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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Selon « Le Canard enchaîné », la maison d’édition naguère dirigée par la ministre de la culture n’a pas demandé d’autorisation pour agrandir ses locaux.
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Actes Sud : le parquet de Paris ouvre une enquête sur les travaux immobiliers autorisés par Françoise Nyssen

Selon « Le Canard enchaîné », la maison d’édition naguère dirigée par la ministre de la culture n’a pas demandé d’autorisation pour agrandir ses locaux.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 13h23
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 17h44
   





                        


Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire, jeudi 23 août, après les révélations du Canard enchaîné, mercredi, selon lesquelles l’ancienne patronne d’Actes Sud et désormais ministre de la culture, Françoise Nyssen, avait en 1997 augmenté de 150 m2 la surface des bureaux parisiens de la maison d’édition « sans autorisation de travaux ni déclaration au fisc ». Ces investigations, qui doivent déterminer si ces travaux respectent le code de l’urbanisme, ont été confiées à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne.
Plus tôt dans la journée, Françoise Nyssen a déclaré qu’« aucune entreprise n’est au-dessus des lois. […] La mise en conformité par Actes Sud est une évidence ». Dans un communiqué diffusé jeudi, les éditions Actes Sud disent également avoir « mandaté le cabinet de Maître Franck Benalloul, avocat au barreau de Marseille, afin qu’il entreprenne toutes les démarches qui s’avéreraient nécessaires pour une mise en conformité au code de l’urbanisme de [leurs] bureaux parisiens », au cœur du Quartier latin.
Par ailleurs, l’association de défense du patrimoine Sites & Monuments accuse Mme Nyssen de s’être « affranchie des règles du droit du patrimoine et de l’urbanisme », et a fait savoir qu’elle avait « décidé de déposer une plainte » auprès du procureur de la République contre la ministre.
« Petit “oubli” »
Selon Le Canard enchaîné du 22 août, la ministre de la culture, Françoise Nyssen, a fait agrandir de 150 mètres carrés les locaux parisiens d’Actes Sud, qu’elle dirigeait avant de devenir ministre, sans en informer la direction de l’urbanisme de la Mairie de Paris ni le fisc. Or une autorisation est nécessaire à partir de l’ajout de 20 mètres carrés.
Ces travaux, réalisés dans un bâtiment du XVIIIe siècle inscrit à l’inventaire des Monuments historiques, auraient également dû faire l’objet d’une demande auprès des Bâtiments de France et de l’architecte en chef des Monuments historiques.
« Ce petit “oubli” a pu permettre à la société de la ministre de réduire d’un tiers l’impôt immobilier [la cotisation foncière des entreprises] qu’elle acquitte chaque année pour son siège parisien », estime Le Canard enchaîné.
Interrogé mercredi, Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement, a rappelé que « le président de la République s’[était] engagé sur l’exemplarité […] et sur notamment les exigences de transparence ». En juin, l’hebdomadaire avait déjà dénoncé l’agrandissement du siège d’Actes Sud à Arles, réalisé en 2011 sans les autorisations nécessaires, cette situation ayant été régularisée avant l’entrée de Françoise Nyssen au gouvernement. La ministre avait alors regretté une « négligence ».

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                A Arles, les ennuis immobiliers de Jean-Paul Capitani






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ La loi Pacte sur la croissance des entreprises devrait être examinée en septembre à l’Assemblée nationale.
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En difficulté, l’exécutif affiche son volontarisme

La loi Pacte sur la croissance des entreprises devrait être examinée en septembre à l’Assemblée nationale.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 11h32
    |

            Benoît Floc'h et 
Cédric Pietralunga








                        



                                


                            

« J’espère que vous avez rechargé les batteries. Les nôtres sont pleines ! » A l’issue du conseil des ministres de rentrée, qui s’est tenu à l’Elysée mercredi 22 août, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a donné le ton. Pas question pour l’exécutif de ralentir ou de changer de cap après la pause estivale et l’affaire Benalla, dont les soubresauts ont pourtant fait tanguer la majorité.
Selon M. Griveaux, Emmanuel Macron a profité de ce premier conseil pour indiquer à ses ministres que « la rentrée du gouvernement doit s’inscrire dans la cohérence et l’intensité de la transformation qui a été celle engagée depuis un an pour notre pays ». « Rien ne [doit] nous faire dévier de la stratégie qui a été décidée par les Français », a ajouté le président de la République, qui devrait encore passer quelques jours de vacances au fort de Brégançon (Var) en fin de semaine.
Alors que la réforme des institutions semblait encalminée, à la suite de l’abandon des débats à l’Assemblée nationale en juillet pour cause de scandale Benalla, M. Macron a ainsi affirmé qu’il n’était pas question d’y renoncer. « Nous sommes très attachés à ce que nous puissions réviser la constitution, c’est aussi le souhait qui s’est exprimé très clairement dans les urnes lors des élections présidentielle et législatives », a déclaré M. Griveaux.

« Ouvrir deux week-ends de plus »
Pour autant, aucune date pour la reprise de l’examen du texte n’a été donnée. « Le plus tôt sera le mieux », a seulement glissé le porte-parole du gouvernement. Certains députés de la majorité évoquent quatre jours de discussions à trouver dans le calendrier parlementaire. « Ça se trouve, on peut ouvrir deux week-ends de plus », assure l’un d’eux.
Longtemps repoussée, la loi Pacte destinée à doper la croissance des entreprises devrait être finalement examinée en septembre. Ce texte, qui comprend de nombreuses mesures de simplification,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Le PCF organise son université d’été à Angers, du 24 au 26 août,  sur fond de divergences politiques et stratégiques internes.
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Les communistes sous tension avant leur congrès

Le PCF organise son université d’été à Angers, du 24 au 26 août,  sur fond de divergences politiques et stratégiques internes.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 11h25
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 12h56
    |

            Abel Mestre








                        



                                


                            

Le sujet est déjà dans toutes les têtes des militants communistes : le « congrès extraordinaire » du PCF qui aura lieu en novembre à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) occupera les conversations à Angers lors de l’université de rentrée, du 24 au 26 août. Et fera l’objet d’un débat dimanche. « Il faut que le parti soit capable de faire vivre la discussion entre communistes », reconnaît Elsa Faucillon, députée des Hauts-de-Seine, et signataire d’un texte « alternatif » à celui de la direction.
A trois mois du congrès, le PCF apparaît divisé. Pierre Laurent − secrétaire national depuis 2010, qui brigue un nouveau mandat – et la direction ont proposé un texte, appelé dans le jargon de la place du Colonel-Fabien « base commune ». Il a été adopté par le Conseil national (le Parlement du parti) au début de l’été par 49 voix sur les 91 présents (sur 168 sièges que compte cette instance). Une adoption a minima, donc, qui a ouvert la voie à trois propositions alternatives qui représentent des courants de pensées et des choix stratégiques parfois extrêmement éloignés les uns des autres.

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, se veut malgré tout confiant : « Je ne crois pas qu’il y ait un climat de chikayas ni de division de la famille communiste. Il y a une exigence de débat sur le fond, sans a priori, sans tabou, mais dans un climat de fraternité et de respect. » 
Tous les textes défendent une réaffirmation du Parti communiste à gauche, inventer un « communisme du XXIe siècle ». « Il y a une demande très forte pour que le parti soit réidentifié dans le paysage politique français », continue M. Dartigolles. Voilà pour le dénominateur commun. Reste que la direction communiste a face à elle une multitude de critiques sur son bilan, ses méthodes et son texte « indigent », « insuffisant ». Sa chance : l’hétérogénéité des oppositions. En effet, il y a peu...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Démonétisés et affaiblis, les partis, qui lancent cette semaine leur université d’été, tentent d’associer de nouveaux intellectuels afin d’irriguer et de fortifier leur logiciel ou leur doctrine.
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Convalescents, les partis politiques en quête de nouvelles idées

Démonétisés et affaiblis, les partis, qui lancent cette semaine leur université d’été, tentent d’associer de nouveaux intellectuels afin d’irriguer et de fortifier leur logiciel ou leur doctrine.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 11h22
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 16h20
    |

            Olivier Faye, 
Abel Mestre, 
Cédric Pietralunga, 
                                Astrid de Villaines et 
Lucie Soullier








                        



                                


                            
Il y a eu le démographe Emmanuel Todd dans les années 1990. Puis le géographe Christophe Guilluy pour la décennie 2010. Depuis quelques mois, certains responsables politiques s’entichent d’un nouvel intellectuel, qui ausculte, lui aussi, les fractures des sociétés occidentales : David Goodhart, auteur de The road to somewhere (Penguin Books Ltd, 2017, non traduit). Comme l’a relevé L’Opinion, cet essayiste britannique, qui analyse le phénomène populiste à travers le fossé séparant élites mondialisées et classes populaires sédentaires, plaît beaucoup au sein de la droite.
Xavier Bertrand, Guillaume Peltier ou encore Laurent Wauquiez le citent en exemple – le président du parti Les Républicains a même invité M. Goodhart à une convention de LR sur l’immigration, en avril. Cet ancien journaliste du Financial Times séduit aussi dans les sphères macronistes : Bernard Spitz, président des Gracques – un think tank proche du président de la République –, loue ses « leçons ». En cette rentrée de l’an II du « nouveau monde », brandir en étendard un intellectuel sert à montrer que l’on travaille au renouvellement de son logiciel. Ou plus simplement à le définir.
Dans le paysage éclaté des universités d’été à droite, la réunion de Valérie Pécresse à Brive-la-Gaillarde (Corrèze), vendredi 24 août, se veut d’ailleurs « placée sous le signe des idées », revendique son entourage. La présidente de la région Ile-de-France, qui a publié deux livrets thématiques ces derniers mois – sur l’Europe et sur les déserts médicaux –, a invité l’économiste Marc Ivaldi à discourir sur le thème du pouvoir d’achat ; elle revendique, aussi, de s’inspirer du prix Nobel d’économie Jean Tirole pour réfléchir à l’avenir de l’assurance-chômage. Une manière pour Mme Pécresse de préempter la case « droite moderne » face à son rival Laurent Wauquiez, accusé de manquer de créativité.

Certes, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ L’ancien ministre socialiste, toujours proche de François Hollande, critique la « dérive » du quinquennat d’Emmanuel Macron.
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François Rebsamen : « Le PS peut disparaître »

L’ancien ministre socialiste, toujours proche de François Hollande, critique la « dérive » du quinquennat d’Emmanuel Macron.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 11h19
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 11h23
    |

                            Astrid de Villaines








                        



                                


                            

Après cinq mois de retrait de la vie politique pour soigner un cancer, l’ancien ministre socialiste François Rebsamen signe son retour en reprenant ses fonctions à la mairie de Dijon et à la métropole et comme président de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains, qui organise son université d’été à La Rochelle du 23 au 25 août.
Qu’attendez-vous du rendez-vous de La Rochelle ?
François Rebsamen : C’est un moment important. Quatre cents élus des municipalités, des départements et des régions seront présents. Ils ne viennent pas en pèlerinage mais en formation pour partager leurs expériences locales. Il a fallu renouer avec La Rochelle puisque malheureusement le PS n’y va plus.
Regrettez-vous que le PS n’ait pas organisé d’université d’été cette année ?
Oui, comme beaucoup de militants. C’est comme cela qu’un parti politique se délite : quand on ne fait plus rien. J’ai été absent pendant cinq mois, mais si j’avais été là, j’aurais demandé un rassemblement. Je souhaite qu’on renoue avec cette tradition à La Rochelle.
Etes-vous convaincu par les premiers mois d’Olivier Faure à la tête du PS ?
Olivier Faure a récupéré un parti en mauvais état. Je pense qu’il faut être plus présent et plus offensif. Il ne faut pas avoir peur de François Hollande, ni de notre histoire. Si on continue d’avoir peur de notre nom [le groupe à l’Assemblée s’est rebaptisé Nouvelle Gauche] ou de notre histoire, le PS peut disparaître.
François Hollande a finalement décidé de ne pas venir à La Rochelle. Croyez-vous à un retour de l’ancien chef de l’Etat ?
Je n’ai jamais invité François Hollande. Il a envisagé de venir et je lui ai dit qu’il pouvait s’il le souhaitait. J’ai beaucoup discuté avec lui cet été, sa passion pour la politique est intacte. Il s’exprime et sa parole nous est utile.

Comment...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ La justice a saisi 2 millions d’euros d’aide publique sur les comptes du parti d’extrême droite dans l’enquête sur l’utilisation des fonds européens.
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La rentrée politique du Rassemblement national assombrie par ses affaires

La justice a saisi 2 millions d’euros d’aide publique sur les comptes du parti d’extrême droite dans l’enquête sur l’utilisation des fonds européens.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 11h16
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 11h26
    |

            Lucie Soullier








                        



                                


                            

Le message de rappel est épinglé sur le compte Twitter du Rassemblement national (RN), à l’approche de sa rentrée : « Résistez. Donnez. » Les vacances estivales de la formation d’extrême droite se sont écoulées au rythme de la dernière infortune du parti de Marine Le Pen. Début juillet, les juges français chargés d’une enquête sur l’utilisation de l’argent de Bruxelles par l’ex-Front national ont saisi à titre conservatoire 2 millions d’euros d’aide publique dus au parti. « Assassinat politique », ont martelé tout l’été ses lieutenants, en écho à leur présidente, appelant à lutter contre ce qu’ils considèrent être « la dérive dictatoriale de juges politisés ».
L’appel aux dons lancé dans la foulée de la saisie a permis de réunir plus de 600 000 euros, selon le conseiller de Marine Le Pen, Philippe Olivier, confirmant une information du Parisien. Lui n’est pas inquiet : « Les choses qu’on a à dire, comme le délire de tout ouvrir aux migrants, on se débrouillera pour les dire. » C’est chose faite.
Reste que la somme récoltée est « loin d’être suffisante » pour permettre au RN de fonctionner à plein régime, préfère rappeler le délégué national aux ressources du parti, Jean-Lin Lacapelle, pour qui la situation financière est « toujours aussi grave. Nous avons juste obtenu un sursis grâce aux dons ». Si les salaires et le loyer du Carré de Nanterre sont assurés pour quelques semaines encore, le RN serait toujours au bord du dépôt de bilan, s’alarment plusieurs responsables. Les mouvements du parti sont donc freinés jusqu’au 26 septembre, date de la décision de la cour d’appel de Paris qui examine actuellement le recours formé par le RN sur la saisie de ses 2 millions d’euros de financement public.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Berlin doit définir un calendrier de fermeture des centrales. Les régions minières et les industriels s’inquiètent.
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En Allemagne, la laborieuse sortie du charbon

Berlin doit définir un calendrier de fermeture des centrales. Les régions minières et les industriels s’inquiètent.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 09h48
    |

                            Cécile Boutelet (Jänschwalde, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Sur les murs de l’atelier réservé aux apprentis, il y a encore les panneaux datant de la RDA. Le papier a légèrement jauni, mais les inscriptions peintes à la main n’ont pas pris une écaille, et les schémas des têtes de chalumeaux sont encore « tout à fait justes », assure Jürgen Nattke, quarante-deux ans de maison, qui n’imagine pas meilleur support pour former les apprentis dont il a la charge.
Ici, à la centrale à charbon de Jänschwalde, près de Cottbus, dans le Brandebourg (Est), on conserve comme de précieuses reliques ces preuves du savoir-faire industriel de la région. Autrefois, le site assurait toute l’indépendance énergétique de l’Allemagne de l’Est. Aujourd’hui, c’est encore un des derniers grands employeurs industriels des environs. Le lignite, ce charbon très polluant brûlé dans les réacteurs du site, est toujours extrait à proximité, dans une gigantesque mine à ciel ouvert qui balafre sur des dizaines de kilomètres le sol sablonneux de la Lusace, cette région proche de la frontière polonaise.
En ce matin de la mi-août, l’atelier des apprentis de Jänschwalde est en ébullition. Le ministre des finances et vice-chancelier social-démocrate, Olaf Scholz, est de passage. « Nous voulons souligner que le charbon est encore indispensable à la sécurité énergétique de l’Allemagne », insiste le patron des lieux, Helmar Rendez, PDG de LEAG, la société qui exploite la centrale et les mines environnantes, et emploie 8 000 personnes. A côté de lui, le vice-chancelier reste placide quand un journaliste lui demande comment le maintien du site à long terme est compatible avec le respect par l’Allemagne de l’accord de Paris sur le climat conclu fin 2015. « Il y a un avenir pour cette région autour de l’énergie », répète-t-il, sans plus de précisions.

Poids du minerai dans le bilan climatique allemand trop lourd
Jänschwalde, avec sa mine et sa centrale, est une de ces plaies ouvertes de l’Allemagne d’aujourd’hui....




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Alors que le gouvernement a fait sa rentrée mercredi à l’occasion d’un conseil des ministres, tour d’horizon des dossiers sensibles qui seront débattus dans les prochaines semaines.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤                     
                                                

Constitution, budget, pauvreté… les dossiers qui rythmeront la rentrée

Alors que le gouvernement a fait sa rentrée mercredi à l’occasion d’un conseil des ministres, tour d’horizon des dossiers sensibles qui seront débattus dans les prochaines semaines.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 17h31
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 08h05
   





                        



   


Le gouvernement fait sa rentrée. Le président de la République, Emmanuel Macron, a réuni mercredi 22 août, dans la matinée, un conseil des ministres pour évoquer les nombreux dossiers qui attendent l’exécutif : plan pauvreté, réforme des retraites, élaboration du budget 2019, etc.
Après un été marqué notamment par un ralentissement économique et les affaires Benalla et Kohler (le secrétaire général de l’Elysée), le chef de l’Etat l’a assuré : il compte poursuivre le rythme des réformes. « Le mot d’ordre c’est “ne croyez pas que je vais lâcher quoi que ce soit”. Ne croyez pas une seconde que je compte ralentir ou dévier », a-t-il asséné vendredi 17 août, à Bormes-les-Mimosas (Var), où il a passé deux semaines de vacances. Alors que l’Assemblée nationale reprend ses travaux le 12 septembre, tour d’horizon des dossiers qui attendent le gouvernement en cette rentrée.

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                Malgré son été agité, Macron ne souhaite pas changer de stratégie



Le plan pauvreté
Quand sera-t-il présenté ? A la mi-septembre.
Que contient-il ? Le projet de loi sur la « stratégie de lutte contre la pauvreté des enfants et des jeunes » devait initialement être présenté au début de juillet. Mais le bon parcours des Bleus à la Coupe du monde de football a poussé le gouvernement à repousser les annonces de ce plan, qui doit donc être présenté le 15 septembre.
Parmi les mesures attendues figure l’instauration, dès 2019, du versement unique des allocations. Ces dernières seraient versées au même moment, selon les mêmes critères, épargnant à l’allocataire de multiplier les justificatifs, et s’adaptant à ses ressources du moment. Les allocations deviendront automatiques, ce qui diminuerait le cas de « non-recours », qui, pour le revenu de solidarité actif, concernent près de 30 % des allocataires potentiels.
Dans une interview au Journal du dimanche, le 12 août, Agnès Buzyn, la ministre des solidarités et de la santé, chargée du dossier, a également annoncé « la création d’un fonds d’investissement social abondé de plusieurs millions d’euros ». D’autres mesures sont également attendues : les petits-déjeuners gratuits dans les écoles prioritaires, la scolarité obligatoire dès 3 ans, ou encore un bonus financier pour les crèches accueillant des enfants défavorisés.

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Réforme du système de santé
Quand sera-t-elle présentée ? A l’automne.
Que contient-elle ? Avec le plan pauvreté, c’est l’autre dossier sensible qui attend Agnès Buzyn. Face au malaise grandissant des soignants et au déficit chronique des hôpitaux, le gouvernement souhaite mettre en place une « réforme globale » du système de santé. « Sur l’hôpital, nous sommes arrivés au bout d’un système », avait lancé la ministre en décembre 2017 dans les colonnes de Libération.
En février, « cinq grands chantiers » prioritaires avaient été annoncés par le premier ministre, Edouard Philippe, et par Mme Buzyn :
la qualité et la pertinence des soins ;les modes de financement et les rémunérations ;le numérique en santé ;les ressources humaines ;l’organisation territoriale.
Le gouvernement souhaite notamment réduire la tarification à l’activité (T2A) des hôpitaux, en finir avec les actes médicaux « inutiles » et s’appuyer sur la médecine de ville pour désengorger les établissements hospitaliers. Elle souhaite notamment permettre « aux médecins en ville d’être présents plus qu’aujourd’hui sur les périodes de garde parce que, effectivement, tous nos services d’urgences réceptionnent énormément de malades qui n’ont pas besoin d’aller aux urgences ».
« Notre objectif n’est pas de faire des économies mais de voir comment, avec le même montant de dépenses, on peut améliorer la qualité de vie des Français », a notamment dit la ministre de la santé. Alors qu’en mars, Mme Buzyn avait déclaré qu’il était « possible qu’un certain nombre de services de proximité ne soient pas maintenus », elle a assuré, mardi, sur Franceinfo, que cette réforme ne prévoyait la fermeture d’aucun « hôpital de proximité ».
Le budget 2019
Quand sera-t-il présenté ? A la fin de septembre.
Que contient-il ? Une équation complexe. Pris en tenaille entre ses promesses et une croissance économique qui donne des signes de faiblesse, le gouvernement travaille au budget 2019 dans un contexte plus difficile qu’il ne l’avait prévu. Pour 2019, l’exécutif avait en effet tablé sur une progression du PIB de 1,9 %. Il devient de plus en plus évident que cet objectif se révèle trop optimiste.
Alors que les réformes économiques et sociales lancées depuis le début du quinquennat n’ont pas encore produit leurs effets, le gouvernement doit trouver de nouvelles économies pour respecter son engagement de limiter son déficit à 2,3 % du PIB en 2019.

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A l’issue du conseil des ministres de mercredi, Emmanuel Macron a d’ailleurs présidé une réunion d’arbitrages budgétaires à l’Elysée. Selon plusieurs sources au Monde, le projet de loi de finances pour 2019 devrait être marqué par la suppression de postes de fonctionnaire et une nouvelle baisse drastique du nombre de contrats aidés :
le gouvernement envisagerait ainsi de supprimer près de 10 000 postes d’agents publics, et davantage encore en 2020 ;le nombre de contrats aidés devrait passer à 100 000 en 2019, contre 200 000 budgétés en 2018 et 320 000 signés en 2017.
En matière d’aides au logement, le ministre de la cohésion des territoires, Jacques Mézard, a confirmé mercredi sur LCI que les aides publiques au logement (APL) seraient désormais calculées sur les revenus du moment et plus sur ceux de l’année N – 2, entraînant une économie de 1 milliard d’euros.
Réforme constitutionnelle
Quand les discussions reprendront-elles ? C’est flou.
Que contient-elle ? C’était une des victimes collatérales de l’affaire Benalla, en plein cœur de l’été. Sous la pression de l’opposition, le gouvernement a été contraint, le 22 juillet, de mettre fin aux discussions à l’Assemblée nationale sur la réforme constitutionnelle. L’exécutif doit dire, d’ici à la fin du mois d’août, s’il compte réinscrire cette réforme à l’agenda parlementaire de la rentrée ou s’il la reporte.

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Le projet de loi constitutionnelle contient notamment la suppression de la Cour de justice de la République, la disparition du statut de membre de droit du Conseil constitutionnel pour les anciens chefs de l’Etat, ou encore la nomination des magistrats par le Conseil supérieur de la magistrature.
La transformation du Conseil économique, social et environnemental (CESE) et la spécificité de la Corse seront également inscrites dans la Constitution, tout comme « l’impératif de la lutte contre le changement climatique » ou le droit à la différenciation territoriale pour les collectivités locales. Concernant la fabrique de la loi, le texte instaure une limitation du droit d’amendement, une réduction des navettes parlementaires, ou donne la priorité à certains textes gouvernementaux.
Début des négociations sur l’assurance-chômage
Quand débutent-elles ? A la fin d’août
Quel est l’objectif du gouvernement ? La réforme de l’assurance-chômage sera au cœur des discussions qui se dérouleront du 29 août au 4 septembre entre les partenaires sociaux et le premier ministre, Edouard Philippe, qui sera accompagné de la ministre du travail, Muriel Pénicaud, et de Mme Buzyn.
Les syndicats de travailleurs et ceux d’employeurs, qui gèrent le régime, ont jusqu’à février 2019 pour se mettre d’accord. L’exécutif souhaite qu’ils instaurent un bonus-malus sur les cotisations patronales pour pénaliser les entreprises abusant des contrats courts. Face aux réticences patronales, le ministère du travail s’est dit prêt à mettre en place ce bonus-malus. Le gouvernement souhaite aussi qu’ils se penchent à nouveau sur l’indemnisation des demandeurs d’emploi en activité réduite et des chômeurs de longue durée.
Réforme des retraites
Quand sera-t-elle dévoilée ? Au début de 2019.
Que souhaite le gouvernement ? C’est peut-être le dossier le plus sensible politiquement pour le gouvernement. Depuis le printemps, le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, discute de cette réforme avec les partenaires sociaux.
L’objectif de l’exécutif est de présenter, au début de 2019, un projet de loi qui doit être voté à l’été : il doit jeter les bases d’un système « universel » au sein duquel chaque euro cotisé donnera les mêmes droits à tous. Durant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait annoncé qu’il mettrait un terme aux régimes spéciaux.
Mais les discussions s’annoncent tendues avec les organisations syndicales de travailleurs. « Je pense qu’il y aura des mobilisations pour maintenir notre régime actuel », a notamment déclaré Pascal Pavageau, le secrétaire général de Force ouvrière, sur Europe 1, mercredi matin.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ La ministre de la culture aurait, selon « Le Canard enchaîné », fait agrandir les locaux parisiens d’Actes Sud sans autorisation ni déclaration.
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Article sélectionné dans La Matinale du 22/08/2018
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La ministre Françoise Nyssen accusée d’avoir fait agrandir les bureaux de son ancienne maison d’édition Actes Sud

La ministre de la culture aurait, selon « Le Canard enchaîné », fait agrandir les locaux parisiens d’Actes Sud sans autorisation ni déclaration.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 17h22
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 11h07
    |

                            Service France








                        



   


Une nouvelle affaire vient compliquer la rentrée du gouvernement. Selon Le Canard enchaîné du 22 août, la ministre de la culture, Françoise Nyssen, a fait agrandir de 150 mètres carrés les locaux parisiens d’Actes Sud – la maison d’édition qu’elle dirigeait avant de devenir ministre –, sans en informer la direction de l’urbanisme de la Mairie de Paris ni le fisc.
Interrogé à l’issue du conseil des ministres, mercredi 22 août, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a rappelé que « le président de la République s’[était] engagé sur l’exemplarité (…) et sur, notamment, les exigences de transparence ». « Il faut voir si la justice s’en saisit, je ne crois pas que ce soit le cas », a ajouté M. Griveaux, avant de rappeler qu’un ministre mis en examen « doit quitter le gouvernement ».
Le porte-parole a fait remarquer que, lors de son installation dans ce bâtiment parisien, la maison d’édition était « locataire » et que le local comportait déjà des mezzanines. « Quand on est locataire et qu’on s’installe quelque part, on demande rarement s’il y a eu toutes les autorisations », a plaidé le porte-parole. « Ces choses seront faites », a-t-il assuré avant de souligner que « personne en France n’est au-dessus des lois ».

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Pas de demande auprès des Bâtiments de France
Selon Le Canard enchaîné, les travaux au siège parisien d’Actes Sud – un bâtiment du XVIIIe siècle situé au cœur du Quartier latin et inscrit à l’inventaire des Monuments historiques – ont été réalisés en 2012 par l’intermédiaire de la société civile immobilière (SCI) Séguier, gérée alors par Françoise Nyssen. C’est la même SCI qui avait permis, selon l’hebdomadaire, d’acquérir ce bâtiment en 1997.
Le Canard enchaîné affirme qu’il n’y a « pas la moindre trace de dépôt d’une demande d’autorisation de bâtir » aux archives de la direction de l’urbanisme de la Mairie de Paris. Or une autorisation est nécessaire à partir de l’ajout de 20 mètres carrés.
Ces travaux, consistant principalement en l’ajout de mezzanines, auraient également dû faire l’objet d’une demande auprès des Bâtiments de France et de l’architecte en chef des Monuments historiques, ajoute l’hebdomadaire. Ce dernier écrit aussi que l’agrandissement des locaux n’a pas été signalé à l’administration fiscale. « Ce petit “oubli” a pu permettre à la société de la ministre de réduire d’un tiers l’impôt immobilier (la cotisation foncière des entreprises) qu’elle acquitte chaque année pour son siège parisien. »
Ce n’est pas la première fois que la ministre de la culture est dans le collimateur du Canard enchaîné. En juin, l’hebdomadaire avait dénoncé l’agrandissement du siège d’Actes Sud, à Arles (Bouches-du-Rhône), réalisé sans les autorisations nécessaires en 2011, avant d’être régularisé à l’entrée de Françoise Nyssen au gouvernement. Cette dernière avait alors regretté une « négligence ». Fragilisée politiquement depuis des mois, la ministre de la culture va devoir de nouveau s’expliquer.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Ian Brossat, le chef de file du Parti communiste français aux européennes, dénonce le discours de l’Elysée qui réduit ce scrutin à un choix entre « progressistes » et nationalistes d’extrême droite.
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édition abonné


Ian Brossat : « Si l’extrême droite la plus xénophobe progresse partout en Europe, à qui la faute ? »

Dans une tribune au « Monde », Ian Brossat, le chef de file du Parti communiste français aux européennes, dénonce le discours de l’Elysée qui réduit ce scrutin à un choix entre « progressistes » et nationalistes d’extrême droite.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 16h00
    |

Ian Brossat (Chef de file du PCF aux élections européennes)







                        



                                


                            
Tribune. Selon la petite musique qu’Emmanuel Macron et ses soutiens diffusent depuis plusieurs mois, les élections européennes du 26 mai 2019 se joueront entre les « progressistes » qu’ils prétendent incarner et les nationalistes d’extrême droite. Ce refrain est un mensonge dangereux.
En juillet, devant le Parlement réuni en Congrès, le chef de l’Etat affirmait : « La frontière véritable qui traverse l’Europe est celle aujourd’hui qui sépare les progressistes des nationalistes. » Dans un entretien accordé au Monde le 20 août, sa ministre des affaires européennes Nathalie Loiseau répétait : « Il y a aujourd’hui deux tendances politiques en Europe : les progressistes qui sont pour des solutions coopératives et les nationalistes qui sont dans le repli sur soi. » Cette alternative brandie par les libéraux est profondément mensongère.
Les libéraux macronistes peuvent-ils concevoir que les Européens aient de bonnes raisons de contester le fonctionnement actuel de l’Union
D’abord, elle offre en cadeau à l’extrême droite européenne les millions de citoyens qui n’adhèrent pas à l’intégration européenne telle qu’elle a lieu. Il faudrait créditer l’ensemble de ce mécontentement, bien souvent légitime, aux seuls amis de Madame Le Pen ?
Les libéraux macronistes peuvent-ils concevoir que les Européens aient de bonnes raisons de contester le fonctionnement actuel de l’Union, qui trop souvent tourne le dos à la démocratie et promeut partout, aveuglément, la même politique économique d’austérité budgétaire qui a fait la démonstration de son inefficacité ? Il est bien commode – et bien méprisant – de disqualifier sans nuance cette objection citoyenne en la rangeant du seul côté du « racisme » et du « repli nationaliste ».
Le logiciel macroniste quelque peu marqué par le simplisme
Si l’extrême droite la plus xénophobe progresse partout en Europe, à qui la faute ? Qui a laissé l’Allemagne de M. Schaüble dicter sa...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Si certains agitent un peu vite le chiffon rouge d’une « suppression » pure et simple de ces pensions, le chantier engagé par le gouvernement pose de nombreuses questions.
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Les enjeux de la réforme des retraites pour les pensions de réversion

Si certains agitent un peu vite le chiffon rouge d’une « suppression » pure et simple de ces pensions, le chantier engagé par le gouvernement pose de nombreuses questions.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 13h35
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 08h43
    |

            Adrien Sénécat








                        


Le gouvernement doit rouvrir le chantier de la réforme à venir des retraites à la rentrée, et avec lui toute une série de sujets sensibles. Au premier rang, on trouve les pensions de réversion, c’est-à-dire la somme versée chaque mois à plus de 4 millions de retraités après le décès de leur conjoint. Des inquiétudes et rumeurs se sont multipliées sur le sujet depuis des mois, sans que l’exécutif ne clarifie vraiment ses intentions. Les clés pour comprendre les enjeux du débat.
Que sont les pensions de réversion ?
Lorsque l’un des conjoints décède, une fraction de sa pension de retraite peut continuer d’être versé au membre du foyer survivant, sous conditions (et dans certains cas même s’il n’est pas retraité).
Fin 2016, 4,4 millions de personnes, dont 89 % de femmes, touchaient à ce titre une pension de réversion tous régimes confondus, selon les chiffres du ministère du travail, soit un peu plus du quart des retraités.

   


Selon la même source, ces traites représentaient 9 % des 308 milliards de pensions versées en 2016, soit environ 28 milliards d’euros. Et pour 1,1 million de personnes, la pension de réversion est l’unique source de revenu.

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Le gouvernement a-t-il l’intention de les supprimer ?
« Doit-on maintenir des pensions de réversion ? », pouvait-on lire dans un document remis aux partenaires sociaux au printemps, aux débuts de la concertation sur la réforme des retraites. « Quels droits accorder aux conjoints en cas de décès ? », est-il aussi demandé aux internautes sur la plate-forme officielle participative.
Ces deux formulations montrent bien que le sujet des pensions de réversion sera abordé, d’une manière ou d’une autre, dans la future réforme des retraites. Suffisant pour faire prospérer la rumeur d’une disparition pure et simple du mécanisme dans son intégralité. Le site Lagauchematuer.fr, qui nous apparaît peu fiable dans le Décodex, affirme ainsi que la question serait déjà tranchée, et s’indigne :

   


Le gouvernement s’est pourtant employé à plusieurs reprises à tenter de colmater la brèche. « Faire croire (…) que nous voudrions supprimer les pensions de réversion est une rumeur malsaine visant à faire peur », a ainsi assuré Emmanuel Macron devant le Congrès, le 9 juillet.
La ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, a également assuré à l’Assemblée nationale, le 10 juillet, que « rien ne changera pour les retraités d’aujourd’hui », c’est-à-dire celles et ceux qui touchent actuellement une pension de réversion. Une déclaration cohérente avec l’engagement pris pendant la campagne présidentielle par Emmanuel Macron.
En l’état, rien ne permet donc de laisser entendre que les droits des 4,4 millions de personnes qui touchent aujourd’hui une pension de réversion pourraient être menacés.
Quels pourraient être les autres leviers de la réforme ?
Pour autant, le gouvernement peine à enterrer la polémique concernant l’avenir du système des pensions de réversion. Toujours devant les députés, le 10 juillet, Agnès Buzyn expliquait maladroitement que « pour les retraités de demain, nous maintenons, nous maintiendrons le système des pensions de réversion (…). Cela concerne des femmes qui n’ont pas travaillé, qui se sont occupées de leurs enfants ou qui ont travaillé aux côtés de leur mari sans cotiser. »
Cette affirmation pouvait laissait entendre que celles et ceux qui ont travaillé pourraient ne plus pouvoir prétendre à des pensions de réversion dans le futur système de retraites. Face aux critiques, la ministre a dû préciser au Sénat que ces pensions seraient maintenues « pour les futurs retraités qui bénéficieront des mêmes prestations pour chaque euro cotisé ». Une formulation loin de lever toutes les ambiguïtés en l’état.

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Derrière les formulations rassurantes, le gouvernement doit dans tous les cas repenser le système des pensions de réversion s’il souhaite l’adapter à l’esprit du futur régime des retraites où chaque euro cotisé doit donner les mêmes droits.
De la même manière qu’il existe aujourd’hui une variété de régimes de retraites avec des règles variables, les modalités d’octroi et de versement des pensions de réversion varient d’un système à l’autre.
Par exemple, certains régimes accordent une pension à partir de 55 ans (et donc parfois à des actifs, sous conditions), d’autres à partir de 65 ans. Certains reversent 60 % de la pension du défunt, d’autres 50 %. Certains accordent ces traites sans condition de ressources, et une veuve peut ainsi toucher une partie de la pension de son conjoint défunt quelle que soit sa propre situation financière, tandis que d’autres fixent des plafonds de ressources annuelles des survivants. Et ainsi de suite.
Remettre à plat ces règles s’inscrit dans la droite ligne du programme d’Emmanuel Macron, qui a fait campagne en dénonçant la complexité et « l’injustice » qu’il y a, selon lui, dans l’existence de régimes des retraites différents.
En attendant la copie du gouvernement, promise pour décembre 2018, la principale crainte des syndicats est celle d’une harmonisation « par le bas » dans le cadre d’une remise à plat globale. Par exemple, qu’un plafond de ressources universel soit fixé pour prétendre à une pension de réversion, qui pourrait de fait exclure, à l’avenir, toute une population de veuves et veufs du dispositif à l’avenir.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Le journaliste du « Monde » Cédric Pietralunga a répondu à vos questions sur la rentrée politique d’Emmanuel Macron et du gouvernement.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤                     
                                                

« La réforme des retraites est le chantier le plus risqué pour l’exécutif »

Le journaliste du « Monde » Cédric Pietralunga a répondu à vos questions sur la rentrée politique d’Emmanuel Macron et du gouvernement.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 11h11
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 13h44
    |

            Cédric Pietralunga








                        



   


Budget 2019, plan pauvreté, réforme du système de santé, révision de la Constitution… alors qu’Emmanuel Macron réunit un conseil des ministres mercredi 22 août, le journaliste Cédric Pietralunga a répondu à vos questions sur la rentrée politique du président de la République.

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JChristophe : Quel est le sujet qui va être traité dans un premier temps après la rentrée, réforme constitutionnelle, plan pauvreté ou plan hôpital ?
Concernant l’agenda de cette rentrée, le gouvernement a prévu de dévoiler son plan pauvreté mi-septembre. Il devait l’être en juillet, mais il avait été reporté du fait du bon parcours des Bleus lors de la Coupe du monde, ce qui aurait rendu inaudible toute annonce. Concernant le plan hôpital, porté comme le plan pauvreté par la ministre de la santé Agnès Buzyn, il doit être dévoilé à l’automne, en octobre ou en novembre.
Pour ce qui est de la réforme constitutionnelle, c’est beaucoup moins clair. Le débat sur le sujet à l’Assemblée nationale a été suspendu en juillet pour cause d’affaire Benalla. L’exécutif doit dire, d’ici à la fin du mois d’août, s’il compte réinscrire cette réforme à l’agenda parlementaire de la rentrée (il reste en gros quatre journées de discussions à trouver) ou s’il la reporte à plus tard. La majorité craint notamment que l’opposition profite de cette discussion pour remettre une nouvelle fois en cause le présidentialisme présumé d’Emmanuel Macron.
Eleonore : Vous semblez dire que le budget 2019 sera le point le plus « délicat » de la rentrée. Concrètement, où le gouvernement peut-il/veut-il faire des économies ? Cela fait quand même des années que c’est la rigueur en France…
C’est tout l’objet de la réunion qui doit avoir lieu mercredi après-midi à l’Elysée, autour d’Emmanuel Macron et d’Edouard Philippe. Compte tenu du ralentissement de la croissance, et ce faisant de la diminution des rentrées fiscales, l’exécutif n’a d’autre choix que de trouver de nouvelles économies pour respecter son engagement de réduire le déficit à 2,3 % du PIB, puisqu’il exclut par avance de le laisser filer. Parmi les pistes évoquées, il y a la baisse du nombre de fonctionnaires (le chiffre de 10 000 agents de l’Etat en moins « circule »), la diminution du nombre d’emplois aidés (qui pourraient être plafonnés à 100 000), des aides au logement, etc.
Bob : Peut-on attendre une « reprise » de l’affaire Benalla ?
L’affaire Benalla connaîtra des suites puisque la commission d’enquête du Sénat reprendra ses auditions à la rentrée (celle de l’Assemblée nationale s’est sabordée cet été). De même, une enquête judiciaire est en cours et de nouvelles auditions ne sont évidemment pas à exclure.
Sur le plan politique, il est évident que l’opposition profitera de tout éventuel rebondissement dans cette affaire pour tenter de mettre l’exécutif dans la difficulté. Du côté de la majorité, au contraire, on estime que le plus dur est passé et, en tout état de cause, que l’affaire Benalla « a eu un retentissement médiatique en décalage avec l’opinion », selon un proche d’Emmanuel Macron.
Mp14 : Un remaniement est-il à prévoir ? Qui va mener la bataille des élections européennes pour la majorité ?
La question d’un éventuel remaniement agite la majorité depuis de nombreux mois, compte tenu des difficultés de certains ministres (Françoise Nyssen, Gérard Collomb, Christophe Castaner, etc.) ou de l’absence de notoriété d’autres. A l’Elysée comme à Matignon, on martèle pour autant que tous les membres du gouvernement donnent satisfaction et que la question d’un éventuel remaniement n’est pas à l’ordre du jour.
De fait, modifier la composition du gouvernement est ce qu’on appelle « un fusil à un coup » et les observateurs estiment qu’il ne faut y recourir qu’en cas de blocage avéré de l’exécutif, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui puisque le gouvernement continue de travailler et dispose toujours d’une majorité docile à l’Assemblée nationale.
En tout état de cause, un remaniement devrait intervenir au plus tard au printemps 2019, plusieurs membres du gouvernement ayant exprimé, publiquement ou en privé, leur intention de se présenter aux municipales de 2020 ou de faire partie de la liste de La République en marche (LRM) pour les élections européennes de mai 2019.
Concernant la tête de liste pour ces européennes, c’est toujours le grand flou, les noms de plusieurs ministres continuent de circuler, ceux de personnes de la société civile aussi. La décision reviendra de toute façon à Emmanuel Macron.

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Yann : Quel est le chantier le plus risqué politiquement ?
La réforme des retraites est certainement la plus risquée pour l’exécutif, car elle va concerner tous les Français, à la différence de celle de la SNCF (qui n’impliquait que les agents de l’entreprise publique) ou même des ordonnances travail (où seuls les salariés étaient concernés).
Lors de la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait précisé qu’il comptait mettre un terme aux régimes spéciaux, chose à laquelle tous ses prédécesseurs ont renoncé, face au risque de blocage du pays. Depuis plusieurs mois, l’ex-ministre Jean-Paul Delevoye, qui s’était rallié à M. Macron durant la campagne, est chargé de préparer le terrain avec les syndicats, mais ceux-ci mettent par avance en garde contre toute volonté de remettre en cause le modèle de retraite par répartition.
« Je pense qu’il y aura des mobilisations pour maintenir notre régime actuel », a encore déclaré Pascal Pavageau, le secrétaire général de Force ouvrière, sur Europe 1 ce matin. En tout état de cause, cette réforme ne devrait pas intervenir avant le printemps 2019.
Eliot : Et les pensions de réversion (scandaleuses dans certains cas ou honteuses dans d’autres), où en est-on ?
La communication de l’exécutif autour de la question des pensions de réversion a été pour le moins chaotique. Tour à tour, plusieurs ministres ont dit que celles-ci ne bougeraient pas, puis que certaines pourraient baisser, que cela dépendrait des situations, etc. Finalement, Matignon a déclaré que les personnes qui touchent actuellement une pension de réversion ne seraient pas concernées par une éventuelle réforme de cette prestation. Mais la question d’une modification des conditions d’attribution pour les futur·e·s retraité·e·s est, elle, bel et bien sur la table.

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Clem R : Avec les nombreuses réformes à venir et les désaccords qu’elles pourraient créer, peut-on s’attendre à voir des députés de la majorité s’affirmer de manière plus convaincante, prendre réellement position et exprimer leurs désaccords avec le gouvernement ? Un petit groupe l’avait déjà fait pour s’opposer à la loi asile et immigration. Un groupe de « frondeurs » peut être…
Les députés de la majorité, accusés au début de leur mandat d’être de simples « godillots », font effectivement de plus en plus entendre leur voix et n’hésitent plus à contester tel ou tel aspect d’un projet de loi ou d’une réforme.
Cette évolution est en fait normale car nombre de députés de la majorité étaient des novices de la politique et ont mis du temps à comprendre le fonctionnement de l’Assemblée nationale. Désormais plus aguerris, ils sont nombreux à dire qu’ils veulent aujourd’hui peser davantage dans les débats. De là à parler de « frondeurs », cela me semble exagéré.
Les élus LRM ont comme ciment commun un profond attachement au chef de l’Etat, à qui ils doivent tout. De même, nombre d’entre eux ont été traumatisés par l’opposition systématique des frondeurs du Parti socialiste, lors du précédent quinquennat. A part quelques individualités, je ne vois donc pas, en tout cas dans l’immédiat, se constituer une fronde à l’Assemblée nationale.
Gaspard : Au niveau international, les échéances européennes de 2019 risquent également de faire partie de cet agenda chargé pour la rentrée. Y a-t-il des avancées sur les partenariats partisans transnationaux pour LRM ? Voire même nationaux (cf. bruits de couloirs sur Juppé, UDI, etc.).
L’an II du quinquennat d’Emmanuel Macron sera effectivement marqué par l’échéance des élections européennes de mai 2019, qui seront le premier test électoral de l’exécutif. L’enjeu est donc important et Emmanuel Macron devrait consacrer une partie importante de son temps à ce dossier.
Concernant d’éventuels partenariats transnationaux pour LRM, les choses sont loin de se décanter. Nombre de partis centristes à travers l’Europe, le plus souvent affiliés au Parti populaire européen (PPE) au Parlement européen, rechignent à quitter ce groupe, puisqu’il est aujourd’hui majoritaire sur le Vieux Continent. Le futur président de la Commission européenne sera certainement issu de ses rangs. Rejoindre LRM pour constituer un autre groupe est un pari risqué, tout du moins pour le moment. Tout dépendra de l’évolution des rapports de force d’ici au scrutin.
Pour ce qui concerne LRM, l’objectif plus ou moins affiché par le parti présidentiel est d’obtenir au minimum une trentaine de sièges au Parlement européen sur les soixante-dix-neuf réservés aux Français.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Après l’échec des mobilisations sociales dans la rue en septembre et au printemps, le chef de file de La France insoumise joue la carte de l’apaisement et du rassemblement.
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A l’approche des européennes, Mélenchon s’essaye à l’ouverture

Après l’échec des mobilisations sociales dans la rue en septembre et au printemps, le chef de file de La France insoumise joue la carte de l’apaisement et du rassemblement.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 10h56
    |

                            Astrid de Villaines








                        



                                


                            

C’est un fait suffisamment rare pour être noté. En pleine affaire Benalla, fin juillet, Jean-Luc Mélenchon s’est attardé une nuit avec des journalistes dans la salle des quatre colonnes de l’Assemblée nationale, pour commenter longuement la situation politique. Pour que le leader de La France insoumise (LFI), grand contempteur des médias, soigne soudain ses relations avec la presse, c’est que l’heure est grave. Ou bien qu’il opère un changement de stratégie.
Après l’échec des mobilisations sociales dans la rue en septembre et au printemps, le chef de file de LFI, qui a touché du doigt après la présidentielle les limites de la radicalisation, joue désormais la carte de l’apaisement et du rassemblement. « A chaque fois qu’une élection approche, Jean-Luc Mélenchon s’adoucit », observe le chef de file du Parti communiste aux européennes, Ian Brossat. « A la fin de la campagne de 2017, il était devenu le gentil prof de la IIIe République, blouse comprise, et puis le naturel est revenu au galop », ironise l’adjoint à la mairie de Paris.

Même souci affiché d’ouverture en vue des universités d’été du parti qui se tiennent à Marseille du 23 au 26 août. La France insoumise a invité les autres partis de gauche, mais également deux députés Les Républicains : Marianne Dubois, qui interviendra lors d’une table ronde sur la défense, et Olivier Marleix, qui a présidé la commission d’enquête sur Alstom. Deux députés de la majorité avaient également été invités, le premier frondeur du quinquennat, l’ex-LRM Jean-Michel Clément, et la députée Sonia Krimi, qui n’hésite pas à faire valoir ses convictions, en allant parfois à l’encontre de la ligne de la majorité, notamment sur les questions d’asile et d’immigration. Tous deux ont décliné pour « raisons personnelles ».
« Une impasse »
« La France insoumise n’est pas sectaire », revendique le directeur des campagnes de LFI, Manuel Bompard. « Face à la brutalité...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Cédric Pietralunga, journaliste politique au « Monde », a répondu à vos questions et évoqué les dossiers qui attendent le gouvernement en septembre.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Parmi les cadres politiques repérés, formés et façonnés par le chef de file de La France insoumise, qui pour succéder au tribun qui aura 71 ans en 2022 ?
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Article sélectionné dans La Matinale du 21/08/2018
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Générations Mélenchon : la relève a-t-elle sonné ?

Parmi les cadres politiques repérés, formés et façonnés par le chef de file de La France insoumise, qui pour succéder au tribun qui aura 71 ans en 2022 ?



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 17h14
    |

            Abel Mestre et 
                                Astrid de Villaines








                        



                                


                            
L’image est là, à la fois discrète et omniprésente. Lorsque le visiteur pénètre dans le modeste siège de La France insoumise (LFI), à deux pas de la gare du Nord, à Paris, un portrait s’impose à lui : celui de François Delapierre, mort en 2015, à 44 ans, d’une tumeur au cerveau. Celui qui fut un militant infatigable, dont les anciens se souviennent quand, tout jeune, il entonnait des chants révolutionnaires jusqu’au bout de la nuit, veille ainsi sur le destin de la formation dont il a jeté les fondations avec Jean-Luc Mélenchon.
Ces deux-là étaient plus que des camarades. Plus, même, qu’un fils spirituel et un père politique. « Ils sont passés d’une relation de maître à disciple à une relation d’intellectuel collectif. Il y avait une influence réciproque, se souvient l’écologiste Stéphane Pocrain, qui les a connus dans sa jeunesse. Quand Delapierre est mort, Mélenchon a perdu un frère de combat, un disciple, un ami. » Charlotte Girard, responsable du programme de La France insoumise et veuve de François Delapierre, abonde : « C’était une relation d’égaux, pas une relation père-fils comme on l’a dit. Ils étaient en télépathie. »
Une relation si fusionnelle qu’elle a laissé un vide impossible à combler : celui du successeur. Car François Delapierre a été, jusqu’à sa disparition, l’élu, celui qui avait été choisi pour prendre la suite, parmi des générations de cadres politiques repérés, formés et façonnés par Jean-Luc Mélenchon. C’est une facette méconnue du tribun. De ses années de professeur de français jusqu’à sa candidature à la présidentielle en 2017, il a fait de la transmission l’axe majeur de sa vie politique.
Un même objectif : prendre le pouvoir
La France entière le découvre lors de la rentrée parlementaire à l’Assemblée nationale. Avant de pénétrer dans l’enceinte du palais Bourbon, faisant groupe avec les dix-sept élus insoumis, Mélenchon s’approche du député du Nord Adrien Quatennens « les yeux brillants »....




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ La suppression du régime spécifique de Sécurité sociale sera progressive. Les nouveaux étudiants sont concernés par la réforme dès cette année.
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Ce que changera la fin de la Sécurité sociale étudiante

La suppression du régime spécifique de Sécurité sociale sera progressive. Les nouveaux étudiants sont concernés par la réforme dès cette année.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 06h15
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 09h36
    |

                            Aurélie Blondel








                        



   


Enterrée, la Sécurité sociale étudiante. Comme annoncé pendant la campagne, ce régime spécifique disparaîtra totalement le 31 août 2019. En attendant, une partie de cette réforme sera d’ores et déjà appliquée en septembre.
Sont concernés les nouveaux étudiants, ceux qui n’étaient pas inscrits dans un établissement d’enseignement supérieur pour l’année scolaire 2017-2018 : ils resteront automatiquement affiliés à leur régime actuel de protection sociale, généralement celui de leurs parents. C’est ce régime qui continuera à prendre en charge leurs frais médicaux. Pour la plupart de ces étudiants, il s’agit du régime général (lorsque les parents sont salariés).
Plus de cotisation annuelle
En revanche, ceux qui étaient déjà étudiants l’an dernier relèveront de l’ancien système pour cette année scolaire encore : pour la gestion de leur Sécurité sociale, ils resteront automatiquement attachés à la mutuelle étudiante à laquelle ils s’étaient affiliés l’an dernier (Smeno, Smerep, LMDE, etc.). A la rentrée 2019, quand leur régime spécifique de Sécurité sociale sera complètement supprimé, les étudiants précédemment affiliés à une mutuelle étudiante seront automatiquement rattachés à la caisse primaire d’assurance maladie (régime général) de leur lieu de résidence.

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                La cotisation de Sécurité sociale étudiante supprimée à la rentrée 2018



Pour les nouveaux comme les anciens étudiants, il n’y a aucune démarche à réaliser cette année. Et aucune cotisation annuelle de Sécurité sociale à payer, puisque celle-ci a été récemment abolie. Elle s’élevait l’an dernier à 217 euros et était réglée en même temps que les droits d’inscription dans l’établissement (les boursiers et les moins de 20 ans en étaient déjà exonérés).
A savoir : la loi « étudiants » du 8 mars 2018, qui a mis fin à cette cotisation annuelle et a réformé la Sécurité sociale des étudiants, a toutefois créé pour ces derniers une nouvelle contribution obligatoire de 90 euros, appelée CVEC (contribution au titre de la vie étudiante et de campus), dont sont exonérés les boursiers.
Que deviennent les mutuelles étudiantes ?
Rappelons que jusqu’ici, la Sécurité sociale des étudiants était gérée en France par les mutuelles étudiantes, via une délégation de service public. Celles-ci étaient chargées d’affilier les étudiants ainsi que de piloter au quotidien leur assurance maladie (à l’exception toutefois de la LMDE, qui ne gérait plus les remboursements - le régime général avait déjà repris cette mission depuis 2015 à la suite des graves difficultés rencontrées par cet organisme).
La qualité du service fourni par ces mutuelles a toutefois été jugée « insuffisante » et les coûts de gestion « élevés » par le gouvernement. L’idée est en outre de simplifier les démarches des étudiants, a expliqué ce dernier dans l’étude d’impact de la loi « étudiants ».

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                Imposition des revenus des étudiants : « c’est la nature des sommes perçues qui compte »



Les mutuelles étudiantes continueront de leur côté à proposer aux étudiants des complémentaires santé, qui viennent, comme le nom l’indique, compléter les remboursements des frais de santé, pour la part qui n’est pas prise en charge par la Sécurité sociale.
Il faut cependant retenir que l’affiliation à une complémentaire santé est facultative, et qu’une partie des étudiants sont d’ores et déjà couverts par celle de leurs parents. Et les plus modestes ont droit, à certaines conditions, à la CMU-C (couverture complémentaire gratuite) ou à l’ACS (aide au paiement d’une complémentaire santé).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ La visite en février du premier ministre avait tourné au « fiasco », selon les médias canadiens et l’opposition.
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Canada : le chef de l’opposition ira en Inde pour « réparer » la visite de Justin Trudeau

La visite en février du premier ministre avait tourné au « fiasco », selon les médias canadiens et l’opposition.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 22h47
   





                        


Le chef de l’opposition canadienne a annoncé mardi 21 août son intention de se rendre en Inde pour « réparer » les dégâts diplomatiques causés, selon lui, par la dernière visite officielle du premier ministre Justin Trudeau en février. Visite qui lui avait valu des sarcasmes et des critiques au Canada.

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                Le « fiasco absolu » de la visite de Justin Trudeau en Inde



Le dirigeant du Parti conservateur du Canada, Andrew Scheer, prévoit de rencontrer des responsables politiques, économiques et religieux indiens lors de cette visite programmée cet automne, soit un an avant les prochaines élections législatives au Canada. Les Canadiens d’origine indienne représentent seulement 1,4 % de la population, mais ils peuvent faire basculer quelques circonscriptions clés et sont courtisés par les responsables politiques du pays.
« Fiasco »
En février, Justin Trudeau avait effectué une visite officielle d’une semaine en Inde, qui avait tourné au « fiasco », selon les médias canadiens et l’opposition. Le séjour du premier ministre canadien, qui visait à promouvoir les liens économiques et commerciaux entre les deux pays, avait notamment été marqué par une polémique sur la présence d’un ancien extrémiste sikh dans l’entourage de la délégation officielle canadienne.
L’invitation de cet homme d’affaires canado-indien à un dîner officiel organisé par M. Trudeau avait été annulée in extremis, mais il avait été photographié la veille avec l’épouse du premier ministre. Les choix vestimentaires de la famille Trudeau, qui avait porté à plusieurs reprises des tenues traditionnelles indiennes au moment où ce pays tente de donner une image de modernité, lui avaient également valu de nombreuses railleries.
Le chef des conservateurs canadiens, qui talonnent les libéraux de Justin Trudeau dans les intentions de vote, a souligné l’importance de l’« alliance essentielle » entre son pays et l’Inde. « Malheureusement, la visite désastreuse de Justin Trudeau en Inde a abîmé cette relation clé et nous devons maintenant nous employer à la réparer », a écrit Andrew Scheer dans un communiqué.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Un arrêté pris par le maire LRM interdisant de s’assoir en public est jugé « inacceptable » et « scandaleux » par une grande partie de la gauche.
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La mesure anti-SDF qui « trahit » la tradition humaniste de Besançon

Un arrêté pris par le maire LRM interdisant de s’assoir en public est jugé « inacceptable » et « scandaleux » par une grande partie de la gauche.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 11h25
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 13h29
    |

                            Jean-Pierre Tenoux (Besançon, correspondant)








                        


C’est un arrêté municipal technique, semblable à ceux que d’autres collectivités de droite ou de gauche ont pris pour limiter la mendicité dans l’espace public. Mais à Besançon, celui qu’a fait adopter le maire, Jean-Louis Fousseret, transfuge du Parti socialiste désormais rallié à La République en marche, est jugé « inacceptable » et « scandaleux » par une grande partie de la gauche.
Au-delà des plaintes d’habitants et de commerçants du centre-ville, las des « nuisances » liées à la présence de SDF, avec ou sans chiens, dont certains ont certes un comportement provocateur, beaucoup jugent « trahie » la tradition humaniste de la ville. Au point qu’un ancien premier adjoint PS, Jacques Vuillemin, est sorti de sa retraite pour se joindre, samedi 18 août, à un sit-in auquel participait l’ex-députée PS frondeuse du Doubs, Barbara Romagnan.

À Besançon, des manifestants occupent la place Pasteur pour montrer leur opposition à l’arrêté « anti-mendicité » p… https://t.co/9gxPB4JosB— Romhoug (@Romain Houg)


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Si le mot d’ordre de la manifestation était « Je suis assis », c’est que l’arrêté, pris discrètement le 3 juillet, « après avoir été voté à l’unanimité par la municipalité en juin » et « limité à un périmètre, à des dates et horaires très précis », insistent les proches du maire, proscrit, sous peine d’une amende de 38 euros, « la station assise ou allongée [sur les places et trottoirs] lorsqu’elle constitue une entrave à la circulation publique ». Ceci, afin que la police municipale dispose d’un cadre légal d’intervention. L’outil juridique a-t-il été utilisé depuis ? On l’ignore puisque nul n’en avait entendu parler jusqu’à ce que L’Est républicain en révèle l’existence, le 16 août. Quant à la mairie, elle préfère communiquer sur la qualité de ses structures d’accueil de jour et de nuit, et sur les logements qu’elle met à la disposition de réfugiés politiques.
Les mânes des illustres natifs de l’endroit, Charles Fourier, Pierre-Joseph Proudhon ou Victor Hugo, sont maintenant invoquées par les opposants à l’arrêté pour symboliser « l’ampleur de l’outrage » fait à une cité qui rêve toujours d’utopie sociale et qui n’a jamais oublié la solidarité née de l’affaire Lip. Quelques-uns en appellent aussi à la mémoire d’Henri Huot, l’adjoint socialiste qui mit en place, entre 1969 et 1975, un minimum social garanti dont s’inspira plus tard Michel Rocard pour le RMI. Mais si la mobilisation de la gauche radicale est forte sur les réseaux sociaux, c’est aussi pour mettre le Parti socialiste, le Parti communiste et Europe Ecologie-Les Verts « face à leurs contradictions ».

        Lire aussi :
         

                Non, « l’immense majorité des SDF » ne choisit pas de « dormir dans la rue »



« Dérive droitière »
Après que M. Fousseret a rejoint Emmanuel Macron avec douze élus, devenant minoritaire au sein de sa majorité, Besançon se trouve en effet dans une situation originale. Sa municipalité est composée d’adjoints PS, PCF, EELV et LRM arrimés à ce qui fut leur projet de campagne commun en 2014. Ce sont eux tous qui ont voté l’arrêté qui fait polémique. « C’est incohérent et c’est mépriser la volonté des citoyens », s’indigne Séverine Véziès, professeur de droit en IUT. Cette militante de La France insoumise y voit « une dérive droitière » liée au ralliement du maire à LRM.
Comme d’autres, elle croit que « cet attelage contre nature, où des adjoints communistes soutiennent un maire libéral, ne tiendra pas jusqu’en 2020. » Cette année-là, M. Fousseret ne se représentera pas. En juillet, Christophe Castaner a nommé l’élu de 71 ans à la présidence du nouvel institut de formation politique de LRM. « Il pourra y enseigner l’art et la manière de se débarrasser des SDF… », ironisent ses opposants.

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                Bancs inconfortables, picots, rochers... une campagne contre les dispositifs anti-SDF






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Le gouvernement fait sa « rentrée politique » ce mercredi avec la tenue d’un conseil des ministres, suivi d’une réunion d’arbitrages budgétaires.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤                     
                                                   
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La délicate équation du gouvernement pour le budget 2019

Le gouvernement fait sa « rentrée politique » ce mercredi avec la tenue d’un conseil des ministres, suivi d’une réunion d’arbitrages budgétaires.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 11h10
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 07h45
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            Benoît Floc'h








                        



                                


                            
Ce sera le sujet phare de la rentrée. Après la pause estivale, les discussions sur le budget de l’an prochain vont reprendre à bon rythme. Dès mercredi 22 août, à l’issue du conseil des ministres, Emmanuel Macron présidera une réunion d’arbitrages budgétaires, à l’Elysée. Et à la fin du mois, l’architecture du projet de loi de finances pour 2019 aura, pour l’essentiel, été dessinée. Selon plusieurs sources, elle devrait être marquée par la suppression de postes de fonctionnaires et une nouvelle baisse drastique du nombre de contrats aidés. D’autres surprises ne sont pas à exclure, notamment dans le champ social. Le Parlement examinera le projet de loi de finances en octobre.
C’est un budget difficile pour le gouvernement. Les réformes économiques et sociales lancées depuis le début du quinquennat n’ont pas encore produit leurs effets. Celle de l’Etat a tout juste débuté. Or, dans le même temps, la croissance économique donne des signes de faiblesse. Pour 2019, le gouvernement tablait sur une progression du PIB de 1,9 %. Il devient de plus en plus évident que cet objectif se révèle trop optimiste. « Les indicateurs économiques sont très bons, tempère Amélie de Montchalin, députée La République en marche de l’Essonne. Le taux d’emploi est, par exemple, au plus haut depuis les années 1980. Je ne suis donc pas inquiète. Nous sommes loin d’être à la veille d’une récession. » Reste que moins de croissance, c’est moins de recettes fiscales. L’effort à fournir pour redresser les comptes publics, comme la France l’a promis à l’Union européenne, n’en sera que plus difficile à tenir.

Effort délicat
Et comme si cela ne suffisait pas, le budget 2019 devra digérer aussi un gros morceau : la transformation du crédit d’impôt pour la compétivité et l’emploi (CICE) en baisse permanente des charges pour les entreprises. Le CICE, créé en 2012 par François Hollande, vise à réduire le coût du travail dans les entreprises françaises. Cela représente...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Le premier ministre Edouard Philippe recevra les syndicats à partir du 29  août à Matignon. Au menu des discussions : assurance-chômage, plan pauvreté, retraites…
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 21/08/2018
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Le gouvernement aborde une rentrée sociale à hauts risques

Le premier ministre Edouard Philippe recevra les syndicats à partir du 29  août à Matignon. Au menu des discussions : assurance-chômage, plan pauvreté, retraites…



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 10h52
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 06h40
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            Raphaëlle Besse Desmoulières








                        



                                


                            
Changement de méthode en cette rentrée 2018. Le gouvernement entend retisser les liens avec des partenaires sociaux qui ont eu le sentiment, ces derniers mois, de n’être pas considérés par l’exécutif.
Après avoir été reçus à la mi-juillet par le président de la République Emmanuel Macron à l’Elysée, syndicats et patronat s’apprêtent donc à rencontrer, chacun à leur tour, du 29 août au 4 septembre, le premier ministre Edouard Philippe, qui sera accompagné de la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, et de sa collègue du travail, Muriel Pénicaud.
L’enjeu est de taille tant l’agenda social à venir s’annonce chargé. « J’ai pris acte que la réunion à l’Elysée dans un format multilatéral contribuait à la volonté de créer un climat, mais je veux voir de quoi il retourne en matière de sincérité des engagements », note le président de la CFE-CGC, François Homméril. Panorama des dossiers chauds de la rentrée.
L’assurance-chômage
La négociation d’une nouvelle convention Unédic sur les règles d’assurance-chômage, voulue par l’exécutif, devrait occuper les partenaires sociaux cet automne.
Le but est d’aboutir, début septembre, à un diagnostic partagé qui serve de base à l’élaboration d’une lettre de cadrage préparée par le gouvernement. Syndicats et patronat, qui gèrent le régime, auront jusqu’à février 2019 pour tenter de se mettre d’accord. Le gouvernement attend d’eux qu’ils se penchent sur la question du bonus-malus, qui vise à pénaliser les entreprises abusant de contrats courts, ainsi que sur les règles d’indemnisation des demandeurs d’emploi en activité réduite et des chômeurs de longue durée. La santé au travail pourrait aussi s’inviter au programme des prochaines semaines. Au sommet de l’Etat, on réfléchit en effet à faire payer aux entreprises une partie des indemnités journalières pour les arrêts-maladie de courte durée.
Le plan pauvreté
Déjà repoussée à plusieurs reprises, la « stratégie de lutte contre...




                        

                        

