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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Ce recours, qui permet à de grandes entreprises de contester les décisions des Etats jugées défavorables au libre-échange et à la concurrence équitable, a vu le nombre de cas se multiplier ces dernières années.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Thierry D., professeur de mathématiques à Paris, n’en finit pas de payer les conséquences d’une erreur que commet en 2015 le rectorat, en lui versant trois mois de salaire alors qu’il se trouve en congé sans solde.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Un député LRM propose de rendre les allocations de chômage dégressives pour les hauts salaires. Des économistes de tous bords rappellent que les cadres rapportent plus qu’ils ne coûtent à l’Assurance-chômage.
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Assurance-chômage dégressive pour les hauts revenus : une proposition réaliste ?

Un député LRM propose de rendre les allocations de chômage dégressives pour les hauts salaires. Des économistes de tous bords rappellent que les cadres rapportent plus qu’ils ne coûtent à l’Assurance-chômage.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 15h16
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 16h33
    |

                            Catherine Quignon








                        



                                


                            

Revenant régulièrement dans le débat public, l’idée d’une allocation de chômage dégressive pour les hauts revenus refait surface. Dans une interview au Parisien parue le 22 août, le député La République en marche (LRM) Aurélien Taché propose de revenir sur le montant des allocations de chômage accordées aux cadres à hauts salaires, en introduisant une dégressivité de leurs indemnités au bout de six mois ou en forfaitisant leur revenu. « La France est le pays où le plafond de l’indemnisation est le plus élevé, à plus de 6 200 euros. Pour ces cadres au chômage qui touchent entre 5 000 et 6 000 euros par mois, il faut ouvrir le débat », fait-il valoir dans les colonnes du Parisien.
Maintes fois mise sur la table, cette proposition n’a jamais été suivie. Elle serait juridiquement faisable, bien qu’elle suppose une importante inégalité de traitement entre les cotisants. « Le Conseil constitutionnel considère de manière constante que le principe d’égalité “ne s’oppose ni à ce que le législateur règle de façon différente des situations différentes ni à ce qu’il déroge à l’égalité pour des raisons d’intérêt général pourvu que, dans l’un et l’autre cas, la différence de traitement qui en résulte soit en rapport direct avec l’objet de la loi qui l’établit” », dit Me Nicolas Léger, avocat associé du département de droit social du cabinet Proskauer.

Au demeurant, le montant maximal des indemnités que peuvent toucher les allocataires est déjà plafonné, introduisant de fait une rupture d’égalité. Mais ce plafond concerne un nombre très anecdotique de cotisants : il faut avoir gagné plus de 12 000 euros par mois pour l’atteindre !
Critiques de tous bords
La proposition relancée par le député Taché est critiquée par des économistes de tous bords. « Le principe de l’assurance-chômage, c’est que vos droits dépendent des cotisations que vous versez en fonction de votre salaire, fait...




                        

                        


<article-nb="2018/08/24/19-4">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Editorial. Depuis trois ans, 2,3 millions de Vénézuéliens ont fui leur pays. Et ce n’est pas le plan économique surréaliste présenté, le 20 août, par le président Maduro, qui remettra le pays sur les rails.
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L’interminable descente aux enfers du Venezuela

Editorial. Depuis trois ans, 2,3 millions de Vénézuéliens ont fui leur pays. Et ce n’est pas le plan économique surréaliste présenté, le 20 août, par le président Maduro, qui remettra le pays sur les rails.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 12h59
   





                        


Editorial du « Monde ». Qualifier la situation au Venezuela de catastrophique est un triste euphémisme. Ses habitants fuient le pays par dizaines de milliers, provoquant un exode sans précédent sur les routes d’Amérique latine. Ce ne sont plus, désormais, les diplômés ni les membres de la bourgeoisie vénézuélienne qui s’en vont, ce sont, surtout, les gens des classes modestes. Ils partent à pied, un baluchon sur le dos ou une valise à roulettes à la main. Ils traversent la Colombie, qui abrite déjà près de 1 million de leurs compatriotes et n’en veut plus. Ils font des milliers de kilomètres pour traverser encore l’Equateur, atteindre le Pérou, le Chili, le Brésil, où, espèrent-ils, ils pourront trouver de quoi vivre et permettre à leur famille restée au Venezuela de survivre.
Beaucoup d’entre eux ont cru à la « révolution bolivarienne » du chavisme et à l’avenir radieux vanté par Nicolas Maduro. Aujourd’hui, ils sont désespérés et se heurtent à des gouvernements voisins de moins en moins accueillants.

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                Le désarroi des migrants vénézuéliens à la frontière colombo-équatorienne



S’il faut un symbole de l’interminable échec du régime de Nicolas Maduro, ces 2,3 millions de Vénézuéliens qui ont fui leur pays depuis trois ans, selon l’ONU (sur une population de 32 millions), en sont incontestablement un. Un autre est le plan économique surréaliste présenté, le 20 août, par le président Maduro pour tenter de maîtriser l’hyperinflation, qui dépasse désormais 80 000 % en taux annuel, battant tous les records latino-américains : une dévaluation de 95 % du bolivar, la monnaie nationale, remplacé par une hypothétique monnaie, le « bolivar souverain ». Le salaire minimum est multiplié par 35, pour tenter de compenser les hausses de prix, comme celle du carburant, qui ne bénéficiera plus de subventions.
Personne ne croit que ce plan, comme l’affirme Nicolas Maduro, remettra le pays sur le chemin de la prospérité. Le Venezuela s’est effondré, comme la production de pétrole, qui est tombée à son plus bas niveau depuis la fin des années 1940. Eviscérée par Hugo Chavez puis par son successeur, la compagnie nationale du pétrole, PDVSA, qui fut l’un des fleurons de l’Amérique latine, n’est plus que l’ombre d’elle-même.
Partir ou protester
Deux solutions se présentent aux Vénézuéliens : protester, encore, ou partir. Mais protester, au Venezuela, est dangereux : 160 manifestants ont été tués l’an dernier, des centaines sont en prison. Décapitée, l’opposition est dispersée.
Combien de temps Nicolas Maduro peut-il encore se maintenir au pouvoir dans ces conditions ? Il a compté jusqu’ici sur le soutien de l’armée et l’aide précieuse des services de sécurité cubains. Si l’appui de Cuba semble toujours solide, celui de l’armée n’est pas éternellement garanti. Ses rangs ne sont pas hermétiques au mécontentement. Des arrestations ont été opérées parmi les officiers. Le 4 août, le monde entier a pu voir la débandade des soldats de la garde nationale alignés lorsqu’une attaque au drone a visé le président Maduro en pleine parade militaire, dans le centre de Caracas.
La responsabilité de cet attentat reste floue, mais il est probable que ce ne sera pas le dernier. Les diatribes de M. Maduro contre Washington, qu’il accuse de tous les maux du pays, ont fait long feu. Tant que le président Maduro bloquera tout changement démocratique, comme il le fait depuis la victoire de l’opposition aux élections législatives de 2015, et tant qu’il poursuivra sa désastreuse politique économique, le risque de coup d’Etat persistera. Et l’exode continuera.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Après l’annulation de trois zones touristiques dans la capitale en avril, le gouvernement a redéfini leur périmètre afin de permettre aux commerces d’ouvrir le dimanche.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Commerces : trois nouvelles zones d’ouverture dominicale à Paris

Après l’annulation de trois zones touristiques dans la capitale en avril, le gouvernement a redéfini leur périmètre afin de permettre aux commerces d’ouvrir le dimanche.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 12h34
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 13h07
   





                        



   


A Paris, trois nouvelles zones touristiques ont été définies par le gouvernement afin d’autoriser les commerces à ouvrir le dimanche, après l’annulation par le juge administratif, en avril, de trois zones touristiques internationales (ZTI). La première comprend l’avenue des Ternes, intégrée à la ZTI Champs-Elysées Montaigne. La deuxième, la ZTI Palais des Congrès, s’étend principalement autour de la porte Maillot. Ces nouveaux textes, publiés vendredi 24 août au Journal officiel, entreront en vigueur samedi.
Dans ces deux zones, les commerces pourront ouvrir le dimanche et le soir, jusqu’à minuit, sous réserve de la conclusion d’un accord avec les syndicats.
La troisième zone Bercy Saint-Emilion, englobant l’AccorHotels Arena et le centre Bercy Village, créée par arrêté préfectoral, bénéficiera, quant à elle, du statut « zone touristique ». Les commerces pourront également y ouvrir le dimanche, mais pas en soirée la semaine. Les commerces alimentaires devront fermer le dimanche après-midi.
Avis mitigé de la Mairie de Paris
« L’objectif était de trouver des solutions légales pour chaque ZTI ayant fait l’objet d’une annulation et de permettre l’ouverture dominicale des commerces concernés », a déclaré la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’économie, Delphine Gény-Stephann.
Selon Le Parisien, la Mairie de Paris a un avis mitigé sur la création de ces nouvelles zones : « cohérent » concernant la porte Maillot, en raison de la présence du Palais des Congrès, mais « négatif » sur la partie Ternes : « On estime que, dans cette rue qui comprend la Fnac, l’ouverture le dimanche peut avoir un impact négatif sur les riverains et sur certaines librairies de quartier. »
Une vingtaine de ZTI sont actuellement en activité, dont plus de la moitié à Paris. Des discussions sont en cours pour en créer une nouvelle dans le quartier d’Odéon - Saint-Michel, au cœur de la capitale.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Fuyant la crise qui touche leur pays, des centaines de Vénézuéliens sont partis à pied, sur la route panaméricaine, en quête d’une nation prête à les accueillir.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Prévu dans le cadre de plusieurs traités de libre-échange, le mécanisme d’arbitrage d’investissement permet à des entreprises de contester des décisions d’Etats qu’elles estiment défavorables. Vivement critiqué, ce système est accusé de défendre les intérêts des multinationales.
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L’arbitrage international, une justice sur la sellette

Prévu dans le cadre de plusieurs traités de libre-échange, le mécanisme d’arbitrage d’investissement permet à des entreprises de contester des décisions d’Etats qu’elles estiment défavorables. Vivement critiqué, ce système est accusé de défendre les intérêts des multinationales.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 11h55
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 12h54
    |

            Maxime Vaudano








                        



                                


                            
C’est une justice qui se rend loin des prétoires, dans l’ambiance feutrée de salles de conférence ou dans les salons privés de grands hôtels. Une justice placée entre les mains de juges privés, dont les sentences se chiffrent souvent en dizaines de millions de dollars. Une justice qui projette une ombre de plus en plus inquiétante sur la capacité des nations à légiférer sur l’environnement, la santé ou les conditions de travail. L’arbitrage d’investissement, tel qu’on l’appelle, incarne à merveille le défi posé par la mondialisation de l’économie aux Etats.

Surnommée ISDS, pour investor-state dispute settlement (« mécanisme de règlement des différends investisseurs-Etats »), cette juridiction permet à de grandes entreprises de contourner l’ordre judiciaire classique pour contester devant un tribunal d’exception les décisions des Etats jugées défavorables au libre-échange et à la concurrence équitable. Un panel d’arbitres, choisis par les parties parmi un petit vivier de professeurs de droit et d’avocats d’affaires internationaux, peut alors condamner les gouvernements à indemniser l’entreprise lésée.
Introduit pour la première fois dans un accord commercial entre l’Allemagne et le Pakistan en 1959, ce mécanisme d’arbitrage n’a soulevé pendant des décennies aucune controverse. Pensé pour offrir une garantie d’indépendance à des investisseurs occidentaux en quête de stabilité, il offrait surtout un recours contre les expropriations brutales et la supposée partialité des tribunaux dans les pays du Sud, jugés trop perméables aux pressions et aux aléas politiques.
Chantage des fabricants de tabac
L’inquiétude n’a surgi que quand l’ISDS a commencé à menacer les pays du Nord, dans les années 1990. L’intensification des échanges internationaux et la multiplication des accords commerciaux bilatéraux ont donné à de nombreuses entreprises l’idée de se saisir de ce mécanisme pour faire valoir leurs intérêts, avec l’aide du petit cénacle des...




                        

                        


<article-nb="2018/08/24/19-8">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Les pouvoirs publics vont débloquer 340 millions d’euros pour secourir un secteur confronté à une anomalie météorologique historique.
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Le manque d’eau menace 10 000 fermes en Allemagne

Les pouvoirs publics vont débloquer 340 millions d’euros pour secourir un secteur confronté à une anomalie météorologique historique.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 11h23
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

Petra Döhler a la voix fatiguée. L’agricultrice, qui exploite 1 100 hectares pour la culture et l’élevage en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, peine à reconnaître son exploitation : « Je reviens à l’instant du champ. On récolte le colza. Le tracteur travaille dans un nuage de poussière, comme si on était en Arizona dans un film américain. Mais on est en Allemagne, et ce sont nos bêtes qui souffrent. C’est très dur. »
A Altwigshagen où se trouve sa ferme, il n’a quasiment pas plu depuis le mois d’avril. Une seule courte période de précipitations a apporté tout juste 20 millimètres d’eau, contre 250 en temps normal. « Les dommages aux cultures sont énormes, nous avons perdu la moitié de la récolte de céréales et obtenu très peu de fourrage pour les vaches. Le maïs n’a pas assez poussé, les épis ne sont pas assez développés. On redoute une perte de 40 % de la récolte par rapport à la moyenne annuelle », poursuit-elle. A ces dommages s’ajoute un surplus de travail pour porter de l’eau aux cinq cents vaches de l’exploitation et à leurs veaux. « Il faut le dire : on n’y arrive plus », dit-elle.
Au bord de la faillite
Le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale est un des Länder qui a le plus souffert de la sécheresse exceptionnelle qui a touché l’Allemagne cet été. Dans la région, les récoltes sont inférieures de 25 % à la moyenne des trois dernières années. La fédération des agriculteurs allemande rapporte que, sur l’ensemble du pays, la production de céréales accuse une baisse de 22 % par rapport à 2017, et certaines zones accusent des pertes de 50 à 70 %. Les plantations de pommes de terre, de betteraves à sucre et le fourrage pour l’élevage sont concernés. L’est et le nord du pays sont particulièrement atteints. Dix mille exploitations sont au bord de la faillite.

Pour venir à leur secours, l’Etat a décidé de débloquer une aide d’urgence exceptionnelle, justifiée par une anomalie climatique « de dimension...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ La « fintech » allemande, rachetée en 2016, multiplie les accidents de parcours. Le cabinet Oliver Wyman réfléchit à une nouvelle stratégie de développement.
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Les mauvaises affaires de BPCE avec sa néobanque Fidor

La « fintech » allemande, rachetée en 2016, multiplie les accidents de parcours. Le cabinet Oliver Wyman réfléchit à une nouvelle stratégie de développement.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 10h45
    |

                            Véronique Chocron








                        



                                


                            

Les « fintech », ces start-up de la finance qui exhalent un parfum de modernité, sont parvenues, ces dernières années, à tourner la tête du vieux monde bancaire. Mais gare aux miroirs aux alouettes ! Le groupe mutualiste BPCE (Banque populaire Caisse d’Epargne) en fait aujourd’hui l’expérience, après avoir acquis en 2016 la banque numérique allemande Fidor.
Sur le papier, l’opération devait être un coup de maître. Le groupe coopératif était alors le dernier en France à ne disposer ni d’une banque en ligne ni d’une « néobanque », ces établissements numériques quasi gratuits, à l’offre basique, accessibles par le biais d’une application mobile. BPCE ambitionnait de rattraper ses concurrents en mettant la main sur Fidor, un modèle bancaire « totalement innovant », utilisant une technologie dernier cri.
Son concept ? Animer une communauté de discussions et d’avis sur les produits financiers, dont les membres sont autant de clients potentiels. Une « banque entre amis », qui récompense financièrement les contributeurs les plus actifs. Un système original permettant d’acquérir des clients à moindre coût (moins de 30 euros).

Lorsque le groupe BPCE est démarché par la jeune « fintech », en quête d’investisseurs, celle-ci dispose de plusieurs atouts : un agrément bancaire décroché en Allemagne en 2009, un début d’activité en Angleterre, l’ambition de lancer une offre aux Etats-Unis et un partenariat avec Telefonica O2 pour développer l’offre bancaire de l’opérateur télécoms en Allemagne. Fidor, qui affichait en 2015 un chiffre d’affaires de 21 millions d’euros, avait atteint l’équilibre opérationnel l’année précédente. L’institution mutualiste y voit une occasion de se développer à moindres frais à l’échelle internationale, en utilisant la plate-forme de Fidor. Mais, dès le rachat, des difficultés se font jour.
Placements risqués
D’abord, le tarif est élevé. BPCE débourse près de 142 millions d’euros pour reprendre...




                        

                        


<article-nb="2018/08/24/19-10">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Après une année 2017 qui restera comme la plus petite récolte depuis 1945, un rebond de près de 25 % de la production viticole est attendu.
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Les vendanges 2018 débutent sous de bons auspices

Après une année 2017 qui restera comme la plus petite récolte depuis 1945, un rebond de près de 25 % de la production viticole est attendu.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 10h32
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 14h57
    |

            Laurence Girard








                        



   


Maxime Toubart s’apprête à donner son premier coup de sécateur samedi 25 août. Les pinots noirs seront les premiers à tomber dans les cuves. Le coprésident du Comité Champagne, vigneron au Breuil, dans la Marne, a le sourire. « La vendange s’annonce très bonne tant en quantité qu’en qualité. Certains vignerons disent ne pas se souvenir d’une année comparable », affirme-t-il.

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                En 2017, l’agriculture française a repris du poil de la bête



La satisfaction champenoise illustre le rebond attendu de la récolte viticole française 2018. Selon les chiffres publiés, vendredi 24 août, par Agreste, le service des statistiques du ministère de l’agriculture, la production hexagonale pourrait s’élever à 46,1 millions d’hectolitres. Soit un rebond de près de 25 % par rapport à celle de 2017, une vendange maigrelette, il est vrai, de 37,2 millions d’hectolitres, décimée par des épisodes calamiteux de gel, de grêle et de sécheresse. Dans les annales, 2017 restera comme la plus petite récolte depuis 1945.
C’est dire si le retour à meilleure fortune était espéré. Toutefois, les chiffres ministériels, issus de sondages, sont encore à prendre avec beaucoup de précaution. Les professionnels attendent la fin de la collecte des raisins, qui vient à peine de commencer, pour se prononcer.
Du mildiou dans le Sud
Ainsi, Bernard Farges, vice-président du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB), prudent, se refuse à avancer des chiffres. D’autant que les vendanges progressent lentement et que le gros des rouges ne sera coupé qu’entre le 15 et le 20 septembre. « Entre les épisodes de grêle et le mildiou, ce ne sera pas une grosse récolte », affirme M. Farges. Mais les viticulteurs bordelais espèrent qu’elle sera bien plus volumineuse que celle de 2017, limitée à 3,5 millions d’hectolitres.
La grêle a touché plus ou moins méchamment près de 10 000 hectares de vignes en Gironde. Mais, surtout, les fortes pluies en mai et en juin ont favorisé le développement du mildiou. Bordeaux a l’habitude de batailler avec cet ennemi du raisin. Fait nouveau cette année, cette maladie a pris ses aises dans les vignobles du Sud de la France. Comme dans le Languedoc, plus grosse région productrice française.
« Le printemps a été très pluvieux et il ne s’est mis à faire beau que début août, il y a eu des attaques de mildiou », explique Jérôme Villaret, directeur général du Conseil interprofessionnel des vins du Languedoc. Il ne se prononce pas sur les volumes attendus, mais table sur « une récolte moyenne, au-dessous des 13 millions d’hectolitres ». Comme chaque année, c’est le village de Fitou, dans l’Aude, qui a donné le coup d’envoi des vendanges en France, le 7 août.

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Dans d’autres régions, c’est la sécheresse qui préoccupe. Comme en Alsace. « Notre coopérative regroupe 1 200 hectares étalés sur 80 kilomètres, donc, nous avons une bonne vision d’ensemble », souligne Hervé Schwendenmann, président de Wolfberger. Il ajoute : « Qualitativement, les raisins sont bien mûrs. Quantitativement, le potentiel était là. Mais des secteurs ont souffert de la sécheresse. Les raisins se vident de leur eau et l’acidité est en chute libre. Il n’a pas plu depuis début juin, à l’exception de quelques orages. » Les températures élevées contraignent aussi les vendangeurs à travailler en horaire décalé, de 6 h 30 à 12 h 30.
Dans le Beaujolais et en Bourgogne, les premières coupes sont attendues la semaine prochaine. Le moral est au beau fixe. « Le vignoble est sain, il n’a pas souffert de la grêle, cette année. Avec un été très favorable, nous devrions avoir dans l’ensemble une belle récolte en quantité. Même si, ici ou là, des raisins souffrent de la chaleur », raconte Louis-Fabrice Latour, président du Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne.
« Tous les voyants au vert »
Dans la dernière ligne droite avant l’entrée en scène des vendangeurs, Inter Beaujolais est optimiste : « Aucun incident climatique n’ayant entamé le potentiel de récolte, nous sommes dans le cadre d’une récolte équitable, du sud jusqu’au nord, en termes de quantité. » Et l’union interprofessionnelle d’ajouter : « Un état sanitaire excellent, un sol très sec et une météo à quinze jours qui semble bienveillante… A ce jour, tous les voyants sont au vert pour faire en 2018 de grands vins en Beaujolais ! »
Tout aussi satisfaite, la Champagne se distingue cette année par la précocité de la vendange. Dans certaines communes, elles ont débuté le 20 août. Dans ce vignoble très organisé, le Comité Champagne a fixé les rendements en fonction des prévisions de vente des maisons de négoce. « Nous avons fixé le rendement cette année à 10 800 kg de raisin par hectare, ce qui correspond à 310 millions de bouteilles. Nous en avons vendu 307 millions en 2017 », explique M. Toubart.
Surtout, les vignerons champenois vont pouvoir reconstituer leur réserve individuelle, composée d’une production additionnelle de 3 100 kg à l’hectare. Ceux qui avaient été touchés par le gel et la grêle en 2017 avaient dû puiser dans cette réserve. « Cela va remettre tout le monde à flot », se réjouit M. Toubart. Et le prix du raisin champenois ne devrait pas baisser.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ La compagnie aérienne à bas coûts et le syndicat irlandais des pilotes ont trouvé un accord.
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Ryanair démine en partie son conflit social

La compagnie aérienne à bas coûts et le syndicat irlandais des pilotes ont trouvé un accord.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 10h30
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



   


Il aura fallu une négociation marathon, qui s’est achevée jeudi 23 août à 7 heures, mais le conflit social à Ryanair est peut-être sur le point d’être en partie réglé. La première compagnie aérienne d’Europe et le syndicat des pilotes irlandais Forsa ont ainsi trouvé un accord sur les conditions de travail.
Cette entente inédite ne résout pas le contentieux en cours dans plusieurs autres pays d’Europe
Pour l’heure, celui-ci reste fragile. Forsa doit le faire approuver par les pilotes lors d’un scrutin interne qui va prendre deux semaines à organiser. En attendant, à la demande du médiateur, ses détails demeurent secrets.
De plus, l’entente ne concerne que les pilotes irlandais et ne résout pas le contentieux en cours dans plusieurs autres pays. Il s’agit cependant d’une première pour ­Ryanair. Jamais, depuis sa création en 1985, la compagnie à bas coûts n’avait passé une convention collective. Jusqu’en décembre 2017, elle se refusait même à reconnaître le moindre syndicat.
Ryanair est agitée depuis l’an dernier par des tensions sociales grandissantes, dont la première manifestation a été l’annulation de milliers de vols à l’automne 2017, à la suite d’une mauvaise gestion des vacances des pilotes. En décembre, les pilotes allemands ont été les premiers de l’histoire de la compagnie à faire grève. Cet été, une série de débrayages en Europe (Irlande, Allemagne, Pays-Bas, Suède et Belgique) a fortement perturbé l’entreprise.

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Selon les calculs d’AirHelp (une société spécialisée dans l’aide au recouvrement des compensations pour les passagers), que Le Monde a obtenus, Ryanair doit 78 millions d’euros d’indemnisations pour les grèves de juillet et août. Au total, 270 000 passagers ont été touchés pendant les douze jours d’arrêt de travail de cette période.
Etrange fonctionnement interne
Ce genre de compensation ne semble d’ailleurs pas dans les gènes de la compagnie. Le mois dernier, elle a tenté de faire valoir que la grève était une « circonstance exceptionnelle » et qu’elle n’avait pas à dédommager les passagers, ce qui est contraire aux règles européennes. Elle a aussi envoyé plusieurs dizaines de chèques qui ont été refusés par les banques car ils n’avaient pas été signés.

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L’épreuve de force sociale a mis en exergue l’étrange fonctionnement interne de Ryanair. En effet, la plupart des pilotes ne travaillent pas directement pour l’entreprise, mais pour des agences sous-traitantes, voire en tant qu’autoentrepreneurs. Pour de nombreux pilotes établis dans le reste de l’Europe, les contrats relèvent du droit irlandais. Ces personnels revendiquent des contrats locaux, ce qui, pour l’instant, n’a pas été accepté.
Du côté des pilotes irlandais, la colère concernait l’assignation à une base. Bien que vivant en Irlande, ils peuvent aujourd’hui, presque sans préavis, être placés pour quelques jours dans une base ailleurs en Europe – Berlin ou Milan, par exemple. Cette pratique n’est pas exceptionnelle dans l’aviation, mais les critères d’assignation ne sont pas transparents et les décisions, effectuées à la dernière minute.
Les discussions entre le syndicat Forsa et la direction de l’entreprise ont été houleuses. « Ryanair n’avait jamais discuté avec les syndicats et la défiance était profonde », expliquait, début août, Bernard Harbor, de Forsa. Le PDG de la compagnie, Michael O’Leary, n’a jamais dissimulé son aversion pour les négociations sociales. En juillet, son instinct a repris le dessus, quand il a menacé de délocaliser en Pologne les emplois des grévistes irlandais. Son seul langage : les salaires. Il fait remarquer que les pilotes gagnent en moyenne 150 000 euros par an.

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Si cet accord se confirmait, Ryan­air ferait un pas de plus vers une certaine normalisation. En évitant pendant longtemps les grèves qui secouaient ses concurrents, la compagnie a pu mettre en place un modèle social parallèle qui lui a permis de gagner des parts de marché. Cette ère touche à sa fin.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Les professionnels du monde médico-social se désolent de ne pas être entendus par le gouvernement dans la lutte contre l’addiction à l’alcool.
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Le lobby de l’alcool s’invite dans le débat sur la santé

Les professionnels du monde médico-social se désolent de ne pas être entendus par le gouvernement dans la lutte contre l’addiction à l’alcool.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 09h36
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 12h37
    |

            François Béguin et 
Laurence Girard








                        



                                


                            

Depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Elysée, en mai 2017, la filière viticole vole de victoire en victoire, entraînant dans son sillage les lobbys de la bière, des spiritueux et des vins d’apéritif, qui pour la première fois présentent un front uni pour défendre leurs intérêts.
Dès les premiers jours du quinquennat, le ton est donné, avec la nomination au poste de conseillère agriculture à l’Elysée d’Audrey Bourolleau, l’ancienne déléguée générale de Vin & Société, l’organisme chargé de défendre les intérêts de la filière. Son principal fait d’armes ? L’obtention, lors de l’examen de la loi santé en 2015, d’un nouveau détricotage de la loi Evin encadrant la publicité sur les boissons alcoolisées en France, avec la bénédiction du président de la République François Hollande, mais aussi de son ministre de l’économie… Emmanuel Macron.
Depuis l’accession de celui-ci à l’Elysée, il n’y a certes pas eu de nouvel accroc à cette loi, par ailleurs déjà bien malmenée au vu de l’omniprésence des publicités pour l’alcool. Mais la perspective s’éloigne chaque jour un peu plus d’un grand plan de lutte contre l’addiction à l’alcool, pourtant à l’origine de près de 50 000 morts par an en France. « Tant que je serai président, il n’y aura pas d’amendement pour durcir la loi Evin », annonce le chef de l’Etat le 22 février en marge du Salon de l’agriculture. « Moi, je bois du vin le midi et le soir. Je crois beaucoup à la formule de Pompidou : “N’emmerdez pas les Français’’ », ajoute-il, en s’adressant – notamment – aux 558 000 personnes travaillant dans le secteur du vin en France.

La ministre de la santé, Agnès Buzyn, ancienne président de l’Institut national du cancer (INCA), est, elle, séchement renvoyée dans ses cordes. Quelques jours plus tôt, elle avait cru pouvoir rappeler que le vin était un « alcool comme les autres ». Dans ce contexte, les professionnels de l’addictologie se désolent de ne pas être...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Baisse des dotations de l’Etat, suppression de la taxe d’habitation, réduction drastique du nombre d’emplois aidés… De plus en plus de maires de petites communes démissionnent, pointe le chercheur Luc Rouban dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤                     
                                                   
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« La révolte des maires de France »

Baisse des dotations de l’Etat, suppression de la taxe d’habitation, réduction drastique du nombre d’emplois aidés… De plus en plus de maires de petites communes démissionnent, pointe le chercheur Luc Rouban dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 10h03
    |

Luc Rouban (Directeur de recherche CNRS au Cevipof)







                        



                                


                            

Tribune. Le fait que les démissions de maires de petites communes se soient récemment multipliées, comme le montre l’enquête de l’AFP du 1er août, en dit long sur l’état de la décentralisation. Certes, le phénomène n’est pas nouveau, car on avait enregistré dès 2015 une vague de démissions, un an seulement après les municipales de 2014.
Ces élections avaient d’ailleurs été marquées non seulement par le fait que bon nombre de maires, notamment dans les petites communes rurales, avaient décidé de ne pas se représenter, mais aussi par une abstention record de 36,4 %, contre 33,5 % en 2008. Le local, surtout celui des ­petites communes, est clairement en crise.
Ces démissions s’expliquent par une accumulation de ­contraintes nouvelles : la baisse des dotations de l’Etat, la ­suppression de la taxe d’habitation, la réduction drastique du nombre d’emplois aidés, qui permettaient aux associations de fonctionner, ont rendu la mission des maires de banlieues comme celle des maires de communes rurales particulièrement difficile.
Le maire reste en effet le dernier maillon de la démocratie représentative, il incarne la politique au quotidien dans une relation étroite et souvent personnalisée avec ses administrés. Si les services d’urgence hospitalière ­ferment, si les travaux de voirie sont annulés ou retardés, si la délinquance ne régresse pas, il en est le seul responsable avec son équipe d’adjoints.
Fatigue, usure, sentiment de dépossession
Les maires démissionnaires font d’ailleurs tous état de leur fatigue, de leur usure, du sentiment de dépossession qui est le leur face aux restrictions budgétaires et au mécontentement des citoyens. Du reste, le baromètre de la confiance ­politique du Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof) du mois de janvier montre que le niveau de ­confiance que les enquêtés placent dans leur maire a singulièrement baissé, passant de 64 % à 55 % en un an. Le dernier bastion...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ La mère de Pierre considère que le SMS, dans lequel il lui lègue une part de son patrimoine, vaut testament, ce que contestent la veuve et les enfants : le code civil impose en effet que le testament soit écrit, daté et signé de la main du testateur.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ 
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<filnamedate="20180824"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180824"><AAMMJJHH="2018082419">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’économiste Liêm Hoang-Ngoc, chargé du chiffrage du programme économique de Jean-Luc Mélenchon lors de la campagne présidentielle, reproche au leader de LFI d’avoir joué, sur l’Europe, « la comédie du plan B ».
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 23/08/2018
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La France insoumise et le « retour de la vieille politique »

Dans une tribune au « Monde », l’économiste Liêm Hoang-Ngoc, chargé du chiffrage du programme économique de Jean-Luc Mélenchon lors de la campagne présidentielle, reproche au leader de LFI d’avoir joué, sur l’Europe, « la comédie du plan B ».



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 14h28
    |

Liêm Hoang-Ngoc (Ancien député (2009-2014) au Parlement européen)







                        



                                


                            
Tribune. Un spectre hante La France insoumise (LFI) : le spectre du débat démocratique, pour lequel elle n’est pas préparée. Les plébéiens demandent à leur tribun de clarifier ses discours : faut-il renoncer à « fédérer le peuple » et à appliquer la stratégie « plan A/plan B » pour changer l’Europe ?
La maxime « fédérer le peuple » est l’antithèse du traditionnel « rassembler la gauche ». Elle repose sur l’idée que les partis de l’ancienne gauche se sont discrédités en participant à des majorités ayant appliqué des politiques conformes aux textes ordolibéraux européens [l’ordolibéralisme fixe pour mission à l’Etat de créer les conditions d’une concurrence « libre et non faussée »].

C’est la raison pour laquelle LFI s’adressait, avec un succès naissant, au peuple français, et non aux partis de ladite « gauche ». Elle lui proposait d’abord de désobéir à ces textes pour appliquer le programme « l’Avenir en commun » dans le cadre de l’euro, en engageant un bras de fer pour obtenir une modification des textes incriminés. C’était le « plan A ». En cas de refus des autres Etats, un « plan B », impliquant une sortie de l’euro, voire de l’Union européenne, serait déclenché.
D’un point de vue rhétorique, l’épouvantail du plan B permettait de s’adapter à tous les auditoires. Pour rassurer les proeuropéens, le plan B était présenté comme la menace crédible obligeant les partenaires européens à accepter le plan A, afin d’éviter l’éclatement de la zone euro. Assimilant la souveraineté populaire à celle des Etats (l’existence d’un peuple européen étant jugée, pour l’heure, hypothétique), le plan A écartait toutefois la perspective d’une Assemblée constituante européenne, jadis défendue par le tribun.
Voilà également pourquoi une démocratisation des institutions, transitant par le renforcement du pouvoir du Parlement européen, au détriment de celui des Etats au Conseil – et donc de l’Allemagne –, n’était pas envisagée.
Un...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Dans la plupart des villes américaines, les prix ont renoué avec leur niveau de 2006-2007. Des opportunités existent pour les investisseurs en quête d’une forte rentabilité locative. (1/3)
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Le marché immobilier américain retrouve ses sommets d’avant-crise

Dans la plupart des villes américaines, les prix ont renoué avec leur niveau de 2006-2007. Des opportunités existent pour les investisseurs en quête d’une forte rentabilité locative. (1/3)



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 06h15
    |

            Jérôme Porier








                        



   


« Aux Etats-Unis, le marché immobilier est reparti partout. Le prix de plus de la moitié des logements dépasse désormais leur niveau d’avant-crise », affirme Yoann Dorat, fondateur d’Elipsis realty, une société qui accompagne des investisseurs français aux Etats-Unis. La crise immobilière provoquée par les subprimes, ces crédits immobiliers douteux accordés aux ménages pauvres pour qu’ils accèdent à la propriété, est bel et bien terminée aux Etats-Unis.
Le redressement du marché immobilier s’explique surtout par la vigueur du marché de l’emploi
Dans vingt et une des trente-cinq premières villes américaines, les prix atteignent un sommet historique, révèle une étude du site immobilier Zillow. Et dans sept grandes villes (Dallas, Seattle, Denver, San Antonio, San Jose, Austin et Portland), le prix de plus de 95 % des logements est au dessus du pic de 2006-2007. Depuis un an, le prix moyen d’une habitation aux Etats-Unis a progressé de 8,3 %, à 217 300 dollars (188 000 euros), ce qui le situe à 8,4 % au-dessus du prédédent sommet. Attention, certaines villes restent sinistrées : à Las Vegas, par exemple, moins de 1 % des logements ont retrouvé leur valeur d’avant-crise.

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Si les taux d’intérêt ont commencé leur remontée aux Etats-Unis, ils demeurent à un niveau favorable : un profil moyen peut emprunter à 4,5 % sur trente ans. « Pour l’instant, la lente remontée des taux n’a pas d’impact sur le marché immobilier », déclare Victor Pagès, fondateur d’Altitude International Realty. Un autre moteur de la hausse est la diminution du stock de logements à vendre, qui s’est contracté de 4,8 % l’an passé. Mais c’est surtout la vigueur du marché de l’emploi qui explique le rebond de l’immobilier. En mai, le taux de chômage américain est passé sous la barre des 4 % de la population active.

   


Or, aux Etats-Unis, il existe un lien étroit entre le marché du travail et celui de l’immobilier. Selon le Bureau des statistiques du travail, un citoyen américain change d’emploi en moyenne tous les quatre ans. D’après une étude réalisée par l’Association nationale des agents immobiliers compilant des données du site Linkedin, Denver est la ville américaine qui a connu l’afflux de travailleurs le plus important au cours des douze derniers mois : 706 000 personnes en quête d’un emploi s’y seraient installées. Parallèlement, le prix moyen d’une maison à Denver a bondi de 11,5 % au cours de cette période, à 441 500 dollars (382 000 euros). Dans la capitale du Colorado, la valeur médiane d’un logement atteint 397 700 dollars, soit 65 % au dessus de son pic de 2006-2007, et 99 % des logements valent plus cher qu’au moment de la bulle immobilière !
Si les taux restent accessibles, beaucoup d’Américains sont dans l’impossibilité d’emprunter, raison pour laquelle la demande locative reste forte
New York, San Francisco ou Miami – les villes préférées des Français aux Etats-Unis – paraissent désormais trop chères pour permettre à un investisseur d’obtenir une rentabilité locative attractive. « Au mieux, on peut espérer un rendement brut de 5 % dans ces villes », estime François Gagnon, président du réseau ERA en Europe. « A New York, par exemple, il est difficile d’avoir mieux qu’un grand studio si votre budget est compris entre 500 000 et un million de dollars, soit entre 431 000 et 862 000 euros. Pour un deux-pièces, il faut compter plus d’un million de dollars, et vous ne serez pas à Manhattan ! », confie M. Pagès.
En revanche, à l’image de Denver, d’autres villes moins connues restent accessibles et nettement plus rentables comme Nashville (Tennessee), Oklahoma City (Oklahoma), Atlanta (Géorgie), San Antonio, Dallas, Houston et Austin (Texas) ou San Diego (Californie). Ces villes sont d’autant plus intéressantes que les loyers ont beaucoup moins augmenté que les prix à l’achat : il est donc crucial de ne pas acheter trop cher pour obtenir une rentabilité locative satisfaisante. «  A Dallas, une très grande maison en parfait état se vend entre 180 000 à 250 000 dollars et rapporte entre 5 % et 6 % de rendement annuel », affirme M. Pagès.

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Les loyers, qui n’ont augmenté que de 1,3 % en valeur médiane au cours des 12 derniers mois, devraient continuer leur rattrapage, car la demande locative est forte aux Etats-Unis. Si les taux restent accessibles et si la crise des subprimes est terminée, beaucoup d’Américains sont dans l’impossibilité d’emprunter. Les propriétaires dont le bien a été saisi par une banque ne peuvent pas solliciter un nouveau crédit avant une période minimum de sept ans. De même, la plupart de ceux qui ont souscrit un crédit étudiant pour financer leurs études ne peuvent pas acheter un logement avant d’avoir fini de rembourser leur emprunt.
« Deux fois plus rentable »
Même constat pour ceux qui sont tombés dans le piège du crédit revolving des cartes de crédit, une mésaventure fréquente outre-Atlantique. Ce qui explique que l’âge moyen des primo-accédants aux Etats-Unis dépasse désormais les 35 ans. Pour ceux qui envisagent d’acheter prochainement un bien pour le louer, cette situation est favorable, car il faudra de nombreuses années à ces locataires pour devenir propriétaires. « Pour un Français, acheter aux Etat-Unis est particulièrement intéressant car la convention fiscale franco-américaine a été rédigée pour éviter une double imposition des revenus fonciers. Ce qui signifie qu’un loyer déjà taxé outre-Atlantique ne peut pas l’être en France, ou à la marge. Comme il est possible de déduire de nombreuses charges et d’amortir le bien, mes clients ne paient pas plus de 10 % à 12 % d’impôts sur les loyers qu’ils percoivent. Un investissement locatif est deux fois plus rentable aux Etats-Unis ! », insiste M. Pagès.

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Quel conseil donner à ceux qui envisagent d’investir aux Etats-Unis ? Il faut avoir en tête qu’un propriétaire peut faire expulser un locataire indélicat en moins d’un mois, mais qu’il doit, en revanche, remettre le bien en parfait état entre deux occupants, ce qui a un coût. Autre spécificité américaine, les associations de propriétaires – l’équivalent de nos syndics de copropriété – peuvent fixer des règles contraignantes. « Par exemple, pour éviter les nuisances, elles peuvent interdire la location de courte durée, voire même même la visite d’enfants ou de jeunes adultes, le cas est fréquent en Floride », déclare M. Gagnon. Dans beaucoup d’immeubles, il n’est possible de louer un appartement qu’une seule fois tous les douze mois. L’acheteur étranger a donc intérêt à lire attentivement le règlement intérieur de la copropriété avant de s’engager.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Le groupe a indiqué que « les acteurs engagés dans ce type d’opération d’influence sont en infraction avec nos politiques ».
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Google dit avoir bloqué des comptes d’une « opération d’influence » liée à l’Iran

Le groupe a indiqué que « les acteurs engagés dans ce type d’opération d’influence sont en infraction avec nos politiques ».



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 22h30
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 11h32
   





                        


Le groupe Google a fait savoir, jeudi 23 août, qu’il avait bloqué des chaînes sur YouTube, sa filiale, et plusieurs comptes liés à une campagne de désinformation liée à l’Iran. Des mesures similaires ont été prises par les réseaux sociaux Facebook et Twitter.
« Nous avons identifié et fermé un certain nombre de comptes liés à l’IRIB [Radio-Télévision de la République islamique d’Iran] après que nos équipes ont enquêté sur un éventail d’acteurs suspects liés à l’Iran », a expliqué Kent Walker, vice-président de Google, dans un communiqué. « Les acteurs engagés dans ce type d’opération d’influence sont en infraction avec nos politiques et nous avons rapidement retiré de tels contenus de nos services et fermé les comptes de ces acteurs. »

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Le géant américain, qui s’est adjoint les services de la société de cybersécurité FireEye dans ce dossier, a expliqué avoir bloqué « 39 chaînes YouTube qui ont eu au total 13 466 vues aux Etats-Unis » et avoir désactivé six comptes sur son service de blog Blogger et treize comptes sur son réseau social Google+. « En sus des renseignements reçus par FireEye, nos équipes ont enquêté d’une manière plus large sur des acteurs liés à l’Iran ayant pris part à cet effort » de désinformation, a ajouté Google.
L’importance de « l’opération d’influence » détectée par Google est cependant à relativiser. Outre le faible nombre de comptes détectés, les sites et comptes identifiés publiaient des messages favorables à l’accord sur le nucléaire iranien ou critiques d’Israël, mais ne tentaient pas, comme le faisaient les messages russes de la présidentielle 2016, de pousser des sujets de société clivants pour la société américaine. « L’opération » n’était donc comparable ni dans sa méthode, ni dans son ampleur, aux efforts de propagande russes.
Blocage d’attaques de « phishing »
Le groupe a informé les parlementaires américains et les forces de l’ordre des découvertes de son enquête, y compris s’agissant des contenus à caractère politique qui y étaient associés.
Il dit avoir également bloqué des attaques de « phishing » menées sur les directives d’un Etat, sans préciser lequel, au cours desquelles des messages trompeurs étaient envoyés à des utilisateurs de son service gratuit de courriel afin qu’ils divulguent des informations comme leurs mots de passe.
« Ces derniers mois, nous avons détecté et bloqué des tentatives d’acteurs liés à un Etat dans plusieurs pays pour cibler des campagnes politiques, des journalistes, des militants et des universitaires dans le monde entier », dit Google, affirmant avoir renforcé ses protections au cours de l’année écoulée contre des « acteurs liés » à l’« Internet Research Agency » (IRA), soupçonné d’être un bras numérique du Kremlin.
De ce fait, 42 chaînes YouTube et un compte sur Blogger ont été supprimés dans le cadre de cette surveillance des activités de l’IRA, a-t-il précisé.



                            


                        

                        


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Air France et British Airways annoncent l’arrêt de leurs vols vers l’Iran

Les vols vers Téhéran ne font plus recette dans le contexte de l’entrée en vigueur des sanctions américaines.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 16h57
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 06h38
   





                        



   


Les compagnies Air France et British Airways ont annoncé jeudi 23 août l’arrêt, d’ici à un mois, de leurs vols vers l’Iran.
Air France, qui avait transféré vers Joon, sa compagnie à coûts réduits, ses liaisons avec Téhéran, « est passée de trois fréquences hebdomadaires à une depuis le 4 août et arrête ses liaisons avec Téhéran le 18 septembre en raison de la faible rentabilité commerciale » de la ligne, selon le service communication du groupe.
La compagnie aérienne britannique explique de son côté, dans un communiqué, avoir pris cette décision car les vols entre Londres et Téhéran ne sont « pas viables commercialement » à l’heure actuelle. Ils ne font plus recette dans le contexte de l’entrée en vigueur des sanctions américaines.
Le transporteur présente ses excuses aux voyageurs qui prévoyaient de se rendre en Iran et dit discuter avec des compagnies aériennes partenaires afin de proposer de nouvelles réservations à ces clients. British Airways pourra alternativement proposer un remboursement ou la possibilité d’avancer son vol, précise la compagnie. Le dernier vol vers Téhéran aura lieu le 22 septembre, et celui en provenance de la capitale iranienne le 23.

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Les sanctions économiques ont changé les choses
La compagnie avait repris ses vols directs vers le pays il y a deux ans quand les sanctions contre l’Iran avaient été assouplies, rappelle la BBC. En dehors de British Airways et d’Air France, l’allemande Lufthansa dessert également l’Iran.
Mais le retrait américain de l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien et l’entrée en vigueur, au début d’août, de dures sanctions économiques ont changé les choses et remettent en cause plusieurs projets d’investissement d’entreprises européennes. L’allemand Daimler, le numéro un mondial de la voiture haut de gamme et des camions, a notamment jeté l’éponge, tandis que le français PSA prépare la suspension de ses activités.
Dans d’autres secteurs, le groupe de gaz industriel français Air Liquide a arrêté ses activités commerciales dans le pays, alors que le géant pétrolier français Total s’est officiellement désengagé de ses projets d’investissements de plusieurs milliards de dollars dans le pays.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Selon « Le Canard enchaîné », la maison d’édition naguère dirigée par la ministre de la culture n’a pas demandé d’autorisation pour agrandir ses locaux.
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Article sélectionné dans La Matinale du 23/08/2018
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Actes Sud : le parquet de Paris ouvre une enquête sur les travaux immobiliers autorisés par Françoise Nyssen

Selon « Le Canard enchaîné », la maison d’édition naguère dirigée par la ministre de la culture n’a pas demandé d’autorisation pour agrandir ses locaux.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 13h23
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 15h08
   





                        


Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire, jeudi 23 août, après les révélations du Canard enchaîné, mercredi, selon lesquelles l’ancienne patronne d’Actes Sud et désormais ministre de la culture, Françoise Nyssen, avait en 1997 augmenté de 150 m2 la surface des bureaux parisiens de la maison d’édition « sans autorisation de travaux ni déclaration au fisc ». Ces investigations, qui doivent déterminer si ces travaux respectent le code de l’urbanisme, ont été confiées à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne.
Plus tôt dans la journée, Françoise Nyssen a déclaré qu’« aucune entreprise n’est au-dessus des lois. (…) La mise en conformité par Actes Sud est une évidence ». Dans un communiqué diffusé jeudi, les éditions Actes Sud disent également avoir « mandaté le cabinet de Maître Franck Benalloul, avocat au barreau de Marseille, afin qu’il entreprenne toutes les démarches qui s’avéreraient nécessaires pour une mise en conformité au code de l’urbanisme de [leurs] bureaux parisiens », au cœur du Quartier latin.
Par ailleurs, l’association de défense du patrimoine Sites & Monuments accuse Mme Nyssen de s’être « affranchie des règles du droit du patrimoine et de l’urbanisme », et a fait savoir qu’elle avait « décidé de déposer une plainte » auprès du procureur de la République contre la ministre.
« Petit “oubli” »
Selon Le Canard enchaîné du 22 août, la ministre de la culture, Françoise Nyssen, a fait agrandir de 150 mètres carrés les locaux parisiens d’Actes Sud, qu’elle dirigeait avant de devenir ministre, sans en informer la direction de l’urbanisme de la Mairie de Paris ni le fisc. Or une autorisation est nécessaire à partir de l’ajout de 20 mètres carrés.
Ces travaux, réalisés dans un bâtiment du XVIIIe siècle inscrit à l’inventaire des Monuments historiques, auraient également dû faire l’objet d’une demande auprès des Bâtiments de France et de l’architecte en chef des Monuments historiques.
« Ce petit “oubli” a pu permettre à la société de la ministre de réduire d’un tiers l’impôt immobilier [la cotisation foncière des entreprises] qu’elle acquitte chaque année pour son siège parisien », estime Le Canard enchaîné.
Interrogé mercredi, Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement, a rappelé que « le président de la République s’[était] engagé sur l’exemplarité (…) et sur notamment les exigences de transparence ». En juin, l’hebdomadaire avait déjà dénoncé l’agrandissement du siège d’Actes Sud à Arles, réalisé en 2011 sans les autorisations nécessaires, cette situation ayant été régularisée avant l’entrée de Françoise Nyssen au gouvernement. La ministre avait alors regretté une « négligence ».

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Selon le journal allemand « Manager Magazin », le patron du groupe industriel aurait évoqué ce chiffre au cours d’une réunion informelle.
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Siemens dément vouloir supprimer 20 000 postes d’ici cinq ans

Selon le journal allemand « Manager Magazin », le patron du groupe industriel aurait évoqué ce chiffre au cours d’une réunion informelle.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 12h41
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 11h53
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



   


Le conglomérat industriel allemand Siemens s’apprête à ouvrir le prochain chapitre de sa longue restructuration. Avec, à la clé, des disparitions d’emplois dans ses services administratifs ?
Une vague de suppressions de postes avait été annoncée dans le plan stratégique Vision 2020 +, présenté début août par Joe Kaeser, le patron du groupe, mais sans précision sur son ampleur. Jeudi 23 août, la revue allemande Manager Magazin s’est fait l’écho du chiffre de 20 000 emplois, apparemment évoqué par M. Kaeser dans le cadre d’une réunion informelle avec des investisseurs anglo-saxons.
Un chiffre démenti par l’industriel allemand vendredi. « Nous ne sommes pas d’accord avec le raisonnement à l’origine des chiffres évoqués dans l’article du magazine. Nous n’avons fait aucune déclaration de ce type », s’est défendue l’entreprise dans un communiqué. « Siemens envisage de recruter 10 000 employés d’ici 2025 », dans le cadre du plan de modernisation du conglomérat, ajoute-t-elle.
Au début du mois, Joe Kaeser avait précisé son plan destiné à simplifier la structure du groupe, qui emploie actuellement 376 000 personnes dans le monde. Il avait annoncé la réorganisation de ses activités en trois unités – « gas and power » (centrales), « smart infrastructures » (infrastructures intelligentes) et « digital industries » (industries numériques). Ces divisions devront évoluer parallèlement aux trois « compagnies stratégiques », c’est-à-dire les entreprises que Siemens a formées grâce à des fusions et mises en Bourse de ses activités ces deux dernières années : Siemens Gamesa (éolien), Siemens Alstom (trains) et Siemens Healthineers (matériel médical).

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Ces dernières transformations ont eu pour conséquence que certaines fonctions administratives ont été transférées du siège au niveau opérationnel, où elles étaient déjà présentes. Les emplois en double devraient donc disparaître, avait expliqué M. Kaeser. L’objectif, réitéré tel un mantra par le dirigeant depuis l’annonce de la grande réorientation stratégique du groupe en 2014, est de donner aux activités du groupe « plus de liberté entrepreneuriale ». A moyen terme, ces efforts sont censés doper le chiffre d’affaires et la rentabilité.
Restructurations incessantes
Il s’agit aussi d’adapter Siemens aux nouvelles préférences des investisseurs, de plus en plus enclins à bouder les grands conglomérats, jugés complexes et pas assez rentables. Ces dernières années, plusieurs groupes industriels ont fait les frais de cette tendance. Ainsi, le suisse ABB et l’américain General Electric ont été les proies d’investisseurs dits « activistes », qui ont fait pression en faveur d’un recentrage des activités. Chez l’allemand ThyssenKrupp, autre conglomérat industriel aux activités diversifiées, les manœuvres de plusieurs de ces investisseurs ont conduit cet été aux démissions successives du président du directoire et du président du conseil de surveillance, ce qui a plongé le groupe dans l’incertitude.

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Jusqu’ici, Siemens a su se préserver. Mais les restructurations incessantes ne sont pas toujours bien vécues par les salariés, dans un groupe marqué par une tradition de dialogue social forte. Les représentants du personnel expriment depuis longtemps leurs réticences vis-à-vis d’une stratégie qui, selon eux, conduit au démantèlement du groupe et, partant, à un affaiblissement de l’influence des syndicats.
Birgit Steinborn, présidente du Betriebsrat (le conseil de représentation des salariés) et vice-présidente du conseil de surveillance du groupe, ne s’est pas privée de critiquer les plans sociaux à répétition. « Depuis des années, nous négocions des plans de réduction des emplois à un rythme trimestriel. Cela démoralise les salariés », a-t-elle lancé dans les colonnes du Tagesspiegel, lundi 20 août.
Sous l’influence de Joe Kaeser, qui a pris la direction de Siemens en 2013, 30 000 salariés sont passés sous l’autorité de l’une des nouvelles filiales et 10 000 emplois ont été supprimés. D’ici à fin septembre, l’accord sur la restructuration de l’activité de centrales électriques, en difficulté, doit être présenté. Les usines menacées de Görlitz (Saxe) et d’Offenbach (Hesse) seront apparemment conservées, mais près de 3 700 postes devraient disparaître.



                            


                        

                        

