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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Editorial du « Monde ». Une vidéo diffusée par Moscou glorifie son intervention militaire. Une manière de réaffirmer la puissance de la Russie et de soutenir ses exportations d’armement.
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Autosatisfaction russe en Syrie

Editorial du « Monde ». Une vidéo diffusée par Moscou glorifie son intervention militaire. Une manière de réaffirmer la puissance de la Russie et de soutenir ses exportations d’armement.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 11h19
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 13h37
   





                        



   


Editorial. A l’approche du troisième anniversaire de l’intervention de la Russie en Syrie, le 30 septembre 2015, le ministère russe de la défense a diffusé le 22 août, sous forme de vidéo, un rutilant bilan chiffré de ses opérations à l’appui du régime de Damas, qui illustre l’ampleur du déploiement et des ambitions de Moscou.
Cet exercice d’autosatisfaction de dix minutes est d’une remarquable précision en termes de statistiques – excepté quelques données cruciales qui font malheureusement défaut. On apprend ainsi qu’en trois ans 63 012 militaires russes, dont pas moins de 434 généraux, ont bénéficié d’une « expérience de combat » en Syrie. L’aviation y a effectué 39 000 sorties, qui se sont traduites par la mort de quelque 86 000 « combattants » au cours de frappes aériennes ; 189 bâtiments navals ont été engagés, dont le porte-avions Amiral-Kouznetsov. La base russe de Hmeimim a été développée et renforcée, de même que le port de Tartous. Peut-être plus important encore pour l’industrie de l’armement russe, 231 types d’armes ou d’équipements de défense y ont été testés, dont des avions, des systèmes sol-air et des missiles de croisière.

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                Moscou a envoyé plus de 63 000 soldats pour défendre le régime de Bachar Al-Assad



Lorsque Moscou a lancé son intervention en Syrie, affirme la vidéo, la progression des « terroristes » depuis le début de la guerre, en 2011, était telle que 8 % du territoire seulement était encore sous le contrôle du gouvernement de Bachar Al-Assad. Aujourd’hui, grâce à l’appui de la Russie et de l’Iran, le rapport est inversé ; selon Moscou, le régime contrôle à nouveau 96,5 % du territoire syrien.
Une gigantesque vitrine pour les armes russes
Malgré quelques images montrant la distribution d’aide humanitaire à des populations reconnaissantes, aucun chiffre n’est avancé sur les victimes civiles du conflit – le nombre de morts est généralement évalué à plus de 300 000 –, ni sur les millions de réfugiés et de personnes déplacées. Les pertes russes sont également passées sous silence, de même que la présence des « mercenaires », les personnels de compagnies de sécurité privées dont certains médias russes ont révélé l’existence.
Que dit donc cette vidéo ? Elle glorifie, d’abord, le retour de la Russie comme puissance militaire au Proche-Orient. C’était l’un des objectifs de Vladimir Poutine : rétablir le rôle qu’avait occupé la défunte URSS dans la région et y replacer la Russie parmi les acteurs majeurs. Elle illustre, ensuite, à quel point l’intervention en Syrie a été bénéfique à l’armée russe en termes d’expérience de combat et à l’industrie d’armement, deux secteurs que le président Poutine a promus et modernisés. Cette opération est, aussi, une gigantesque vitrine pour les exportations d’armes russes. Ce n’est pas tout à fait un hasard si, depuis son retour au Proche-Orient, la Russie progresse aussi en Afrique : elle vient de conclure, notamment, des contrats de défense avec la République centrafricaine et le Burkina Faso.
Reste la question de la suite de cette brillante opération. Par deux fois au moins, M. Poutine a annoncé un retrait de ses troupes de Syrie ; la vidéo dément ces propos. Il voudrait à présent que les Européens prennent en charge le coût financier de la reconstruction de la Syrie, qui permettrait, dit-il, un retour des réfugiés. Refusant de reconstruire la Syrie pour Bachar Al-Assad, Paris et Berlin font la sourde oreille et n’accepteront de s’engager sur cette voie que lorsque les conditions d’un dialogue politique sur l’avenir de la Syrie seront réunies. C’est une sage décision.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Cette visite intervient au moment où de nouvelles révélations frappent l’Eglise catholique. Le pape doit rencontrer des victimes de prêtres pédophiles.
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Scandales de pédophilie : en Irlande, le pape évoque sa « honte » face à « l’échec » de l’Eglise

Cette visite intervient au moment où de nouvelles révélations frappent l’Eglise catholique. Le pape doit rencontrer des victimes de prêtres pédophiles.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 13h55
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 14h30
   





                        


Le pape François est arrivé, samedi 25 août, en Irlande, toujours sous le choc des scandales de pédophilie, au moment où de nouvelles révélations frappent l’église catholique. Il s’agit de la première visite papale depuis celle de Jean-Paul II en 1979. Elle a lieu moins de deux semaines après la publication d’un rapport du procureur général de Pennsylvanie sur les abus sexuels commis par 300 prêtres pendant soixante-dix ans aux dépens d’un millier de victimes.

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                Violences sexuelles : le pape François condamne, les victimes demandent des actes



Le pape a adressé, lundi, une lettre sans précédent aux catholiques du monde entier pour leur demander de contribuer à l’éradication de « cette culture de la mort ». Le Vatican a annoncé, mardi, qu’il rencontrerait des victimes de prêtres pédophiles lors cette visite de deux jours en Irlande, où il a été accueilli par le ministre des affaires étrangères, Simon Coveney, et ses enfants, qui lui ont offert des fleurs.
Des manifestations prévues contre sa venue
Sa visite a débuté par un entretien avec le président Michael Higgins et le premier ministre Leo Varadkar. Ce dernier a appelé le pape à user de sa « position » et de son « influence » pour faire en sorte que « justice » soit rendue aux victimes d’abus commis par des ecclésiastiques dans « le monde entier ». « Nous devons à présent veiller à ce que les paroles soient suivies par des actes », a insisté le chef du gouvernement irlandais. « Par-dessus tout, Saint-Père, je vous demande d’écouter les victimes », a-t-il ajouté, alors que, depuis 2002, plus de 14 500 personnes se sont déclarées victimes d’abus sexuels commis par des prêtres en Irlande.
Le pape a évoqué sa « honte » et sa « souffrance » face à « l’échec des autorités ecclésiastiques » pour affronter de manière adéquate les « crimes ignobles » du clergé en Irlande. « Je ne peux que reconnaître le grave scandale causé en Irlande par les abus sur les mineurs de la part des membres de l’Eglise, chargés de les protéger et de les éduquer », a commenté le pape.
Le pape doit se rendre ensuite à Knock, lieu de pèlerinage qui attire 1,5 million de fidèles chaque année, avant de terminer son voyage, dimanche, par une messe au Phoenix Park de Dublin, où se dresse toujours la grande croix érigée pour la visite de Jean-Paul II.

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                En Irlande, le pape François face aux scandales de pédophilie



Les 500 000 billets disponibles pour y assister ont très vite trouvé preneurs, mais un certain nombre de places ont été réservées par un mouvement baptisé « Say Nope To The Pope » (dites non au pape), qui appelle au boycott de l’événement.
Plusieurs manifestations contre la venue du pape sont également prévues. Des portraits de victimes de prêtres pédophiles accompagnés du hashtag #Stand4Truth (exigez la vérité) ont été projetés, vendredi soir, sur des bâtiments emblématiques de la ville, dont la cathédrale, pour appeler à un rassemblement qui doit coïncider avec la messe de dimanche.

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                Pédophilie : la justice de Pennsylvanie accable l’Eglise catholique, qui a « tout caché »



Une veillée silencieuse doit, par ailleurs, se dérouler dimanche également sur le site des Magdalene Laundries, des établissements religieux où des filles-mères étaient « rééduquées » dans des conditions proches de l’esclavage. Les restes de plusieurs centaines de nourrissons y ont été exhumés en 2014.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Les visages de Karl Lagerfeld (6/6). Le changement de siècle ne lui aura pas été fatal. Toujours aux avant-postes de la modernité, le « Kaiser », 85 ans, semble plus puissant que jamais.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Le navire humanitaire a repris la mer, samedi, vers Marseille à l’issue d’une semaine de blocage au large de Bizerte, où il avait été immobilisé après le sauvetage de cinq migrants tunisiens en détresse.
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Compte rendu

L’« Aquarius » bloqué durant une semaine au large de la Tunisie

Le navire humanitaire a repris la mer, samedi, vers Marseille à l’issue d’une semaine de blocage au large de Bizerte, où il avait été immobilisé après le sauvetage de cinq migrants tunisiens en détresse.

Frédéric Bobin (Tunis, correspondant)
    



LE MONDE
              datetime="2018-08-25T13:28:47+02:00"

        Le 25.08.2018 à 13h28






    
A bord de l’« Aquarius », le 15 août 2018 à La Vallette.
Crédits : GUGLIELMO MANGIAPANE / REUTERS


C’est une grande première qui vient de se produire au large du littoral tunisien. Le navire humanitaire Aquarius s’est trouvé bloqué sept jours durant à 45 miles nautiques au nord-est de Bizerte, cité portuaire de la côte septentrionale de la Tunisie, après avoir récupéré à son bord cinq migrants tunisiens qui prétendaient fuir leur pays pour des raisons politiques. L’impasse a, finalement, été surmontée, samedi 25 août, avec la restitution des cinq Tunisiens aux autorités de leur pays.
L’Aquarius, navire affrété par SOS Méditerranée en partenariat avec Médecins sans frontières (MSF), a quitté au petit matin sa position dans les eaux internationales où il était immobilisé depuis le 17 août pour se rapprocher de Bizerte où un bâtiment de la marine tunisienne est venu à sa rencontre. Selon une source de MSF, l’Aquarius n’a accepté ce transfert qu’avec l’accord des cinq Tunisiens qui, après avoir refusé tout retour au pays, ont fini par s’y résigner. Selon une source officielle tunisienne, ils feront l’objet d’une amende, mais ils ne seront pas inquiétés au plan judiciaire.
« Nous ne pouvons les ramener en Tunisie contre leur gré »
Ce type de situation est inédit pour l’Aquarius dont les activités de secours se focalisaient jusqu’alors exclusivement au large des côtes libyennes. Le sauvetage du 17 août d’un canot pneumatique à bord duquel avaient embarqué les cinq Tunisiens relevait d’un concours de circonstances plutôt exceptionnel. L’Aquarius avait quitté le même jour Malte, où il avait débarqué 141 migrants en provenance de Libye, et se dirigeait vers Marseille pour une escale technique. Alors que le navire de secours se trouvait au large de Bizerte, l’équipage a pris connaissance d’une communication radio faisant état d’un canot pneumatique en situation de détresse. L’Aquarius a, dès lors, fait mouvement vers l’esquif en perdition, pourvu de seules rames en plastique et dont les cinq occupants étaient démunis de gilet de sauvetage.
Une fois transférés à bord de l’Aquarius, ces derniers ont fait état de leur volonté de demander l’asile politique et menacé de se « blesser eux-mêmes » – selon le journal de bord de l’Aquarius publié en ligne –, s’ils devaient être restitués aux autorités de leur pays. Dans ces conditions, les équipes de SOS Méditerranée et de MSF ont décidé de les garder à bord en attendant de clarifier leur situation et de trouver un éventuel port de débarquement hors de Tunisie.
L’impasse s’est prolongée, car ni la France ni l’Italie, pays sollicités par l’Aquarius, n’ont accepté de les accueillir. L’avis du Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) des Nations unies qui, après s’être entretenu par Skype avec les Tunisiens, a établi que leur profil ne correspondait pas à celui de demandeurs d’asile, n’a fait que conforter un tel refus. L’équipage de l’Aquarius était toutefois hostile à toute idée de les restituer aux autorités de Tunis en raison de l’opposition des intéressés. « Nous ne pouvons les ramener en Tunisie contre leur gré, expliquait une source de MSF. Cela représenterait une violation du droit international sur les réfugiés. Ce serait un refoulement. » Il a fallu attendre le changement d’attitude des cinq rescapés, qui ont, finalement, accepté de retourner à terre, pour dénouer l’imbroglio.
Difficultés économiques et sociales en Tunisie
Ce type d’incident est révélateur du nouveau contexte migratoire autour de la Tunisie. Le petit pays d’Afrique du Nord, confronté à d’épineuses difficultés économiques et sociales, est le théâtre d’une reprise spectaculaire des départs illégaux vers l’Italie. Selon les chiffres officiels italiens, le nombre de Tunisiens arrivés illégalement en 2017 dans la péninsule a atteint 6 150 personnes, soit 7,5 fois plus qu’en 2016. La tendance s’est maintenue en 2018 avec le chiffre de 3 221 au 31 juillet. Les Tunisiens sont aujourd’hui la première nationalité à débarquer en Italie – devant les Erythréens et les Soudanais –, alors qu’ils étaient au huitième rang en 2017. Des Africains subsahariens, en nombre certes moindre, prennent également la mer à partir des côtes tunisiennes.
Cette nouvelle vague migratoire s’accompagne de nombreux drames. Le 17 août, huit migrants ont péri au large de Sfax. Les occupants de l’embarcation clandestine avaient mis le feu à celle-ci avant de se jeter à l’eau, afin d’échapper à leur interpellation par les gardes-côtes tunisiens. Le 2 juin, au moins une cinquantaine de migrants avaient également perdu la vie lors du naufrage de leur chalutier au large des îles Kerkennah dans la région de Sfax, la principale base de départs vers l’île italienne de Lampedusa.

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                « L’“Aquarius” est le symbole du naufrage de l’Europe politique »





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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ A la fois marionnettistes et combattants, les youtubeurs ont décidé de se lancer dans les shows de boxe pour faire, une fois de plus, parler d’eux.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤                

Logan Paul contre KSI : deux stars de YouTube orchestrent un combat de boxe amateur hors-norme

A la fois marionnettistes et combattants, les youtubeurs ont décidé de se lancer dans les shows de boxe pour faire, une fois de plus, parler d’eux.





LE MONDE
 |    25.08.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 12h37
    |

            Damien Leloup et 
Pauline Croquet





Quelle que soit l’issue du combat, une chose est certaine : le match de boxe qui va se dérouler samedi 25 août à la Manchester Arena (20 000 places), en Angleterre, sera le combat amateur le plus regardé de l’année. Et peut-être même de l’histoire. Non parce que les fans de boxe s’attendent à un combat particulièrement riche et technique, mais parce que les deux boxeurs d’un jour sont des stars de YouTube, qui s’affrontent déjà depuis des mois par vidéos interposées.
S’ils sont loin d’avoir fait leurs preuves dans le noble art, il est pourtant difficile de qualifier KSI et Logan Paul de poids plumes. Les deux adversaires font partie des youtubeurs les plus suivis dans le monde, avec respectivement 19,2 millions d’abonnés et 18,1 millions sur la plate-forme de vidéos. Et se sont déjà illustrés internationalement, à leur manière.
En janvier, Logan Paul, blondinet de 23 ans élevé dans le midwest américain avant de devenir une star des réseaux sociaux de vidéo, a déclenché un scandale mondial en se filmant à proximité d’un cadavre, au Japon.

        Lire notre portrait :
         

          Qui est Logan Paul, le youtubeur qui a fait scandale en se filmant près d’un cadavre ?



Le Londonien KSI, de son vrai nom Olajide Olatunji, a deux ans de plus et s’est fait connaître au sein d’un groupe de copains youtubeurs, les Sidemen. Il est devenu célèbre pour ses vidéos autour de la franchise de jeux vidéo de foot FIFA, mais aussi pour son « drama » avec PewDiePie, une guéguerre publique en ligne avec celui qui fut un temps le youtubeur numéro un mondial.
Il y a quelques années, KSI, vidéaste parmi les plus connus de Grande-Bretagne, a aussi essuyé de nombreuses critiques pour ses propos et son comportement sexistes. Ainsi, sa mimique marque de fabrique, la rape face (« tête de violeur » en anglais), a été vertement dénoncée par des associations de lutte contre les violences envers les femmes. En 2012, la convention de jeux vidéo Eurogamer s’est vue obligée de le bannir, selon le Guardian, pour du harcèlement sexuel envers les visiteuses.

Folklore prématch
Le combat du 25 août, ainsi que la revanche prévue aux Etats-Unis ultérieurement, est censé arbitrer six mois de querelle entre les deux youtubeurs, querelle dont les origines sont assez floues. Pourtant, Logan Paul et KSI ont beaucoup en commun : tous deux controversés, ils affichent sans pudeur leur fortune de plusieurs millions de dollars acquise grâce à YouTube. Ils partagent aussi un goût certain pour les répliques douteuses et des performances de rap très aléatoires. Et sont, dans cette guerre médiatique, soutenus bec et ongles par leurs frères cadets, eux aussi youtubeurs. Les petits frères vont d’ailleurs s’affronter sur le ring le même jour.
KSI délaisse désormais les manettes pour une carrière de champion de « white-collar boxer »
C’est à l’issue d’un premier combat amateur, en février, que KSI provoque les frères Paul pour en découdre, fort de sa victoire contre un youtubeur britannique, son copain Joe Weller, mais aussi du succès de cet événement médiatique qui a rassemblé une audience considérable : 8 000 spectateurs à la Copper Box Arena de Londres, et une vidéo vue plus de 20 millions de fois depuis. M. Olatunji délaisse désormais volontiers les manettes pour se bâtir une carrière de champion de White-collar boxing, un concept de boxe amateur très en vogue parmi les cols blancs fortunés des Etats-Unis et du Royaume-Uni.
Pendant plusieurs semaines, les frères Paul et leurs homologues britanniques se sont nargués à distance, avant de formaliser leur combat sur un contrat signé à la mi-mars. Depuis, les deux têtes d’affiche et leurs entourages s’emploient à faire monter la sauce, en copiant de façon assumée la communication autour du célèbre combat entre Mayweather et McGregor de 2017.
Paul et Olatunji s’affronteront un an presque jour pour jour après les adversaires du Money Fight. Apothéose du folklore prématch, une conférence de présentation s’est déroulée au Los Angeles Memorial Coliseum, en juin. Sous les cris amusés d’une foule dense, les futurs adversaires se sont laissés aller avec naturel au trash talk, un flot d’insultes et de moqueries pour déstabiliser le concurrent et faire rire le public. Un humour de cour de récré auquel sont rompus les deux youtubeurs.

Un million de dollars chacun
Le combat et la revanche ont été méticuleusement organisés jusque dans leurs moindres détails. L’accord financier est très clair : l’intégralité des revenus tirés du match de Manchester ira à KSI, par l’intermédiaire de sa société Nemedis, dans laquelle siège également Stuart Jones, le PDG de l’agence événementielle Upload Events, qui travaille régulièrement avec KSI. « Upload Events est le promoteur de l’événement : nous l’organisons conjointement avec OP Talent, l’agence qui représente KSI et [son frère] Deji, et Maverick Media, l’agence qui représente Logan et Jake Paul », précise la société au Monde.
En contrepartie, Logan Paul et Maverick Media toucheront la totalité des recettes du match retour aux Etats-Unis. Une répartition conçue pour limiter les problèmes de droits et de taxes ; en cas de forfait de l’un ou l’autre participant pour le second match, l’intégralité des recettes du match anglais seront divisées entre les deux. Combien d’argent les deux youtubeurs espèrent-ils empocher ?
Dans un long entretien publié sur YouTube, Stuart Jones estime que chacune des têtes d’affiche devraient empocher environ un million de dollars. Le match entre KSI et Joe Weller, qui s’était déroulé à guichets fermés, n’aurait rien rapporté, une fois les frais payés, selon M. Jones. Samedi, il faut compter entre 90 et 550 euros pour avoir une place dans la Manchester Arena, ou 7 euros pour suivre le direct vidéo de la rencontre.
Une douzaine de youtubeurs recrutés pour assurer d’autres combats le même jour
A ce tarif, et malgré l’audience considérable des deux youtubeurs, il faut un spectacle qui dure au-delà des six rounds prévus entre KSI et Logan Paul. Une douzaine d’autres youtubeurs ont donc été recrutés pour assurer des combats de première partie – et qui ne devraient, eux, empocher que des sommes modestes. La rémunération de Deji, le frère de KSI, sera prélevée sur la part de son frère ; pour les autres boxeurs improvisés, aucune somme n’a été communiquée, mais comme dans les matchs de boxe classiques, le montant versé aux combattants de l’« undercard » est infiniment plus bas que celui octroyé aux têtes d’affiche.
Entre catch et soap opera
Mais les youtubeurs chauffeurs de salle trouveront dans cet événement une manière de doper leur audience, pour la plupart bien plus faible que celle des poids lourds KSI et Logan Paul. Outre les petits frères Deji et Jake Paul, le casting de la première partie, assez hétérogène, rassemble plusieurs vidéastes britanniques liés à l’agence Upload ou à l’univers du jeu FIFA. Nombre d’entre eux sont liés directement ou indirectement à KSI – comme son ami Call Me Ham – ou à son frère – comme les Australiens RackaRacka.
Loin des insultes et des provocations échangées par KSI et Logan Paul, les duos de l’undercard sont plutôt composés… d’amis. Ainsi, FaZe Sensei et Overtflow, qui publient des vidéos sur les sports de combat, ont déjà travaillé ensemble. Coach Richard, le plus « petit » youtubeur présent – il n’a rejoint YouTube que depuis quelques mois – et ancien champion d’athlétisme, était le coach de JMX, qu’il affrontera samedi.

« Il y a pas mal de personnages controversés impliqués dans ces matchs », concède volontiers le manager de KSI dans son entretien filmé. Ainsi, en acceptant de combattre le youtubeur de jeu vidéo AnEsonGib, peut-être Jay Swingler entend faire oublier la vidéo dans laquelle il provoque l’ire des pompiers britanniques venus le secourir parce qu’il s’était cimenté la tête dans un micro-ondes en décembre 2017. Parmi les vidéastes combattants, certains ont été sanctionnés à des degrés divers par YouTube, écopant parfois d’une démonétisation de leurs vidéos.
L’affiche est rocambolesque, et il est certain que la technique invoquée dans la quasi-totalité des matchs peinera à marquer l’histoire de la boxe. Les participants, au mieux, sont boxeurs amateurs, au pire n’avaient jamais enfilé de gants avant très récemment. Pourtant, l’événement est bien parti pour être un succès. Entre les fans de KSI, ceux de Logan Paul, et les spectateurs qui espèrent simplement voir l’un ou l’autre prendre une raclée, l’audience sera dans tous les cas au rendez-vous.
« Sans blague, ça sera le plus grand événement de l’histoire d’Internet », a déclaré, fin juin, avec sa modestie coutumière, Logan Paul. Plus qu’à la boxe, la rencontre entre les deux youtubeurs emprunte autant aux codes du catch américain que du soap opera. Deux éléments indispensables du drama YouTube, sur lequel KSI, Logan Paul, mais aussi PewDiePie ont en grande partie bâti leur carrière.




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Symbole fort : aucun des anciens adversaires du congrès du premier secrétaire, Olivier Faure, n’assistera à son discours de clôture samedi.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

A La Rochelle, le doute et les divisions planent sur l’université d’été du PS

Symbole fort : aucun des anciens adversaires du congrès du premier secrétaire, Olivier Faure, n’assistera à son discours de clôture samedi.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 20h48
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 07h27
    |

                            Astrid de Villaines








                        


« Avant, c’était le Festival de Cannes ! », se souvient un journaliste local. « Ça grouillait, c’était tellement festif ! », abonde Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice socialiste. Cette année à La Rochelle, l’ambiance n’est plus celle des grands jours « où l’on voyait Strauss-Kahn, Aubry et Hollande et qu’on était trois mille », termine Stéphane Le Foll, sans nostalgie.
Comme depuis 2016, le Parti socialiste n’organise plus de rendez-vous de rentrée pour ses militants, mais un séminaire de formation pour ses élus. Les ateliers concoctés par la Fédération nationale des élus socialistes et républicains (FNESR) se tiennent à huis clos, mais le premier secrétaire du parti, Olivier Faure, assure que « les élus échangent des bonnes pratiques », et que le rendez-vous des militants reviendra l’année prochaine.
« C’est toujours un plaisir de revenir à La Rochelle, mais il est vrai que beaucoup sont encore sonnés par la défaite, certains dans les fédérations veulent encore croire à Macron, et les finances ne sont pas au rendez-vous », analyse le premier secrétaire en bonne forme, malgré les nombreuses critiques qui viennent des autres courants du Parti socialiste.

        Notre article sur l’absence de François Hollande
         

          à l’université d’été du PS à La Rochelle



« Il faut faire de la politique maintenant ! »
Quatre mois après l’élection au poste de premier secrétaire d’Olivier Faure, les ténors du parti qui lui laissaient au départ « le temps de s’installer » commencent à s’impatienter. « Il faut faire de la politique maintenant ! », lance Stéphane Le Foll à la terrasse d’un café devant le port. « Quel été ! », regrette Marie-Noëlle Lienemann, évoquant pêle-mêle le retour de François Hollande, auquel elle ne croit pas, « la mauvaise idée de la candidature de Paul Magnette pour humilier Julien Dray » et la tribune sur l’Aquarius signée par le premier secrétaire avec des personnalités du PS sans y avoir associé les sénateurs.

        Notre analyse :
         

          Olivier Faure, premier secrétaire dans la tourmente



« C’est le folklore de La Rochelle », relativise M. Faure, qui renvoie ceux qui portent la critique à leur défaite au congrès. « C’est difficile pour eux de dire que tout est formidable. Tout n’est pas formidable, mais on est en train de retrouver notre capacité de travail », assure le député de Seine-et-Marne, avant de concéder qu’il préférerait « que ça aille plus vite. Je sais bien qu’au final on dira que je suis le seul responsable, mais il faut jouer collectif ! », répète-t-il inlassablement.
Pourtant, ce n’est pas l’esprit qui règne dans les rangs socialistes. Le chef de l’aile gauche, Emmanuel Maurel, brille par son absence, et son possible rapprochement de La France insoumise est sur toutes les lèvres. Le député européen a invité Jean-Luc Mélenchon à l’université de rentrée de son club, Nos causes communes, et doit participer aux amphis d’été de La France insoumise, samedi à Marseille. 
« S’ils ne veulent plus de cette ligne, il y a Mélenchon ! »
« Il est temps de donner une ligne, on ne peut plus continuer comme ça », analyse froidement Marie-Noëlle Lienemann, de l’aile gauche, qui plaide pour que M. Maurel mène la liste des européennes du PS. « Cela permettrait un vrai rebond, et Maurel n’a pas le couteau entre les dents », justifie-t-elle.
L’option ne semble pas convaincre le premier secrétaire. « Ce sont les militants qui trancheront s’il n’y a pas de consensus », dit-il. Une façon de renvoyer M. Maurel à son score du congrès d’Aubervilliers, où il était arrivé à la troisième place avec 18,98 % des voix. « S’il est capable de se mettre dans l’idée que nous sommes un parti politique et qu’il faut respecter le chemin majoritaire, dans ce cas-là, il aura toute sa place », insiste, fermement, le premier secrétaire.

        Notre reportage au congrès d’Aubervilliers :
         

          les socialistes veulent « relever la tête »



« Qu’ils soient majoritaires sans moi », répond Mme Lienemann, en l’absence de son ami M. Maurel, avec qui elle n’exclut pas de créer un parti politique « pour tenir le flambeau du socialisme », et de conclure un accord programmatique avec Jean-Luc Mélenchon en vue des élections européennes de 2019.
« Le problème du PS aujourd’hui, c’est qu’on traîne avec des gens qui ne sont pas à l’aise avec la ligne politique du parti, c’est problématique », dit Stéphane Le Foll, devant une bière pression. « S’ils ne veulent plus de cette ligne, il y a Mélenchon ! », s’emporte l’ancien ministre de l’agriculture, avant de citer Lionel Jospin : « Ils veulent l’idéal révolutionnaire dans le confort de la social-démocratie. »
« A gauche, personne n’est audible »
Olivier Faure préfère se concentrer sur son discours de clôture, prévu samedi à la mi-journée. Il présentera « les grandes étapes qui attendent [les socialistes], les européennes et les municipales ». Nul doute qu’il devrait continuer d’égratigner la politique d’Emmanuel Macron, lui qui pense qu’« il faut réveiller cette France qui a rêvé d’un nouveau Mendès, et qui a eu à la place Alain Juppé ou François Fillon ».
Le successeur de Jean-Christophe Cambadélis trace sa route, porté par la légitimité qu’il tire des militants et de son score au congrès d’avril (49,75 % au premier tour). Il ignore le rendez-vous de La France insoumise, qui rassemble trois mille cinq cents personnes à Marseille au même moment, et appelle chacun à la modestie : « A gauche, personne n’est audible. Ce n’est pas parce qu’on fait du bruit qu’on est audible », lance-t-il à l’intention de Jean-Luc Mélenchon, avant de rappeler : « Au second tour de la présidentielle, il n’y avait pas de candidat de gauche. Tous ensemble on est à peine à 25 %. »
Mais celui qui se voulait « le candidat du rassemblement » prononcera son discours sans la présence de ses anciens adversaires du congrès : Luc Carvounas est à un mariage ; Emmanuel Maurel, à Marseille ; et Stéphane Le Foll participe, « comme chaque année », aux comices agricoles de Loué, dans la Sarthe. Le rassemblement de la famille socialiste attendra.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Le cap des 90 millions de visiteurs étrangers dans l’Hexagone en 2018 devrait être atteint, constituant un record. La clientèle asiatique enregistre la plus forte progression.
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Article sélectionné dans La Matinale du 24/08/2018
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Les Chinois dopent le tourisme en France

Le cap des 90 millions de visiteurs étrangers dans l’Hexagone en 2018 devrait être atteint, constituant un record. La clientèle asiatique enregistre la plus forte progression.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 15h37
    |

            Philippe Jacqué








                        



                                


                            

En cet après-midi d’août, la foule se presse devant le 21, boulevard Haussmann, au cœur de Paris. Les yeux fixés sur leur portable, une cinquantaine de touristes asiatiques attendent, assis sur la barrière séparant le trottoir de la chaussée. A quelques mètres de là, des cars déversent des dizaines d’autres visiteurs qui s’engouffrent dans un discret magasin, siglé Galeries Lafayette, coincé entre une chaîne de cosmétiques et une parapharmacie.
Ici, il n’est pas question de coupole dorée. Depuis 2017, le Shopping & Welcome Center, installé en rez-de-chaussée et sous-sol, est exclusivement consacré aux clients voyageant en groupe. « Face à la croissance récente de la clientèle asiatique, le navire amiral, installé à quelques mètres d’ici, était devenu trop encombré et on ne pouvait accueillir nos clients de manière confortable », explique Laure Chérie, la directrice du lieu, en nous guidant dans les divers univers de ce magasin déroutant pour tout client français.
A l’entrée, des hôtesses et hôtes, parlant le mandarin et le cantonais, accueillent et dirigent les groupes vers un box, au sous-sol, où une courte présentation du lieu est faite. Le long de chaque mur, des bancs permettent aux visiteurs de se reposer, car, « souvent, ils arrivent directement de l’aéroport et sont assez fatigués », explique Mme Chérie. Les autres, aidés de concierges à leur disposition, peuvent mener leurs achats parmi un choix de cosmétiques, d’accessoires, de produits de parapharmacie ou un peu d’alimentaire. Autant d’articles dont cette clientèle est friande. Dernier passage obligé, la zone de détaxe, pour récupérer une partie de la TVA. Tout est fait pour optimiser leur temps de shopping.

« Conditions d’accueil améliorées
Comme les Galeries Lafayette, la France se plie en quatre pour attirer la clientèle asiatique. Pour tenir à moyen terme son objectif de 100 millions de visiteurs, la France ne...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ L’entraîneur portugais gagne des trophées avec toutes les équipes qu’il dirige, mais il ne parvient jamais à rester plus de trois ans dans un même club. Son début de saison chaotique avec Manchester United tend à perpétuer la tradition.
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Football : José Mourinho, la malédiction des trois saisons

L’entraîneur portugais gagne des trophées avec toutes les équipes qu’il dirige, mais il ne parvient jamais à rester plus de trois ans dans un même club. Son début de saison chaotique avec Manchester United tend à perpétuer la tradition.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 15h35
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 19h23
    |

                            Jean-Clément Borella








                        



   


Il n’en finit plus de se faire remarquer. José Mourinho, l’entraîneur de Manchester United, a fait de la polémique sa marque de fabrique depuis qu’il a conquis l’Europe du football au début des années 2000. Et ces dernières semaines ne dérogent pas à la règle. Fin juillet, il s’en est pris à ses dirigeants, fustigeant le manque de renforts malgré ses demandes répétées : « Il y a quelques mois ; j’ai transmis une liste de cinq joueurs. Je ne commence pas le championnat avec l’équipe souhaitée. »
Ajouter à cela les critiques acerbes sur « le manque de classe » du grand rival Manchester City et reviennent à l’esprit le souvenir de sa dernière année chaotique au Real Madrid et ses attaques répétées envers le FC Barcelone.
Efficace à son arrivée, la gestion humaine du Portugais s’essouffle avec le temps. A l’aube de ses troisièmes saisons en club, le « Special One » comme il s’est lui-même surnommé à son arrivée à Chelsea en 2004, ne parvient plus à fédérer ses joueurs autour d’une cause commune.
L’univers clos qu’il met en place, sa volonté de contrôle total et cette tendance à la victimisation finissent par se retourner contre lui. Retour sur les expériences du « Mou » à Porto, Chelsea, Milan et Madrid où les nombreux trophées remportés en peu de temps par celui qui a fait de la psychologie une arme footballistique, cachent les bouleversements que provoquent ses passages.
FC Porto (2002-2004)
José Mourinho accomplit, en ce début de siècle, l’un des plus grands exploits du football européen. Il remporte, en 2004, avec le FC Porto, la Ligue des champions en éliminant notamment Manchester United, match durant lequel sa course effrénée pour fêter le but décisif, est restée dans les mémoires.

Le mythe Mourinho est né. Et l’homme est pressé. Quelques heures après sa victoire en Ligue des champions, il est à Londres pour signer avec Chelsea, club ambitieux qui vient d’être racheté par un milliardaire russe, Roman Abramovitch.
Les adieux de Mourinho au FC Porto auraient pu être couronnés d’une cérémonie au stade du Dragão et de quelques coupes de champagne partagées avec les supporteurs. Mais ce genre de cérémonie n’intéresse pas José Mourinho. Il abandonne les siens le soir même du sacre pour préparer son avenir.
Deux ans et demi dans le championnat portugais auront suffi au jeune entraîneur. Mais en quittant le club qui l’a fait roi, Mourinho le dépouille de ses meilleurs joueurs, de Paulo Fereira à Maniche en passant par Ricardo Carvalho. Dans ses valises pour Londres, il emmène aussi l’entraîneur des gardiens et son adjoint. Après lui, le néant.
Chelsea (2004-2007)
Les deux premières années de José Mourinho à la tête de Chelsea ressemblent à un conte de fée. Fascinant l’Angleterre par son discours et par sa méthode, il remporte deux titres de champion. Elu deux fois manageur de l’année, rien ne semble pouvoir l’arrêter. Le show Mourinho insuffle un vent de fraîcheur.

Mais la troisième saison est celle de trop. Les tensions se multiplient avec le propriétaire du club. Son discours s’enraye et sa volonté de contrôle inquiète le club. A la recherche de soutien parmi les joueurs, le « Special One » divise le vestiaire, et Chelsea perd de sa superbe.
Loin de paniquer, il déclare : « Si le club décide de me virer parce que les résultats sont mauvais, cela fait partie du jeu. Dans ce cas, avec les indemnités, je serai millionnaire. Et je trouverai un club dans les deux mois. » Pourtant, pour la première fois de sa carrière, José Mourinho est viré au début de sa quatrième saison.
Inter Milan (2008-2010)
Quelques minutes après avoir remporté la Ligue des champions avec l’Inter Milan en 2010, José Mourinho fait comprendre qu’il est déjà passé à autre chose. « Je suis un entraîneur qui a gagné la Ligue des champions avec deux clubs différents. Mais je veux aussi être le premier à le faire avec trois clubs. Je ne m’arrête pas. L’Inter m’a donné beaucoup, mais moi, en retour, j’ai aussi tout donné et c’est pour ça que je me sens libre de prendre le choix que je désire. »

Comme un air de Porto, Mourinho évoque dans la presse son avenir une semaine avant la finale de la Ligue des champions, au grand désarroi du président de l’Inter Milan, Massimo Moratti : « Il n’y a jamais eu de dialogue direct, pas même une tentative de me faire comprendre directement la chose. (…) C’était à moi de comprendre et de ne pas m’énerver, car on tenait trop à ce que la saison se termine bien » déclare-t-il quelques jours après la victoire en Ligue des Champions. Ajoutant même : « Mourinho est plus attiré par l’argent que par le défi. » Jamais Mourinho n’a souhaité faire une troisième année à l’Inter.

Real Madrid (2010-2013)
Habitué à mettre une pression énorme sur ses joueurs et à électriser les relations entre son club et les parties adverses, le style Mourinho va atteindre une nouvelle dimension lors de son passage à Madrid. S’il permet au Real de remporter la Liga en 2012 et de briser l’hégémonie de Barcelone, ses accusations répétées sur la connivence entre l’UEFA et le Barça et ses mauvaises relations avec Cristiano Ronaldo et l’icône Iker Casillas, qu’il écarte sans ménagement, rendent sa troisième année au Real pénible, lors de laquelle il ne remporte aucun trophée.
Parti en croisade contre la presse et les arbitres, il rythme la Liga de polémiques. Cette façon de détourner les regards, d’allumer des contre-feux et de trouver des responsables extérieurs aux résultats décevants mine la maison tranquille et sereine qu’est le Real.

Chelsea (2013-2015)
Pour la première fois de sa carrière, José Mourinho retourne dans un club qui l’a fait roi. Accueilli en héros par des supporteurs qui ne l’ont jamais oublié, Mourinho leur offre un titre de champion en 2016, non sans déclencher de nouvelles polémiques. Cette pique envoyée à Samuel Etoo, alors qu’il se sait filmer par les caméras du Canal Football Club est révélatrice de sa méthode.

La troisième année est encore celle de trop. Une longue agonie, même, pour celui qui se bat d’ordinaire chaque année pour le titre et qui lors de la première partie de la saison 2015-2016 doit lutter pour que Chelsea ne sombre pas dans la zone de relégation. Dès la première journée, les difficultés se font sentir. L’affaire Carneiro, du nom de cette médecin entrée sur la pelouse pour soigner Eden Hazard sans l’autorisation du coach et virée par la suite, divise le club en interne.
Pour se protéger des mauvais résultats, Mourinho évoque une campagne menée contre Chelsea par la presse et une conspiration arbitrale. En décembre 2015, il est licencié alors que les Blues sont 16es. Quelques jours auparavant, il déclarait : « S’ils me virent, ils virent le meilleur entraîneur de leur histoire. »
Le refrain semble se répéter à chaque fois : Après deux ans de succès vient l’année des polémiques qui précipitent sa chute. La défaite de Manchester United face à Brighton lors de la deuxième journée de Premier League a fait ressurgir le spectre de l’année de trop. Le rendez-vous face à Tottenham ce week-end s’avère déjà décisif pour un « Special One » en danger.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Sa famille n’a pas précisé l’état de santé de l’ancien candidat à la présidentielle, mais un arrêt des traitements signifie que le patient a perdu tout espoir de guérison.
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Le sénateur John McCain arrête le traitement de son cancer du cerveau

Sa famille n’a pas précisé l’état de santé de l’ancien candidat à la présidentielle, mais un arrêt des traitements signifie que le patient a perdu tout espoir de guérison.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 13h49
   





                        


Après un an de lutte, le sénateur John McCain, 81 ans, ancien candidat à la présidentielle américaine de 2008, a décidé de mettre fin à son traitement contre son cancer incurable du cerveau.
La famille de cette figure non conformiste de la politique américaine l’a annoncé dans un communiqué, vendredi 24 août, suscitant une avalanche de messages de sympathie aux Etats-Unis. Il était soigné depuis juillet 2017 pour un glioblastome, une forme de cancer très agressive avec un très faible taux de survie. « Depuis un an, John a dépassé les attentes de survie », écrit sa famille. « Mais les progrès de la maladie et le vieillissement inexorable ont rendu leur verdict. Avec sa détermination habituelle, il a désormais décidé de mettre fin à son traitement médical. »

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Elle ne dit pas l’état de santé actuel du sénateur, mais un arrêt des traitements signifie que le patient a perdu tout espoir de guérison. « S’il renonce aux traitements, il ne lui reste probablement que quelques semaines à vivre », explique John Boockvar, expert des tumeurs du cerveau à l’hôpital Lenox Hill, qui n’a pas traité John McCain personnellement. Le docteur souligne que la durée de survie habituelle après un diagnostic de glioblastome est de 12 à 15 mois. A ce stade, les patients se rendent compte que le traitement n’est plus efficace et passent en soins palliatifs.
Il refuse que Trump vienne à ses funérailles
John McCain était suivi dans son Etat de l’Arizona, où ses amis et collègues défilaient depuis des mois pour faire leurs adieux, conscients que la fin était proche. « Nous n’aurions pas pu aller si loin sans vous. Vous nous avez donné la force de continuer », a tweeté sa fille Meghan McCain. « J’aime mon mari de tout mon cœur », a tweeté Cindy McCain, son épouse. « Que Dieu bénisse tous ceux qui se sont occupés de mon mari. »
John McCain n’avait pas démissionné du Sénat, mais il ne s’y était plus rendu depuis décembre 2017. Seules quelques photos de lui, chez lui ou en promenade, avaient été publiées depuis son diagnostic.
Il restait néanmoins relativement actif politiquement. L’été 2017, il avait défié le président Donald Trump, pour qui il n’a jamais caché son mépris, en votant contre sa réforme du système de santé. Il le critiquait ouvertement, le qualifiant de « mal informé » et « impulsif ».
Dans des mémoires publiés en mai 2018, The Restless Wave, il dénonçait une nouvelle fois la sympathie apparente du président américain pour Vladimir Poutine, le président russe, que John McCain a pourfendu toute sa carrière durant depuis le Sénat. Lui-même a d’ailleurs été sanctionné par la Russie en représailles à des sanctions de Washington, un motif de fierté pour le vieux sénateur, qui en plaisantait souvent.

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Opposant à la torture
John McCain, fils et petit-fils d’amiraux, a d’abord été pilote de chasse, engagé dans la guerre du Vietnam où il fut blessé et emprisonné pendant plus de cinq ans. Il fut torturé par ses geôliers et deviendra au cours de sa carrière politique un farouche opposant à la torture, dénonçant la CIA pour ses pratiques d’interrogations « musclées » sous la présidence de George W. Bush.
Après son retour aux Etats-Unis à la fin de la guerre du Vietnam, il se fait élire à la Chambre des représentants, puis est élu sénateur en 1986, un siège qu’il a conservé depuis, sa dernière réélection, en novembre 2016. Celle-ci fut la plus difficile de sa carrière, une partie de l’électorat conservateur ne lui ayant pas pardonné d’avoir critiqué Donald Trump.
Le milliardaire n’avait pas encore réagi à la nouvelle vendredi, mais de tous les bords de l’échiquier politique, les messages affluaient. « Le sénateur John McCain est un combattant au propre et au figuré. A un homme exemplaire et une famille aimante, nous pensons à vous », a tweeté le jeune élu démocrate Joe Kennedy III. « John McCain incarne ce qu’est servir son pays », a déclaré Paul Ryan, le président républicain de la Chambre des représentants.
Il avait porté les couleurs du Parti républicain à l’élection présidentielle de 2008, perdant face au démocrate Barack Obama. Il était ensuite resté au Sénat, sa deuxième maison depuis plus de trente ans.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Consacré à Issei Sagawa, le « Japonais cannibale », le documentaire de Véréna Paravel et Lucien Castaing-Taylor ne laisse pas indifférent.
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« Caniba » : l’anthropophagie en gros plan

Consacré à Issei Sagawa, le « Japonais cannibale », le documentaire de Véréna Paravel et Lucien Castaing-Taylor ne laisse pas indifférent.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 07h24
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 14h59
    |

                            Murielle Joudet








                        



   


L’avis du « Monde » – pourquoi pas
En 1981, Issei Sagawa, un étudiant japonais installé à Paris, fut au cœur d’un fait divers horrifique, après avoir tué l’une de ses camarades néerlandaises de la Sorbonne et littéralement dévoré son corps pendant trois jours. Déclaré irresponsable par les experts psychiatres, il est interné dans un hôpital psychiatrique avant d’être transféré au Japon où les autorités le déclarent responsable de ses actes mais ne peuvent revenir sur le non-lieu prononcé en France. Il deviendra célèbre dans son pays sous le nom du « Japonais cannibale », entamera une carrière télévisuelle, jouera dans plusieurs films de sexploitation et deviendra même critique culinaire.
Ce personnage, forcément odieux, forcément fascinant, les deux cinéastes et anthropologues Véréna Paravel et Lucien Castaing-Taylor, auteurs d’un documentaire expérimental remarqué sur le quotidien d’un chalutier (Leviathan, 2012), décident d’en faire le protagoniste de leur film. De l’homme, on ne saura que ce que la lecture préalable du synopsis pourra nous en dire, et ce que lui-même confie à la caméra des deux cinéastes, dans un long soliloque d’une heure et demi. Il s’adresse parfois à son frère, parfois à sa partenaire sexuelle, mais le résultat reste le même. Issei Sagawa semble tirer de lui des bribes de phrases confuses, enfiévrées, un long monologue de folie qui nous laisse peu à peu deviner qui il est, ce qu’il a commis, et l’étrange mal dont il souffre : l’homme est encore aujourd’hui irrésistiblement attiré par la chair humaine, mais aussi par sa propre souffrance physique et s’inflige donc une série de supplices qu’il a filmés et qu’il exhibe devant la caméra.
Expérience éprouvante
Paravel et Castaing-Taylor tentent d’agir autant en cinéastes qu’en anthropologues, captent la parole de Sagawa comme matière brute sans y adjoindre le moindre commentaire, la moindre question, sans chercher à rationaliser ce flux de paroles désordonnées. Ils tentent de s’approcher au plus près d’une réalité devenue un sujet récurrent de la littérature anthropologique : l’anthropophagie. Au plus près, c’est-à-dire en usant d’un gros plan permanent qui s’agrippe à Sagawa et qui, à l’instar de son personnage, donne l’impression que la caméra souhaiterait l’absorber, le dévorer.
Le choix d’une telle échelle ajoute à l’expérience éprouvante qu’est Caniba. Mais ce caractère éprouvant, le spectateur pourra se demander à quoi il tient : au sujet ? Certainement, mais pas que. Il est évidemment difficile de parcourir les pages de la bande dessinée que Sagawa a consacrée à son crime, difficile de le voir se planter des couteaux ou s’enrouler des barbelés autour de son bras. Cette réalité profondément morbide, cette psychose avec laquelle Sagawa semble se débattre et qui est pourtant la source de toutes ses jouissances, n’est pas ici le problème.
Grammaire pornographique
Car il est bien plus éprouvant de voir les deux cinéastes emprunter la grammaire du film pornographique pour filmer une telle réalité. Eprouvant, au fond, de voir un sujet pénible filmé de manière aussi pénible. Ce choix mûrement réfléchi (les deux cinéastes évoquent leur passion pour le pinku eiga, des films de porno soft japonais en voie de disparition) a quelque chose d’infiniment maladroit car il rend son sujet illisible, embrouille son spectateur plus qu’il ne l’éclaire et l’empêche de trouver sa place à l’intérieur d’un dispositif complaisamment radical. Les cinéastes semblent se satisfaire de faire naître l’incompréhension, la gêne et l’écœurement chez leur spectateur, qui se sent d’emblée exclu.
Certes, le film vaut en partie le détour car il ne laisse personne indifférent. Le cannibalisme et Sagawa viennent interroger, ébranler notre perception de nos besoins fondamentaux, le sexe et la nourriture ; il y avait là un sujet et un personnage en or. Mais la réaction qu’il suscite a quelque chose de stérile et n’est que l’effet produit par une vaine et puérile provocation. On peut se retrouver dans ses propos lorsqu’il dit que le baiser n’est que les prémices d’une dévoration – tout en trouvant qu’il s’agit d’un lieu commun assez éculé. De cette épreuve, on ne sortira pas plus intelligents ni plus indulgents, bien au contraire : on éjectera le film et la réalité qu’il nous expose aussi rapidement qu’ils nous éjectent.



Documentaire français de Véréna Paravel et Lucien Castaing-Taylor (1 h 30). Sur le Web : www.norte.fr/projets/production/caniba



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Les Etats-Unis avaient déjà drastiquement coupé en janvier leur contribution à l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens.
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La Maison Blanche annule 200 millions de dollars d’aide aux Palestiniens

Les Etats-Unis avaient déjà drastiquement coupé en janvier leur contribution à l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 22h56
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 14h23
   





                        



   


L’administration de Donald Trump a annoncé, vendredi 24 août, l’annulation « à la demande du président » de quelque 200 millions de dollars d’aide aux Palestiniens en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. « Ces fonds iront désormais à des programmes hautement prioritaires ailleurs », a déclaré à la presse un haut responsable du département d’Etat. Aucune précision supplémentaire n’a été donnée sur leur future affectation.

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« Conformément aux intérêts nationaux américains »
Cette décision fait suite à une « analyse de l’assistance américaine à l’Autorité palestinienne (...) pour faire en sorte que les fonds soient dépensés conformément aux intérêts nationaux américains », a-t-il souligné.
Le département d’Etat ajoute avoir « pris en compte les défis auxquels est confrontée la communauté internationale pour fournir son assistance à Gaza, où le contrôle du Hamas met en danger la vie des Gazaouis et aggrave une situation humanitaire et économique déjà désastreuse ».

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Contact diplomatique rompu depuis fin 2017
L’envoyé de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) à Washington, Hossam Zomlot, a jugé vendredi cette décision « anti-paix ».
« Cette administration est en train de démanteler des décennies de vision et d’engagement américains en Palestine. Après Jérusalem et l’UNRWA [l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens], ceci ne fait que confirmer l’abandon de la solution à deux Etats et l’adhésion complète à l’agenda anti-paix de Nétanyahou. Faire de l’aide humanitaire et au développement un outil de chantage politique ne fonctionne pas »
Une haute responsable de l’OLP, Hanane Achraoui, a dénoncé samedi « le recourt à un chantage minable comme outil politique. Le peuple palestinien ne se laissera pas intimidé et ne cédera pas à la contrainte. Les droits du peuple palestinien ne sont pas à vendre ».
Les Etats-Unis avaient déjà drastiquement coupé en janvier leur contribution à l’UNRWA, obligée depuis de licencier plus de 250 employés.
Les relations sont gelées entre Washington et l’Autorité palestinienne depuis l’annonce par Donald Trump, à la fin de 2017, de sa reconnaissance unilatérale de Jérusalem comme capitale d’Israël.
Les Palestiniens refusent depuis tout contact avec l’administration américaine et lui dénient tout rôle de médiateur dans le processus de paix avec l’Etat hébreu.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Quelque 700 000 personnes sont entassées au Bangladesh dans le plus grand camp de réfugiés du monde. Vivant dans des conditions précaires, ces musulmans n’envisagent pas de rentrer en Birmanie.
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A Kutupalong, capitale de la douleur des Rohingya

Quelque 700 000 personnes sont entassées au Bangladesh dans le plus grand camp de réfugiés du monde. Vivant dans des conditions précaires, ces musulmans n’envisagent pas de rentrer en Birmanie.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 10h59
    |

            Bruno Philip (Cox's Bazar, Bangladesh, envoyé spécial)








                        



                                


                            

On dit « camp », mais c’est une ville. Une agglomération avec ses rues, ses ruelles, ses routes, ses ponts de bambou, ses échoppes, ses vendeurs de bétel à mâcher, ses salons de coiffure, ses stations de cyclo-pousse, ses cliniques, ses égouts et ses « maisons de thé ». Une gigantesque concentration d’humanité en exil regroupée dans une infinité de baraques aux toits rouges ou bleus qui épousent, à perte de regard, les formes de collines désormais déboisées du district de Cox’s Bazar, dans le sud du Bangladesh.
Kutupalong – et ses récentes « banlieues » – est aujourd’hui considéré comme le plus grand camp de réfugiés du monde : environ 700 000 Rohingya s’y sont installés progressivement à partir du 25 août 2017, il y a tout juste un an. C’est à cette date que débuta contre cette minorité musulmane de Birmanie le dernier ratissage en date – et le plus violent jamais mené par des policiers et soldats du Myanmar, nom officiel de la Birmanie. Du haut de l’une des hauteurs du camp, on voit se dessiner sur l’horizon proche les premiers contreforts des basses montagnes de Birmanie, paysage qui doit rappeler en permanence aux exilés à quel point leur pays d’origine est aussi proche qu’inaccessible.

Les centaines de milliers de personnes qui ont franchi depuis l’été dernier la rivière Naf, marquant la frontière entre Bangladesh et Birmanie, sont venues grossir la population de dizaines de camps déjà installée dans le district de Cox’s Bazar depuis près de trente ans. A vrai dire, ces « villes » forment presque un « pays » : la trentaine de camps éparpillés dans toute la région a créé une sorte de « Rohingyaland » tentaculaire regroupant plus d’un million de personnes… Un fardeau extraordinaire pour le Bangladesh (160 millions d’habitants), qui est l’une des nations les plus densément peuplées au monde. Et pas l’une des plus riches.
« Nous survivons ici dans des conditions épouvantables », énonce Sayed Hussein, 58 ans, longue robe...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Vendredi, Donald Trump a, en partie, imputé l’absence de progrès sur la dénucléarisation nord-coréenne à Pékin, sur fond de bras de fer commercial.
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Corée du Nord : la Chine dénonce les accusations « irresponsables » de Trump envers Pékin

Vendredi, Donald Trump a, en partie, imputé l’absence de progrès sur la dénucléarisation nord-coréenne à Pékin, sur fond de bras de fer commercial.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 14h16
   





                        



   


La Chine a dénoncé, samedi 25 août, les propos « irresponsables » de Donald Trump, qui a justifié l’annulation du voyage à Pyongyang de son secrétaire d’Etat, Mike Pompeo, par le manque de coopération de Pékin dans le processus de dénucléarisation en Corée du Nord.
« Les déclarations américaines sont contraires à la réalité et irresponsables. Nous en sommes profondément préoccupés et avons protesté solennellement auprès des Etats-Unis », a annoncé dans un communiqué Lu Kang, porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères.

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Vendredi, dans une salve de Tweet, le président des Etats-Unis a, en partie, imputé l’absence de progrès sur la dénucléarisation nord-coréenne à Pékin, sur fond de bras de fer commercial. « En raison de notre position beaucoup plus dure sur le commerce à l’égard de la Chine, je pense qu’elle n’aide plus comme avant dans le processus de dénucléarisation [malgré l’existence de sanctions de l’ONU] », a-t-il déploré, alors que la pression chinoise avait été jugée cruciale pour pousser Pyongyang à la table des négociations.
De ce fait, Donald Trump a donc demandé à Mike Pompeo, qui avait annoncé jeudi 23 août qu’il se rendrait pour la quatrième fois à Pyongyang la semaine suivante, « de ne pas aller en Corée du Nord à ce stade ».

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« J’ai le sentiment que nous ne faisons pas suffisamment de progrès en matière de dénucléarisation de la péninsule coréenne », a-t-il encore justifié. Selon Donald Trump, le chef de la diplomatie américaine pourra cependant reprogrammer son voyage « dans un avenir proche, probablement une fois que nous aurons trouvé une solution à nos relations commerciales avec la Chine ».
Pékin et Washington tentent actuellement de renouer le dialogue sur leur conflit commercial. Mais ils viennent de s’imposer mutuellement des droits de douane sur des milliards de dollars de marchandises.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Le dictateur repose depuis 1975 dans un mausolée construit par des prisonniers républicains. Sa famille s’oppose à la décision du gouvernement.
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En Espagne, un décret pour exhumer la dépouille de Franco avant la fin de l’année

Le dictateur repose depuis 1975 dans un mausolée construit par des prisonniers républicains. Sa famille s’oppose à la décision du gouvernement.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 14h15
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 11h34
    |

            Isabelle Piquer (Madrid, correspondance)








                        



   


Le socialiste Pedro Sanchez l’avait promis en arrivant au pouvoir, début juin. Le premier ministre espagnol a finalement fait ce qu’aucun de ses prédécesseurs n’avait osé entreprendre : lancer le processus d’exhumation du dictateur Francisco Franco (1892 -1975) de son mausolée du Valle de los Caidos (« la vallée de ceux qui sont tombés »).
« Nous célébrons les 40 ans de l’Espagne démocratique, d’un ordre constitutionnel stable et mûr (…) et ce n’est pas compatible avec une tombe d’Etat où l’on continue à glorifier la figure de Franco », a expliqué vendredi 24 août la numéro deux de l’exécutif, Carmen Calvo devant la presse. « Nous ne pouvons pas perdre un seul instant, (…) nous avons déjà pris beaucoup de retard », a-t-elle martelé. La Constitution espagnole de 1978 a été votée après trois ans de transition démocratique, au cours de laquelle le Parlement a adopté une amnistie des crimes franquistes.
Le décret qui autorise le transfert de la dépouille du dictateur sera voté au Parlement d’ici un mois. Les socialistes de M. Sanchez y sont très minoritaires (84 députés sur 350) mais ils pourront compter sur l’appui de la gauche radicale de Podemos, des indépendantistes catalans et des nationalistes basques pour obtenir la majorité simple nécessaire. Le Parti populaire (droite), qui a prévu de s’abstenir, a déjà annoncé qu’il déposera un recours devant la Cour constitutionnelle.
Les Espagnols partagés
Où sera transporté Franco ? Probablement au caveau familial de son ancienne résidence du Pardo, où est déjà enterrée sa veuve, Carmen Polo. C’est à la famille, qui s’oppose à l’exhumation, de décider. Sinon, ce sera au gouvernement espagnol de trouver un emplacement « digne et respectueux », a souligné Carmen Calvo.
Les Espagnols sont assez partagés sur le sort de la dépouille du dictateur. D’après un sondage de Sigma Dos, publié le 15 juillet dans le quotidien El Mundo, 40,9 % soutiennent l’exhumation, 38,5 % la critiquent et 20,6 % n’en pensent rien.
Pour Bonifacio Sanchez, porte-parole de l’Association pour la mémoire historique (ARMH) qui s’occupe de chercher les restes des victimes de la guerre civile, la décision du gouvernement espagnol est la bienvenue. « Il est temps de tourner la page » et de transformer le Valle de los Caidos en un « instrument de pédagogie démocratique », dit M.Sanchez, « un peu comme on a fait avec les camps de concentration ».
Complexe monumental, tout en granite, surplombé par une croix de 150 mètres de haut, le mausolée abrite aussi les restes de 27 000 combattants franquistes et d’environ 10 000 opposants républicains. Seuls 21 000 ont été identifiés. En dehors de l’inscription « Morts pour Dieu et pour l’Espagne, 1936-1939 » dans les chapelles extrêmes du transept, aucune plaque n’offre d’informations sur les victimes.

   


Forte hausse du nombre de visites
Situé à 50 kilomètres de Madrid, dans un parage très boisé de la petite municipalité de l’Escurial, le site est en général assez désert. Mais depuis que Franco fait de nouveau la « une » des journaux, de nombreux Espagnols ont décidé d’y faire un tour, par curiosité. Selon le Patrimoine national, l’organisme public qui gère le monument, les visites y ont bondi ces derniers mois : 38 269 en juillet contre 23 135 en juin.
« Pedro Sanchez est devenu la meilleure publicité pour le Valle de los Caidos, souligne avec ironie Alberto Gomez un ingénieur à la retraite. Je suis venu ici enfant mais il n’y avait personne, maintenant j’ai dû faire la queue. Honnêtement je trouve que le gouvernement devrait plutôt s’occuper du chômage et de l’économie. »
Marisa Ferran, institutrice, partage cet avis. Elle n’avait jamais vu cette basilique un peu obscure gardée par quatre gigantesques sculptures d’anges guerriers : « Franco est mort quand j’étais toute petite. Dans ma famille on était contre. Mais sincèrement, je ne vois pas l’intérêt de réveiller les fantômes du passé. »
Le précédent chef de gouvernement socialiste, José Luis Rodriguez Zapatero (2004-2011), avait lui aussi essayé de résoudre le problème du Valle de los Caídos. Une commission d’experts avait conclu, en 2011, qu’il valait mieux ne pas toucher au monument « construit dans la souffrance » ni d’essayer « de le remplacer par un autre qui symboliserait l’Etat de droit ». Elle conseillait plutôt d’expliquer en détail les circonstances de sa construction, par des milliers de prisonniers républicains pendant dix-huit ans (1941-1959), dans une Espagne profondément traumatisée par la guerre civile.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Moins célèbre, mais tout aussi spectaculaire… Le lac de Bled, en Slovénie, offre une expérience romantique, mais un brin plus sauvage que celui de Côme, en Italie.
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La Slovénie rivalise avec les lacs italiens

Moins célèbre, mais tout aussi spectaculaire… Le lac de Bled, en Slovénie, offre une expérience romantique, mais un brin plus sauvage que celui de Côme, en Italie.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 14h29
   





                        



   


Ici, comme sur les rives des lacs lombards, on sirote son café au petit matin, hypnotisé par les eaux émeraudes aux nuances surnaturelles, apaisé par la force paisible des montagnes. Et l’on se prend à rêver : la vie serait-elle plus douce dans l’un de ces chalets alpins cachés alentour ?
Mais le lac montagnard version slave a sa propre personnalité. Plus nature et moins bling-bling que son cousin italien, Bled se parcourt à pied en une heure trente (une balade de 6 km) et cultive la green attitude sans se forcer.
Le rendez-vous des bourgeois du XIXe siècle
Un exemple ? Sur le lac, les engins à moteur sont tout simplement interdits. Pour se rendre sur l’îlot (pas si) central, on emprunte les pletna, les gondoles locales, fabriquées à la main dans un village voisin. Seuls les habitants du village en question peuvent les conduire, une tradition qui se transmet de père en fils.

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Mais si Bled chérit son authenticité, il a aussi connu sa dose de paillettes quand, à partir de la fin du XIXe siècle, ses rives accueillaient la bourgeoisie austro-hongroise en goguette. Plus tard, le maréchal Tito en fera l’un de ses lieux de villégiature. Son ancienne résidence secondaire y a d’ailleurs été conservée dans son jus, transformée en hôtel au charme fifties (Vila Bled).
Sports de glisse, randonnée et vélo
Aujourd’hui, ce sont plutôt les sportifs et les amateurs de vigoureux bols d’air qui règnent en maîtres sur la région, pratiquant ski, patin et hockey sur glace l’hiver ; paddle, nage et aviron l’été (c’est ici qu’aura lieu en 2020, et pour la cinquième fois, le championnat du monde d’aviron).
Ceux qui préfèrent rester sur la terre ferme grimpent en général jusqu’au château médiéval, afin de découvrir une vue plongeante sur le lac. Du haut de son éperon rocheux, il est le parfait point d’observation pour regarder varier, au gré de la météo, les couleurs de l’eau. Les plus aventureux enfourchent ensuite leur vélo pour découvrir les fermes et villages du coin. À quelques kilomètres de là, ils rejoignent le parc national du Triglav, paradis des randonneurs. Mais ça, c’est une autre histoire…
Carnet pratique
Y aller
Vols directs Paris-Ljubljana avec Adria à partir de 179 €
www.adria.si/fr
Le lac de Bled est à 30 minutes de l’aéroport en voiture. En train, compter 40 minutes depuis la gare de Ljubljana. www. slo-zeleznice.si/en/
Où dormir
Hôtel Triglav, pour sa vue imprenable sur le lac au petit déjeuner. En hauteur et à l’écart du centre-ville, plus touristique. Chambre double à partir de 160 € la nuit. www.hotel triglavbled.si/en
Et aussi
La Slovénie est la terre natale des abeilles dites « carnioliennes ». Découvrir les ruches alentour – dégustation de miel et bee therapy – est une balade en soi, à travers les fermes et villages locaux.
Renseignements auprès de l’office du tourisme de Slovénie. www.slovenia.info
Par Sarah Mitchell



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Sophia Chikirou, ancienne directrice du pure player, doit jouer un rôle dans la campagne européenne du mouvement populiste de gauche.
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La crise au « Média » inquiète La France insoumise

Sophia Chikirou, ancienne directrice du pure player, doit jouer un rôle dans la campagne européenne du mouvement populiste de gauche.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 10h22
    |

            Abel Mestre (Marseille, envoyé spécial)








                        


Un spectre hante l’université d’été de La France insoumise (LFI) : la crise au Média. Depuis que les principaux dirigeants de ce pure player (Sophia Chikirou, ex-conseillère de communication de Jean-Luc Mélenchon ; le psychanalyste Gérard Miller et l’entrepreneur Henri Poulain) s’écharpent sur les réseaux sociaux, les dirigeants insoumis se tiennent prudemment à l’écart. Pas question pour eux d’intervenir dans une crise « qui ne les concerne pas ». Pas sûr, pour autant, que cette position soit tenable très longtemps. En effet, en annonçant son départ de la direction de la télé en ligne au début de l’été, Mme Chikirou a indiqué qu’elle rejoignait La France insoumise dans le cadre de la campagne pour les élections européennes en mai 2019.

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Cette arrivée inquiète plusieurs dirigeants de La France insoumise qui craignent que la crise au Média parasite la campagne. Surtout, la façon dont a été décidé le retour de Mme Chikirou laisse perplexe Charlotte Girard, qui fera partie du binôme en tête de la liste insoumise avec Manuel Bompard. « J’ai une crainte de parasitage de la campagne, c’est vrai. Son arrivée n’a jamais été discutée, son poste n’est pas encore fixé », explique la responsable du programme de LFI. « Cela n’a pas été discuté, je ne sais pas où cette décision a été prise », confirme une figure de LFI. Un fin connaisseur du mouvement avance : « On est nombreux à dire à Jean-Luc Mélenchon qu’il faut trancher et vite. Il y a une pression pour lui dire de faire attention. »
« Sophia Chikirou garde toute notre confiance »
M. Bompard, ne partage pas cette version, indiquant que Mme Chikirou « supervisera la communication du volet européen de la campagne » : « On en a parlé tous ensemble. La discussion a eu lieu quand on a commencé à réfléchir sur la campagne. On a décidé qu’il y ait un volet européen et un volet national. La nommer à ce poste est la meilleure décision, insiste-t-il. Sophia a fait les campagnes de Jean-Luc Mélenchon mais aussi celles de Bernie Sanders aux Etats-Unis et d’Andres Manuel Lopez Obrador au Mexique. Ce qu’il se passe au Média ce n’est pas notre problème. Les bisbilles internes ne sont pas des motifs suffisants pour ne pas lui confier une telle mission. » 
Le député du Nord Adrien Quatennens a, de son côté, assuré que Mme Chikirou « gardait toute [leur] confiance » et qu’elle était « la meilleure candidate pour la tâche qui lui a été confiée ». Contactée, Sophia Chikirou n’a pas répondu à nos sollicitations. Elle doit venir samedi aux amFis (nom officiel de l’université d’été de La France insoumise) qui se réunissent à Marseille jusqu’au dimanche 26 août.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Pour la rentrée de son mouvement, Libres !, la présidente de la région Ile-de-France défend sa propre ligne au sein du parti et veut prouver que son influence croît au-delà de sa région.
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A Brive, Valérie Pécresse tente de rassembler les militants de LR opposés à Wauquiez

Pour la rentrée de son mouvement, Libres !, la présidente de la région Ile-de-France défend sa propre ligne au sein du parti et veut prouver que son influence croît au-delà de sa région.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 08h56
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 10h00
    |

            Olivier Faye (Brive-la-Gaillarde (Corrèze), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Ici, c’est la Corrèze. Pour sa rentrée, vendredi 24 août, à Brive-la-Gaillarde, Valérie Pécresse a posé le chapiteau de son mouvement, Libres !, au milieu de la verdure du parc des Perrières. Les uns y débattent agriculture ; les autres réveillent le souvenir du « petit père » Henri Queuille, une des gloires locales, président du Conseil sous la IVe République. Tous, surtout, et en particulier la présidente de la région Ile-de-France, convoquent la mémoire de Jacques Chirac – qui traînait plutôt ses guêtres de député du côté d’Ussel, mais qu’importe. « La pensée de Chirac est d’actualité, il a théorisé qu’il ne pouvait pas y avoir de fracture entre l’urbain et le rural », martèle Mme Pécresse. Comprendre : contrairement à son concurrent au sein de la droite, Laurent Wauquiez, le président du parti Les Républicains (LR), qui n’a de cesse de s’en prendre au « président des villes » Emmanuel Macron et à sa supposée « haine de la province ».

Après avoir lancé Libres !, il y a un an, en banlieue parisienne, à Argenteuil (Val-d’Oise), l’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy veut maintenant prouver que son influence dépasserait les frontières de sa région : « Avec cette rentrée, nous voulions ancrer Libres ! dans les territoires. C’est un mouvement national. » La preuve, Christian Estrosi a même fait le déplacement depuis sa ville de Nice pour soutenir la « formidable » Valérie Pécresse au cœur de cette « France profonde ». Brive, capitale d’un jour de la droite anti-wauquiéziste. M. Estrosi a fondé, en 2017, son propre mouvement, La France audacieuse, et se montre volontiers conciliant à l’égard d’Emmanuel Macron. Beaucoup moins envers M. Wauquiez. A la tribune, il a lancé un avertissement cinglant : « Si certains pensent reconstruire notre mouvement en utilisant les mêmes méthodes, le même type de gouvernance, le même mépris des militants, la même centralisation bureaucratique,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Acculé, le groupe djihadiste chercherait à utiliser les otages comme monnaie d’échange dans ses négociations avec le régime syrien et son allié russe.
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Syrie : Human Rights Watch appelle l’organisation Etat islamique à libérer des otages

Acculé, le groupe djihadiste chercherait à utiliser les otages comme monnaie d’échange dans ses négociations avec le régime syrien et son allié russe.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 12h13
   





                        



   


L’organisation Human Rights Watch (HRW) a appelé, samedi 25 août, l’organisation djihadiste Etat islamique (EI) à libérer 27 personnes, dont seize enfants, âgés de sept à quinze ans, enlevés il y a un mois dans une province du sud de la Syrie.
Le 25 juillet, l’EI avait mené une série d’attaques coordonnées dans la province de Soueida, contrôlée par le régime syrien, faisant plus de 250 morts, un de ses assauts les plus meurtriers depuis le début de la guerre en Syrie. A cette occasion, les combattants du groupe extrémiste avaient également enlevé une trentaine de civils.

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L’EI contrôle moins de 3 % du territoire
« La prise d’otages est un crime de guerre et le groupe Etat islamique devrait immédiatement libérer » les personnes toujours en détention, a exhorté Human Rights Watch dans un communiqué. « La vie des civils ne devrait pas être utilisée comme monnaie d’échange », a ajouté la directrice adjointe pour le Moyen-Orient de l’organisation, Lama Fakih.
L’EI, acculé dans quelques poches en Syrie après avoir perdu les territoires qu’il contrôlait, chercherait à utiliser les otages comme monnaie d’échange dans ses négociations avec le régime syrien et son allié russe qui le combattent, selon HRW. L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a affirmé que les djihadistes réclament la libération par le régime de combattants capturés dans la province voisine de Deraa mais, à ce stade, les pourparlers menés par la Russie ont échoué.

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HRW déplore, que selon un média local, un otage de 19 ans, identifié par sa famille, ait déjà été exécuté par l’EI et qu’une femme également retenue par l’EI soit morte depuis son enlèvement.
L’EI, qui n’a pas revendiqué les enlèvements ni l’exécution d’un otage, a été laminé par de multiples offensives en Syrie et contrôle aujourd’hui moins de 3 % du territoire. Toutefois, Il parvient encore à frapper comme en témoignent les attaques sanglantes contre Soueida.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.
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Trump ébranlé, inondations en Inde, Asia Argento : l’actualité à retenir cette semaine

Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 06h31
    |

                            Les Décodeurs








                        



   


LE RATTRAPAGE DE L’ACTU
Deux proches de Donald Trump ont été rattrapé par la justice, cette semaine, alors que la Grèce est enfin sortie des plans d’aide européens. En Inde, des inondations exceptionnelles ont fait des dizaines de morts, l’Europe se déchire à nouveau autour des migrants, cette fois-ci de ceux secourus par le navire de gardes-côtes italiens Diciotti.
Les revers judiciaires de deux anciens collaborateurs de Trump ébranlent le président
Ancien directeur de campagne de Donald Trump, Paul Manafort a été déclaré coupable de huit des dix-huit chefs d’accusation qui pesaient contre lui mercredi 21 août par un jury populaire, concernant des faits de fraudes fiscales et bancaires. Manafort, qui a joué un rôle central dans la campagne de Trump, était accusé d’avoir dissimulé environ 60 millions de dollars à l’étranger et d’avoir gonflé ses revenus à trois banques pour obtenir des prêts d’un montant de 20 millions de dollars. Une condamnation relativisée par Donald Trump mais importante pour l’enquête du procureur spécial Robert Mueller, que le locataire de la Maison Blanche ne cesse de qualifier de « chasse aux sorcières ».
Le même jour, Michael Cohen, ancien avocat de longue date de M. Trump, a explicitement impliqué le président en affirmant que celui-ci lui a ordonné de verser des sommes importantes à deux femmes qui assuraient avoir eu des relations sexuelles extraconjugales avec le magnat de l’immobilier, dans le but d’« influencer » l’élection présidentielle de 2016, ce qui constitue un crime.

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La Grèce sort de huit ans de mise sous tutelle
La Grèce est officiellement sortie de sa mise sous tutelle économique et politique lundi 20 août après huit ans, trois plans d’aides financières et 260 milliards d’euros injectés dans le pays, proposés au prix d’une austérité économique extrême qui a fait perdre au pays un quart de son produit intérieur brut et qui a considérablement durci les conditions de vie des citoyens grecs, avec une envolée du chômage (de 7,3 % en juin 2008 à 27,9 % cinq ans plus tard, au plus fort de la crise), une baisse de 22 % des salaires, une réduction des retraites et un recul des services publics.
Le pays, qui va désormais pouvoir contracter des prêts sur les marchés pour continuer à se financer, reste cependant sous « surveillance renforcée ». Athènes s’est notamment engagé à dégager un excédent budgétaire primaire – hors service de la dette – de 3,5 % du PIB jusqu’en 2022 puis de 2,2 % jusqu’en 2060.

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Inondations en Inde : la décrue s’amorce, le bilan s’alourdit
Les précipitations faiblissent et la décrue commence dans le sud-ouest de l’Inde, dans l’Etat du Kerala, mais le bilan a continué à s’alourdir, puisqu’on comptabilise désormais au moins 410 morts après cette violente mousson. Au total, le million de déplacés, hébergés dans 3 000 camps différents, a été dépassé, et les accès routiers, ferroviaires, aéroportuaires et téléphoniques sont toujours coupés, tandis que l’approvisionnement en eau potable devient un sérieux problème.
On estime pour le moment que 50 000 habitations ont été détruites par ces inondations centennales. Le bilan financier provisoire fait état d’un coût de 3 milliards de dollars, un montant appelé à s’alourdir dans les prochaines semaines.

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Les 177 migrants du navire « Diciotti » ont accosté en Italie sans pouvoir débarquer
Le Diciotti, le navire des gardes-côtes italiens qui a sauvé la vie de 177 personnes ayant tenté de rejoindre l’Europe, a finalement accosté lundi 20 août à Catane, en Sicile, après avoir été bloqué cinq jours au large de Lampedusa. Mais ses passagers sont interdits de débarquer sur le sol italien par le ministre de l’intérieur et chef du parti d’extrême droite La Ligue du Nord Matteo Salvini, qui « ne donnera pas d’autorisation au débarquement des migrants du Diciotti tant qu’il ne se sera pas assuré que les 177 migrants iront ailleurs ». M. Salvini a toutefois dû céder en ce qui concerne les 27 mineurs présents à bord, débarqués dans la nuit de mercredi à jeudi.

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Le lendemain, le vice-président du conseil italien, Luigi Di Maio, a lancé un ultimatum à la Commission européenne, menaçant de suspendre la contribution italienne au budget de l’UE. Mais les dix pays réunis à Bruxelles vendredi 24 août sont repartis sans trouver d’accord sur la répartition des réfugiés du Diciotti.

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L’actrice Asia Argento aurait payé un jeune homme qui l’accusait d’agression sexuelle
L’actrice italienne Asia Argento, qui a été l’une des premières à sortir du silence sur les agressions sexuelles du producteur Harvey Weinstein, aurait payé un jeune acteur qui souhaitait la poursuivre pour une agression sexuelle, selon les informations du New York Times publiées le 20 août. Ces informations, obtenues de documents chiffrés d’une source que le quotidien américain n’a pu identifier, indiquent que Mme Argento aurait conclu un accord avec l’acteur américain Jimmy Bennett, selon lequel celui-ci s’engageait à ne pas la poursuivre judiciairement pour une agression remontant à 2013 – époque à laquelle il était mineur – contre une rémunération de 380 000 dollars.
Asia Argento a nié le lendemain « avoir jamais eu de relation sexuelle avec Bennett ». De son côté, Jimmy Bennett a réagi jeudi 23 août, affirmant ne pas avoir « parlé publiquement de cette histoire au début, car j’ai choisi de le faire en privé avec la personne qui m’a fait du tort. (…) Je ne pensais pas que les gens comprendraient ce qui s’est passé du point de vue d’un adolescent. »
Et aussi
Google. Une partie des employés conteste fermement le projet de l’entreprise californienne d’ouvrir un moteur de recherche en Chine compatible avec les règles de la censure d’Etat qui s’applique dans le pays.Pédophilie. Le pape est sorti lundi 20 août de son silence pour condamner « avec force les atrocités » pédophiles commises par 300 prêtres en Pennsylvanie pendant près de soixante-dix ans avec l’aide de l’église catholique américaine qui a dissimulé les faits.Brexit. Le Royaume-Uni se prépare au scénario noir d’un Brexit sans accord avec l’Union européenne et a publié une longue liste des secteurs qui ne seraient plus réglementés si le pays échoue à signer un accord avec l’UE.Iran. Le groupe pétrolier Total a cessé toute activité en Iran lundi 20 août après le rétablissement des sanctions américaines contre Téhéran et la menace de sanctionner toute entreprise étrangère collaborant avec le pays. L’entreprise française a notamment abandonné le gisement gazier de South Pars, estimé comme le plus important au monde.Nazi. Jakiw Palij, un ancien gardien du camp de concentration nazi de Trawniki de 1943 à 1945, âgé de 95 ans, a été expulsé de New York vers l’Allemagne mardi 21 août dans un lit médicalisé. Apatride depuis une condamnation en 2003, Palij figurait en dixième position de la liste des criminels nazis les plus recherchés émise par le centre Wiesenthal en 2016.Maroc. Douze ans après sa suppression, le gouvernement marocain a décidé lundi 20 août de réinstaurer un service militaire obligatoire d’un an pour tous les jeunes de 19 à 25 ans.Science. Le satellite Aeolus, conçu par l’agence spatiale européenne, a été lancé avec succès du centre spatial guyanais mardi 21 août par la fusée européenne Vega. Pendant trois ans, la mission de ce satellite sera de mesurer avec précision la force et l’orientation des vents sur toute la surface du globe, afin d’améliorer les prévisions météorologiques et les modèles climatiques.Booba et Kaaris. Les deux rappeurs ont été remis en liberté et placés sous contrôle judiciaire avec interdiction de communiquer l’un avec l’autre, a décidé la Cour d’appel de Paris jeudi 23 août. Ils seront jugés le 6 septembre pour la violente bagarre qui les a opposés dans le terminal 1 de l’aéroport Orly le 1er août. Ils risquent jusqu’à dix ans de prison.
Disparitions
Jacques Abouchar. Ancien grand reporter d’Antenne 2 (désormais France 2) et ex-rédacteur en chef adjoint du journal télévisé du soir sur la même chaîne, le journaliste s’est éteint à l’âge de 87 ans à Bayonne, lundi 20 août.Uri Avnery. Journaliste, écrivain engagé, militant et homme politique, Avnery était un soutien inconditionnel au processus de paix dans le conflit israélo-palestinien. Il est mort lundi 20 août à Tel-Aviv, à l’âge de 94 ans.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Trump critique l’absence d’exigence de la Chine envers la Corée du Nord, et se plaint de son activisme en Amérique centrale.
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édition abonné


Washington renforce les pressions diplomatiques sur Pékin

Trump critique l’absence d’exigence de la Chine envers la Corée du Nord, et se plaint de son activisme en Amérique centrale.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 09h47
 • Mis à jour le
25.08.2018 à 09h49
    |

            Frédéric Lemaître








                        



                                


                            

Déjà engagés dans une guerre commerciale, la Chine et les Etats-Unis croisent également le fer sur le terrain diplomatique. Donald Trump lie d’ailleurs explicitement les deux sujets. Vendredi 24 août, le président américain a enjoint à son secrétaire d’Etat, Mike Pompeo, d’annuler sa visite prévue en Corée du Nord la semaine prochaine. Pour lui, si la négociation sur la dénucléarisation de la Corée du nord n’avance pas, c’est à cause de Pékin. « En raison de notre position beaucoup plus dure sur le commerce à l’égard de la Chine, je pense qu’ils n’aident plus comme avant dans le processus de dénucléarisation (malgré l’existence de sanctions de l’ONU) », a-t-il écrit sur Twitter.
La rencontre à Washington de responsables chinois et américains les 22 et 23 août pour évoquer le différend commercial ne semble pas avoir rapproché les points de vue. Le chef de la diplomatie américaine pourra reprogrammer son voyage « dans un avenir proche, probablement une fois que nous aurons trouvé une solution à nos relations commerciales avec la Chine », précise Donald Trump. Au passage, celui-ci ne manque pas d’adresser ses « salutations les plus chaleureuses au président Kim ». 

Déjà, l’annonce par le Salvador, mardi 21 août, de la rupture de ses liens diplomatiques avec Taïwan et l’établissement de relations diplomatiques avec la Chine avait provoqué une réaction inhabituellement virulente de la part de Washington. « Les Etats-Unis vont continuer à s’opposer à la déstabilisation par la Chine des relations sino-taïwanaises et à son ingérence politique dans l’hémisphère occidental », avait déclaré la Maison Blanche.
Washington a également menacé le Salvador : « La réceptivité du gouvernement du Salvador à l’ingérence manifeste de la Chine dans la politique intérieure d’un pays de l’hémisphère occidental est une grave préoccupation pour les Etats-Unis et mènera à une réévaluation de notre relation...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Les météorologues craignent une aggravation ce week-end d’inondations déjà « catastrophiques » par endroits dans l’archipel américain.
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Hawaï sous les eaux alors que l’ouragan Lane faiblit

Les météorologues craignent une aggravation ce week-end d’inondations déjà « catastrophiques » par endroits dans l’archipel américain.



LE MONDE
 |    25.08.2018 à 11h52
   





                        



   


Des pluies torrentielles s’abattaient, vendredi 24 août, sur Hawaï, contraignant plusieurs milliers de personnes à évacuer l’archipel américain et faisant craindre un risque important d’inondations et de glissements de terrain.
Depuis vendredi soir, Lane n’est plus officiellement un ouragan : ses vents, qui atteignaient encore 140 km/h plus tôt dans l’après-midi ont suffisamment diminué (de 100 à 110 km/h) pour être rétrogradé en tempête tropicale, selon le dernier bulletin du Centre national des ouragans du Pacifique. La tempête, qui se déplace à la très faible vitesse de 4 km/h, vers le nord, devrait toutefois, selon les prévisions, bifurquer vers l’ouest à partir de samedi.
« Des précipitations excessives (…) continueront d’affecter les îles hawaïennes au cours du week-end, provoquant des inondations catastrophiques et potentiellement mortelles et des glissements de terrain », ont prévenu les météorologues du National Weather Service (NWS).
Près de 60 centimètres d’eau
Plusieurs parties de l’archipel, dont les deux îles les plus peuplées, Oahu et Maui, restaient en « alerte ouragan » et les autorités multipliaient les appels à la prudence. « Il est très dangereux de rester dehors, particulièrement dans les zones où nous savons qu’il y a des inondations », a averti, vendredi, le chef de l’Agence fédérale des situations d’urgence (FEMA) Brock Long, promettant de la « casse ». « Il faut que les gens s’attendent à être privés d’électricité pendant un certain temps et à ce que les infrastructures soient durement touchées », a-t-il ajouté.
Les effets de Lane ont déjà commencé à se faire sentir. Près de 60 centimètres d’eau sont tombés au cours des dernières trente-six heures sur la célèbre plage de Waikiki, provoquant sa fermeture alors que commerçants et hôteliers tentaient de protéger leurs bâtiments à l’aide de sacs de sable. L’île principale d’Hawaï a été la plus touchée jusqu’ici, avec plus de 75 centimètres d’eau en l’espace de vingt-quatre heures. Et le niveau de la mer devrait atteindre jusqu’à 1,20 mètre de plus que son niveau habituel de marée haute, avec des vagues potentiellement destructrices.
Etat d’urgence décrété
La Croix-Rouge américaine a fait savoir que plus de 2 000 résidents de l’archipel avaient été accueillis dans des centres d’évacuation temporaires mis en place par les comtés.
Face au risque potentiellement dévastateur de l’ouragan, les autorités se tiennent prêtes. Nos équipes coopèrent étroitement avec l’Etat [de Hawaï] et avec les autorités locales », avait tweeté jeudi Donald Trump. Mercredi, le président américain avait décrété l’état d’urgence, ouvrant le déblocage de fonds fédéraux et permettant à la FEMA d’apporter une aide adéquate pour soutenir les mesures d’urgence nécessaires.



                            


                        

                        

