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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-1"> ¤ Les ralentissements sont la hantise du vacancier et certains d’entre-eux semblent se former et disparaître comme par enchantement. Pour remédier à cela, étudions les oiseaux.
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Une histoire de cochons, d’oisons et de bouchons

Les ralentissements sont la hantise du vacancier et certains d’entre-eux semblent se former et disparaître comme par enchantement. Pour remédier à cela, étudions les oiseaux.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 18h00
   





                        



                                


                            
Carte blanche. Chaque année, c’est la même histoire : au moment même où vous ­commencez à sentir les bienfaits apaisants d’une combinaison heureuse ­de repos, de bonne chère et de soleil, vous vous retrouvez confiné dans l’une des millions d’automobiles couvrant le réseau routier hexagonal, tentant de rallier le bureau, le métro, la pluie… Année après année, vous avez bien essayé toutes les stratégies, partant plus tard, plus tôt, à la fraîche, à midi… Mais avec des centaines de kilomètres ­de bouchons sur les autoroutes françaises, ­on bute tôt ou tard contre un premier ralentissement majeur…
Face à l’agitation qui monte rapidement ­­de la banquette arrière, il faut inventer ­d’urgence une diversion. Alors n’y a-t-il pas, là devant nous, patience nous le verrons très bientôt, ce camion renversé sur le ­bas-côté, et ces 300 cochons tout roses qui se ­répandent sur les voies de l’autoroute, grognant et agitant leur queue en… tire-bouchon ? ­ A la grande déception du public, le camion va-t-il enfin être aperçu que le ­ralentissement se dissout comme par ­enchantement, sans raison apparente : adieu camion, adieux ­cochons…
L’émergence spontanée de ces bouchons dits « fantômes » a été beaucoup étudiée par les chercheurs. C’est un phénomène courant d’instabilité, quand deux solutions existent a priori pour le même problème : à trop grande densité, un état homogène (un flux régulier d’autos) coexiste avec un état inhomogène (des zones peu denses alternant avec des zones denses et très ralenties). ­Hélas, à cause de la lenteur de réaction des conducteurs, la première solution, qui minimise les temps de trajet, se déstabilise à la moindre perturbation (une biche dans un champ, un coup de frein), créant une augmentation de la densité de voitures qui enfle et développe très vite un bouchon. Il en va également ainsi de la fabrication des rides dans le sable de l’estran (rappelez-vous, c’était il y a quelques heures…) : la structure homogène existe,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-2"> ¤ D’un château l’autre (3/6). Les articles de cette série sont extraits de « Crac » de Jean Rolin (P.O.L., janvier 2019). En 1909, T.E. Lawrence, qui n’est pas encore « d’Arabie », entreprend à travers le Moyen-Orient un voyage de près de 1 800 km à la découverte des châteaux forts bâtis par les croisés.
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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-3"> ¤ Surmonter les épreuves (4/6). La recherche est souvent représentée comme infaillible, pourtant l’erreur est fructueuse pour la science. Elle est la source de découvertes, d’idées, de débats qui font avancer nos connaissances, rappelle le responsable du département physique du Palais de la découverte.
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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-4"> ¤ Editorial. La répression menée par le président du Nicaragua, qui s’accroche au pouvoir, a déjà causé la mort d’au moins 300 personnes, sans compter les centaines de disparitions.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Nicaragua : le vrai visage de Daniel Ortega

Editorial. La répression menée par le président du Nicaragua, qui s’accroche au pouvoir, a déjà causé la mort d’au moins 300 personnes, sans compter les centaines de disparitions.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 11h23
   





                        


Editorial du « Monde ». Depuis quatre mois, au Nicaragua, le président Daniel Ortega offre un spectacle d’une cruelle ironie : celui d’un ancien révolutionnaire dont les méthodes répressives rappellent les heures sombres de la dictature d’Anastasio Somoza, qu’il contribua à renverser, en 1979.
Confronté à la pire crise politique que le petit pays d’Amérique centrale ait connue depuis 1990, l’ex-révolutionnaire s’accroche au pouvoir, à 72 ans, épaulé par son épouse et vice-présidente, Rosario Murillo. La répression a déjà causé la mort d’au moins 300 personnes, sans compter les centaines de disparitions. Opposants et étudiants sont pourchassés, emprisonnés, torturés. Le clergé catholique, qui critique les méthodes du président Ortega, est persécuté. Les tristement célèbres escadrons de la mort sont réapparus sous une autre forme, celle des sinistres « turbas », groupes paramilitaires à moto, armés, qui sèment la terreur pendant les manifestations.
Celles-ci pourtant se poursuivent, depuis la première qui, le 18 avril, a tout déclenché. Ce qui était au départ un mouvement de protestation contre une réforme de la sécurité sociale et du régime de retraite est devenu une véritable révolte politique : les Nicaraguayens étaient encore des milliers, samedi 18 août, à défiler dans les rues de Managua pour demander l’arrêt de la répression, la libération des prisonniers politiques, le départ du président et des élections anticipées. La répression a permis au pouvoir de reprendre le contrôle des villes et des grandes artères, qui ont été le théâtre de scènes de guérilla urbaine. La peur a chassé de nombreux opposants ; quelque 23 000 personnes ont fui au Costa Rica voisin. Ils y ont été mal accueillis : des centaines de Costaricains brandissant des croix gammées ont protesté, samedi, à San José contre l’arrivée massive de ces Nicaraguayens fuyant la misère du deuxième pays le plus pauvre d’Amérique, après Haïti.

        Lire aussi :
         

                Nicaragua : à Managua, peur sur une ville déchirée



Aucune sortie de crise ne paraît se profiler. Le processus de « dialogue national » amorcé à la mi-mai a fait long feu. La conférence épiscopale, qui y participait, a proposé d’avancer les élections à mars 2019, en demandant à Daniel Ortega, qui totalise déjà onze ans au pouvoir, de ne pas se représenter. Mais celui-ci a déclaré vouloir aller jusqu’au bout de son mandat actuel, en 2021. En juillet, l’Organisation des Etats américains (OEA) a adopté une résolution réclamant également des élections anticipées. Washington, l’Union européenne, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, se sont joints aux condamnations. Rien n’y fait. Daniel Ortega et son épouse ne donnent aucun signe de vouloir céder une once de pouvoir et préfèrent dénoncer l’éternel « impérialisme américain ».
L’ex-révolutionnaire vieillissant aurait tort, pourtant, de se croire aussi irréductible que Nicolas Maduro, le président du Venezuela en crise. A l’exception de ce dernier et du Bolivien Evo Morales, la gauche latino-américaine n’est pas dupe. En Colombie, l’ex-candidat présidentiel de gauche Gustavo Petro l’a clairement exprimé sur Twitter : « Au Venezuela comme au Nicaragua, il n’y a pas de socialisme, il y a une rhétorique de gauche du XXe siècle pour couvrir une oligarchie qui vole l’Etat, une minorité qui gouverne pour elle-même et qui viole les droits de la majorité. » Depuis quatre mois, Daniel Ortega a montré son vrai visage. Même ses anciens alliés dans la révolution sandiniste se sont retournés contre lui. Le temps est venu de rendre un dernier service à son pays : celui de quitter le pouvoir.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-5"> ¤ Au 100e jour de la grève de la faim du cinéaste ukrainien, des dizaines de personnalités, parmi lesquelles Slavoj Zizek et Christiane Taubira, demandent sa libération immédiate.
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« Oleg Sentsov peut mourir à chaque minute qui passe »

Au 100e jour de la grève de la faim du cinéaste ukrainien, des dizaines de personnalités, parmi lesquelles Slavoj Zizek et Christiane Taubira, demandent sa libération immédiate.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 06h29
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 17h56
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Pour comprendre l’histoire d’Oleg Sentsov, la vision politique et le courage singulier dont il fait preuve, il faut remonter dix ans en arrière. Précisément à la nuit du 7 au 8 août 2008 : pour la première fois en Europe depuis la seconde guerre mondiale, un pays, la Russie, annexe par la force militaire les territoires d’un autre pays, la Géorgie. Il ne faut que cinq jours aux forces russes pour prendre les provinces géorgiennes d’Ossétie du Sud et d’Abkhazie. Ni l’Europe ni le monde ne réagissent fermement, donnant ainsi à Vladimir Poutine un sentiment de toute-puissance, face à « la faiblesse et la décadence de l’Occident ».
Alors Vladimir Poutine continue…
En février 2014, en Ukraine, les révoltes pro-européennes d’Euromaïdan [du nom ukrainien de la place de l’Indépendance, à Kiev], auxquelles participe activement Oleg Sentsov, conduisent à la destitution de Viktor Ianoukovitch [alors président], instrument de Poutine à la tête du pays. La réponse de ce dernier ne se fait pas attendre. Il annexe le mois suivant la Crimée, menaçant l’Ukraine d’une guerre. Et une nouvelle fois, ni l’Europe ni le monde ne réagissent réellement, acceptant dans les faits la volonté expansionniste russe.
Et c’est là que le destin de l’homme fort du Kremlin et celui du jeune cinéaste Oleg Sentsov se rencontrent.
Car Oleg Sentsov, lui, ne l’accepte pas.
Il est né à Simferopol, capitale de la Crimée, où il vit à l’époque avec sa femme et ses deux enfants. Il prépare son deuxième long-métrage, mis de côté le temps des révoltes d’Euromaïdan. Il dit clairement, fortement, ce qu’il pense de l’annexion par la force d’une partie de son pays par la Russie. Après les premiers morts à Maïdan, alors qu’il se prépare à rejoindre les manifestants, sa mère lui pose la question : « Pourquoi fais-tu ça ? Tu as deux enfants ! » Oleg Sentsov répond : « C’est justement pour eux que je le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-6"> ¤ Surmonter les épreuves (3/6). Alors que l’échec est vu comme une expérience positive par les magnats des nouvelles technologies, pour l’essayiste Mathilde Ramadier, il se fait aux dépens des travailleurs.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-6"> ¤     


                Mathilde Ramadier : « Echouer, un privilège que s’arrogent les patrons de la Silicon Valley »


Surmonter les épreuves (3/6). Alors que l’échec est vu comme une expérience positive par les magnats des nouvelles technologies, pour l’essayiste Mathilde Ramadier, il se fait aux dépens des travailleurs.

LE MONDE
                 |                 20.08.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
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                 |

Mathilde Ramadier (essayiste)
















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« Fail fast, fail often. » Echouez vite, échouez souvent. C’est l’un des mantras les plus répétés dans la Silicon Valley – si bien que son écho rebondit jusque dans nos oreilles. En France aussi, à Bercy, Toulouse ou encore Grenoble, on organise désormais des « failcon », des conférences sur l’échec, calquées sur le modèle californien.
Le nom fait sourire, mais force est de constater que cela a quelque chose de réjouissant. Lors de ces conférences, on y apprend non seulement qu’on a droit à l’échec mais qu’on peut même le provoquer, à bon escient.
Bill Gates, Steve Jobs et Mark Zuckerberg, pour ne citer qu’eux, en ont eu marre de l’élite des premiers de la classe et l’ont répété maintes fois : inutile d’être bon à l’école les gars, « you’re too cool for school » (« vous êtes trop cool pour aller à l’école »), renoncez à la fac, « drop out ! »
Un peu de disruption
Lors de son discours prononcé le 12 juin 2005 à l’université Stanford, Steve Jobs, alors PDG d’Apple, enjoignait même les étudiants à rester « déraisonnables ». Chic, pourrait-on se dire, c’en est fini de la tyrannie de la réussite, de l’excellence à la française ! On sait qu’on peut toujours compter sur la Silicon Valley pour nous apporter un peu de disruption.
J’ai, pour ma part, un souvenir vivace de l’esprit de compétition qui régnait au lycée, avec ses filières plus prisées que d’autres et les résultats de contrôles annoncés dans l’ordre décroissant. En prépa, en école d’art, où l’on prônait pourtant le droit à l’expérimentation, certains enseignants nous accueillaient en cours avec les cinq meilleurs travaux punaisés au mur. On devait prendre exemple sur ceux qui n’échouaient pas. Les créations les moins abouties, qu’on aurait pu commenter pour permettre de progresser, n’avaient pas droit de cité. On continuait de faire le tri entre les bons élèves et ceux qui seraient « en échec ».
Quittons la cour d’école pour les open spaces. De...


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Mathilde Ramadier : « Echouer, un privilège que s’arrogent les patrons de la Silicon Valley »
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                                                Par                        Mathilde Ramadier (essayiste)













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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-7"> ¤ Editorial. Avec la disparition de l’ancien secrétaire général de l’ONU s’efface un peu plus un ordre du monde fondé sur les valeurs qui avaient présidé à la création des Nations unies.
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Kofi Annan, un homme de paix

Editorial. Avec la disparition de l’ancien secrétaire général de l’ONU s’efface un peu plus un ordre du monde fondé sur les valeurs qui avaient présidé à la création des Nations unies.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 11h31
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 10h46
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Depuis l’annonce de son décès, le 18 août, une pluie d’hommages a salué la mémoire de Kofi Annan. Angela Merkel, Vladimir Poutine, Theresa May, Emmanuel Macron, les anciens présidents américains Bill Clinton et Barack Obama, et bien d’autres responsables, notamment africains, ont rappelé les convictions, le courage et la sagesse de ce croisé de la paix que fut l’ancien secrétaire général de l’ONU – entre 1997 et 2006.
Chacun fera le tri entre les éloges, ceux qui expriment une sincère admiration et ceux qui relèvent davantage des convenances, voire des larmes de crocodile diplomatiques. Mais tous témoignent, sans aucun doute, qu’avec la disparition du Prix Nobel de la paix 2001 s’efface un peu plus un ordre du monde fondé sur les valeurs qui avaient présidé à la création des Nations unies au lendemain de la seconde guerre mondiale.

        Lire aussi :
         

                Mort de Kofi Annan, conscience morale planétaire



Certes, la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 et l’ambition de régler les conflits internationaux par le droit et la diplomatie internationale ont trop souvent fait figure de vœux pieux. Kofi Annan lui-même en fit l’amère expérience à maintes reprises. Ainsi lorsque, alors chargé des opérations de maintien de la paix de l’ONU, il assista, ­impuissant, au génocide rwandais en 1994 ou au massacre de Srebrenica, dans l’ex-Yougoslavie, en 1995.
Défénseur des valeurs humanistes
De même, en dépit de ses efforts inlassables, il ne put dissuader les Etats-Unis de George W. Bush de déclencher en 2003 une guerre qu’il n’hésita pas à qualifier d’« illégale » contre l’Irak de Saddam Hussein – intervention dont les conséquences restent aujourd’hui encore désastreuses. En 2012 enfin, il avait accepté, à la demande de son successeur, Ban Ki-moon, une mission de la dernière chance pour tenter de circonscrire la guerre civile qui débutait en Syrie ; six mois plus tard, il se résignait à jeter l’éponge, tristement conscient de l’impuissance de la diplomatie face au déchaînement de la violence dans cette région du monde et à l’inaction, pusillanime ou intéressée, des grandes puissances.

        Lire aussi :
         

                Mort de Kofi Annan : les dates marquantes de sa carrière à l’ONU



Il n’empêche, ce sont ces valeurs humanistes – les droits de l’homme comme fondement de la légitimité internationale – que Kofi Annan n’a cessé de défendre, sans irénisme mais avec abnégation, tout au long d’une vie de diplomate entièrement dévouée à l’ONU. Ce sont ces mêmes valeurs qu’il ­promouvait, en 2005, en faisant adopter par l’Assemblée générale de l’ONU le principe, inspiré du droit d’ingérence, de la « responsabilité de protéger » les populations civiles, y compris contre la souveraineté d’un Etat.

        Lire aussi :
         

                Jean-Marie Guéhenno : « Kofi Annan avait choisi de parier sur le meilleur de l’humanité »



Epoque révolue, dira-t-on, où le Conseil de sécurité (sans l’appui duquel le secrétaire général est réduit au ministère de la parole) s’efforçait encore d’agir, où la Russie n’avait pas encore imposé sa stratégie de puissance, où la Chine n’était qu’un géant en devenir, où les Etats-Unis enfin n’avaient pas totalement renoncé à régler de façon multilatérale les défis et les conflits de la planète.
C’est exact. Les dérèglements du monde, les égoïsmes stratégiques des grandes puissances, les protectionnismes économiques ou climatiques, le mépris désormais ouvertement assumé, à Washington ou à Moscou notamment, des règles du droit et de la force des traités ont balayé l’espoir de régulations collectives. « La loi du plus fort, et non plus la force de la loi », selon la formule de Kofi Annan, s’impose chaque jour davantage.
Cela ne rend que plus indispensable la ­poursuite du combat pour la paix du gentleman Annan.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-8"> ¤ Après le scandale de pédophilie qui vient de mettre en cause l’Eglise catholique de Pennsylvanie, l’écrivaine Nancy Huston, dans une tribune que publie « Le Monde », demande au souverain pontife de mettre fin au dogme du célibat des prêtres.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-8"> ¤                     


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« François, arrêtez le massacre » : la supplique de Nancy Huston au pape sur la pédophilie

Après le scandale de pédophilie qui vient de mettre en cause l’Eglise catholique de Pennsylvanie, l’écrivaine Nancy Huston, dans une tribune que publie « Le Monde », demande au souverain pontife de mettre fin au dogme du célibat des prêtres.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 15h26
    |

Nancy Huston (écrivaine franco-canadienne)







                        



                                


                            

Tribune.
Cher François,
Je vous écris un 15 août, jour de l’Assomption de la Vierge, ayant appris ce matin à mon réveil, en écoutant la radio, le nouveau scandale de pédophilie qui, en Pennsylvanie cette fois, vient « éclabousser » l’Eglise catholique : sur une période de soixante-dix ans, 1 000 enfants abusés ou violés par des prêtres et, compte tenu de la célérité des intéressés à escamoter les preuves et de la honte des victimes à témoigner, on peut être certains que ce chiffre est encore inférieur à la vérité. Pour nombreux qu’ils soient, les cas connus ne constituent sûrement que la pointe de l’iceberg.
Comme moi, comme d’autres, vous devez être frappé par la ressemblance entre cette salve de révélations « scandaleuses » et une autre, qui défraie l’actualité depuis bientôt un an : celle des témoignages #metoo sur le harcèlement sexuel. Ici et là, même propension des hommes à profiter de leur pouvoir pour satisfaire leurs besoins sexuels.
Si l’on mettait à la disposition des enfants du monde entier un site Internet sur lequel ils pourraient déposer leur plainte en toute impunité, ce « balancetonpretre » provoquerait à coup sûr un tsunami mondial qui, par sa violence et son volume, dépasserait j’en suis certaine celui de « balancetonporc ». Seraient encore reléguées au silence, il est vrai, les nombreuses victimes qui, en raison de leur jeune âge (18 mois, exemple entendu ce matin) ou de leur misère (d’innombrables enfants du tiers-monde, illettrés et/ou non connectés) n’auraient pas accès au site.

Bien entendu, la dénonciation ne suffit pas. On peut s’égosiller jusqu’à en perdre la voix, si l’on ne change pas les données qui « engendrent » ces gestes intempestifs, ils continueront à se produire. Pour les harceleurs de tout poil, il serait de la toute première importance de chercher les causes de leur passage à l’acte machiste. Pour les prêtres...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-9"> ¤ Surmonter les épreuves (2/6). Les 20 millions de Français atteints de maladies chroniques ressentent un écart douloureux à la vie dite « normale ». Dépendants, ils doivent être protégés de la solitude : les relations, non exclusivement médicales, en particulier de la présence des êtres chers, sont primordiales.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-9"> ¤     


                Céline Lefève : « La maladie chronique révèle les liens affectifs qui nous tiennent en vie »


Surmonter les épreuves (2/6). Les 20 millions de Français atteints de maladies chroniques ressentent un écart douloureux à la vie dite « normale ». Dépendants, ils doivent être protégés de la solitude : les relations, non exclusivement médicales, en particulier de la présence des êtres chers, sont primordiales.

LE MONDE
                 |                 19.08.2018 à 17h00
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                 |

Céline Lefève (Maître de conférences en philosophie de la médecine à l’université Paris-Diderot)
















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Parler aujourd’hui de la maladie comme d’une épreuve, se demander comment nous la surmontons et ce qu’elle nous apprend, requiert de se tourner vers les maladies chroniques. Elles affectent de plus en plus de personnes, prenant des formes très diverses : depuis celles dont les symptômes sont bien régulés jusqu’aux évolutives, invalidantes, parfois rares, en passant par de nouvelles allures fragiles de vie, par exemple liées au diagnostic d’une maladie génétique ou aux suites d’une maladie grave, comme un cancer. Les maladies chroniques dessinent des vies particulières dont la difficulté et les trajectoires appellent un nouveau regard, tant social que médical. Alors que 20 millions de personnes en France sont concernées, celles-ci sont encore trop peu visibles, par exemple, dans les médias et les arts.
La maladie chronique est l’expérience même de la contradiction, l’expérience du conflit entre une tendance au chaos et à l’usure, et la résistance et l’inventivité d’un malade qui cherche à y nicher une vie supportable et à y insuffler espoir et liberté.
La médecine commence seulement à se concevoir autant comme une lutte que comme un soin de la personne malade chronique, un soutien dans son travail de construction de « la vie avec la maladie ». Précisément, cette expression ainsi que celle d’empowerment, qui désigne l’autonomisation et la reprise de pouvoir du malade sur sa pathologie, sont devenues familières dans la médecine de la chronicité. Elles disent qu’il est nécessaire mais aussi possible de faire de la maladie chronique une partie – et non le tout – de sa vie. Toutes les formes de soins (médical dans ses dimensions somatique et psychique, mais aussi amoureux, amical, social, à travers le travail ou l’art) visent à contrer la tendance de la maladie à déposséder le malade de sa propre vie, à le déloger de ses habitudes, de ses projets, de ses désirs, mais aussi à l’exclure de la vie des autres avec ses rythmes,...


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                                                Par                        Céline Lefève (Maître de conférences en philosophie de la médecine à l’université Paris-Diderot)













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Jean-Marie Guéhenno : « Kofi Annan avait choisi de parier sur le meilleur de l’humanité »

Dans une tribune au « Monde », le diplomate Jean-Marie Guéhenno rend hommage à l’ancien secrétaire général de l’ONU et Prix Nobel de la paix, mort samedi 18 août, dont il fut un proche collaborateur.



LE MONDE
 |    19.08.2018 à 16h51
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 09h04
    |

Jean-Marie Guéhenno (Diplomate, ancien secrétaire général adjoint au Département des opérations de maintien de la paix de l’ONU (2000-2008))







                        



                                


                            
Tribune. Sa posture était merveilleusement droite, à faire honte à tous les dos ronds de la Terre. Il marchait d’un pas toujours rapide, au point d’essouffler ses collaborateurs moins sportifs que lui. Il avait l’irrésistible énergie d’un homme tout entier tourné vers l’avenir, un homme qui ne se retourne pas mais, tel un alpiniste montant à l’assaut d’une falaise, est déjà en train de chercher la prochaine prise.

Kofi Annan avait une fois pour toutes choisi d’aller de l’avant en pariant sur le meilleur de l’humanité. Ce n’était pas, chez cet homme à l’intelligence intuitive, le reflet d’une quelconque naïveté, mais plutôt le pari réfléchi que l’on obtient davantage par la confiance que par la méfiance. Une confiance qu’il témoignait d’abord à son équipe. Celle-ci lui était d’autant plus loyale qu’il lui laissait une extraordinaire liberté d’action.
« Ayant réussi à établir des rapports de confiance avec la plupart des dirigeants internationaux, il pouvait ainsi peser, à la marge, sur le cours des événements »
Il avait ainsi rassemblé autour de lui un improbable attelage – typiquement onusien –, où un Pakistanais côtoyait un Indien, tandis que mon collègue britannique et moi-même, vestiges des vieux empires coloniaux, étions fiers de servir un homme dont la jeunesse avait été marquée par la libération de l’Afrique. Il savait que cette libération n’était pas achevée, et je n’ai pas oublié le voyage à Addis-Abeba [en 2004, pour le troisième sommet de l’Union africaine], où il tança les dirigeants qui s’accrochent à leur pouvoir : les premiers rangs, où étaient assis les chefs d’Etat, applaudirent moins que les derniers…
Nouvel ordre mondial
Formé à la pensée libérale dans une université américaine, il s’efforça, tout au long de ses deux mandats de secrétaire général des Nations unies [de 1997 à 2006], de poser dans quelques grands discours programmes les principes d’un nouvel ordre mondial où la souveraineté...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-11"> ¤ Analyse. Pour le journaliste du « Monde » Blaise Gauquelin, il paraît utile, voire urgent, de débattre encore des enseignements de cet « autre 68 ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 18/08/2018
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La mémoire occultée du « printemps de Prague »

Analyse. Pour le journaliste du « Monde » Blaise Gauquelin, il paraît utile, voire urgent, de débattre encore des enseignements de cet « autre 68 ».



LE MONDE
 |    19.08.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 17h23
    |

            Blaise Gauquelin (Bratislava, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Analyse. On s’intéresse à lui et il s’en étonne. A 70 ans, Pavol Dubcek exerce encore comme chirurgien à Bratislava, la capitale slovaque. Que ce soit dans son pays ou en Répu­blique tchèque, personne n’a pensé à le solliciter, à l’occasion du cinquantième anniversaire de l’écrasement militaire, les 20 et 21 août 1968, du « printemps de Prague ». Dans un foisonnement culturel et politique sans précédent, cet « autre 68 » vit pourtant le Parti communiste tchécoslovaque (PCT) tenter en vain d’inventer un « socialisme à visage humain ».
A l’idée de mourir sans pouvoir léguer les archives de son père à un musée ou à une fondation, Pavol Dubcek fond en larmes tel un enfant
Ce fut pourtant son père, le réformateur Alexandre Dubcek, qui, devenu secrétaire général du PCT le 5 janvier 1968, voulut donner une orientation démocratique au gouvernement du pays. Un demi-siècle après l’invasion par les troupes du pacte de Var­sovie et l’écrasement de cette tentative, vingt-six ans après le décès du « grand homme », réduit par Moscou à des fonctions subalternes loin de Prague, son fils Pavol ne sait que faire de ses archives. A l’idée de mourir sans pouvoir les léguer à un musée ou à une fondation, il fond en larmes tel un enfant.
Pour lui, il s’agit là d’une injustice. L’ancien premier secrétaire ne joua-t-il pas un rôle crucial dans l’histoire de l’empire soviétique et de l’Europe, en tentant de se débarrasser du stalinisme et en proposant la réforme la plus aboutie dans le cadre soviétique ? Ne paya-t-il pas de sa personne, en devenant le « jardinier de Bratislava », comme le chanta Alice Dona ? Son fils le voit encore, le dos courbé, biner ses pommes de terre et donner des graines aux poules, après avoir connu les plus hautes sphères du pouvoir.
De véritables trésors dans de modestes placards
« Sur notre planète qui va si mal, les hommes politiques ayant sacrifié leur ambition pour mener leurs semblables...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-12"> ¤ Un manuel pour deux (6/6). A la découverte des duos qui ont créé nos livres de classe. Cette semaine, les auteurs du « Roland-Barthes sans peine », un ouvrage parodique en dix-huit leçons, paru en  1978, censé démonter, avec facétie et humour, les ressorts de l’œuvre du sémiologue.
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Un manuel pour deux (6/6). A la découverte des duos qui ont créé nos livres de classe. Cette semaine, les auteurs du « Roland-Barthes sans peine », un ouvrage parodique en dix-huit leçons, paru en  1978, censé démonter, avec facétie et humour, les ressorts de l’œuvre du sémiologue.

LE MONDE
                 |                 18.08.2018 à 13h00
                 |

                            Philippe-Jean Catinchi

















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« Vous l’avez tué ! » La formule, abrupte, est du philosophe Michel Foucault, collègue de Roland Barthes au Collège de France. Ceux à qui elle s’adresse : Michel-Antoine Burnier et Patrick Rambaud, dont l’aventure partagée au magazine Actuel avait scellé l’amitié. Pour excessif qu’il soit, le verdict était éloquent. Quand parut en 1978 chez Balland Le Roland-Barthes sans peine, sorte d’initiation à une langue qui n’est pas tout à fait du français tout en semblant en être, les réactions avaient été si fortes et les rieurs si nombreux que le sémiologue en avait été blessé. La parodie était d’autant plus efficace que, plutôt que de grossir le trait d’une expression obscure aux non-initiés, elle en démontait les ressorts. Au point qu’on finissait par ne plus pouvoir distinguer un texte original de sa charge.
Le choix du manuel pédagogique participe d’une révérence et d’une mise en garde. On n’a pas affaire avec le « R. B. » (puisqu’« en Roland-Barthes, Roland Barthes se dit R. B. ») à un sabir pittoresque mais réservé aux seuls amateurs de curiosités linguistiques, mais bien à un langage promis à l’universalité, comme le précise la docte introduction de cette initiation didactique. Preuves à l’appui, avec nombre d’exemples puisés aux sources les plus variées, brassant postures idéologiques, engagements artistiques et identités, géographiques comme sexuelles, le R. B. « deviendra bientôt obligatoire », précisent les auteurs, guides bienveillants au « royaume du Textuel ».
« Morceaux choisis »
Dès lors, après une brève proposition de méthodologie (rythme de l’apprentissage, suggestion de révision pour une parfaite assimilation), dix-huit leçons livrent les clés d’un langage dont l’ésotérisme se dissipe pour qui suit scrupuleusement le programme. Ne reste plus qu’à éprouver ce savoir tout neuf par un test double, thème et version (avec corrigés, pour une meilleure évaluation), et à s’adonner à la...


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                                                Par                                                    Philippe-Jean Catinchi














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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-13"> ¤ Editorial. Délais de prise en charge, soignants à bout, patients abandonnés, la situation dans les services de psychiatrie est critique. Les pouvoirs publics ne semblent pas en mesurer la gravité.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

La psychiatrie, un secteur en état d’urgence

Editorial. Délais de prise en charge, soignants à bout, patients abandonnés, la situation dans les services de psychiatrie est critique. Les pouvoirs publics ne semblent pas en mesurer la gravité.



Le Monde
 |    18.08.2018 à 10h52
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19.08.2018 à 13h41
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Le diagnostic est largement partagé : la psychiatrie publique française est en pleine dépression. Ces dernières années, de nombreux rapports en ont fait le constat unanime. Sur le terrain, tout contribue à cette crise : des délais sans fin de prise en charge, des soignants usés et désabusés, des familles et des patients qui se sentent abandonnés. La ministre de la santé, Agnès Buzyn, a elle-même reconnu, il y a quelques mois, qu’« il n’y a pas eu un vrai investissement depuis des années » en psychiatrie, et elle a déploré un état de « souffrance générale » des professionnels et des malades.
Personne, pourtant, ne semble véritablement mesurer la gravité de cette situation. Cette indifférence, voire cette cécité, est aussi alarmante qu’incompréhensible, alors que, au cours de sa vie, un Français sur cinq connaîtra un trouble psychique justifiant un suivi médical. En 2016, 2,1 millions de patients (dont un quart âgés de moins de 18 ans) ont été pris en charge, soit par les quelque 3 900 centres médico-psychologiques répartis sur le territoire, soit par les hôpitaux psychiatriques, qui ont accueilli 417 000 malades.

        Lire aussi :
         

                Dans les hôpitaux psychiatriques, les soignants dénoncent une situation « critique »



Ces derniers mois, les signaux d’alerte sont passés au rouge les uns après les autres. Dans les hôpitaux psychiatriques de Bourges, Allonnes, Rennes, Amiens ou Saint-Etienne, les personnels se sont mis en grève pour réclamer les moyens d’exercer dignement leur métier, lassés d’être devenus de simples gardes-malades. En juin, à l’hôpital du Rouvray, à Sotteville-lès-Rouen, nombreux sont ceux qui ont mené une grève de la faim de près de deux semaines avant d’obtenir la création d’une trentaine de postes d’infirmiers et d’aides-soignants. En outre, ces tensions sont aggravées par la « banalisation » choquante du recours à la contention et à l’isolement, dénoncée en 2016 par le Contrôleur général des lieux de privation de liberté.
Les CMP de plus en plus engorgés et débordés
La situation n’est pas moins critique dans les centres médico-psychologiques (CMP). Ces structures, développées depuis un demi-siècle dans le cadre de la sectorisation de la psychiatrie publique, constituent un maillon essentiel, entre la médecine générale et l’hôpital, de la prise en charge des problèmes de santé mentale – en particulier pour les enfants et les adolescents adressés par les psychologues scolaires. Or, elles sont souvent les premières victimes des restructurations des hôpitaux dont elles dépendant. Faute, là encore, de moyens, les CMP sont de plus en plus engorgés et débordés. Les délais de prise en charge s’allongent jusqu’à plusieurs mois, voire un an, en pédopsychiatrie, au risque de rendre caduque leur mission de dépistage et de prévention.

   


L’origine de cette crise est connue : des patients toujours plus nombreux et des moyens toujours plus contraints. Entre 2010 et 2016, près de 300 000 personnes supplémentaires ont ainsi été suivies en psychiatrie. Le Syndicat des psychiatres des hôpitaux estime qu’entre 900 et 1 000 postes de psychiatres sont aujourd’hui non pourvus. Même si cela a longtemps répondu à la volonté de sortir de la logique « asilaire », le nombre de lits à temps complet en hôpital a été réduit de 70 % durant les trois dernières décennies. Au point que la pénurie de lits est devenue, bien souvent, un critère de la durée des soins des patients.
Le président de la République doit annoncer, en septembre, une grande réforme du système de santé. Il ne faudrait pas que la psychiatrie en soit le parent pauvre. Il est urgent, au contraire, d’entendre le cri d’alarme des soignants.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-14"> ¤ Rien ne dit encore, estime le sociologue Smaïn Laacher dans une tribune au « Monde », que la réforme du droit de l’héritage proposée par le président Béji Caïd Essebsi se concrétisera. Mais la Tunisie fait montre, une nouvelle fois, de son originalité dans le monde arabo-musulman.
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« En Tunisie, le désir d’égalité entre les femmes et les hommes fait son chemin »

Rien ne dit encore, estime le sociologue Smaïn Laacher dans une tribune au « Monde », que la réforme du droit de l’héritage proposée par le président Béji Caïd Essebsi se concrétisera. Mais la Tunisie fait montre, une nouvelle fois, de son originalité dans le monde arabo-musulman.



Le Monde
 |    18.08.2018 à 06h30
    |

Smaïn Laacher (professeur de sociologie à l’université de Strasbourg)







                        



                                


                            

Tribune. Il y a un an, une parole d’Etat, celle du président de la République tunisienne, Béji Caïd Essebsi, proposait de modifier deux dispositions très sensibles, explicitement codifiées en défaveur des femmes : celle de l’héritage et celle du mariage avec un non-musulman. Rappelons pour mémoire qu’en Tunisie, conformément à la loi coranique, une femme n’hérite que de la moitié de ce qui revient à son frère (verset 11 de la Sourate des femmes : « Dieu vous recommande, en ce qui concerne vos enfants : aux mâles l’équivalent de la part de deux femmes… »). De plus, en aucun cas elle ne peut prendre cette décision jugée hérétique d’épouser un non-musulman, et ce conformément à une circulaire de 1973 que le président Essebsi a promis d’effacer du paysage juridique.

Comme il se doit en pareille circonstance, le pouvoir central a nommé, fin 2017, une commission appelée la Commission des libertés individuelles et de l’égalité (Colibe), chargée de faire des propositions sur de nouvelles « libertés individuelles » et une « égalité » réelle entre les citoyens. Cette commission est présidée par la députée Bochra Belhadj Hmida, militante internationalement connue pour son combat pour l’égalité des droits entre les femmes et les hommes. Les objets de litige sont nombreux et publics entre Tunisiens : le délai de remariage des femmes, l’homosexualité, la peine de mort, le statut du chef de famille (en arabe dialectal : moul dar, « le maître de la maison »), etc.
Mais ce qui a suscité controverses et anathèmes, ce sont seulement deux « ouvertures » : l’égalité dans l’héritage et le mariage avec des non-musulmans. L’enjeu est ici, en particulier en matière successorale, indissociablement symbolique et socio-économique. Pour le moment, nous en sommes aux débats et aux indignations. Rien ne dit que cela se traduira en propositions législatives. Nombreux sont d’ailleurs ceux qui le laissent entendre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-15"> ¤ Surmonter les épreuves (1/6). La séparation résulte souvent d’une volonté d’affirmation d’une nouvelle identité analyse la professeure de philosophie.
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                Claire Marin : « La rupture amoureuse est l’occasion de découvrir ce dont nous sommes capables »


Surmonter les épreuves (1/6). La séparation résulte souvent d’une volonté d’affirmation d’une nouvelle identité analyse la professeure de philosophie.

LE MONDE
                 |                 17.08.2018 à 17h00
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Claire Marin (professeure de philosophie)
















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Dans une rupture amoureuse, il reste un sentiment que les anciens amants partagent encore, celui de vivre une cassure intérieure, qui touche profondément à leur identité. Qu’elle soit décidée ou subie, la rupture interroge ce que nous sommes ou ce que nous croyions être.
D’une rupture, on peut avoir le sentiment qu’elle est une erreur, un terrible gâchis ou au contraire qu’elle est nécessaire. Même si on en souffre. On peut reconnaître qu’il se joue dans cette décision et les actes qui la concrétisent l’expression d’une vérité intérieure qui ne peut plus se taire.
La rupture s’impose lorsque la fidélité à soi, à ce soi qui nous définissait jusqu’alors, n’est plus tenable. Rester constant serait nier la puissance et la réalité d’une modification qui s’est opérée en nous.
La fidélité à soi – et à celui ou à celle qu’on aimait – est désormais impossible, parce qu’on a déjà été intérieurement rompu, rendu étranger à soi par un Autre. Un autre objet d’amour – une femme, un homme, un enfant, une œuvre –, une autre passion – gagner, réussir, séduire, créer – se sont immiscés entre les amants et ont produit un écart, une distance.
Une expérience nouvelle, heureuse ou tragique, a intimement ébranlé le sentiment de soi, a dévié les polarités de l’existence, remodelé les affects. Ce tremblement secret ne peut pas le rester. Ce bouleversement profond de notre définition était peut-être en cours depuis longtemps. La fêlure, le doute sur soi existaient déjà et cette altérité s’y est engouffrée, appelée par la faille.
L’ivresse d’une nouvelle vie
C’est dans cette perspective qu’on évoque souvent l’idée que la rupture nous révèle à nous-même. Elle serait alors l’expression d’une vérité intime, affirmation d’une nouvelle identité incompatible avec l’ancienne et avec les engagements pris.
L’intensité ressentie (« se sentir vivant ») serait le signe évident de l’authenticité, de la coïncidence avec soi. Mais peut-être l’ivresse d’une...


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Claire Marin : « La rupture amoureuse est l’occasion de découvrir ce dont nous sommes capables »
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                                                Par                        Claire Marin (professeure de philosophie)













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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-16"> ¤ Bon courage ! 6|6. Il n’est pas question ici d’héroïsme, mais de cette vertu qui fait tenir au quotidien. Cette semaine, la philosophe et ancienne sportive de haut niveau fait du courage un acte exceptionnel que l’on tente pour la première fois ou qui nous paraît infranchissable.
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                Isabelle Queval : « L’effort physique permet d’exister plus fort »


Bon courage ! 6|6. Il n’est pas question ici d’héroïsme, mais de cette vertu qui fait tenir au quotidien. Cette semaine, la philosophe et ancienne sportive de haut niveau fait du courage un acte exceptionnel que l’on tente pour la première fois ou qui nous paraît infranchissable.

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                 |                 17.08.2018 à 13h00
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                            Julie Clarini

















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Ancienne joueuse de tennis de haut niveau, Isabelle Queval développe depuis plusieurs années une réflexion philosophique sur l’effort physique. Enseignante-chercheuse à l’Institut national supérieur de formation et de recherche pour l’éducation des jeunes handicapés et les enseignements adaptés (INSHEA) et au Groupe de ­recherche sur le handicap, l’accessibilité et les pratiques éducatives et scolaires (Grhapes), elle est notamment l’auteure de S’accomplir ou se dépasser. Essai sur le sport contemporain (Gallimard, 2004) ou encore Philosophie de l’effort (Cécile Defaut, 2016).
Montrer du courage, en manquer, sont des expressions que nous employons facilement quand nous commentons les actes sportifs. Mais l’usage de la notion de courage est-il pertinent dans ce contexte ?
Je vous répondrai en plaçant le dépassement de soi à l’articulation entre l’effort et le courage. La notion d’effort est beaucoup plus extensible que celle de courage parce qu’elle est, d’une certaine manière, consubstantielle à la vie humaine. En effet, vivre, c’est déjà être dans l’effort, puisque c’est se dépasser dans le temps, à chaque seconde. C’est au fond une projection vers l’avant, consubstantielle à la vie. Mais l’effort peut aussi être conscient : c’est le fait d’organiser cette projection, de la planifier. On se dit par exemple : « Je vais faire des efforts pour m’améliorer dans le sport, à l’école, etc. » On attend de cette somme d’efforts planifiés qu’elle nous emmène vers un ailleurs, vers le progrès avéré, vers le record – ce qui se produit ou non. Le courage intervient quand on a la conscience que ce qu’on a à réaliser dépasse ce qu’on a déjà fait. Ce dépassement n’est plus simplement d’être dans le flux de l’existence, mais de se préparer à affronter ce qu’on n’a jamais fait, voire ce que l’on se représente comme infranchissable.
Le courage peut donc recouvrir de toutes petites choses comme parler en public si j’en...


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                                                Propos recueillis par                                                    Julie Clarini














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Au Mali, une deuxième chance pour « IBK »

Editorial. Après un premier mandat décevant, le président dispose de cinq ans de plus pour réduire le divorce avec les Maliens et remettre à flot le pays.



Le Monde
 |    17.08.2018 à 11h26
 • Mis à jour le
17.08.2018 à 18h14
   





                        



   


Editorial du « Monde » Ereintés par la pauvreté, déprimés par la conjugaison de violences intercommunautaires et d’attentats djihadistes, les Maliens suffoquent. Mais l’on peut douter que la réélection du président Ibrahim Boubacar Keïta, dit « IBK », annoncée jeudi 16 août, leur procure un bol d’air salutaire tant l’atmosphère du pays est viciée.

        Lire aussi :
         

                Au Mali, le président Ibrahim Boubacar Keïta réélu



Sur le papier, le paysage n’est pas si sombre. IBK a remporté un scrutin pluraliste en distançant largement son adversaire, l’ancien ministre des finances Soumaïla Cissé, à l’issue d’un processus électoral jugé globalement acceptable par les nombreux observateurs internationaux déployés dans le pays. Les 31 points de différence entre les deux hommes auraient de quoi lui garantir sérénité et légitimité pour mener des réformes indispensables afin de réduire l’extrême pauvreté dont souffrent neuf millions de Maliens, soit la moitié de la population. La croissance économique – 5 % depuis plusieurs années – du premier producteur de coton d’Afrique, extracteur d’or non négligeable et récipiendaire, chaque année, d’un milliard d’euros d’aide internationale, offre une marge de manœuvre.
Défiance croissante de la population
Mais il y a une autre lecture, moins optimiste, des résultats de l’élection présidentielle. Elle pose la question de la vitalité de la démocratie malienne : à peine plus d’un électeur sur trois s’est en effet déplacé pour le second tour du scrutin. L’insécurité dans le nord et le centre du pays n’explique pas tout. Cette abstention massive traduit la défiance croissante de la population envers les leaders politiques. « Les Maliens voient les élections comme une impasse », analyse ainsi le philosophe malien Issa N’Diaye. En cause, une génération d’hommes politiques issue du même moule – l’Alliance pour la démocratie au Mali (Adema) –, qui écrase la scène depuis la chute de la dictature de Moussa Traoré, en 1991.

        Lire aussi :
         

                A Bamako, la victoire d’IBK fêtée par les uns, rejetée par les autres



Ce n’est certes pas une spécificité malienne. Sauf que ces présidences successives n’ont pas pu empêcher le pays d’être miné par l’insécurité et rongé par la corruption, le népotisme ou les affaires douteuses, avec des trafiquants de tout genre. L’élection d’IBK en 2013 n’a pas inversé la tendance. Beaucoup l’espéraient, pourtant. Quelques mois plus tôt, la moitié du pays était sous le contrôle d’indépendantistes touareg vite supplantés par des groupes armés djihadistes. Il avait fallu l’intervention militaire française « Serval », en janvier 2013, pour éviter la dislocation du pays.
Soutien international
Dépeint comme un homme à poigne, Ibrahim Boubacar Keïta portait alors la promesse d’une paix durable, préalable indispensable au développement économique. Et il était soutenu par la communauté internationale, qui n’a pas mégoté sur son soutien financier ou sécuritaire avec le déploiement au Mali de ce qui constitue actuellement la plus importante mission de paix de l’ONU dans le monde, la plus meurtrière également.

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Cinq ans plus tard, son bilan est maigre. A force de tergiversations dans l’application de l’accord de paix signé, en 2015, à Alger, « IBK » n’a pas restauré l’autorité de l’Etat dans le nord. Ni désarmé les groupes rebelles. Ni évité que le centre du pays ne devienne la proie de milices communautaires qui s’entre-tuent au nom de la protection de « leur » population, abandonnée par Bamako.
« IBK » dispose de cinq ans supplémentaires pour réduire le divorce avec les Maliens et remettre à flot le pays. Mais, à Bamako, ils ne sont pas nombreux à y croire. Dimanche 12 août, beaucoup ne se sont d’ailleurs pas déplacés pour aller voter.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-18"> ¤ Esquisses du futur (6/6). Les artistes contemporains explorent l’avenir à la lumière des sciences sociales. Cette semaine, un jeune artiste français qui, avec son installation « The Crystal & the Blind », reproduit les conditions minimales de la vie sous l’œil d’une caméra et de capteurs divers.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-18"> ¤     


                La biosphère pensante d’Hugo Deverchère


Esquisses du futur (6/6). Les artistes contemporains explorent l’avenir à la lumière des sciences sociales. Cette semaine, un jeune artiste français qui, avec son installation « The Crystal & the Blind », reproduit les conditions minimales de la vie sous l’œil d’une caméra et de capteurs divers.

LE MONDE
                 |                 17.08.2018 à 09h00
                 |

                            Eric Loret (Collaborateur du « Monde des livres »)

















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La semaine dernière, on racontait comment le concept d’Umwelt (« environnement » ou « monde ») irriguait une partie de la création contemporaine (supplément « Idées » du 11 août). Une façon de remettre la question de la réalité et de ses représentations au cœur de l’art. Les auteurs qui nourrissent à ce sujet la réflexion des plasticiens sont le plus souvent des anthropologues : Philippe Descola, Tim Ingold, Eduardo Kohn… Il s’agit dans tous les cas de dépasser l’anthropocentrisme pour penser la « signification » depuis un point de vue élargi, celui de la « vie » comme globalité, incluant animaux et plantes.
Le travail d’Hugo Deverchère, 29 ans, participe indubitablement de cette tendance. Tout juste diplômé et félicité de l’école du Fresnoy, studio national des arts contemporains, à Tourcoing, le jeune artiste se dit influencé par la philosophie d’Emanuele Coccia, et en particulier La Vie sensible (Payot et Rivages, 2010). De fait, la dernière phrase de cet essai sur la sensation comme « image » et « médium » pourrait donner le fil directeur de sa propre esthétique : « On appellera (…) vie la ­capacité de conserver et de produire des images. » Son installation The Crystal & the Blind, qui illustre cette définition, sera visible à l’automne à Panorama 20, l’exposition des diplômés du Fresnoy. Deverchère montrera également, en collaboration avec Elsa Di ­Venosa, la suite de ce projet, du 11 octobre au 14 décembre, au 3 bis F à Aix-en-Provence.
« Ecosphère »
The Crystal & the Blind se présente comme un laboratoire : on y pénètre par un rideau de lames transparentes. Tout ici est translucide, épuré. D’un côté, une étagère porte des pots où poussent des plantes sensibles au son et à la lumière. Devant, une vitrine plate où se cultivent des bactéries dans des séries de ­coupelles. De l’autre côté, une sorte de cercueil de Blanche-Neige encapsule un bocal contenant des algues et des micro-organismes : c’est...


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-19"> ¤ Dans son livre, le militant écologiste, auteur et co-réalisateur de « Demain », appelle à refuser un système qui conduit notre monde à sa perte et à construire celui dans lequel nous voulons vivre.
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Cyril Dion signe un « Petit manuel de résistance contemporaine » pour sauver la planète

Dans son livre, le militant écologiste, auteur et co-réalisateur de « Demain », appelle à refuser un système qui conduit notre monde à sa perte et à construire celui dans lequel nous voulons vivre.



Le Monde
 |    17.08.2018 à 08h28
 • Mis à jour le
18.08.2018 à 12h55
    |

                            Margherita Nasi








                        



                                


                            

Livre. On vous répète à l’envi que prendre une douche plutôt qu’un bain permettra d’économiser les ressources hydriques de la planète ? En réalité, 92 % de l’eau utilisée sur la planète l’est par l’agriculture et l’industrie. Vous triez, vous compostez ? Mauvaise nouvelle, les déchets des ménages représentent seulement 3 % de la production totale de déchets aux Etats-Unis et 8,3 % en Europe. Aussi incroyable que cela puisse paraître à tous ceux qui sont habités par un sentiment d’urgence écologique absolue, ce sujet n’attire pas les foules.
d’après de nombreux scientifiques, il ne resterait plus que quelques années pour réagir. Mais comment ?
Les mobilisations contre le changement climatique sont ridiculement faibles et, bien souvent, les néo-écolos « ne savent pas très bien par quoi commencer, s’épuisent dans des petites actions à faible impact, s’épanouissent dans des projets qui ne font pas encore système avec les organisations sociales, politiques, économiques qui les entourent » affirme Cyril Dion. Son ouvrage, Petit manuel de résistance contemporaine, explore les meilleures stratégies pour résister face à un danger « d’une ampleur comparable à celui d’une guerre mondiale ».

Le livre s’ouvre sur un chapitre désagréable, mais indispensable, pour établir la réflexion sur des bases solides. De quelle situation écologique parlons-nous exactement ? Accélération du réchauffement planétaire, disparition de 80 % des insectes en Europe et de 50 % des populations de vertébrés ces quarante dernières années… d’après de nombreux scientifiques, il ne resterait plus que quelques années pour réagir. Mais comment ?
Transformer notre façon de voir
Manifester, signer des pétitions, agir localement, occuper des lieux, boycotter… Toutes ces propositions faites dans d’innombrables ouvrages, articles, émissions et réseaux sociaux « n’ont aucune utilité, ou presque, si elles sont mises en œuvre de façon...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-20"> ¤ Les affinités végétales 6|6. Penseurs ou écrivains, ils racontent leur relation à une plante. Cette semaine, l’historien Georges Vigarello analyse comment la disparition progressive de nos espaces naturels, au profit de l’artificialisation du monde, crée de nouvelles attentes face à l’environnement.
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