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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Les vols vers Téhéran ne font plus recette dans le contexte de l’entrée en vigueur des sanctions américaines.
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Air France et British Airways annoncent l’arrêt de leurs vols vers l’Iran

Les vols vers Téhéran ne font plus recette dans le contexte de l’entrée en vigueur des sanctions américaines.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 16h57
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 17h51
   





                        



   


Les compagnies Air France et British Airways ont annoncé jeudi 23 août l’arrêt, d’ici à un mois, de leurs vols vers l’Iran.
Air France, qui avait transféré vers Joon, sa compagnie à coûts réduits, ses liaisons avec Téhéran, « est passée de trois fréquences hebdomadaires à une depuis le 4 août et arrête ses liaisons avec Téhéran le 18 septembre en raison de la faible rentabilité commerciale » de la ligne, selon le service communication du groupe.
La compagnie aérienne britannique explique de son côté, dans un communiqué, avoir pris cette décision car les vols entre Londres et Téhéran ne sont « pas viables commercialement » à l’heure actuelle. Ils ne font plus recette dans le contexte de l’entrée en vigueur des sanctions américaines.
Le transporteur présente ses excuses aux voyageurs qui prévoyaient de se rendre en Iran et dit discuter avec des compagnies aériennes partenaires afin de proposer de nouvelles réservations à ces clients. British Airways pourra alternativement proposer un remboursement ou la possibilité d’avancer son vol, précise la compagnie. Le dernier vol vers Téhéran aura lieu le 22 septembre, et celui en provenance de la capitale iranienne le 23.

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Les sanctions économiques ont changé les choses
La compagnie avait repris ses vols directs vers le pays il y a deux ans quand les sanctions contre l’Iran avaient été assouplies, rappelle la BBC. En dehors de British Airways et d’Air France, l’allemande Lufthansa dessert également l’Iran.
Mais le retrait américain de l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien et l’entrée en vigueur, au début d’août, de dures sanctions économiques ont changé les choses et remettent en cause plusieurs projets d’investissement d’entreprises européennes. L’allemand Daimler, le numéro un mondial de la voiture haut de gamme et des camions, a notamment jeté l’éponge, tandis que le français PSA prépare la suspension de ses activités.
Dans d’autres secteurs, le groupe de gaz industriel français Air Liquide a arrêté ses activités commerciales dans le pays, alors que le géant pétrolier français Total s’est officiellement désengagé de ses projets d’investissements de plusieurs milliards de dollars dans le pays.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Selon « Le Canard enchaîné », la maison d’édition naguère dirigée par la ministre de la culture n’a pas demandé d’autorisation pour agrandir ses locaux.
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Actes Sud : le parquet de Paris ouvre une enquête sur les travaux immobiliers autorisés par Françoise Nyssen

Selon « Le Canard enchaîné », la maison d’édition naguère dirigée par la ministre de la culture n’a pas demandé d’autorisation pour agrandir ses locaux.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 13h23
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 17h44
   





                        


Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire, jeudi 23 août, après les révélations du Canard enchaîné, mercredi, selon lesquelles l’ancienne patronne d’Actes Sud et désormais ministre de la culture, Françoise Nyssen, avait en 1997 augmenté de 150 m2 la surface des bureaux parisiens de la maison d’édition « sans autorisation de travaux ni déclaration au fisc ». Ces investigations, qui doivent déterminer si ces travaux respectent le code de l’urbanisme, ont été confiées à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne.
Plus tôt dans la journée, Françoise Nyssen a déclaré qu’« aucune entreprise n’est au-dessus des lois. […] La mise en conformité par Actes Sud est une évidence ». Dans un communiqué diffusé jeudi, les éditions Actes Sud disent également avoir « mandaté le cabinet de Maître Franck Benalloul, avocat au barreau de Marseille, afin qu’il entreprenne toutes les démarches qui s’avéreraient nécessaires pour une mise en conformité au code de l’urbanisme de [leurs] bureaux parisiens », au cœur du Quartier latin.
Par ailleurs, l’association de défense du patrimoine Sites & Monuments accuse Mme Nyssen de s’être « affranchie des règles du droit du patrimoine et de l’urbanisme », et a fait savoir qu’elle avait « décidé de déposer une plainte » auprès du procureur de la République contre la ministre.
« Petit “oubli” »
Selon Le Canard enchaîné du 22 août, la ministre de la culture, Françoise Nyssen, a fait agrandir de 150 mètres carrés les locaux parisiens d’Actes Sud, qu’elle dirigeait avant de devenir ministre, sans en informer la direction de l’urbanisme de la Mairie de Paris ni le fisc. Or une autorisation est nécessaire à partir de l’ajout de 20 mètres carrés.
Ces travaux, réalisés dans un bâtiment du XVIIIe siècle inscrit à l’inventaire des Monuments historiques, auraient également dû faire l’objet d’une demande auprès des Bâtiments de France et de l’architecte en chef des Monuments historiques.
« Ce petit “oubli” a pu permettre à la société de la ministre de réduire d’un tiers l’impôt immobilier [la cotisation foncière des entreprises] qu’elle acquitte chaque année pour son siège parisien », estime Le Canard enchaîné.
Interrogé mercredi, Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement, a rappelé que « le président de la République s’[était] engagé sur l’exemplarité […] et sur notamment les exigences de transparence ». En juin, l’hebdomadaire avait déjà dénoncé l’agrandissement du siège d’Actes Sud à Arles, réalisé en 2011 sans les autorisations nécessaires, cette situation ayant été régularisée avant l’entrée de Françoise Nyssen au gouvernement. La ministre avait alors regretté une « négligence ».

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Joe Kaeser, le président du directoire du groupe, avait déjà annoncé en novembre, la suppression de 10 000 postes.
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Siemens envisage de supprimer 20 000 emplois dans le monde

Joe Kaeser, le président du directoire du groupe, avait déjà annoncé en novembre, la suppression de 10 000 postes.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 12h41
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 15h37
   





                        



   


Siemens envisage de supprimer 20 000 emplois dans le cadre de son plan stratégique « Vision 2020 », rapporte jeudi 23 août la version en ligne de Manager Magazin.
C’est au cours d’une présentation à des investisseurs début août que Joe Kaeser, président du directoire du groupe industriel allemand, a expliqué vouloir réaliser des économies en réduisant ses coûts administratifs, notamment au niveau du personnel et dans les domaines juridiques et financiers. Selon M. Kaeser, les licenciements à venir ne concernent, cependant, pas les employés dans les usines.
En novembre, et malgré de bons résultats, Siemens avait déjà annoncé la suppression de 10 000 emplois, dont 6 000 au sein de Siemens Gamesa, la coentreprise formée avec le spécialiste espagnol des éoliennes, et 4 000 dans le département énergie, en particulier en Allemagne de l’Est.
Loin de la tradition allemande
Le mécontentement gronde depuis plusieurs mois au sein de Siemens : la transformation du groupe menée tambour battant par M. Kaeser suscite de grandes inquiétudes. Son idée, faire de Siemens « une flotte coordonnée et efficace ».
Dans une présentation de sa stratégie datée du 3 août, le groupe annonçait que les activités de Siemens allaient, désormais, être gérées dans « six sociétés Siemens » distinctes.
Les salariés, eux, redoutent que Siemens se transforme à terme en holding, une coquille financière vidée de sa substance, loin de la tradition industrielle allemande.
Le groupe Siemens emploie 351 000 salariés, dont 7 000 en France, d’après le site de Siemens France.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ « 60 Millions de consommateurs » a détecté des substances potentiellement toxiques « en très faible quantité » chez certaines marques.
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Des résidus toxiques toujours présents dans les couches de bébé

« 60 Millions de consommateurs » a détecté des substances potentiellement toxiques « en très faible quantité » chez certaines marques.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 12h13
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 14h03
   





                        


Des améliorations, mais encore des progrès à accomplir. C’est la conclusion de la deuxième enquête de 60 Millions de consommateurs sur la composition des couches-culottes. Le mensuel a retrouvé des résidus potentiellement toxiques « en très faible quantité » dans la moitié des douze marques testées : quatre contenaient du glyphosate – la molécule présente dans le pesticide Roundup – et une référence présentait des composés organiques volatils.
Lors d’une première série d’analyses, publiées en février 2017, dix des douze produits testés contenaient des résidus toxiques. Cette enquête avait eu un fort retentissement, et la ministre de l’environnement de l’époque, Ségolène Royal, avait alors demandé un rapport à l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).

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Les marques bien notées en 2017 se sont détériorées
Le détail des tests réalisés par le Centre d’essais de l’Institut national de la consommation montre des évolutions contrastées selon les marques :
les couches Pampers, leaders du marché, qui avaient été épinglés en 2017 ont désormais de « bons résultats » ;la marque Mots d’enfants, de Leclerc, qui s’était distinguée pour des absences de résidus toxiques en 2017, a changé de sous-traitants et contient désormais des composés organiques volatils ;l’autre marque bien notée en 2017, Love & Green, a également changé de composition et contenait en 2018 des traces de glyphosate, tout comme les couches Lotus Baby, Pommette (Intermarché) et Lillydoo ;la marque la mieux notée en 2018 est Joone, qui est aussi la plus chère.
« Dans tous les cas, les teneurs de substances indésirables restent très faibles. Le risque sanitaire semble donc minime a priori. Mais il ne peut être écarté, notamment pour le glyphosate », soupçonné d’agir comme un perturbateur endocrinien, souligne le magazine.
« Un contrôle plus sévère s’impose »
Globalement, 60 Millions de consommateurs regrette que la plupart des marques continuent à ne pas afficher sur le paquet la composition exacte de leurs produits : « Pour arriver au zéro résidu toxique dans les couches, quelles que soient les matières premières utilisées ou le sous-traitant, un contrôle plus sévère des processus de fabrication s’impose », recommande l’enquête, ainsi qu’« une réglementation plus stricte ».
La revue a passé au crible 143 autres produits d’hygiène pour bébé (eaux, laits, crèmes, liniments…). Si la majorité affiche des résultats corrects, « des motifs d’inquiétude persistent du côté de certaines marques continuant à utiliser du phénoxyéthanol, un conservateur soupçonné de toxicité ».

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Jamais le S&P 500, l’indice de référence des investisseurs, n’avait connu une phase de croissance aussi longue.
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Wall Street vit le plus long cycle de hausse de son histoire

Jamais le S&P 500, l’indice de référence des investisseurs, n’avait connu une phase de croissance aussi longue.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 10h47
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 11h06
    |

                            Véronique Chocron








                        


Il y a près de dix ans, le 15 septembre 2008, l’administration américaine laissait la banque Lehman Brothers faire faillite, entraînant le monde dans la plus grave crise financière depuis celle de 1929. Qui aurait alors imaginé que, sur les cendres de la crise, débuterait la plus longue période de hausse des marchés financiers américains ?

   


Mercredi 22 août, le S&P 500, l’indice de référence des investisseurs à la Bourse de New York, a franchi un record, celui du plus long cycle de hausse sans krach. La séquence haussière remonte au 9 mars 2009, et vient donc de dépasser, en nombre de jours, celle qui avait couru de novembre 1990 à mars 2000 (3 452 jours). Ce bull market (« marché du taureau », symbole de la puissance de Wall Street) s’est traduit par une envolée de 325 % du S&P 500 depuis son dernier point le plus bas.
Comment expliquer la durée inédite de ce cycle « haussier » ? « Nous partions de très bas, rappelle en préambule Frédéric Rollin, stratégiste de la banque Pictet. Post-crise 2008, les valorisations sur les marchés actions étaient très faibles. »

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La Bourse a profité de la politique monétaire engagée par la banque centrale américaine en réponse à la crise, puisque la baisse radicale et durable des taux a incité les investisseurs à se tourner vers des actifs plus risqués. Depuis 2015, la hausse des taux très progressive impulsée par la Fed n’a pas perturbé les marchés.

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La réforme fiscale extrêmement favorable aux entreprises américaines menée par Donald Trump n’a pas manqué de soutenir Wall Street. Les baisses d’impôts et l’incitation à rapatrier les fonds placés à l’étranger ont gonflé leurs bénéfices trimestriels et ont encouragé les groupes à accélérer leur politique de rachats d’actions.
Record de rachat d’actions
Les champions américains en excès de trésorerie s’adonnent de plus en plus frénétiquement à ces opérations qui consistent à racheter leurs propres titres puis à les supprimer, afin de faire progresser le bénéfice par action (moins d’actions à bénéfice constant) et ainsi de soutenir leurs cours de Bourse. Selon la dernière estimation de Goldman Sachs, reprise le 6 août par le Financial Times, les firmes américaines pourraient cette année racheter 1 000 milliards de dollars de leurs propres actions. Un record absolu (+ 46 % sur un an).
Wall Street serait-elle dès lors orientée artificiellement en hausse ? « Le marché est un peu cher, mais ce n’est pas scandaleux compte tenu des bénéfices affichés par les entreprises américaines, en particulier les géants de la tech, qui n’ont par ailleurs pas de dette et disposent d’une trésorerie pléthorique », estime Tangi Le Liboux, stratégiste chez Aurel-BGC. « Le cycle économique est positif sur une période particulièrement longue, renchérit Frédéric Rollin. Une économie arrive à la fin d’un cycle lorsqu’elle atteint le plein-emploi et que l’inflation resurgit. Or, aujourd’hui, aux Etats-Unis, malgré un taux de chômage très faible, l’inflation reste contenue. »
Les observateurs ne s’attendent donc pas à un renversement de tendance imminent, un bear market (« marché de l’ours », baissier), déclenché – selon une convention de marché – par un repli de 20 % du S&P. « Des signaux invitent à la prudence, prévient toutefois M. Rollin. Il existe des tensions sur le marché du travail américain, les secteurs immobilier et automobile, sensibles à la hausse des taux, marquent un peu le pas et la hausse du dollar va ralentir l’économie. » S’y ajoutent les tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Les pilotes irlandais doivent encore se prononcer sur l’accord, conclu jeudi, qui ne concerne que les conditions de travail dans le pays d’origine de la compagnie aérienne.
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Ryanair et le syndicat des pilotes irlandais parviennent à un accord

Les pilotes irlandais doivent encore se prononcer sur l’accord, conclu jeudi, qui ne concerne que les conditions de travail dans le pays d’origine de la compagnie aérienne.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 10h31
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 16h52
   





                        



   


Ryanair est parvenue à un accord, jeudi 23 août, avec le syndicat représentant ses pilotes irlandais, après une réunion marathon de vingt-deux heures entre les employés et les dirigeants de la compagnie aérienne à bas coûts.
L’accord conclu avec le syndicat Forsaz ne mettra pas fin à l’ensemble de ces conflits : hors d’Irlande, les représentants du personnel demandent surtout que chaque employé de Ryanair dispose d’un contrat de travail stable basé sur la loi de son pays de résidence.
Les pilotes irlandais de Ryanair doivent, en outre, se prononcer sur cet accord négocié par leur syndicat lors d’une consultation qui pourrait prendre environ deux semaines. S’ils l’entérinent, il s’agirait d’une victoire symbolique pour la direction de Ryanair qui montrerait ainsi sa capacité à s’entendre avec ses employés dans son pays d’origine.

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Cinq grèves durant l’été
La compagnie irlandaise a dû annuler de nombreux vols cet été en raison d’arrêts de travail de ses pilotes en Irlande, Allemagne, Belgique, Suède et Pays-Bas. Les pilotes basés à Dublin ont observé ce mois-ci leur cinquième grève de vingt-quatre heures depuis le début de l’été.
Les syndicats dénonçaient l’abus de contrats précaires et un dumping social consistant à embaucher le personnel navigant avec des contrats irlandais, très flexibles, même s’ils travaillent dans d’autres pays européens. Ils réclamaient des hausses de salaire, l’intégration des intérimaires et des contrats correspondant au pays de résidence.
L’annonce de cet accord fait grimper l’action Ryanair de 7,15 % en début d’après-midi, à la Bourse de Dublin. Mais, pour les passagers, la grève reste un mauvais souvenir, puisque la compagnie a refusé de verser des indemnités, considérant qu’il s’agissait de « circonstances exceptionnelles ».

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Au Royaume-Uni, en Allemagne ou en Suède, les températures ont été exceptionnellement chaudes, et la pluie quasi absente.
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En Europe du Nord, « il n’y a plus d’herbe, nos vaches vivent grâce au foin récolté en juin »

Au Royaume-Uni, en Allemagne ou en Suède, les températures ont été exceptionnellement chaudes, et la pluie quasi absente.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 10h10
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 16h18
   





                        


Après la canicule et les incendies, les régions du nord de l’Europe – notamment l’Allemagne, la Suède, la France et le Royaume-Uni –, moins habituées au manque d’eau que les pays méditerranéens, font face à une sécheresse qui inquiète les éleveurs. Confrontés à un manque de fourrage, ceux-ci craignent de devoir pratiquer des abattages massifs.
En France, « il n’y a plus d’herbe »
« Nos vaches vivent depuis la mi-juillet grâce au foin récolté en juin, il n’y a plus d’herbe », témoigne Jean-Guillaume Hannequin, agriculteur dans l’est de la France, qui se demande comment il va nourrir son bétail cet hiver.
« Dans beaucoup d’endroits, même dans le Massif central, le “château d’eau” de la France, il n’y a pas de deuxième coupe d’herbe, c’est très préoccupant, explique Patrick Bénézit, responsable de l’organisation agricole FNSEA, qui compare la situation à celle de la canicule de 2003. Il dénonce « une spéculation assez désagréable » sur les prix de la paille, que les éleveurs mélangent au foin pour nourrir le bétail, qui coûterait cette année jusqu’à 100 euros la tonne, contre 60 à 80 euros l’an dernier.
Du côté de l’élevage laitier, « l’hiver risque d’être catastrophique, confie un éleveur. Pour compléter les rations des animaux, il va falloir acheter des céréales qui, elles, ont vu leur prix monter cet été. Le lait va être de plus en plus cher à produire, les coûts de revient vont augmenter. » Les cours de la viande pourraient aussi baisser si les abattages de bêtes se multiplient.
En Suède, des craintes pour les rennes
En Suède, où des feux de forêt ont détruit des milliers d’hectares desséchés en juillet, la Fédération des agriculteurs parle de la « pire crise depuis plus de cinquante ans ».
« La plupart des agriculteurs ont distribué aux animaux durant l’été les réserves de fourrage qu’ils avaient constituées pour l’hiver », explique Harald Svensson, chef économiste de l’agence gouvernementale suédoise de l’agriculture. Il annonce aussi une chute historique de 29 % de la production suédoise de céréales par rapport à 2017.
Les éleveurs sami, en Laponie, alertent sur les risques de famine des 250 000 rennes semi sauvages dont les pâturages ont brûlé ou ont été touchés par la sécheresse. Le gouvernement a débloqué une aide de 1,2 milliard de couronnes (117 millions d’euros) pour acheter du fourrage et éviter les abattages d’urgence.
En Allemagne, 340 millions d’euros d’aides

   


Berlin a annoncé mercredi le déblocage de 340 millions d’euros pour indemniser les agriculteurs allemands, après quatre mois d’une sécheresse inédite. Les dommages sur les céréales et l’élevage ont été évalués à 680 millions d’euros, et menacent de fermeture 10 000 exploitations allemandes, soit une ferme sur 25.
En Basse-Saxe, grande région agricole du pays, l’inquiétude est grande pour les exploitations fourragères, dont la production est inférieure d’au moins 40 % à celle d’une année normale.
La pénurie de céréales prive les agriculteurs de fourrage pour leurs bêtes et en fait, mécaniquement, grimper les prix. De nombreux producteurs laitiers se sont d’ores et déjà résolus à vendre leur bétail et le nombre de vaches abattues a bondi de 10 % dans les deux premières semaines de juillet.
Au Royaume-Uni, 18 % d’abattages en plus
Loin de l’image idyllique des vertes prairies anglaises, la Grande-Bretagne n’a pas connu de sécheresse comme cette année depuis quatre-vingts ans, selon l’organisme public Agriculture and Horticulture Development Board (AHDB). La collecte de lait est en forte baisse du fait du manque d’herbe.
Le coût du fourrage ayant bondi, beaucoup de bêtes ont été envoyées à l’abattoir plus tôt que d’habitude. En Grande-Bretagne, l’abattage de bovins a été 18 % plus élevé que l’an dernier en juillet, avec une bonne partie de vaches laitières, selon l’AHDB.
En Suisse, l’armée envoie de l’eau aux vaches
L’armée suisse a mobilisé au début d’août des hélicoptères pour acheminer de l’eau vers les alpages du Jura et des Alpes suisses, où des milliers de vaches sont affectées par la sécheresse et la canicule. Chaque animal doit consommer jusqu’à 150 litres d’eau par jour. « Nous avions déjà dû héliporter de l’eau parfois, mais jamais autant (…) A long terme, on ne pourra pas continuer ainsi », a déclaré à Reuters TV Grégoire Martin, un éleveur de Rossinière possédant 68 vaches et 90 veaux.
Le gouvernement suisse a détaillé le 6 août un plan d’aide aux éleveurs touchés par la sécheresse, avec réduction des droits de douane perçus sur les importations d’aliments pour le bétail et déblocage de prêts à taux zéro.

   


L’Europe propose un versement anticipé des aides
Pour Erwin Schöpges, président de l’European Milk Board, à Bruxelles, qui regroupe 100 000 petits producteurs laitiers européens, les aléas climatiques ne font qu’accentuer une situation déjà critique pour les éleveurs : « Sans cette sécheresse, les coûts de production sont déjà loin d’être couverts. On parle, pour toute l’Europe, de coûts autour de 40 à 45 centimes », alors que le prix de vente du lait en Europe « tourne autour de 30 à 33 centimes ».
Pour desserrer l’étau, la Commission européenne a promis au début d’août plusieurs mesures, comme le versement anticipé de certaines aides et des dérogations pour permettre d’utiliser l’herbe des jachères comme fourrage.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Berlin doit définir un calendrier de fermeture des centrales. Les régions minières et les industriels s’inquiètent.
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En Allemagne, la laborieuse sortie du charbon

Berlin doit définir un calendrier de fermeture des centrales. Les régions minières et les industriels s’inquiètent.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 09h48
    |

                            Cécile Boutelet (Jänschwalde, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Sur les murs de l’atelier réservé aux apprentis, il y a encore les panneaux datant de la RDA. Le papier a légèrement jauni, mais les inscriptions peintes à la main n’ont pas pris une écaille, et les schémas des têtes de chalumeaux sont encore « tout à fait justes », assure Jürgen Nattke, quarante-deux ans de maison, qui n’imagine pas meilleur support pour former les apprentis dont il a la charge.
Ici, à la centrale à charbon de Jänschwalde, près de Cottbus, dans le Brandebourg (Est), on conserve comme de précieuses reliques ces preuves du savoir-faire industriel de la région. Autrefois, le site assurait toute l’indépendance énergétique de l’Allemagne de l’Est. Aujourd’hui, c’est encore un des derniers grands employeurs industriels des environs. Le lignite, ce charbon très polluant brûlé dans les réacteurs du site, est toujours extrait à proximité, dans une gigantesque mine à ciel ouvert qui balafre sur des dizaines de kilomètres le sol sablonneux de la Lusace, cette région proche de la frontière polonaise.
En ce matin de la mi-août, l’atelier des apprentis de Jänschwalde est en ébullition. Le ministre des finances et vice-chancelier social-démocrate, Olaf Scholz, est de passage. « Nous voulons souligner que le charbon est encore indispensable à la sécurité énergétique de l’Allemagne », insiste le patron des lieux, Helmar Rendez, PDG de LEAG, la société qui exploite la centrale et les mines environnantes, et emploie 8 000 personnes. A côté de lui, le vice-chancelier reste placide quand un journaliste lui demande comment le maintien du site à long terme est compatible avec le respect par l’Allemagne de l’accord de Paris sur le climat conclu fin 2015. « Il y a un avenir pour cette région autour de l’énergie », répète-t-il, sans plus de précisions.

Poids du minerai dans le bilan climatique allemand trop lourd
Jänschwalde, avec sa mine et sa centrale, est une de ces plaies ouvertes de l’Allemagne d’aujourd’hui....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ La compagnie irlandaise à bas coût a annoncé qu’elle n’indemniserait pas les passagers affectés par un retard ou une annulation de vol, au motif que les grèves de ses pilotes constitueraient des « circonstances extraordinaires qui n’auraient pas pu être évitées, même si toutes les mesures raisonnables avaient été prises ».
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Dans son dernier essai, le directeur de la stratégie d’Orange Cyberdefense Nicolas Arpagian démontre toute l’importance de diffuser une culture de la sécurité auprès de tous les échelons hiérarchiques des entreprises.
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Cybersécurité : tous ciblés

Dans son dernier essai, le directeur de la stratégie d’Orange Cyberdefense Nicolas Arpagian démontre toute l’importance de diffuser une culture de la sécurité auprès de tous les échelons hiérarchiques des entreprises.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 07h00
    |

                            Margherita Nasi








                        



                                


                            

Livre. Le 7 juin 2013, The Guardian et The Washington Post révèlent l’existence d’un programme d’espionnage à grande échelle conduit depuis 2007 par la NSA [National Security Agency, l’agence nationale de sécurité américaine]. Ses agents, ainsi que ceux du FBI, ont accès aux serveurs de neuf géants d’Internet pour y consulter les courriels, vidéos, fichiers informatiques et autres données diffusées par des internautes.
Le 23 octobre 2013, Der Spiegel affirme que le portable d’Angela Merkel est écouté en direct par les « grandes oreilles » étatsuniennes. En juin 2015, le site Wikileaks révèle que c’est aussi le cas de Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande.
« Avec ces annonces, l’opinion comprend que ces services qu’elle utilise quotidiennement dans sa vie personnelle et professionnelle sont des mémoires exhaustives de ses faits et gestes », constate Nicolas Arpagian dans La Cybersécurité. A chacun le devoir de s’informer sur les enjeux de la sécurité numérique.
Diffuser une culture de la sécurité
Des premiers pirates technologiques qui, à partir des années 1980, affrontèrent les équipes de R&D des plus grands conglomérats industriels à l’opération « Avalanche » en 2016, où des enquêteurs de trente nationalités ont travaillé quatre ans pour identifier des pirates qui avaient infecté des centaines de milliers d’ordinateurs répartis dans cent quatre-vingts pays, le directeur de la stratégie d’Orange Cyberdefense commence par revenir sur la genèse de la cybersécurité.
La réputation est un actif stratégique pour une entreprise : y porter atteinte peut causer des dégâts financiers considérables
En janvier 2013, un seul tweet posté à partir d’un compte ayant usurpé le logo et le nom de la société de Bourse américaine Muddy Waters fait chuter de 25 % le cours de Bourse de la société Audience, cotée au Nasdaq. La réputation est un actif stratégique pour...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ La coalition au pouvoir à Rome multiplie les déclarations contradictoires à propos de son budget 2019, qui préoccupe Bruxelles et les marchés.
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Les inquiétudes montent autour du budget italien

La coalition au pouvoir à Rome multiplie les déclarations contradictoires à propos de son budget 2019, qui préoccupe Bruxelles et les marchés.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 06h23
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 10h13
    |

                            Margherita Nasi et 
Marie Charrel








                        



                                


                            

Alors que le chapitre de la crise grecque vient de se refermer, la solidité de la zone euro pourrait de nouveau être mise à l’épreuve à la rentrée. Cette fois, c’est la troisième économie de l’union monétaire, l’Italie, qui sera sous le feu des projecteurs.
Au moment où la coalition entre le Mouvement 5 Etoiles (M5S, anti-système) et la Ligue (extrême droite) s’apprête à dévoiler les premiers arbitrages de son prochain budget, ses membres multiplient les déclarations contradictoires et les provocations envers Bruxelles. « La stratégie budgétaire, encore peu claire et imprévisible, commence à inquiéter les marchés », observe Nicola Nobile, chez Oxford Economics, à Milan.
La Commission européenne doit recevoir en octobre le budget 2019 du pays, pour approbation. Mais la confrontation avec Rome aura probablement lieu bien avant. Lundi 20 août, le secrétaire d’Etat, Giancarlo Giorgetti, membre de la Ligue, a ainsi déclaré « ne pas exclure » que le déficit public italien dépasse le seuil européen des 3 % du produit intérieur brut (PIB) en 2019. Le même jour, le ministre de l’intérieur, Matteo Salvini, leader de la Ligue, promettait « un programme de grands travaux comme celui engagé par le président Trump », en réaction à l’effondrement, le 14 août, du viaduc autoroutier de Gênes.

Si ce drame a révélé la fragilité des infrastructures italiennes, il a aussi alimenté la rhétorique anti-européenne déployée par M. Salvini depuis son arrivée. Lui qui ne manque jamais de souligner que « la règle des 3 % n’est pas inscrite dans la Bible » a accusé, le 15 août, les « engagements extérieurs » – c’est-à-dire les règles budgétaires européennes – d’avoir empêché l’Italie d’investir « dans la sécurité des écoles et des autoroutes ». Ce dont la Commission de Bruxelles s’est aussitôt défendue, soulignant qu’elle avait au contraire encouragé Rome à investir dans...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Les Etats-Unis ont annoncé vouloir taxer 16 milliards de dollars de produits chinois importés. Les Chinois ont immédiatement annoncé la même mesure.
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Entre la Chine et les Etats-Unis, de nouvelles taxes douanières pour 16 milliards de dollars et des menaces

Les Etats-Unis ont annoncé vouloir taxer 16 milliards de dollars de produits chinois importés. Les Chinois ont immédiatement annoncé la même mesure.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 06h16
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 10h24
   





                        



L’administration du président américain Donald Trump a averti, jeudi 23 août, qu’une série de taxes douanières seraient appliquées sur 16 milliards de dollars (13,8 milliards d’euros) de produits chinois importés aux Etats-Unis. Une mesure destinée à punir Pékin, accusé de pratiques commerciales déloyales.
Celle-ci a provoqué, presque instantanément, la riposte du gouvernement chinois qui a décidé d’imposer des frais de douanes sur 16 milliards de dollars de produits américains importés aux Etats-Unis.
Le ministère chinois du commerce s’était dit, quelques minutes après la mise en place des sanctions américaines, « contraint » à « de nécessaires représailles ». Pékin avait alors précisé « être fermement opposé » aux nouvelles sanctions adoptées par Washington. Le pays devrait par ailleurs déposer une plainte auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
Discussions américano-chinoises
La nouvelle tranche de droits de douane imposés par les Etats-Unis porte à un total de 50 milliards de dollars les marchandises chinoises taxées à 25 % en entrant sur le territoire américain.
Cette escalade, qui pourrait être suivie, outre-Atlantique dès septembre, par une nouvelle vague sur 200 milliards de dollars d’importations supplémentaires, vient quelques heures avant la deuxième journée de discussions entre Américains et Chinois à Washington.
Ces débats, qui ont pour objectif de tenter de mettre fin à la guerre commerciale entre les deux premières puissances économiques mondiales, s’annoncent compliqués.

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                Dans la guerre commerciale avec les Etats-Unis, la Chine hésite à monter au front






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Si le Brexit a un impact fort sur le marché mondial de l’immobilier de luxe en 2017, il n’en est pas de même de l’élection de Donald Trump.
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Immobilier de luxe : Paris revient dans la course

Si le Brexit a un impact fort sur le marché mondial de l’immobilier de luxe en 2017, il n’en est pas de même de l’élection de Donald Trump.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 06h15
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 07h18
    |

            Jérôme Porier








                        



   


Quelles sont les villes préférées des riches ? Entre 2016 et 2017, Paris est passée de la cinquième à la deuxième place dans le classement des villes préférées en matière d’immobilier de luxe réalisé par les réseaux Barnes et Warburg. Paris précède désormais Londres, et arrive juste derrière New York. « Autre remontée, encore plus spectaculaire, celle de Los Angeles qui se hisse à la troisième place alors que la cité des Anges était classée onzième l’an passé », écrivent les auteurs du rapport.

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                Ce qu’il faut savoir pour acheter en Espagne



Deux des quatre villes arrivées en tête en 2017 sont américaines (New York et Los Angeles). Les débuts de la mandature Trump n’ont donc pas diminué l’attrait des riches pour les Etats-Unis. Un constat qu’il faut tempérer car les populations de ces deux villes sont majoritairement hostiles à l’actuel hôte de la Maison Blanche.
Paris jugée « plus stable » que Barcelone
Sur le Vieux Continent, la principale nouveauté est le déclin de Londres, qui recule de deux places. Un effet collatéral du Brexit ? « En partie, mais pas seulement, estiment les auteurs du rapport. Il s’agit plutôt d’un atterrissage en douceur. La clientèle internationale reste présente. D’autant que la baisse de la livre crée des opportunités pour ceux qui investissent en dollars et en euros. »
Paris et New York ont clairement profité du départ annoncé de la Grande-Bretagne de l’Union européenne. Paris a, en outre, bénéficié d’une période favorable depuis l’élection d’Emmanuel Macron, avec notamment la désignation de la capitale française comme ville hôte des Jeux olympiques de 2024. « Divers éléments qui font de la capitale française une métropole jugée plus stable et attractive que Barcelone, par exemple », poursuit l’étude.

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Les chiffres témoignent de cette dynamique. Ainsi, les transactions sur les biens haut de gamme (à plus d’un million d’euros) ont bondi de 25 % en 2017 selon Barnes, et les prix ont progressé en moyenne de 10 %. Le marché du luxe parisien a été dopé par la forte présence des acheteurs étrangers. Dans certains arrondissements parisiens, ils ont représenté jusqu’au tiers des acquéreurs. Barnes souligne également le dynamisme des acheteurs français. Le remplacement de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) par l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) n’a manifestement pas freiné les décisions d’achat dans le luxe.

Quelle définition de la richesse ?
Pour réaliser cette étude, Barnes et Warburg ont interrogé deux types de population dans le monde : des personnes dont la fortune dépasse 30 millions de dollars (25,86 millions d’euros), que les anglo-saxons désignent par le sigle UHNWI (ultra high net worth individual), et ceux qui possèdent un patrimoine personnel compris entre 1 et 30 millions de dollars, désignés par le sigle HNWI (high net worth individual).





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Pour s’abonner, les utilisateurs français sont désormais redirigés vers le site mobile, pour éviter la commission de 30 % que prennent ces plates-formes.
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App Store, Google Play… Netflix ne veut plus passer à la caisse

Pour s’abonner, les utilisateurs français sont désormais redirigés vers le site mobile, pour éviter la commission de 30 % que prennent ces plates-formes.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 18h41
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 10h23
    |

            Vincent Fagot








                        



   


Est-ce le début d’une bataille de titans, opposant Netflix à Google et Apple ? Selon l’article publié, mardi 21 août, par le site américain TechCrunch, la plate-forme de vidéo en ligne teste un nouveau parcours d’abonnement dans trente-trois pays (dont la France) à destination des nouveaux utilisateurs ayant téléchargé son application sur l’App Store d’Apple : ceux-ci sont désormais automatiquement redirigés vers le site mobile de Netflix pour finaliser leur achat.
L’intérêt pour Netflix ? Echapper, pour ces nouveaux abonnés, à la commission de 30 % que ponctionne la marque à la pomme. Du côté de Netflix, on tente de nuancer le sens de cette initiative : « Nous faisons sans cesse des essais pour améliorer le parcours d’inscription afin de mieux comprendre ce que nos membres préfèrent. »
La société effectue ainsi environ 250 tests par an, que ce soit sur son parcours d’abonnement ou sur l’ergonomie de sa page d’accueil. Ces essais consistent à exposer une partie de son audience à de nouvelles fonctionnalités. En fonction de l’intérêt suscité auprès des utilisateurs, ces innovations sont ou non déployées.
130 millions d’utilisateurs
Mais l’initiative n’est pas isolée : depuis le mois de mai, Netflix ne permet plus aux utilisateurs d’appareils Android de souscrire un nouvel abonnement ou de se réinscrire via le service Google Play – qui impose le même niveau de commission qu’Apple (30 % au premier abonnement, puis 15 % à chaque renouvellement annuel). Ils sont directement facturés par Netflix. Pour un service qui compte 130 millions d’utilisateurs, l’intérêt de ne plus payer ces commissions est évident.
Désireux de réduire sa dépendance au duopole Apple-Google, Netflix multiplie aussi les partenariats avec des acteurs tels que les fournisseurs d’accès à Internet ou les fabricants de téléviseurs, qui se montrent moins gourmands tout en lui offrant une bonne visibilité sur les interfaces de leurs produits.
Netflix n’est pas la première compagnie à contester le modèle imposé par les deux géants du numérique. Depuis trois ans au moins, le service de musique en ligne Spotify est en guerre contre Apple, dont le service Apple Music est un concurrent direct.
En 2016, une version de son application lui permettant de contourner le passage à la caisse chez Apple n’avait pas été validée par la marque à la pomme. Depuis, les utilisateurs sont incités à s’abonner directement sur le site de Spotify où le service est 23 % moins cher que sur l’App Store.
Récemment, c’est le jeu vidéo à succès Fortnite qui a annoncé qu’il ne serait plus présent sur le Play Store de Google : « Cela représente un coût élevé pour les développeurs qui doivent déjà couvrir tous les coûts de développement, d’exploitation et de support de leurs jeux. Et il est disproportionné par rapport au coût des services fournis par ces magasins », s’est justifié Tim Sweeney, le patron d’Epic Games, l’éditeur du jeu, sur le site spécialisé Eurogamer.
Magasins incontournables pour les petits acteurs
Ces magasins d’applications restent toutefois incontournables pour les acteurs de petite et moyenne tailles qui y voient bien des avantages : toute une gamme d’outils mis à leur disposition pour développer à moindres frais (des systèmes de géolocalisation aux dispositifs de réalité augmentée) ; la garantie de pouvoir atteindre immédiatement une audience mondiale.
Et pour ceux qui proposent des services payants (abonnement, achats intégrés), des solutions particulièrement efficaces pour faire passer l’utilisateur à la caisse : les utilisateurs se sont habitués, sur ses plates-formes, à réaliser leurs achats d’un simple geste sans même avoir à saisir d’informations les concernant, celles-ci ayant été préalablement renseignées à l’ouverture du compte. Quant à ceux qui y souscrivent des abonnements, le renouvellement se fait automatiquement… « Rendre l’abonnement aussi fluide, c’est la grande force de ces magasins d’application. Toute étape que vous rajoutez à ce processus réduit vos chances de finaliser la transaction », explique Thierry Guiot, directeur pour l’Europe du Sud d’App Annie, société d’analyse du marché des applications.
Oser sortir de cet environnement présente donc un certain nombre de risques. Ne peuvent se le permettre que des sociétés ayant déjà une popularité mondiale, et portées par une forte demande. Ce qui est le cas de Netflix et Epic Games.
Si leurs initiatives se révélaient gagnantes, elles peuvent faire des émules et ainsi mettre sous pression Google, et plus encore Apple, qui réalise près de 18 % de son chiffre d’affaires grâce à l’App Store.
Quelles pourraient être leur réponse ? Compliquer l’accès à ces services sur leur plate-forme, comme Apple l’a fait en 2016 avec Spotify, les exposerait à des accusations de politique anticoncurrentielle – en particulier, pour Apple qui ambitionne de rivaliser avec Netflix dans le secteur du streaming vidéo. L’autre option consisterait à revoir leurs commissions à la baisse. Les paris sont ouverts.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ La ministre de la culture aurait, selon « Le Canard enchaîné », fait agrandir les locaux parisiens d’Actes Sud sans autorisation ni déclaration.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤                     


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La ministre Françoise Nyssen accusée d’avoir fait agrandir les bureaux de son ancienne maison d’édition Actes Sud

La ministre de la culture aurait, selon « Le Canard enchaîné », fait agrandir les locaux parisiens d’Actes Sud sans autorisation ni déclaration.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 17h22
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 11h07
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                            Service France








                        



   


Une nouvelle affaire vient compliquer la rentrée du gouvernement. Selon Le Canard enchaîné du 22 août, la ministre de la culture, Françoise Nyssen, a fait agrandir de 150 mètres carrés les locaux parisiens d’Actes Sud – la maison d’édition qu’elle dirigeait avant de devenir ministre –, sans en informer la direction de l’urbanisme de la Mairie de Paris ni le fisc.
Interrogé à l’issue du conseil des ministres, mercredi 22 août, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a rappelé que « le président de la République s’[était] engagé sur l’exemplarité (…) et sur, notamment, les exigences de transparence ». « Il faut voir si la justice s’en saisit, je ne crois pas que ce soit le cas », a ajouté M. Griveaux, avant de rappeler qu’un ministre mis en examen « doit quitter le gouvernement ».
Le porte-parole a fait remarquer que, lors de son installation dans ce bâtiment parisien, la maison d’édition était « locataire » et que le local comportait déjà des mezzanines. « Quand on est locataire et qu’on s’installe quelque part, on demande rarement s’il y a eu toutes les autorisations », a plaidé le porte-parole. « Ces choses seront faites », a-t-il assuré avant de souligner que « personne en France n’est au-dessus des lois ».

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Pas de demande auprès des Bâtiments de France
Selon Le Canard enchaîné, les travaux au siège parisien d’Actes Sud – un bâtiment du XVIIIe siècle situé au cœur du Quartier latin et inscrit à l’inventaire des Monuments historiques – ont été réalisés en 2012 par l’intermédiaire de la société civile immobilière (SCI) Séguier, gérée alors par Françoise Nyssen. C’est la même SCI qui avait permis, selon l’hebdomadaire, d’acquérir ce bâtiment en 1997.
Le Canard enchaîné affirme qu’il n’y a « pas la moindre trace de dépôt d’une demande d’autorisation de bâtir » aux archives de la direction de l’urbanisme de la Mairie de Paris. Or une autorisation est nécessaire à partir de l’ajout de 20 mètres carrés.
Ces travaux, consistant principalement en l’ajout de mezzanines, auraient également dû faire l’objet d’une demande auprès des Bâtiments de France et de l’architecte en chef des Monuments historiques, ajoute l’hebdomadaire. Ce dernier écrit aussi que l’agrandissement des locaux n’a pas été signalé à l’administration fiscale. « Ce petit “oubli” a pu permettre à la société de la ministre de réduire d’un tiers l’impôt immobilier (la cotisation foncière des entreprises) qu’elle acquitte chaque année pour son siège parisien. »
Ce n’est pas la première fois que la ministre de la culture est dans le collimateur du Canard enchaîné. En juin, l’hebdomadaire avait dénoncé l’agrandissement du siège d’Actes Sud, à Arles (Bouches-du-Rhône), réalisé sans les autorisations nécessaires en 2011, avant d’être régularisé à l’entrée de Françoise Nyssen au gouvernement. Cette dernière avait alors regretté une « négligence ». Fragilisée politiquement depuis des mois, la ministre de la culture va devoir de nouveau s’expliquer.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Les possibilités de dérogation à la législation encadrant le travail dominical, qui concerne un salarié sur cinq, sont déjà nombreuses.
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Des députés LRM veulent assouplir la législation sur le travail du dimanche

Les possibilités de dérogation à la législation encadrant le travail dominical, qui concerne un salarié sur cinq, sont déjà nombreuses.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 13h19
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 15h02
    |

                            Catherine Quignon








                        



                                


                            

Serpent de mer des débats publics, le travail du dimanche refait à nouveau surface. Dans une tribune parue le 19 août dans le JDD, plusieurs députés de La République en marche (LRM) plaident pour un nouvel assouplissement de la législation encadrant le travail dominical.
les établissements dont le fonctionnement est rendu nécessaire par l’activité ou les besoins du public ont le droit d’ouvrir le dimanche
Aujourd’hui, travailler le week-end est loin d’être exceptionnel : 4,2 millions de salariés ont travaillé au moins un dimanche par mois en 2015, selon le service des statistiques du ministère du travail (Dares), soit près d’un salarié sur cinq. Quant aux indépendants : ils sont plus d’un million à travailler au moins un dimanche par mois, soit 37 % de cette catégorie d’actifs.
Il faut dire que la loi permet déjà à de nombreuses entreprises d’exercer leur activité le dimanche, sous conditions. Si le Code du travail précise que « dans l’intérêt des salariés, le repos hebdomadaire est donné le dimanche », il prévoit aussi de nombreuses exceptions. Et les majorations de salaire en cas de travail dominical ne sont pas toujours prévues.

Ainsi, les établissements dont le fonctionnement est rendu nécessaire par l’activité ou les besoins du public ont le droit d’ouvrir le dimanche. La liste est vaste : les restaurants, les hôpitaux, mais aussi les magasins de bricolage ou les entreprises de spectacle sont concernés. Tous ces établissements peuvent déroger de droit à la règle du repos dominical, sans majoration obligatoire de salaire. Même chose pour le commerce de détail alimentaire, où le repos dominical peut être accordé seulement à partir de 13 heures le dimanche. Les salariés « rattrapent » alors leur repos hebdomadaire un autre jour.

Les entreprises industrielles dont les équipes travaillent par roulement peuvent également déroger à la règle du repos hebdomadaire : soit par accord collectif ou d’entreprise,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Editorial. Avec la fin du troisième plan d’aide européen, Athènes s’émancipe de son étroite tutelle financière, mais le coût de l’opération pour les Grecs a été terrible. Rarement un pays se sera appauvri en si peu de temps.
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Euro : l’amère odyssée de la Grèce

Editorial. Avec la fin du troisième plan d’aide européen, Athènes s’émancipe de son étroite tutelle financière, mais le coût de l’opération pour les Grecs a été terrible. Rarement un pays se sera appauvri en si peu de temps.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 11h24
   





                        


Editorial du « Monde ». Alexis Tsipras a choisi l’île d’Ithaque pour saluer, mardi 21 août, la « libération » de la Grèce du douloureux programme d’assistance financière dont elle dépendait depuis huit ans. Tel Ulysse regagnant son île après la guerre de Troie au terme d’une décennie de périples en mer, le premier ministre grec a tenté de donner une tonalité victorieuse à cette « odyssée des temps modernes ». « Aujourd’hui, la Grèce reprend son destin en main », a poursuivi M. Tsipras : « une nouvelle ère » s’est ouverte.

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Le dirigeant grec a quelque raison de vouloir marquer cette étape. Elus en 2015 sur un programme de gauche radicale et la promesse de mettre fin à l’aide financière extérieure, Alexis Tsipras et son parti, Syriza, durent rapidement faire volte-face et accepter un troisième plan d’assistance draconien pour éviter la faillite du pays et sa sortie de l’euro. Après trois plans d’aide, 289 milliards d’euros de prêts, huit ans de tutelle de ses créanciers et d’austérité imposée, Athènes va de nouveau pouvoir se financer sur les marchés. Laminée par des années de récession, l’économie grecque se porte aujourd’hui un peu mieux. La croissance, avec laquelle elle a renoué en 2017, devrait frôler les 2 % cette année. Le chômage, qui culminait à 27 %, est repassé sous la barre des 20 %.

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Loin d’Ithaque, les dirigeants de l’Union européenne se sont aussi, bien que plus prosaïquement, félicités de l’émancipation de la Grèce de son étroite tutelle financière. Pour la zone euro, qui n’avait jamais été confrontée à une crise d’une telle gravité et n’y était absolument pas préparée, le pire a été évité : la banqueroute et le chaos qui aurait suivi ont été épargnés à la Grèce et à ses créanciers, l’euro ne s’est pas effondré et les Grecs ont pu se maintenir au sein de l’UE, comme ils le souhaitaient. Jamais l’Europe n’avait engagé de telles sommes pour sauver l’économie d’un Etat membre. Le « Grexit » n’a pas eu lieu.
Un sérieux examen de conscience à faire pour l’UE
Pour autant, l’humeur n’est festive ni à Athènes ni à Bruxelles. Comment le pourrait-elle ? Le coût de l’opération pour les Grecs a été terrible. Rarement un pays se sera appauvri en si peu de temps. Le PIB a fondu de 25 %. Le chômage a poussé près d’un demi-million de personnes, pour la plupart jeunes, à l’émigration. Quelque 250 000 PME ont fait faillite. L’administration reste défaillante, le système de santé délabré. Pour les Grecs, l’argument selon lequel l’alternative aurait été pire est une maigre consolation.
Malgré la mise en œuvre des réformes, les problèmes qui sont à l’origine de la catastrophe financière grecque n’ont pas été résolus. La corruption reste un fléau, la dette disproportionnée. La question du modèle économique de la Grèce demeure posée. L’horizon politique n’est pas éclairci : si l’Europe salue le pragmatisme d’Alexis Tsipras, celui-ci sort fragilisé de la gestion calamiteuse des incendies autour d’Athènes, qui ont tué près de 100 personnes en juillet. Enfin, la fin de la tutelle est assez symbolique : la Grèce restera soumise à une « surveillance renforcée ».
Quant à l’UE, cette nouvelle étape grecque doit être pour elle l’occasion d’un sérieux examen de conscience. La Grèce a fait les frais des failles d’une union monétaire incomplète. Les dirigeants européens n’ont pas tous la même lecture de cette tragique épreuve. Ils feraient bien, pourtant, d’en tirer les leçons une fois pour toutes, afin de ne pas être de nouveau surpris par la prochaine crise, au moment où l’Italie s’apprête à défier les règles budgétaires.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Depuis 2012, le marché de l’eau progresse de 6,2 % par an en moyenne, devenant une priorité pour les deux groupes.
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Le duel entre Coca et Pepsi passe du soda à l’eau

Depuis 2012, le marché de l’eau progresse de 6,2 % par an en moyenne, devenant une priorité pour les deux groupes.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 11h11
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 06h21
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

Dans le rayon « prêt à manger » de Monoprix, Coca-Cola vient de glisser une nouvelle marque : son eau en bouteille Smartwater. Un test grandeur nature avant d’évaluer l’ampleur du lancement commercial. Son grand rival, PepsiCo, a choisi, lui, de s’inviter directement dans les foyers français. Bientôt, tous les possesseurs de machines à fabriquer de l’eau gazeuse Sodastream seront ses clients.
Deux exemples qui prouvent combien le marché de l’eau est devenu stratégique pour les deux champions des sodas. Un marché sur lequel ils croisent le fer avec autant d’âpreté que sur celui, historique, des boissons sucrées.

Renouer avec le consommateur
PepsiCo a dévoilé sa nouvelle offensive lundi 20 août. Avant de tirer sa révérence, sa patronne Indra Nooyi n’a pas hésité à mettre sur la table 3,2 milliards de dollars (2,8 milliards d’euros) pour s’offrir la société israélienne Sodastream.
Tout un symbole, tant cette entreprise, adepte d’un marketing agressif, n’a cessé de dénigrer Coca-Cola et PepsiCo dans ses publicités, en dénonçant notamment l’usage des bouteilles en plastique. De fait, Sodastream, qui a remis au goût du jour l’eau de Seltz, propose au consommateur de fabriquer lui-même son eau pétillante aromatisée ou non en gazéifiant l’eau du robinet.
Pour la première fois, en 2016, les Américains ont acheté plus d’eau en bouteille que de sodas
L’argument écologique n’a pas échappé à PepsiCo, même si la société israélienne, s’inspirant de Nespresso, a construit son modèle économique non sur la vente des machines, mais sur celle des flacons d’arôme et des cartouches de gaz consignées.
L’entreprise dirigée pendant douze ans par Mme Nooyi poursuit ainsi sa stratégie de diversification et tente de renouer avec le consommateur. Des clients qui boudent les sodas, archétypes de la « malbouffe », et sont de plus en plus nombreux à opter pour des produits plus sains, plus naturels et plus artisanaux.
Cette tendance...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Alexeï Beloborodov, directeur adjoint de la société Energia, qui ­conçoit et fabrique les vaisseaux Soyouz et Progress, a été arrêté pour extorsion de pots-de-vin.
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En Russie, un secteur spatial russe corrompu et rattrapé par la justice

Alexeï Beloborodov, directeur adjoint de la société Energia, qui ­conçoit et fabrique les vaisseaux Soyouz et Progress, a été arrêté pour extorsion de pots-de-vin.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 11h08
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 11h41
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                            Intérim








                        



                                


                            

Entre escroquerie et corruption, l’affaire Energia renvoie le secteur spatial russe à ses vieux démons. Alexeï Beloborodov, directeur adjoint de cette société qui ­conçoit et fabrique les vaisseaux Soyouz et Progress, a été arrêté en possession de 500 000 roubles (environ 6 500 euros) et 28 000 euros, a annoncé, dimanche 19 août, le comité d’enquête national. Le dirigeant et deux de ses adjoints sont poursuivis pour des pots-de-vin qu’ils auraient extorqués à un client lors d’une négociation de contrats.
Certes, les montants sont limités, mais l’affaire jette de nouveau le soupçon sur un secteur qui peine à sortir de la corruption. Elle fait d’autant plus de bruit en Russie que le Kremlin a nommé en mai à la tête de Roscosmos, la holding publique englobant tout le spatial, l’ancien vice-premier ministre Dmitri Rogozine. Ce nationaliste aux élans patriotiques a promis de faire le ménage et de redonner à la Russie sa gloire spatiale d’antan.
En conséquence, les investigations menées chez Energia ont été en partie confiées aux services de sécurité (FSB) qui, parallèlement, enquêtent pour « trahison » sur des employés soupçonnés d’avoir transmis des informations secrètes à des services occidentaux. Avec des arrestations rendues publiques en guise d’exemples. Le message est clair…

« Irrégularités »
Le mal de la corruption est profond et ancien au sein de l’industrie spatiale russe. En 2015, elle avait connu une vague d’arrestations pour des détournements de plus de 150 millions d’euros. L’année précédente, la cour des comptes la dénonçait pour des « irrégularités » de 1,5 milliard d’euros. La construction de Vostochny, le nouveau pas de tir bâti dans l’Extrême-Orient, en est une autre illustration. Inauguré en avril 2016, ce cosmodrome est toujours en chantier, incapable pour le moment de remplacer la mythique base de Baïkonour, au Kazakhstan.
Quatre responsables d’une entreprise de construction ont été condamnés en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Les marchés guetteront les messages de politiques monétaires délivrés à Jackson Hole, aux Etats-Unis, du 23 au 25 août.
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Article sélectionné dans La Matinale du 22/08/2018
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Les banquiers centraux se réunissent sur fond de tensions commerciales

Les marchés guetteront les messages de politiques monétaires délivrés à Jackson Hole, aux Etats-Unis, du 23 au 25 août.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 09h09
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 10h52
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            Marie Charrel








                        



                                


                            

Ne pas se fier à la quiétude de ses prairies verdoyantes ni au calme de ses eaux prisées des pêcheurs. Cette année, le cadre idyllique de Jackson Hole, bourgade nichée au cœur des montagnes américaines du Wyoming, sera le théâtre de vives inquiétudes. Dans les couloirs feutrés de l’hôtel où ils se réunissent du jeudi 23 au samedi 25 août, les grands banquiers centraux de la planète devraient y débattre des tensions commerciales, de la tempête soufflant sur l’économie turque ou des dernières déclarations choc de Donald Trump.
Celles-ci ont illustré, une fois de plus, l’absence de tabou du président américain. Lundi, trois jours avant l’ouverture du forum, il s’est de nouveau montré hostile à la hausse des taux entamée par la Réserve fédérale américaine (Fed, banque centrale). « Je ne suis pas emballé », a-t-il déclaré à l’agence Reuters, exaspérant tous ceux attachés à la sacro-sainte indépendance de l’institution. « Nous parlerons beaucoup de cela entre nous, confie un habitué de Jackson Hole. Et, bien sûr, de la crainte de voir l’économie mondiale vaciller sous les coups du protectionnisme. »
Comme tous les ans depuis 1978, investisseurs et économistes guetteront de près ce rendez-vous clé de la rentrée financière. Outre Jerome Powell (Fed), Mario Draghi (Banque centrale européenne, BCE) et Haruhiko Kuroda (Banque du Japon) seront également présents, ainsi qu’une flopée d’universitaires de haut vol.
A l’origine consacré à des discussions techniques, ce grand symposium a pris une importance majeure pendant la crise. Notamment en 2010, lorsque Ben Bernanke, président de la Fed à l’époque, y avait dévoilé que son institution s’apprêtait à lancer un second programme de rachat de titres financiers (le quantitative easing en anglais, ou QE) pour relancer l’activité. Mario Draghi lui avait emboîté le pas en 2014.

Anémie des salaires
En 2017, Janet Yellen, successeure de M. Bernanke,...




                        

                        

