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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-1"> ¤ Avec « A son image », l’histoire d’une photoreporter corse, le Prix Goncourt 2012 porte un regard tendre et sardonique, entre Bernanos et Voltaire, sur la faiblesse humaine. Somptueux.
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Dans l’œil de Jérôme Ferrari

Avec « A son image », l’histoire d’une photoreporter corse, le Prix Goncourt 2012 porte un regard tendre et sardonique, entre Bernanos et Voltaire, sur la faiblesse humaine. Somptueux.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 16h00
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 16h33
    |

            Jean Birnbaum








                        



                                


                            
A son image, de Jérôme Ferrari, Actes Sud, 222 p., 19 €.

Cela commence à se voir. ­Jérôme Ferrari est obsédé par les images, leur force de vérité, leur puissance d’aveuglement. De livre en livre, son écriture se fait toujours plus regardante. En 2012, Le ­Sermon sur la chute de Rome (Actes Sud), roman qui lui a valu le prix Goncourt, s’ouvrait par la description d’une photo de famille sur laquelle se posait un regard fidèle. Trois ans plus tard, Ferrari publiait, avec Olivier Rohe, un essai intitulé A fendre le cœur le plus dur (Inculte/Dernière marge), où se trouvait commenté le reportage photographique effectué en 1911 et 1912, sur le front qui ­opposait les Italiens aux Turcs, par le romancier Gaston Chérau. On retrouve d’ailleurs Chérau, promenant ses rêveries orientalistes au milieu des cadavres, dans le tout nouveau roman de Jérôme Ferrari, A son image.
Plus que jamais, même quand il évoque des clichés de noces, l’auteur y médite l’alliance intime entre la photographie et la mort. Les premières pages racontent l’accident fatal qui propulse une jeune photographe, Antonia, au fond d’un ravin corse. C’est le personnage principal du livre, et Ferrari nous contraint d’emblée à poser, sur cette femme d’images, un œil endeuillé. Ici, néanmoins, nul pathos larmoyant. Plutôt un esprit sardonique et une rébellion métaphysique, qui placent ce texte somptueux sous la double influence de Voltaire et de Bernanos.
Plume cruelle
Antonia, qui est la compagne d’un militant nationaliste corse, fait ses débuts dans la presse locale, au milieu des ­années 1980. Et c’est une fois de plus l’occasion, pour Ferrari, d’exercer son humour ravageur. Très vite, les patrons de la jeune reporter lui enseignent la règle numéro un de leur métier : utiliser un objectif grand-angle quand on photographie fêtes patronales, inaugurations de campings et autres concours de pétanque, de sorte...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-2"> ¤ Cette série, mettant en scène un jeu de massacre entre collégiens au début des années 2000, marque un tournant dans le genre « survival ».
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Manga iconique des récits de survie, « Battle Royale » est réédité en France

Cette série, mettant en scène un jeu de massacre entre collégiens au début des années 2000, marque un tournant dans le genre « survival ».



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 15h00
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 15h18
    |

            Pauline Croquet








                        



   


Piégés sur une île, quarante-deux collégiens, dont la classe a été tirée au sort, sont obligés de s’entre-tuer jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un. Dès sa sortie en France, en 2003, le manga Battle Royale ne laisse pas le public indifférent. D’entrée de jeu dramatique et violent, le premier tome s’écoule à 80 000 exemplaires dans l’Hexagone, ce qui le place parmi les best-sellers du moment et ouvre la voix à de nombreuses bandes dessinées de survival game, des récits de jeux de survie. Les éditions Soleil/Delcourt ont décidé de rééditer ce succès en tome double, à compter de mercredi 22 août.
Un succès qui s’explique en partie par la dimension politique du récit. Derrière cette compétition annuelle macabre se cache un programme pour asservir la jeunesse et étouffer la rébellion, orchestrée par une dictature socialiste d’Asie suggérant un Japon totalitaire dans un futur alternatif.
Avant de prendre vie dans un manga de quinze tomes publiés dans l’Archipel à partir de 2000, Battle Royale est un roman de Koushun Takami, paru un an plus tôt. Le romancier prend part activement au scénario de l’adaptation en bande dessinée de sa dystopie, perçue aussi comme une métaphore sur le contrôle social.
Mythe culturel de l’école japonaise
Si le concept des histoires de last man standing existait, le titre même de l’œuvre empruntant au vocabulaire du catch, l’auteur innove en l’exploitant dans un milieu scolaire japonais, et en proposant un véritable exutoire face à la pression pour la réussite sociale. « Le fait d’amener une classe à s’entre-tuer crée quelque part un mythe culturel de l’école japonaise », avance Iker Bilbao, directeur éditorial aux éditions Soleil. « Cela renvoie aux valeurs de cohésion et d’esprit d’équipe qui s’opposent à certains comportements individualistes, mais aussi à la notion très présente de bouc émissaire. »
« Doit-on marcher seul pour espérer s’en sortir ou faire équipe… ? »
Car la question centrale de la série n’est pas tant le « pourquoi » de ce programme, mais plutôt : « Doit-on marcher seul pour espérer s’en sortir ou faire équipe pour détruire cette mascarade ? » C’est ce questionnement qui va orchestrer toutes les actions et les relations des élèves sur l’île d’Oki, pendant les trois jours de massacre. Pour le héros, Shuya Nanahara, orphelin révolté au grand cœur, pas de doute, l’union fait la force face à ce programme inique et darwiniste.

   


« L’écriture y est beaucoup plus forte que pour d’autres mangas du genre »
On ne compte plus le nombre d’œuvres sœurs que Battle Royale a pu inspirer, notamment dans le manga où les survival games d’écoliers sont nombreux. Mais aussi dans la littérature adolescente, à l’image de la trilogie américaine Hunger Games. Toutefois, plus de quinze ans après, Battle Royale tient honorablement le haut du pavé. Ce que Iker Bilbao explique par la qualité de la narration : « L’écriture y est beaucoup plus forte que pour d’autres mangas du genre, qui se reposent énormément sur le dessin. Les personnages, même s’ils sont parfois manichéens, sont attachants, et la dramaturgie reste solide jusqu’à la fin. »
De même, les règles du jeu ne s’émoussent pas, ne se floutent pas en arrière-plan de l’intrigue, offrant un ciment solide aux quinze volumes. Une garantie de suspense, et une bouée pour les lecteurs qui doivent déjà suivre le parcours d’une quarantaine de personnages.

        Lire aussi :
         

                « Battle Royale », « Green Worldz », « Doubt »… Sélection de mangas « survival » incontournables



L’esthétique des mangas « furyo » des années 1990
De Battle Royale, on retient également un manga pour adultes au succès grand public – il était au début distribué dans les supermarchés français – en dépit de sa violence crue. Dessin réaliste, gros plans sur les corps meurtris, mais aussi des scènes de sexe ajoutées par rapport au roman… le trait non censuré du dessinateur Masayuki Taguchi offre une étoffe et un caractère animal supplémentaires à la tragédie de Koushun Takami.
De même, la noirceur et la physionomie des personnages les font ressembler davantage à des gangsters qu’à de candides collégiens, rappelant l’esthétique des mangas furyo des années 1990, le terme désignant de jeunes voyous japonais.

   


La bande dessinée était initialement publiée par Akita Shoten, une grande maison d’édition japonaise réputée pour ses choix irrévérencieux et sa liberté graphique. Une liberté qu’a totalement embrassée le cinéaste Kinji Fukasaku dans son adaptation réalisée dans la foulée des premiers tomes.
C’est le long-métrage de cet habitué du cinéma réaliste et sans fard de yakuzas qui finira de faire de Battle Royale une œuvre internationale et iconique. Et placera l’acteur Takeshi Kitano au rang des professeurs les plus pervers du septième art.

Battle Royale, ultimate édition, de Koushun Takami et Masayuki Taguchi, traduction d’Arnaud Delage, tome I le 22 août, éditions Soleil/Delcourt, 416 pages, 15 euros.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-3"> ¤ Directeur adjoint du Seuil, il n’a pas succédé à Olivier Bétourné à la tête de la maison. Un premier accroc dans l’ascension fulgurante de l’auteur et éditeur de 32 ans, qui publie son deuxième roman, « Capitaine ».
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Adrien Bosc, la religion du livre


                      Directeur adjoint du Seuil, il n’a pas succédé à Olivier Bétourné à la tête de la maison. Un premier accroc dans l’ascension fulgurante de l’auteur et éditeur de 32 ans, qui publie son deuxième roman, « Capitaine ».



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 12h06
    |

                            Zineb Dryef








                              

                        

Ce fut le plus beau jour de sa vie. Le 30 octobre 2014, Adrien Bosc recevait le Grand Prix du roman de l’Académie française pour son premier roman, Constellation, récit du destin des passagers de l’avion du même nom qui s’est abîmé dans les Açores le 28 octobre 1949. Un mois plus tard, quai de Conti, il a attendu, sans empressement, son meilleur ami, arrivé en retard et sans costume à la séance publique annuelle de l’institution au cours de laquelle ses lauréats sont distingués.
Sous la coupole, entouré par sa famille et par ses amis, il s’est senti parfaitement heureux. Le discours traditionnel sur la vertu prononcé par Valéry Giscard d’Estaing était bien un peu solennel, un peu pompier mais tout de même, « c’était un moment de félicité », se souvient son ami et éditeur Benoît Heimermann. Adrien Bosc avait 28 ans.
« Il est jeune, très jeune, non ? »
« Vous savez quel âge a Adrien ? » La première fois qu’on nous a posé cette question, on a cru qu’il s’agissait de nous impressionner. La deuxième fois, on a compris qu’autour de lui beaucoup ignoraient sincèrement son âge. « J’ai tout à fait oublié l’âge qu’il avait, remarque l’avocat Olivier Diaz, l’un des actionnaires de ses revues. L’absence de perception de son âge démontre une maturité évidente. » On a également entendu : « un garçon sans âge », « un vieux dans un corps de jeune » et ce grand soupir, « il est jeune, il est très jeune, non ? ».
Il l’était déjà à 23 ans, quand il est devenu père d’un petit garçon. Puis à 24 ans, quand il a lancé deux revues, Feuilleton et Desports. Et à 25 ans, quand il a fondé les Editions du Sous-Sol. Enfin, il en avait à peine 30 quand il a été promu directeur adjoint des Editions du Seuil, il y a deux ans. Un garçon précoce en somme. Ou « Bel-Ami monté à Paris les souliers pleins de sa terre avignonnaise », selon la formule un peu perfide de l’un de ses...




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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-4"> ¤ D’un château l’autre (3/6). Les articles de cette série sont extraits de « Crac » de Jean Rolin (P.O.L., janvier 2019). En 1909, T.E. Lawrence, qui n’est pas encore « d’Arabie », entreprend à travers le Moyen-Orient un voyage de près de 1 800 km à la découverte des châteaux forts bâtis par les croisés.
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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-5"> ¤ D’un château l’autre (2/6). Les articles de cette série sont extraits de « Crac » de Jean Rolin (P.O.L, janvier 2019). En 1909, T. E. Lawrence, qui n’est pas encore « d’Arabie », entreprend à travers le Moyen-Orient un voyage de près de 1 800 km à la découverte des châteaux forts bâtis par les croisés.
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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-6"> ¤ D’un château l’autre (1/6). Les articles de cette série sont extraits de « Crac » de Jean Rolin (P.O.L, janvier 2019). En 1909, T.E. Lawrence, qui n’est pas encore « d’Arabie », entreprend à travers le Moyen-Orient un voyage de près de 1 800 km à la découverte des châteaux forts bâtis par les croisés.
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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-7"> ¤ Dans « La Classe de rhéto », le romancier se remémore ses années d’internat au Prytanée militaire de La Flèche, dans la Sarthe, et les visites de son père, logé à l’Hôtel du Vert Galant.
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Un roman, un hôtel : La Flèche, un souvenir amer pour Antoine Compagnon


                      Dans « La Classe de rhéto », le romancier se remémore ses années d’internat au Prytanée militaire de La Flèche, dans la Sarthe, et les visites de son père, logé à l’Hôtel du Vert Galant.



Le Monde
 |    19.08.2018 à 07h45
    |

                            Colombe Schneck








                              

                        

A la mort de sa mère, après une enfance passée aux Etats-Unis, Antoine Compagnon quitte l’Amérique des années 1960. Il a 15 ans. Il passe ce premier été à camper et à pêcher. Une photographie prise après ces vacances, lors de la traversée de l’Atlantique, montre le veuf et ses six orphelins « beaux, bronzés, souriants ». « Rien n’est plus menteur qu’une photo », écrit Antoine Compagnon dans La Classe de rhéto (Gallimard, 2012). Il étudiait dans un lycée très libéral de Washington, « sans mur d’enceinte, cerné de pelouses, riche d’une bibliothèque lumineuse ». En France, le père a choisi de l’envoyer dans un internat. L’adolescent se retrouve au lycée militaire de La Flèche (Sarthe).
C’est son premier dîner en tête à tête avec son père, son premier dîner dans un restaurant de province. Ils ne se parlent pas. « L’expérience me parut bizarre, située hors du temps. »
La France, qu’il ne connaît pas, se présente comme une prison triste. Elèves, professeurs, dortoirs, tout est gris. Ici, on prend une douche une fois par semaine, la veille de l’unique séance sportive hebdomadaire. « Je ne pense pas que la coïncidence fût délibérée – il manquait à nos gradés un fond de perversité – juste la veille de notre séance d’éducation physique, si bien que nous n’avions pas l’occasion de nettoyer nos suées près d’une semaine entière », se souvient-il.
Son père vient lui rendre visite et loge à l’Hôtel du Vert Galant, situé sur la Grande-Rue. C’est là qu’ils dînent : « Nous choisîmes le menu, quelque chose comme des vol-au-vent de poisson suivis d’une pintade ou d’une viande en sauce avec un pichet de touraine. »
C’est son premier dîner en tête à tête avec son père, son premier dîner dans un restaurant de province. Ils ne se parlent pas. « L’expérience me parut bizarre, située hors du temps. »
e siècle
Le lycée militaire a changé, note Antoine Compagnon :...




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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-8"> ¤ « La Matinale du Monde » publie tous les dimanches le strip « Leumonde.fr » d’Antoine Marchalot.
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Article sélectionné dans La Matinale du 18/08/2018
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Leumonde.fr, par Antoine Marchalot (épisode 115)

« La Matinale du Monde » publie tous les dimanches le strip « Leumonde.fr » d’Antoine Marchalot.



Le Monde
 |    19.08.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 09h16
   





                        



   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-9"> ¤ Un manuel pour deux (6/6). A la découverte des duos qui ont créé nos livres de classe. Cette semaine, les auteurs du « Roland-Barthes sans peine », un ouvrage parodique en dix-huit leçons, paru en  1978, censé démonter, avec facétie et humour, les ressorts de l’œuvre du sémiologue.
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                Burnier & Rambaud, le pastiche en partage


Un manuel pour deux (6/6). A la découverte des duos qui ont créé nos livres de classe. Cette semaine, les auteurs du « Roland-Barthes sans peine », un ouvrage parodique en dix-huit leçons, paru en  1978, censé démonter, avec facétie et humour, les ressorts de l’œuvre du sémiologue.

LE MONDE
                 |                 18.08.2018 à 13h00
                 |

                            Philippe-Jean Catinchi

















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« Vous l’avez tué ! » La formule, abrupte, est du philosophe Michel Foucault, collègue de Roland Barthes au Collège de France. Ceux à qui elle s’adresse : Michel-Antoine Burnier et Patrick Rambaud, dont l’aventure partagée au magazine Actuel avait scellé l’amitié. Pour excessif qu’il soit, le verdict était éloquent. Quand parut en 1978 chez Balland Le Roland-Barthes sans peine, sorte d’initiation à une langue qui n’est pas tout à fait du français tout en semblant en être, les réactions avaient été si fortes et les rieurs si nombreux que le sémiologue en avait été blessé. La parodie était d’autant plus efficace que, plutôt que de grossir le trait d’une expression obscure aux non-initiés, elle en démontait les ressorts. Au point qu’on finissait par ne plus pouvoir distinguer un texte original de sa charge.
Le choix du manuel pédagogique participe d’une révérence et d’une mise en garde. On n’a pas affaire avec le « R. B. » (puisqu’« en Roland-Barthes, Roland Barthes se dit R. B. ») à un sabir pittoresque mais réservé aux seuls amateurs de curiosités linguistiques, mais bien à un langage promis à l’universalité, comme le précise la docte introduction de cette initiation didactique. Preuves à l’appui, avec nombre d’exemples puisés aux sources les plus variées, brassant postures idéologiques, engagements artistiques et identités, géographiques comme sexuelles, le R. B. « deviendra bientôt obligatoire », précisent les auteurs, guides bienveillants au « royaume du Textuel ».
« Morceaux choisis »
Dès lors, après une brève proposition de méthodologie (rythme de l’apprentissage, suggestion de révision pour une parfaite assimilation), dix-huit leçons livrent les clés d’un langage dont l’ésotérisme se dissipe pour qui suit scrupuleusement le programme. Ne reste plus qu’à éprouver ce savoir tout neuf par un test double, thème et version (avec corrigés, pour une meilleure évaluation), et à s’adonner à la...


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                                                Par                                                    Philippe-Jean Catinchi














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                Dictée d’honneur


Histoires de langue (6/6). A la Maison d’éducation de la Légion d’honneur, à Saint-Denis, « Le Rouge et le Noir » en défense de la langue française.

LE MONDE
                 |                 17.08.2018 à 17h00
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                            Marion Hérold

















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La langue française, surtout dans ce qu’elle a de plus littéraire, ne se porte pas très bien. Et, de ce fait, les initiatives en sa faveur se multiplient.
Aujourd’hui, concours de dictée à la Maison d’éducation de la Légion d’honneur. Dix heures du matin, temps radieux, ciel bleu roi sur la basilique Saint-Denis et les cités HLM voisines. J’ai été sollicitée, en tant que responsable du service Correction du Monde, pour lire la dictée (un court extrait du Rouge et le Noir de Stendhal) et parler un peu du métier de correcteur et de la nécessité, même dans le monde professionnel, de bien connaître sa langue, son orthographe, sa grammaire, sa littérature.
Le lycée a été installé par Napoléon dans les magnifiques bâtiments de l’ancien couvent de l’abbaye attenante à la basilique. Il est réservé aux filles, petites-filles et arrière-petites-filles de décorés de la Légion d’honneur. Le collège est pour sa part aux Loges, dans la forêt de Saint-Germain.
Mais voici Julien Sorel en personne qui s’est glissé hors de la dictée : l’œil velouté et un peu inquiet, il vient m’accueillir et me conduire dans l’immense salle où je vais officier. Jeunes filles en uniforme, tête penchée, à l’écoute, questions. Ici, un point d’interrogation ou d’exclamation ? Vous pourriez répéter la phrase qui commence par : « Depuis le séminaire il mettait les hommes au pis… » ? « Horace », c’est en italique, dans : « C’était, dans le fait, deux glaces de huit pieds de haut chacune, et dans lesquelles il regardait quelquefois son interlocuteur en parlant d’Horace, qui lui imposaient encore » ?
L’écriture inclusive s’invite
Promenade entre les tables, je joue à l’institutrice, comme dans mon enfance, mais, aujourd’hui, ce sont les cinq meilleures élèves en orthographe de chaque classe, de la seconde à la khâgne, qui tendent l’oreille.
Peu de vrais pièges, ce n’est pas la dictée de Mérimée, mais un test qui sanctionne une expérience...


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Dictée d’honneur
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                                                Par                                                    Marion Hérold














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L’« affaire Emilie Frèche » : pourquoi tant de tapage en plein mois d’août

Dès avant même sa parution, prévue le 22 août, le roman d’Emilie Frèche, « Vivre ensemble », agite jusqu’au président de l’Assemblée nationale.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 18h00
    |

            Raphaëlle Leyris








                        



                                


                            

La querelle littéraro-familiale publique tend légèrement à se raréfier. Trois ans, en effet, que le coup d’envoi de la rentrée n’avait pas été donné par un tel foin – depuis que Simon Liberati avait été accusé par sa belle-mère de porter atteinte à sa vie privée dans Eva (Stock, 2015). Mais le mercredi 8 août a éclaté l’« affaire Emilie Frèche ». L’écrivaine fait paraître chez Stock Vivre ensemble (288 p., 19,50 €), roman qui veut mettre en parallèle la difficulté de faire société après le 13-Novembre avec celle de recomposer une famille, en racontant notamment les heurts de l’héroïne, Déborah, avec le fils de son nouvel amoureux, un petit garçon perturbé, manipulé par une mère hystérique.
Un encart inséré dans chaque exemplaire
Le 8 août, donc, L’Express a publié sur son site une interview de Séverine Servat de Rugy. Aujourd’hui épouse du président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, celle-ci a eu un fils, aujourd’hui âgé de 11 ans, avec Jérôme Guedj, ancien député socialiste et désormais compagnon d’Emilie Frèche. Dans cet entretien, Séverine Servat de Rugy affirme que Vivre ensemble « relève du viol de l’intimité » et du « harcèlement textuel ». « J’ai été d’autant plus bouleversée que l’on s’attaquait à mon fils, en braconnant dans sa vie et la mienne », dit celle qui révèle avoir menacé de demander l’interdiction du livre et a en tout cas déjà obtenu l’insertion d’un encart dans chaque exemplaire, mentionnant sa certitude « que des passages du présent ouvrage portaient atteinte de manière répétée à l’intimité de sa vie privée et à celle de son enfant mineur – ce qui a été contesté par l’auteur ». 
Une fois la dispute rendue officielle, Emilie Frèche donne sa version des faits : sur Bibliobs, elle rappelle, sans surprise, que « tous les écrivains s’inspirent du réel, ou de leur vécu », avant de se dire « stupéfaite » qu’une personne...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-12"> ¤ Histoires de langue (5/6). Dans notre pays très centralisé, le cœur d’autres langues bat encore doucement et contribue à la richesse de notre culture.
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                Le centre et les périphéries


Histoires de langue (5/6). Dans notre pays très centralisé, le cœur d’autres langues bat encore doucement et contribue à la richesse de notre culture.

LE MONDE
                 |                 16.08.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
17.08.2018 à 06h33
                 |

                            Marion Hérold

















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En sortant du Musée historique de la ville de Strasbourg, où je me trouvais hier avec vous, je me dirigeai vers la Petite France, longeant l’Ill ou un de ses bras (cette rivière en a plus que la déesse Kali), et traversai le quartier du Finkwiller (der Fink, « le pinson », en allemand). Une modeste plaque commémorative indique, sur un modeste immeuble, que là habitèrent, de 1906 à 1925, les frères Matthis (Albert, mort en 1930, et Adolphe, mort en 1944). Un peu plus loin, un pont porte leur nom.
Ces deux frères poètes, jumeaux de surcroît (ce dont ne peuvent se prévaloir ni les Grimm ni les Goncourt), nés en 1874, habitèrent ensemble toute leur vie, et toujours au bord de l’Ill. Ils composèrent exclusivement en alsacien, avec une sensibilité postromantique qui les rattache plutôt au XIXe siècle.
« Net aaner vun es wurd vergesse/Do helft kaan Ducke – s’batt kaan Stoltz/E jeder grie’t ne angemesse/De bardessü üss Danneholtz (…). » (« On n’oubliera personne/Pas la peine de se baisser ni de faire le fier/Pour chacun on prendra la mesure/Du pardessus en bois de sapin » ; aimablement traduit par Pierre Kretz, coauteur, avec Astrid Ruff, de L’Alsace pour les nuls, (First Editions, 2010).
Et la langue d’Oc, alors ?
Mais me voilà bientôt à l’autre bout de la France, et par-delà les flots, dans l’île de Groix (Morbihan), sauvage et riante. Je suis accueillie par un concert d’oiseaux variés et infatigables (ah, c’est donc ici qu’ils sont !). Et puis il y a le souvenir d’un Groisillon, Jean-Pierre Calloc’h, dit « Bleimor » (le loup de mer), mort en 1917 sur le front de la Somme, à l’âge de 29 ans.
Tel un amer, sur la côte nord de l’île, un monument surmonté d’une statue célèbre de tout son granit ce barde breton : « Me zo er Gédour Braz én é sau ar er hleu/Oll Keneo er bed é en noz-man é viram. » (« Je suis le grand veilleur debout sur la tranchée/C’est toute la beauté du monde que je...


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                                                Par                                                    Marion Hérold














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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-13"> ¤ Les genres journalistiques qu’ont fondés les écrivains n’ont cessé de se renouveler à travers l’apparition de nouveaux médias radiophoniques, télévisuels et numériques. La typologie que nous proposons ici s’inspire  de « La Littérature au quotidien. Poétiques journalistiques au XIXe siècle » (Seuil, 2007), de Marie-Eve Thérenty.
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Petite fabrique des formats

Les genres journalistiques qu’ont fondés les écrivains n’ont cessé de se renouveler à travers l’apparition de nouveaux médias radiophoniques, télévisuels et numériques. La typologie que nous proposons ici s’inspire  de « La Littérature au quotidien. Poétiques journalistiques au XIXe siècle » (Seuil, 2007), de Marie-Eve Thérenty.



LE MONDE
 |    16.08.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 13h24
    |

                            Anne Dujin








                        



                                


                            
L’intervention des écrivains dans les médias prend diverses formes, qui remontent généralement au XIXe siècle. Dans La Littérature au quotidien. Poétiques journalistiques au XIXe siècle (Seuil, 2007), Marie-Eve Thérenty montre comment les écrivains ont fondé les différents genres journalistiques, et la manière dont cela a, en retour, transformé la littérature. Ces différents formats d’intervention n’ont cessé de se renouveler à travers l’apparition de nouveaux médias radiophoniques, télévisuels et numériques. Aujourd’hui, les processus de formatage, d’automatisation, de globalisation de l’information permettent paradoxalement le retour à des formes journalistiques parfois anciennes, réinventées, dans lesquelles les écrivains s’épanouissent.
Le feuilleton

Dans sa première acception, le feuilleton désigne la partie inférieure de la page du journal, consacrée à la critique littéraire, théâtrale, musicale, artistique, aux causeries mondaines ou aux récits de voyages. De là découle le « feuilleton littéraire », format qu’on trouve dans les pages consacrées à l’actualité de l’édition, et le plus souvent tenu par des écrivains : au Figaro, le feuilleton a été rédigé par des figures aussi diverses que le poète symboliste Henri de Régnier (1864-1936), Charles Dantzig ou Frédéric Beigbeder. Au « Monde des livres », Bertrand Poirot-Delpech, Michel Braudeau, Pierre Lepape, Eric Chevillard et Claro s’y sont successivement exercés.
Le feuilleton a aussi constitué la première forme d’intervention de l’écrivain dans la presse comme romancier. Au cours de l’année 1836, La Vieille Fille, de Balzac, paraît dans le quotidien La Presse. S’ouvre alors un âge d’or du roman-feuilleton, où excellera en particulier Eugène Sue, qui a pensé son œuvre romanesque spécifiquement pour ce format. Les Mystères de Paris paraissent dans Le Journal des débats entre le 19 juin 1842 et le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-14"> ¤ [Une planche de BD de la rentrée 5/5] Pour son troisième album, « Servir le peuple », qui paraît le 4 octobre, le bédéiste joue des codes graphiques de la Révolution culturelle pour adapter Yan Lianke.
<filname="PROF-0,2-3260,1-0,0-14"> ¤                     
                                                   
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Alex W. Inker casse du Mao

[Une planche de BD de la rentrée 5/5] Pour son troisième album, « Servir le peuple », qui paraît le 4 octobre, le bédéiste joue des codes graphiques de la Révolution culturelle pour adapter Yan Lianke.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 13h06
    |

                            Cathia Engelbach








                        



                                


                            


Alexandre Widendaele, trentenaire prolifique au nom de plume évocateur, Alex W. Inker (inker, « encreur » en anglais), aime aborder la grande histoire à travers des trajectoires individuelles et détonantes. Son premier album, Apache (Sarbacane, 2016), était mâtiné de planches sombres et d’un argot impétueux fusant d’un bistrot parisien de l’entre-deux-guerres. Dans le deuxième, Panama Al Brown (Sarbacane, 2017), il avait replacé sur le ring ce boxeur américain des années 1930, ami de Jean Cocteau.
C’est en Chine, en pleine Révolution culturelle (1966-1968), qu’il plante le décor de son prochain album, une adaptation, attendue le 4 octobre chez Sarbacane, de Servir le peuple, une fable politique de Yan Lianke (Philippe Picquier, 2006), dont le titre est un pied de nez à un slogan maoïste. Censuré sitôt paru en Chine en 2005, le roman suit le parcours de Petit Wu, soldat modèle du régime réduit à satisfaire les désirs de la femme d’un colonel en vue d’une promotion. Une expérience qui passe par un langage codé, une joute sexuelle et, bientôt, la destruction jubilatoire de tout objet portant le sceau du Grand Timonier.
Pleurs et grimaces à outrance
Habitué à utiliser une palette chromatique réduite, Alex W. Inker a pris à son compte les couleurs de la propagande maoïste, baignée de rouge et de vert. Pour la technique, il s’est aussi largement inspiré de l’iconographie artisanale de l’époque, et a travaillé à main levée, rendant sur ses planches les traits souvent maladroits des affichistes quant aux proportions et lignes de fuite. Au-delà d’un classique travail d’adaptation, il s’est donc livré à un pastiche, avec une belle maîtrise de l’art de la farce et de l’ironie. Les différentes scènes de soumission entre les personnages laissent ainsi place à une dramaturgie délibérément ampoulée. Tous pleurent et grimacent à outrance, s’accroupissent et se redressent à l’envi.
Les séquences intimes surlignent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-15"> ¤ Responsable des pages littéraires des « Inrockuptibles », la critique littéraire analyse la contribution des romanciers dans la sphère médiatique.
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Nelly Kaprièlian : « Les écrivains savent écrire, et ça change tout ! »

Responsable des pages littéraires des « Inrockuptibles », la critique littéraire analyse la contribution des romanciers dans la sphère médiatique.



LE MONDE
 |    16.08.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 13h18
    |

                            Anne Dujin








                        



                                


                            
Nelly Kapriélian est critique littéraire, écrivain et responsable des pages littéraires des Inrockuptibles.
« Les Inrockuptibles » font partie des titres de presse qui ont très tôt sollicité les écrivains pour écrire dans leurs colonnes. De quand ce parti pris date-t-il ?
Les Inrocks ont commencé à ouvrir leurs colonnes aux écrivains dès le passage à la formule hebdomadaire, en 1995. Sylvain Bourmeau, qui était alors rédacteur en chef, a été moteur de ces initiatives. Une chronique a été confiée à Michel Houellebecq après la sortie de H.P. Lovecraft, une autre devait l’être à Virginie ­Despentes sur les films pornographiques après la sortie de Baise-moi, mais je crois qu’elle ne l’a jamais écrite.
Le phénomène a pris de l’ampleur, et on a aujourd’hui un rendez-vous régulier avec les écrivains, deux pages intitulées « Lectures », dans lesquelles nous leur donnons carte blanche. Ce principe est important, nous ne leur suggérons pas de sujet. Nous pouvons, parallèlement, solliciter des écrivains pour des dossiers thématiques précis. Nous l’avons fait, en juin, dans un numéro consacré aux migrants, dans lequel nous avons publié des contributions de Roberto Saviano, de Yannick Haenel et d’Erri De Luca. Il nous arrive aussi régulièrement de confier le pilotage d’un numéro entier à un écrivain. Nous l’avons fait avec ­Michel Houellebecq, Virginie Despentes et Edouard Louis. Ces numéros se vendent particulièrement bien.
Qu’apporte en propre la voix de l’écrivain dans les médias ? Comment expliquer le succès de cette formule ?
Cela paraît relever de l’évidence de le dire, mais les écrivains savent écrire, et ça change tout ! Ils sont à l’aise dans des formats un peu plus longs que l’article classique, ils savent construire et articuler un propos. Le style est également important. Confier un texte à un écrivain, c’est d’abord se dire que le résultat sera beau. Il y a enfin...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-16"> ¤ L’écrivain explique le choix de ses sujets en tant que chroniqueur radio à France Culture durant la saison dernière.
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Aurélien Bellanger : « On compte  sur la sensibilité du romancier »

L’écrivain explique le choix de ses sujets en tant que chroniqueur radio à France Culture durant la saison dernière.



LE MONDE
 |    16.08.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 13h20
    |

                            Anne Dujin








                        



                                


                            
Aurélien Bellanger est écrivain, romancier, auteur notamment de L’Aménagement du territoire et du Grand Paris (Gallimard, 2014 et 2017). Il est aussi chroniqueur pour différents médias, dont France Culture.
Vous avez tenu cette année une chronique quotidienne dans la matinale de France Culture. Comment avez-vous travaillé, choisi vos sujets ?
Cette chronique concluait la matinale. Elle s’appelait d’ailleurs « La Conclusion ». L’idée était de donner le point de vue d’un romancier sur le monde, à partir de sujets aussi divers que possible. Assez rapidement, on m’a dit qu’il y avait un côté « mythologies » de la France contemporaine dans ces chroniques. Cette idée m’a plu. La France avait un nouveau président de la République, et cela m’intéressait de faire la chronique de tous ces changements que l’on a beaucoup de mal à analyser, sur lesquels les points de vue sont de plus en plus contradictoires.
En tant qu’écrivain, je me sentais très libre et décontracté pour le faire. C’était généralement sur mon vélo, de retour de la chronique du jour, que j’avais l’idée de la chronique du lendemain. Le plus souvent je retrouvais une idée que j’avais déjà eue, mais que je n’avais pas encore creusée. On n’a finalement pas tant d’idées que cela…
Selon vous, qu’est-ce qui est attendu de l’écrivain lorsqu’il intervient dans les médias ?
Je crois que, parce que l’écrivain n’est pas expert, on compte sur sa sensibilité, voire sur ses intuitions. Je peux, dans une chronique ou un article, tenir des propos qu’un sociologue jugerait d’une immense banalité. Mais, dans le lot, quelque chose peut sonner juste. On sort d’une période où l’artiste était présent dans les médias, mais sur un mode « patrimonialisant », avec une autoréflexion permanente sur sa pratique.
C’était devenu ennuyeux. Et je dois dire que j’ai pris goût à cette forme de littérature d’intervention. Car cela reste de la littérature,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-17"> ¤ C’est la première fois depuis 2007 qu’autant de primo-romanciers sont mis à l’honneur à l’occasion de la rentrée littéraire.
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Rentrée littéraire : place aux premiers romans

C’est la première fois depuis 2007 qu’autant de primo-romanciers sont mis à l’honneur à l’occasion de la rentrée littéraire.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 09h12
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 10h05
   





                        



   


La rentrée littéraire, qui débute jeudi 16 août, est une occasion unique de découvrir de nouvelles plumes – particulièrement cette année, avec 94 premiers romans d’auteurs âgés de 24 à 86 ans.
Selon le décompte du magazine spécialisé Livres Hebdo, il n’y a jamais eu autant de premiers romans français publiés depuis 2007.
Un total de 567 titres, dont 381 ouvrages francophones, est attendu en librairie d’ici à la mi-octobre et, à de rares exceptions près, les écrivains ont choisi d’ignorer l’insouciance.

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Au nom du frère et du père
Certains primo-romanciers ne sont pas des inconnus. C’est le cas notamment de la critique littéraire Olivia de Lamberterie, qui dresse un portrait de son frère disparu dans Avec toutes mes sympathies (Stock), ou du comédien Philippe Torreton qui, après plusieurs récits et essais dont le best-seller Mémé (L’Iconoclaste, 2014), publie son premier roman, Jacques à la guerre (Plon), librement inspiré de la vie de son père.
Parmi les auteurs qui ne sont pas des débutants figure également Jean-Luc Barré, historien et éditeur – il est directeur de la collection Bouquins chez Robert Laffont. Il publie Pervers (Grasset), premier roman autour de la personne d’un écrivain.
C’est aussi le cas de Colas Gutman (connu pour sa série pour enfants Chien pourri), avec Le Complexe d’Hoffman (L’Olivier).

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La puissance du verbe
Auteur sans antécédents, Anton Beraber signe avec La Grande Idée (Gallimard), un des meilleurs romans de la rentrée. Ce récit d’aventures, sur les traces d’un mystérieux personnage, est porté par un style flamboyant.
Estelle-Sarah Bulle s’intéresse, de son côté, à l’exil des Guadeloupéens vers la métropole dans Là où les chiens aboient par la queue (Liana Levi), un récit porté par une langue enchanteresse.

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Déjà en lice pour les prix
La Belge Adeline Dieudonné signe La Vraie Vie (L’Iconoclaste), roman à la fois drôle et violent, autour de la figure d’une adolescente surdouée, coincée entre un père chasseur de gros gibier et misogyne, une mère craintive et soumise, et un jeune frère mutique qu’elle aimerait ramener à la vie.
Ce livre est déjà en lice pour de nombreux prix, dont le prix du roman Fnac, le prix Envoyé par La Poste et le Prix Stanislas, qui récompense le « meilleur premier roman de la rentrée ».
En lice également pour le prix Stanislas, qui sera décerné à Nancy le 8 septembre, le doyen de cette rentrée, Dov Hoenig, 86 ans, publie Rue du triomphe (Robert Laffont).
Le livre s’inspire largement de la jeunesse tumultueuse de l’auteur, né en Roumanie et parti pour la Palestine dès la fin de la guerre, avant de rejoindre Paris au milieu des années 1960.

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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-18"> ¤ D’ici aux prix littéraires de novembre, près de 600 nouveaux romans se proposent aux lecteurs. Panorama et tendances.
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A l’affiche de la rentrée littéraire

D’ici aux prix littéraires de novembre, près de 600 nouveaux romans se proposent aux lecteurs. Panorama et tendances.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 10h17
    |

            Raphaëlle Leyris








                        



                                


                            
A la recherche de la martingale… Les dernières années ont bousculé le monde de l’édition au point que nul n’est plus en mesure, à de rares exceptions près, de prédire quel titre va « marcher » et à quel point, tant se creuse l’écart, dans les listes de meilleures ventes, ­entre quelques ouvrages s’écoulant par centaines de milliers d’exemplaires et les autres, aux scores bien plus modestes. Dans ce ­contexte, chaque maison ­d’édition a savamment mélangé grands noms et découvertes, têtes d’affiche de son catalogue et espoirs en pleine croissance pour préparer la rentrée littéraire. Laquelle verra donc paraître, selon le décompte de l’hebdomadaire professionnel Livres Hebdo, 567 romans (contre 581 en 2017), dont 381 écrits en français (parmi lesquels 94 premiers romans). Ils sortent entre la mi-août et le mois d’octobre avec, en ligne de mire, les fêtes de fin d’année dans le prolongement des prix du mois de novembre.
Poids lourds
Quatre auteurs déjà récompensés par le plus fameux d’entre eux, le Goncourt, font paraître leurs ouvrages en cette période : ­Jérôme Ferrari (lauréat 2012) publie A son image chez Actes Sud, Pascal Quignard (2002) signe le tome X du cycle Dernier royaume, L’Enfant d’Ingolstadt (Grasset), Yann Quéffelec (1985) raconte la Naissance d’un Goncourt (Calmann-Lévy) – que certains liront peut-être dans l’espoir d’y trouver la formule magique. Mathias Enard (2015), lui, fait un pas de côté pour proposer une BD chez Casterman, Prendre refuge, avec Zeina Abirached.

Si ces écrivains ne peuvent désormais prétendre au plus convoité des prix français, tous les espoirs sont permis à d’autres auteurs, eux aussi très attendus par les lecteurs. Ainsi de Maylis de Kerangal : quatre ans après le triomphe de Réparer les vivants, elle propose Un monde à portée de main, chez son éditeur de toujours, Verticales, lequel fait également paraître En guerre, le nouveau livre de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-19"> ¤ Cette saison, les célébrités (artistes, auteurs, acteurs…) inspirent toujours les écrivains. Les attentats de 2015 aussi.
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Rentrée littéraire : tendance histoire vraie

Cette saison, les célébrités (artistes, auteurs, acteurs…) inspirent toujours les écrivains. Les attentats de 2015 aussi.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 06h45
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 08h35
    |

            Raphaëlle Leyris








                        



                                


                            


L’usage demeure : on continue de parler de façon générique des « romans » de la rentrée ­littéraire, malgré la place toujours plus congrue de la fiction au profit des récits. En particulier ceux inspirés par la vie d’hommes et de femmes célèbres, notamment d’artistes.
Si l’on arpente l’Europe de 1870 avec Rimbaud et Verlaine dans Arthur et Paul, la déchirure, de René Guitton (Robert Laffont), ce sont majoritairement les poètes, écrivains, sculpteurs et peintres du début du XXe siècle qui passionnent les écrivains cet automne. Dans Le Cœur (Arléa), Marc Petitjean suit Frida Kahlo à Paris. Dans La Tristesse des femmes en mousseline, de Jean-Daniel Baltassat ­ (Calmann-Lévy), Paul Valéry songe à sa jeunesse au côté de Mallarmé, Degas, ­Corot… Pour La Bonne Vie (Flammarion), Matthieu Mégevand fait revivre le poète Roger Gilbert-Lecomte (1907-1943) ; ­tandis que Franck Balandier raconte l’imbroglio entre Apollinaire et Picasso autour du vol de La Joconde, en 1911, dans Apo (Le Castor astral), et Jérôme Attal la querelle entre Alberto Giacometti et Jean-Paul Sartre, au cœur du Montparnasse des années 1930, dans 37, étoiles filantes (Robert Laffont).
Actrices et acteurs
C’est le Tout-Paris intellectuel et artistique de l’entre-deux-guerres qui traverse Janet (JC Lattès), le portrait que dresse Michèle Fitoussi de Janet Flanner, qui fut la correspondante du New Yorker à partir des années 1920. Dans Capitaine (Stock), Adrien Bosc embarque à bord du Capi­taine-Paul-Lemerle, qui quitta le port de Marseille le 24 mars 1941, au côté de nombreux anonymes fuyant la France de Vichy, mais aussi d’Anna Seghers, ­Victor Serge, Claude Lévi-Strauss, André ­Breton… Ce dernier se voit par ailleurs consacrer J’aimerai André Breton, de Serge Filippini (Phébus).
Plus près de nous, deux actrices font l’objet de récits littéraires signés...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-20"> ¤ Dans les programmes de parution, de nombreux écrivains du monde entier d’expression française.
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Rentrée littéraire : tendance francophonie

Dans les programmes de parution, de nombreux écrivains du monde entier d’expression française.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 06h45
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16.08.2018 à 08h35
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            Raphaëlle Leyris








                        



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                A l’affiche de la rentrée littéraire




   


Que le Collège de France crée une chaire « monde francophones » à la rentrée est sans doute un indice de l’importance grandissante prise par la littérature de langue française issue d’autres pays. Les programmes de la rentrée en témoignent eux aussi. Prenez celui d’Actes Sud, qui affiche sept livres : Ne m’appelle pas Capitaine est signé par l’Haïtien Lyonel Trouillot ; La Belle de Casa a pour auteur le Congolais In Koli Jean Bofane, et un troisième, Lèvres de pierre, est l’œuvre d’une femme née au Canada anglophone, Nancy Huston.
Même nombre d’ouvrages dans la rentrée Lattès, parmi lesquels on trouve le Camerounais Patrice Nganang (Empreintes de crabe), le Congolais Henri Lopes (Il est déjà demain) et la Libanaise Diane Mazloum (L’Age d’or) – sans compter Nina Bouraoui, qui évoque l’Algérie de son enfance dans Tous les hommes désirent naturellement savoir.
D’Algérie au Vietnam
Dans ces décomptes, on le voit, le continent africain est bien représenté. Parmi les écrivains issus d’Afrique du Nord, citons aussi les Algériens Boualem Sansal, Yasmina Khadra et Adlène Meddi (1994, Rivages) et la Marocaine Meryem Alaoui (La vérité sort de la bouche du cheval, Gallimard). La Côte d’Ivoire est notamment représentée par Gauz (Camarade papa, Le Nouvel Attila), le Congo par Alain Mabanckou. Le Sénégal a vu grandir David Diop (Frère d’âme, Seuil) ainsi qu’Aminata Aidara (Je suis quelqu’un, Gallimard).
Parmi les pays pourvoyeurs d’écrivains francophones, n’oublions pas Haïti – d’où viennent, outre Lyonel Trouillot, Dany Laferrière (Pays sans chapeau, une réédition) et Makenzy Orcel (Maître-Minuit), tous deux publiés par Zulma – ni le Québec de Lise Tremblay (L’Habitude des bêtes, Delcourt). Si elle est française, la primo-romancière des éditions Rivages, Thi Thu, a grandi au Vietnam, et sa langue natale influence le français de Presque une nuit d’été.



                            


                        

                        

