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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ « Macron a dit qu’il fallait venir le chercher, ces élections sont l’occasion de le faire », résume Manuel Bompard, directeur des campagnes du mouvement.
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La France insoumise veut faire des élections européennes un « référendum anti-Macron »

« Macron a dit qu’il fallait venir le chercher, ces élections sont l’occasion de le faire », résume Manuel Bompard, directeur des campagnes du mouvement.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 14h32
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 17h34
    |

            Abel Mestre (Marseille, envoyé spécial)








                        



   


« La question est simple : stop ou encore ? » Manuel Bompard, directeur des campagnes de La France insoumise (LFI), ne cache pas l’objectif de son mouvement : faire de l’élection européenne de mai 2019 un « référendum anti-Macron » et arriver en tête le soir du vote. 
« Ce scrutin est le premier test national pour le pouvoir, c’est l’opportunité pour les Français de donner leur point de vue », a continué l’homme fort de LFI lors d’une conférence de presse, vendredi 24 août au matin, entouré des députés Adrien Quatennens (Nord) et Mathilde Panot (Val-de-Marne), de Leïla Chaibi, coordinatrice du pôle auto-organisation et de Coline Maigre, responsable du programme des universités d’été. « Macron a dit qu’il fallait venir le chercher, ces élections sont l’occasion de le faire. Il faut prendre le bulletin de vote comme une arme, un outil, contre sa politique injuste et inefficace. »
Un tract a également été édité, incitant à l’inscription sur les listes électorales pour « faire payer » au président de la République son « mépris du peuple ». « Macron achève la politique de Nicolas Sarkozy et de François Hollande, complète Adrien Quatennens. Notre bilan ridiculise ceux et celles qui veulent faire croire que l’on est un groupe folklorique. La France insoumise est prise au sérieux, comme un grand mouvement populaire. »

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Pour La France insoumise, ce discours présente un avantage certain : faire du scrutin européen un face-à-face avec La République en marche (LRM), en se présentant comme la seule alternative possible face à « l’Europe de Merkel-Macron » et comme le pivot de l’opposition à la politique d’Emmanuel Macron. C’est en considérant cela qu’il faut voir la venue de deux députés Les Républicains, Olivier Marleix et Marianne Dubois, aux « amFIs d’été » (nom officiel des universités d’été des insoumis).
Avec des élus invités ce week-end — du Nouveau Parti anticapitaliste à la droite en passant par le Parti socialiste et le Parti communiste français —, LFI devient un creuset des oppositions. Cette démarche cadre avec la pensée du populisme de gauche, qui entend dépasser les clivages anciens, ne plus chercher à unir la gauche mais à « fédérer le peuple ».
Coalition des contestations
« La France insoumise n’a pas proposé qu’aux partis d’opposition de venir, mais aussi à La République en marche, tient à préciser Mme Panot. Ils ont un problème de sectarisme et ne veulent pas discuter. La majorité parlementaire est une majorité qui refuse de discuter. »
En attendant cette coalition des contestations, LFI cherche tout de même à faire venir sur sa liste (où treize places sont encore vacantes) des transfuges d’autres partis. Actuellement dans leur viseur, le socialiste Emmanuel Maurel. Le chef de file de l’aile gauche du PS, qui a réuni plus de 18,8 % des suffrages lors du dernier congrès socialiste, sera présent à ces amphis d’été. Et Jean-Luc Mélenchon assistera aux universités de rentrée du club de M. Maurel, Nos causes communes, au début de septembre à Marseille. 
« Il y a un groupe au sein du PS qui a des orientations proches des nôtres, notamment sur l’Europe. Tous ceux qui partagent nos analyses sont les bienvenus. En tout cas, ils seront plus à leur place ici que sur une liste menée par Pierre Moscovici », estime M. Bompard.

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Pour la deuxième année, La France insoumise se réunit jusqu’au 26 août, au palais des congrès Marseille Chanot. Et le programme est plutôt chargé pour les 3 500 militants qui y sont attendus. Environ 150 ateliers sont prévus (répartis en onze parcours thématiques), et 154 intervenants doivent prendre la parole. Les thèmes sont divers : Europe, ruralité, culture, « conférences gesticulées », éducation populaire, stratégie, formation.
Jean-Luc Mélenchon prononcera son discours samedi en fin de journée. Vendredi soir, une « déambulation festive » (une manifestation) aura eu lieu dans les rues de Marseille.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ En quatre ans, 2,3 millions de personnes ont choisi de quitter le pays, qui connaît une grave crise économique depuis 2014.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Après l’annulation de trois zones touristiques dans la capitale en avril, le gouvernement a redéfini leur périmètre afin de permettre aux commerces d’ouvrir le dimanche.
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Commerces : trois nouvelles zones d’ouverture dominicale à Paris

Après l’annulation de trois zones touristiques dans la capitale en avril, le gouvernement a redéfini leur périmètre afin de permettre aux commerces d’ouvrir le dimanche.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 12h34
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 13h07
   





                        



   


A Paris, trois nouvelles zones touristiques ont été définies par le gouvernement afin d’autoriser les commerces à ouvrir le dimanche, après l’annulation par le juge administratif, en avril, de trois zones touristiques internationales (ZTI). La première comprend l’avenue des Ternes, intégrée à la ZTI Champs-Elysées Montaigne. La deuxième, la ZTI Palais des Congrès, s’étend principalement autour de la porte Maillot. Ces nouveaux textes, publiés vendredi 24 août au Journal officiel, entreront en vigueur samedi.
Dans ces deux zones, les commerces pourront ouvrir le dimanche et le soir, jusqu’à minuit, sous réserve de la conclusion d’un accord avec les syndicats.
La troisième zone Bercy Saint-Emilion, englobant l’AccorHotels Arena et le centre Bercy Village, créée par arrêté préfectoral, bénéficiera, quant à elle, du statut « zone touristique ». Les commerces pourront également y ouvrir le dimanche, mais pas en soirée la semaine. Les commerces alimentaires devront fermer le dimanche après-midi.
Avis mitigé de la Mairie de Paris
« L’objectif était de trouver des solutions légales pour chaque ZTI ayant fait l’objet d’une annulation et de permettre l’ouverture dominicale des commerces concernés », a déclaré la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’économie, Delphine Gény-Stephann.
Selon Le Parisien, la Mairie de Paris a un avis mitigé sur la création de ces nouvelles zones : « cohérent » concernant la porte Maillot, en raison de la présence du Palais des Congrès, mais « négatif » sur la partie Ternes : « On estime que, dans cette rue qui comprend la Fnac, l’ouverture le dimanche peut avoir un impact négatif sur les riverains et sur certaines librairies de quartier. »
Une vingtaine de ZTI sont actuellement en activité, dont plus de la moitié à Paris. Des discussions sont en cours pour en créer une nouvelle dans le quartier d’Odéon - Saint-Michel, au cœur de la capitale.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ L’ambitieux porte-parole du Parti socialiste participe à une table ronde aux universités d’été de La France insoumise, au risque de faire grincer des dents chez ses camarades.
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Boris Vallaud, l’insoumis du PS

L’ambitieux porte-parole du Parti socialiste participe à une table ronde aux universités d’été de La France insoumise, au risque de faire grincer des dents chez ses camarades.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 10h43
    |

                            Astrid de Villaines








                        



                                


                            

« Je suis très bien au Parti socialiste. » Comme s’il avait besoin de se justifier, Boris Vallaud précise d’emblée qu’il ne va pas « faire allégeance » à La France insoumise en participant à une table ronde intitulée « Qu’est-ce que le peuple aujourd’hui ? » lors des universités d’été du mouvement de Jean-Luc Mélenchon, vendredi 24 août, mais bien « montrer [ses] désaccords ».
A 43 ans, le député socialiste des Landes est l’une des figures montantes de ce qu’il reste de la gauche à l’Assemblée nationale. Héritier de la circonscription historique d’Henri Emmanuelli, figure du PS et de son aile gauche, il avait mis plus de deux ans à accepter la proposition de l’ancien secrétaire d’Etat de François Mitterrand, qui le repère lors de son passage à la préfecture de Mont-de-Marsan (2006-2008) et le désigne comme son successeur en 2013.
« Je n’ai pas cédé à une envie, mon envie serait d’être cuisinier, peut-être que je le ferai un jour d’ailleurs, mais, quand on peut être utile, il faut le faire », détaille Boris Vallaud, qui concourait au suffrage universel pour la première fois en juin 2017. Passé par le cabinet du ministère du redressement productif d’Arnaud Montebourg (2012-2014) et par l’Elysée comme secrétaire général adjoint (2014-2016) sous François Hollande, le député Nouvelle Gauche l’emporte de justesse (50,75 %) et se fait très vite classer par la presse parmi « les députés qui vont compter ».

« Je suis loyal »
Il vote « contre » la confiance à Edouard Philippe quand la plupart des membres de son groupe s’abstiennent, et émerge dès le mois de septembre en s’opposant aux ordonnances visant à réformer le code du travail. « J’ai tout de suite vu quelqu’un qui, malgré ses fonctions à l’Elysée, était très politique avec des idées clairement à gauche », loue le député de la Loire et ex-frondeur Régis Juanico. Beaucoup se demandent comment il a pu succéder à son camarade...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Les professionnels du monde médico-social se désolent de ne pas être entendus par le gouvernement dans la lutte contre l’addiction à l’alcool.
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Le lobby de l’alcool s’invite dans le débat sur la santé

Les professionnels du monde médico-social se désolent de ne pas être entendus par le gouvernement dans la lutte contre l’addiction à l’alcool.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 09h36
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 12h37
    |

            François Béguin et 
Laurence Girard








                        



                                


                            

Depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Elysée, en mai 2017, la filière viticole vole de victoire en victoire, entraînant dans son sillage les lobbys de la bière, des spiritueux et des vins d’apéritif, qui pour la première fois présentent un front uni pour défendre leurs intérêts.
Dès les premiers jours du quinquennat, le ton est donné, avec la nomination au poste de conseillère agriculture à l’Elysée d’Audrey Bourolleau, l’ancienne déléguée générale de Vin & Société, l’organisme chargé de défendre les intérêts de la filière. Son principal fait d’armes ? L’obtention, lors de l’examen de la loi santé en 2015, d’un nouveau détricotage de la loi Evin encadrant la publicité sur les boissons alcoolisées en France, avec la bénédiction du président de la République François Hollande, mais aussi de son ministre de l’économie… Emmanuel Macron.
Depuis l’accession de celui-ci à l’Elysée, il n’y a certes pas eu de nouvel accroc à cette loi, par ailleurs déjà bien malmenée au vu de l’omniprésence des publicités pour l’alcool. Mais la perspective s’éloigne chaque jour un peu plus d’un grand plan de lutte contre l’addiction à l’alcool, pourtant à l’origine de près de 50 000 morts par an en France. « Tant que je serai président, il n’y aura pas d’amendement pour durcir la loi Evin », annonce le chef de l’Etat le 22 février en marge du Salon de l’agriculture. « Moi, je bois du vin le midi et le soir. Je crois beaucoup à la formule de Pompidou : “N’emmerdez pas les Français’’ », ajoute-il, en s’adressant – notamment – aux 558 000 personnes travaillant dans le secteur du vin en France.

La ministre de la santé, Agnès Buzyn, ancienne président de l’Institut national du cancer (INCA), est, elle, séchement renvoyée dans ses cordes. Quelques jours plus tôt, elle avait cru pouvoir rappeler que le vin était un « alcool comme les autres ». Dans ce contexte, les professionnels de l’addictologie se désolent de ne pas être...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Baisse des dotations de l’Etat, suppression de la taxe d’habitation, réduction drastique du nombre d’emplois aidés… De plus en plus de maires de petites communes démissionnent, pointe le chercheur Luc Rouban dans une tribune au « Monde ».
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« La révolte des maires de France »

Baisse des dotations de l’Etat, suppression de la taxe d’habitation, réduction drastique du nombre d’emplois aidés… De plus en plus de maires de petites communes démissionnent, pointe le chercheur Luc Rouban dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 10h03
    |

Luc Rouban (Directeur de recherche CNRS au Cevipof)







                        



                                


                            

Tribune. Le fait que les démissions de maires de petites communes se soient récemment multipliées, comme le montre l’enquête de l’AFP du 1er août, en dit long sur l’état de la décentralisation. Certes, le phénomène n’est pas nouveau, car on avait enregistré dès 2015 une vague de démissions, un an seulement après les municipales de 2014.
Ces élections avaient d’ailleurs été marquées non seulement par le fait que bon nombre de maires, notamment dans les petites communes rurales, avaient décidé de ne pas se représenter, mais aussi par une abstention record de 36,4 %, contre 33,5 % en 2008. Le local, surtout celui des ­petites communes, est clairement en crise.
Ces démissions s’expliquent par une accumulation de ­contraintes nouvelles : la baisse des dotations de l’Etat, la ­suppression de la taxe d’habitation, la réduction drastique du nombre d’emplois aidés, qui permettaient aux associations de fonctionner, ont rendu la mission des maires de banlieues comme celle des maires de communes rurales particulièrement difficile.
Le maire reste en effet le dernier maillon de la démocratie représentative, il incarne la politique au quotidien dans une relation étroite et souvent personnalisée avec ses administrés. Si les services d’urgence hospitalière ­ferment, si les travaux de voirie sont annulés ou retardés, si la délinquance ne régresse pas, il en est le seul responsable avec son équipe d’adjoints.
Fatigue, usure, sentiment de dépossession
Les maires démissionnaires font d’ailleurs tous état de leur fatigue, de leur usure, du sentiment de dépossession qui est le leur face aux restrictions budgétaires et au mécontentement des citoyens. Du reste, le baromètre de la confiance ­politique du Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof) du mois de janvier montre que le niveau de ­confiance que les enquêtés placent dans leur maire a singulièrement baissé, passant de 64 % à 55 % en un an. Le dernier bastion...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Le ministre des finances Scott Morrison a été désigné successeur de Malcolm Turnbull, à la suite d’une fronde au sein du Parti libéral au pouvoir.
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Australie : un septième premier ministre en onze ans

Le ministre des finances Scott Morrison a été désigné successeur de Malcolm Turnbull, à la suite d’une fronde au sein du Parti libéral au pouvoir.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 07h55
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 11h18
   





                        



   


Pour la sixième fois en onze ans, l’Australie a changé de premier ministre, vendredi 24 août, Malcolm Turnbull ayant été renversé par des frondeurs de l’aile droite de son camp, le Parti libéral (centre droit). C’est Scott Morrison, un chrétien évangélique fervent âgé de 50 ans, à la tête du Trésor australien depuis septembre 2015, qui a été choisi lors d’un vote interne pour lui succéder. Un cinglant revers pour l’ex-ministre de l’intérieur Peter Dutton, qui avait mené en coulisses la rébellion contre le premier ministre.
M. Morrison, classé plus à droite que son prédécesseur modéré, est surtout connu pour son action à la tête du ministère de l’immigration, en 2013-2014, quand il avait lancé l’opération « Frontières souveraines » pour décourager les réfugiés d’arriver par la mer en Australie.
L’Australie mène une politique extrêmement dure contre les migrants, sa marine interceptant systématiquement les bateaux de clandestins, les renvoyant vers leur point de transit, le plus souvent l’Indonésie. Les réfugiés qui parviennent à gagner les rives australiennes sont, eux, placés indéfiniment dans des camps de rétention offshore en Papouasie - Nouvelle-Guinée ou à Nauru, qui sont régulièrement condamnés par les organisations de défense des droits de l’homme.

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Excuses d’un ministre
C’est la politique de M. Turnbull contre le réchauffement climatique qui a fourni à ses rivaux l’occasion de l’écarter. Il a perdu le soutien de sa majorité à la suite de sa proposition d’inscrire dans la législation un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre. En 2009, il avait déjà été débarqué de la direction de son parti après avoir soutenu un système d’échange de quotas d’émissions.
Le premier ministre sortant a annoncé vouloir se retirer de la politique, ce qui implique l’organisation d’une élection partielle dans sa circonscription de Sydney. Un événement loin d’être anodin pour une coalition au pouvoir, dont la majorité ne tient qu’à un siège.
Depuis l’arrivée du travailliste Kevin Rudd en 2007 à la tête du gouvernement, après une décennie de règne du libéral John Howard, l’Australie a connu une valse des premiers ministres. Kevin Rudd a été renversé par la travailliste Julia Gillard en 2010, avant de reprendre le pouvoir en 2013, et de le céder à nouveau quelques mois plus tard lors des législatives à Tony Abbott, lui-même renversé par M. Turnbull.
Une instabilité qui suscite le ras-le-bol d’une partie de la population, au point qu’un ministre a jugé, vendredi, nécessaire de présenter ses excuses. « Australie, nous te devons des excuses », a déclaré sur Twitter Darren Chester, dont le Parti national est membre de la coalition au pouvoir. « Tu mérites mieux que beaucoup des choses qui ont été faites ces dix dernières années par notre Parlement fédéral. »

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Dans une tribune au « Monde », un groupe de scientifiques spécialistes de l’écologie estime qu’il y a désormais urgence à lutter contre l’érosion de la biodiversité, salue les engagements pris par le gouvernement et l’incite à les concrétiser.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤                     
                                                   
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Biodiversité : « Le gouvernement doit agir avec détermination »

Dans une tribune au « Monde », un groupe de scientifiques spécialistes de l’écologie estime qu’il y a désormais urgence à lutter contre l’érosion de la biodiversité, salue les engagements pris par le gouvernement et l’incite à les concrétiser.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 09h51
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. Chacun le comprend : nos sociétés ne peuvent rester passives devant l’ampleur de l’érosion actuelle de la biodiversité, son caractère multiforme et planétaire. Toute action individuelle en ce domaine, sans nul doute nécessaire, sera insuffisante. Une vision d’ensemble et une détermination politique sont seules à même d’aider à enrayer ce phénomène et à en atténuer les conséquences pour nos sociétés.
Devant la gravité des enjeux, nous attendions, en tant que scientifiques, un engagement fort de l’Etat. Au début de l’été, le 4 juillet, s’est réuni un conseil interministériel consacré à la biodiversité, suivi de la présentation, le lendemain, par Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique et solidaire, d’un plan décliné en plus de 90 projets.

Ces deux événements sans précédent répondent à notre attente : la préservation de la biodiversité y est clairement affichée comme une priorité nationale. Mais il ne faut pas se leurrer, les obstacles seront nombreux pour traduire ces engagements dans les faits. A tous les niveaux, aussi bien national que local, et dans tous les secteurs économiques, les associations de protection de la nature et les décideurs devront travailler ensemble pour faire de la biodiversité l’affaire de tous.
Des enjeux vitaux
Rappelons brièvement l’importance des enjeux : la biodiversité nous rend d’innombrables services. Les productions agricoles dépendent étroitement de la diversité microbienne des sols, de la résistance des variétés cultivées aux ravageurs et aux aléas météorologiques, de la bonne santé des populations de pollinisateurs. Les pêcheries reposent sur une intégrité des écosystèmes aquatiques. L’approvisionnement en eau de qualité dépend largement de la biodiversité, de la capacité des sols cultivés et de leurs abords à limiter la pollution jusqu’au fonctionnement des écosystèmes microbiens que constituent nos stations d’épuration.

A cela s’ajoutent de nombreuses...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ L’exécutif ne cache pas ses échanges  avec les lobbyistes.  Du côté de ces  « représentants d’intérêts », on se félicite d’un contact qui n’a jamais été aussi facile
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Entre Macron et les lobbys, une écoute assumée

L’exécutif ne cache pas ses échanges  avec les lobbyistes.  Du côté de ces  « représentants d’intérêts », on se félicite d’un contact qui n’a jamais été aussi facile



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 11h39
    |

            Cédric Pietralunga








                        



                                


                            

C’était devenu une des antiennes de la campagne présidentielle. « Emmanuel Macron n’a pas la colonne vertébrale ni la volonté » pour résister aux lobbys, s’époumonait en 2017 Benoît Hamon, alors candidat pour le Parti socialiste. « Macron n’a qu’un sujet, c’est plaire aux lobbys », abondait Yannick Jadot, éphémère tête de pont d’Europe Ecologie-Les Verts. Le candidat d’En marche ! avait eu beau, à l’époque, « prendre l’engagement de n’être tenu par personne » et se dire « libre » de tout intérêt, comme lors du débat télévisé avant le premier tour du scrutin, rien n’y a fait.
Surgi de nulle part ou presque, Emmanuel Macron traîne depuis son élection à l’Elysée la réputation d’être davantage perméable aux « représentants d’intérêts », l’appellation officielle des lobbys. Une étiquette héritée du passage dans le privé du futur chef de l’Etat, notamment au sein de la banque Rothschild, de 2008 à 2012. Mais qui est aussi alimentée par l’attitude « pro-business » assumée de l’exécutif, dans ses déclarations comme dans la politique menée depuis le début du quinquennat.
La réalité ? Beaucoup plus complexe, comme souvent. Fort de nouvelles pratiques, le président de la République assume d’avoir dans son entourage des personnes passées par le monde de l’entreprise ou ayant même travaillé pour des lobbys.
La conseillère à l’agriculture de l’Elysée, Audrey Bourolleau, dirigeait ainsi Vin & Société, un important organisme d’influence du monde viticole, avant de rejoindre la campagne d’Emmanuel Macron. Cédric O, autre conseiller du président, travaillait chez le groupe aéronautique Safran ; Claudia Ferrazzi, la conseillère culture, a débuté sa carrière chez Capgemini et au Boston Consulting Group… Des parcours divers mais qui alimentent aussi la suspicion : durant la campagne, Emmanuel Macron avait ainsi dû écarter le médecin hospitalier Jean-Jacques Mourad de son équipe de conseillers, après s’être rendu...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’économiste Liêm Hoang-Ngoc, chargé du chiffrage du programme économique de Jean-Luc Mélenchon lors de la campagne présidentielle, reproche au leader de LFI d’avoir joué, sur l’Europe, « la comédie du plan B ».
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La France insoumise et le « retour de la vieille politique »

Dans une tribune au « Monde », l’économiste Liêm Hoang-Ngoc, chargé du chiffrage du programme économique de Jean-Luc Mélenchon lors de la campagne présidentielle, reproche au leader de LFI d’avoir joué, sur l’Europe, « la comédie du plan B ».



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 14h28
    |

Liêm Hoang-Ngoc (Ancien député (2009-2014) au Parlement européen)







                        



                                


                            
Tribune. Un spectre hante La France insoumise (LFI) : le spectre du débat démocratique, pour lequel elle n’est pas préparée. Les plébéiens demandent à leur tribun de clarifier ses discours : faut-il renoncer à « fédérer le peuple » et à appliquer la stratégie « plan A/plan B » pour changer l’Europe ?
La maxime « fédérer le peuple » est l’antithèse du traditionnel « rassembler la gauche ». Elle repose sur l’idée que les partis de l’ancienne gauche se sont discrédités en participant à des majorités ayant appliqué des politiques conformes aux textes ordolibéraux européens [l’ordolibéralisme fixe pour mission à l’Etat de créer les conditions d’une concurrence « libre et non faussée »].

C’est la raison pour laquelle LFI s’adressait, avec un succès naissant, au peuple français, et non aux partis de ladite « gauche ». Elle lui proposait d’abord de désobéir à ces textes pour appliquer le programme « l’Avenir en commun » dans le cadre de l’euro, en engageant un bras de fer pour obtenir une modification des textes incriminés. C’était le « plan A ». En cas de refus des autres Etats, un « plan B », impliquant une sortie de l’euro, voire de l’Union européenne, serait déclenché.
D’un point de vue rhétorique, l’épouvantail du plan B permettait de s’adapter à tous les auditoires. Pour rassurer les proeuropéens, le plan B était présenté comme la menace crédible obligeant les partenaires européens à accepter le plan A, afin d’éviter l’éclatement de la zone euro. Assimilant la souveraineté populaire à celle des Etats (l’existence d’un peuple européen étant jugée, pour l’heure, hypothétique), le plan A écartait toutefois la perspective d’une Assemblée constituante européenne, jadis défendue par le tribun.
Voilà également pourquoi une démocratisation des institutions, transitant par le renforcement du pouvoir du Parlement européen, au détriment de celui des Etats au Conseil – et donc de l’Allemagne –, n’était pas envisagée.
Un...



                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Le cinéaste, opposé à l’annexion de la Crimée par Moscou, est détenu en Russie, où il a cessé de s’alimenter depuis plus de cent jours.
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Russie : Pompeo exige de « libérer immédiatement » le cinéaste ukrainien Oleg Sentsov

Le cinéaste, opposé à l’annexion de la Crimée par Moscou, est détenu en Russie, où il a cessé de s’alimenter depuis plus de cent jours.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 23h03
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 07h42
   





                        


Le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, a exhorté jeudi 23 août son homologue russe, Sergueï Lavrov, à « libérer immédiatement » le cinéaste ukrainien Oleg Sentsov, en grève de la faim depuis plus de cent jours.
Oleg Sentsov, opposé à l’annexion de la Crimée par Moscou, est détenu en Russie, où il a cessé de s’alimenter le 14 mai. Washington estime qu’il s’agit d’un « prisonnier politique ». « Le secrétaire d’Etat a fait part de notre inquiétude au sujet de la santé de Sentsov et a exhorté la Russie à le libérer immédiatement ainsi que tous les prisonniers politiques ukrainiens », a déclaré la porte-parole de la diplomatie américaine, Heather Nauert.

        Lire aussi la tribune :
         

          « Il faut agir vite pour ne pas laisser Oleg Sentsov mourir »



Oleg Sentsov, 42 ans, n’est maintenu en vie que par les compléments alimentaires injectés par l’administration pénitentiaire russe. Il exige la libération de « tous les prisonniers politiques » ukrainiens emprisonnés en Russie.
En dépit des nombreux appels d’écrivains, d’acteurs ou de cinéastes occidentaux, Moscou a refusé jusqu’ici de céder, arguant des accusations de « terrorisme » lui ayant valu sa condamnation et assurant que le réalisateur devait demander une grâce pour obtenir sa remise en liberté, ce qu’il n’entend pas faire.
Oleg Sentsov a été condamné en 2015 à vingt ans de détention pour « terrorisme » et « trafic d’armes » à l’issue d’un procès qualifié de « stalinien » par Amnesty International et dénoncé par Kiev, l’Union européenne et les Etats-Unis. Les appels en faveur de sa libération se sont multipliés à l’occasion de son 100e jour de grève de la faim, mardi.

        Lire la tribune :
         

          « Oleg Sentsov peut mourir à chaque minute qui passe »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Le groupe a indiqué que « les acteurs engagés dans ce type d’opération d’influence sont en infraction avec nos politiques ».
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Google dit avoir bloqué des comptes d’une « opération d’influence » liée à l’Iran

Le groupe a indiqué que « les acteurs engagés dans ce type d’opération d’influence sont en infraction avec nos politiques ».



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 22h30
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 11h32
   





                        


Le groupe Google a fait savoir, jeudi 23 août, qu’il avait bloqué des chaînes sur YouTube, sa filiale, et plusieurs comptes liés à une campagne de désinformation liée à l’Iran. Des mesures similaires ont été prises par les réseaux sociaux Facebook et Twitter.
« Nous avons identifié et fermé un certain nombre de comptes liés à l’IRIB [Radio-Télévision de la République islamique d’Iran] après que nos équipes ont enquêté sur un éventail d’acteurs suspects liés à l’Iran », a expliqué Kent Walker, vice-président de Google, dans un communiqué. « Les acteurs engagés dans ce type d’opération d’influence sont en infraction avec nos politiques et nous avons rapidement retiré de tels contenus de nos services et fermé les comptes de ces acteurs. »

        Lire aussi :
         

                Facebook découvre de nouvelles « campagnes » de désinformation



Le géant américain, qui s’est adjoint les services de la société de cybersécurité FireEye dans ce dossier, a expliqué avoir bloqué « 39 chaînes YouTube qui ont eu au total 13 466 vues aux Etats-Unis » et avoir désactivé six comptes sur son service de blog Blogger et treize comptes sur son réseau social Google+. « En sus des renseignements reçus par FireEye, nos équipes ont enquêté d’une manière plus large sur des acteurs liés à l’Iran ayant pris part à cet effort » de désinformation, a ajouté Google.
L’importance de « l’opération d’influence » détectée par Google est cependant à relativiser. Outre le faible nombre de comptes détectés, les sites et comptes identifiés publiaient des messages favorables à l’accord sur le nucléaire iranien ou critiques d’Israël, mais ne tentaient pas, comme le faisaient les messages russes de la présidentielle 2016, de pousser des sujets de société clivants pour la société américaine. « L’opération » n’était donc comparable ni dans sa méthode, ni dans son ampleur, aux efforts de propagande russes.
Blocage d’attaques de « phishing »
Le groupe a informé les parlementaires américains et les forces de l’ordre des découvertes de son enquête, y compris s’agissant des contenus à caractère politique qui y étaient associés.
Il dit avoir également bloqué des attaques de « phishing » menées sur les directives d’un Etat, sans préciser lequel, au cours desquelles des messages trompeurs étaient envoyés à des utilisateurs de son service gratuit de courriel afin qu’ils divulguent des informations comme leurs mots de passe.
« Ces derniers mois, nous avons détecté et bloqué des tentatives d’acteurs liés à un Etat dans plusieurs pays pour cibler des campagnes politiques, des journalistes, des militants et des universitaires dans le monde entier », dit Google, affirmant avoir renforcé ses protections au cours de l’année écoulée contre des « acteurs liés » à l’« Internet Research Agency » (IRA), soupçonné d’être un bras numérique du Kremlin.
De ce fait, 42 chaînes YouTube et un compte sur Blogger ont été supprimés dans le cadre de cette surveillance des activités de l’IRA, a-t-il précisé.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Le cofondateur du Média et psychanalyste a été critiqué sur les réseaux sociaux pour cette nouvelle collaboration.
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Gérard Miller et le directeur de « Valeurs actuelles » rejoignent LCI

Le cofondateur du Média et psychanalyste a été critiqué sur les réseaux sociaux pour cette nouvelle collaboration.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 21h53
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 22h28
   





                        


Le cofondateur du site Le Média Gérard Miller a été recruté par LCI pour débattre avec le directeur de la rédaction de Valeurs actuelles, Geoffroy Lejeune, a annoncé jeudi 23 août la chaîne du groupe TF1, confirmant des informations du site PureMédias. Le psychanalyste avait écrit mercredi sur Twitter qu’il allait « ferrailler le lundi à 17 heures ».

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                De Michel Drucker à Jean-Luc Mélenchon, le complexe Gérard Miller



Critiqué sur les réseaux sociaux pour cette nouvelle collaboration, Gérard Miller, 70 ans, compagnon de longue date de Jean-Luc Mélenchon, a répondu qu’il avait « été chroniqueur à France 2, à Europe 1, à Inter, à Paris Première, à RTL, etc. ». « J’y ai toujours dit ce que je voulais. Faut que je demande la permission à qui pour parler dans le poste ? », a-t-il fait mine de demander.

Chroniqueur sur RTL depuis plusieurs années (« On refait le monde »), je serai également à la rentrée sur LCI, où j… https://t.co/IlSMLjqiUf— millerofficiel (@Gérard Miller)


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Luc Ferry et Rokhaya Diallo recrutés aussi
Geoffroy Lejeune, âgé de 29 ans, directeur de la rédaction du magazine de droite depuis 2016, présentera également deux « billets d’humeur » chaque matin sur la chaîne du groupe Bouygues, remplaçant la journaliste Natacha Polony, a fait savoir LCI.
La chaîne d’information a confirmé le recrutement d’autres voix pour intervenir dans ses émissions : l’ex-ministre de l’éducation Luc Ferry ferraillera avec Daniel Cohn-Bendit (ex-Europe 1) le dimanche soir ; la militante antiraciste Rokhaya Diallo interviendra tous les lundis dans l’émission de David Pujadas ; le polémiste André Bercoff sera opposé à Soazig Quéméner, la rédactrice en chef politique du magazine Marianne, tous les vendredis dans l’émission d’Arlette Chabot.
L’ex-directeur du Point Franz-Olivier Giesbert interviendra également à l’antenne, et l’humoriste Yassine Belattar participera à l’émission d’Audrey Crespo-Mara, entre 10 heures et midi.
Dans le cadre de ses recrutements de rentrée, LCI avait déjà annoncé mardi que l’économiste Pascal Perri, qui intervenait depuis 2006 dans « Les Grandes Gueules », sur RMC, animerait une émission quotidienne de débat sur l’actualité économique et sociale de 16 heures à 17 heures.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Alors que tous les partis se préparent pour les élections européennes, prévues en mai 2019, tour d’horizon des événements organisés pour marquer cette rentrée politique.
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PS, LR, LRM… les partis se font discrets pour leur rentrée politique

Alors que tous les partis se préparent pour les élections européennes, prévues en mai 2019, tour d’horizon des événements organisés pour marquer cette rentrée politique.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 19h34
   





                        



   


L’heure de la rentrée a sonné pour les partis politiques. Mais le temps des grands raouts, qui a longtemps marqué le retour des vacances, est révolu. Le Parti socialiste ne réunit que ses élus à son université d’été, Les Républicains avancent en ordre dispersé, La République en marche se fait discrète… Tous ont cependant un objectif commun en tête : les élections européennes de mai 2019.
Tour d’horizon des événements organisées par les principaux partis politiques en cette rentrée.
La France insoumise veut être le premier parti d’opposition
Quand se déroule son université d’été ? Du 23 au 26 août, à Marseille.
Quels sont les enjeux ? Ce sont les premiers de cordée en cette rentrée politique. Avant tous les autres partis, La France insoumise (LFI) a débuté jeudi, dans la matinée, son université d’été, baptisée « Amfis », à Marseille, où Jean-Luc Mélenchon a été élu député il y a plus d’un an. A l’approche des élections européennes de mai 2019, LFI souhaite incarner, dans la rue et à l’Assemblée nationale, le premier parti d’opposition à Emmanuel Macron.

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                Convalescents, les partis politiques en quête de nouvelles idées



« Pour nous, l’élection sera aussi un référendum anti-Macron, prévient Jean-Luc Mélenchon dans un entretien à La Provence, jeudi. Faire l’Europe en défaisant la France, pour nous c’est un “non” catégorique. »
A l’occasion de cette université d’été, le parti de M. Mélenchon a d’ailleurs invité des élus du Parti communiste, du Parti socialiste et des Républicains à prendre la parole dans certains débats. Deux députés de la majorité, Sonia Krimi (La République en marche) et Jean-Michel Clément, qui a quitté le groupe LRM pour protester contre la loi asile et immigration, ont également été conviés, mais ont décliné « pour raisons personnelles ».
A l’approche des élections européennes, M. Mélenchon joue désormais la carte de l’apaisement et du rassemblement dans l’espoir d’arriver en tête de la gauche lors de ce scrutin. Dans cette optique, le député européen Emmanuel Maurel, figure de l’aile gauche du Parti socialiste, pourrait rejoindre M. Mélenchon pour ces élections. Les deux hommes se sont d’ailleurs invités à leur université d’été respective, à Marseille, où un ralliement du socialiste pourrait être annoncé.
Le Parti socialiste sans militant, ni François Hollande
Quand se déroule son rassemblement ? Du 23 au 25 août, à La Rochelle.
Quels sont les enjeux ? Du côté du Parti socialiste, les militants ne sont une nouvelle fois pas les bienvenus à l’occasion de son rassemblement annuel. En difficulté financière à la suite de ses déconvenues électorales, le PS n’a convié que ses élus à La Rochelle, où ils seront près de quatre cents. C’était déjà le cas en 2017, lors de son université d’été.
« Nous essaierons de réunir à nouveau tous les militants l’année prochaine. Mais nous vivons une période particulière, avec un plan social et un déménagement du siège à préparer. Avec les quarante permanents qu’il nous reste, nous n’étions pas en mesure d’organiser une université d’été », a expliqué à l’Express le premier secrétaire du PS, Olivier Faure. Il clôturera ce séminaire samedi par un discours « sur le pouvoir macroniste, et les combats à mener ».

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                François Rebsamen : « Le PS peut disparaître »



Olivier Faure devra composer avec les divisions toujours aussi fortes dans le parti. Son initiative de proposer au socialiste belge Paul Magnette – qui a finalement décliné la proposition – la tête de liste du PS aux élections européennes n’a pas toujours été appréciée au sein du parti. « Je n’étais pas au courant, j’ai découvert cela dans la presse, a notamment regretté Stéphane Le Foll dans une interview au Figaro. Ça aurait pourtant pu être l’objet d’une discussion… »
Par ailleurs, l’ancien président de la République, François Hollande, a finalement décidé de ne pas se rendre à La Rochelle. Après avoir envisagé d’y faire un discours sur l’Europe, l’ex-chef de l’Etat, qui était disponible seulement le jour de la clôture, a décliné l’invitation, histoire de ne pas gêner M. Faure. « Il laisse les choses se faire, il n’est pas élu. Sa rentrée se tiendra le 31 août à Cherbourg », a expliqué au Monde son entourage.
Le Parti communiste miné par les divisions
Quand se rassemblent-ils ? Du 24 au 26 août, à Angers.
Quels sont les enjeux ? Si le Parti communiste est parvenu à désigner sa tête de liste pour les élections européennes, en l’occurrence l’élu parisien Ian Brossat, il paraît profondément divisé en cette rentrée politique à Angers, à partir de vendredi. Tous ont en tête le congrès extraordinaire du PCF qui se tiendra en novembre, à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne).
Pierre Laurent, secrétaire national depuis 2010, qui brigue un nouveau mandat – et la direction ont proposé un texte, appelé « base commune ». Il a été adopté par le Conseil national (le Parlement du parti) au début de l’été par 49 voix sur 91 présents (sur les 168 sièges que compte cette instance).
Cette adoption a minima a ouvert la voie à trois propositions alternatives, qui représentent des courants de pensées et des choix stratégiques parfois très éloignés les uns des autres. Un débat entre les signataires des motions comme Pierre Laurent et les députés André Chassaigne et Elsa Faucillon aura lieu. A l’occasion de ce week-end à Angers, seront également organisés des ateliers sur l’Europe et un « speed dating pour parler aux élus », a précisé M. Brossat à l’Agence France-Presse.

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                Les communistes sous tension avant leur congrès



Les Républicains rentrent en ordre dispersé
Quand se déroulent leurs rassemblements ? Le 25 août à Brive-la-Gaillarde (Corrèze) pour Valérie Pécresse, le 26 août au mont Mézenc (Haute-Loire) pour Laurent Wauquiez.
Quels sont les enjeux ? Comme depuis 2012, il n’y aura pas de « campus d’été » unitaire chez Les Républicains. La rentrée se fera une nouvelle fois en ordre dispersée. « Il aurait pu être plus intéressant de pouvoir organiser une rentrée commune, lors d’une université d’été organisée par les jeunes Républicains ou par le parti lui-même », a regretté le député du Pas-de-Calais, Pierre-Henri Dumont.
La première à dégainer sera Valérie Pécresse, qui réunit ses soutiens vendredi, à Brive-la-Gaillarde, sous la bannière de son mouvement, « Libres ! ». Au programme, des tables rondes sur le pouvoir d’achat, la ruralité et l’immigration avant un discours de la présidente de l’Ile-de-France.
De son côté, le président LR fera sa traditionnelle escalade du mont Mézenc. Laurent Wauquiez devrait contenter une partie de ses soutiens qui le jugent trop peu visible depuis son élection à la tête du parti, en augmentant sa présence dans les médias. Il se rendra par ailleurs, du 7 au 14 septembre, en Nouvelle-Calédonie, en prévision du référendum sur l’indépendance, et effectuera de nombreux déplacements dans les fédérations LR, qui éliront leurs dirigeants en octobre. Le dossier principal reste toutefois les élections européennes, LR n’ayant toujours pas annoncé sa tête de liste pour le scrutin.

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Une rentrée a minima pour le Rassemblement national
Quand est organisée sa « formation technique » ? Début septembre.
Quels sont les enjeux ? C’est un menu de rentrée allégé qui attend les militants du Rassemblement national, en ce mois de septembre. Pour sa première sortie officielle, la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, se rendra à la foire agricole de Châlons-en-Champagne (Marne), le 7 septembre. L’université d’été prévue a en revanche été déclassée en journée de « formation technique » réservée aux élus, le 15 septembre, à Fréjus (Var), et se poursuivra le lendemain par un meeting et le discours de rentrée Mme Le Pen, qui évoquera notamment la question européenne.

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L’ex-Front national n’a pas les moyens d’organiser de grand raout de rentrée. Début juillet, les juges français en charge de l’enquête sur l’utilisation de l’argent de Bruxelles par le parti d’extrême droite ont saisi à titre conservatoire deux millions d’euros d’aide publique dus au Rassemblement national. Mme Le Pen dénonçant un « assassinat politique », un appel aux dons lancé dans la foulée de la saisie a permis de réunir plus de 600 000 euros, selon son conseiller, Philippe Olivier, confirmant une information du Parisien. Les finances du parti sont donc limitées, au moins jusqu’au 26 septembre, jour où la cour d’appel de Paris rendra sa décision sur le recours formé par le RN sur cette saisie.
Autre changement en cette rentrée, Marine Le Pen ne réunira pas les militants du RN dans le village de Brachay, comme elle en avait pris l’habitude ces dernières années pour parler à la « France des oubliés ». Ce rendez-vous de rentrée est rendu impossible cette année par le ralliement du maire à son ancien bras droit, Florian Philippot qui est désormais à la tête des Patriotes.
Pas d’université d’été pour La République en marche
Affaibli et critiqué en interne pour sa gestion de l’affaire Benalla, le délégué général de la République en marche, Christophe Castaner, n’a pas tenu à organiser d’université d’été pour réunir les militants.
Pourtant, le mouvement fondé par Emmanuel Macron aurait pu saisir l’occasion d’enfin rassembler son « Conseil », à savoir le « Parlement » du parti, dont les statuts exigent qu’il soit convoqué deux fois par an. Cet organe d’environ huit cents membres, symbole supposé de démocratie interne, est pourtant délaissé depuis son intronisation, en novembre 2017. Confronté à la démotivation d’une partie de ses troupes, LRM doit trouver un nouveau souffle en vue des élections européennes.
Selon le Journal du dimanche, le délégué général de La République en marche effectuera seulement une conférence de presse, à Paris, le 4 septembre, pour lancer la campagne des élections européennes. Et le mouvement fondé par Emmanuel Macron compte organiser près de mille événements simultanément le dernier week-end de septembre, selon Le Figaro.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Selon « Le Canard enchaîné », la maison d’édition naguère dirigée par la ministre de la culture n’a pas demandé d’autorisation pour agrandir ses locaux.
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Article sélectionné dans La Matinale du 23/08/2018
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Actes Sud : le parquet de Paris ouvre une enquête sur les travaux immobiliers autorisés par Françoise Nyssen

Selon « Le Canard enchaîné », la maison d’édition naguère dirigée par la ministre de la culture n’a pas demandé d’autorisation pour agrandir ses locaux.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 13h23
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 15h08
   





                        


Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire, jeudi 23 août, après les révélations du Canard enchaîné, mercredi, selon lesquelles l’ancienne patronne d’Actes Sud et désormais ministre de la culture, Françoise Nyssen, avait en 1997 augmenté de 150 m2 la surface des bureaux parisiens de la maison d’édition « sans autorisation de travaux ni déclaration au fisc ». Ces investigations, qui doivent déterminer si ces travaux respectent le code de l’urbanisme, ont été confiées à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne.
Plus tôt dans la journée, Françoise Nyssen a déclaré qu’« aucune entreprise n’est au-dessus des lois. (…) La mise en conformité par Actes Sud est une évidence ». Dans un communiqué diffusé jeudi, les éditions Actes Sud disent également avoir « mandaté le cabinet de Maître Franck Benalloul, avocat au barreau de Marseille, afin qu’il entreprenne toutes les démarches qui s’avéreraient nécessaires pour une mise en conformité au code de l’urbanisme de [leurs] bureaux parisiens », au cœur du Quartier latin.
Par ailleurs, l’association de défense du patrimoine Sites & Monuments accuse Mme Nyssen de s’être « affranchie des règles du droit du patrimoine et de l’urbanisme », et a fait savoir qu’elle avait « décidé de déposer une plainte » auprès du procureur de la République contre la ministre.
« Petit “oubli” »
Selon Le Canard enchaîné du 22 août, la ministre de la culture, Françoise Nyssen, a fait agrandir de 150 mètres carrés les locaux parisiens d’Actes Sud, qu’elle dirigeait avant de devenir ministre, sans en informer la direction de l’urbanisme de la Mairie de Paris ni le fisc. Or une autorisation est nécessaire à partir de l’ajout de 20 mètres carrés.
Ces travaux, réalisés dans un bâtiment du XVIIIe siècle inscrit à l’inventaire des Monuments historiques, auraient également dû faire l’objet d’une demande auprès des Bâtiments de France et de l’architecte en chef des Monuments historiques.
« Ce petit “oubli” a pu permettre à la société de la ministre de réduire d’un tiers l’impôt immobilier [la cotisation foncière des entreprises] qu’elle acquitte chaque année pour son siège parisien », estime Le Canard enchaîné.
Interrogé mercredi, Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement, a rappelé que « le président de la République s’[était] engagé sur l’exemplarité (…) et sur notamment les exigences de transparence ». En juin, l’hebdomadaire avait déjà dénoncé l’agrandissement du siège d’Actes Sud à Arles, réalisé en 2011 sans les autorisations nécessaires, cette situation ayant été régularisée avant l’entrée de Françoise Nyssen au gouvernement. La ministre avait alors regretté une « négligence ».

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ La loi Pacte sur la croissance des entreprises devrait être examinée en septembre à l’Assemblée nationale.
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En difficulté, l’exécutif affiche son volontarisme

La loi Pacte sur la croissance des entreprises devrait être examinée en septembre à l’Assemblée nationale.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 11h32
    |

            Benoît Floc'h et 
Cédric Pietralunga








                        



                                


                            

« J’espère que vous avez rechargé les batteries. Les nôtres sont pleines ! » A l’issue du conseil des ministres de rentrée, qui s’est tenu à l’Elysée mercredi 22 août, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a donné le ton. Pas question pour l’exécutif de ralentir ou de changer de cap après la pause estivale et l’affaire Benalla, dont les soubresauts ont pourtant fait tanguer la majorité.
Selon M. Griveaux, Emmanuel Macron a profité de ce premier conseil pour indiquer à ses ministres que « la rentrée du gouvernement doit s’inscrire dans la cohérence et l’intensité de la transformation qui a été celle engagée depuis un an pour notre pays ». « Rien ne [doit] nous faire dévier de la stratégie qui a été décidée par les Français », a ajouté le président de la République, qui devrait encore passer quelques jours de vacances au fort de Brégançon (Var) en fin de semaine.
Alors que la réforme des institutions semblait encalminée, à la suite de l’abandon des débats à l’Assemblée nationale en juillet pour cause de scandale Benalla, M. Macron a ainsi affirmé qu’il n’était pas question d’y renoncer. « Nous sommes très attachés à ce que nous puissions réviser la constitution, c’est aussi le souhait qui s’est exprimé très clairement dans les urnes lors des élections présidentielle et législatives », a déclaré M. Griveaux.

« Ouvrir deux week-ends de plus »
Pour autant, aucune date pour la reprise de l’examen du texte n’a été donnée. « Le plus tôt sera le mieux », a seulement glissé le porte-parole du gouvernement. Certains députés de la majorité évoquent quatre jours de discussions à trouver dans le calendrier parlementaire. « Ça se trouve, on peut ouvrir deux week-ends de plus », assure l’un d’eux.
Longtemps repoussée, la loi Pacte destinée à doper la croissance des entreprises devrait être finalement examinée en septembre. Ce texte, qui comprend de nombreuses mesures de simplification,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Le PCF organise son université d’été à Angers, du 24 au 26 août,  sur fond de divergences politiques et stratégiques internes.
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Les communistes sous tension avant leur congrès

Le PCF organise son université d’été à Angers, du 24 au 26 août,  sur fond de divergences politiques et stratégiques internes.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 11h25
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 10h23
    |

            Abel Mestre








                        



                                


                            

Le sujet est déjà dans toutes les têtes des militants communistes : le congrès extraordinaire du Parti communiste français (PCF), qui aura lieu en novembre à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), occupera les conversations à Angers lors de l’université de rentrée, du 24 au 26 août. Et fera l’objet d’un débat dimanche. « Il faut que le parti soit capable de faire vivre la discussion entre communistes », reconnaît Elsa Faucillon, députée des Hauts-de-Seine, et signataire d’un texte « alternatif » à celui de la direction.
A trois mois du congrès, le PCF apparaît divisé. Pierre Laurent − secrétaire national depuis 2010, qui brigue un nouveau mandat – et la direction ont proposé un texte, appelé dans le jargon de la place du Colonel-Fabien « base commune ». Il a été adopté par le Conseil national (le Parlement du parti), au début de l’été, par 49 voix sur les 91 présents (sur 168 sièges que compte cette instance). Une adoption à quelques voix donc, qui a ouvert la voie à trois propositions alternatives qui représentent des courants de pensées et des choix stratégiques parfois extrêmement éloignés les uns des autres.

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, se veut malgré tout confiant : « Je ne crois pas qu’il y ait un climat de chikayas ni de division de la famille communiste. Il y a une exigence de débat sur le fond, sans a priori, sans tabou, mais dans un climat de fraternité et de respect. » 
Tous les textes défendent une réaffirmation du Parti communiste à gauche, inventer un « communisme du XXIe siècle ». « Il y a une demande très forte pour que le parti soit réidentifié dans le paysage politique français », continue M. Dartigolles. Voilà pour le dénominateur commun. Reste que la direction communiste a face à elle une multitude de critiques sur son bilan, ses méthodes et son texte « indigent », « insuffisant ». Sa chance : l’hétérogénéité des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Démonétisés et affaiblis, les partis, qui lancent cette semaine leur université d’été, tentent d’associer de nouveaux intellectuels afin d’irriguer et de fortifier leur logiciel ou leur doctrine.
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Convalescents, les partis politiques en quête de nouvelles idées

Démonétisés et affaiblis, les partis, qui lancent cette semaine leur université d’été, tentent d’associer de nouveaux intellectuels afin d’irriguer et de fortifier leur logiciel ou leur doctrine.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 11h22
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 16h20
    |

            Olivier Faye, 
Abel Mestre, 
Cédric Pietralunga, 
                                Astrid de Villaines et 
Lucie Soullier








                        



                                


                            
Il y a eu le démographe Emmanuel Todd dans les années 1990. Puis le géographe Christophe Guilluy pour la décennie 2010. Depuis quelques mois, certains responsables politiques s’entichent d’un nouvel intellectuel, qui ausculte, lui aussi, les fractures des sociétés occidentales : David Goodhart, auteur de The road to somewhere (Penguin Books Ltd, 2017, non traduit). Comme l’a relevé L’Opinion, cet essayiste britannique, qui analyse le phénomène populiste à travers le fossé séparant élites mondialisées et classes populaires sédentaires, plaît beaucoup au sein de la droite.
Xavier Bertrand, Guillaume Peltier ou encore Laurent Wauquiez le citent en exemple – le président du parti Les Républicains a même invité M. Goodhart à une convention de LR sur l’immigration, en avril. Cet ancien journaliste du Financial Times séduit aussi dans les sphères macronistes : Bernard Spitz, président des Gracques – un think tank proche du président de la République –, loue ses « leçons ». En cette rentrée de l’an II du « nouveau monde », brandir en étendard un intellectuel sert à montrer que l’on travaille au renouvellement de son logiciel. Ou plus simplement à le définir.
Dans le paysage éclaté des universités d’été à droite, la réunion de Valérie Pécresse à Brive-la-Gaillarde (Corrèze), vendredi 24 août, se veut d’ailleurs « placée sous le signe des idées », revendique son entourage. La présidente de la région Ile-de-France, qui a publié deux livrets thématiques ces derniers mois – sur l’Europe et sur les déserts médicaux –, a invité l’économiste Marc Ivaldi à discourir sur le thème du pouvoir d’achat ; elle revendique, aussi, de s’inspirer du prix Nobel d’économie Jean Tirole pour réfléchir à l’avenir de l’assurance-chômage. Une manière pour Mme Pécresse de préempter la case « droite moderne » face à son rival Laurent Wauquiez, accusé de manquer de créativité.

Certes, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes...




                        

                        


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François Rebsamen : « Le PS peut disparaître »

L’ancien ministre socialiste, toujours proche de François Hollande, critique la « dérive » du quinquennat d’Emmanuel Macron.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 11h19
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 11h23
    |

                            Astrid de Villaines








                        



                                


                            

Après cinq mois de retrait de la vie politique pour soigner un cancer, l’ancien ministre socialiste François Rebsamen signe son retour en reprenant ses fonctions à la mairie de Dijon et à la métropole et comme président de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains, qui organise son université d’été à La Rochelle du 23 au 25 août.
Qu’attendez-vous du rendez-vous de La Rochelle ?
François Rebsamen : C’est un moment important. Quatre cents élus des municipalités, des départements et des régions seront présents. Ils ne viennent pas en pèlerinage mais en formation pour partager leurs expériences locales. Il a fallu renouer avec La Rochelle puisque malheureusement le PS n’y va plus.
Regrettez-vous que le PS n’ait pas organisé d’université d’été cette année ?
Oui, comme beaucoup de militants. C’est comme cela qu’un parti politique se délite : quand on ne fait plus rien. J’ai été absent pendant cinq mois, mais si j’avais été là, j’aurais demandé un rassemblement. Je souhaite qu’on renoue avec cette tradition à La Rochelle.
Etes-vous convaincu par les premiers mois d’Olivier Faure à la tête du PS ?
Olivier Faure a récupéré un parti en mauvais état. Je pense qu’il faut être plus présent et plus offensif. Il ne faut pas avoir peur de François Hollande, ni de notre histoire. Si on continue d’avoir peur de notre nom [le groupe à l’Assemblée s’est rebaptisé Nouvelle Gauche] ou de notre histoire, le PS peut disparaître.
François Hollande a finalement décidé de ne pas venir à La Rochelle. Croyez-vous à un retour de l’ancien chef de l’Etat ?
Je n’ai jamais invité François Hollande. Il a envisagé de venir et je lui ai dit qu’il pouvait s’il le souhaitait. J’ai beaucoup discuté avec lui cet été, sa passion pour la politique est intacte. Il s’exprime et sa parole nous est utile.

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La rentrée politique du Rassemblement national assombrie par ses affaires

La justice a saisi 2 millions d’euros d’aide publique sur les comptes du parti d’extrême droite dans l’enquête sur l’utilisation des fonds européens.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 11h16
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 11h26
    |

            Lucie Soullier








                        



                                


                            

Le message de rappel est épinglé sur le compte Twitter du Rassemblement national (RN), à l’approche de sa rentrée : « Résistez. Donnez. » Les vacances estivales de la formation d’extrême droite se sont écoulées au rythme de la dernière infortune du parti de Marine Le Pen. Début juillet, les juges français chargés d’une enquête sur l’utilisation de l’argent de Bruxelles par l’ex-Front national ont saisi à titre conservatoire 2 millions d’euros d’aide publique dus au parti. « Assassinat politique », ont martelé tout l’été ses lieutenants, en écho à leur présidente, appelant à lutter contre ce qu’ils considèrent être « la dérive dictatoriale de juges politisés ».
L’appel aux dons lancé dans la foulée de la saisie a permis de réunir plus de 600 000 euros, selon le conseiller de Marine Le Pen, Philippe Olivier, confirmant une information du Parisien. Lui n’est pas inquiet : « Les choses qu’on a à dire, comme le délire de tout ouvrir aux migrants, on se débrouillera pour les dire. » C’est chose faite.
Reste que la somme récoltée est « loin d’être suffisante » pour permettre au RN de fonctionner à plein régime, préfère rappeler le délégué national aux ressources du parti, Jean-Lin Lacapelle, pour qui la situation financière est « toujours aussi grave. Nous avons juste obtenu un sursis grâce aux dons ». Si les salaires et le loyer du Carré de Nanterre sont assurés pour quelques semaines encore, le RN serait toujours au bord du dépôt de bilan, s’alarment plusieurs responsables. Les mouvements du parti sont donc freinés jusqu’au 26 septembre, date de la décision de la cour d’appel de Paris qui examine actuellement le recours formé par le RN sur la saisie de ses 2 millions d’euros de financement public.

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