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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Ce tournoi centenaire réunit chaque mois d’août au Japon les meilleures équipes lycéennes de baseball. Un sport importé au XIXe siècle des Etats-Unis et très populaire dans l’archipel.
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Dans les tribunes du Koshien, tournoi mythique du baseball japonais

Ce tournoi centenaire réunit chaque mois d’août au Japon les meilleures équipes lycéennes de baseball. Un sport importé au XIXe siècle des Etats-Unis et très populaire dans l’archipel.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 12h51
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 16h35
    |

            Philippe Mesmer (Stade du Koshien, Hyogo, envoyé spécial)








                        



   


Le suspense n’a pas duré bien longtemps. La finale du tournoi japonais de baseball lycéen, plus connu sous le nom de « Koshien », a consacré, mardi 21 août, la domination d’une véritable machine à gagner, le lycée Toin d’Osaka. Déjà vainqueur à sept reprises depuis la création en 1988 de son club de baseball, l’établissement l’a une nouvelle fois emporté.
Il a dominé sur le score de 13 à 2 le lycée agricole Kameno, du département d’Akita, dans le nord de l’île principale, dont l’arrivée en finale a enthousiasmé sa région d’origine. La dernière fois qu’un établissement de ce département a atteint ce niveau, c’était il y a cent trois ans ! C’est peu dire que les habitants de la région étaient fiers. Dans ce lycée public, on ne peut pas jouer l’hiver, à cause de la neige, et tous les joueurs sont originaires du coin. Ils n’ont pas été recrutés par des « scouts » aux quatre coins du Japon.
Les fans pourront se consoler, car leur équipe a été portée par celui qui s’annonce déjà comme une future star du baseball nippon : Kosei Yoshida, qui lance à plus de 150 km/h – en moyenne, au Koshien, c’est plutôt de 120 à 130 km/h – et figure déjà en bonne position de la draft des équipes professionnelles, tout comme deux joueurs de Toin.
Quarante-neuf équipes concurrentes
Le lycée Toin, lui, entre un peu plus dans la légende d’un tournoi imaginé en 1915 par le directeur du quotidien Asahi, Ryohei Murayama, et qui est une institution dans un pays fou de cette pratique venue d’Amérique à la fin du XIXe siècle et quasiment accaparée par les Japonais. Il est le seul sport importé à conserver un nom strictement nippon, « yakyu ». Même le football, appelé « shukyu » avant et pendant la guerre quand les mots anglais étaient bannis, est vite redevenu le « soccer ».
L’édition 2018 du Koshien d’été était la centième, le tournoi ayant été suspendu en 1918 et pendant la deuxième guerre mondiale. « Un été à ne jamais revivre est un été sans le bruit de la batte frappant la balle et les encouragements des fans dans les tribunes », pouvait-on lire dans une tribune de l’Asahi du 14 août, veille de l’anniversaire de la fin du conflit.
Chaque année, dans la touffeur d’août – le mois de vacances des écoliers japonais –, le Koshien réunit 49 équipes, une pour 45 des 47 départements du pays, et deux pour ceux de Tokyo et d’Hokkaido. Avant la guerre, quand la Corée et Taïwan faisaient partie de l’empire du Japon, des équipes de ces territoires y participaient. Ainsi, dans les années 1930, l’équipe du lycée agricole Kano de la ville taïwanaise de Kagi (aujourd’hui Chiayi) s’est qualifiée à quatre reprises pour ce tournoi. Elle réunissait des Japonais, des Aborigènes et des Chinois. Son aventure a inspiré le film taïwanais Kano, réalisé en 2014 par Umin Boya.

   


Rituels immuables
Le stade du Koshien a ouvert ses portes le 1er août 1924. Il s’agissait à l’époque du plus grand stade d’Asie. Il pouvait accueillir 55 000 spectateurs, et sa conception s’inspirait fortement des Polo Grounds de New York, construits à la fin du XIXe siècle pour le baseball et le football américain.
Le légendaire joueur de baseball Babe Ruth (1895-1948) y a joué un match de gala lors de sa tournée au Japon en 1934. Une plaque rappelle cet événement. Le stade est aussi connu pour sa fameuse Yakyu no to (« tour du baseball ») en béton et son musée d’un tournoi qui conserve une atmosphère délicieusement désuète.
Cette ambiance tient beaucoup aux rituels immuables qui accompagnent la compétition : la prestation de serment le premier jour, l’habitude des joueurs de ramasser un peu de la terre du terrain qu’ils garderont en souvenir ou offriront à ceux qui les ont soutenus, la sirène qui retentit au début de chaque match.

        Lire notre interview sur
         

          la gloire retrouvée des Yankees



« Les uniformes rétro, le niveau de jeu élevé, le légendaire stade Koshien, tout cela me rappelle l’excitation d’aller au Yankee Stadium dans les années 1960 pour voir Mickey Mantle [légendaire joueur de la franchise new-yorkaise] », s’amuse James Whitlow Delano, photographe américain basé à Tokyo.
Antichambre du professionnalisme, le tournoi pousse les participants à se donner à fond. Chaque édition a ses héros. Certains plus que d’autres. Ainsi Koji Ota, du lycée Misawa d’Aomori, fut le héros d’une rencontre épique du tournoi de 1969, jouée sur deux jours et en 18 manches, contre 9 normalement. Le match avait été interrompu par la nuit tombante le premier jour, alors que les deux équipes étaient toujours à 0-0. Ayant attiré une audience record à la télévision nippone, la rencontre finit sur la défaite douloureuse de Misawa et du bel Ota, dont la qualité de lanceur et le charme avaient conquis le cœur des Japonaises.
« Nito-ryu », technique de samouraïs
C’est aussi pendant ces tournois qu’émergent les futures stars du baseball, comme Ichiro Suzuki, Hideki Matsui, dit « Godzilla », ou encore Daisuke Matsuzaka. L’un des derniers en date est Shohei Ohtani, qui après avoir joué au Koshien avec son lycée d’Hanamaki (département d’Iwate, nord) et s’y être illustré avec des balles lancées à près de 160 km/h, a été recruté par l’équipe professionnelle des Nippon Ham Fighters d’Hokkaido avant d’aller jouer pour les Angels de Los Angeles, en Major League américaine, le rêve de tous les joueurs.
Surnommé le « Babe Ruth japonais » pour sa polyvalence, Shohei Ohtani parvient à se distinguer comme batteur mais aussi comme lanceur, à la manière de son illustre aîné américain. Les Japonais donnent à cette rareté le nom de « nito-ryu », technique de combat des samouraïs avec deux sabres.

   


Au Koshien, les exploits sont abondamment relayés par les médias. Comme souvent dans l’archipel, un tel succès excite l’imagination des auteurs de mangas. Parue de 1972 à 1981 puis réalisée en dessin animé, Dokaben, de Shinji Mizushima, fut ainsi l’une de ces nombreuses séries à succès.
Pour les mangakas, le Koshien reste un puits d’inspiration. Le stade est toujours plein. Hormis les pom-pom girls et les orchestres des deux équipes s’affrontant pacifiquement à coup de décibels et de chorégraphies savamment répétées, le public ne prend guère partie. On applaudit les beaux gestes, tout simplement. Tel lancer qui surprend un batteur, tel coup qui trompe les joueurs de champ, tel plongeon pour attraper une balle et mettre « out » le batteur… Le public apprécie en connaisseur. Une mère venue avec son fils et un de ses camarades l’avouent : « On ne soutient personne. Ils adorent le baseball, c’est tout. »
La centième édition du Koshien d’été coïncide avec les efforts du Japon pour promouvoir le baseball. Le sport fut olympique jusqu’en 2008 avant d’être retiré des compétitions en 2012 et 2016. Il va faire son retour pour les jeux de Tokyo de 2020, avec le softball féminin. Sans surprise, le Japon, médaillé d’or en 2008 dans les deux disciplines, fait partie des favoris.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ A 22 ans, le pilote tricolore va quitter Toro Rosso pour rejoindre la saison prochaine l’écurie de Milton Keynes.
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Formule 1 : le Français Pierre Gasly promu chez Red Bull

A 22 ans, le pilote tricolore va quitter Toro Rosso pour rejoindre la saison prochaine l’écurie de Milton Keynes.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 11h22
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 11h29
   





                        



   


Le jeune pilote français Pierre Gasly, très à son avantage pour sa première saison complète de formule 1 avec Toro Rosso, pilotera dès la saison prochaine pour Red Bull, a annoncé lundi 20 août l’écurie de Milton Keynes, actuellement troisième du plateau derrière Mercedes et Ferrari. « Aston Martin Red Bull est ravi d’annoncer que Pierre Gasly rejoindra l’équipe au début de la saison 2019 pour courir aux côtés de Max Verstappen », a déclaré l’écurie dans un communiqué. Gasly, 22 ans, succédera à l’Australien Daniel Ricciardo, en partance pour Renault.
« C’est un rêve qui devient réalité pour moi, je suis enthousiaste à l’idée de rejoindre cette équipe de pointe », s’est réjoui le pilote normand. « C’était mon objectif de piloter pour cette écurie depuis que j’ai rejoint le programme des pilotes Red Bull juniors en 2013 et cette incroyable opportunité est un pas de plus vers mon ambition de remporter des Grands Prix et de me battre pour des titres. »

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                A 21 ans, Pierre Gasly a déjà sa place en F1



Au volant de sa modeste Toro Rosso, Pierre Gasly est actuellement 13e du championnat avec 26 points, loin devant son coéquipier néo-zélandais Brendon Hartley qui n’a inscrit que deux petits points. « Pierre, qui a fait ses débuts en F1 l’an dernier quand il a rejoint notre équipe sœur Toro Rosso au Grand Prix de Malaisie, connaît une première saison complète impressionnante cette année, avec notamment une superbe 4e place au Grand Prix de Bahreïn et deux autres tops 10 durant la première moitié de saison », a encore souligné l’écurie Red Bull.

   


« L’un des jeunes pilotes les plus excitants »
Cette dernière, qui change de motoriste l’an prochain pour adopter un propulseur Honda, pourra se servir de l’expérience du Français en la matière, puisqu’il utilise déjà le moteur japonais sur sa Toro Rosso cette saison, comme l’a noté Christian Horner, le chef de l’écurie Red Bull.
« Ses performances extraordinaires cette saison dans une écurie motorisée par Honda, dans ce qui n’est que sa première saison complète en formule 1, n’ont fait que renforcer sa réputation : il est l’un des jeunes pilotes les plus excitants en sport automobile et nous avons hâte que Pierre amène sa vitesse, son talent et son attitude à l’équipe en 2019 », a déclaré Horner.
« Même si ce moment est très emballant, je suis très conscient du défi que cette opportunité spéciale va m’offrir et des attentes entourant tout pilote de l’écurie Red Bull », a également estimé avec franchise le pilote originaire de Rouen. « La première phase pour moi est de continuer à pousser pour obtenir les meilleurs résultats possibles en 2018 avec mon écurie actuelle, Toro Rosso. »
Aux côtés du Néerlandais Max Verstappen (20 ans), un de ses bons amis dans le paddock, Gasly formera un duo particulièrement jeune et brillant à partir de la saison prochaine. Le Français a débuté en karting à l’âge de six ans, aux côtés d’un de ses amis d’enfance, Esteban Ocon, qu’il retrouve aujourd’hui sur les grilles de départ en formule 1, où ce dernier pilote pour Force India.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Le Serbe est devenu, ce dimanche, le premier tennisman à remporter les neuf Masters 1000 du circuit ATP. Une prouesse qui récompense un des tous meilleurs joueurs de l’histoire.
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Novak Djokovic et les Masters 1000, une longue histoire d’amour

Le Serbe est devenu, ce dimanche, le premier tennisman à remporter les neuf Masters 1000 du circuit ATP. Une prouesse qui récompense un des tous meilleurs joueurs de l’histoire.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 11h03
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 13h42
    |

                            Jean-Clément Borella








                        


En remportant le Masters 1000 de Cincinnati contre Roger Federer (6-4, 6-4), le Serbe Novak Djokovic n’a pas seulement brisé la malédiction de ses cinq finales perdues dans l’Ohio (Etats-Unis). « Monsieur Masters » a fait mieux que ça : il est devenu, dimanche 19 août, le premier homme à avoir remporté les neuf Masters 1000 du circuit, tournois les plus prestigieux après les Grands Chelems. De la terre battue de Rome à l’indoor parisien en passant par le dur de Shangai, retour sur ses premières victoires dans chaque Masters 1000.

   


Miami - 2007
L’histoire d’amour entre Novak Djokovic et les Masters 1000 commence en 2007. Cette année-là, à 19 ans, il atteint trois finales de Masters disputées sur dur. Après avoir perdu celle d’Indian Wells, mi-mars, le jeune Serbe enchaîne dès le lendemain de sa défaite avec le tournoi de Miami. Brillant, notamment en demi-finale, contre Andy Murray (victoire 6-1, 6-0), Djokovic ne laisse pas passer la deuxième occasion de soulever son premier trophée majeur.
Il dispose facilement de l’Argentin Guillermo Canas en finale (6-3, 6-2, 6-4) et réalise le premier de ses neuf travaux en Masters. Gagner Miami deviendra même une routine puisqu’il y sera sacré à nouveau en 2011, 2012, 2014, 2015 et 2016.

   


Montréal - 2007
En août de la même année, Novak Djokovic s’en va conquérir le réputé tournoi du Canada afin de parfaitement conclure sa tournée américaine. Le jeune tennisman ne cède aucune manche jusqu’à la finale.
Bénéficiant d’une exemption au premier tour, il dispose successivement des expérimentés Nicolas Kiefer, David Nalbandian, Andy Roddick et du jeune prodige Rafael Nadal, qui l’avait battu plus tôt dans l’année à Indian Wells. Opposé en finale au grand Roger Federer, le Serbe bataille dur et s’impose (7-6, 2-6, 7-6), prouvant aux observateurs qu’il peut battre n’importe qui, même le maître du tennis moderne. La rumeur se transforme en réputation.
Indian Wells -2008
Après la saison de la révélation au plus haut niveau, l’année 2008 est celle de la confirmation pour Novak Djokovic. Revenu aux Etats-Unis avec l’ambition de conquérir Indian Wells après sa finale de 2007, « Nole » survole le tournoi et punit notamment Rafael Nadal en demi-finale (6-3, 6-2). Comme un goût de revanche. Opposé au Britannique Mardy Fish en finale, la bataille est rude mais celui qui commence à devenir une référence sur la surface dure gagne toujours à la fin (6-2, 5-7, 6-3). Troisième Masters 1000 pour Djoko, le troisième en terre américaine.

Rome- 2008
Rompu aux victoires outre-Atlantique, Novak Djokovic veut maintenant conquérir les Masters 1000 européens. Sur la terre battue de Rome, les éléments se succèdent en sa faveur. Rafael Nadal, roi de la terre battue, est sorti au deuxième tour et Roger Federer en quart de finale. Par deux fois, en quart et en demi-finale, Novak Djokovic va aussi profiter des abandons de ses adversaires en cours de match, Nicolas Almagro puis Radek Stepanek, pour atteindre aisément la finale.
Il y est opposé au Suisse Stanislas Wawrinka laisse filer la première manche mais retrouve dans les deux sets suivants toutes ses sensations pour l’emporter, (4-6, 6-3, 6-3). Premier trophée majeur sur la terre battue européenne pour Djokovic, qui fera de Rome un rendez-vous incontournable de sa tournée des Masters 1000 européens avec huit finales jouées pour quatre victoires (2008, 2011, 2014, 2015).
Paris-Bercy - 2009
L’année 2009 est plus compliquée pour Novak Djokovic dans sa relation avec les Masters 1000. Abonné aux finales, il perdra celles de Miami, Monte-Carlo, Rome et Cincinnati. Mais pas de quoi le décourager avant d’aborder le tournoi de Paris en qualité de tête de série numéro 3.
En finale, Gaël Monfils se présente à lui. Même avec un public acquis à la cause de son adversaire et le souvenir récent de ses nombreuses finales perdues, Djokovic parvient à renverser le Français au terme d’un match haletant (6-2, 5-7, 7-6). Un Français en finale d’un Masters 1000, c’est assez rare pour mériter ci-dessous une vidéo souvenir.

Madrid - 2011
Sur la terre battue madrilène, Novak Djokovic se défait en demi-finale de Roger Federer pour disputer le titre au maître des lieux, Rafael Nadal. Pour la première fois de sa carrière, le numéro 2 mondial, Novak Djokovic, tient tête au numéro 1 sur terre battue, la surface de prédilection de l’Espagnol. Il enchaîne par la même occasion une troisième victoire face au Majorquin en finale d’un Masters 1000.
En deux sets (7-5, 6-4), le Serbe refait le coup de Paris et gagne contre un joueur du cru national, signant son 32e succès consécutif. A 24 ans, il compte déjà 24 titres en simple et huit en Masters 1000.

   


Shangai- 2012
Après avoir triomphé en Europe et en Amérique, Novak Djokovic part à la conquête de l’Asie. Il doit écarter cinq balles de match face à Andy Murray en finale du Masters de Shangai. Au terme d’un match spectaculaire, le Serbe s’adjuge la victoire. Un combat entre Andy Murray et Novak Djokovic, c’est un duel mental hors-norme. Et à ce jeu-là, le Serbe se montre impitoyable.
Un homme sans failles se révèle sur le circuit. « Quand je joue contre Andy, je sais que ce sera un combat exténuant avec beaucoup de rallyes. C’est long mais j’ai l’habitude » déclare-t-il à l’issue du match. Ci-dessous, un point mémorable gagné par le Serbe.

Monte-Carlo - 2013
L’affrontement Djokovic-Nadal en Masters 1000 devient une affiche habituelle et le Serbe contrarie cette année-là un Espagnol pourtant invincible à Monte-Carlo. Le numéro un mondial détrône Nadal du Rocher et parvient à réaliser ce que personne n’avait réussi depuis… 2005. Sans forcer, il s’impose (6-2, 7-6) et débute la meilleure période de sa carrière. En 2014 et 2015, il remportera dix Masters 1000. Inarrêtable.

Cincinnati- 2018
Après sa 31e victoire en Masters 1000, Novak Djokovic fait jouer la corde sensible de sa raquette : « C’est sans aucun doute un des moments les plus spéciaux de ma carrière. Réaliser des exploits, écrire l’histoire du sport que j’aime vraiment, tout cela est un privilège et un honneur dont je serai fier pour le restant de mes jours. »
Il y a de quoi. Jusque-là, le Serbe avait chuté cinq fois en finale à Cincinnati. La victoire de cette année vaut bien plus qu’un simple succès. Elle lui permet d’entrer à jamais dans l’histoire de son sport. En 1 h 25 de jeu, le Serbe a terrassé un Roger Federer éprouvé physiquement (6-4, 6-4). Après avoir longtemps souffert d’une blessure au coude, le voilà qui remonte à la sixième place du classement mondial.

Rafael Nadal et Roger Federer, ses adversaires les plus prestigieux en ce début de XXIe siècle, n’ont pas encore réussi à remporter les neuf Masters 1000. Les épreuves de Rome et Monte-Carlo échappent toujours, par exemple, à Roger Federer, tennisman le plus titré de l’histoire en Grand Chelem. Pour le génie de la terre battue, Rafael Nadal, ce sont les titres de Paris et Miami qui manquent à l’appel.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Le départ de l’indéboulonnable directeur juridique et secrétaire général adjoint de la FIFA scelle la fin de l’ère Blatter.
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La FIFA exfiltre Marco Villiger, gardien de tous les secrets de Sepp Blatter

Le départ de l’indéboulonnable directeur juridique et secrétaire général adjoint de la FIFA scelle la fin de l’ère Blatter.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 10h53
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 11h50
    |

            Rémi Dupré








                        



   


L’annonce est passée totalement inaperçue. Elle constitue pourtant l’ultime épisode du feuilleton du « FIFAgate », cette enquête sur des soupçons de corruption visant la Fédération internationale de football. Lundi 20 août, la FIFA a officialisé le départ du Suisse Marco Villiger, 42 ans, indéboulonnable directeur juridique de l’instance depuis 2007 et secrétaire général adjoint depuis septembre 2015. « Il est temps pour moi d’ouvrir un nouveau chapitre et de chercher de nouveaux défis », a sobrement commenté le juriste. « Il a été un pilier de l’organisation », a déclaré la Sénégalaise Fatma Samoura, secrétaire générale de la FIFA.
Ce départ par « accord mutuel » aux allures d’exfiltration, acté par le président de la Fédération, Gianni Infantino, est loin d’être anecdotique dans la mesure où M. Villiger était le dernier rescapé de l’administration de Sepp Blatter, l’ex-numéro un (1998-2015) de l’organisation, suspendu durant six ans. Gardien de tous les secrets de son ancien patron, dont il était devenu l’avocat officieux pendant plusieurs années, le quadragénaire avait, lui, survécu à la tornade judiciaire initiée le 29 mai 2015 par les autorités américaines.
A la suite du fameux coup de filet anticorruption réalisé à l’hôtel Baur au Lac, à Zurich, M. Villiger était devenu le principal interlocuteur des justices américaine et suisse, chargé de faire la lumière en interne sur la litanie d’affaires de corruption qui ont miné la FIFA. Avec l’aide du cabinet d’avocats californien Quinn Emanuel, il avait récolté de nombreux documents et preuves et s’est activé pour que la Fédération internationale obtienne un statut de « victime » lors des procès en cours à New York.
« Il a protégé Blatter et tout le système pendant des années »
Etrange parcours que celui de Marco Villiger, dépeint par certaines sources comme un habile homme de l’ombre, un « caméléon » soucieux de vider les armoires pour sauver sa peau. « Il a très bien appris comment jouer sa partie auprès de Blatter, confie l’un de ses anciens proches collaborateurs. Il savait tout, a tout vu. Il était au courant de tout, était impliqué dans tout. Il a protégé Blatter et tout le système pendant des années. Et il a fait la même chose avec le système Infantino. Il sait comment jouer avec les marionnettes. »
Coordinateur des travaux dudit comité d’éthique « indépendant » de la FIFA, dont il assurait le secrétariat, il a également été à la manœuvre lors de la chute des principaux acteurs de l’ère Blatter. « Il a fourni des preuves contre Blatter, contre Jérôme Valcke (l’ex-secrétaire général de la FIFA, suspendu durant dix ans), contre Markus Kattner (l’ex-directeur financier, limogé en juin 2016), note un proche du « tribunal » interne de la Fédération. Il connaissait les avancées des enquêtes du comité d’éthique et a échangé des informations relatives aux travaux du comité d’éthique avec l’administration. »
M. Villiger était d’ailleurs l’un des seuls à avoir accès au rapport d’enquête réalisé par l’ex-procureur américain Michael Garcia sur les conditions d’attribution des Mondiaux 2018 et 2022, respectivement à la Russie et au Qatar. Ledit rapport a pourtant été lu par plusieurs hauts dirigeants, comme Sepp Blatter et Jérôme Valcke, avant de tomber, en juin 2017, dans les mains des journalistes du quotidien allemand Bild, et d’être divulgué dans son intégralité par la FIFA.

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                FIFA : le rapport Garcia (enfin) révélé, nouveaux soupçons sur l’attribution du Mondial au Qatar



L’affaire Platini
Selon plusieurs sources internes comme externes à la FIFA, M. Villiger est directement à l’origine de la chute de Michel Platini, ex-patron de l’Union des associations européennes de football (UEFA). Alors candidat à la présidence de l’instance mondiale, il avait été suspendu quatre ans à la suite de la fameuse affaire du paiement de deux millions de francs suisses (1,8 million d’euros) effectué par M. Blatter en 2011.
Pour ces personnes, seul le zélé juriste était en mesure de faire fuiter au parquet suisse, en septembre 2015, l’information relative à ce versement. Une dénonciation qui a amené le ministère public de la Confédération helvétique (MPC) à ouvrir une procédure pénale à l’encontre de Sepp Blatter et à auditionner Michel Platini en tant que « personne appelée à donner des renseignements », l’équivalent du statut de témoin assisté. Cette initiative du MPC a poussé le comité d’éthique à se saisir du cas et à bannir les deux dirigeants.
Dans son dernier livre (Ma vérité, Héloïse d’Ormesson), l’ex-président de la FIFA accuse d’ailleurs Marco Villiger d’avoir révélé ce paiement à la justice suisse et de l’avoir conseillé de remettre son mandat à disposition, le 2 juin 2015, après le coup de filet au Baur au Lac. De son côté, le juriste a toujours nié, précisant n’avoir jamais eu connaissance du paiement des deux millions. Une version qui fait rire ses anciens collègues.
« Bien sûr qu’il était au courant de ce paiement, il m’a même fait une remarque un jour à ce sujet. Villiger, c’est l’Evangile selon saint Jean. Comment quelqu’un qui se disait mon avocat peut-il dire aujourd’hui qu’il n’était au courant de rien ? », confiait récemment au Monde M. Blatter, soupçonné par plusieurs sources d’avoir demandé à son juriste de faire fuiter l’information pour torpiller la candidature de M. Platini à sa succession.
En avril, le patronyme de Villiger est remonté à la surface, après le dépôt d’une plainte pour conflit d’intérêts auprès du comité d’éthique contre Fatma Samoura dans le cadre de la campagne pour l’attribution du Mondial 2026. Selon la BBC, un prétendu lien de parenté entre Mme Samoura et l’ex-joueur sénégalais El-Hadji Diouf, ambassadeur de la candidature du Maroc, a été découvert par les membres du groupe de travail en charge de l’évaluation des dossiers de candidatures. M. Villiger en était l’un des principaux responsables.
« C’est un complot digne des barbouzes », soufflait alors au Monde un fin observateur de la FIFA. Le comité d’éthique avait, finalement, décidé de ne pas poursuivre la secrétaire générale de l’organisation.
Alors que son départ était pressenti avant la Coupe du monde en Russie, le sulfureux Marco Villiger devrait être remplacé par l’Ecossais Alasdair Bell, le directeur juridique de l’UEFA, réputé très proche de Gianni Infantino.
Contactée par Le Monde, la FIFA n’a pas été en mesure de confirmer que son ancien directeur juridique, poussé vers la sortie, avait signé une clause de confidentialité avant de quitter son poste. Il faut dire que le juriste sait beaucoup de choses.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ En remportant le tournoi de Cincinnati, le Serbe devient le premier joueur de l’ère Open à gagner chacun des neuf Masters 1 000 de l’ATP.
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Tennis : Djokovic s’offre un titre historique face à Federer

En remportant le tournoi de Cincinnati, le Serbe devient le premier joueur de l’ère Open à gagner chacun des neuf Masters 1 000 de l’ATP.



Le Monde
 |    20.08.2018 à 01h33
   





                        



   


Novak Djokovic a remporté pour la première fois de sa carrière dimanche 19 août le tournoi Masters 1 000 de Cincinnati en dominant Roger Federer, numéro 2 mondial sur le score de 6-4, 6-4, en finale. Il devient par la même occasion le premier joueur de l’ère Open à avoir remporté au moins une fois chacun des neuf Masters 1 000 de l’ATP.
Le Serbe de 31 ans, qui avait perdu cinq finales dans l’Ohio dont trois face à Federer, a enfin conquis le seul titre Masters 1 000 manquant à son palmarès. Septuple vainqueur du tournoi, Federer n’avait pour sa part plus connu la défaite sur le ciment de Cincinnati depuis 2013.
« C’est bien sûr un moment très particulier pour moi d’être ici pour la première fois avec le trophée du vainqueur à Cincinnati », a déclaré Djokovic.
« J’ai connu des moments difficiles, des hauts et des bas dans ma carrière avec des blessures, des mois sans pouvoir jouer et une opération (au coude) en début d’année. Ça me paraît un peu irréel d’être de retour à ce niveau. »
Le vainqueur du dernier Wimbledon s’est appuyé sur la qualité de son retour pour prendre le service de Federer à 3-3 dans la première manche, un avantage suffisant pour remporter le set initial quelques jeux plus tard.
Djokovic s’est fait breaker dès l’entame de la seconde manche, mais il a pu revenir immédiatement à la faveur d’un jeu de service raté de l’Helvète, apparu moins en jambes que lors des tours précédents. Le Serbe a ensuite réussi un nouveau break, décisif, sur un passing gagnant à 3-3 avant de s’envoler vers la victoire au bout d’1 h 25 de match.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Pour leur premier match à domicile en 1ère division depuis 1993, les Crocos s’imposent (3-1). L’OM subit sa première défaite en championnat depuis mi-mars.
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Ligue 1 : promu et conquérant, Nîmes surprend l’Olympique de Marseille

Pour leur premier match à domicile en 1ère division depuis 1993, les Crocos s’imposent (3-1). L’OM subit sa première défaite en championnat depuis mi-mars.



Le Monde
 |    19.08.2018 à 23h43
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 05h41
    |

            Clément Martel








                        



   


Vingt-cinq ans que le stade des Costières attendait ça. Le retour de ses « Crocos » nîmois en première division du football hexagonal. Et une semaine après sa victoire à Angers en ayant renversé la situation (4-3), le Nîmes Olympiques n’a pas manqué son retour en Ligue 1 à domicile. Au terme d’un match enlevé, les joueurs de Bernard Blaquart ont dominé l’Olympique de Marseille, dimanche 19 août, lors de l’ultime rencontre de la deuxième journée de Ligue 1 (3-1).
Entre deux équipes ayant remporté leur match d’ouverture en inscrivant quatre buts chacune, on se doutait qu’il y aurait du spectacle aux Costières dimanche. D’autant que les deux entraîneurs – Rudi Garcia et Bernard Blaquart – prônent un football résolument offensif. Mais de là à imaginer que le promu dominerait les Phocéens dans les grandes largeurs, il y avait un fossé à franchir.
Portés par leur stade semblable à leurs arènes le temps d’une soirée, les Nîmois ont entamé la rencontre sans se poser de questions. Justes techniquement et plus présents dans les duels que les coéquipiers d’un Morgan Sanson dépassé, les partenaires du capitaine Anthony Briançon ont mené leurs attaques sans se poser de question. Et étaient logiquement récompensés peu après la demi-heure de jeu par un but de Denis Bouanga, qui faisait au passage subir le martyr aux « mondialistes » Sakaï et Mandanda (1-0, 34e).
Thioub et Ripart récidivistes
Apathiques, à l’instar du Paris Saint-Germain samedi en première période face à Guingamp – qui avait été sauvé par l’entrée en jeu de Kylian Mbappé –, les Marseillais se devaient de se reprendre. « Il va falloir réagir, on a les qualités mais il faut aller au charbon, exigeait le défenseur Jordan Amavi à la mi-temps, montrer qu’on est l’Olympique de Marseille. » Et dès la reprise, Florian Thauvin faisait taire les Costières, concluant d’un lob piqué une contre-attaque après un coup franc nîmois dangereux (1-1, 49e).

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Mais il faut plus qu’un but encaissé pour avoir la peau de ces « Crocos ». Fidèles à leur philosophie d’aller inscrire un but de plus de l’adversaire, les coéquipiers d’Umut Bozok – meilleur buteur de Ligue 2 l’an passé – ont repris leur marche en avant, bien aidés par plusieurs arrêts de leur gardien, Paul Bernardoni. Intenables et déjà buteurs le week-end passé lors de la victoire à Angers, Sada Thioub et Renaud Ripart ont récidivé face à Marseille.
Parti à toute allure de son camp, à l’heure de jeu, sur un coup franc marseillais, Thioub profitait d’une mésentente dans la défense marseillaise après une contre-attaque menée grand train par Bouanga pour effacer Mandanda et inscrire le second but nîmois de la soirée (2-1, 62e). Blessé dans sa sortie et paraissant – une fois encore – souffrir d’un claquage musculaire, le gardien international français était contraint de céder sa place à Yohan Pelé.
Première défaite de l’OM en Ligue 1 depuis mars
En toute fin de match, Ripart transperçait une défense attentiste pour conclure la marque (3-1, 87e). « C’est magnifique, s’est exclamé au micro de Canal+ le dernier buteur, alors que ses partenaires étaient dignement fêtés par le stade des Costières. On a montré la semaine dernière qu’on avait du caractère, et on a bien maîtrisé le match ». Rendant hommage à son gardien, « qui nous sauve aussi », Renaud Ripart a vanté la « philosophie de jeu » nîmoise, « tournée vers l’offensive, et [essayant] d’avoir la même qualité de jeu quel que soit l’adversaire. »
Vingt-cinq ans après, Nîmes est bien de retour en première division. Meilleure attaque et occupant la deuxième place du championnat derrière Paris, le club du Gard s’est offert le scalp de son voisin marseillais, lui infligeant sa première défaite en Ligue 1 depuis le 18 mars.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Une semaine après la mort du jeune trois-quart lors d’un match de préparation, Aurillac a entamé sa saison de Pro D2 dans l’émotion, par une courte victoire.
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Rugby : pour son premier match après la mort de Louis Fajfrowski, Aurillac l’emporte d’un point

Une semaine après la mort du jeune trois-quart lors d’un match de préparation, Aurillac a entamé sa saison de Pro D2 dans l’émotion, par une courte victoire.



Le Monde
 |    19.08.2018 à 19h27
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 08h39
   





                        



   


Deux jours après les obsèques de Louis Fajfrowski, les anciens coéquipiers du trois-quart centre d’Aurillac, mort le week-end dernier lors d’un match de préparation, ont repris le chemin de la pelouse. Opposés à Oyonnax lors de leur match inaugural de Pro D2, dimanche 19 août, les Aurillacois l’ont emporté de justesse à l’issue d’une rencontre chargée d’émotion (20-19).

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« A jamais dans nos cœurs Louis. » L’émotion était très forte et le silence a régné dans les gradins du stade Jean-Alric avant le match lorsque les proches du jeune joueur ont pris place dans les gradins. Vêtus d’un t-shirt frappé du numéro 14 et du prénom de leur camarade lors de l’échauffement, les joueurs d’Aurillac ont ensuite disputé la partie avec leur nouveau maillot, sur lequel les initiales brodées « LF » surplombent le logo du club du Cantal. Il en sera de même tout au long de la saison, ont annoncé les dirigeants d’Aurillac.
Dans le couloir d’accès à la pelouse, le portrait du joueur de 21 ans a été accroché par André Bester, le coach du club cantalien. « C’est pour qu’ils l’aient à l’esprit toute l’année, à chaque fois qu’ils entreront sur le terrain », a précisé le technicien sud-africain. Outre ces hommages, les joueurs du Stade Aurillacois ont lancé une cagnotte en ligne afin de soutenir la famille de Louis Fajfrowski, qui avait récolté dimanche soir près de 22 000 euros.
Victoire en forme d’hommage
Vendredi, dans tous les stades de Pro D2, une minute d’applaudissement a précédé les matchs en hommage au joueur d’Aurillac – et à l’ancien président de la Fédération française de rugby, Pierre Camou, disparu mercredi. Après avoir respecté ce silence dimanche, la compagne de Fajfrowski et son petit frère se sont avancés pour donner le coup d’envoi de la rencontre. Dans ce match initialement programmé vendredi mais décalé afin de permettre aux joueurs cantaliens d’assister aux obsèques du trois-quarts centre vendredi dans l’Hérault, les Aurillacois sont parvenus à l’emporter in extremis.
Dans ce contexte très difficile, ses coéquipiers ont conserver l’avance acquise en première période (20-6) pour offrir un succès en forme d’hommage à leur camarade, face à un favori du championnat qui repart avec le point du bonus défensif.
L’autopsie réalisée lundi n’a pas permis de déterminer les causes de la mort brutale de Fajfrowski, survenue après un plaquage jugé normal par tous les observateurs du match de préparation contre Rodez. Des analyses complémentaires ont été ordonnées, mais ses résultats ne seront pas connus avant un mois et demi. En attendant, la mort du jeune rugbyman met à nouveau en lumière la question des commotions cérébrales dans le rugby.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Les Verts ont égalisé dans les dernières minutes de la rencontre comptant pour la deuxième journée de Ligue 1.
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Ligue 1 : Saint-Etienne ramène un point de Strasbourg, Toulouse enfonce Bordeaux

Les Verts ont égalisé dans les dernières minutes de la rencontre comptant pour la deuxième journée de Ligue 1.



Le Monde
 |    19.08.2018 à 18h01
 • Mis à jour le
19.08.2018 à 21h27
   





                        



   


Pour la seconde fois en autant de matchs cette saison, Strasbourg s’est rapidement retrouvé en supériorité numérique, dimanche 19 août, lors de la réception de Saint-Etienne. Sous une chaleur écrasante et dans une superbe ambiance, les Alsaciens, qui inauguraient leur nouvelle pelouse hybride, ont ouvert la marque et longtemps pensé l’emporter, mais les Stéphanois ont arraché un match nul en toute fin de rencontre par le jeune Makthar Gueye, buteur lors de son premier match chez les professionnels.
Comme dimanche dernier à Bordeaux, quand ils l’avaient emporté (2-0) après avoir joué en supériorité numérique dès la 13e minute, les Strasbourgeois ont usé leur adversaire avant de faire la différence à 11 contre 10, après l’expulsion du défenseur stéphanois Subotic à la 18e minute de jeu. En dépit de nombreuses parades de Stéphane Ruffier, les Verts concédaient l’ouverture de la marque par Anthony Gonçalves peu après la mi-temps (1-0, 55e).
Les hommes de Thierry Laurey auraient pu aggraver leur avance, mais le portier stéphanois a veillé au grain, et tenu ses coéquipiers à portée de fusil des Strasbourgeois. Et quatre minutes après sa première apparition sous le maillot stéphanois, le jeune Makthar Gueye, 20 ans, reprennait victorieusement un centre de Mathieu Debuchy (1-1, 88e) et offrait à Saint-Etienne l’égalisation.
Toulouse enfonce un Bordeaux sans entraîneur
Grâce à des buts d’Aaron Leya Iseka et Matthieu Dossevi, Toulouse s’est imposé au Stadium lors du « derby de la Garonne » (2-1) et a plongé encore un peu plus dans le doute des Bordelais où Éric Bédouet, entraîneur intérimaire, n’a pu faire de miracle deux jours après la mise à pied de Gustavo Poyet.
Après l’orage de vendredi avec cette mise à pied temporaire, préambule à un « entretien préalable en vue d’un éventuel licenciement » – selon le président des Girondins Stéphane Martin – vendredi prochain, Bordeaux espérait retrouver de la sérénité sur le plan du jeu. Histoire aussi d’effacer son entame manquée en L1 à domicile contre Strasbourg (2-0).

   


Mais battus également lors de leur premier match, les Toulousains ont fait bloc en défense en fin de match face à plusieurs assauts répétés des Girondins qui ont tout tenté pour revenir. Le TFC a délivré une belle partie avec un but de Leya Iseka juste avant la mi-temps puis un deuxième de Dossevi, son premier avec le club, en milieu de deuxième période. Kamano avait égalisé pour les Girondins à la 50e minute, seule occasion réelle pour Bordeaux dans cette fin de match.

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Avec quatre unités chacun au compteur, le Strasbourg et Saint-Etienne pointent respectivement aux 5e et 7e rangs du championnat. Toulouse est désormais 13e, avec trois points. Quant à Bordeaux, avec deux défaites en deux rencontres, le club occupe la 18e place du classement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Après son échec des championnats d’Europe, le champion du monde du décathlon a décidé de tourner la page en participant au décastar de Talence mi septembre. Il revient sur sa désillusion berlinoise.
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Kevin Mayer : « Je ressens le manque de décathlon »

Après son échec des championnats d’Europe, le champion du monde du décathlon a décidé de tourner la page en participant au décastar de Talence mi septembre. Il revient sur sa désillusion berlinoise.



Le Monde
 |    19.08.2018 à 07h00
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


Comment digérer l’échec lorsque l’on est habitué à gagner ? À Berlin, lors des derniers championnats d’Europe, le décathlonien Kevin Mayer a subi une grosse désillusion en manquant complètement la deuxième des dix épreuves, le saut en longueur. Grand favori, le champion du monde a abandonné. Quelques jours plus tard, l’athlète français a repris l’entraînement et se prépare pour le décastar de Talence les 15 et 16 septembre.

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Votre mésaventure berlinoise vous a-t-elle privé de vacances ?
Je fais les vacances que j’avais prévues initialement mais avec beaucoup plus d’entraînement et beaucoup moins de loisirs. Mentalement, je suis quelqu’un qui passe très vite à autre chose. Je ne pense pas beaucoup au passé. Tout ça est clairement derrière moi et je me suis déjà fixé d’autres objectifs.
Cela a dû être compliqué pendant quelques jours…
Oui, c’est sûr que depuis un an les championnats d’Europe étaient mon objectif. J’ai pris un coup de massue derrière la nuque. Au bout de trois à quatre jours j’ai réussi à relativiser et à passer à la suite.
Vous vous êtes excusé auprès du public. Normalement, ce sont plutôt les footballeurs qui s’excusent après une défaite auprès des supporteurs de leur club. Quel rapport avez-vous avec votre public ?
Je suis assez proche de mon public et très actif sur les réseaux sociaux. Je donne beaucoup et je montre par exemple mes entraînements. Je reçois énormément de messages de soutien. Bien sûr, je fais ce sport en priorité pour moi mais je sens l’attention que les gens portent à ma carrière et du coup ça m’a déçu pour eux qu’ils n’aient pas plus de spectacle que ça.
Revenons sur ce concours de la longueur. Étiez-vous trop fort, trop rapide ce jour-là ?
C’est ça, mes sensations étaient différentes de d’habitude. Je n’ai pas su les gérer. C’est très bon signe car on a travaillé énormément la longueur cette année. On s’est rendu compte qu’il fallait donner tout l’engagement possible, sinon on ne saute pas loin. Avec le surplus de forme, je n’ai pas retrouvé mes réglages et ça s’est retourné contre moi.
Il n’y avait vraiment pas la possibilité d’assurer ?
Si et j’ai essayé. ; J’ai reculé d’1 mètre et j’ai regardé la planche pour essayer de ne pas mordre lors du troisième essai. Mais il y a plus de vent et reculer n’a servi à rien. J’ai tout fait pour ne pas mordre et ce n’est pas passé.
Est-ce parce que vous aviez le record du monde en tête que vous avez préféré abandonner ?
Je n’avais pas le record en tête même si certaines personnes m’en parlaient. J’étais tout simplement en forme et je ne pouvais pas changer tous mes repères. Le problème n’était pas de continuer ou pas. J’ai tellement pris un ascenseur émotionnel que je ne pouvais plus. Mon corps ne répondait plus. On a discuté avec mon entourage pour savoir si je poursuivais. Mes jambes tremblaient et j’aurais fait de mauvaises performances.
Cette année, vous n’avez donc réalisé aucun décathlon. Ressentez-vous un manque presque physique ?
Je m’entraîne pour ça. C’est pour ça que je participe au décastar, en raison de cette grande frustration de ne pas avoir pu m’exprimer. J’espère pouvoir le faire à Talence. Dès que la déception est passée, j’ai retrouvé l’envie de retourner sur les stades d’entraînement. Je sais que beaucoup m’en ont voulu pour cet abandon. C’était un choix de raison.
Berlin est-il un rappel à l’ordre ou une expérience positive pour l’avenir ?
Il s’agit d’un rappel à l’ordre positif. Je commençais à être blasé de faire des décathlons. Tout s’enchaînait bien pour moi ces dernières années. C’est vrai que ce petit coup de poignard dans le dos m’a fait prendre conscience que j’avais besoin du décathlon. Je ressens ce manque et ça me motive encore plus.
Vous organisez dimanche une initiation au décathlon ouverte au grand public sur la plage de Saint-Jean-de-Monts. N’avez-vous pas peur de vous faire chambrer ? Plus sérieusement, est-ce important de retrouver aussi vite son public ?
Écoutez, je ne suis pas connu pour ne pas avoir de répartie (Rires). Non, je n’ai pas du tout peur. Les gens viennent pour partager le décathlon. C’est sûr que cela aurait été mieux pour mon événement de faire un résultat à Berlin mais bon on a rempli les inscriptions en un jour… Beaucoup de personnes m’envoient des messages à propos de ça. La journée va être belle.
L’année prochaine, les Mondiaux auront lieu à Doha du 29 septembre au 6 octobre. Allez-vous comme vous en avez pris l’habitude ne faire qu’un décathlon, celui des Mondiaux, ou pensez-vous en réaliser un deuxième ?
Honnêtement, je n’ai pas encore décidé. Je termine ma saison 2018 tard avec le décastar qui n’était pas prévu (15 et 16 septembre). L’an prochain, le décastar sera programmé fin juin à cause des Mondiaux décalés. C’est une période intéressante pour moi. Il est certain que j’y serai mais je ne sais pas le nombre d’épreuves sur lesquelles je m’alignerai. Une chose est certaine, plus on vise haut, plus on fait attention aux blessures. Un décathlon à très haut niveau est traumatisant mentalement et physiquement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Après la victoire du PSG à Guingamp et le nul de Monaco face à Lille, les Dijonnais grimpent à la seconde place du classement après leur victoire face à Nantes.
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Ligue 1 : Dijon sur le podium, Monaco accroché par Lille

Après la victoire du PSG à Guingamp et le nul de Monaco face à Lille, les Dijonnais grimpent à la seconde place du classement après leur victoire face à Nantes.



Le Monde
 |    18.08.2018 à 23h29
 • Mis à jour le
19.08.2018 à 12h56
   





                        


Au soir de la deuxième journée de Ligue 1, samedi 18 août, le Dijon Football Côte-d’Or (DFCO) est sur le podium du championnat de France, servi par son capitaine et buteur, Julio Tavares, qui occupe seul la tête du classement des buteurs après son doublé face à Nantes (victoire 2-0). Dans les autres rencontres de la soirée, Monaco concède le match nul face à Lille, après s’être procuré un penalty, Rennes et Montpellier ouvrent leur compteur de victoires.
Dijon-Nantes (2-0)

   


Un doublé de leur avant-centre cap-verdien, Julio Tavares, a permis à Dijon de s’imposer aux dépens de Nantes sur son terrain du stade Gaston-Gérard et de prendre provisoirement la 2e place du classement (derrière Paris, vainqueur à Guingamp). Déjà buteur à Montpellier où le DFCO, qui n’avait jamais pris un tel départ en quatre participations à la L1, avait gagné (2-1), le 11 août, Tavares porte son total à trois buts après en avoir inscrit douze en championnat la saison dernière. De leur côté, les Nantais, qui ont terminé la rencontre à dix après l’exclusion sévère d’Abdoulaye Touré, concèdent leur seconde défaite et pointent au 19e rang (0 point).
Monaco-Lille (0-0)
Contrairement à Lyon, défait 1-0 à Reims vendredi soir, Monaco n’a pas perdu samedi. Mais son entraîneur Leonardo Jardim ne se contentera sans doute pas du nul sans but de son équipe à domicile contre Lille. Bien sûr, l’équation monégasque demeure la même saison après saison : intégrer des jeunes pour les revendre plus cher qu’ils n’ont été achetés. Mais sous les yeux du sélectionneur champion du monde, Didier Deschamps, venu en voisin assister à la rencontre, les joueurs de la Principauté n’ont pas réussi à prendre l’avantage contre Lille. Et leur capitaine colombien, Radamel Falcao, pourra s’en vouloir, après avoir raté un penalty provoqué par le défenseur turc Zeki Çelik (69e). Le gardien lillois Mike Maignan a stoppé sa tentative et confirmé que les penalties étaient décidément sa spécialité. Avec un seul tir cadré (sur le penalty), Monaco ne pouvait espérer mieux que 0-0. Lille, pour sa part, peut s’appuyer sur cette belle sortie pour espérer des lendemains intéressants.

5/9 - Les penalties auxquels Mike Maignan a fait face en Ligue 1 :

👐Arrêté
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Caen-Nice (1-1)
Nice a permis à Patrick Vieira de remporter son premier point comme entraîneur de Ligue 1, en revenant avec un nul (1-1) de son déplacement à Caen. Au classement, les deux équipes se suivent, les Aiglons étant 13es alors que les Normands sont 14es, avec un point chacun. Si le Nice de Patrick Vieira reste une équipe en gestation, renouvelée, irrégulière, en manque de repères dans son animation offensive après la perte de Plea et l’absence de Balotelli, elle a su ouvrir son compteur samedi à Caen en montrant des ressources intéressantes après une première période ratée. Après l’ouverture de la marque par Bammou sur penalty, Nice a égalisé sur le tard par Ignatius Ganago.
Rennes-Angers (1-0)
Rennes, grâce à un but tardif mais exceptionnel signé Ismaïla Sarr, a engrangé sa première victoire de la saison (1-0) contre Angers. Avec trois points, les Rennais remontent provisoirement à la 12e place, alors que leur adversaire angevin conserve un compteur vierge et pointe au 15e rang. Entre deux formations défaites d’entrée – Rennes à Lille 1-3, Angers à domicile par le promu Nîmes 3-4 –, la soirée n’a pas été très prolifique en situations chaudes, en raison de l’ambition des deux coachs avant tout de rassurer des blocs secoués lors de la journée initiale. Encore en rodage et apparu émoussés par leur préparation, intégrant le fait qu’ils disputeront la Ligue Europa à partir de septembre, les Rennais se sont grandement appuyés sur la vitesse de leur ailier, Sarr, pour se montrer le plus dangereux. Et sur un éclair de leur jeune Sénégalais (81e), Rennes décroche son premier succès de la saison.
Amiens-Montpellier (1-2)
Victime de Dijon lors de la première journée, Montpellier s’est repris à Amiens, s’imposant grâce à des beaux buts de Florent Mollet, une superbe frappe en lucarne (52e), et Ellyes Skhiri (71e), contre une réalisation de Konaté pour les Picards. Les Amiénois s’inclinent pour la seconde fois et occupent la 17e place du championnat.
Vendredi, Lyon a perdu sur la pelouse du stade de Reims (0-1) et, samedi dans l’après-midi, Kylian Mbappé a sonné la révolte parisienne sur la pelouse de Guingamp (3-1).

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Le champion du monde français a signé un doublé lors de la victoire du Paris Saint-Germain sur la pelouse de Guingamp (3-1).
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De retour en Ligue 1, Kylian Mbappé, sur sa lancée de la Coupe du monde, tire le PSG du piège guingampais

Le champion du monde français a signé un doublé lors de la victoire du Paris Saint-Germain sur la pelouse de Guingamp (3-1).



Le Monde
 |    18.08.2018 à 20h08
 • Mis à jour le
19.08.2018 à 01h14
    |

            Clément Martel








                        



   


Sa présence a tout changé. Sur le banc des remplaçants à l’entame du second match de la deuxième journée de Ligue 1, Kylian Mbappé a assisté, samedi 18 août, à la promenade guingampaise face à ses partenaires en première période. Mené 1-0 par un En Avant Guingamp offensif et méritant son nom, le PSG toujours hybride – cinq joueurs formés au club dans le onze de départ – n’est parvenu à inverser la tendance qu’en seconde période. Après l’entrée en jeu, à la pause, de leur champion du monde. Vainqueurs 3-1 grâce à un doublé de Mbappé et un but (sur penalty) et une passe décisive de Neymar, les Parisiens prennent la tête du championnat avant les autres rencontres de la journée.

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Une semaine après avoir pris le meilleur sur Caen, arrivé en victime expiatoire au Parc des Princes, en ouverture de la saison, les hommes de Thomas Tuchel ont mesuré l’étendue du travail qu’il leur reste à accomplir avant d’atteindre leur rythme de croisière. Face à des Guingampais redoutables dans leur jeu direct, les Parisiens n’ont pas vu le jour en première période. Menés 1-0 après l’ouverture de la marque par Nolan Roux à la 19e minute de jeu, les coéquipiers d’un Thomas Meunier en grande difficulté auraient pu voir les Bretons doubler la mise sans un grand Buffon dans les cages et l’aide de la VAR.
Le portier italien, qui affrontait le fils de son ancien coéquipier Lilian Thuram, Marcus, s’est incliné une seconde fois en fin de première période, mais Clément Turpin, après consultation de son arbitre vidéo, refusait le but pour une faute d’un attaquant guingampais. Et les hommes d’Antoine Kombouaré pourront regretter de n’avoir pas su concrétiser leur domination. Car en seconde période, un tout autre PSG s’est présenté face à eux, sur l’impeccable pelouse du stade du Roudourou.

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« On n’a pas le temps de glander »
« La rentrée de Mbappé nous a fait très mal, a admis le défenseur Christophe Kerbrat au micro de Canal+, ça nous a cassé les jambes. Tout le monde sait que c’est un phénomène. » Entré à la pause en remplacement d’un Timothy Weah aux abonnés absents, le petit prodige parisien a porté ses coéquipiers, remobilisés, vers la victoire. Plus incisifs, plus pressants, et trouvant mieux leurs attaquants, les hommes de Thomas Tuchel ont rapidement égalisé par Neymar (sur penalty), à la suite d’une faute grossière d’Ikoko sur la star brésilienne (1-1, 53e).

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Face à un adversaire qui a par la suite pêché physiquement, le PSG aurait pu prendre l’avantage par Di Maria, mais l’Argentin trouvait le montant breton. Et comme si ça avait été écrit par les bonnes fées qui président à la destinée de Kylian Mbappé depuis son arrivée sur la planète football, c’est au seul champion du monde 2018 sur la pelouse qu’est revenu l’honneur d’inscrire le but décisif, au terme d’une belle action collective (2-1, 82e).

   


Bien servi par son compère Neymar, le Français s’est même offert un doublé dans le temps additionnel, piquant un ballon au-dessus de Johnsson au terme d’une accélération foudroyante.
« J’ai apporté quelque chose mais c’est toute l’équipe qui voulait faire autre chose, après être entrée timidement dans le match, a déclaré Mbappé après la rencontre. Que je sois entré ou non, l’équipe aurait montré un tout autre visage », a-t-il assuré. Tancés par leur entraîneur après la rencontre pour leur première période où ils n’étaient « pas prêts pour ça du tout », les Parisiens ont su se remobiliser pour inverser la tendance et prendre la tête du championnat, avec deux victoires en autant de rencontres. Quant à Mbappé, qui a signé son retour en France à la pointe de sa botte, il affirme avoir déjà digéré la Coupe du monde. « Ma carrière ne fait que commencer et j’ai des objectifs très élevés, que ce soit avec le Paris SG, avec l’équipe de France et au niveau individuel. Donc on n’a pas le temps de rester à glander ».

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Sacré champion du monde avec les Bleus, le jeune prodige reprend la compétition avec le PSG face à Guingamp, une semaine après ses coéquipiers.
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Ligue 1 : à Guingamp, le retour à la terre de Kylian Mbappé

Sacré champion du monde avec les Bleus, le jeune prodige reprend la compétition avec le PSG face à Guingamp, une semaine après ses coéquipiers.



Le Monde
 |    18.08.2018 à 16h52
 • Mis à jour le
19.08.2018 à 12h38
   





                        



   


Un an après avoir accueilli les grands débuts de Neymar sous le maillot du PSG, le stade du Roudourou de Guingamp est à nouveau la cible de tous les regards, samedi 18 août. A l’occasion de la réception de l’ogre Paris-Saint-Germain par le petit club breton, pour la seconde journée de Ligue 1, cette fois, c’est Kylian Mbappé qui va attirer la lumière. Auréolé du titre de champion du monde, conquis avec la France il y a un mois, le jeune prodige du football hexagonal effectue sa reprise avec le club de la capitale. A défaut d’être titulaire, le joueur de dix-neuf ans est sur le banc des remplaçants et pourrait entrer en cours de match.
Le champêtre Roudourou et ses 18 462 places n’ont pas tout à fait le même lustre que le stade Loujniki de Moscou, où les Bleus de Didier Deschamps ont décroché leur deuxième étoile le 15 juillet dernier. De quoi redouter une décompression de l’attaquant français, passé en quelques semaines des éloges de Pelé aux week-ends de L1 ? « Le quotidien va lui sembler un peu fade, avait averti à la mi-juillet l’ancien international Alain Giresse. A la reprise, il va y avoir une cassure tout à fait normale. Après, il va retrouver le quotidien et la magie du football va reprendre ses droits, mais quand vous sortez de là, sur le plan psychologique, il faut s’en remettre. »

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Auteur d’une Coupe du monde de haut vol, Kylian Mbappé revient au PSG avec un nouveau statut, celui de champion du monde. Et pour son nouvel entraîneur, l’Allemand Thomas Tuchel, il s’agit de canaliser la pépite qu’entend polir le PSG. « Nous devons nous concentrer sur le fait qu’il garde cette faim de victoire, qu’il garde sa concentration et la tête sur les épaules », a souligné l’ancien entraîneur du Borussia Dortmund – qui avait subi le jaillissement du gamin alors monégasque en quarts de finale de Ligue des champions, voici deux ans – vendredi. Tout en saluant l’expérience acquise par son joueur lors de son aventure au Mondial russe.
Il entend « s’affirmer un peu plus »
Second joueur le plus cher de l’histoire – et de celle du PSG – à son arrivée à Paris il y a un an (180 millions d’euros, bonus compris, contre 222 millions pour Neymar), Kylian Mbappé a passé un nouveau cap en soulevant la Coupe du monde. « Peut-être que mon statut va évoluer au sein de l’équipe parce que j’ai montré des belles choses lors de ma première saison et que j’ai continué à la Coupe du monde », avait-il observé dans un entretien à France Football, fin juillet. Une nouvelle dimension symbolisée, déjà, par un nouveau numéro de maillot : exit le 29, et place au 7 (libéré par Lucas cet hiver), un « numéro historique », selon le joueur, qui entend « s’affirmer un peu plus » avec ce changement.

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Attention toutefois à ne pas froisser les susceptibilités du vestiaire parisien en tirant trop la couverture à soi. A commencer par la pierre angulaire du projet parisien, le Brésilien Neymar, moins heureux que Mbappé en Russie (éliminé par la Belgique en quarts de finale et moqué pour ses incessantes roulades). Si Tuchel a rassuré le joueur le plus cher du monde début août en réaffirmant que le Brésilien était « [son] joueur-clé, l’un des meilleurs joueurs du monde, et aussi un artiste, un joueur créatif », « Ney » pourrait prendre ombrage de la fulgurante ascension de son jeune coéquipier.
Après les propos de Mbappé sur son potentiel nouveau statut au PSG, le défenseur du club de la capitale, Marquinhos, s’est chargé de remettre les pendules à l’heure. « C’est le terrain qui parle, je vais lui donner une claque, il ne faut pas qu’il dise ça en interview, a gentiment tancé l’international brésilien. Avant de reprendre, plus sérieusement, que les Parisiens sont « tous contents qu’un joueur énorme comme ça en Coupe du monde soit avec nous ». Et que « quand on voit ses performances en Coupe du monde, c’est normal qu’il y ait du respect ».

   


Candidat affirmé, comme Neymar, au Ballon d’or – décerné en fin d’année –, Kylian Mbappé sait que, pour y parvenir, il lui faudra entamer la saison dans la droite ligne de sa Coupe du monde. Et Thomas Tuchel n’a pas manqué d’avertir ses deux stars de l’attaque (avec Cavani, qui n’est pas encore revenu de blessure) : « Tu peux être une individualité de classe mondiale, mais sans ton équipe, tu ne gagnes rien. » Réussir son atterrissage, continuer à briller et ne pas trop se pousser du col, voilà l’équation à résoudre pour la fusée Mbappé.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Le sprinter aux huit titres olympiques, retraité de l’athlétisme depuis 2017, démarre une période test d’entraînement avec le club des Central Coast Mariners FC.
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En Australie, Usain Bolt tente de réaliser son rêve de devenir footballeur professionnel

Le sprinter aux huit titres olympiques, retraité de l’athlétisme depuis 2017, démarre une période test d’entraînement avec le club des Central Coast Mariners FC.



Le Monde
 |    18.08.2018 à 06h22
 • Mis à jour le
18.08.2018 à 10h44
   





                        



   


A l’autre bout du monde pour réaliser son rêve. Usain Bolt, la légende jamaïcaine du sprint, est arrivé samedi 17 août en Australie pour démarrer une période test d’entraînement avec le club des Central Coast Mariners Football Club dans le but de devenir footballeur professionnel.

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L’homme aux huit titres olympiques, retraité de l’athlétisme depuis 2017, y sera à l’essai pour une période « indéfinie », avant de décrocher un éventuel contrat. La formation, basée à Gosford, au nord de Sydney, espère que son nouveau joueur, âgé de 31 ans, puisse être prêt pour la reprise fin octobre de la A-League, le championnat qui réunit les meilleures formations australiennes et une néo-zélandaise.
« Tout cela est bien réel »
« Je mets toujours toutes les chances de mon côté, et je vais montrer au monde ce dont je suis capable », a déclaré Usain Bolt, qui arborait une écharpe de son nouveau club, à son arrivée à l’aéroport de Sydney, où l’attendaient de nombreux journalistes et fans.
« Tout cela est bien réel, a-t-il annoncé, alors qu’on lui demandait s’il ne s’agissait pas d’un simple coup de pub. J’ai dit, depuis ma dernière saison sur les pistes, que je voulais jouer au football et je sais que je peux le faire. »
« Je remercie les Mariners de m’offrir cette opportunité, et je suis heureux de pouvoir me sentir désormais comme à la maison en Australie. »
Aucun traitement spécial
Usain Bolt a déjà fait des essais – non concluants – avec le club allemand de Dortmund, mais aussi en Afrique du Sud et en Norvège. « La nervosité est là, mais je me sens plus excité qu’autre chose », a confié le Jamaïcain, dont le premier entraînement est programmé mardi.

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Le patron des Mariners, Shaun Mielekamp, a certifié qu’il ne bénéficierait d’aucun traitement spécial, sauf la présence d’agents de sécurité durant les séances d’entraînement pour canaliser les foules de fans. « La seule chose dont nous avons convenu est qu’Usain, pendant sa période d’essai, serait considéré comme n’importe quel joueur », a tenu à préciser M. Mielekamp.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Le joueur de 21 ans est mort peu après un match, le 10 août. Les premiers résultats de l’autopsie n’ont pas été concluants.
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Mort de Louis Fajfrowski : les obsèques du jeune rugbyman ont eu lieu ce vendredi

Le joueur de 21 ans est mort peu après un match, le 10 août. Les premiers résultats de l’autopsie n’ont pas été concluants.



Le Monde
 |    17.08.2018 à 17h21
   





                        



   


Au moins quelque 400 personnes ont assisté vendredi 17 août en l’église Saint-Jacques de Fabrègues (Hérault) aux obsèques de Louis Fajfrowski, un jeune rugbyman d’Aurillac mort brutalement vendredi 10 août à l’âge de 21 ans.
Vers 14 h 30, une cérémonie religieuse a débuté en présence de la famille et des proches du jeune homme, ainsi que des joueurs des clubs d’Aurillac, de Saint-Jean-de-Védas, le premier club de Fajfrowski, et de Montpellier, parmi lesquels Fulgence Ouedraogo, Kelian Galletier et Yvan Reilhac.
Bernard Laporte, le président de la Fédération française de rugby, Serge Simon, le vice-président, Mohed Altrad, le président du MHR, de même que Robins Tchale-Watchou, président du syndicat des joueurs de rugby professionnels, et Paul Goze, le président de la Ligue nationale de rugby, étaient également présents.
Fabrègues, dans la périphérie de Montpellier, est le village natal du jeune joueur, mort à la suite d’un choc subi au cours d’un match amical, un plaquage jugé régulier par tous les observateurs. Le jeune trois-quarts centre avait succombé après un malaise dans les vestiaires du stade Jean-Alric.
La cause de la mort inconnue pour l’heure
L’autopsie réalisée lundi 13 août n’a pas permis de déterminer les causes de la mort, selon le parquet d’Aurillac. Des analyses complémentaires ont été ordonnées dont les résultats ne seront pas connus avant un mois et demi à deux mois.
Selon le journal La Montagne, le joueur, titulaire au centre de l’attaque du Stade aurillacois, était sorti du terrain en seconde période du match contre le club de Rodez après avoir été l’objet d’un plaquage. Sonné, il avait pu se relever avec l’aide des soigneurs avant de se rendre par ses propres moyens aux vestiaires, accompagné d’un médecin. C’est aux vestiaires qu’il a perdu connaissance à plusieurs reprises. Pris en charge par le service médical et les secours supplémentaires arrivés sur place, il n’a pas pu être ranimé.

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Multiplication des commotions cérébrales
Deux pistes, considérées comme « les plus fréquentes en matière de décès de sportifs », sont envisagées par les médecins. D’une part, un « arrêt cardiaque lié à des produits dopants », même si rien, à ce stade, ne va en ce sens. D’autre part, les analyses anatomopathologiques pourraient également révéler des « traumatismes du myocarde invisibles à l’œil nu lorsqu’ils ne sont pas suffisamment importants », et que l’autopsie n’a pu déceler.
La mort du jeune joueur suit de quelques semaines celle d’Adrien Descrulhes, jeune joueur de 17 ans, qui a succombé à un traumatisme crânien après un match, fin mai. Ces deux morts alimentent le débat sur les risques liés à ce sport, où se multiplient les commotions cérébrales.
Dans un éditorial publié lundi 13 août et titré « La nausée », le journal Midi olympique, spécialisé dans le rugby, regrette que ce sport soit « de plus en plus destructeur », mettant « ses propres acteurs en danger à force de collisions à très grande vitesse ». « Un jeu de plus en plus con − on se répète, hélas − à force d’oublier la moitié de son ADN : la recherche de l’évitement, qui lui conféra longtemps une force créatrice enviée par tant d’autres disciplines », écrit le journal, selon qui « il y a désormais urgence : il faut agir pour voir, demain, le rugby changer radicalement dans son approche du jeu, en assumant ses maux actuels et la propre menace qu’il génère pour avoir cédé au tout physique ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ L’entraîneur uruguayen avait exprimé sa colère contre ses dirigeants qui ont laissé partir l’attaquant Gaëtan Laborde sans l’en avertir, menaçant de quitter le club.
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Ligue 1 : l’entraîneur de Bordeaux, Gustavo Poyet, mis à pied après avoir critiqué ses dirigeants

L’entraîneur uruguayen avait exprimé sa colère contre ses dirigeants qui ont laissé partir l’attaquant Gaëtan Laborde sans l’en avertir, menaçant de quitter le club.



Le Monde
 |    17.08.2018 à 12h01
   





                        



   


Le président de Bordeaux, Stéphane Martin, a annoncé, vendredi 17 août, la mise à pied à titre conservatoire pendant une semaine de son entraîneur Gustavo Poyet qui avait tenu des propos très durs contre sa direction la veille au soir.
« C’est un entretien préalable en vue d’un éventuel licenciement. On est dans une période d’une semaine durant laquelle il peut y avoir des échanges, donc techniquement tout est possible », a déclaré le président girondin, après avoir reçu l’entraîneur uruguayen qu’il entendra à nouveau dans une semaine.
« C’est mon plus mauvais jour dans ce club »
Gustavo Poyet s’était montré furieux en conférence de presse, jeudi soir à l’issue du match européen contre Marioupol, contre ses dirigeants qui ont laissé partir l’attaquant Gaëtan Laborde à Montpellier sans l’en avertir, menaçant de quitter le club.
« Je ne suis pas content aujourd’hui, c’est mon plus mauvais jour dans ce club », a déclaré Poyet. « Ce que le club a fait aujourd’hui avec Gaëtan Laborde, c’est une honte. J’ai demandé au club qu’il ne parte pas jusqu’à ce qu’on prenne un joueur, ils n’ont pas recruté et ils ont fait partir Laborde. »
L’entraînement et la préparation du déplacement prévu dimanche à Toulouse ont été confiés à Eric Bédouet, un de ses adjoints qui avait déjà joué les pompiers de service la saison dernière après le limogeage de Jocelyn Gourvennec.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Le quintuple champion d’Europe d’athlétisme se voit honorer vendredi soir lors du match de Ligue 1 entre le Stade de Reims et Lyon : il donnera le coup d’envoi et son nom figurera sur le maillot de son club de cœur.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Mahiedine Mekhissi : « Quand tu es rémois, tu es obligé de connaître l’histoire du Stade de Reims »

Le quintuple champion d’Europe d’athlétisme se voit honorer vendredi soir lors du match de Ligue 1 entre le Stade de Reims et Lyon : il donnera le coup d’envoi et son nom figurera sur le maillot de son club de cœur.



Le Monde
 |    17.08.2018 à 10h00
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


Tout juste auréolé d’un cinquième titre de champion d’Europe après sa victoire la semaine dernière lors du 3000 m steeple à Berlin, Mahiedine Mekhissi recevra un hommage particulier vendredi lors du match de Ligue 1 entre le Stade de Reims et l’Olympique lyonnais. L’athlète rémois raconte le lien qui l’unit à son club de cœur.
Qu’est-ce que cet hommage représente pour vous ?
C’est mon club de cœur, j’ai grandi à côté de l’ancien stade. Quand j’étais petit j’allais me balader dans le parc qui jouxtait l’enceinte. Plus jeune, on n’avait pas beaucoup d’argent et on attendait la deuxième mi-temps des matchs car à l’époque les entrées étaient alors gratuites pour tous. Le club était alors en championnat de France amateur. Mon histoire avec le Stade de Reims est longue, je connais les dirigeants, je connais pas mal de joueurs. Ce n’est pas la première fois qu’il m’honore ainsi. J’ai déjà donné pas mal de coups d’envoi mais là c’est plus que ça avec mon nom sur le maillot. C’est une vraie fierté et une reconnaissance locale. Je suis fier d’être rémois.
Vous l’avez dit, le club a traversé une période difficile quand vous étiez jeune. Connaissez-vous bien l’histoire légendaire du Stade de Reims ?
Quand tu es rémois, tu es obligé de connaître cette histoire. Le Stade de Reims c’est deux finales perdues de Coupe d’Europe des clubs champions face au Real Madrid, plusieurs titres de champions de France et deux coupes de France. On parle tout le temps de Saint-Etienne mais Reims est l’un des clubs de foot les plus mythiques de France. Je me dis parfois qu’il n’est pas reconnu à sa juste valeur. La saison dernière, on a été champion de Ligue 2 au terme d’un beau parcours. Je suis content qu’il soit remonté en Ligue 1.
Avez-vous hésité entre le football et l’athlétisme à un moment donné ?
J’ai pratiqué plusieurs sports. Le foot est une passion et occupe une place à part. Mais j’ai commencé l’athlétisme jeune et je suis vite tombé dedans. Je me serais bien vu numéro 10, grâce à mon tempérament de leader. J’aime bien mener mon équipe et distribuer les ballons.
Un numéro 10 avec de l’endurance ?
Un numéro 10 se doit d’avoir de l’endurance pour tenir tout un match, orienter le jeu en permanence. ça fait tout sur le terrain.
Après votre titre, vous avez évoqué en direct à la télévision une possible retraite avant finalement plus tard de parler des JO 2020. Qu’en est-il ?
Je me suis mal exprimé. Quand je parlais d’arrêter, je parlais d’arrêter la piste et me reconvertir sur la route. Le marathon m’attire et je pense que tous les coureurs devraient s’orienter vers cette épreuve qui est mythique. J’ai envie de me lancer après Tokyo 2020.
Vous croyez vraiment possible de remporter le titre olympique, qui vous échappe encore, au Japon ?
J’y crois, j’ai obtenu trois médailles olympiques et deux lors des mondiaux. Je suis souvent passé proche du titre. Il me reste deux ans avant les JO. J’ai encore la force et la motivation pour cela. Cette année, j’ai tenté certaines choses pour sortir de ma zone de confort en changeant ma manière de m’entraîner, en l’orientant vers le long. Je pouvais me le permettre au niveau européen. Du coup, j’ai perdu de la vitesse. Cela n’a pas marché en terme chronométrique et je vais revenir vers ce que je connais.
Quel est votre pronostic pour le match ?
Lyon est une grosse équipe. J’espère sincèrement que cela sera un beau match, qu’il y aura du spectacle. J’aimerais bien sûr que Reims l’emporte mais que le meilleur gagne.



                            


                        

                        


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Mort de Pierre Camou, ancien président de la Fédération française de rugby

Ses huit ans à la tête d’une des plus importantes organisations sportives du pays ont accompagné l’émergence de nouvelles façons de jouer au rugby.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 18h55
 • Mis à jour le
17.08.2018 à 12h34
    |

            Adrien Pécout








                        



                                


                            

En ces temps de communication à outrance, sa nature discrète pouvait désarçonner, comme son refus de se mettre en avant. Chaque conversation avec Pierre Camou laissait pourtant entendre un homme de culture et d’esprit qui gagnait à être connu. Un voyageur curieux de tous et de tout, et pas seulement de ce ballon ovale auquel l’ancien président de la Fédération française de rugby (FFR) a tant donné.
Non loin d’Uhart-Cize, son village natal, le Basque est mort, mercredi 15 août, à Ispoure (Pyrénées-Atlantiques), des suites d’une tumeur au cerveau. Trois jours avant son 73e anniversaire, l’« une des figures marquantes de l’histoire du rugby français s’en est allée », selon un communiqué lapidaire et passe-partout de la FFR, institution que le dirigeant a pourtant présidée de 2008 à 2016, jusqu’à sa défaite électorale face à Bernard Laporte.

Fils d’un métayer et d’une patronne de café, l’ancien joueur amateur a très tôt endossé la tenue de dirigeant bénévole. En 1963, encore mineur, il monte un club avec son frère aîné et beaucoup de volonté : l’Union sportive Garazi, à Saint-Jean-Pied-de-Port. Puis devient trésorier de l’influent comité Côte basque-Landes. Sans renoncer à une carrière de banquier, à Bayonne, qui le conduit au poste de fondé de pouvoir.
Un demi-siècle plus tard, M. Camou choisit le genre épistolaire pour dresser le bilan de ses deux mandats à la tête de la FFR, l’une des plus importantes organisations sportives du pays. Dans une lettre publique, il cite Albert Camus : « La vraie générosité envers l’avenir est de tout donner au présent ». Et d’ajouter : « Comme souvent quand on innove, on ne convainc pas toujours et peut-être n’ai-je pas assez communiqué ou expliqué. »
Rencontrer un nouveau public
Sa présidence accompagne l’émergence de nouvelles façons de jouer, comme autant d’alternatives aux matchs à XV contre XV, et comme autant de...




                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 16/08/2018
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Tennis : la Fédération internationale adopte une réforme radicale de la Coupe Davis

La séculaire compétition par équipes se déroulera dès 2019 lors d’une phase finale d’une semaine réunissant dix-huit équipes, en clôture de la saison, sur terrain neutre.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 16h24
 • Mis à jour le
17.08.2018 à 10h20
   





                        



   


Un tournoi raccourci, moins contraignant et plus lucratif. La Fédération internationale de tennis (FIT, ou ITF en anglais) a adopté une réforme radicale de la Coupe Davis. Réunie depuis lundi à Orlando (Floride) dans le cadre de son assemblée générale annuelle, elle a soumis au vote, jeudi 16 août, cette réforme, que beaucoup considèrent comme une « mise à mort » de la vénérable compétition par équipes. La proposition a recueilli 71,43 % de votes favorables des 120 délégués présents, soit plus que la majorité des deux tiers requise.
La FIT avait annoncé le 26 février son projet de réforme de cette épreuve par équipes. Créée en 1900, elle est, à ce jour, disputée sur quatre week-ends entre janvier et novembre. Elle est aussi chaque saison un peu plus snobée par les meilleurs joueurs.

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          Coupe Davis : un vote sur fond de zizanie



Une épreuve plus lucrative
La FIT a donc décidé de condenser l’épreuve, espérant appâter les joueurs en leur jouant l’air du « jouer moins pour gagner plus ». Le partenariat avec le groupe d’investissement Kosmos, présidé par le footballeur Gerard Piqué, porte sur vingt-cinq ans et 3 milliards de dollars (2,5 milliards d’euros environ). Il garantit 20 millions de dollars chaque année aux joueurs participants, et plus encore (21,5 millions de dollars) aux fédérations pour le développement de la pratique du tennis.

   


Avec cette réforme, fini les quatre week-ends prolongés répartis au long de l’année, à domicile ou à l’extérieur. Fini aussi les matchs en trois sets gagnants, au profit de parties en deux manches gagnantes. Terminé, enfin, les rencontres en cinq points, qui se limiteraient à deux simples et un double, soldés en une journée. Place, dès 2019, à une phase finale d’une semaine réunissant dix-huit équipes, en clôture de la saison, sur terrain neutre.

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          Est-il urgent de réformer la Coupe Davis ?



« Une renaissance »
Le projet de refonte du tournoi, qui se disputera donc fin 2018 pour la dernière fois sur l’ancien modèle, avait provoqué une levée de boucliers dans de nombreux pays. Australie, Royaume-Uni et Allemagne s’y sont opposées. En France, la fédération lui a apporté ses voix tandis que de grands noms, à l’image de Yannick Noah, victorieux de l’épreuve comme joueur puis comme capitaine, ont critiqué la FIT pour avoir « vendu l’âme d’une épreuve historique ».
La Fédération française a, en effet, rejoint les partisans de l’enterrement de première classe d’une compétition jugée obsolète, dispersée dans le temps et l’espace, et qui n’attirait plus ces dernières décennies les meilleurs joueurs mondiaux.
« C’est une décision historique qu’il fallait prendre car la Coupe Davis n’était pas en bonne santé », a d’ailleurs défendu le président de la FFT, Bernard Giudicelli, rappelant qu’un certain nombre de joueurs « ne voulaient plus consacrer huit semaines par an » à cette compétition. Pour lui, cette nouvelle formule, loin d’être un enterrement, « est plutôt une renaissance », a-t-il expliqué lors d’une conférence téléphonique, reniant le fait que cette réforme soit le symbole d’une victoire de l’argent sur la passion.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Les Bleus profitent de leur victoire à la Coupe du monde en Russie pour gagner six places, dépassant la Belgique de seulement trois points.
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Classement FIFA : la France prend la tête, devant la Belgique et le Brésil

Les Bleus profitent de leur victoire à la Coupe du monde en Russie pour gagner six places, dépassant la Belgique de seulement trois points.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 11h37
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 12h16
   





                        



   


Les nouvelles règles du classement de la Fédération internationale de football (FIFA) font le jeu de l’équipe de France de Didier Deschamps : les Bleus ont progressé de six places pour s’installer au premier rang de la liste publiée le 16 août par l’instance, qui avait annoncé une réforme de ses règles au mois de juin.
C’est la première fois, depuis le mois de mai 2002, que la France occupe la première place du classement, selon la FIFA.

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Le nouvel algorithme donne plus de place aux confrontations directes lors des compétitions internationales, réduisant du même coup l’importance donnée aux rencontres amicales. Le classement des adversaires est pris en compte, et le calcul passe d’une moyenne des résultats à un système par points, dont le nombre augmente ou diminue après chaque rencontre.
Un mois après la Coupe du monde en Russie, remportée par une équipe de France invaincue tout au long de la compétition, les bouleversements au sein du classement FIFA sont nombreux. Si la Belgique progresse, passant de la troisième à la seconde place – à seulement trois points de la France –, l’Allemagne, de son côté, tombe à la quatorzième place après son élimination lors de la phase de poule.

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Les Vatreni croates, finalistes face aux Bleus, font eux le voyage en sens inverse, en gagnant seize places pour se placer au pied du podium, derrière le Brésil. Le prochain classement FIFA sera publié le 20 septembre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Le projet controversé de réforme de la Coupe Davis est soumis au vote de la Fédération internationale de tennis, jeudi après-midi, dans un climat de concurrence avec l’ATP.
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Tennis : jour de vote pour la réforme de la Coupe Davis

Le projet controversé de réforme de la Coupe Davis est soumis au vote de la Fédération internationale de tennis, jeudi après-midi, dans un climat de concurrence avec l’ATP.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 10h09
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 12h36
   





                        



   


Le projet de grande réforme de la Coupe Davis, qui clive radicalement le monde du tennis, est soumis au vote jeudi 16 août à Orlando (Floride) entre partisans d’un tournoi raccourci et plus lucratif et adeptes d’un format centenaire boudé par les stars.
Le scrutin, qui ouvrira la dernière journée de l’assemblée générale de la Fédération internationale de tennis (ITF), est attendu entre 15 heures et 15 h 30 (heure de Paris)).
La majorité des deux tiers des voix est requise pour valider le projet défendu par le patron de l’ITF qui vise à profondément réformer la compétition internationale, créée en 1900.

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Quelque 144 fédérations nationales sont invitées à voter, certaines, représentant l’Australie, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, la France et l’Allemagne, ayant plus de poids que les autres.
Si la réforme était adoptée, la compétition centenaire, étalée sur quatre week-ends de trois jours, serait désormais disputée durant une phase finale raccourcie à une semaine entre 18 équipes, en novembre, pour clôturer la saison. L’épreuve serait centralisée sur terrain neutre et bannirait les fameux matchs en cinq sets.
Passion et argent
Le critère financier est un argument de poids pour l’ITF. L’instance a signé un partenariat juteux avec le groupe d’investissement Kosmos, présidé par le footballeur de Barcelone Gerard Piqué qui devrait être présent à Orlando : trois milliards de dollars (2,5 milliards d’euros environ) sur vingt-cinq ans, vingt millions de dollars (17 millions d’euros) annuels garantis aux joueurs, et plus encore aux fédérations, sont en jeu.
Côté sportif, le format condensé sur une semaine vise à séduire les grands noms du tennis, qui ont tendance à bouder l’événement une fois qu’ils l’ont remporté.
Trois tournois du Grand Chelem – Roland-Garros, Wimbledon et l’US Open – ont apporté leur soutien au projet. L’Open d’Australie ne l’a pas fait.
C’est en Australie que les détracteurs sont les plus virulents. La Fédération est, en effet, partenaire de l’ATP – organisatrice du circuit professionnel masculin – pour la tenue de sa World Team Cup, une compétition par équipes jouée en janvier à l’aube de la saison et dont le retour à partir de 2020 a été officialisé début juillet.
« Une transaction financière »
Pas étonnant donc de voir Tennis Australia monter au créneau contre le nouveau format, qui entrerait en concurrence avec la Coupe du monde voulue par l’ATP. La formule proposée « enlève à la Coupe Davis tout ce qui en fait un événement unique et spécial », déplore l’instance dans une lettre adressée à l’ITF.
En France, les tenants du titre de l’épreuve sont également sceptiques sur la réforme voulue par l’ITF. « Ils ont vendu l’âme d’une épreuve historique », s’est notamment désespéré le capitaine Yannick Noah.

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