<FILE-date="2018/08/24/19">

<article-nb="2018/08/24/19-1">
<filnamedate="20180824"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180824"><AAMMJJHH="2018082419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Dans un entretien au « Monde », le sociologue Eric Fassin revient sur ce concept né dans les années 1990, au cœur de beaucoup polémiques récentes.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

Eric Fassin : « L’appropriation culturelle, c’est lorsqu’un emprunt entre les cultures s’inscrit dans un contexte de domination »

Dans un entretien au « Monde », le sociologue Eric Fassin revient sur ce concept né dans les années 1990, au cœur de beaucoup polémiques récentes.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 18h52
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 18h58
    |

            Laura Motet








                        



   


Des internautes se sont empoignés sur ces deux mots tout l’été : « appropriation culturelle ». Le concept, né bien avant Twitter, connaît un regain de popularité. Dernièrement, il a été utilisé pour décrire aussi bien le look berbère de Madonna lors des MTV Video Music Awards, la dernière recette de riz jamaïcain du très médiatique chef anglais Jamie Oliver, ou l’absence de comédien autochtone dans la dernière pièce du dramaturge québécois Robert Lepage, Kanata, portant justement sur « l’histoire du Canada à travers le prisme des rapports entre Blancs et Autochtones ».
Qu’ont en commun ces trois exemples ? Retour sur la définition et sur l’histoire de l’« appropriation culturelle » avec Eric Fassin, sociologue au laboratoire d’études de genre et de sexualité de l’université Paris-VIII et coauteur de l’ouvrage De la question sociale à la question raciale ? (La Découverte).
D’où vient le concept d’« appropriation culturelle » ?
Eric Fassin : L’expression apparaît d’abord en anglais, à la fin du XXe siècle, dans le domaine artistique, pour parler de « colonialisme culturel ». Au début des années 1990, la critique bell hooks, figure importante du Black feminism, développe par exemple ce concept, qu’elle résume d’une métaphore : « manger l’Autre. » C’est une approche intersectionnelle, qui articule les dimensions raciale et sexuelle interprétées dans le cadre d’une exploitation capitaliste.
Un regard « exotisant »
Cette notion est aussi au cœur de la controverse autour de Paris Is Burning, un film documentaire de 1990 sur la culture des bals travestis à New York. Une autre critique noire, Coco Fusco, reprochait à la réalisatrice Jenny Livingstone, une lesbienne blanche, son regard « exotisant » sur ces minorités sexuelles et raciales. Pour elle, il s’agissait d’une forme d’appropriation symbolique mais aussi matérielle, puisque les sujets du film se sont sentis floués, dépossédés de leur image.

        Lire aussi :
         

                Au Canada, la notion d’« appropriation culturelle » déchire le monde littéraire



Comment définir ce concept ?
E. F. : Ce qui définit l’appropriation culturelle, comme le montre cet exemple, ce n’est pas seulement la circulation. Après tout, l’emprunt est la règle de l’art, qui ne connaît pas de frontières. Il s’agit de récupération quand la circulation s’inscrit dans un contexte de domination auquel on s’aveugle. L’enjeu n’est certes pas nouveau : l’appropriation culturelle, au sens le plus littéral, remplit nos musées occidentaux d’objets « empruntés », et souvent pillés, en Grèce, en Afrique et ailleurs. La dimension symbolique est aujourd’hui très importante : on relit le primitivisme artistique d’un Picasso à la lumière de ce concept.
Ce concept a-t-il été intégré dans le corpus intellectuel de certaines sphères militantes ?
E. F. : Ces références théoriques ne doivent pas le faire oublier : si l’appropriation culturelle est souvent au cœur de polémiques, c’est que l’outil conceptuel est inséparablement une arme militante. Ces batailles peuvent donc se livrer sur les réseaux sociaux : l’enjeu a beau être symbolique, il n’est pas réservé aux figures intellectuelles. Beaucoup se transforment en critiques culturels en reprenant à leur compte l’expression « appropriation culturelle ».
En quoi les polémiques nées ces derniers jours relèvent-elles de l’appropriation culturelle ?
E. F. : Ce n’est pas la première fois que Madonna est au cœur d’une telle polémique. En 1990, avec sa chanson Vogue, elle était déjà taxée de récupération : le voguing, musique et danse, participe en effet d’une subculture noire et hispanique de femmes trans et de gays. Non seulement l’artiste en retirait les bénéfices, mais les paroles prétendaient s’abstraire de tout contexte (« peu importe que tu sois blanc ou noir, fille ou garçon »). Aujourd’hui, son look de « reine berbère » est d’autant plus mal passé qu’elle est accusée d’avoir « récupéré » l’hommage à la « reine » noire Aretha Franklin pour parler… de Madonna : il s’agit bien d’appropriation.
La controverse autour de la pièce Kanata, de Robert Lepage, n’est pas la première non plus — et ces répétitions éclairent l’intensité des réactions : son spectacle sur les chants d’esclaves avait également été accusé d’appropriation culturelle, car il faisait la part belle aux interprètes blancs. Aujourd’hui, c’est le même enjeu : alors qu’il propose une « relecture de l’histoire du Canada à travers le prisme des rapports entre Blancs et Autochtones », la distribution oublie les « autochtones » — même quand ils se rappellent au bon souvenir du metteur en scène. C’est encore un choix revendiqué : la culture artistique transcenderait les cultures « ethniques ».

        Lire aussi :
         

                Robert Lepage annule « Kanata »



Par comparaison, l’affaire du « riz jamaïcain » commercialisé par Jamie Oliver, chef britannique médiatique, peut paraître mineure ; elle rappelle toutefois comment l’ethnicité peut être utilisée pour « épicer » la consommation. Bien sûr, la nourriture aussi voyage. Reste qu’aujourd’hui cette mondialisation marchande du symbolique devient un enjeu.
Pourquoi ce concept fait-il autant polémique ?
E. F. : En France, on dénonce volontiers le communautarisme… des « autres » : le terme est curieusement réservé aux minorités, comme si le repli sur soi ne pouvait pas concerner la majorité ! C’est nier l’importance des rapports de domination qui sont à l’origine de ce clivage : on parle de culture, en oubliant qu’il s’agit aussi de pouvoir. Et c’est particulièrement vrai, justement, dans le domaine culturel.
Songeons aux polémiques sur l’incarnation des minorités au théâtre : faut-il être arabe ou noir pour jouer les Noirs et les Arabes, comme l’exigeait déjà Bernard-Marie Koltès, en opposition à Patrice Chéreau ? Un artiste blanc peut-il donner en spectacle les corps noirs victimes de racisme, comme dans l’affaire « Exhibit B » ? La réponse même est un enjeu de pouvoir.
On parle de culture, en oubliant qu’il s’agit aussi de pouvoir
En tout cas, l’esthétique n’est pas extérieure à la politique. La création artistique doit revendiquer sa liberté ; mais elle ne saurait s’autoriser d’une exception culturelle transcendant les rapports de pouvoir pour s’aveugler à la sous-représentation des femmes et des minorités raciales. L’illusion redouble quand l’artiste, fort de ses bonnes intentions, veut parler pour (en faveur de) au risque de parler pour (à la place de).
Le monde universitaire n’est pas épargné par ces dilemmes : comment parler des questions minoritaires, quand on occupe (comme moi) une position « majoritaire », sans parler à la place des minorités ? Avec Marta Segarra, nous avons essayé d’y faire face dans un numéro de la revue Sociétés & Représentations sur la (non-)représentation des Roms : comment ne pas redoubler l’exclusion qu’on dénonce ? Dans notre dossier, la juriste rom Anina Ciuciu l’affirme avec force : être parlé, représenté par d’autres ne suffit pas ; il est temps, proclame cette militante, de « nous représenter ». Ce n’est d’ailleurs pas si difficile à comprendre : que dirait-on si les seules représentations de la société française nous venaient d’Hollywood ?

        Lire aussi :
         

                Les coiffes amérindiennes dans les défilés font-elles du tort à une culture menacée ?






                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/24/19-2">
<filnamedate="20180824"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180824"><AAMMJJHH="2018082419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ EN UN GRAPHIQUE – La France figure parmi les pays où l’on boit le plus. Une étude rappelle que cette consommation est nocive dès le premier verre.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Quels alcools préfèrent boire les Européens ?

EN UN GRAPHIQUE – La France figure parmi les pays où l’on boit le plus. Une étude rappelle que cette consommation est nocive dès le premier verre.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 17h45
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 18h15
    |

                            Thibaut Faussabry








                        


Boire de l’alcool quotidiennement, même en petite quantité n’est pas sans risque pour la santé. C’est une des principales conclusions établies par une étude parue vendredi 24 août, dans le magazine scientifique The Lancet. L’étude, qui a évalué les niveaux de consommation d’alcool et leurs effets sur la santé dans 195 pays entre 1990 et 2016, estime à 2,4 milliards le nombre de buveurs d’alcool dans le monde.

        Lire aussi :
         

                Non, la consommation d’alcool ne vous permettra pas de vivre plus vieux



Selon cette étude, l’alcool est surtout associé à 2,8 millions de morts dans le monde et constituait la première cause de décès des 15-49 ans en 2016. D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Europe est « le continent où le niveau de consommation d’alcool par habitant est le plus haut dans le monde », avec en moyenne un peu plus de neuf litres d’alcool consommés en 2016. Un chiffre toutefois en baisse par rapport à l’année 2012 (10,7 litres).


	#container_15351039809{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
	#graphe_15351039809{
		height:550px;
	}
	#container_15351039809 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_15351039809 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
		opacity: 1;
		white-space: normal !important;
	}
	#container_15351039809.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_15351039809.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15351039809 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



En 2016, chaque habitant en France a consommé en moyenne 11,7 litres d'alcool pur
Répartition par pays européen de la consommation moyenne d'alcool pur par habitant de plus de 15 ans en 2016. Les données pour la Belgique, la Hongrie, les Pays-Bas et la Roumanie concernent l'année 2015. 

Source : ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15351039809",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "bar",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#ffc832","#821400","#0386c3","#ff3232","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y} ",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:"normal",
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["Estonie","Lituanie","République Tchèque","France","Bulgarie","Irlande","Luxembourg","Lettonie","Hongrie","Allemagne","Portugal","Slovénie","Pologne","Roumanie","Belgique","Croatie","Slovaquie","Andorre","Biélorussie","Royaume-Uni","Espagne","Russie","Pays-Bas","Italie","Ukraine"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Bière",
    "color": "#ffc832",
    "data": [
      [
        "",
        5.02
      ],
      [
        "",
        5.93
      ],
      [
        "",
        6.92
      ],
      [
        "",
        2.21
      ],
      [
        "",
        4.45
      ],
      [
        "",
        5.39
      ],
      [
        "",
        3.97
      ],
      [
        "",
        4.79
      ],
      [
        "",
        3.93
      ],
      [
        "",
        5.74
      ],
      [
        "",
        2.79
      ],
      [
        "",
        4.35
      ],
      [
        "",
        5.85
      ],
      [
        "",
        5.78
      ],
      [
        "",
        4.6
      ],
      [
        "",
        4.59
      ],
      [
        "",
        3.42
      ],
      [
        "",
        3.43
      ],
      [
        "",
        2.29
      ],
      [
        "",
        3.44
      ],
      [
        "",
        4.64
      ],
      [
        "",
        3.29
      ],
      [
        "",
        3.83
      ],
      [
        "",
        1.8
      ],
      [
        "",
        2.46
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Vin",
    "color": "#821400",
    "data": [
      [
        "",
        1.14
      ],
      [
        "",
        0.99
      ],
      [
        "",
        2.77
      ],
      [
        "",
        6.9
      ],
      [
        "",
        1.97
      ],
      [
        "",
        3.21
      ],
      [
        "",
        5
      ],
      [
        "",
        1.24
      ],
      [
        "",
        3.41
      ],
      [
        "",
        3.1
      ],
      [
        "",
        6.55
      ],
      [
        "",
        5.32
      ],
      [
        "",
        0.82
      ],
      [
        "",
        2.92
      ],
      [
        "",
        3.97
      ],
      [
        "",
        4.03
      ],
      [
        "",
        2.12
      ],
      [
        "",
        4.22
      ],
      [
        "",
        0.23
      ],
      [
        "",
        3.5
      ],
      [
        "",
        1.55
      ],
      [
        "",
        1.08
      ],
      [
        "",
        2.88
      ],
      [
        "",
        4.58
      ],
      [
        "",
        0.31
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Spiritueux",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        7.72
      ],
      [
        "",
        5.05
      ],
      [
        "",
        3.3
      ],
      [
        "",
        2.43
      ],
      [
        "",
        4.92
      ],
      [
        "",
        2.15
      ],
      [
        "",
        2.25
      ],
      [
        "",
        4.48
      ],
      [
        "",
        3.57
      ],
      [
        "",
        2.07
      ],
      [
        "",
        0.82
      ],
      [
        "",
        0.84
      ],
      [
        "",
        3.76
      ],
      [
        "",
        1.7
      ],
      [
        "",
        1.47
      ],
      [
        "",
        1.34
      ],
      [
        "",
        4.24
      ],
      [
        "",
        2.41
      ],
      [
        "",
        4.92
      ],
      [
        "",
        2.21
      ],
      [
        "",
        2.39
      ],
      [
        "",
        3.25
      ],
      [
        "",
        1.32
      ],
      [
        "",
        0.69
      ],
      [
        "",
        3
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Autres boissons alcoolisées",
    "color": "#ff3232",
    "data": [
      [
        "",
        1.47
      ],
      [
        "",
        1.65
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        0.2
      ],
      [
        "",
        0.14
      ],
      [
        "",
        0.71
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        0.68
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        0.5
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        0.32
      ],
      [
        "",
        0.36
      ],
      [
        "",
        0.35
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        2.61
      ],
      [
        "",
        0.66
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        0.8
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        0.04
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: 1,
		valueDecimals: 2,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " litres consommés par habitant de plus de 15 ans en 2016",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Les pays de l’Est du continent portent la consommation d’alcool en Europe, notamment l’Estonie, la République tchèque et la Lituanie, dont les habitants ont été les plus gros consommateurs d’alcool en moyenne en 2016. Ce trio est talonné par la France, dont les citoyens sont par ailleurs les principaux consommateurs de vin en Europe avec sept litres en moyenne par habitant en 2016.
Sept, c’est également le nombre de litres de bière consommés en moyenne par les Tchèques, ce qui en fait les plus grands buveurs de bière en Europe. Les spiritueux (whisky, vodka, rhum, etc.) sont très consommés dans les pays baltes avec près de huit litres par habitant en Estonie et cinq en Lituanie.
Méthodologie
Afin de présenter ces données, l’OMS a rassemblé des données statistiques provenant des gouvernements de chaque pays, des données auprès des industries nationales de l’alcool et les statistiques internes provenant de l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture (FAO). Afin d’évaluer la consommation moyenne d’alcool pur par habitant, l’OMS s’est appuyée sur des équivalences. Ainsi, la bière équivaut à 5 % d’alcool, le vin à 12 % et les spiritueux à 40 %.

        Lire aussi :
         

                En France, l’alcool et le tabac sont les drogues les plus meurtrières






                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/24/19-3">
<filnamedate="20180824"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180824"><AAMMJJHH="2018082419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Human Rights Watch met en cause les « enquêtes internes » que l’Arabie saoudite affirme mener après chaque bombardement de cibles civiles.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Au Yémen, « la coalition ne faisait que dissimuler des crimes de guerre »

Human Rights Watch met en cause les « enquêtes internes » que l’Arabie saoudite affirme mener après chaque bombardement de cibles civiles.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 17h41
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 19h01
    |

            Louis Imbert








                        



   


Un bombardement a fait des morts civils à une vingtaine de kilomètres au sud de la ville portuaire d’Hodeïda, au Yémen, jeudi 23 août. La zone est disputée entre les rebelles houthistes, qui tiennent Hodeïda, le principal port du pays, et les forces de la coalition saoudienne qui leur mènent la guerre depuis mars 2015. La coalition s’est approchée d’Hodeïda en juin, menaçant de prendre la ville d’assaut. Elle a depuis mis en pause cette opération, mais des bombardements et des accrochages ont toujours lieu.
Selon les rebelles, 31 personnes, dont des femmes et des enfants, ont été tuées dans une frappe aérienne de la coalition contre un bus emmenant des personnes déplacées par le conflit et un bâtiment attenant. L’agence WAM des Emirats arabes unis, un pilier de la coalition, incrimine de son côté les rebelles, qui auraient tiré un missile « balistique » fourni par leur allié iranien. Le lendemain, le 24 août, au moins 22 enfants étaient tués par une frappe de la coalition, selon un responsable de l’ONU.
Cette frappe a lieu alors que Human Rights Watch publie un rapport d’experts, qui met en cause les « enquêtes » internes, partiales et défaillantes, que la coalition conduit après chaque bombardement de cibles civiles depuis 2016. Ces enquêtes tendent à l’exonérer de toute responsabilité, ou à déguiser des bombardements manifestement intentionnels en « erreurs » dues à des défaillances techniques.

        Lire aussi :
         

                Yémen : «  462 000 enfants de moins de cinq ans en danger de mort immédiate »



« Aucune puissance ne souhaite jouer le rôle de médiateur »
« Pendant plus de deux ans, alors que la coalition affirmait que le JIAT [l’Equipe d’évaluation conjointe] enquêtait de manière crédible sur des frappes aériennes supposément illégales, les enquêteurs ne faisaient que dissimuler des crimes de guerre, a affirmé Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch. Les gouvernements qui vendent des armes à l’Arabie saoudite devraient reconnaître que les simulacres d’enquêtes de la coalition ne les exonèrent nullement de complicité dans des violations graves au Yémen. »
L’organisation note que les rebelles houthistes n’ont quant à eux jamais prétendu enquêter sur les crimes de guerre dont ils se sont rendus coupables depuis 2015.
Une rencontre est prévue début septembre à Genève entre les belligérants, sous l’égide de l’ONU, afin de préparer des négociations de paix, les premières depuis deux ans. Le nouveau représentant des Nations unies pour le Yémen, Martin Griffiths, espère y faire émerger un compromis, afin que les rebelles abandonnent la gestion du port d’Hodeïda, qui représenterait environ un tiers de leurs revenus. Un tel accord pourrait être le début d’une résolution du conflit, mais il paraît bien loin.
M. Griffiths « ne semble pas avoir un soutien international suffisant pour régler le conflit, qui dépasse de loin le Yémen. Cette guerre est devenue régionale et internationale. Aucune puissance ne souhaite y jouer le rôle de médiateur », estime Farea Al-Muslimi, président du Sanaa Center for Strategic Studies, un institut indépendant basé dans la capitale yéménite.


        Lire aussi :
         

                Tony Fortin : « Des armes et équipements militaires français semblent bien utilisés au Yémen »






                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/24/19-4">
<filnamedate="20180824"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180824"><AAMMJJHH="2018082419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Malgré les menaces du gouvernement italien, aucun accord n’a été trouvé à Bruxelles pour répartir les 150 migrants bloqués à Catane.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Migrants : l’UE ne propose aucune solution pour les passagers du « Diciotti »

Malgré les menaces du gouvernement italien, aucun accord n’a été trouvé à Bruxelles pour répartir les 150 migrants bloqués à Catane.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 17h21
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 18h33
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


Un dialogue, mais un dialogue de sourds : mise en demeure, cette fois par Luigi Di Maio, le chef de file du Mouvement 5 étoiles (M5S), l’Union européenne n’a pas pris de décision, vendredi 24 août, sur l’accueil des 150 migrants toujours bloqués à bord du Diciotti et, plus généralement, sur la redistribution en Europe des candidats à l’asile.
Le navire de garde-côtes italien avait secouru, dans la nuit du 15 au 16 août, 190 migrants. Treize d’entre eux ont été débarqués pour des raisons sanitaires à Lampedusa, puis le navire a accosté, le 20 août, à Catane, en Sicile. Les autorités ont depuis laissé descendre les mineurs, mais tous les autres sont retenus, le gouvernement italien exigeant que les migrants soient envoyés ailleurs en Europe avant de les laisser débarquer.
Pour trouver une solution, une réunion de diplomates et d’experts avait été convoquée vendredi, à Bruxelles, par la Commission – particulièrement ciblée par l’Italie. Seuls dix pays membres, dont la France, sont venus y assister. La rencontre coïncidait avec des menaces lancées, à Rome, par M. Di Maio. Jeudi, il prenait le relais du ministre de l’intérieur et dirigeant de La Ligue (extrême droite), Matteo Salvini, et allait un pont plus loin en indiquant que, faute d’accord vendredi, son pays pourrait suspendre sa contribution au budget européen dès le début de l’an prochain. Soit 20 milliards d’euros, selon M. Di Maio. Aucun pays membre de l’UE n’a, jusqu’alors, refusé d’acquitter sa participation au budget communautaire.
Les menaces « ne servent à rien et ne mènent nulle part », a répliqué, vendredi midi, un porte-parole de la Commission à Bruxelles. « Les commentaires peu constructifs n’aident pas et ne nous rapprochent pas d’une solution », a-t-il insisté. Bruxelles ne manque pas d’ajouter que si elle est désormais un contributeur net au budget européen – elle paie plus qu’elle reçoit en retour –, l’Italie perçoit quand même 10 à 12 milliards par an en moyenne via des fonds structurels, d’investissements, d’aides à la recherche… Au total elle a aussi reçu 650 millions pour la gestion des migrants arrivés sur son territoire – soit quelque 700 000 personnes depuis 2014.

        Lire aussi :
         

                Un pays a-t-il le droit de fermer ses ports aux bateaux secourant les migrants ?



« On ne se voit pas avoir une discussion bateau après bateau »
Selon l’un des participants, les représentants italiens à la discussion des « dix », vendredi, n’ont pas réitéré la menace de M. Di Maio. « Mais elle planait », indique-t-il. Pas question, en tout cas, pour les autres pays présents (France, Allemagne, Espagne, Autriche, Grèce, Malte et les pays du Benelux) de donner l’impression de céder au chantage de Rome, tout en reconnaissant l’urgence d’une solution humanitaire.
« Il s’agissait de tirer les leçons de ce qui s’est déroulé cet été et, surtout, de fixer des principes, des mécanismes durables pour l’accueil des bateaux, la répartition des migrants et le problème de leurs mouvements secondaires », souligne un diplomate. La recherche d’une garantie de solidarité entre les Etats membres, la question de l’aide financière à apporter aux pays d’accueil et celle des lieux de débarquement – en principe, le « port sûr le plus proche » selon le droit maritime international – sont d’autres thèmes des débats, qui doivent se poursuivre en septembre.
Et le Diciotti ? « Pas le sujet du jour », tranche l’un de ceux qui ont participé à la discussion. Il s’agissait pour les pays présents d’obtenir un engagement clair de l’Italie, « une définition de ses principes et une orientation quant à ce qu’elle fera à l’avenir ». « On ne se voit pas avoir une discussion bateau après bateau », insiste une autre source.
La Commission affirme, de son côté, être en contact, depuis dimanche dernier, avec Rome et les autres parties pour régler le sort des occupants du Diciotti. Vendredi, elle devait convenir qu’il restait incertain. En juillet, 450 migrants étaient restés trois jours à bord du même bateau, jusqu’à ce que l’Italie accepte leur débarquement, après avoir obtenu que d’autres pays européens en accueillent une partie.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/24/19-5">
<filnamedate="20180824"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180824"><AAMMJJHH="2018082419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Crimes à pleins tubes (5/6). En 1996, le rappeur, qui campait un personnage de mauvais garçon, est atteint par quatre coups de feu. Le crime n’a jamais été élucidé.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ 
<article-nb="2018/08/24/19-6">
<filnamedate="20180824"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180824"><AAMMJJHH="2018082419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ « Je crois qu’on est parfois allé trop loin », s’est justifié le président de la FFT, Bernard Giudicelli, qui souhaite « certaines limites vestimentaires ».
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Tennis : les tenues à Roland-Garros bientôt contrôlées

« Je crois qu’on est parfois allé trop loin », s’est justifié le président de la FFT, Bernard Giudicelli, qui souhaite « certaines limites vestimentaires ».



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 15h55
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 18h18
    |

                            Jean-Clément Borella








                        



   


Sa tenue est encore dans tous les esprits. Lors du dernier Roland-Garros, Serena Williams arborait une étrange combinaison noire moulante avec ceinture rose à la taille. « J’ai toujours voulu être une super-héroïne et c’est un peu une manière d’en devenir une », affirmait alors l’Américaine aux 23 titres du Grand Chelem. En plus de la faire rêver, cette tenue atypique lui évitait la formation de caillots de sang dont elle souffrait depuis son accouchement.
« Ce n’est pas vraiment typique, mais qu’est-ce qui est typique ? Qui fixe les règles ? », s’interrogeait alors Serena Williams face aux critiques. L’Américaine a dorénavant sa réponse, celle apportée par Bernard Giudicelli. Le président de la Fédération française de tennis (FFT) n’a que très peu apprécié cette extravagance vestimentaire et souhaite changer les mœurs de Roland-Garros. « Je crois qu’on est parfois allé trop loin », a déclaré le président de la FFT dans un entretien accordé à Tennis Magazine, avant de préciser que ce type de tenues atypiques « ne sera plus accepté », afin de « respecter le jeu et l’endroit ».
Cette annonce surprend alors que les jeux de couleur et autres fantaisies font partie de l’histoire du tournoi de Roland-Garros. La Fédération française de tennis a même consacré en 2016, dans son musée, une exposition intitulée « Jeu, set et mode » où étaient présentées toutes les tenues portées par les champions pour ce tournoi.
D’André Agassi à Venus Williams, les équipementiers et joueurs stars du tennis n’ont cessé de rivaliser d’imagination pour faire du tournoi parisien un rendez-vous sportif et culturel. Alors en charge de l’exposition au musée de Roland-Garros, Michaël Guittard estimait même, dans sa présentation de l’exposition, que « les joueurs pouvaient se permettre de faire un défilé de mode sur le central et ainsi apporter des révolutions en matière de tennis et de mode ».

   


La tenue « nuisette » de Venus Williams en 2006 ou encore le short « pyjama » de Wawrinka en 2015 se sont révélés être des coups de communication très efficaces. Pour écrire la légende du sportif mais aussi pour faire briller son équipementier. En 1990, Nike révolutionne ainsi le vêtement de sport en habillant André Agassi d’un short en jean et de tenues fluorescentes, se singularisant dans le marché du prêt-à-porter sportif. Le légendaire tournoi parisien devient le lieu des essais et des excès. En 2015, Adidas fournissait jusqu’à 17 joueurs, pour autant de modèles différents et originaux.
Alors, une révolution puriste est-elle en marche ? « Pas question d’aller aussi loin que Wimbledon », précise Bernard Giudicelli. Sur le gazon londonien, le blanc immaculé est de rigueur. Du bandeau aux chaussures en passant par les sous-vêtements, rien ne doit détonner. Une autre forme d’excès. « C’est très strict. Mon opinion ? C’est trop strict. J’adore Wimbledon, mais ils vont trop loin, leur dress code devient ridicule », avait même déclaré Roger Federer en 2013, reconnaissant que « pour les marques, ça oblige à être inventif et c’est un challenge ». Un casse-tête qu’elles ne connaissent pas à Paris.
Si les réglementations souhaitées par le président de la FFT ne s’appliqueront pas à l’édition 2019 du tournoi de la porte d’Auteuil, les modèles étant déjà dessinés, les équipements seront ensuite communiqués à l’avance à la fédération pour un contrôle. Un dress code plus classique devrait donc voir le jour en 2020.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/24/19-7">
<filnamedate="20180824"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180824"><AAMMJJHH="2018082419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ De nombreux témoignages évoquent des discriminations sur ces sites de locations. Les entreprises assurent faire le nécessaire, mais l’affaire pose une épineuse question juridique.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 23/08/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Pour réserver sur Airbnb, mieux vaut s’appeler Isabelle que Djamila

De nombreux témoignages évoquent des discriminations sur ces sites de locations. Les entreprises assurent faire le nécessaire, mais l’affaire pose une épineuse question juridique.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 15h42
    |

            Henri Seckel








                        



                                


                            
Si Djamila s’était appelée Isabelle, les choses auraient sans doute été plus simples. Cette femme de 58 ans vivant à Chartres (Eure) souhaitait emmener sa fille en vacances à Toulouse début août. Une belle maison dégotée sur Airbnb, un message au propriétaire, et ce refus en retour : deux voyageurs, ce n’est pas assez pour réserver la maison. Djamila Cariou, dont seul le prénom apparaît sur la plate-forme en ligne, propose alors d’ajouter un convive au voyage et de payer le coût supplémentaire. « Il a encore refusé, en prétextant que, finalement, sa famille occuperait la maison à ces dates-là », raconte au Monde la fille de Djamila Cariou, Farah, qui a publié l’histoire sur son compte Twitter.
Saisie d’un doute, celle-ci fait appel à une connaissance prénommée Isabelle, qui envoie une demande pour la même annonce, aux mêmes dates, pour trois voyageurs aussi. « Trois heures plus tard, elle a reçu une réponse positive du propriétaire disant qu’il était heureux de les accueillir », soupire Farah Cariou. Elle et sa mère ont quand même pu voir Toulouse, depuis les fenêtres d’une autre maison, mais ont la certitude d’avoir été « victimes de racisme ».
Les réseaux sociaux bruissent de ce genre d’histoires plus ou moins détaillées depuis la mi-août et la parution d’un article sur le site Internet de Franceinfo. On y lisait les témoignages de personnes aux noms à consonance maghrébine faisant part d’un sentiment de discrimination sur les plates-formes de locations touristiques en ligne comme Airbnb ou Abritel. Des citoyens lambda, mais aussi un conseiller municipal de Saint-Denis, et même un humoriste doté d’une petite notoriété – Jhon Rachid, Mohamed Ketfi au civil, expliquant que « la seule fois où [il a] réussi à avoir un appartement sur Airbnb, c’est en le faisant louer par des amis avec un nom plus, euh, doux ».
Epineuse question juridique
Le phénomène est difficile à quantifier. Aucune...




                        

                        


<article-nb="2018/08/24/19-8">
<filnamedate="20180824"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180824"><AAMMJJHH="2018082419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Les autorités sont accusées d’avoir dissimulé le retour de la maladie, qui n’était plus apparue depuis 1996 en Algérie.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤         

Compte rendu

Epidémie de choléra en Algérie : plus de 40 cas confirmés, un mort

Les autorités sont accusées d’avoir dissimulé le retour de la maladie, qui n’était plus apparue depuis 1996 en Algérie.


LE MONDE
              datetime="2018-08-24T17:31:53+02:00"

        Le 24.08.2018 à 17h31

     •
              itemprop="dateModified"
          datetime="2018-08-24T18:40:03+02:00"

        Mis à jour le 24.08.2018 à 18h40





Le choléra est de retour en Algérie. Une quarantaine de cas, dont un mortel, ont été enregistrés à Alger et dans trois régions environnantes, a annoncé vendredi 24 août le ministère de la santé. Le choléra n’était plus apparu en Algérie depuis 1996.
A Blida, Tipaza, Alger et Aïn Bessam, 41 cas de choléra ont ainsi été confirmés sur 88 cas suspects, selon le docteur Djamel Fourar, directeur général de la prévention du ministère, qui précise que 62 personnes restaient hospitalisées. « Ce sont des cas isolés, concentrés au niveau des familles, selon lui. On cherche le lien entre toutes les personnes contaminées. »

        Lire aussi :
         

                La stratégie qui touche le choléra au cœur



Dissimulation
« La possibilité que la contamination se soit faite par l’eau a été rejetée », sinon la propagation aurait été plus massive et plus rapide, a-t-il poursuivi, « l’hypothèse privilégiée actuellement est une contamination par des légumes ou des fruits mal lavés ».
Mais les autorités sont accusées d’avoir dissimulé le retour du choléra dans le pays. RFI rappelle que les responsables de l’institut Pasteur et du ministère de la santé avaient tenu une conférence de presse le 20 août pour rassurer la population, affirmant qu’il s’agissait de cas de gastro-entérite.
« Le 23 août, après le décès d’un homme, il s’agissait toujours officiellement d’intoxication alors même qu’un bloc spécial était créé pour isoler les patients », selon RFI.


<article-nb="2018/08/24/19-9">
<filnamedate="20180824"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180824"><AAMMJJHH="2018082419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Les images ont été captées par un drone lors d’une expédition visant à protéger les indigènes isolés contre les propriétaires fonciers et les exploitants de bois.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Des images inédites d’une tribu amazonienne isolée

Les images ont été captées par un drone lors d’une expédition visant à protéger les indigènes isolés contre les propriétaires fonciers et les exploitants de bois.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 15h30
   





                        



   


Quelques personnes se promenant dans une clairière au milieu de l’abondante végétation amazonienne. Ces images inédites, tournées par un drone en 2017 mais rendues publiques mercredi 22 août, sont les toutes premières d’une tribu isolée vivant à la frontière entre le Brésil et le Pérou.
Ce peuple a été repéré par la Fondation nationale de l’Indien (Funai) dans la vallée du Javari, une zone très difficile d’accès dans le sud-est de l’Etat brésilien d’Amazonas. La Funai a ainsi mené en 2017 une expédition visant à la « protection des indigènes isolés », en s’appuyant sur l’aide de membres du peuple Kanamari, grands connaisseurs de la région, et avec le concours de policiers.
Une expédition de 300 kilomètres (dont 120 dans la jungle), qui a permis de repérer dix-neuf tribus et d’entrer en contact avec huit d’entre elles. « La vigilance et le contrôle doivent s’intensifier dans la région pour empêcher l’action de délinquants et garantir la possession entière du territoire par les indigènes », a affirmé Vitor Gois, le coordinateur du projet.

La situation des peuples isolés préoccupe en effet les spécialistes, qui dénoncent les attaques et les pressions des secteurs de l’agroalimentaire et du minerai pour s’approprier leurs terres ancestrales.
Décimée par les propriétaires fonciers
La Funai recense 107 signalements de présence de tribus indigènes isolées au Brésil, chiffre qui varie selon les rapports.
Le mois dernier, l’organisation a dévoilé les images d’un homme considéré comme le seul survivant de l’une d’entre elles, décimée il y a vingt-deux ans par les invasions de propriétaires fonciers et d’exploitants de bois. Ces images inédites avaient été filmées en 2011, mais selon des indices trouvés cette année, l’homme serait toujours en vie.
Selon les chiffres officiels, plus de 800 000 indigènes, appartenant à 305 ethnies et parlant 274 langues différentes, vivent au Brésil.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/24/19-10">
<filnamedate="20180824"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180824"><AAMMJJHH="2018082419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ « Macron a dit qu’il fallait venir le chercher, ces élections sont l’occasion de le faire », résume Manuel Bompard, directeur des campagnes du mouvement.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

La France insoumise veut faire des élections européennes un « référendum anti-Macron »

« Macron a dit qu’il fallait venir le chercher, ces élections sont l’occasion de le faire », résume Manuel Bompard, directeur des campagnes du mouvement.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 14h32
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 17h34
    |

            Abel Mestre (Marseille, envoyé spécial)








                        



   


« La question est simple : stop ou encore ? » Manuel Bompard, directeur des campagnes de La France insoumise (LFI), ne cache pas l’objectif de son mouvement : faire de l’élection européenne de mai 2019 un « référendum anti-Macron » et arriver en tête le soir du vote. 
« Ce scrutin est le premier test national pour le pouvoir, c’est l’opportunité pour les Français de donner leur point de vue », a continué l’homme fort de LFI lors d’une conférence de presse, vendredi 24 août au matin, entouré des députés Adrien Quatennens (Nord) et Mathilde Panot (Val-de-Marne), de Leïla Chaibi, coordinatrice du pôle auto-organisation et de Coline Maigre, responsable du programme des universités d’été. « Macron a dit qu’il fallait venir le chercher, ces élections sont l’occasion de le faire. Il faut prendre le bulletin de vote comme une arme, un outil, contre sa politique injuste et inefficace. »
Un tract a également été édité, incitant à l’inscription sur les listes électorales pour « faire payer » au président de la République son « mépris du peuple ». « Macron achève la politique de Nicolas Sarkozy et de François Hollande, complète Adrien Quatennens. Notre bilan ridiculise ceux et celles qui veulent faire croire que l’on est un groupe folklorique. La France insoumise est prise au sérieux, comme un grand mouvement populaire. »

        Lire aussi :
         

                A l’approche des européennes, Mélenchon s’essaye à l’ouverture



Pour La France insoumise, ce discours présente un avantage certain : faire du scrutin européen un face-à-face avec La République en marche (LRM), en se présentant comme la seule alternative possible face à « l’Europe de Merkel-Macron » et comme le pivot de l’opposition à la politique d’Emmanuel Macron. C’est en considérant cela qu’il faut voir la venue de deux députés Les Républicains, Olivier Marleix et Marianne Dubois, aux « amFIs d’été » (nom officiel des universités d’été des insoumis).
Avec des élus invités ce week-end — du Nouveau Parti anticapitaliste à la droite en passant par le Parti socialiste et le Parti communiste français —, LFI devient un creuset des oppositions. Cette démarche cadre avec la pensée du populisme de gauche, qui entend dépasser les clivages anciens, ne plus chercher à unir la gauche mais à « fédérer le peuple ».
Coalition des contestations
« La France insoumise n’a pas proposé qu’aux partis d’opposition de venir, mais aussi à La République en marche, tient à préciser Mme Panot. Ils ont un problème de sectarisme et ne veulent pas discuter. La majorité parlementaire est une majorité qui refuse de discuter. »
En attendant cette coalition des contestations, LFI cherche tout de même à faire venir sur sa liste (où treize places sont encore vacantes) des transfuges d’autres partis. Actuellement dans leur viseur, le socialiste Emmanuel Maurel. Le chef de file de l’aile gauche du PS, qui a réuni plus de 18,8 % des suffrages lors du dernier congrès socialiste, sera présent à ces amphis d’été. Et Jean-Luc Mélenchon assistera aux universités de rentrée du club de M. Maurel, Nos causes communes, au début de septembre à Marseille. 
« Il y a un groupe au sein du PS qui a des orientations proches des nôtres, notamment sur l’Europe. Tous ceux qui partagent nos analyses sont les bienvenus. En tout cas, ils seront plus à leur place ici que sur une liste menée par Pierre Moscovici », estime M. Bompard.

        Lire aussi :
         

                Générations Mélenchon : la relève a-t-elle sonné ?



Pour la deuxième année, La France insoumise se réunit jusqu’au 26 août, au palais des congrès Marseille Chanot. Et le programme est plutôt chargé pour les 3 500 militants qui y sont attendus. Environ 150 ateliers sont prévus (répartis en onze parcours thématiques), et 154 intervenants doivent prendre la parole. Les thèmes sont divers : Europe, ruralité, culture, « conférences gesticulées », éducation populaire, stratégie, formation.
Jean-Luc Mélenchon prononcera son discours samedi en fin de journée. Vendredi soir, une « déambulation festive » (une manifestation) aura eu lieu dans les rues de Marseille.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/24/19-11">
<filnamedate="20180824"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180824"><AAMMJJHH="2018082419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Surmonter les épreuves (6/6). Les élèves déscolarisés sont d’abord en souffrance face au système scolaire traditionnel, constate l’enseignante Nathalie Broux.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ 
<article-nb="2018/08/24/19-12">
<filnamedate="20180824"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180824"><AAMMJJHH="2018082419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Les policiers espagnols ont découvert un important élevage illégal à Majorque et arrêté six personnes.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Aux Baléares, trafic de grande ampleur de tortues en voie de disparition

Les policiers espagnols ont découvert un important élevage illégal à Majorque et arrêté six personnes.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 17h27
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 17h29
    |

                            Clémence Carayol








                        



   


Dans la lutte contre le trafic d’espèces, il s’agit d’une opération de police de grande envergure à l’échelle européenne. Un important élevage illégal de tortues a été découvert mercredi 22 août sur l’île de Majorque. Trois personnes ont été arrêtées et trois autres placées en détention par la Garde civile. Elles sont accusées de délits à l’encontre de la faune et la flore sauvages, de contrebande d’espèces protégées et de blanchiment d’argent.
Selon l’agence de police criminelle européenne Europol, environ 750 oeufs et 1 100 tortues, dont 200 femelles en gestation, ont été saisis sur l’île des Baléares. L’élevage comprenait majoritairement des spécimens rares, dont 14 des 50 espèces de tortues les plus menacées au monde, en provenance du Canada, Mexique, des Etats-Unis et d’Asie du sud.
Antonio Galilea, en charge de l’antenne espagnole de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites), souligne l’importance inédite du site mis en cause. Cette ferme d’un genre très particulier abritait un « très grand nombre d’animaux et d’espèces d’une grande valeur monétaire ». Les trafiquants pouvaient espérer obtenir jusqu’à 600 000 euros de toutes les tortues de mer et de terre secourues le 22 août.
Opération « Coahuila »
Selon l’expert, cet élevage industriel a été créé en 2009 aux Baléares et n’a cessé de croître jusqu’à son démantèlement neuf ans plus tard. C’est ce qu’a révélé l’enquête qui s’est appuyée sur des informations fournies par plusieurs Etats européens, notamment l’Allemagne, la France et l’Italie, dans le cadre des activités d’Europol, en collaboration avec des experts de la Cites. Toute l’affaire a débuté avec l’interception d’une cargaison de tortues à l’aéroport de Majorque, en février 2017, qu’accompagnaient des documents contenant de fausses déclarations.
L’opération « Coahuila », menée par la Garde civile, a permis de saisir de nombreux reptiles d’Amérique et d’Asie. Tortues d’Asie, tortues noires : Europol souligne qu’elles sont respectivement classées vulnérables et à haut risque d’extinction dans leurs pays d’origine, où elles sont pour certaines strictement protégées.
L’élevage illégal de ces animaux « accroît fortement leur risque de mortalité, il n’y a aucun moyen de savoir si leur bien-être est respecté », note David Morgan, au siège de la Cites à Genève, en Suisse. Formel, il appelle « à une plus grande surveillance des élevages existants pour éviter d’autres fraudes de cette ampleur ».
Le trafic qui passait par les Baléares utilisait des passeurs spécialisés dans le transport de reptiles et d’amphibiens. Puis les spécimens étaient acheminés jusqu’à une animalerie de Barcelone, spécialisée dans la faune exotique. Les tortues secourues à Majorque devraient être intégrées dans des programmes de conservation, qui sont pour la plupart assurés par des zoos.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/24/19-13">
<filnamedate="20180824"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180824"><AAMMJJHH="2018082419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Peu adeptes de la télévision et de la radio, les 15-34 ans n’en sont pas moins férus d’actualité, d’après une étude de Médiamétrie.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Sur les réseaux sociaux, les jeunes trouvent des informations « que l’on ne voit pas ailleurs »

Peu adeptes de la télévision et de la radio, les 15-34 ans n’en sont pas moins férus d’actualité, d’après une étude de Médiamétrie.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 15h14
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 16h50
    |

                            Yassine El Azzaz








                        



   


« Cela fait plusieurs années que je n’ai plus la télévision. » Depuis qu’il a quitté le domicile familial, en 2009, Quentin Duval, un ingénieur trentenaire, ne s’informe plus que par l’entremise de Facebook et des médias auxquels il est abonné. La démocratisation des smartphones – près de 95 % des 15-34 ans en sont équipés contre 65 % dans le reste de la population – a sonné le glas du petit écran chez les jeunes. Si Adrien, lycéen de 15 ans, sacrifie encore au rite du « 20 heures », cela tient à une raison simple :
« C’est le journal que mes parents regardent. Ils suivent très peu les chaînes d’information en continu. C’est mon seul lien avec la télévision. »
La génération Netflix s’impose, du nom du service de vidéo à la demande payant permettant de regarder des séries et des films n’importe où, n’importe quand. Une enquête commandée par le ministère de la culture à Médiamétrie, et publiée vendredi 27 juillet, détaille les habitudes en matière d’accès à l’information des personnes âgées de 15 à 34 ans. En 2017, la durée consacrée quotidiennement à regarder la télévision a diminué de 14 minutes, tandis qu’elle a progressé de 4 minutes sur les trois écrans Internet (ordinateur, tablette et téléphone portable), pour une durée d’écoute totale individuelle de 2 heures 20. La radio ne s’en tire pas mieux : la part des jeunes qui affirment l’écouter au moins une fois par jour est tombée à 40,5 % en 2016 (– 11,6 % par rapport à 2008).
L’actualité internationale arrive en tête
Cette classe d’âge n’en demeure pas moins friande d’actualité. Ainsi, 93 % des sondés affirment s’intéresser à l’information à des degrés divers. Près d’un jeune sur six déclare même y être accro. Parmi les thématiques consultées, l’actualité internationale arrive en tête, devant les faits divers et l’actualité locale.
Pour s’informer, ils privilégient les réseaux sociaux à 71 %, d’après la même étude. Si les usages changent, les sites des médias traditionnels restent prédominants : « En 2017, parmi le top 10 des plates-formes les plus consultées quotidiennement par les 15-34 ans, on retrouve des titres de presse (Le Monde, 20 Minutes, Le Figaro, etc.) et des chaînes de télévision (BFM-TV, Franceinfo) », souligne l’étude. « Concernant les questions liées à l’actualité, je m’informe auprès des médias traditionnels, à savoir les sites des quotidiens nationaux, qui jouissent d’une certaine légitimité et auxquels je suis abonnée sur Twitter », confirme Marie, étudiante en deuxième année de master en communication.
Le risque de se laisser duper par les fausses informations
Les forums sont aussi utilisés pour partager et commenter les informations. « Je fréquente beaucoup le 18-25 de Jeuxvideo.com [l’un des forums les plus actifs et les plus sulfureux en France]. J’y trouve des informations que l’on ne voit pas ailleurs », explique Raphaël, jeune bachelier de 17 ans. Au risque de se laisser duper par les fausses informations qui prolifèrent sur les forums et les réseaux sociaux ? Plus d’un tiers des enfants âgés de 10 à 18 ans ont relayé une « fake news » au cours des six derniers mois, selon une étude menée par l’organisme californien Common Sense Media auprès de 900 enfants aux Etats-Unis. « Les “fake news” sont plus présentes qu’on ne le croit. J’essaie de les éviter en regardant la source et/ou l’auteur », souligne Quentin Duval.
En France, au-delà de la question de la confiance placée dans l’information, c’est la reconquête des jeunes qui préoccupe Radio France, France Télévisions et France Médias Monde, mis sous pression par le président de la République Emmanuel Macron, qui s’était inquiété, en décembre 2017, de la désaffection de ce public. Cette étude apporte donc de l’eau au moulin du ministère de la culture, qui travaille à une réforme de l’audiovisuel public. Le 4 juin, la ministre de la culture, Françoise Nyssen, regrettait que ces entreprises publiques n’investissent « que 3 % de leur budget dans le numérique. Nous sommes en train de passer à côté des jeunes. Notre média universel doit s’adresser aussi bien aux fidèles qu’aux “digital natives”, nés avec le numérique. »



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/24/19-14">
<filnamedate="20180824"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180824"><AAMMJJHH="2018082419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ La vente de passeports et de cartes de séjour par certains Etats européens est devenue un business aussi lucratif que douteux
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 23/08/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


La Commission européenne remet en question la pratique des « visas en or »

La vente de passeports et de cartes de séjour par certains Etats européens est devenue un business aussi lucratif que douteux



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 17h14
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Bureau européen)








                        



                                


                            

La Commission européenne va inciter plusieurs Etats membres de l’Union à examiner de plus près les conditions d’octroi de « golden visas » – « visas en or » – à des étrangers extracommunautaires. Depuis quelques années, Russes, Chinois ou Américains aisés peuvent acquérir un titre de séjour ou un passeport qui leur facilite l’accès à un pays de l’Union, et donc à l’espace sans passeport de Schengen. Vera Jourova, la commissaire à la justice, redoute que cette pratique facilite le blanchiment d’argent, la corruption et présente des risques pour la sécurité.
Malte, Chypre et la Bulgarie sont particulièrement ciblées. Les cas de l’Autriche, de la Grèce, de la Hongrie, de la Lituanie, de la Lettonie et du Portugal vont aussi être scrutés. La « citoyenneté européenne achetée » a-t-elle vécu ? Sans doute pas : Bruxelles n’a pas la compétence pour interdire ces pratiques. La Commission entend toutefois faire pression sur les capitales, dans le cadre de ses efforts accrus dans la lutte contre le blanchiment et la corruption. Mme Jourova évoquait récemment, dans le Financial Times, « l’obligation d’exigences élevées et de prudence », pour des pays invités à prendre en compte qu’ils accordent « une citoyenneté pour toute l’Europe ».
« Réunir des capitaux importants »
Les capitales peuvent établir comme elles l’entendent les critères d’admission pour des étrangers extracommunautaires. Mme Jourova juge toutefois utile de dresser, en liaison avec la Banque centrale européenne et l’Autorité bancaire européenne, un premier bilan d’une pratique qui a visiblement entraîné des dérives et l’arrivée de capitaux douteux en Europe. Un millier de « visas en or » ont été délivrés en 2016 et Bruxelles veut en savoir plus sur les bénéficiaires de ces plans de « citoyenneté contre argent ».
Le cas de Malte interpelle particulièrement. Une personne peut y acquérir la citoyenneté en échange d’un investissement de 650 000 euros...




                        

                        


<article-nb="2018/08/24/19-15">
<filnamedate="20180824"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180824"><AAMMJJHH="2018082419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Une quinzaine de comptes d’employés d’Amazon sont apparus en quelques jours sur Twitter. Leur mission ? Prouver que tout va bien dans la firme de Jeff Bezos.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Sur Twitter, d’étranges « ambassadeurs » qui encensent Amazon

Une quinzaine de comptes d’employés d’Amazon sont apparus en quelques jours sur Twitter. Leur mission ? Prouver que tout va bien dans la firme de Jeff Bezos.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 12h02
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 15h30
    |

                            Bastien Lion








                        


Régulièrement accusé de maltraiter ses employés, Amazon a décidé de riposter d’une bien étrange manière. Ces derniers jours, plusieurs comptes Twitter entreprennent de répondre aux nombreux détracteurs de l’entreprise.
Ils s’appellent Caleb, Carol, Phil ou Michelle et ils sont tous « ambassadeurs » des Amazon Fulfillment Centers, ces immenses entrepôts régulièrement critiqués pour leurs conditions de travail. Bas salaires, cadences et quotas inatteignables, voire employés tellement terrorisés par leurs supérieurs qu’ils préféreraient faire leurs besoins dans des bouteilles en plastique plutôt que de prendre une pause pour aller aux toilettes… Un mouvement de grève a eu lieu cette année dans des entrepôts européens.

        Lire aussi :
         

                Des salariés d’Amazon lancent un mouvement de grève en Europe à l’occasion du « Prime Day »



Mais rien de tout cela n’est vrai. C’est, en tout cas, ce qu’affirment en chœur ces représentants d’Amazon plus qu’enthousiastes sur leur profession. Les comptes sont tous construits de la même manière : un prénom, la mention « Amazon FC Ambassador », un métier, l’identifiant du centre dans lequel l’employé travaille, son ancienneté et une suite improbable de passions plus ou moins originales comme « les chats », « cuisiner », « les abeilles », « les motos », « Will Ferrel »…

   


Des échanges parfois surréalistes
Les réponses formulées par ces comptes aux internautes mécontents des méthodes d’Amazon sont, dans le contexte d’un Twitter de plus en plus agressif, de véritables perles de candeur et de positivité. Au point que le doute survient bien vite quant à la réelle humanité de ces employés.
« Les ambassadeurs sont des employés qui comprennent ce que travailler dans nos entrepôts représente vraiment, a pourtant affirmé Ty Rogers, porte-parole de la firme de Jeff Bezos, au Guardian. La chose la plus importante à retenir, c’est qu’ils y ont travaillé suffisamment longtemps pour partager des faits basés sur leur expérience personnelle. Il est primordial que nous fassions un travail efficace d’éducation autour de l’environnement réel de nos entrepôts. Les ambassadeurs sont une grosse partie de ce projet, tout comme les visites des centres que nous proposons. » M. Rogers a toutefois refusé de donner plus d’informations sur la création de ces comptes, ou sur l’éventuel bonus touché par les employés choisis.
Toujours est-il que les échanges entre les utilisateurs de Twitter et les ambassadeurs d’Amazon sont souvent assez surréalistes. Ces derniers font souvent usage d’un humour très premier degré et d’une bonne humeur à toute épreuve. On retiendra, par exemple, ce Tweet « J’aime mon travail », écrit en morse par Carol, alors qu’un internaute sous-entend que les employés doivent communiquer en clignant des yeux pour ne pas attirer l’attention de leurs supérieurs.

   


Ou encore cette blague tentée par Thomas sur le mode « Toc-toc – Qui est là ? – D’excellentes conditions de travail, voilà qui. »

   


Qu’ils soient des robots, de vrais employés briefés ou des chargés de communication déterminés, pas sûrs que ces comptes suffiront à apaiser les tensions autour des conditions de travail chez Amazon. Les internautes, eux, n’ont pas mis longtemps à se moquer de cette tendance, et des comptes parodiques commencent à apparaître sur le réseau.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/24/19-16">
<filnamedate="20180824"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180824"><AAMMJJHH="2018082419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Après avoir passé six mois à s’insulter, ils se retrouvent sur un ring de boxe samedi. Nos explications sur cet événement, très lucratif pour les deux participants.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ 
<article-nb="2018/08/24/19-17">
<filnamedate="20180824"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180824"><AAMMJJHH="2018082419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Le candidat texan au Sénat américain a rapproché le geste de certains joueurs de football américain, vivement critiqués par Donald Trump, de la lutte pour les droits civiques.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

Football américain : le candidat démocrate Beto O’Rourke défend la protestation à genoux

Le candidat texan au Sénat américain a rapproché le geste de certains joueurs de football américain, vivement critiqués par Donald Trump, de la lutte pour les droits civiques.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 14h43
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 15h54
    |

                            Simon Auffret








                        



   


Le samedi 26 août marquera les deux ans de la naissance d’un nouveau symbole dans la lutte pour les droits de la communauté noire américaine. En refusant de se lever pour l’hymne national avant le début d’une rencontre de football américain, le joueur Colin Kaepernick a relancé en 2016 un mouvement de dénonciation des violences policières – et attisé la colère de Donald Trump, fréquemment excédé par ce qu’il considère être un « manque de respect au drapeau américain ».
Sur le terrain, la question continue de faire débat. Depuis le mois de mai, la fédération de football américain (NFL) interdit aux joueurs de s’agenouiller, mais leur laisse la possibilité de rester dans les vestiaires le temps du Star Spangled Banner. 
Le sujet vient de ressurgir à l’occasion des campagnes pour les élections de mi-mandat, qui doivent renouveler une partie du Sénat américain au mois de novembre. Le point de vue exprimé, le 21 août, par le candidat démocrate au poste de sénateur du Texas, Beto O’Rourke, a cumulé en deux jours plus de 15 millions de vues sur une vidéo publiée sur Twitter par le média américain NowThis.

‘I can think of nothing more American.’  — Beto O'Rourke — the man taking on Ted Cruz — brilliantly explains why NF… https://t.co/rrBJS3tzcq— nowthisnews (@NowThis)


require(["twitter/widgets"]);

Dans une réponse de plus de quatre minutes à un électeur qui lui demande s’il trouve le geste des joueurs de la NFL « irrespectueux », l’actuel membre de la Chambre des représentants de la circonscription d’El Paso, à la frontière mexicaine, répond qu’il n’y a selon lui « rien de plus américain » que de protester de cette manière.
« Sans violence, pacifiquement, alors que tous les regards dans ce pays sont tournés vers ces matchs, ils s’agenouillent pour attirer notre attention sur ce problème et pour s’assurer qu’on y trouve une solution. Voilà pourquoi ils le font, et je ne peux penser à rien de plus américain que de se lever, ou de s’agenouiller pacifiquement, pour vos droits, partout et à n’importe quel moment. »

        Notre analyse :
         

          Ces Américains qui s’agenouillent pour protester



Plus que les talents d’orateur de Beto O’Rourke – et l’expression d’un point de vue fréquemment relayé côté démocrate –, c’est la manière dont l’adversaire de l’ultraconservateur Ted Cruz pose les termes du débat qui explique le succès de son intervention. « Des personnes raisonnables peuvent être en désaccord sur ce sujet, et ça ne fait pas d’eux des gens moins américains », explique l’élu de 45 ans, qui a pris soin de souligner à plusieurs reprises le « service à la nation américaine » rendu par les militaires et les vétérans, tout en mettant en avant les protestations pacifiques dans la lutte pour les droits civiques.

   


Beto O’Rourke fait référence aux combats de Martin Luther King, Rosa Park et John Lewis, à la résistance passive des quatre étudiants du « Woolworth’s Lunch Counter », qui se sont assis dans la section réservée aux blancs dans un restaurant, et aux « Freedom Riders », qui ont fait de même dans les autobus, pour les lier aux protestations des footballeurs et intégrer les violences policières actuelles à l’évolution du mythe américain. Il cite également le livre de Taylor Branch – America in the King Years, une trilogie (non traduite) sur l’histoire du mouvement des droits civiques noir américain –, une référence en la matière aux Etats-Unis.
Convaincu par l’habileté du discours, le basketteur Lebron James a relayé la vidéo, comme l’ancien footballeur américain Kurt Warner, qui souligne la capacité du démocrate à ne pas diviser les deux camps en expliquant son point de vue. Steve Kerr, l’entraîneur de l’équipe de basket des Golden State Warriors de San Francisco, y voit lui « un coup d’œil sur le futur », espérant que « les choses vont s’arranger » en la matière. Sur le terrain, et en dehors.

        Voir notre long format :
         

          la NFL, reflet d’une société américaine structurée par le racisme






                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/24/19-18">
<filnamedate="20180824"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180824"><AAMMJJHH="2018082419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Finances, agriculture, droit du travail…, le gouvernement britannique a détaillé les problèmes concrets que poserait l’absence d’accord de divorce avec l’Union européenne
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 23/08/2018
Découvrir l’application


                        

Brexit : Londres se prépare au scénario noir du divorce sans accord

Finances, agriculture, droit du travail…, le gouvernement britannique a détaillé les problèmes concrets que poserait l’absence d’accord de divorce avec l’Union européenne



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 17h04
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 14h34
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance) et 
Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


Le gouvernement britannique a publié jeudi 23 août une vertigineuse liste des problèmes que poserait un Brexit sans accord de divorce. Secteur financier, encadrement du commerce, reconnaissance des aliments bio, subventions agricoles, transport d’organes humains, droits des travailleurs, tests de qualité des médicaments, transport de produits radioactifs civils, paiement de la TVA, classification des biens à l’exportation, encadrement des aides d’Etat, vente d’aliments OGM…
Autant de domaines qui sont actuellement encadrés par des règles européennes et qu’il faudra subitement réglementer autrement en mars 2019 si les négociations actuellement en cours entre Londres et Bruxelles échouent. Même les dons de sperme seraient affectés : trois mille sont importés du Danemark au Royaume-Uni chaque année, encadrés par une directive européenne.
Les retombées en cas de « no deal » sont détaillées pour vingt-cinq secteurs et sous-secteurs, dans des notes explicatives qui vont de trois à onze pages. Et encore ne s’agit-il que d’une première série de documents : le gouvernement en publiera deux fois plus d’ici à la fin de septembre. Chacun de ces dossiers, individuellement, n’est pas nécessairement très compliqué à résoudre. Mais leur quantité rend le risque d’un chaos post-Brexit réel. D’autant que leur résolution nécessite souvent la coopération de Bruxelles et que, en cas d’échec des négociations, les relations entre les deux parties risquent d’être glaciales.

        Lire aussi :
         

                Brexit : le doute sur l’issue subsiste, mais la négociation va s’intensifier



En présentant ces documents, le gouvernement britannique a toutefois de nouveau précisé qu’un « non-accord » demeure un scénario « improbable ». « Ce n’est pas ce que nous voulons et ce n’est pas ce à quoi nous nous attendons », explique Dominic Raab, le ministre du Brexit. Mais les risques sont réels, alors qu’il ne reste que sept mois avant l’entrée en vigueur effective du Brexit, le 29 mars 2019 à minuit (heure de Bruxelles).
« La famine des sandwiches »
Même s’il cherche à éviter ce scénario noir, « il est de notre devoir, en tant que gouvernement responsable, de nous préparer à toute éventualité », expliquent les documents britanniques. « Il est clair que le retrait britannique posera des problèmes, avec ou sans accord. C’est pourquoi nous voulons, dans un esprit constructif, trouver un accord », répète régulièrement la Commission européenne.
Plus de sept mille fonctionnaires travaillent sur le Brexit, et le budget est en place pour en recruter neuf mille autres en cas de besoin. A court terme, trois cents personnes seront embauchées aux douanes. L’objectif du gouvernement britannique, détaillé dans les documents techniques, repose sur une ligne directrice : « Priorité à la stabilité. » 
Autant que possible, l’idée est que rien ne change dans l’immédiat. « La famine des sandwichs », que certains médias britanniques ont mis en avant en cas de non-accord, relève de la « désinformation », assure ainsi M. Raab. « Qui peut dire de façon crédible que l’UE ne voudra pas continuer à vendre des produits alimentaires aux consommateurs britanniques ? » De même, il dément la rumeur que l’armée se tiendrait prête à intervenir pour assurer que les stocks de nourriture soient suffisants.
L’exemple des médicaments est parlant. Actuellement, après fabrication, ceux-ci doivent être testés pour s’assurer de leur qualité. Après le Brexit, les tests réalisés dans l’UE ne seraient théoriquement plus reconnus au Royaume-Uni. Mais le gouvernement britannique s’engage à ce que cela reste le cas. Cela permettra d’éviter que des médicaments ne soient bloqués à la frontière ou interdits de vente pour des questions réglementaires. En revanche, rien ne garantit que l’UE assurera la réciproque.

        Lire aussi :
         

                Brexit : l’impossible préparation des entreprises face au risque de non-accord



« S’aligner sur la législation européenne »
L’approche de Londres est la même pour le secteur financier. Le gouvernement britannique promet unilatéralement de continuer à reconnaître pendant trois ans le fameux « passeport » qui permet aux fonds d’investissement et aux banques européennes de travailler au Royaume-Uni sans s’enregistrer auprès des autorités britanniques. Là encore, la réciproque est très incertaine, et les firmes financières britanniques devront ouvrir des succursales au sein de l’UE pour contourner le problème. Mais le gouvernement britannique espère atténuer le choc pour la City en faisant cette concession.
Londres reconnaît qu’en cas de non-accord le pays perdrait son accès au système de paiement paneuropéen. « Le coût des transactions par carte bancaire entre le Royaume-Uni et l’UE augmentera probablement », note le document. Pour éviter cela, Londres promet de « s’aligner sur la législation européenne ». Le gouvernement britannique promet aussi de verser aux agriculteurs des sommes équivalentes à celles de la politique agricole commune jusqu’en 2020, de même que les aides au développement rural.
Il se porte garant du financement des projets britanniques d’Horizon 2020, un programme européen d’aide à la recherche scientifique. La vente de produits OGM, actuellement réglementée par Bruxelles, sera faite à Londres mais en « suivant les mêmes critères » que ceux de l’UE. Les règles encadrant la vente et les publicités pour les cigarettes demeureraient identiques. Bref, en cas de non­-accord, le Royaume-Uni entend largement répliquer l’arsenal législatif européen.
Apporter de la « clarté »
Le risque d’un échec des négociations a augmenté ces derniers mois et peut se présenter à deux niveaux. Le premier est bien sûr entre Londres et Bruxelles. Mais même en cas de compromis, rien ne dit que la Chambre des communes approuvera ce que Theresa May rapportera de Bruxelles. La première ministre ne dispose que d’une majorité relative, dépendant du bon vouloir d’une cinquantaine de ses propres députés, qui sont les plus ardents brexiters. Pour eux, la proposition qu’elle a mise sur la table en juillet, qui demande de rester dans le marché unique pour les biens (pas les services), va déjà trop loin.

        Lire aussi :
         

                La France inquiète pour ses ports en cas de Brexit « dur »



L’autre objectif de ces documents est de faire pression sur Bruxelles. Londres souhaiterait que la Commission européenne apporte de la « clarté » sur ce qu’elle ferait en cas de non-accord. Celle-ci a bien diffusé le 19 juillet une communication décrivant « les travaux en cours sur la préparation à toutes les issues possibles » et invitant les capitales et les acteurs privés à « intensifier leurs travaux, pour se préparer, à tous les niveaux et à toutes les issues », ainsi que soixante communications sectorielles, mais ces documents se contentent de pointer les problèmes, sans dessiner de scénarios.
L’accès aux retraites en est un exemple. La législation européenne nécessite que les retraites soient versées sur des comptes en banque européens. Qu’arrivera-t-il aux deux cent cinquante mille Britanniques retraités qui vivent en Espagne ? M. Raab espère que le bon sens prévaudra. « Ce n’est pas dans l’intérêt de l’Espagne d’aller contre les retraités qui y résident. » Mais une fois encore, cela nécessite la bonne volonté de Bruxelles et des Etats membres. Or, en cas d’échec des négociations, les relations entre le Royaume-Uni et l’UE risquent d’être exécrables.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/24/19-19">
<filnamedate="20180824"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180824"><AAMMJJHH="2018082419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Les visages de Karl Lagerfeld (5/6). Dans le milieu, l’apparition du sida a sonné la fin d’une époque. Adieu les années d’insouciance, bonjour les années fric. Contrairement à d’autres, Lagerfeld s’adapte.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ 
<article-nb="2018/08/24/19-20">
<filnamedate="20180824"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180824"><AAMMJJHH="2018082419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Les urgentistes ont tenté de relativiser des chiffres évoquant 4,6 millions d’appels sans réponse en 2016. Le ministère promet une réforme pour septembre.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Appels aux urgences : les SAMU accusés de ne pas toujours décrocher

Les urgentistes ont tenté de relativiser des chiffres évoquant 4,6 millions d’appels sans réponse en 2016. Le ministère promet une réforme pour septembre.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 10h44
 • Mis à jour le
24.08.2018 à 15h03
    |

            Gaëlle Dupont








                        


Plusieurs responsables des SAMU relativisent les chiffres alarmants publiés jeudi 23 août par le magazine Le Point, qui affirme que plus de 15 % des appels passés aux services d’urgences médicales n’obtiennent aucune réponse. Exploitant des statistiques publiées par le ministère de la santé, l’hebdomadaire dévoile que 4,6 millions d’appels téléphoniques passés en 2016 sur un total de 29,1 millions n’ont pas été décrochés.
Une grande disparité géographique est mise en évidence. Certains services affichent un taux brut d’appels décrochés de 100 %, comme Auxerre, Verdun (Meuse), Mende, Tours, Nice, ou Annecy. En queue du classement, deux SAMU situés dans les DOM (Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe et Fort-de-France, en Martinique), Perpignan, Laon, Garches (Hauts-de-Seine), Bobigny et Paris.
Dans la capitale, 49,8 % des appels seulement sont décrochés, selon le magazine. Après l’affaire Naomi Musenga, décédée le 29 décembre 2017 après un refus de prise en charge, inadapté et irrespectueux du SAMU de Strasbourg, ces chiffres remettent de nouveau en cause leur efficacité.

        Lire aussi :
         

                Depuis la mort de Naomi Musenga, plusieurs plaintes contre les SAMU



Erreurs et faux numéros
Ils font cependant bondir les responsables de ces services. « Dans cette masse d’appels [non décrochés], il y a certainement des personnes qui n’arrivent pas à joindre le SAMU mais il y a aussi tous les appels de poche, toutes les erreurs, toutes les fausses numérotations, a affirmé jeudi sur RTL François Braun, président de SAMU-Urgences de France. Il n’y a pas 4,6 millions de patients qui n’arrivent pas à joindre le SAMU, ce serait un scandale sanitaire qui n’aurait pas attendu des années pour sortir. »
Les données publiées par Le Point sont également contestées par Pierre Carli, chef de service du SAMU de Paris et président du Conseil national des urgences hospitalières. « Quand on enlève les appels interrompus au bout de quinze secondes, qui sont soit des erreurs, soit passés par des robots, des faxs, etc., le taux de réponse monte à 76 % d’appels décrochés à Paris, et le temps moyen de réponse est de quarante-huit secondes, affirme ce dernier. Ce qui ne veut pas dire que le système ne doit pas être amélioré. » 
Qu’advient-il des personnes qui cherchent véritablement à joindre le SAMU sans y parvenir ? « Elles peuvent raccrocher et rappeler, appeler plusieurs services d’urgence en même temps, poursuit M. Carli. Il n’y a en tout cas pas d’impact sanitaire. Je n’ai pas entendu parler de mort suspecte d’individus après un défaut de prise en charge à Paris en 2016. »

        Lire aussi :
         

                Vers un numéro unique pour joindre les urgences ?



« Manque de moyens »
Christophe Prudhomme, porte-parole de l’Association des médecins urgentistes de France et l’un des responsables de la CGT-Santé estime, au contraire, que le constat du Point est « juste ». « Cela fait des années que nous dénonçons un manque de moyens pour faire face à une activité en augmentation constante », souligne-t-il.
L’amélioration du service passe, en outre, par une « réorganisation du système », selon M. Prudhomme, en particulier une mutualisation entre le 15 et le 18. L’idée d’un numéro d’appel commun à toutes les urgences fait partie des pistes étudiées par le gouvernement, qui à la suite de la révélation de l’affaire Musenga a promis une réforme, mais elle suscite des réticences. « Le 15 est une machine qui permet de joindre un médecin vingt-quatre heures sur vingt-quatre et d’éviter d’aller aux urgences si ce n’est pas nécessaire, plaide M. Carli. Sa suppression ne serait pas forcément une bonne affaire. » Un numéro unique consacré aux seules urgences médicales est une piste alternative. La solution retenue devrait être annoncée en septembre.
Le ministère de la santé estime, de son côté, que l’enquête du Point met en évidence « une réalité, qui n’est pas forcément une généralité », à laquelle le travail d’amélioration lancé après l’affaire Musenga devra répondre. « Les professionnels ont fait des propositions qui doivent désormais être mises en œuvre dans trois domaines : la formation des personnels, l’harmonisation des pratiques sur le territoire, et le contrôle qualité, ce qui inclut l’amélioration du taux d’appels décrochés », affirme-t-on au ministère.

        Lire aussi :
         

                Affaire Naomi Musenga : les zones d’ombre de l’hôpital de Strasbourg






                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/24/19-21">
<filnamedate="20180824"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180824"><AAMMJJHH="2018082419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Après quatre ans d’une procédure judiciaire initiée par une fan de l’artiste, Sony a reconnu ne posséder aucune preuve de l’authenticité des chansons.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤                     
                                                

Trois morceaux d’un album posthume de Michael Jackson sont interprétés par un imposteur

Après quatre ans d’une procédure judiciaire initiée par une fan de l’artiste, Sony a reconnu ne posséder aucune preuve de l’authenticité des chansons.



LE MONDE
 |    24.08.2018 à 17h34
   





                        



   


« Monster », « Breaking News », « Keep Your Head Up » : ces trois morceaux sont attribués à Michael Jackson, sur la pochette d’un album posthume de l’artiste américain sorti en 2010 et intitulé Michael, un an après sa mort à Los Angeles.
« Attribués » seulement, car les trois chansons n’ont pas été interprétées par l’auteur de Thriller, mais par un imitateur, a concédé la maison de disque Sony, le 21 août, après quatre années de procédures judiciaires devant un tribunal de Los Angeles.
Les premiers doutes ont émergé dès 2010 par l’intermédiaire de Vera Serova, une fan de Michael Jackson persuadée de ne pas le reconnaître dans les mélodies des trois morceaux. Elle a donc lancé en 2014 une procédure judiciaire au civil contre Sony, Eddie Cascio – ami et producteur de Michael Jackson – et Angelikson, la boîte de production détenue par son frère. James Porte, qui aurait écrit plusieurs de ces chansons aux origines controversées, figure lui aussi dans la plainte déposée en Californie.
La famille Jackson sceptique
Vera Serova développe ses arguments en produisant un rapport d’expert de 41 pages, listant les incohérences entre le style de Michael Jackson et les trois morceaux concernés. Des témoignages de l’équipe de Michael Jackson, qui trouve suspect de ne pas y retrouver les célèbres claquements de doigts de l’artiste, et l’incapacité des mis en cause à apporter des preuves matérielles des enregistrements – comme des prises de voix alternatives – font douter Sony. D’autant que la famille de l’artiste exprime dès le départ, elle aussi, son scepticisme.

        La nécrologie de
         

          Joe Jackson, père de Michael Jackson



Après avoir mené une enquête en interne, la maison de disques a déclaré, le 21 août devant la justice, ne pas avoir de preuves établissant l’authenticité des morceaux – ses avocats l’avaient laissé entendre lors d’une précédente audience, en décembre 2016. Elle rejette la faute sur les deux producteurs, que le distributeur aurait crus de bonne foi au moment de la livraison de l’album.
Juridiquement, le changement de stratégie de Sony est déterminant pour la suite du procès : si le groupe arrive à démontrer qu’il ignorait les conditions d’enregistrement des morceaux, impossible de lui reprocher une diffusion et une publicité malhonnête du disque. Les charges pèseraient alors sur Eddie Cascio, son frère, ainsi que James Porte.
Les groupes de fans, très attentifs au déroulement du procès, demandent de leur côté que le nom de Michael Jackson ne soit plus associé aux morceaux, et que ceux-ci soient retirés de l’album.



                            


                        

                        

