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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Vous les entendez toute l’année, mais vous ne les approchez qu’en été au bord de la mer : apprenez à reconnaître une mouette rieuse et un goéland argenté.
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Comment faire la différence entre un goéland et une mouette ?

Vous les entendez toute l’année, mais vous ne les approchez qu’en été au bord de la mer : apprenez à reconnaître une mouette rieuse et un goéland argenté.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 18h12
    |

            Pierre Breteau








                        


Vous les croisez sur les bords de mer, le long des canaux ou même en ville. Mais s’agit-il de mouettes ou de goélands ? Pas de panique, car si les deux espèces sont cousines – de la famille des laridés – et sont blanches et grises, elles sont reconnaissables à quelques détails.
Première indication : le lieu. Si vous êtes éloigné du littoral, il y a de grandes chances que vous entendiez des mouettes car les goélands sont des animaux plus volontiers marins, ou proches des grandes étendues d’eau. Selon la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO, citée par le Groupe ornithologique normand), la population des goélands argentés en France dépassait 58 000 individus en 2013, contre 155 000 mouettes rieuses, environ trois fois plus nombreuses que leurs cousins les goélands argentés.

   


Seconde indication : le bec. Chez la mouette rieuse, le bec est toujours rouge voire rouge foncé – comme les pattes. Chez la mouette adulte âgée d’au moins 2 ans, lors de la période nuptiale, la tête se recouvre d’un capuchon brun qui ne laisse aucune place à la méprise avec son cousin le goéland. En plumage d’hiver, il reste deux petites taches du capuchon à l’endroit des oreilles, derrière les yeux.
Chez le goéland argenté, le bec est jaune chez l’adulte, avec une petite tâche rouge sur la partie inférieure du bec. Mais chez le jeune, jusqu’à ses 4 ans, ce même bec est brun, assorti au plumage gris tacheté de brun.

   


Et le chant ?
En ville, il est plus facile d’entendre ces oiseaux que de les observer, et c’est là que les plus mélomanes s’en sortiront mieux que les autres.


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La mouette rieuse


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Le goéland argenté


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Par ailleurs, les goélands sont des « animaux sociables en toutes saisons », indique la LPO. Autrement dit si vous voyez un grand oiseau (il fait jusqu’à 160 cm d’envergure) s’approcher pour réclamer une part de votre pique-nique, vous pouvez être sûrs qu’il ne s’agit pas de mouettes, plus craintives et plus petites (jusqu’à 100 cm d’envergure) que les goélands.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Les ralentissements sont la hantise du vacancier et certains d’entre-eux semblent se former et disparaître comme par enchantement. Pour remédier à cela, étudions les oiseaux.
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édition abonné


Une histoire de cochons, d’oisons et de bouchons

Les ralentissements sont la hantise du vacancier et certains d’entre-eux semblent se former et disparaître comme par enchantement. Pour remédier à cela, étudions les oiseaux.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 18h00
   





                        



                                


                            
Carte blanche. Chaque année, c’est la même histoire : au moment même où vous ­commencez à sentir les bienfaits apaisants d’une combinaison heureuse ­de repos, de bonne chère et de soleil, vous vous retrouvez confiné dans l’une des millions d’automobiles couvrant le réseau routier hexagonal, tentant de rallier le bureau, le métro, la pluie… Année après année, vous avez bien essayé toutes les stratégies, partant plus tard, plus tôt, à la fraîche, à midi… Mais avec des centaines de kilomètres ­de bouchons sur les autoroutes françaises, ­on bute tôt ou tard contre un premier ralentissement majeur…
Face à l’agitation qui monte rapidement ­­de la banquette arrière, il faut inventer ­d’urgence une diversion. Alors n’y a-t-il pas, là devant nous, patience nous le verrons très bientôt, ce camion renversé sur le ­bas-côté, et ces 300 cochons tout roses qui se ­répandent sur les voies de l’autoroute, grognant et agitant leur queue en… tire-bouchon ? ­ A la grande déception du public, le camion va-t-il enfin être aperçu que le ­ralentissement se dissout comme par ­enchantement, sans raison apparente : adieu camion, adieux ­cochons…
L’émergence spontanée de ces bouchons dits « fantômes » a été beaucoup étudiée par les chercheurs. C’est un phénomène courant d’instabilité, quand deux solutions existent a priori pour le même problème : à trop grande densité, un état homogène (un flux régulier d’autos) coexiste avec un état inhomogène (des zones peu denses alternant avec des zones denses et très ralenties). ­Hélas, à cause de la lenteur de réaction des conducteurs, la première solution, qui minimise les temps de trajet, se déstabilise à la moindre perturbation (une biche dans un champ, un coup de frein), créant une augmentation de la densité de voitures qui enfle et développe très vite un bouchon. Il en va également ainsi de la fabrication des rides dans le sable de l’estran (rappelez-vous, c’était il y a quelques heures…) : la structure homogène existe,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ La crue a eu lieu dans le parc national du Pollino, en Calabre, dans le sud de l’Italie. Les recherches se poursuivent pour retrouver des survivants.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Italie : dix morts dans la crue d’un torrent

La crue a eu lieu dans le parc national du Pollino, en Calabre, dans le sud de l’Italie. Les recherches se poursuivent pour retrouver des survivants.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 16h10
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 17h51
   





                        



   


Dix randonneurs sont morts, emportés par la crue soudaine d’un torrent du parc national du Pollino en Calabre, dans le sud de l’Italie. Des personnes portées disparues ont par ailleurs été retrouvées, a annoncé mardi 21 août la protection civile italienne. La situation reste cependant encore incertaine sur place et les recherches se poursuivent.
Le drame s’est noué lundi après-midi quand un groupe de randonneurs, qui parcourait les gorges du Raganello, a été surpris par la brusque montée des eaux. Selon la préfecture de Cosenza, 23 personnes au total ont été sauvées.
Les gorges du Raganello sont un parcours conseillé aux seuls randonneurs expérimentés en raison des nombreuses difficultés et, pendant un certain temps, il a même été interdit de s’y rendre. Les autorités locales ont depuis strictement réglementé l’accès à cette zone et ont posé des plaques sur les rochers pour permettre aux secouristes de se repérer plus facilement, selon la protection civile italienne. Le gouvernement a demandé un rapport à la préfecture de Cosenza pour mieux comprendre ce qu’il s’est passé, a fait savoir mardi le ministre de l’environnement, Sergio Costa.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/21/18-4">
<filnamedate="20180821"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180821"><AAMMJJHH="2018082118">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Instagram, Facebook et autres réseaux sociaux sont les caisses de résonance d’artistes engagés, où ils touchent un large public.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

La défense de l’environnement, thème de prédilection des illustrateurs

Instagram, Facebook et autres réseaux sociaux sont les caisses de résonance d’artistes engagés, où ils touchent un large public.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 14h15
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 15h09
    |

                            Clémence Carayol








                        



   


Instagram, Tumblr, Facebook et autres réseaux sociaux : les artistes engagés en faveur de l’environnement les ont massivement investis. « Parce que partager un dessin sur ces canaux permet de donner envie à celui qui le verra de se renseigner plus sur le sujet, comme le gros titre d’un journal », explique Allan Barte, illustrateur féru de dessin d’humour.
Un humour souvent noir, puisque les créations de l’artiste, surtout partagées sur Facebook et Twitter, ont ces derniers temps, selon l’auteur, « surtout trait au glyphosate et à la question du broyage des poussins ». Mais pour lui, la « beauté de l’illustration » sur les réseaux sociaux réside « justement dans la possibilité de faire rire, puis de faire réfléchir un grand nombre d’’internautes ».

   


« Mes dessins sont un fou rire sur un bain de larmes », lance pour sa part Pawel Kuczynski. Cet illustrateur polonais met son coup de pinceau au profit de causes qui lui tiennent à cœur, dont l’environnement. Ses fans ont ouvert des comptes Facebook et Instagram où ils rassemblent ses œuvres, ce que l’artiste apprécie particulièrement. « Voir son œuvre vivre sa propre vie, être réinterprétée pour toucher le plus grand nombre – parfois les gens les moins éduqués – permet de faire germer les interrogations dans un vaste public », se réjouit Pawel Kuczynski.

   


Les illustratrices Fanny Lange, de son pseudo « Fanny Lng », et Camille Blache, qui œuvre sous le nom de « Blachette », principalement sur Instagram, ont lancé en juillet le hashtag #DrawForEarth (« dessiner pour la Terre »). Elles veulent « faire passer un message en douceur, en l’occurrence celui que l’environnement fait grise mine, sur le ton de l’humour mais sans donner de leçon ».
Ce mouvement numérique rassemble une vingtaine d’illustrateurs français qui consacrent une grande partie de leurs talents aux enjeux climatiques. Parmi eux, certains bénéficient déjà d’une certaine reconnaissance sur les réseaux sociaux, comme l’auteur de bandes dessinées Pacco. Pour Fanny Lange, il s’agit de « faire prendre conscience par ce mouvement que nous sommes tous responsables de nos actes, qu’il n’y a pas de petits gestes ».

   


Une certitude partagée par Cheyenne Olivier, étudiante aux Arts décoratifs de Strasbourg : « La responsabilité de l’illustrateur vis-à-vis du réchauffement climatique, de la disparition des espèces, est incommensurable, puisque par une image simple il peut provoquer l’indignation chez le moins averti des publics ».
La jeune femme dit s’adresser « à l’enfant qui demeure en chaque adulte. Grâce aux réseaux sociaux, nous pouvons l’inviter à réfléchir et à prendre conscience de l’ampleur du désastre environnemental qu’on vit aujourd’hui ».
Muriel Douru, fer de lance de l’illustration militante, assure pour sa part que sa carrière doit beaucoup aux réseaux sociaux, qui ont permis à ses créations « de voler de leurs propres ailes ». C’est d’ailleurs grâce aux retours favorables de son public, surtout sur Facebook, qu’elle peut « se consacrer presque exclusivement aujourd’hui aux illustrations engagées, pour aider tout un chacun à prendre conscience de la catastrophe environnementale qui se profile ».

   





                            


                        

                        


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édition abonné


La mort suspecte de Jorginho Guajajara, leader indigène au Brésil

L’Etat du Maranhao, où son corps a été retrouvé, est victime entre autres de trafiquants de bois.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 11h39
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 16h33
    |

            Claire Gatinois (Sao Paulo, correspondante)








                        



                                


                            

L’expertise conclut à une noyade, sans marque de violence, tandis que la police rappelle le penchant de Jorginho Guajajara pour l’alcool. Mais la tribu des Indiens Guajajara refuse de réduire la mort d’un des leurs à un stupide accident d’ivrogne. A ses côtés, l’ONG Survival International souligne que, depuis 2000, environ 80 indigènes Guajajara ont été assassinés et évoque le véritable « génocide » orchestré en toute impunité par les trafiquants de bois et les chasseurs qui encerclent les terres indigènes Arariboia.
Accidentelle ou criminelle, la mort de Jorginho Guajajara, 55 ans, jette une lumière crue sur le désespoir et l’indigence auxquels sont réduites les populations indigènes du Brésil. Le corps du cacique, originaire du village de Cocalinho, a été retrouvé dimanche 12 août au petit matin sous le pont du fleuve Zutiwa à l’entrée de la ville d’Arame, une municipalité misérable de l’Etat du Maranhao, dans le nord du Brésil.
Interrogée par les enquêteurs, la femme du leader indigène, Nady, aurait confessé l’inclination de son mari pour la boisson. « Elle dit qu’il était alcoolique. Qu’il passait ses journées dehors, ivre, et que bien souvent on le retrouvait dans le caniveau », a raconté Armando Pacheco, surintendant de la police du Maranhao, au quotidien Folha de Sao Paulo. « Il n’avait pas d’ennemi car son village n’a pas de problème avec les bûcherons », aurait ajouté son épouse.
« Menaces de mort »
« La femme a été intimidée par les Blancs », répondent les défenseurs des populations indigènes, qui jugent douteux l’empressement des autorités à parler d’accident avant même la fin de l’enquête. Les proches de Jorginho Guajajara assurent, eux, que son cou était brisé au point que sa tête semblait détachée du reste du corps et que, s’il s’agit bien d’une noyade, on a pu le pousser dans l’eau.
A Arame, les Indiens souvent qualifiés d’« assistés » sont jugés inopportuns. Jorginho Guajajara...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Reconduit à ses fonctions, Malcolm Turnbull a néanmoins dû renoncer à faire inscrire dans la loi les engagements de l’Australie pris lors de l’accord de Paris.
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En Australie, le premier ministre Malcolm Turnbull sauve son poste en renoncant à ses engagements sur le climat

Reconduit à ses fonctions, Malcolm Turnbull a néanmoins dû renoncer à faire inscrire dans la loi les engagements de l’Australie pris lors de l’accord de Paris.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 10h39
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 11h07
   





                        



   


Le premier ministre australien Malcolm Turnbull a sauvé son poste de justesse, mardi 21 août, à l’issue de la plus grave crise politique de son mandat. Au prix d’un renoncement : celui de faire inscrire, dans la loi, les engagements pris par l’Australie en 2015 à l’occasion de l’accord de Paris sur le climat.
M. Turnbull a en effet décidé de déclarer son poste vacant, provoquant un vote interne qu’il a remporté par 48 voix contre 35 pour Peter Dutton, son rival au sein du Parti libéral (centre droit). Celui qui gérait jusque-là un superministère englobant la police, l’immigration ou encore les renseignements a annoncé sa démission.
« Il est vraiment important que nous mettions ces différences de côté et que nous poursuivions notre travail, qui est de nous occuper des 25 millions d’Australiens qui nous ont placés là où nous sommes, a déclaré M. Turnbull après le vote. Nous savons que la désunion sape les capacités de tous les gouvernements à faire leur travail. Et l’unité est absolument capitale. »

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                L’Australie reste sans projet énergétique ambitieux



Un premier ministre fragilisé
A un an des élections, la majorité accuse en effet un retard de plus en plus important dans les sondages face aux travaillistes, fragilisant la position de l’actuel premier ministre.
Considéré comme modéré, voire progressif, Malcolm Turnbull est fortement contesté au sein de son propre camp. Dernièrement, sa volonté d’inscrire dans la loi les engagements pris par son prédécesseur, Tony Abott, dans le cadre de l’accord de Paris sur le climat, a provoqué une fronde parmi les élus de droite – parmi lesquels M. Abott lui-même.
Lundi, à la veille du vote de confiance qui l’opposait à Peter Dutton, M. Turnbull avait renoncé à son projet, sans pour autant remettre en cause les engagements pris dans le cadre de l’accord de Paris. L’Australie, qui est l’un des pays qui génère le plus de gaz à effet de serre par habitant, s’est en effet engagée à réduire ses émissions de 26 % d’ici 2030.

        Voir aussi notre infographie :
         

          Climat : où en est l’accord de Paris ?







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Le bilan s’est encore alourdi et dépasse 410 morts après la mousson dans cet Etat du sud de l’Inde.
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Inde : un million de déplacés après les inondations dans le Kerala

Le bilan s’est encore alourdi et dépasse 410 morts après la mousson dans cet Etat du sud de l’Inde.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 10h04
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 10h06
   





                        



Plus d’un million de personnes sont hébergées dans plus de 3 000 camps de déplacés au Kerala, ont annoncé mardi 21 août les autorités de cet Etat du sud de l’Inde frappé par une violente mousson qui a fait plus de 410 morts.
La décrue progressive des eaux, rendue possible par l’affaiblissement de la pluie, révèle les destructions dans cette région luxuriante prisée des touristes en saison sèche. Les secouristes ont découvert lundi six nouveaux corps.
A Chengannur, l’une des villes les plus affectées, une eau encore haute d’une soixantaine de centimètres continuait de bloquer de nombreuses routes. La pluie perdurait, mais d’une intensité moindre que la semaine précédente. « Par le passé, il n’y avait jamais plus de 30 centimètres d’eau, les gens ne sont pas habitués à ça », explique un habitant qui a vu l’eau monter jusqu’à près de 2,5 mètres dans sa maison.
50 000 habitations détruites
D’après l’armée indienne, à pied d’œuvre sur le terrain, plusieurs milliers de personnes se trouvent toujours dans des habitations inondées de la ville. Selon un gradé, la plupart de ces habitants ne souhaitent pas être secourus mais seulement recevoir des vivres et de l’eau potable.
Les précipitations auraient causé la destruction de 50 000 habitations, selon Shashi Tharoor, député du Kerala et ancien haut responsable de l’ONU. La facture des inondations est évaluée à trois milliards de dollars par les autorités locales, un montant appelé à s’alourdir à mesure que la décrue dévoile l’ampleur des ravages.

        Lire aussi :
         

                Dans le sud de l’Inde, des inondations record causent des centaines de morts






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Une nouvelle directive prévoirait d’annuler les restrictions de pollution produite par les centrales à charbon, une des sources d’énergie les plus polluantes.
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Article sélectionné dans La Matinale du 20/08/2018
Découvrir l’application


                        

Comment les Etats-Unis comptent sauver leurs vieilles centrales thermiques à charbon

Une nouvelle directive prévoirait d’annuler les restrictions de pollution produite par les centrales à charbon, une des sources d’énergie les plus polluantes.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 03h39
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 10h09
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



   


Selon le Wall Street Journal, le directeur par intérim de l’Agence américaine de protection de l’environnement, Andrew Wheeler, a signé, lundi 20 août, une directive visant à annuler les restrictions concernant les centrales thermiques à charbon. L’Environmental Protection Agency (EPA) n’a fait aucune annonce officielle.
Le président des Etats-Unis, fervent défenseur de cette source d’énergie qui compte parmi les plus polluantes, devrait s’en féliciter mardi au cours d’un déplacement en Virginie-Occidentale, un Etat qui compte parmi les principaux producteurs du pays.
Selon le Wall Street Journal, l’EPA confierait aux Etats le soin de définir leurs propres normes concernant la pollution produite par les centrales. En juin, la presse américaine avait déjà rendu compte de la volonté de cette même administration de préserver les centrales à charbon, comme les centrales nucléaires, au nom de la sécurité nationale.

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                Environnement : comment Trump tente de museler les scientifiques américains



Plan bloqué
La décision de l’EPA, évoquée pour la première fois par le New York Times, le 17 août, s’inscrit en droite ligne dans les efforts déployés par l’administration de Donald Trump pour revenir sur les mesures défendues par le président démocrate Barack Obama en matière d’environnement.
En 2014, ce dernier avait proposé un plan ambitieux, quelques semaines avant la conclusion de l’accord de Paris pour lutter contre le réchauffement climatique, qui obligeait les Etats américains à fermer les centrales émettant le plus de gaz à effet de serre.
Ce plan, cependant, n’a jamais été appliqué. Il a, en effet, été bloqué dès 2015 par une procédure en justice intentée par des gouverneurs républicains. La Cour suprême des Etats-Unis, la plus haute instance judiciaire du pays, a ensuite décidé que le plan resterait gelé jusqu’à ce qu’un jugement définitif soit rendu.
L’administration Trump a également décidé, le 2 août, de revenir sur les objectifs d’efficacité énergétique souhaités par Barack Obama pour les véhicules.

        Voir notre infographie :
         

          Donald Trump, une année à l’assaut de l’environnement



Produire du charbon sans charbon
La décision de l’EPA, qui pourrait également faire l’objet d’une offensive devant les tribunaux lancée par les organisations de protection de l’environnement, confirme l’attachement du président des Etats-Unis à une source d’énergie en déclin persistant depuis une décennie. Selon une note de l’Energy Information Administration datée du 3 août, la consommation de charbon des centrales à charbon a d’ailleurs baissé de 36 % depuis 2008.
Donald Trump ne cesse de vanter sans plus d’explications un « charbon propre » qui renvoie pourtant en grande partie à des techniques permettant de limiter l’émission de gaz à effets de serre par ces mêmes centrales thermiques.
Alors que le camp républicain n’a cessé de dénoncer une « guerre » des élus démocrates contre cette source d’énergie, cette dernière a surtout fait les frais de la concurrence du gaz de schiste qui est produit massivement aux Etats-Unis. Peu coûteux, il présente, en outre, l’avantage d’être beaucoup moins polluant que le charbon.

        Voir notre infographie :
         

          Comment l’homme bouscule l’équilibre du climat sur la Terre






                            


                        

                        


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En agriculture, le bio est plus performant face aux attaques d’agents pathogènes

Le recours aux pesticides de synthèse pourrait être réduit sans dommages pour les cultures, selon une étude associant l’Institut national de la recherche agronomique.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 18h28
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 06h27
    |

            Pierre Le Hir








                        



   


L’agriculture biologique favorise la régulation naturelle et la maîtrise des « bioagresseurs » – ravageurs, pathogènes et autres plantes adventices. C’est ce que met en évidence une étude internationale, à laquelle ont contribué des chercheurs français de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) et de l’Université de Rennes.
Publié au cœur de l’été dans la revue Nature Sustainability, ce travail est demeuré relativement confidentiel, alors même qu’il bat en brèche l’idée communément admise selon laquelle l’agriculture biologique, si elle est bénéfique pour la biodiversité, l’environnement et la santé, est en revanche moins bien armée pour résister aux agressions naturelles.
Les chercheurs ont procédé à une vaste analyse de la littérature scientifique sur ce sujet, en recensant 177 études qui comparent les performances respectives des systèmes agricoles biologiques et conventionnels, au regard, d’une part, de leur potentiel de régulation naturelle des agresseurs, d’autre part, des niveaux d’infestation constatés.
Mécanismes naturels de défense
Il apparaît que face aux attaques d’animaux ravageurs (insectes, nématodes (vers) et autres acariens), d’agents pathogènes – champignons ou bactéries – et de plantes adventices (les « mauvaises herbes »), le bio, exempt de pesticides de synthèse, est plus apte à déployer des mécanismes naturels de défense.
Le résultat dépend toutefois du type d’agresseur : vis-à-vis des plantes adventices, le bio se révèle moins efficace, alors que ses performances sont identiques face aux ravageurs et même supérieures pour les pathogènes.
Selon les chercheurs, cette étude montre que « l’agriculture biologique offre une voie pour réduire l’utilisation de pesticides de synthèse sans pour autant augmenter les niveaux d’infestation par les ravageurs et les pathogènes ».
Une conclusion qui, après la récente condamnation par la justice américaine de la firme Monsanto – poursuivie par un jardinier atteint d’un cancer qu’il attribue au glyphosate –, donnera des arguments supplémentaires aux antipesticides. Et qui interroge sur l’incapacité persistante de la France à diminuer sa consommation de produits phytosanitaires.




                            


                        

                        


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Gaz industriel : Bruxelles autorise la fusion entre l’allemand Linde et l’américain Praxair

L’opération pourrait donner naissance au numéro un mondial du secteur, mais doit encore obtenir l’aval des régulateurs américains.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 18h17
   





                        



   


La Commission européenne a autorisé lundi le projet de fusion à grande échelle entre le fabricant de gaz industriel allemand Linde et son concurrent américain Praxair, qui doit donner naissance au numéro un mondial du secteur, détrônant le français Air Liquide.
« L’autorisation est subordonnée à la cession d’un vaste ensemble d’activités », précise dans un communiqué l’exécutif européen, affirmant avoir notamment reçu l’assurance de la vente par Praxair d’un grand nombre de ses actifs en Europe.
Linde et Praxair, rappelle la Commission, sont deux des quatre plus grandes sociétés au monde dans l’approvisionnement en gaz industriels, gaz médicaux, gaz à usages spéciaux et en hélium.

        Lire aussi :
         

                Le duo Linde-Praxair en passe de détrôner Air Liquide



Avec cette décision, qui fait suite à un examen approfondi, « nous faisons en sorte que la fusion entre Praxair et Linde n’engendre pas une concentration accrue en Europe et que les clients continuent à bénéficier de la concurrence sur ces marchés », souligne la commissaire à la concurrence Margrethe Vestager, citée dans le communiqué.
Cette fusion, évaluée à 68 milliards d’euros, annoncée en décembre 2016 devra être bouclée d’ici au 24 octobre, selon le droit allemand.
Larges cessations d’actifs
Ce calendrier semblait désormais menacé, selon certains analystes de marché, après la mise en garde début août de Linde selon laquelle de nouvelles exigences des autorités américaines de la concurrence pourraient faire dérailler la mégafusion.
Les deux groupes peuvent renoncer à la fusion si les autorités de régulation exigent des cessions d’actifs équivalentes à plus de 3,7 milliards de dollars de chiffre d’affaires, un seuil qui a désormais une probabilité élevée d’être dépassé, a affirmé le groupe allemand il y a deux semaines.

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                Gaz industriels : vers un nouveau géant mondial



A la mi-juillet, Linde avait déjà cédé une grande partie de ses actifs américains pour tenter de satisfaire les autorités de la concurrence.
Linde a ainsi vendu à l’allemand Messer et au luxembourgeois CVC un paquet d’actifs d’une valeur de 2,8 milliards d’euros, soit la majeure partie de ses activités aux Etats-Unis, au Brésil, en Colombie et au Canada.
Début juillet, Praxair avait annoncé de son côté la cession à son concurrent japonais Taiyo Nippon Sanso de ses activités européennes en vue du mariage avec Linde.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ L’huile de palme, utilisée pour l’alimentation et les agrocarburants, met en péril la biodiversité africaine, après avoir causé des ravages en Asie.
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L’huile de palme menace aussi les primates d’Afrique

L’huile de palme, utilisée pour l’alimentation et les agrocarburants, met en péril la biodiversité africaine, après avoir causé des ravages en Asie.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 17h02
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 06h26
    |

            Pierre Le Hir








                        



   


L’huile de palme va-t-elle mettre en péril la biodiversité du continent africain, après avoir causé des ravages en Indonésie et en Malaisie ? En Asie, elle entraîne une déforestation massive qui décime notamment les populations d’orangs-outans de l’île de Bornéo. Une étude internationale menée par des chercheurs du Centre commun de recherche de la Commission européenne et de plusieurs pays (Afrique du Sud, France, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suisse), publiée le 13 août dans les comptes-rendus de l’Académie des sciences américaines, laisse craindre que la menace soit sérieuse en Afrique aussi.
La production d’huile de palme, aujourd’hui issue à 85 % d’Asie du Sud-Est, est tirée par la croissance continue de la demande mondiale, pour ses usages alimentaires mais aussi pour l’élaboration d’agrocarburants.

Selon de précédentes études, 53 millions d’hectares supplémentaires pourraient être nécessaires à sa culture en 2050, dont 44 millions pour l’alimentation et 9 millions pour les carburants. Ce qui signifierait de presque multiplier par quatre les superficies par rapport aux 20 millions d’hectares de terres dédiés, en 2015, à cette filière.
Cette expansion pourrait se faire en grande partie en Afrique, où des écosystèmes tropicaux de basse altitude sont adaptés à cette culture, déjà pratiquée – à encore relativement petite échelle – au Nigeria, en Côte d’Ivoire, en République démocratique du Congo (RDC), au Cameroun, au Gabon ou au Ghana.
« Les primates, bons indicateurs de la biodiversité »
Les chercheurs en ont analysé les impacts prévisibles sur les 193 espèces de primates recensés sur le sol africain, sachant que 37 % de celles qui vivent sur le continent et 87 % de celles de l’île Madagascar sont classées comme « menacées d’extinction » par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

   


C’est le cas de nombreux singes, tels que le chimpanzé commun, le bonobo, le mandrill, le macaque de Barbarie (aussi appelé magot), le kipunji, le cercopithèque à queue de soleil, le mangabey à crête ou le colobe roux. Et aussi celui de multiples lémuriens de Madagascar, comme le maki mococo, l’avahi méridional, le lémur à front blanc, le lépilémur de Sahamalaza, le grand hapalémur, le propithèque soyeux ou le vari noir et blanc.
« Les primates, soulignent les auteurs, sont de bons indicateurs de l’ensemble de la biodiversité. » En outre, « en dispersant les graines, ils jouent un rôle important dans le maintien de la composition des écosystèmes forestiers ». 
Les chercheurs ont voulu savoir dans quelle mesure des plantations de palmiers à huile étaient compatibles avec la préservation de ces primates. Ils ont défini trois niveaux, à la fois pour les rendements des cultures et pour la protection des animaux. Il apparaît que sur les quelque 30 millions de km2 du continent africain (3 milliards d’hectares), 9 % seulement sont propices à cette culture, pour l’essentiel dans une zone allant de la Côte d’Ivoire à la RDC, ainsi que sur une portion de la côte Est, en Tanzanie et au Mozambique, plus le nord de Madagascar. Ce qui représente, tout de même, 273 millions d’hectares.
Un terrain de compromis est quasi impossible
Mais sur ce total, une infime partie de 130 000 hectares seulement pourrait allier un haut rendement et un faible impact sur les primates. Même si les industriels se contentaient d’une productivité moyenne ou faible, ils ne pourraient exploiter que 3,3 millions d’hectares s’ils avaient en même temps le souci de n’avoir qu’un impact limité sur la faune. Trouver un terrain de compromis entre intérêts économiques et défense de la nature est donc quasi impossible.

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Les scientifiques ont poussé plus loin leurs calculs. Dans l’hypothèse – vertueuse – où les cultures se concentreraient sur les terres les moins accessibles où les primates sont donc le moins vulnérables, cinq espèces en moyenne perdaient un hectare d’habitat pour chaque hectare converti à l’huile de palme. Et dans le cas – malheureusement le plus probable – où seraient d’abord choisis les sols les plus faciles d’accès et les plus productifs, le nombre d’espèces « expropriées » grimperait à seize.
« De la même façon que la culture d’huile de palme a des conséquences dramatiques sur la biodiversité en Asie du Sud-Est, concilier développement à grande échelle de cette culture en Afrique et conservation des primates sera très difficile », concluent les chercheurs, qui mettent en garde contre « des effets négatifs inévitables ».
« Des solutions existent »
« Pour conserver la biodiversité africaine, des solutions existent, assure pourtant Ghislain Vieilledent, écologue au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement et cosignataire de l’étude. L’une d’elles pourrait consister à augmenter la productivité des plantations actuelles par l’utilisation de semences à haut rendement en huile et adopter de meilleures pratiques agricoles. »
La parade la plus sûre serait toutefois que les pays du Nord réduisent drastiquement leur consommation, et que des millions d’hectares de forêts tropicales ne soient pas abattus pour alimenter les voitures en biodiesel.

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Reste que selon un rapport publié fin juin par l’UICN, remplacer les palmiers à huile – dont provient aujourd’hui 35 % de toute l’huile végétale consommée dans le monde –, par d’autres oléagineux (soja, tournesol ou colza) exigerait jusqu’à neuf fois plus de terres pour la même production. Ce qui rend peu plausible une substitution de cultures. Pour les singes et les lémuriens d’Afrique, l’avenir est donc sombre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ D’un château l’autre (2/6). Les articles de cette série sont extraits de « Crac » de Jean Rolin (P.O.L, janvier 2019). En 1909, T. E. Lawrence, qui n’est pas encore « d’Arabie », entreprend à travers le Moyen-Orient un voyage de près de 1 800 km à la découverte des châteaux forts bâtis par les croisés.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ La mousson en Inde a fait au moins 400 victimes et plus de 720 000 personnes sont actuellement hébergées dans des camps de déplacés en raison des crues.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Les Etats-Unis ont rétabli des sanctions contre Téhéran et menacé les groupes qui continueraient de commercer avec le pays.
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Total cesse toute activité en Iran

Les Etats-Unis ont rétabli des sanctions contre Téhéran et menacé les groupes qui continueraient de commercer avec le pays.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 12h05
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 15h08
   





                        



Le ministre iranien du pétrole, Bijan Zanganeh, a déclaré lundi 20 août que le groupe français Total avait officiellement quitté l’Iran à la suite des menaces de Washington visant les entreprises qui continueraient de commercer avec Téhéran.
« Total a officiellement mis fin à l’accord pour le développement de la phase 11 du [gisement gazier] South Pars. Cela fait plus de deux mois qu’il avait annoncé qu’il mettrait fin au contrat », a déclaré M. Zanghaneh à l’agence gouvernementale Icana.
Le contrat, signé en 2017, attribuait à Total une part de 50,1 % dans ce qui apparaît comme le plus grand gisement gazier au monde, avec un investissement initial d’un milliard de dollars. Joint par l’agence de presse Reuters, Total n’a pas répondu à une demande de commentaire.

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Rétablissement des sanctions américaines
Après s’être retirés de l’accord nucléaire conclu en 2015 entre l’Iran et les grandes puissances, les Etats-Unis ont rétabli, le 6 août, une première série de sanctions contre Téhéran et lancé un avertissement aux pays qui persisteraient à entretenir des relations commerciales avec les Iraniens.
Les Américains ont donné aux entreprises une période de 90 à 180 jours pour se retirer du pays. La première vague de sanctions touche les transactions financières, les importations de matières premières, l’automobile et l’aviation, mais des mesures concernant les secteurs pétrolier et gazier sont prévues en novembre.
Les pays européens, parties prenantes de l’accord de 2015 visant à empêcher l’Iran de se doter de l’arme atomique, s’étaient montrés déterminés à sauver le texte. Mais par peur des pénalités américaines, un grand nombre de groupes, dont le constructeur allemand Daimler, ont déjà annoncé leur retrait du pays.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ En Suisse, une famille fait revivre des variétés locales accessibles à tous, à contre-courant de l’industrie semencière.
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Les semences paysannes font leur retour dans les champs

En Suisse, une famille fait revivre des variétés locales accessibles à tous, à contre-courant de l’industrie semencière.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 11h53
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 14h41
    |

            Angela Bolis (Les Evouettes (Suisse) envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Sur les terres des frères Zollinger, bordées par le lac Léman et les Alpes suisses, dans la commune des Evouettes, les asperges sont montées en graine et les carottes ouvrent leurs ombelles blanches. Nulle négligence dans ce laisser-pousser : les légumes ne sont pas cultivés pour leur chair, mais pour leurs graines. Pionniers des semences bio en Suisse, les Zollinger se sont lancés dans les années 1980 avec une douzaine de variétés, collectées dans les jardins villageois, les champs ou les monastères.
Depuis, les quatre fils ont repris l’entreprise familiale, et le catalogue s’est étoffé, avec quelque 450 variétés potagères et horticoles. Des variétés anciennes, ou modernes, mais toujours locales et libres de droit.
Une démarche à contre-courant de l’industrie semencière, qui protège ses productions par des droits de propriété visant à interdire ou à taxer les « semences de ferme », c’est-à-dire celles avec lesquelles un agriculteur résème une partie de sa récolte. Pourtant, la petite maison Zollinger prospère.
« Les gros sélectionneurs investissent des millions, pendant des années, pour faire entrer sur le marché une nouvelle variété ultra-performante. Ils veulent donc la protéger du piratage, explique l’aîné, Tulipan Zollinger. De notre côté, on s’adresse aux jardiniers et aux petits maraîchers, qui cherchent des variétés différentes, “swiss-made”, adaptées aux petites productions… On a, par exemple, la tomate rose de Berne, difficile à produire mais très savoureuse », explique-t-il. 
L’essor du bio
Encore très minoritaires, les variétés locales tentent de prendre racine, aux marges d’un marché des semences restrictif et de plus en plus concentré – Bayer-Monsanto, Dupont-Dow et Syngenta-ChemChina détiennent à eux trois plus de la moitié du marché mondial. Malgré tout, on assiste à leur indéniable retour en grâce. En France, le Réseau Semences paysannes, né en 2003, fédère aujourd’hui une centaine d’organisations....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Plus de 700 000 personnes ont été déplacées dans cet Etat du sud de l’Inde, après une semaine de précipitations torrentielles.
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Inondations en Inde : la décrue s’amorce dans le Kerala avec un bilan de plus de 400 morts

Plus de 700 000 personnes ont été déplacées dans cet Etat du sud de l’Inde, après une semaine de précipitations torrentielles.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 09h25
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 15h03
   





                        



La décrue des eaux au Kerala révélait, lundi 20 août, les corps de nouvelles victimes de la plus violente mousson enregistrée depuis un siècle dans cet Etat tropical du sud de l’Inde, portant le bilan à plus de 400 morts.
Après une semaine de précipitations torrentielles, les pluies ont faibli et le niveau des eaux a baissé dans de nombreux districts. Hélicoptères militaires et bateaux poursuivaient leurs recherches de survivants et leurs largages de vivres et d’eau potable dans des zones sinistrées.
Près de 725 000 personnes ont été mises à l’abri dans 5 645 camps de personnes déplacées dans cet Etat à la végétation luxuriante très prisé des touristes en saison sèche. La contamination des sources d’eau potable et les mauvaises conditions d’hygiène font craindre aux autorités l’apparition de maladies. Des agents sanitaires vont être déployés dans les villages pour suivre la situation.

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Au moins trois milliards de dollars de dégâts
Dans les districts les plus touchés, comme ceux de Thrissur et Chengannur, les secouristes fouillaient les maisons inondées, à la recherche des dépouilles de personnes piégées par la rapide montée des eaux. Les vols locaux ont pu reprendre à Cochin grâce à l’ouverture de pistes d’atterrissage de la marine militaire, mais l’aéroport international reste fermé jusqu’à dimanche.
Un millier de personnes seraient toujours bloquées dans cinq villages autour de Chengannur. Grâce au réseau de canaux intérieurs qui quadrille le Kerala, des pêcheurs se sont joints avec leurs bateaux aux opérations de secours. Des bénévoles ont installé des soupes populaires. Le gouvernement du Kerala a remercié les pêcheurs pour leur engagement et annoncé que chaque bateau recevrait un dédommagement de 3 000 roupies (37 euros) par jour de travail.
La facture des inondations est estimée à trois milliards de dollars, un montant appelé à s’alourdir à mesure que se précise l’ampleur des destructions.
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            data-slide-description="Les secours s’organisent à l’hôtel des impôts du district de Kozhikode, à environ 385 km au nord de Trivandrum, la capitale du Kerala, le 17 août."
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            data-slide-description="Dans le district de Kozhikode, le 17 août. Une trentaine d’hélicoptères de l’armée et 320 embarcations sont impliquées dans les opérations de secours à travers le Kerala ; les pêcheurs locaux et leurs bateaux se sont aussi joints aux secours."
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            data-slide-description="Des habitants de Kannappankundu constatent les dégâts d’une inondation soudaine, le 10 août."
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            data-slide-description="Des membres du Kerala Adventure Sports Club transportent du matériel de secours. Un responsable local a confirmé que la panne des réseaux locaux de communication compliquait la capacité à entrer en contact avec les habitants des zones les plus touchées, nécessitant potentiellement une aide d’urgence."
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            data-slide-description="La chaîne de télévision New Delhi Television a annoncé que certains hôpitaux étaient confrontés à des pénuries d’oxygène et des stations-service à court de carburant."
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            data-slide-description="Plus de 10 000 km de routes ont été endommagées ou détruites, a en outre annoncé le gouvernement local, qui a ordonné d’ouvrir les vannes de 34 barrages et réservoirs où l’eau a atteint un niveau jugé dangereux."
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            data-slide-description="Un médecin examine un patient dans le centre médical d’un camp de secours de Kozhikode, le 17 août. Selon Pinarayi Vijayan, le chef du gouvernement local, 223 139 sans-abri ont trouvé refuge dans 1 500 camps installés pour les accueillir."
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            data-slide-description="Alors que les prévisions météo ne laissent entrevoir aucun signe d’accalmie, de nombreux habitants ont adressé des appels à l’aide sur les réseaux sociaux."
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            data-slide-description="Après un glissement de terrain près du village de Kuttampuzha, dans le district d’Ernakulam, le 9 août."
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            data-slide-description="L’aéroport de la grande ville commerciale de Kochi est inondé. Il est fermé jusqu’au 26 août. Les vols ont été détournés vers deux autres aéroports de l’Etat."
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            data-slide-description="Des indiens quittent une zone à risque alors que les eaux ont ravagé la route nationale 47 dans le district d’Ernakulam de Kochi. Vendredi, le bureau de M. Vijayan a de nouveau mis en garde les 33 millions d’habitants de l’Etat sur Twitter : « Tous les districts à l’exception de celui de Kasargod sont en alerte rouge. Les pluies torrentielles pourraient affecter ces 13 districts. Tout le monde doit faire très attention. »"
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            data-slide-description="Dans une maison d’Ernakulam du district de Kochi, le 10 août. Les Etats-Unis ont conseillé à leurs ressortissants de rester à l’écart de cette region touristique."
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Les secours s’organisent à l’hôtel des impôts du district de Kozhikode, à environ 385 km au nord de Trivandrum, la capitale du Kerala, le 17 août.

MANJUNATH KIRAN / AFP
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Article sélectionné dans La Matinale du 19/08/2018
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Indonésie : de nouveaux séismes frappent l’île de Lombok

Ces tremblements de terre ont causé des scènes de panique chez les habitants encore traumatisés par la secousse meurtrière du 5 août.



Le Monde
 |    19.08.2018 à 17h50
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 09h35
   





                        



   


Deux séismes de magnitude 6,3 et de 6,9, suivis de répliques, ont secoué dimanche 19 août à plusieurs heures d’intervalle l’île indonésienne de Lombok. Ces tremblements de terre ont endommagé des constructions et entraîné coupures de courant et scènes de panique. Le dernier bilan des autorités fait état de dix morts.
Quatre séismes enregistrés
Quatre séismes ont été enregistrés par les sismologues : le premier, de magnitude 6,3, a frappé l’île peu avant midi, provoquant des glissements de terrain. L’épicentre se trouvait au sud-ouest de la ville de Belanting, dans l’est de Lombok, à sept kilomètres de profondeur.
Le deuxième séisme, de magnitude 6,9 s’est déroulé près de douze heures plus tard. Son épicentre a été localisé à une profondeur de 20 kilomètres et à environ cinq kilomètres au sud de la ville de Belanting, selon l’Institut américain de géophysique (USGS). Deux répliques de magnitude 5,9 et 5,3 ont suivi, mais aucune alerte au tsunami n’a été émise.
Dix morts et des destructions
Dix personnes ont péri à la suite de la forte secousse de dimanche soir, dont au moins deux dans l’est de l’île de Lombok – épicentre du séisme – et trois sur l’île voisine de Sumbawa, selon le porte-parole de l’agence nationale de gestion des catastrophes, Sutopo Purwo Nugroho. De nombreux habitants avaient choisi de dormir sous des tentes ces dernières semaines, alors qu’un précédent tremblement de terre a fait près de 500 morts à Lombok. Des destructions ont, en outre, déjà été signalées après le premier séisme, tandis que le dernier a plongé les habitants dans l’obscurité.
L’agence nationale de gestion des catastrophes a ainsi confirmé que la plus grande partie de l’île était privée d’électricité. « Des répliques se produisent toujours dans l’ensemble de Lombok, a tweeté le porte-parole de l’agence, Sutopo Purwo Nugroho. On est totalement dans le noir… Nous nous coordonnons avec les responsables sur le terrain. »
Des glissements de terrain ont eu lieu dans le parc national du mont Rinjani, où des centaines de randonneurs avaient été pris au piège fin juillet lors d’un précédent tremblement de terre. Le parc est, depuis lors, fermé au public.
Plusieurs habitations et d’autres constructions dans le district de Sembalun, sur les versants du mont Rinjani, deuxième plus haut volcan d’Indonésie, se sont effondrées. Elles avaient déjà été endommagées par les précédents séismes.

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Des habitants traumatisés
La panique s’est emparée des habitants, notamment dans l’est de Lombok. « J’étais en train de conduire pour aller livrer de l’aide aux évacués quand les poteaux électriques ont commencé à se balancer. J’ai réalisé que c’était un séisme », a raconté l’un d’eux à l’Agence France-Presse (AFP). « Les gens ont commencé à crier et à courir dans les rues. »
« Nous dormions tous dans une tente pour les évacués. Je venais juste de m’endormir lorsque soudain ça a commencé à trembler. Tout le monde est sorti en courant dans la rue en pleurant et en criant », a déclaré un autre à l’AFP.
La secousse a également été ressentie à Mataram, la capitale de Lombok, ainsi que sur l’île touristique voisine de Bali. « Tout le monde est traumatisé par les précédents séismes parce que les répliques ne semblent jamais devoir s’arrêter », a témoigné un résident de Mataram.
Un précédent séisme meurtrier

Le 5 août, un séisme de magnitude 6,9 a fait au moins 481 morts sur Lombok, des dizaines de milliers de blessés et plus de 350 000 sans-abri qui dorment sous des tentes ou des bâches près de leurs maisons endommagées. Les dégâts causés aux routes, notamment dans la région montagneuse du Nord, rendent encore plus difficile la tâche des organismes de secours pour venir en aide aux sinistrés.

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Article sélectionné dans La Matinale du 18/08/2018
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Européennes : Jadot confirme exclure une liste commune avec Hamon

Dans un entretien au « JDD », la tête de liste Europe Ecologie-Les Verts pour le scrutin de 2019 se fixe pour objectif d’obtenir 15 % des voix.



Le Monde
 |    19.08.2018 à 00h40
 • Mis à jour le
19.08.2018 à 12h47
   





                        



   


Yannick Jadot, désigné mi-juillet tête de liste Europe Ecologie-Les Verts (EELV) pour les européennes de 2019, confirme, dans Le Journal du dimanche daté du 19 août, exclure la possibilité d’une liste commune avec le mouvement Génération·s de Benoît Hamon.
« L’élection européenne est le seul scrutin où les électeurs votent par conviction. C’est un vote de clarté. Notre priorité est de rassembler les écologistes autour d’une ligne claire, pas de faire de la vieille politique avec ses accords d’appareils et ses confusions », explique-t-il.
S’il avait, finalement, soutenu Benoît Hamon lors de la présidentielle, il remarque qu’il existait alors « une possibilité de faire gagner [les] idées » écologistes. Mais « l’échec a été assez retentissant. Il n’est pas interdit d’apprendre de ses erreurs. »

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Yannick Jadot s’était allié avec M. Hamon après de longs débats lors de la dernière présidentielle, qui avait vu le vainqueur des primaires organisées par le Parti socialiste éliminé au premier tour. L’écologiste avait ces derniers mois assuré avoir tiré les leçons de cet « échec » et ne pas compter s’allier au leader du mouvement Génération·s.
Quelques jours avant la désignation mi-juillet de M. Jadot pour conduire la liste EELV aux Européennes, Benoît Hamon assurait, néanmoins, encore que « le fil n’[était] pas coupé », et plaidait pour une liste commune.

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Sur la liste EELV, le maire de Grande-Synthe, Damien Carême, qui « a parfaitement géré le dossier des réfugiés », doit être « aux avant-postes », fait valoir M. Jadot dans Le JDD, précisant que les noms seront dévoilés « d’ici à l’automne ».
Il confirme, en outre, son objectif d’obtenir 15 % des voix lors du scrutin européen, jugeant que « jamais l’écologie n’aura autant irrigué la société, les entreprises, les initiatives citoyennes ». Les écologistes doivent se retrouver à Strasbourg du 23 au 25 août, pour des Journées d’été européennes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ L’usage des pesticides continue d’augmenter en France, en dépit du plan « Ecophyto » et d’une volonté affichée de réduire leur consommation.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Les fournisseurs d’électricité proposent désormais d’acheter de l’électricité produite à partir d’énergies renouvelables. Mais le dispositif est peu transparent pour les consommateurs.
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Electricité : ce que cache la bataille des « offres vertes »

Les fournisseurs d’électricité proposent désormais d’acheter de l’électricité produite à partir d’énergies renouvelables. Mais le dispositif est peu transparent pour les consommateurs.



Le Monde
 |    18.08.2018 à 09h41
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                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

Tous au vert ! Depuis deux ans, les fournisseurs d’électricité rivalisent de publicités alléchantes promettant une électricité « propre ». En lançant son offre, Total Spring, il y a près d’un an, le groupe pétrolier Total a assuré que toute l’électricité fournie à ses clients serait d’origine renouvelable. Chez Engie, tous les nouveaux clients sont automatiquement passés à l’offre verte, qui compte plus de 1,5 million d’abonnés. Ces propositions sont présentées comme inférieures aux tarifs réglementés de vente, commercialisés par EDF.

Même EDF, qui a longtemps été réticent à cette idée, propose depuis quelques mois deux offres vertes. L’une permet de faire des économies en décalant une partie de sa consommation électrique le week-end, l’autre certifie que l’électricité est verte, mais avec un tarif plus cher que le Tarif bleu d’EDF, celui du tarif réglementé.
S’agit-il d’un argument commercial ou d’une véritable alternative ? Il faut d’abord comprendre que cette promesse est généralement indirecte.
Certificats de compensation
Concrètement, l’électricité qui arrive au consommateur n’est pas produite directement par des éoliennes, des barrages ou des panneaux solaires. Le fournisseur achète leur électricité à des producteurs (en France, principalement EDF) puis compense l’équivalent en achetant des certificats de garantie d’origine d’une électricité produite à partir de sources renouvelables. Même si elle concerne le marché français, cette compensation peut être effectuée au niveau européen.
C’est d’ailleurs l’un des reproches faits à ce système de certificats de garanties d’origine : des consommateurs qui voudraient contribuer à la transition énergétique en France et choisir une offre verte achèteraient indirectement leur électricité à des barrages norvégiens et/ou suisses. Certains fournisseurs, comme Total, s’engagent à acheter des certificats correspondant à de la production en France. Mais le groupe vient de...




                        

                        

