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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Selon « Le Canard enchaîné », la maison d’édition naguère dirigée par la ministre de la culture n’a pas demandé d’autorisation pour agrandir ses locaux.
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Actes Sud : le parquet de Paris ouvre une enquête sur les travaux immobiliers autorisés par Françoise Nyssen

Selon « Le Canard enchaîné », la maison d’édition naguère dirigée par la ministre de la culture n’a pas demandé d’autorisation pour agrandir ses locaux.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 13h23
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 17h44
   





                        


Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire, jeudi 23 août, après les révélations du Canard enchaîné, mercredi, selon lesquelles l’ancienne patronne d’Actes Sud et désormais ministre de la culture, Françoise Nyssen, avait en 1997 augmenté de 150 m2 la surface des bureaux parisiens de la maison d’édition « sans autorisation de travaux ni déclaration au fisc ». Ces investigations, qui doivent déterminer si ces travaux respectent le code de l’urbanisme, ont été confiées à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne.
Plus tôt dans la journée, Françoise Nyssen a déclaré qu’« aucune entreprise n’est au-dessus des lois. […] La mise en conformité par Actes Sud est une évidence ». Dans un communiqué diffusé jeudi, les éditions Actes Sud disent également avoir « mandaté le cabinet de Maître Franck Benalloul, avocat au barreau de Marseille, afin qu’il entreprenne toutes les démarches qui s’avéreraient nécessaires pour une mise en conformité au code de l’urbanisme de [leurs] bureaux parisiens », au cœur du Quartier latin.
Par ailleurs, l’association de défense du patrimoine Sites & Monuments accuse Mme Nyssen de s’être « affranchie des règles du droit du patrimoine et de l’urbanisme », et a fait savoir qu’elle avait « décidé de déposer une plainte » auprès du procureur de la République contre la ministre.
« Petit “oubli” »
Selon Le Canard enchaîné du 22 août, la ministre de la culture, Françoise Nyssen, a fait agrandir de 150 mètres carrés les locaux parisiens d’Actes Sud, qu’elle dirigeait avant de devenir ministre, sans en informer la direction de l’urbanisme de la Mairie de Paris ni le fisc. Or une autorisation est nécessaire à partir de l’ajout de 20 mètres carrés.
Ces travaux, réalisés dans un bâtiment du XVIIIe siècle inscrit à l’inventaire des Monuments historiques, auraient également dû faire l’objet d’une demande auprès des Bâtiments de France et de l’architecte en chef des Monuments historiques.
« Ce petit “oubli” a pu permettre à la société de la ministre de réduire d’un tiers l’impôt immobilier [la cotisation foncière des entreprises] qu’elle acquitte chaque année pour son siège parisien », estime Le Canard enchaîné.
Interrogé mercredi, Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement, a rappelé que « le président de la République s’[était] engagé sur l’exemplarité […] et sur notamment les exigences de transparence ». En juin, l’hebdomadaire avait déjà dénoncé l’agrandissement du siège d’Actes Sud à Arles, réalisé en 2011 sans les autorisations nécessaires, cette situation ayant été régularisée avant l’entrée de Françoise Nyssen au gouvernement. La ministre avait alors regretté une « négligence ».

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Finances, agriculture, droit du travail... Le gouvernement britannique a détaillé les problèmes concrets que poserait l’absence d’accord de divorce avec l’Union européenne.
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Brexit : Londres se prépare au scénario noir

Le gouvernement britannique a détaillé les problèmes concrets que poserait l’absence d’accord de divorce avec l’UE.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 17h04
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 18h47
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance) et 
Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


Le gouvernement britannique a publié jeudi 23 août une vertigineuse liste des problèmes que poserait un Brexit sans accord de divorce. Secteur financier, encadrement du commerce, reconnaissance des aliments bio, subventions agricoles, transport des organes humains, droits des travailleurs, tests de qualité des médicaments, transport des produits radioactifs civils, paiement de la TVA, classification des biens à l’exportation, encadrement des aides d’Etat, vente d’aliments OGM…
Autant de domaines qui sont actuellement encadrés par les règles européennes et qu’il faudra subitement réguler autrement en mars 2019 si les négociations actuellement en cours entre Londres et Bruxelles échouent. Même les dons de sperme seraient affectés : 3 000 sont importés du Danemark au Royaume-Uni chaque année, ce qui s’effectue dans le cadre d’une directive européenne.
Au total, les retombées en cas de « no deal » sont détaillées pour vingt-cinq secteurs et sous-secteurs, dans des notes explicatives qui vont de trois à onze pages. Et encore ne s’agit-il que d’une première série de documents : le gouvernement en publiera deux fois plus d’ici à fin septembre. Chacun de ces dossiers, individuellement, n’est pas nécessairement très compliqué à résoudre. Mais leur quantité rend le risque d’un chaos post-Brexit réel. D’autant que leur résolution nécessite souvent la coopération de Bruxelles, et qu’en cas d’échec des négociations, les relations entre les deux parties risquent d’être glaciales.

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En présentant ces documents, le gouvernement britannique a toutefois de nouveau précisé qu’un « non-accord » demeure un scénario « improbable ». « Ce n’est pas ce que nous voulons et ce n’est pas ce à quoi nous nous attendons », explique Dominic Raab, le ministre du Brexit. Mais les risques sont réels, alors qu’il ne reste que sept mois avant l’entrée en vigueur effective du Brexit, le 29 mars 2019 à minuit (heure de Bruxelles).
« La famine des sandwiches »
Même s’il cherche à éviter ce scénario noir, « il est de notre devoir, en tant que gouvernement responsable, de nous préparer à toute éventualité », expliquent les documents britanniques. « Il est clair que le retrait britannique posera des problèmes, avec ou sans accord. C’est pourquoi nous voulons, dans un esprit constructif, trouver un accord », répète régulièrement la Commission européenne.
Plus de 7 000 fonctionnaires travaillent sur le Brexit, et le budget est en place pour en recruter 9 000 autres en cas de besoin. A court terme, 300 personnes seront embauchées aux douanes. L’objectif du gouvernement britannique, détaillé dans les documents techniques, repose sur une ligne directrice : « priorité à la stabilité ». 
Autant que possible, l’idée est que rien ne change dans l’immédiat. « La famine des sandwiches », que certains médias britanniques ont mis en avant en cas de non-accord, est de la « désinformation », assure ainsi M. Raab. « Qui peut dire de façon crédible que l’UE ne voudra pas continuer à vendre des produits alimentaires aux consommateurs britanniques ? » De même, il dément la rumeur que l’armée se tiendrait prête à intervenir pour assurer que les stocks de nourriture soient suffisants.
L’exemple des médicaments est parlant. Actuellement, après fabrication, ceux-ci doivent être testés, pour s’assurer de leur qualité. Après le Brexit, les tests réalisés dans l’UE ne seraient théoriquement plus reconnus au Royaume-Uni. Mais le gouvernement britannique s’engage à ce que cela reste le cas. Cela permettra d’éviter que des médicaments soient bloqués à la frontière ou interdits de vente pour des questions réglementaires. En revanche, rien ne garantit que l’UE assurera la réciproque.

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« S’aligner sur la législation européenne »
L’approche de Londres est la même pour le secteur financier. Même sans accord, le gouvernement britannique promet unilatéralement de continuer à reconnaître pendant trois ans le fameux « passeport », qui permet aux fonds d’investissements et aux banques européennes de travailler au Royaume-Uni sans s’enregistrer auprès des autorités britanniques. Là encore, la réciproque est très incertaine et les firmes financières britanniques vont devoir ouvrir des succursales au sein de l’UE pour contourner le problème. Mais le gouvernement britannique espère atténuer le choc pour la City en faisant cette concession.
Londres reconnaît qu’en cas de non-accord, le pays perdra son accès au système de paiements paneuropéen. « Le coût des transactions par carte bancaire entre le Royaume-Uni et l’UE va probablement augmenter », note le document. Pour éviter cela, Londres promet de « s’aligner sur la législation européenne ». Le gouvernement britannique promet aussi de verser aux agriculteurs des sommes équivalentes à celles de la politique agricole commune jusqu’en 2020, de même que les aides au développement rural.
Il se porte garant du financement des projets britanniques d’Horizon 2020, un programme européen d’aide à la recherche scientifique. La vente de produits OGM, actuellement régulée par Bruxelles, sera faite depuis Londres mais « suivant les mêmes critères » que ceux de l’UE. Les règles encadrant la vente et les publicités pour les cigarettes demeureraient identiques. Bref, en cas de non­-accord, le Royaume-Uni entend largement répliquer l’arsenal législatif européen.
Apporter de la « clarté »
Le risque d’un échec des négociations a augmenté ces derniers mois et peut se présenter à deux niveaux. Le premier est bien sûr entre Londres et Bruxelles. Mais même en cas de compromis, rien ne dit que la Chambre des communes approuvera ce que Theresa May rapportera de Bruxelles. La première ministre britannique ne dispose que d’une majorité relative, dépendant du bon vouloir d’une cinquantaine de ses propres députés, qui sont les plus ardents Brexiters. Pour eux, la proposition qu’elle a mise sur la table en juillet, qui demande de rester dans le marché unique pour les biens (pas les services), va déjà trop loin.

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L’autre objectif de ces documents est de faire pression sur Bruxelles. Londres aimerait bien que la Commission européenne apporte de la « clarté » sur ce qu’elle ferait en cas de non-accord. Celle-ci a bien diffusé le 19 juillet une communication décrivant « les travaux en cours sur la préparation à toutes les issues possibles » et invitant les capitales et les acteurs privés à « intensifier leurs travaux, pour se préparer, à tous les niveaux et à toutes les issues », ainsi que soixante communications sectorielles, mais ces documents se contentent de pointer les problèmes, sans dessiner de scénarios.
L’accès aux retraites est un exemple. La législation européenne nécessite que les retraites soient versées sur des comptes en banque européens. Qu’arrivera-t-il aux 250 000 Britanniques retraités qui vivent en Espagne ? M. Raab espère que le bon sens prévaudra. « Ce n’est pas dans l’intérêt de l’Espagne d’aller contre les retraités qui y résident. » Mais une fois encore, cela nécessite la bonne volonté de Bruxelles et des Etats membres. Or en cas d’échec des négociations, les relations entre le Royaume-Uni et l’UE risquent d’être exécrables.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Démonétisés et affaiblis, les partis, qui lancent cette semaine leur université d’été, tentent d’associer de nouveaux intellectuels afin d’irriguer et de fortifier leur logiciel ou leur doctrine.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤                     
                                                   
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Convalescents, les partis politiques en quête de nouvelles idées

Démonétisés et affaiblis, les partis, qui lancent cette semaine leur université d’été, tentent d’associer de nouveaux intellectuels afin d’irriguer et de fortifier leur logiciel ou leur doctrine.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 11h22
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 16h20
    |

            Olivier Faye, 
Abel Mestre, 
Cédric Pietralunga, 
                                Astrid de Villaines et 
Lucie Soullier








                        



                                


                            
Il y a eu le démographe Emmanuel Todd dans les années 1990. Puis le géographe Christophe Guilluy pour la décennie 2010. Depuis quelques mois, certains responsables politiques s’entichent d’un nouvel intellectuel, qui ausculte, lui aussi, les fractures des sociétés occidentales : David Goodhart, auteur de The road to somewhere (Penguin Books Ltd, 2017, non traduit). Comme l’a relevé L’Opinion, cet essayiste britannique, qui analyse le phénomène populiste à travers le fossé séparant élites mondialisées et classes populaires sédentaires, plaît beaucoup au sein de la droite.
Xavier Bertrand, Guillaume Peltier ou encore Laurent Wauquiez le citent en exemple – le président du parti Les Républicains a même invité M. Goodhart à une convention de LR sur l’immigration, en avril. Cet ancien journaliste du Financial Times séduit aussi dans les sphères macronistes : Bernard Spitz, président des Gracques – un think tank proche du président de la République –, loue ses « leçons ». En cette rentrée de l’an II du « nouveau monde », brandir en étendard un intellectuel sert à montrer que l’on travaille au renouvellement de son logiciel. Ou plus simplement à le définir.
Dans le paysage éclaté des universités d’été à droite, la réunion de Valérie Pécresse à Brive-la-Gaillarde (Corrèze), vendredi 24 août, se veut d’ailleurs « placée sous le signe des idées », revendique son entourage. La présidente de la région Ile-de-France, qui a publié deux livrets thématiques ces derniers mois – sur l’Europe et sur les déserts médicaux –, a invité l’économiste Marc Ivaldi à discourir sur le thème du pouvoir d’achat ; elle revendique, aussi, de s’inspirer du prix Nobel d’économie Jean Tirole pour réfléchir à l’avenir de l’assurance-chômage. Une manière pour Mme Pécresse de préempter la case « droite moderne » face à son rival Laurent Wauquiez, accusé de manquer de créativité.

Certes, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Editorial. Que ce soit sur la question du budget 2019 ou celle des migrants, les contradictions se multiplient de façon inquiétante au sein de l’insolite coalition entre le Mouvement 5 étoiles et la Ligue de Matteo Salvini.
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Les incohérences de Rome

Editorial. Que ce soit sur la question du budget 2019 ou celle des migrants, les contradictions se multiplient de façon inquiétante au sein de l’insolite coalition entre le Mouvement 5 étoiles et la Ligue de Matteo Salvini.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 11h48
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 16h08
   





                        


Editorial du « Monde ». L’heure de vérité approche pour l’insolite coalition qui essaie de gouverner l’Italie depuis trois mois. Dans les dossiers brûlants qui se disputent le haut de la pile sur le bureau du président du conseil, Giuseppe Conte, force est de constater que l’épreuve se présente assez mal. Incohérences et contradictions se multiplient à Rome de façon inquiétante.
Inévitablement, la préparation du budget annoncé comme révolutionnaire révèle les plus grosses tensions. La coalition entre le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) et la Ligue, le parti d’extrême droite de Matteo Salvini, ne peut masquer l’évidence : la plupart des promesses de campagne sont impossibles à financer, sauf à faire exploser des comptes publics déjà très mal en point. L’affrontement avec Bruxelles, où la Commission doit examiner en octobre le budget italien pour approbation, paraît inévitable. Les responsables de la Ligue au gouvernement ne font aucun mystère de leur peu d’égards pour la règle qui veut que le déficit public ne dépasse pas 3 % du PIB des Etats membres.

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                Les inquiétudes montent autour du budget italien



M. Salvini, vice-président du conseil et ministre de l’intérieur, a même utilisé la tragédie du pont de Gênes pour accuser ces contraintes budgétaires européennes d’avoir empêché l’Italie d’investir dans la sécurité de ses infrastructures. Il prône, lui, un programme de grands travaux « comme celui du président Trump » – un sujet de discorde avec ses partenaires du M5S, hostiles à plusieurs de ces chantiers. On voit mal comment les experts de la Commission pourraient valider un budget qui tenterait de concilier ces grands travaux, la création d’un revenu citoyen, la mise à plat des retraites et l’introduction d’un impôt sur le revenu à taux unique. Le tout avec une dette publique qui atteint déjà 130,7 % du PIB.
Menace mise à exécution
Un autre dossier sur lequel butent les partenaires européens de l’Italie est celui des migrants. Matteo Salvini a mis sa menace à exécution : les ports italiens sont désormais fermés aux navires transportant des réfugiés. Cela lui a permis d’arracher à l’Europe une victoire symbolique, celle que réclamait désespérément l’Italie depuis le début de la crise migratoire. Sous la pression de l’urgence, une poignée de pays, dont la France, se sont enfin résolus à se répartir quelques centaines de ces migrants recueillis en Méditerranée. Ce n’est cependant qu’un pis-aller artisanal et, même si M. Salvini n’en est pas à une contradiction près, laissant soudain accoster un bateau ou acceptant de prendre vingt passagers, le bras de fer continue.

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                Italie : les 177 migrants à bord du « Diciotti » arrivent, sans pouvoir débarquer



La réalité politique qui émerge de plus en plus clairement sur fond d’incohérences est celle du poids croissant pris par M. Salvini et son parti, la Ligue, par rapport à ses « alliés » du M5S, dont le programme est le plus difficilement réalisable. Dans cette alliance de la carpe et du lapin, le M5S est handicapé par la faiblesse de son personnel politique, alors que la Ligue bénéficie de troupes expérimentées, qui ont fait leurs preuves au niveau local dans les municipalités du Nord. Au sommet, le chef de file des 5 étoiles, Luigi Di Maio, ministre du développement économique, est inaudible face à un Matteo Salvini omniprésent.
Pour l’Europe, cela ressemble à une catastrophe annoncée. Un signe ne trompe pas : depuis deux mois, l’exode des investisseurs étrangers du marché des obligations d’Etat italiennes s’accélère. Ce mouvement, qui coïncide avec la formation du gouvernement de coalition à Rome, devrait à lui seul inquiéter toutes les capitales européennes.

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                Effondrement du pont à Gênes : l’UE renvoie l’Italie à ses responsabilités






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Plus de 41 000 cas de rougeole ont été recensés en Europe sur les six premiers mois de 2018, soit presque le double par rapport à l’ensemble de l’année 2017.
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Le nombre de cas de rougeole atteint un record en Europe

Plus de 41 000 cas de rougeole ont été recensés en Europe sur les six premiers mois de 2018, soit presque le double par rapport à l’ensemble de l’année 2017.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 14h29
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 16h51
    |

                            Thibaut Faussabry








                        


En Europe, quasiment deux fois plus de personnes ont contracté la rougeole sur les six premiers mois de 2018 que sur l’ensemble de l’année 2017. C’est le constat dressé par L’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui recense au moins 37 personnes mortes des suites de cette maladie sur le continent sur les six premiers mois de 2018 – soit un de plus que sur toute l’année 2017.

        Lire l’analyse des Décodeurs :
         

          Faut-il craindre le retour de la rougeole ?



Comme nous l’expliquions, la rougeole a l’image d’une maladie bénigne de par ses symptômes (fièvre, fatigue, toux). Néanmoins elle peut être très grave dans certains cas, notamment à cause des complications (atteintes au cerveau, infection des poumons) qui suivent parfois une contamination. Les conséquences d’une contamination peuvent entraîner le décès du patient, notamment chez les personnes non vaccinées.


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Forte augmentation du nombre de cas de rougeole en Europe
Evolution du nombre de cas de rougeole constatés en Europe (53 pays) entre 2010 et 2018. Les données pour l'année 2018 recensent les cas constatées entre le mois de janvier et le mois de juillet.

Source : Organisation mondiale de la santé



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		},
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		},
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		plotBands: [{
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      ],
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        "",
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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	}

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Maladie très contagieuse
En 2015, l’OMS a lancé son plan d’action européen pour les vaccins 2015-2020, dont l’un des grands objectifs est « d’éliminer la rougeole et la rubéole » d’ici la fin de la décennie. En attendant, depuis le début de l’année 2018, sept pays européens ont chacun enregistré au moins mille cas de rougeole (adultes et enfants). Le phénomène touche à la fois des pays situés dans la partie orientale (Russie, Géorgie, Ukraine et Serbie) et occidentale du continent (Grèce, Italie et France). Toutefois, l’Ukraine concentre à elle seule plus de la moitié (23 070) des cas de rougeole constatés sur les six premiers mois de l’année.

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Plus d'un tiers des pays de la zone Europe affichent une couverture vaccinale en dessous de 95 %
Taux de couverture vaccinale contre la rougeole par pays en 2017. 



Source : Organisation mondiale de la santé




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var width = ($("#dcdr_map15349364325").width()/10)*9.8,
width = width - margin.left - margin.right,
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var path = d3.geo.path().projection(projection);
var graticule = d3.geo.graticule();

var svg = d3.select("#dcdr_map15349364325").append("svg").attr("id", "mapSVG15349364325").attr("width", width).attr("height", height);

var svggraticule = svg.append("g").attr("id", "graticule15349364325");
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if (error) throw error;
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var m = d3.map(data, function(d, i) {return d[0];});
var a = [74,80,85,90,95,99];
var dcdr_noms = [["Hongrie","hu"],["Kazakhstan","kz"],["Ouzbékistan","uz"],["Turkménistan","tm"],["Albanie","al"],["Biélorussie","by"],["Tadjikistan","tj"],["Arménie","am"],["Azerbaïdjan","az"],["Macédoine","mk"],["Russie","ru"],["Slovaquie","sk"],["Israël","il"],["Kirghizistan","kg"],["Croatie","hr"],["Irlande","ie"],["Islande","is"],["Portugal","pt"],["Suède","se"],["Andorre","ad"],["Slovénie","si"],["Allemagne","de"],["Espagne","es"],["Pologne","pl"],["Bulgarie","bg"],["Finlande","fi"],["Lituanie","lt"],["Moldavie","md"],["Estonie","ee"],["Norvège","no"],["Serbie","rs"],["Géorgie","ge"],["Pays-Bas","nl"],["République tchèque","cz"],["Lettonie","lv"],["Suisse","ch"],["Chypre","cy"],["Danemark","dk"],["Royaume-Uni","gb"],["Italie","it"],["Luxembourg","lu"],["Turquie","tr"],["Belgique","be"],["Autriche","at"],["Ukraine","ua"],["Grèce","gr"],["Malte","mt"],["Monténégro","me"],["Bosnie-Herzégovine","ba"],["France","fr"],["Monaco","mc"],["Saint-Marin","sm"],["Roumanie","ro"],["Maroc","ma"],["Algérie","dz"],["Tunisie","tn"]]
var m2 = d3.map(dcdr_noms, function(d, i) {return d[0];})
var url = "//www.lemonde.fr/assets-redaction/img/drapeaux/250/";
var color=["#edf8e9","#bae4b3","#74c476","#31a354","#006d2c"]
var quantize = d3.scale.threshold()
.domain([80,85,90,95])
.range(d3.range(5).map(function(i) {return color[i]}));
svgcarte.selectAll("path")
.data(topojson.feature(maps, maps.objects.europe).features)
.enter().append("path")
.attr("name", function(d, i) {return d.properties.fr})
.attr("d", path)
.attr("class", function(d,i){
if (m.get(d.properties.fr) != undefined) {
return "dcdr_pays"}
})
.attr("stroke","#000")
.attr("stroke-width",0.4)
.attr("fill", function(d, i) {
if (m.get(d.properties.fr) != undefined) {
return quantize(m.get(d.properties.fr)[1])
} else {
return "#fff"}});
var legend_fond = svglegende.append("g").attr("id", "legend_fond");
var legend = svglegende.append("g").attr("id", "legend").selectAll("rect")
legend.data(color)
.enter().append("rect")
.attr("x", 0).attr("y", function(d,i){
return i*14
})
.attr("width", 15)
.attr("height", 13)
.attr("fill", function(d,i){
return color[i]
})
.attr("shape-rendering", "crispEdges")
.attr("stroke", "none");
var legend_txt = svglegende.append("g").attr("id", "legend_txt").selectAll("text");
legend_txt.data(color)
.enter().append("text")
.attr("x", 18)
.attr("y", function(d,i){
return i*14 + 11
})
.style("font-size", "10px")
.style("font-family", "Arial")
.attr("fill", "#333333")
.text(function(d,i){
var virgule = Math.pow(10,0);
var t0 = Math.round(a[i] * virgule) / virgule
var t1 = Math.round(a[i + 1] * virgule) / virgule
return t0 + " - " + t1 + " " + ""});
var legend_titre = svglegende.append("g").attr("id", "legend_titre");
legend_titre.append("text")
.attr("x", 0)
.attr("y", -5)
.style("font-size", "11px")
.attr("font-weight", "bold").attr("fill", "#000000")
.text("");
var rect = document.getElementById("legende15349364325").getBBox();
legend_fond.append("rect").attr("x", rect.x - 10)
.attr("y", rect.y - 5)
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.attr("height", rect.height + 5 * 2);

var w = $("#dcdr_map15349364325").width();
var h = $("#dcdr_map15349364325").height();
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var isNumber = [1], data_modif_title = ["Country","Taux de couverture vaccinale contre la rougeole"];
function p(col) {
var m = data_modif_title.indexOf(col);
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$(function() {
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tooltipClass: "tooltipdecodeurs multimedia-embed",
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content: function() {function essai(contents){if (contents == "COULEUR"){
var color = $(element[0]).attr("fill");
return color;
}
= 0){var virgule = Math.pow(10, 0);
var t0 = Math.round(allvalues[p(contents)] * virgule) / virgule;
return t0.toLocaleString();}else{return allvalues[p(contents)];
}}
var element = $(this);
var allvalues = m.get(element.attr("name"));
var drapeau = m2.get(element.attr("name"))[1];
var titre = "{{Country}}";
var content = "Couverture vaccinale : {{Taux de couverture vaccinale contre la rougeole}} %";
var notes = "";
var reg = new RegExp(/{{(.*?)}}/g)
titre = titre.replace(reg, function(match, contents, offset, s) {return essai(contents);});
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var str = ""
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" + titre + ""
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" + content + ""
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" + notes + ""}
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}
});
});

})

$("#dcdr_container15349364325 a").click(function(event) {event.stopImmediatePropagation()});

});


La rougeole se transmet essentiellement par voie aérienne, ce qui la rend très contagieuse. Une personne malade peut contaminer à elle seule quinze à vingt individus. La maladie préoccupe sérieusement les autorités sanitaires françaises. Depuis le 1er janvier, onze vaccins (dont celui contre la rougeole) sont même obligatoires quel que soit l’âge.
Au niveau européen, la couverture vaccinale moyenne contre la rougeole est passée de 88 % en 2016 à 90 % en 2017. Toutefois, l’OMS souligne la persistance de grandes disparités à l’intérieur d’un même pays, « certaines régions signalent une couverture de plus de 95 %, et d’autres, de moins de 70 % ». L’agence des Nations unies recommande 95 % de couverture vaccinale (pour les deux doses de vaccins) afin de garantir l’immunité d’une population. D’après les données recueillies par l’OMS, seuls 19 des 53 pays européens possèdent en 2017 un taux de couverture vaccinale moyen supérieur à 95 %.
Réduire la population vulnérable


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	#container_15350261767 .titre{
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		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
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	#container_15350261767 .subtitle{
		display:block;
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	#container_15350261767 .credits{
		text-align: right;
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	}



La Serbie et l'Ukraine sont particulièrement concernées par les cas de rougeole en 2018
Nombre de cas de rougeole constatés pour 100 000 habitants par pays en Europe entre janvier et juillet 2018. L'échelle est ici semi-logarithmique pour mieux visualiser les valeurs.

Source : ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ



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      ],
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Malgré un taux de couverture vaccinale moyen de 91 % en 2017, la Serbie est frappée depuis le début de l’année par une épidémie de rougeole (71 cas pour 100 000 habitants). Dans le même laps de temps, la Belgique constate un seul cas de rougeole pour 100 000 habitants avec un taux de couverture vaccinale plus faible (85 %). « Une fois que le virus pénètre au sein d’un pays ou d’une communauté avec un faible taux de couverture, l’infection se propage comme un feu de forêt chez les populations vulnérables (non vaccinées ou sous-vaccinées), estime le docteur Siddhartha Datta, responsable technique région Europe pour l’OMS. Dans un pays avec un taux de couverture supérieur à 95 %, une éventuelle épidémie s’éteindra rapidement car la transmission du virus sera freinée par le nombre restreint de personnes vulnérables. »

        Notre décryptage :
         

          Les vaccins sont-ils vraiment dangereux pour la santé ?



En dessous de ce seuil, « les pays s’exposent à des épidémies. Les différences entre les nombres de cas recensés en Serbie et en Belgique dépendent essentiellement de la non-vaccination ou sous-vaccination des enfants contre le virus », explique M. Datta. D’après un rapport de l’OMS, sur les 23 927 cas de rougeole constatés en Europe en 2017, 14 500, soit 65 % des personnes contaminées, étaient des enfants et adolescents de 0 à 19 ans, confirmant ainsi la forte transmissibilité du virus au sein des populations les plus jeunes non immunisées. « Vacciner les enfants, les adolescents et les adultes qui ont été oubliés les années précédentes est essentiel pour protéger les futurs nouveau-nés de toute contamination », préconise le médecin.
Ces records de cas de rougeole constatés en 2018 alimenteront sans doute les discussions lors du comité européen de l’OMS de septembre prochain, qui réunira à Rome les 53 pays européens.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Au Royaume-Uni, en Allemagne ou en Suède, les températures ont été exceptionnellement chaudes, et la pluie quasi absente.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

En Europe du Nord, « il n’y a plus d’herbe, nos vaches vivent grâce au foin récolté en juin »

Au Royaume-Uni, en Allemagne ou en Suède, les températures ont été exceptionnellement chaudes, et la pluie quasi absente.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 10h10
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 16h18
   





                        


Après la canicule et les incendies, les régions du nord de l’Europe – notamment l’Allemagne, la Suède, la France et le Royaume-Uni –, moins habituées au manque d’eau que les pays méditerranéens, font face à une sécheresse qui inquiète les éleveurs. Confrontés à un manque de fourrage, ceux-ci craignent de devoir pratiquer des abattages massifs.
En France, « il n’y a plus d’herbe »
« Nos vaches vivent depuis la mi-juillet grâce au foin récolté en juin, il n’y a plus d’herbe », témoigne Jean-Guillaume Hannequin, agriculteur dans l’est de la France, qui se demande comment il va nourrir son bétail cet hiver.
« Dans beaucoup d’endroits, même dans le Massif central, le “château d’eau” de la France, il n’y a pas de deuxième coupe d’herbe, c’est très préoccupant, explique Patrick Bénézit, responsable de l’organisation agricole FNSEA, qui compare la situation à celle de la canicule de 2003. Il dénonce « une spéculation assez désagréable » sur les prix de la paille, que les éleveurs mélangent au foin pour nourrir le bétail, qui coûterait cette année jusqu’à 100 euros la tonne, contre 60 à 80 euros l’an dernier.
Du côté de l’élevage laitier, « l’hiver risque d’être catastrophique, confie un éleveur. Pour compléter les rations des animaux, il va falloir acheter des céréales qui, elles, ont vu leur prix monter cet été. Le lait va être de plus en plus cher à produire, les coûts de revient vont augmenter. » Les cours de la viande pourraient aussi baisser si les abattages de bêtes se multiplient.
En Suède, des craintes pour les rennes
En Suède, où des feux de forêt ont détruit des milliers d’hectares desséchés en juillet, la Fédération des agriculteurs parle de la « pire crise depuis plus de cinquante ans ».
« La plupart des agriculteurs ont distribué aux animaux durant l’été les réserves de fourrage qu’ils avaient constituées pour l’hiver », explique Harald Svensson, chef économiste de l’agence gouvernementale suédoise de l’agriculture. Il annonce aussi une chute historique de 29 % de la production suédoise de céréales par rapport à 2017.
Les éleveurs sami, en Laponie, alertent sur les risques de famine des 250 000 rennes semi sauvages dont les pâturages ont brûlé ou ont été touchés par la sécheresse. Le gouvernement a débloqué une aide de 1,2 milliard de couronnes (117 millions d’euros) pour acheter du fourrage et éviter les abattages d’urgence.
En Allemagne, 340 millions d’euros d’aides

   


Berlin a annoncé mercredi le déblocage de 340 millions d’euros pour indemniser les agriculteurs allemands, après quatre mois d’une sécheresse inédite. Les dommages sur les céréales et l’élevage ont été évalués à 680 millions d’euros, et menacent de fermeture 10 000 exploitations allemandes, soit une ferme sur 25.
En Basse-Saxe, grande région agricole du pays, l’inquiétude est grande pour les exploitations fourragères, dont la production est inférieure d’au moins 40 % à celle d’une année normale.
La pénurie de céréales prive les agriculteurs de fourrage pour leurs bêtes et en fait, mécaniquement, grimper les prix. De nombreux producteurs laitiers se sont d’ores et déjà résolus à vendre leur bétail et le nombre de vaches abattues a bondi de 10 % dans les deux premières semaines de juillet.
Au Royaume-Uni, 18 % d’abattages en plus
Loin de l’image idyllique des vertes prairies anglaises, la Grande-Bretagne n’a pas connu de sécheresse comme cette année depuis quatre-vingts ans, selon l’organisme public Agriculture and Horticulture Development Board (AHDB). La collecte de lait est en forte baisse du fait du manque d’herbe.
Le coût du fourrage ayant bondi, beaucoup de bêtes ont été envoyées à l’abattoir plus tôt que d’habitude. En Grande-Bretagne, l’abattage de bovins a été 18 % plus élevé que l’an dernier en juillet, avec une bonne partie de vaches laitières, selon l’AHDB.
En Suisse, l’armée envoie de l’eau aux vaches
L’armée suisse a mobilisé au début d’août des hélicoptères pour acheminer de l’eau vers les alpages du Jura et des Alpes suisses, où des milliers de vaches sont affectées par la sécheresse et la canicule. Chaque animal doit consommer jusqu’à 150 litres d’eau par jour. « Nous avions déjà dû héliporter de l’eau parfois, mais jamais autant (…) A long terme, on ne pourra pas continuer ainsi », a déclaré à Reuters TV Grégoire Martin, un éleveur de Rossinière possédant 68 vaches et 90 veaux.
Le gouvernement suisse a détaillé le 6 août un plan d’aide aux éleveurs touchés par la sécheresse, avec réduction des droits de douane perçus sur les importations d’aliments pour le bétail et déblocage de prêts à taux zéro.

   


L’Europe propose un versement anticipé des aides
Pour Erwin Schöpges, président de l’European Milk Board, à Bruxelles, qui regroupe 100 000 petits producteurs laitiers européens, les aléas climatiques ne font qu’accentuer une situation déjà critique pour les éleveurs : « Sans cette sécheresse, les coûts de production sont déjà loin d’être couverts. On parle, pour toute l’Europe, de coûts autour de 40 à 45 centimes », alors que le prix de vente du lait en Europe « tourne autour de 30 à 33 centimes ».
Pour desserrer l’étau, la Commission européenne a promis au début d’août plusieurs mesures, comme le versement anticipé de certaines aides et des dérogations pour permettre d’utiliser l’herbe des jachères comme fourrage.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Crimes à pleins tubes (4/6). De nombreuses figures de la musique ont été assassinées en pleine gloire. Chaque meurtre raconte à la fois l’artiste et son époque. En 1987, le pionnier du reggae, à qui ses succès avaient permis de sortir du ghetto, est rattrapé par son passé : il est abattu chez lui par un ancien de Trench Town.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Caracas s’enfonce dans une crise humanitaire sans précédent, qui pousse des centaines de milliers de citoyens à fuir leur pays.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Venezuela : les pays voisins tentent de contenir l’afflux migratoire

Caracas s’enfonce dans une crise humanitaire sans précédent, qui pousse des centaines de milliers de citoyens à fuir leur pays.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 12h21
    |

                            Xemartin Laborde et 
                            Audrey Delaporte








                        



   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Le gouvernement sud-africain « rejette totalement cette vision étroite qui ne vise qu’à diviser la nation et à nous rappeler notre passé colonial ».
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Compte rendu

En un Tweet, la réforme agraire sud-africaine selon Donald Trump

Le gouvernement sud-africain « rejette totalement cette vision étroite qui ne vise qu’à diviser la nation et à nous rappeler notre passé colonial ».

Par                Adrien Barbier (Johannesburg, correspondance, avec AFP)



LE MONDE
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        Le 23.08.2018 à 10h49

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        Mis à jour le 23.08.2018 à 14h49





Le gouvernement de Pretoria s’est offusqué, jeudi 23 août, d’un Tweet de Donald Trump s’inquiétant des « saisies de terres et de fermes » en Afrique du Sud, et a défendu l’approche « prudente et inclusive » de son projet controversé de réforme agraire.
Dans un de ses Tweets quotidiens, le président américain a écrit mercredi soir qu’il avait chargé son secrétaire d’Etat, Mike Pompeo, de se pencher sur le dossier de la terre et des meurtres de fermiers blancs en Afrique du Sud.
« J’ai demandé au secrétaire d’Etat @SecPompeo d’étudier de près les saisies de terres et de fermes, les expropriations et les meurtres de grande ampleur de fermiers en Afrique du Sud ».

I have asked Secretary of State @SecPompeo to closely study the South Africa land and farm seizures and expropriati… https://t.co/iE6t1j1dak— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)


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Le gouvernement sud-africain a promptement réagi jeudi.
« L’Afrique du Sud rejette totalement cette vision étroite qui ne vise qu’à diviser la nation et à nous rappeler notre passé colonial. L’Afrique du Sud va accélérer le rythme de la réforme d’une façon prudente et inclusive qui ne divise pas la nation. »

South Africa totally rejects this narrow perception which only seeks to divide our nation and reminds us of our col… https://t.co/JhjFrFuC38— GovernmentZA (@South African Government)


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A l’approche des élections générales, en 2019, le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a promis d’accélérer la réforme de la terre afin, selon lui, de « réparer l’injustice historique grave » commise à l’égard de la majorité noire pendant la période coloniale et l’apartheid, qui a officiellement pris fin en 1994.
Aujourd’hui, la minorité blanche, qui représente 8 % de la population d’Afrique du Sud, « possède 72 % des fermes », contre « 4 % seulement » pour les noirs (80 % de la population), selon le gouvernement. Pour mettre fin à ces déséquilibres, M. Ramaphosa a notamment décidé d’exproprier des grands fermiers sans les dédommager, un projet qui nécessite selon lui d’amender la Constitution. De nombreux noirs saluent cette mesure, mais les blancs s’en inquiètent ouvertement.

        Lire aussi :
         

                L’Afrique du Sud veut accélérer l’expropriation de terres agricoles



Répercussions économiques
AfriForum, association de défense des intérêts afrikaners, s’est réjouie du Tweet de Donald Trump et a affirmé y être pour quelque chose : « Je crois que notre lobbying a certainement eu un impact, car nous avons parlé avec beaucoup de gens qui sont en contact avec le président Trump et nous avons parlé avec plusieurs think tanks, dont l’Institut Cato, qui a pris une position très ferme juste avant cette déclaration du président Trump », a déclaré Ernst Roets, son président, au site News24. 

        Lire aussi :
         

                Non, il n’y a pas de « génocide » contre les fermiers blancs en Afrique du Sud



Sur Twitter, l’ancien ministre de la police Fikile Mbalula a appelé à ce qu’AfriForum soit tenu responsable de cette « fausse propagande » ayant des « repercussions économiques ». D’après le média en ligne Eyewitness News, le rand a perdu 1,52 % face au dollar à la suite du Tweet de Donald Trump.

AfriForum must be held responsible for the false propaganda they are spreading across the world. It not only has re… https://t.co/tGpG17weE1— MbalulaFikile (@Fikile (Mr Fearfokkol))


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Jeudi en conférence de presse, le « trublion » Julius Malema, leader des Combattants pour la liberté économique (EFF), un parti de gauche radicale dont le cheval de bataille est justement la réforme agraire, a demandé aux autorités américaines de « ne pas se mêler des affaires sud-africaines » :
« Il faut le dire sans équivoque : Donald Trump, nous n’avons pas peur de toi et de tes forces impérialistes. Par l’expropriation des terres, nous forçons les Blancs à partager les terres qu’ils ont obtenues en commettant des crimes contre l’humanité à l’encontre des Noirs et des Africains. » 
Julius Malema a précisé que selon son parti, toutes les terres d’Afrique du Sud devraient être détenues par l’Etat. « La solution d’EFF, c’est que les terres qui seront expropriées en premier soient celles qui ne sont pas utilisées », a t-il précisé, une inflexion par rapport aux revendications plus radicales qu’il défend habituellement.
Un sujet très sensible
Cette semaine, le président Ramaphosa a rencontré les organisations agricoles dont AgriSA, le plus grand syndicat de fermiers, qui s’est déclaré mardi, dans un communiqué, « très satisfait de ses discussions avec le leadership de l’ANC [Congrès national africain, le parti au pouvoir] au sujet de la réforme agraire et la propriété des terres » : 
« Nous apprécions que des engagements spécifiques aient été pris, parmi lesquels : pas de confiscation des terres, la protection des terres agricoles productives reste une priorité, le gouvernement va prioriser le transfert de terres détenues par l’Etat aux fermiers noirs. »
La minorité blanche dénonce depuis des années les violences dont sont régulièrement victimes les agriculteurs dans les zones rurales du pays, un sujet très controversé. Très sensible, la question de la terre avait déjà suscité en mars une polémique diplomatique entre l’Afrique du Sud et l’Australie, dont le gouvernement avait offert d’accueillir les agriculteurs sud-africains blancs « persécutés » dans leur pays.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ La déforestation opérée il y a 4 000 ans affecte encore aujourd’hui la capacité des sols à fixer les éléments carbonés.
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édition abonné


Comment les Mayas ont compromis le stockage du carbone

La déforestation opérée il y a 4 000 ans affecte encore aujourd’hui la capacité des sols à fixer les éléments carbonés.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 10h38
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 17h00
    |

                            Intissar El Hajj Mohamed








                        



                                


                            

Il y a 4 000 ans, les Mayas se sont lancés dans l’agriculture intensive des terres du Yucatan, allant jusqu’à décimer les forêts. Aujourd’hui, les sols reboisés des anciens territoires mayas du sud du Mexique et du Guatemala souffriraient encore de cette déforestation. Une étude publiée le 20 août dans Nature Geoscience affirme qu’ils n’auraient pas recouvré leur capacité à stocker le carbone. Conclusion alarmante puisque les régions tropicales telles que celles-ci retiennent 30 % du carbone des sols qui, autrement, se retrouverait dans l’atmosphère – et contribuerait à son réchauffement.
L’équipe de l’université canadienne McGill de Montréal a daté des cires subsistant dans le sol après la décomposition des végétaux – « leurs molécules sont préservées pendant longtemps », souligne Peter Douglas, auteur principal de l’étude. D’autre part, la même technique de datation a été appliquée sur des fossiles sédimentaires de feuilles et de graines échoués au fond de trois lacs de cette région.
PH bouleversé
La différence d’âge entre les deux lots d’échantillons indique la vitesse à laquelle la cire transite du sol aux sédiments, reflétant ainsi la durée de rétention du carbone. Les scientifiques ont trouvé qu’au cours des 3 500 ans passés, alors que le cheminement moyen des cires se prolongeait sur 2 300 ans, la déforestation a abrégé ce trajet de presque les deux tiers, le ramenant à 800 ans. Cela correspond à des valeurs diminuées de 70 % dans le cas des dépôts du lac Chichancanab au Mexique, et même de 90 % pour les lacs guatémaltèques Salpeten et Itzan.

Des recherches récentes ont mis en évidence des phénomènes analogues ailleurs, notamment en Suisse. « Ces réductions signifient que les sols ont perdu leur capacité à capter le carbone de l’air », remarque Peter Douglas. Ses travaux suggèrent que la priorité doit être de « freiner la déforestation des forêts primaires », qui ont conservé cette capacité...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Selon le préfet des Yvelines, l’agresseur a attaqué sa mère et sa sœur, puis s’est retranché dans un pavillon avant d’être tué par la police.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

Trappes : deux personnes tuées au couteau, la piste du différend familial privilégiée

Selon le préfet des Yvelines, l’agresseur a attaqué sa mère et sa sœur, puis s’est retranché dans un pavillon avant d’être tué par la police.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 11h09
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 16h08
   





                        


Un homme a tué deux membres de sa famille à l’arme blanche et a blessé un passant, jeudi 23 août à Trappes (Yvelines), selon la préfecture. L’assaillant a succombé à ses blessures après avoir été maîtrisé, a précisé le préfet des Yvelines.
Il était près de 10 heures, rue Camille-Claudel, quand l’agresseur, un ancien chauffeur de bus né en 1982, a attaqué trois personnes sur la voie publique avant de se retrancher dans un pavillon, dont il est ressorti peu après toujours armé d’un couteau et continuant « à avancer malgré les sommations » des effectifs locaux de police, qui ont alors ouvert le feu, le blessant grièvement. L’assaillant est mort peu après.

[#Trappes] Opération de #police terminée rue Camille Claudel.
Individu maîtrisé. 
— PoliceNat78 (@Police Nationale 78)


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Plutôt un « déséquilibré » qu’un « engagé »
Les motivations de cette attaque au couteau sont encore troubles. Contactée par Le Monde, une source policière a immédiatement invité à la plus grande prudence concernant un hypothétique acte terroriste :
« L’assaillant connaissait ses victimes, parmi lesquelles figurent au moins deux femmes de sa famille. L’hypothèse d’un différend familial est envisagée. »
Une source proche de l’enquête citée par l’Agence France-Presse (AFP) a ensuite confirmé cette hypothèse, affirmant que les deux personnes tuées sont la mère et la sœur de l’agresseur. La troisième victime, grièvement blessée, a été hospitalisée.
Selon les informations du Monde, l’assaillant, Kamel S., avait été signalé en 2016 pour des propos jugés « provocateurs » en rapport avec la religion, ce qui avait entraîné une enquête interne et son licenciement de son poste de chauffeur de bus par la RATP.
Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, qui s’est rendu sur place, a précisé que l’agresseur avait des problèmes psychiatriques « importants » et présentait davantage le profil d’un « déséquilibré » que d’un « engagé » auprès de l’organisation Etat islamique (EI).
Malgré son profil et l’absence de lien établi avec la mouvance djihadiste, l’organisation Etat islamique (EI) a revendiqué l’attaque par le biais de son organe de propagande Aamaq, moins d’une heure après la médiatisation de l’information, sans donner de preuve de son implication. Si l’EI a longtemps eu la réputation de ne revendiquer que des attentats qu’il avait organisés ou inspirés, sa fiabilité a été mise en doute par des officiels et experts ces derniers mois après plusieurs revendications douteuses.
La police judiciaire de Versailles a été saisie de l’enquête, ce qui semble définitivement écarter la piste terroriste. Le parquet de Paris ne s’est pas saisi des faits, mais le procureur de Paris et des membres de la section antiterroriste se sont tout de même rendus sur place pour suivre l’évolution de l’enquête.

        Nos explications sur la communication de l’EI :
         

          Comment traiter les revendications de l’EI






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Les vols vers Téhéran ne font plus recette dans le contexte de l’entrée en vigueur des sanctions américaines.
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Air France et British Airways annoncent l’arrêt de leurs vols vers l’Iran

Les vols vers Téhéran ne font plus recette dans le contexte de l’entrée en vigueur des sanctions américaines.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 16h57
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 17h51
   





                        



   


Les compagnies Air France et British Airways ont annoncé jeudi 23 août l’arrêt, d’ici à un mois, de leurs vols vers l’Iran.
Air France, qui avait transféré vers Joon, sa compagnie à coûts réduits, ses liaisons avec Téhéran, « est passée de trois fréquences hebdomadaires à une depuis le 4 août et arrête ses liaisons avec Téhéran le 18 septembre en raison de la faible rentabilité commerciale » de la ligne, selon le service communication du groupe.
La compagnie aérienne britannique explique de son côté, dans un communiqué, avoir pris cette décision car les vols entre Londres et Téhéran ne sont « pas viables commercialement » à l’heure actuelle. Ils ne font plus recette dans le contexte de l’entrée en vigueur des sanctions américaines.
Le transporteur présente ses excuses aux voyageurs qui prévoyaient de se rendre en Iran et dit discuter avec des compagnies aériennes partenaires afin de proposer de nouvelles réservations à ces clients. British Airways pourra alternativement proposer un remboursement ou la possibilité d’avancer son vol, précise la compagnie. Le dernier vol vers Téhéran aura lieu le 22 septembre, et celui en provenance de la capitale iranienne le 23.

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Les sanctions économiques ont changé les choses
La compagnie avait repris ses vols directs vers le pays il y a deux ans quand les sanctions contre l’Iran avaient été assouplies, rappelle la BBC. En dehors de British Airways et d’Air France, l’allemande Lufthansa dessert également l’Iran.
Mais le retrait américain de l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien et l’entrée en vigueur, au début d’août, de dures sanctions économiques ont changé les choses et remettent en cause plusieurs projets d’investissement d’entreprises européennes. L’allemand Daimler, le numéro un mondial de la voiture haut de gamme et des camions, a notamment jeté l’éponge, tandis que le français PSA prépare la suspension de ses activités.
Dans d’autres secteurs, le groupe de gaz industriel français Air Liquide a arrêté ses activités commerciales dans le pays, alors que le géant pétrolier français Total s’est officiellement désengagé de ses projets d’investissements de plusieurs milliards de dollars dans le pays.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ « 60 Millions de consommateurs » a détecté des substances potentiellement toxiques « en très faible quantité » chez certaines marques.
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Des résidus toxiques toujours présents dans les couches de bébé

« 60 Millions de consommateurs » a détecté des substances potentiellement toxiques « en très faible quantité » chez certaines marques.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 12h13
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 14h03
   





                        


Des améliorations, mais encore des progrès à accomplir. C’est la conclusion de la deuxième enquête de 60 Millions de consommateurs sur la composition des couches-culottes. Le mensuel a retrouvé des résidus potentiellement toxiques « en très faible quantité » dans la moitié des douze marques testées : quatre contenaient du glyphosate – la molécule présente dans le pesticide Roundup – et une référence présentait des composés organiques volatils.
Lors d’une première série d’analyses, publiées en février 2017, dix des douze produits testés contenaient des résidus toxiques. Cette enquête avait eu un fort retentissement, et la ministre de l’environnement de l’époque, Ségolène Royal, avait alors demandé un rapport à l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).

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Les marques bien notées en 2017 se sont détériorées
Le détail des tests réalisés par le Centre d’essais de l’Institut national de la consommation montre des évolutions contrastées selon les marques :
les couches Pampers, leaders du marché, qui avaient été épinglés en 2017 ont désormais de « bons résultats » ;la marque Mots d’enfants, de Leclerc, qui s’était distinguée pour des absences de résidus toxiques en 2017, a changé de sous-traitants et contient désormais des composés organiques volatils ;l’autre marque bien notée en 2017, Love & Green, a également changé de composition et contenait en 2018 des traces de glyphosate, tout comme les couches Lotus Baby, Pommette (Intermarché) et Lillydoo ;la marque la mieux notée en 2018 est Joone, qui est aussi la plus chère.
« Dans tous les cas, les teneurs de substances indésirables restent très faibles. Le risque sanitaire semble donc minime a priori. Mais il ne peut être écarté, notamment pour le glyphosate », soupçonné d’agir comme un perturbateur endocrinien, souligne le magazine.
« Un contrôle plus sévère s’impose »
Globalement, 60 Millions de consommateurs regrette que la plupart des marques continuent à ne pas afficher sur le paquet la composition exacte de leurs produits : « Pour arriver au zéro résidu toxique dans les couches, quelles que soient les matières premières utilisées ou le sous-traitant, un contrôle plus sévère des processus de fabrication s’impose », recommande l’enquête, ainsi qu’« une réglementation plus stricte ».
La revue a passé au crible 143 autres produits d’hygiène pour bébé (eaux, laits, crèmes, liniments…). Si la majorité affiche des résultats corrects, « des motifs d’inquiétude persistent du côté de certaines marques continuant à utiliser du phénoxyéthanol, un conservateur soupçonné de toxicité ».

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Surmonter les épreuves (4/6). La recherche est souvent représentée comme infaillible, pourtant l’erreur est fructueuse pour la science. Elle est la source de découvertes, d’idées, de débats qui font avancer nos connaissances, rappelle le responsable du département physique du Palais de la découverte.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ La construction du Stratolaunch, d’une envergure de 117 mètres, a pris plusieurs années de retard. D’autres innovations, apparues entre-temps, pourraient lui voler la vedette.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Incarcérés pendant trois semaines après leur bagarre à Orly, les deux rappeurs encourent jusqu’à dix ans de prison.
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Bagarre à Orly : Booba et Kaaris sortent de prison et seront jugés le 6 septembre

Incarcérés pendant trois semaines après leur bagarre à Orly, les deux rappeurs encourent jusqu’à dix ans de prison.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 09h18
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 15h35
   





                        



   


Les rappeurs Booba et Kaaris ont été remis en liberté et placés sous contrôle judiciaire dans l’attente de leur procès en septembre, a annoncé, jeudi 23 août, la Cour d’appel de Paris. Ils ont interdiction de quitter le territoire français et doivent remettre chacun une caution de 30 000 euros. Ils ont, en outre, interdiction d’entrer en contact l’un avec l’autre.
Ils étaient respectivement incarcérés à Fleury-Mérogis et Fresnes depuis leur bagarre à Orly, le 1er août, avec huit de leurs proches, eux aussi remis en liberté et placés sous contrôle judiciaire. Un onzième suspect avait déjà été remis en liberté par le tribunal de Créteil le 14 août.
Ces deux figures du rap français et leurs proches qui ont participé à la bagarre générale contestaient leur placement en détention provisoire, décidé par le tribunal de Créteil, où ils seront jugés le 6 septembre, pour des faits de violence aggravée et de vol en réunion avec destruction dans un lieu d’accès aux transports collectifs. Ces faits sont passibles d’une peine allant jusqu’à dix ans de prison.

        Lire le récit :
         

          Au procès de Booba et Kaaris, rappeurs contrits et avocats fougueux



Multiples plaintes

   


Anciens amis devenus rivaux, ils s’étaient croisés à l’aéroport d’Orly, où ils devaient s’envoler pour Barcelone pour s’y produire séparément. Le ton est monté et, avant d’embarquer, une bagarre générale entre les deux groupes a éclaté dans une boutique de Duty Free sous les yeux de passagers éberlués, dont certains ont filmé la scène. Les images ont, depuis, fait le tour des réseaux sociaux.
La rixe avait entraîné de légers retards de vol et la fermeture temporaire du hall d’embarquement où elle a eu lieu. Des plaintes avaient été déposées par Aéroports de Paris et Air France, qui a chiffré à 8 500 euros son préjudice dû aux retards pour plusieurs vols. Le gérant de la boutique de Duty Free, qui a également déposé plainte, parle de 54 000 euros de dégâts.
Entre-temps, la direction de l’administration pénitentiaire a annoncé, samedi 18 août, qu’une enquête avait été ouverte, et le parquet saisi, à la suite de la diffusion d’images du rappeur Kaaris à l’intérieur de la prison de Fresnes. Depuis sa cellule, Booba a, quant à lui, dicté mardi à sa manageuse un tweet dans lequel il explique s’estimer traité plus durement qu’Alexandre Benalla ou qu’un « moine pédophile ».

        Lire sur Les Décodeurs :
         

          Booba-Kaaris : aux origines de la bagarre la plus attendue du rap français







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Avec précision psychologique et minutie graphique, Naoko Yamada évoque le handicap et le harcèlement scolaire.
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« Silent Voice » : la malédiction commune du jeune despote et de sa victime

Avec précision psychologique et minutie graphique, Naoko Yamada évoque le handicap et le harcèlement scolaire.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 07h25
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 07h26
    |

                            Mathieu Macheret








                        



   


L’avis du « Monde » – à voir
L’animation japonaise a ceci de particulier que, brassant un large public, elle est capable d’aborder toutes sortes de sujets, des plus farfelus jusqu’aux plus sensibles. Silent Voice, adapté du manga éponyme de Yoshitoki Oima, qui conjugue les questions du handicap et du harcèlement scolaire, est le troisième long-métrage de Naoko Yamada, jeune animatrice née en 1984 et faisant figure de pionnière dans une industrie encore très largement masculine. Armé de thématiques aussi intimidantes, le projet semblait cerné par les écueils du film à thèse ou de l’édification morale. Or, Naoko Yamada livre ici une œuvre d’une finesse et d’une sensibilité insoupçonnées, sachant donner une forme en propre, toujours surprenante, à un sujet qui semblait pourtant saturé de discours tout faits.
Le film brille d’abord par sa précision psychologique, prenant ses aises sur plus de deux heures pour mieux décortiquer l’intériorité heurtée de ses personnages. Divisé en deux temps, le récit tourne autour d’un collégien turbulent et farceur nommé Ichida. Celui-ci voit un beau jour débarquer dans sa classe Nishimiya, une nouvelle élève atteinte de surdité. Ichida ne tarde pas à se moquer d’elle, à la taquiner, d’abord bénignement, puis avec de plus en plus de privautés, jusqu’à arracher et briser ses appareils auditifs. C’est bientôt toute la classe qui suit son mauvais exemple et dénigre la nouvelle recrue. Mais le film ne s’arrête pas là et retrouve les mêmes personnages cinq ans plus tard, pour suivre les répercussions de cette violence dans la vie de chacun. Notamment celle d’Ichida, dont la réputation déplorable a fait de lui un paria, à tel point qu’il commettra une tentative de suicide. Ses retrouvailles inattendues avec Nishimiya lui permettront peut-être de corriger le tir.
Mélodrame collectif
L’intelligence du film consiste, par la suite, à déjouer tout manichéisme, en considérant la violence comme une malédiction commune entre le jeune despote et sa victime, ayant des conséquences déplorables autant sur l’un que sur l’autre, ainsi que sur leurs proches, par capillarité. Malédiction qui donne au film la forme d’un émouvant mélodrame collectif, où le malheur se répand comme une onde de choc, sans pour autant que l’on se recroqueville sur lui – l’humour occupe une place importante. Grâce à un montage savamment éparpillé, progressant par élans prospectifs, Naoko Yamada joue avec le temps, ouvre autant de perspectives et d’échappatoires, pour ne jamais verrouiller les situations et montrer que les logiques perverses peuvent toujours être endiguées.
La beauté de l’ensemble est aussi due à ses partis pris plastiques. A commencer par le dessin minutieux des décors, le rendu travaillé des luminosités ou encore la gestuelle des personnages, parfois bouleversante de précision – notamment dans une scène prenante où Ichida et Nishimiya en viennent aux mains, dans une salle de classe vide. Le plus étonnant reste la façon dont le film explore, jusque dans les moindres détails, la subjectivité de ses protagonistes : les décadrages morcelant leurs points de vue, les ralentis qui figent le temps, les effets de flou qui créent des bulles d’intimité, ou encore, par exemple, cette idée graphique de figurer l’isolement d’Ichida parmi les autres élèves du lycée en barrant tous leurs visages d’une croix bleue.
Le film dépasse son propre sujet pour dresser, plus largement, le portrait d’une jeune génération de Japonais
Silent Voice vaut enfin pour sa capacité à dépasser son propre sujet pour dresser, plus largement, le portrait d’une jeune génération de Japonais (le film s’ouvre sur My Generation, des Who) ayant en partage une certaine violence larvée, car minée par un profond mal-être l’empêchant de communiquer ses émotions. Ainsi Silent Voice oppose-t-il à sa pente mélodramatique et morbide la perspective d’une amitié qui reste toujours à construire, comme le gage d’une coexistence difficile, mais possible. Riche de nombreux personnages secondaires, le film représente une jeunesse composite, hésitante et incertaine, dont le défi majeur est d’accepter sa propre diversité, contre les réflexes grégaires et le conformisme qui la menacent. Ce faisant, Silent Voice diffuse un vent de renouveau dans l’animation japonaise qui engage à suivre sa réalisatrice de très près.

Film d’animation japonais de Naoko Yamada (2 h 05). Sur le Web : www.club-vo.fr/films/silent-voice



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Les Etats-Unis ont annoncé vouloir taxer 16 milliards de dollars de produits chinois importés. Les Chinois ont immédiatement annoncé la même mesure.
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Article sélectionné dans La Matinale du 22/08/2018
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Entre la Chine et les Etats-Unis, de nouvelles taxes douanières pour 16 milliards de dollars et des menaces

Les Etats-Unis ont annoncé vouloir taxer 16 milliards de dollars de produits chinois importés. Les Chinois ont immédiatement annoncé la même mesure.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 06h16
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 10h24
   





                        



L’administration du président américain Donald Trump a averti, jeudi 23 août, qu’une série de taxes douanières seraient appliquées sur 16 milliards de dollars (13,8 milliards d’euros) de produits chinois importés aux Etats-Unis. Une mesure destinée à punir Pékin, accusé de pratiques commerciales déloyales.
Celle-ci a provoqué, presque instantanément, la riposte du gouvernement chinois qui a décidé d’imposer des frais de douanes sur 16 milliards de dollars de produits américains importés aux Etats-Unis.
Le ministère chinois du commerce s’était dit, quelques minutes après la mise en place des sanctions américaines, « contraint » à « de nécessaires représailles ». Pékin avait alors précisé « être fermement opposé » aux nouvelles sanctions adoptées par Washington. Le pays devrait par ailleurs déposer une plainte auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
Discussions américano-chinoises
La nouvelle tranche de droits de douane imposés par les Etats-Unis porte à un total de 50 milliards de dollars les marchandises chinoises taxées à 25 % en entrant sur le territoire américain.
Cette escalade, qui pourrait être suivie, outre-Atlantique dès septembre, par une nouvelle vague sur 200 milliards de dollars d’importations supplémentaires, vient quelques heures avant la deuxième journée de discussions entre Américains et Chinois à Washington.
Ces débats, qui ont pour objectif de tenter de mettre fin à la guerre commerciale entre les deux premières puissances économiques mondiales, s’annoncent compliqués.

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                Dans la guerre commerciale avec les Etats-Unis, la Chine hésite à monter au front






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Pour parer à la crise de vocation, le ministère de l’éducation lance de nouveaux chantiers, comme le prérecrutement et une formation rallongée.
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Enseignant, un métier qui reste peu attractif

Pour parer à la crise de vocation, le ministère de l’éducation lance de nouveaux chantiers, comme le prérecrutement et une formation rallongée.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 11h49
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 17h21
    |

            Violaine Morin








                        



                                


                            
Le métier d’enseignant attire de moins en moins. En l’espace de quinze ans, le nombre d’inscrits aux concours de recrutement du second degré a chuté de près de 30 %. Après avoir largement consacré la première année du quinquennat aux élèves (CP dédoublés, réformes du baccalauréat, scolarité obligatoire à 3 ans), le ministère de l’éducation nationale a décidé de s’attaquer à ce problème. Et ouvre un chantier de refonte de la formation et des carrières des enseignants. 
Des primes supplémentaires seront proposées aux enseignants en zone sensible, la formation initiale devrait être améliorée, et la formation continue – quasiment inexistante dans le monde enseignant aujourd’hui – devrait prendre de l’ampleur.
Le ministre Jean-Michel Blanquer a réinsisté au cours de l’été sur sa volonté de créer un « prérecrutement » des enseignants, avec une admissibilité au concours en fin de licence pour les professeurs des écoles. Toutes ces mesures visent le même but : restaurer l’attractivité de la fonction.
Conditions d’exercice difficiles
Bien sûr, le jeu des ouvertures de postes fait bouger les courbes. La hausse du nombre d’inscrits à partir de 2013, par exemple, correspond à un bond dans le nombre de postes annoncés à l’automne 2012 par Vincent Peillon, alors ministre de l’éducation nationale de François Hollande. En revanche au capes en 2018, le nombre de postes non pourvus diminue d’un seul coup. La raison tient dans une explication mécanique : avec près de 1 500 postes en moins au concours, l’écart constaté les années précédentes entre le nombre d’étudiants ayant un niveau suffisamment élevé pour être reçus et le nombre de places disponibles est forcément réduit.
En dépit de cette légère amélioration sur les dernières années, le déficit de candidats reste inquiétant. « Ce problème d’attractivité se retrouve dans l’ensemble des pays développés », précise Alexis Torchet, du SGEN-CFDT, qui a pu en faire le constat dans le...




                        

                        


<article-nb="2018/08/23/18-20">
<filnamedate="20180823"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180823"><AAMMJJHH="2018082318">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Alors que d’énormes incendies ravageaient le nord de la Californie, l’opérateur téléphonique Verizon a réduit le débit Internet des pompiers.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Les pompiers californiens interviennent aussi pour sauver la neutralité du Net

Alors que d’énormes incendies ravageaient le nord de la Californie, l’opérateur téléphonique Verizon a réduit le débit Internet des pompiers.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 15h32
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 17h23
    |

                            Bastien Lion








                        



   


Qui aurait cru que les gigantesques incendies qui frappent le nord de la Californie depuis la fin du mois de juillet relanceraient aussi le débat sur la neutralité du Net ? Rapporté par le site Ars Technica, un incident ayant touché le département des pompiers de Santa Clara agite les défenseurs et adversaires de ce principe, abrogé en juin dernier par l’administration Trump, qui veut que tous les contenus circulent à la même vitesse sur le réseau. Verizon, l’un des principaux fournisseurs d’accès à Internet (FAI) aux Etats-Unis, a en effet limité l’accès des pompiers au réseau pendant que le « Mendocino Complex » se consumait, dans ce qui allait devenir le plus important incendie de l’histoire des Etats-Unis.
Problème : pour parvenir à maîtriser les flammes, les 14 000 soldats du feu mobilisés s’appuient sur des outils informatiques d’organisation et de déploiement de matériel. Un système qui nécessite un accès à Internet permanent pour rester efficace. Dans un communiqué, le chef du département de Santa Clara, Anthony Bowden, a décrit en détail l’incident : « Nous avons subi une limitation de bande passante par notre fournisseur d’accès, Verizon. Cela a eu un impact significatif sur notre capacité à fournir des services d’urgence. Verizon a imposé cette limitation alors qu’il était établi qu’un tel empêchement entravait activement notre capacité à gérer les situations de crise. » 
Problème de facturation
Les échanges de mails entre les différents représentants des pompiers et Silas Buss, leur contact chez Verizon, parlent d’eux-mêmes. Dès le mois de juin, le département décèle une limitation de son débit une fois la limite de 25 gigaoctets dépassée, malgré un accord avec Verizon pour un forfait illimité pour un montant de 37,99 dollars par mois. M. Buss répond en évoquant une augmentation de deux dollars pour continuer à utiliser le service. Côté pompiers, le chef-adjoint répond en s’interrogeant sur la décision de Verizon de limiter l’accès malgré la mission d’intérêt public de ses équipes, et l’accord passé avec l’opérateur.
L’échange s’éternise pendant le mois de juillet. Le 29, deux jours après le début de l’incendie du Mendocino Complex, l’un des pompiers présents sur le terrain prévient ses supérieurs du maintien de la limitation de la bande passante par Verizon. Devant l’ampleur annoncée des dégâts, Daniel Farrelly, le responsable informatique du département, envoie un mail à Silas Buss, lui intimant de retirer la limitation « immédiatement ». Le lendemain matin, M. Farrely relance le FAI : « Travaillez avec nous, s’il vous plaît. Il nous faut juste un plan empêchant la limitation de notre débit. » En réponse, l’opérateur propose une nouvelle option : un forfait à 99,99 dollars par mois, avec un coût supplémentaire de huit dollars par gigaoctet à partir de 20. L’échange s’arrête là, les pompiers ayant probablement cédé devant l’urgence de la situation.
Le débat sur la neutralité du Net est loin d’être terminé
Contacté par Ars Technica, Verizon affirme que « cet incident est dû à une erreur du service client et n’a rien à voir avec la neutralité du Net ». Un argument discutable, mais pas totalement faux : la neutralité du Net interdit le filtrage des contenus en fonction de leur nature, de leur origine ou de leur destination, mais elle n’interdit pas nécessairement de proposer des abonnements plus ou moins rapides. C’est un point de débat dans certains pays, comme la France, où les opérateurs affirment respecter la neutralité du Net mais où la pratique de la limitation du débit après un seuil de consommation de données est monnaie courante.

   


Mais le jeu auquel joue Verizon est assez symbolique de la démarche des FAI américains et de ce qu’ils pourront désormais faire. Le démenti de l’opérateur a d’ailleurs été catégoriquement contredit par James Williams, conseiller du comté de Santa Clara : « Cette limitation a tout à voir avec la neutralité du Net. Elle montre que les FAI agiront toujours en fonction de leurs intérêts économiques et non de la sécurité publique. C’est exactement ça que l’abrogation de la neutralité du Net décidée par l’administration Trump autorise et encourage. » Les problèmes rencontrés par les pompiers californiens devraient par ailleurs être examinés par la cour d’appel chargée de la plainte d’ONG et d’entreprises qui contestent la fin de la neutralité du Net.



                            


                        

                        


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L’ouragan Lane devrait frapper Hawaï jeudi et vendredi

Les vents soufflent à 215 kilomètres à l’heure. Le président Trump a préventivement déclaré l’état d’urgence.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 16h10
 • Mis à jour le
23.08.2018 à 16h53
   





                        



   


Le président Donald Trump a proclamé mercredi 22 août l’état d’urgence dans l’Etat de Hawaï, ouvrant le déblocage de fonds fédéraux avant le passage imminent de l’ouragan Lane dans l’archipel.
Selon le communiqué de la Maison Blanche publié jeudi, l’état d’urgence permet à l’Agence fédérale des situations d’urgence « d’apporter une aide adéquate pour soutenir les mesures d’urgences nécessaires ».
L’île du Pacifique, située à près de 4 000 kilomètres au large de la Californie, est en effet menacée par des vents soufflants à 215 km/h et avançant à 11 km/h — en légère baisse par rapport à mercredi.
Selon le service météorologique de l’île, ce ralentissement de l’ouragan Lane accroît le risque de voir des pluies drues se prolonger.

Hurricane Lane tracking toward the Islands.  Rainfall over the last 12 hours have been reported over 8" on the Big… https://t.co/Zo4UDUamAz— NWSHonolulu (@NWSHonolulu)


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D’après le dernier bulletin du centre national des ouragans du Pacifique (CPHC), publié jeudi à 14 heures, Lane se trouvait à 370 kilomètres au sud de l’île, et à 540 kilomètres de Honolulu, la capitale de l’Etat.
L’œil de l’ouragan passera à proximité des côtes hawaïennes « tard aujourd’hui [jeudi] et vendredi ». L’île principale de l’archipel américain et le comté de Maui sont menacés.



                            


                        

                        

