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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Les vents soufflent à 215 kilomètres à l’heure. Le président Trump a préventivement déclaré l’état d’urgence.
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L’ouragan Lane devrait frapper Hawaï jeudi et vendredi

Les vents soufflent à 215 kilomètres à l’heure. Le président Trump a préventivement déclaré l’état d’urgence.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 16h10
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 16h53
   





                        



   


Le président Donald Trump a proclamé mercredi 22 août l’état d’urgence dans l’Etat de Hawaï, ouvrant le déblocage de fonds fédéraux avant le passage imminent de l’ouragan Lane dans l’archipel.
Selon le communiqué de la Maison Blanche publié jeudi, l’état d’urgence permet à l’Agence fédérale des situations d’urgence « d’apporter une aide adéquate pour soutenir les mesures d’urgences nécessaires ».
L’île du Pacifique, située à près de 4 000 kilomètres au large de la Californie, est en effet menacée par des vents soufflants à 215 km/h et avançant à 11 km/h — en légère baisse par rapport à mercredi.
Selon le service météorologique de l’île, ce ralentissement de l’ouragan Lane accroît le risque de voir des pluies drues se prolonger.

Hurricane Lane tracking toward the Islands.  Rainfall over the last 12 hours have been reported over 8" on the Big… https://t.co/Zo4UDUamAz— NWSHonolulu (@NWSHonolulu)


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D’après le dernier bulletin du centre national des ouragans du Pacifique (CPHC), publié jeudi à 14 heures, Lane se trouvait à 370 kilomètres au sud de l’île, et à 540 kilomètres de Honolulu, la capitale de l’Etat.
L’œil de l’ouragan passera à proximité des côtes hawaïennes « tard aujourd’hui [jeudi] et vendredi ». L’île principale de l’archipel américain et le comté de Maui sont menacés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Le cyclone tropical, dont les vents atteignent 200 km/h, devrait toucher l’île de Shikoku dans la soirée de jeudi.
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Le Japon se prépare à l’arrivée du typhon Cimaron et ses vents allant jusqu’à 200 km/h

Le cyclone tropical, dont les vents atteignent 200 km/h, devrait toucher l’île de Shikoku dans la soirée de jeudi.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 13h25
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 16h25
   





                        



   


Un puissant typhon se dirigeait, jeudi 23 août, vers l’ouest du Japon, faisant craindre de fortes pluies et des glissements de terrain. Le gouvernement a appelé à la prudence après les inondations meurtrières de juillet.
Selon l’agence météorologique japonaise, le typhon Cimaron se déplaçait à la vitesse de 35 km/h et s’apprêtait à rejoindre la côte de l’île de Shikoku, dans le sud-est du Japon, avec des rafales de vent allant jusqu’à 200 km/h. Il devrait ensuite prendre la direction du nord. Certaines régions pourraient subir des précipitations de 800 mm en vingt-quatre heures.

   


Des zones fragilisées par les inondations de juillet
« Tenez-vous en alerte et prenez toutes les mesures nécessaires », a lancé le premier ministre Shinzo Abe lors d’une réunion de préparation à l’arrivée du cyclone Cimaron. Il a appelé les autorités locales à émettre sans hésitation des ordres d’évacuation, alors que le gouvernement avait été critiqué pour sa gestion de crise jugée tardive après les pluies torrentielles et coulées de boue massives qui ont tué 220 personnes début juillet.
Le trafic ferroviaire était perturbé en certains endroits et plus de 100 vols ont été annulés, selon les médias locaux. Dans les zones fragilisées par les inondations, plusieurs villes ont d’ores et déjà conseillé à leurs habitants de quitter leur logement par mesure de précaution. Dans la préfecture d’Okayama, des résidents empilaient des sacs de sable pour prévenir de nouvelles inondations, selon des images de télévision.
Le cyclone Soulik attendu en Corée du Sud
Le Japon est balayé chaque année par un peu moins de la moitié de la vingtaine de typhons qui naissent en Asie. Avant Cimaron, le cyclone Soulik a apporté cette semaine de fortes pluies sur le sud-ouest de l’archipel. Il s’est ensuite dirigé vers la Corée du Sud, où une personne a été portée disparue et une autre blessée, après avoir été emportées par de fortes vagues. Soulik devrait toucher la ville de Seocheon dans la nuit de jeudi à vendredi, avec des vents dépassant 160 km/h et des prévisions de 7 à 15 cm de pluie. Plus de 200 vols ont été annulés, et de nombreuses écoles prévoyaient de fermer vendredi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ La déforestation opérée il y a 4 000 ans affecte encore aujourd’hui la capacité des sols à fixer les éléments carbonés.
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Comment les Mayas ont compromis le stockage du carbone

La déforestation opérée il y a 4 000 ans affecte encore aujourd’hui la capacité des sols à fixer les éléments carbonés.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 10h38
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 17h00
    |

                            Intissar El Hajj Mohamed








                        



                                


                            

Il y a 4 000 ans, les Mayas se sont lancés dans l’agriculture intensive des terres du Yucatan, allant jusqu’à décimer les forêts. Aujourd’hui, les sols reboisés des anciens territoires mayas du sud du Mexique et du Guatemala souffriraient encore de cette déforestation. Une étude publiée le 20 août dans Nature Geoscience affirme qu’ils n’auraient pas recouvré leur capacité à stocker le carbone. Conclusion alarmante puisque les régions tropicales telles que celles-ci retiennent 30 % du carbone des sols qui, autrement, se retrouverait dans l’atmosphère – et contribuerait à son réchauffement.
L’équipe de l’université canadienne McGill de Montréal a daté des cires subsistant dans le sol après la décomposition des végétaux – « leurs molécules sont préservées pendant longtemps », souligne Peter Douglas, auteur principal de l’étude. D’autre part, la même technique de datation a été appliquée sur des fossiles sédimentaires de feuilles et de graines échoués au fond de trois lacs de cette région.
PH bouleversé
La différence d’âge entre les deux lots d’échantillons indique la vitesse à laquelle la cire transite du sol aux sédiments, reflétant ainsi la durée de rétention du carbone. Les scientifiques ont trouvé qu’au cours des 3 500 ans passés, alors que le cheminement moyen des cires se prolongeait sur 2 300 ans, la déforestation a abrégé ce trajet de presque les deux tiers, le ramenant à 800 ans. Cela correspond à des valeurs diminuées de 70 % dans le cas des dépôts du lac Chichancanab au Mexique, et même de 90 % pour les lacs guatémaltèques Salpeten et Itzan.

Des recherches récentes ont mis en évidence des phénomènes analogues ailleurs, notamment en Suisse. « Ces réductions signifient que les sols ont perdu leur capacité à capter le carbone de l’air », remarque Peter Douglas. Ses travaux suggèrent que la priorité doit être de « freiner la déforestation des forêts primaires », qui ont conservé cette capacité...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Au Royaume-Uni, en Allemagne ou en Suède, les températures ont été exceptionnellement chaudes, et la pluie quasi absente.
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En Europe du Nord, « il n’y a plus d’herbe, nos vaches vivent grâce au foin récolté en juin »

Au Royaume-Uni, en Allemagne ou en Suède, les températures ont été exceptionnellement chaudes, et la pluie quasi absente.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 10h10
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 16h18
   





                        


Après la canicule et les incendies, les régions du nord de l’Europe – notamment l’Allemagne, la Suède, la France et le Royaume-Uni –, moins habituées au manque d’eau que les pays méditerranéens, font face à une sécheresse qui inquiète les éleveurs. Confrontés à un manque de fourrage, ceux-ci craignent de devoir pratiquer des abattages massifs.
En France, « il n’y a plus d’herbe »
« Nos vaches vivent depuis la mi-juillet grâce au foin récolté en juin, il n’y a plus d’herbe », témoigne Jean-Guillaume Hannequin, agriculteur dans l’est de la France, qui se demande comment il va nourrir son bétail cet hiver.
« Dans beaucoup d’endroits, même dans le Massif central, le “château d’eau” de la France, il n’y a pas de deuxième coupe d’herbe, c’est très préoccupant, explique Patrick Bénézit, responsable de l’organisation agricole FNSEA, qui compare la situation à celle de la canicule de 2003. Il dénonce « une spéculation assez désagréable » sur les prix de la paille, que les éleveurs mélangent au foin pour nourrir le bétail, qui coûterait cette année jusqu’à 100 euros la tonne, contre 60 à 80 euros l’an dernier.
Du côté de l’élevage laitier, « l’hiver risque d’être catastrophique, confie un éleveur. Pour compléter les rations des animaux, il va falloir acheter des céréales qui, elles, ont vu leur prix monter cet été. Le lait va être de plus en plus cher à produire, les coûts de revient vont augmenter. » Les cours de la viande pourraient aussi baisser si les abattages de bêtes se multiplient.
En Suède, des craintes pour les rennes
En Suède, où des feux de forêt ont détruit des milliers d’hectares desséchés en juillet, la Fédération des agriculteurs parle de la « pire crise depuis plus de cinquante ans ».
« La plupart des agriculteurs ont distribué aux animaux durant l’été les réserves de fourrage qu’ils avaient constituées pour l’hiver », explique Harald Svensson, chef économiste de l’agence gouvernementale suédoise de l’agriculture. Il annonce aussi une chute historique de 29 % de la production suédoise de céréales par rapport à 2017.
Les éleveurs sami, en Laponie, alertent sur les risques de famine des 250 000 rennes semi sauvages dont les pâturages ont brûlé ou ont été touchés par la sécheresse. Le gouvernement a débloqué une aide de 1,2 milliard de couronnes (117 millions d’euros) pour acheter du fourrage et éviter les abattages d’urgence.
En Allemagne, 340 millions d’euros d’aides

   


Berlin a annoncé mercredi le déblocage de 340 millions d’euros pour indemniser les agriculteurs allemands, après quatre mois d’une sécheresse inédite. Les dommages sur les céréales et l’élevage ont été évalués à 680 millions d’euros, et menacent de fermeture 10 000 exploitations allemandes, soit une ferme sur 25.
En Basse-Saxe, grande région agricole du pays, l’inquiétude est grande pour les exploitations fourragères, dont la production est inférieure d’au moins 40 % à celle d’une année normale.
La pénurie de céréales prive les agriculteurs de fourrage pour leurs bêtes et en fait, mécaniquement, grimper les prix. De nombreux producteurs laitiers se sont d’ores et déjà résolus à vendre leur bétail et le nombre de vaches abattues a bondi de 10 % dans les deux premières semaines de juillet.
Au Royaume-Uni, 18 % d’abattages en plus
Loin de l’image idyllique des vertes prairies anglaises, la Grande-Bretagne n’a pas connu de sécheresse comme cette année depuis quatre-vingts ans, selon l’organisme public Agriculture and Horticulture Development Board (AHDB). La collecte de lait est en forte baisse du fait du manque d’herbe.
Le coût du fourrage ayant bondi, beaucoup de bêtes ont été envoyées à l’abattoir plus tôt que d’habitude. En Grande-Bretagne, l’abattage de bovins a été 18 % plus élevé que l’an dernier en juillet, avec une bonne partie de vaches laitières, selon l’AHDB.
En Suisse, l’armée envoie de l’eau aux vaches
L’armée suisse a mobilisé au début d’août des hélicoptères pour acheminer de l’eau vers les alpages du Jura et des Alpes suisses, où des milliers de vaches sont affectées par la sécheresse et la canicule. Chaque animal doit consommer jusqu’à 150 litres d’eau par jour. « Nous avions déjà dû héliporter de l’eau parfois, mais jamais autant (…) A long terme, on ne pourra pas continuer ainsi », a déclaré à Reuters TV Grégoire Martin, un éleveur de Rossinière possédant 68 vaches et 90 veaux.
Le gouvernement suisse a détaillé le 6 août un plan d’aide aux éleveurs touchés par la sécheresse, avec réduction des droits de douane perçus sur les importations d’aliments pour le bétail et déblocage de prêts à taux zéro.

   


L’Europe propose un versement anticipé des aides
Pour Erwin Schöpges, président de l’European Milk Board, à Bruxelles, qui regroupe 100 000 petits producteurs laitiers européens, les aléas climatiques ne font qu’accentuer une situation déjà critique pour les éleveurs : « Sans cette sécheresse, les coûts de production sont déjà loin d’être couverts. On parle, pour toute l’Europe, de coûts autour de 40 à 45 centimes », alors que le prix de vente du lait en Europe « tourne autour de 30 à 33 centimes ».
Pour desserrer l’étau, la Commission européenne a promis au début d’août plusieurs mesures, comme le versement anticipé de certaines aides et des dérogations pour permettre d’utiliser l’herbe des jachères comme fourrage.



                            


                        

                        


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En Allemagne, la laborieuse sortie du charbon

Berlin doit définir un calendrier de fermeture des centrales. Les régions minières et les industriels s’inquiètent.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 09h48
    |

                            Cécile Boutelet (Jänschwalde, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Sur les murs de l’atelier réservé aux apprentis, il y a encore les panneaux datant de la RDA. Le papier a légèrement jauni, mais les inscriptions peintes à la main n’ont pas pris une écaille, et les schémas des têtes de chalumeaux sont encore « tout à fait justes », assure Jürgen Nattke, quarante-deux ans de maison, qui n’imagine pas meilleur support pour former les apprentis dont il a la charge.
Ici, à la centrale à charbon de Jänschwalde, près de Cottbus, dans le Brandebourg (Est), on conserve comme de précieuses reliques ces preuves du savoir-faire industriel de la région. Autrefois, le site assurait toute l’indépendance énergétique de l’Allemagne de l’Est. Aujourd’hui, c’est encore un des derniers grands employeurs industriels des environs. Le lignite, ce charbon très polluant brûlé dans les réacteurs du site, est toujours extrait à proximité, dans une gigantesque mine à ciel ouvert qui balafre sur des dizaines de kilomètres le sol sablonneux de la Lusace, cette région proche de la frontière polonaise.
En ce matin de la mi-août, l’atelier des apprentis de Jänschwalde est en ébullition. Le ministre des finances et vice-chancelier social-démocrate, Olaf Scholz, est de passage. « Nous voulons souligner que le charbon est encore indispensable à la sécurité énergétique de l’Allemagne », insiste le patron des lieux, Helmar Rendez, PDG de LEAG, la société qui exploite la centrale et les mines environnantes, et emploie 8 000 personnes. A côté de lui, le vice-chancelier reste placide quand un journaliste lui demande comment le maintien du site à long terme est compatible avec le respect par l’Allemagne de l’accord de Paris sur le climat conclu fin 2015. « Il y a un avenir pour cette région autour de l’énergie », répète-t-il, sans plus de précisions.

Poids du minerai dans le bilan climatique allemand trop lourd
Jänschwalde, avec sa mine et sa centrale, est une de ces plaies ouvertes de l’Allemagne d’aujourd’hui....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Une équipe française a observé rigoureusement le phénomène pour la première fois, chez cinq aras du zoo de Beauval.
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Nouveau mystère animalier : les perroquets qui rougissent d’émotion

Une équipe française a observé rigoureusement le phénomène pour la première fois, chez cinq aras du zoo de Beauval.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 05h32
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 09h51
   





                        



   


Et si les perroquets rougissaient comme les humains dans des situations d’émotions vives ? Si les chercheurs sont encore loin de comprendre le mécanisme exact, une équipe française dit avoir observé rigoureusement le phénomène pour la première fois, chez cinq aras du zoo de Beauval (Loir-et-Cher). Ils ont publié leurs résultats dans la revue scientifique américaine PLOS One, mercredi 22 août.
Une partie des joues du ara bleu et jaune (Ara ararauna) est nue, sans plumes. Cette peau blanche rougissait lors d’interactions avec les soigneurs, lors de moments considérés comme « positifs » pour les volatiles. « Les oiseaux n’ont pas de muscles sur la face, explique à l’Agence France-Presse Aline Bertin, chargée de recherche à l’INRA, qui a dirigé l’expérience. Ils n’ont jamais été étudiés pour leurs expressions faciales. »

        Lire notre chronique :
         

          Le perroquet, ce grand émotif



Anecdotiquement, les propriétaires d’aras avaient remarqué ces rougissements, tout comme chez quelques autres oiseaux sauvages. Les joues sont irriguées de vaisseaux sanguins, comme chez les humains. Mais il fallait encore documenter le phénomène.
Parades sexuelles ou situations de conflit
L’expérience a consisté à filmer et photographier les oiseaux, sur un perchoir d’une volière de Beauval, lors d’interactions organisées avec les animaliers qui s’occupent habituellement d’eux. Le plus souvent, il ressortait de ces dernières que la peau des oiseaux, autour des yeux, se mettait à rougir.
L’étude est limitée par le petit échantillon, seulement cinq volatiles. Et elle ne permet pas de conclure formellement sur la raison du rougissement. « On ne sait pas si les oiseaux peuvent ressentir des émotions positives », souligne Aline Bertin. Mais ces travaux posent les jalons de futures expériences, en créant une méthode qui permettra de « mieux comprendre la sensibilité des oiseaux ».
Les connaissances sont encore très limitées sur la partie « sensibilité » du cerveau des volatiles, alors qu’elles sont très avancées sur leur intelligence, comparable à celle des mammifères. Nombre d’entre eux savent utiliser des outils et résoudre des problèmes.

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                Le milan noir, oiseau pyromane



Côté émotion et stress, les scientifiques ont jusqu’à présent surtout décrit les parades sexuelles ou les situations de conflit, lors desquelles ce sont les plumes qui sont principalement utilisées, en étant dressées ou lissées. Mais sur leurs émotions positives, la recherche est balbutiante : « On n’imagine pas que l’oiseau peut avoir un monde émotionnel aussi complexe qu’un primate, un chien ou un chat. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ La tortue primitive présente ce qui pourrait être un commencement de carapace et un bec, une nouveauté pour un spécimen de cette époque.
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Un fossile de tortue de 230 millions d’années découvert en Chine

La tortue primitive présente ce qui pourrait être un commencement de carapace et un bec, une nouveauté pour un spécimen de cette époque.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 21h19
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 08h43
   





                        


Comment la tortue est-elle devenue tortue ? C’est une question que les scientifiques se posent depuis des années : un fossile décrit dans la revue Nature, dans son édition de mercredi 22 août, apporte quelques indices.
Les tortues possèdent des caractéristiques bien particulières : leur carapace est composée d’un plastron et d’une coquille, soudés au squelette de l’animal. Leurs mâchoires n’ont pas de dents, mais sont recouvertes d’un bec.
Comment ont-elles acquis ces caractéristiques ? C’est « l’une des énigmes les plus tenaces de l’évolution », selon les chercheurs.
Un nouveau fossile découvert dans le sud-ouest de la Chine, baptisé Eorhynchochelys sinensis et vieux de près de 230 millions d’années, donne de nouveaux éléments aux chercheurs, sans résoudre l’énigme de leur évolution.

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La tortue primitive présente des côtes larges et plates le long du dos, ce qui pourrait être un commencement de carapace.
Ce n’est pas tout, « il s’agit de la première tortue fossile à bec », déclare à l’Agence France-presse (AFP) Chun Li, chercheur à l’Académie chinoise des sciences de Pékin et coauteur de l’étude.
« Ce qui est intéressant, c’est que même si un bec s’est développé, les dents ont été préservées, c’est donc une mâchoire à demi-bec et à demi-dent, une excellente caractéristique de transition », a-t-il ajouté.
« Personne ne savait ce que c’était »
Les scientifiques disposent de très peu de fossiles de tortue et l’identification de leur ancêtre fait encore débat.
Une théorie soutient que les tortues partagent le même ancêtre que la plupart des reptiles, mais certains experts pensent que la forme du crâne des tortues modernes est une preuve du contraire.
Pour Chun Li, ce nouveau fossile fait pencher la balance vers la première théorie.
D’autres squelettes de tortues primitives ont été découverts ces dernières années, y compris un spécimen vieux de 220 millions d’années, sans coquille sur le dos mais avec un plastron entièrement formé.
Un autre fossile, vieux de 240 millions d’années, ne présente aucune trace de carapace.
Chun Li est tombé par hasard sur Eorhynchochelys sinensis, lorsqu’un musée lui a demandé en 2015 d’examiner ses fossiles de reptiles marins. Il était encore dans la roche. « Personne ne savait ce que c’était », explique le chercheur.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ En dépit d’un moratoire de 1986 et de la mobilisation des défenseurs de la faune marine, Norvège, Islande et Japon maintiennent cette pratique.
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Malgré des mesures strictes et une demande faible, la chasse à la baleine perdure

En dépit d’un moratoire de 1986 et de la mobilisation des défenseurs de la faune marine, Norvège, Islande et Japon maintiennent cette pratique.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 17h06
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 21h10
    |

            Pierre Breteau








                        



   


Certains pays comme la Norvège ou le Japon continuent de chasser la baleine, et ce, malgré le moratoire signé en 1986 sur la traque commerciale du plus grand mammifère du monde. Ainsi Oslo a augmenté de 999 à 1 278 le nombre d’individus susceptibles d’être capturés dans ses eaux en 2018, soit 28 % de plus qu’en 2017.
Parmi la vingtaine d’espèces de cétacés, d’un poids qui va de 2,5 à 7 tonnes pour l’orque à 150 tonnes pour la baleine bleue, seules quelques espèces sont toujours prisées. En Norvège et en Islande, derniers pays européens à posséder des navires spécialisés, c’est surtout la baleine de Minke qui est recherchée ; un mammifère plus petit (6 à 9 m) que la grande baleine bleue (25 mètres en moyenne), mais aussi plus « menu » : de 5 à 8 tonnes.
La situation est délicate pour l’ensemble des espèces, car leur population peine à augmenter malgré les mesures de protection instaurées dans les années 1980 et 1990. Selon une étude menée à partir de cent vingt-deux ans de données, le nombre d’animaux (spécialement les baleines bleues et les rorquals communs) pourrait n’atteindre la moitié de son niveau d’avant la chasse intensive (à partir de 1900) qu’en 2100.
Comment les baleines sont-elles protégées ?
Depuis 1986, la Commission baleinière internationale (CBI) a adopté un moratoire dans une résolution « selon laquelle les quotas de capture pour toute opération commerciale de chasse seraient fixés à zéro ». Deux exceptions néanmoins, d’un côté la chasse à des fins scientifiques et de l’autre, la chasse traditionnelle, pour les « stocks autochtones de subsistance ».
Au titre de la recherche scientifique, le Japon a tué 486 baleines de Minke en 2016, une espèce protégée. Cette faille est largement utilisée par Tokyo. Malgré l’arrêt de la Cour internationale de justice rendu le 31 mars 2014, qui avait sommé le pays de cesser ses campagnes de masse car elles ne correspondent pas aux critères scientifiques, la pratique se poursuit, aussi bien dans le Pacifique que dans l’Antarctique.
Pour ce qui est de l’autre exception, la CBI a mis en place un programme de chasse autochtone (PCA) qui établit des quotas pour chaque zone de pêche. Par exemple, les Groenlandais de l’Ouest ont le droit de « capturer » dix baleines à bosse pour la période 2015-2018.
En 1979, la CBI a créé un premier sanctuaire dans une partie de l’océan Indien, où la traque à des fins commerciales est strictement interdite. Un second a été créé en 1994 et couvre l’océan Austral, autour des terres de l’Antarctique au pôle Sud — où des bateaux japonais continuent pourtant de capturer des cétacés.
Quels pays les chassent ?
Bien qu’elles soient membres de la CBI et qu’elles aient signé le moratoire, la Norvège et l’Islande — qui a repris cette activité en 2006 après quatorze ans d’interruption — sont les seuls pays du monde à autoriser la chasse commerciale. Oslo estime à 100 000 le nombre d’individus dans ses eaux territoriales, et qu’à ce titre, ils sont suffisamment abondants pour être pêchés.
En réalité, le secteur est fortement subventionné en Norvège (pour près de la moitié du prix du produit fini, la viande), alors même que la viande de baleine ne fait pas recette auprès des consommateurs norvégiens. Une partie des prises norvégiennes s’exporte au Japon.


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Une chute des captures bien antérieure au moratoire de 1986
Ce graphique présente le nombre total de baleines chassées dans le monde, ainsi que les chiffres des trois derniers pays à les chasser aujourd'hui

Source : Whales and dolphins conversation



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Prétextant des recherches scientifiques — comme depuis 1986 et le début du moratoire —, Tokyo a encore abattu 333 baleines de Minke (dont 122 en gestation) lors du dernier été austral (entre décembre 2017 et mars 2018). Mais l’argument peine à convaincre à la fois la justice internationale et les défenseurs des animaux, car la viande du mammifère continue d’être servie dans certains restaurants japonais.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Les animaux sont empoisonnés par une algue toxique, dont le développement est favorisé par les engrais rejetés par l’agriculture industrielle.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Le ministre de l’environnement entend lutter contre les conditions « épouvantables » de certaines fermes d’élevage intensif d’animaux de compagnie.
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Maltraitance animale : le Royaume-Uni veut encadrer la vente des chiots et des chatons

Le ministre de l’environnement entend lutter contre les conditions « épouvantables » de certaines fermes d’élevage intensif d’animaux de compagnie.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 14h06
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 16h12
   





                        



   


Le gouvernement britannique veut interdire la vente de chiots et chatons de moins de six mois en dehors des élevages professionnels et des refuges animaliers afin de lutter contre les « conditions épouvantables » de certaines fermes d’élevage intensif dans lesquelles sont parfois élevés les animaux de compagnie destinés à la vente.
Dans le viseur du ministre de l’environnement Michael Gove, qui a lancé une consultation mercredi 22 août : les boutiques de vente d’animaux et autres vendeurs tiers chez lesquels seraient vendus entre 40 000 et 80 000 chiots par an, selon l’association de protection des animaux Blue Cross.
M. Gove entend ainsi lutter contre « la séparation précoce des chiots et des chatons de leur mère, leur introduction dans des environnements nouveaux et inconnus et [les] voyages multiples que les chiots ou les chatons doivent entreprendre ». « Les gens qui négligent complètement le bien-être des animaux de compagnie ne pourront plus profiter de ce commerce misérable », a insisté le ministre.
Caroline Kisko, une responsable du Kennel Club, une organisation de protection des animaux, a salué une politique qui lorsqu’elle « sera mise en œuvre, mettra fin aux souffrances de nombreux chiens ». « Elle enverra le message très fort aux acheteurs de chiots qu’il n’est jamais acceptable de voir un chiot dans un environnement autre que celui dans lequel il est né et a été élevé, et avec sa mère », a-t-elle ajouté.
Des premières mesures dès octobre
Cette consultation intervient à l’issue d’une intense campagne de sensibilisation menée autour du cas de Lucy. Forcée de mettre bas plusieurs fois par an dans une ferme à chiots galloise, la petite chienne avait été recueillie en mauvaise santé en 2013 et était morte trois ans plus tard.
Son histoire, racontée sur les réseaux sociaux par la femme qui l’avait recueillie, a ému les Britanniques, au point qu’une pétition adressée au Parlement réclamant un plus strict encadrement – surnommé « Lucy’s Law » (« loi de Lucy ») – de la vente d’animaux de compagnie avait recueilli près de 150 000 signatures.
Les premières mesures de cet encadrement, discuté depuis le mois de mai au Parlement, doivent entrer en vigueur le 1er octobre. Elles prévoient déjà d’interdire la vente par des vendeurs tiers de chiots et de chatons âgés de moins de huit semaines, mais aussi l’obligation pour les éleveurs, avant de vendre un chiot, de montrer à l’acheteur la mère aux côtés de son petit.

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Article sélectionné dans La Matinale du 21/08/2018
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Au Kerala, la fin des inondations laisse place au débat sur la gestion incontrôlée des barrages

Les pluies diluviennes, qui ont fait 231 morts, ont enfin cessé. Les experts dénoncent la responsabilité des autorités qui n’ont pas vidé les réservoirs assez tôt.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 11h32
    |

                            Guillaume Delacroix (Bombay, correspondance)








                        



                                


                            

Après l’effroi provoqué par la montée dantesque des eaux, la phobie des serpents. Mardi 21 août, la situation s’est améliorée sur le front des inondations dans l’Etat du Kerala, dans le sud-ouest de l’Inde, le déluge qui avait démarré le 8 août ayant pris fin.
Mais si le reflux des eaux a permis aux habitants de la région de commencer à sortir de chez eux, hagards, nombreux sont ceux qui ont vite rebroussé chemin. « On évite de sortir car les serpents venimeux pullulent, le gardien de mon immeuble, Rajan, en a tué plusieurs dans le hall », témoigne Nilanjana Ray, une jeune retraitée installée au quatrième étage d’un immeuble du quartier de Manjummel, dans la ville de Cochin.
En attendant que le courant revienne – « pas avant une semaine », a prévenu la compagnie d’électricité de l’Etat du Kerala –, cette rescapée a repéré « des cobras, des vipères et des kraits », nom local du Bungarus multicinctus, une espèce rayée noir et jaune particulièrement dangereuse pour l’homme.
Sauvée par une batterie que son voisin du rez-de-chaussée lui a confiée en s’enfuyant le 15 août, Nilanjana Ray a pu recharger son téléphone portable et donner des nouvelles à ses proches.
Crainte des épidémies
Sur l’île de Valia Pazhampilly, au milieu de la rivière Periyar qui a causé d’énormes dégâts en sortant de son lit, la maison d’hôtes de Pierre et Julie Abgrall, un couple de Français installé là depuis dix ans, a beaucoup souffert. « Nous avons eu deux mètres d’eau à l’intérieur et maintenant, les serpents ondulent un peu partout, témoignent-ils. Au village, une cinquantaine de personnes ont été hospitalisées pour morsures. »
Dans l’ensemble du Kerala, les autorités craignent maintenant les épidémies de leptospirose, une maladie bactérienne véhiculée par les rats, ainsi que la multiplication des cas de malaria, de dengue et de chikungunya, du fait de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Le séisme d’une magnitude comprise entre 6,3 et 7,3 n’a, à ce stade, fait aucune victime, selon les autorités.
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Un puissant tremblement de terre frappe le Venezuela

Le séisme d’une magnitude comprise entre 6,3 et 7,3 n’a, à ce stade, fait aucune victime, selon les autorités.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 03h04
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 07h28
   





                        



   


Un fort tremblement de terre, d’une magnitude comprise entre 6,3 et 7,3 selon les sources, s’est produit mardi 21 août après-midi au Venezuela. La secousse, qui a provoqué la panique parmi la population, n’aurait fait aucune victime. Le séisme a été enregistré avec une magnitude de 7,3 par l’Institut américain de géophysique (USGS), et de 6,3 par la Fondation vénézuélienne d’enquêtes sismologiques (FUNVISIS).
L’épicentre de ce tremblement de terre, qui s’est produit à 17 h 31, heure locale, se trouvait à une profondeur de 123 kilomètres, à proximité des côtes de l’Etat de Sucre, selon l’USGS. Le séisme s’est déroulé à environ 400 kilomètres à l’est de la capitale Caracas, selon la FUNVISIS.
Aucune alerte au tsunami n’a été émise dans la foulée, a annoncé le Centre d’alerte au tsunami dans le Pacifique (PTWC).
Des immeubles évacués

   


La secousse de plusieurs secondes a été ressentie à Caracas, notamment dans les immeubles à étages dont beaucoup ont été évacués. Le séisme a également été ressenti dans d’autres Etats du pays. « A l’heure qu’il est, nous ne déplorons aucune victime et sommes en cours d’évaluation des dégâts », a déclaré le ministre de l’intérieur, le général Nestor Reverol.

Imágenes de testigos del #sismo en #Venezuela, en Carapito en #Monagas y #Caracas. Cortesía de Abraham Martínez, Lu… https://t.co/qPbmIKnxcg— ReutersLatam (@Reuters Latam)


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Les réseaux sociaux ont été inondés de messages d’alerte, notamment de la part d’habitants de la région de la capitale, peu habitués à ce genre de phénomène tellurique. « Nous lançons un appel au calme », a insisté M. Reverol au cours d’une intervention télévisée.
Les deux derniers séismes les plus forts au Venezuela se sont produits le 29 juillet 1967 d’une magnitude de 6,7 à Caracas, faisant plus de 200 morts, et le 9 juillet 1997, de magnitude 7 à Cariaco (Sucre), qui avait tué 73 personnes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Vous les entendez toute l’année, mais vous ne les approchez qu’en été au bord de la mer : apprenez à reconnaître une mouette rieuse et un goéland argenté.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Comment différencier un goéland d’une mouette ?

Vous les entendez toute l’année, mais vous ne les approchez qu’en été au bord de la mer : apprenez à reconnaître une mouette rieuse et un goéland argenté.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 18h12
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 13h53
    |

            Pierre Breteau








                        


Vous les croisez sur les bords de mer, le long des canaux ou même en ville. Mais s’agit-il de mouettes ou de goélands ? Pas de panique, car si les deux espèces sont cousines — de la famille des laridés — et sont blanc et gris, elles sont reconnaissables à quelques détails.
Première indication : le lieu. Si vous êtes éloigné du littoral, il y a de grandes chances que vous entendiez des mouettes, car les goélands sont des animaux plus volontiers marins, ou proches des grandes étendues d’eau. Selon la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO, citée par le Groupe ornithologique normand), la population des goélands argentés en France dépassait 58 000 individus en 2013, contre 155 000 mouettes rieuses, environ trois fois plus nombreuses que leurs cousins les goélands argentés.

   


Seconde indication : le bec. Chez la mouette rieuse, le bec est toujours rouge voire rouge foncé — comme les pattes. Chez la mouette adulte âgée d’au moins 2 ans, lors de la période nuptiale, la tête se couvre d’un capuchon brun, qui ne laisse aucune place à la méprise avec son cousin le goéland. En plumage d’hiver, il reste deux petites taches du capuchon à l’endroit des oreilles, derrière les yeux.
Chez le goéland argenté, le bec est jaune chez l’adulte, avec une petite tache rouge sur la partie inférieure du bec. Mais chez le jeune, jusqu’à ses 4 ans, ce même bec est brun, assorti au plumage gris tacheté de brun.

   


Et le chant ?
En ville, il est plus facile d’entendre ces oiseaux que de les observer, et c’est là que les plus mélomanes s’en sortiront mieux que les autres.


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La mouette rieuse


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Le goéland argenté


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Par ailleurs, les goélands sont des « animaux sociables en toutes saisons », dit la LPO. Autrement dit si vous voyez un grand oiseau (il fait jusqu’à 160 cm d’envergure) s’approcher pour réclamer une part de votre pique-nique, vous pouvez être sûrs qu’il ne s’agit pas de mouettes, plus craintives et plus petites (jusqu’à 100 cm d’envergure) que les goélands.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Les ralentissements sont la hantise du vacancier et certains d’entre-eux semblent se former et disparaître comme par enchantement. Pour remédier à cela, étudions les oiseaux.
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Une histoire de cochons, d’oisons et de bouchons

Les ralentissements sont la hantise du vacancier et certains d’entre-eux semblent se former et disparaître comme par enchantement. Pour remédier à cela, étudions les oiseaux.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 18h00
   





                        



                                


                            
Carte blanche. Chaque année, c’est la même histoire : au moment même où vous ­commencez à sentir les bienfaits apaisants d’une combinaison heureuse ­de repos, de bonne chère et de soleil, vous vous retrouvez confiné dans l’une des millions d’automobiles couvrant le réseau routier hexagonal, tentant de rallier le bureau, le métro, la pluie… Année après année, vous avez bien essayé toutes les stratégies, partant plus tard, plus tôt, à la fraîche, à midi… Mais avec des centaines de kilomètres ­de bouchons sur les autoroutes françaises, ­on bute tôt ou tard contre un premier ralentissement majeur…
Face à l’agitation qui monte rapidement ­­de la banquette arrière, il faut inventer ­d’urgence une diversion. Alors n’y a-t-il pas, là devant nous, patience nous le verrons très bientôt, ce camion renversé sur le ­bas-côté, et ces 300 cochons tout roses qui se ­répandent sur les voies de l’autoroute, grognant et agitant leur queue en… tire-bouchon ? ­ A la grande déception du public, le camion va-t-il enfin être aperçu que le ­ralentissement se dissout comme par ­enchantement, sans raison apparente : adieu camion, adieux ­cochons…
L’émergence spontanée de ces bouchons dits « fantômes » a été beaucoup étudiée par les chercheurs. C’est un phénomène courant d’instabilité, quand deux solutions existent a priori pour le même problème : à trop grande densité, un état homogène (un flux régulier d’autos) coexiste avec un état inhomogène (des zones peu denses alternant avec des zones denses et très ralenties). ­Hélas, à cause de la lenteur de réaction des conducteurs, la première solution, qui minimise les temps de trajet, se déstabilise à la moindre perturbation (une biche dans un champ, un coup de frein), créant une augmentation de la densité de voitures qui enfle et développe très vite un bouchon. Il en va également ainsi de la fabrication des rides dans le sable de l’estran (rappelez-vous, c’était il y a quelques heures…) : la structure homogène existe,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ La crue a eu lieu dans le parc national du Pollino, en Calabre, dans le sud de l’Italie. Les recherches se poursuivent pour retrouver des survivants.
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Italie : dix morts dans la crue d’un torrent

La crue a eu lieu dans le parc national du Pollino, en Calabre, dans le sud de l’Italie. Les recherches se poursuivent pour retrouver des survivants.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 16h10
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 17h51
   





                        



   


Dix randonneurs sont morts, emportés par la crue soudaine d’un torrent du parc national du Pollino en Calabre, dans le sud de l’Italie. Des personnes portées disparues ont par ailleurs été retrouvées, a annoncé mardi 21 août la protection civile italienne. La situation reste cependant encore incertaine sur place et les recherches se poursuivent.
Le drame s’est noué lundi après-midi quand un groupe de randonneurs, qui parcourait les gorges du Raganello, a été surpris par la brusque montée des eaux. Selon la préfecture de Cosenza, 23 personnes au total ont été sauvées.
Les gorges du Raganello sont un parcours conseillé aux seuls randonneurs expérimentés en raison des nombreuses difficultés et, pendant un certain temps, il a même été interdit de s’y rendre. Les autorités locales ont depuis strictement réglementé l’accès à cette zone et ont posé des plaques sur les rochers pour permettre aux secouristes de se repérer plus facilement, selon la protection civile italienne. Le gouvernement a demandé un rapport à la préfecture de Cosenza pour mieux comprendre ce qu’il s’est passé, a fait savoir mardi le ministre de l’environnement, Sergio Costa.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Instagram, Facebook et autres réseaux sociaux sont les caisses de résonance d’artistes engagés, où ils touchent un large public.
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La défense de l’environnement, thème de prédilection des illustrateurs

Instagram, Facebook et autres réseaux sociaux sont les caisses de résonance d’artistes engagés, où ils touchent un large public.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 14h15
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 15h09
    |

                            Clémence Carayol








                        



   


Instagram, Tumblr, Facebook et autres réseaux sociaux : les artistes engagés en faveur de l’environnement les ont massivement investis. « Parce que partager un dessin sur ces canaux permet de donner envie à celui qui le verra de se renseigner plus sur le sujet, comme le gros titre d’un journal », explique Allan Barte, illustrateur féru de dessin d’humour.
Un humour souvent noir, puisque les créations de l’artiste, surtout partagées sur Facebook et Twitter, ont ces derniers temps, selon l’auteur, « surtout trait au glyphosate et à la question du broyage des poussins ». Mais pour lui, la « beauté de l’illustration » sur les réseaux sociaux réside « justement dans la possibilité de faire rire, puis de faire réfléchir un grand nombre d’’internautes ».

   


« Mes dessins sont un fou rire sur un bain de larmes », lance pour sa part Pawel Kuczynski. Cet illustrateur polonais met son coup de pinceau au profit de causes qui lui tiennent à cœur, dont l’environnement. Ses fans ont ouvert des comptes Facebook et Instagram où ils rassemblent ses œuvres, ce que l’artiste apprécie particulièrement. « Voir son œuvre vivre sa propre vie, être réinterprétée pour toucher le plus grand nombre – parfois les gens les moins éduqués – permet de faire germer les interrogations dans un vaste public », se réjouit Pawel Kuczynski.

   


Les illustratrices Fanny Lange, de son pseudo « Fanny Lng », et Camille Blache, qui œuvre sous le nom de « Blachette », principalement sur Instagram, ont lancé en juillet le hashtag #DrawForEarth (« dessiner pour la Terre »). Elles veulent « faire passer un message en douceur, en l’occurrence celui que l’environnement fait grise mine, sur le ton de l’humour mais sans donner de leçon ».
Ce mouvement numérique rassemble une vingtaine d’illustrateurs français qui consacrent une grande partie de leurs talents aux enjeux climatiques. Parmi eux, certains bénéficient déjà d’une certaine reconnaissance sur les réseaux sociaux, comme l’auteur de bandes dessinées Pacco. Pour Fanny Lange, il s’agit de « faire prendre conscience par ce mouvement que nous sommes tous responsables de nos actes, qu’il n’y a pas de petits gestes ».

   


Une certitude partagée par Cheyenne Olivier, étudiante aux Arts décoratifs de Strasbourg : « La responsabilité de l’illustrateur vis-à-vis du réchauffement climatique, de la disparition des espèces, est incommensurable, puisque par une image simple il peut provoquer l’indignation chez le moins averti des publics ».
La jeune femme dit s’adresser « à l’enfant qui demeure en chaque adulte. Grâce aux réseaux sociaux, nous pouvons l’inviter à réfléchir et à prendre conscience de l’ampleur du désastre environnemental qu’on vit aujourd’hui ».
Muriel Douru, fer de lance de l’illustration militante, assure pour sa part que sa carrière doit beaucoup aux réseaux sociaux, qui ont permis à ses créations « de voler de leurs propres ailes ». C’est d’ailleurs grâce aux retours favorables de son public, surtout sur Facebook, qu’elle peut « se consacrer presque exclusivement aujourd’hui aux illustrations engagées, pour aider tout un chacun à prendre conscience de la catastrophe environnementale qui se profile ».

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ L’Etat du Maranhao, où son corps a été retrouvé, est victime entre autres de trafiquants de bois.
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La mort suspecte de Jorginho Guajajara, leader indigène au Brésil

L’Etat du Maranhao, où son corps a été retrouvé, est victime entre autres de trafiquants de bois.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 11h39
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 11h27
    |

            Claire Gatinois (Sao Paulo, correspondante)








                        



                                


                            

L’expertise conclut à une noyade, sans marque de violence, tandis que la police rappelle le penchant de Jorginho Guajajara pour l’alcool. Mais la tribu des Indiens Guajajara refuse de réduire la mort d’un des leurs à un stupide accident d’ivrogne. A ses côtés, l’ONG Survival International souligne que, depuis 2000, environ 80 indigènes Guajajara ont été assassinés et évoque le véritable « génocide » orchestré en toute impunité par les trafiquants de bois et les chasseurs qui encerclent les terres indigènes Arariboia.
Accidentelle ou criminelle, la mort de Jorginho Guajajara, 55 ans, jette une lumière crue sur le désespoir et l’indigence auxquels sont réduites les populations indigènes du Brésil. Le corps du cacique, originaire du village de Cocalinho, a été retrouvé dimanche 12 août au petit matin sous le pont du fleuve Zutiwa à l’entrée de la ville d’Arame, une municipalité misérable de l’Etat du Maranhao, dans le nord du Brésil.
Interrogée par les enquêteurs, la femme du leader indigène, Nady, aurait confessé l’inclination de son mari pour la boisson. « Elle dit qu’il était alcoolique. Qu’il passait ses journées dehors, ivre, et que bien souvent on le retrouvait dans le caniveau », a raconté Armando Pacheco, surintendant de la police du Maranhao, au quotidien Folha de Sao Paulo. « Il n’avait pas d’ennemi car son village n’a pas de problème avec les bûcherons », aurait ajouté son épouse.
« Menaces de mort »
« La femme a été intimidée par les Blancs », répondent les défenseurs des populations indigènes, qui jugent douteux l’empressement des autorités à parler d’accident avant même la fin de l’enquête. Les proches de Jorginho Guajajara assurent, eux, que son cou était brisé au point que sa tête semblait détachée du reste du corps et que, s’il s’agit bien d’une noyade, on a pu le pousser dans l’eau.
A Arame, les Indiens souvent qualifiés d’« assistés » sont jugés inopportuns. Jorginho Guajajara...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Reconduit à ses fonctions, Malcolm Turnbull a néanmoins dû renoncer à faire inscrire dans la loi les engagements de l’Australie pris lors de l’accord de Paris.
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En Australie, le premier ministre Malcolm Turnbull sauve son poste en renoncant à ses engagements sur le climat

Reconduit à ses fonctions, Malcolm Turnbull a néanmoins dû renoncer à faire inscrire dans la loi les engagements de l’Australie pris lors de l’accord de Paris.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 10h39
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 11h07
   





                        



   


Le premier ministre australien Malcolm Turnbull a sauvé son poste de justesse, mardi 21 août, à l’issue de la plus grave crise politique de son mandat. Au prix d’un renoncement : celui de faire inscrire, dans la loi, les engagements pris par l’Australie en 2015 à l’occasion de l’accord de Paris sur le climat.
M. Turnbull a en effet décidé de déclarer son poste vacant, provoquant un vote interne qu’il a remporté par 48 voix contre 35 pour Peter Dutton, son rival au sein du Parti libéral (centre droit). Celui qui gérait jusque-là un superministère englobant la police, l’immigration ou encore les renseignements a annoncé sa démission.
« Il est vraiment important que nous mettions ces différences de côté et que nous poursuivions notre travail, qui est de nous occuper des 25 millions d’Australiens qui nous ont placés là où nous sommes, a déclaré M. Turnbull après le vote. Nous savons que la désunion sape les capacités de tous les gouvernements à faire leur travail. Et l’unité est absolument capitale. »

        Lire aussi :
         

                L’Australie reste sans projet énergétique ambitieux



Un premier ministre fragilisé
A un an des élections, la majorité accuse en effet un retard de plus en plus important dans les sondages face aux travaillistes, fragilisant la position de l’actuel premier ministre.
Considéré comme modéré, voire progressif, Malcolm Turnbull est fortement contesté au sein de son propre camp. Dernièrement, sa volonté d’inscrire dans la loi les engagements pris par son prédécesseur, Tony Abott, dans le cadre de l’accord de Paris sur le climat, a provoqué une fronde parmi les élus de droite – parmi lesquels M. Abott lui-même.
Lundi, à la veille du vote de confiance qui l’opposait à Peter Dutton, M. Turnbull avait renoncé à son projet, sans pour autant remettre en cause les engagements pris dans le cadre de l’accord de Paris. L’Australie, qui est l’un des pays qui génère le plus de gaz à effet de serre par habitant, s’est en effet engagée à réduire ses émissions de 26 % d’ici 2030.

        Voir aussi notre infographie :
         

          Climat : où en est l’accord de Paris ?







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Le bilan s’est encore alourdi et dépasse 410 morts après la mousson dans cet Etat du sud de l’Inde.
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Inde : un million de déplacés après les inondations dans le Kerala

Le bilan s’est encore alourdi et dépasse 410 morts après la mousson dans cet Etat du sud de l’Inde.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 10h04
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 10h06
   





                        



Plus d’un million de personnes sont hébergées dans plus de 3 000 camps de déplacés au Kerala, ont annoncé mardi 21 août les autorités de cet Etat du sud de l’Inde frappé par une violente mousson qui a fait plus de 410 morts.
La décrue progressive des eaux, rendue possible par l’affaiblissement de la pluie, révèle les destructions dans cette région luxuriante prisée des touristes en saison sèche. Les secouristes ont découvert lundi six nouveaux corps.
A Chengannur, l’une des villes les plus affectées, une eau encore haute d’une soixantaine de centimètres continuait de bloquer de nombreuses routes. La pluie perdurait, mais d’une intensité moindre que la semaine précédente. « Par le passé, il n’y avait jamais plus de 30 centimètres d’eau, les gens ne sont pas habitués à ça », explique un habitant qui a vu l’eau monter jusqu’à près de 2,5 mètres dans sa maison.
50 000 habitations détruites
D’après l’armée indienne, à pied d’œuvre sur le terrain, plusieurs milliers de personnes se trouvent toujours dans des habitations inondées de la ville. Selon un gradé, la plupart de ces habitants ne souhaitent pas être secourus mais seulement recevoir des vivres et de l’eau potable.
Les précipitations auraient causé la destruction de 50 000 habitations, selon Shashi Tharoor, député du Kerala et ancien haut responsable de l’ONU. La facture des inondations est évaluée à trois milliards de dollars par les autorités locales, un montant appelé à s’alourdir à mesure que la décrue dévoile l’ampleur des ravages.

        Lire aussi :
         

                Dans le sud de l’Inde, des inondations record causent des centaines de morts






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Une nouvelle directive prévoit d’annuler les restrictions de pollution produite par les centrales à charbon, une des sources d’énergie les plus polluantes.
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Article sélectionné dans La Matinale du 20/08/2018
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Comment les Etats-Unis comptent sauver leurs vieilles centrales thermiques à charbon

Une nouvelle directive prévoit d’annuler les restrictions de pollution produite par les centrales à charbon, une des sources d’énergie les plus polluantes.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 03h39
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 09h04
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            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



   


Donald Trump a défendu, mardi 21 août, au cours d’un meeting électoral en Virginie-Occidentale, la légitimité des mesures de soutien au charbon présentées le même jour par le directeur par intérim de l’Agence américaine de protection de l’environnement (Environmental Protection Agency, EPA), Andrew Wheeler. « Nous rendons leur travail à nos super-mineurs », a assuré le président des Etats-Unis, qui a promis, pendant la campagne présidentielle de 2016, une improbable renaissance de l’extraction charbonnière.
« L’ère des obligations fédérales monolithiques et bureaucratiques est terminée », avait annoncé, un peu plus tôt dans la journée, le patron de l’EPA, au cours d’une conférence téléphonique avec la presse. L’agence a décidé de désormais confier aux Etats le soin de définir leurs propres normes concernant la pollution produite par les centrales. En juin, la presse américaine avait déjà rendu compte de la volonté de cette même administration de préserver les centrales à charbon, comme les centrales nucléaires, au nom de la sécurité nationale.

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Plan bloqué
La décision de l’EPA, évoquée pour la première fois par le New York Times le 17 août, s’inscrit en droite ligne dans les efforts déployés par l’administration de Donald Trump pour revenir sur les mesures défendues par l’ex-président démocrate Barack Obama en matière d’environnement.
En 2014, ce dernier avait proposé un plan ambitieux, en vue de l’accord de Paris, conclu en 2015, pour lutter contre le réchauffement climatique, qui obligeait les Etats américains, par le biais de l’EPA, à fermer les centrales émettant le plus de gaz à effet de serre.
Ce plan, cependant, n’a jamais été appliqué. Il a été bloqué dès 2015 par une procédure en justice intentée par des gouverneurs républicains qui assuraient que l’agence outrepassait ses fonctions. La Cour suprême des Etats-Unis, la plus haute instance judiciaire du pays, a ensuite décidé que le plan resterait gelé jusqu’à ce qu’un jugement définitif soit rendu. L’administration Trump a également décidé, le 2 août, de revenir sur les objectifs d’efficacité énergétique souhaités par Barack Obama pour les véhicules.

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Produire du charbon sans charbon
La décision de l’EPA devrait également faire l’objet d’une offensive devant les tribunaux, lancée par les organisations de protection de l’environnement. Elle risque donc de ne pas entrer en vigueur avant longtemps. Elle confirme au demeurant l’attachement du président des Etats-Unis à une source d’énergie en déclin persistant depuis une décennie. Selon une note de l’Energy Information Administration datée du 3 août, la consommation de charbon des centrales utilisant ce minerai a d’ailleurs baissé de 36 % depuis 2008.
Donald Trump ne cesse de vanter sans plus d’explications, comme en Virginie-Occidentale, mardi, un « charbon propre », qui renvoie pourtant en grande partie à des techniques permettant de limiter l’émission de gaz à effet de serre par ces mêmes centrales thermiques.
Alors que le camp républicain n’a cessé de dénoncer une « guerre idéologique » des élus démocrates contre cette source d’énergie, cette dernière a surtout fait les frais de la concurrence du gaz de schiste qui est produit massivement aux Etats-Unis, ainsi que de celle des énergies renouvelables comme l’éolien. Peu coûteux, le gaz de schiste présente, en outre, l’avantage d’être beaucoup moins polluant que le charbon.
Cette réalité n’a pas échappé à l’EPA elle-même, qui ne prévoit aucun renversement de tendance pour le minerai cher au président des Etats-Unis. Elle considère que la part des centrales thermiques utilisant cette source d’énergie dans la production d’électricité va de nouveau baisser de 19 % d’ici à 2030. Un recul moindre que celui prévu dans le plan de Barack Obama (29 %), mais qui n’annonce en rien un retour au premier plan du « roi charbon ». D’autant que l’agence fait le pronostic similaire d’une baisse de 33 % de la production d’ici à 2035.

        Voir notre infographie :
         

          Comment l’homme bouscule l’équilibre du climat sur la Terre






                            


                        

                        

