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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ La ministre de la culture aurait, selon l’hebdomadaire, fait agrandir les locaux parisiens de la maison d’édition qu’elle dirigeait sans autorisation ni déclaration.
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« Le Canard enchaîné » épingle Nyssen sur l’agrandissement des bureaux parisiens d’Actes Sud

La ministre de la culture aurait, selon l’hebdomadaire, fait agrandir les locaux parisiens de la maison d’édition qu’elle dirigeait sans autorisation ni déclaration.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 17h22
   





                        



   


Françoise Nyssen a fait agrandir de 150 m² les locaux parisiens d’Actes Sud, qu’elle dirigeait avant de devenir ministre de la culture, sans en informer la direction de l’urbanisme de la mairie de Paris, ni le fisc, écrit dans son édition de mercredi 22 août Le Canard enchaîné.
Interrogé à l’issue du conseil des ministres, mercredi, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a rappelé que « le président de la République s’[était] engagé sur l’exemplarité […] et sur, notamment, les exigences de transparence ». Contactés par l’AFP dès mardi, ni le ministère de la culture, ni les éditions Actes Sud n’avaient réagi mercredi en milieu d’après-midi.
« Il faut voir si la justice s’en saisit, je ne crois pas que ce soit le cas », a ajouté M. Griveaux, avant de rappeler que si un membre du gouvernement est mis en examen « il doit quitter le gouvernement ».
Le porte-parole a fait remarquer que quand Actes Sud s’est installé dans ce bâtiment parisien, « ils étaient locataires » et que le local comportait déjà des mezzanines. « Quand on est locataire et qu’on s’installe quelque part, on demande rarement s’il y a eu toutes les autorisations », a plaidé le porte-parole.
« Ces choses seront faites », a-t-il assuré avant de souligner que « personne en France n’est au-dessus des lois ».

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Pas de demande auprès des Bâtiments de France
Selon Le Canard enchaîné, les travaux au siège parisien d’Actes Sud, un bâtiment du XVIIIe siècle sis au cœur du Quartier latin et inscrit à l’inventaire des Monuments historiques, ont été réalisés en 2012 par l’intermédiaire de la Société civile immobilière (SCI) Séguier, gérée alors par Françoise Nyssen. C’est la même SCI qui a permis, selon Le Canard enchaîné, d’acquérir ce bâtiment en 1997.
Le Canard enchaîné affirme qu’il n’y a « pas la moindre trace de dépôt d’une demande d’autorisation de bâtir » aux archives de la direction de l’urbanisme de la mairie de Paris. Une autorisation est nécessaire à partir de l’ajout de 20 mètres carrés.
Ces travaux, consistant principalement en l’ajout de mezzanines, auraient également dû faire l’objet d’une demande auprès des Bâtiments de France et de l’architecte en chef des Monuments historiques, ajoute Le Canard enchaîné.
L’hebdomadaire écrit également que l’agrandissement des locaux n’a pas été signalé à l’administration fiscale. « Ce petit “oubli” a pu permettre à la société de la ministre de réduire d’un tiers l’impôt immobilier (la cotisation foncière des entreprises) qu’elle acquitte chaque année pour son siège parisien. »
Ce n’est pas la première fois que Mme Nyssen est dans le collimateur du Canard enchaîné. En juin, l’hebdomadaire satirique avait dénoncé l’agrandissement du siège d’Actes Sud, à Arles, réalisé sans les autorisations nécessaires en 2011, avant d’être régularisé à l’entrée de Françoise Nyssen au gouvernement. La ministre avait alors regretté une « négligence ».

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Les possibilités de dérogation à la législation encadrant le travail dominical, qui concerne un salarié sur cinq, sont déjà nombreuses.
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Des députés LRM veulent assouplir la législation sur le travail du dimanche

Les possibilités de dérogation à la législation encadrant le travail dominical, qui concerne un salarié sur cinq, sont déjà nombreuses.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 13h19
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 15h02
    |

                            Catherine Quignon








                        



                                


                            

Serpent de mer des débats publics, le travail du dimanche refait à nouveau surface. Dans une tribune parue le 19 août dans le JDD, plusieurs députés de La République en marche (LRM) plaident pour un nouvel assouplissement de la législation encadrant le travail dominical.
les établissements dont le fonctionnement est rendu nécessaire par l’activité ou les besoins du public ont le droit d’ouvrir le dimanche
Aujourd’hui, travailler le week-end est loin d’être exceptionnel : 4,2 millions de salariés ont travaillé au moins un dimanche par mois en 2015, selon le service des statistiques du ministère du travail (Dares), soit près d’un salarié sur cinq. Quant aux indépendants : ils sont plus d’un million à travailler au moins un dimanche par mois, soit 37 % de cette catégorie d’actifs.
Il faut dire que la loi permet déjà à de nombreuses entreprises d’exercer leur activité le dimanche, sous conditions. Si le Code du travail précise que « dans l’intérêt des salariés, le repos hebdomadaire est donné le dimanche », il prévoit aussi de nombreuses exceptions. Et les majorations de salaire en cas de travail dominical ne sont pas toujours prévues.

Ainsi, les établissements dont le fonctionnement est rendu nécessaire par l’activité ou les besoins du public ont le droit d’ouvrir le dimanche. La liste est vaste : les restaurants, les hôpitaux, mais aussi les magasins de bricolage ou les entreprises de spectacle sont concernés. Tous ces établissements peuvent déroger de droit à la règle du repos dominical, sans majoration obligatoire de salaire. Même chose pour le commerce de détail alimentaire, où le repos dominical peut être accordé seulement à partir de 13 heures le dimanche. Les salariés « rattrapent » alors leur repos hebdomadaire un autre jour.

Les entreprises industrielles dont les équipes travaillent par roulement peuvent également déroger à la règle du repos hebdomadaire : soit par accord collectif ou d’entreprise,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Editorial. Avec la fin du troisième plan d’aide européen, Athènes s’émancipe de son étroite tutelle financière, mais le coût de l’opération pour les Grecs a été terrible. Rarement un pays se sera appauvri en si peu de temps.
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Euro : l’amère odyssée de la Grèce

Editorial. Avec la fin du troisième plan d’aide européen, Athènes s’émancipe de son étroite tutelle financière, mais le coût de l’opération pour les Grecs a été terrible. Rarement un pays se sera appauvri en si peu de temps.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 11h24
   





                        


Editorial du « Monde ». Alexis Tsipras a choisi l’île d’Ithaque pour saluer, mardi 21 août, la « libération » de la Grèce du douloureux programme d’assistance financière dont elle dépendait depuis huit ans. Tel Ulysse regagnant son île après la guerre de Troie au terme d’une décennie de périples en mer, le premier ministre grec a tenté de donner une tonalité victorieuse à cette « odyssée des temps modernes ». « Aujourd’hui, la Grèce reprend son destin en main », a poursuivi M. Tsipras : « une nouvelle ère » s’est ouverte.

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Le dirigeant grec a quelque raison de vouloir marquer cette étape. Elus en 2015 sur un programme de gauche radicale et la promesse de mettre fin à l’aide financière extérieure, Alexis Tsipras et son parti, Syriza, durent rapidement faire volte-face et accepter un troisième plan d’assistance draconien pour éviter la faillite du pays et sa sortie de l’euro. Après trois plans d’aide, 289 milliards d’euros de prêts, huit ans de tutelle de ses créanciers et d’austérité imposée, Athènes va de nouveau pouvoir se financer sur les marchés. Laminée par des années de récession, l’économie grecque se porte aujourd’hui un peu mieux. La croissance, avec laquelle elle a renoué en 2017, devrait frôler les 2 % cette année. Le chômage, qui culminait à 27 %, est repassé sous la barre des 20 %.

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Loin d’Ithaque, les dirigeants de l’Union européenne se sont aussi, bien que plus prosaïquement, félicités de l’émancipation de la Grèce de son étroite tutelle financière. Pour la zone euro, qui n’avait jamais été confrontée à une crise d’une telle gravité et n’y était absolument pas préparée, le pire a été évité : la banqueroute et le chaos qui aurait suivi ont été épargnés à la Grèce et à ses créanciers, l’euro ne s’est pas effondré et les Grecs ont pu se maintenir au sein de l’UE, comme ils le souhaitaient. Jamais l’Europe n’avait engagé de telles sommes pour sauver l’économie d’un Etat membre. Le « Grexit » n’a pas eu lieu.
Un sérieux examen de conscience à faire pour l’UE
Pour autant, l’humeur n’est festive ni à Athènes ni à Bruxelles. Comment le pourrait-elle ? Le coût de l’opération pour les Grecs a été terrible. Rarement un pays se sera appauvri en si peu de temps. Le PIB a fondu de 25 %. Le chômage a poussé près d’un demi-million de personnes, pour la plupart jeunes, à l’émigration. Quelque 250 000 PME ont fait faillite. L’administration reste défaillante, le système de santé délabré. Pour les Grecs, l’argument selon lequel l’alternative aurait été pire est une maigre consolation.
Malgré la mise en œuvre des réformes, les problèmes qui sont à l’origine de la catastrophe financière grecque n’ont pas été résolus. La corruption reste un fléau, la dette disproportionnée. La question du modèle économique de la Grèce demeure posée. L’horizon politique n’est pas éclairci : si l’Europe salue le pragmatisme d’Alexis Tsipras, celui-ci sort fragilisé de la gestion calamiteuse des incendies autour d’Athènes, qui ont tué près de 100 personnes en juillet. Enfin, la fin de la tutelle est assez symbolique : la Grèce restera soumise à une « surveillance renforcée ».
Quant à l’UE, cette nouvelle étape grecque doit être pour elle l’occasion d’un sérieux examen de conscience. La Grèce a fait les frais des failles d’une union monétaire incomplète. Les dirigeants européens n’ont pas tous la même lecture de cette tragique épreuve. Ils feraient bien, pourtant, d’en tirer les leçons une fois pour toutes, afin de ne pas être de nouveau surpris par la prochaine crise, au moment où l’Italie s’apprête à défier les règles budgétaires.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Depuis 2012, le marché de l’eau progresse de 6,2 % par an en moyenne, devenant une priorité pour les deux groupes.
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Le duel entre Coca et Pepsi passe du soda à l’eau

Depuis 2012, le marché de l’eau progresse de 6,2 % par an en moyenne, devenant une priorité pour les deux groupes.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 11h11
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 15h02
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

Dans le rayon « prêt à manger » de Monoprix, Coca-Cola vient de glisser une nouvelle marque : son eau en bouteille Smartwater. Un test grandeur nature avant d’évaluer l’ampleur du lancement commercial. Son grand rival, PepsiCo, a choisi, lui, de s’inviter directement dans les foyers français. Bientôt, tous les possesseurs de machines à fabriquer de l’eau gazeuse Sodastream seront ses clients. Deux exemples qui prouvent combien le marché de l’eau est devenu stratégique pour les deux champions des sodas. Un marché sur lequel ils croisent le fer avec autant d’âpreté que sur celui, historique, des boissons sucrées.

PepsiCo a dévoilé sa nouvelle offensive lundi 20 août. Avant de tirer sa révérence, sa patronne Indra Nooyi n’a pas hésité à mettre sur la table 3,2 milliards de dollars (2,8 milliards d’euros) pour s’offrir la société israélienne Sodastream. Tout un symbole, tant cette entreprise, adepte d’un marketing agressif, n’a cessé de dénigrer Coca-Cola et PepsiCo dans ses publicités, en dénonçant notamment l’usage des bouteilles en plastique. De fait, Sodastream, qui a remis au goût du jour l’eau de Seltz, propose au consommateur de fabriquer lui-même son eau pétillante aromatisée ou non en gazéifiant l’eau du robinet.
Pour la première fois, en 2016, les Américains ont acheté plus d’eau en bouteille que de sodas
L’argument écologique n’a pas échappé à PepsiCo, même si la société israélienne, s’inspirant de Nespresso, a construit son modèle économique non sur la vente des machines, mais sur celle des flacons d’arôme et des cartouches de gaz consignées. L’entreprise dirigée pendant douze ans par Mme Nooyi poursuit ainsi sa stratégie de diversification et tente de renouer avec le consommateur. Des clients qui boudent les sodas, archétypes de la « malbouffe », et sont de plus en plus nombreux à opter pour des produits plus sains, plus naturels et plus artisanaux.
Cette tendance favorise la consommation d’eau. Fait marquant,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Alexeï Beloborodov, directeur adjoint de la société Energia, qui ­conçoit et fabrique les vaisseaux Soyouz et Progress, a été arrêté pour extorsion de pots-de-vin.
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En Russie, un secteur spatial russe corrompu et rattrapé par la justice

Alexeï Beloborodov, directeur adjoint de la société Energia, qui ­conçoit et fabrique les vaisseaux Soyouz et Progress, a été arrêté pour extorsion de pots-de-vin.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 11h08
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 11h41
    |

                            Intérim








                        



                                


                            

Entre escroquerie et corruption, l’affaire Energia renvoie le secteur spatial russe à ses vieux démons. Alexeï Beloborodov, directeur adjoint de cette société qui ­conçoit et fabrique les vaisseaux Soyouz et Progress, a été arrêté en possession de 500 000 roubles (environ 6 500 euros) et 28 000 euros, a annoncé, dimanche 19 août, le comité d’enquête national. Le dirigeant et deux de ses adjoints sont poursuivis pour des pots-de-vin qu’ils auraient extorqués à un client lors d’une négociation de contrats.
Certes, les montants sont limités, mais l’affaire jette de nouveau le soupçon sur un secteur qui peine à sortir de la corruption. Elle fait d’autant plus de bruit en Russie que le Kremlin a nommé en mai à la tête de Roscosmos, la holding publique englobant tout le spatial, l’ancien vice-premier ministre Dmitri Rogozine. Ce nationaliste aux élans patriotiques a promis de faire le ménage et de redonner à la Russie sa gloire spatiale d’antan.
En conséquence, les investigations menées chez Energia ont été en partie confiées aux services de sécurité (FSB) qui, parallèlement, enquêtent pour « trahison » sur des employés soupçonnés d’avoir transmis des informations secrètes à des services occidentaux. Avec des arrestations rendues publiques en guise d’exemples. Le message est clair…

« Irrégularités »
Le mal de la corruption est profond et ancien au sein de l’industrie spatiale russe. En 2015, elle avait connu une vague d’arrestations pour des détournements de plus de 150 millions d’euros. L’année précédente, la cour des comptes la dénonçait pour des « irrégularités » de 1,5 milliard d’euros. La construction de Vostochny, le nouveau pas de tir bâti dans l’Extrême-Orient, en est une autre illustration. Inauguré en avril 2016, ce cosmodrome est toujours en chantier, incapable pour le moment de remplacer la mythique base de Baïkonour, au Kazakhstan.
Quatre responsables d’une entreprise de construction ont été condamnés en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Les marchés guetteront les messages de politiques monétaires délivrés à Jackson Hole, aux Etats-Unis, du 23 au 25 août.
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Les banquiers centraux se réunissent sur fond de tensions commerciales

Les marchés guetteront les messages de politiques monétaires délivrés à Jackson Hole, aux Etats-Unis, du 23 au 25 août.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 09h09
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

Ne pas se fier à la quiétude de ses prairies verdoyantes ni au calme de ses eaux prisées des pêcheurs. Cette année, le cadre idyllique de Jackson Hole, bourgade nichée au cœur des montagnes américaines du Wyoming, sera le théâtre de vives inquiétudes. Dans les couloirs feutrés de l’hôtel où ils se réunissent du 23 au 25 août, les grands banquiers centraux de la planète devraient y débattre des tensions commerciales, de la tempête soufflant sur l’économie turque ou des dernières déclarations choc de Donald Trump.
Celles-ci ont illustré, une fois de plus, l’absence de tabou du président américain. Lundi 20 août, trois jours avant l’ouverture du forum, il s’est de nouveau montré hostile à la hausse des taux entamée par la Réserve fédérale (Fed, banque centrale américaine). « Je ne suis pas emballé », a-t-il déclaré à l’agence Reuters, exaspérant tous ceux attachés à la sacro-sainte indépendance de l’institution. « Nous parlerons beaucoup de cela entre nous, confie un habitué de Jackson Hole. Et, bien sûr, de la crainte de voir l’économie mondiale vaciller sous les coups du protectionnisme. »
Comme tous les ans depuis 1978, investisseurs et économistes guetteront de près ce rendez-vous-clé de la rentrée financière. Outre Jerome Powell (Fed), Mario Draghi (Banque centrale européenne) et Haruhiko Kuroda (Banque du Japon) seront également présents, ainsi qu’une flopée d’universitaires de haut vol. A l’origine consacré à des discussions techniques, ce grand symposium a pris une importance majeure pendant la crise. Notamment en 2010, lorsque Ben Bernanke, président de la Fed à l’époque, y avait dévoilé que son institution s’apprêtait à lancer un second programme de rachat de titres financiers (le quantitative easing en anglais, ou QE) pour relancer l’activité. Mario Draghi lui avait emboîté le pas en 2014.

Mutations de l’emploi, montée en puissance des monopoles...
En 2017, Janet Yellen,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Le montant total des sanctions, de janvier à mi-août, dépasse déjà celui de 2017. Il s’agit essentiellement d’annonces provenant d’Airbnb.
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Plus de 1,3 million d’euros d’amendes pour locations touristiques illégales à Paris en 2018

Le montant total des sanctions, de janvier à mi-août, dépasse déjà celui de 2017. Il s’agit essentiellement d’annonces provenant d’Airbnb.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 08h45
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 10h05
   





                        


La lutte contre les locations touristiques illégales s’intensifie : 1,38 million d’euros d’amendes ont été infligés à des propriétaires de meublés touristiques illégaux à Paris entre le 1er janvier et le 15 août, soit davantage que sur l’ensemble de l’année 2017. Ces chiffres, publiés par RTL, ont été confirmés, mercredi 22 août, par Ian Brossat, adjoint au logement (PCF) à la mairie, qui précise que la plupart des annonces provenaient d’Airbnb.
Au total, 111 logements sont concernés, soit déjà 30 de plus que l’an passé, pour une moyenne de 12 000 euros d’amende. Il s’agit de « multipropriétaires », qui sont, en réalité, « des professionnels déguisés en amateurs », dénonce M. Brossat.

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Sanctions et législations renforcées
Paris a récemment renforcé son arsenal juridique contre les locations illégales, en imposant un numéro d’enregistrement sur les annonces, pour vérifier que les propriétaires ne dépassent pas la durée limite légale de location de 120 jours par an pour les résidences principales. En avril, la Ville avait assigné en référé les plates-formes Airbnb et Wimdu, accusées de ne pas avoir retiré les annonces sans numéro d’enregistrement.
Le projet de loi sur le logement ELAN, débattu au Parlement, prévoit de renforcer encore la réglementation en obligeant le loueur à transmettre à la commune le décompte du nombre de nuitées ayant fait l’objet d’une location pendant l’année. Il appelle aussi des sanctions accrues contre les propriétaires ne respectant pas leurs obligations et de nouvelles amendes pour les plates-formes.
Dans Paris intra-muros, Airbnb compte 65 000 hébergements, alors que 80 000 chambres d’hôtel existent dans la capitale. Selon la mairie, la capitale a perdu en cinq ans environ 20 000 logements, transformés en meublés touristiques et loués en permanence.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ La suppression du régime spécifique de Sécurité sociale sera progressive. Les nouveaux étudiants sont concernés par la réforme dès cette année.
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Ce que changera la fin de la Sécurité sociale étudiante

La suppression du régime spécifique de Sécurité sociale sera progressive. Les nouveaux étudiants sont concernés par la réforme dès cette année.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 06h15
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 09h36
    |

                            Aurélie Blondel








                        



   


Enterrée, la Sécurité sociale étudiante. Comme annoncé pendant la campagne, ce régime spécifique disparaîtra totalement le 31 août 2019. En attendant, une partie de cette réforme sera d’ores et déjà appliquée en septembre.
Sont concernés les nouveaux étudiants, ceux qui n’étaient pas inscrits dans un établissement d’enseignement supérieur pour l’année scolaire 2017-2018 : ils resteront automatiquement affiliés à leur régime actuel de protection sociale, généralement celui de leurs parents. C’est ce régime qui continuera à prendre en charge leurs frais médicaux. Pour la plupart de ces étudiants, il s’agit du régime général (lorsque les parents sont salariés).
Plus de cotisation annuelle
En revanche, ceux qui étaient déjà étudiants l’an dernier relèveront de l’ancien système pour cette année scolaire encore : pour la gestion de leur Sécurité sociale, ils resteront automatiquement attachés à la mutuelle étudiante à laquelle ils s’étaient affiliés l’an dernier (Smeno, Smerep, LMDE, etc.). A la rentrée 2019, quand leur régime spécifique de Sécurité sociale sera complètement supprimé, les étudiants précédemment affiliés à une mutuelle étudiante seront automatiquement rattachés à la caisse primaire d’assurance maladie (régime général) de leur lieu de résidence.

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                La cotisation de Sécurité sociale étudiante supprimée à la rentrée 2018



Pour les nouveaux comme les anciens étudiants, il n’y a aucune démarche à réaliser cette année. Et aucune cotisation annuelle de Sécurité sociale à payer, puisque celle-ci a été récemment abolie. Elle s’élevait l’an dernier à 217 euros et était réglée en même temps que les droits d’inscription dans l’établissement (les boursiers et les moins de 20 ans en étaient déjà exonérés).
A savoir : la loi « étudiants » du 8 mars 2018, qui a mis fin à cette cotisation annuelle et a réformé la Sécurité sociale des étudiants, a toutefois créé pour ces derniers une nouvelle contribution obligatoire de 90 euros, appelée CVEC (contribution au titre de la vie étudiante et de campus), dont sont exonérés les boursiers.
Que deviennent les mutuelles étudiantes ?
Rappelons que jusqu’ici, la Sécurité sociale des étudiants était gérée en France par les mutuelles étudiantes, via une délégation de service public. Celles-ci étaient chargées d’affilier les étudiants ainsi que de piloter au quotidien leur assurance maladie (à l’exception toutefois de la LMDE, qui ne gérait plus les remboursements - le régime général avait déjà repris cette mission depuis 2015 à la suite des graves difficultés rencontrées par cet organisme).
La qualité du service fourni par ces mutuelles a toutefois été jugée « insuffisante » et les coûts de gestion « élevés » par le gouvernement. L’idée est en outre de simplifier les démarches des étudiants, a expliqué ce dernier dans l’étude d’impact de la loi « étudiants ».

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                Imposition des revenus des étudiants : « c’est la nature des sommes perçues qui compte »



Les mutuelles étudiantes continueront de leur côté à proposer aux étudiants des complémentaires santé, qui viennent, comme le nom l’indique, compléter les remboursements des frais de santé, pour la part qui n’est pas prise en charge par la Sécurité sociale.
Il faut cependant retenir que l’affiliation à une complémentaire santé est facultative, et qu’une partie des étudiants sont d’ores et déjà couverts par celle de leurs parents. Et les plus modestes ont droit, à certaines conditions, à la CMU-C (couverture complémentaire gratuite) ou à l’ACS (aide au paiement d’une complémentaire santé).



                            


                        

                        


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Facebook découvre de nouvelles « campagnes » de désinformation

L’entreprise a précisé que ces opérations de manipulation, « distinctes », étaient pilotées depuis la Russie et l’Iran et ciblaient l’Amérique latine, les Etats-Unis et le Moyen-Orient



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 04h12
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 08h20
   





                        



   


Facebook a annoncé, mardi 21 août, qu’il avait mis fin à des opérations de manipulation de grande envergure, initiées en Iran et en Russie, dont les cibles étaient l’Amérique latine, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le Moyen-Orient. « Il s’agissait de campagnes distinctes et nous n’avons identifié aucun lien ou coordination entre elles », écrit le réseau social sur son blog.
« Nous bannissons ce genre de comportements parce que nous voulons que les gens aient confiance dans les connections qu’ils font sur Facebook », a-t-il déclaré, tout en soulignant l’immensité de la tâche. « C’est un défi permanent parce que les responsables [de ces activités] sont déterminés et disposent de moyens financiers importants. »
Facebook a aussi reconnu qu’il n’était pas possible de s’attaquer seul au problème et précisé avoir collaboré avec les forces de l’ordre, des experts et d’autres compagnies.

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                Les mille et une ruses de l’industrie de la désinformation



Partage des informations
Le réseau social a fermé 652 pages, groupes et comptes factices initiés d’Iran et qui visaient des gens au Proche-Orient, en Amérique latine, aux Etats-Unis et au Royaume-Uni.
Facebook a été alerté par une entreprise spécialisée dans la cybersécurité de l’existence de pages contrôlés par un groupe dénommé « Liberty Front Press », qui, selon la société de Mark Zuckerberg, est lié « à des médias d’Etat iraniens ». Les premiers comptes associés à ce groupe ont été créés en 2013. En 2017, ils se sont concentrés sur les Etats-Unis et le Royaume-Uni sans jamais révéler leur lien avec Téhéran.
Le réseau social affirme avoir partagé ses informations avec les autorités britanniques et américaines. Outre la fermeture de ces pages, Facebook a annoncé avoir continué à clore d’autres qui peuvent être « liées à des sources, identifiées au préalable par le gouvernement américain comme pilotées par les services de renseignement militaires russes ». Leurs contenus concernaient essentiellement l’Ukraine et la Syrie. Là encore le réseau social a fait savoir qu’il collaborait pleinement avec la police américaine.
Révélations de Microsoft
L’annonce de cette nouvelle vague de fermetures de comptes fallacieux vient au lendemain de révélations du géant informatique Microsoft sur l’étendue des opérations d’ingérence de Moscou aux Etats-Unis. Microsoft accuse des pirates informatiques russes au service du Kremlin d’avoir visé les sites Internet de centres de réflexion conservateurs américains.
Si Facebook s’est lancé tous azimuts dans la lutte contre les fake news et les opérations de désinformation pour ne pas entamer plus avant la confiance des usagers, le groupe reconnaît qu’il existe toujours « une tension entre éliminer rapidement ces acteurs nocifs et améliorer les défenses sur le long terme ».
Il a été vivement reproché au réseau social, notamment après la campagne électorale de 2016 aux Etats-Unis, de ne pas faire assez pour lutter contre ce genre d’abus. A l’approche des élections de mi-mandat de novembre, les autorités américaines ont par ailleurs affirmé que les opérations d’ingérence russe avaient repris de plus belle.

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Canada : le chef de l’opposition ira en Inde pour « réparer » la visite de Justin Trudeau

La visite en février du premier ministre avait tourné au « fiasco », selon les médias canadiens et l’opposition.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 22h47
   





                        


Le chef de l’opposition canadienne a annoncé mardi 21 août son intention de se rendre en Inde pour « réparer » les dégâts diplomatiques causés, selon lui, par la dernière visite officielle du premier ministre Justin Trudeau en février. Visite qui lui avait valu des sarcasmes et des critiques au Canada.

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                Le « fiasco absolu » de la visite de Justin Trudeau en Inde



Le dirigeant du Parti conservateur du Canada, Andrew Scheer, prévoit de rencontrer des responsables politiques, économiques et religieux indiens lors de cette visite programmée cet automne, soit un an avant les prochaines élections législatives au Canada. Les Canadiens d’origine indienne représentent seulement 1,4 % de la population, mais ils peuvent faire basculer quelques circonscriptions clés et sont courtisés par les responsables politiques du pays.
« Fiasco »
En février, Justin Trudeau avait effectué une visite officielle d’une semaine en Inde, qui avait tourné au « fiasco », selon les médias canadiens et l’opposition. Le séjour du premier ministre canadien, qui visait à promouvoir les liens économiques et commerciaux entre les deux pays, avait notamment été marqué par une polémique sur la présence d’un ancien extrémiste sikh dans l’entourage de la délégation officielle canadienne.
L’invitation de cet homme d’affaires canado-indien à un dîner officiel organisé par M. Trudeau avait été annulée in extremis, mais il avait été photographié la veille avec l’épouse du premier ministre. Les choix vestimentaires de la famille Trudeau, qui avait porté à plusieurs reprises des tenues traditionnelles indiennes au moment où ce pays tente de donner une image de modernité, lui avaient également valu de nombreuses railleries.
Le chef des conservateurs canadiens, qui talonnent les libéraux de Justin Trudeau dans les intentions de vote, a souligné l’importance de l’« alliance essentielle » entre son pays et l’Inde. « Malheureusement, la visite désastreuse de Justin Trudeau en Inde a abîmé cette relation clé et nous devons maintenant nous employer à la réparer », a écrit Andrew Scheer dans un communiqué.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Cette dévaluation est adossée au rattachement du nouveau bolivar à une cryptomonnaie créée afin de contrer les sanctions financières des Etats-Unis.
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Le Venezuela dévalue sa monnaie de 96 %

Cette dévaluation est adossée au rattachement du nouveau bolivar à une cryptomonnaie créée afin de contrer les sanctions financières des Etats-Unis.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 20h48
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 12h18
   





                        


                                                                                                                         data-ui="carousel"
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            data-slide-description="Un rouleau de papier toilette coûte 2 600 000 bolivars (environ 0,40 dollar américain)."
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            data-slide-description="Un paquet de 7 couches : 8 000 000 bolivars (environ 1,2 dollar américain)."
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            data-slide-description="Un kilo de viande : 9 500 000 bolivars (environ 1,45 dollar américain)."
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            data-slide-description="Un poulet de 2,4 kilos : 14 600 000 bolivars (environ 2,22 dollars américains)."
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Un rouleau de papier toilette coûte 2 600 000 bolivars (environ 0,40 dollar américain).

CARLOS GARCIA RAWLINS / REUTERS
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Après le lancement de nouveaux billets amputés de cinq zéros, le gouvernement vénézuélien a dévoilé la seconde phase de son plan de relance économique, qui dévalue de 96 % sa nouvelle monnaie, le bolivar « souverain », par rapport au dollar.
La banque centrale du Venezuela a annoncé, mardi 21 août, que le nouveau taux était de 68,65 bolivars « souverains » pour 1 euro, équivalant à environ 60 bolivars souverains pour 1 dollar.
Pour atténuer les effets de cette dévaluation, le président Nicolas Maduro a annoncé une hausse du salaire minimal de 5 millions à 180 millions (1 800 bolivars souverains), soit 30 dollars au taux qui était celui du marché noir et qui devient le taux officiel.
Nouvelle monnaie adossée à une cryptomonnaie
Ce nouveau bolivar souverain sera rattaché au petro, la cryptomonnaie créée par Nicolas Maduro pour tenter de contrer les sanctions financières adoptées par Washington. Le cours du petro est ancré au prix du baril de pétrole, une matière première dont le sous-sol vénézuélien est infiniment riche. « Les salaires, les retraites et les prix vont être basés sur le petro », a précisé le chef de l’Etat.
Son cours a été fixé à 60 dollars et à 360 000 millions de bolivars. Le gouvernement veut en proposer 100 millions d’unités et affirme qu’une prévente, organisée de la fin de février à la fin de mars, aurait généré 5 milliards de dollars d’intentions d’achat.
C’est la première fois qu’un pays adosse sa monnaie sur une cryptomonnaie. Les prix et les salaires seront fixés dans les deux monnaies.
Dans les rues de Caracas, de longues filent étaient visibles aux distributeurs et les Vénézuéliens commençaient à échanger avec leur nouvelle monnaie au milieu d’un appel à une grève générale de vingt-quatre heures mardi lancé par l’opposition pour protester contre les décisions du gouvernement.
Mais elle semblait partiellement suivie, seuls quelques commerces restant fermés.
« Les banques sont en train de travailler et de distribuer du liquide (...) J’ai pu effectuer des transferts, des paiements et tout est normal », a déclaré César Aguirre, un comptable de 38 ans, après avoir retiré de l’argent.

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                Le petro, cryptomonnaie qui ne fait pas le bonheur du Venezuela



« Tout a augmenté »
Mais les craintes de hausse de prix étaient bien présentes. « Tout continue d’être cher (...). Tout a augmenté. Je viens d’acheter une empanada (chausson à la viande) à Petare et elle m’a coûté 2 millions » de bolivars anciens (soit 2 bolivars souverains), s’est plainte Carmen Maldonado, femme au foyer.
Pendant ce temps, dans le centre de Caracas, des centaines de chavistes marchaient vers le palais présidentiel de Miraflores en soutien au chef de l’Etat, qui était attendu à l’arrivée du cortège. Il s’agira de sa première apparition depuis l’attaque supposée de début août.
Par ailleurs, à compter de lundi est abrogée la loi qui prévoyait des amendes et des peines allant jusqu’à quinze ans de prison pour les auteurs d’opérations de change en marge du très rigide contrôle exercé par l’Etat depuis 2003.
Les Vénézuéliens peuvent désormais se rendre dans des bureaux de change « autorisés », dont 300 doivent ouvrir, ont annoncé les autorités. Les premières opérations de change étaient attendues dans l’après-midi, selon le gouvernement.
Analystes et économistes ne jugent pas viable, voire « surréaliste » le programme du gouvernement, qui prévoit aussi une hausse du salaire minimal de près de 3 400 % dans un pays où l’inflation est attendue à 1 000 000 % à la fin de 2018, selon le Fonds monétaire international (FMI). Des millions de personnes ont fui le Venezuela en raison de la crise économique.




                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 21/08/2018
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Salaires, retraites, dette... dans quel état est la Grèce après 8 ans d’aide ?

Alors que le pays est sorti lundi de son dernier plan d’aide européen, les indicateurs économiques tendent vers une amélioration.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 17h47
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 08h02
    |

                            Thibaut Faussabry








                        


La Grèce est officiellement sortie, lundi 20 août, de son troisième et dernier plan d’aide européen, d’un montant de 86 milliards d’euros. « L’Odyssée moderne que notre pays a traversée depuis 2010 a pris fin », a même déclaré, mardi 21 août, le premier ministre Alexis Tsipras. Le pays succède à l’Irlande (2013), au Portugal (2014), à l’Espagne (2014) et à Chypre (2016), les quatre autres Etats membres de l’Union européenne (UE) ayant bénéficié d’un soutien international à la suite de la crise financière.

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                Les Grecs, épuisés par huit ans d’austérité, doutent encore de l’avenir du pays



Depuis 2010, en échange d’importants efforts d’austérité, Athènes a reçu 260 milliards d’euros d’aide financière de la part de pays de l’UE, de la Banque centrale européenne (BCE) et du Fonds monétaire international (FMI). Ces cures successives semblent payer au niveau économique. Après s’être effondrés à l’éclatement de la crise, certains indicateurs statistiques du pays s’améliorent lentement.


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La Grèce a renoué avec la croissance en 2017 après huit années de récession 
Evolution du produit intérieur brut à prix courants de la Grèce.

Source : Eurostat



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				text: "",
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			}
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      [
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      ],
      [
        "",
        232.695
      ],
      [
        "",
        241.991
      ],
      [
        "",
        237.534
      ],
      [
        "",
        226.031
      ],
      [
        "",
        207.029
      ],
      [
        "",
        191.204
      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
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			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
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		}	
	}

});


Après avoir perdu un tiers de sa valeur en neuf ans, le produit intérieur brut (PIB) de la Grèce (qui mesure la richesse nationale) est reparti en légère hausse en 2017 (+ 2 %). Mais il faudra encore plusieurs années pour qu’il retrouve son niveau d’avant la crise, puisqu’il se situe aujourd’hui au même niveau qu’en 2003. Le FMI se montre optimiste quant à la reprise de l’économie grecque : il prévoit une croissance de 2 % en 2018, puis de 2,9 % en 2019.
Autre bonne nouvelle, en mai, le taux de chômage est redescendu sous les 20 % de la population active pour la première fois depuis 2011. Il reste néanmoins le plus élevé parmi les pays de l’UE.


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		text-align: right;
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Le taux de chômage est en baisse quasiment continue depuis 2013
Evolution mensuelle du taux de chômage (en % de la population active) en Grèce entre 2006 et 2018. Estimations corrigées des variations saisonnières.

Source : Hellenic Statistical Authority



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
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	var annotation_spe = [];

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		plotBands: [{
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      ],
      [
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        9.5
      ],
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      ],
      [
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        9.3
      ],
      [
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        8.8
      ],
      [
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        8.7
      ],
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      ],
      [
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      ],
      [
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      ],
      [
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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La dette publique reste à un niveau élevé
Plusieurs années de rigueur, signifiant une baisse massive de la dépense publique et une hausse de l’imposition, ont permis à la Grèce de sortir du déficit et de dégager un excédent budgétaire primaire de 0,6 % puis de 0,8 % du PIB en 2016 et en 2017. Un ajustement sévère, quand on sait qu’elle affichait un déficit de 15 % du PIB en 2009.


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La définition


Qu'est-ce que l'excédent budgétaire primaire ?
Un pays est en excédent budgétaire quand il a plus de recettes que de dépenses dans son budget annuel.
L'excédent budgétaire primaire est calculé sans prendre en compte l'une des principales dépenses d'un Etat : la charge de la dette, c'est-à-dire les intérêts payés sur l'argent qu'il a emprunté.
Cette manière de calculer l'excédent budgétaire est plus favorable à l'Etat : elle évite de pénaliser les Etats surendettés, comme la Grèce qui, mécaniquement, consacrent une grande partie de leurs ressources à payer la charge de leur dette.



De quoi remplir les objectifs fixés par les créanciers du pays, mais surtout maintenir la dette publique aux alentours de 180 % du PIB. En dépit de cette stabilisation, la dette grecque reste de loin la plus élevée de la zone euro (au regard de son PIB). Au niveau mondial, elle est seulement devancée par le Japon et ses 250 % de dette.


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La dette publique grecque est stable depuis 2013
Evolution de la dette publique brute en Grèce en part du PIB.

Source : EUROSTAT



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        178.6
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			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
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	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Le poids de cet endettement est depuis longtemps jugé insoutenable, tant par le premier ministre grec, Alexis Tsipras, que par le FMI. C’est pourquoi les Européens ont accepté en juin de l’alléger. En contrepartie d’une surveillance accrue de ses comptes publics, Athènes ne commencera à rembourser les 86 milliards d’euros prêtés par ses partenaires européens qu’à partir de 2032, au lieu de 2022.


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Le salaire moyen en Grèce a diminué de 22% depuis l'éclatement de la crise 
Evolution annuelle du salaire moyen en Grèce entre 2006 et 2017.

Source : OCDE



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	Highcharts.setOptions({
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			}
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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});

	function findLength(str) {
 100) {
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		}	
	}

});


Retraites et salaires rabotés
Les mesures d’austérité successives ont réduit progressivement les conditions de vie des ménages. La Grèce est le seul pays de l’UE où le salaire minimal a diminué depuis 2008. Sous la pression des créanciers du pays, il avait été abaissé de 28 % en 2013 pour atteindre 684 euros brut mensuels.


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Le revenu des Grecs a diminué d'un tiers en sept ans
Evolution du revenu médian disponible des ménages par habitant en Grèce. Ce chiffre ne tient pas compte de l'évolution de la parité de pouvoir d'achat, liée notamment à l'inflation.

Source : Eurostat



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
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	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
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	xAxis: {
		type: "linear",
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		title: {
			text: "(taux moyen d'inflation par année)"
		},
		labels: {
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		},
		plotLines: [{
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				textAlign: "",
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			}
		}],
		plotBands: [{
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	legend:{
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      ],
      [
        "",
        11530
      ],
      [
        "",
        11963
      ],
      [
        "",
        10985
      ],
      [
        "",
        9460
      ],
      [
        "",
        8377
      ],
      [
        "",
        7680
      ],
      [
        "",
        7527
      ],
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        "",
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      ],
      [
        "",
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      ]
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    "type": "",
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	tooltip: {
		useHTML: true,
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		},
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});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


L’amélioration des indicateurs économiques et la sortie du pays du plan d’aide européen ne marquent pas pour autant la fin de l’austérité pour les ménages. En effet, Athènes s’est engagé à dégager un excédent budgétaire primaire de 3,5 % du PIB jusqu’en 2022, puis de 2,2 % jusqu’en 2060.
Si elles sont tenues, ces promesses devraient sévèrement restreindre la marge de manœuvre des futurs gouvernements en matière de dépense publique, dans un pays où les retraites et les salaires ont déjà été massivement rabotés.

        Lire aussi :
         

                « Les Grecs sont loin de voir le bout du tunnel de l’austérité »






                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/22/18-13">
<filnamedate="20180822"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180822"><AAMMJJHH="2018082218">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Le premier ministre grec s’est félicité de la sortie du pays de son dernier plan de renflouement financier et de neuf ans de crise de la dette, avec quelques références mythologiques.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Pour Alexis Tsipras, la Grèce « reprend aujourd’hui en main son destin »

Le premier ministre grec s’est félicité de la sortie du pays de son dernier plan de renflouement financier et de neuf ans de crise de la dette, avec quelques références mythologiques.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 13h09
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 14h45
   





                        



   


La Grèce « reprend aujourd’hui en main son destin », a déclaré, mardi 21 août, le premier ministre, Alexis Tsipras, alors que le pays est sorti lundi de son troisième et dernier plan de renflouement financier, mettant fin à neuf années de crise de la dette.
C’est depuis l’île d’Ithaque que le chef du gouvernement a tenu cette allocution télévisée d’une dizaine de minutes. En simple chemise blanche devant les caméras de la télévision publique ERT, à la lumière de midi et depuis une colline avec la baie en arrière-plan, M. Tsipras s’est félicité que « l’Odyssée moderne que [la Grèce] a vécue depuis 2010 ait pris fin ».
Tout un symbole, destiné à illustrer le premier jour d’une « nouvelle ère » : île légendaire de la mer Ionienne, Ithaque fut, en effet, le point de départ et de retour du héros de L’Odyssée d’Homère, Ulysse, lui-même revenu sain et sauf d’un long périple de dix années.
Une forme de réponse peut-être aussi à l’ancien premier ministre socialiste Georges Papandréou, qui, fin avril 2010, depuis la petite île de Kastellorizo en mer Egée, à l’autre extrémité de la Grèce, avait annoncé le premier prêt international accordé au pays. « Une nouvelle Odyssée pour les Grecs, mais nous connaissons le chemin pour retourner à Ithaque », avait lancé le dirigeant.

        Lire aussi :
         

                « Les Grecs sont loin de voir le bout du tunnel de l’austérité »



« Façonner notre propre avenir »
Filant la métaphore, Alexis Tsipras a loué le courage et « la capacité des Grecs qui, comme Ulysse, ont su affronter les Symplégades de la récession », faisant référence à ces falaises mythologiques qui, parce qu’elles s’entrechoquaient régulièrement, menaçaient d’écraser les embarcations qui s’aventuraient dans le détroit du Bosphore.
« Les plans de renflouement, l’austérité, la récession et la désertification sociale sont terminés », a estimé le premier ministre grec. « Notre pays a regagné le droit de façonner son propre avenir. »
La Grèce a reçu au total 289 milliards d’euros d’aide financière depuis avril 2010 en contrepartie d’une politique d’austérité drastique. Après l’Irlande en 2013, l’Espagne et le Portugal en 2014, et Chypre en 2016, elle est le dernier des pays membres de l’Union européenne à sortir de la tutelle des mémorandums d’ajustement, qui leur ont évité de sombrer pendant la crise, et d’entraîner peut-être la zone euro avec eux.
Athènes s’est notamment engagé à dégager un excédent budgétaire primaire – hors service de la dette – de 3,5 % du PIB jusqu’en 2022 puis de 2,2 % jusqu’en 2060.
Dès lundi, date de fin du troisième programme, les dirigeants de l’Union européenne ont multiplié les louanges aux « efforts et aux sacrifices des Grecs », tout en soulignant qu’Athènes doit continuer à respecter ses engagements vis-à-vis de ses créanciers.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Ce tournoi centenaire réunit chaque mois d’août au Japon les meilleures équipes lycéennes de baseball. Un sport importé au XIXe siècle des Etats-Unis et très populaire dans l’archipel.
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Dans les tribunes du Koshien, tournoi mythique du baseball japonais

Ce tournoi centenaire réunit chaque mois d’août au Japon les meilleures équipes lycéennes de baseball. Un sport importé au XIXe siècle des Etats-Unis et très populaire dans l’archipel.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 12h51
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 02h49
    |

            Philippe Mesmer (Stade du Koshien, Hyogo, envoyé spécial)








                        



   


Le suspense n’a pas duré bien longtemps. La finale du tournoi japonais de baseball lycéen, plus connu sous le nom de « Koshien », a consacré, mardi 21 août, la domination d’une véritable machine à gagner, le lycée Toin d’Osaka. Déjà vainqueur à sept reprises depuis la création en 1988 de son club de baseball, l’établissement l’a une nouvelle fois emporté.
Il a dominé sur le score de 13 à 2 le lycée agricole Kanano, du département d’Akita, dans le nord de l’île principale, dont l’arrivée en finale a enthousiasmé sa région d’origine. La dernière fois qu’un établissement de ce département a atteint ce niveau, c’était il y a cent trois ans ! C’est peu dire que les habitants de la région étaient fiers. Dans ce lycée public, on ne peut pas jouer l’hiver, à cause de la neige, et tous les joueurs sont originaires du coin. Ils n’ont pas été recrutés par des « scouts » aux quatre coins du Japon.
Les fans pourront se consoler, car leur équipe a été portée par celui qui s’annonce déjà comme une future star du baseball nippon : Kosei Yoshida, qui lance à plus de 150 km/h – en moyenne, au Koshien, c’est plutôt de 120 à 130 km/h – et figure déjà en bonne position de la draft des équipes professionnelles, tout comme deux joueurs de Toin.
Quarante-neuf équipes concurrentes
Le lycée Toin, lui, entre un peu plus dans la légende d’un tournoi imaginé en 1915 par le directeur du quotidien Asahi, Ryohei Murayama, et qui est une institution dans un pays fou de cette pratique venue d’Amérique à la fin du XIXe siècle et quasiment accaparée par les Japonais. Il est le seul sport importé à conserver un nom strictement nippon, « yakyu ». Même le football, appelé « shukyu » avant et pendant la guerre quand les mots anglais étaient bannis, est vite redevenu le « soccer ».
L’édition 2018 du Koshien d’été était la centième, le tournoi ayant été suspendu en 1918 et pendant la deuxième guerre mondiale. « Un été à ne jamais revivre est un été sans le bruit de la batte frappant la balle et les encouragements des fans dans les tribunes », pouvait-on lire dans une tribune de l’Asahi du 14 août, veille de l’anniversaire de la fin du conflit.
Chaque année, dans la touffeur d’août – le mois de vacances des écoliers japonais –, le Koshien réunit 49 équipes, une pour 45 des 47 départements du pays, et deux pour ceux de Tokyo et d’Hokkaido. Avant la guerre, quand la Corée et Taïwan faisaient partie de l’empire du Japon, des équipes de ces territoires y participaient. Ainsi, dans les années 1930, l’équipe du lycée agricole Kano de la ville taïwanaise de Kagi (aujourd’hui Chiayi) s’est qualifiée à quatre reprises pour ce tournoi. Elle réunissait des Japonais, des Aborigènes et des Chinois. Son aventure a inspiré le film taïwanais Kano, réalisé en 2014 par Umin Boya.

   


Rituels immuables
Le stade du Koshien a ouvert ses portes le 1er août 1924. Il s’agissait à l’époque du plus grand stade d’Asie. Il pouvait accueillir 55 000 spectateurs, et sa conception s’inspirait fortement des Polo Grounds de New York, construits à la fin du XIXe siècle pour le baseball et le football américain.
Le légendaire joueur de baseball Babe Ruth (1895-1948) y a joué un match de gala lors de sa tournée au Japon en 1934. Une plaque rappelle cet événement. Le stade est aussi connu pour sa fameuse Yakyu no to (« tour du baseball ») en béton et son musée d’un tournoi qui conserve une atmosphère délicieusement désuète.
Cette ambiance tient beaucoup aux rituels immuables qui accompagnent la compétition : la prestation de serment le premier jour, l’habitude des joueurs de ramasser un peu de la terre du terrain qu’ils garderont en souvenir ou offriront à ceux qui les ont soutenus, la sirène qui retentit au début de chaque match.

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          la gloire retrouvée des Yankees



« Les uniformes rétro, le niveau de jeu élevé, le légendaire stade Koshien, tout cela me rappelle l’excitation d’aller au Yankee Stadium dans les années 1960 pour voir Mickey Mantle [légendaire joueur de la franchise new-yorkaise] », s’amuse James Whitlow Delano, photographe américain basé à Tokyo.
Antichambre du professionnalisme, le tournoi pousse les participants à se donner à fond. Chaque édition a ses héros. Certains plus que d’autres. Ainsi Koji Ota, du lycée Misawa d’Aomori, fut le héros d’une rencontre épique du tournoi de 1969, jouée sur deux jours et en 18 manches, contre 9 normalement. Le match avait été interrompu par la nuit tombante le premier jour, alors que les deux équipes étaient toujours à 0-0. Ayant attiré une audience record à la télévision nippone, la rencontre finit sur la défaite douloureuse de Misawa et du bel Ota, dont la qualité de lanceur et le charme avaient conquis le cœur des Japonaises.
« Nito-ryu », technique de samouraïs
C’est aussi pendant ces tournois qu’émergent les futures stars du baseball, comme Ichiro Suzuki, Hideki Matsui, dit « Godzilla », ou encore Daisuke Matsuzaka. L’un des derniers en date est Shohei Ohtani, qui après avoir joué au Koshien avec son lycée d’Hanamaki (département d’Iwate, nord) et s’y être illustré avec des balles lancées à près de 160 km/h, a été recruté par l’équipe professionnelle des Nippon Ham Fighters d’Hokkaido avant d’aller jouer pour les Angels de Los Angeles, en Major League américaine, le rêve de tous les joueurs.
Surnommé le « Babe Ruth japonais » pour sa polyvalence, Shohei Ohtani parvient à se distinguer comme batteur mais aussi comme lanceur, à la manière de son illustre aîné américain. Les Japonais donnent à cette rareté le nom de « nito-ryu », technique de combat des samouraïs avec deux sabres.

   


Au Koshien, les exploits sont abondamment relayés par les médias. Comme souvent dans l’archipel, un tel succès excite l’imagination des auteurs de mangas. Parue de 1972 à 1981 puis réalisée en dessin animé, Dokaben, de Shinji Mizushima, fut ainsi l’une de ces nombreuses séries à succès.
Pour les mangakas, le Koshien reste un puits d’inspiration. Le stade est toujours plein. Hormis les pom-pom girls et les orchestres des deux équipes s’affrontant pacifiquement à coup de décibels et de chorégraphies savamment répétées, le public ne prend guère partie. On applaudit les beaux gestes, tout simplement. Tel lancer qui surprend un batteur, tel coup qui trompe les joueurs de champ, tel plongeon pour attraper une balle et mettre « out » le batteur… Le public apprécie en connaisseur. Une mère venue avec son fils et un de ses camarades l’avouent : « On ne soutient personne. Ils adorent le baseball, c’est tout. »
La centième édition du Koshien d’été coïncide avec les efforts du Japon pour promouvoir le baseball. Le sport fut olympique jusqu’en 2008 avant d’être retiré des compétitions en 2012 et 2016. Il va faire son retour pour les jeux de Tokyo de 2020, avec le softball féminin. Sans surprise, le Japon, médaillé d’or en 2008 dans les deux disciplines, fait partie des favoris.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ De l’avis général des entrepreneurs français déjà établis dans le pays, cette situation va faire le miel des consultants privés.
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La fermeture de Business France en Russie rebat les cartes

De l’avis général des entrepreneurs français déjà établis dans le pays, cette situation va faire le miel des consultants privés.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 10h28
    |

                            Intérim








                        



                                


                            

La fermeture de Business France en Russie, annoncée le 16 juillet, a donné lieu à une passe d’armes diplomatique entre l’ambassade de France à Moscou et le ministère russe des affaires étrangères. La première invoque « la considérable dégradation » de ses conditions de travail dans le pays, le second lui rétorque qu’un différend judiciaire ayant opposé, en mai 2017, Business France à deux de ses employés russes a jeté une lumière crue sur l’incompatibilité de son action commerciale avec son statut diplomatique.
La diplomatie française n’a pas montré un grand empressement à défendre sa représentation commerciale dans le pays. Et pour cause : le plan de relance du commerce extérieur, présenté en février par le premier ministre, Edouard Philippe, prévoit que « Business France et les chambres de commerce seront désormais associés ». « Concrètement, décode une source diplomatique, cela signifie la fermeture des bureaux Business France partout où de grandes CCI se sont développées. » C’est justement le cas de la Russie. Le conflit autour de l’antenne russe de son agence publique a permis à la France de rejeter sur Moscou la faute d’une fermeture décidée en réalité depuis des mois.
« C’est dommage, car ils faisaient du bon travail », regrette une entrepreneuse française installée en Russie depuis plusieurs dizaines d’années. « En plus de la Russie, ils couvraient une bonne partie de l’espace postsoviétique. » Dans ces pays, en particulier l’Ouzbékistan, qui s’ouvre aux entreprises hexagonales, la disparition de Business France laisse les investisseurs français sans aucune structure de représentation économique sur laquelle s’appuyer.

L’évolution des tarifs, principale inconnue
Outre la CCI France Russie, de nombreuses autres entreprises spécialisées dans l’accompagnement de sociétés françaises en Russie vont se partager les anciens clients de Business France. Pour eux, l’affaire...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Sodiaal et Les Maîtres laitiers du Cotentin sont confrontés à des difficultés de plus en plus grandes avec leur client asiatique Synutra.
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Le lait chinois tourne à l’aigre pour certaines coopératives françaises

Sodiaal et Les Maîtres laitiers du Cotentin sont confrontés à des difficultés de plus en plus grandes avec leur client asiatique Synutra.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 10h15
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

La soif de la Chine pour le lait français semblait ouvrir les portes d’un eldorado. Force est de constater que la réalité est bien moins idyllique, du moins pour les partenaires du chinois Synutra. Les coopératives Sodiaal et Les Maîtres laitiers du Cotentin en font l’amère expérience.
A Carhaix, dans le Finistère, les spéculations vont bon train sur l’avenir de l’usine de poudre de lait infantile quasi flambant neuve. Considérée comme l’une des plus grandes d’Europe, avec ses deux tours de séchage de 50 mètres, elle est la propriété de Synutra. Mais le drapeau de la République populaire de Chine flottera-t-il encore longtemps sur son fronton ? Pas sûr. Le partenaire de l’entreprise chinoise, la coopérative Sodiaal, négocie en effet une reprise de l’outil, en tout ou partie. Des discussions confirmées par un sociétaire de ladite coopérative.

Il reconnaît que les résultats du partenariat conclu entre Sodiaal et Synutra ne sont pas à la hauteur des attentes. Signé en septembre 2012, cet accord disposait que le chinois allait investir 90 millions d’euros dans la construction d’une usine de poudre de lait infantile à Carhaix.
De son côté, la première coopérative laitière française s’engageait à livrer 288 millions de litres de lait par an. Un volume fixe mais à un prix variable, indexé sur celui du marché intérieur français avec une ristourne de 10 à 20 euros la tonne, selon les producteurs (en 2017, Sodiaal a versé en moyenne 320 euros par tonne aux éleveurs). Elle devait aussi livrer de la poudre de lactosérum déminéralisé. Pour cette dernière production, qui entre dans la composition des poudres de lait infantile, Sodiaal lançait la construction d’une nouvelle unité à Carhaix.
Lors de l’inauguration de l’usine par Synutra, en septembre 2016, au moment où elle obtient son agrément pour l’exportation des poudres infantiles en Chine, le montant de l’investissement passe finalement à… 170 millions d’euros. Et le scénario ne se...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Les mesures décidées à Washington le 8 août ont pour le moment un effet limité. Tout dépendra de la deuxième salve en cours de préparation.
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Article sélectionné dans La Matinale du 20/08/2018
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L’économie russe sous la menace de nouvelles sanctions américaines

Les mesures décidées à Washington le 8 août ont pour le moment un effet limité. Tout dépendra de la deuxième salve en cours de préparation.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 06h28
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 15h46
    |

                            Intérim








                        



                                


                            

Des sanctions ? Quelles sanctions ? Dans l’immense centre commercial Mega, aux portes de Moscou, les mesures américaines prises le 8 août contre la Russie, et qui entreront en vigueur mercredi 22 août, font davantage sourire que frissonner de peur.
« Pour nous, cela ne changera rien ! Depuis quatre ans, nous avons fini par nous habituer. Crises économiques et sanctions occidentales : nous sommes blindés… », ironise Andreï, un informaticien de 38 ans, qui s’est déplacé en famille pour effectuer quelques emplettes – des étagères Ikea, un plein de courses alimentaires chez Auchan, ainsi que divers instruments dans le supermarché de bricolage. Partout, des parkings bondés et de longues queues aux caisses témoignent du fait que la consommation, deuxième moteur de l’économie nationale derrière la manne pétrolière, continue de fonctionner à plein régime.
Les statistiques rendues publiques le 17 août par Rosstat révèlent certes un ralentissement de la consommation (+ 2,5 % des ventes de détail sur un an en juillet, contre + 3 % en juin). Cependant, il s’agit moins de l’effet immédiat des sanctions américaines – décidées en lien avec l’empoisonnement, en mars, de l’ex-espion russe Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia sur le sol anglais – qu’un avertissement de plus.
En phase de reprise depuis la récession de 2015-2016, le pays semble en effet dans l’impasse, menacé de stagnation faute de nouveaux relais de croissance. Après une progression de 1,5 % en 2017, la hausse du produit intérieur brut (PIB) s’est accélérée depuis le début de l’année (+ 1,8 % sur un an au deuxième trimestre), mais elle reste loin des 7 % enregistrés lors des deux premiers mandats du président Vladimir Poutine (2000-2008) et à bonne distance de son objectif : dépasser le taux de croissance mondiale pour 2018 (+ 3,9 %, selon le Fonds monétaire international, FMI).
Une économie résiliente
Si, à ce stade, la soudaine baisse du rouble – provoquée par l’annonce...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Regrouper Google, Apple, Facebook et Amazon sous la même bannière n’a plus de sens, tant leurs trajectoires tendent aujourd’hui à diverger.
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L’ère révolue de l’acronyme « GAFA »

Regrouper Google, Apple, Facebook et Amazon sous la même bannière n’a plus de sens, tant leurs trajectoires tendent aujourd’hui à diverger.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 06h26
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 11h12
    |

            Vincent Fagot








                        



                                


                            

« Le doute gâte la foi, comme le sel gâte le miel. » Les observateurs du Nasdaq, la Bourse américaine des valeurs technologiques, pourraient méditer ce proverbe algérien.
D’un été marqué par le décrochage de l’action Facebook (− 17 % en un mois), puis la consécration d’Apple, première entreprise à dépasser les 1 000 milliards de dollars (870 milliards d’euros) de valorisation, les investisseurs semblent avoir perdu leurs certitudes. Leur foi dans les « GAFA » (acronyme utilisé en Europe pour désigner Google, Apple, Facebook et Amazon) vacille.
« L’heure du réveil a sonné. On ne peut plus parier aveuglément sur ces valeurs », résumait Ari Shrage, le patron d’Aliya Capital cité par le Financial Times après la chute du titre Facebook, le 26 juillet. « On dirait que c’est le début de la fin de l’ère des “GAFA” », proclamait même Mike O’Rourke, chargé de la stratégie marchés chez JonesTrading. En fait, les investisseurs se font à l’idée que les trajectoires de ces groupes sont appelées à diverger.
Certes, leurs points communs sont nombreux : ces sociétés à forte valeur technologique, conçues comme des plates-formes, ont rapidement réussi à asseoir leur domination à l’échelle mondiale. Elles demeurent les quatre fleurons les plus rutilants de la Bourse américaine, avec des capitalisations excédant les 500 milliards de dollars. Et leur rythme de croissance est toujours insolent (+ 96 % pour Amazon sur les douze derniers mois, + 21 % pour Alphabet, maison mère de Google, + 35 % pour Apple).
Cela dit, les défis à relever pour continuer à entretenir cette dynamique sont très différents. En outre, leur horizon paraît plus ou moins dégagé.
Facebook multiplie les faux pas
Celui de Facebook est de loin le plus bouché. Accusée de propager des fausses informations (lors du référendum sur le Brexit, en juin 2016, ou lors de l’élection présidentielle américaine, en novembre de la même année) et de ne pas...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Cancer de la prostate, mucoviscidose, leucémie… La liste des pathologies pour lesquelles les assureurs de crédits doivent pratiquer des tarifs et des couvertures encadrés s’allonge. L’ajout de certaines maladies fait toutefois polémique (2/2).
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Assurance emprunteur et maladie : nouvelle avancée ou régression ?

Cancer de la prostate, mucoviscidose, leucémie… La liste des pathologies pour lesquelles les assureurs de crédits doivent pratiquer des tarifs et des couvertures encadrés s’allonge. L’ajout de certaines maladies fait toutefois polémique (2/2).



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 06h15
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 11h28
    |

                            Aurélie Blondel








                        



   


Vous avez souffert d’un cancer mais votre traitement est terminé depuis au moins dix ans, sans rechute ? Votre crédit peut être assuré dans des conditions classiques puisque vous n’avez pas à le déclarer. Pour un cancer survenu avant l’âge de 18 ans, le délai est ramené à cinq ans. C’est le fameux droit à l’oubli.
Quid de ceux dont le cancer est plus récent ou qui souffrent de maladies chroniques ? Pour une série de pathologies, les modalités d’assurance sont strictement encadrées dès lors que le patient répond à certains critères, notamment de gravité. Inscrite dans la convention Aeras (« s’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé »), la liste des maladies concernées a été étendue le 16 juillet.

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Ont ainsi été intégrés les cancers du rein et de la prostate, l’hépatite C chronique, les leucémies, la mucoviscidose et certaines tumeurs cérébrales. Aux côtés des cancers des testicules et du sein, du VIH, des hépatites C non chroniques, etc., qui y figuraient déjà. Vous trouverez ici la grille de référence actualisée, avec, pour chaque maladie, les critères et modalités d’assurance.
Deux catégories de pathologies
Rappelons que cette convention Aeras, signée en 2006, vise à aider les personnes ayant développé une maladie grave ou chronique à accéder à l’assurance emprunteur, donc à un crédit, immobilier ou professionnel. Une assurance non imposée par la loi mais généralement exigée par les prêteurs. La grille est revue chaque année par l’Etat, les professionnels de l’assurance et de la banque et les associations.

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En quoi l’inscription d’une maladie à cette liste facilite-t-elle les démarches des emprunteurs ? Pour comprendre, il faut savoir que la grille comporte deux parties. Si votre maladie apparaît dans la première, et que vous respectez les critères, la déclaration de votre pathologie à l’assureur est requise (c’est la différence avec le droit à l’oubli) mais celle-ci ne pourra entraîner ni surprimes (majorations du prix de l’assurance), ni exclusions de garantie (par exemple une garantie invalidité qui ne couvrirait pas une invalidité liée à votre maladie…). Délai d’accès à ce droit : un à huit ans après la fin du traitement, selon les pathologies.

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Dans cette catégorie viennent d’être ajoutés les cancers du rein et les leucémies aigües promyélocytaires. Pour ces dernières, le droit à l’assurance dans des conditions normales s’applique trois ans après la fin du traitement. Pour les premiers, il faut attendre cinq à huit ans.
Surprimes plafonnées
Si votre maladie figure dans la seconde partie du tableau, on doit vous proposer, en fonction des pathologies, certaines garanties minimales et les surprimes sont autorisées mais plafonnées. A condition, souvent, qu’un certain laps de temps se soit déroulé depuis le diagnostic, et de respecter certains critères médicaux. Exemple : si vous souffrez d’une leucémie dite LMC (myéloïde chronique) diagnostiquée il y a cinq ans, la surprime maximale s’élèvera à 150 %.
L’élargissement de la grille constitue « un réel progrès », estime la Ligue contre le cancer. « Des personnes porteuses d’une pathologie cancéreuse à un stade localisé et à faible risque de progression vont pouvoir bénéficier d’une assurance », indique-t-elle. Elle se réjouit notamment de l’intégration au dispositif, pour la première fois, de patients « en surveillance active », atteints d’un cancer de la prostate mais non traités.

L’ajout de certaines maladies fait polémique
La majorité des associations signataires de la convention Aeras désapprouvent cependant cette version 2018 de la grille de référence, dénonçant un « risque de régression ». En cause : le type de risques obligatoirement couverts. Trois pathologies (mucoviscidose, prostate, hépatite C) ont en effet été intégrées sans assurance invalidité, et même sans garantie PTIA (perte totale et irréversible d’autonomie) pour la mucoviscidose. Alors que jusqu’ici, les garanties décès, PTIA et invalidité étaient toutes trois accessibles pour toutes les pathologies de la liste.
« Nous craignons un nivellement par le bas, que cela fasse jurisprudence pour les pathologies qui intégreront la liste à l’avenir », explique Nadia Ziane, de Famille rurales. « On ne peut pas dire que l’assurabilité est garantie si l’on n’assure que le décès ! Les banquiers risquent de refuser de prêter si les emprunteurs se présentent sans garantie invalidité, voire sans PTIA. »
« Faux problème », répond Franck Daveau, conseiller « Aidea », le service d’accompagnement des emprunteurs de la Ligue contre le cancer. « Nous voyons régulièrement des banquiers prêter sans garanties invalidité, voire sans assurance du tout, tout dépend des montants, de la politique de la banque, de la situation du co-emprunteur. Hypothèque, cautionnement, nantissement : il existe des alternatives. »
Pas de quoi convaincre Mme Ziane. « Dans les cas où les banquiers accepteront, l’emprunteur ne sera pas couvert s’il se retrouve invalide et doit cesser de travailler. Au problème de santé s’ajouteront alors les soucis financiers s’il doit continuer à rembourser son prêt. Aide-t-on vraiment quelqu’un en lui faisant courir le risque de perdre sa maison ? »
Pierre Guérin, président de Vaincre la mucoviscidose, salue, lui, la première inscription d’une maladie rare à la liste. « Ne pas obtenir de garantie invalidité n’est pas un recul pour la mucoviscidose puisque nos patients n’obtenaient aucune garantie jusqu’ici. Si un emprunteur salarié n’est pas couvert sur l’invalidité par l’assurance, il pourra l’être par la Sécurité sociale et la prévoyance de son entreprise. Et pourra toujours vendre le bien. »
« C’est un pied enfoncé dans la porte », poursuit-il. « Nous ne pouvons dire combien de personnes pourront en profiter mais ce n’est qu’un premier pas. »





                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 20/08/2018
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Comment les Etats-Unis comptent sauver leurs vieilles centrales thermiques à charbon

Une nouvelle directive prévoit d’annuler les restrictions de pollution produite par les centrales à charbon, une des sources d’énergie les plus polluantes.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 03h39
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 09h04
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



   


Donald Trump a défendu, mardi 21 août, au cours d’un meeting électoral en Virginie-Occidentale, la légitimité des mesures de soutien au charbon présentées le même jour par le directeur par intérim de l’Agence américaine de protection de l’environnement (Environmental Protection Agency, EPA), Andrew Wheeler. « Nous rendons leur travail à nos super-mineurs », a assuré le président des Etats-Unis, qui a promis, pendant la campagne présidentielle de 2016, une improbable renaissance de l’extraction charbonnière.
« L’ère des obligations fédérales monolithiques et bureaucratiques est terminée », avait annoncé, un peu plus tôt dans la journée, le patron de l’EPA, au cours d’une conférence téléphonique avec la presse. L’agence a décidé de désormais confier aux Etats le soin de définir leurs propres normes concernant la pollution produite par les centrales. En juin, la presse américaine avait déjà rendu compte de la volonté de cette même administration de préserver les centrales à charbon, comme les centrales nucléaires, au nom de la sécurité nationale.

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                Environnement : comment Trump tente de museler les scientifiques américains



Plan bloqué
La décision de l’EPA, évoquée pour la première fois par le New York Times le 17 août, s’inscrit en droite ligne dans les efforts déployés par l’administration de Donald Trump pour revenir sur les mesures défendues par l’ex-président démocrate Barack Obama en matière d’environnement.
En 2014, ce dernier avait proposé un plan ambitieux, en vue de l’accord de Paris, conclu en 2015, pour lutter contre le réchauffement climatique, qui obligeait les Etats américains, par le biais de l’EPA, à fermer les centrales émettant le plus de gaz à effet de serre.
Ce plan, cependant, n’a jamais été appliqué. Il a été bloqué dès 2015 par une procédure en justice intentée par des gouverneurs républicains qui assuraient que l’agence outrepassait ses fonctions. La Cour suprême des Etats-Unis, la plus haute instance judiciaire du pays, a ensuite décidé que le plan resterait gelé jusqu’à ce qu’un jugement définitif soit rendu. L’administration Trump a également décidé, le 2 août, de revenir sur les objectifs d’efficacité énergétique souhaités par Barack Obama pour les véhicules.

        Voir notre infographie :
         

          Donald Trump, une année à l’assaut de l’environnement



Produire du charbon sans charbon
La décision de l’EPA devrait également faire l’objet d’une offensive devant les tribunaux, lancée par les organisations de protection de l’environnement. Elle risque donc de ne pas entrer en vigueur avant longtemps. Elle confirme au demeurant l’attachement du président des Etats-Unis à une source d’énergie en déclin persistant depuis une décennie. Selon une note de l’Energy Information Administration datée du 3 août, la consommation de charbon des centrales utilisant ce minerai a d’ailleurs baissé de 36 % depuis 2008.
Donald Trump ne cesse de vanter sans plus d’explications, comme en Virginie-Occidentale, mardi, un « charbon propre », qui renvoie pourtant en grande partie à des techniques permettant de limiter l’émission de gaz à effet de serre par ces mêmes centrales thermiques.
Alors que le camp républicain n’a cessé de dénoncer une « guerre idéologique » des élus démocrates contre cette source d’énergie, cette dernière a surtout fait les frais de la concurrence du gaz de schiste qui est produit massivement aux Etats-Unis, ainsi que de celle des énergies renouvelables comme l’éolien. Peu coûteux, le gaz de schiste présente, en outre, l’avantage d’être beaucoup moins polluant que le charbon.
Cette réalité n’a pas échappé à l’EPA elle-même, qui ne prévoit aucun renversement de tendance pour le minerai cher au président des Etats-Unis. Elle considère que la part des centrales thermiques utilisant cette source d’énergie dans la production d’électricité va de nouveau baisser de 19 % d’ici à 2030. Un recul moindre que celui prévu dans le plan de Barack Obama (29 %), mais qui n’annonce en rien un retour au premier plan du « roi charbon ». D’autant que l’agence fait le pronostic similaire d’une baisse de 33 % de la production d’ici à 2035.

        Voir notre infographie :
         

          Comment l’homme bouscule l’équilibre du climat sur la Terre






                            


                        

                        

