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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-1"> ¤ Dans un entretien au « Monde », le sociologue Eric Fassin revient sur ce concept né dans les années 1990, au cœur de beaucoup polémiques récentes.
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Eric Fassin : « L’appropriation culturelle, c’est lorsqu’un emprunt entre les cultures s’inscrit dans un contexte de domination »

Dans un entretien au « Monde », le sociologue Eric Fassin revient sur ce concept né dans les années 1990, au cœur de beaucoup polémiques récentes.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 18h52
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 18h58
    |

            Laura Motet








                        



   


Des internautes se sont empoignés sur ces deux mots tout l’été : « appropriation culturelle ». Le concept, né bien avant Twitter, connaît un regain de popularité. Dernièrement, il a été utilisé pour décrire aussi bien le look berbère de Madonna lors des MTV Video Music Awards, la dernière recette de riz jamaïcain du très médiatique chef anglais Jamie Oliver, ou l’absence de comédien autochtone dans la dernière pièce du dramaturge québécois Robert Lepage, Kanata, portant justement sur « l’histoire du Canada à travers le prisme des rapports entre Blancs et Autochtones ».
Qu’ont en commun ces trois exemples ? Retour sur la définition et sur l’histoire de l’« appropriation culturelle » avec Eric Fassin, sociologue au laboratoire d’études de genre et de sexualité de l’université Paris-VIII et coauteur de l’ouvrage De la question sociale à la question raciale ? (La Découverte).
D’où vient le concept d’« appropriation culturelle » ?
Eric Fassin : L’expression apparaît d’abord en anglais, à la fin du XXe siècle, dans le domaine artistique, pour parler de « colonialisme culturel ». Au début des années 1990, la critique bell hooks, figure importante du Black feminism, développe par exemple ce concept, qu’elle résume d’une métaphore : « manger l’Autre. » C’est une approche intersectionnelle, qui articule les dimensions raciale et sexuelle interprétées dans le cadre d’une exploitation capitaliste.
Un regard « exotisant »
Cette notion est aussi au cœur de la controverse autour de Paris Is Burning, un film documentaire de 1990 sur la culture des bals travestis à New York. Une autre critique noire, Coco Fusco, reprochait à la réalisatrice Jenny Livingstone, une lesbienne blanche, son regard « exotisant » sur ces minorités sexuelles et raciales. Pour elle, il s’agissait d’une forme d’appropriation symbolique mais aussi matérielle, puisque les sujets du film se sont sentis floués, dépossédés de leur image.

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                Au Canada, la notion d’« appropriation culturelle » déchire le monde littéraire



Comment définir ce concept ?
E. F. : Ce qui définit l’appropriation culturelle, comme le montre cet exemple, ce n’est pas seulement la circulation. Après tout, l’emprunt est la règle de l’art, qui ne connaît pas de frontières. Il s’agit de récupération quand la circulation s’inscrit dans un contexte de domination auquel on s’aveugle. L’enjeu n’est certes pas nouveau : l’appropriation culturelle, au sens le plus littéral, remplit nos musées occidentaux d’objets « empruntés », et souvent pillés, en Grèce, en Afrique et ailleurs. La dimension symbolique est aujourd’hui très importante : on relit le primitivisme artistique d’un Picasso à la lumière de ce concept.
Ce concept a-t-il été intégré dans le corpus intellectuel de certaines sphères militantes ?
E. F. : Ces références théoriques ne doivent pas le faire oublier : si l’appropriation culturelle est souvent au cœur de polémiques, c’est que l’outil conceptuel est inséparablement une arme militante. Ces batailles peuvent donc se livrer sur les réseaux sociaux : l’enjeu a beau être symbolique, il n’est pas réservé aux figures intellectuelles. Beaucoup se transforment en critiques culturels en reprenant à leur compte l’expression « appropriation culturelle ».
En quoi les polémiques nées ces derniers jours relèvent-elles de l’appropriation culturelle ?
E. F. : Ce n’est pas la première fois que Madonna est au cœur d’une telle polémique. En 1990, avec sa chanson Vogue, elle était déjà taxée de récupération : le voguing, musique et danse, participe en effet d’une subculture noire et hispanique de femmes trans et de gays. Non seulement l’artiste en retirait les bénéfices, mais les paroles prétendaient s’abstraire de tout contexte (« peu importe que tu sois blanc ou noir, fille ou garçon »). Aujourd’hui, son look de « reine berbère » est d’autant plus mal passé qu’elle est accusée d’avoir « récupéré » l’hommage à la « reine » noire Aretha Franklin pour parler… de Madonna : il s’agit bien d’appropriation.
La controverse autour de la pièce Kanata, de Robert Lepage, n’est pas la première non plus — et ces répétitions éclairent l’intensité des réactions : son spectacle sur les chants d’esclaves avait également été accusé d’appropriation culturelle, car il faisait la part belle aux interprètes blancs. Aujourd’hui, c’est le même enjeu : alors qu’il propose une « relecture de l’histoire du Canada à travers le prisme des rapports entre Blancs et Autochtones », la distribution oublie les « autochtones » — même quand ils se rappellent au bon souvenir du metteur en scène. C’est encore un choix revendiqué : la culture artistique transcenderait les cultures « ethniques ».

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                Robert Lepage annule « Kanata »



Par comparaison, l’affaire du « riz jamaïcain » commercialisé par Jamie Oliver, chef britannique médiatique, peut paraître mineure ; elle rappelle toutefois comment l’ethnicité peut être utilisée pour « épicer » la consommation. Bien sûr, la nourriture aussi voyage. Reste qu’aujourd’hui cette mondialisation marchande du symbolique devient un enjeu.
Pourquoi ce concept fait-il autant polémique ?
E. F. : En France, on dénonce volontiers le communautarisme… des « autres » : le terme est curieusement réservé aux minorités, comme si le repli sur soi ne pouvait pas concerner la majorité ! C’est nier l’importance des rapports de domination qui sont à l’origine de ce clivage : on parle de culture, en oubliant qu’il s’agit aussi de pouvoir. Et c’est particulièrement vrai, justement, dans le domaine culturel.
Songeons aux polémiques sur l’incarnation des minorités au théâtre : faut-il être arabe ou noir pour jouer les Noirs et les Arabes, comme l’exigeait déjà Bernard-Marie Koltès, en opposition à Patrice Chéreau ? Un artiste blanc peut-il donner en spectacle les corps noirs victimes de racisme, comme dans l’affaire « Exhibit B » ? La réponse même est un enjeu de pouvoir.
On parle de culture, en oubliant qu’il s’agit aussi de pouvoir
En tout cas, l’esthétique n’est pas extérieure à la politique. La création artistique doit revendiquer sa liberté ; mais elle ne saurait s’autoriser d’une exception culturelle transcendant les rapports de pouvoir pour s’aveugler à la sous-représentation des femmes et des minorités raciales. L’illusion redouble quand l’artiste, fort de ses bonnes intentions, veut parler pour (en faveur de) au risque de parler pour (à la place de).
Le monde universitaire n’est pas épargné par ces dilemmes : comment parler des questions minoritaires, quand on occupe (comme moi) une position « majoritaire », sans parler à la place des minorités ? Avec Marta Segarra, nous avons essayé d’y faire face dans un numéro de la revue Sociétés & Représentations sur la (non-)représentation des Roms : comment ne pas redoubler l’exclusion qu’on dénonce ? Dans notre dossier, la juriste rom Anina Ciuciu l’affirme avec force : être parlé, représenté par d’autres ne suffit pas ; il est temps, proclame cette militante, de « nous représenter ». Ce n’est d’ailleurs pas si difficile à comprendre : que dirait-on si les seules représentations de la société française nous venaient d’Hollywood ?

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                Les coiffes amérindiennes dans les défilés font-elles du tort à une culture menacée ?






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-2"> ¤ La manifestation iséroise a connu, jeudi 23 août, une journée placée sous le signe des visions.
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Excursion dans l’au-delà au Festival Berlioz

La manifestation iséroise a connu, jeudi 23 août, une journée placée sous le signe des visions.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 18h23
    |

                            Pierre Gervasoni (La Côte-Saint-André (Isère)








                        



                                


                            

Qui dit Berlioz dit fantastique. Qu’on évoque son œuvre la plus célèbre – la Symphonie fantastique, qui s’achève lors d’« une nuit de sabbat » – ou tant d’autres partitions inspirées par l’amour de l’au-delà, au propre comme au figuré (à l’instar des Nuits d’été où une âme défunte chante sur des vers de Théophile Gautier), le surnaturel est toujours de la partie. Souvent sur fond de religion, comme le laisse entendre avec humour l’exclamation « Sacré Berlioz ! » qui donne le ton de l’édition 2018 du festival consacré au compositeur à La Côte-Saint-André (Isère), où il est né en 1803.
Si la manifestation, qui se déroule jusqu’au 2 septembre, privilégie les grandes fresques berlioziennes en la matière (L’Enfance du Christ, le 25 août, la Messe solennelle, le 28), elle invite aussi à considérer la thématique d’un point de vue plus large, qu’il s’agisse du genre musical (pas forcément religieux) ou des compositeurs (Berlioz et ses contemporains). Il en allait ainsi, le 23 août, avec deux rendez-vous placés sous l’égide de la vision ou de l’hallucination.
D’abord lumineux comme un ­vitrail, le piano de Philippe Bianconi verse dans la sombre frénésie d’un carillon ensorcelé
Donné par le pianiste Philippe Bianconi dans l’église Saint-André, le premier concert ouvrait sur le fantastique allemand par le biais de deux cycles de Robert Schumann à l’origine commune : la production littéraire d’E.T.A. Hoffmann. Les Fantasiestücke font écho à la situation personnelle du jeune compositeur, ballotté entre le doute et l’espoir quant à la possibilité de s’unir à sa bien-aimée. Huit pièces de « fantaisie » (au sens germanique d’« imagination »), autant de scènes où se joue un avenir incertain mais toujours exalté.
D’abord lumineux comme un ­vitrail, le piano de Philippe Bianconi verse dans la sombre frénésie d’un carillon ensorcelé. La troisième étape du périple (Warum ? – « Pourquoi ? ») situe...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-3"> ¤ Le poète et romancier, qui a laissé sa trace sur les jeunes romanciers de son pays, est mort à Moscou le 17 août.
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Disparition de l’écrivain russe Vladimir Charov

Le poète et romancier, qui a laissé sa trace sur les jeunes romanciers de son pays, est mort à Moscou le 17 août.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 18h05
    |

                            Philippe-Jean Catinchi








                        



                                


                            

Poète rare et romancier d’« une rigoureuse extravagance », selon son traducteur Paul Lequesne, l’écrivain et essayiste russe Vladimir Charov est mort à Moscou le 17 août, à l’âge de 66 ans. S’il naît à Moscou le 7 avril 1952 sous le nom de Vladimir Alexandrovitch Charov, son père s’appelle en réalité Chera Izrailevitch Nurenberg mais, journaliste et écrivain juif membre du Bund (union générale des travailleurs juifs), donc menacé par le pouvoir stalinien, il a troqué ce patronyme pour un autre plus slave. Alexandre Charov, donc.
Malgré le contexte, Nurenberg devenu Charov reste attaché à l’idéal révolutionnaire et s’engage dans la grande guerre patriotique en 1941. L’enfant grandit dans l’appartement que son père a aménagé dans une cité d’écrivains et d’artistes d’un quartier nord de Moscou à la fin des années 1950 et où il reçoit nombre de penseurs de retour des camps, point de chute transitoire pour des destins brisés. Son œuvre, composée de contes pour enfants comme pour adultes, fables allégoriques qui inspirèrent des cinéastes, en a fait un recours intellectuel avant que son adresse n’en fasse un havre salutaire.
Par son ton irréel, ses audaces ironiques, la prose d’Alexandre Charov dit autant qu’on peut le faire sous un régime de censure aiguë. Les hôtes restent ainsi des semaines, voire plus… C’est à cette « université parentale » que Vladimir se forme, assistant, discrètement en retrait, à d’interminables conversations nocturnes entre victimes du pouvoir totalitaire qui échangent sur l’art et la littérature, la politique, l’histoire et la spiritualité. Avec son père, dans la pure tradition talmudique, l’enfant converse selon des règles strictes : la journée occupée à préparer les arguments développés en soirée pour convaincre l’autre, jeu de questions et de réponses sans fin. Du reste, dans un de ses romans, encore non traduit, « La résurrection de Lazare » (2002), Vladimir Charov met en scène un homme qui hante le cimetière...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-4"> ¤ Le poète, écrivain et homme de radio, décédé le 23 août, à l’âge de 81 ans, laisse une œuvre aussi puissante que méconnue du grand public.
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Franck Venaille, Prix Goncourt de la poésie 2017, est mort

Le poète, écrivain et homme de radio, décédé le 23 août, à l’âge de 81 ans, laisse une œuvre aussi puissante que méconnue du grand public.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 17h43
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 17h52
    |

                            Eric Loret (collaborateur du « Monde des livres »)








                        



                                


                            

Il disait de cet air ironique et doux qui le caractérisait : « J’ai l’impression que je suis un hérisson de jardin. » Animal discret, souterrain, qui se fait écraser après s’être mis en boule car ses défenses sont dérisoires : « Je trouve que les poètes ne font pas assez attention aux (…) blessures qu’ils s’infligent à eux-mêmes. » Franck Venaille est mort jeudi 23 août, à l’âge de 81 ans, laissant derrière lui une œuvre aussi puissante que méconnue du grand public.
L’incipit de La Bataille des éperons d’or (2014), son avant-dernier recueil paru au Mercure de France, pourrait en indiquer partiellement le programme : « Ma vie nul ne la prend mais c’est moi qui la donne. Chaque jour je parcours des distances infinies qui me font traverser les anciennes frontières. Mon but ? Aller voir comment fonctionne le monde. J’en reviens à chaque fois brisé. L’état de guerre n’en finit pas. »
Fondateur de « Chorus » et « Monsieur Bloom »
On lui avait rendu visite il y a un peu plus d’un an, au sud de Paris, pour l’interroger sur Requiem de guerre et le Goncourt de la poésie qu’il venait de recevoir. Malgré la maladie de Parkinson qui l’empêchait de marcher, et qu’il évoquait sobrement dans ses textes, il avait tenu à grimper un étroit escalier en colimaçon pour nous emmener dans son bureau. Non pas pour exhiber le lieu fétiche de la création ni ses ouvrages, mais simplement pour nous faire voir ses collections de Chorus et Monsieur Bloom, les deux revues qu’il avait fondées, respectivement en 1968 et 1978. « Il faut bien mettre son égo quelque part », aimait à plaisanter ce grand discret.
Monsieur Bloom date de l’époque où Venaille s’était mis à travailler comme producteur pour France Culture, d’abord chez Claude Royet-Journoud dans Poésie ininterrompue puis aux célèbres Nuits magnétiques, dont il produisit une centaine d’émissions, entre autres...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-5"> ¤ Après quatre ans d’une procédure judiciaire initiée par une fan de l’artiste, Sony a reconnu ne posséder aucune preuve de l’authenticité des chansons.
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Trois morceaux d’un album posthume de Michael Jackson sont interprétés par un imposteur

Après quatre ans d’une procédure judiciaire initiée par une fan de l’artiste, Sony a reconnu ne posséder aucune preuve de l’authenticité des chansons.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 17h34
   





                        



   


« Monster », « Breaking News », « Keep Your Head Up » : ces trois morceaux sont attribués à Michael Jackson, sur la pochette d’un album posthume de l’artiste américain sorti en 2010 et intitulé Michael, un an après sa mort à Los Angeles.
« Attribués » seulement, car les trois chansons n’ont pas été interprétées par l’auteur de Thriller, mais par un imitateur, a concédé la maison de disque Sony, le 21 août, après quatre années de procédures judiciaires devant un tribunal de Los Angeles.
Les premiers doutes ont émergé dès 2010 par l’intermédiaire de Vera Serova, une fan de Michael Jackson persuadée de ne pas le reconnaître dans les mélodies des trois morceaux. Elle a donc lancé en 2014 une procédure judiciaire au civil contre Sony, Eddie Cascio – ami et producteur de Michael Jackson – et Angelikson, la boîte de production détenue par son frère. James Porte, qui aurait écrit plusieurs de ces chansons aux origines controversées, figure lui aussi dans la plainte déposée en Californie.
La famille Jackson sceptique
Vera Serova développe ses arguments en produisant un rapport d’expert de 41 pages, listant les incohérences entre le style de Michael Jackson et les trois morceaux concernés. Des témoignages de l’équipe de Michael Jackson, qui trouve suspect de ne pas y retrouver les célèbres claquements de doigts de l’artiste, et l’incapacité des mis en cause à apporter des preuves matérielles des enregistrements – comme des prises de voix alternatives – font douter Sony. D’autant que la famille de l’artiste exprime dès le départ, elle aussi, son scepticisme.

        La nécrologie de
         

          Joe Jackson, père de Michael Jackson



Après avoir mené une enquête en interne, la maison de disques a déclaré, le 21 août devant la justice, ne pas avoir de preuves établissant l’authenticité des morceaux – ses avocats l’avaient laissé entendre lors d’une précédente audience, en décembre 2016. Elle rejette la faute sur les deux producteurs, que le distributeur aurait crus de bonne foi au moment de la livraison de l’album.
Juridiquement, le changement de stratégie de Sony est déterminant pour la suite du procès : si le groupe arrive à démontrer qu’il ignorait les conditions d’enregistrement des morceaux, impossible de lui reprocher une diffusion et une publicité malhonnête du disque. Les charges pèseraient alors sur Eddie Cascio, son frère, ainsi que James Porte.
Les groupes de fans, très attentifs au déroulement du procès, demandent de leur côté que le nom de Michael Jackson ne soit plus associé aux morceaux, et que ceux-ci soient retirés de l’album.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-6"> ¤ Le trio, qui fête ses 30 ans d’existence, était en concert sur la Grande Scène du festival, qui dure jusqu’à dimanche.
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Rock en Seine fait découvrir les punks argentins d’Attaque 77

Le trio, qui fête ses 30 ans d’existence, était en concert sur la Grande Scène du festival, qui dure jusqu’à dimanche.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 17h23
    |

            Sylvain Siclier








                        



   


Formé en 1987, dans le bouillonnement de la scène punk argentine, le groupe Attaque 77, rarement venu en France, était en ouverture, vendredi 24 août, de la première journée du festival Rock en Seine, détenu par Matthieu Pigasse (actionnaire du Monde à titre personnel) au travers de sa structure Les Nouvelles Editions indépendantes et par l’entreprise américaine d’organisation d’événements sportifs et culturels AEG.
Une quinzaine d’albums en studio depuis sa création, d’abord dans l’énergie punk, avec, le temps passant, des incursions vers le ska et la pop, ont assis la réputation du groupe en Amérique du Sud. Dans le public devant la Grande Scène, quelques-uns de leurs compatriotes sont venus les encourager pour cet unique passage en France pour 2018. Longtemps en quartette, Attaque 77 est désormais un trio, avec ses fondateurs, le guitariste et chanteur Mariano Gabriel Martinez, le bassiste et chanteur Luciano Scaglione (c’est lui qui interprète la plupart des chansons, toutes en espagnol) et le batteur Leonardo De Cecco. A plusieurs reprises, Luciano Scaglione rappelle que le groupe est âgé de 30 ans, plutôt fier de cette longévité.

Pulsion rock
En modèle possible, les Américains Ramones, chez lesquels ils trouvent cette même expression d’urgence, dans des thèmes assez courts – Quieres Tu Balar n’atteint pas les deux minutes –, le recours aux bases les plus simples du rock. Lorsqu’une chanson d’amour est annoncée, elle est à peine à un tempo moins rapide que les autres chansons, dont certaines ont des thèmes politiques et sociaux (Pagar o morir, évocation des années de dictature militaire en Argentine ou San Fermin, charge contre la corrida et la souffrance animale). Les non-hispanophones, majoritaires dans le public, reconnaissent des sonorités proches de répression, police, révolution, génération…
En tournée des 30 ans au Chili, en Uruguay et en Argentine durant cet été, Attaque 77 a puisé dans un répertoire assez vaste une vingtaine de chansons (Espadas y Serpientes et Como Salvages, généralement pour débuter, Arrancacorazones et Donde las aguilas se atreven à la fin de cet enthousiasmant concert). A Rock en Seine, en dehors de quelques fans, ce sont des découvertes. Qui emportent l’adhésion du public, certes pas encore très nombreux en ce début d’après-midi, mais déjà tout à son aise avec cette pulsion rock la plus évidente.
Festival Rock en Seine, Domaine national de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine). Jusqu’au dimanche 26 août. Billet journée : 59 €. www.attaque77oficial.com



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-7"> ¤ Les artistes prennent le train (6/6). Leur album « Trans-Europe Express » (1977) a nourri la techno et le rap naissant.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-8"> ¤ D’un château l’autre (6/6). Les articles de cette série sont extraits de « Crac » de Jean Rolin (P.O.L., janvier 2019). En 1909, T.E. Lawrence, qui n’est pas encore « d’Arabie », entreprend à travers le Moyen-Orient un voyage de près de 1 800 km à la découverte des châteaux forts bâtis par les croisés.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-9"> ¤ Crimes à pleins tubes (6/6). De nombreuses figures de la musique ont été assassinées en pleine gloire. Chaque meurtre raconte à la fois l’artiste et son époque. A l’été 2013, le funkeiro de  Sao Paulo est visé par un coup de feu pendant un concert. Le Brésil, jusque-là épargné, rejoint la longue liste des pays sud-américains où l’on tue des pop stars pour un rien.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-10"> ¤ Les tutoriels artistiques (6/6). Sur Internet, marques et professionnels comme le cinéaste Michel Gondry donnent leurs conseils pour les téléphones portables.
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Les tutoriels artistiques (6/6). Sur Internet, marques et professionnels comme le cinéaste Michel Gondry donnent leurs conseils pour les téléphones portables.

LE MONDE
                 |                 24.08.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 17h27
                 |

            Olivier Zilbertin

















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C’est un message publicitaire que l’on a beaucoup vu cet été sur les petits écrans. Insérés entre les matches de la Coupe du monde de football en Russie, des spots d’une quarantaine de secondes invitaient les téléspectateurs à « filmer le foot, pour le sublimer ». « Avec un iPhone X », précisait logiquement la réclame signée Apple.
Filmer avec un téléphone : on sait que l’idée n’est plus aussi saugrenue depuis que nos mobiles sont dotés de solides compétences en matière de vidéo. Les marques communiquent d’ailleurs plus volontiers aujourd’hui sur les qualités des optiques que sur celles des communications… Il faut dire que les smartphones ont un avantage indéniable sur les caméras : ils sont toujours à portée de main, prêts à saisir le moindre événement, d’une simple pression sur un bouton. « Avant, on n’avait pas de proximité avec les outils, rappelle Gérard Krawczyk, le réalisateur entre autres de Taxis 2 et de Fanfan la Tulipe. Il fallait louer une caméra, avoir des accointances dans un labo pour développer, une table de montage, etc. Aujourd’hui tout le monde a cette caméra et peut essayer de faire du cinéma. Mais finalement, c’est comme en littérature : tout le monde a un stylo et un cahier mais tout le monde n’est pas Victor Hugo. » 
Clips des rappeurs Lomepal, Chilla et Reef
Enregistrer une courte séquence prise sur le vif est une chose, faire du cinéma en est une autre. « Ce qui compte plus que tout : le travail et la créativité », insiste le site Lesothers.com, dans son article « Le guide ultime pour réaliser des vidéos de qualité à l’iPhone », tandis que sur le Canal des métiers, une série de tutoriels expliquent quelques règles de base pour réussir simplement son film perso. Vérifier par exemple que l’on dispose de suffisamment d’espace de stockage sur son téléphone, ou effectuer quelques réglages de la mise au point automatique avant la prise de vue. Et surtout :...


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Olivier Zilbertin
    













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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-11"> ¤ Dans « Guy », son deuxième film en tant que réalisateur, l’humoriste incarne un vieux crooneur incapable de décrocher. Un double qui lui permet de conjurer le temps qui passe.
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Alex Lutz : « Guy, c’est moi dans trente ans »


                      Dans « Guy », son deuxième film en tant que réalisateur, l’humoriste incarne un vieux crooneur incapable de décrocher. Un double qui lui permet de conjurer le temps qui passe.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 15h08
    |

                            Pascale Nivelle








                              

                        

Avis à ceux qui iront voir Guy, le deuxième film réalisé par Alex Lutz : le risque de sortir avec une scie en tête est élevé. Les paroles (« Dadoudidoudida, Dadoudidoudida, notre chanson d’autrefois ») s’envolent, mais la musique est un authentique tube en plomb, fabriqué sur mesure pour le héros, un vieux crooneur qui mourra en chantant son disque d’or des seventies. Guy Jamet a la mâchoire qui tombe et une hanche en plastique. Accroché à son Scopitone et à ses derniers cheveux blancs, il continue de faire chavirer ses fans dans les maisons de retraite, passe chez Drucker et réenregistre son tube pour la millième fois avec Julien Clerc (dans son propre rôle) au piano.
Guy, « c’est le portrait d’Alex, à la fois tout ce qu’il aime et tout ce qu’il déteste. » Le producteur Oury Milshtein
Derrière le cliché à haut danger pathétique de Guy, il y a Alex Lutz, 40 ans, interprète de son propre film, et méconnaissable après cinq heures de maquillage. Egalement scénariste et chanteur, il s’est projeté dans le temps. « Guy, c’est moi dans trente ans, un mec qui ne renoncera jamais. » Humoriste, Lutz connaît la route, les salles des fêtes et les hôtels avec de la moquette sur les murs. Quand son one-man-show atterrit à La Teste-de-Buch (Gironde), ses affiches recouvrent celles de Patrick Juvet ou de Michèle Torr, passés par là peu avant. Ces « vieux lions qui ne lâchent rien » ont inspiré son personnage, au point qu’il s’est identifié à lui dans une « mise en abyme » casse-gueule mais très réussie.

Certains jours, sur le tournage de Guy, le producteur Oury Milshtein a éprouvé un sentiment de vertige. La transformation était telle qu’il avait oublié Lutz et croyait s’adresser à Guy Jamet : « C’est le portrait d’Alex, à la fois tout ce qu’il aime et tout ce qu’il déteste. » Un artiste shooté à la célébrité : « Guy est conscient que notre métier est truffé de pièges...




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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-12"> ¤ « Woman Worldwide » a été enregistré non pas en concert, mais pendant les répétitions de la tournée du duo électro français, qui sera dimanche 26 août à Rock en Seine.
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Justice sort un album en « vrai faux live »


                      « Woman Worldwide » a été enregistré non pas en concert, mais pendant les répétitions de la tournée du duo électro français, qui sera dimanche 26 août à Rock en Seine.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 12h00
    |

                            Stéphane Davet








   


Peu de groupes électro possèdent l’impact scénique de Justice. En dix ans de carrière, ce duo – formé par les Parisiens Xavier de Rosnay et Gaspard Augé, auteurs de trois albums en studio – avait jusque-là publié deux témoignages de ses performances live. Enregistrés dans la brutalité du moment, ces disques – A Cross The Universe (2008) et Access All Arenas (2013) – témoignaient de l’énergie du groupe et de la frénésie de la foule, sans bien rendre compte de l’impressionnant travail de recréation musicale nécessaire à ces concerts. Fruit de leur récente tournée internationale, Woman Worldwide prend cette fois le parti d’exposer la sophistication du scénario live du tandem en évacuant les sons parasites des vivats et les approximations du direct.
Puzzle sonore
« Ce disque n’a pas été enregistré pendant nos concerts, précise Xavier de Rosnay, mais lors de nos répétitions, juste avant de monter sur scène. Nous avons pris les meilleures séquences de ces sessions pour les remonter et les retravailler en studio, à Paris, en respectant l’ordre dans lequel nous jouons les morceaux pendant les shows. » Pour Gaspard Augé, son complice moustachu, il s’agissait de « présenter une version quasi parfaite de notre performance, avec un confort d’écoute maximal ».

        Lire aussi :
         

                Le duo électro Justice, enfin de retour



Ce principe de live enregistré en studio pourrait camoufler une sorte de best of sans grand intérêt s’il n’offrait à Justice l’occasion de mettre au propre le monumental puzzle sonore réinventé par le groupe avant chaque tournée. Loin d’être un simple défilé de morceaux, un concert des stars du label Ed Banger dessine un vaste remixage, découpant les trames originelles des titres pour les transformer et les imbriquer au rythme d’une histoire haletante, et associant chaque rebondissement sonore à une stimulation visuelle.
« Nous faisons une liste de tous nos morceaux, classés par tonalité, par intensité… Nous déterminons ceux que nous voulons jouer, ceux dont nous ne garderons qu’une citation. » Xavier de Rosnay
Avant de reprendre la route, la méthode reste immuable, même si elle prend de plus en plus de temps. « Dès la fin de Woman [2016], notre dernier album, nous avons commencé à bosser sur le live, se souvient Xavier de Rosnay. Nous faisons d’abord une liste de tous nos morceaux, que nous classons par tonalité, par intensité… Nous déterminons ceux que nous voulons jouer, ceux dont nous ne garderons qu’une petite citation. Nous récupérons ensuite tous les ordinateurs et synthés sur lesquels ont été enregistrés les disques précédents, pour ressortir les éléments recherchés selon chaque morceau. » Certaines formules ont déjà fait leurs preuves, « comme de mettre les voix de We Are Your Friends sur l’orgue de Waters of Nazareth », mais beaucoup d’autres cherchent à créer de nouvelles surprises, dans le but d’attiser le plaisir des spectateurs, « en jouant de leur excitation autant que de leur frustration », s’amuse Gaspard Augé.

Un synopsis sonore finit par voir le jour, qui se double, dans la foulée, d’un scénario visuel, élaboré conjointement avec une fidèle équipe technique, parmi laquelle Vincent Lérisson, aux éclairages, et Malik Malki, en ingénieur du son. Cette théâtralisation de la musique modifie la bande-son jusqu’au premier concert… et bien au-delà. « Woman Worldwide est le résultat de huit mois de préparation avant notre première date, de modifications effectuées au fil d’un an de concerts, puis de quatre mois de mixage en studio », résume Xavier de Rosnay, pour qui ce work in progress se prolongera autant que durera la tournée.
« Woman Worldwide », de Justice (Ed Banger/Because). Concert le 26 août, festival Rock en Seine, domaine national de Saint-Cloud. www.rockenseine.com



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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-13"> ¤ Dans un pays en pleine mutation, les architectes chinois Wang Shu et Lu Wenyu entendent renouer avec les techniques artisanales de construction. Leur travail est présenté à Bordeaux jusqu’au 28 octobre.
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« L’architecture chinoise peut évoluer grâce à l’enseignement des savoir-faire traditionnels »


                      Dans un pays en pleine mutation, les architectes chinois Wang Shu et Lu Wenyu entendent renouer avec les techniques artisanales de construction. Leur travail est présenté à Bordeaux jusqu’au 28 octobre.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 10h30
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 10h54
    |

                            Anne-Lise Carlo







Wang Shu et Lu Wenyu, architectes installés à Hangzhou, développent au sein de leur agence Amateur Architecture Studio une approche différente de l’architecture majoritaire en Chine.

   


Quel regard portez-vous sur l’architecture en Chine aujourd’hui ?
Wang Shu : Nous vivons à Hangzhou, une ville qui, dans un développement fulgurant, a perdu 90 % de son habitat traditionnel. Ces trente dernières années, la Chine, pays à l’histoire millénaire, a détruit les neuf dixièmes de son patrimoine bâti. La plupart des travaux que j’ai réalisés dans les années 1990 ont déjà été démolis du fait de cette croissance effrénée.
Cela vous rend-il nostalgiques ?
W. S. : Non, mais dans cette destruction massive, on perd des savoir-faire précieux dont seuls les artisans possèdent la mémoire. Nous avons beaucoup à apprendre de cette architecture amatrice et anonyme. De notre côté, nous cherchons à améliorer ces techniques traditionnelles pour les réinterpréter. En 2008, nous avons construit, dans cet esprit, le Musée d’histoire de Ningbo à partir des ruines de trente villages de la région, démolis pour faire table rase, comme souvent en Chine.
Lu Wenyu : Avec ces débris, les artisans ont érigé les façades du bâtiment en assemblant librement pierres et briques selon la technique traditionnelle de recyclage du wa pan. Certaines pierres dataient de 1 500 ans. Cette nouvelle architecture est venue encapsuler l’histoire.
Est-ce dans ce même but que vous enseignez l’architecture ?

   


W. S. : En effet. Les écoles d’architecture chinoises ignorent ces savoir-faire, qui ne se transmettent pas. Grâce à un enseignement différent, nous pouvons faire évoluer les futurs architectes chinois. Nous enseignons d’ailleurs dans des bâtiments que nous avons construits entre 2004 et 2007. Le campus de Xiangshan, qui accueille l’Académie des beaux-arts de Chine, se compose de vingt-deux édifices, que nous avons pensés et dessinés comme des montagnes.
Votre pensée à contre-courant est-elle entendue en Chine ?
L. W. : Depuis le prix Pritzker décerné à Wang, en 2012, nous sommes plus sollicités. Mais nous restons en marge du système architectural chinois, construit de manière hiérarchique et monopolisé par de très grandes agences, dotées de quelque mille collaborateurs qui travaillent sur des mégaprojets. Nous avons choisi de rester à l’extérieur de ce système et de ne pas faire grossir notre agence [dix personnes]. Nous sommes au cœur même des studios indépendants et je me réjouis de voir de plus en plus d’architectes nous rejoindre. Nous n’étions que trois ou quatre à nos débuts, en 1997 ; il existe désormais une centaine de structures indépendantes.
Comment votre duo fonctionne-t-il ?

   


W. S. : D’abord, nous réfléchissons ensemble à l’idée globale vers laquelle nous voulons aller. Puis je dessine, à la main, des esquisses. Je fais de la calligraphie tous les jours et je suis très imprégné par la peinture traditionnelle chinoise sur rouleau, comme celle de Wang Ximeng, qui date du XIIe siècle. Ces peintures de paysages très construits sont, pour moi, des dessins d’architecte.

        Lire aussi :
         

                En Chine, le mirage des écocités



L. W. : Je transforme ensuite les dessins de Wang en plans plus détaillés, plus proches de notre idée de conception. Le dessin informatique vient en toute fin, pour donner plus de corps au projet.
Vous avez surtout construit en Asie. Mais avez-vous des projets en Europe ?
W. S. : Je suis très intéressé par la pensée européenne, que ce soit les ouvrages de Claude Lévi-Strauss ou l’architecture de Le Corbusier. En ce moment, je collabore au projet Manufacture-sur-Seine, lauréat du concours Réinventer la Seine, aux côtés du promoteur Quartus et des architectes Joly & Loiret et Lipsky+Rollet. Il prévoit la construction à Ivry d’un quartier de ville en terre crue, un éco-matériau que l’on a oublié.

        Lire aussi :
         

                Biennale de Venise : la campagne, terre d’expériences des architectes chinois



Les expositions « Wang Shu, Lu Wenyu – Amateur Architecture Studio » et « Terre d’ici – Ivry-sur-Seine/ Biganos » jusqu’au 28 octobre au centre Arc en Rêve, à Bordeaux. www.arcenreve.com



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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-14"> ¤ Il a cosigné l’hymne rock de Lynyrd Skynyrd avec Ronnie Van Zant et Gary Rossington.
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Le guitariste Ed King, compositeur de « Sweet Home Alabama », est mort à 68 ans

Il a cosigné l’hymne rock de Lynyrd Skynyrd avec Ronnie Van Zant et Gary Rossington.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 10h02
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 14h51
   





                        



   


Guitariste de Lynyrd Skynyrd et coauteur de la chanson Sweet Home Alabama, Ed King, 68 ans, est mort mercredi 22 août à son domicile de Nashville, dans le Tennessee.
Il fait ses débuts de musicien en 1968 au sein de Strawberry Alarm Clock, et à cette occasion joue régulièrement en première partie de Lynyrd Skynyrd. C’est quelques mois après la séparation de Strawberry Alarm Clock, en 1971, qu’il rejoint les rangs du groupe de rock sudiste.
Ed King tient d’abord la basse, puis la guitare, sur les trois premiers albums du groupe, jouant sur des morceaux comme Free Bird ou Simple Man. Avec les deux autres guitaristes de la formation, Gary Rossington et Allen Collins, il crée un son puissant, emblématique de cette formation influencée par la country.
Artisan de la reformation
Il cosigne aussi la composition de quelques chansons, et notamment, avec Ronnie Van Zant et Gary Rossington, l’hymne rock Sweet Home Alabama. En 1975, il prend la décision de quitter Lynyrd Skynyrd.

Les rangs de Lynyrd Skynyrd seront tragiquement décimés deux ans plus tard lors du crash de l’avion du groupe au-dessus d’une forêt du Mississippi. L’accident coûte notamment la vie au chanteur Ronnie Van Zant, mais aussi au guitariste Steve Gaines, qui avait remplacé Ed King.
La formation fait alors une pause de dix ans avant de se reformer en 1987 – reformation dont Ed King est l’un des principaux artisans. Il enregistre encore trois albums avec Lynyrd Skynyrd, avant de devoir l’abandonner en 1995, en pleine tournée, victime d’insuffisance cardiaque. Il le quitte définitivement en 1996.
La cause du décès d’Ed King, qui vivait à Nashville, dans le Tennessee, n’a pas été précisée.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-15"> ¤ Une tribune avait dénoncé l’absence d’autochtones dans la distribution de cette pièce du dramaturge québécois, qui présente une relecture de l’histoire du Canada à travers les rapports entre les Blancs et les autochtones.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Robert Lepage annule « Kanata »

Une tribune avait dénoncé l’absence d’autochtones dans la distribution de cette pièce du dramaturge québécois, qui présente une relecture de l’histoire du Canada à travers les rapports entre les Blancs et les autochtones.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 09h00
    |

                            Agnès Chapsal (Montréal, correspondance)








                        



                                


                            

Kanata, le dernier spectacle de l’auteur-acteur-metteur en scène québécois Robert Lepage, coproduit avec la fondatrice du Théâtre du Soleil, Ariane Mnouchkine, proposait « une nouvelle lecture de l’histoire du Canada à travers le prisme des rapports entre Blancs et autochtones ». La pièce devait être présentée à la Cartoucherie du bois de Vincennes, en décembre, avant de venir au Québec en 2020. Mais dans une tribune ­publiée mi-juillet dans le quotidien Le Devoir, des artistes et des universitaires autochtones se sont dits « saturés d’entendre les autres raconter [leur] histoire » après avoir égrené les profils de ceux qui l’ont déjà fait : des aventuriers jusqu’aux réalisateurs de westerns, en passant par les penseurs des Lumières et les anthropologues. « Mme Mnouchkine a exploré nos territoires, elle n’a plus besoin de nos services. Exit ! Elle aime nos histoires, mais n’aime pas nos voix », poursuivaient-ils.
« Intimidation inimaginable »
Les auteurs de la tribune déploraient l’absence d’acteurs autochtones dans la pièce, de collaboration, et regrettaient aussi que les promesses du gouvernement canadien d’inclure les autochtones ne soient pas respectées. Après une rencontre avec Robert Lepage, Ariane Mnouchkine et un groupe d’artistes autochtones, la controverse semblait terminée. « Tant M. Lepage que Mme Mnouchkine ont fait preuve d’une grande écoute », avait alors assuré la réalisatrice abénaquise Kim O’Bomsawin.
Malgré cela, le Conseil des arts du Canada a décidé de ne pas financer la production – ce qui a été fatal au projet. Ariane Mnouchkine et le Théâtre du Soleil ont dénoncé « une intimidation inimaginable dans un pays démocratique, exercée en grande partie sur les réseaux ». Ils ont affirmé qu’ils prendraient le temps « pour réfléchir à la façon de répondre, avec les armes non violentes de l’art théâtral ». Par ailleurs, Mme Mnouchkine...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-16"> ¤ A Montpellier, le Pavillon populaire déploie la production pléthorique du photographe officiel d’Hitler.
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Article sélectionné dans La Matinale du 23/08/2018
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Exposition : Heinrich Hoffmann, les portraits de son Führer

A Montpellier, le Pavillon populaire déploie la production pléthorique du photographe officiel d’Hitler.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 05h40
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 17h33
    |

                            Philippe Dagen (Montpellier, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Dans l’histoire de la photographie, Heinrich Hoffmann (1885-1957) n’a aucune importance. Praticien de qualité moyenne, il apprend son métier auprès de son père, Robert Hoffmann, photographe officiel de la cour de Bavière, et d’Emil Otto Hoppé, portraitiste établi à Londres, où il séjourne en 1907-1908. De retour à Munich, il se spécialise dans le reportage de presse et, en 1909, ouvre un studio. En 1912, il y tire le portrait d’un jeune artiste français qui séjourne alors dans la ville, Marcel Duchamp. Bon commerçant, il développe aussi une production de cartes postales et collabore avec des magazines et des agences de presse. Le 2 août 1914, il photographie la foule qui manifeste sur l’Odeonsplatz son enthousiasme à l’idée de l’entrée en guerre. Ce n’est que plus tard qu’il est apparu que, dans ces centaines de jeunes gens qu’enchante la perspective de massacrer et d’être massacrés, figure, souriant, Adolf Hitler. L’image est devenue célèbre, mais, quand il la prend, Hoffmann a simplement de la chance.
Pas tout à fait cependant : s’il est là ce 2 août, c’est qu’il est d’accord avec le nationalisme des manifestants – d’accord, mais pas au point de s’engager aussitôt. Mobilisé en 1917 seulement – dans l’aviation, mais pas comme pilote –, il participe à peine à la guerre. Il est de retour à Munich pour y photographier le soulèvement révolutionnaire de la République des conseils, qui finit par la prise de la ville par des corps francs d’extrême droite le 3 mai 1919. Dès ce moment, il affiche des convictions ultranationalistes, dont l’antisémitisme est l’un des ­aspects. Il est un « gut Deutsch », un bon Allemand, et dirige une revue qui porte ce titre.
Carte n° 427 du NSDAP
Après 1920, les groupes d’extrême droite prospèrent à Munich, sur fond d’affrontement avec les communistes et d’effondrement de l’économie. En 1923, deux hommes s’associent pour tenter le putsch dit « de la brasserie » : le général Erich Ludendorff et le président d’un...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-17"> ¤ Le cinéaste, opposé à l’annexion de la Crimée par Moscou, est détenu en Russie, où il a cessé de s’alimenter depuis plus de cent jours.
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Russie : Pompeo exige de « libérer immédiatement » le cinéaste ukrainien Oleg Sentsov

Le cinéaste, opposé à l’annexion de la Crimée par Moscou, est détenu en Russie, où il a cessé de s’alimenter depuis plus de cent jours.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 23h03
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 07h42
   





                        


Le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, a exhorté jeudi 23 août son homologue russe, Sergueï Lavrov, à « libérer immédiatement » le cinéaste ukrainien Oleg Sentsov, en grève de la faim depuis plus de cent jours.
Oleg Sentsov, opposé à l’annexion de la Crimée par Moscou, est détenu en Russie, où il a cessé de s’alimenter le 14 mai. Washington estime qu’il s’agit d’un « prisonnier politique ». « Le secrétaire d’Etat a fait part de notre inquiétude au sujet de la santé de Sentsov et a exhorté la Russie à le libérer immédiatement ainsi que tous les prisonniers politiques ukrainiens », a déclaré la porte-parole de la diplomatie américaine, Heather Nauert.

        Lire aussi la tribune :
         

          « Il faut agir vite pour ne pas laisser Oleg Sentsov mourir »



Oleg Sentsov, 42 ans, n’est maintenu en vie que par les compléments alimentaires injectés par l’administration pénitentiaire russe. Il exige la libération de « tous les prisonniers politiques » ukrainiens emprisonnés en Russie.
En dépit des nombreux appels d’écrivains, d’acteurs ou de cinéastes occidentaux, Moscou a refusé jusqu’ici de céder, arguant des accusations de « terrorisme » lui ayant valu sa condamnation et assurant que le réalisateur devait demander une grâce pour obtenir sa remise en liberté, ce qu’il n’entend pas faire.
Oleg Sentsov a été condamné en 2015 à vingt ans de détention pour « terrorisme » et « trafic d’armes » à l’issue d’un procès qualifié de « stalinien » par Amnesty International et dénoncé par Kiev, l’Union européenne et les Etats-Unis. Les appels en faveur de sa libération se sont multipliés à l’occasion de son 100e jour de grève de la faim, mardi.

        Lire la tribune :
         

          « Oleg Sentsov peut mourir à chaque minute qui passe »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-18"> ¤ Les artistes prennent le train (5/6). Le graffeur s’est fait un nom dans le métro par sa démarche radicale et obsessionnelle.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-19"> ¤ D’un château l’autre (5/6). Les articles de cette série sont extraits de « Crac » de Jean Rolin (P.O.L, janvier 2019). En 1909, T.E. Lawrence, qui n’est pas encore « d’Arabie », entreprend à travers le Moyen-Orient un voyage de près de 1 800 km à la découverte des châteaux forts bâtis par les Croisés.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-20"> ¤ Crimes à pleins tubes (5/6). En 1996, le rappeur, qui campait un personnage de mauvais garçon, est atteint par quatre coups de feu. Le crime n’a jamais été élucidé.
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