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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Ce recours, qui permet à de grandes entreprises de contester les décisions des Etats jugées défavorables au libre-échange et à la concurrence équitable, a vu le nombre de cas se multiplier ces dernières années.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Human Rights Watch met en cause les « enquêtes internes » que l’Arabie saoudite affirme mener après chaque bombardement de cibles civiles.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Au Yémen, « la coalition ne faisait que dissimuler des crimes de guerre »

Human Rights Watch met en cause les « enquêtes internes » que l’Arabie saoudite affirme mener après chaque bombardement de cibles civiles.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 17h41
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 19h01
    |

            Louis Imbert








                        



   


Un bombardement a fait des morts civils à une vingtaine de kilomètres au sud de la ville portuaire d’Hodeïda, au Yémen, jeudi 23 août. La zone est disputée entre les rebelles houthistes, qui tiennent Hodeïda, le principal port du pays, et les forces de la coalition saoudienne qui leur mènent la guerre depuis mars 2015. La coalition s’est approchée d’Hodeïda en juin, menaçant de prendre la ville d’assaut. Elle a depuis mis en pause cette opération, mais des bombardements et des accrochages ont toujours lieu.
Selon les rebelles, 31 personnes, dont des femmes et des enfants, ont été tuées dans une frappe aérienne de la coalition contre un bus emmenant des personnes déplacées par le conflit et un bâtiment attenant. L’agence WAM des Emirats arabes unis, un pilier de la coalition, incrimine de son côté les rebelles, qui auraient tiré un missile « balistique » fourni par leur allié iranien. Le lendemain, le 24 août, au moins 22 enfants étaient tués par une frappe de la coalition, selon un responsable de l’ONU.
Cette frappe a lieu alors que Human Rights Watch publie un rapport d’experts, qui met en cause les « enquêtes » internes, partiales et défaillantes, que la coalition conduit après chaque bombardement de cibles civiles depuis 2016. Ces enquêtes tendent à l’exonérer de toute responsabilité, ou à déguiser des bombardements manifestement intentionnels en « erreurs » dues à des défaillances techniques.

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« Aucune puissance ne souhaite jouer le rôle de médiateur »
« Pendant plus de deux ans, alors que la coalition affirmait que le JIAT [l’Equipe d’évaluation conjointe] enquêtait de manière crédible sur des frappes aériennes supposément illégales, les enquêteurs ne faisaient que dissimuler des crimes de guerre, a affirmé Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch. Les gouvernements qui vendent des armes à l’Arabie saoudite devraient reconnaître que les simulacres d’enquêtes de la coalition ne les exonèrent nullement de complicité dans des violations graves au Yémen. »
L’organisation note que les rebelles houthistes n’ont quant à eux jamais prétendu enquêter sur les crimes de guerre dont ils se sont rendus coupables depuis 2015.
Une rencontre est prévue début septembre à Genève entre les belligérants, sous l’égide de l’ONU, afin de préparer des négociations de paix, les premières depuis deux ans. Le nouveau représentant des Nations unies pour le Yémen, Martin Griffiths, espère y faire émerger un compromis, afin que les rebelles abandonnent la gestion du port d’Hodeïda, qui représenterait environ un tiers de leurs revenus. Un tel accord pourrait être le début d’une résolution du conflit, mais il paraît bien loin.
M. Griffiths « ne semble pas avoir un soutien international suffisant pour régler le conflit, qui dépasse de loin le Yémen. Cette guerre est devenue régionale et internationale. Aucune puissance ne souhaite y jouer le rôle de médiateur », estime Farea Al-Muslimi, président du Sanaa Center for Strategic Studies, un institut indépendant basé dans la capitale yéménite.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Après quatre ans d’une procédure judiciaire initiée par une fan de l’artiste, Sony a reconnu ne posséder aucune preuve de l’authenticité des chansons.
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Trois morceaux d’un album posthume de Michael Jackson sont interprétés par un imposteur

Après quatre ans d’une procédure judiciaire initiée par une fan de l’artiste, Sony a reconnu ne posséder aucune preuve de l’authenticité des chansons.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 17h34
   





                        



   


« Monster », « Breaking News », « Keep Your Head Up » : ces trois morceaux sont attribués à Michael Jackson, sur la pochette d’un album posthume de l’artiste américain sorti en 2010 et intitulé Michael, un an après sa mort à Los Angeles.
« Attribués » seulement, car les trois chansons n’ont pas été interprétées par l’auteur de Thriller, mais par un imitateur, a concédé la maison de disque Sony, le 21 août, après quatre années de procédures judiciaires devant un tribunal de Los Angeles.
Les premiers doutes ont émergé dès 2010 par l’intermédiaire de Vera Serova, une fan de Michael Jackson persuadée de ne pas le reconnaître dans les mélodies des trois morceaux. Elle a donc lancé en 2014 une procédure judiciaire au civil contre Sony, Eddie Cascio – ami et producteur de Michael Jackson – et Angelikson, la boîte de production détenue par son frère. James Porte, qui aurait écrit plusieurs de ces chansons aux origines controversées, figure lui aussi dans la plainte déposée en Californie.
La famille Jackson sceptique
Vera Serova développe ses arguments en produisant un rapport d’expert de 41 pages, listant les incohérences entre le style de Michael Jackson et les trois morceaux concernés. Des témoignages de l’équipe de Michael Jackson, qui trouve suspect de ne pas y retrouver les célèbres claquements de doigts de l’artiste, et l’incapacité des mis en cause à apporter des preuves matérielles des enregistrements – comme des prises de voix alternatives – font douter Sony. D’autant que la famille de l’artiste exprime dès le départ, elle aussi, son scepticisme.

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          Joe Jackson, père de Michael Jackson



Après avoir mené une enquête en interne, la maison de disques a déclaré, le 21 août devant la justice, ne pas avoir de preuves établissant l’authenticité des morceaux – ses avocats l’avaient laissé entendre lors d’une précédente audience, en décembre 2016. Elle rejette la faute sur les deux producteurs, que le distributeur aurait crus de bonne foi au moment de la livraison de l’album.
Juridiquement, le changement de stratégie de Sony est déterminant pour la suite du procès : si le groupe arrive à démontrer qu’il ignorait les conditions d’enregistrement des morceaux, impossible de lui reprocher une diffusion et une publicité malhonnête du disque. Les charges pèseraient alors sur Eddie Cascio, son frère, ainsi que James Porte.
Les groupes de fans, très attentifs au déroulement du procès, demandent de leur côté que le nom de Michael Jackson ne soit plus associé aux morceaux, et que ceux-ci soient retirés de l’album.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Les autorités sont accusées d’avoir dissimulé le retour de la maladie, qui n’était plus apparue depuis 1996 en Algérie.
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Compte rendu

Epidémie de choléra en Algérie : plus de 40 cas confirmés, un mort

Les autorités sont accusées d’avoir dissimulé le retour de la maladie, qui n’était plus apparue depuis 1996 en Algérie.


LE MONDE
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        Le 24.08.2018 à 17h31

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        Mis à jour le 24.08.2018 à 18h40





Le choléra est de retour en Algérie. Une quarantaine de cas, dont un mortel, ont été enregistrés à Alger et dans trois régions environnantes, a annoncé vendredi 24 août le ministère de la santé. Le choléra n’était plus apparu en Algérie depuis 1996.
A Blida, Tipaza, Alger et Aïn Bessam, 41 cas de choléra ont ainsi été confirmés sur 88 cas suspects, selon le docteur Djamel Fourar, directeur général de la prévention du ministère, qui précise que 62 personnes restaient hospitalisées. « Ce sont des cas isolés, concentrés au niveau des familles, selon lui. On cherche le lien entre toutes les personnes contaminées. »

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Dissimulation
« La possibilité que la contamination se soit faite par l’eau a été rejetée », sinon la propagation aurait été plus massive et plus rapide, a-t-il poursuivi, « l’hypothèse privilégiée actuellement est une contamination par des légumes ou des fruits mal lavés ».
Mais les autorités sont accusées d’avoir dissimulé le retour du choléra dans le pays. RFI rappelle que les responsables de l’institut Pasteur et du ministère de la santé avaient tenu une conférence de presse le 20 août pour rassurer la population, affirmant qu’il s’agissait de cas de gastro-entérite.
« Le 23 août, après le décès d’un homme, il s’agissait toujours officiellement d’intoxication alors même qu’un bloc spécial était créé pour isoler les patients », selon RFI.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Les policiers espagnols ont découvert un important élevage illégal à Majorque et arrêté six personnes.
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Aux Baléares, trafic de grande ampleur de tortues en voie de disparition

Les policiers espagnols ont découvert un important élevage illégal à Majorque et arrêté six personnes.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 17h27
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 17h29
    |

                            Clémence Carayol








                        



   


Dans la lutte contre le trafic d’espèces, il s’agit d’une opération de police de grande envergure à l’échelle européenne. Un important élevage illégal de tortues a été découvert mercredi 22 août sur l’île de Majorque. Trois personnes ont été arrêtées et trois autres placées en détention par la Garde civile. Elles sont accusées de délits à l’encontre de la faune et la flore sauvages, de contrebande d’espèces protégées et de blanchiment d’argent.
Selon l’agence de police criminelle européenne Europol, environ 750 oeufs et 1 100 tortues, dont 200 femelles en gestation, ont été saisis sur l’île des Baléares. L’élevage comprenait majoritairement des spécimens rares, dont 14 des 50 espèces de tortues les plus menacées au monde, en provenance du Canada, Mexique, des Etats-Unis et d’Asie du sud.
Antonio Galilea, en charge de l’antenne espagnole de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites), souligne l’importance inédite du site mis en cause. Cette ferme d’un genre très particulier abritait un « très grand nombre d’animaux et d’espèces d’une grande valeur monétaire ». Les trafiquants pouvaient espérer obtenir jusqu’à 600 000 euros de toutes les tortues de mer et de terre secourues le 22 août.
Opération « Coahuila »
Selon l’expert, cet élevage industriel a été créé en 2009 aux Baléares et n’a cessé de croître jusqu’à son démantèlement neuf ans plus tard. C’est ce qu’a révélé l’enquête qui s’est appuyée sur des informations fournies par plusieurs Etats européens, notamment l’Allemagne, la France et l’Italie, dans le cadre des activités d’Europol, en collaboration avec des experts de la Cites. Toute l’affaire a débuté avec l’interception d’une cargaison de tortues à l’aéroport de Majorque, en février 2017, qu’accompagnaient des documents contenant de fausses déclarations.
L’opération « Coahuila », menée par la Garde civile, a permis de saisir de nombreux reptiles d’Amérique et d’Asie. Tortues d’Asie, tortues noires : Europol souligne qu’elles sont respectivement classées vulnérables et à haut risque d’extinction dans leurs pays d’origine, où elles sont pour certaines strictement protégées.
L’élevage illégal de ces animaux « accroît fortement leur risque de mortalité, il n’y a aucun moyen de savoir si leur bien-être est respecté », note David Morgan, au siège de la Cites à Genève, en Suisse. Formel, il appelle « à une plus grande surveillance des élevages existants pour éviter d’autres fraudes de cette ampleur ».
Le trafic qui passait par les Baléares utilisait des passeurs spécialisés dans le transport de reptiles et d’amphibiens. Puis les spécimens étaient acheminés jusqu’à une animalerie de Barcelone, spécialisée dans la faune exotique. Les tortues secourues à Majorque devraient être intégrées dans des programmes de conservation, qui sont pour la plupart assurés par des zoos.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Malgré les menaces du gouvernement italien, aucun accord n’a été trouvé à Bruxelles pour répartir les 150 migrants bloqués à Catane.
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Migrants : l’UE ne propose aucune solution pour les passagers du « Diciotti »

Malgré les menaces du gouvernement italien, aucun accord n’a été trouvé à Bruxelles pour répartir les 150 migrants bloqués à Catane.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 17h21
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 18h33
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


Un dialogue, mais un dialogue de sourds : mise en demeure, cette fois par Luigi Di Maio, le chef de file du Mouvement 5 étoiles (M5S), l’Union européenne n’a pas pris de décision, vendredi 24 août, sur l’accueil des 150 migrants toujours bloqués à bord du Diciotti et, plus généralement, sur la redistribution en Europe des candidats à l’asile.
Le navire de garde-côtes italien avait secouru, dans la nuit du 15 au 16 août, 190 migrants. Treize d’entre eux ont été débarqués pour des raisons sanitaires à Lampedusa, puis le navire a accosté, le 20 août, à Catane, en Sicile. Les autorités ont depuis laissé descendre les mineurs, mais tous les autres sont retenus, le gouvernement italien exigeant que les migrants soient envoyés ailleurs en Europe avant de les laisser débarquer.
Pour trouver une solution, une réunion de diplomates et d’experts avait été convoquée vendredi, à Bruxelles, par la Commission – particulièrement ciblée par l’Italie. Seuls dix pays membres, dont la France, sont venus y assister. La rencontre coïncidait avec des menaces lancées, à Rome, par M. Di Maio. Jeudi, il prenait le relais du ministre de l’intérieur et dirigeant de La Ligue (extrême droite), Matteo Salvini, et allait un pont plus loin en indiquant que, faute d’accord vendredi, son pays pourrait suspendre sa contribution au budget européen dès le début de l’an prochain. Soit 20 milliards d’euros, selon M. Di Maio. Aucun pays membre de l’UE n’a, jusqu’alors, refusé d’acquitter sa participation au budget communautaire.
Les menaces « ne servent à rien et ne mènent nulle part », a répliqué, vendredi midi, un porte-parole de la Commission à Bruxelles. « Les commentaires peu constructifs n’aident pas et ne nous rapprochent pas d’une solution », a-t-il insisté. Bruxelles ne manque pas d’ajouter que si elle est désormais un contributeur net au budget européen – elle paie plus qu’elle reçoit en retour –, l’Italie perçoit quand même 10 à 12 milliards par an en moyenne via des fonds structurels, d’investissements, d’aides à la recherche… Au total elle a aussi reçu 650 millions pour la gestion des migrants arrivés sur son territoire – soit quelque 700 000 personnes depuis 2014.

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« On ne se voit pas avoir une discussion bateau après bateau »
Selon l’un des participants, les représentants italiens à la discussion des « dix », vendredi, n’ont pas réitéré la menace de M. Di Maio. « Mais elle planait », indique-t-il. Pas question, en tout cas, pour les autres pays présents (France, Allemagne, Espagne, Autriche, Grèce, Malte et les pays du Benelux) de donner l’impression de céder au chantage de Rome, tout en reconnaissant l’urgence d’une solution humanitaire.
« Il s’agissait de tirer les leçons de ce qui s’est déroulé cet été et, surtout, de fixer des principes, des mécanismes durables pour l’accueil des bateaux, la répartition des migrants et le problème de leurs mouvements secondaires », souligne un diplomate. La recherche d’une garantie de solidarité entre les Etats membres, la question de l’aide financière à apporter aux pays d’accueil et celle des lieux de débarquement – en principe, le « port sûr le plus proche » selon le droit maritime international – sont d’autres thèmes des débats, qui doivent se poursuivre en septembre.
Et le Diciotti ? « Pas le sujet du jour », tranche l’un de ceux qui ont participé à la discussion. Il s’agissait pour les pays présents d’obtenir un engagement clair de l’Italie, « une définition de ses principes et une orientation quant à ce qu’elle fera à l’avenir ». « On ne se voit pas avoir une discussion bateau après bateau », insiste une autre source.
La Commission affirme, de son côté, être en contact, depuis dimanche dernier, avec Rome et les autres parties pour régler le sort des occupants du Diciotti. Vendredi, elle devait convenir qu’il restait incertain. En juillet, 450 migrants étaient restés trois jours à bord du même bateau, jusqu’à ce que l’Italie accepte leur débarquement, après avoir obtenu que d’autres pays européens en accueillent une partie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Son sable blanc et son eau turquoise qui attirent des milliers de touristes chaque été seraient en fait dus à des décennies de rejets toxiques.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ La plus haute instance judiciaire du pays a estimé que les accusations de fraudes avancées par l’opposition n’avaient pas été prouvées.
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Compte rendu

Au Zimbabwe, la Cour constitutionnelle valide l’élection d’Emmerson Mnangagwa

La plus haute instance judiciaire du pays a estimé que les accusations de fraudes avancées par l’opposition n’avaient pas été prouvées.


LE MONDE
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        Le 24.08.2018 à 16h47

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        Mis à jour le 24.08.2018 à 16h51






    
Le président zimbabwéen, Emmerson Mnangagwa, inspecte la garde d’honneur à Harare, le 14 août 2018.
Crédits : JEKESAI NJIKIZANA / AFP


La Cour constitutionnelle du Zimbabwe a sans surprise validé l’élection du président sortant, Emmerson Mnangagwa, vendredi 24 août, estimant que les accusations de fraudes et de manipulations au scrutin du 30 juillet avancées par l’opposition n’avaient pas été prouvées.
« La requête [de l’opposition] est rejetée […]. Emmerson Mnangagwa est déclaré vainqueur de l’élection présidentielle », a annoncé le président de la plus haute instance judiciaire du pays, Luke Malaba, en conclusion de la longue lecture de son arrêt. « En dernière analyse, la cour estime que le requérant n’a pas présenté devant elle de preuves claires, directes et suffisantes » des irrégularités alléguées, a justifié le juge Malaba.
La commission électorale avait annoncé début août la victoire de M. Mnangagwa en le créditant de 50,8 % des suffrages, contre 44,3 % à son rival du Mouvement pour un changement démocratique (MDC), Nelson Chamisa. Arguant de nombreuses irrégularités, le MDC a contesté ces résultats devant la plus haute instance judiciaire du pays.

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Lors d’une audience devant la Cour constitutionnelle retransmise toute la journée en direct par la télévision nationale – une première dans le pays –, les avocats de M. Chamisa avaient longuement contesté ces résultats. « Nous avons là une tentative massive de dissimulation, nous sommes confrontés à une tentative de manipulation grossière, avait résumé l’un d’eux, Thabani Mpofu. Une nouvelle élection est inévitable. Ce scrutin doit être annulé. »
Les défenseurs d’Emmerson Mnangagwa avaient balayé ces accusations d’un revers de manche et dénoncé des « mensonges » et le dossier « vide de preuves » des plaignants. « Cette requête en annulation n’a pas de fondement sérieux », avait argumenté l’avocat Lewis Uriri.
Sanglante répression d’une manifestation
Depuis son arrivée aux commandes du Zimbabwe, en novembre, M. Mnangagwa, un ancien proche de Robert Mugabe, a promis de tourner le dos à son régime autoritaire et corrompu et de relancer l’économie d’un pays au bord de la faillite.
De fait, la campagne électorale est apparue plus ouverte que lors des scrutins précédents, systématiquement entachés de violences et d’intimidations du pouvoir contre ses adversaires. Mais la sanglante répression par l’armée d’une manifestation de l’opposition dans les rues de Harare deux jours après le scrutin, qui s’est soldée par six morts, a ravivé le spectre du passé.

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Les observateurs internationaux ont pour la plupart accordé leur onction au déroulement du scrutin. Seuls ceux de l’Union européenne (UE) ont relevé une « inégalité des chances » entre le sortant et ses rivaux, notamment en matière d’accès aux médias audiovisuels publics.
La validation des résultats du scrutin a été largement anticipée par les analystes, qui jugeaient très faibles les chances de succès de la requête déposée par l’opposition. « Il n’y a absolument aucune chance pour qu’ils invalident les résultats de l’élection, avait pronostiqué à l’AFP Derek Matyszak, de l’université du Zimbabwe. La justice est considérée comme partisane. »
La requête du MDC a provoqué le report de la cérémonie d’investiture du président Mnangagwa, prévue le 12 août. Sa victoire désormais confirmée, elle doit se tenir d’ici à dimanche.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ La FIDH, entre autres, propose que les membres de groupes rebelles qui n’ont pas pris part à des exactions ne soient pas poursuivis.
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Décryptage

En Centrafrique, des ONG ouvrent une brèche dans le « zéro impunité »

La FIDH, entre autres, propose que les membres de groupes rebelles qui n’ont pas pris part à des exactions ne soient pas poursuivis.

Par                                            Gaël Grilhot (contributeur Le Monde Afrique, Bangui)




LE MONDE
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        Le 24.08.2018 à 15h59

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        Mis à jour le 24.08.2018 à 17h21






    
Depuis le territoire congolais, un homme regarde la fumée s’échapper du village de Mobaye, en Centrafrique, après l’attaque d’une milice, en septembre 2017.
Crédits : JOHN WESSELS / AFP


« Le dialogue politique ne doit pas absoudre les criminels de guerre. » A première vue, le ton du communiqué commun diffusé vendredi 24 août par Amnesty International, Human Rights Watch, la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), la Ligue centrafricaine des droits de l’homme et l’Observatoire centrafricain des droits de l’homme (OCDH) ne dévie pas de la ligne définie lors des consultations populaires du forum de Bangui, en 2015 : « zéro impunité » pour les crimes commis depuis le début des violences en Centrafrique en 2012.
Mais cette position ne serait-elle pas en train de s’infléchir ? Alors que quatorze groupes rebelles doivent se rencontrer à Bouar, du 27 au 29 août, pour présenter leurs revendications communes aux médiateurs de l’Union africaine (UA), la FIDH et deux organisations centrafricaines de défense des droits humains proposent que les membres des groupes armés qui n’auraient commis que des délits mineurs puissent échapper à la justice. Une amnistie partielle qui ne dit pas son nom.

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                « En Centrafrique, les groupes armés prolifèrent grâce à une impunité totale »



« Compte tenu du nombre de personnes impliquées dans les conflits, l’idée serait de séparer ceux qui ont commis des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité ou des crimes graves, de ceux qui n’ont pas pris part aux exactions », explique Pierre Brunisso, coordinateur de projet pour la FIDH à Bangui. Le choix des personnes pouvant bénéficier d’une telle décision relève, selon lui, de la justice. « Mais attention, insiste-t-il, il n’est absolument pas question d’octroyer une quelconque amnistie à ceux, responsables ou complices, qui ont été impliqués dans des crimes graves. »
Proposer une porte de sortie
Cette proposition permettrait, selon Pierre Brunisso, de relancer la médiation menée par un panel de diplomates africains. « Les discussions en cours entre l’UA et les groupes rebelles sont dans une impasse. Notre proposition rentre dans ce qui est énoncé dans la feuille de route de l’UA. Mais la justice doit demeurer la règle. Le dialogue politique ne peut se faire au détriment de ceux qui ont tout perdu dans ces conflits. »
Les groupes rebelles font d’une amnistie généralisée une condition non négociable pour la poursuite du dialogue. Mais les autorités, appuyées par la communauté internationale, ont toujours refusé ce prérequis à une cessation des hostilités qui ravagent le pays depuis 2012. Et une Cour pénale spéciale a même été créée pour juger les crimes commis depuis 2003.

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La proposition des ONG peut donc apparaître comme une main tendue aux groupes armés, mais elle pourrait aussi placer leurs chefs en porte-à-faux par rapport à leur base. Difficile en effet de s’accrocher à une position radicale si une porte de sortie est proposée à plusieurs centaines de membres de leurs groupes. « Il s’agit pour nous de lancer un appel à ces personnes, insiste Mathias Morouba, président de l’OCDH. Lorsqu’elles se sont engagées au sein de ces groupes, elles l’ont fait individuellement. Si un leader s’engage sur un terrain glissant, elles ne sont pas tenues de le suivre. Il ne faut pas qu’elles aient peur de venir s’expliquer. » 
Et de rappeler qu’il existe « un grand nombre de mécanismes qui peuvent les aider à se réinsérer, comme la Commission vérité, justice et réconciliation. On peut aussi imaginer dans certains cas une forme de travail d’intérêt général. » De quoi inquiéter des chefs rebelles qui pourraient alors être confrontés à la défection d’une partie de leurs troupes.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Les images ont été captées par un drone lors d’une expédition visant à protéger les indigènes isolés contre les propriétaires fonciers et les exploitants de bois.
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Des images inédites d’une tribu amazonienne isolée

Les images ont été captées par un drone lors d’une expédition visant à protéger les indigènes isolés contre les propriétaires fonciers et les exploitants de bois.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 15h30
   





                        



   


Quelques personnes se promenant dans une clairière au milieu de l’abondante végétation amazonienne. Ces images inédites, tournées par un drone en 2017 mais rendues publiques mercredi 22 août, sont les toutes premières d’une tribu isolée vivant à la frontière entre le Brésil et le Pérou.
Ce peuple a été repéré par la Fondation nationale de l’Indien (Funai) dans la vallée du Javari, une zone très difficile d’accès dans le sud-est de l’Etat brésilien d’Amazonas. La Funai a ainsi mené en 2017 une expédition visant à la « protection des indigènes isolés », en s’appuyant sur l’aide de membres du peuple Kanamari, grands connaisseurs de la région, et avec le concours de policiers.
Une expédition de 300 kilomètres (dont 120 dans la jungle), qui a permis de repérer dix-neuf tribus et d’entrer en contact avec huit d’entre elles. « La vigilance et le contrôle doivent s’intensifier dans la région pour empêcher l’action de délinquants et garantir la possession entière du territoire par les indigènes », a affirmé Vitor Gois, le coordinateur du projet.

La situation des peuples isolés préoccupe en effet les spécialistes, qui dénoncent les attaques et les pressions des secteurs de l’agroalimentaire et du minerai pour s’approprier leurs terres ancestrales.
Décimée par les propriétaires fonciers
La Funai recense 107 signalements de présence de tribus indigènes isolées au Brésil, chiffre qui varie selon les rapports.
Le mois dernier, l’organisation a dévoilé les images d’un homme considéré comme le seul survivant de l’une d’entre elles, décimée il y a vingt-deux ans par les invasions de propriétaires fonciers et d’exploitants de bois. Ces images inédites avaient été filmées en 2011, mais selon des indices trouvés cette année, l’homme serait toujours en vie.
Selon les chiffres officiels, plus de 800 000 indigènes, appartenant à 305 ethnies et parlant 274 langues différentes, vivent au Brésil.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Soldat-journaliste, il rejoint très jeune le  Vietminh avant de faire défection, en 1990. Bui Tin, exilé en France depuis 1990, est mort le 11 août, à Montreuil, à l’âge de 90 ans.
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Mort de Bui Tin, ancien officier de l’armée nord-vietnamienne, devenu dissident

Soldat-journaliste, il rejoint très jeune le  Vietminh avant de faire défection, en 1990. Bui Tin, exilé en France depuis 1990, est mort le 11 août, à Montreuil, à l’âge de 90 ans.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 15h20
    |

            Bruno Philip (Bangkok, correspondant en Asie du Sud-Est)








                        



                                


                            

Mort en exil à Montreuil (Seine-Saint-Denis), samedi 11 août, à l’âge de 90 ans, l’ancien colonel Bui Tin incarna la désillusion de certains intellectuels nord-vietnamiens à l’égard du régime communiste d’Hanoï, dont ils furent naguère les partisans durant la guerre contre les Français et les Américains.
L’itinéraire de ce natif de Nam Dinh (sud d’Hanoï), qui vit le jour le 29 décembre 1927, est saisissant : fils d’un mandarin de la cour impériale de Hué, il s’engage très jeune dans les rangs du Vietminh et rallie la cause d’Ho Chi Minh, qui proclame l’indépendance le 2 septembre 1945. En 1954, durant la bataille de Dien Bien Phu qui sanctionnera la défaite française en Indochine, Bui Tin, devenu soldat de l’armée nord-vietnamienne, est blessé.
Communiste de la première heure
C’est dire le pedigree politiquement impeccable de ce communiste de la première heure. Eu égard à ses exploits, il monte rapidement en grade et devient colonel. Il va cumuler bientôt la double fonction d’officier et de… journaliste. C’est en tant qu’envoyé spécial du magazine de l’armée, Qian Doi Nhan Dhan, qu’il accepte, le jour de la chute de Saïgon, le 30 avril 1975, la reddition du général Duong Van Minh, dernier chef du gouvernement sud-vietnamien déchu.
Car si le colonel Tin n’est plus, à proprement parler, un combattant mais plutôt un « correspondant de presse » chargé de la propagande durant la dernière bataille de la guerre du Vietnam, il est ce jour-là, parmi les tankistes qui viennent d’enfoncer le portail du siège du gouvernement, l’officier le plus haut gradé.
S’engage alors entre les deux adversaires, comme raconté dans le livre Our Vietnam : The War 1954-1975 (Simon & Schuster, 2000, non traduit), « notre Vietnam : la guerre 1954-1975 », de l’écrivain américain A. J. Langguth, un dialogue d’anthologie. Minh le vaincu dit à Tin le vainqueur : « Je vous attends depuis ce matin pour vous remettre le pouvoir. » Réponse...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Vainqueur de la primaire démocrate du Minnesota, la jeune femme d’origine somalienne devrait, à l’issue du scrutin du 6 novembre, devenir l’une des deux premières élues musulmanes au Congrès. Où elle entend porter la voix des réfugiés.
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Ilhan Omar, une ex-réfugiée pour le Congrès américain


                      Vainqueur de la primaire démocrate du Minnesota, la jeune femme d’origine somalienne devrait, à l’issue du scrutin du 6 novembre, devenir l’une des deux premières élues musulmanes au Congrès. Où elle entend porter la voix des réfugiés.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 14h53
    |

            Corine Lesnes (San Francisco, correspondante)








                              

                        

Femme, musulmane, progressiste : on ne peut pas imaginer contraste plus saisissant avec l’Amérique de Trump. A 36 ans, Ilhan Omar a remporté la primaire démocrate dans le 5e district du Minnesota. Le 14 août, au soir de la victoire, elle a remercié ses électeurs, les larmes aux yeux, d’avoir envoyé aux enfants du monde un message « d’espoir et d’optimisme » en « faisant confiance à quelqu’un comme moi ». Elle, une ancienne réfugiée somalienne, arrivée aux Etats-Unis à l’âge de 12 ans. « Je continue à penser à la fillette de 8 ans que j’étais dans ce camp de réfugiés du Kenya », a-t-elle ajouté. Et à l’impensable destin qui l’a amenée à incarner – il existe encore – le rêve américain.
En deux ans, elle a réussi à augmenter la participation aux élections de 37 %. Un exploit que les démocrates aimeraient généraliser dans le reste du pays.
La 5e circonscription du Minnesota englobe la ville de Minneapolis et vote traditionnellement démocrate. Le 6 novembre, lors des élections de mi-mandat, la jeune candidate devrait, selon toutes probabilités, succéder à Keith Ellison, un élu musulman qui fut, en janvier 2007, le premier à prêter serment la main sur le Coran – en l’occurrence, un exemplaire ayant appartenu à Thomas Jefferson, président de 1801 à 1809 – plutôt que sur la Bible.
Si elle emportait l’élection, Ilhan Omar serait la première élue d’origine somalienne au Congrès. Et l’une des deux premières musulmanes à y entrer, avec Rashida Tlaib, la fille d’émigrés palestiniens, qui a gagné le 7 août les primaires démocrates dans le Michigan et n’a pas d’opposant républicain. Née en 1982 à Mogadiscio, élevée à Baidoa, dans le sud de la Somalie, Ilhan Omar a fui son pays avec sa famille – une lignée d’enseignants et de fonctionnaires – après le déclenchement de la guerre civile en 1991. Pendant quatre ans, elle a vécu dans les abris de tentes déployés pour les réfugiés dans le nord du Kenya. Arrivée en...




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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Le candidat texan au Sénat américain a rapproché le geste de certains joueurs de football américain, vivement critiqués par Donald Trump, de la lutte pour les droits civiques.
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Football américain : le candidat démocrate Beto O’Rourke défend la protestation à genoux

Le candidat texan au Sénat américain a rapproché le geste de certains joueurs de football américain, vivement critiqués par Donald Trump, de la lutte pour les droits civiques.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 14h43
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 15h54
    |

                            Simon Auffret








                        



   


Le samedi 26 août marquera les deux ans de la naissance d’un nouveau symbole dans la lutte pour les droits de la communauté noire américaine. En refusant de se lever pour l’hymne national avant le début d’une rencontre de football américain, le joueur Colin Kaepernick a relancé en 2016 un mouvement de dénonciation des violences policières – et attisé la colère de Donald Trump, fréquemment excédé par ce qu’il considère être un « manque de respect au drapeau américain ».
Sur le terrain, la question continue de faire débat. Depuis le mois de mai, la fédération de football américain (NFL) interdit aux joueurs de s’agenouiller, mais leur laisse la possibilité de rester dans les vestiaires le temps du Star Spangled Banner. 
Le sujet vient de ressurgir à l’occasion des campagnes pour les élections de mi-mandat, qui doivent renouveler une partie du Sénat américain au mois de novembre. Le point de vue exprimé, le 21 août, par le candidat démocrate au poste de sénateur du Texas, Beto O’Rourke, a cumulé en deux jours plus de 15 millions de vues sur une vidéo publiée sur Twitter par le média américain NowThis.

‘I can think of nothing more American.’  — Beto O'Rourke — the man taking on Ted Cruz — brilliantly explains why NF… https://t.co/rrBJS3tzcq— nowthisnews (@NowThis)


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Dans une réponse de plus de quatre minutes à un électeur qui lui demande s’il trouve le geste des joueurs de la NFL « irrespectueux », l’actuel membre de la Chambre des représentants de la circonscription d’El Paso, à la frontière mexicaine, répond qu’il n’y a selon lui « rien de plus américain » que de protester de cette manière.
« Sans violence, pacifiquement, alors que tous les regards dans ce pays sont tournés vers ces matchs, ils s’agenouillent pour attirer notre attention sur ce problème et pour s’assurer qu’on y trouve une solution. Voilà pourquoi ils le font, et je ne peux penser à rien de plus américain que de se lever, ou de s’agenouiller pacifiquement, pour vos droits, partout et à n’importe quel moment. »

        Notre analyse :
         

          Ces Américains qui s’agenouillent pour protester



Plus que les talents d’orateur de Beto O’Rourke – et l’expression d’un point de vue fréquemment relayé côté démocrate –, c’est la manière dont l’adversaire de l’ultraconservateur Ted Cruz pose les termes du débat qui explique le succès de son intervention. « Des personnes raisonnables peuvent être en désaccord sur ce sujet, et ça ne fait pas d’eux des gens moins américains », explique l’élu de 45 ans, qui a pris soin de souligner à plusieurs reprises le « service à la nation américaine » rendu par les militaires et les vétérans, tout en mettant en avant les protestations pacifiques dans la lutte pour les droits civiques.

   


Beto O’Rourke fait référence aux combats de Martin Luther King, Rosa Park et John Lewis, à la résistance passive des quatre étudiants du « Woolworth’s Lunch Counter », qui se sont assis dans la section réservée aux blancs dans un restaurant, et aux « Freedom Riders », qui ont fait de même dans les autobus, pour les lier aux protestations des footballeurs et intégrer les violences policières actuelles à l’évolution du mythe américain. Il cite également le livre de Taylor Branch – America in the King Years, une trilogie (non traduite) sur l’histoire du mouvement des droits civiques noir américain –, une référence en la matière aux Etats-Unis.
Convaincu par l’habileté du discours, le basketteur Lebron James a relayé la vidéo, comme l’ancien footballeur américain Kurt Warner, qui souligne la capacité du démocrate à ne pas diviser les deux camps en expliquant son point de vue. Steve Kerr, l’entraîneur de l’équipe de basket des Golden State Warriors de San Francisco, y voit lui « un coup d’œil sur le futur », espérant que « les choses vont s’arranger » en la matière. Sur le terrain, et en dehors.

        Voir notre long format :
         

          la NFL, reflet d’une société américaine structurée par le racisme






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ A l’approche de l’élection présidentielle, le 7 octobre, les challengeurs du chef de l’Etat peinent à s’entendre sur une candidature unique.
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Décryptage

Au Cameroun, l’impossible union des opposants de Paul Biya

A l’approche de l’élection présidentielle, le 7 octobre, les challengeurs du chef de l’Etat peinent à s’entendre sur une candidature unique.

Par                                            Josiane Kouagheu (Douala, correspondance)




LE MONDE
              datetime="2018-08-24T14:41:52+02:00"

        Le 24.08.2018 à 14h41






    
De gauche à droite, les opposants camerounais Joshua Osih, Maurice Kamto et Akere Muna, candidats à l’élection présidentielle de 2018.
Crédits : AFP


Au Cameroun, depuis trente-cinq ans, quels que soient les prétendants, une élection présidentielle se solde invariablement par la victoire d’un seul homme : Paul Biya, âgé de 85 ans. Le 7 octobre, il sera de nouveau en lice, face à huit autres candidats qui, malgré le constat précédent, ne semblent pas disposés à unir leurs forces pour inverser la tendance. Ces dernières semaines, les opposants se sont rencontrés à plusieurs reprises pour évoquer une éventuelle candidature unique, mais, à ce jour, aucun compromis n’a été trouvé alors que ce scrutin à un tour approche.

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                Présidentielle au Cameroun : neuf candidats dont l’éternel Paul Biya



L’idée d’une coalition de l’opposition est pourtant « sur toutes les lèvres », pouvait-on lire récemment dans les colonnes du SDF Echo, le journal du Social Democratic Front (SDF), principal parti d’opposition : « Elle est devenue quasi obsessionnelle. Toutes les émissions de radio et de télévision, la presse écrite et numérique, les réseaux sociaux en font leur refrain de plus en plus assourdissant. » De l’avis de nombreux Camerounais, seule une candidature unique permettrait d’éviter les « dispersions de voix » face au président sortant.
« Si quelqu’un veut me soutenir… »
Mais tous les candidats de l’opposition ne partagent cette idée. « La coalition est bonne quand elle a un objectif politique », rappelle Joshua Osih, qui défendra les couleurs du SDF. En d’autres termes : à condition que les prétendants, au-delà de leur volonté de défaire l’actuel chef de l’Etat, s’entendent sur un programme commun. Ce qui n’est pas le cas.
Le candidat du SDF préfère s’appuyer sur d’anciennes statistiques électorales pour évaluer ses chances. Et plus précisément sur l’élection présidentielle du 11 octobre 1992, lorsque John Fru Ndi, président historique du SDF, avait récolté 35,9 % des voix, contre 39,9 % pour Paul Biya. Le SDF et de nombreux opposants ont toujours accusé le chef de l’Etat d’avoir « fraudé » afin de se maintenir au pouvoir. « Si quelqu’un veut me soutenir, je ne peux pas refuser », poursuit Joshua Osih. Le principal opposant est donc ouvert à une coalition, à condition d’en être le meneur.

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                Joshua Osih, l’atout jeune de l’opposition camerounaise



Mais ce ne sera sans doute pas avec le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), le parti du candidat Maurice Kamto, considéré comme un sérieux challenger à Paul Biya. Cet ancien ministre délégué auprès du ministre de la justice, qui a claqué la porte du gouvernement en 2011, ne croit pas qu’il faille « impérativement une candidature unique de l’opposition ». « Cela valorise une fausse hypothèse : que Paul Biya est tellement fort et soutenu par l’opinion camerounaise qu’il faut impérativement se mettre à plusieurs pour l’inquiéter », explique Alain Fogue, trésorier du MRC.
Autre candidat, Akere Muna, fils du tout premier ministre anglophone du Cameroun, se dit quant à lui prêt à se désister. « Je continue de discuter avec les autres, ce sont de longues négociations qui demandent du temps et qui font entrer en jeu un certain nombre de paramètres », assure l’ancien bâtonnier de l’ordre des avocats du Cameroun.
« Chacun rêve d’être président »
« Une telle coalition est quasiment impossible », soutient Jean-Bruno Tagne, journaliste politique qui a reçu la plupart des candidats sur le plateau de son émission, « La Grande Interview », diffusée sur la chaîne de télévision privée Canal 2 international. « D’abord, il y a les égos. Chacun d’eux rêve d’être président de la République, observe-t-il. Et puis l’opposition n’est pas homogène. Il y a de véritables opposants, qui ont une stratégie et rêvent véritablement de renverser ce régime, et d’autres qui sont là simplement pour faire obstruction et apporter leur caution à une élection de Paul Biya. »

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                Cameroun : de Salomon à Akere, la saga de la famille Muna



Pendant ce temps, Paul Biya a entamé dimanche 12 août un bref séjour privé en Europe, en compagnie de son épouse. Si bien qu’en son absence, lors de l’émission « 100 % présidentielle » diffusée par la télévision publique CRTV, les candidats en lice débattent avec les membres du parti au pouvoir, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC). « Les gens parlent en son nom. Cela veut dire que les Camerounais vont continuer de voter pour quelqu’un qui n’est même pas au courant qu’ils existent !, s’étrangle un observateur de la scène politique. C’est l’attitude de quelqu’un qui sait qu’il va être déclaré vainqueur par tous les moyens, même si on vote contre lui. »
Pour « éviter tout vol de voix » le jour du scrutin, prévient Alain Fogue, le MRC est en train de former des milliers de scrutateurs dans l’optique d’être présent dans chacun des 25 000 bureaux de vote. De nombreux autres partis lui ont emboîté le pas.

Bureaux de vote dans les casernes : des « nids de fraudes » selon l’opposition
Si au Cameroun les partis d’opposition sont divisés sur l’idée d’une candidature unique à l’élection présidentielle du 7 octobre, un thème les rapproche. Tous s’insurgent contre la mise en place de bureaux de vote dans les casernes militaires. Pour eux, ces bureaux sont « illégaux » et représentent des « nids de fraudes » en faveur du parti au pouvoir, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC). Elections Cameroon (Elecam), l’organe chargé des élections, défend la légalité de ces centres de vote situés dans des espaces ouverts et publics, en accord avec la loi électorale.
« Nous avons l’expérience des précédentes élections. Nous avions alors envoyé des représentants dans les bureaux de vote logés dans les casernes. Ils avaient été chassés et brutalisés par les militaires. Ils n’avaient eu que leurs yeux pour constater les bourrages d’urnes et les falsifications des procès-verbaux », souligne Jean-Michel Nintcheu, député du principal parti d’opposition, le Social Democratic Front (SDF). Sa formation a appelé à une marche de protestation le 15 septembre à Douala.




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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Le mausolée dans lequel repose le Caudillo pourrait être transformé en musée.
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Un décret pour exhumer la dépouille de Franco avant la fin de l’année

Le mausolée dans lequel repose le Caudillo pourrait être transformé en musée.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 14h15
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 17h26
   





                        



   


Le gouvernement espagnol a donné accord, vendredi 24 août, à l’exhumation de Francisco Franco. La dépouille du dictateur, qui repose depuis 1975 dans le Valle de los Caidos, un mausolée controversé, à 50 kilomètres au nord-ouest de Madrid, pourrait être déplacée.
Carmen Calvo, vice-présidente du gouvernement, a annoncé qu’un décret approuvant l’exhumation avait été pris en ce sens en conseil des ministres : « Nous célébrons les 40 ans de l’Espagne démocratique, d’un ordre constitutionnel stable et mûr (…) et ce n’est pas compatible avec une tombe d’Etat où l’on continue à glorifier la figure de Franco », a-t-elle expliqué.
« Un pays qui regarde l’avenir doit être en paix avec son passé », a écrit sur Twitter le chef du gouvernement, Pedro Sanchez.
« Nous allons exhumer les restes de Franco en prenant toutes les garanties et en écoutant les autres groupes parlementaires. Le gouvernement agit avec sérénité pour rendre leur dignité aux victimes du franquisme et à la démocratie. »
Un monument à la gloire du franquisme
Imaginé par le dictateur pour célébrer sa victoire, le Valle de los Caidos a été construit entre 1940 et 1958 par des milliers de prisonniers républicains. Il abrite aussi près de vingt-sept mille combattants franquistes et environ dix mille opposants républicains, raison pour laquelle Franco le présentait comme un lieu de « réconciliation ».
Mais ses détracteurs le voient comme un symbole de division et de mépris pour les républicains dont les restes, extraits de fosses communes et de cimetières, y ont été transférés sans que leurs familles soient prévenues. Il pourrait être transformé en musée.
Le décret approuvé par le gouvernement devra toutefois encore être voté par la Chambre des députés. Les socialistes y sont très minoritaires, mais ils pourront compter sur l’appui de la gauche radicale de Podemos, des indépendantistes catalans et des nationalistes basques pour obtenir la majorité simple nécessaire.
Si elle est votée par la Chambre des députés, l’exhumation, à laquelle est farouchement opposée la famille de l’ancien dictateur ainsi que des militants d’extrême droite, pourrait avoir lieu à la fin de l’année.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ En quatre ans, 2,3 millions de personnes ont choisi de quitter le pays, qui connaît une grave crise économique depuis 2014.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Editorial. Depuis trois ans, 2,3 millions de Vénézuéliens ont fui leur pays. Et ce n’est pas le plan économique surréaliste présenté, le 20 août, par le président Maduro, qui remettra le pays sur les rails.
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L’interminable descente aux enfers du Venezuela

Editorial. Depuis trois ans, 2,3 millions de Vénézuéliens ont fui leur pays. Et ce n’est pas le plan économique surréaliste présenté, le 20 août, par le président Maduro, qui remettra le pays sur les rails.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 12h59
   





                        


Editorial du « Monde ». Qualifier la situation au Venezuela de catastrophique est un triste euphémisme. Ses habitants fuient le pays par dizaines de milliers, provoquant un exode sans précédent sur les routes d’Amérique latine. Ce ne sont plus, désormais, les diplômés ni les membres de la bourgeoisie vénézuélienne qui s’en vont, ce sont, surtout, les gens des classes modestes. Ils partent à pied, un baluchon sur le dos ou une valise à roulettes à la main. Ils traversent la Colombie, qui abrite déjà près de 1 million de leurs compatriotes et n’en veut plus. Ils font des milliers de kilomètres pour traverser encore l’Equateur, atteindre le Pérou, le Chili, le Brésil, où, espèrent-ils, ils pourront trouver de quoi vivre et permettre à leur famille restée au Venezuela de survivre.
Beaucoup d’entre eux ont cru à la « révolution bolivarienne » du chavisme et à l’avenir radieux vanté par Nicolas Maduro. Aujourd’hui, ils sont désespérés et se heurtent à des gouvernements voisins de moins en moins accueillants.

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S’il faut un symbole de l’interminable échec du régime de Nicolas Maduro, ces 2,3 millions de Vénézuéliens qui ont fui leur pays depuis trois ans, selon l’ONU (sur une population de 32 millions), en sont incontestablement un. Un autre est le plan économique surréaliste présenté, le 20 août, par le président Maduro pour tenter de maîtriser l’hyperinflation, qui dépasse désormais 80 000 % en taux annuel, battant tous les records latino-américains : une dévaluation de 95 % du bolivar, la monnaie nationale, remplacé par une hypothétique monnaie, le « bolivar souverain ». Le salaire minimum est multiplié par 35, pour tenter de compenser les hausses de prix, comme celle du carburant, qui ne bénéficiera plus de subventions.
Personne ne croit que ce plan, comme l’affirme Nicolas Maduro, remettra le pays sur le chemin de la prospérité. Le Venezuela s’est effondré, comme la production de pétrole, qui est tombée à son plus bas niveau depuis la fin des années 1940. Eviscérée par Hugo Chavez puis par son successeur, la compagnie nationale du pétrole, PDVSA, qui fut l’un des fleurons de l’Amérique latine, n’est plus que l’ombre d’elle-même.
Partir ou protester
Deux solutions se présentent aux Vénézuéliens : protester, encore, ou partir. Mais protester, au Venezuela, est dangereux : 160 manifestants ont été tués l’an dernier, des centaines sont en prison. Décapitée, l’opposition est dispersée.
Combien de temps Nicolas Maduro peut-il encore se maintenir au pouvoir dans ces conditions ? Il a compté jusqu’ici sur le soutien de l’armée et l’aide précieuse des services de sécurité cubains. Si l’appui de Cuba semble toujours solide, celui de l’armée n’est pas éternellement garanti. Ses rangs ne sont pas hermétiques au mécontentement. Des arrestations ont été opérées parmi les officiers. Le 4 août, le monde entier a pu voir la débandade des soldats de la garde nationale alignés lorsqu’une attaque au drone a visé le président Maduro en pleine parade militaire, dans le centre de Caracas.
La responsabilité de cet attentat reste floue, mais il est probable que ce ne sera pas le dernier. Les diatribes de M. Maduro contre Washington, qu’il accuse de tous les maux du pays, ont fait long feu. Tant que le président Maduro bloquera tout changement démocratique, comme il le fait depuis la victoire de l’opposition aux élections législatives de 2015, et tant qu’il poursuivra sa désastreuse politique économique, le risque de coup d’Etat persistera. Et l’exode continuera.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Le pays centre-américain entame le cinquième mois d’une contestation marquée par la mort de plusieurs centaines de personnes. Rien n’indique l’approche d’une résolution.
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La crise politique au Nicaragua en 9 dates

Le pays centre-américain entame le cinquième mois d’une contestation marquée par la mort de plusieurs centaines de personnes. Rien n’indique l’approche d’une résolution.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 12h56
    |

                            Manuel Ausloos








                        



   


Le 18 août marquait la fin du quatrième mois de la crise politique qui secoue le Nicaragua. Depuis avril, la société civile, étudiants et clergé catholique en tête, réclame la démission du président sandiniste, Daniel Ortega, ancien guérillero de 72 ans qui gouverne le pays depuis 2007 (et avant cela entre 1979 et 1990). L’opposition les accuse, lui et son épouse et vice-présidente Rosario Murillo, d’avoir instauré une dictature corrompue et népotiste.
Que s’est-il passé ces quatre derniers mois ? Retour sur une crise qui s’enlise dans la violence, alors que le gouvernement réprime inlassablement dans le sang les aspirations démocratiques des Nicaraguayens.

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16 avril : des feux de forêt mobilisent les étudiants
Une première manifestation est organisée dans la capitale, Managua, par des étudiants pour protester contre la gestion des feux de forêt qui ont embrasé pendant plus d’une semaine la réserve naturelle d’Indio Maiz, dans le sud du pays. Ils reprochent au gouvernement d’avoir tardé à envoyer pompiers et troupes maîtriser l’incendie et d’avoir refusé l’aide du Costa Rica voisin. La police et l’armée sont déployées et écrasent la manifestation à coup de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogène.
18 avril : deuxième manifestation contre le gouvernement
A l’initiative d’étudiants, une nouvelle manifestation est organisée à Managua contre la réforme des retraites voulue par le gouvernement, qui devait augmenter les cotisations (de 0,75 % pour les travailleurs et 3,5 % pour les employeurs) et abaisser les pensions des retraités de 5 %. Des milliers de retraités et d’étudiants descendent dans les rues et la manifestation tourne à l’émeute. Le Front sandiniste de libération nationale (FSLN), au pouvoir, dénonce un complot de la droite et réprime violemment la marche, faisant huit blessés.
Le lendemain, les manifestations s’étendent à d’autres villes du pays et font les premiers morts de la crise, deux étudiants et un policier. L’un des principaux groupes d’étudiants contestataires, le Mouvement 19-Avril, tire son nom de cette journée.
22 avril : Ortega recule
Le président annonce l’annulation de la réforme des retraites pour tenter de mettre fin à la contestation qui a déjà fait une trentaine de morts en une semaine. « Nous voulons rétablir l’ordre. Nous ne pouvons pas permettre que le chaos et les pillages s’installent », déclare-t-il à la télévision. L’armée est déployée dans les grandes villes, mais les Nicaraguayens ont été profondément choqués par la brutalité de la répression et le mouvement ne faiblit pas.
28 avril : les revendications s’élargissent
Une Marche « pour la paix et la justice » a lieu à Managua, à l’initiative notamment de l’Eglise catholique. Les milliers de manifestants cessent de faire référence à la réforme de la sécurité sociale et réclament la démocratie, une réforme du système électoral, le départ de Daniel Ortega et de son épouse et des élections anticipées.

   


Deux jours plus tard, le président répond par une démonstration de force : une manifestation de soutien réunit des milliers de ses partisans dans la capitale. A la tribune, il appelle à la paix et au dialogue.
16 mai : l’impasse des négociations
Le Dialogue pour la Paix, présidé par la Conférence épiscopale du Nicaragua (CEN), débute à Managua. Il réunit le gouvernement et la société civile, et vise à trouver une issue à la crise. Le gouvernement s’est engagé, en préparation de la rencontre, à cesser la répression des manifestants et permettre à la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) d’enquêter sur les morts de protestataires. Le Dialogue sera suspendu le 23 mai, faute de consensus entre les parties. Repris, puis abandonné à plusieurs reprises, il n’a à ce jour pas abouti.
30 mai : journée sanglante pour la « Marche des mères »
A l’occasion de la Fête des mères nicaraguayenne, une autre manifestation d’ampleur, la « Marche des mères », regroupe des centaines de milliers de manifestants qui rendent hommage aux jeunes tués depuis le début de la contestation. La répression sandiniste est d’une grande violence, tireurs d’élites et paramilitaires à moto sèment l’effroi, faisant 15 morts et 200 blessés parmi les protestataires. En réaction, le patronat désavoue Daniel Ortega et réclame à son tour sa démission.
13 juillet : une église criblée de balles
Les forces gouvernementales attaquent une église de Managua où s’étaient réfugiés plus d’une centaine d’étudiants délogés de l’Université nationale autonome du Nicaragua, alors que le pays entrait dans sa deuxième grève générale. L’opération est brutale : pendant presque vingt heures, la troupe tire sur l’église et deux étudiants sont tués d’une balle dans la tête, tandis que 14 autres sont blessés. Le siège n’est levé qu’avec l’intervention du cardinal Leopoldo Brenes, président de la CEN. L’événement creuse encore d’avantage le fossé qui sépare le régime et l’Eglise, alors que le clergé est déjà depuis quelques jours la cible d’attaques de partisans du président.
« Le gouvernement du Nicaragua dépasse la limite de ce qui est inhumain et immoral, fustige le lendemain, sur Twitter, l’évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Managua, Silvio José Baez. La communauté internationale ne peut pas y être indifférente. »

Government of Nicaragua crosses the limit of which is inhuman and immoral. Criminal repression since Friday night a… https://t.co/yl6fYgRUmn— silviojbaez (@Silvio José Báez)


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17 juillet : Masaya échappe à l’opposition
Les forces gouvernementales reprennent par la force la ville de Masaya, à 35 kilomètres au sud-est de Managua. Dans cette ville de 100 000 habitants, devenue épicentre de la contestation, plus de 1 500 policiers, militaires et paramilitaires armés de fusils d’assaut délogent les contestataires équipés de mortiers artisanaux et abattent les barricades.
Le jour même, treize pays d’Amérique latine réclament « la cessation immédiate des actes de violence », l’ONU et l’Union européenne en font autant. Le lendemain, des sénateurs américains présentent un projet de loi prévoyant des sanctions contre les membres du régime, tandis que l’OEA condamne les violations des droits de l’homme.
18 août : la mobilisation se maintient
Alors que s’achève le quatrième mois de mobilisation, des milliers de manifestants descendent dans les rues de Managua et exigent la démission de Daniel Ortega. Isolé à l’intérieur comme à l’international, il s’accroche toujours au pouvoir et veut finir son mandat, censé durer jusqu’en 2021. La crise dure et aucune résolution ne semble se profiler à l’horizon. Plus de 300 personnes sont mortes et plusieurs milliers ont été blessées, 23 000 Nicaraguayens ont également fui vers le Costa Rica, où les structures d’accueil sont surchargées.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Fuyant la crise qui touche leur pays, des centaines de Vénézuéliens sont partis à pied, sur la route panaméricaine, en quête d’une nation prête à les accueillir.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Le candidat à l’élection présidentielle en Libye justifie sa proximité avec le maréchal Haftar et l’axe régional Emirats-Egypte-Arabie saoudite.
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Entretien

Aref Ali Nayed : « La sécurité libyenne est menacée par le Qatar, la Turquie et l’Iran »

Le candidat à l’élection présidentielle en Libye justifie sa proximité avec le maréchal Haftar et l’axe régional Emirats-Egypte-Arabie saoudite.

Frédéric Bobin (Tunis, correspondant)
    



LE MONDE
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        Le 24.08.2018 à 12h06

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        Mis à jour le 24.08.2018 à 12h25






    
Aref Ali Nayed, candidat à l’élection présidentielle en Libye.
Crédits : Frédéric Bobin


Aref Ali Nayed, 55 ans, est la première personnalité libyenne à avoir déclaré sa candidature pour l’élection présidentielle annoncée pour le 10 décembre, mais dont la tenue demeure aléatoire. Théologien de formation, patron d’un groupe de médias, cet ancien ambassadeur aux Emirats arabes unis de 2011 à 2016 ne cache pas son hostilité aux Frères musulmans. Dans un entretien au Monde Afrique, il justifie sa proximité avec l’axe régional Emirats-Egypte-Arabie saoudite et, en Libye même, avec le maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de la Cyrénaïque (est), dont les inclinations militaristes sont très controversées. M. Nayed affirme inscrire son combat dans une « lutte existentielle » à l’échelle régionale pour « l’âme de l’islam ».

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Vous avez déclaré votre candidature à l’élection présidentielle en Libye, qui pourrait avoir lieu le 10 décembre. Pourquoi ?
Aref Ali Nayed Ghassan Salamé, le chef de la mission des Nations unie pour la Libye, avait annoncé [lors de sa prise de fonctions à l’automne 2017] la perspective d’élections en 2018. Cet engagement a ensuite été consolidé lors d’une réunion, fin mai à Paris, entre les principaux acteurs libyens. Il y a eu un accord pour des élections, présidentielle et législatives, autour du 10 décembre. Je pense qu’il y a une obligation morale à organiser ces élections. La principale pression vient de la population libyenne elle-même, qui est fatiguée des files d’attente devant les banques, les stations d’essence, les coupures d’eau et d’électricité. Il y a une profonde crise de légitimité en Libye. Nous devons en finir avec le statu quo.
Cela est-il techniquement possible ? Il faut au préalable réviser la Constitution…
L’accord de Paris évoque la date du 16 septembre pour établir la « base constitutionnelle » des élections. Le Parlement [basé à Tobrouk] n’a pas été jusqu’à présent en mesure d’adopter la loi relative au référendum sur la nouvelle Constitution. Toutefois, un amendement de 2014 à la Déclaration constitutionnelle provisoire [texte qui fait office de Constitution depuis 2011] peut être activé pour organiser une élection présidentielle. Cela est faisable.
Comment l’organiser dans l’insécurité actuelle ?
Cet argument de l’insécurité est fallacieux. C’est une excuse pour ceux qui veulent le statu quo. La situation sécuritaire aujourd’hui n’est pas pire que lors des élections législatives de 2014. Il y a une architecture sécuritaire connue, qui ne comprend pas plus d’une dizaine de centres de pouvoir. Il serait assez simple de travailler avec l’ONU, l’Union européenne, la Ligue arabe et l’Union africaine pour mettre en place un mécanisme de surveillance. On sait qui contrôle quel territoire.

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Vous avez été ambassadeur aux Emirats arabes unis. Vos principaux adversaires, les Frères musulmans, vous accusent d’être une « marionnette émiratie ». Qu’en est-il ?
Une telle accusation est fausse et ridicule. Ma loyauté va seulement à mon pays, la Libye.
Mais vous êtes proches d’eux…
Il y a un combat à l’échelle régionale entre deux axes où l’alignement est clair. D’un côté, les Saoudiens, les Emiratis et les Egyptiens. De l’autre, le Qatar, l’Iran et la Turquie. Ce n’est pas un secret. A mes yeux, il s’agit d’une lutte pour l’âme de l’islam. Quel islam veut-on ? L’islam traditionnel de l’université d’Al-Azhar au Caire, de la Zitouna à Tunis, des universités marocaines ou de l’ordre soufi des Senoussi en Libye, ou l’islam politisé qui s’apparente à un mouvement fasciste ? Personnellement, je suis engagé auprès du premier type d’islam. Je me suis donc aligné du côté de l’axe qui combat les Frères musulmans et le Groupe islamique combattant libyen [GICL, issu d’Al-Qaïda].
Vous supportez donc l’axe composé des Emirats, de l’Egypte et de l’Arabie saoudite ?
Mon combat est de construire un Etat libéral, tout en respectant les traditions islamiques
Je l’ai publiquement déclaré. Je ne vais pas m’en excuser. Je pense que le Qatar, la Turquie et l’Iran menacent la sécurité nationale libyenne. Il s’agit d’une lutte existentielle à l’échelle de toute la région et, bien sûr, la Libye en est affectée, comme d’autres pays. Pour ce qui me concerne, mon combat est d’essayer de construire un Etat libéral, respectueux des droits de l’homme, des droits de la femme, des droits des minorités, tout en respectant les traditions islamiques et la spiritualité de mon pays.

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Quelle est votre relation avec le maréchal Haftar, le chef de l’Armée nationale libyenne (ANL) ?
Je suis un supporteur de l’ANL en tant qu’institution. Je ne soutiens pas un individu en particulier, mais une institution. J’ai un profond respect pour le maréchal Haftar en raison de son combat contre le terrorisme.
M. Haftar est pourtant critiqué par certaines organisations de défense des droits humains qui dénoncent des exécutions arbitraires commises par certaines unités relevant de l’ANL.
En Libye, de telles violations sont commises dans tous les endroits et par toutes les parties. Les crimes de guerre ou contre l’humanité ne sauraient être tolérés à l’est, comme à l’ouest ou au sud. Personne ne saurait être exempté de poursuites pour violations des droits humains.
Certaines critiques déplorent qu’un régime militaire dirige l’Est libyen, contrôlé par l’ANL. Qu’en pensez-vous ?
En période de guerre, vous devez parfois déclarer un régime militaire dans certains endroits pour une période limitée. Le Parlement avait ainsi nommé le général Abderrazak Al-Nadhouri au titre de dirigeant militaire de l’Est. Il s’agissait d’une mesure d’urgence que le Parlement vient de retirer, il y a deux semaines. Dans les villes, l’armée est en train de transférer son pouvoir à la police. Peut-être que la dureté des circonstances de guerre avait favorisé des tendances militaristes. Mais celles-ci sont en train de reculer.

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Une autre source de préoccupation dans l’Est est l’influence croissante des salafistes de l’école madkhali [du nom du théologien saoudien Rabi’ Al-Madkhali, qui prêche, outre l’application rigoureuse de la charia, la loyauté aux régimes en place]. Nombre d’entre eux combattent aux côtés de l’ANL de Haftar. Sont-ils une menace pour l’Etat libéral que vous appelez de vos vœux ?
Tout groupe religieux armé finit par représenter un danger
Les partisans de cette école salafiste sont très influents dans l’Est, mais ils sont présents partout en Libye. Ils ont participé aux combats contre Daech [acronyme arabe de l’organisation Etat islamique]. Tant qu’ils luttent contre le terrorisme, ils doivent en être félicités. Mais leur politique consistant à imposer leur version de l’islam aux autres doit être rejetée. Ils ont essayé d’entraver la liberté des autres écoles de l’islam, en particulier la tradition malékite. Ils ont démoli des mausolées, brûlé des livres, tenté de restreindre les mouvements des femmes. Là, je ne suis pas d’accord. Je leur demande d’être assez humbles pour accepter les autres, coexister avec eux. Et je pense que la politique consistant à les utiliser militairement est dangereuse. Tout groupe religieux armé finit par représenter un danger.
Comment voyez-vous vos futures relations avec les Frères musulmans ?
La base du statut d’Etat, c’est la citoyenneté. Pour moi, un citoyen libyen est quelqu’un qui croit dans l’Etat national libyen. Quiconque croit en un mouvement transnational et ne croit pas dans l’Etat national s’exclut de lui-même. Je ne peux pas inclure ceux qui ne s’incluent pas eux-mêmes.
Pensez-vous que les Frères musulmans sont liés à des organisations terroristes ?
La réponse, franche, est : oui. Ceux qui cherchent une connexion entre les Frères musulmans et Al-Qaïda ou Daech trouveront en Libye le meilleur exemple. Quand Daech a commencé à s’implanter à Syrte, les Frères musulmans n’ont cessé de le nier.

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Les Européens semblent divisés dans leur approche du dossier libyen. Il y a notamment la rivalité entre Paris et Rome. Qu’en pensez-vous ?
J’aimerais voir les Européens unifier leur approche de la Libye sous le parapluie des Nations unies.
Quel bilan tirez-vous du gouvernement d’« accord national » de Fayez Al-Sarraj deux ans et demi après son installation à Tripoli ?
Ce gouvernement n’a pas été investi par le Parlement. Sur les neuf membres du Conseil présidentiel dirigé par M. Al-Sarraj, quatre l’ont quitté. Et il n’a pas été en mesure de fournir à la population les services de base : santé, éducation, électricité, paiement des salaires… Je ne vois pas comment un tel gouvernement, fragmenté et localement non reconnu, peut continuer. Ce qu’il y a de triste, c’est qu’il bénéficie de la reconnaissance de la communauté internationale.

