Diciotti ? « Pas le sujet du jour », tranche l’un des participants. Il s’agissait pour les pays présents d’obtenir un engagement clair de l’Italie, « une définition de ses principes et une orientation quant à ce qu’elle fera à l’avenir ». « On ne se voit pas avoir une discussion bateau après bateau », insiste une autre source.
La Commission affirme, de son côté, rester en contact avec Rome et d’autres capitales pour régler le sort des occupants du Diciotti. Vendredi, elle devait convenir qu’il restait incertain. En juillet, 450 migrants étaient restés trois jours à bord du même bateau, jusqu’à ce que l’Italie accepte leur débarquement, après avoir obtenu que d’autres pays européens en accueillent une partie.
« Cotiser est un devoir légal »
Dans une interview au Corriere della Sera, M. Salvini a ébauché à sa manière une solution à l’impasse. Elle consisterait en « un bel avion qui arrive d’une des capitales européennes à l’aéroport de Catane. Les Européens peuvent montrer qu’ils ont un grand cœur en embarquant tous les aspirants réfugiés. Nous avons joué notre rôle avec les jeunes », a-t-il déclaré. Annonçant une prochaine rencontre avec le premier ministre hongrois, Viktor Orban, à Milan, il évoquait une modification des traités et des conventions qui régissent l’asile.
Le chef de la Ligue a réagi vendredi soir à la non-décision de Bruxelles en déclarant : « Aujourd’hui, l’UE nous a encore prouvé qu’elle n’est qu’une entité abstraite. » A propos du Diciotti, M. Salvini a lancé : « Nous fournirons toute l’assistance nécessaire à bord du navire. Mais personne ne débarque. Un seul pays ne peut pas gérer tout ce qui se passe. Et un continent comme l’Afrique ne peut pas continuer de se vider. Avec 5 millions d’Italiens en état de pauvreté absolue, dont 1,2 million d’enfants, je pense d’abord aux Italiens. »
Face à son allié, le M5S paraît divisé. Mais M. Di Maio apporte son soutien à M. Salvini : « L’UE a décidé de nous tourner le dos, de se moquer des principes de solidarité et de responsabilité. (…) On ne va plus se laisser marcher dessus. » Et de confirmer sa menace d’un gel de la contribution italienne au budget européen.
Le premier ministre, Giuseppe Conte, évoque « une belle occasion » perdue, selon lui, par l’Europe, qui aurait dû démontrer sa solidarité. Seul le ministre des affaires étrangères, Enzo Moavero, a fait entendre une autre petite musique. « Cotiser [au budget européen] est un devoir légal », a-t-il tenté de rappeler.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Son sable blanc et son eau turquoise qui attirent des milliers de touristes chaque été seraient en fait dus à des décennies de rejets toxiques.
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En Espagne, un décret pour exhumer la dépouille de Franco avant la fin de l’année

Le dictateur repose depuis 1975 dans un mausolée construit par des prisonniers républicains. Sa famille s’oppose à la décision du gouvernement.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 14h15
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 11h34
    |

            Isabelle Piquer (Madrid, correspondance)








                        



   


Le socialiste Pedro Sanchez l’avait promis en arrivant au pouvoir, début juin. Le premier ministre espagnol a finalement fait ce qu’aucun de ses prédécesseurs n’avait osé entreprendre : lancer le processus d’exhumation du dictateur Francisco Franco (1892 -1975) de son mausolée du Valle de los Caidos (« la vallée de ceux qui sont tombés »).
« Nous célébrons les 40 ans de l’Espagne démocratique, d’un ordre constitutionnel stable et mûr (…) et ce n’est pas compatible avec une tombe d’Etat où l’on continue à glorifier la figure de Franco », a expliqué vendredi 24 août la numéro deux de l’exécutif, Carmen Calvo devant la presse. « Nous ne pouvons pas perdre un seul instant, (…) nous avons déjà pris beaucoup de retard », a-t-elle martelé. La Constitution espagnole de 1978 a été votée après trois ans de transition démocratique, au cours de laquelle le Parlement a adopté une amnistie des crimes franquistes.
Le décret qui autorise le transfert de la dépouille du dictateur sera voté au Parlement d’ici un mois. Les socialistes de M. Sanchez y sont très minoritaires (84 députés sur 350) mais ils pourront compter sur l’appui de la gauche radicale de Podemos, des indépendantistes catalans et des nationalistes basques pour obtenir la majorité simple nécessaire. Le Parti populaire (droite), qui a prévu de s’abstenir, a déjà annoncé qu’il déposera un recours devant la Cour constitutionnelle.
Les Espagnols partagés
Où sera transporté Franco ? Probablement au caveau familial de son ancienne résidence du Pardo, où est déjà enterrée sa veuve, Carmen Polo. C’est à la famille, qui s’oppose à l’exhumation, de décider. Sinon, ce sera au gouvernement espagnol de trouver un emplacement « digne et respectueux », a souligné Carmen Calvo.
Les Espagnols sont assez partagés sur le sort de la dépouille du dictateur. D’après un sondage de Sigma Dos, publié le 15 juillet dans le quotidien El Mundo, 40,9 % soutiennent l’exhumation, 38,5 % la critiquent et 20,6 % n’en pensent rien.
Pour Bonifacio Sanchez, porte-parole de l’Association pour la mémoire historique (ARMH) qui s’occupe de chercher les restes des victimes de la guerre civile, la décision du gouvernement espagnol est la bienvenue. « Il est temps de tourner la page » et de transformer le Valle de los Caidos en un « instrument de pédagogie démocratique », dit M.Sanchez, « un peu comme on a fait avec les camps de concentration ».
Complexe monumental, tout en granite, surplombé par une croix de 150 mètres de haut, le mausolée abrite aussi les restes de 27 000 combattants franquistes et d’environ 10 000 opposants républicains. Seuls 21 000 ont été identifiés. En dehors de l’inscription « Morts pour Dieu et pour l’Espagne, 1936-1939 » dans les chapelles extrêmes du transept, aucune plaque n’offre d’informations sur les victimes.

   


Forte hausse du nombre de visites
Situé à 50 kilomètres de Madrid, dans un parage très boisé de la petite municipalité de l’Escurial, le site est en général assez désert. Mais depuis que Franco fait de nouveau la « une » des journaux, de nombreux Espagnols ont décidé d’y faire un tour, par curiosité. Selon le Patrimoine national, l’organisme public qui gère le monument, les visites y ont bondi ces derniers mois : 38 269 en juillet contre 23 135 en juin.
« Pedro Sanchez est devenu la meilleure publicité pour le Valle de los Caidos, souligne avec ironie Alberto Gomez un ingénieur à la retraite. Je suis venu ici enfant mais il n’y avait personne, maintenant j’ai dû faire la queue. Honnêtement je trouve que le gouvernement devrait plutôt s’occuper du chômage et de l’économie. »
Marisa Ferran, institutrice, partage cet avis. Elle n’avait jamais vu cette basilique un peu obscure gardée par quatre gigantesques sculptures d’anges guerriers : « Franco est mort quand j’étais toute petite. Dans ma famille on était contre. Mais sincèrement, je ne vois pas l’intérêt de réveiller les fantômes du passé. »
Le précédent chef de gouvernement socialiste, José Luis Rodriguez Zapatero (2004-2011), avait lui aussi essayé de résoudre le problème du Valle de los Caídos. Une commission d’experts avait conclu, en 2011, qu’il valait mieux ne pas toucher au monument « construit dans la souffrance » ni d’essayer « de le remplacer par un autre qui symboliserait l’Etat de droit ». Elle conseillait plutôt d’expliquer en détail les circonstances de sa construction, par des milliers de prisonniers républicains pendant dix-huit ans (1941-1959), dans une Espagne profondément traumatisée par la guerre civile.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Le candidat à l’élection présidentielle en Libye justifie sa proximité avec le maréchal Haftar et l’axe régional Emirats-Egypte-Arabie saoudite.
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Entretien

Aref Ali Nayed : « La sécurité libyenne est menacée par le Qatar, la Turquie et l’Iran »

Le candidat à l’élection présidentielle en Libye justifie sa proximité avec le maréchal Haftar et l’axe régional Emirats-Egypte-Arabie saoudite.

Frédéric Bobin (Tunis, correspondant)
    



LE MONDE
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        Le 24.08.2018 à 12h06

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        Mis à jour le 24.08.2018 à 12h25






    
Aref Ali Nayed, candidat à l’élection présidentielle en Libye.
Crédits : Frédéric Bobin


Aref Ali Nayed, 55 ans, est la première personnalité libyenne à avoir déclaré sa candidature pour l’élection présidentielle annoncée pour le 10 décembre, mais dont la tenue demeure aléatoire. Théologien de formation, patron d’un groupe de médias, cet ancien ambassadeur aux Emirats arabes unis de 2011 à 2016 ne cache pas son hostilité aux Frères musulmans. Dans un entretien au Monde Afrique, il justifie sa proximité avec l’axe régional Emirats-Egypte-Arabie saoudite et, en Libye même, avec le maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de la Cyrénaïque (est), dont les inclinations militaristes sont très controversées. M. Nayed affirme inscrire son combat dans une « lutte existentielle » à l’échelle régionale pour « l’âme de l’islam ».

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Vous avez déclaré votre candidature à l’élection présidentielle en Libye, qui pourrait avoir lieu le 10 décembre. Pourquoi ?
Aref Ali Nayed Ghassan Salamé, le chef de la mission des Nations unie pour la Libye, avait annoncé [lors de sa prise de fonctions à l’automne 2017] la perspective d’élections en 2018. Cet engagement a ensuite été consolidé lors d’une réunion, fin mai à Paris, entre les principaux acteurs libyens. Il y a eu un accord pour des élections, présidentielle et législatives, autour du 10 décembre. Je pense qu’il y a une obligation morale à organiser ces élections. La principale pression vient de la population libyenne elle-même, qui est fatiguée des files d’attente devant les banques, les stations d’essence, les coupures d’eau et d’électricité. Il y a une profonde crise de légitimité en Libye. Nous devons en finir avec le statu quo.
Cela est-il techniquement possible ? Il faut au préalable réviser la Constitution…
L’accord de Paris évoque la date du 16 septembre pour établir la « base constitutionnelle » des élections. Le Parlement [basé à Tobrouk] n’a pas été jusqu’à présent en mesure d’adopter la loi relative au référendum sur la nouvelle Constitution. Toutefois, un amendement de 2014 à la Déclaration constitutionnelle provisoire [texte qui fait office de Constitution depuis 2011] peut être activé pour organiser une élection présidentielle. Cela est faisable.
Comment l’organiser dans l’insécurité actuelle ?
Cet argument de l’insécurité est fallacieux. C’est une excuse pour ceux qui veulent le statu quo. La situation sécuritaire aujourd’hui n’est pas pire que lors des élections législatives de 2014. Il y a une architecture sécuritaire connue, qui ne comprend pas plus d’une dizaine de centres de pouvoir. Il serait assez simple de travailler avec l’ONU, l’Union européenne, la Ligue arabe et l’Union africaine pour mettre en place un mécanisme de surveillance. On sait qui contrôle quel territoire.

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                Paris maintient la pression pour des élections en Libye « d’ici la fin de l’année »



Vous avez été ambassadeur aux Emirats arabes unis. Vos principaux adversaires, les Frères musulmans, vous accusent d’être une « marionnette émiratie ». Qu’en est-il ?
Une telle accusation est fausse et ridicule. Ma loyauté va seulement à mon pays, la Libye.
Mais vous êtes proches d’eux…
Il y a un combat à l’échelle régionale entre deux axes où l’alignement est clair. D’un côté, les Saoudiens, les Emiratis et les Egyptiens. De l’autre, le Qatar, l’Iran et la Turquie. Ce n’est pas un secret. A mes yeux, il s’agit d’une lutte pour l’âme de l’islam. Quel islam veut-on ? L’islam traditionnel de l’université d’Al-Azhar au Caire, de la Zitouna à Tunis, des universités marocaines ou de l’ordre soufi des Senoussi en Libye, ou l’islam politisé qui s’apparente à un mouvement fasciste ? Personnellement, je suis engagé auprès du premier type d’islam. Je me suis donc aligné du côté de l’axe qui combat les Frères musulmans et le Groupe islamique combattant libyen [GICL, issu d’Al-Qaïda].
Vous supportez donc l’axe composé des Emirats, de l’Egypte et de l’Arabie saoudite ?
Mon combat est de construire un Etat libéral, tout en respectant les traditions islamiques
Je l’ai publiquement déclaré. Je ne vais pas m’en excuser. Je pense que le Qatar, la Turquie et l’Iran menacent la sécurité nationale libyenne. Il s’agit d’une lutte existentielle à l’échelle de toute la région et, bien sûr, la Libye en est affectée, comme d’autres pays. Pour ce qui me concerne, mon combat est d’essayer de construire un Etat libéral, respectueux des droits de l’homme, des droits de la femme, des droits des minorités, tout en respectant les traditions islamiques et la spiritualité de mon pays.

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                Le maréchal Haftar relance la bataille du pétrole libyen



Quelle est votre relation avec le maréchal Haftar, le chef de l’Armée nationale libyenne (ANL) ?
Je suis un supporteur de l’ANL en tant qu’institution. Je ne soutiens pas un individu en particulier, mais une institution. J’ai un profond respect pour le maréchal Haftar en raison de son combat contre le terrorisme.
M. Haftar est pourtant critiqué par certaines organisations de défense des droits humains qui dénoncent des exécutions arbitraires commises par certaines unités relevant de l’ANL.
En Libye, de telles violations sont commises dans tous les endroits et par toutes les parties. Les crimes de guerre ou contre l’humanité ne sauraient être tolérés à l’est, comme à l’ouest ou au sud. Personne ne saurait être exempté de poursuites pour violations des droits humains.
Certaines critiques déplorent qu’un régime militaire dirige l’Est libyen, contrôlé par l’ANL. Qu’en pensez-vous ?
En période de guerre, vous devez parfois déclarer un régime militaire dans certains endroits pour une période limitée. Le Parlement avait ainsi nommé le général Abderrazak Al-Nadhouri au titre de dirigeant militaire de l’Est. Il s’agissait d’une mesure d’urgence que le Parlement vient de retirer, il y a deux semaines. Dans les villes, l’armée est en train de transférer son pouvoir à la police. Peut-être que la dureté des circonstances de guerre avait favorisé des tendances militaristes. Mais celles-ci sont en train de reculer.

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                Le maréchal Haftar visé en France par une deuxième plainte pour « torture »



Une autre source de préoccupation dans l’Est est l’influence croissante des salafistes de l’école madkhali [du nom du théologien saoudien Rabi’ Al-Madkhali, qui prêche, outre l’application rigoureuse de la charia, la loyauté aux régimes en place]. Nombre d’entre eux combattent aux côtés de l’ANL de Haftar. Sont-ils une menace pour l’Etat libéral que vous appelez de vos vœux ?
Tout groupe religieux armé finit par représenter un danger
Les partisans de cette école salafiste sont très influents dans l’Est, mais ils sont présents partout en Libye. Ils ont participé aux combats contre Daech [acronyme arabe de l’organisation Etat islamique]. Tant qu’ils luttent contre le terrorisme, ils doivent en être félicités. Mais leur politique consistant à imposer leur version de l’islam aux autres doit être rejetée. Ils ont essayé d’entraver la liberté des autres écoles de l’islam, en particulier la tradition malékite. Ils ont démoli des mausolées, brûlé des livres, tenté de restreindre les mouvements des femmes. Là, je ne suis pas d’accord. Je leur demande d’être assez humbles pour accepter les autres, coexister avec eux. Et je pense que la politique consistant à les utiliser militairement est dangereuse. Tout groupe religieux armé finit par représenter un danger.
Comment voyez-vous vos futures relations avec les Frères musulmans ?
La base du statut d’Etat, c’est la citoyenneté. Pour moi, un citoyen libyen est quelqu’un qui croit dans l’Etat national libyen. Quiconque croit en un mouvement transnational et ne croit pas dans l’Etat national s’exclut de lui-même. Je ne peux pas inclure ceux qui ne s’incluent pas eux-mêmes.
Pensez-vous que les Frères musulmans sont liés à des organisations terroristes ?
La réponse, franche, est : oui. Ceux qui cherchent une connexion entre les Frères musulmans et Al-Qaïda ou Daech trouveront en Libye le meilleur exemple. Quand Daech a commencé à s’implanter à Syrte, les Frères musulmans n’ont cessé de le nier.

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Les Européens semblent divisés dans leur approche du dossier libyen. Il y a notamment la rivalité entre Paris et Rome. Qu’en pensez-vous ?
J’aimerais voir les Européens unifier leur approche de la Libye sous le parapluie des Nations unies.
Quel bilan tirez-vous du gouvernement d’« accord national » de Fayez Al-Sarraj deux ans et demi après son installation à Tripoli ?
Ce gouvernement n’a pas été investi par le Parlement. Sur les neuf membres du Conseil présidentiel dirigé par M. Al-Sarraj, quatre l’ont quitté. Et il n’a pas été en mesure de fournir à la population les services de base : santé, éducation, électricité, paiement des salaires… Je ne vois pas comment un tel gouvernement, fragmenté et localement non reconnu, peut continuer. Ce qu’il y a de triste, c’est qu’il bénéficie de la reconnaissance de la communauté internationale.


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ La capitale écossaise reproche à la dirigeante birmane son refus de condamner les violences des militaires contre les musulmans rohingya.
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Edimbourg retire un prix honorifique à Aung San Suu Kyi

La capitale écossaise reproche à la dirigeante birmane son refus de condamner les violences des militaires contre les musulmans rohingya.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 11h33
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 12h28
   





                        



   


La ville d’Edimbourg, en Ecosse, a retiré son prix de la liberté à la Prix Nobel de la paix et actuelle dirigeante de la Birmanie, Aung San Suu Kyi, en raison de son refus de condamner les violences contre les Rohingya. Une motion soumise au conseil de la ville a été adoptée jeudi 23 août avec effet immédiat, rapporte la BBC.
Il s’agit du septième prix retiré Aung San Suu Kyi en un an, précise le quotidien britannique The Guardian, Edimbourg ayant suivi l’exemple d’Oxford, Glasgow ou encore Newcastle.
« Cela fait 10 mois que cette chambre discute du statut de ce prix pour Aung San Suu Kyi, à la lumière de la crise humanitaire en Birmanie », a déclaré devant le conseil Frank Ross, l’actuel « lord provost », équivalent du maire, à l’origine de la motion. En novembre, il avait écrit à la dirigeante birmane pour faire appel à son « immense courage moral et influence » et lui demander d’autoriser un retour sûr des Rohingya. Un courrier resté sans réponse.

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Accord avec le Bangladesh au point mort
La dirigeante birmane refuse de condamner les violences commises par l’armée birmane contre la population rohingya, dont plus de 700 000 membres ont fui au Bangladesh. La ville d’Edimbourg lui avait remis son prix de la liberté en 2005, en hommage à son action pour promouvoir la paix et la démocratie en Birmanie, où elle était encore incarcérée. A cette époque, le dirigeant de la municipalité avait comparé Aung San Suu Kyi à Nelson Mandela, la décrivant comme « un symbole de résistance pacifique face à l’oppression ».
La semaine dernière, Aung San Suu Kyi a renvoyé au Bangladesh la responsabilité du retour des Rohingya. « Il est très difficile de fixer un calendrier nous-mêmes unilatéralement, car nous devons travailler avec le Bangladesh pour y parvenir », a-t-elle déclaré mardi, lors d’une conférence à Singapour. « Le Bangladesh doit également décider de la rapidité avec laquelle le processus doit être achevé. » En novembre 2017, Dacca et Naypyidaw avaient signé un texte prévoyant le retour « sous deux mois » des réfugiés en Birmanie, mais cet accord est au point mort.
Aung San Suu Kyi s’est vu retirer sept prix honorifiques en une année, dont celui du Musée de l’Holocauste de Washington, en mars, pour son refus de condamner le massacre des Rohingya.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Les pouvoirs publics vont débloquer 340 millions d’euros pour secourir un secteur confronté à une anomalie météorologique historique.
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Le manque d’eau menace 10 000 fermes en Allemagne

Les pouvoirs publics vont débloquer 340 millions d’euros pour secourir un secteur confronté à une anomalie météorologique historique.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 11h23
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 13h52
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

Petra Döhler a la voix fatiguée. L’agricultrice, qui exploite 1 100 hectares pour la culture et l’élevage en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, peine à reconnaître son exploitation : « Je reviens à l’instant du champ. On récolte le colza. Le tracteur travaille dans un nuage de poussière, comme si on était en Arizona dans un film américain. Mais on est en Allemagne, et ce sont nos bêtes qui souffrent. C’est très dur. »
A Altwigshagen où se trouve sa ferme, il n’a quasiment pas plu depuis le mois d’avril. Une seule courte période de précipitations a apporté tout juste 20 millimètres d’eau, contre 250 en temps normal. « Les dommages aux cultures sont énormes, nous avons perdu la moitié de la récolte de céréales et obtenu très peu de fourrage pour les vaches. Le maïs n’a pas assez poussé, les épis ne sont pas assez développés. On redoute une perte de 40 % de la récolte par rapport à la moyenne annuelle », poursuit-elle. A ces dommages s’ajoute un surplus de travail pour porter de l’eau aux cinq cents vaches de l’exploitation et à leurs veaux. « Il faut le dire : on n’y arrive plus », dit-elle.
Au bord de la faillite
Le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale est un des Länder qui a le plus souffert de la sécheresse exceptionnelle qui a touché l’Allemagne cet été. Dans la région, les récoltes sont inférieures de 25 % à la moyenne des trois dernières années. La fédération des agriculteurs allemande rapporte que, sur l’ensemble du pays, la production de céréales accuse une baisse de 22 % par rapport à 2017, et certaines zones accusent des pertes de 50 à 70 %. Les plantations de pommes de terre, de betteraves à sucre et le fourrage pour l’élevage sont concernés. L’est et le nord du pays sont particulièrement atteints. Dix mille exploitations sont au bord de la faillite.

Pour venir à leur secours, l’Etat a décidé de débloquer une aide d’urgence exceptionnelle, justifiée par une anomalie climatique « de dimension...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ L’une des deux victimes, un ancien avocat, enquêtait sur le décès de la première, fils d’un journaliste hutu condamné pour sa participation au génocide de 1994.
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Décryptage

Enquête sur la mort de deux Belges en Afrique du Sud, en lien avec le génocide rwandais

L’une des deux victimes, un ancien avocat, enquêtait sur le décès de la première, fils d’un journaliste hutu condamné pour sa participation au génocide de 1994.

Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, correspondant)
    



LE MONDE
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        Le 24.08.2018 à 11h06

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        Mis à jour le 24.08.2018 à 12h03






    
Le palais de justice de Bruxelles, en Belgique.
Crédits : M0tty / Creative Commons


Le parquet fédéral belge, compétent pour la grande criminalité et le terrorisme, a ouvert récemment un dossier sur les décès, jugés suspects, de deux juristes en Afrique du Sud. Ils étaient liés, de près ou de loin, aux Hutu qui ont fui le Rwanda. Certains de leurs proches mettent directement en cause les services secrets du régime de Kigali.
Pieter-Jan Staelens, 36 ans, un ancien avocat de Bruges, a été retrouvé mort le long d’une route dans la région de Hermanus, près du Cap, le 29 juillet. Sa voiture était en feu. Des témoins auraient déclaré avoir entendu des coups de feu, mais les enquêteurs n’ont trouvé aucune trace de balles et n’excluent pas la thèse d’un accident.
L’homme était en relation avec un autre Belge, d’origine rwandaise : Thomas Ngeze, 27 ans. Il enquêtait semble-t-il sur le décès de ce jeune homme, retrouvé pendu, en juin, dans sa chambre d’hôtel à Johannesburg. La famille de M. Ngeze, un juriste spécialisé dans le droit international, s’était installée en Afrique du Sud après ses études à Gand, en Belgique. L’avocat de son père, Hassan Ngeze, était le père de M. Staelens.

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Hassan Ngeze a été condamné à trente-cinq ans de détention pour sa participation au génocide rwandais. En juin, Kigali a exprimé sa colère quant à une possible libération de cet ancien dirigeant du journal Kangura, l’un des principaux « médias de la haine » avant le génocide. Le juge américain Theodor Meron, président du Mécanisme des Nations unies pour les tribunaux pénaux internationaux, a libéré, depuis 2012, huit génocidaires rwandais avant le terme de leur peine et envisagerait une telle mesure pour M. Ngeze et deux autres personnes.
« Je veux connaître la vérité »
Thomas Ngeze aurait, selon des sources belges, rencontré récemment des diplomates rwandais. Après ce rendez-vous, il aurait « paniqué » et confié à des proches qu’il craignait pour sa vie, selon le quotidien belge De Standaard. Sa famille affirme que des agents rwandais voulaient l’intimider et punir son père.
Selon d’autres sources belges, M. Staelens aurait rassemblé des preuves sur les commanditaires présumés de ce qu’elles présentent comme un assassinat. Son père conteste toutefois cette version, indiquant que son fils avait certes contacté la police sud-africaine, mais qu’il ne disposait pas de renseignement précis sur le rôle éventuel du Rwanda. « Je veux connaître la vérité, mais je ne suis pas certain que cela arrivera un jour », a expliqué l’avocat.

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Le parquet fédéral belge est en contact avec la justice sud-africaine. A ce stade, les autorités de Pretoria jugeraient en tout cas « suspectes » les circonstances de la mort de M. Ngeze. En 2014, un opposant au régime rwandais, Patrick Karegeya, avait été retrouvé étranglé dans un hôtel de Johannesburg, ce qui avait provoqué une crise diplomatique entre l’Afrique du Sud et le Rwanda.
La relation complexe entre Bruxelles et Kigali est, elle, rendue un peu plus difficile encore par le cas de Bernard Ntuyahaga. Cet ancien officier rwandais a été condamné en 2007, à Bruxelles, à vingt ans de détention pour sa participation à la mort de dix parachutistes belges, assassinés en 1994 à Kigali alors qu’ils servaient pour une mission des Nations unies. Libéré et en attente d’une expulsion – on ignore si c’est vers le Rwanda –, l’ancien militaire a demandé l’asile en Belgique, à la fureur des familles des militaires belges. « Si je rentre au Rwanda, je suis un homme mort », expliquait-il, vendredi 24 août, au quotidien belge La Dernière Heure. 


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Le cardinal, cité 206 fois dans une enquête sur des abus sexuels perpétrés par des prêtres de Pennsylvanie, a renoncé à se rendre en Irlande.
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Donald Wuerl, l’archevêque de Washington, dans la tourmente

Le cardinal, cité 206 fois dans une enquête sur des abus sexuels perpétrés par des prêtres de Pennsylvanie, a renoncé à se rendre en Irlande.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 11h02
    |

            Stéphanie Le Bars (Washington, correspondance)








                        



                                


                            

La rentrée s’annonçait chargée et prolifique pour le cardinal Donald Wuerl, l’une des figures de l’épiscopat américain : un discours d’introduction lors de la Rencontre mondiale des familles, à Dublin, samedi 25 août ; la sortie de deux livres sur la foi et l’Eglise, en septembre et octobre. Mais, quelques jours après les révélations d’abus sexuels perpétrés dans des diocèses de Pennsylvanie, où il fut évêque durant dix-huit ans, l’archevêque de Washington a préféré renoncer à son déplacement en Irlande ; la publication d’au moins l’un de ses ouvrages, malencontreusement intitulé « Que voulez-vous savoir ? », est reportée sine die. Une pétition signée par plus de 7 000 personnes demande sa démission. Et, mercredi, le lycée catholique de Pittsburgh qui portait son nom a décidé de se débaptiser, « à la demande du cardinal », assure l’établissement.

En quelques jours, ce proche du pape François, dont la carrière a connu une ascension sans heurts, a été pris dans la tourmente du nouveau scandale de pédophilie, qui, seize ans après la déflagration venue de l’archidiocèse de Boston – qui a couvert des prêtres pédophiles pendant des années, comme l’a révélé une enquête du Boston Gobe –, entache de nouveau l’Eglise catholique aux Etats-Unis. Son nom est cité 206 fois dans le rapport rendu public le 14 août par un grand jury, à la suite d’une enquête des services du procureur de Pennsylvanie.
Le cardinal Wuerl, qui s’est toujours efforcé d’apparaître « du côté des victimes », a affirmé avoir agi « avec diligence pour éviter d’autres abus »
Elle a révélé des abus sexuels perpétrés par plus de 300 « prêtres prédateurs », dont ont été victimes au moins 1 000 enfants entre les années 1940 et 2010. Elle dénonce avec virulence le rôle de la hiérarchie catholique qui a couvert ces crimes. Selon les rapporteurs, Donald Wuerl, qui, durant ses années passées à Pittsburgh (de 1988 à 2006), a été confronté à 32 prêtres...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ Les catholiques attendent des mesures du pontife lors de la Rencontre mondiale des familles, les 25 et 26 août.
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En Irlande, le pape François face aux scandales de pédophilie

Les catholiques attendent des mesures du pontife lors de la Rencontre mondiale des familles, les 25 et 26 août.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 10h47
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 06h40
    |

            Cécile Chambraud








                        



                                


                            

Le dernier (et premier) pape à s’être rendu en Irlande était Jean Paul II. Lors de sa visite, à l’automne 1979, l’écrasante majorité des Irlandais allait à la messe tous les dimanches. La contraception était difficile d’accès, le divorce interdit, l’avortement passible de prison à vie, l’homosexualité d’emprisonnement. Les politiques et l’institution ecclésiale partageaient des valeurs et cela se traduisait en de nombreux domaines par l’imbrication de l’Eglise et de l’Etat. La violence qui dominait alors l’actualité et les esprits était celle des affrontements entre catholiques et protestants, en Irlande du Nord. A Drogheda, sur la côte est, le pontife polonais y avait consacré l’essentiel de son homélie. « Je vous supplie à genoux de vous détourner des sentiers de la violence », avait-il lancé aux jeunes Irlandais.

Trente-neuf ans plus tard, c’est une autre Irlande que devait rencontrer François, samedi 25 et dimanche 26 août, à l’occasion de la clôture des rencontres mondiales de la famille, organisées tous les trois ans par l’Eglise catholique. La pratique religieuse y demeure l’une des plus élevées d’Europe et 90 % des élèves sont toujours scolarisés dans des institutions catholiques. Mais trois référendums symbolisent le chemin parcouru : le divorce a été légalisé en 1995 par 50,3 % des votants, le mariage entre personnes du même sexe en 2015 par 62,07 %, l’interruption volontaire de grossesse le 25 mai 2018 par 66,4 % des voix.
Surtout, au cours des années 1990 et 2000, les Irlandais ont découvert les innombrables violences, notamment sexuelles, commises sur des enfants et des femmes, par des prêtres ou derrière les portes d’institutions administrées par l’Eglise catholique. Des prêtres pédophiles ont été protégés, des bébés de « filles-mères » exploitées par des religieuses dans des blanchisseries ont été vendus, des élèves de collèges, d’orphelinats et de centres d’apprentissages ont été battus, humiliés et certains violés.
Dans...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ L’UE dit chercher une solution d’accueil pour les 150 personnes à bord du « Diciotti », et refuse de céder aux menaces du vice-président italien.
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Migrants bloqués en Italie : toujours aucune solution

L’UE dit chercher une solution d’accueil pour les 150 personnes à bord du « Diciotti », et refuse de céder aux menaces du vice-président italien.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 10h41
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 15h43
   





                        



   


Aucune solution n’a émergé pour le Diciotti, vendredi 24 août, après la réunion à Bruxelles de hauts fonctionnaires de douze Etats membres sur la question migratoire. Le navire des gardes-côtes italiens reste bloqué dans le port de Catane, avec interdiction de débarquer les quelque 150 migrants toujours à bord, dix jours après les avoir secourus en mer.
Le vice-président du conseil italien, Luigi Di Maio, avait lancé jeudi un ultimatum à la Commission européenne, qui a annoncé travailler sur une solution similaire à celle trouvée la semaine dernière avec Malte pour les passagers de l’Aquarius. Il avait sommé Bruxelles de trouver une solution vendredi, dans le cadre de cette réunion du groupe PSDC (Politique de sécurité et de défense commune) de la Commission européenne. Faute de quoi, son Mouvement 5 Etoiles, au pouvoir dans le cadre d’une coalition avec la Ligue, d’extrême droite, était prêt à suspendre la contribution italienne au budget de l’UE à compter de l’année prochaine.
« Si rien ne sort de la réunion de la Commission européenne demain sur la répartition des migrants à bord du Diciotti, le Mouvement 5 Etoiles et moi-même ne serons plus disposés à verser chaque année 20 milliards d’euros à l’UE », avait-il dit dans une vidéo postée jeudi soir sur Facebook.

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« Les menaces ne servent à rien et ne mènent nulle part, a répondu vendredi Alexander Winterstein, porte-parole de la Commission européenne. Trouver une solution pour les personnes à bord est notre priorité, c’est ce sur quoi nous nous concentrons et c’est aussi, pensons-nous, ce sur quoi tout le monde devrait se concentrer. » Jamais un Etat membre n’a refusé de payer sa contribution, obligation inscrite dans les traités de l’UE, a rappelé Alexandre Winterstein.
A plusieurs reprises, la Commission européenne a accepté de coordonner les efforts pour trouver une solution à l’accueil de migrants bloqués sur des navires, tout en insistant sur le fait qu’il revenait aux Etats membres de prendre des engagements.
27 mineurs débarqués
Mercredi, le ministre de l’intérieur italien, Matteo Salvini, avait confirmé qu’il n’autoriserait pas le débarquement des 177 migrants restant alors à bord. « Je ne donne aucune autorisation au débarquement. Si le président de la République veut le faire qu’il le fasse ; si le président du conseil [Giuseppe Conte, chef du gouvernement] veut le faire qu’il le fasse. Mais ils le feront sans l’accord du vice-premier ministre et du ministre de l’intérieur », a-t-il écrit sur Facebook.
Plus tard, il a toutefois dû céder en ce qui concerne les mineurs non accompagnés, et 27 migrants, âgés de 14 à 16 ans, ont débarqué tard dans la nuit. Certains portaient encore les traces de leur séjour en Libye. « Un d’entre eux ne voit plus très bien, il a les pupilles dilatées, parce qu’il m’a raconté avoir été détenu dans le noir pendant un an », a raconté Nathalie Leiba, psychologue auprès de l’ONG Médecins sans frontières, qui a pu venir en aide à certains de ces jeunes migrants.
Mais les adultes, eux, sont toujours bloqués à bord. La Libye a exclu de recueillir les passagers. Mohamed Siala, ministre des affaires étrangères du gouvernement d’union nationale (GNA), a estimé, mercredi, que ce retour serait une « mesure injuste et illégale » car la Libye compte déjà « plus de 700 000 migrants ».
Le procureur sicilien d’Agrigente a ouvert une enquête pour « séquestration de personnes », mais le gouvernement italien fait la sourde oreille.

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