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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-1"> ¤ Les faits remontent au mois d’octobre 2016. Une première plainte pour des faits bien plus anciens, datant de 1992, avait déjà été déposée à Los Angeles en avril 2018.
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Kevin Spacey visé par une nouvelle accusation d’agression sexuelle

Les faits remontent au mois d’octobre 2016. Une première plainte pour des faits bien plus anciens, datant de 1992, avait déjà été déposée à Los Angeles en avril 2018.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 11h06
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 12h07
   





                        



   


Le bureau du procureur de Los Angeles a annoncé, mercredi 22 août, qu’il examinait une seconde plainte pour agression sexuelle visant l’acteur américain Kevin Spacey.
« Une plainte pour agression sexuelle a été déposée [mardi] par le bureau du shérif du comté de Los Angeles impliquant Kevin Spacey. Elle est actuellement étudiée », a expliqué dans un communiqué le porte-parole de cette cellule spéciale, créé en novembre dernier par la procureure Jackie Lacey pour examiner les accusations d’abus sexuels contre les grands noms de Hollywood.
Si le procureur de Los Angeles n’a pas souhaité communiquer sur la nature exacte des accusations, ni l’identité de la victime, le bureau du shérif du comté a précisé que l’enquête a commencé en mai et concerne des faits datant du mois d’octobre 2016.
C’est la seconde plainte concernant des faits d’agressions sexuelles impliquant Kevin Spacey qu’examine le bureau du procureur de Los Angeles. La première plainte, déposée en avril, concerne des faits bien plus anciens, remontant à 1992. Elle est toujours « en cours d’examen ». L’acteur fait également l’objet de six enquêtes à Londres.

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Plus de trente accusations
Plus de trente hommes affirment avoir subi des avances sexuelles non consenties de la part de l’acteur qui a reçu l’Oscar du meilleur acteur pour le film American Beauty en 2000.
Parmi eux, l’acteur Anthony Rapp, quatorze ans au moment des faits, accuse Spacey d’avoir tenté de l’agresser sexuellement lors d’une soirée en 1986. Kevin Spacey, 26 ans à l’époque, se serait jeté sur lui au cours d’une soirée arrosée dans son appartement de New York. Kevin Spacey avait réagi en expliquant qu’il n’avait pas de souvenirs de cet incident.
Depuis les accusations d’Anthony Rapp, en octobre 2017, la carrière de Kevin Spacey plonge. En novembre, Netflix, la société de vidéos à la demande, a cessé ses relations avec la star de la série House of Cards, dont il était le principal acteur. La sixième et dernière saison, prévue pour le 2 novembre, se fera sans lui.
De nombreuses scènes du dernier film de Ridley Scott, All the Money in the World, sorti en décembre dernier, ont été retournées pour remplacer les apparitions de Kevin Spacey par l’acteur Christopher Plummer.
Ce week-end encore, un film avec l’acteur de 59 ans en haut de l’affiche, Billionaire Boys Club, a fait un flop monumental au box-office nord-américain, en n’empochant que quelques centaines de dollars de recettes.

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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-2"> ¤ La ministre de la culture aurait, selon « Le Canard enchaîné », fait agrandir les locaux parisiens d’Actes Sud sans autorisation ni déclaration.
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Article sélectionné dans La Matinale du 22/08/2018
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La ministre Françoise Nyssen accusée d’avoir fait agrandir les bureaux de son ancienne maison d’édition Actes Sud

La ministre de la culture aurait, selon « Le Canard enchaîné », fait agrandir les locaux parisiens d’Actes Sud sans autorisation ni déclaration.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 17h22
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 11h07
    |

                            Service France








                        



   


Une nouvelle affaire vient compliquer la rentrée du gouvernement. Selon Le Canard enchaîné du 22 août, la ministre de la culture, Françoise Nyssen, a fait agrandir de 150 mètres carrés les locaux parisiens d’Actes Sud – la maison d’édition qu’elle dirigeait avant de devenir ministre –, sans en informer la direction de l’urbanisme de la Mairie de Paris ni le fisc.
Interrogé à l’issue du conseil des ministres, mercredi 22 août, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a rappelé que « le président de la République s’[était] engagé sur l’exemplarité (…) et sur, notamment, les exigences de transparence ». « Il faut voir si la justice s’en saisit, je ne crois pas que ce soit le cas », a ajouté M. Griveaux, avant de rappeler qu’un ministre mis en examen « doit quitter le gouvernement ».
Le porte-parole a fait remarquer que, lors de son installation dans ce bâtiment parisien, la maison d’édition était « locataire » et que le local comportait déjà des mezzanines. « Quand on est locataire et qu’on s’installe quelque part, on demande rarement s’il y a eu toutes les autorisations », a plaidé le porte-parole. « Ces choses seront faites », a-t-il assuré avant de souligner que « personne en France n’est au-dessus des lois ».

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Pas de demande auprès des Bâtiments de France
Selon Le Canard enchaîné, les travaux au siège parisien d’Actes Sud – un bâtiment du XVIIIe siècle situé au cœur du Quartier latin et inscrit à l’inventaire des Monuments historiques – ont été réalisés en 2012 par l’intermédiaire de la société civile immobilière (SCI) Séguier, gérée alors par Françoise Nyssen. C’est la même SCI qui avait permis, selon l’hebdomadaire, d’acquérir ce bâtiment en 1997.
Le Canard enchaîné affirme qu’il n’y a « pas la moindre trace de dépôt d’une demande d’autorisation de bâtir » aux archives de la direction de l’urbanisme de la Mairie de Paris. Or une autorisation est nécessaire à partir de l’ajout de 20 mètres carrés.
Ces travaux, consistant principalement en l’ajout de mezzanines, auraient également dû faire l’objet d’une demande auprès des Bâtiments de France et de l’architecte en chef des Monuments historiques, ajoute l’hebdomadaire. Ce dernier écrit aussi que l’agrandissement des locaux n’a pas été signalé à l’administration fiscale. « Ce petit “oubli” a pu permettre à la société de la ministre de réduire d’un tiers l’impôt immobilier (la cotisation foncière des entreprises) qu’elle acquitte chaque année pour son siège parisien. »
Ce n’est pas la première fois que la ministre de la culture est dans le collimateur du Canard enchaîné. En juin, l’hebdomadaire avait dénoncé l’agrandissement du siège d’Actes Sud, à Arles (Bouches-du-Rhône), réalisé sans les autorisations nécessaires en 2011, avant d’être régularisé à l’entrée de Françoise Nyssen au gouvernement. Cette dernière avait alors regretté une « négligence ». Fragilisée politiquement depuis des mois, la ministre de la culture va devoir de nouveau s’expliquer.

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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-3"> ¤ Dans un communiqué, le psychanalyste et cofondateur du média alternatif de gauche appelle de nouveau à un règlement à l’amiable du conflit.
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Crise au « Média » : Gérard Miller dément avoir mis en demeure Sophia Chikirou

Dans un communiqué, le psychanalyste et cofondateur du média alternatif de gauche appelle de nouveau à un règlement à l’amiable du conflit.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 14h04
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 14h32
    |

            François Bougon








                        


Dans le feuilleton qui agite Le Média, le nouvel épisode s’intitule « Gérard Miller sort de son silence ». Le psychanalyste refusait, jusqu’à présent, de s’exprimer sur la crise qui agite le média alternatif de gauche qu’il a contribué à créer, en janvier. Finalement, il a publié un communiqué, mercredi 22 août, également signé par Henri Poulain, autre cofondateur, avec Sophia Chikirou, de l’entreprise de presse.
Dans ce texte, les deux hommes nient avoir envoyé une quelconque mise en demeure à Sophia Chikirou, comme l’a écrit Libération. « C’est la société de production Le Média, dont elle a été la présidente jusqu’au 24 juillet et où nous n’exerçons aucune fonction, qui l’a mise en demeure de restituer les 64 119,61 euros déjà encaissés et de renoncer aux 67 146 euros dont elle réclame le paiement », écrivent-ils.

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Poussée à la démission en juillet
Ils réaffirment également n’avoir jamais validé ces factures émises pour le compte de la société de l’ancienne conseillère en communication de Jean-Luc Mélenchon, Mediascop, et n’avoir jamais su que Sophia Chikirou, poussée à la démission en juillet à l’issue d’un séminaire de deux semaines, « avait chargé la société Mediascop de lui fournir des conseils et de définir la stratégie de développement et de communication du Média ».
Enfin, Gérard Miller et Henri Poulain appellent de nouveau à un règlement du conflit sans passer par les tribunaux. Leur ancienne camarade a en effet menacé de saisir la justice pour faire valoir ses droits. « Nous pensons qu’il ne nous appartient pas de trancher sur ces questions et nous souhaitons que l’avocat de Mediascop prenne contact dans les meilleurs délais avec l’avocat du Média afin d’envisager une résolution à l’amiable », concluent-ils.

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Aude Lancelin nommée à la tête de l’entreprise
Une nouvelle direction a pris le contrôle du Média fin juillet. La journaliste Aude Lancelin a été nommée à la tête de l’entreprise de presse, qui gère la petite rédaction d’une dizaine de personnes, et une directrice de production, Stéphanie Hammou, à celle de l’entreprise de production, qui s’occupe des aspects techniques.
Mme Lancelin a annoncé mardi l’arrivée d’un nouveau responsable du numérique. Un courriel a également été envoyé aux 19 000 « socios », qui par leurs contributions assurent le financement du Média, pour les appeler à poser des questions à la fois « sur le projet éditorial et la saison 2 » et sur « la gouvernance, la transparence et la place des socios dans Le Média ».

Une grande nouvelle pour @LeMediaTV. L'excellent @lucasgautheron rejoint le projet dès la semaine prochaine en tant… https://t.co/RRMcsNyAXo— alancelin (@Aude Lancelin)


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Lundi, jour de la reprise, l’un des journalistes proches de Sophia Chikirou, Serge Faubert, avait reçu un avertissement disciplinaire en raison des propos qu’il avait tenus au Monde. Cet ancien journaliste de L’Evénement du jeudi s’y était inquiété d’une « chasse aux sorcières ». Il y avait également fait part de « tentatives communautaires ou identitaires au sein de la rédaction ».

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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-4"> ¤ Journaliste, puis rédacteur en chef à Antenne 2, Jacques Abouchar fut détenu quarante jours à Kaboul en 1984. Il est mort le lundi 20 août, à Bayonne, à l’âge de 87 ans.
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édition abonné


Mort du grand reporter Jacques Abouchar

Journaliste, puis rédacteur en chef à Antenne 2, Jacques Abouchar fut détenu quarante jours à Kaboul en 1984. Il est mort le lundi 20 août, à Bayonne, à l’âge de 87 ans.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 18h59
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 19h20
    |

            François Bougon








                        



                                


                            

Le journaliste Jacques Abouchar est mort lundi 20 août, à Bayonne, à l’âge de 87 ans. Il fut une personnalité de l’audiovisuel public au temps où ce dernier régnait sans partage. Et il restera comme une figure d’autorité pour tous ceux qui ont grandi dans les années 1980, au rythme de « Récré A2 » et de Goldorak. Sérieux et élégant, foulard autour du cou, il analysait devant les caméras un monde partagé entre deux camps, l’un mené par Washington, l’autre par Moscou. Témoin privilégié de la guerre froide, il le fut jusque dans sa chair : en septembre 1984, près de cinq ans après l’entrée des chars russes en Afghanistan, il est capturé par des parachutistes soviétiques alors qu’il accompagne, avec une équipe d’Antenne 2 (ancêtre de France 2) un groupe de moudjahidine, en provenance du Pakistan, venus livrer des armes.
En France, les diplomates s’activent. Ses soutiens s’organisent. Un comité est mis sur pied et une manifestation réunit 1 500 personnes qui empruntent le trajet allant de l’ambassade d’Afghanistan à celle de l’URSS, un kilomètre et demi plus loin. A l’écran, tous les soirs, à l’heure du journal télévisé, on affiche le nombre de jours passés en prison par Jacques Abouchar.
Lors de son procès à Kaboul, le 20 octobre 1984, l’avocat général requiert à son encontre la peine de mort, notamment pour avoir franchi illégalement la frontière et s’être associé à un « groupe terroriste ». Sans avocat et avec conviction, il plaide sa cause en cinq minutes. Il est condamné à dix-huit ans de prison.
« Déçu par nos amis moudjahidine »
En France, le Parti communiste français annonce suspendre ses relations avec le Parti populaire démocratique d’Afghanistan. L’agence officielle soviétique Tass dénonce une « campagne antisoviétique et antiafghane » menée en France et accuse le premier ministre Laurent Fabius de s’y associer. Dans Le Monde, Jacques Amalric, chef du service étranger, tonne :
« Jacques Abouchar...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-5"> ¤ Le journaliste avait dénoncé dans « Le Monde » une « chasse aux sorcières » et des « tentatives communautaires ou identitaires au sein de la rédaction ».
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Serge Faubert rappelé à l’ordre par la nouvelle direction du Média

Le journaliste avait dénoncé dans « Le Monde » une « chasse aux sorcières » et des « tentatives communautaires ou identitaires au sein de la rédaction ».



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 18h45
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21.08.2018 à 18h47
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            François Bougon








                        


Serge Faubert, l’un des journalistes du Média qui ont dénoncé le départ de la cofondatrice Sophia Chikirou, s’est vu signifier un avertissement disciplinaire par la nouvelle direction du site d’information pour des propos tenus dans Le Monde. Cet ancien journaliste de L’Evénement du jeudi s’y était inquiété d’une « chasse aux sorcières ». Il y avait également fait part de « tentatives communautaires ou identitaires au sein de la rédaction ». Des propos qui n’ont pas été du goût d’Aude Lancelin, qui a remplacé Sophia Chikirou comme présidente de l’entreprise de presse.

        Lire l’article en question :
         

          Sophia Chikirou veut faire payer ses anciens camarades du « Média »



Cette sanction tombe à l’issue de semaines agitées, qui ont vu la rédaction du média alternatif de gauche se déchirer d’abord lors d’un séminaire de deux semaines en juillet, à l’issue duquel Mme Chikirou a été poussée à la démission, puis sur les réseaux sociaux.
La nouvelle direction s’interroge sur des mouvements de fonds effectués par Mme Chikirou en faveur de sa société Mediascop. L’intéressée affirme s’être fait payer des prestations connues de tous. Elle souligne également que les deux autres cofondateurs, le psychanalyste Gérard Miller et le réalisateur Henri Poulain, ont fait de même pour le compte de leurs entreprises respectives.
La semaine dernière, la nouvelle direction avait appelé à l’apaisement dans un texte signé par la majorité des employés du Média.

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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤ Le journaliste, ancien de « Libération » et de Rue89, intègre la matinale de France Inter, où il tiendra une chronique quotidienne sur l’actualité internationale.
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Pierre Haski prend la place de Bernard Guetta sur la matinale de France Inter

Le journaliste, ancien de « Libération » et de Rue89, intègre la matinale de France Inter, où il tiendra une chronique quotidienne sur l’actualité internationale.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 19h03
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 19h24
   





                        



   


Pierre Haski est le nouveau Bernard Guetta. Le journaliste va tenir une chronique quotidienne sur l’actualité internationale au sein de la matinale de France Inter, en remplacement de M. Guetta, a annoncé lundi 20 août la patronne de la radio publique, Laurence Bloch.
Pierre Haski va intégrer le « 7/9 » d’Inter lundi prochain, jour de rentrée pour les radios et télé, a-t-elle précisé sur son compte Twitter. « Tous les jours c’est à lui que reviendra désormais la mission d’analyser la marche du monde et de nous faire comprendre que nous en sommes les gardiens, ce que Bernard Guetta nous a inlassablement transmis », a ajouté la directrice de France Inter. L’intéressé s’est dit « ravi et honoré ».

Merci à @franceinter de m’accueillir dans cette belle équipe du 7/9 ! Ravi et honoré de prendre le relais de l’ami… https://t.co/cHji1aAMzG— pierrehaski (@pierre haski)


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Président de Reporters sans frontières
Pierre Haski, ancien de Libération passé par l’AFP et Europe 1, et cofondateur de Rue89 en 2007, est chroniqueur pour le magazine L’Obs. Il préside en outre l’ONG Reporters sans frontières depuis l’an dernier.
Bernard Guetta, voix familière des auditeurs de France Inter, avait décidé cet été d’arrêter sa chronique « Géopolitique », diffusée depuis 1991 sur la radio publique, pour se consacrer à des enquêtes internationales, lesquelles seront publiées par Flammarion.

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                Bernard Guetta arrête sa chronique « Géopolitique » sur France Inter






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤ Le journaliste avait été rédacteur en chef adjoint du journal télévisé du soir d’Antenne 2. En 1984, il avait passé quarante jours aux mains des forces soviéto-afghanes. Il est mort à l’âgé de 87 ans.
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Mort de Jacques Abouchar, journaliste et ex-prisonnier en Afghanistan

Le journaliste avait été rédacteur en chef adjoint du journal télévisé du soir d’Antenne 2. En 1984, il avait passé quarante jours aux mains des forces soviéto-afghanes. Il est mort à l’âgé de 87 ans.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 16h27
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 16h43
   





                        



   


Jacques Abouchar, ancien grand reporter et rédacteur en chef à Antenne 2 (France 2 à partir de 1992), connu pour avoir été détenu quarante jours à Kaboul en 1984, condamné à dix-huit ans de prison puis gracié. L’ancien journaliste est mort lundi 20 août, à l’âge de 87 ans, à Bayonne, a annoncé sa famille à l’Agence France-Presse (AFP).
Né le 1er février 1931, Jacques Abouchar, diplômé du Centre de formation des journalistes, était entré à la fin des années 1950 à la Radio-télévision française (RTF, ancêtre de l’ORTF), après plusieurs expériences dans la presse, notamment à l’AFP et à Reuters.
Il avait travaillé notamment au Liban et en Côte d’Ivoire et était devenu grand reporter au sein de l’ORTF. C’est à ce titre qu’il avait intégré Antenne 2 en 1975, lors de la création de la chaîne. En 1981, il devient rédacteur en chef adjoint du journal télévisé du soir, « A2 Dernière », puis rejoint le service étranger.
Quarante jours de captivité en Afghanistan
C’est en 1984 que son nom fait la « une » des journaux français : dans la nuit du 17 au 18 septembre, il tombe dans une embuscade en Afghanistan, tendue par les forces soviéto-afghanes au sud de Kandahar. Il vient alors d’entrer clandestinement dans ce pays pour y tourner un reportage. Si ses confrères ont pu s’enfuir, lui, blessé à l’épaule, est capturé.
Interrogé pendant trois jours par les Soviétiques, Jacques Abouchar est remis aux autorités afghanes et transféré à Kaboul, au centre d’interrogatoires de Sidorat, qu’il décrit comme la « terreur des moudjahidines ». Il expliquera plus tard au Monde ne pas avoir été témoin direct de sévices, mais avoir entendu des gémissements venus de la cellule au-dessus de la sienne.
Condamné à dix-huit ans de prison en octobre, il est transféré dans la prison de Pouli-Charki, 4 500 détenus, où il partage sa cellule avec onze autres prisonniers. « Il s’agissait pour eux de m’exhiber, et de me faire dire un certain nombre des choses », explique-t-il en 1985 sur Antenne 2. Il reste alors dans l’ignorance totale de son sort jusqu’à sa grâce, cinq jours plus tard. Il est libéré après quarante jours de détention.
Le grand reporter avait écrit plusieurs ouvrages sur l’Afghanistan et notamment Dans la cage de l’Ours (paru en 1985 chez Balland), un récit de sa captivité.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-8"> ¤ Dans un texte, 70 signataires jugent que le média alternatif de gauche ne doit pas rester « enfermé dans ses querelles intestines, qui sont sans issue ».
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La nouvelle direction du « Média » appelle à l’apaisement

Dans un texte, 70 signataires jugent que le média alternatif de gauche ne doit pas rester « enfermé dans ses querelles intestines, qui sont sans issue ».



Le Monde
 |    17.08.2018 à 17h13
    |

            François Bougon








                        


La nouvelle direction du Média – la directrice de l’entreprise de presse, la journaliste Aude Lancelin, celle de la société de production, Stéphanie Hammou, et le président de l’association, Henri Jacquet – figure parmi les plus de 70 signataires d’un texte diffusé vendredi intitulé « Il faut que la saison 2 du Média puisse commencer ». Publié sur le site du Média, il cherche à apaiser une situation qui s’est envenimée ces derniers jours, les différents protagonistes s’invectivant via les réseaux sociaux.
Pour résumer, la nouvelle direction reproche à la cofondatrice Sophia Chikirou, poussée à la démission en juillet, d’avoir géré solitairement la structure, suscitant le mécontentement d’une partie de la rédaction, et d’avoir voulu se faire payer des prestations pour le compte de sa société Mediascop sans en informer le reste de l’équipe. Mme Chikirou a menacé de saisir la justice pour faire valoir ses droits et dénonce des accusations diffamatoires.

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                Au « Média », le grand déballage se poursuit



Les signataires du texte publié vendredi 17 août – des salariés mais aussi des pigistes, bénévoles, intervenants de la plateforme lancée en janvier –, avancent deux propositions pour tenter de trouver un terrain d’entente :
« Concernant la situation financière du Média, qui est au centre de tous les débats, la proposition d’un audit est certainement la meilleure et devrait permettre de clarifier ladite situation. Quant à ce qui semble être l’autre point d’achoppement entre l’ancienne direction et la nouvelle, à savoir le règlement des factures émises par Mediascop, nous considérons de même que ce n’est à aucun d’entre nous de trancher et nous souhaitons donc que l’avocat de Mediascop prenne contact avec l’avocat du Média afin d’envisager dans les meilleurs délais une résolution à l’amiable de ce différend. »
Les signataires jugent également primordial de laisser la nouvelle équipe, qui reprend le travail lundi 20 août, préparer la « saison 2 » et « faire ses preuves ». Cependant, une partie de la rédaction qui a dénoncé le limogeage de Sophie Chikirou et un changement d’orientation du Média, avec la suppression annoncée du journal télévisé, ne figure pas parmi eux.
Enfin, certains « socios », les abonnés dont les contributions permettent au Média de vivre, ont également commencé à s’organiser en rédigeant une « motion », laquelle réclame plus de « démocratie dans la gestion du Média, prenant en compte l’avis des contributeurs financiers sur les questions essentielles ». Après le grand déballage sur les réseaux sociaux, voici venu le temps des textes et motions. En attendant la synthèse ?



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-9"> ¤ La hausse de 25 % à 2,6 millions de livres, de la rémunération de John Ridding, avait provoqué la bronca chez les salariés du quotidien financier britannique.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Le patron du « Financial Times » devra rendre son augmentation de salaire

La hausse de 25 % à 2,6 millions de livres, de la rémunération de John Ridding, avait provoqué la bronca chez les salariés du quotidien financier britannique.



Le Monde
 |    17.08.2018 à 12h39
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



   


C’est une petite ligne à la page 20 du rapport annuel du Financial Times, publié discrètement sur le registre du commerce britannique le 27 juillet, qui a mis le feu aux poudres. Conformément à la loi, le salaire du directeur général, John Ridding, y était inscrit : 2,6 millions de livres (2,9 millions d’euros) pour 2017. Soit une hausse de 25 % par rapport à l’année précédente, de 50 % par rapport à 2015 et de 170 % par rapport à 2012.
De quoi provoquer la bronca chez les salariés. Si le quotidien financier britannique est un journal qui va plutôt bien et est en train de réussir son virage numérique, les budgets sont malgré tout serrés. Les journalistes peinent à faire approuver leurs notes de frais et la trésorerie est surveillée de près. « M. Ridding a empoché 2,6 millions de livres la même année qu’on a demandé au FT d’économiser 2,5 millions de livres sur son budget éditorial, provoquant une réduction de vingt emplois de journalistes », s’agace un syndicaliste, dans un courriel interne que Le Monde s’est procuré.
Mercredi 15 août, M. Ridding a dû reconnaître sa défaite. Quelques heures avant une réunion syndicale qui risquait d’être houleuse, il a annoncé qu’il rendait son augmentation de 510 000 livres. Etant donné qu’il a déjà payé des impôts sur cette somme, il ne retournera précisément que 280 000 livres.
Dans un courriel interne au ton agacé, il s’est d’abord justifié de sa rémunération, soulignant les bons résultats du Financial Times. En particulier, le nombre d’abonnés (en ligne et sur papier) a augmenté de 65 000 personnes en 2017, à 910 000. Puis, M. Ridding admet : « Bien que nos résultats aient été solides, je reconnais que la taille du bond dans ma rémunération en 2017 paraît anormale et a provoqué la contrariété. De nombreuses décisions importantes me reviennent, mais le dur travail collectif du FT sous-tend notre succès. »
Un soupçon d’hypocrisie
Lequel succès reste cependant mince : d’après le bilan 2017, le bénéfice opérationnel de la bible de la City était de 4 millions de livres. Le salaire de son patron représentait donc plus de la moitié de ce bénéfice. Le Financial Times, qui a été racheté par l’entreprise de presse japonaise Nikkei en 2015, rétorque que les résultats publiés au registre du commerce britannique sont incomplets, ne comprenant pas l’ensemble des ressources internationales : le vrai bénéfice opérationnel serait de 20 millions de livres.
Quelle que soit la vérité des chiffres, l’augmentation du salaire de M. Ridding a provoqué le malaise. Elle pointe aussi vers un soupçon d’hypocrisie, le Financial Times se montrant régulièrement dur contre l’envolée des salaires des grands patrons. Le 1er janvier de cette année, son éditorial était limpide. « Le capitalisme a besoin d’un nouveau contrat social. (…) Les salaires disproportionnés des patrons restent une menace incendiaire pour la confiance (envers les entreprises). Les sociétés, leurs conseils d’administration et les patrons doivent faire preuve de sens de la mesure et d’autocontrôle s’ils veulent éviter de se voir imposer des limites législatives plus lourdes. » On ne saurait mieux dire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-10"> ¤ Face aux attaques du président, qui a qualifié les médias d’« ennemis du peuple », plus de 350 journaux publient jeudi des éditoriaux pour réaffirmer leur droit et devoir d’informer.
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« Trump n’est pas le premier homme politique à attaquer les médias, mais il est peut-être le plus acharné »

Face aux attaques du président, qui a qualifié les médias d’« ennemis du peuple », plus de 350 journaux publient jeudi des éditoriaux pour réaffirmer leur droit et devoir d’informer.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 16h13
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 17h38
    |

            Romain Geoffroy








                        



   


Comme souvent, Donald Trump avait répondu aux critiques par des attaques. Largement critiqué par la presse américaine pour son ton conciliant envers Vladimir Poutine lors du sommet d’Helsinki, le 16 juillet, le président américain avait qualifié les médias de « véritables ennemis du peuple ».

The Summit with Russia was a great success, except with the real enemy of the people, the Fake News Media. I look f… https://t.co/Au7K2BZjiZ— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)


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Une attaque de trop envers le quatrième pouvoir ? Un mois plus tard, plus de 350 journaux, sites et magazines américains reprennent cette expression et se rassemblent derrière le hashtag #EnemyOfNone (« ennemi de personne »). Que leur diffusion soit locale ou nationale, que leur ligne éditoriale soit progressiste ou conservatrice, des centaines de journalistes insistent, jeudi 16 août, sur l’importance de l’indépendance des médias.
« Nous avons aujourd’hui aux Etats-Unis un président qui a créé un mantra selon lequel tout média qui ne soutient pas ouvertement la politique de l’administration actuelle est “l’ennemi du peuple” », déplore le Boston Globe, le journal à l’initiative de cette campagne médiatique. Pour le quotidien du Massachusetts, l’attitude de M. Trump encourage même des présidents comme Vladimir Poutine ou Recep Tayyip Erdogan à traiter les journalistes comme des ennemis.
Même le New York Post, à la ligne éditoriale généralement pro-Trump, s’est joint à l’initiative du Boston Globe. « Qui sommes-nous pour ne pas être d’accord ? Nous soutenons une presse libre et dynamique, une nation où les puissants doivent rendre des comptes au quatrième pouvoir », écrit le tabloïd. « Est-ce que ça changera quelque chose ? Pas un brin », confesse le journal. « Tout ce que nous pouvons faire, c’est continuer à faire des reportages » malgré les critiques du pouvoir.
Un danger, selon le « New York Times »
« Cela a toujours été dans l’intérêt des puissants d’écarter et de discréditer ceux qui pourraient exercer un contrôle sur leur pouvoir, reconnaît dans son éditorial le Star Tribune, principal quotidien du Minnesota. Le président Donald Trump n’est pas le premier homme politique à attaquer ouvertement les médias pour avoir usé de leur pouvoir de contrôle. Mais il est peut-être le plus flagrant et le plus acharné. »
Le New York Times cite l’exemple de Thomas Jefferson, qui, l’année de l’adoption de la Constitution américaine, en 1787 – dont le premier amendement garantit la liberté d’expression et protège les journalistes –, écrivait dans une lettre qu’il préférerait encore « des journaux sans gouvernement » à « un gouvernement sans journaux ». Vingt ans plus tard, l’homme devenu le troisième président des Etats-Unis (1801-1809), soumis aux critiques de la presse, semblait avoir changé d’avis en affirmant que « rien de ce qui est publié dans un journal ne peut être cru ».
« Critiquer les médias – parce qu’ils ont sous-estimé ou surestimé des faits, parce qu’ils se sont trompés – est tout à fait normal », estime le quotidien new-yorkais dans son éditorial. « Les journalistes sont humains et font des erreurs. Corriger ces erreurs est au cœur de notre travail. Mais insister sur le fait que les vérités qui ne vous plaisent pas sont des “fake news” est dangereux pour la démocratie. Et qualifier les journalistes d’“ennemis du peuple” est dangereux, point. »

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                Le patron du « New York Times » dénonce la « rhétorique anti-presse » de Donald Trump



Les attaques de Donald Trump envers la presse sont particulièrement difficiles pour des journaux locaux, déjà fortement touchés par la crise économique du secteur, souligne le New York Times. « Et pourtant, les journalistes de ces médias continuent à faire ce travail difficile, à poser des questions et à raconter des histoires dont vous n’auriez pas entendu parler autrement », fait remarquer le quotidien à la diffusion internationale, invitant ses lecteurs à soutenir la presse locale.
« Le chœur des critiques haineuses s’est amplifié »
Le San Luis Obispo Tribune, par exemple, un quotidien californien qui participe à cette campagne de défense des médias en listant les reproches entendus par ses journalistes dans le cadre de leur travail, déclare : « Nous sommes nuls. Nous mentons. Nous faisons partie d’un vaste complot visant à (inscrivez ce que vous voulez). (…) Rien de tout cela n’est nouveau, mais le chœur des critiques haineuses s’est amplifié, devenant plus bruyant, plus méchant, et cela affecte tout notre personnel. »
S’adressant directement à ses lecteurs, le journal insiste sur la proximité qui existe entre les journalistes et les citoyens :
« Nous sommes membres de vos communautés. Nous couvrons les remises de diplômes et les matchs de football de vos enfants ; nous vous disons qui se présente aux élections ; nous vous informons de l’arrivée d’une nouvelle entreprise en ville. Nous écrivons sur les accidents, les arrestations et les procès criminels, et nous avons consacré de longues heures à couvrir les inondations, les tremblements de terre et les incendies. »
L’occasion de demander de qui et de quoi les journalistes sont-ils vraiment les ennemis, s’interroge le Chicago Sun-Times. « Nous sommes les ennemis de l’autorité incontrôlée et des privilèges non mérités. Nous sommes les ennemis des rues meurtrières et des gangs violents. Nous sommes les ennemis des gangsters qui tirent dans la foule. Nous sommes les ennemis des défaillances sociétales de notre ville et de notre pays qui ont créé ces gangsters et leur ont donné de l’espace », assure le quotidien de l’Illinois.
Assailli par des centaines d’éditoriaux, Donald Trump n’a pas pu s’empêcher de réagir jeudi dans quelques-uns de ses fameux Tweet matinaux :

THE FAKE NEWS MEDIA IS THE OPPOSITION PARTY. It is very bad for our Great Country....BUT WE ARE WINNING!— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)


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« LES MÉDIAS BIDON SONT LE PARTI D’OPPOSITION. C’est très mauvais pour notre grand pays… MAIS NOUS GAGNONS ! »

There is nothing that I would want more for our Country than true FREEDOM OF THE PRESS. The fact is that the Press… https://t.co/Q9FJViI0P0— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)


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« Il n’y a rien que je voudrais plus qu’un pays avec une véritable LIBERTÉ DE LA PRESSE. Le fait est que la presse est LIBRE d’écrire et de dire ce qu’elle veut, mais la plupart des choses qu’elle dit sont de FAUSSES INFORMATIONS visant à mettre en avant un agenda politique ou simplement à blesser les gens. L’HONNÊTETÉ TRIOMPHE ! »

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                A la Maison Blanche, haro sur les « médias bidon »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-11"> ¤ De la lumière à l’ombre (4/6). Durant deux ans, il a incarné le « 20 Heures » sur Antenne 2. Licencié en 1994 après l’« affaire » des gants de boxe, il tente aujourd’hui de monter une chaîne d’infos en Afrique.
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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-12"> ¤ La nouvelle direction et ses opposants s’affrontent via les réseaux sociaux. Dimanche, c’est l’un des cofondateurs, Gérard Miller, qui s’est exprimé sur sa page Facebook.
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Au « Média », le grand déballage se poursuit

La nouvelle direction et ses opposants s’affrontent via les réseaux sociaux. Dimanche, c’est l’un des cofondateurs, Gérard Miller, qui s’est exprimé sur sa page Facebook.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 14h37
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 16h52
    |

            François Bougon








                        


Au Média, c’est l’heure du grand déballage. Qui parfois tourne à l’invective, par comptes Twitter et Facebook interposés. Après les révélations de la presse sur les accusations portées par la nouvelle direction à l’encontre de l’une des cofondatrices, Sophia Chikirou – poussée à la démission en juillet –, les protagonistes multiplient communiqués et prises de position. Les uns dénoncent une tentative de putsch et des règlements de comptes, les autres cherchent à éteindre la polémique tout en évitant une possible hémorragie des « socios », ces abonnés qui constituent la source principale de financement du média alternatif de gauche, lancé en janvier.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          Sophia Chikirou veut faire payer ses anciens camarades du « Média »



Tout d’abord, l’un des cofondateurs, le psychanalyste Gérard Miller, qui a décidé de prendre du recul en démissionnant de la présidence de l’association, a publié un long texte, dimanche 12 août sur le compte Facebook des « socios », où il s’adresse directement à Sophia Chikirou – appelée à rejoindre la campagne de La France insoumise (LFI) pour les élections européennes –, rappelant leurs anciens liens d’amitié :
« Pendant un an, sans mégoter une seule fois et comme tant d’autres, je t’ai accompagnée, encouragée, défendue, tu étais LA présidente du “Média “, et tu ne pourrais pas supporter qu’Aude [Lancelin, la journaliste désormais présidente de l’entreprise de presse] ait tout simplement la possibilité de faire ses preuves ! “J’aurais dû créer le Média toute seule”, as-tu dit un jour de colère. Peut-être, mais tu l’as créé avec nous et avec des milliers de Socios — aide-le à survivre plutôt que de contribuer à le tuer. C’est toi qui as décidé de partir, arrête de considérer a priori que rien de bon ne peut te survivre. »
Il aborde également le sujet qui fâche : l’argent que réclame Sophia Chikirou au Média pour le compte de sa société de communication Mediascop correspondant à ses prestations de « direction conseil et stratégique ». Ces dernières étaient encadrées, affirme-t-elle, par une convention dont avaient connaissance les deux autres cofondateurs, Gérard Miller et Henri Poulain. Deux demandes de virement, pour un montant total de 130 000 euros, ont été présentées à la banque fin juillet, dont la deuxième a été refusée.
« C’est toi et personne d’autre qui as signé le chèque »
« Je n’ai jamais entendu parler de la convention liant le “Média” à Mediascop, convention dont tu fais état dans différents messages, et je ne souhaite pas que tu me mêles à ça. Idem quand tu expliques que le règlement de la première facture de Mediascop s’est fait sans problème, laissant là encore entendre je ne sais quel accord de ma part ou de celle des autres membres du comité de pilotage. Je ne veux pas aller sur ce terrain et je n’irai pas : tu étais présidente de la Société de production, tu as établi puis reçu cette première facture de Mediascop, c’est toi et personne d’autre qui as signé le chèque correspondant et c’est toi et personne d’autre qui l’as encaissé — point final. »
Enfin, M. Miller, qui promet d’« en finir avec l’opacité » qui caractérisait, selon lui, l’époque Chikirou, enjoint aux « socios » de donner du temps au temps et de laisser Aude Lancelin et son équipe leur présenter le nouveau projet : le JT quotidien, qui phagocytait les énergies, devrait être supprimé et l’accent mis sur l’investigation et le décryptage des médias. Mais, au sein de la rédaction, les divisions sont tout aussi vives. Et elles sont étalées sur les réseaux sociaux.
La Société des journalistes (SDJ) du Média a été la première à s’exprimer. Dans son texte, elle revient notamment sur les accusations portées par un des journalistes, Serge Faubert, qui, interrogé par Le Monde, avait dénoncé « une chasse aux sorcières [faisant] curieusement écho à des tentatives communautaires ou identitaires au sein de la rédaction ». « Nous aurions pu imaginer entendre cette position de la part d’un journaliste de Valeurs actuelles, pas du Média, ce qui nous choque terriblement. La SDJ fera de la reconnaissance du pluralisme et de la diversité dans notre rédaction un combat et s’oppose à toute velléité de les étouffer ou de les nier. Quant à ceux et celles qui craignent un “changement d’identité”, nous leur répondons que nous sommes fier-ère-s de la diversité présente au sein de notre rédaction », réagit la SDJ, tout en appelant de ses vœux un Média « réellement démocratique et transparent, avec la participation des socios ». Elle nie également toute « purge anti-FI » (La France insoumise).

Voici le dernier communiqué de la @sdj_lemedia. https://t.co/E7PdWOpF2i— sdj_lemedia (@SDJ Le Média)


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Mais, en réponse, Serge Faubert et trois autres journalistes et chroniqueur (Julie Maury, Léonard Vincent et Alexis Poulain) ont cosigné un texte dans lequel ils dénient toute légitimité à la SDJ, qualifiée d’« instrument pour la prise de pouvoir sur les sociétés du Média par une nouvelle direction ». Désapprouvant la fin annoncée du JT, ils s’inquiètent de la nomination du président de la SDJ, Théophile Kouamouo, au poste de « rédacteur en chef pour les questions d’actualité » : « Rappelons que c’est lui qui était le présentateur le jour où a été annoncé “un blessé grave à Tolbiac”, information qui s’est avérée fausse. » 

Communiqué de presse (signé) de journalistes du @LeMediaTV https://t.co/VPIaBi8PNX— Poulin2012 (@Alexis Poulin)


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-13"> ¤ Le modèle traditionnel des agences est bousculé par la concurrence conjuguée des GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) et des sociétés de conseil.
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Article sélectionné dans La Matinale du 14/08/2018
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Les grands de la publicité sous pression

Le modèle traditionnel des agences est bousculé par la concurrence conjuguée des GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) et des sociétés de conseil.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 06h29
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 10h07
    |

            François Bougon








                        



                                


                            
Début juillet, au rassemblement traditionnel des grands patrons américains des médias et des technologies à Sun Valley (Idaho), certains espéraient que le fondateur d’Amazon, Jeff Bezos, donne des détails sur les projets de son groupe tentaculaire.
En particulier sur ses ambitions dans la publicité. Car si actuellement les revenus qui en sont issus lui apportent 3 milliards de dollars (2,63 milliards d’euros) sur un chiffre d’affaires de plus de 53 milliards de dollars au deuxième trimestre, certains analystes y voient un relais de croissance important avec une prévision de 20 milliards de dollars en 2020. Mais à leur grande déception, il a parlé de l’importance des grands-parents dans une vie et de son intérêt pour le tourisme spatial…

Les publicitaires auraient bien voulu, pourtant, entendre parler d’autre chose que d’histoires de famille et d’étoiles ! Le secteur est en effet en plein bouleversement – « disruption » est le terme à la mode. Le modèle traditionnel des agences a été bousculé par la concurrence conjuguée des « GAFA » (Google, Apple, Facebook, Amazon) et des sociétés de conseil, tels Accenture et Deloitte. Et les acteurs historiques sont chahutés en Bourse : début juillet, les résultats trimestriels du numéro deux mondial Omnicom – qui possède les agences DDB, BBDO et TBWA – ou du français Publicis, dont le chiffre d’affaires a baissé de 8,3 % au deuxième trimestre, ont déçu les marchés.
Le prochain rendez-vous sera la publication des résultats semestriels du numéro un mondial, le groupe britannique WPP, dont le fondateur et patron pendant trente ans, Martin Sorrell, a été poussé vers la sortie en avril.
Des « Mad Men » aux « Math Men »
Si les dépenses publicitaires reprennent, Zenith, filiale de Publicis, prévoyant une croissance de 4,5 % en 2018, elles profitent avant tout à Google et à Facebook : le premier sait ce que vous préférez, le second ce que vous êtes…
« Fondamentalement, les annonceurs...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-14"> ¤ A l’initiative du « Boston Globe », de nombreux quotidiens vont publier jeudi des éditoriaux répondant aux diatribes contre les médias du président américain.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Plus de 200 journaux américains répliquent aux attaques de Trump contre la presse

A l’initiative du « Boston Globe », de nombreux quotidiens vont publier jeudi des éditoriaux répondant aux diatribes contre les médias du président américain.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 17h22
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 06h43
    |

            François Bougon








                        



   


Plus de 200 journaux américains vont publier le même jour, jeudi 16 août, des éditoriaux pour dénoncer « la guerre sale contre la presse libre » menée par le président Donald Trump. L’initiative vient de la responsable des pages débats du Boston Globe, Marjorie Pritchard.

The number keeps growing: More than 200 editorial boards nationwide plan to write and publish editorials on the imp… https://t.co/fjX43P5839— marjoriepritch (@marjorie pritchard)


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« Nous ne sommes pas l’ennemi du peuple », a expliqué cette dernière, faisant référence à l’expression utilisée par le locataire de la Maison Blanche lors de ses derniers meetings, tenus à l’occasion de la campagne pour les élections de mi-mandat en novembre ou sur son compte Twitter. Une expression que le complotiste Alex Jones, récemment banni de plusieurs plates-formes en ligne, affirme avoir inventée et transmise à Donald Trump en le recevant dans son émission de radio en 2015.

The Fake News hates me saying that they are the Enemy of the People only because they know it’s TRUE. I am providin… https://t.co/wPPjT7QrcY— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)


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Le texte qui sera publié jeudi par les journaux américains (des quotidiens de grandes métropoles comme Houston Chronicle, Minneapolis Star Tribune, Miami Herald ou le Denver Post, mais aussi des hebdomadaires locaux) ne sera pas le même, chacun étant libre d’utiliser ses propres mots et de conserver sa propre ligne.
Mais l’objectif est commun : dénoncer des attaques « inquiétantes », selon Marjorie Pritchard, qui a expliqué à l’agence Associated Press :
« J’espère que cela permettra aux lecteurs de réaliser qu’une attaque contre le premier amendement [qui permet la libre expression] est inacceptable. Nous sommes une presse indépendante et libre, c’est l’un des principes les plus sacrés inscrits dans la Constitution. »
Voix discordantes
Cependant, une journaliste de CNN s’interroge sur l’efficacité d’un tel geste sur ceux qui n’ont plus confiance dans les médias :
« Ce que nous devons faire réclame plus de temps et d’argent, c’est éduquer les gens à l’école sur ce que sont les informations, sur ce qui est digne de confiance ou pas, mais aussi avoir des journalistes sur le terrain qui interagissent avec les lecteurs et les téléspectateurs, expliquent comment nous travaillons, et c’est comme cela que l’on aura plus de confiance dans les médias. » 
Pour sa part, le Wall Street Journal a expliqué ne pas vouloir participer à cette campagne, jugeant notamment que publier « les mêmes critiques envers Trump au même moment n’est probablement pas le meilleur moyen d’élargir le lectorat au sein de la moitié droite de l’électorat ». Le journal juge également que cette « stratégie semble plus adaptée à la politique qu’au journalisme ».
Début août, le patron du New York Times, Arthur Gregg Sulzberger, avait révélé avoir mis en garde directement le président américain quant à ses attaques répétées contre la presse lors d’une rencontre à la Maison Blanche, évoquant une « rhétorique antipresse extrêmement troublante ».

        A lire sur le sujet :
         

          Les médias américains inquiets du climat de haine entretenu par Donald Trump






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-15"> ¤ La nouvelle direction accuse la cofondatrice du média alternatif de gauche, partie rejoindre La France insoumise, d’avoir caché la réalité des comptes.
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Article sélectionné dans La Matinale du 12/08/2018
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Sophia Chikirou veut faire payer ses anciens camarades du « Média »

La nouvelle direction accuse la cofondatrice du média alternatif de gauche, partie rejoindre La France insoumise, d’avoir caché la réalité des comptes.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 06h32
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 14h52
    |

            François Bougon








                        



                                


                            
La deuxième saison du Média n’a pas commencé, mais tout laisse penser qu’elle sera aussi trépidante que la première. Ce média alternatif de gauche lancé en janvier traverse une crise d’une ampleur inédite. Comme l’a révélé Mediapart, l’une des chevilles ouvrières du Média et ex-conseillère de communication de Jean-Luc Mélenchon, Sophia Chikirou, poussée à la démission pendant l’été, a annoncé vouloir saisir la justice, alors que la nouvelle direction s’interroge sur des mouvements de fonds réalisés juste avant qu’elle ne quitte la direction, fin juillet.
Les six premiers mois de cette petite entreprise (35 salariés dont une douzaine de journalistes) avaient déjà été riches en polémiques, notamment sur le départ de la première présentatrice ou la diffusion d’une fausse information à propos de l’évacuation policière de l’université Tolbiac… Mais, en juin, lors du dernier point d’étape diffusé sur YouTube, les dirigeants affichaient à l’écran une belle unité et un certain optimisme.
Mme Chikirou, cofondatrice aux côtés du psychanalyste Gérard Miller et du producteur Henri Poulain, revendiquait alors plus de 19 000 « socios » qui, grâce à leurs contributions, permettent à la structure de se financer. Et même si Le Média perdait 32 000 euros par mois, elle se réjouissait du lancement d’un mensuel papier, 99 %, et présentait un plan de développement prévoyant notamment la mise en place d’une coopérative pour mettre fin au bricolage juridique (une association détient deux sociétés, l’une salariant les journalistes, l’autre gérant les aspects techniques). L’objectif était d’atteindre les 25 000 « socios » d’ici à la fin de l’année 2018 pour assurer l’équilibre financier.

Deux mois plus tard, Sophia Chikirou n’imagine plus l’avenir : elle tente de justifier le passé. Tout s’est joué lors d’un séminaire de deux semaines en juillet, où, selon Henri Poulain, « certains ont dénoncé une gouvernance...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-16"> ¤ L’animateur radio le plus polémique des Etats-Unis s’est fait bannir de plusieurs réseaux sociaux lundi, mais il reste l’une des personnes les plus influentes outre-Atlantique.
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Alex Jones, figure de proue du conspirationnisme américain

L’animateur radio le plus polémique des Etats-Unis s’est fait bannir de plusieurs réseaux sociaux lundi, mais il reste l’une des personnes les plus influentes outre-Atlantique.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 16h53
    |

                            Aurore Gayte








                        



   


Le 2 décembre 2015, Alex Jones interviewait pendant trente minutes Donald Trump, alors grand favori pour l’investiture républicaine. Le complotiste, quasiment inconnu en dehors des Etats-Unis, devient alors un interlocuteur crédible, à la « réputation incroyable », selon le magnat de l’immobilier. Jones se targue depuis d’influencer le président :
« C’est incroyable d’entendre Donald Trump répéter mot pour mot des informations partagées dans notre show deux jours plus tôt. »
Mais qui est vraiment Alex Jones ? Longtemps resté un illustre inconnu, il ne brillait que par ses crises de colère, sa voix rocailleuse, son visage rond et sa coupe de cheveux souvent tournés en dérision. Jones s’est fait une place à part dans le paysage médiatique américain.
Le tournant du 11-Septembre
Né en 1974 au Texas, Alex Jones est le fils d’un dentiste et d’une mère au foyer. Après une enfance « très classique », comme il l’explique au magazine Rolling Stone dans une très longue interview accordée en 2011, il découvre, alors qu’il est au lycée, None Dare Call It Conspiracy, un brûlot complotiste et antisémite. Sa vie et sa vision du monde changent. « Les gouvernements ont toujours organisé des attentats et vendu de la drogue en cachette. Depuis le tout début », assure-t-il à Rolling Stone. 
Ses propos poussent les nouveaux propriétaires de la radio à le licencier
Une fois le lycée terminé, il se fait embaucher par la radio locale et tient son propre show, où il déverse à longueur d’émissions ses théories du complot avec une verve qui est déjà sa marque de fabrique. Il y restera six ans, jusqu’en 1999, quand ses propos poussent les nouveaux propriétaires de la radio à le licencier. Mais Jones n’en démord pas : il lance Infowars, média en ligne et plate-forme de podcasts. Il achète également du matériel radio pour pouvoir être diffusé sur une dizaine de stations à travers le pays. La machine est lancée.
Son premier coup d’éclat arrive avec le 11 septembre 2001. Les attentats sont un terreau fertile pour les théories du complot, et Jones participe à la production de Loose Change, film culte pour les conspirationnistes sorti en 2005 et vendu à plusieurs millions d’exemplaires dans le monde. Son mot d’ordre : « It was an inside job » (« Ça venait de l’intérieur »). La cote de popularité de Jones monte, plus de 100 stations radio diffusent désormais son émission. En 2006, sa popularité explose encore un peu plus après son interview de l’acteur américain Charlie Sheen, où ce dernier annonce ne pas croire à la version du gouvernement.
La foire au complot
L’élection d’Obama est une bénédiction pour Jones, boosté par les mouvements naissants des « birthers » (qui croient que Barack Obama est en réalité né au Kenya et non à Hawaï) et par les anti-Obamacare. Jones sait qu’il doit une partie de son succès aux nombreuses théories conspirationnistes qu’inspire le 44e président américain, tant et si bien qu’au moment de sa réélection, en 2012, plusieurs anciens employés d’Infowars l’entendent dire « Si Obama perd, nous sommes fichus », d’après des témoignages recueillis par Buzzfeed. Barack Obama réélu, Jones continue de surfer sur la vague naissante de l’« alt-right ».
Plus de 200 000 visiteurs par jour, pour plus de 25 millions de pages vues par mois
Si Jones reste le principal présentateur des émissions que propose Infowars, le site compte aujourd’hui 21 employés et totalise plus de 200 000 visiteurs par jour, pour plus de 25 millions de pages vues par mois. La ligne éditoriale n’a pas changé depuis ses débuts, abondant d’articles sur les derniers complots à la mode : « les vaccins causent l’autisme », « l’homme n’a jamais été sur la Lune », « un génocide blanc est en cours en Afrique du Sud », « des particules chimiques présentes dans l’eau rendent les grenouilles gays », « Hillary Clinton est à la tête d’un réseau de pédo-pornographie », etc.
Jones va même jusqu’à dire que la fusillade de l’école primaire Sandy Hook, où vingt enfants âgés de 6 à 7 ans ont perdu la vie en 2012, a été montée de toutes pièces par le gouvernement, dans le seul but d’interdire la vente d’armes semi-automatiques. Il a, à de nombreuses reprises, publiquement traité les parents des victimes d’« acteurs de crise », allant jusqu’à dire qu’« aucun enfant n’était vraiment mort ».
Rien ne va trop loin pour l’animateur. « Plus Alex Jones crie, et plus les gens l’écoutent », résume le journaliste du Washington Post Manuel Roig-Franzia, dans un portrait qui lui est consacré. Il n’est pas le seul : le Southern Poverty Law Center l’appelle « le conspirateur le plus prolifique et le plus influent des Etats-Unis » ; un ancien employé d’Infowars, dans un entretien avec Buzzfeed, le voit comme « le Goebbels de 2016 ».
« Télé-achat pour conspirationnistes »
Bien que les « fake news » publiées par Infowars aient été abondamment fact-checkées et signalées comme fausses, Jones n’en a cure. Son empire est plus puissant que jamais, au point qu’Infowars a obtenu une accréditation presse temporaire pour la Maison Blanche en mai dernier.
Infowars se porte aussi très bien au niveau financier. Ses revenus ont gonflé en même temps que sa cote de popularité, grâce à son site de vente, Infowars Life, qui rapporterait selon Jones entre 45 et 50 millions de dollars par an. Une petite fortune, dont la totalité est reversée dans la production de l’émission, toujours selon Alex Jones.
Immédiatement après l’émission sur les composants chimiques dans l’eau, Infowars Life s’est mis à vendre des filtres à eau
Créée en 2006, la boutique affiche une sélection aussi dépareillée que large, de la brosse à dents au gilet pare-balles, en passant par des pilules pour augmenter « la vitalité mâle ». Un impressionnant bazar achalandé au fil des émissions de Jones. Par exemple, immédiatement après celle sur les composants chimiques dans l’eau, Infowars Life s’est mis à vendre des filtres à eau, à grand renfort de publicité pendant son émission. Un ancien employé d’Infowars a d’ailleurs décrit la chaîne comme « un télé-achat pour conspirationnistes », à raison : près d’un quart du temps d’antenne de l’émission de Jones est consacré à la promotion des produits vendus sur le site, selon un calcul de l’équipe de LastWeekTonight.
En presque vingt ans, Alex Jones a réussi à non seulement se faire un nom, mais à devenir la référence dans son domaine. Précurseur de génie, ou bien était-il juste au bon endroit au bon moment ? Qu’importe, son statut de leader d’opinion de l’alt-right en fait aujourd’hui l’une des personnes les plus influentes des Etats-Unis. Et il a foi en l’avenir : « Trump n’était que la première vague de notre mouvement, déclarait-il à Vice en 2017, d’autres arrivent, plus grosses. Bonne chance ! »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-17"> ¤ Rapporteur de la proposition de loi contre les « fake news », qui doit revenir dans le débat parlementaire à l’automne, le député LRM Bruno Studer estime, dans une tribune au « Monde », qu’il reste nécessaire d’actualiser notre droit.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
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« La proposition de loi contre la manipulation de l’information touche là où ça fait mal »

Rapporteur de la proposition de loi contre les « fake news », qui doit revenir dans le débat parlementaire à l’automne, le député LRM Bruno Studer estime, dans une tribune au « Monde », qu’il reste nécessaire d’actualiser notre droit.



LE MONDE
 |    09.08.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
09.08.2018 à 15h07
    |

Bruno Studer (député (LRM) du Bas-Rhin)







                        



                                


                            
Tribune. J’ai toujours appelé à ne pas parler de « fake news » mais bien de « fausses informations », à l’occasion des travaux de l’Assemblée nationale. Ceci pour une raison simple mais essentielle : l’expression a été sinon inventée, au moins popularisée, par Donald Trump contre les journalistes et les médias. La loi relative à la lutte contre la manipulation de l’information que j’ai eu l’honneur de proposer avec mes collègues députés LRM vise au contraire à protéger les journalistes et les entreprises qui les emploient.
Il me semble indispensable, dans le contexte de ces derniers jours et alors que le Sénat a refusé [le 26 juillet] d’examiner cette proposition de loi, de revenir sur son esprit. Pour traiter un sujet aussi sensible, nous avons pris le temps d’un travail approfondi, en saisissant au préalable le Conseil d’Etat, dont la réputation à défendre rigoureusement les libertés publiques n’est pas à faire. Par ailleurs, si j’ai pu auditionner des personnes plus ou moins opposées à ce texte, beaucoup lui reconnaissent de nombreuses vertus.
Actualisation du droit
La première d’entre elles porte sur la notion de fausse information elle-même et la création d’une nouvelle procédure de référé. Il est reproché à ce texte d’être inutile parce que la loi de 1881 traiterait déjà des fausses nouvelles. Mais une « nouvelle » a nécessairement un caractère nouveau, donc inédit. Or, dans l’univers numérique, établir le caractère inédit d’une information relève de la gageure. La première qualité de ce texte est d’actualiser notre droit, ce qui n’est pas rien, tout s’attaquant exclusivement à la diffusion d’une fausse information (donc un fait circonstancié). Diffusion qui serait automatique, artificielle et massive, le tout dans les seuls trois mois précédent un scrutin national ou européen. La liste de ces conditions précises devrait rassurer ceux qui y voient a priori un texte dangereux… Il s’agit, de plus, de faire confiance au juge,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-18"> ¤ Dans une tribune au « Monde », la politologue Géraldine Mulhmann plaide pour une application étendue de la loi de 1881 sur la liberté de la presse, qui prévoyait déjà un délit pour « la publication, la diffusion ou la reproduction » de « nouvelles fausses ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 08/08/2018
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Loi sur les « fake news » : « Il faut refuser ce bidouillage juridique »

Dans une tribune au « Monde », la politologue Géraldine Mulhmann plaide pour une application étendue de la loi de 1881 sur la liberté de la presse, qui prévoyait déjà un délit pour « la publication, la diffusion ou la reproduction » de « nouvelles fausses ».



LE MONDE
 |    09.08.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
09.08.2018 à 08h04
    |

Géraldine Muhlmann (professeure de science politique et de philosophie à l’université Paris II-Panthéon-Assas)







                        



                                


                            
Tribune. La frénésie de légiférer, si française, est renforcée par le souci du pouvoir politique de montrer à l’opinion qu’il agit contre les maux de l’époque. Elle comporte cet implicite : avant, on ne faisait rien ; les lois étaient vides. Mais parfois, la ficelle est trop grosse. C’est le cas dans cette double proposition de loi relative à la lutte contre les fausses informations, venue des rangs de La République en marche (LRM). Elle transforme en victoire ce qui est un échec.

En effet, si cette proposition de loi existe aujourd’hui, c’est faute d’avoir réussi à rendre pleinement applicable aux réseaux sociaux la loi de 1881, pilier de notre conception de la liberté d’expression, afin de pouvoir poursuivre, là comme dans tout espace d’expression, ceux qui commettent des délits d’expression – notamment diffamations, provocations, injures mais aussi propagation de « nouvelles fausses » (article 27).
Pourtant, pendant quelques semaines, la ministre de la culture et de la communication avait, conformément au désir du président de la République, planché sur un projet de loi qui devait s’inscrire dans la loi de 1881. Il s’agissait de reprendre la définition des « nouvelles fausses » qui s’y trouve et d’introduire des ajouts précis – par exemple, une procédure en référé. Pourquoi cela a-t-il été abandonné ?
Exigence de « transparence »
Rendre la loi de 1881 parfaitement applicable aux réseaux sociaux supposait de les contraindre à entrer dans les catégories par lesquelles cette loi conçoit les responsabilités. Il s’agit d’une responsabilité en cascade : on poursuit non pas d’abord et directement les auteurs de propos délictueux, mais les directeurs de la publication ou les éditeurs ; à leur défaut, les auteurs ; à leur défaut, les imprimeurs ; à leur défaut, les vendeurs, distributeurs et afficheurs. Lorsque les directeurs de la publication ou les éditeurs sont mis en cause, les auteurs sont poursuivis...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-19"> ¤ La fusion annoncée des groupes Nine Entertainment et Fairfax Media fait craindre des plans sociaux et une atteinte au pluralisme.
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Face à Facebook et Google, l’heure est à la concentration parmi les médias australiens

La fusion annoncée des groupes Nine Entertainment et Fairfax Media fait craindre des plans sociaux et une atteinte au pluralisme.



Le Monde
 |    08.08.2018 à 12h05
    |

                            Isabelle Dellerba (Sydney, correspondance)








                        



                                


                            

Il a suffi d’un coup de fil pour bouleverser le paysage médiatique australien. Début juillet, Peter Costello, président de Nine Entertainment, premier groupe audiovisuel du pays, a appelé Nick Falloon, président de Fairfax Media, deuxième groupe de presse de l’île-continent – propriétaire de magazines, de médias numériques mais aussi de plus de 160 journaux régionaux en Nouvelle-Zélande et en Australie, dont le prestigieux quotidien Sydney Morning Herald – pour lui faire une offre d’acquisition.
Après trois semaines de pourparlers secrets, un accord d’une valeur de 4,2 milliards de dollars australiens (2,7 milliards d’euros) a été annoncé, jeudi 26 juillet. Sous réserve de l’approbation du régulateur et des actionnaires de Fairfax, les deux groupes devraient fusionner avant la fin de l’année pour former « le plus important groupe plurimédia australien ».

Le nouveau mastodonte sera dénommé Nine Entertainment Co. La marque Fairfax, qui représente un empire vieux de 177 ans et qui s’est imposée comme l’un des symboles du journalisme de qualité aux antipodes, va disparaître. Cet accord pourrait être le premier d’une série de rapprochements dans un marché médiatique qui est déjà l’un des plus concentrés au monde.
« Un modèle plus robuste »
Jusqu’en septembre 2017, au nom du pluralisme de l’information, la loi australienne imposait la règle des « deux sur trois », interdisant à un groupe de posséder à la fois une télévision, une radio et un quotidien dans une même zone géographique. La majorité conservatrice a fait sauter ce verrou anticoncentration à l’automne, en votant la réforme d’une législation vieille de plus de trente ans. L’un de ses objectifs : permettre aux médias traditionnels d’être mieux armés face à la concurrence écrasante de Google et Facebook sur le marché de la publicité numérique. Nine Entertainment Co devrait être le premier géant issu de cet amendement.
« La combinaison...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-20"> ¤ Comme Facebook, Spotify et Apple, YouTube a décidé, à son tour, de supprimer cinq des six podcasts d’Alex Jones, figure de proue de l’extrême droite complotiste américaine.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Apple, Youtube et Facebook s’attaquent aux podcasts conspirationnistes d’Infowars

Comme Facebook, Spotify et Apple, YouTube a décidé, à son tour, de supprimer cinq des six podcasts d’Alex Jones, figure de proue de l’extrême droite complotiste américaine.



Le Monde
 |    06.08.2018 à 12h35
 • Mis à jour le
07.08.2018 à 10h49
   





                        



   


Lundi 6 août, à la mi-journée, YouTube a suspendu la chaîne d’Alex Jones, qui comptait 2,4 millions d’abonnés « en raison du non-respect du règlement de la communauté ». Fin juillet, la plate-forme d’hébergement de vidéos avait déjà supprimé certains des contenus du célèbre conspirationniste américain, avant de lui interdire de diffuser en direct pendant quatre-vingt-dix jours.
La veille, dimanche, le site d’information Buzzfeed rapportait que cinq des six podcasts produits par Alex Jones avaient disparu d’iTunes et de l’application Podcasts d’Apple.
Mardi, de tous les podcasts produits par le théoricien du complot, seuls les épisodes du podcast RealNews with David Knight étaient toujours en ligne. Interrogé par Buzzfeed, Apple n’a pas souhaité commenter sa décision de laisser en ligne ce podcast en particulier.
Alex Jones, qui bénéficie d’une large audience aux Etats-Unis, est à la tête du site d’extrême droite complotiste Infowars. Créateur de contenus audio et vidéo, à l’image de War Room et d’Alex Jones Show, il fait quotidiennement la promotion de théories conspirationnistes : il avait notamment affirmé que l’attaque par arme à feu de l’école de Sandy Hook, en 2012, n’avait jamais existé.
Déjà banni de Spotify
Youtube et Apple ne sont pas les seules entreprises à avoir pris la décision de supprimer certains des contenus produits par Alex Jones. Mercredi 1er août, la plate-forme de streaming musical Spotify, pourtant habituellement réticente à l’idée de modérer ses contenus, avait confirmé avoir procédé à la suppression de plusieurs épisodes de ses podcasts. En juillet, Facebook avait déjà retiré quatre de ses vidéos et lui avait interdit d’utiliser son compte pendant trente jours.
Alex Jones a réagi à cette série de décisions dans une de ses émissions. On peut ainsi le voir hurler : « Jamais ! Vous ne vaincrez jamais l’esprit humain ! Vous ne vaincrez jamais Dieu ! Jamais ! Jamais de la vie ! »

Footage of Alex Jones reacting to his facebook and youtube channel getting terminated https://t.co/yyY2rMER2a— classiclib3ral (@PeterNorway)


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Plusieurs sites ultraconservateurs ont, de leur côté, affiché leur soutien à Alex Jones, reprenant sa thèse d’un complot de la « Big Tech », appellation qui réunit les champions de la nouvelle économie. « Les géants de la tech se sont entendus contre les conservateurs », a titré le site Gateway Pundit. « Qui tire les ficelles en coulisses ? », s’est interrogé Jim Hoft, le fondateur de cette plate-forme proche de l’extrême droite.
Dans un communiqué, Twitter a, en revanche, déclaré qu’Alex Jones ne contrevenait pas aux règles d’utilisation du réseau social.



                            


                        

                        

