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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ En dépit d’un moratoire de 1986 et de la mobilisation des défenseurs de la faune marine, Norvège, Islande et Japon maintiennent cette pratique.
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Malgré des mesures strictes et une faible demande, la chasse à la baleine perdure

En dépit d’un moratoire de 1986 et de la mobilisation des défenseurs de la faune marine, Norvège, Islande et Japon maintiennent cette pratique.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 17h06
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 17h32
    |

            Pierre Breteau








                        



   


Certains pays comme la Norvège ou le Japon continuent de chasser la baleine, et ce, malgré le moratoire signé en 1986 sur la traque commerciale du plus grand mammifère du monde. Ainsi Oslo a augmenté de 999 à 1 278 le nombre d’individus susceptibles d’être capturés dans ses eaux en 2018, soit 28 % de plus qu’en 2017.
Parmi la vingtaine d’espèces de cétacés, d’un poids qui va de 2,5 à 7 tonnes pour l’orque à 150 tonnes pour la baleine bleue, seules quelques espèces sont toujours prisées. En Norvège et en Islande, derniers pays européens à posséder des navires spécialisés, c’est surtout la baleine de Minke qui est recherchée ; un mammifère plus petit (6 à 9 m) que la grande baleine bleue (25 mètres en moyenne), mais aussi plus « menu » : de 5 à 8 tonnes.
La situation est délicate pour l’ensemble des espèces, car leur population peine à augmenter malgré les mesures de protection instaurées dans les années 1980 et 1990. Selon une étude menée à partir de cent vingt-deux ans de données, le nombre d’animaux (spécialement les baleines bleues et les rorquals communs) pourrait n’atteindre la moitié de son niveau d’avant la chasse intensive (à partir de 1900) qu’en 2100.
Comment les baleines sont-elles protégées ?
Depuis 1986, la Commission baleinière internationale (CBI) a adopté un moratoire dans une résolution « selon laquelle les quotas de capture pour toute opération commerciale de chasse seraient fixés à zéro ». Deux exceptions néanmoins, d’un côté la chasse à des fins scientifiques et de l’autre, la chasse traditionnelle, pour les « stocks autochtones de subsistance ».
Au titre de la recherche scientifique, le Japon a tué 486 baleines de Minke en 2016, une espèce protégée. Cette faille est largement utilisée par Tokyo. Malgré l’arrêt de la Cour internationale de justice rendu le 31 mars 2014, qui avait sommé le pays de cesser ses campagnes de masse car elles ne correspondent pas aux critères scientifiques, la pratique se poursuit, aussi bien dans le Pacifique que dans l’Antarctique.
Pour ce qui est de l’autre exception, la CBI a mis en place un programme de chasse autochtone (PCA) qui établit des quotas pour chaque zone de pêche. Par exemple, les Groenlandais de l’Ouest ont le droit de « capturer » dix baleines à bosse pour la période 2015-2018.
En 1979, la CBI a créé un premier sanctuaire dans une partie de l’océan Indien, où la traque à des fins commerciales est strictement interdite. Un second a été créé en 1994 et couvre l’océan Austral, autour des terres de l’Antarctique au pôle Sud — où des bateaux japonais continuent pourtant de capturer des cétacés.
Quels pays les chassent ?
Bien qu’elles soient membres de la CBI et qu’elles aient signé le moratoire, la Norvège et l’Islande — qui a repris cette activité en 2006 après quatorze ans d’interruption — sont les seuls pays du monde à autoriser la chasse commerciale. Oslo estime à 100 000 le nombre d’individus dans ses eaux territoriales, et qu’à ce titre, ils sont suffisamment abondants pour être pêchés.
En réalité, le secteur est fortement subventionné en Norvège (pour près de la moitié du prix du produit fini, la viande), alors même que la viande de baleine ne fait pas recette auprès des consommateurs norvégiens. Une partie des prises norvégiennes s’exporte au Japon.


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Une chute des captures bien antérieure au moratoire de 1986
Ce graphique présente le nombre total de baleines chassées dans le monde, ainsi que les chiffres des trois derniers pays à les chasser aujourd'hui

Source : Whales and dolphins conversation



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Prétextant des recherches scientifiques — comme depuis 1986 et le début du moratoire —, Tokyo a encore abattu 333 baleines de Minke (dont 122 en gestation) lors du dernier été austral (entre décembre 2017 et mars 2018). Mais l’argument peine à convaincre à la fois la justice internationale et les défenseurs des animaux, car la viande du mammifère continue d’être servie dans certains restaurants japonais.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Les animaux sont empoisonnés par une algue toxique, dont le développement est favorisé par les engrais rejetés par l’agriculture industrielle.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Le ministre de l’environnement entend lutter contre les conditions « épouvantables » de certaines fermes d’élevage intensif d’animaux de compagnie.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Maltraitance animale : le Royaume-Uni veut encadrer la vente des chiots et des chatons

Le ministre de l’environnement entend lutter contre les conditions « épouvantables » de certaines fermes d’élevage intensif d’animaux de compagnie.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 14h06
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 16h12
   





                        



   


Le gouvernement britannique veut interdire la vente de chiots et chatons de moins de six mois en dehors des élevages professionnels et des refuges animaliers afin de lutter contre les « conditions épouvantables » de certaines fermes d’élevage intensif dans lesquelles sont parfois élevés les animaux de compagnie destinés à la vente.
Dans le viseur du ministre de l’environnement Michael Gove, qui a lancé une consultation mercredi 22 août : les boutiques de vente d’animaux et autres vendeurs tiers chez lesquels seraient vendus entre 40 000 et 80 000 chiots par an, selon l’association de protection des animaux Blue Cross.
M. Gove entend ainsi lutter contre « la séparation précoce des chiots et des chatons de leur mère, leur introduction dans des environnements nouveaux et inconnus et [les] voyages multiples que les chiots ou les chatons doivent entreprendre ». « Les gens qui négligent complètement le bien-être des animaux de compagnie ne pourront plus profiter de ce commerce misérable », a insisté le ministre.
Caroline Kisko, une responsable du Kennel Club, une organisation de protection des animaux, a salué une politique qui lorsqu’elle « sera mise en œuvre, mettra fin aux souffrances de nombreux chiens ». « Elle enverra le message très fort aux acheteurs de chiots qu’il n’est jamais acceptable de voir un chiot dans un environnement autre que celui dans lequel il est né et a été élevé, et avec sa mère », a-t-elle ajouté.
Des premières mesures dès octobre
Cette consultation intervient à l’issue d’une intense campagne de sensibilisation menée autour du cas de Lucy. Forcée de mettre bas plusieurs fois par an dans une ferme à chiots galloise, la petite chienne avait été recueillie en mauvaise santé en 2013 et était morte trois ans plus tard.
Son histoire, racontée sur les réseaux sociaux par la femme qui l’avait recueillie, a ému les Britanniques, au point qu’une pétition adressée au Parlement réclamant un plus strict encadrement – surnommé « Lucy’s Law » (« loi de Lucy ») – de la vente d’animaux de compagnie avait recueilli près de 150 000 signatures.
Les premières mesures de cet encadrement, discuté depuis le mois de mai au Parlement, doivent entrer en vigueur le 1er octobre. Elles prévoient déjà d’interdire la vente par des vendeurs tiers de chiots et de chatons âgés de moins de huit semaines, mais aussi l’obligation pour les éleveurs, avant de vendre un chiot, de montrer à l’acheteur la mère aux côtés de son petit.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Les pluies diluviennes, qui ont fait 231 morts, ont enfin cessé. Les experts dénoncent la responsabilité des autorités qui n’ont pas vidé les réservoirs assez tôt.
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Article sélectionné dans La Matinale du 21/08/2018
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Au Kerala, la fin des inondations laisse place au débat sur la gestion incontrôlée des barrages

Les pluies diluviennes, qui ont fait 231 morts, ont enfin cessé. Les experts dénoncent la responsabilité des autorités qui n’ont pas vidé les réservoirs assez tôt.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 11h32
    |

                            Guillaume Delacroix (Bombay, correspondance)








                        



                                


                            

Après l’effroi provoqué par la montée dantesque des eaux, la phobie des serpents. Mardi 21 août, la situation s’est améliorée sur le front des inondations dans l’Etat du Kerala, dans le sud-ouest de l’Inde, le déluge qui avait démarré le 8 août ayant pris fin.
Mais si le reflux des eaux a permis aux habitants de la région de commencer à sortir de chez eux, hagards, nombreux sont ceux qui ont vite rebroussé chemin. « On évite de sortir car les serpents venimeux pullulent, le gardien de mon immeuble, Rajan, en a tué plusieurs dans le hall », témoigne Nilanjana Ray, une jeune retraitée installée au quatrième étage d’un immeuble du quartier de Manjummel, dans la ville de Cochin.
En attendant que le courant revienne – « pas avant une semaine », a prévenu la compagnie d’électricité de l’Etat du Kerala –, cette rescapée a repéré « des cobras, des vipères et des kraits », nom local du Bungarus multicinctus, une espèce rayée noir et jaune particulièrement dangereuse pour l’homme.
Sauvée par une batterie que son voisin du rez-de-chaussée lui a confiée en s’enfuyant le 15 août, Nilanjana Ray a pu recharger son téléphone portable et donner des nouvelles à ses proches.
Crainte des épidémies
Sur l’île de Valia Pazhampilly, au milieu de la rivière Periyar qui a causé d’énormes dégâts en sortant de son lit, la maison d’hôtes de Pierre et Julie Abgrall, un couple de Français installé là depuis dix ans, a beaucoup souffert. « Nous avons eu deux mètres d’eau à l’intérieur et maintenant, les serpents ondulent un peu partout, témoignent-ils. Au village, une cinquantaine de personnes ont été hospitalisées pour morsures. »
Dans l’ensemble du Kerala, les autorités craignent maintenant les épidémies de leptospirose, une maladie bactérienne véhiculée par les rats, ainsi que la multiplication des cas de malaria, de dengue et de chikungunya, du fait de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Le séisme d’une magnitude comprise entre 6,3 et 7,3 n’a, à ce stade, fait aucune victime, selon les autorités.
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Un puissant tremblement de terre frappe le Venezuela

Le séisme d’une magnitude comprise entre 6,3 et 7,3 n’a, à ce stade, fait aucune victime, selon les autorités.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 03h04
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 07h28
   





                        



   


Un fort tremblement de terre, d’une magnitude comprise entre 6,3 et 7,3 selon les sources, s’est produit mardi 21 août après-midi au Venezuela. La secousse, qui a provoqué la panique parmi la population, n’aurait fait aucune victime. Le séisme a été enregistré avec une magnitude de 7,3 par l’Institut américain de géophysique (USGS), et de 6,3 par la Fondation vénézuélienne d’enquêtes sismologiques (FUNVISIS).
L’épicentre de ce tremblement de terre, qui s’est produit à 17 h 31, heure locale, se trouvait à une profondeur de 123 kilomètres, à proximité des côtes de l’Etat de Sucre, selon l’USGS. Le séisme s’est déroulé à environ 400 kilomètres à l’est de la capitale Caracas, selon la FUNVISIS.
Aucune alerte au tsunami n’a été émise dans la foulée, a annoncé le Centre d’alerte au tsunami dans le Pacifique (PTWC).
Des immeubles évacués

   


La secousse de plusieurs secondes a été ressentie à Caracas, notamment dans les immeubles à étages dont beaucoup ont été évacués. Le séisme a également été ressenti dans d’autres Etats du pays. « A l’heure qu’il est, nous ne déplorons aucune victime et sommes en cours d’évaluation des dégâts », a déclaré le ministre de l’intérieur, le général Nestor Reverol.

Imágenes de testigos del #sismo en #Venezuela, en Carapito en #Monagas y #Caracas. Cortesía de Abraham Martínez, Lu… https://t.co/qPbmIKnxcg— ReutersLatam (@Reuters Latam)


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Les réseaux sociaux ont été inondés de messages d’alerte, notamment de la part d’habitants de la région de la capitale, peu habitués à ce genre de phénomène tellurique. « Nous lançons un appel au calme », a insisté M. Reverol au cours d’une intervention télévisée.
Les deux derniers séismes les plus forts au Venezuela se sont produits le 29 juillet 1967 d’une magnitude de 6,7 à Caracas, faisant plus de 200 morts, et le 9 juillet 1997, de magnitude 7 à Cariaco (Sucre), qui avait tué 73 personnes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Vous les entendez toute l’année, mais vous ne les approchez qu’en été au bord de la mer : apprenez à reconnaître une mouette rieuse et un goéland argenté.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Comment différencier un goéland d’une mouette ?

Vous les entendez toute l’année, mais vous ne les approchez qu’en été au bord de la mer : apprenez à reconnaître une mouette rieuse et un goéland argenté.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 18h12
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 13h53
    |

            Pierre Breteau








                        


Vous les croisez sur les bords de mer, le long des canaux ou même en ville. Mais s’agit-il de mouettes ou de goélands ? Pas de panique, car si les deux espèces sont cousines — de la famille des laridés — et sont blanc et gris, elles sont reconnaissables à quelques détails.
Première indication : le lieu. Si vous êtes éloigné du littoral, il y a de grandes chances que vous entendiez des mouettes, car les goélands sont des animaux plus volontiers marins, ou proches des grandes étendues d’eau. Selon la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO, citée par le Groupe ornithologique normand), la population des goélands argentés en France dépassait 58 000 individus en 2013, contre 155 000 mouettes rieuses, environ trois fois plus nombreuses que leurs cousins les goélands argentés.

   


Seconde indication : le bec. Chez la mouette rieuse, le bec est toujours rouge voire rouge foncé — comme les pattes. Chez la mouette adulte âgée d’au moins 2 ans, lors de la période nuptiale, la tête se couvre d’un capuchon brun, qui ne laisse aucune place à la méprise avec son cousin le goéland. En plumage d’hiver, il reste deux petites taches du capuchon à l’endroit des oreilles, derrière les yeux.
Chez le goéland argenté, le bec est jaune chez l’adulte, avec une petite tache rouge sur la partie inférieure du bec. Mais chez le jeune, jusqu’à ses 4 ans, ce même bec est brun, assorti au plumage gris tacheté de brun.

   


Et le chant ?
En ville, il est plus facile d’entendre ces oiseaux que de les observer, et c’est là que les plus mélomanes s’en sortiront mieux que les autres.


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La mouette rieuse


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Le goéland argenté


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Par ailleurs, les goélands sont des « animaux sociables en toutes saisons », dit la LPO. Autrement dit si vous voyez un grand oiseau (il fait jusqu’à 160 cm d’envergure) s’approcher pour réclamer une part de votre pique-nique, vous pouvez être sûrs qu’il ne s’agit pas de mouettes, plus craintives et plus petites (jusqu’à 100 cm d’envergure) que les goélands.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Les ralentissements sont la hantise du vacancier et certains d’entre-eux semblent se former et disparaître comme par enchantement. Pour remédier à cela, étudions les oiseaux.
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Une histoire de cochons, d’oisons et de bouchons

Les ralentissements sont la hantise du vacancier et certains d’entre-eux semblent se former et disparaître comme par enchantement. Pour remédier à cela, étudions les oiseaux.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 18h00
   





                        



                                


                            
Carte blanche. Chaque année, c’est la même histoire : au moment même où vous ­commencez à sentir les bienfaits apaisants d’une combinaison heureuse ­de repos, de bonne chère et de soleil, vous vous retrouvez confiné dans l’une des millions d’automobiles couvrant le réseau routier hexagonal, tentant de rallier le bureau, le métro, la pluie… Année après année, vous avez bien essayé toutes les stratégies, partant plus tard, plus tôt, à la fraîche, à midi… Mais avec des centaines de kilomètres ­de bouchons sur les autoroutes françaises, ­on bute tôt ou tard contre un premier ralentissement majeur…
Face à l’agitation qui monte rapidement ­­de la banquette arrière, il faut inventer ­d’urgence une diversion. Alors n’y a-t-il pas, là devant nous, patience nous le verrons très bientôt, ce camion renversé sur le ­bas-côté, et ces 300 cochons tout roses qui se ­répandent sur les voies de l’autoroute, grognant et agitant leur queue en… tire-bouchon ? ­ A la grande déception du public, le camion va-t-il enfin être aperçu que le ­ralentissement se dissout comme par ­enchantement, sans raison apparente : adieu camion, adieux ­cochons…
L’émergence spontanée de ces bouchons dits « fantômes » a été beaucoup étudiée par les chercheurs. C’est un phénomène courant d’instabilité, quand deux solutions existent a priori pour le même problème : à trop grande densité, un état homogène (un flux régulier d’autos) coexiste avec un état inhomogène (des zones peu denses alternant avec des zones denses et très ralenties). ­Hélas, à cause de la lenteur de réaction des conducteurs, la première solution, qui minimise les temps de trajet, se déstabilise à la moindre perturbation (une biche dans un champ, un coup de frein), créant une augmentation de la densité de voitures qui enfle et développe très vite un bouchon. Il en va également ainsi de la fabrication des rides dans le sable de l’estran (rappelez-vous, c’était il y a quelques heures…) : la structure homogène existe,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ La crue a eu lieu dans le parc national du Pollino, en Calabre, dans le sud de l’Italie. Les recherches se poursuivent pour retrouver des survivants.
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Italie : dix morts dans la crue d’un torrent

La crue a eu lieu dans le parc national du Pollino, en Calabre, dans le sud de l’Italie. Les recherches se poursuivent pour retrouver des survivants.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 16h10
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 17h51
   





                        



   


Dix randonneurs sont morts, emportés par la crue soudaine d’un torrent du parc national du Pollino en Calabre, dans le sud de l’Italie. Des personnes portées disparues ont par ailleurs été retrouvées, a annoncé mardi 21 août la protection civile italienne. La situation reste cependant encore incertaine sur place et les recherches se poursuivent.
Le drame s’est noué lundi après-midi quand un groupe de randonneurs, qui parcourait les gorges du Raganello, a été surpris par la brusque montée des eaux. Selon la préfecture de Cosenza, 23 personnes au total ont été sauvées.
Les gorges du Raganello sont un parcours conseillé aux seuls randonneurs expérimentés en raison des nombreuses difficultés et, pendant un certain temps, il a même été interdit de s’y rendre. Les autorités locales ont depuis strictement réglementé l’accès à cette zone et ont posé des plaques sur les rochers pour permettre aux secouristes de se repérer plus facilement, selon la protection civile italienne. Le gouvernement a demandé un rapport à la préfecture de Cosenza pour mieux comprendre ce qu’il s’est passé, a fait savoir mardi le ministre de l’environnement, Sergio Costa.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Instagram, Facebook et autres réseaux sociaux sont les caisses de résonance d’artistes engagés, où ils touchent un large public.
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La défense de l’environnement, thème de prédilection des illustrateurs

Instagram, Facebook et autres réseaux sociaux sont les caisses de résonance d’artistes engagés, où ils touchent un large public.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 14h15
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 15h09
    |

                            Clémence Carayol








                        



   


Instagram, Tumblr, Facebook et autres réseaux sociaux : les artistes engagés en faveur de l’environnement les ont massivement investis. « Parce que partager un dessin sur ces canaux permet de donner envie à celui qui le verra de se renseigner plus sur le sujet, comme le gros titre d’un journal », explique Allan Barte, illustrateur féru de dessin d’humour.
Un humour souvent noir, puisque les créations de l’artiste, surtout partagées sur Facebook et Twitter, ont ces derniers temps, selon l’auteur, « surtout trait au glyphosate et à la question du broyage des poussins ». Mais pour lui, la « beauté de l’illustration » sur les réseaux sociaux réside « justement dans la possibilité de faire rire, puis de faire réfléchir un grand nombre d’’internautes ».

   


« Mes dessins sont un fou rire sur un bain de larmes », lance pour sa part Pawel Kuczynski. Cet illustrateur polonais met son coup de pinceau au profit de causes qui lui tiennent à cœur, dont l’environnement. Ses fans ont ouvert des comptes Facebook et Instagram où ils rassemblent ses œuvres, ce que l’artiste apprécie particulièrement. « Voir son œuvre vivre sa propre vie, être réinterprétée pour toucher le plus grand nombre – parfois les gens les moins éduqués – permet de faire germer les interrogations dans un vaste public », se réjouit Pawel Kuczynski.

   


Les illustratrices Fanny Lange, de son pseudo « Fanny Lng », et Camille Blache, qui œuvre sous le nom de « Blachette », principalement sur Instagram, ont lancé en juillet le hashtag #DrawForEarth (« dessiner pour la Terre »). Elles veulent « faire passer un message en douceur, en l’occurrence celui que l’environnement fait grise mine, sur le ton de l’humour mais sans donner de leçon ».
Ce mouvement numérique rassemble une vingtaine d’illustrateurs français qui consacrent une grande partie de leurs talents aux enjeux climatiques. Parmi eux, certains bénéficient déjà d’une certaine reconnaissance sur les réseaux sociaux, comme l’auteur de bandes dessinées Pacco. Pour Fanny Lange, il s’agit de « faire prendre conscience par ce mouvement que nous sommes tous responsables de nos actes, qu’il n’y a pas de petits gestes ».

   


Une certitude partagée par Cheyenne Olivier, étudiante aux Arts décoratifs de Strasbourg : « La responsabilité de l’illustrateur vis-à-vis du réchauffement climatique, de la disparition des espèces, est incommensurable, puisque par une image simple il peut provoquer l’indignation chez le moins averti des publics ».
La jeune femme dit s’adresser « à l’enfant qui demeure en chaque adulte. Grâce aux réseaux sociaux, nous pouvons l’inviter à réfléchir et à prendre conscience de l’ampleur du désastre environnemental qu’on vit aujourd’hui ».
Muriel Douru, fer de lance de l’illustration militante, assure pour sa part que sa carrière doit beaucoup aux réseaux sociaux, qui ont permis à ses créations « de voler de leurs propres ailes ». C’est d’ailleurs grâce aux retours favorables de son public, surtout sur Facebook, qu’elle peut « se consacrer presque exclusivement aujourd’hui aux illustrations engagées, pour aider tout un chacun à prendre conscience de la catastrophe environnementale qui se profile ».

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ L’Etat du Maranhao, où son corps a été retrouvé, est victime entre autres de trafiquants de bois.
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La mort suspecte de Jorginho Guajajara, leader indigène au Brésil

L’Etat du Maranhao, où son corps a été retrouvé, est victime entre autres de trafiquants de bois.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 11h39
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 11h27
    |

            Claire Gatinois (Sao Paulo, correspondante)








                        



                                


                            

L’expertise conclut à une noyade, sans marque de violence, tandis que la police rappelle le penchant de Jorginho Guajajara pour l’alcool. Mais la tribu des Indiens Guajajara refuse de réduire la mort d’un des leurs à un stupide accident d’ivrogne. A ses côtés, l’ONG Survival International souligne que, depuis 2000, environ 80 indigènes Guajajara ont été assassinés et évoque le véritable « génocide » orchestré en toute impunité par les trafiquants de bois et les chasseurs qui encerclent les terres indigènes Arariboia.
Accidentelle ou criminelle, la mort de Jorginho Guajajara, 55 ans, jette une lumière crue sur le désespoir et l’indigence auxquels sont réduites les populations indigènes du Brésil. Le corps du cacique, originaire du village de Cocalinho, a été retrouvé dimanche 12 août au petit matin sous le pont du fleuve Zutiwa à l’entrée de la ville d’Arame, une municipalité misérable de l’Etat du Maranhao, dans le nord du Brésil.
Interrogée par les enquêteurs, la femme du leader indigène, Nady, aurait confessé l’inclination de son mari pour la boisson. « Elle dit qu’il était alcoolique. Qu’il passait ses journées dehors, ivre, et que bien souvent on le retrouvait dans le caniveau », a raconté Armando Pacheco, surintendant de la police du Maranhao, au quotidien Folha de Sao Paulo. « Il n’avait pas d’ennemi car son village n’a pas de problème avec les bûcherons », aurait ajouté son épouse.
« Menaces de mort »
« La femme a été intimidée par les Blancs », répondent les défenseurs des populations indigènes, qui jugent douteux l’empressement des autorités à parler d’accident avant même la fin de l’enquête. Les proches de Jorginho Guajajara assurent, eux, que son cou était brisé au point que sa tête semblait détachée du reste du corps et que, s’il s’agit bien d’une noyade, on a pu le pousser dans l’eau.
A Arame, les Indiens souvent qualifiés d’« assistés » sont jugés inopportuns. Jorginho Guajajara...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Reconduit à ses fonctions, Malcolm Turnbull a néanmoins dû renoncer à faire inscrire dans la loi les engagements de l’Australie pris lors de l’accord de Paris.
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En Australie, le premier ministre Malcolm Turnbull sauve son poste en renoncant à ses engagements sur le climat

Reconduit à ses fonctions, Malcolm Turnbull a néanmoins dû renoncer à faire inscrire dans la loi les engagements de l’Australie pris lors de l’accord de Paris.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 10h39
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 11h07
   





                        



   


Le premier ministre australien Malcolm Turnbull a sauvé son poste de justesse, mardi 21 août, à l’issue de la plus grave crise politique de son mandat. Au prix d’un renoncement : celui de faire inscrire, dans la loi, les engagements pris par l’Australie en 2015 à l’occasion de l’accord de Paris sur le climat.
M. Turnbull a en effet décidé de déclarer son poste vacant, provoquant un vote interne qu’il a remporté par 48 voix contre 35 pour Peter Dutton, son rival au sein du Parti libéral (centre droit). Celui qui gérait jusque-là un superministère englobant la police, l’immigration ou encore les renseignements a annoncé sa démission.
« Il est vraiment important que nous mettions ces différences de côté et que nous poursuivions notre travail, qui est de nous occuper des 25 millions d’Australiens qui nous ont placés là où nous sommes, a déclaré M. Turnbull après le vote. Nous savons que la désunion sape les capacités de tous les gouvernements à faire leur travail. Et l’unité est absolument capitale. »

        Lire aussi :
         

                L’Australie reste sans projet énergétique ambitieux



Un premier ministre fragilisé
A un an des élections, la majorité accuse en effet un retard de plus en plus important dans les sondages face aux travaillistes, fragilisant la position de l’actuel premier ministre.
Considéré comme modéré, voire progressif, Malcolm Turnbull est fortement contesté au sein de son propre camp. Dernièrement, sa volonté d’inscrire dans la loi les engagements pris par son prédécesseur, Tony Abott, dans le cadre de l’accord de Paris sur le climat, a provoqué une fronde parmi les élus de droite – parmi lesquels M. Abott lui-même.
Lundi, à la veille du vote de confiance qui l’opposait à Peter Dutton, M. Turnbull avait renoncé à son projet, sans pour autant remettre en cause les engagements pris dans le cadre de l’accord de Paris. L’Australie, qui est l’un des pays qui génère le plus de gaz à effet de serre par habitant, s’est en effet engagée à réduire ses émissions de 26 % d’ici 2030.

        Voir aussi notre infographie :
         

          Climat : où en est l’accord de Paris ?







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Le bilan s’est encore alourdi et dépasse 410 morts après la mousson dans cet Etat du sud de l’Inde.
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Inde : un million de déplacés après les inondations dans le Kerala

Le bilan s’est encore alourdi et dépasse 410 morts après la mousson dans cet Etat du sud de l’Inde.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 10h04
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 10h06
   





                        



Plus d’un million de personnes sont hébergées dans plus de 3 000 camps de déplacés au Kerala, ont annoncé mardi 21 août les autorités de cet Etat du sud de l’Inde frappé par une violente mousson qui a fait plus de 410 morts.
La décrue progressive des eaux, rendue possible par l’affaiblissement de la pluie, révèle les destructions dans cette région luxuriante prisée des touristes en saison sèche. Les secouristes ont découvert lundi six nouveaux corps.
A Chengannur, l’une des villes les plus affectées, une eau encore haute d’une soixantaine de centimètres continuait de bloquer de nombreuses routes. La pluie perdurait, mais d’une intensité moindre que la semaine précédente. « Par le passé, il n’y avait jamais plus de 30 centimètres d’eau, les gens ne sont pas habitués à ça », explique un habitant qui a vu l’eau monter jusqu’à près de 2,5 mètres dans sa maison.
50 000 habitations détruites
D’après l’armée indienne, à pied d’œuvre sur le terrain, plusieurs milliers de personnes se trouvent toujours dans des habitations inondées de la ville. Selon un gradé, la plupart de ces habitants ne souhaitent pas être secourus mais seulement recevoir des vivres et de l’eau potable.
Les précipitations auraient causé la destruction de 50 000 habitations, selon Shashi Tharoor, député du Kerala et ancien haut responsable de l’ONU. La facture des inondations est évaluée à trois milliards de dollars par les autorités locales, un montant appelé à s’alourdir à mesure que la décrue dévoile l’ampleur des ravages.

        Lire aussi :
         

                Dans le sud de l’Inde, des inondations record causent des centaines de morts






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Une nouvelle directive prévoit d’annuler les restrictions de pollution produite par les centrales à charbon, une des sources d’énergie les plus polluantes.
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Article sélectionné dans La Matinale du 20/08/2018
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Comment les Etats-Unis comptent sauver leurs vieilles centrales thermiques à charbon

Une nouvelle directive prévoit d’annuler les restrictions de pollution produite par les centrales à charbon, une des sources d’énergie les plus polluantes.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 03h39
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 09h04
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



   


Donald Trump a défendu, mardi 21 août, au cours d’un meeting électoral en Virginie-Occidentale, la légitimité des mesures de soutien au charbon présentées le même jour par le directeur par intérim de l’Agence américaine de protection de l’environnement (Environmental Protection Agency, EPA), Andrew Wheeler. « Nous rendons leur travail à nos super-mineurs », a assuré le président des Etats-Unis, qui a promis, pendant la campagne présidentielle de 2016, une improbable renaissance de l’extraction charbonnière.
« L’ère des obligations fédérales monolithiques et bureaucratiques est terminée », avait annoncé, un peu plus tôt dans la journée, le patron de l’EPA, au cours d’une conférence téléphonique avec la presse. L’agence a décidé de désormais confier aux Etats le soin de définir leurs propres normes concernant la pollution produite par les centrales. En juin, la presse américaine avait déjà rendu compte de la volonté de cette même administration de préserver les centrales à charbon, comme les centrales nucléaires, au nom de la sécurité nationale.

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Plan bloqué
La décision de l’EPA, évoquée pour la première fois par le New York Times le 17 août, s’inscrit en droite ligne dans les efforts déployés par l’administration de Donald Trump pour revenir sur les mesures défendues par l’ex-président démocrate Barack Obama en matière d’environnement.
En 2014, ce dernier avait proposé un plan ambitieux, en vue de l’accord de Paris, conclu en 2015, pour lutter contre le réchauffement climatique, qui obligeait les Etats américains, par le biais de l’EPA, à fermer les centrales émettant le plus de gaz à effet de serre.
Ce plan, cependant, n’a jamais été appliqué. Il a été bloqué dès 2015 par une procédure en justice intentée par des gouverneurs républicains qui assuraient que l’agence outrepassait ses fonctions. La Cour suprême des Etats-Unis, la plus haute instance judiciaire du pays, a ensuite décidé que le plan resterait gelé jusqu’à ce qu’un jugement définitif soit rendu. L’administration Trump a également décidé, le 2 août, de revenir sur les objectifs d’efficacité énergétique souhaités par Barack Obama pour les véhicules.

        Voir notre infographie :
         

          Donald Trump, une année à l’assaut de l’environnement



Produire du charbon sans charbon
La décision de l’EPA devrait également faire l’objet d’une offensive devant les tribunaux, lancée par les organisations de protection de l’environnement. Elle risque donc de ne pas entrer en vigueur avant longtemps. Elle confirme au demeurant l’attachement du président des Etats-Unis à une source d’énergie en déclin persistant depuis une décennie. Selon une note de l’Energy Information Administration datée du 3 août, la consommation de charbon des centrales utilisant ce minerai a d’ailleurs baissé de 36 % depuis 2008.
Donald Trump ne cesse de vanter sans plus d’explications, comme en Virginie-Occidentale, mardi, un « charbon propre », qui renvoie pourtant en grande partie à des techniques permettant de limiter l’émission de gaz à effet de serre par ces mêmes centrales thermiques.
Alors que le camp républicain n’a cessé de dénoncer une « guerre idéologique » des élus démocrates contre cette source d’énergie, cette dernière a surtout fait les frais de la concurrence du gaz de schiste qui est produit massivement aux Etats-Unis, ainsi que de celle des énergies renouvelables comme l’éolien. Peu coûteux, le gaz de schiste présente, en outre, l’avantage d’être beaucoup moins polluant que le charbon.
Cette réalité n’a pas échappé à l’EPA elle-même, qui ne prévoit aucun renversement de tendance pour le minerai cher au président des Etats-Unis. Elle considère que la part des centrales thermiques utilisant cette source d’énergie dans la production d’électricité va de nouveau baisser de 19 % d’ici à 2030. Un recul moindre que celui prévu dans le plan de Barack Obama (29 %), mais qui n’annonce en rien un retour au premier plan du « roi charbon ». D’autant que l’agence fait le pronostic similaire d’une baisse de 33 % de la production d’ici à 2035.

        Voir notre infographie :
         

          Comment l’homme bouscule l’équilibre du climat sur la Terre






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Le recours aux pesticides de synthèse pourrait être réduit sans dommages pour les cultures, selon une étude associant l’Institut national de la recherche agronomique.
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En agriculture, le bio est plus performant face aux attaques d’agents pathogènes

Le recours aux pesticides de synthèse pourrait être réduit sans dommages pour les cultures, selon une étude associant l’Institut national de la recherche agronomique.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 18h28
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 06h27
    |

            Pierre Le Hir








                        



   


L’agriculture biologique favorise la régulation naturelle et la maîtrise des « bioagresseurs » – ravageurs, pathogènes et autres plantes adventices. C’est ce que met en évidence une étude internationale, à laquelle ont contribué des chercheurs français de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) et de l’Université de Rennes.
Publié au cœur de l’été dans la revue Nature Sustainability, ce travail est demeuré relativement confidentiel, alors même qu’il bat en brèche l’idée communément admise selon laquelle l’agriculture biologique, si elle est bénéfique pour la biodiversité, l’environnement et la santé, est en revanche moins bien armée pour résister aux agressions naturelles.
Les chercheurs ont procédé à une vaste analyse de la littérature scientifique sur ce sujet, en recensant 177 études qui comparent les performances respectives des systèmes agricoles biologiques et conventionnels, au regard, d’une part, de leur potentiel de régulation naturelle des agresseurs, d’autre part, des niveaux d’infestation constatés.
Mécanismes naturels de défense
Il apparaît que face aux attaques d’animaux ravageurs (insectes, nématodes (vers) et autres acariens), d’agents pathogènes – champignons ou bactéries – et de plantes adventices (les « mauvaises herbes »), le bio, exempt de pesticides de synthèse, est plus apte à déployer des mécanismes naturels de défense.
Le résultat dépend toutefois du type d’agresseur : vis-à-vis des plantes adventices, le bio se révèle moins efficace, alors que ses performances sont identiques face aux ravageurs et même supérieures pour les pathogènes.
Selon les chercheurs, cette étude montre que « l’agriculture biologique offre une voie pour réduire l’utilisation de pesticides de synthèse sans pour autant augmenter les niveaux d’infestation par les ravageurs et les pathogènes ».
Une conclusion qui, après la récente condamnation par la justice américaine de la firme Monsanto – poursuivie par un jardinier atteint d’un cancer qu’il attribue au glyphosate –, donnera des arguments supplémentaires aux antipesticides. Et qui interroge sur l’incapacité persistante de la France à diminuer sa consommation de produits phytosanitaires.




                            


                        

                        


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Gaz industriel : Bruxelles autorise la fusion entre l’allemand Linde et l’américain Praxair

L’opération pourrait donner naissance au numéro un mondial du secteur, mais doit encore obtenir l’aval des régulateurs américains.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 18h17
   





                        



   


La Commission européenne a autorisé lundi le projet de fusion à grande échelle entre le fabricant de gaz industriel allemand Linde et son concurrent américain Praxair, qui doit donner naissance au numéro un mondial du secteur, détrônant le français Air Liquide.
« L’autorisation est subordonnée à la cession d’un vaste ensemble d’activités », précise dans un communiqué l’exécutif européen, affirmant avoir notamment reçu l’assurance de la vente par Praxair d’un grand nombre de ses actifs en Europe.
Linde et Praxair, rappelle la Commission, sont deux des quatre plus grandes sociétés au monde dans l’approvisionnement en gaz industriels, gaz médicaux, gaz à usages spéciaux et en hélium.

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                Le duo Linde-Praxair en passe de détrôner Air Liquide



Avec cette décision, qui fait suite à un examen approfondi, « nous faisons en sorte que la fusion entre Praxair et Linde n’engendre pas une concentration accrue en Europe et que les clients continuent à bénéficier de la concurrence sur ces marchés », souligne la commissaire à la concurrence Margrethe Vestager, citée dans le communiqué.
Cette fusion, évaluée à 68 milliards d’euros, annoncée en décembre 2016 devra être bouclée d’ici au 24 octobre, selon le droit allemand.
Larges cessations d’actifs
Ce calendrier semblait désormais menacé, selon certains analystes de marché, après la mise en garde début août de Linde selon laquelle de nouvelles exigences des autorités américaines de la concurrence pourraient faire dérailler la mégafusion.
Les deux groupes peuvent renoncer à la fusion si les autorités de régulation exigent des cessions d’actifs équivalentes à plus de 3,7 milliards de dollars de chiffre d’affaires, un seuil qui a désormais une probabilité élevée d’être dépassé, a affirmé le groupe allemand il y a deux semaines.

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A la mi-juillet, Linde avait déjà cédé une grande partie de ses actifs américains pour tenter de satisfaire les autorités de la concurrence.
Linde a ainsi vendu à l’allemand Messer et au luxembourgeois CVC un paquet d’actifs d’une valeur de 2,8 milliards d’euros, soit la majeure partie de ses activités aux Etats-Unis, au Brésil, en Colombie et au Canada.
Début juillet, Praxair avait annoncé de son côté la cession à son concurrent japonais Taiyo Nippon Sanso de ses activités européennes en vue du mariage avec Linde.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ L’huile de palme, utilisée pour l’alimentation et les agrocarburants, met en péril la biodiversité africaine, après avoir causé des ravages en Asie.
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L’huile de palme menace aussi les primates d’Afrique

L’huile de palme, utilisée pour l’alimentation et les agrocarburants, met en péril la biodiversité africaine, après avoir causé des ravages en Asie.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 17h02
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 06h26
    |

            Pierre Le Hir








                        



   


L’huile de palme va-t-elle mettre en péril la biodiversité du continent africain, après avoir causé des ravages en Indonésie et en Malaisie ? En Asie, elle entraîne une déforestation massive qui décime notamment les populations d’orangs-outans de l’île de Bornéo. Une étude internationale menée par des chercheurs du Centre commun de recherche de la Commission européenne et de plusieurs pays (Afrique du Sud, France, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suisse), publiée le 13 août dans les comptes-rendus de l’Académie des sciences américaines, laisse craindre que la menace soit sérieuse en Afrique aussi.
La production d’huile de palme, aujourd’hui issue à 85 % d’Asie du Sud-Est, est tirée par la croissance continue de la demande mondiale, pour ses usages alimentaires mais aussi pour l’élaboration d’agrocarburants.

Selon de précédentes études, 53 millions d’hectares supplémentaires pourraient être nécessaires à sa culture en 2050, dont 44 millions pour l’alimentation et 9 millions pour les carburants. Ce qui signifierait de presque multiplier par quatre les superficies par rapport aux 20 millions d’hectares de terres dédiés, en 2015, à cette filière.
Cette expansion pourrait se faire en grande partie en Afrique, où des écosystèmes tropicaux de basse altitude sont adaptés à cette culture, déjà pratiquée – à encore relativement petite échelle – au Nigeria, en Côte d’Ivoire, en République démocratique du Congo (RDC), au Cameroun, au Gabon ou au Ghana.
« Les primates, bons indicateurs de la biodiversité »
Les chercheurs en ont analysé les impacts prévisibles sur les 193 espèces de primates recensés sur le sol africain, sachant que 37 % de celles qui vivent sur le continent et 87 % de celles de l’île Madagascar sont classées comme « menacées d’extinction » par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

   


C’est le cas de nombreux singes, tels que le chimpanzé commun, le bonobo, le mandrill, le macaque de Barbarie (aussi appelé magot), le kipunji, le cercopithèque à queue de soleil, le mangabey à crête ou le colobe roux. Et aussi celui de multiples lémuriens de Madagascar, comme le maki mococo, l’avahi méridional, le lémur à front blanc, le lépilémur de Sahamalaza, le grand hapalémur, le propithèque soyeux ou le vari noir et blanc.
« Les primates, soulignent les auteurs, sont de bons indicateurs de l’ensemble de la biodiversité. » En outre, « en dispersant les graines, ils jouent un rôle important dans le maintien de la composition des écosystèmes forestiers ». 
Les chercheurs ont voulu savoir dans quelle mesure des plantations de palmiers à huile étaient compatibles avec la préservation de ces primates. Ils ont défini trois niveaux, à la fois pour les rendements des cultures et pour la protection des animaux. Il apparaît que sur les quelque 30 millions de km2 du continent africain (3 milliards d’hectares), 9 % seulement sont propices à cette culture, pour l’essentiel dans une zone allant de la Côte d’Ivoire à la RDC, ainsi que sur une portion de la côte Est, en Tanzanie et au Mozambique, plus le nord de Madagascar. Ce qui représente, tout de même, 273 millions d’hectares.
Un terrain de compromis est quasi impossible
Mais sur ce total, une infime partie de 130 000 hectares seulement pourrait allier un haut rendement et un faible impact sur les primates. Même si les industriels se contentaient d’une productivité moyenne ou faible, ils ne pourraient exploiter que 3,3 millions d’hectares s’ils avaient en même temps le souci de n’avoir qu’un impact limité sur la faune. Trouver un terrain de compromis entre intérêts économiques et défense de la nature est donc quasi impossible.

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Les scientifiques ont poussé plus loin leurs calculs. Dans l’hypothèse – vertueuse – où les cultures se concentreraient sur les terres les moins accessibles où les primates sont donc le moins vulnérables, cinq espèces en moyenne perdaient un hectare d’habitat pour chaque hectare converti à l’huile de palme. Et dans le cas – malheureusement le plus probable – où seraient d’abord choisis les sols les plus faciles d’accès et les plus productifs, le nombre d’espèces « expropriées » grimperait à seize.
« De la même façon que la culture d’huile de palme a des conséquences dramatiques sur la biodiversité en Asie du Sud-Est, concilier développement à grande échelle de cette culture en Afrique et conservation des primates sera très difficile », concluent les chercheurs, qui mettent en garde contre « des effets négatifs inévitables ».
« Des solutions existent »
« Pour conserver la biodiversité africaine, des solutions existent, assure pourtant Ghislain Vieilledent, écologue au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement et cosignataire de l’étude. L’une d’elles pourrait consister à augmenter la productivité des plantations actuelles par l’utilisation de semences à haut rendement en huile et adopter de meilleures pratiques agricoles. »
La parade la plus sûre serait toutefois que les pays du Nord réduisent drastiquement leur consommation, et que des millions d’hectares de forêts tropicales ne soient pas abattus pour alimenter les voitures en biodiesel.

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Reste que selon un rapport publié fin juin par l’UICN, remplacer les palmiers à huile – dont provient aujourd’hui 35 % de toute l’huile végétale consommée dans le monde –, par d’autres oléagineux (soja, tournesol ou colza) exigerait jusqu’à neuf fois plus de terres pour la même production. Ce qui rend peu plausible une substitution de cultures. Pour les singes et les lémuriens d’Afrique, l’avenir est donc sombre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ D’un château l’autre (2/6). Les articles de cette série sont extraits de « Crac » de Jean Rolin (P.O.L, janvier 2019). En 1909, T. E. Lawrence, qui n’est pas encore « d’Arabie », entreprend à travers le Moyen-Orient un voyage de près de 1 800 km à la découverte des châteaux forts bâtis par les croisés.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ La mousson en Inde a fait au moins 400 victimes et plus de 720 000 personnes sont actuellement hébergées dans des camps de déplacés en raison des crues.
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<article-nb="2018/08/22/18-19">
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Les Etats-Unis ont rétabli des sanctions contre Téhéran et menacé les groupes qui continueraient de commercer avec le pays.
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Total cesse toute activité en Iran

Les Etats-Unis ont rétabli des sanctions contre Téhéran et menacé les groupes qui continueraient de commercer avec le pays.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 12h05
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 15h08
   





                        



Le ministre iranien du pétrole, Bijan Zanganeh, a déclaré lundi 20 août que le groupe français Total avait officiellement quitté l’Iran à la suite des menaces de Washington visant les entreprises qui continueraient de commercer avec Téhéran.
« Total a officiellement mis fin à l’accord pour le développement de la phase 11 du [gisement gazier] South Pars. Cela fait plus de deux mois qu’il avait annoncé qu’il mettrait fin au contrat », a déclaré M. Zanghaneh à l’agence gouvernementale Icana.
Le contrat, signé en 2017, attribuait à Total une part de 50,1 % dans ce qui apparaît comme le plus grand gisement gazier au monde, avec un investissement initial d’un milliard de dollars. Joint par l’agence de presse Reuters, Total n’a pas répondu à une demande de commentaire.

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Rétablissement des sanctions américaines
Après s’être retirés de l’accord nucléaire conclu en 2015 entre l’Iran et les grandes puissances, les Etats-Unis ont rétabli, le 6 août, une première série de sanctions contre Téhéran et lancé un avertissement aux pays qui persisteraient à entretenir des relations commerciales avec les Iraniens.
Les Américains ont donné aux entreprises une période de 90 à 180 jours pour se retirer du pays. La première vague de sanctions touche les transactions financières, les importations de matières premières, l’automobile et l’aviation, mais des mesures concernant les secteurs pétrolier et gazier sont prévues en novembre.
Les pays européens, parties prenantes de l’accord de 2015 visant à empêcher l’Iran de se doter de l’arme atomique, s’étaient montrés déterminés à sauver le texte. Mais par peur des pénalités américaines, un grand nombre de groupes, dont le constructeur allemand Daimler, ont déjà annoncé leur retrait du pays.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ En Suisse, une famille fait revivre des variétés locales accessibles à tous, à contre-courant de l’industrie semencière.
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Les semences paysannes font leur retour dans les champs

En Suisse, une famille fait revivre des variétés locales accessibles à tous, à contre-courant de l’industrie semencière.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 11h53
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 14h41
    |

            Angela Bolis (Les Evouettes (Suisse) envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Sur les terres des frères Zollinger, bordées par le lac Léman et les Alpes suisses, dans la commune des Evouettes, les asperges sont montées en graine et les carottes ouvrent leurs ombelles blanches. Nulle négligence dans ce laisser-pousser : les légumes ne sont pas cultivés pour leur chair, mais pour leurs graines. Pionniers des semences bio en Suisse, les Zollinger se sont lancés dans les années 1980 avec une douzaine de variétés, collectées dans les jardins villageois, les champs ou les monastères.
Depuis, les quatre fils ont repris l’entreprise familiale, et le catalogue s’est étoffé, avec quelque 450 variétés potagères et horticoles. Des variétés anciennes, ou modernes, mais toujours locales et libres de droit.
Une démarche à contre-courant de l’industrie semencière, qui protège ses productions par des droits de propriété visant à interdire ou à taxer les « semences de ferme », c’est-à-dire celles avec lesquelles un agriculteur résème une partie de sa récolte. Pourtant, la petite maison Zollinger prospère.
« Les gros sélectionneurs investissent des millions, pendant des années, pour faire entrer sur le marché une nouvelle variété ultra-performante. Ils veulent donc la protéger du piratage, explique l’aîné, Tulipan Zollinger. De notre côté, on s’adresse aux jardiniers et aux petits maraîchers, qui cherchent des variétés différentes, “swiss-made”, adaptées aux petites productions… On a, par exemple, la tomate rose de Berne, difficile à produire mais très savoureuse », explique-t-il. 
L’essor du bio
Encore très minoritaires, les variétés locales tentent de prendre racine, aux marges d’un marché des semences restrictif et de plus en plus concentré – Bayer-Monsanto, Dupont-Dow et Syngenta-ChemChina détiennent à eux trois plus de la moitié du marché mondial. Malgré tout, on assiste à leur indéniable retour en grâce. En France, le Réseau Semences paysannes, né en 2003, fédère aujourd’hui une centaine d’organisations....




                        

                        

