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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Les policiers espagnols ont découvert un important élevage illégal à Majorque et arrêté six personnes.
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Aux Baléares, trafic de grande ampleur de tortues en voie de disparition

Les policiers espagnols ont découvert un important élevage illégal à Majorque et arrêté six personnes.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 17h27
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 17h29
    |

                            Clémence Carayol








                        



   


Dans la lutte contre le trafic d’espèces, il s’agit d’une opération de police de grande envergure à l’échelle européenne. Un important élevage illégal de tortues a été découvert mercredi 22 août sur l’île de Majorque. Trois personnes ont été arrêtées et trois autres placées en détention par la Garde civile. Elles sont accusées de délits à l’encontre de la faune et la flore sauvages, de contrebande d’espèces protégées et de blanchiment d’argent.
Selon l’agence de police criminelle européenne Europol, environ 750 oeufs et 1 100 tortues, dont 200 femelles en gestation, ont été saisis sur l’île des Baléares. L’élevage comprenait majoritairement des spécimens rares, dont 14 des 50 espèces de tortues les plus menacées au monde, en provenance du Canada, Mexique, des Etats-Unis et d’Asie du sud.
Antonio Galilea, en charge de l’antenne espagnole de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites), souligne l’importance inédite du site mis en cause. Cette ferme d’un genre très particulier abritait un « très grand nombre d’animaux et d’espèces d’une grande valeur monétaire ». Les trafiquants pouvaient espérer obtenir jusqu’à 600 000 euros de toutes les tortues de mer et de terre secourues le 22 août.
Opération « Coahuila »
Selon l’expert, cet élevage industriel a été créé en 2009 aux Baléares et n’a cessé de croître jusqu’à son démantèlement neuf ans plus tard. C’est ce qu’a révélé l’enquête qui s’est appuyée sur des informations fournies par plusieurs Etats européens, notamment l’Allemagne, la France et l’Italie, dans le cadre des activités d’Europol, en collaboration avec des experts de la Cites. Toute l’affaire a débuté avec l’interception d’une cargaison de tortues à l’aéroport de Majorque, en février 2017, qu’accompagnaient des documents contenant de fausses déclarations.
L’opération « Coahuila », menée par la Garde civile, a permis de saisir de nombreux reptiles d’Amérique et d’Asie. Tortues d’Asie, tortues noires : Europol souligne qu’elles sont respectivement classées vulnérables et à haut risque d’extinction dans leurs pays d’origine, où elles sont pour certaines strictement protégées.
L’élevage illégal de ces animaux « accroît fortement leur risque de mortalité, il n’y a aucun moyen de savoir si leur bien-être est respecté », note David Morgan, au siège de la Cites à Genève, en Suisse. Formel, il appelle « à une plus grande surveillance des élevages existants pour éviter d’autres fraudes de cette ampleur ».
Le trafic qui passait par les Baléares utilisait des passeurs spécialisés dans le transport de reptiles et d’amphibiens. Puis les spécimens étaient acheminés jusqu’à une animalerie de Barcelone, spécialisée dans la faune exotique. Les tortues secourues à Majorque devraient être intégrées dans des programmes de conservation, qui sont pour la plupart assurés par des zoos.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Son sable blanc et son eau turquoise qui attirent des milliers de touristes chaque été seraient en fait dus à des décennies de rejets toxiques.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Quatre morts pour le seul mois d’août à cause d’effondrements de pans entiers de roches. Ce phénomène de plus en plus courant défigure les paysages et inquiète guides alpins et spécialistes de la haute montagne.
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Dans les Alpes, le réchauffement climatique fait dévisser les montagnes


                      Quatre morts pour le seul mois d’août à cause d’effondrements de pans entiers de roches. Ce phénomène de plus en plus courant défigure les paysages et inquiète guides alpins et spécialistes de la haute montagne.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 14h58
   





                              

                        

Ni imprudence ni erreur fatale du débutant, juste la faute à un rocher qui s’est décroché au mauvais moment, au mauvais endroit. Le 3 août, Olivier Bonnet est mort tandis qu’il pratiquait l’alpinisme accompagné d’un guide renommé dans le massif du Mont-Blanc, du côté de la dent du Géant (4 013 m). Olivier Bonnet était une personnalité à Chamonix (Haute-Savoie), le patron de la marque Simond, implantée dans la région depuis cent cinquante ans et spécialisée dans le matériel de montagne et d’escalade. Il disait : « J’aime la montagne 365 jours par an. »
Cette année encore, il fait trop chaud et trop sec dans les Alpes. Des températures parfois proches de zéro au sommet du mont Blanc (4 810 m), des 35 °C à Chamonix (1 000 m) et des montagnes qui partent en miettes s’en retrouvent défigurées et sont de plus en plus dangereuses pour l’homme. Partis le 7 août, trois Italiens, deux frères et la compagne de l’un des deux, ont aussi trouvé la mort dans le couloir Chevalier, le sol s’étant, semble-t-il, dérobé sous leurs pieds. Les gendarmes partis à leur recherche ont raconté s’être fait « mitrailler de pierres ».
Le permafrost se détériore
La dégradation du permafrost, c’est l’autre traduction dramatique, moins connue que la fonte des glaciers, du réchauffement climatique sur les hauts sommets. Le permafrost désigne un sol ou une roche dont la température se maintient en dessous de zéro degré sur de très longues périodes. En haute montagne, il permet la création de glace qui joue le rôle de ciment dans les fissures des parois. Or, depuis plus d’une quinzaine d’années, le permafrost se réchauffe et déstabilise les parois, qui se décrochent.

Parfois, un simple rocher tue des alpinistes chevronnés. D’autres fois, des pans entiers de montagne se détachent, arrachant tout sur leur passage. Comme en Suisse le 23 août 2017 : trois millions de mètres cubes sont tombés sur le glacier situé en dessous, provoquant...




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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Les pouvoirs publics vont débloquer 340 millions d’euros pour secourir un secteur confronté à une anomalie météorologique historique.
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Le manque d’eau menace 10 000 fermes en Allemagne

Les pouvoirs publics vont débloquer 340 millions d’euros pour secourir un secteur confronté à une anomalie météorologique historique.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 11h23
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

Petra Döhler a la voix fatiguée. L’agricultrice, qui exploite 1 100 hectares pour la culture et l’élevage en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, peine à reconnaître son exploitation : « Je reviens à l’instant du champ. On récolte le colza. Le tracteur travaille dans un nuage de poussière, comme si on était en Arizona dans un film américain. Mais on est en Allemagne, et ce sont nos bêtes qui souffrent. C’est très dur. »
A Altwigshagen où se trouve sa ferme, il n’a quasiment pas plu depuis le mois d’avril. Une seule courte période de précipitations a apporté tout juste 20 millimètres d’eau, contre 250 en temps normal. « Les dommages aux cultures sont énormes, nous avons perdu la moitié de la récolte de céréales et obtenu très peu de fourrage pour les vaches. Le maïs n’a pas assez poussé, les épis ne sont pas assez développés. On redoute une perte de 40 % de la récolte par rapport à la moyenne annuelle », poursuit-elle. A ces dommages s’ajoute un surplus de travail pour porter de l’eau aux cinq cents vaches de l’exploitation et à leurs veaux. « Il faut le dire : on n’y arrive plus », dit-elle.
Au bord de la faillite
Le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale est un des Länder qui a le plus souffert de la sécheresse exceptionnelle qui a touché l’Allemagne cet été. Dans la région, les récoltes sont inférieures de 25 % à la moyenne des trois dernières années. La fédération des agriculteurs allemande rapporte que, sur l’ensemble du pays, la production de céréales accuse une baisse de 22 % par rapport à 2017, et certaines zones accusent des pertes de 50 à 70 %. Les plantations de pommes de terre, de betteraves à sucre et le fourrage pour l’élevage sont concernés. L’est et le nord du pays sont particulièrement atteints. Dix mille exploitations sont au bord de la faillite.

Pour venir à leur secours, l’Etat a décidé de débloquer une aide d’urgence exceptionnelle, justifiée par une anomalie climatique « de dimension...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Après une année 2017 qui restera comme la plus petite récolte depuis 1945, un rebond de près de 25 % de la production viticole est attendu.
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Les vendanges 2018 débutent sous de bons auspices

Après une année 2017 qui restera comme la plus petite récolte depuis 1945, un rebond de près de 25 % de la production viticole est attendu.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 10h32
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 14h57
    |

            Laurence Girard








                        



   


Maxime Toubart s’apprête à donner son premier coup de sécateur samedi 25 août. Les pinots noirs seront les premiers à tomber dans les cuves. Le coprésident du Comité Champagne, vigneron au Breuil, dans la Marne, a le sourire. « La vendange s’annonce très bonne tant en quantité qu’en qualité. Certains vignerons disent ne pas se souvenir d’une année comparable », affirme-t-il.

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La satisfaction champenoise illustre le rebond attendu de la récolte viticole française 2018. Selon les chiffres publiés, vendredi 24 août, par Agreste, le service des statistiques du ministère de l’agriculture, la production hexagonale pourrait s’élever à 46,1 millions d’hectolitres. Soit un rebond de près de 25 % par rapport à celle de 2017, une vendange maigrelette, il est vrai, de 37,2 millions d’hectolitres, décimée par des épisodes calamiteux de gel, de grêle et de sécheresse. Dans les annales, 2017 restera comme la plus petite récolte depuis 1945.
C’est dire si le retour à meilleure fortune était espéré. Toutefois, les chiffres ministériels, issus de sondages, sont encore à prendre avec beaucoup de précaution. Les professionnels attendent la fin de la collecte des raisins, qui vient à peine de commencer, pour se prononcer.
Du mildiou dans le Sud
Ainsi, Bernard Farges, vice-président du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB), prudent, se refuse à avancer des chiffres. D’autant que les vendanges progressent lentement et que le gros des rouges ne sera coupé qu’entre le 15 et le 20 septembre. « Entre les épisodes de grêle et le mildiou, ce ne sera pas une grosse récolte », affirme M. Farges. Mais les viticulteurs bordelais espèrent qu’elle sera bien plus volumineuse que celle de 2017, limitée à 3,5 millions d’hectolitres.
La grêle a touché plus ou moins méchamment près de 10 000 hectares de vignes en Gironde. Mais, surtout, les fortes pluies en mai et en juin ont favorisé le développement du mildiou. Bordeaux a l’habitude de batailler avec cet ennemi du raisin. Fait nouveau cette année, cette maladie a pris ses aises dans les vignobles du Sud de la France. Comme dans le Languedoc, plus grosse région productrice française.
« Le printemps a été très pluvieux et il ne s’est mis à faire beau que début août, il y a eu des attaques de mildiou », explique Jérôme Villaret, directeur général du Conseil interprofessionnel des vins du Languedoc. Il ne se prononce pas sur les volumes attendus, mais table sur « une récolte moyenne, au-dessous des 13 millions d’hectolitres ». Comme chaque année, c’est le village de Fitou, dans l’Aude, qui a donné le coup d’envoi des vendanges en France, le 7 août.

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Dans d’autres régions, c’est la sécheresse qui préoccupe. Comme en Alsace. « Notre coopérative regroupe 1 200 hectares étalés sur 80 kilomètres, donc, nous avons une bonne vision d’ensemble », souligne Hervé Schwendenmann, président de Wolfberger. Il ajoute : « Qualitativement, les raisins sont bien mûrs. Quantitativement, le potentiel était là. Mais des secteurs ont souffert de la sécheresse. Les raisins se vident de leur eau et l’acidité est en chute libre. Il n’a pas plu depuis début juin, à l’exception de quelques orages. » Les températures élevées contraignent aussi les vendangeurs à travailler en horaire décalé, de 6 h 30 à 12 h 30.
Dans le Beaujolais et en Bourgogne, les premières coupes sont attendues la semaine prochaine. Le moral est au beau fixe. « Le vignoble est sain, il n’a pas souffert de la grêle, cette année. Avec un été très favorable, nous devrions avoir dans l’ensemble une belle récolte en quantité. Même si, ici ou là, des raisins souffrent de la chaleur », raconte Louis-Fabrice Latour, président du Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne.
« Tous les voyants au vert »
Dans la dernière ligne droite avant l’entrée en scène des vendangeurs, Inter Beaujolais est optimiste : « Aucun incident climatique n’ayant entamé le potentiel de récolte, nous sommes dans le cadre d’une récolte équitable, du sud jusqu’au nord, en termes de quantité. » Et l’union interprofessionnelle d’ajouter : « Un état sanitaire excellent, un sol très sec et une météo à quinze jours qui semble bienveillante… A ce jour, tous les voyants sont au vert pour faire en 2018 de grands vins en Beaujolais ! »
Tout aussi satisfaite, la Champagne se distingue cette année par la précocité de la vendange. Dans certaines communes, elles ont débuté le 20 août. Dans ce vignoble très organisé, le Comité Champagne a fixé les rendements en fonction des prévisions de vente des maisons de négoce. « Nous avons fixé le rendement cette année à 10 800 kg de raisin par hectare, ce qui correspond à 310 millions de bouteilles. Nous en avons vendu 307 millions en 2017 », explique M. Toubart.
Surtout, les vignerons champenois vont pouvoir reconstituer leur réserve individuelle, composée d’une production additionnelle de 3 100 kg à l’hectare. Ceux qui avaient été touchés par le gel et la grêle en 2017 avaient dû puiser dans cette réserve. « Cela va remettre tout le monde à flot », se réjouit M. Toubart. Et le prix du raisin champenois ne devrait pas baisser.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Dans une tribune au « Monde », un groupe de scientifiques spécialistes de l’écologie estime qu’il y a désormais urgence à lutter contre l’érosion de la biodiversité, salue les engagements pris par le gouvernement et l’incite à les concrétiser.
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Biodiversité : « Le gouvernement doit agir avec détermination »

Dans une tribune au « Monde », un groupe de scientifiques spécialistes de l’écologie estime qu’il y a désormais urgence à lutter contre l’érosion de la biodiversité, salue les engagements pris par le gouvernement et l’incite à les concrétiser.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 09h51
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. Chacun le comprend : nos sociétés ne peuvent rester passives devant l’ampleur de l’érosion actuelle de la biodiversité, son caractère multiforme et planétaire. Toute action individuelle en ce domaine, sans nul doute nécessaire, sera insuffisante. Une vision d’ensemble et une détermination politique sont seules à même d’aider à enrayer ce phénomène et à en atténuer les conséquences pour nos sociétés.
Devant la gravité des enjeux, nous attendions, en tant que scientifiques, un engagement fort de l’Etat. Au début de l’été, le 4 juillet, s’est réuni un conseil interministériel consacré à la biodiversité, suivi de la présentation, le lendemain, par Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique et solidaire, d’un plan décliné en plus de 90 projets.

Ces deux événements sans précédent répondent à notre attente : la préservation de la biodiversité y est clairement affichée comme une priorité nationale. Mais il ne faut pas se leurrer, les obstacles seront nombreux pour traduire ces engagements dans les faits. A tous les niveaux, aussi bien national que local, et dans tous les secteurs économiques, les associations de protection de la nature et les décideurs devront travailler ensemble pour faire de la biodiversité l’affaire de tous.
Des enjeux vitaux
Rappelons brièvement l’importance des enjeux : la biodiversité nous rend d’innombrables services. Les productions agricoles dépendent étroitement de la diversité microbienne des sols, de la résistance des variétés cultivées aux ravageurs et aux aléas météorologiques, de la bonne santé des populations de pollinisateurs. Les pêcheries reposent sur une intégrité des écosystèmes aquatiques. L’approvisionnement en eau de qualité dépend largement de la biodiversité, de la capacité des sols cultivés et de leurs abords à limiter la pollution jusqu’au fonctionnement des écosystèmes microbiens que constituent nos stations d’épuration.

A cela s’ajoutent de nombreuses...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ La réforme de l’activité cynégétique préparée par le gouvernement devrait entériner une baisse du prix du permis de chasse.
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Article sélectionné dans La Matinale du 23/08/2018
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Lobbying : les chasseurs caressés dans le sens du poil par le gouvernement

La réforme de l’activité cynégétique préparée par le gouvernement devrait entériner une baisse du prix du permis de chasse.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 15h48
    |

            Pierre Le Hir








                        



                                


                            

Un permis de chasse à prix réduit : ce devrait être la mesure la plus percutante de la réforme promise par Emmanuel Macron aux porteurs de fusil. Avec l’espoir, décryptent certains, de capter des voix dans le monde rural, quitte à mécontenter les associations de défense de l’environnement, ulcérées à l’idée d’un cadeau aux tueurs de gibier. Le dossier sent la poudre. Ce n’est du reste pas au ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, qu’il a été confié, mais à son secrétaire d’Etat Sébastien Lecornu. Après avoir consulté tous les acteurs, celui-ci a remis ses propositions au chef de l’Etat et au premier ministre, qui devraient arbitrer prochainement.
Parmi tous les groupes d’influence, celui des chasseurs, représenté par l’influent lobbyiste Thierry Coste, possède il est vrai une puissance de feu considérable. Par leur nombre d’abord : 1,2 million de pratiquants selon leur fédération nationale (FNC), ce qui fait de cette activité, vante-t-elle, « le troisième loisir des Français », après le football et la pêche. Cela, même si leurs effectifs ont fondu de moitié au cours des quatre dernières décennies, un déclin qu’ils veulent enrayer en « démocratisant » l’accès à la gâchette.
Ensuite, par les très efficaces relais dont ils disposent chez les élus locaux et au Parlement – à l’Assemblée nationale, où le groupe d’études Chasse et territoires fédère 118 membres de tous bords politiques, comme au Sénat, où le groupe Chasse et pêche compte 68 affiliés.
Dès la mi-février, le président de la FNC, Willy Schraen, reçu à l’Elysée par le chef de l’Etat, claironnait victoire : « Dans un échange extrêmement cordial et constructif, le président de la République a donné son feu vert pour ouvrir le chantier de la réforme du permis de chasser à 200 euros », affirmait-il. Deux cents euros pour la validation annuelle nationale, contre 400 euros aujourd’hui pour la formule complète « petit et grand...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Le manque d’eau et de foin est tel en cet hiver austral que des agriculteurs en sont arrivés à achever leurs bêtes d’une balle dans la tête.
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Article sélectionné dans La Matinale du 23/08/2018
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En Australie, la pire sécheresse depuis un demi-siècle désespère les fermiers

Le manque d’eau et de foin est tel en cet hiver austral que des agriculteurs en sont arrivés à achever leurs bêtes d’une balle dans la tête.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 17h24
    |

                            Isabelle Dellerba (envoyée spéciale dans la Upper Hunter Valley)








                        



                                


                            

Quand les époux Green ont vu des nuages gorgés d’eau obscurcir le ciel au-dessus de leur petite exploitation agricole de la Hunter Valley, à environ deux cents kilomètres au nord de Sydney, ils ont cru qu’ils étaient tirés d’affaire. « Cela faisait des mois que nous attendions la pluie et tout d’un coup, une série d’averses s’est abattue sur nos terres », se souvient Selby, un solide gaillard de 72 ans.
« Je me suis dit que j’allais pouvoir remettre en état mes pâturages desséchés et nourrir mes vaches. J’ai semé des graines absolument partout ». C’était fin juin. Deux mois plus tard, le seigle n’a pas poussé, sa centaine de bovins a quasiment épuisé ses réserves de foin et il est tombé à peine 0,5 millimètre d’eau.
Le couple, comme l’ensemble des agriculteurs de la Nouvelle-Galles du Sud – l’Etat le plus peuplé d’Australie et qui fournit un quart de tous les produits agricoles de l’île-continent –, est confronté à la pire sécheresse qu’ait connue l’est du pays depuis un demi-siècle. Cet épisode, qui survient en plein hiver austral, frappe déjà 99 % de la Nouvelle-Galles du Sud et 60 % de l’Etat voisin du Queensland. Il menace de s’étendre et de gagner en intensité dans les mois à venir.
« Les conditions actuelles, caractérisées par des températures particulièrement élevées et un faible niveau de précipitation, vont perdurer pendant au moins trois mois », prévient Karl Braganza, chargé de la surveillance climatologique au Bureau de la météorologie. « Ensuite, si un épisode El Niño débute, les chances de pluie seront très réduites ». Un scénario catastrophe pour les agriculteurs australiens et dont la probabilité est estimée à 50 %.
Pour les époux Green, pas besoin d’attendre davantage pour prendre une décision. « Nous avons eu notre dose de désastres. Nous arrêtons », lâche Gloria en tournant nerveusement les pages d’un petit cahier d’écolier où elle a méticuleusement consigné, mois après...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Après une série de séismes dévastateurs, le bilan est quasi définitif. 1 500 personnes ont aussi été blessées.
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Indonésie : les multiples séismes ont fait 555 morts

Après une série de séismes dévastateurs, le bilan est quasi définitif. 1 500 personnes ont aussi été blessées.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 07h35
   





                        



   


Les séismes qui ont secoué l’île indonésienne de Lombok ces dernières semaines ont fait au total 555 morts et environ 1 500 blessés, selon un bilan quasi définitif annoncé vendredi 24 août par les autorités de l’archipel d’Asie du Sud-Est.
Cette île touristique voisine de celle de Bali, dans le sud de l’Indonésie, a été frappée par deux puissants tremblements de terre les 29 juillet et 5 août, suivis de répliques et d’une nouvelle secousse de magnitude 6,9, le 19 août.
Au total, 555 personnes ont été tuées, la plupart dans le nord de l’île de Lombok, proche de l’épicentre de la plupart des séismes, a fait savoir l’Agence nationale de gestion des catastrophes. D’autres ont péri sur l’île voisine de Sumbawa, elle aussi touchée par les secousses telluriques. Les zones touristiques sont situées principalement dans l’ouest et le sud de Lombok.

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Manque d’eau et de nourriture
Nombre de victimes ont été tuées par la chute de débris. Des dizaines de milliers de maisons, de mosquées et d’autres bâtiments ont été endommagés ou détruits. Quelque 390 000 personnes sont logées dans des abris temporaires, a précisé l’agence.
Des organisations humanitaires participant aux opérations d’assistance aux personnes touchées par ces catastrophes naturelles ont fait état d’une insuffisance de vivres et d’eau potable pour les personnes déplacées.
« Nous avons déployé des troupes dans des villages isolés qui sont difficiles d’accès », a déclaré le porte-parole de l’Agence nationale de gestion des catastrophes, Sutopo Purwo Nugroho. « Beaucoup de villages sont difficiles à atteindre avec des motocyclettes. L’aide doit être en partie acheminée à pied », a-t-il ajouté.
Le coût de la reconstruction devrait dépasser les 7 000 milliards de roupies (416 millions d’euros), selon les autorités indonésiennes. L’Indonésie, un archipel de 17 000 îles et îlots qui s’est formé par la convergence de trois grandes plaques tectoniques (indo-pacifique, australienne, eurasienne), se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Le typhon a déversé de fortes pluies dans l’ouest de l’archipel et a provoqué des retards dans les transports, mais sans faire de gros dégâts.
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Trois disparus au Japon après le passage du typhon Cimaron

Le typhon a déversé de fortes pluies dans l’ouest de l’archipel et a provoqué des retards dans les transports, mais sans faire de gros dégâts.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 04h57
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 08h48
   





                        



   


Le typhon Cimaron a déversé de fortes pluies dans l’ouest du Japon, vendredi 24 août, avant de repartir en mer et de se diriger vers Hokkaido, l’île du nord de l’archipel. Trois étudiants ont été emportés par les vagues sur une plage de Shizuoka (île de Honshu), a annoncé la chaîne de télévision publique NHK. Leurs sandales, sacs à dos, smartphones et portefeuilles ont été retrouvés sur la plage.
Malgré des retards importants dans les transports et quelques dégâts, la région semble avoir échappé aux ravages qui étaient redoutés. Les vents, qui ont atteint plus de 200 km/h sur un large rayon, ont été ressentis jusque dans la région pourtant éloignée de Tokyo toute la nuit et encore vendredi matin.
Les trains circulaient à peu près normalement dans la capitale et alentour, mais dans l’ouest de l’archipel, les compagnies ferroviaires et aériennes avaient décidé par précaution de suspendre de nombreuses liaisons.
Circonstances exceptionnelles
Dans cette région, où au vent se sont ajoutées des pluies diluviennes, les autorités locales avaient demandé à de nombreux foyers, notamment ceux de personnes âgées et invalides, de rejoindre pour la nuit des refuges aménagés dans des bâtiments publics.
Quelques toits ont été emportés, des rideaux de magasin arrachés et autres dégâts matériels constatés, mais pas de crues exceptionnelles ni coulées de boue ravageuses. En revanche, près de 45 000 foyers restaient encore, vendredi matin, privés d’électricité.
Le Japon subit tous les ans le passage de typhons parfois meurtriers mais, cette année, l’arrivée de ces perturbations s’inscrit dans un contexte exceptionnel qui incite, désormais, les autorités à prendre davantage de précautions. Il y a un mois et demi, des pluies records dans le Sud-Ouest ont provoqué des inondations inédites et des éboulements terribles qui ont tué quelque 220 personnes.
En juillet, une étouffante vague de chaleur humide s’est abattue ensuite sur le Japon, tuant plus de 119 personnes dans le mois, tandis que 49 000 autres ont dû être hospitalisées.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Une partie du sud du département est confrontée à la plus importante anazootie de fièvre du charbon observée en France depuis près de vingt ans.
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Anthrax dans les Hautes-Alpes : un syndicat agricole porte plainte contre X

Une partie du sud du département est confrontée à la plus importante anazootie de fièvre du charbon observée en France depuis près de vingt ans.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 22h51
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 06h36
   





                        


Deux mois après le début de l’épidémie de fièvre charbonneuse dans les Hautes-Alpes, la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA) a déposé plainte jeudi 23 août contre X pour « connaître la vérité » sur la résurgence de cette maladie transmissible à l’homme. Le syndicat Jeunes Agriculteurs (JA) doit faire de même vendredi.
Une partie du sud du département est confrontée à la plus importante anazootie – une épidémie au cours de laquelle des animaux se contaminent à partir d’une même source – de fièvre du charbon (anthrax en anglais) observée en France depuis près de vingt ans, une maladie potentiellement mortelle pour l’homme dans ses formes les plus rares. « Vu le préjudice moral et financier que subissent les éleveurs, ils sont en droit de savoir d’où est sortie cette bactérie », résume René Laurans, président de la FDSEA des Hautes-Alpes, majoritaire dans le département.
« Situation critique »
La bactérie Bacillus anthracis survit des dizaines d’années sous forme de spores dans les terres où ont été enterrés par le passé des animaux morts du charbon ou porteurs de la maladie : des « champs maudits », non cartographiés dans le département.

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Le vaccin est le moyen le plus efficace pour enrayer l’épidémie. Mais, face à une pénurie temporaire, due à la fermeture en août du laboratoire espagnol qui le produit, les éleveurs espèrent « que l’Etat fera le nécessaire pour trouver le plus grand nombre de vaccins, dans les plus brefs délais », ajoute Alexandre Lagier, président de Jeunes Agriculteurs des Hautes-Alpes. « Nous avons acheté les deux cents flacons disponibles et commandé quatre cents flacons supplémentaires qui seront livrés fin septembre », précise-t-il. 
« L’Etat a entamé des discussions avec ses partenaires européens pour évoquer la disponibilité et le rachat des vaccins » dont ils disposent, disait en début de semaine à La Provence Agnès Chavanon, secrétaire générale de la préfecture des Hautes-Alpes. Pour Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et député européen, qui a interpellé le gouvernement, « l’enjeu est considérable et la situation critique ».
Soupçons sur des travaux d’une ligne haute tension
Les autorités dénombrent vingt-trois foyers sur treize communes et cinquante bêtes mortes, (bovins, ovins et équins). Selon l’Agence régionale de santé (ARS), cent trois personnes entrées possiblement en contact avec la maladie ont été recensées. La moitié bénéficie d’un traitement antibiotique préventif. Aucun malade, aucun nouveau cas n’a été depuis observé, selon l’ARS.
Le monde agricole soupçonne « d’importants travaux concernant une ligne haute tension du Réseau de transport d’électricité (RTE). » Les premiers cas de bêtes mortes sont survenus en dessous des pylônes « dans les communes du départ de la maladie », selon Sandrine Hauser, secrétaire générale de la FDSEA.
Ces travaux « ne semblent pas à l’origine de la résurgence de la bactérie », assurait en début de semaine Mme Chavanon. Une enquête épidémiologique de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) est en cours. Dès qu’un foyer est confirmé, les animaux concernés sont vaccinés et des mesures de blocage de l’exploitation, d’au moins vingt et un jours, prises par les autorités. Le lait collecté doit être pasteurisé et détruit.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Le chimiste allemand Bayer, en passe de prendre le contrôle de Monsanto, a annoncé vouloir « défendre énergiquement » l’image de l’herbicide.
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Glyphosate : 8 000 procédures aux Etats-Unis contre Monsanto

Le chimiste allemand Bayer, en passe de prendre le contrôle de Monsanto, a annoncé vouloir « défendre énergiquement » l’image de l’herbicide.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 22h00
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 12h45
   





                        



   


Environ huit mille requêtes judiciaires visent actuellement l’herbicide au glyphosate de Monsanto aux Etats-Unis, récemment condamné à verser 289 millions de dollars à un jardinier qui utilisait ce produit, a annoncé jeudi 23 août le chimiste allemand Bayer.
Bayer, en passe d’avaler Monsanto après avoir bouclé un mariage historique pour 63 milliards de dollars — 54 milliards d’euros —, a mis à jour le dernier chiffre circulant sur ces procédures, qui était « d’environ cinq mille ».
« A la fin de juillet, environ huit mille requêtes avaient été déposées aux Etats-Unis » à propos du glyphosate, a dit lors d’une conférence téléphonique Werner Baumann, le patron de Bayer, déterminé à « défendre énergiquement » ce produit.
Condamné à indemniser un jardinier
Monsanto a été condamné au début d’août par un tribunal californien à indemniser un jardinier atteint d’un cancer incurable pour ne pas l’avoir suffisamment informé de la dangerosité de son herbicide au glyphosate, le Roundup.
Ce jugement retentissant a immédiatement fait plonger Bayer en Bourse, mettant en lumière l’important risque juridique associé au rachat de Monsanto, dont le groupe allemand a commencé l’intégration la semaine dernière.

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Mais Bayer martèle depuis que « rien n’a changé » dans sa stratégie et ses objectifs, et qu’il demeure « très optimiste pour l’avenir de son activité », basée sur le rôle croissant de la chimie dans l’agriculture, a répété jeudi M. Baumann.
Le groupe de Leverkusen (Allemagne), qui a jeté ses propres forces dans la bataille judiciaire, espère que le jugement de San Francisco sera invalidé en appel et répète que de nombreuses études scientifiques concluent à l’innocuité du glyphosate.
A la Bourse de Francfort, le titre Bayer lâchait encore 1,79 %, à 81,94 euros, jeudi, vers 17 heures, portant à 20 % son recul depuis le début de l’année.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Les vents soufflent à 200 kilomètres à l’heure, et l’ouragan a été rétrogradé en catégorie 3. Le président Trump a préventivement déclaré l’état d’urgence.
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Pluies torrentielles à Hawaï au passage de l’ouragan Lane

Les vents soufflent à 200 kilomètres à l’heure, et l’ouragan a été rétrogradé en catégorie 3. Le président Trump a préventivement déclaré l’état d’urgence.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 16h10
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 07h40
   





                        



   


Les vents violents et les pluies torrentielles charriés par l’ouragan Lane ont commencé à toucher Hawaï, jeudi 23 août, provoquant crues, glissements de terrain et vagues immenses dans l’archipel où les écoles ont été fermées.
Plus de 30 centimètres de pluie sont déjà tombés sur la partie est de la Grande Ile, l’île principale de l’archipel, selon une porte-parole de l’agence de défense civile du comté d’Hawaï. Une quinzaine de routes ont été fermées en raison des inondations et des glissements de terrain.
Lane, qui se déplace vers le Nord-Ouest à une vitesse de 11 km/h, a été rétrogradé jeudi soir comme une puissante tempête de catégorie 3 sur l’échelle de Saffir-Simpson qui compte cinq échelons, avec des vents pouvant atteindre près de 200 km/h). « Lane, tout en étant rétrogradé, est vaste et très humide. Il va traîner pendant un moment, car il se déplace lentement. C’est pourquoi nous prenons autant de précautions », a déclaré Kirk Caldwell, le maire de la capitale de l’Etat, Honolulu, lors d’une conférence de presse jeudi après-midi.

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Selon les dernières prévisions, l’œil de la tempête pourrait se nicher juste à l’ouest de l’archipel vendredi avant de repartir au large vers l’océan, mais la prudence reste de mise. Les vents pourraient faire monter le niveau de la mer d’un mètre à 1,50 mètre au-dessus de la normale le long de la côte ouest de la Grande Ile, déclare le Centre national des ouragans.
Etat d’urgence préventif
Le président Donald Trump a proclamé, mercredi 22 août, l’état d’urgence dans l’Etat d’Hawaï, ouvrant le déblocage de fonds fédéraux avant le passage imminent de l’ouragan Lane dans l’archipel. Selon le communiqué de la Maison Blanche publié jeudi, l’état d’urgence permet à l’Agence fédérale des situations d’urgence « d’apporter une aide adéquate pour soutenir les mesures d’urgence nécessaires ».
Le gouverneur de l’Etat, David Ige, a exhorté les habitants à se préparer au pire et à constituer des stocks de quatorze jours en eau, nourriture et médicaments. Toutes les écoles publiques, les campus de l’université d’Hawaï et les administrations non essentielles sur les îles d’Oahu et de Kauai ont été fermés pour au moins deux jours à partir de jeudi.
De longues files de voitures se sont formées dans les stations-service à Honolulu, la capitale de l’Etat. Les navires et sous-marins de l’US Navy basés à Hawaï ont reçu l’ordre de quitter le port, une pratique courante visant à éviter les dégâts à l’approche d’un ouragan. La marine américaine a déplacé la majeure partie de sa flotte hors de Pearl Harbor mercredi.
Selon l’Administration nationale des océans et de l’atmosphère, l’ouragan le plus puissant à avoir frappé Hawaï a été l’Iniki, de catégorie 4, qui a touché terre sur l’île de Kauai le 11 septembre 1992. Il a fait six morts et endommagé ou détruit plus de 14 000 habitations.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Le cyclone tropical, dont les vents atteignent 200 km/h, devrait toucher l’île de Shikoku dans la soirée de jeudi.
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Le Japon se prépare à l’arrivée du typhon Cimaron et ses vents allant jusqu’à 200 km/h

Le cyclone tropical, dont les vents atteignent 200 km/h, devrait toucher l’île de Shikoku dans la soirée de jeudi.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 13h25
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 16h25
   





                        



   


Un puissant typhon se dirigeait, jeudi 23 août, vers l’ouest du Japon, faisant craindre de fortes pluies et des glissements de terrain. Le gouvernement a appelé à la prudence après les inondations meurtrières de juillet.
Selon l’agence météorologique japonaise, le typhon Cimaron se déplaçait à la vitesse de 35 km/h et s’apprêtait à rejoindre la côte de l’île de Shikoku, dans le sud-est du Japon, avec des rafales de vent allant jusqu’à 200 km/h. Il devrait ensuite prendre la direction du nord. Certaines régions pourraient subir des précipitations de 800 mm en vingt-quatre heures.

   


Des zones fragilisées par les inondations de juillet
« Tenez-vous en alerte et prenez toutes les mesures nécessaires », a lancé le premier ministre Shinzo Abe lors d’une réunion de préparation à l’arrivée du cyclone Cimaron. Il a appelé les autorités locales à émettre sans hésitation des ordres d’évacuation, alors que le gouvernement avait été critiqué pour sa gestion de crise jugée tardive après les pluies torrentielles et coulées de boue massives qui ont tué 220 personnes début juillet.
Le trafic ferroviaire était perturbé en certains endroits et plus de 100 vols ont été annulés, selon les médias locaux. Dans les zones fragilisées par les inondations, plusieurs villes ont d’ores et déjà conseillé à leurs habitants de quitter leur logement par mesure de précaution. Dans la préfecture d’Okayama, des résidents empilaient des sacs de sable pour prévenir de nouvelles inondations, selon des images de télévision.
Le cyclone Soulik attendu en Corée du Sud
Le Japon est balayé chaque année par un peu moins de la moitié de la vingtaine de typhons qui naissent en Asie. Avant Cimaron, le cyclone Soulik a apporté cette semaine de fortes pluies sur le sud-ouest de l’archipel. Il s’est ensuite dirigé vers la Corée du Sud, où une personne a été portée disparue et une autre blessée, après avoir été emportées par de fortes vagues. Soulik devrait toucher la ville de Seocheon dans la nuit de jeudi à vendredi, avec des vents dépassant 160 km/h et des prévisions de 7 à 15 cm de pluie. Plus de 200 vols ont été annulés, et de nombreuses écoles prévoyaient de fermer vendredi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ La déforestation opérée il y a 4 000 ans affecte encore aujourd’hui la capacité des sols à fixer les éléments carbonés.
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Comment les Mayas ont compromis le stockage du carbone

La déforestation opérée il y a 4 000 ans affecte encore aujourd’hui la capacité des sols à fixer les éléments carbonés.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 10h38
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 17h00
    |

                            Intissar El Hajj Mohamed








                        



                                


                            

Il y a 4 000 ans, les Mayas se sont lancés dans l’agriculture intensive des terres du Yucatan, allant jusqu’à décimer les forêts. Aujourd’hui, les sols reboisés des anciens territoires mayas du sud du Mexique et du Guatemala souffriraient encore de cette déforestation. Une étude publiée le 20 août dans Nature Geoscience affirme qu’ils n’auraient pas recouvré leur capacité à stocker le carbone. Conclusion alarmante puisque les régions tropicales telles que celles-ci retiennent 30 % du carbone des sols qui, autrement, se retrouverait dans l’atmosphère – et contribuerait à son réchauffement.
L’équipe de l’université canadienne McGill de Montréal a daté des cires subsistant dans le sol après la décomposition des végétaux – « leurs molécules sont préservées pendant longtemps », souligne Peter Douglas, auteur principal de l’étude. D’autre part, la même technique de datation a été appliquée sur des fossiles sédimentaires de feuilles et de graines échoués au fond de trois lacs de cette région.
PH bouleversé
La différence d’âge entre les deux lots d’échantillons indique la vitesse à laquelle la cire transite du sol aux sédiments, reflétant ainsi la durée de rétention du carbone. Les scientifiques ont trouvé qu’au cours des 3 500 ans passés, alors que le cheminement moyen des cires se prolongeait sur 2 300 ans, la déforestation a abrégé ce trajet de presque les deux tiers, le ramenant à 800 ans. Cela correspond à des valeurs diminuées de 70 % dans le cas des dépôts du lac Chichancanab au Mexique, et même de 90 % pour les lacs guatémaltèques Salpeten et Itzan.

Des recherches récentes ont mis en évidence des phénomènes analogues ailleurs, notamment en Suisse. « Ces réductions signifient que les sols ont perdu leur capacité à capter le carbone de l’air », remarque Peter Douglas. Ses travaux suggèrent que la priorité doit être de « freiner la déforestation des forêts primaires », qui ont conservé cette capacité...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Au Royaume-Uni, en Allemagne ou en Suède, les températures ont été exceptionnellement chaudes, et la pluie quasi absente.
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En Europe du Nord, « il n’y a plus d’herbe, nos vaches vivent grâce au foin récolté en juin »

Au Royaume-Uni, en Allemagne ou en Suède, les températures ont été exceptionnellement chaudes, et la pluie quasi absente.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 10h10
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 16h18
   





                        


Après la canicule et les incendies, les régions du nord de l’Europe – notamment l’Allemagne, la Suède, la France et le Royaume-Uni –, moins habituées au manque d’eau que les pays méditerranéens, font face à une sécheresse qui inquiète les éleveurs. Confrontés à un manque de fourrage, ceux-ci craignent de devoir pratiquer des abattages massifs.
En France, « il n’y a plus d’herbe »
« Nos vaches vivent depuis la mi-juillet grâce au foin récolté en juin, il n’y a plus d’herbe », témoigne Jean-Guillaume Hannequin, agriculteur dans l’est de la France, qui se demande comment il va nourrir son bétail cet hiver.
« Dans beaucoup d’endroits, même dans le Massif central, le “château d’eau” de la France, il n’y a pas de deuxième coupe d’herbe, c’est très préoccupant, explique Patrick Bénézit, responsable de l’organisation agricole FNSEA, qui compare la situation à celle de la canicule de 2003. Il dénonce « une spéculation assez désagréable » sur les prix de la paille, que les éleveurs mélangent au foin pour nourrir le bétail, qui coûterait cette année jusqu’à 100 euros la tonne, contre 60 à 80 euros l’an dernier.
Du côté de l’élevage laitier, « l’hiver risque d’être catastrophique, confie un éleveur. Pour compléter les rations des animaux, il va falloir acheter des céréales qui, elles, ont vu leur prix monter cet été. Le lait va être de plus en plus cher à produire, les coûts de revient vont augmenter. » Les cours de la viande pourraient aussi baisser si les abattages de bêtes se multiplient.
En Suède, des craintes pour les rennes
En Suède, où des feux de forêt ont détruit des milliers d’hectares desséchés en juillet, la Fédération des agriculteurs parle de la « pire crise depuis plus de cinquante ans ».
« La plupart des agriculteurs ont distribué aux animaux durant l’été les réserves de fourrage qu’ils avaient constituées pour l’hiver », explique Harald Svensson, chef économiste de l’agence gouvernementale suédoise de l’agriculture. Il annonce aussi une chute historique de 29 % de la production suédoise de céréales par rapport à 2017.
Les éleveurs sami, en Laponie, alertent sur les risques de famine des 250 000 rennes semi sauvages dont les pâturages ont brûlé ou ont été touchés par la sécheresse. Le gouvernement a débloqué une aide de 1,2 milliard de couronnes (117 millions d’euros) pour acheter du fourrage et éviter les abattages d’urgence.
En Allemagne, 340 millions d’euros d’aides

   


Berlin a annoncé mercredi le déblocage de 340 millions d’euros pour indemniser les agriculteurs allemands, après quatre mois d’une sécheresse inédite. Les dommages sur les céréales et l’élevage ont été évalués à 680 millions d’euros, et menacent de fermeture 10 000 exploitations allemandes, soit une ferme sur 25.
En Basse-Saxe, grande région agricole du pays, l’inquiétude est grande pour les exploitations fourragères, dont la production est inférieure d’au moins 40 % à celle d’une année normale.
La pénurie de céréales prive les agriculteurs de fourrage pour leurs bêtes et en fait, mécaniquement, grimper les prix. De nombreux producteurs laitiers se sont d’ores et déjà résolus à vendre leur bétail et le nombre de vaches abattues a bondi de 10 % dans les deux premières semaines de juillet.
Au Royaume-Uni, 18 % d’abattages en plus
Loin de l’image idyllique des vertes prairies anglaises, la Grande-Bretagne n’a pas connu de sécheresse comme cette année depuis quatre-vingts ans, selon l’organisme public Agriculture and Horticulture Development Board (AHDB). La collecte de lait est en forte baisse du fait du manque d’herbe.
Le coût du fourrage ayant bondi, beaucoup de bêtes ont été envoyées à l’abattoir plus tôt que d’habitude. En Grande-Bretagne, l’abattage de bovins a été 18 % plus élevé que l’an dernier en juillet, avec une bonne partie de vaches laitières, selon l’AHDB.
En Suisse, l’armée envoie de l’eau aux vaches
L’armée suisse a mobilisé au début d’août des hélicoptères pour acheminer de l’eau vers les alpages du Jura et des Alpes suisses, où des milliers de vaches sont affectées par la sécheresse et la canicule. Chaque animal doit consommer jusqu’à 150 litres d’eau par jour. « Nous avions déjà dû héliporter de l’eau parfois, mais jamais autant (…) A long terme, on ne pourra pas continuer ainsi », a déclaré à Reuters TV Grégoire Martin, un éleveur de Rossinière possédant 68 vaches et 90 veaux.
Le gouvernement suisse a détaillé le 6 août un plan d’aide aux éleveurs touchés par la sécheresse, avec réduction des droits de douane perçus sur les importations d’aliments pour le bétail et déblocage de prêts à taux zéro.

   


L’Europe propose un versement anticipé des aides
Pour Erwin Schöpges, président de l’European Milk Board, à Bruxelles, qui regroupe 100 000 petits producteurs laitiers européens, les aléas climatiques ne font qu’accentuer une situation déjà critique pour les éleveurs : « Sans cette sécheresse, les coûts de production sont déjà loin d’être couverts. On parle, pour toute l’Europe, de coûts autour de 40 à 45 centimes », alors que le prix de vente du lait en Europe « tourne autour de 30 à 33 centimes ».
Pour desserrer l’étau, la Commission européenne a promis au début d’août plusieurs mesures, comme le versement anticipé de certaines aides et des dérogations pour permettre d’utiliser l’herbe des jachères comme fourrage.



                            


                        

                        


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En Allemagne, la laborieuse sortie du charbon

Berlin doit définir un calendrier de fermeture des centrales. Les régions minières et les industriels s’inquiètent.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 09h48
    |

                            Cécile Boutelet (Jänschwalde, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Sur les murs de l’atelier réservé aux apprentis, il y a encore les panneaux datant de la RDA. Le papier a légèrement jauni, mais les inscriptions peintes à la main n’ont pas pris une écaille, et les schémas des têtes de chalumeaux sont encore « tout à fait justes », assure Jürgen Nattke, quarante-deux ans de maison, qui n’imagine pas meilleur support pour former les apprentis dont il a la charge.
Ici, à la centrale à charbon de Jänschwalde, près de Cottbus, dans le Brandebourg (Est), on conserve comme de précieuses reliques ces preuves du savoir-faire industriel de la région. Autrefois, le site assurait toute l’indépendance énergétique de l’Allemagne de l’Est. Aujourd’hui, c’est encore un des derniers grands employeurs industriels des environs. Le lignite, ce charbon très polluant brûlé dans les réacteurs du site, est toujours extrait à proximité, dans une gigantesque mine à ciel ouvert qui balafre sur des dizaines de kilomètres le sol sablonneux de la Lusace, cette région proche de la frontière polonaise.
En ce matin de la mi-août, l’atelier des apprentis de Jänschwalde est en ébullition. Le ministre des finances et vice-chancelier social-démocrate, Olaf Scholz, est de passage. « Nous voulons souligner que le charbon est encore indispensable à la sécurité énergétique de l’Allemagne », insiste le patron des lieux, Helmar Rendez, PDG de LEAG, la société qui exploite la centrale et les mines environnantes, et emploie 8 000 personnes. A côté de lui, le vice-chancelier reste placide quand un journaliste lui demande comment le maintien du site à long terme est compatible avec le respect par l’Allemagne de l’accord de Paris sur le climat conclu fin 2015. « Il y a un avenir pour cette région autour de l’énergie », répète-t-il, sans plus de précisions.

Poids du minerai dans le bilan climatique allemand trop lourd
Jänschwalde, avec sa mine et sa centrale, est une de ces plaies ouvertes de l’Allemagne d’aujourd’hui....




                        

                        


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Nouveau mystère animalier : les perroquets qui rougissent d’émotion

Une équipe française a observé rigoureusement le phénomène pour la première fois, chez cinq aras du zoo de Beauval.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 05h32
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 09h51
   





                        



   


Et si les perroquets rougissaient comme les humains dans des situations d’émotions vives ? Si les chercheurs sont encore loin de comprendre le mécanisme exact, une équipe française dit avoir observé rigoureusement le phénomène pour la première fois, chez cinq aras du zoo de Beauval (Loir-et-Cher). Ils ont publié leurs résultats dans la revue scientifique américaine PLOS One, mercredi 22 août.
Une partie des joues du ara bleu et jaune (Ara ararauna) est nue, sans plumes. Cette peau blanche rougissait lors d’interactions avec les soigneurs, lors de moments considérés comme « positifs » pour les volatiles. « Les oiseaux n’ont pas de muscles sur la face, explique à l’Agence France-Presse Aline Bertin, chargée de recherche à l’INRA, qui a dirigé l’expérience. Ils n’ont jamais été étudiés pour leurs expressions faciales. »

        Lire notre chronique :
         

          Le perroquet, ce grand émotif



Anecdotiquement, les propriétaires d’aras avaient remarqué ces rougissements, tout comme chez quelques autres oiseaux sauvages. Les joues sont irriguées de vaisseaux sanguins, comme chez les humains. Mais il fallait encore documenter le phénomène.
Parades sexuelles ou situations de conflit
L’expérience a consisté à filmer et photographier les oiseaux, sur un perchoir d’une volière de Beauval, lors d’interactions organisées avec les animaliers qui s’occupent habituellement d’eux. Le plus souvent, il ressortait de ces dernières que la peau des oiseaux, autour des yeux, se mettait à rougir.
L’étude est limitée par le petit échantillon, seulement cinq volatiles. Et elle ne permet pas de conclure formellement sur la raison du rougissement. « On ne sait pas si les oiseaux peuvent ressentir des émotions positives », souligne Aline Bertin. Mais ces travaux posent les jalons de futures expériences, en créant une méthode qui permettra de « mieux comprendre la sensibilité des oiseaux ».
Les connaissances sont encore très limitées sur la partie « sensibilité » du cerveau des volatiles, alors qu’elles sont très avancées sur leur intelligence, comparable à celle des mammifères. Nombre d’entre eux savent utiliser des outils et résoudre des problèmes.

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                Le milan noir, oiseau pyromane



Côté émotion et stress, les scientifiques ont jusqu’à présent surtout décrit les parades sexuelles ou les situations de conflit, lors desquelles ce sont les plumes qui sont principalement utilisées, en étant dressées ou lissées. Mais sur leurs émotions positives, la recherche est balbutiante : « On n’imagine pas que l’oiseau peut avoir un monde émotionnel aussi complexe qu’un primate, un chien ou un chat. »



                            


                        

                        


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Un fossile de tortue de 230 millions d’années découvert en Chine

La tortue primitive présente ce qui pourrait être un commencement de carapace et un bec, une nouveauté pour un spécimen de cette époque.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 21h19
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 08h43
   





                        


Comment la tortue est-elle devenue tortue ? C’est une question que les scientifiques se posent depuis des années : un fossile décrit dans la revue Nature, dans son édition de mercredi 22 août, apporte quelques indices.
Les tortues possèdent des caractéristiques bien particulières : leur carapace est composée d’un plastron et d’une coquille, soudés au squelette de l’animal. Leurs mâchoires n’ont pas de dents, mais sont recouvertes d’un bec.
Comment ont-elles acquis ces caractéristiques ? C’est « l’une des énigmes les plus tenaces de l’évolution », selon les chercheurs.
Un nouveau fossile découvert dans le sud-ouest de la Chine, baptisé Eorhynchochelys sinensis et vieux de près de 230 millions d’années, donne de nouveaux éléments aux chercheurs, sans résoudre l’énigme de leur évolution.

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                122 tortues marines retrouvées mortes sur des plages du sud du Mexique



La tortue primitive présente des côtes larges et plates le long du dos, ce qui pourrait être un commencement de carapace.
Ce n’est pas tout, « il s’agit de la première tortue fossile à bec », déclare à l’Agence France-presse (AFP) Chun Li, chercheur à l’Académie chinoise des sciences de Pékin et coauteur de l’étude.
« Ce qui est intéressant, c’est que même si un bec s’est développé, les dents ont été préservées, c’est donc une mâchoire à demi-bec et à demi-dent, une excellente caractéristique de transition », a-t-il ajouté.
« Personne ne savait ce que c’était »
Les scientifiques disposent de très peu de fossiles de tortue et l’identification de leur ancêtre fait encore débat.
Une théorie soutient que les tortues partagent le même ancêtre que la plupart des reptiles, mais certains experts pensent que la forme du crâne des tortues modernes est une preuve du contraire.
Pour Chun Li, ce nouveau fossile fait pencher la balance vers la première théorie.
D’autres squelettes de tortues primitives ont été découverts ces dernières années, y compris un spécimen vieux de 220 millions d’années, sans coquille sur le dos mais avec un plastron entièrement formé.
Un autre fossile, vieux de 240 millions d’années, ne présente aucune trace de carapace.
Chun Li est tombé par hasard sur Eorhynchochelys sinensis, lorsqu’un musée lui a demandé en 2015 d’examiner ses fossiles de reptiles marins. Il était encore dans la roche. « Personne ne savait ce que c’était », explique le chercheur.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ En dépit d’un moratoire de 1986 et de la mobilisation des défenseurs de la faune marine, Norvège, Islande et Japon maintiennent cette pratique.
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Malgré des mesures strictes et une demande faible, la chasse à la baleine perdure

En dépit d’un moratoire de 1986 et de la mobilisation des défenseurs de la faune marine, Norvège, Islande et Japon maintiennent cette pratique.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 17h06
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 21h10
    |

            Pierre Breteau








                        



   


Certains pays comme la Norvège ou le Japon continuent de chasser la baleine, et ce, malgré le moratoire signé en 1986 sur la traque commerciale du plus grand mammifère du monde. Ainsi Oslo a augmenté de 999 à 1 278 le nombre d’individus susceptibles d’être capturés dans ses eaux en 2018, soit 28 % de plus qu’en 2017.
Parmi la vingtaine d’espèces de cétacés, d’un poids qui va de 2,5 à 7 tonnes pour l’orque à 150 tonnes pour la baleine bleue, seules quelques espèces sont toujours prisées. En Norvège et en Islande, derniers pays européens à posséder des navires spécialisés, c’est surtout la baleine de Minke qui est recherchée ; un mammifère plus petit (6 à 9 m) que la grande baleine bleue (25 mètres en moyenne), mais aussi plus « menu » : de 5 à 8 tonnes.
La situation est délicate pour l’ensemble des espèces, car leur population peine à augmenter malgré les mesures de protection instaurées dans les années 1980 et 1990. Selon une étude menée à partir de cent vingt-deux ans de données, le nombre d’animaux (spécialement les baleines bleues et les rorquals communs) pourrait n’atteindre la moitié de son niveau d’avant la chasse intensive (à partir de 1900) qu’en 2100.
Comment les baleines sont-elles protégées ?
Depuis 1986, la Commission baleinière internationale (CBI) a adopté un moratoire dans une résolution « selon laquelle les quotas de capture pour toute opération commerciale de chasse seraient fixés à zéro ». Deux exceptions néanmoins, d’un côté la chasse à des fins scientifiques et de l’autre, la chasse traditionnelle, pour les « stocks autochtones de subsistance ».
Au titre de la recherche scientifique, le Japon a tué 486 baleines de Minke en 2016, une espèce protégée. Cette faille est largement utilisée par Tokyo. Malgré l’arrêt de la Cour internationale de justice rendu le 31 mars 2014, qui avait sommé le pays de cesser ses campagnes de masse car elles ne correspondent pas aux critères scientifiques, la pratique se poursuit, aussi bien dans le Pacifique que dans l’Antarctique.
Pour ce qui est de l’autre exception, la CBI a mis en place un programme de chasse autochtone (PCA) qui établit des quotas pour chaque zone de pêche. Par exemple, les Groenlandais de l’Ouest ont le droit de « capturer » dix baleines à bosse pour la période 2015-2018.
En 1979, la CBI a créé un premier sanctuaire dans une partie de l’océan Indien, où la traque à des fins commerciales est strictement interdite. Un second a été créé en 1994 et couvre l’océan Austral, autour des terres de l’Antarctique au pôle Sud — où des bateaux japonais continuent pourtant de capturer des cétacés.
Quels pays les chassent ?
Bien qu’elles soient membres de la CBI et qu’elles aient signé le moratoire, la Norvège et l’Islande — qui a repris cette activité en 2006 après quatorze ans d’interruption — sont les seuls pays du monde à autoriser la chasse commerciale. Oslo estime à 100 000 le nombre d’individus dans ses eaux territoriales, et qu’à ce titre, ils sont suffisamment abondants pour être pêchés.
En réalité, le secteur est fortement subventionné en Norvège (pour près de la moitié du prix du produit fini, la viande), alors même que la viande de baleine ne fait pas recette auprès des consommateurs norvégiens. Une partie des prises norvégiennes s’exporte au Japon.


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Une chute des captures bien antérieure au moratoire de 1986
Ce graphique présente le nombre total de baleines chassées dans le monde, ainsi que les chiffres des trois derniers pays à les chasser aujourd'hui

Source : Whales and dolphins conversation



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Prétextant des recherches scientifiques — comme depuis 1986 et le début du moratoire —, Tokyo a encore abattu 333 baleines de Minke (dont 122 en gestation) lors du dernier été austral (entre décembre 2017 et mars 2018). Mais l’argument peine à convaincre à la fois la justice internationale et les défenseurs des animaux, car la viande du mammifère continue d’être servie dans certains restaurants japonais.



                            


                        

                        

