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Réforme de la santé : « Aucune fermeture d’hôpital de proximité », selon la ministre de la santé

En mars, la ministre estimait « possible qu’un certain nombre de services de proximité ne soient pas maintenus ». La réforme du système de santé sera présentée à la mi-septembre.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 17h12
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 17h24
   





                        



   


La réforme du système de santé, un des prochains chantiers du gouvernement, ne prévoit « aucune fermeture d’un hôpital de proximité », a assuré la ministre de la santé, Agnès Buzyn, mardi 21 août sur Franceinfo.
« Les hôpitaux de proximité vont rester, les Français en ont besoin, ils ont besoin d’une offre de services au plus près de chez eux, il n’y aura pas de fermeture d’hôpital », a-t-elle dit.
En mars, la ministre avait déclaré qu’il était « possible qu’un certain nombre de services de proximité ne soient pas maintenus ».
Le « mythe » de la fermeture des urgences
Interrogée sur les urgences, en tension cet été, elle a répondu qu’il y avait « un mythe autour des fermetures des services d’urgences » : « Il y a parfois des services d’urgences qui ferment, mais il faut savoir que globalement nous avons 78 services d’urgences qui ont ouvert en plus ces dernières années. »
« Il peut y avoir des zones rurales où effectivement il n’y a plus d’activité, et très peu de services, pas besoin d’un service d’urgences, mais il y a plein de services d’urgences qui ouvrent dans des zones qui sont mieux peuplées », a-t-elle poursuivi.
Interrogée sur RTL à propos du « mythe » évoqué par la ministre de la santé, la présidente de la Coordination nationale infirmière, Nathalie Depoire, a déploré le « décalage » avec « ce qu’il se passe réellement dans certains établissements aujourd’hui », alertant sur le besoin rapide de « moyens humains et matériels ».

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                Hôpitaux de Lyon : « Chaque jour, on a peur qu’il arrive une catastrophe »



Une réforme prévue à l’automne
La réforme du système de santé prévue par le gouvernement sera présentée à la « mi-septembre », a assuré la ministre, rappelant qu’elle serait notamment axée sur une réorganisation « qui va se faire en proximité des gens », en permettant « aux médecins en ville d’être présents plus qu’aujourd’hui sur les périodes de garde parce que, effectivement, tous nos services d’urgences réceptionnent énormément de malades qui n’ont pas besoin d’aller aux urgences ».
Le cabinet de la ministre a toutefois fait savoir à l’AFP que « la date de mi-septembre (pour la présentation de la réforme) n’est pas certaine ».

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                Le gouvernement aborde une rentrée sociale à hauts risques



Cette réforme entend apporter des réponses au malaise des soignants et au déficit chronique des hôpitaux.
En février, « cinq grands chantiers » prioritaires ont été identifiés : qualité et pertinence des soins ; financement des hôpitaux ; formation et qualité de vie au travail des professionnels de santé ; virage numérique ; et organisation territoriale des soins.



                            


                        

                        


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Pédophilie dans l’Eglise : un prêtre réclame la démission du cardinal Barbarin

Le cardinal Philippe Barbarin est poursuivi pour non-dénonciation d’agressions sexuelles dans son diocèse de Lyon.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 15h04
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 16h00
   





                        



   


Les suites de l’appel du pape à se mobiliser contre la pédophilie au sein du clergé catholique, lundi 20 août, ne se sont pas faites attendre. Au lendemain de la condamnation par le souverain pontife des « atrocités » commises au cours des dernières décennies par au moins 300 prêtres pédophiles en Pennsylvanie (Etats-Unis), un prêtre de Valence a lancé en ligne une pétition réclamant la démission du cardinal Philippe Barbarin, poursuivi pour non-dénonciation d’agressions sexuelles.
« Suite à la lettre du pape François au peuple de Dieu (…), je vous demande publiquement et sans détour de donner votre démission de cardinal et d’archevêque de Lyon dans les plus brefs délais », écrit le père Pierre Vignon dans le texte de cette pétition, invitant ses « confrères » à la signer « ainsi que tous les membres de l’Eglise conscients de l’importance du mal fait aux victimes d’abus ».
« Vous auriez dû la remettre après votre lapsus “Grâce à Dieu, les faits sont prescrits” », poursuit-il.
« Vous seriez enfin à la hauteur de l’événement »
Le cardinal Barbarin est poursuivi par d’anciens scouts lyonnais pour ne pas avoir dénoncé à la justice de vieilles agressions pédophiles dans son diocèse, en particulier celles commises par le père Preynat.
« Je n’insisterai pas sur vos trois reculades pour la connaissance des faits criminels commis par Bernard Preynat ni sur votre attentisme à prendre des décisions. Je n’insisterai pas davantage sur le fait que Bernard Preynat est toujours prêtre et qu’il n’a reçu aucune condamnation sous quelque forme que ce soit », ajoute le père Vignon.
« Donner votre démission de cardinal et d’archevêque serait bien sûr une mort sociale, mais quelle assomption personnelle en retour ? Vous seriez enfin à la hauteur de l’événement. »
Son appel est relayé à titre personnel par les présidents de deux associations d’aides aux victimes de prêtres, la Parole libérée et l’Aide aux victimes des dérives de mouvements religieux en Europe et à leurs familles (Avref).

        Lire aussi :
         

                Chili, Australie, Etats-Unis… le Vatican face aux scandales sexuels



L’appel du père Pierre Vignon sera-t-il entendu ? Malgré la prise de parole du pape lundi 20 août, rien n’est moins sûr. Le souverain pontif avait en effet donné un entretien au quotidien La Croix en mai 2016, où il estimait que la démission du cardinal serait « un contresens, une imprudence ». « On verra après la conclusion du procès. Mais maintenant, ce serait se dire coupable », avait-il jugé dans ce premier entretien accordé à un quotidien français depuis son élection en 2013.
« D’après les éléments dont je dispose, je crois qu’à Lyon, le cardinal Barbarin a pris les mesures qui s’imposaient, qu’il a bien pris les choses en main. C’est un courageux, un créatif, un missionnaire. Nous devons maintenant attendre la suite de la procédure devant la justice civile. »
Un nouveau procès à la rentrée
A la demande des victimes, le cardinal Barbarin doit comparaître devant le tribunal correctionnel de Lyon en citation directe mais son procès, déjà reporté une fois, risque un nouveau renvoi pour des raisons de procédure.
L’archevêque de Lyon devait initialement être jugé du 4 au 6 avril, avec six autres personnes mises en cause par les plaignants, dont le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi au Vatican, l’Espagnol Luis Francisco Ladaria Ferrer. Mais l’audience de consignation a été reportée faute de transmission, dans les délais impartis, de la citation à comparaître de Mgr Ladaria Ferrer.
De nouvelles dates devraient être fixées, le 3 septembre, pour l’audience de consignation et surtout le procès.
En mars 2016, une pétition en ligne à l’initiative d’un jeune étudiant en sciences politiques qui demandait « la démission immédiate » du cardinal Barbarin avait recueilli plus de 70 000 signatures.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Le ministère de la justice compte installer des brouilleurs dans toutes les prisons, et doter chaque cellule d’un téléphone fixe.
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40 000 téléphones portables saisis en prison en 2017, huit fois plus qu’il y a dix ans

Le ministère de la justice compte installer des brouilleurs dans toutes les prisons, et doter chaque cellule d’un téléphone fixe.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 14h11
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 15h03
   





                        


En 2017, 40 067 téléphones et accessoires (chargeurs, cartes SIM…) ont été saisis dans les 180 prisons françaises, selon la direction de l’administration pénitentiaire (DAP). C’est quatre fois plus qu’en 2010, et huit fois plus qu’il y a dix ans. Une progression qui s’explique par une hausse du nombre de prisonniers (58 400 en 2007, 68 400 en 2017) et des appareils en circulation, mais aussi par un meilleur repérage, estime la DAP.


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Plus de 40 000 téléphones et accessoires saisis en prison 


Source : DAP



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Les appareils entrent facilement en prison, par projection dans les cours de promenade ou via les parloirs, et circulent en détention à la faveur de divers trafics. Ils sont « de plus en plus petits », « certains contiennent très peu de métal et sont pratiquement indétectables », selon des sources syndicales.
Enquête après la diffusion de photos
Les fuites d’images prises en détention font fureur sur les réseaux sociaux. Mi-août, une enquête a été ouverte après la diffusion de photos et d’une vidéo du rappeur Kaaris, incarcéré à Fresnes après une rixe avec son rival Booba.
Fin juillet, un surveillant de la maison d’arrêt de Nanterre (Hauts-de-Seine), soupçonné d’avoir introduit dix téléphones portables dans l’établissement, a été mis en examen et suspendu de ses fonctions.
Brouillage et téléphones fixes
Pour lutter contre cette prolifération, la ministre de la justice, Nicole Belloubet, a annoncé en janvier le lancement de deux chantiers :
le déblocage dès cette année d’une enveloppe de 15 millions d’euros pour « garantir un brouillage effectif » des portables (il en existe actuellement 804, mais seulement 10 % fonctionnent) ;l’installation de 50 000 téléphones fixes en cellule, pour ne pas couper les détenus de leurs proches et favoriser la réinsertion.
Le premier établissement équipé de téléphones fixes et du nouveau système de brouillage sera la prison de la Santé, qui rouvrira ses portes le 7 janvier 2019 après quatre ans de travaux.

        Explications :
         

          Prisons : le ministère de la justice va installer un téléphone dans chaque cellule






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Les circonstances de l’accident diffèrent de la course-poursuite qui a coûté la vie à un automobiliste la semaine dernière.
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Un jeune homme se tue en scooter en fuyant la police près de l’aéroport d’Orly

Les circonstances de l’accident diffèrent de la course-poursuite qui a coûté la vie à un automobiliste la semaine dernière.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 12h49
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 13h28
   





                        


Un jeune homme est mort, mardi 21 août, dans un accident de scooter en fuyant la police à Orly, dans le Val-de-Marne. L’accident a eu lieu vers 5 h 30 sur une route proche de l’aéroport, au sud de Paris.
« Au moment de l’accident, il n’y a pas de contrôle de police en tant que tel », a expliqué le parquet de Créteil. Les policiers, en patrouille dans une camionnette, « ont voulu poser quelques questions au jeune homme. Il a immédiatement pris la fuite et il a percuté une voiture stationnée quelques dizaines de mètres plus loin. » Selon une source policière, le scooter qu’il conduisait était un véhicule volé. 
« Il n’y a pas eu de course-poursuite », a insisté une source proche de l’enquête, qui a également précisé que les agents ont eux-mêmes prodigué les premiers soins au jeune homme, qui est mort sur place.
Ouverture de deux enquêtes
Deux enquêtes ont été ouvertes après cet accident, selon le parquet : l’une a été confiée à un service de police spécialisé dans les accidents routiers en région parisienne, l’autre à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), la « police des polices ».
Cet accident intervient moins d’une semaine après la mort d’un automobiliste tué par balle par un policier, au terme d’une course-poursuite en scooter dans Paris, alors qu’il voulait se soustraire à un contrôle.

        Lire aussi :
         

                A Paris, un homme tué par un policier après une course-poursuite






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Un arrêté pris par le maire LRM interdisant de s’assoir en public est jugé « inacceptable » et « scandaleux » par une grande partie de la gauche.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

La mesure anti-SDF qui « trahit » la tradition humaniste de Besançon

Un arrêté pris par le maire LRM interdisant de s’assoir en public est jugé « inacceptable » et « scandaleux » par une grande partie de la gauche.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 11h25
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 13h29
    |

                            Jean-Pierre Tenoux (Besançon, correspondant)








                        


C’est un arrêté municipal technique, semblable à ceux que d’autres collectivités de droite ou de gauche ont pris pour limiter la mendicité dans l’espace public. Mais à Besançon, celui qu’a fait adopter le maire, Jean-Louis Fousseret, transfuge du Parti socialiste désormais rallié à La République en marche, est jugé « inacceptable » et « scandaleux » par une grande partie de la gauche.
Au-delà des plaintes d’habitants et de commerçants du centre-ville, las des « nuisances » liées à la présence de SDF, avec ou sans chiens, dont certains ont certes un comportement provocateur, beaucoup jugent « trahie » la tradition humaniste de la ville. Au point qu’un ancien premier adjoint PS, Jacques Vuillemin, est sorti de sa retraite pour se joindre, samedi 18 août, à un sit-in auquel participait l’ex-députée PS frondeuse du Doubs, Barbara Romagnan.

À Besançon, des manifestants occupent la place Pasteur pour montrer leur opposition à l’arrêté « anti-mendicité » p… https://t.co/9gxPB4JosB— Romhoug (@Romain Houg)


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Si le mot d’ordre de la manifestation était « Je suis assis », c’est que l’arrêté, pris discrètement le 3 juillet, « après avoir été voté à l’unanimité par la municipalité en juin » et « limité à un périmètre, à des dates et horaires très précis », insistent les proches du maire, proscrit, sous peine d’une amende de 38 euros, « la station assise ou allongée [sur les places et trottoirs] lorsqu’elle constitue une entrave à la circulation publique ». Ceci, afin que la police municipale dispose d’un cadre légal d’intervention. L’outil juridique a-t-il été utilisé depuis ? On l’ignore puisque nul n’en avait entendu parler jusqu’à ce que L’Est républicain en révèle l’existence, le 16 août. Quant à la mairie, elle préfère communiquer sur la qualité de ses structures d’accueil de jour et de nuit, et sur les logements qu’elle met à la disposition de réfugiés politiques.
Les mânes des illustres natifs de l’endroit, Charles Fourier, Pierre-Joseph Proudhon ou Victor Hugo, sont maintenant invoquées par les opposants à l’arrêté pour symboliser « l’ampleur de l’outrage » fait à une cité qui rêve toujours d’utopie sociale et qui n’a jamais oublié la solidarité née de l’affaire Lip. Quelques-uns en appellent aussi à la mémoire d’Henri Huot, l’adjoint socialiste qui mit en place, entre 1969 et 1975, un minimum social garanti dont s’inspira plus tard Michel Rocard pour le RMI. Mais si la mobilisation de la gauche radicale est forte sur les réseaux sociaux, c’est aussi pour mettre le Parti socialiste, le Parti communiste et Europe Ecologie-Les Verts « face à leurs contradictions ».

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« Dérive droitière »
Après que M. Fousseret a rejoint Emmanuel Macron avec douze élus, devenant minoritaire au sein de sa majorité, Besançon se trouve en effet dans une situation originale. Sa municipalité est composée d’adjoints PS, PCF, EELV et LRM arrimés à ce qui fut leur projet de campagne commun en 2014. Ce sont eux tous qui ont voté l’arrêté qui fait polémique. « C’est incohérent et c’est mépriser la volonté des citoyens », s’indigne Séverine Véziès, professeur de droit en IUT. Cette militante de La France insoumise y voit « une dérive droitière » liée au ralliement du maire à LRM.
Comme d’autres, elle croit que « cet attelage contre nature, où des adjoints communistes soutiennent un maire libéral, ne tiendra pas jusqu’en 2020. » Cette année-là, M. Fousseret ne se représentera pas. En juillet, Christophe Castaner a nommé l’élu de 71 ans à la présidence du nouvel institut de formation politique de LRM. « Il pourra y enseigner l’art et la manière de se débarrasser des SDF… », ironisent ses opposants.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Pour Anne Souyris, adjointe à la maire de Paris, chargée de la santé, les opérations de police pour vider la «  Colline » du crack sont inefficaces.
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Anne Souyris : « Il faudrait quatre salles de shoot à Paris et dans sa banlieue »

Pour Anne Souyris, adjointe à la maire de Paris, chargée de la santé, les opérations de police pour vider la «  Colline » du crack sont inefficaces.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 10h13
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 18h04
    |

            François Béguin








                        



                                


                            
Pour Anne Souyris, adjointe à la maire de Paris, chargée de la santé et des relations avec l’AP-HP, les opérations de police pour évacuer la « Colline » du crack sont vaines tant que les usagers ne sont pas pris en charge sur le plan psychologique et sanitaire.
Pourquoi avoir demandé le 26 juillet l’« intervention urgente » de l’Etat face à l’augmentation du trafic de crack ?
Il y a une évolution alarmante du deal et de la consommation de crack dans le nord-est de Paris. La situation est devenue insoutenable. C’est bien sûr à la Ville de Paris d’y répondre, mais aussi à l’Etat. Devant ce drame humain, la solidarité est de mise. Anne Hidalgo a envoyé une lettre au premier ministre et, il y a quelques jours, celui-ci nous a répondu avec bienveillance mais sans proposition concrète. Or il y a urgence. En mars, nous avons fait tout une série de propositions à la mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives, en charge de ces questions auprès du premier ministre, et à ce jour, nous n’avons eu aucune réponse.

Un mois plus tôt avait lieu l’évacuation de la « Colline du crack », porte de la Chapelle, dans le 18e arrondissement…
C’était la dix-septième évacuation de ce type. Ce rituel permet certes de nettoyer les lieux, mais pour les usagers de drogues, c’est une opération nulle, qui ne sert qu’à donner bonne conscience aux autorités. La grande majorité des personnes évacuées sont logées à l’hôtel. Sans accompagnement adapté, elles ressortent généralement dès le lendemain… On ne pourra pas éradiquer cette scène ouverte à coups d’opérations de police, il faut véritablement prendre en charge ces gens en déshérence, et au minimum multiplier par trois la soixantaine de places du dispositif de suivi psychologique, social et sanitaire Assore mis en place par l’association Aurore.
Vous vous êtes récemment prononcée en faveur de l’ouverture...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ La comédienne a versé 380 000 dollars à un acteur qui l’accusait d’agression sexuelle lorsqu’il était encore mineur.
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L’actrice Asia Argento, l’accusatrice accusée

La comédienne a versé 380 000 dollars à un acteur qui l’accusait d’agression sexuelle lorsqu’il était encore mineur.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 08h21
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 17h19
    |

            Aureliano Tonet








                        



                                


                            

Asia Argento a l’habitude de braver des torrents de haine sur les réseaux sociaux. En octobre 2017, lorsqu’elle fut parmi les premières à dénoncer les agissements du producteur Harvey Weinstein, une pluie de vilenies s’abattit sur l’actrice, réalisatrice et musicienne, particulièrement dans son pays natal, l’Italie. L’orage fut plus autrement violent, en juin, après l’annonce du suicide de son ex-compagnon ­Anthony Bourdain : des images volées d’Asia Argento au côté du journaliste français Hugo Clément circulèrent sur la Toile. Suffisant, selon l’expéditif jugement des tribunaux numériques, pour voir dans ce compagnonnage la cause de la mort du célèbre cuisinier américain.

La tempête s’avérait plus diluvienne encore après les révélations du New York Times, publiées dans la nuit du 19 au 20 août. Selon une longue enquête du quotidien américain, Mme Argento aurait conclu un accord financier avec l’acteur Jimmy Bennett, qui l’accuserait d’agression sexuelle. L’arroseuse arrosée : il n’en fallait pas plus pour achever de transformer en sorcière la fille du réalisateur Dario Argento, dont la filmographie verse régulièrement dans la magie noire. Sur les plates-formes numériques, aussitôt transformées en bûchers, la comédienne subissait les attaques en règle des adversaires historiques du mouvement #metoo, aux premiers rangs desquels le ministre de l’intérieur italien, Matteo Salvini, mais aussi d’ex-camarades de lutte. « J’ai fait la connaissance d’Asia Argento il y a dix mois, tweetait l’actrice Rose McGowan, le 20 août. Notre relation s’est appuyée sur la douleur partagée d’avoir été agressées par Harvey Weinstein. Mon cœur est brisé. Je continuerai mon travail au nom des victimes où qu’elles soient. »

Dans ses Essais, Michel de Montaigne consacre un chapitre à la chasse aux sorcières, dont il déplorait les ravages. « Je vois ordinairement que les hommes, aux faits qu’on leur propose,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ « Nous reconnaissons que nous n’avons pas su être là où nous le devions, que nous n’avons pas agi en temps voulu », écrit le pontife dans une lettre rendue publique lundi.
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Violences sexuelles : le pape François condamne, les victimes demandent des actes

« Nous reconnaissons que nous n’avons pas su être là où nous le devions, que nous n’avons pas agi en temps voulu », écrit le pontife dans une lettre rendue publique lundi.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 06h31
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 09h20
    |

            Cécile Chambraud








                        



                                


                            

Dans la lutte contre la pédophilie et les violences sexuelles, l’Eglise catholique en tant qu’institution a été incapable de protéger les plus faibles, de punir les agresseurs et de faire en sorte qu’ils ne continuent pas à nuire. Tel est le mea culpa sans fard formulé par son chef, le pape François, dans une lettre rendue publique par le Vatican lundi 20 août. « En tant que communauté ecclésiale, écrit le pontife, nous reconnaissons que nous n’avons pas su être là où nous le devions, que nous n’avons pas agi en temps voulu en reconnaissant l’ampleur et la gravité du dommage qui était infligé à tant de vies. Nous avons négligé et abandonné les petits. »
Cette lettre a été publiée – en sept langues – six jours après le rapport de la justice américaine sur soixante ans d’agressions et de viols commis dans six diocèses de Pennsylvanie par 300 prêtres sur au moins 1 000 enfants et adolescents. Elle est diffusée cinq jours avant la visite en Irlande, samedi 25 et dimanche 26 août, du pontife. Un pays où, dans la première décennie du siècle, des clercs et des institutions catholiques ont été convaincus d’un nombre atterrant de violences, y compris sexuelles, sur des mineurs et des femmes. Joints à d’autres affaires qui éclaboussent des hiérarques de différents pays, ces deux événements accentuaient encore la pression sur le pape pour qu’il agisse.
Depuis les scandales des années 1990 et 2000, certaines Eglises européennes et américaines (c’est loin d’être le cas dans le monde entier) ont amélioré leur prise en compte des plaintes de victimes et appris à en saisir la justice civile. Mais les associations impliquées dans la lutte contre les violences sexuelles exigent que les évêques qui ont, par le passé, pu couvrir des prêtres agresseurs – en les mutant, en les laissant au contact de publics vulnérables, en trouvant des arrangements financiers secrets avec les victimes – répondent aujourd’hui de leurs actes.
C’est ainsi qu’aux...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Les abus sexuels dans l’Eglise chilienne (1/2). Dans une enquête en deux volets, « Le Monde » revient sur l’affaire qui a déstabilisé le pape François ces derniers mois.
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Fernando Karadima, le « saint » prédateur de l’Eglise du Chili

Les abus sexuels dans l’Eglise chilienne (1/2). Dans une enquête en deux volets, « Le Monde » revient sur l’affaire qui a déstabilisé le pape François ces derniers mois.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 11h50
    |

            Cécile Chambraud (Santiago (Chili), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

A Santiago du Chili, un campanile de couleur rouge domine le quartier résidentiel d’El Bosque. Au milieu des immeubles et de la verdure, l’église du Sacré-Cœur de Jésus, dont il signale l’emplacement, transporte le visiteur dans un tableau de Giorgio De Chirico : mêmes arches élancées et nues du porche et du cloître attenant, mêmes façades lisses et dépourvues d’ornements, même sentiment de temps suspendu.
Edifié dans les années 1940 sur un terrain donné par une fidèle fortunée, cet ensemble de bâtiments répondait alors à l’ambition d’un curé désireux de former des prêtres tournés vers une spiritualité contemplative. Au Chili, la paroisse est aujourd’hui célèbre pour avoir été, jusqu’en 2010, le royaume sans partage de Fernando Karadima, un prêtre perçu comme un « saint » par ses paroissiens mais coupable d’avoir fait subir à de nombreux jeunes gens des années d’assujettissement et, pour certains, d’abus sexuels.
Cette histoire, qui court sur plusieurs décennies, a fini par désintégrer l’épiscopat chilien : le 18 mai, les trente-quatre évêques ont présenté leur renonciation au pape, qui n’a depuis accepté que celles de cinq d’entre eux. Elle place aujourd’hui le pape François face à la plus terrible épreuve de son pontificat – à laquelle s’est ajoutée la révélation, le 14 août, d’au moins un millier de cas d’abus sexuels par au moins 300 prêtres en Pennsylvanie.
Pour en remonter le fil, il faut faire un détour par un autre beau quartier de Santiago, La Dehesa. Il y a là une clinique, et dans cette clinique, un chirurgien réputé, James Hamilton. Cet homme chaleureux et cordial, âgé d’une cinquantaine d’années, est l’un des principaux protagonistes de cette affaire. Voilà treize ans qu’il a commencé à sortir du silence et à témoigner de ce qu’il a vécu dans le huis clos d’El Bosque. De sa voix, comme de son intense regard bleu, sourd encore la révolte.
Une réputation de meneur de jeunes
En 1983, alors que le Chili est sous la coupe...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Face à l’augmentation du nombre de « crackers », des associations œuvrent à la réduction des risques et à l’insertion professionnelle.
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« Colline » et scène ouverte de crack à Paris : la difficile prise en charge des usagers

Face à l’augmentation du nombre de « crackers », des associations œuvrent à la réduction des risques et à l’insertion professionnelle.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 06h27
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 18h00
    |

                            Clara Tran








                        



                                


                            

Cette fois, Galette a disparu. Ces premiers jours de juillet, ses propriétaires ont encore tenté de la chercher mais rien : pas un gloussement ni même l’ombre d’une plume, sur le talus surnommé la Colline, entre le boulevard de la Chapelle (18e arrondissement) et une voie d’accès au périphérique parisien.
Après l’évacuation du squat, le 27 juin, « personne ne savait où elle était », se désole un éducateur. Galette, la « mascotte des gens de la Colline », la poule au nom directement inspiré des galettes de crack : l’unité classique de revente de ce mélange de cocaïne et de bicarbonate de soude. Ces cailloux de couleur blanchâtre, souvent inhalés, parfois injectés par la centaine de squatteurs.
« C’est peut-être la seule qui n’est pas revenue », s’amuse aujourd’hui Abdel Berghachi, 55 ans, un éducateur. Depuis le début de l’été, les ex-occupants sont là. Le sol, en terre molle, disparaît jour après jour sous les bouteilles en plastique et les amas de déchets. Déjà, les petites baraques en tôle et en cartons grignotent l’horizon.
« A chaque fois, c’est pareil, glisse l’éducateur. La Colline est évacuée, les gens sont placés dans des hôtels et ils reviennent. » La situation sanitaire et sociale des « crackers » à Paris se dégrade. Le dernier rapport de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) confirme « la visibilité croissante des usages de crack » dans l’espace urbain et « l’augmentation du nombre de personnes qui en consomment ».
Risques sanitaires majeurs
Aujourd’hui, les rapports d’activité des différents centres d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues (Caarud) à Paris montrent que la consommation déclarée de crack progresse. Rien qu’à Barbès (18e arrondissement), au Caarud de l’association EGO Aurore, le nombre de crackers est passé de 1 031 usagers à 1 322 entre 2016 et 2017.
Ce sont...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Cancer de la prostate, mucoviscidose, leucémie… La liste des pathologies pour lesquelles les assureurs de crédits doivent pratiquer des tarifs et des couvertures encadrés s’allonge. L’ajout de certaines maladies fait toutefois polémique (2/2).
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Assurance emprunteur et maladie : nouvelle avancée ou régression ?

Cancer de la prostate, mucoviscidose, leucémie… La liste des pathologies pour lesquelles les assureurs de crédits doivent pratiquer des tarifs et des couvertures encadrés s’allonge. L’ajout de certaines maladies fait toutefois polémique (2/2).



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 06h15
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 11h28
    |

                            Aurélie Blondel








                        



   


Vous avez souffert d’un cancer mais votre traitement est terminé depuis au moins dix ans, sans rechute ? Votre crédit peut être assuré dans des conditions classiques puisque vous n’avez pas à le déclarer. Pour un cancer survenu avant l’âge de 18 ans, le délai est ramené à cinq ans. C’est le fameux droit à l’oubli.
Quid de ceux dont le cancer est plus récent ou qui souffrent de maladies chroniques ? Pour une série de pathologies, les modalités d’assurance sont strictement encadrées dès lors que le patient répond à certains critères, notamment de gravité. Inscrite dans la convention Aeras (« s’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé »), la liste des maladies concernées a été étendue le 16 juillet.

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Ont ainsi été intégrés les cancers du rein et de la prostate, l’hépatite C chronique, les leucémies, la mucoviscidose et certaines tumeurs cérébrales. Aux côtés des cancers des testicules et du sein, du VIH, des hépatites C non chroniques, etc., qui y figuraient déjà. Vous trouverez ici la grille de référence actualisée, avec, pour chaque maladie, les critères et modalités d’assurance.
Deux catégories de pathologies
Rappelons que cette convention Aeras, signée en 2006, vise à aider les personnes ayant développé une maladie grave ou chronique à accéder à l’assurance emprunteur, donc à un crédit, immobilier ou professionnel. Une assurance non imposée par la loi mais généralement exigée par les prêteurs. La grille est revue chaque année par l’Etat, les professionnels de l’assurance et de la banque et les associations.

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En quoi l’inscription d’une maladie à cette liste facilite-t-elle les démarches des emprunteurs ? Pour comprendre, il faut savoir que la grille comporte deux parties. Si votre maladie apparaît dans la première, et que vous respectez les critères, la déclaration de votre pathologie à l’assureur est requise (c’est la différence avec le droit à l’oubli) mais celle-ci ne pourra entraîner ni surprimes (majorations du prix de l’assurance), ni exclusions de garantie (par exemple une garantie invalidité qui ne couvrirait pas une invalidité liée à votre maladie…). Délai d’accès à ce droit : un à huit ans après la fin du traitement, selon les pathologies.

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Dans cette catégorie viennent d’être ajoutés les cancers du rein et les leucémies aigües promyélocytaires. Pour ces dernières, le droit à l’assurance dans des conditions normales s’applique trois ans après la fin du traitement. Pour les premiers, il faut attendre cinq à huit ans.
Surprimes plafonnées
Si votre maladie figure dans la seconde partie du tableau, on doit vous proposer, en fonction des pathologies, certaines garanties minimales et les surprimes sont autorisées mais plafonnées. A condition, souvent, qu’un certain laps de temps se soit déroulé depuis le diagnostic, et de respecter certains critères médicaux. Exemple : si vous souffrez d’une leucémie dite LMC (myéloïde chronique) diagnostiquée il y a cinq ans, la surprime maximale s’élèvera à 150 %.
L’élargissement de la grille constitue « un réel progrès », estime la Ligue contre le cancer. « Des personnes porteuses d’une pathologie cancéreuse à un stade localisé et à faible risque de progression vont pouvoir bénéficier d’une assurance », indique-t-elle. Elle se réjouit notamment de l’intégration au dispositif, pour la première fois, de patients « en surveillance active », atteints d’un cancer de la prostate mais non traités.

L’ajout de certaines maladies fait polémique
La majorité des associations signataires de la convention Aeras désapprouvent cependant cette version 2018 de la grille de référence, dénonçant un « risque de régression ». En cause : le type de risques obligatoirement couverts. Trois pathologies (mucoviscidose, prostate, hépatite C) ont en effet été intégrées sans assurance invalidité, et même sans garantie PTIA (perte totale et irréversible d’autonomie) pour la mucoviscidose. Alors que jusqu’ici, les garanties décès, PTIA et invalidité étaient toutes trois accessibles pour toutes les pathologies de la liste.
« Nous craignons un nivellement par le bas, que cela fasse jurisprudence pour les pathologies qui intégreront la liste à l’avenir », explique Nadia Ziane, de Famille rurales. « On ne peut pas dire que l’assurabilité est garantie si l’on n’assure que le décès ! Les banquiers risquent de refuser de prêter si les emprunteurs se présentent sans garantie invalidité, voire sans PTIA. »
« Faux problème », répond Franck Daveau, conseiller « Aidea », le service d’accompagnement des emprunteurs de la Ligue contre le cancer. « Nous voyons régulièrement des banquiers prêter sans garanties invalidité, voire sans assurance du tout, tout dépend des montants, de la politique de la banque, de la situation du co-emprunteur. Hypothèque, cautionnement, nantissement : il existe des alternatives. »
Pas de quoi convaincre Mme Ziane. « Dans les cas où les banquiers accepteront, l’emprunteur ne sera pas couvert s’il se retrouve invalide et doit cesser de travailler. Au problème de santé s’ajouteront alors les soucis financiers s’il doit continuer à rembourser son prêt. Aide-t-on vraiment quelqu’un en lui faisant courir le risque de perdre sa maison ? »
Pierre Guérin, président de Vaincre la mucoviscidose, salue, lui, la première inscription d’une maladie rare à la liste. « Ne pas obtenir de garantie invalidité n’est pas un recul pour la mucoviscidose puisque nos patients n’obtenaient aucune garantie jusqu’ici. Si un emprunteur salarié n’est pas couvert sur l’invalidité par l’assurance, il pourra l’être par la Sécurité sociale et la prévoyance de son entreprise. Et pourra toujours vendre le bien. »
« C’est un pied enfoncé dans la porte », poursuit-il. « Nous ne pouvons dire combien de personnes pourront en profiter mais ce n’est qu’un premier pas. »





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Sept personnes, dont cinq enfants, ont été grièvement blessées dans l’incendie de cet immeuble où vivait une douzaine de personnes, mais qui ne disposait que d’un bail commercial.
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Incendie à Aubervilliers : le bâtiment ne pouvait pas servir de logement

Sept personnes, dont cinq enfants, ont été grièvement blessées dans l’incendie de cet immeuble où vivait une douzaine de personnes, mais qui ne disposait que d’un bail commercial.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 16h05
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 06h27
   





                        



   


Un incendie dans un immeuble d’habitation a blessé grièvement sept personnes, dont cinq enfants, dimanche 19 août, à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). Ce bâtiment de deux étages pourvu d’une toiture en tuiles, situé au coin de la rue du Landy et de la rue Heurtault, non loin de la mairie, ne disposait pas d’autorisation pour servir de logement, selon la maire de la commune, Meriem Derkaoui (PCF).
« Il y a lieu de se poser la question de savoir dans quelles conditions cette habitation était occupée, a-t-elle déclaré lundi matin. Il n’y a, à notre connaissance, aucune autorisation d’occupation en tant que logement. Il s’agit d’un commerce. »
Au rez-de-chaussée se trouve une supérette tenue par une famille d’origine indienne. A l’étage, censé servir d’espace de stockage, habitait en fait une partie de la famille du patron. « Toutes les personnes qui ont été évacuées sont de sa famille », précise Lino Ferreira, conseiller au cabinet du maire, qui explique que « le seul accès à l’étage se fait par l’intérieur du magasin. D’où la difficulté pour les pompiers, qui ont dû extraire les gens par l’extérieur, car le rideau de fer était baissé au moment de l’incendie. »
Lits superposés
On est donc en présence, poursuit M. Ferreira, de « quelqu’un qui a eu un bail commercial et qui, au fil du temps, a disposé d’une autre manière de ce bail », sans que l’on sache encore si un éventuel loyer était versé, où si les habitants de ce lieu précaire et exigu – une trentaine de mètres carrés, des lits superposés – étaient logés gratuitement.

   


Le feu, dont l’origine n’était pas encore connue vingt-quatre heures plus tard, s’est déclaré vers 19 heures, sous les combles, et a nécessité l’intervention d’une centaine de pompiers, dans cette commune populaire de Seine-Saint-Denis, limitrophe de Paris. Les sapeurs, aidés par une quarantaine de camions, sont parvenus à maîtriser les flammes à 19 h 30 et à circonscrire totalement le sinistre aux alentours de 21 heures.
Quinze personnes, dont dix membres des forces de l’ordre, ont été légèrement touchées, en plus des sept blessés graves, toujours hospitalisés au lendemain des faits. Parmi ces derniers figure une femme d’une soixantaine d’années, victime d’une crise cardiaque et dont le pronostic vital était engagé dimanche soir, selon la brigade des sapeurs-pompiers de Paris, ainsi qu’un nourrisson de 3 mois et un autre de 6 mois, selon un employé de la supérette.
La mairie accuse le gouvernement
Ce grave incendie est le deuxième survenu à Aubervilliers en moins d’un mois. Le 26 juillet, une mère de 33 ans enceinte et ses trois enfants âgés de 18 mois à 6 ans étaient décédés dans un incendie au dix-septième étage d’un immeuble HLM. Neuf personnes avaient été blessées.

        Après l’incendie du 26 juillet,
         

          un enfant de dix ans mis en examen



Le secteur où s’est produit l’incendie dimanche est concerné par le programme national de requalification des quartiers anciens dégradés – ces quartiers souvent investis par des propriétaires qui logent au prix fort, et au mépris des règles de sécurité des populations précaires. Département francilien le plus touché par l’habitat indigne (7,5 % du parc privé, avec des pics à 40 % près de Paris), la Seine-Saint-Denis a intensifié depuis un an sa lutte contre les propriétaires voyous, dont plusieurs ont été condamnés récemment à de la prison ferme.

        Notre enquête :
         

          Les marchands de sommeil, triste visage du mal-logement



Si, en l’espèce, il ne s’agit pas ici d’un cas tristement classique d’un logement insalubre exploité par un « marchand de sommeil », l’incendie de la rue du Landy a néanmoins donné l’occasion à la maire d’Aubervilliers d’évoquer l’action menée par la municipalité « contre l’habitat indigne, afin de permettre la réhabilitation des immeubles anciens dégradés, d’organiser un plan d’action contre les marchands de sommeil ». Une action qu’elle estime aujourd’hui « freinée par les décisions gouvernementales », comme « celle de réduire les financements alloués à la rénovation urbaine ».
« Dans une ville comme la nôtre, qui compte 75 % de logements privés dont 42 % potentiellement indignes, il est urgent d’allouer les crédits nécessaires, poursuit Mme Derkaoui, et de nous accompagner dans la mise en place d’actions concrètes, à l’instar du permis de louer, un dispositif visant à encadrer les propriétaires sur les conditions de location de leur bien. Pour ces raisons, la municipalité exige de l’Etat un véritable investissement. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Le projet de cession de six fast-foods, incluant la transformation d’une enseigne en restaurant halal, a été renvoyé au 3 septembre par le tribunal de grande instance.
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A Marseille, la justice suspend la fermeture du McDo des quartiers nord

Le projet de cession de six fast-foods, incluant la transformation d’une enseigne en restaurant halal, a été renvoyé au 3 septembre par le tribunal de grande instance.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 13h54
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 14h01
   





                        


La justice a renvoyé au 3 septembre l’examen d’un projet de cession de six McDonald’s marseillais, contesté par les salariés. Cette cession, suspendue, prévoit la reprise de cinq restaurants gérés par un franchisé, Jean-Pierre Brochiero, par un autre franchisé marseillais, et la transformation du sixième, dans le quartier de Saint-Barthélemy, en un restaurant asiatique halal.
Le comité d’entreprise et le CHSCT des restaurants demandaient l’interdiction du projet, car ils estiment que le projet de restaurant asiatique n’est pas viable, et qu’il mettrait en péril 77 emplois. Les salariés et les habitants du quartier se mobilisent aussi pour préserver le McDo, poumon économique et vecteur de lien social.
Une prochaine audience doit se tenir le 27 août, cette fois à la demande du franchisé, qui réclame l’annulation de la suspension de la procédure de cession.

        Lire notre reportage :
         

          Les quartiers nord de Marseille se battent pour garder leur McDo






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Loyers trop élevés, transports en commun onéreux : le coût de la vie continue d’augmenter pour les étudiants, selon l’Unef.
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Pour les étudiants, la rentrée coûtera en moyenne 1,3 % plus cher qu’en 2017

Loyers trop élevés, transports en commun onéreux : le coût de la vie continue d’augmenter pour les étudiants, selon l’Unef.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 12h17
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 14h46
    |

Jérôme Porier (avec AFP)







                        



   


La rentrée 2018 coûtera 1,3 % plus cher que celle de l’année précédente, qui était déjà en hausse (+2,1 %), selon l’enquête annuelle de l’Union nationale des étudiants de France (Unef), le premier syndicat étudiant (lien vers PDF).
Après avoir perçu l’ensemble des aides (bourses, aide personnalisée au logement (APL), etc.), le reste à charge mensuel moyen pour un étudiant est de 837,72 euros, soit une augmentation annuelle du coût de la vie estudiantine qui atteint 129,59 euros (10,75 euros par mois), a calculé l’Unef. Pour un étudiant non boursier de plus de 20 ans arrivant dans une grande ville, la facture s’établit même à 938 euros.

        Lire aussi :
         

                Rentrée des classes : des prix en baisse qui inquiètent les fabricants



Pour améliorer les conditions de vie des étudiants, le syndicat réclame notamment la revalorisation de 20 % des bourses et des APL – gelées en 2018 - et l’élargissement du système d’aides alors que pèrs de trois étudiants sur quatre n’en bénéficient pas.
Les deux principaux facteurs de la hausse sont l’augmentation des prix des loyers (54 % du budget étudiant) et des transports en commun. Huit villes universitaires cumulent les deux phénomènes : Lille, Nantes, Toulouse, Lyon, Saint-Etienne, Nancy, Angers et Rouen.
Pour un retour à l’encadrement des loyers
Paris reste la ville qui présente des loyers étudiants aux tarifs les plus élevés (830 euros mensuels en moyenne pour la rentrée 2018/2019), mais la hausse est plus contenue dans la capitale (+0,73 %) que dans d’autres villes comme Nanterre (+4,90 %), Le Havre (+3,07 %) Lyon (+2,85 %) ou Poitiers (+2,50 %).
Près de la moitié des étudiants (46 %) sont contraints de travailler en parallèle de leurs études
L’Unef réclame le retour de l’encadrement des loyers à Lille, annulé en octobre 2017 par le tribunal administratif, et son extension à toutes les villes universitaires. A Paris, où l’encadrement des loyers a également été annulé par la justice, la municipalité a déjà annoncé son souhait de le rétablir dans le cadre de la loi logement dite Elan, portée par le gouvernement et qui prévoit de laisser la possibilité aux collectivités d’expérimenter la mesure pendant cinq ans.
Côté transports, dix agglomérations (incluant l’Ile-de-France) pratiquent des tarifs supérieurs à la moyenne nationale de 269,50 euros. A Tours, Rennes, Lyon, Dijon et Lille, l’abonnement avoisine ou dépasse les 300 euros et l’Unef demande la mise en place dans ces villes de demi-tarifs étudiants « plus conséquents ».
Près de la moitié des étudiants (46 %) sont contraints de travailler en parallèle de leurs études, ce qui est la première cause d’échec à l’université, rappelle l’Unef.

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                Les néobanques tiennent-elles leurs promesses ?






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Faute de preuves, les affaires d’homicides finissent devant le tribunal correctionnel.
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A Marseille, les juges contournent les assises

Faute de preuves, les affaires d’homicides finissent devant le tribunal correctionnel.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 10h09
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 13h59
    |

                            Luc Leroux (Marseille, correspondant)








                        



                                


                            
Deux hommes abattus en novembre 2015 au cours d’une fusillade dans un tunnel sous le Vieux-Port, dont l’un achevé à coups de crosse. Un jeune homme de 23 ans tué par un feu nourri d’une soixantaine de tirs alors qu’il circulait en scooter, une fin d’après-midi de juillet 2014. Deux dossiers distincts de règlements de comptes ont été renvoyés, début août, devant le tribunal correctionnel de Marseille par des juges d’instruction de la Juridiction interrégionale spécialisée. Ces affaires emblématiques des conflits sanglants qui sévissent entre bandes rivales pour la suprématie du trafic de drogue avaient conduit à des mises en examen de suspects pour meurtre en bande organisée ou complicité d’assassinat. Au terme de longues enquêtes, ils seront finalement jugés uniquement pour association de malfaiteurs, échappant à un procès en cour d’assises auquel les destinait la qualification initiale des faits.
Cette « correctionnalisation » d’homicides au sein du crime organisé témoigne de la grande difficulté des juges à apporter des preuves à même de convaincre les jurés d’une cour d’assises. Balisage des véhicules pour suivre les « ennemis » et brouilleurs de ces mouchards, téléphones cryptés, surveillances à distance par vidéo, voire sonorisation de lieux, les techniques et moyens qu’utilise le banditisme montrent que « les auteurs ont tout compris des techniques policières », explique-t-on au palais de justice.
Des liens pas établis
L’affaire du tunnel Prado-Carénage en est une illustration. Dans la nuit du 9 au 10 novembre 2015, deux voitures engagent une course-poursuite dans les tunnels qui traversent la ville. Mohamed Mhoumadi, alias « Babouin », sorti de prison quelques semaines plus tôt, est exécuté ainsi que son lieutenant, Anthony Costa. La police judiciaire (PJ) conclut à un nouvel épisode de la guerre que se livrent depuis 2008 les « Blacks » et les « Gitans », deux bandes impliquées dans le trafic de drogue.
La rumeur a vite évoqué...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Il peut être ardu de décrocher un crédit quand on est malade ou handicapé. Ces dernières années, la convention « Aeras » facilite heureusement leurs démarches. Le point sur les possibilités offertes aux emprunteurs confrontés à un problème de santé (1/2).
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Comment emprunter avec une maladie ou un handicap

Il peut être ardu de décrocher un crédit quand on est malade ou handicapé. Ces dernières années, la convention « Aeras » facilite heureusement leurs démarches. Le point sur les possibilités offertes aux emprunteurs confrontés à un problème de santé (1/2).



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 07h37
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 18h05
    |

                            Aurélie Blondel








                        



   


Emprunter rime avec projets, personnels comme professionnels. Acheter sa maison ou le matériel nécessaire pour monter son entreprise passe souvent d’abord par la case crédit. Et qui dit crédit dit, en règle générale, assurance emprunteur, le prêteur devant s’assurer qu’il reverra son argent si l’acquéreur décède ou voit son état de santé se dégrader avant le remboursement.
Mais pour quiconque a développé une maladie grave, ou souffre d’une maladie chronique ou d’un handicap, la quête de cette assurance prend des allures de parcours du combattant, débouchant parfois sur un refus ou sur une proposition hors de prix et peu protectrice.
Bonne nouvelle : les conditions d’accès à l’assurance se sont améliorées ces dix dernières années (voir encadré ci-dessous), notamment grâce à la convention Aeras (« s’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé »), négociée entre l’Etat, les professionnels de l’assurance et du crédit et des associations de malades et de consommateurs.

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                Assurance emprunteur et maladie : nouvelle avancée ou régression ?



Trois cas de figure sont à distinguer :
1) Vous êtes concerné par le droit à l’oubli. La loi de modernisation du système de santé de 2016 (lien vers PDF) a consacré un « droit à l’oubli », aussi inscrit dans la convention Aeras. Si votre cancer remonte à dix ans au moins (cinq ans s’il est survenu avant vos 18 ans), et en l’absence de rechute, vous n’avez pas à en faire part et pouvez être assuré dans des conditions normales.
« La loi permet désormais de résilier son assurance emprunteur une fois l’an, rappelle Cécile Roüault de la Vigne, de Réassurez-moi.fr. Profitez-en si vous n’avez pas bénéficié du droit à l’oubli lors de la souscription de votre assurance, parce qu’il n’existait pas encore ou que votre cancer était récent. Vous obtiendrez probablement un tarif moindre et/ou de meilleures garanties. »
2) Votre pathologie est listée. Le droit à l’oubli ne vous concerne pas ? Consultez la grille de référence de la convention Aeras, qui vient d’être actualisée. Cancer, VIH, hépatite : si votre maladie figure dans la liste et que vous remplissez les critères liés à chaque pathologie, on ne peut vous refuser une assurance (même si elle ne comprendra pas forcément, pour toutes les pathologies, les trois garanties basiques que sont le décès, la perte totale et irréversible d’autonomie et l’invalidité), à des conditions tarifaires normales ou presque – la surprime est parfois exclue, parfois plafonnée.
« La grille est actualisée annuellement et en fonction des avancées thérapeutique, de nouvelles pathologies ont vocation à y figurer, précise Marianick Lambert, de France Assos Santé. On avance à pas de souris mais c’est incontournable. Pour intégrer la grille et être accepté par un assureur, un risque doit avoir été objectivé, mesuré. C’est forcément fondé sur des études, qui demandent du temps, des financements, du recul. Les critères pour accéder au dispositif, parfois très durs aujourd’hui, devraient de même être assouplis au fil des années. »
« L’objectif est aussi d’imposer à terme la garantie incapacité temporaire de travail, le problème le plus fréquent » Franck Audeau Ligue contre le cancer
Exemple de critère : la durée entre le début du traitement et la fin du contrat d’assurance est plafonnée à vingt-sept ans pour les personnes séropositives. « Cela exclut les personnes vivant avec le VIH depuis les années 1980 et 1990, déplore Samuel Galtié, secrétaire général de Aides, et un patient traité depuis 2006 ne peut emprunter en 2018 sur plus de quinze ans. »
« L’objectif est aussi d’imposer à terme la garantie incapacité temporaire de travail, le problème le plus fréquent », note Franck Audeau, de la Ligue contre le cancer. Attention, ce n’est pas parce que la grille actuelle n’impose pas cette garantie que vous ne pouvez l’obtenir, l’idéal restant de trouver mieux que les minima fixés…

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                Comment s’y prendre pour changer l’assurance de son crédit immobilier ?



3) Dans les autres cas. Vous ne relevez ni du droit à l’oubli, ni de la grille de référence ? Vous bénéficierez des autres dispositions de la convention Aeras. Sont concernées la majorité des personnes empruntant avec un risque aggravé de santé (obésité, diabète, maladie cardiovasculaire ou toute pathologie empêchant d’être assuré dans des conditions normales).
L’assureur devra étudier votre demande même si vous n’avez pas encore signé de compromis de vente. Vous pourrez ainsi préparer votre dossier en amont. La proposition d’assurance restera valable quatre mois, y compris pour un autre bien immobilier que celui que vous visiez à l’origine, si le montant du prêt et sa durée ne sont supérieurs.

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Et il ne pourra s’écouler plus de trois semaines entre la réception du dossier et la réponse de l’assureur. Entre-temps, votre demande devra avoir, si nécessaire, parcouru trois étapes : l’examen classique de votre dossier, une analyse plus individualisée en cas de refus, et la décision d’un pool d’experts en dernier lieu. Quand il reçoit la proposition d’assurance que vous avez obtenue, le prêteur a deux semaines pour statuer.
Mode d’emploi
Comment s’y prendre, en pratique ? Comparez les propositions des assureurs, souvent très hétérogènes. Faire appel à un courtier peut faciliter les recherches. Certains sont même spécialisés sur les malades, comme Handi-Assur. « Nous connaissons les logiques des assureurs, nous savons qui propose quoi, comment argumenter, explique son fondateur, Clair Caillon. Et nous accompagnons nos clients dans la recherche d’alternatives quand l’assurance est impossible. »
« Quelles que soient les difficultés, ne cédez pas aux sirènes de la fausse déclaration » Jacky Guerrée La Centrale de Financement
Certaines associations proposent en outre à leurs adhérents un contrat dessiné pour leur pathologie, par exemple l’Association française des diabétiques ou l’afa Crohn RCH France (pour les maladies inflammatoires chroniques intestinales). « On ne peut pas assurer 100 % des malades mais nous développons des analyses d’appréciation du risque pour chaque maladie afin de couvrir des risques qui ne le sont pas ailleurs », détaille Christophe Petit, dont le cabinet d’actuaires, Euroditas, a mis sur pied de tels contrats. Quant à la Ligue contre le cancer, elle dispose d’un service d’accompagnement des emprunteurs.
« Quelles que soient les difficultés, ne cédez pas aux sirènes de la fausse déclaration », alerte enfin Jacky Guerrée, de La Centrale de Financement. Vous ne seriez pas couvert et, en cas de décès, vos proches devraient rembourser votre crédit.

Emprunter avec une maladie : les chiffres-clés
- En 2016, 15 % des demandes d’assurance de prêts immobiliers ou professionnels concernaient un candidat à l’emprunt présentant un risque aggravé de santé. - 96 % de ces demandes ont abouti à une proposition couvrant au moins le décès (Attention, qui dit proposition d’assurance ne dit pas forcément acceptation du prêt par le banquier.) - Parmi les couvertures décès, 71 % l’ont été sans surprime ni exclusion (contre 49 % en 2007). - Pour la garantie invalidité, 10 % ont essuyé un refus, 22 % ont reçu une proposition avec surprime ou exclusion, 68 % l’ont obtenue dans des conditions normales (contre 28 % en 2011). - Les surprimes imposées étaient, dans 81 % des cas, inférieures à 100 % pour la garantie décès.
(Source : Fédération française de l’assurance).





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Après le scandale de pédophilie qui vient de mettre en cause l’Eglise catholique de Pennsylvanie, l’écrivaine Nancy Huston, dans une tribune que publie « Le Monde », demande au souverain pontife de mettre fin au dogme du célibat des prêtres.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 19/08/2018
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« François, arrêtez le massacre » : la supplique de Nancy Huston au pape sur la pédophilie

Après le scandale de pédophilie qui vient de mettre en cause l’Eglise catholique de Pennsylvanie, l’écrivaine Nancy Huston, dans une tribune que publie « Le Monde », demande au souverain pontife de mettre fin au dogme du célibat des prêtres.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 15h26
    |

Nancy Huston (écrivaine franco-canadienne)







                        



                                


                            

Tribune.
Cher François,
Je vous écris un 15 août, jour de l’Assomption de la Vierge, ayant appris ce matin à mon réveil, en écoutant la radio, le nouveau scandale de pédophilie qui, en Pennsylvanie cette fois, vient « éclabousser » l’Eglise catholique : sur une période de soixante-dix ans, 1 000 enfants abusés ou violés par des prêtres et, compte tenu de la célérité des intéressés à escamoter les preuves et de la honte des victimes à témoigner, on peut être certains que ce chiffre est encore inférieur à la vérité. Pour nombreux qu’ils soient, les cas connus ne constituent sûrement que la pointe de l’iceberg.
Comme moi, comme d’autres, vous devez être frappé par la ressemblance entre cette salve de révélations « scandaleuses » et une autre, qui défraie l’actualité depuis bientôt un an : celle des témoignages #metoo sur le harcèlement sexuel. Ici et là, même propension des hommes à profiter de leur pouvoir pour satisfaire leurs besoins sexuels.
Si l’on mettait à la disposition des enfants du monde entier un site Internet sur lequel ils pourraient déposer leur plainte en toute impunité, ce « balancetonpretre » provoquerait à coup sûr un tsunami mondial qui, par sa violence et son volume, dépasserait j’en suis certaine celui de « balancetonporc ». Seraient encore reléguées au silence, il est vrai, les nombreuses victimes qui, en raison de leur jeune âge (18 mois, exemple entendu ce matin) ou de leur misère (d’innombrables enfants du tiers-monde, illettrés et/ou non connectés) n’auraient pas accès au site.

Bien entendu, la dénonciation ne suffit pas. On peut s’égosiller jusqu’à en perdre la voix, si l’on ne change pas les données qui « engendrent » ces gestes intempestifs, ils continueront à se produire. Pour les harceleurs de tout poil, il serait de la toute première importance de chercher les causes de leur passage à l’acte machiste. Pour les prêtres...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Selon le New York Times, l’affaire remonte à 2013 et concerne l’acteur et musicien Jimmy Bennett, mineur au moment des faits.
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Asia Argento accusée d’avoir payé un homme qui voulait la poursuivre pour agression sexuelle

Selon le New York Times, l’affaire remonte à 2013 et concerne l’acteur et musicien Jimmy Bennett, mineur au moment des faits.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 06h17
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 09h45
   





                        



   


L’actrice italienne Asia Argento, figure de proue du mouvement #metoo à la suite de ses accusations de viol envers le producteur Harvey Weinstein, a versé de l’argent à un homme qui affirmait qu’elle l’avait agressé sexuellement alors qu’il était mineur, a rapporté dimanche 20 août le New York Times.
Un montant de 380 000 dollars a été versé à Jimmy Bennett, un acteur et musicien de rock américain, qui assure que Mme Argento s’en est prise à lui dans une chambre d’hôtel en Californie en 2013, selon le NYT, qui cite des documents envoyés au journal par une source non identifiée. Les avocats du plaignant ont décrit la rencontre comme une « agression sexuelle » qui a traumatisé le jeune acteur, menaçant sa santé mentale.
Sa déclaration d’intention de poursuite en justice contre la comédienne portait sur une demande de 3,5 millions de dollars de dommages et intérêts pour lui avoir « infligé de manière intentionnelle une détresse émotionnelle et des pertes de salaire » à la suite de ces événements, selon le quotidien américain.
« On ne va plus vous permettre de vous en tirer »
A l’époque des faits, il avait 17 ans et deux mois. Elle était âgée de 37 ans. L’âge légal du consentement à une relation sexuelle en Californie est de 18 ans. Le New York Times affirme avoir essayé sans succès, à plusieurs reprises, d’obtenir un commentaire sur le sujet de la part d’Asia Argento ou de ses représentants.
Les conditions de l’accord, incluant un calendrier de paiement, ont été finalisées en avril, selon les documents consultés par le quotidien. Selon ces derniers, l’avocate de Mme Argento, Carrie Goldberg, a défini l’argent comme « aidant M. Bennett ».
L’Italienne est l’une des premières à avoir accusé publiquement le magnat américain Harvey Weinstein de l’avoir violée. Elle est devenue une voix importante du mouvement #metoo, après avoir raconté qu’elle avait été été agressée par le producteur dans sa chambre d’hôtel pendant le Festival de Cannes en 1997, alors qu’elle avait 21 ans.
Lors de la soirée de clôture de l’édition 2018 du même festival, elle avait lancé, face au public : « Les choses ont changé. On ne va plus vous permettre de vous en tirer sans être inquiétés. »

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                Le monde du cinéma tourne le dos à Harvey Weinstein, accusé de viols et d’agressions sexuelles



“Mon cœur est brisé”
Les révélations du New York Times ont ébranlé une autre figure de proue du mouvement #metoo, l’actrice américaine Rose McGowan. « J’ai connu Asia Argento il y a dix mois. Notre point commun est d’avoir été agressées par Harvey Weinstein. Mon cœur est brisé. Je continuerai partout mon travail au nom des victimes », a-t-elle écrit sur Twitter.

I got to know Asia Argento ten months ago. Our commonality is the shared pain of being assaulted by Harvey Weinstei… https://t.co/vlLf4UTdxz— rosemcgowan (@rose mcgowan)


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Quelques heures plus tard, elle a partagé un second message : « Aucun de nous ne connaît la vérité sur la situation, et je suis sûre que plus d’informations seront révélées. Soyez gentils. »
Des voix s’élèvent face à ceux qui voudraient se saisir de cette révélation pour décrédibiliser le mouvement. Sandra Muller, qui a lancé la déclinaison française de #metoo, #balancetonporc, s’est exprimée auprès du Parisien : « Cette affaire tombe bien pour décrédibiliser ces femmes qui dérangent. Briser le silence coûte cher ». Selon la Française, établie à New York : « Ils vont essayer de démonter le mouvement au fur et à mesure, mais ça ne marchera pas ! »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Depuis près de deux ans, les habitants de la commune doivent se passer d’eau courante. En cause : une présence trop importante de pesticides dans la nappe phréatique.
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En Bourgogne, le micmac aquatique d’Etais-la-Sauvin

Depuis près de deux ans, les habitants de la commune doivent se passer d’eau courante. En cause : une présence trop importante de pesticides dans la nappe phréatique.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 05h21
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 19h43
    |

            Henri Seckel (Étais-la-Sauvin (Yonne), envoyé spécial)








                        



                                


                            
On peut manifestement vivre sans eau courante, les 840 habitants d’Etais-la-Sauvin y parviennent depuis bientôt deux ans. Il y a bien de l’eau aux robinets de ce village de l’Yonne situé à quarante kilomètres au sud d’Auxerre, mais on n’a pas le droit de la consommer, ordre de la préfecture, qui a donc contraint la mairie à fournir de l’eau en bouteille en quantités industrielles. Evidemment, cela complique un peu l’existence.
Au seul restaurant du bourg, le patron dilue son pastis dans de la Cristaline, fabrique ses glaçons avec de la Cristaline, fait bouillir sa potée auvergnate, spécialité de la maison, à la Cristaline. A la boulangerie, éclairs et mille-feuilles sont préparés à la Cristaline. Dans les foyers, on lave la salade à la Cristaline, la tétine du bébé aussi, et les enfants prennent des douches plutôt que des bains, pour éviter d’ingurgiter trop d’eau courante.
Impossible, pourtant, de faire respecter l’interdit préfectoral à 100 %. A l’Ehpad, les soixante-dix résidents avalent une soupe à la Cristaline, mais ceux atteints d’Alzheimer oublient qu’on leur a dit de ne pas boire l’eau du robinet. Dans les jardins, on ne peut pas remplir les piscines gonflables de Cristaline, alors, quand les bambins boivent la tasse, c’est de l’eau courante. Quand on est lassé de se laver les dents à la Cristaline, on les rince normalement, même si c’est défendu.
De toute façon, une bonne partie des citoyens d’Etais passent outre la consigne de la préfecture, à commencer par le premier d’entre eux : « Moi, j’ai toujours bu l’eau du robinet », dit fièrement le maire, Claude Macchia, qui n’a pas l’air particulièrement mal en point du haut de ses 71 ans. Et qui, aujourd’hui, ne prend pas de risque, car l’eau courante, interdite à la consommation, est en fait… potable. Voilà où l’on en est de cet absurde micmac aquatique au cœur de la Bourgogne, à mi-chemin entre querelles de clochers dérisoires et enjeux sanitaires, commerciaux et sociétaux majeurs.
L’eau,...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Plusieurs policiers ont été plus légèrement atteints par cet incendie, qui a été maîtrisé aux alentours de 19 h 30, dimanche.
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Incendie à Aubervilliers : sept personnes grièvement blessées, dont cinq enfants

Plusieurs policiers ont été plus légèrement atteints par cet incendie, qui a été maîtrisé aux alentours de 19 h 30, dimanche.



Le Monde
 |    19.08.2018 à 21h47
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 07h13
   





                        



   


Un incendie dans un immeuble d’habitation a blessé grièvement sept personnes, dont cinq enfants, dimanche 19 août à Aubervilliers, moins d’un mois après un sinistre qui avait coûté la vie à une mère et à ses trois enfants dans la même ville de Seine-Saint-Denis.
Parmi ces sept blessés figure une femme particulièrement touchée, dont le pronostic vital était engagé dimanche soir, a-t-on appris auprès de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP). Une autre habitante a fait une crise cardiaque mais a pu être sauvée, selon la préfecture. Quinze personnes ont aussi été plus légèrement touchées, dont dix policiers venus sur place pour tenter d’évacuer les habitants.
Le feu s’est déclaré vers 19 heures sous les combles d’un immeuble de deux étages et a nécessité l’intervention d’une centaine de pompiers dans cette commune populaire de Seine-Saint-Denis, proche de Paris. Les pompiers, aidés par une quarantaine de camions, sont parvenus à maîtriser les flammes à 19 h 30 et à circonscrire totalement le sinistre aux alentours de 21 heures, ont-ils précisé.
Selon une source policière, des occupants du logement sont passés par les fenêtres pour échapper aux flammes et aux fumées, certains se sont réfugiés sur le toit. Les causes de l’incendie restaient encore indéterminées et des membres de la police scientifique étaient dimanche soir à pied d’œuvre sur les lieux pour effectuer de premiers relevés.
« Mobilisation exemplaire »
Dans un Tweet, le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a salué la « mobilisation exemplaire » des pompiers et des policiers et a adressé ses « premières pensées » aux blessés. Vers 22 h 30, l’important dispositif policier qui avait été mis en place autour des lieux du drame a été levé sous le regard de quelques badauds.
Il s’agit du deuxième incendie grave qui frappe Aubervilliers en moins d’un mois. Le 30 juillet, un incendie survenu au 17e étage d’un immeuble HLM de la commune avait provoqué la mort d’une mère de 33 ans enceinte et de ses trois enfants âgés de 18 mois à 6 ans. Neuf personnes avaient été blessées. Le gouvernement avait alors rendu hommage aux jeunes du quartier qui avaient permis de sauver des vies « en grimpant dans les étages pour secourir les habitants ».
« Aubervilliers de nouveau touché par un grave incendie », s’est désolée la maire (PCF) de la ville, Meriem Derkaoui, dans un Tweet. « Mes pensées vont aux victimes et à leur famille. Les services municipaux sont actuellement à pied d’œuvre pour accompagner les sinistré·e·s », a-t-elle ajouté.

Aubervilliers touchée par un grave incendie dans une habitation privée dont les  conditions d'occupation restent à… https://t.co/V1bAC0Scia— Meriem_Derkaoui (@Meriem Derkaoui)


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Dans l’enquête sur ce précédent drame, un enfant de 10 ans, soupçonné d’avoir provoqué le sinistre en jouant avec un briquet et un torchon dans l’immeuble, a été mis en examen à Bobigny. Poursuivi pour incendie volontaire ayant entraîné la mort, il n’est toutefois pas pénalement responsable en raison de son âge et a été contraint à une mesure d’éloignement de la commune.

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