<FILE-date="2018/08/25/16">

<article-nb="2018/08/25/16-1">
<filnamedate="20180825"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180825"><AAMMJJHH="2018082516">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Vendredi, Donald Trump a, en partie, imputé l’absence de progrès sur la dénucléarisation nord-coréenne à Pékin, sur fond de bras de fer commercial.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

Corée du Nord : la Chine dénonce les accusations « irresponsables » de Trump envers Pékin

Vendredi, Donald Trump a, en partie, imputé l’absence de progrès sur la dénucléarisation nord-coréenne à Pékin, sur fond de bras de fer commercial.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 14h16
   





                        



   


La Chine a dénoncé, samedi 25 août, les propos « irresponsables » de Donald Trump, qui a justifié l’annulation du voyage à Pyongyang de son secrétaire d’Etat, Mike Pompeo, par le manque de coopération de Pékin dans le processus de dénucléarisation en Corée du Nord.
« Les déclarations américaines sont contraires à la réalité et irresponsables. Nous en sommes profondément préoccupés et avons protesté solennellement auprès des Etats-Unis », a annoncé dans un communiqué Lu Kang, porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères.

        Lire aussi :
         

                La Corée du Nord poursuit ses activités nucléaires



Vendredi, dans une salve de Tweet, le président des Etats-Unis a, en partie, imputé l’absence de progrès sur la dénucléarisation nord-coréenne à Pékin, sur fond de bras de fer commercial. « En raison de notre position beaucoup plus dure sur le commerce à l’égard de la Chine, je pense qu’elle n’aide plus comme avant dans le processus de dénucléarisation [malgré l’existence de sanctions de l’ONU] », a-t-il déploré, alors que la pression chinoise avait été jugée cruciale pour pousser Pyongyang à la table des négociations.
De ce fait, Donald Trump a donc demandé à Mike Pompeo, qui avait annoncé jeudi 23 août qu’il se rendrait pour la quatrième fois à Pyongyang la semaine suivante, « de ne pas aller en Corée du Nord à ce stade ».

        Lire aussi :
         

                Washington renforce les pressions diplomatiques sur Pékin



« J’ai le sentiment que nous ne faisons pas suffisamment de progrès en matière de dénucléarisation de la péninsule coréenne », a-t-il encore justifié. Selon Donald Trump, le chef de la diplomatie américaine pourra cependant reprogrammer son voyage « dans un avenir proche, probablement une fois que nous aurons trouvé une solution à nos relations commerciales avec la Chine ».
Pékin et Washington tentent actuellement de renouer le dialogue sur leur conflit commercial. Mais ils viennent de s’imposer mutuellement des droits de douane sur des milliards de dollars de marchandises.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/25/16-2">
<filnamedate="20180825"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180825"><AAMMJJHH="2018082516">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Cette visite intervient au moment où de nouvelles révélations frappent l’Eglise catholique. Le pape doit rencontrer des victimes de prêtres pédophiles.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Scandales de pédophilie : en Irlande, le pape évoque sa « honte » face à « l’échec » de l’Eglise

Cette visite intervient au moment où de nouvelles révélations frappent l’Eglise catholique. Le pape doit rencontrer des victimes de prêtres pédophiles.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 13h55
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 14h30
   





                        


Le pape François est arrivé, samedi 25 août, en Irlande, toujours sous le choc des scandales de pédophilie, au moment où de nouvelles révélations frappent l’église catholique. Il s’agit de la première visite papale depuis celle de Jean-Paul II en 1979. Elle a lieu moins de deux semaines après la publication d’un rapport du procureur général de Pennsylvanie sur les abus sexuels commis par 300 prêtres pendant soixante-dix ans aux dépens d’un millier de victimes.

        Lire aussi :
         

                Violences sexuelles : le pape François condamne, les victimes demandent des actes



Le pape a adressé, lundi, une lettre sans précédent aux catholiques du monde entier pour leur demander de contribuer à l’éradication de « cette culture de la mort ». Le Vatican a annoncé, mardi, qu’il rencontrerait des victimes de prêtres pédophiles lors cette visite de deux jours en Irlande, où il a été accueilli par le ministre des affaires étrangères, Simon Coveney, et ses enfants, qui lui ont offert des fleurs.
Des manifestations prévues contre sa venue
Sa visite a débuté par un entretien avec le président Michael Higgins et le premier ministre Leo Varadkar. Ce dernier a appelé le pape à user de sa « position » et de son « influence » pour faire en sorte que « justice » soit rendue aux victimes d’abus commis par des ecclésiastiques dans « le monde entier ». « Nous devons à présent veiller à ce que les paroles soient suivies par des actes », a insisté le chef du gouvernement irlandais. « Par-dessus tout, Saint-Père, je vous demande d’écouter les victimes », a-t-il ajouté, alors que, depuis 2002, plus de 14 500 personnes se sont déclarées victimes d’abus sexuels commis par des prêtres en Irlande.
Le pape a évoqué sa « honte » et sa « souffrance » face à « l’échec des autorités ecclésiastiques » pour affronter de manière adéquate les « crimes ignobles » du clergé en Irlande. « Je ne peux que reconnaître le grave scandale causé en Irlande par les abus sur les mineurs de la part des membres de l’Eglise, chargés de les protéger et de les éduquer », a commenté le pape.
Le pape doit se rendre ensuite à Knock, lieu de pèlerinage qui attire 1,5 million de fidèles chaque année, avant de terminer son voyage, dimanche, par une messe au Phoenix Park de Dublin, où se dresse toujours la grande croix érigée pour la visite de Jean-Paul II.

        Lire aussi :
         

                En Irlande, le pape François face aux scandales de pédophilie



Les 500 000 billets disponibles pour y assister ont très vite trouvé preneurs, mais un certain nombre de places ont été réservées par un mouvement baptisé « Say Nope To The Pope » (dites non au pape), qui appelle au boycott de l’événement.
Plusieurs manifestations contre la venue du pape sont également prévues. Des portraits de victimes de prêtres pédophiles accompagnés du hashtag #Stand4Truth (exigez la vérité) ont été projetés, vendredi soir, sur des bâtiments emblématiques de la ville, dont la cathédrale, pour appeler à un rassemblement qui doit coïncider avec la messe de dimanche.

        Lire aussi :
         

                Pédophilie : la justice de Pennsylvanie accable l’Eglise catholique, qui a « tout caché »



Une veillée silencieuse doit, par ailleurs, se dérouler dimanche également sur le site des Magdalene Laundries, des établissements religieux où des filles-mères étaient « rééduquées » dans des conditions proches de l’esclavage. Les restes de plusieurs centaines de nourrissons y ont été exhumés en 2014.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/25/16-3">
<filnamedate="20180825"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180825"><AAMMJJHH="2018082516">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Sa famille n’a pas précisé l’état de santé de l’ancien candidat à la présidentielle, mais un arrêt des traitements signifie que le patient a perdu tout espoir de guérison.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Le sénateur John McCain arrête le traitement de son cancer du cerveau

Sa famille n’a pas précisé l’état de santé de l’ancien candidat à la présidentielle, mais un arrêt des traitements signifie que le patient a perdu tout espoir de guérison.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 13h49
   





                        


Après un an de lutte, le sénateur John McCain, 81 ans, ancien candidat à la présidentielle américaine de 2008, a décidé de mettre fin à son traitement contre son cancer incurable du cerveau.
La famille de cette figure non conformiste de la politique américaine l’a annoncé dans un communiqué, vendredi 24 août, suscitant une avalanche de messages de sympathie aux Etats-Unis. Il était soigné depuis juillet 2017 pour un glioblastome, une forme de cancer très agressive avec un très faible taux de survie. « Depuis un an, John a dépassé les attentes de survie », écrit sa famille. « Mais les progrès de la maladie et le vieillissement inexorable ont rendu leur verdict. Avec sa détermination habituelle, il a désormais décidé de mettre fin à son traitement médical. »

        Lire aussi :
         

                Président Trump, an II : l’affront au mourant



Elle ne dit pas l’état de santé actuel du sénateur, mais un arrêt des traitements signifie que le patient a perdu tout espoir de guérison. « S’il renonce aux traitements, il ne lui reste probablement que quelques semaines à vivre », explique John Boockvar, expert des tumeurs du cerveau à l’hôpital Lenox Hill, qui n’a pas traité John McCain personnellement. Le docteur souligne que la durée de survie habituelle après un diagnostic de glioblastome est de 12 à 15 mois. A ce stade, les patients se rendent compte que le traitement n’est plus efficace et passent en soins palliatifs.
Il refuse que Trump vienne à ses funérailles
John McCain était suivi dans son Etat de l’Arizona, où ses amis et collègues défilaient depuis des mois pour faire leurs adieux, conscients que la fin était proche. « Nous n’aurions pas pu aller si loin sans vous. Vous nous avez donné la force de continuer », a tweeté sa fille Meghan McCain. « J’aime mon mari de tout mon cœur », a tweeté Cindy McCain, son épouse. « Que Dieu bénisse tous ceux qui se sont occupés de mon mari. »
John McCain n’avait pas démissionné du Sénat, mais il ne s’y était plus rendu depuis décembre 2017. Seules quelques photos de lui, chez lui ou en promenade, avaient été publiées depuis son diagnostic.
Il restait néanmoins relativement actif politiquement. L’été 2017, il avait défié le président Donald Trump, pour qui il n’a jamais caché son mépris, en votant contre sa réforme du système de santé. Il le critiquait ouvertement, le qualifiant de « mal informé » et « impulsif ».
Dans des mémoires publiés en mai 2018, The Restless Wave, il dénonçait une nouvelle fois la sympathie apparente du président américain pour Vladimir Poutine, le président russe, que John McCain a pourfendu toute sa carrière durant depuis le Sénat. Lui-même a d’ailleurs été sanctionné par la Russie en représailles à des sanctions de Washington, un motif de fierté pour le vieux sénateur, qui en plaisantait souvent.

        Lire aussi :
         

                Pour le sénateur républicain John McCain, Trump porte atteinte aux valeurs américaines



Opposant à la torture
John McCain, fils et petit-fils d’amiraux, a d’abord été pilote de chasse, engagé dans la guerre du Vietnam où il fut blessé et emprisonné pendant plus de cinq ans. Il fut torturé par ses geôliers et deviendra au cours de sa carrière politique un farouche opposant à la torture, dénonçant la CIA pour ses pratiques d’interrogations « musclées » sous la présidence de George W. Bush.
Après son retour aux Etats-Unis à la fin de la guerre du Vietnam, il se fait élire à la Chambre des représentants, puis est élu sénateur en 1986, un siège qu’il a conservé depuis, sa dernière réélection, en novembre 2016. Celle-ci fut la plus difficile de sa carrière, une partie de l’électorat conservateur ne lui ayant pas pardonné d’avoir critiqué Donald Trump.
Le milliardaire n’avait pas encore réagi à la nouvelle vendredi, mais de tous les bords de l’échiquier politique, les messages affluaient. « Le sénateur John McCain est un combattant au propre et au figuré. A un homme exemplaire et une famille aimante, nous pensons à vous », a tweeté le jeune élu démocrate Joe Kennedy III. « John McCain incarne ce qu’est servir son pays », a déclaré Paul Ryan, le président républicain de la Chambre des représentants.
Il avait porté les couleurs du Parti républicain à l’élection présidentielle de 2008, perdant face au démocrate Barack Obama. Il était ensuite resté au Sénat, sa deuxième maison depuis plus de trente ans.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/25/16-4">
<filnamedate="20180825"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180825"><AAMMJJHH="2018082516">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Le navire humanitaire a repris la mer, samedi, vers Marseille à l’issue d’une semaine de blocage au large de Bizerte, où il avait été immobilisé après le sauvetage de cinq migrants tunisiens en détresse.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤         

Compte rendu

L’« Aquarius » bloqué durant une semaine au large de la Tunisie

Le navire humanitaire a repris la mer, samedi, vers Marseille à l’issue d’une semaine de blocage au large de Bizerte, où il avait été immobilisé après le sauvetage de cinq migrants tunisiens en détresse.

Frédéric Bobin (Tunis, correspondant)
    



LE MONDE
              datetime="2018-08-25T13:28:47+02:00"

        Le 25.08.2018 à 13h28






    
A bord de l’« Aquarius », le 15 août 2018 à La Vallette.
Crédits : GUGLIELMO MANGIAPANE / REUTERS


C’est une grande première qui vient de se produire au large du littoral tunisien. Le navire humanitaire Aquarius s’est trouvé bloqué sept jours durant à 45 miles nautiques au nord-est de Bizerte, cité portuaire de la côte septentrionale de la Tunisie, après avoir récupéré à son bord cinq migrants tunisiens qui prétendaient fuir leur pays pour des raisons politiques. L’impasse a, finalement, été surmontée, samedi 25 août, avec la restitution des cinq Tunisiens aux autorités de leur pays.
L’Aquarius, navire affrété par SOS Méditerranée en partenariat avec Médecins sans frontières (MSF), a quitté au petit matin sa position dans les eaux internationales où il était immobilisé depuis le 17 août pour se rapprocher de Bizerte où un bâtiment de la marine tunisienne est venu à sa rencontre. Selon une source de MSF, l’Aquarius n’a accepté ce transfert qu’avec l’accord des cinq Tunisiens qui, après avoir refusé tout retour au pays, ont fini par s’y résigner. Selon une source officielle tunisienne, ils feront l’objet d’une amende, mais ils ne seront pas inquiétés au plan judiciaire.
« Nous ne pouvons les ramener en Tunisie contre leur gré »
Ce type de situation est inédit pour l’Aquarius dont les activités de secours se focalisaient jusqu’alors exclusivement au large des côtes libyennes. Le sauvetage du 17 août d’un canot pneumatique à bord duquel avaient embarqué les cinq Tunisiens relevait d’un concours de circonstances plutôt exceptionnel. L’Aquarius avait quitté le même jour Malte, où il avait débarqué 141 migrants en provenance de Libye, et se dirigeait vers Marseille pour une escale technique. Alors que le navire de secours se trouvait au large de Bizerte, l’équipage a pris connaissance d’une communication radio faisant état d’un canot pneumatique en situation de détresse. L’Aquarius a, dès lors, fait mouvement vers l’esquif en perdition, pourvu de seules rames en plastique et dont les cinq occupants étaient démunis de gilet de sauvetage.
Une fois transférés à bord de l’Aquarius, ces derniers ont fait état de leur volonté de demander l’asile politique et menacé de se « blesser eux-mêmes » – selon le journal de bord de l’Aquarius publié en ligne –, s’ils devaient être restitués aux autorités de leur pays. Dans ces conditions, les équipes de SOS Méditerranée et de MSF ont décidé de les garder à bord en attendant de clarifier leur situation et de trouver un éventuel port de débarquement hors de Tunisie.
L’impasse s’est prolongée, car ni la France ni l’Italie, pays sollicités par l’Aquarius, n’ont accepté de les accueillir. L’avis du Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) des Nations unies qui, après s’être entretenu par Skype avec les Tunisiens, a établi que leur profil ne correspondait pas à celui de demandeurs d’asile, n’a fait que conforter un tel refus. L’équipage de l’Aquarius était toutefois hostile à toute idée de les restituer aux autorités de Tunis en raison de l’opposition des intéressés. « Nous ne pouvons les ramener en Tunisie contre leur gré, expliquait une source de MSF. Cela représenterait une violation du droit international sur les réfugiés. Ce serait un refoulement. » Il a fallu attendre le changement d’attitude des cinq rescapés, qui ont, finalement, accepté de retourner à terre, pour dénouer l’imbroglio.
Difficultés économiques et sociales en Tunisie
Ce type d’incident est révélateur du nouveau contexte migratoire autour de la Tunisie. Le petit pays d’Afrique du Nord, confronté à d’épineuses difficultés économiques et sociales, est le théâtre d’une reprise spectaculaire des départs illégaux vers l’Italie. Selon les chiffres officiels italiens, le nombre de Tunisiens arrivés illégalement en 2017 dans la péninsule a atteint 6 150 personnes, soit 7,5 fois plus qu’en 2016. La tendance s’est maintenue en 2018 avec le chiffre de 3 221 au 31 juillet. Les Tunisiens sont aujourd’hui la première nationalité à débarquer en Italie – devant les Erythréens et les Soudanais –, alors qu’ils étaient au huitième rang en 2017. Des Africains subsahariens, en nombre certes moindre, prennent également la mer à partir des côtes tunisiennes.
Cette nouvelle vague migratoire s’accompagne de nombreux drames. Le 17 août, huit migrants ont péri au large de Sfax. Les occupants de l’embarcation clandestine avaient mis le feu à celle-ci avant de se jeter à l’eau, afin d’échapper à leur interpellation par les gardes-côtes tunisiens. Le 2 juin, au moins une cinquantaine de migrants avaient également perdu la vie lors du naufrage de leur chalutier au large des îles Kerkennah dans la région de Sfax, la principale base de départs vers l’île italienne de Lampedusa.

        Lire aussi :
         

                « L’“Aquarius” est le symbole du naufrage de l’Europe politique »





<article-nb="2018/08/25/16-5">
<filnamedate="20180825"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180825"><AAMMJJHH="2018082516">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Acculé, le groupe djihadiste chercherait à utiliser les otages comme monnaie d’échange dans ses négociations avec le régime syrien et son allié russe.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Syrie : Human Rights Watch appelle l’organisation Etat islamique à libérer des otages

Acculé, le groupe djihadiste chercherait à utiliser les otages comme monnaie d’échange dans ses négociations avec le régime syrien et son allié russe.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 12h13
   





                        



   


L’organisation Human Rights Watch (HRW) a appelé, samedi 25 août, l’organisation djihadiste Etat islamique (EI) à libérer 27 personnes, dont seize enfants, âgés de sept à quinze ans, enlevés il y a un mois dans une province du sud de la Syrie.
Le 25 juillet, l’EI avait mené une série d’attaques coordonnées dans la province de Soueida, contrôlée par le régime syrien, faisant plus de 250 morts, un de ses assauts les plus meurtriers depuis le début de la guerre en Syrie. A cette occasion, les combattants du groupe extrémiste avaient également enlevé une trentaine de civils.

        Lire aussi :
         

                Dans le sud de la Syrie, l’angoisse des Druzes face aux djihadistes



L’EI contrôle moins de 3 % du territoire
« La prise d’otages est un crime de guerre et le groupe Etat islamique devrait immédiatement libérer » les personnes toujours en détention, a exhorté Human Rights Watch dans un communiqué. « La vie des civils ne devrait pas être utilisée comme monnaie d’échange », a ajouté la directrice adjointe pour le Moyen-Orient de l’organisation, Lama Fakih.
L’EI, acculé dans quelques poches en Syrie après avoir perdu les territoires qu’il contrôlait, chercherait à utiliser les otages comme monnaie d’échange dans ses négociations avec le régime syrien et son allié russe qui le combattent, selon HRW. L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a affirmé que les djihadistes réclament la libération par le régime de combattants capturés dans la province voisine de Deraa mais, à ce stade, les pourparlers menés par la Russie ont échoué.

        Lire aussi :
         

                Selon l’ONU, entre 20 000 et 30 000 combattants de l’EI sont encore actifs en Irak et en Syrie



HRW déplore, que selon un média local, un otage de 19 ans, identifié par sa famille, ait déjà été exécuté par l’EI et qu’une femme également retenue par l’EI soit morte depuis son enlèvement.
L’EI, qui n’a pas revendiqué les enlèvements ni l’exécution d’un otage, a été laminé par de multiples offensives en Syrie et contrôle aujourd’hui moins de 3 % du territoire. Toutefois, Il parvient encore à frapper comme en témoignent les attaques sanglantes contre Soueida.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/25/16-6">
<filnamedate="20180825"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180825"><AAMMJJHH="2018082516">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Editorial du « Monde ». Une vidéo diffusée par Moscou glorifie son intervention militaire. Une manière de réaffirmer la puissance de la Russie et de soutenir ses exportations d’armement.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Autosatisfaction russe en Syrie

Editorial du « Monde ». Une vidéo diffusée par Moscou glorifie son intervention militaire. Une manière de réaffirmer la puissance de la Russie et de soutenir ses exportations d’armement.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 11h19
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 13h37
   





                        



   


Editorial. A l’approche du troisième anniversaire de l’intervention de la Russie en Syrie, le 30 septembre 2015, le ministère russe de la défense a diffusé le 22 août, sous forme de vidéo, un rutilant bilan chiffré de ses opérations à l’appui du régime de Damas, qui illustre l’ampleur du déploiement et des ambitions de Moscou.
Cet exercice d’autosatisfaction de dix minutes est d’une remarquable précision en termes de statistiques – excepté quelques données cruciales qui font malheureusement défaut. On apprend ainsi qu’en trois ans 63 012 militaires russes, dont pas moins de 434 généraux, ont bénéficié d’une « expérience de combat » en Syrie. L’aviation y a effectué 39 000 sorties, qui se sont traduites par la mort de quelque 86 000 « combattants » au cours de frappes aériennes ; 189 bâtiments navals ont été engagés, dont le porte-avions Amiral-Kouznetsov. La base russe de Hmeimim a été développée et renforcée, de même que le port de Tartous. Peut-être plus important encore pour l’industrie de l’armement russe, 231 types d’armes ou d’équipements de défense y ont été testés, dont des avions, des systèmes sol-air et des missiles de croisière.

        Lire aussi :
         

                Moscou a envoyé plus de 63 000 soldats pour défendre le régime de Bachar Al-Assad



Lorsque Moscou a lancé son intervention en Syrie, affirme la vidéo, la progression des « terroristes » depuis le début de la guerre, en 2011, était telle que 8 % du territoire seulement était encore sous le contrôle du gouvernement de Bachar Al-Assad. Aujourd’hui, grâce à l’appui de la Russie et de l’Iran, le rapport est inversé ; selon Moscou, le régime contrôle à nouveau 96,5 % du territoire syrien.
Une gigantesque vitrine pour les armes russes
Malgré quelques images montrant la distribution d’aide humanitaire à des populations reconnaissantes, aucun chiffre n’est avancé sur les victimes civiles du conflit – le nombre de morts est généralement évalué à plus de 300 000 –, ni sur les millions de réfugiés et de personnes déplacées. Les pertes russes sont également passées sous silence, de même que la présence des « mercenaires », les personnels de compagnies de sécurité privées dont certains médias russes ont révélé l’existence.
Que dit donc cette vidéo ? Elle glorifie, d’abord, le retour de la Russie comme puissance militaire au Proche-Orient. C’était l’un des objectifs de Vladimir Poutine : rétablir le rôle qu’avait occupé la défunte URSS dans la région et y replacer la Russie parmi les acteurs majeurs. Elle illustre, ensuite, à quel point l’intervention en Syrie a été bénéfique à l’armée russe en termes d’expérience de combat et à l’industrie d’armement, deux secteurs que le président Poutine a promus et modernisés. Cette opération est, aussi, une gigantesque vitrine pour les exportations d’armes russes. Ce n’est pas tout à fait un hasard si, depuis son retour au Proche-Orient, la Russie progresse aussi en Afrique : elle vient de conclure, notamment, des contrats de défense avec la République centrafricaine et le Burkina Faso.
Reste la question de la suite de cette brillante opération. Par deux fois au moins, M. Poutine a annoncé un retrait de ses troupes de Syrie ; la vidéo dément ces propos. Il voudrait à présent que les Européens prennent en charge le coût financier de la reconstruction de la Syrie, qui permettrait, dit-il, un retour des réfugiés. Refusant de reconstruire la Syrie pour Bachar Al-Assad, Paris et Berlin font la sourde oreille et n’accepteront de s’engager sur cette voie que lorsque les conditions d’un dialogue politique sur l’avenir de la Syrie seront réunies. C’est une sage décision.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/25/16-7">
<filnamedate="20180825"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180825"><AAMMJJHH="2018082516">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ L’armée russe a révélé les chiffres de son engagement en Syrie mais reste discrète sur le détail de son déploiement.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Moscou a envoyé plus de 63 000 soldats pour défendre le régime de Bachar Al-Assad

L’armée russe a révélé les chiffres de son engagement en Syrie mais reste discrète sur le détail de son déploiement.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 10h31
    |

                            Intérim (Moscou, correspondante)








                        



                                


                            

Près de trois ans après le début de son intervention militaire en Syrie, le Kremlin intensifie son opération de propagande. Alors qu’avec le soutien de l’armée russe, le régime de Bachar Al-Assad prépare une offensive dans la région d’Idlib (nord-ouest), refuge de civils et de rebelles chassés du reste du pays, Damas et Moscou s’activent ces derniers jours pour au contraire mettre en scène le retour de la stabilité – et celui, pourtant encore très incertain, des réfugiés.
Réconciliation civile et aide humanitaire ont ainsi été au cœur du récent voyage de presse organisé pour des journalistes occidentaux à travers les deux tiers du territoire désormais contrôlé par l’armée syrienne grâce à l’aide russe.
Pour mieux convaincre de ses bons offices en vue de la transition politique, le ministère de la défense russe vient aussi de faire preuve de transparence. Dans une vidéo inédite rendue publique mercredi 22 août, il a révélé le nombre de ses militaires ayant combattu en Syrie depuis le début de son intervention en septembre 2015 : plus de 63 000. Une révélation accompagnée d’images de Syriens en liesse au milieu de distribution d’aides diverses.
Officiellement, 92 soldats russes ont péri en Syrie depuis le début de l’intervention, mais le bilan serait plus élevé
La vidéo de l’état-major russe, diffusée sur YouTube, n’est pas avare de chiffres. Le bilan surprend même par ses précisions. « En Syrie, 63 012 militaires, dont 434 généraux et 25 738 officiers ont connu une expérience de combat », explique le ministère. Le principal bras armé de la Russie a été son aviation. Au cours de 39 000 vols, elle a éliminé « plus de 86 000 rebelles » et détruit 121 466 « cibles terroristes ».
Depuis trois ans, le dispositif aérien a été impressionnant avec des bombardiers Su-24 et Su-34, des hélicoptères de combat, des bombardiers stratégiques Tu-22 et Tu-160, des avions multirôle Su-30 et des chasseurs Su-35 et...




                        

                        


<article-nb="2018/08/25/16-8">
<filnamedate="20180825"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180825"><AAMMJJHH="2018082516">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ D’après des journaux de son chambellan, l’empereur avait souhaité en 1980 demander pardon à la Chine pour la guerre sino-japonaise.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Les angoisses d’Hirohito sur sa responsabilité pendant la seconde guerre mondiale

D’après des journaux de son chambellan, l’empereur avait souhaité en 1980 demander pardon à la Chine pour la guerre sino-japonaise.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 10h22
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 10h24
    |

            Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)








                        



   


La question de sa responsabilité dans la guerre sino-japonaise et la seconde guerre mondiale angoissait l’empereur du Japon Hirohito (1901-1989) dans les dernières années de sa vie. C’est ce que révèlent des journaux de son chambellan Shinobu Kobayashi, rendus publics jeudi 23 août par l’agence de presse Kyodo.
« Vivre plus longtemps en réduisant mes activités n’a aucun sens. Cela ne peut qu’augmenter les risques de voir ou d’entendre des choses déplaisantes », aurait déclaré le 7 avril 1987 le souverain, connu au Japon sous le nom d’empereur Showa, dont le règne avait commencé en 1925. Et de préciser : « On m’a parlé de ma responsabilité pour la guerre. » « Seules quelques personnes » l’ont fait, tente alors de le rassurer M. Kobayashi, qui ajoute : « Considérant le niveau de développement du pays, c’est une simple page de l’Histoire, vous n’avez pas à vous inquiéter. »
La responsabilité d’Hirohito dans la guerre reste un sujet sensible au Japon. Le conflit a été mené en son nom mais il n’a pas été poursuivi pour crimes de guerre – comme d’autres dirigeants nippons – sur décision notamment du général Douglas MacArthur, qui dirigeait l’administration d’occupation du Japon après le conflit.
« A l’aise et inébranlable »
Selon un mémo révélé fin juillet par le quotidien Yomiuri, Hirohito aurait appuyé l’attaque de 1941 sur Pearl Harbor, qui a déclenché la guerre du Pacifique contre les Américains. « L’empereur semblait à l’aise et inébranlable après avoir pris la décision », signalait ce compte rendu reprenant les propos du premier ministre de l’époque, Hideki Tojo. D’autres éléments laissaient auparavant penser qu’il considérait une attaque contre les Etats-Unis comme « autodestructrice ».
C’est peut-être la preuve que le dernier souverain considéré comme une divinité au Japon était plus complexe qu’en apparence. Toujours selon les journaux de M. Kobayashi, l’empereur souhaitait en 1980 transmettre à Pékin ses regrets pour la guerre sino-japonaise. L’agence de la maison impériale s’y serait opposée par crainte des réactions des mouvements nationalistes.
Cité par la chaîne publique NHK, Takahisa Furukawa, spécialiste d’histoire contemporaine japonaise à l’Université Nihon, voit dans les journaux la preuve que l’empereur « assumait la responsabilité de la guerre depuis longtemps ; en vieillissant, ce sentiment est devenu plus fort ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/25/16-9">
<filnamedate="20180825"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180825"><AAMMJJHH="2018082516">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ L’ARSA a mené des attaques contre les forces de sécurité birmanes qui ont entraîné une forte répression et l’exode de la minorité musulmane. Cette organisation suscite la crainte parmi les réfugiés vivant dans des camps au Bangladesh.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Violences et mystères de la guérilla de l’Armée du salut des Rohingya de l’Arakan

L’ARSA a mené des attaques contre les forces de sécurité birmanes qui ont entraîné une forte répression et l’exode de la minorité musulmane. Cette organisation suscite la crainte parmi les réfugiés vivant dans des camps au Bangladesh.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 10h20
    |

            Bruno Philip (Camp de réfugiés de Balukhali ( Bangladesh), envoyé spécial)








                        



                                


                            

ARSA : ces quatre lettres forment les initiales du nom de l’Armée du salut des Rohingya de l’Arakan, guérilla dont les attaques contre la police et l’armée birmane précipitèrent le déchaînement de violences contre la minorité musulmane.
Mais dans les camps de réfugiés rohingya du sud du Bangladesh, ce nom, tout le monde hésite – ou se refuse – à le prononcer. Comme si l’existence de cette organisation restée mystérieuse était devenue un tabou. « ARSA ? Ah ! Connais pas, jamais rencontré personne qui combat pour elle », affirme Mohibullah, un activiste. « L’Arsa ? Tout ce que je sais d’eux, ce sont des communiqués sur Internet », ironise Elias, un autre réfugié.
Certes, on sait peu de chose sur cette organisation, avatar d’autres mouvements séparatistes rohingya précédents. Après le début de la répression de 2016, des communiqués vidéos avaient bien montré le chef présumé de la guérilla, un certain Attaullah. Cette figure du mouvement, censée être son fondateur, serait née au Pakistan avant de passer sa jeunesse en Arabie saoudite. Il expliquait alors, photographié à visage découvert mais entouré de guerriers cagoulés et armés, vouloir mener une lutte pour « que justice soit rendue à [son] peuple ». Il prenait la précaution de se démarquer des mouvements djihadistes, mettant l’accent sur le caractère nationaliste de son combat.

Depuis, plus rien, ou presque. A part de rares et vagues déclarations sur le compte Twitter de l’organisation. Pourtant, même si la guérilla n’a conduit aucune action militaire contre l’armée birmane depuis des mois, elle existe bel et bien. En mai, Amnesty International a dénoncé dans un rapport les atteintes aux droits humains de l’ARSA, à l’encontre d’une minorité hindoue.
Bombes artisanales
Dans l’une des masures du camp de Balukhali, au sommet d’une colline, le « commandant » Taher, 21 ans, a affirmé cette semaine dans un entretien au Monde...




                        

                        


<article-nb="2018/08/25/16-10">
<filnamedate="20180825"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180825"><AAMMJJHH="2018082516">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ La concurrence entre les deux géants du spectacle, AEG et Live Nation, a donné lieu, hier, à une surenchère rap et à une dispersion du public.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Marathon rap entre La Défense Arena et Rock en Seine

La concurrence entre les deux géants du spectacle, AEG et Live Nation, a donné lieu, hier, à une surenchère rap et à une dispersion du public.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 10h17
    |

                            Stéphanie Binet








                        



                                


                            
Il y avait le désormais célèbre clash de rappeurs, il y a dorénavant celui des festivals. Vendredi 24 août, un peu de moins de 15 000 spectateurs assistaient à la première journée de Rock en Seine, au domaine national de Saint-Cloud, qui avait programmé en tête d’affiche le groupe de rap français PNL. A huit kilomètres de là, ils n’étaient que quelques milliers de plus à combler le vide de la gigantesque salle prévue pour 40 000 personnes de La Défense Arena. Le producteur Live Nation y organisait la première édition de son Paris Summer Jam, avec quatre groupes de hip-hop, dont deux, l’Américain Kendrick Lamar et les Français IAM, avaient respectivement déjà rempli deux AccorHotels Arena, à Paris, en février et mars 2018. PNL avait réalisé la même performance en novembre 2017.
La raison de cette surenchère rapologique de cette fin d’été : la concurrence entre deux géants américains du spectacle, Live Nation et AEG, qui ont fait monter les enchères pour un troisième concert de Kendrick Lamar à Paris. Le tout récent lauréat du prix Pulitzer de la musique était d’abord programmé à Rock en Seine, le 24 août, avec un cachet de 1 million de dollars, mais Live Nation, qui organise ses concerts hexagonaux, a remporté la mise avec une meilleure proposition financière. Et voilà le promoteur obligé de monter un festival autour de cette date avec le groupe de Pharrell Williams, N.E.R.D., et les Marseillais d’IAM pour justifier son choix. Rock en Seine a, lui, misé sur le rap français et ses leaders, PNL, qui donnaient leur seul concert de l’année 2018 avant la sortie d’un probable nouvel album.
Vendredi 24 août, en milieu d’après-midi, tout avait pourtant bien commencé au domaine de Saint-Cloud. L’étoile montante du rap français, Josman, réussissait à réchauffer les fans de hip-hop, refroidis par la baisse des températures, avec ses titres comme L’Occasion ou Violet & Vert. A peine le temps de humer l’ambiance très « été indien » du site, il faut...




                        

                        


<article-nb="2018/08/25/16-11">
<filnamedate="20180825"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180825"><AAMMJJHH="2018082516">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ L’épidémie déclarée le 1er août dans le Nord-Kivu, à l’est du pays, a déjà fait 61 morts. De nombreuses zones sont inaccessibles aux soignants.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

La lutte contre Ebola en RDC compromise par les conflits armés

L’épidémie déclarée le 1er août dans le Nord-Kivu, à l’est du pays, a déjà fait 61 morts. De nombreuses zones sont inaccessibles aux soignants.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 09h59
    |

            Chloé Hecketsweiler








                        



   


La dixième épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo a pris tout le monde par surprise. Elle a été déclarée le 1er août dans le Nord-Kivu (est), une semaine après la fin de l’épidémie qui a sévi dans le nord-ouest du pays, dans la province de l’Equateur. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le bilan s’élève déjà à 63 morts sur un total de 103 malades et le nombre de personnes infectées ne cesse de progresser.
« Même si le virus est bien moins contagieux que la grippe ou la rougeole, il faut s’attendre au moins à un doublement des cas dans les huit à dix jours à venir », estime Gwenala Seroux, responsable de la cellule des urgences pour Médecins sans frontières (MSF), qui revient d’une mission sur place. Dans cette région de forte densité, où s’affrontent de nombreux groupes armés, bien des zones sont inaccessibles et l’étendue réelle de l’épidémie n’est pas connue. « Elle a sans doute démarré en mai, et lorsque nous sommes arrivés à Mangina [l’épicentre], il y avait déjà beaucoup de cas, notamment parmi le personnel soignant de l’hôpital », précise Mme Seroux.
Vendredi 24 août, l’OMS a annoncé qu’un malade avait été diagnostiqué dans la ville d’Oicha, dans un territoire contrôlé par les rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées. « Pour la première fois, nous avons un cas confirmé (…) dans une zone de grande insécurité, a souligné Peter Salama, directeur général adjoint de l’OMS chargé des réponses d’urgence. C’était vraiment le problème que l’on anticipait et que l’on redoutait en même temps. » Un grand nombre de civils ont été tués lors de troubles dans les environs d’Oicha et des travailleurs humanitaires, des prêtres et des employés du gouvernement sont actuellement retenus en otage par les rebelles, a-t-il rappelé.

        Lire aussi l’entretien :
         

          « Les groupes rebelles doivent être intégrés au réseau de surveillance contre Ebola »



Deux centres de traitements ont été ouverts : à Beni (250 000 habitants) et Mangina (40 000). Un troisième centre devrait ouvrir à Makeke, sur le même axe routier, en direction de la région d’Ituri, où un cas a été détecté. En attendant son ouverture d’ici deux à trois semaines, MSF a installé des tentes où sont accueillis les patients suspects. « Ils y seront isolés jusqu’à la confirmation du diagnostic. Cela permet de ne pas trop les éloigner de leur communauté, et de ne pas susciter davantage d’inquiétude, souligne Gwenola Seroux. Jusqu’à présent, la population a vu davantage de cercueils sortir des hôpitaux que de malades guéris, donc cela suscite de la peur. »
Molécules expérimentales
Les officiels congolais et les humanitaires ont été la cible de caillassages par des habitants inquiets et en colère. « Comme à chaque épidémie, des rumeurs abracadabrantes circulent », témoigne le docteur Claude Mahoudeau, de l’ONG Alima qui gère le centre de Beni. « Nous devons établir des relations avec les familles et leur donner des réponses », insiste le médecin.
La bonne organisation des soins va de pair avec la mise à disposition de plusieurs molécules expérimentales. Outre le Mab 114, développé par l’Institut national de recherche biomédicale congolais, quatre médicaments ont été autorisés par le ministère de la santé congolais : deux cocktails d’anticorps monoclonaux – le ZMapp et le REGN-EB3 – et deux antiviraux – le Remdesivir et le Favipiravir. Un classement par ordre d’intérêt a été réalisé en mai par l’OMS sur la base des résultats publiés, et la mise en place d’un essai clinique pour les comparer entre eux est en cours de discussion.
Le candidat national, le Mab 114, a été le premier administré, à dix patients. Le vaccin rVSV-Zebov du laboratoire américain Merck a lui aussi été déployé : plus de 2 600 personnes ont été vaccinées, parmi les contacts et les contacts de contacts des malades. Cette vaccination « en anneau » aurait contribué à la maîtrise de l’épidémie en Equateur, mais cette stratégie ne pourra pas être répliquée dans le Nord-Kivu, où le suivi des contacts est compliqué. « En Afrique de l’Ouest, la chaîne de transmission avait pu être cassée. Là, le virus risque de continuer à circuler dans la communauté », souligne le Dr Denis Malvy, chercheur à l’INSERM et chef de service des maladies tropicales au CHU de Bordeaux.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/25/16-12">
<filnamedate="20180825"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180825"><AAMMJJHH="2018082516">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Trump critique l’absence d’exigence de la Chine envers la Corée du Nord, et se plaint de son activisme en Amérique centrale.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Washington renforce les pressions diplomatiques sur Pékin

Trump critique l’absence d’exigence de la Chine envers la Corée du Nord, et se plaint de son activisme en Amérique centrale.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 09h47
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 09h49
    |

            Frédéric Lemaître








                        



                                


                            

Déjà engagés dans une guerre commerciale, la Chine et les Etats-Unis croisent également le fer sur le terrain diplomatique. Donald Trump lie d’ailleurs explicitement les deux sujets. Vendredi 24 août, le président américain a enjoint à son secrétaire d’Etat, Mike Pompeo, d’annuler sa visite prévue en Corée du Nord la semaine prochaine. Pour lui, si la négociation sur la dénucléarisation de la Corée du nord n’avance pas, c’est à cause de Pékin. « En raison de notre position beaucoup plus dure sur le commerce à l’égard de la Chine, je pense qu’ils n’aident plus comme avant dans le processus de dénucléarisation (malgré l’existence de sanctions de l’ONU) », a-t-il écrit sur Twitter.
La rencontre à Washington de responsables chinois et américains les 22 et 23 août pour évoquer le différend commercial ne semble pas avoir rapproché les points de vue. Le chef de la diplomatie américaine pourra reprogrammer son voyage « dans un avenir proche, probablement une fois que nous aurons trouvé une solution à nos relations commerciales avec la Chine », précise Donald Trump. Au passage, celui-ci ne manque pas d’adresser ses « salutations les plus chaleureuses au président Kim ». 

Déjà, l’annonce par le Salvador, mardi 21 août, de la rupture de ses liens diplomatiques avec Taïwan et l’établissement de relations diplomatiques avec la Chine avait provoqué une réaction inhabituellement virulente de la part de Washington. « Les Etats-Unis vont continuer à s’opposer à la déstabilisation par la Chine des relations sino-taïwanaises et à son ingérence politique dans l’hémisphère occidental », avait déclaré la Maison Blanche.
Washington a également menacé le Salvador : « La réceptivité du gouvernement du Salvador à l’ingérence manifeste de la Chine dans la politique intérieure d’un pays de l’hémisphère occidental est une grave préoccupation pour les Etats-Unis et mènera à une réévaluation de notre relation...




                        

                        


<article-nb="2018/08/25/16-13">
<filnamedate="20180825"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180825"><AAMMJJHH="2018082516">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Sur les six premiers mois de l’année, les ressortissants de la deuxième puissance économique mondiale ont effectué plus de 71 millions de voyages à l’étranger.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Les touristes chinois privilégient l’Asie

Sur les six premiers mois de l’année, les ressortissants de la deuxième puissance économique mondiale ont effectué plus de 71 millions de voyages à l’étranger.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 08h53
    |

            François Bougon








                        



                                


                            

Dans le secteur du tourisme, le Chinois est roi. Tous les pays hôtes cherchent à l’attirer, même si l’on se gausse volontiers de ses prétendues mauvaises manières, tels des aristocrates désargentés face à un nouveau riche. Au cours des six premiers mois de l’année, les ressortissants de la deuxième puissance économique mondiale ont effectué plus de 71 millions de voyages à l’étranger, soit une hausse de 15 % par rapport à la même période de 2017. C’est l’un des chiffres publiés, mercredi 22 août, dans une étude par l’Académie du tourisme de Chine, qui dépend des ministères du tourisme et de la culture.
Pour son directeur, Dai Bin, cette progression s’explique par l’augmentation du pouvoir d’achat de ses compatriotes. Une tendance qui devrait se poursuivre selon un rapport de Morgan Stanley publié en mai : en 2030, plus de 35 % de la population sera considérée comme appartenant aux couches les plus favorisées (classe moyenne supérieure et au-delà) – contre 10 % en 2015. Le revenu annuel disponible devrait s’élever à plus de 10 800 dollars (près de 9 300 euros), soit deux fois plus qu’en 2015 pour les ménages vivant dans des villes, souligne l’étude.

M. Dai note aussi les efforts déployés par les pays hôtes qui facilitent l’octroi de visas et les opérations de détaxe. Par ailleurs, de plus en plus de vols directs relient des villes moyennes chinoises à l’étranger. « Nous prévoyons que, sur l’ensemble de l’année, le marché du tourisme à l’étranger maintiendra une croissance à deux chiffres », a déclaré M. Dai et ce, malgré l’incidence négative de la baisse du yuan sur le taux de change.
Une redoutable arme diplomatique
Les destinations favorites sont asiatiques. D’abord, les régions administratives spéciales de Hongkong et de Macao, anciennes colonies occidentales, et les autres pays d’Asie : la Thaïlande – où se développe un tourisme médical –, le Japon, le Vietnam, Singapour et la Malaisie. En décembre 2017, un sondage...




                        

                        


<article-nb="2018/08/25/16-14">
<filnamedate="20180825"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180825"><AAMMJJHH="2018082516">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Son PDG, Elon Musk, avait surpris tout le monde début août en annonçant qu’il voulait retirer la compagnie de la cote.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Le constructeur automobile Tesla va finalement rester en Bourse

Son PDG, Elon Musk, avait surpris tout le monde début août en annonçant qu’il voulait retirer la compagnie de la cote.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 07h21
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 08h57
   





                        


Le constructeur automobile Tesla va finalement continuer à être coté en Bourse, a déclaré samedi 25 août son PDG, Elon Musk. Elon Musk a réuni jeudi l’équipe dirigeante « et lui a fait savoir que la voie la meilleure pour Tesla était de demeurer en Bourse. La direction a donné son accord », a-t-il écrit sur le blog de la compagnie.

        Lire aussi :
         

                En pleine crise Tesla, Elon Musk met en avant ses difficultés personnelles



Le milliardaire très médiatique avait surpris tout le monde, le 7 août, en annonçant sur Twitter qu’il voulait retirer le fabricant de voitures électriques de luxe de la Bourse au prix de 420 dollars le titre. Mais depuis l’annonce, l’action a chuté de plus de 20%. Les déclarations et propositions de M. Musk ont fait l’objet d’un décryptage minutieux. Notamment quand il a affirmé que le financement nécessaire pour une sortie de la Bourse était « assuré ».
« Ne faites pas ça »
Sur la base de discussions avec les actionnaires actuels, ainsi que d’expertises financières des banques Goldman Sachs et Morgan Stanley et du fonds d’investissement Silver Lake, « il est évident que la plupart des actionnaires pensent qu’il est préférable que nous restions une société cotée » en Bourse, a indiqué Elon Musk.
Même si la majorité des actionnaires « ont affirmé qu’ils resteraient avec Tesla si nous sortions de la Bourse, le sentiment, en un mot, était “s’il vous plaît, ne faites pas ça” », a-t-il écrit. « Je savais que le processus pour sortir de la Bourse serait difficile, mais il est clair que cela serait encore plus long et gênant que prévu . »

        Lire aussi :
         

                Les dérapages d’Elon Musk nuisent au constructeur américain Tesla






                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/25/16-15">
<filnamedate="20180825"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180825"><AAMMJJHH="2018082516">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Quelque 700 000 personnes sont entassées au Bangladesh dans le plus grand camp de réfugiés du monde. Vivant dans des conditions précaires, ces musulmans n’envisagent pas de rentrer en Birmanie.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 24/08/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


A Kutupalong, capitale de la douleur des Rohingya

Quelque 700 000 personnes sont entassées au Bangladesh dans le plus grand camp de réfugiés du monde. Vivant dans des conditions précaires, ces musulmans n’envisagent pas de rentrer en Birmanie.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 10h59
    |

            Bruno Philip (Cox's Bazar, Bangladesh, envoyé spécial)








                        



                                


                            

On dit « camp », mais c’est une ville. Une agglomération avec ses rues, ses ruelles, ses routes, ses ponts de bambou, ses échoppes, ses vendeurs de bétel à mâcher, ses salons de coiffure, ses stations de cyclo-pousse, ses cliniques, ses égouts et ses « maisons de thé ». Une gigantesque concentration d’humanité en exil regroupée dans une infinité de baraques aux toits rouges ou bleus qui épousent, à perte de regard, les formes de collines désormais déboisées du district de Cox’s Bazar, dans le sud du Bangladesh.
Kutupalong – et ses récentes « banlieues » – est aujourd’hui considéré comme le plus grand camp de réfugiés du monde : environ 700 000 Rohingya s’y sont installés progressivement à partir du 25 août 2017, il y a tout juste un an. C’est à cette date que débuta contre cette minorité musulmane de Birmanie le dernier ratissage en date – et le plus violent jamais mené par des policiers et soldats du Myanmar, nom officiel de la Birmanie. Du haut de l’une des hauteurs du camp, on voit se dessiner sur l’horizon proche les premiers contreforts des basses montagnes de Birmanie, paysage qui doit rappeler en permanence aux exilés à quel point leur pays d’origine est aussi proche qu’inaccessible.

Les centaines de milliers de personnes qui ont franchi depuis l’été dernier la rivière Naf, marquant la frontière entre Bangladesh et Birmanie, sont venues grossir la population de dizaines de camps déjà installée dans le district de Cox’s Bazar depuis près de trente ans. A vrai dire, ces « villes » forment presque un « pays » : la trentaine de camps éparpillés dans toute la région a créé une sorte de « Rohingyaland » tentaculaire regroupant plus d’un million de personnes… Un fardeau extraordinaire pour le Bangladesh (160 millions d’habitants), qui est l’une des nations les plus densément peuplées au monde. Et pas l’une des plus riches.
« Nous survivons ici dans des conditions épouvantables », énonce Sayed Hussein, 58 ans, longue robe...




                        

                        


<article-nb="2018/08/25/16-16">
<filnamedate="20180825"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180825"><AAMMJJHH="2018082516">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Pour Nick Cohen, influent chroniqueur politique britannique, la gauche incarnée par le travailliste Jeremy Corbyn est plutôt une extrême gauche qui veut remettre au goût du jour les idées des années 1970, tout en renonçant aux valeurs universelles.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 24/08/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Nick Cohen : « La gauche de Jeremy Corbyn est un mouvement rétrograde »

Pour Nick Cohen, influent chroniqueur politique britannique, la gauche incarnée par le travailliste Jeremy Corbyn est plutôt une extrême gauche qui veut remettre au goût du jour les idées des années 1970, tout en renonçant aux valeurs universelles.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 10h30
    |

                            Samuel Fitoussi








                        



                                


                            

Nick Cohen est un intellectuel de centre gauche britannique. Il a publié plusieurs livres tels que What’s Left (Harper Perennial, 2007, non traduit), et écrit pour The Guardian, The Observer et The Spectator.
Jeremy Corbyn, chef du Parti travailliste, est encore la cible d’accusations d’antisémitisme, pour avoir été présent en 2014 à un hommage aux terroristes palestiniens qui ont assassiné des athlètes israéliens en 1972. Que se passe-t-il dans la gauche britannique ?
Après la chute du mur de Berlin, l’extrême gauche britannique, en opposition à l’Occident, a préféré s’allier avec des théocraties religieuses ou des mouvances islamistes plutôt que de se réconcilier avec la démocratie libérale. Et ces alliés, réactionnaires et antisémites, ont déteint sur elle.
Par ailleurs, il peut être dans l’intérêt du Parti travailliste de tolérer l’antisémitisme. Viktor Orban peut stigmatiser les « musulmans » pour attirer des électeurs, car il n’y a presque pas de musulmans en Hongrie. De même, Corbyn n’a pas besoin du vote de la communauté juive britannique, peu nombreuse. En tout cas, ses supporteurs ne semblent pas gênés par les accusations d’antisémitisme.
Corbyn vous rétorquerait qu’il est antisioniste, pas antisémite.
Je suis le premier à soutenir la cause palestinienne et on peut bien sûr critiquer la politique du gouvernement israélien sans être antisémite. Mais il faut réfléchir à ce que veut dire « antisioniste ». Au sens littéral, cela signifie vouloir, d’une manière ou d’une autre, la fin du seul Etat juif au monde. Pourquoi voudrions-nous cela ? Par ailleurs, tout le monde sait que le mot « sioniste » est abondamment utilisé pour ressasser les vieux éléments de langage antidreyfusards sans avoir à prononcer le mot « juif ».
Hormis cet antisémitisme que vous dénoncez, quel est votre problème avec la gauche de Corbyn ?
C’est...




                        

                        


<article-nb="2018/08/25/16-17">
<filnamedate="20180825"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180825"><AAMMJJHH="2018082516">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ La population de ce félin est passée de 94 individus à près de 600 ans en dix-sept ans, grâce à un plan de préservation.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 24/08/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Le lynx d’Espagne n’est plus menacé de disparition

La population de ce félin est passée de 94 individus à près de 600 ans en dix-sept ans, grâce à un plan de préservation.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 06h32
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 09h51
    |

            Isabelle Piquer (envoyée speciale, Andujar (Andalousie)








                        



                                


                            

Miguel Angel Simon vient d’apprendre la nouvelle : un lynx s’est fait écraser, tôt ce matin d’août, près de la petite municipalité de Vilches, à l’est de Cordoue. C’est le vingt et unième lynx d’Espagne (ou lynx pardelle) qui meurt cette année sur les routes d’Andalousie. « C’était une femelle, souligne, contrarié, M. Simon, responsable du programme de conservation Iberlince. Ces incidents sont toujours graves mais ils ne sont plus aussi dramatiques qu’il y a quelques années, lorsque l’on frôlait la mort de l’espèce. » 
En 2002, le lynx d’Espagne était considéré comme le félin le plus menacé au monde. Il n’en restait que 94 dans toute la péninsule ibérique, vivant dans les parcs naturels de Doñana, dans l’estuaire du Guadalquivir, et de la Sierra d’Andujar, dans le nord de l’Andalousie.
Il figure toujours sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature, mais le lynx ibérique n’est plus menacé de disparition grâce à Iberlince, un vaste programme de reproduction et de relocalisation. Son dernier comptage recensait, fin 2017, 589 félins, dont 448 en Andalousie. Fin juillet, le ministère de la transition écologique annonçait que 39 petits lynx nés en captivité avaient passé le cap du sevrage, soit un taux de survie de 84 %. Un record.
Qu’est-ce qui a fait le succès d’Iberlince ? « Une approche très pragmatique qui a fait évoluer nos objectifs en fonction des résultats, et une petite équipe très motivée qui a su convaincre les partenaires locaux de s’engager », résume M. Simon, qui s’occupe du programme depuis sa création en 2002. Si dans un premier temps il a fallu « éviter la catastrophe », il s’agit aujourd’hui de réintroduire progressivement le lynx dans d’autres régions, notamment en Estrémadure, Castille-La Manche et en Algarve, au Portugal.
Beaucoup de lapins
Iberlince est financé à 60 % par le programme Life, l’instrument financier de la Commission européenne...




                        

                        


<article-nb="2018/08/25/16-18">
<filnamedate="20180825"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180825"><AAMMJJHH="2018082516">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Le gouvernement français compromet sa propre stratégie nationale contre l’importation de produits qui concourent à la déforestation, s’indigne Clément Sénéchal, chargé de campagne à Greenpeace France, dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 24/08/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Déforestation : « Le gouvernement doit définir des règles et les appliquer fermement »

Le gouvernement français compromet sa propre stratégie nationale contre l’importation de produits qui concourent à la déforestation, s’indigne Clément Sénéchal, chargé de campagne à Greenpeace France, dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 06h32
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 10h43
    |

Clément Sénéchal (Chargé de campagne et porte-parole de Greenpeace France)







                        



                                


                            

Tribune. Il y a plus d’un an, le 6 juillet 2017, la France se dotait d’un plan Climat avec, parmi ses objectifs, celui de lutter contre la déforestation importée. Ce terme désigne la part des produits que nous importons de différentes régions du monde et qui contribuent à la déforestation dans les pays dont ils proviennent. La déforestation représente entre 12 % et 15 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (une part proche de celle du secteur des transports). La France est directement concernée, du fait qu’elle importe de nombreuses matières premières et produits transformés associés à la déforestation : bois, huile de palme, soja, cacao, café, caoutchouc…

Avec des mois de retard, une première mouture de la Stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée (SNDI) a enfin été proposée, le 3 juillet, par le gouvernement, et une version finale est attendue pour la rentrée. Malheureusement, en l’état, ce texte condense tous les vices classiques des tentatives écologiques en milieu ultralibéral, pour aboutir in fine à une démission lamentable de la puissance publique.
Un problème global
Pour commencer, la SNDI vise l’horizon 2030. La France s’est pourtant engagée auprès de l’ONU à mettre un terme à la déforestation en 2020 (c’est l’Objectif de développement durable n° 15). Pourquoi, alors, repousser l’échéance ? Cela revient à dissoudre le sens de l’urgence, en repoussant la résolution du problème. C’est aussi se défausser de ses responsabilités : Nicolas Hulot sera-t-il encore ministre dans douze ans, quand il faudra rendre des comptes ?
La stratégie nationale souhaite encourager la « finance verte », mais refuse d’interdire ou même de pénaliser la finance dite « brune », celle qui porte atteinte à l’environnement
Autre exemple : la SNDI ne vise qu’un certain nombre de matières premières et en laisse d’autres de côté, comme… le bois, mais aussi le colza, le café, le coton, le cuir, etc. A quoi...




                        

                        


<article-nb="2018/08/25/16-19">
<filnamedate="20180825"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180825"><AAMMJJHH="2018082516">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Après un rebond spectaculaire, la hausse des prix commence à ralentir à Miami (Etats-Unis), surtout dans le luxe. De bonnes affaires restent possibles au nord de la ville. (2/3)
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

A Miami, le soleil se paie cher

Après un rebond spectaculaire, la hausse des prix commence à ralentir à Miami (Etats-Unis), surtout dans le luxe. De bonnes affaires restent possibles au nord de la ville. (2/3)



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 06h15
    |

            Jérôme Porier








                        



   


Les superlatifs manquent parfois pour évoquer la fièvre de l’immobilier résidentiel à Miami, en Floride. Depuis le point bas de la crise immobilière en 2012, le marché est reparti en flèche, à tel point que les nouvelles tours se sont multipliées sur le front de mer, donnant à la ville un petit air de Hongkong.
En août, David Guetta a acheté un « condominium » sur Ocean Drive, dans le célèbre quartier Art déco, pour 9,5 millions de dollars (8,19 millions d’euros) ! Un prix correspondant à 40 598 dollars le mètre carré (34 999 euros). D’une surface de 234 mètres carrés, au 37e étage d’une tour, l’appartement comprend trois chambres et trois salles de bains, avec une vue à 360 degrés sur la mer et sur la ville [bien typiquement américain, un « condominium » est un immeuble en copropriété dans lequel il existe un règlement intérieur. Chaque condominium possède son propre règlement intérieur. Parfois, pour pouvoir acheter un appartement dans un condominium, il faut l’accord des autres copropriétaires].
A l’image du célèbre DJ, nombreux sont les riches français à être tombés sous le charme de la ville, à la recherche du style de vie américain et d’un endroit ensoleillé pour couler des jours heureux l’hiver, notamment en prévision de leur retraite. Avec souvent l’idée de profiter de l’attrait balnéaire de la ville pour louer leur logement quelques mois par an à des vacanciers. David Guetta a ainsi l’intention de rentabiliser son appartement en le louant… 28 000 dollars la semaine !

        Lire aussi :
         

                Le marché immobilier américain retrouve ses sommets d’avant-crise



Très présents, les acheteurs étrangers dopent les prix. Alors qu’ils représentaient 56 % des ventes en 2015, leur part est redescendue à 26 %, mais elle reste élevée, surtout dans le haut de gamme. Les nationalités les plus représentées sont les Vénézuéliens, les Brésiliens, les Colombiens, devant l’Europe, la Russie, le Mexique et le Canada.
Au premier trimestre 2018, le prix moyen de vente d’un logement sur Miami Beach a dépassé le million de dollars. Les prix de l’immobilier ont rebondi de façon si spectaculaire à Miami depuis six ans que la ville est devenue l’une des plus chères des Etats-Unis. Mais le rythme de hausse, qui oscillait entre 10 % et 15 % par an depuis 2012, commence à ralentir.
« Entre juin 2017 et juin 2018, le prix moyen d’un pavillon a augmenté de 6 %, à 355 000 dollars, en hausse pour le 78e mois d’affilée. Le prix moyen des appartements, lui, n’a augmenté que de 2,1 %, à 240 000 dollars », déclare François Gagnon, président du réseau ERA en Europe. Sur le segment du luxe, la multiplication des nouvelles tours commence à peser sur le marché, qui semble fragile. Dans les quartiers les plus prestigieux, les prix sont désormais au-dessus de leur niveau de 2007.

        Lire aussi :
         

                En immobilier, le match Madrid - Barcelone tourne à l’avantage de la capitale



Selon le site immobilier Zillow, le prix médian d’un logement dans la région de Miami, c’est-à-dire en incluant certaines banlieues limitrophes, a encore augmenté de 7,7 % au cours des 12 derniers mois, pour s’établir à 272 900 dollars (235 259 euros). A Miami Beach, où David Guetta a élu domicile, le prix moyen du mètre carré pour un appartement atteint 4 860 euros. A Key Biscayne, l’une des îles près de Miami, il culmine à 7 037 euros.
En plein développement, Design District et Wynwood proposent de nombreuses opportunités dans le neuf. « Pour 280 000 dollars à 350 000 dollars, il est possible d’acheter un micro-appartement à Winwood ou à Downtown pour le louer, car il y a beaucoup de demande, confie Elisabeth Gazay, représentante du réseau Barnes à Miami. A l’avenir, il faudra s’intéresser aux quartiers d’avenir que sont Little Haïti, plus au nord, et Magic City, à l’Ouest, mais il est encore trop tôt pour y investir, les projets sont encore dans les cartons. »
Les prix ont tellement augmenté à Miami qu’un investisseur peut difficilement espérer mieux qu’une rentabilité nette de 3,5 % à 4 %. Au nord de Miami Beach, il est cependant possible de trouver des appartements accessibles, puisque le prix du mètre carré y tourne aux environs de 2 214 euros/m2. Victor Pagès, fondateur de Altitude International Realty, recommande de prospecter encore plus au nord, à Hallandale beach, à West Palm Beach ou à Hollywood. « Nous y proposons de nombreux appartements entre 100 000 et 200 000 euros. Dans le neuf, on peut viser une rentabilité de 4 % à 5 %, et de 5 % à 6,5 % dans l’ancien », confie M. Pagès.

        Lire aussi :
         

                Dans les îles grecques, le rêve est abordable



Les prix vont-ils continuer à monter ? « La ville a changé de statut, elle est devenue beaucoup plus internationale, répond Mme Gazay. Ce n’est plus seulement une station balnéaire ou une passerelle vers l’Amérique latine, Miami s’est diversifié dans la finance, la technologie, l’éducation, les arts, la mode… Ce dynamisme économique lui permet de rivaliser avec New York ou Los Angeles. » Le même constat peut être étendu à Orlando, où l’industrie de la santé et des biotechnologies s’est considérablement développée.
Beaucoup de Français aimeraient s’offrir un pied à terre à Miami pour y passer l’hiver, tout en rentabilisant leur investissement en le louant quelques mois par an. « Hélas, c’est rarement possible car beaucoup de copropriétés interdisent la location saisonnière », déclare Mme Gazay. A Miami Beach, les amendes pour les contrevenants peuvent aller jusqu’à 1 000 dollars, ce qui pèse sur la valeur des immeubles Art déco. Un bel appartement de 90 mètres carrés avec deux chambres au deuxième étage s’est ainsi vendu récemment pour 300 000 dollars.
Pour les habitants Miami, qui apprécient le confort du neuf, ces logements plein de charmes, qui plaisent tant aux Français, présentent le défaut de ne pas posséder de piscine et de ne pas offrir de vue sur la mer, ni de services à leurs occupants.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/25/16-20">
<filnamedate="20180825"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180825"><AAMMJJHH="2018082516">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Des membres de cette communauté ont manifesté, samedi, à l’occasion du premier anniversaire de leur exode massif de Birmanie pour fuir les persécutions.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Des milliers de Rohingya réclament justice un an après leur exode massif

Des membres de cette communauté ont manifesté, samedi, à l’occasion du premier anniversaire de leur exode massif de Birmanie pour fuir les persécutions.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 06h15
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 10h07
   





                        



   


Des milliers de réfugiés rohingya ont manifesté, samedi 25 août, pour réclamer justice à l’occasion du premier anniversaire de leur exode massif de Birmanie pour fuir les persécutions.
« Nous demandons justice à l’ONU », ont-ils scandé dans le camp de Kutupalong où une banderole géante proclamait : « Plus jamais. Journée de commémoration du génocide des Rohingya. »

        Lire aussi :
         

                Comment cette photo d’une réfugiée rohingya nous éclaire-t-elle sur le drame birman ?



Quelque 700 000 membres de cette communauté musulmane ont fui vers le Bangladesh voisin, où ils sont massés dans d’immenses camps de la région de Cox’s Bazar, dans le sud-est du pays. Les Nations unies ont qualifié la répression contre les Rohingya de « nettoyage ethnique ».
« Nous avons été confrontés à un génocide »
A Kutupalong, certains manifestants portaient des bandanas sur lesquels était écrit « Sauvez les Rohingya ». D’autres marches et rassemblements étaient planifiés à travers ce qui est, désormais, le plus grand camp de réfugiés au monde.
« Nous voulons qu’ils nous reconnaissent en tant que Rohingya. Nous sommes très tristes puisque nous ne sommes pas sur nos terres natales. Tout le monde veut la justice », a déclaré l’un des participants à l’Agence France-Presse. Un autre manifestant a ajouté : « L’année dernière, le 25 août, nous avons été confrontés à un génocide en Birmanie. »

        Lire aussi :
         

                Le Bangladesh veut envoyer 100 000 Rohingya sur une île



Le 25 août 2017, des attaques de postes-frontières par des rebelles rohingya déclenchent une vague de répression de l’armée birmane à l’encontre de la minorité musulmane d’une ampleur inédite.
Depuis, la Birmanie s’est déclarée prête à leur retour et a signé en janvier un accord avec le Bangladesh en ce sens. Mais, près de huit mois plus tard, le texte est au point mort et moins de 200 Rohingya ont été rapatriés.




                            


                        

                        

