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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Ian Brossat, le chef de file du Parti communiste français aux européennes, dénonce le discours de l’Elysée qui réduit ce scrutin à un choix entre « progressistes » et nationalistes d’extrême droite.
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Ian Brossat : « Si l’extrême droite la plus xénophobe progresse partout en Europe, à qui la faute ? »

Dans une tribune au « Monde », Ian Brossat, le chef de file du Parti communiste français aux européennes, dénonce le discours de l’Elysée qui réduit ce scrutin à un choix entre « progressistes » et nationalistes d’extrême droite.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 16h00
    |

Ian Brossat (Chef de file du PCF aux élections européennes)







                        



                                


                            
Tribune. Selon la petite musique qu’Emmanuel Macron et ses soutiens diffusent depuis plusieurs mois, les élections européennes du 26 mai 2019 se joueront entre les « progressistes » qu’ils prétendent incarner et les nationalistes d’extrême droite. Ce refrain est un mensonge dangereux.
En juillet, devant le Parlement réuni en Congrès, le chef de l’Etat affirmait : « La frontière véritable qui traverse l’Europe est celle aujourd’hui qui sépare les progressistes des nationalistes. » Dans un entretien accordé au Monde le 20 août, sa ministre des affaires européennes Nathalie Loiseau répétait : « Il y a aujourd’hui deux tendances politiques en Europe : les progressistes qui sont pour des solutions coopératives et les nationalistes qui sont dans le repli sur soi. » Cette alternative brandie par les libéraux est profondément mensongère.
Les libéraux macronistes peuvent-ils concevoir que les Européens aient de bonnes raisons de contester le fonctionnement actuel de l’Union
D’abord, elle offre en cadeau à l’extrême droite européenne les millions de citoyens qui n’adhèrent pas à l’intégration européenne telle qu’elle a lieu. Il faudrait créditer l’ensemble de ce mécontentement, bien souvent légitime, aux seuls amis de Madame Le Pen ?
Les libéraux macronistes peuvent-ils concevoir que les Européens aient de bonnes raisons de contester le fonctionnement actuel de l’Union, qui trop souvent tourne le dos à la démocratie et promeut partout, aveuglément, la même politique économique d’austérité budgétaire qui a fait la démonstration de son inefficacité ? Il est bien commode – et bien méprisant – de disqualifier sans nuance cette objection citoyenne en la rangeant du seul côté du « racisme » et du « repli nationaliste ».
Le logiciel macroniste quelque peu marqué par le simplisme
Si l’extrême droite la plus xénophobe progresse partout en Europe, à qui la faute ? Qui a laissé l’Allemagne de M. Schaüble dicter sa...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Sept gardes-frontières ont été légèrement blessés, mercredi, dans l’enclave espagnole où 600 migrants étaient déjà entrés à la fin du mois de juillet.
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Enclave de Ceuta : une centaine de migrants forcent la frontière entre le Maroc et l’Espagne

Sept gardes-frontières ont été légèrement blessés, mercredi, dans l’enclave espagnole où 600 migrants étaient déjà entrés à la fin du mois de juillet.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 15h30
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 17h22
   





                        



   


Quelque 115 migrants ont pénétré, mercredi 22 août, dans l’enclave espagnole de Ceuta en escaladant la haute clôture frontalière avec le Maroc, blessant légèrement plusieurs agents, ont annoncé les autorités.
« Ils sont passés par-dessus la clôture » de six mètres de haut et hérissée de barbelés qui entoure la ville, a fait savoir un porte-parole de la préfecture. Sept gardes-frontières ont été « légèrement » blessés suite à des brûlures d’acide et de chaux que leur ont lancé les migrants, a-t-il précisé.
« Tout mon soutien aux forces de l’ordre qui affrontent de manière exemplaire le défi migratoire, en particulier aux agents blessés aujourd’hui », a tweeté le chef du gouvernement, le socialiste Pedro Sanchez.

Todo mi apoyo a las #FCSE que están afrontando de forma ejemplar el desafío migratorio, especialmente a los agentes… https://t.co/SCYiz7vzR9— sanchezcastejon (@Pedro Sánchez)


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Des images diffusées par le journal El Faro de Ceuta montrent de jeunes migrants africains fous de joie d’être parvenus à escalader la double clôture, certains agitant un drapeau espagnol ou européen.

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« Bonne chance à tous les amis »
Plusieurs ont des blessures aux jambes et aux mains, les vêtements lacérés ou ensanglantés, selon ces images. « Bonne chance à tous les amis qui sont derrière » au Maroc, crie en français l’un d’entre eux.
Ceuta présente, avec l’autre enclave espagnole de Melilla, la seule frontière terrestre de l’Union européenne avec l’Afrique. Fin juillet, plus de 600 migrants y étaient entrés lors d’un passage en force marqué par des affrontements décrits comme particulièrement violents par les forces de l’ordre, lors duquel ils avaient jeté de la chaux vive et des excréments sur les gardes-frontières.
Depuis le début de l’année, quelque 3 100 migrants sont entrés à Ceuta et Melilla, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Ils viennent s’ajouter aux plus de 25 000 arrivés en Espagne par voie maritime, faisant du pays la première porte d’entrée de l’immigration clandestine en Europe, devant l’Italie et la Grèce.

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Les Russes approuvent la politique étrangère de Poutine, mais s’inquiètent de la corruption

Selon un sondage réalisé par le Pew Research Center, les Russes sont préoccupés par la dégradation de la situation économique et la montée du terrorisme.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 15h22
    |

                            Manuel Ausloos








                        



   


Aux yeux des Russes, le pays relève la tête sur le plan international. Trois Russes sur quatre (72 %) considèrent que leur pays joue aujourd’hui un rôle plus important sur la scène mondiale qu’il y a dix ans, d’après un sondage de l’institut américain Pew Research Center publié mardi 21 août. Ils n’étaient que 59 % à tenir ce discours en 2017.
La politique internationale de Vladimir Poutine est plébiscitée. Alors que l’intervention de Moscou en Syrie a sauvé le régime Assad et que le conflit ukrainien dure toujours, 81 % des Russes ont confiance ou très confiance en la politique étrangère de leur président. Cela confirme la tendance qui s’est établie depuis l’annexion de la Crimée, en 2014, qui a largement accru la popularité de Vladimir Poutine sur la scène intérieure.

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La confiance grandissante des Russes quant à l’importance de leur pays à l’international n’efface pas pour autant certaines craintes. L’OTAN reste un souci primordial : 80 % des répondants considèrent ainsi l’Alliance comme une menace et 45 % la voient même comme une menace majeure. Les sanctions occidentales imposées depuis 2014 restent également une préoccupation constante, et 47 % des Russes estiment qu’elles ont un impact décisif sur l’économie du pays.
Au niveau national, si 57 % des personnes interrogées se disent satisfaites de l’état du pays, on compte tout de même 40 % de mécontents, selon ce sondage, réalisé auprès d’un échantillon représentatif de 1 000 personnes, entre le 22 mai et le 23 juin. L’un des premiers soucis des Russes est l’économie avec, au premier chef, l’inflation, dont 69 % des répondants estiment qu’elle est un problème majeur.
« Parti des voleurs »
Vient ensuite la corruption des élites politiques, qui inquiète plus de la moitié des personnes interrogées (59 %). C’est une augmentation significative depuis 2015, puisqu’à l’époque, 62 % des Russes estimaient que Vladimir Poutine gérait bien cette question.
Le sujet a notamment pris une place importante dans le débat public russe avec le populaire opposant Alexeï Navalny. Candidat finalement écarté de la présidentielle de mars, il a fait de la corruption un de ses principaux chevaux de bataille mobilisant des dizaines de milliers de manifestants à travers la Russie et qualifiant régulièrement Russie unie, la formation de Vladimir Poutine, de « parti des voleurs et des escrocs ».
Le terrorisme est également une préoccupation notable pour plus de la moitié des Russes, alors que le pays est régulièrement frappé par des attaques terroristes comme celle qui avait fait 16 morts dans le métro de Saint-Pétersbourg, en avril 2017. Ils sont 53 % à inscrire le terrorisme parmi les défis majeurs auxquels la Russie fait face.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Le ministre de l’environnement entend lutter contre les conditions « épouvantables » de certaines fermes d’élevage intensif d’animaux de compagnie.
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Maltraitance animale : le Royaume-Uni veut encadrer la vente des chiots et des chatons

Le ministre de l’environnement entend lutter contre les conditions « épouvantables » de certaines fermes d’élevage intensif d’animaux de compagnie.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 14h06
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 16h12
   





                        



   


Le gouvernement britannique veut interdire la vente de chiots et chatons de moins de six mois en dehors des élevages professionnels et des refuges animaliers afin de lutter contre les « conditions épouvantables » de certaines fermes d’élevage intensif dans lesquelles sont parfois élevés les animaux de compagnie destinés à la vente.
Dans le viseur du ministre de l’environnement Michael Gove, qui a lancé une consultation mercredi 22 août : les boutiques de vente d’animaux et autres vendeurs tiers chez lesquels seraient vendus entre 40 000 et 80 000 chiots par an, selon l’association de protection des animaux Blue Cross.
M. Gove entend ainsi lutter contre « la séparation précoce des chiots et des chatons de leur mère, leur introduction dans des environnements nouveaux et inconnus et [les] voyages multiples que les chiots ou les chatons doivent entreprendre ». « Les gens qui négligent complètement le bien-être des animaux de compagnie ne pourront plus profiter de ce commerce misérable », a insisté le ministre.
Caroline Kisko, une responsable du Kennel Club, une organisation de protection des animaux, a salué une politique qui lorsqu’elle « sera mise en œuvre, mettra fin aux souffrances de nombreux chiens ». « Elle enverra le message très fort aux acheteurs de chiots qu’il n’est jamais acceptable de voir un chiot dans un environnement autre que celui dans lequel il est né et a été élevé, et avec sa mère », a-t-elle ajouté.
Des premières mesures dès octobre
Cette consultation intervient à l’issue d’une intense campagne de sensibilisation menée autour du cas de Lucy. Forcée de mettre bas plusieurs fois par an dans une ferme à chiots galloise, la petite chienne avait été recueillie en mauvaise santé en 2013 et était morte trois ans plus tard.
Son histoire, racontée sur les réseaux sociaux par la femme qui l’avait recueillie, a ému les Britanniques, au point qu’une pétition adressée au Parlement réclamant un plus strict encadrement – surnommé « Lucy’s Law » (« loi de Lucy ») – de la vente d’animaux de compagnie avait recueilli près de 150 000 signatures.
Les premières mesures de cet encadrement, discuté depuis le mois de mai au Parlement, doivent entrer en vigueur le 1er octobre. Elles prévoient déjà d’interdire la vente par des vendeurs tiers de chiots et de chatons âgés de moins de huit semaines, mais aussi l’obligation pour les éleveurs, avant de vendre un chiot, de montrer à l’acheteur la mère aux côtés de son petit.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Editorial. Avec la fin du troisième plan d’aide européen, Athènes s’émancipe de son étroite tutelle financière, mais le coût de l’opération pour les Grecs a été terrible. Rarement un pays se sera appauvri en si peu de temps.
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Euro : l’amère odyssée de la Grèce

Editorial. Avec la fin du troisième plan d’aide européen, Athènes s’émancipe de son étroite tutelle financière, mais le coût de l’opération pour les Grecs a été terrible. Rarement un pays se sera appauvri en si peu de temps.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 11h24
   





                        


Editorial du « Monde ». Alexis Tsipras a choisi l’île d’Ithaque pour saluer, mardi 21 août, la « libération » de la Grèce du douloureux programme d’assistance financière dont elle dépendait depuis huit ans. Tel Ulysse regagnant son île après la guerre de Troie au terme d’une décennie de périples en mer, le premier ministre grec a tenté de donner une tonalité victorieuse à cette « odyssée des temps modernes ». « Aujourd’hui, la Grèce reprend son destin en main », a poursuivi M. Tsipras : « une nouvelle ère » s’est ouverte.

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Le dirigeant grec a quelque raison de vouloir marquer cette étape. Elus en 2015 sur un programme de gauche radicale et la promesse de mettre fin à l’aide financière extérieure, Alexis Tsipras et son parti, Syriza, durent rapidement faire volte-face et accepter un troisième plan d’assistance draconien pour éviter la faillite du pays et sa sortie de l’euro. Après trois plans d’aide, 289 milliards d’euros de prêts, huit ans de tutelle de ses créanciers et d’austérité imposée, Athènes va de nouveau pouvoir se financer sur les marchés. Laminée par des années de récession, l’économie grecque se porte aujourd’hui un peu mieux. La croissance, avec laquelle elle a renoué en 2017, devrait frôler les 2 % cette année. Le chômage, qui culminait à 27 %, est repassé sous la barre des 20 %.

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Loin d’Ithaque, les dirigeants de l’Union européenne se sont aussi, bien que plus prosaïquement, félicités de l’émancipation de la Grèce de son étroite tutelle financière. Pour la zone euro, qui n’avait jamais été confrontée à une crise d’une telle gravité et n’y était absolument pas préparée, le pire a été évité : la banqueroute et le chaos qui aurait suivi ont été épargnés à la Grèce et à ses créanciers, l’euro ne s’est pas effondré et les Grecs ont pu se maintenir au sein de l’UE, comme ils le souhaitaient. Jamais l’Europe n’avait engagé de telles sommes pour sauver l’économie d’un Etat membre. Le « Grexit » n’a pas eu lieu.
Un sérieux examen de conscience à faire pour l’UE
Pour autant, l’humeur n’est festive ni à Athènes ni à Bruxelles. Comment le pourrait-elle ? Le coût de l’opération pour les Grecs a été terrible. Rarement un pays se sera appauvri en si peu de temps. Le PIB a fondu de 25 %. Le chômage a poussé près d’un demi-million de personnes, pour la plupart jeunes, à l’émigration. Quelque 250 000 PME ont fait faillite. L’administration reste défaillante, le système de santé délabré. Pour les Grecs, l’argument selon lequel l’alternative aurait été pire est une maigre consolation.
Malgré la mise en œuvre des réformes, les problèmes qui sont à l’origine de la catastrophe financière grecque n’ont pas été résolus. La corruption reste un fléau, la dette disproportionnée. La question du modèle économique de la Grèce demeure posée. L’horizon politique n’est pas éclairci : si l’Europe salue le pragmatisme d’Alexis Tsipras, celui-ci sort fragilisé de la gestion calamiteuse des incendies autour d’Athènes, qui ont tué près de 100 personnes en juillet. Enfin, la fin de la tutelle est assez symbolique : la Grèce restera soumise à une « surveillance renforcée ».
Quant à l’UE, cette nouvelle étape grecque doit être pour elle l’occasion d’un sérieux examen de conscience. La Grèce a fait les frais des failles d’une union monétaire incomplète. Les dirigeants européens n’ont pas tous la même lecture de cette tragique épreuve. Ils feraient bien, pourtant, d’en tirer les leçons une fois pour toutes, afin de ne pas être de nouveau surpris par la prochaine crise, au moment où l’Italie s’apprête à défier les règles budgétaires.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Le gouvernement a récemment ouvert un centre fermé pour accueillir les familles en attente d’expulsion.
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Mobilisation en Belgique contre l’enfermement d’enfants en centre de rétention

Le gouvernement a récemment ouvert un centre fermé pour accueillir les familles en attente d’expulsion.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 11h22
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 12h36
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)








                        



                                


                            

Des Femen piétinent un tapis de fleurs sur la Grand-Place de Bruxelles, et clament que le « scandale » n’est pas leur poitrine dénudée mais le fait d’emprisonner des enfants. C’était, dimanche 19 août, le dernier épisode d’une mobilisation estivale contre l’une des décisions les plus contestées du gouvernement du libéral Charles Michel : l’ouverture, à deux pas de l’aéroport de Zaventem, d’« unités spéciales » pour des immigrés illégaux et leurs enfants en attente d’expulsion.
Un couple de Serbes et ses quatre enfants mineurs – nés en Belgique – est le premier à être retenu dans cette aile jouxtant le « centre fermé 127 bis » de Steenokkerzeel, un centre de rétention où se retrouvent des clandestins et interdit à la presse. Selon l’Office belge des étrangers, la famille séjournait illégalement dans le royaume depuis 2012 ou 2013. Le père a été condamné pour des vols avec violence.
Le Haut-Commissariat aux réfugiés de l’ONU, l’Unicef, le Conseil de l’Europe, des avocats, le Centre fédéral pour la migration et quelque 300 institutions ont protesté contre l’ouverture de ces unités et réclamé une interdiction générale de l’enfermement d’enfants. Le délégué francophone aux droits de l’enfant évoque une « violation flagrante » de la Convention internationale qui protège les droits des mineurs. La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a condamné à plusieurs reprises le royaume parce qu’il emprisonnait des enfants.
« Impact terrible »
Ce sont ces arrêts qui avaient poussé les autorités à créer, après 2008, des « maisons de retour ouvertes » – initiative saluée par diverses ONG mais jugée inefficace par le gouvernement de M. Michel, qui souligne qu’un tiers des familles concernées prend la fuite avant une expulsion prévue. Cela a été le cas de la famille serbe qui s’est, par deux fois, évanouie dans la nature alors qu’elle avait épuisé tous les recours.
Pas de quoi convaincre Philippe Hensmans, le directeur de la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Alexeï Beloborodov, directeur adjoint de la société Energia, qui ­conçoit et fabrique les vaisseaux Soyouz et Progress, a été arrêté pour extorsion de pots-de-vin.
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En Russie, un secteur spatial russe corrompu et rattrapé par la justice

Alexeï Beloborodov, directeur adjoint de la société Energia, qui ­conçoit et fabrique les vaisseaux Soyouz et Progress, a été arrêté pour extorsion de pots-de-vin.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 11h08
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 11h41
    |

                            Intérim








                        



                                


                            

Entre escroquerie et corruption, l’affaire Energia renvoie le secteur spatial russe à ses vieux démons. Alexeï Beloborodov, directeur adjoint de cette société qui ­conçoit et fabrique les vaisseaux Soyouz et Progress, a été arrêté en possession de 500 000 roubles (environ 6 500 euros) et 28 000 euros, a annoncé, dimanche 19 août, le comité d’enquête national. Le dirigeant et deux de ses adjoints sont poursuivis pour des pots-de-vin qu’ils auraient extorqués à un client lors d’une négociation de contrats.
Certes, les montants sont limités, mais l’affaire jette de nouveau le soupçon sur un secteur qui peine à sortir de la corruption. Elle fait d’autant plus de bruit en Russie que le Kremlin a nommé en mai à la tête de Roscosmos, la holding publique englobant tout le spatial, l’ancien vice-premier ministre Dmitri Rogozine. Ce nationaliste aux élans patriotiques a promis de faire le ménage et de redonner à la Russie sa gloire spatiale d’antan.
En conséquence, les investigations menées chez Energia ont été en partie confiées aux services de sécurité (FSB) qui, parallèlement, enquêtent pour « trahison » sur des employés soupçonnés d’avoir transmis des informations secrètes à des services occidentaux. Avec des arrestations rendues publiques en guise d’exemples. Le message est clair…

« Irrégularités »
Le mal de la corruption est profond et ancien au sein de l’industrie spatiale russe. En 2015, elle avait connu une vague d’arrestations pour des détournements de plus de 150 millions d’euros. L’année précédente, la cour des comptes la dénonçait pour des « irrégularités » de 1,5 milliard d’euros. La construction de Vostochny, le nouveau pas de tir bâti dans l’Extrême-Orient, en est une autre illustration. Inauguré en avril 2016, ce cosmodrome est toujours en chantier, incapable pour le moment de remplacer la mythique base de Baïkonour, au Kazakhstan.
Quatre responsables d’une entreprise de construction ont été condamnés en...




                        

                        


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Politiquement affaibli, Alexis Tsipras célèbre la fin des plans d’aide à la Grèce

Le premier ministre  est critiqué pour sa gestion des incendies qui ont fait 97 morts cet été à Mati.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 10h57
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 11h10
    |

                            Marina Rafenberg (Athènes, correspondance)








                        



   


« L’Odyssée moderne que notre pays a traversée depuis 2010 a pris fin », a déclaré mardi 21 août le premier ministre grec, Alexis Tsipras, devant la baie d’Ithaque, l’île d’Ulysse qui, après un tumultueux périple de dix ans, est arrivé à bon port. La veille, lundi, le troisième et dernier plan d’aide européen, signé en 2015 à la suite de négociations tendues entre Athènes et ses créanciers, a pris officiellement fin.
Le président du Conseil européen, Donald Tusk, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, le commissaire européen aux affaires économiques, Pierre Moscovici, la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président français, Emmanuel Macron, se réjouissaient la veille de cette sortie des programmes dont le montant total s’est élevé à 289 milliards d’euros depuis 2010. Alexis Tsipras, lui, n’est sorti de son silence que mardi avec une allocation télévisée de dix minutes. Le premier ministre a souligné qu’il s’agissait d’un « jour historique, celui de la fin des politiques d’austérité et de la récession ».
Mais l’heure n’était pas vraiment à la célébration. Les Grecs, après huit années de sacrifices, voient d’un mauvais œil les partenaires européens se féliciter de la fin des plans d’aide. « Ils veulent nous faire croire que la crise est finie, que nous devons nous réjouir d’avoir vu notre pouvoir d’achat diminuer, d’avoir vu nos enfants s’exiler ! », s’exclame exaspéré Kostas, kiosquier au centre d’Athènes. « La croissance, je ne la ressens pas au quotidien, je peine toujours autant à payer mes factures à la fin du mois ! », ajoute le quinquagénaire dont les deux fils sont partis travailler au Royaume-Uni.
« La démocratie a été menacée »
Dans un discours métaphorique où le navire « Grèce » a dû affronter de nombreux orages, Alexis Tsipras a constaté les effets néfastes de la rigueur imposée par les créanciers du pays : « En cinq ans sont survenus des événements sans précédent : 25 % du PIB a été perdu, trois Grecs sur dix se sont retrouvés au chômage, des mesures d’austérité d’une hauteur de 65 milliards d’euros ont été prises (…) La démocratie a été menacée », tout en assurant qu’une « nouvelle époque » s’ouvrait en Grèce.
Ce dernier point est difficile à croire pour la majorité des Grecs. « Le gouvernement voulait capitaliser sur la sortie des plans d’aide mais les citoyens grecs ne perçoivent pas la fin de la crise, ils continuent au quotidien à subir toutes les mesures d’austérité prises ces dernières années et ils ne sont plus dupes des promesses de la classe politique, estime Manos Papazoglou, professeur de sciences politiques à l’université du Péloponnèse. Des allocations distribuées à certaines catégories ne résoudront pas les problèmes, toute la société a été touchée par la crise ! S’il n’y a pas un plan précis pour soutenir la relance et résoudre la question de la dette colossale du pays, la population n’aura aucun espoir d’un avenir serein. » La dette de la Grèce représente toujours 180 % de son produit intérieur brut.

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Les incendies à Mati, qui ont fait au moins 97 morts mi-juillet, ont écorné un peu plus l’image du gouvernement d’Alexis Tsipras, perçu comme incapable de gérer une situation d’urgence, et dont les administrations locales semblent désorganisées. « Finalement, les Grecs ont, malgré les réformes et les mesures d’austérité, toujours la sensation que l’Etat est inefficace et inexistant », note Manos Papazoglou. D’après les derniers sondages, plus de dix points d’écart séparent Syriza, le parti du premier ministre, et la Nouvelle Démocratie (droite), qui fait la course en tête.
A environ un an des prochaines élections, prévues à l’automne 2019 et précédées par les européennes de mai, Alexis Tsipras a peu de temps pour convaincre les électeurs. Le ministre adjoint à la réforme administrative, Christos Vernardakis, a annoncé mardi que dès septembre des lois seront présentées au Parlement pour l’augmentation du salaire minimum et le retour des conventions collectives. Mais l’essentiel du nouveau programme du premier ministre sera dévoilé à la Foire internationale de Thessalonique début septembre.
Selon le politologue Georges Sefertzis, « Alexis Tsipras se retrouvera face à un nouveau dilemme : soit prendre des mesures sociales mais qui risquent de déplaire aux marchés internationaux, soit aller dans leur sens et démontrer ainsi que la fin des mémorandums n’est que symbolique ». « Ithaque n’est que le commencement », a lancé mardi Alexis Tsipras.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ Le navire a pu accoster mais pas débarquer ses 177 passagers dans le port italien. A Catane, comme ailleurs, la solidarité est devenue une denrée rare.
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A Catane, les migrants du « Diciotti » patientent dans un silence irréel

Le navire a pu accoster mais pas débarquer ses 177 passagers dans le port italien. A Catane, comme ailleurs, la solidarité est devenue une denrée rare.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 10h40
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 12h08
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                            Margherita Nasi (Catane, Envoyée spéciale)








                        



   


Une flottille de voiliers traverse le port de Catane, en Sicile. A en croire les cris du moniteur et la trajectoire zigzagante des Optimist, il s’agit de débutants. Avec nonchalance, ils dépassent le navire amarré, estampillé « Guardia Costiera ». Puis, prennent le large, narguant le grand bateau blanc, bloqué à quai.
De fait, le Diciotti, patrouilleur des gardes-côtes italiens, est au cœur d’un imbroglio international depuis qu’il a sauvé 177 migrants qui se trouvaient sur une embarcation en Méditerranée, entre Malte et l’île italienne de Lampedusa, mi-août. Coincé cinq jours au large de Lampedusa, le navire a enfin pu accoster à Catane, le 20 août au soir. Mais ses passagers n’ont toujours pas le droit de débarquer.
Le ministre de l’intérieur italien, Matteo Salvini, résume ainsi les termes du chantage qu’il leur fait subir : « Soit l’Europe commence à agir sérieusement en défendant ses frontières et en répartissant les migrants, soit on les ramène dans les ports où ils sont partis, tweetait-il le 21 août. L’Italie a déjà joué son rôle, quand c’est trop, c’est trop. »
« Creuses promesses »
Saisie, la Commission européenne a assuré s’activer pour obtenir une répartition entre plusieurs pays, mais aucune solution n’était encore en vue mercredi 22 août au matin. Le chef de la Ligue (extrême droite) accuse dans le même temps Malte d’avoir « accompagné » l’embarcation des migrants « vers les eaux italiennes », au lieu de les sauver. « Avec ces gouvernants italiens, on ne peut plus avancer », contre-attaque le premier ministre maltais, Joseph Muscat. « Ces crises requièrent des actions concrètes et du sang froid, pas de creuses promesses et de la propagande », a-t-il écrit à la Commission européenne, d’après le quotidien italien La Stampa.

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A mille lieues de ce tapage, c’est dans un silence presque irréel que patiente le Diciotti. Sur le pont, les passagers s’abritent du soleil sous une grande bâche. Combinaisons blanches et masques de la même couleur, des hommes s’activent à leurs côtés ; ce sont probablement des membres de la guardia costiera, eux aussi interdits de descente. Impossible d’en avoir le cœur net, car l’accès au bateau est bloqué par deux voitures et quatre camionnettes – une de la police, deux des carabiniers, une des gardes-côtes. Elles sont aussi statiques que leurs occupants sont mutiques. De temps en temps, un hélicoptère survole les lieux.
A l’entrée du port, des associations protestent contre le blocage du Diciotti : Welcome to Europe, Réseau antiraciste catanais, Città Felice, Ragnatela… Beaucoup de noms mais bien peu de monde en ce 21 août : une poignée de personnes, regroupées derrière deux maigres bannières, manifestent leur soutien aux migrants. « On est là depuis hier soir, on se relaie, et on ne lâche pas tant que la situation ne se sera pas débloquée », prévient le militant Giusi Milazzo.
Climat xénophobe

   


« Catane a toujours été une ville ouverte. Mais depuis l’été 2015, la ville héberge le siège italien de Frontex [l’agence européenne de gardes-frontières] et tout a changé, regrette Adolfo Di Stefano, le leader du Réseau antiraciste catanais. Avant, on pouvait accueillir les migrants à la sortie du bateau, on leur distribuait le règlement de Dublin [sur l’accueil des demandeurs d’asile]. Maintenant, on ne peut pas s’en approcher. »
Le militant a du mal à comprendre les raisons du climat xénophobe qui s’est installé dans sa ville, dont le maire (Forza Italia, centre droit), élu en mai, a reçu l’onction de M. Salvini : « C’est de ce même port que partaient, au XXe siècle, les émigrés siciliens. Et aujourd’hui encore, les jeunes continuent de s’en aller. Ils sont 250 000 à avoir quitté le pays l’année dernière, contre 119 000 migrants qui sont arrivés. Ce n’est pas comme si on manquait de place. »
En mai 2017, M. Di Stefano s’est interposé lorsque les activistes d’extrême droite de Generazione Identitaria ont tenté de bloquer l’Aquarius, le navire de sauvetage de l’ONG SOS Méditerranée. Cela lui a valu insultes et menaces, mais aussi quelques marques de sollicitude. « Les canotiers nous ont prêté des canoës, assure-t-il. Un bar du coin nous faisait des prix d’amis. »
« L’Europe doit assumer »
A Catane comme dans le reste du pays, la solidarité est cependant devenue une denrée rare. Depuis la société d’aviron du port, installé sur un rameur, Francesco surveille les militants avec méfiance. « J’en ai fait, des opérations en mer, j’en ai sauvé des gens, j’ai même vu beaucoup de morts. En fait, depuis 2017, je ne fais que ça, déplore ce fonctionnaire de la marine militaire. On fait des sacrifices, on est mal payés, on garde ces gens chez nous, alors qu’il n’y a pas de travail pour nos enfants. L’Europe doit assumer ses responsabilités. »
Dans la minuscule pièce qui fait office de bureau pour la coopérative d’assistance aux bateaux, Giacomo Molini déroule les pages Facebook de Matteo Salvini et du ministre italien des transports, Danilo Toninelli. « Depuis que Salvini est là, on a de moins en moins de débarquements, et vous savez pourquoi ? Parce qu’il a raison : il faut avoir une poigne de fer avec les migrants », selon cet ancien pêcheur.
« Il y a une propagande tellement forte sur les réseaux sociaux autour des débarquements que les Siciliens oublient les vrais problèmes : la Mafia, une santé publique déficiente, des autoroutes dans un état minable », se désole Lorenzo Urciullo, plus connu sous le nom de Colapesce. Début août, ce chanteur basé à Catane a participé à la campagne « Solo in Cartolina » (« en carte postale seulement ») : 10 000 cartes postales montrant des naufragés en détresse ont été envoyées à Matteo Salvini. Manière de répondre au ministre de l’intérieur qui, à la suite de la crise de l’Aquarius, avait affirmé : « Cet été, les ONG ne verront l’Italie qu’en carte postale. »

        Lire l’entretien avec la ministre des affaires européennes :
         

          Nathalie Loiseau : « De quelle Europe a-t-on envie ? »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Tableaux, sculptures, photographies et documents illustrent l’importance de la cuisine dans l’œuvre du peintre espagnol.
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Exposition : à Barcelone, Picasso se met à table

Tableaux, sculptures, photographies et documents illustrent l’importance de la cuisine dans l’œuvre du peintre espagnol.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 08h57
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 17h27
    |

            Harry Bellet (Barcelone (Espagne)








                        



                                


                            

Il y a des gens qu’il ne faut surtout pas laisser rentrer dans votre cuisine, spécialement quand ils peignent à l’huile, et sculptent avec tout ce qui leur tombe sous la main. Picasso par exemple : vous cherchez la passoire ? Elle est devenue Tête de femme. Et la louche aussi, pour faire bonne mesure. Les pots à lait ? Mamelles de chèvre… Les fourchettes, autant de mains à quatre doigts. Le verre à absinthe à été coulé en bronze (de toute façon, dans l’état où il l’avait mis, seul un ivrogne invétéré aurait pu le reconnaître) et il a fauché la traditionnelle cuillère ajourée en argent pour la poser dessus.
Un avantage : avec lui, la corvée de vaisselle est réduite au minimum. Jusqu’au poisson où tout est bon : après avoir dévoré une sole à belles dents, il en suce soigneusement l’arrête centrale et l’imprime vigoureusement dans de l’argile crue, qui deviendra une assiette, laquelle, une fois passée par les fours des céramistes de Vallauris, fera la joie d’un collectionneur dont il est peu probable qu’il ait un jour mangé dedans.
C’est un des aspects de l’ogre de l’art du XXe siècle montré par l’exposition « La Cuisine de Picasso », au musée qui porte son nom, à Barcelone : 150 œuvres, tableaux, sculptures, dessins, gravures, photos, textes, mais aussi documents divers, dont les très instructives notes de restaurant et factures de son fournisseur de beurre-œufs-fromages. Une exposition roborative, et des plus appétissantes à défaut d’être toujours raffinée : c’est que Picasso, quand il est encore gamin, pratique parfois une peinture de potache. En témoigne, entre autres raffinements d’esthète, ce dessin montrant un serveur de restaurant. Debout, il a le pantalon baissé sur les chevilles et défèque joyeusement, tout en tenant un plat de poulet de la main droite et en se masturbant de la gauche. Une performance avant l’heure…
« Cuisine cubiste » innovante
Le catalogue, fort érudit, cite justement l’écrivain catalan Santiago...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Le négociateur en chef de l’UE, Michel Barnier, a tenu mardi une conférence conjointe à Bruxelles avec son homologue britannique, Dominic Raab.
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Article sélectionné dans La Matinale du 21/08/2018
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Brexit : le doute sur l’issue subsiste, mais la négociation va s’intensifier

Le négociateur en chef de l’UE, Michel Barnier, a tenu mardi une conférence conjointe à Bruxelles avec son homologue britannique, Dominic Raab.



LE MONDE
 |    22.08.2018 à 00h03
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 08h29
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


Calmer le jeu et tenter de gommer l’idée que les deux parties seraient désormais résolues à l’idée d’un divorce sans accord : c’est pour ces raisons, sans doute, que Michel Barnier, le négociateur en chef de l’Union européenne (UE) et Dominic Raab, celui du gouvernement britannique, ont interrompu leurs discussions de deux jours, mardi 21 août, pour une brève apparition devant la presse, à Bruxelles.

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Peu de nouveauté à la clé. Hormis le fait qu’Européens et Britanniques vont désormais négocier « en continu » avec l’espoir, peut-être, d’aboutir à un accord sur les termes de la séparation « au début novembre au plus tard », afin que les textes puissent être ratifiés avant la fin mars 2019, date prévue pour la sortie du Royaume-Uni.
« Phase finale »
« Les négociations entrent maintenant dans leur phase finale », a expliqué M. Barnier. M. Raab, nommé en juillet, évoque, lui, une « intensification » des discussions et « l’engagement renouvelé » de Londres pour les poursuivre.
Les deux responsables ont soigneusement évité d’évoquer les dernières propositions de la première ministre britannique Theresa May, sur lesquelles son gouvernement s’est divisé et qui ont été, pour la plupart, écartées par Bruxelles.
« Nous allons les lire », affirme toutefois M. Barnier, avant de se corriger : « Nous les examinons. » La question-clé, à savoir le fait d’éviter la création d’une frontière hermétique entre l’Irlande du Nord, province du Royaume-Uni, et le reste de l’île, membre de l’UE, n’est, en tout cas, pas réglée. Les débats achoppent toujours aussi sur la protection des indications géographiques ainsi que sur le contenu de la déclaration politique qui devrait accompagner l’accord de retrait et décrire la nature de la future relation entre les deux parties.
Londres entend continuer à bénéficier des avantages du marché unique, Bruxelles évoque la condition sine qua non du respect des règles sur la libre circulation des personnes, alors que le gouvernement britannique souhaite contrôler de près la migration.

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« Livre blanc ou “no deal” ? »
S’il entend poursuivre la discussion, M. Barnier n’a pas manqué de manifester son agacement quant aux reproches adressés par diverses sources britanniques à une UE qui ne voudrait pas d’un accord.
« Nous ne nous laisserons pas impressionner », a-t-il commenté, sans allusion au « Brexit chaotique sans accord, une des plus grandes menaces pour l’UE » qu’évoquait presque simultanément, à Washington, Jeremy Hunt, le ministre britannique des affaires étrangères. Le successeur de Boris Johnson estime que son pays s’en sortirait mieux qu’une Europe qui souffrirait plus durablement d’un échec de la négociation. M. Raab n’a pas commenté, préférant évoquer la perspective d’une « résolution politique », qui serait encore possible.

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Dans l’entourage du négociateur européen, on ne cache pas que c’est toujours la plus grande incertitude qui règne en raison, principalement, de la situation politique à Londres et singulièrement des divergences au sein du parti conservateur de Mme May.
« Quelle option gagnera : le Livre blanc, ou le no deal ? Mystère des mystères, qui ne sera pas résolu à Bruxelles », explique un expert, très circonspect. M. Barnier entend, lui, camper sur une position ferme, tout en ménageant Mme May, dont les dernières propositions étaient, manifestement, surtout destinées à un usage intérieur.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Le nombre de poursuites, même quand il s’agit de relayer un contenu ou de liker, progressent et les contrôles du Web se renforcent.
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Activiste ou utilisateur « lambda » : de plus en plus d’internautes finissent en prison en Russie

Le nombre de poursuites, même quand il s’agit de relayer un contenu ou de liker, progressent et les contrôles du Web se renforcent.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 18h39
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 07h50
    |

                            Manuel Ausloos








                        



   


La surveillance du Web se durcit en Russie. Deux adolescentes arrêtées en mars pour des discussions politiques sur la messagerie Telegram sont assignées à résidence dans l’attente de leur procès, après être sorties de détention provisoire, le 16 août.
Dix jours plus tôt, le procès de Maria Motuznaya, 23 ans, débutait dans la ville sibérienne de Barnaoul pour des publications sur le réseau social Vkontakte, équivalent de Facebook en Russie et dans les pays de l’ex-bloc de l’Est. Des montages relayés par la jeune femme tournaient en dérision des prêtres orthodoxes et le Christ, et portaient un message jugé raciste. Elle encourt jusqu’à six ans de prison.
Ces cas ne sont que des exemples parmi d’autres : le nombre de condamnations d’internautes russes en vertu de la loi « sur le combat de l’activité extrémiste » est en constante augmentation ces dernières années. Dans un rapport, l’ONG russe de défense des droits de l’homme Agora a recensé 411 poursuites judiciaires contre des internautes en 2017, avec 43 peines de prison prononcées. C’est environ un tiers de plus que l’année précédente (298 poursuites et 32 peines de prison). Et 90 % des condamnations pour propos radicaux sanctionnent des déclarations faites en ligne, selon Maria Kravchenko, chercheuse au Centre SOVA pour l’information et l’analyse, une ONG russe.

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« Sous le gouvernement Poutine, le dialogue public et indépendant s’est déplacé de la télévision et la presse écrite vers le Web, rappelle Mme Kravchenko. La législation anti-extrémiste, avec ses formulations très larges et vagues, est alors devenue un outil efficace pour censurer les contenus en ligne et faire pression sur les activistes de l’opposition qui utilisent le Web pour propager leurs idées. » Des critiques du gouvernement, de l’annexion de la Crimée ou de l’intervention de Moscou en Syrie sont ainsi aujourd’hui passibles de poursuites pour leur caractère « anti-russe ».
Collaborations avec le FSB
Les peines vont de la simple amende à la prison ferme. Certains des condamnés sont des militants d’extrême droite ou des islamistes, mais on compte aussi de plus en plus de simples internautes. « Il y a cinq ans, il fallait un profil militant ou criminel pour être emprisonné pour ses activités en ligne, explique Damir Gainutdinov, un avocat d’Agora International. Aujourd’hui, un utilisateur lambda qui “aime” ou relaie un contenu peut être condamné à cinq ou six ans de prison. »
La « loi des blogueurs », adoptée en 2014 dans le cadre d’un renforcement des lois anti-extrémisme russes, stipule que les réseaux sociaux doivent stocker les données personnelles de leurs utilisateurs pendant au moins six mois, et les transmettre aux autorités si elles le demandent. Les entreprises sont tenues de garder secrets les détails de leur collaboration avec le FSB, le service de sécurité russe. Les autorités ont également bloqué des centaines de milliers de sites Internet depuis les manifestations anti-Poutine de l’hiver 2011-2012. En 2017, 88 000 sites ont ainsi été bloqués par Roskomnadzor, l’agence fédérale de surveillance des télécommunications.
« Les autorités comprennent qu’elles ne peuvent pas bloquer efficacement les informations sensibles parce que les internautes contournent les contrôles à l’aide de proxys [serveurs grâce auxquels on peut anonymiser une connexion à Internet], explique Damir Gainutdinov. Elles essaient donc d’intimider [avec des condamnations] ceux qui partagent ces informations en ligne. »

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En réponse à la récente série d’arrestations et à l’indignation qu’elle a suscitée, Vkontakte a confié à la BBC, mardi 14 août, vouloir révéler ses statistiques sur les demandes gouvernementales d’accès aux informations personnelles de ses utilisateurs. Le PDG du réseau social, Andreï Rogozov, s’était déjà engagé, la veille, à rendre privés les profils de ses utilisateurs ainsi que la liste des personnes relayant une publication, des données jusqu’alors visibles par tous.
On peut cependant douter de la volonté de Vkontakte de tenir tête au gouvernement. Le réseau dépend en effet du groupe Mail.ru, lui-même propriété de l’oligarque Alicher Ousmanov, un proche du Kremlin. « Je pense que ses bonnes relations avec le gouvernement priment sur la santé de l’entreprise, avance Damir Gainutdinov. Les récentes déclarations ne sont à mon avis que de la communication, une tentative de limiter les dommages pour la réputation de Vkontakte. »
Clés de chiffrement
Ces mesures nuisent en effet à l’activité économique dans le numérique. « Il y a en Russie des acteurs très performants qui pâtissent des nouvelles lois, observe Julien Nocetti, spécialiste de l’Internet russe à l’Institut français des relations internationales (IFRI). L’obligation d’héberger les données des Russes sur le sol russe a par exemple un coût colossal. Il y a quelques années encore, l’industrie numérique était assez florissante, mais aujourd’hui tout un vivier de jeunes programmeurs part à l’étranger, en Europe, en Israël ou aux Etats-Unis. »
En avril, les autorités russes s’en sont aussi prises à la messagerie Telegram. L’entreprise ayant refusé de fournir ses clés de chiffrement au FSB, plusieurs millions d’adresses IP ont été bloquées en Russie pour empêcher le fonctionnement de l’application cryptée. Telegram avait cependant prévu un mécanisme de rotation des adresses IP qui lui a permis de continuer à fonctionner, tandis que les blocages indiscriminés de Roskomnadzor privaient temporairement de connexion des dizaines d’entreprises et de banques russes.



                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 21/08/2018
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Salaires, retraites, dette... dans quel état est la Grèce après 8 ans d’aide ?

Alors que le pays est sorti lundi de son dernier plan d’aide européen, les indicateurs économiques tendent vers une amélioration.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 17h47
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 08h02
    |

                            Thibaut Faussabry








                        


La Grèce est officiellement sortie, lundi 20 août, de son troisième et dernier plan d’aide européen, d’un montant de 86 milliards d’euros. « L’Odyssée moderne que notre pays a traversée depuis 2010 a pris fin », a même déclaré, mardi 21 août, le premier ministre Alexis Tsipras. Le pays succède à l’Irlande (2013), au Portugal (2014), à l’Espagne (2014) et à Chypre (2016), les quatre autres Etats membres de l’Union européenne (UE) ayant bénéficié d’un soutien international à la suite de la crise financière.

        Lire aussi :
         

                Les Grecs, épuisés par huit ans d’austérité, doutent encore de l’avenir du pays



Depuis 2010, en échange d’importants efforts d’austérité, Athènes a reçu 260 milliards d’euros d’aide financière de la part de pays de l’UE, de la Banque centrale européenne (BCE) et du Fonds monétaire international (FMI). Ces cures successives semblent payer au niveau économique. Après s’être effondrés à l’éclatement de la crise, certains indicateurs statistiques du pays s’améliorent lentement.


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La Grèce a renoué avec la croissance en 2017 après huit années de récession 
Evolution du produit intérieur brut à prix courants de la Grèce.

Source : Eurostat



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Après avoir perdu un tiers de sa valeur en neuf ans, le produit intérieur brut (PIB) de la Grèce (qui mesure la richesse nationale) est reparti en légère hausse en 2017 (+ 2 %). Mais il faudra encore plusieurs années pour qu’il retrouve son niveau d’avant la crise, puisqu’il se situe aujourd’hui au même niveau qu’en 2003. Le FMI se montre optimiste quant à la reprise de l’économie grecque : il prévoit une croissance de 2 % en 2018, puis de 2,9 % en 2019.
Autre bonne nouvelle, en mai, le taux de chômage est redescendu sous les 20 % de la population active pour la première fois depuis 2011. Il reste néanmoins le plus élevé parmi les pays de l’UE.


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Le taux de chômage est en baisse quasiment continue depuis 2013
Evolution mensuelle du taux de chômage (en % de la population active) en Grèce entre 2006 et 2018. Estimations corrigées des variations saisonnières.

Source : Hellenic Statistical Authority



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La dette publique reste à un niveau élevé
Plusieurs années de rigueur, signifiant une baisse massive de la dépense publique et une hausse de l’imposition, ont permis à la Grèce de sortir du déficit et de dégager un excédent budgétaire primaire de 0,6 % puis de 0,8 % du PIB en 2016 et en 2017. Un ajustement sévère, quand on sait qu’elle affichait un déficit de 15 % du PIB en 2009.


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La définition


Qu'est-ce que l'excédent budgétaire primaire ?
Un pays est en excédent budgétaire quand il a plus de recettes que de dépenses dans son budget annuel.
L'excédent budgétaire primaire est calculé sans prendre en compte l'une des principales dépenses d'un Etat : la charge de la dette, c'est-à-dire les intérêts payés sur l'argent qu'il a emprunté.
Cette manière de calculer l'excédent budgétaire est plus favorable à l'Etat : elle évite de pénaliser les Etats surendettés, comme la Grèce qui, mécaniquement, consacrent une grande partie de leurs ressources à payer la charge de leur dette.



De quoi remplir les objectifs fixés par les créanciers du pays, mais surtout maintenir la dette publique aux alentours de 180 % du PIB. En dépit de cette stabilisation, la dette grecque reste de loin la plus élevée de la zone euro (au regard de son PIB). Au niveau mondial, elle est seulement devancée par le Japon et ses 250 % de dette.


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		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



La dette publique grecque est stable depuis 2013
Evolution de la dette publique brute en Grèce en part du PIB.

Source : EUROSTAT



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15347743531",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
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		type: "line",
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	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
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	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
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				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
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				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
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			},
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					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
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			}
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		},
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		plotLines: [{
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			width: "",
			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
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			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
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		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["2006","2007","2008","2009","2010","2011","2012","2013","2014","2015","2016","2017"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:"",
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Dette publique",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        103.6
      ],
      [
        "",
        103.1
      ],
      [
        "",
        109.4
      ],
      [
        "",
        126.7
      ],
      [
        "",
        146.2
      ],
      [
        "",
        172.1
      ],
      [
        "",
        159.6
      ],
      [
        "",
        177.4
      ],
      [
        "",
        178.9
      ],
      [
        "",
        176.8
      ],
      [
        "",
        180.8
      ],
      [
        "",
        178.6
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: false,
		valueDecimals: 1,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " % du PIB",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
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		},
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		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Le poids de cet endettement est depuis longtemps jugé insoutenable, tant par le premier ministre grec, Alexis Tsipras, que par le FMI. C’est pourquoi les Européens ont accepté en juin de l’alléger. En contrepartie d’une surveillance accrue de ses comptes publics, Athènes ne commencera à rembourser les 86 milliards d’euros prêtés par ses partenaires européens qu’à partir de 2032, au lieu de 2022.


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		background-color:#f5f6f8;
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		display:block;
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}
	.highcharts-tooltip span {
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	{
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	.tooltiplarge {
		width: 230px;
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	#container_15348443294 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Le salaire moyen en Grèce a diminué de 22% depuis l'éclatement de la crise 
Evolution annuelle du salaire moyen en Grèce entre 2006 et 2017.

Source : OCDE



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15348443294",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
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	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
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				format: "{y} $",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
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				symbol:"circle",
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			},
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				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
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				softConnector:false
			}
		}
	},
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		title: {
			text:""
		},
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			format: "{value} $",
			zIndex: -1
		},
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		plotLines: [{
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				text:"",
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				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
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				useHTML: false,
				text: "",
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				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
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	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["2006","2007","2008","2009","2010","2011","2012","2013","2014","2015","2016","2017"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:"",
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
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		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Salaire moyen",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        32418
      ],
      [
        "",
        32411
      ],
      [
        "",
        31922
      ],
      [
        "",
        33423
      ],
      [
        "",
        31194
      ],
      [
        "",
        29149
      ],
      [
        "",
        27826
      ],
      [
        "",
        26026
      ],
      [
        "",
        26532
      ],
      [
        "",
        26336
      ],
      [
        "",
        26330
      ],
      [
        "",
        26064
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: false,
		valueDecimals: 0,
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		valueSuffix: " dollars américains",
		backgroundColor: '#FFF',
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		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
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		},
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		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Retraites et salaires rabotés
Les mesures d’austérité successives ont réduit progressivement les conditions de vie des ménages. La Grèce est le seul pays de l’UE où le salaire minimal a diminué depuis 2008. Sous la pression des créanciers du pays, il avait été abaissé de 28 % en 2013 pour atteindre 684 euros brut mensuels.


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		padding:5px 5px 0px 10px;
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}
	.highcharts-tooltip span {
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	{
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	#container_15348563947 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
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	}



Le revenu des Grecs a diminué d'un tiers en sept ans
Evolution du revenu médian disponible des ménages par habitant en Grèce. Ce chiffre ne tient pas compte de l'évolution de la parité de pouvoir d'achat, liée notamment à l'inflation.

Source : Eurostat



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
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		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15348563947",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
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		type: "line",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
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				format: "{y} €",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:null,
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
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				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
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		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} €",
			zIndex: -1
		},
		min: 0.1,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:"",
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
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		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["2008 (4.2%)","2009 (1.3%)","2010 (4.7%)","2011 (3.1%) ","2012 (1%)","2013 (-0.9%)","2014 (-1.4%)","2015 (-1.1%)","2016 (0%)","2017 (1.1%)"],
		title: {
			text: "(taux moyen d'inflation par année)"
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:"",
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Revenu disponible des ménages",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        10800
      ],
      [
        "",
        11530
      ],
      [
        "",
        11963
      ],
      [
        "",
        10985
      ],
      [
        "",
        9460
      ],
      [
        "",
        8377
      ],
      [
        "",
        7680
      ],
      [
        "",
        7527
      ],
      [
        "",
        7504
      ],
      [
        "",
        7611
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
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L’amélioration des indicateurs économiques et la sortie du pays du plan d’aide européen ne marquent pas pour autant la fin de l’austérité pour les ménages. En effet, Athènes s’est engagé à dégager un excédent budgétaire primaire de 3,5 % du PIB jusqu’en 2022, puis de 2,2 % jusqu’en 2060.
Si elles sont tenues, ces promesses devraient sévèrement restreindre la marge de manœuvre des futurs gouvernements en matière de dépense publique, dans un pays où les retraites et les salaires ont déjà été massivement rabotés.

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Italie : dix morts dans la crue d’un torrent

La crue a eu lieu dans le parc national du Pollino, en Calabre, dans le sud de l’Italie. Les recherches se poursuivent pour retrouver des survivants.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 16h10
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 17h51
   





                        



   


Dix randonneurs sont morts, emportés par la crue soudaine d’un torrent du parc national du Pollino en Calabre, dans le sud de l’Italie. Des personnes portées disparues ont par ailleurs été retrouvées, a annoncé mardi 21 août la protection civile italienne. La situation reste cependant encore incertaine sur place et les recherches se poursuivent.
Le drame s’est noué lundi après-midi quand un groupe de randonneurs, qui parcourait les gorges du Raganello, a été surpris par la brusque montée des eaux. Selon la préfecture de Cosenza, 23 personnes au total ont été sauvées.
Les gorges du Raganello sont un parcours conseillé aux seuls randonneurs expérimentés en raison des nombreuses difficultés et, pendant un certain temps, il a même été interdit de s’y rendre. Les autorités locales ont depuis strictement réglementé l’accès à cette zone et ont posé des plaques sur les rochers pour permettre aux secouristes de se repérer plus facilement, selon la protection civile italienne. Le gouvernement a demandé un rapport à la préfecture de Cosenza pour mieux comprendre ce qu’il s’est passé, a fait savoir mardi le ministre de l’environnement, Sergio Costa.



                            


                        

                        


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Pour Alexis Tsipras, la Grèce « reprend aujourd’hui en main son destin »

Le premier ministre grec s’est félicité de la sortie du pays de son dernier plan de renflouement financier et de neuf ans de crise de la dette, avec quelques références mythologiques.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 13h09
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 14h45
   





                        



   


La Grèce « reprend aujourd’hui en main son destin », a déclaré, mardi 21 août, le premier ministre, Alexis Tsipras, alors que le pays est sorti lundi de son troisième et dernier plan de renflouement financier, mettant fin à neuf années de crise de la dette.
C’est depuis l’île d’Ithaque que le chef du gouvernement a tenu cette allocution télévisée d’une dizaine de minutes. En simple chemise blanche devant les caméras de la télévision publique ERT, à la lumière de midi et depuis une colline avec la baie en arrière-plan, M. Tsipras s’est félicité que « l’Odyssée moderne que [la Grèce] a vécue depuis 2010 ait pris fin ».
Tout un symbole, destiné à illustrer le premier jour d’une « nouvelle ère » : île légendaire de la mer Ionienne, Ithaque fut, en effet, le point de départ et de retour du héros de L’Odyssée d’Homère, Ulysse, lui-même revenu sain et sauf d’un long périple de dix années.
Une forme de réponse peut-être aussi à l’ancien premier ministre socialiste Georges Papandréou, qui, fin avril 2010, depuis la petite île de Kastellorizo en mer Egée, à l’autre extrémité de la Grèce, avait annoncé le premier prêt international accordé au pays. « Une nouvelle Odyssée pour les Grecs, mais nous connaissons le chemin pour retourner à Ithaque », avait lancé le dirigeant.

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                « Les Grecs sont loin de voir le bout du tunnel de l’austérité »



« Façonner notre propre avenir »
Filant la métaphore, Alexis Tsipras a loué le courage et « la capacité des Grecs qui, comme Ulysse, ont su affronter les Symplégades de la récession », faisant référence à ces falaises mythologiques qui, parce qu’elles s’entrechoquaient régulièrement, menaçaient d’écraser les embarcations qui s’aventuraient dans le détroit du Bosphore.
« Les plans de renflouement, l’austérité, la récession et la désertification sociale sont terminés », a estimé le premier ministre grec. « Notre pays a regagné le droit de façonner son propre avenir. »
La Grèce a reçu au total 289 milliards d’euros d’aide financière depuis avril 2010 en contrepartie d’une politique d’austérité drastique. Après l’Irlande en 2013, l’Espagne et le Portugal en 2014, et Chypre en 2016, elle est le dernier des pays membres de l’Union européenne à sortir de la tutelle des mémorandums d’ajustement, qui leur ont évité de sombrer pendant la crise, et d’entraîner peut-être la zone euro avec eux.
Athènes s’est notamment engagé à dégager un excédent budgétaire primaire – hors service de la dette – de 3,5 % du PIB jusqu’en 2022 puis de 2,2 % jusqu’en 2060.
Dès lundi, date de fin du troisième programme, les dirigeants de l’Union européenne ont multiplié les louanges aux « efforts et aux sacrifices des Grecs », tout en soulignant qu’Athènes doit continuer à respecter ses engagements vis-à-vis de ses créanciers.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Les ministres de la défense des deux pays ont signé un accord dont les détails n’ont pas été dévoilés.
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Compte rendu

La Russie renforce ses liens militaires avec la Centrafrique

Les ministres de la défense des deux pays ont signé un accord dont les détails n’ont pas été dévoilés.


LE MONDE
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        Le 21.08.2018 à 12h53

     •
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        Mis à jour le 21.08.2018 à 14h29






    
Un homme armé, membre d’une milice de l’ouest de la Centrafrique, en avril 2017.
Crédits : Baz Ratner / REUTERS


La Russie a signé, mardi 21 août, un accord renforçant ses liens militaires avec la Centrafrique, pays auquel Moscou fournit déjà des armes et des instructeurs militaires.
Cet accord, dont les détails n’ont pas été publiés, vise à « contribuer à renforcer nos liens dans le domaine de la défense », a souligné le ministre russe de la défense, Sergueï Choïgou, cité par les agences russes après la signature avec son homologue centrafricaine, Marie-Noëlle Koyara. La Centrafrique est vue comme « un partenaire prometteur sur le continent africain », a ajouté le ministre russe, présent à l’inauguration d’un forum militaire à Koubinka (région de Moscou).

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                Le mystère demeure autour de la mort de trois journalistes russes en Centrafrique



Selon Mme Koyara, le document porte notamment sur la formation des forces armées centrafricaines. Le vice-ministre de la Défense russe Alexandre Fomine a lui évoqué « un accord cadre », devant permettre des « échanges de délégations » et « des formations dans des écoles militaires russes ». Depuis le début de l’année, la Russie a envoyé en Centrafrique cinq officiers militaires et 170 instructeurs civils et a livré des armes à l’armée nationale après avoir obtenu une exemption à l’embargo de l’ONU. Elle assure également la sécurité du président Faustin-Archange Touadéra, dont le conseiller à la sécurité est un Russe.
Partenariat « prometteur » avec le Burkina
Des experts ont identifié les « instructeurs civils » envoyés par Moscou comme des mercenaires qui auraient été engagés par le puissant groupe militaire privé russe Wagner, sans existence légale en Russie, qui s’est notamment illustré en Syrie ces dernières années. Dans la nuit du 30 au 31 juillet, le reporter de guerre Orkhan Djemal, le documentariste Alexandre Rastorgouïev et le cameraman Kirill Radtchenko ont été tués par des hommes armés dans le nord de la Centrafrique. Ils y enquêtaient – pour le compte d’un projet de l’opposant russe en exil Mikhaïl Khodorkovski – sur de possibles activités de Wagner.

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                Soldats, mercenaires et conseillers russes se multiplient dans la capitale centrafricaine



L’implication croissante de la Russie en Centrafrique s’inscrit dans une stratégie de reconquête géopolitique et économique plus large du Kremlin sur le continent africain. Sergueï Choïgou a rappelé mardi les liens qui unissaient la Centrafrique et l’URSS dans les années 1960 et 1970, quand, selon lui, jusqu’à 150 conseillers soviétiques y travaillaient. Il a également signé un accord militaire avec le Burkina Faso mardi, qualifiant ce pays de « partenaire prometteur », notamment dans le domaine de la lutte contre le terrorisme.


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Deux caméras de surveillance, placées à proximité de l’édifice, ont enregistré des images de la catastrophe, qui a fait au moins 43 morts.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Condamné en 2003 pour avoir menti lors de son entrée aux Etats-Unis, l’homme vivait toujours à New York, car aucun pays ne souhaitait l’accueillir.
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Article sélectionné dans La Matinale du 21/08/2018
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Jakiw Palij, l’ex-gardien de camp nazi de 95 ans expulsé de New York vers l’Allemagne

Condamné en 2003 pour avoir menti lors de son entrée aux Etats-Unis, l’homme vivait toujours à New York, car aucun pays ne souhaitait l’accueillir.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 11h46
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 12h12
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



   


A peine atterri à Düsseldorf, il a immédiatement été admis en maison de retraite. A 95 ans, Jakiv Palij, un ancien garde de camp nazi, a été expulsé des Etats-Unis vers l’Allemagne, mardi 21 août. Des images de la télévision américaine l’ont montré extrait de son domicile du Queens, à New York, en lit médicalisé, criant de douleur. Cette expulsion de celui qui figurait en dixième place sur la liste des criminels nazis établie par le Centre Wiesenthal, en 2016, marque le dénouement d’un différend germano-américain qui durait depuis des années.
Jakiv Palij n’a jamais eu la nationalité allemande. Mais, depuis 2005, les autorités américaines cherchaient à expulser l’homme, devenu apatride à la suite d’une condamnation d’un tribunal en 2003, lui retirant la nationalité américaine, vers un pays où il puisse être jugé. Né en Pologne, il avait été entraîné par les SS au camp de travail forcé de Trawniki en 1941. Une partie des hommes formés dans ce camp ont été directement impliqués dans les camps d’extermination de Belzec, Sobibor et Treblinka. Le plus célèbre de ces recrues de Trawniki était John Demjanjuk, expulsé des Etats-Unis vers l’Allemagne en 2009, condamné par le tribunal de Munich pour complicité de meurtre de plus de 28 000 personnes et mort en 2012.
Peu de chances, en revanche, que Jakiv Palij comparaisse un jour devant la justice allemande, ce qui explique aussi les réticences des autorités outre-Rhin. Contrairement au cas Demjanjuk, il n’existe aucun document qui prouve que M. Palij a bien participé à la Shoah. Lui-même a toujours insisté sur le fait qu’il avait été forcé par les SS à prendre du service à Trawniki et qu’il n’avait jamais été employé dans un camp d’extermination mais uniquement dans des patrouilles de surveillance. Les autorités américaines, elles, étaient convaincues que Palij était un maillon de l’organisation d’extermination nationale-socialiste en Pologne et en Ukraine.
Mais ni la Pologne, ni l’Ukraine, ni l’Allemagne n’avaient jusqu’ici accepté de le prendre. Berlin a finalement revu sa position. « Nous endossons la responsabilité morale vis-à-vis des victimes du national-socialisme », a déclaré mardi le ministre allemand des affaires étrangères, Heiko Maas, dans une interview à la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Selon la presse outre-Rhin, le cas Palij, très médiatisé outre-Atlantique, a été mentionné à chaque rencontre entre Berlin et Washington depuis le début de l’administration Trump.

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                Trente ans après le procès Barbie, qui sont les derniers criminels de guerre nazis recherchés ?



Selon le ministère américain de la justice, cité par le New York Times, sur onze anciens criminels nazis condamnés à l’expulsion depuis 2005, neuf sont morts aux Etats-Unis. Un seul, John Demjanjuk, est mort en Allemagne, un an après avoir été condamné pour le meurtre de 28 000 personnes à Sobibor, en Pologne.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ Une allocation votée par le parti Droit et Justice permet aux familles modestes de partir en vacances.
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édition abonné


En Pologne, le pouvoir ultraconservateur remplit les plages de la Baltique

Une allocation votée par le parti Droit et Justice permet aux familles modestes de partir en vacances.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 11h46
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 11h53
    |

                            Jakub Iwaniuk (Hel (Pologne), envoyé spécial)








                        



                                


                            

La presqu’île de Hel, dans la baie de Gdansk, aux bords de la mer Baltique, est une bande de terre de 33 kilomètres de long et de 300 mètres de large. Cette destination touristique, qui a tout d’un petit coin de paradis, est parmi les plus prisées de Pologne. Les vastes plages de sable fin y offrent un paysage singulier, séparé de la route pard’élégantes dunes et de denses forêts de pins, classées patrimoine naturel.
A l’heure où le gouvernement ultraconservateur polonais porte un coup de grâce à l’indépendance du système judiciaire polonais et se retrouve plus isolé que jamais en Europe, les multiples atteintes à l’Etat de droit et les imbroglios institutionnels paraissent, vu des plages de Hel, bien lointains. Ici, les enfants débordent de joie. Dans la foule, on reconnaît les filles et les fils des familles modestes au fait qu’ils sont encore plus gais que les autres, euphoriques de voir la mer pour la première fois de leur vie.

Anna et Stefan Juszczak sont venus de la région de Lodz, à 400 km de là. Pendant que leurs enfants de 17, 14 et 9 ans se défoulent dans l’eau, eux profitent du soleil. ­Stefan est charpentier, Anna est caissière dans une épicerie. Ils ­gagnent à eux deux 4 000 zlotys par mois (1 000 euros), soit deux salaires minimum.
Etant en dessous du seuil de pauvreté, ils touchent 1 500 zlotys par mois dans le cadre du programme 500 +. Il s’agit d’une politique de prestations sociales mise en place en 2016 par le gouvernement du PiS (Droit et justice). Conçue à l’origine comme une mesure nataliste, cette allocation subventionne les familles à hauteur de 500 zlotys (125 euros) par mois et par enfant, à partir du deuxième enfant, où à partir du premier pour les ménages vivant en dessous du seuil de pauvreté (150 euros par mois et par personne). Une révolution, dans un pays où la politique ­sociale était quasi inexistante. C’était une promesse de campagne de Jaroslaw Kaczynski, l’homme fort du pays et l’une des principales...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ A son arrivée à Rome, en 2013, le pape François s’est entouré d’un conseil de neuf cardinaux. Au moins trois d’entre eux sont soupçonnés d’avoir couvert des pédophiles.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Chili, Australie, Etats-Unis… le Vatican face aux scandales sexuels

A son arrivée à Rome, en 2013, le pape François s’est entouré d’un conseil de neuf cardinaux. Au moins trois d’entre eux sont soupçonnés d’avoir couvert des pédophiles.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 10h31
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 15h19
    |

            Cécile Chambraud








                        



   


Depuis sa désastreuse visite au Chili, en janvier, pendant laquelle il a accusé de « calomnie » les victimes d’un prêtre prédateur, le pape François n’a cessé de se heurter à la question des violences sexuelles dans l’Eglise catholique. Une bonne partie de son emploi du temps est consacrée à trouver comment sauver du naufrage l’Eglise chilienne, dont tous les évêques lui ont remis leur démission en mai. Il a accepté celle de cinq d’entre eux, mais des victimes accusent plusieurs autres prélats d’avoir couvert les agissements de dizaines de clercs soupçonnés ou accusés d’agressions.
Les critiques visent en particulier le cardinal Francisco Javier Errazuriz, membre du C9, le conseil de neuf cardinaux dont s’est entouré François à son arrivée au Vatican, en 2013, et le cardinal Ricardo Ezzati, archevêque de Santiago. Ce dernier est convoqué mardi 21 août par le procureur qui enquête sur plusieurs affaires. Le 4 août, l’archevêque de Santiago a annoncé qu’il renonçait à présider, le 18 septembre, le traditionnel Te Deum pour la patrie. Selon la presse chilienne, le président (conservateur) de la République, Sebastian Piñera, aurait menacé de ne pas s’y rendre si le cardinal Ezzati était présent.

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« Grave faute morale »
Pendant ce temps, la justice du pays continue d’enquêter. Le 1er août, le procureur national a officiellement demandé à l’Etat du Vatican d’avoir accès aux dossiers canoniques de neuf clercs soupçonnés d’agressions sexuelles, puis, le 14 août, a perquisitionné le siège de la conférence épiscopale.
Le Chili n’est pas le seul cas que le pape a eu à traiter cet été. Le 30 juillet, François a obtenu la démission d’un archevêque australien, Philip Edward Wilson, condamné le 3 juillet à un an de prison pour avoir couvert des actes de pédophilie. Les autorités politiques australiennes avaient elles aussi exercé une pression sur le Saint-Siège pour que des décisions soient prises. « Le temps est venu pour le pape de le limoger », avait déclaré le premier ministre australien, Malcolm Turnbull. Un autre prélat australien, et non des moindres, est actuellement jugé pour des accusations d’agressions sexuelles. Il s’agit du cardinal George Pell, membre lui aussi du C9 du pape et responsable des affaires économiques du Vatican.
Deux jours auparavant, le 28 juillet, le pape François avait accepté la démission du collège des cardinaux de Theodore McCarrick, 88 ans, ancien archevêque de Washington, accusé d’agressions sexuelles sur mineurs et sur majeurs. La mise en cause de cette éminente figure de l’Eglise américaine n’a pas fini de soulever des questions gênantes dans la mesure où sa conduite sexuelle n’aurait pas été un secret pour tout le monde. Pas même au Vatican. Le président de la conférence épiscopale américaine, le cardinal Daniel DiNardo, a lui-même reconnu que le fait que des plaintes contre Theodore McCarrick aient été tenues secrètes « pendant des décennies » était une « grave faute morale ».
Aux Etats-Unis, les regards se sont tournés vers le plus haut responsable américain au sein de la curie romaine, le cardinal Kevin Farrell, préfet du dicastère (ministère) pour la famille et les laïcs. Ordonné évêque par Theodore McCarrick, il a été son vicaire général à Washington jusqu’en 2006.

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Interrogé par l’agence Associated Press sur ce qu’il savait de la conduite de son mentor, il a affirmé qu’il n’avait jamais eu ne serait-ce qu’un soupçon ni connaissance d’aucune plainte. Questionné à son tour, l’actuel archevêque de Washington, le cardinal Donald Wuerl, a fait la même réponse. Mais ce n’est pas son seul souci : il est par ailleurs cité dans le rapport sur les diocèses de Pennsylvanie comme l’un des évêques – il était en poste à Pittsburgh de 1988 à 2006 – ayant protégé un prêtre abusif.
Le 20 juillet, enfin, le pape a accepté la démission d’un évêque auxiliaire de Tegucigalpa (Honduras), Juan José Pineda, 57 ans. Le prélat était l’adjoint du cardinal Oscar Rodriguez Maradiaga, lui aussi membre du C9 de François. En 2017, le Vatican avait conduit une enquête sur Juan José Pineda à la suite, semble-t-il, d’accusations concernant sa vie sexuelle.



                            


                        

                        

