<FILE-date="2018/08/21/18">

<article-nb="2018/08/21/18-1">
<filnamedate="20180821"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180821"><AAMMJJHH="2018082118">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ En mars, la ministre estimait « possible qu’un certain nombre de services de proximité ne soient pas maintenus ». La réforme du système de santé sera présentée à la mi-septembre.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

Réforme de la santé : « Aucune fermeture d’hôpital de proximité », selon la ministre de la santé

En mars, la ministre estimait « possible qu’un certain nombre de services de proximité ne soient pas maintenus ». La réforme du système de santé sera présentée à la mi-septembre.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 17h12
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 17h24
   





                        



   


La réforme du système de santé, un des prochains chantiers du gouvernement, ne prévoit « aucune fermeture d’un hôpital de proximité », a assuré la ministre de la santé, Agnès Buzyn, mardi 21 août sur Franceinfo.
« Les hôpitaux de proximité vont rester, les Français en ont besoin, ils ont besoin d’une offre de services au plus près de chez eux, il n’y aura pas de fermeture d’hôpital », a-t-elle dit.
En mars, la ministre avait déclaré qu’il était « possible qu’un certain nombre de services de proximité ne soient pas maintenus ».
Le « mythe » de la fermeture des urgences
Interrogée sur les urgences, en tension cet été, elle a répondu qu’il y avait « un mythe autour des fermetures des services d’urgences » : « Il y a parfois des services d’urgences qui ferment, mais il faut savoir que globalement nous avons 78 services d’urgences qui ont ouvert en plus ces dernières années. »
« Il peut y avoir des zones rurales où effectivement il n’y a plus d’activité, et très peu de services, pas besoin d’un service d’urgences, mais il y a plein de services d’urgences qui ouvrent dans des zones qui sont mieux peuplées », a-t-elle poursuivi.
Interrogée sur RTL à propos du « mythe » évoqué par la ministre de la santé, la présidente de la Coordination nationale infirmière, Nathalie Depoire, a déploré le « décalage » avec « ce qu’il se passe réellement dans certains établissements aujourd’hui », alertant sur le besoin rapide de « moyens humains et matériels ».

        Lire aussi :
         

                Hôpitaux de Lyon : « Chaque jour, on a peur qu’il arrive une catastrophe »



Une réforme prévue à l’automne
La réforme du système de santé prévue par le gouvernement sera présentée à la « mi-septembre », a assuré la ministre, rappelant qu’elle serait notamment axée sur une réorganisation « qui va se faire en proximité des gens », en permettant « aux médecins en ville d’être présents plus qu’aujourd’hui sur les périodes de garde parce que, effectivement, tous nos services d’urgences réceptionnent énormément de malades qui n’ont pas besoin d’aller aux urgences ».
Le cabinet de la ministre a toutefois fait savoir à l’AFP que « la date de mi-septembre (pour la présentation de la réforme) n’est pas certaine ».

        Lire aussi :
         

                Le gouvernement aborde une rentrée sociale à hauts risques



Cette réforme entend apporter des réponses au malaise des soignants et au déficit chronique des hôpitaux.
En février, « cinq grands chantiers » prioritaires ont été identifiés : qualité et pertinence des soins ; financement des hôpitaux ; formation et qualité de vie au travail des professionnels de santé ; virage numérique ; et organisation territoriale des soins.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/21/18-2">
<filnamedate="20180821"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180821"><AAMMJJHH="2018082118">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Le pays est sorti lundi de son dernier plan d’aide européen. Les indicateurs économiques tendent vers une amélioration, obtenue grâce à l’austérité imposée par ses créanciers.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Dans quel état est la Grèce après huit ans d’aide ?

Le pays est sorti lundi de son dernier plan d’aide européen. Les indicateurs économiques tendent vers une amélioration, obtenue grâce à l’austérité imposée par ses créanciers.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 17h47
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 18h27
    |

                            Thibaut Faussabry








                        


La Grèce est officiellement sortie lundi 20 août de son troisième et dernier plan d’aide européen, d’un montant de 86 milliards d’euros. Elle succède à l’Irlande (2013), au Portugal (2014), à l’Espagne (2014) et à Chypre (2016), les quatre autres pays de l’Union européenne (UE) ayant bénéficié d’un soutien international à la suite de la crise financière.

        Lire aussi :
         

                Les Grecs, épuisés par huit ans d’austérité, doutent encore de l’avenir du pays



Depuis 2010, en échange d’importants efforts d’austérité, Athènes a reçu 260 milliards d’euros d’aide financière de la part de pays de l’UE, de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international (FMI). Ces cures successives semblent payer au niveau économique. Après s’être effondrés à l’éclatement de la crise, certains indicateurs statistiques du pays s’améliorent lentement.


	#container_15347733164{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
	#graphe_15347733164{
		height:450px;
	}
	#container_15347733164 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_15347733164 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
		opacity: 1;
		white-space: normal !important;
	}
	#container_15347733164.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_15347733164.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15347733164 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



La Grèce a renoué avec la croissance en 2017 après huit années de récession 
Evolution du produit intérieur brut à prix courants de la Grèce.

Source : Eurostat



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15347733164",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "column",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y}  Mds €",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:null,
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value}  Mds €",
			zIndex: -1
		},
		min: 0.1,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["2006","2007","2008","2009","2010","2011","2012","2013","2014","2015","2016","2017"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:"",
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "PIB",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        217.862
      ],
      [
        "",
        232.695
      ],
      [
        "",
        241.991
      ],
      [
        "",
        237.534
      ],
      [
        "",
        226.031
      ],
      [
        "",
        207.029
      ],
      [
        "",
        191.204
      ],
      [
        "",
        180.654
      ],
      [
        "",
        178.657
      ],
      [
        "",
        176.312
      ],
      [
        "",
        174.199
      ],
      [
        "",
        177.735
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: false,
		valueDecimals: 3,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " milliards d'euros",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Après avoir perdu un tiers de sa valeur en neuf ans, le PIB de la Grèce (qui mesure la richesse nationale) est reparti en légère hausse en 2017 (+ 2 %). Mais il faudra encore plusieurs années au pays pour retrouver son PIB d’avant la crise, puisque celui-ci se situe aujourd’hui au même niveau qu’en 2003. Le FMI se montre optimiste quant à la reprise de l’économie grecque : il prévoit une croissance de 2 % en 2018, puis de 2,9 % en 2019.
Autre bonne nouvelle, en mai 2018, le taux de chômage est redescendu sous 20 % pour la première fois depuis 2011. Il reste néanmoins le plus élevé parmi les pays européens.


	#container_15347753114{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
	#graphe_15347753114{
		height:500px;
	}
	#container_15347753114 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_15347753114 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
		opacity: 1;
		white-space: normal !important;
	}
	#container_15347753114.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_15347753114.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15347753114 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Le taux de chômage est en baisse quasiment continue depuis 2013
Evolution mensuelle du taux de chômage (en % de la population active) en Grèce entre 2006 et 2018. Estimations corrigées des variations saisonnières.

Source : Hellenic Statistical Authority



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15347753114",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "line",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y}  %",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:null,
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value}  %",
			zIndex: -1
		},
		min: 0.1,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "datetime",
		 categories:null,
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value:%b %Y}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:"",
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Taux de chômage",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        1136156400000,
        9.5
      ],
      [
        1138834800000,
        9.5
      ],
      [
        1141254000000,
        9.2
      ],
      [
        1143928800000,
        9.3
      ],
      [
        1146520800000,
        9.1
      ],
      [
        1149199200000,
        8.9
      ],
      [
        1151791200000,
        8.8
      ],
      [
        1154469600000,
        8.7
      ],
      [
        1157148000000,
        8.6
      ],
      [
        1159740000000,
        8.6
      ],
      [
        1162422000000,
        8.9
      ],
      [
        1165014000000,
        8.9
      ],
      [
        1167692400000,
        8.8
      ],
      [
        1170370800000,
        8.8
      ],
      [
        1172790000000,
        8.9
      ],
      [
        1175464800000,
        8.6
      ],
      [
        1178056800000,
        8.3
      ],
      [
        1180735200000,
        8.3
      ],
      [
        1183327200000,
        8.3
      ],
      [
        1186005600000,
        8.3
      ],
      [
        1188684000000,
        8.4
      ],
      [
        1191276000000,
        8.3
      ],
      [
        1193958000000,
        7.9
      ],
      [
        1196550000000,
        8
      ],
      [
        1199228400000,
        7.8
      ],
      [
        1201906800000,
        7.9
      ],
      [
        1204412400000,
        8.2
      ],
      [
        1207087200000,
        7.9
      ],
      [
        1209679200000,
        7.3
      ],
      [
        1212357600000,
        7.5
      ],
      [
        1214949600000,
        7.6
      ],
      [
        1217628000000,
        7.7
      ],
      [
        1220306400000,
        7.7
      ],
      [
        1222898400000,
        7.7
      ],
      [
        1225580400000,
        7.9
      ],
      [
        1228172400000,
        8.4
      ],
      [
        1230850800000,
        9.1
      ],
      [
        1233529200000,
        9
      ],
      [
        1235948400000,
        9.1
      ],
      [
        1238623200000,
        9.2
      ],
      [
        1241215200000,
        9.2
      ],
      [
        1243893600000,
        9.4
      ],
      [
        1246485600000,
        9.7
      ],
      [
        1249164000000,
        9.8
      ],
      [
        1251842400000,
        10
      ],
      [
        1254434400000,
        10.2
      ],
      [
        1257116400000,
        10.5
      ],
      [
        1259708400000,
        10.6
      ],
      [
        1262386800000,
        11
      ],
      [
        1265065200000,
        11.4
      ],
      [
        1267484400000,
        11.6
      ],
      [
        1270159200000,
        12
      ],
      [
        1272751200000,
        12.3
      ],
      [
        1275429600000,
        12.5
      ],
      [
        1278021600000,
        12.7
      ],
      [
        1280700000000,
        13
      ],
      [
        1283378400000,
        13.4
      ],
      [
        1285970400000,
        13.9
      ],
      [
        1288652400000,
        14.3
      ],
      [
        1291244400000,
        14.7
      ],
      [
        1293922800000,
        15
      ],
      [
        1296601200000,
        15.5
      ],
      [
        1299020400000,
        16.1
      ],
      [
        1301695200000,
        16.4
      ],
      [
        1304287200000,
        17
      ],
      [
        1306965600000,
        17.2
      ],
      [
        1309557600000,
        17.8
      ],
      [
        1312236000000,
        18.7
      ],
      [
        1314914400000,
        19.1
      ],
      [
        1317506400000,
        20.1
      ],
      [
        1320188400000,
        20.6
      ],
      [
        1322780400000,
        21.2
      ],
      [
        1325458800000,
        21.5
      ],
      [
        1328137200000,
        22.2
      ],
      [
        1330642800000,
        22.9
      ],
      [
        1333317600000,
        23.5
      ],
      [
        1335909600000,
        24
      ],
      [
        1338588000000,
        25
      ],
      [
        1341180000000,
        25.1
      ],
      [
        1343858400000,
        25.4
      ],
      [
        1346536800000,
        26.2
      ],
      [
        1349128800000,
        25.8
      ],
      [
        1351810800000,
        26.4
      ],
      [
        1354402800000,
        26.5
      ],
      [
        1357081200000,
        26.7
      ],
      [
        1359759600000,
        26.8
      ],
      [
        1362178800000,
        27.4
      ],
      [
        1364853600000,
        27.6
      ],
      [
        1367445600000,
        27.6
      ],
      [
        1370124000000,
        27.7
      ],
      [
        1372716000000,
        27.9
      ],
      [
        1375394400000,
        27.5
      ],
      [
        1378072800000,
        27.8
      ],
      [
        1380664800000,
        27.7
      ],
      [
        1383346800000,
        27.6
      ],
      [
        1385938800000,
        27.4
      ],
      [
        1388617200000,
        27.2
      ],
      [
        1391295600000,
        27.3
      ],
      [
        1393714800000,
        27
      ],
      [
        1396389600000,
        27.2
      ],
      [
        1398981600000,
        27
      ],
      [
        1401660000000,
        26.6
      ],
      [
        1404252000000,
        26.3
      ],
      [
        1406930400000,
        26.3
      ],
      [
        1409608800000,
        26
      ],
      [
        1412200800000,
        25.9
      ],
      [
        1414882800000,
        25.9
      ],
      [
        1417474800000,
        25.9
      ],
      [
        1420153200000,
        25.7
      ],
      [
        1422831600000,
        25.8
      ],
      [
        1425250800000,
        26.1
      ],
      [
        1427925600000,
        25.2
      ],
      [
        1430517600000,
        24.9
      ],
      [
        1433196000000,
        25
      ],
      [
        1435788000000,
        24.8
      ],
      [
        1438466400000,
        24.5
      ],
      [
        1441144800000,
        24.7
      ],
      [
        1443736800000,
        24.6
      ],
      [
        1446418800000,
        24.5
      ],
      [
        1449010800000,
        23.9
      ],
      [
        1451689200000,
        24.4
      ],
      [
        1454367600000,
        24.1
      ],
      [
        1456873200000,
        23.8
      ],
      [
        1459548000000,
        23.5
      ],
      [
        1462140000000,
        23.6
      ],
      [
        1464818400000,
        23.4
      ],
      [
        1467410400000,
        23.3
      ],
      [
        1470088800000,
        23.3
      ],
      [
        1472767200000,
        23.1
      ],
      [
        1475359200000,
        23.3
      ],
      [
        1478041200000,
        23.3
      ],
      [
        1480633200000,
        23.4
      ],
      [
        1483311600000,
        23.2
      ],
      [
        1485990000000,
        22.6
      ],
      [
        1488409200000,
        22.1
      ],
      [
        1491084000000,
        21.7
      ],
      [
        1493676000000,
        21.7
      ],
      [
        1496354400000,
        21.3
      ],
      [
        1498946400000,
        20.9
      ],
      [
        1501624800000,
        20.8
      ],
      [
        1504303200000,
        20.8
      ],
      [
        1506895200000,
        21
      ],
      [
        1509577200000,
        21.1
      ],
      [
        1512169200000,
        20.8
      ],
      [
        1514847600000,
        20.7
      ],
      [
        1517526000000,
        20.7
      ],
      [
        1519945200000,
        20
      ],
      [
        1522620000000,
        20
      ],
      [
        1525212000000,
        19.5
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: false,
		valueDecimals: 1,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " % de la population active",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		xDateFormat: '%b %Y',
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name} : {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Plusieurs années de rigueur, signifiant une baisse massive de la dépense publique et une hausse de l’imposition, ont permis à la Grèce de sortir du déficit et de dégager un excédent budgétaire primaire de 0,6 % puis de 0,8 % du PIB en 2016 et en 2017. Un ajustement sévère, quand on sait qu’elle affichait un déficit de 15 % du PIB en 2009.


    .module_decodeur ol li{
      list-style-type: decimal;
    }

    .module_decodeur ul li{
      list-style-type: disc;
    }
    .module_decodeur{
        width: 100%;
        padding:24px 30px;
        margin:10px 0;
        background: #FFFFFF;
        border-style: solid;
        border-width: 6px 1px 1px;
        border-color:#FB5100 #CACED0 #CACED0;    
        font-family: Helvetica,arial,sans-serif;
        font-size: .8em;
        box-sizing: border-box;
    }
    .module_decodeur_header{
        border-bottom: 1px solid #E9EDF0;
        padding:0 0 15.5px 0;
        margin:0 0 15.5px 0;
    }
    .module_decodeur_header h2{
        display: inline;
        background:#FB5100;
        padding:6px 11px;
        font-family: Fette,"Arial Narrow",sans-serif;
       text-transform: uppercase;
       font-weight: normal;
       color:white;
       font-size: 1.3em;
       margin:0;
    }
    .module_decodeur_logo{
        float:right;
    }
    .module_decodeur_logo a, .module_decodeur_logo img{
        border:none!important;
        text-decoration: :none!important;
    }
    .module_decodeur_intertitre{
        font-weight:bold!important;
        font-size: 1.1em;
        color: #131E2B;
    }
    .module_decodeur .encadre_dcdr_developpement .lire { padding: 8px 16px 6px; clear: both; background: #fff; border-left: 1px solid #e4e6e9; font-weight: bold; margin: 20px 0; }
    .module_decodeur .encadre_dcdr_developpement .lire a { border-bottom: 0; }




La définition


Qu'est-ce que l'excédent budgétaire primaire ?
Un pays est en excédent budgétaire quand il a plus de recettes que de dépenses dans son budget annuel.
L'excédent budgétaire primaire est calculé sans prendre en compte l'une des principales dépenses d'un Etat : la charge de la dette, c'est-à-dire les intérêts payés sur l'argent qu'il a emprunté.
Cette manière de calculer l'excédent budgétaire est plus favorable à l'Etat : elle évite de pénaliser les Etats surendettés, comme la Grèce qui, mécaniquement, consacrent une grande partie de leurs ressources à payer la charge de leur dette.



De quoi remplir les objectifs fixés par les créanciers du pays, mais surtout maintenir la dette publique aux alentours de 180 % du PIB. En dépit de cette stabilisation, la dette grecque reste de loin la plus élevée de la zone euro (au regard de son PIB). Au niveau mondial, elle est seulement devancée par le Japon et ses 250 % de dette.


	#container_15347743531{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
	#graphe_15347743531{
		height:450px;
	}
	#container_15347743531 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_15347743531 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
		opacity: 1;
		white-space: normal !important;
	}
	#container_15347743531.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_15347743531.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15347743531 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



La dette publique grecque est stable depuis 2013
Evolution de la dette publique brute en Grèce en part du PIB.

Source : EUROSTAT



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15347743531",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "line",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y} %",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:null,
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} %",
			zIndex: -1
		},
		min: 0.1,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["2006","2007","2008","2009","2010","2011","2012","2013","2014","2015","2016","2017"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:"",
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Dette publique",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        103.6
      ],
      [
        "",
        103.1
      ],
      [
        "",
        109.4
      ],
      [
        "",
        126.7
      ],
      [
        "",
        146.2
      ],
      [
        "",
        172.1
      ],
      [
        "",
        159.6
      ],
      [
        "",
        177.4
      ],
      [
        "",
        178.9
      ],
      [
        "",
        176.8
      ],
      [
        "",
        180.8
      ],
      [
        "",
        178.6
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: false,
		valueDecimals: 1,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " % du PIB",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Le poids de cette dette est depuis longtemps jugé insoutenable, tant par le premier ministre grec, Alexis Tsipras, que par le FMI. C’est pourquoi les Européens ont accepté en juin de l’alléger. En contrepartie d’une surveillance accrue de ses comptes publics, Athènes ne commencera à rembourser les 86 milliards prêtés par ses partenaires européens qu’à partir de 2032, au lieu de 2022.


	#container_15348443294{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
	#graphe_15348443294{
		height:500px;
	}
	#container_15348443294 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_15348443294 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
		opacity: 1;
		white-space: normal !important;
	}
	#container_15348443294.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_15348443294.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15348443294 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Le salaire moyen en Grèce a diminué de 22% depuis l'éclatement de la crise 
Evolution annuelle du salaire moyen en Grèce entre 2006 et 2017.

Source : OCDE



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15348443294",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "line",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y} $",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:null,
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} $",
			zIndex: -1
		},
		min: 0.1,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["2006","2007","2008","2009","2010","2011","2012","2013","2014","2015","2016","2017"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:"",
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Salaire moyen",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        32418
      ],
      [
        "",
        32411
      ],
      [
        "",
        31922
      ],
      [
        "",
        33423
      ],
      [
        "",
        31194
      ],
      [
        "",
        29149
      ],
      [
        "",
        27826
      ],
      [
        "",
        26026
      ],
      [
        "",
        26532
      ],
      [
        "",
        26336
      ],
      [
        "",
        26330
      ],
      [
        "",
        26064
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: false,
		valueDecimals: 0,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " dollars américains",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Les mesures d’austérité successives ont réduit progressivement les conditions de vie des ménages. La Grèce est le seul pays de l’Union européenne où le salaire minimal a diminué depuis 2008. Sous la pression des créanciers du pays, il avait été abaissé de 28 % en 2013 pour atteindre 684 euros brut mensuels.


	#container_15348563947{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
	#graphe_15348563947{
		height:500px;
	}
	#container_15348563947 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_15348563947 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
		opacity: 1;
		white-space: normal !important;
	}
	#container_15348563947.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_15348563947.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15348563947 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Le revenu des Grecs a diminué d'un tiers en sept ans
Evolution du revenu médian disponible des ménages par habitant en Grèce. Ce chiffre ne tient pas compte de l'évolution de la parité de pouvoir d'achat, liée notamment à l'inflation.

Source : Eurostat



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15348563947",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "line",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y} €",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:null,
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} €",
			zIndex: -1
		},
		min: 0.1,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:"",
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["2008 (4.2%)","2009 (1.3%)","2010 (4.7%)","2011 (3.1%) ","2012 (1%)","2013 (-0.9%)","2014 (-1.4%)","2015 (-1.1%)","2016 (0%)","2017 (1.1%)"],
		title: {
			text: "(taux moyen d'inflation par année)"
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:"",
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Revenu disponible des ménages",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        10800
      ],
      [
        "",
        11530
      ],
      [
        "",
        11963
      ],
      [
        "",
        10985
      ],
      [
        "",
        9460
      ],
      [
        "",
        8377
      ],
      [
        "",
        7680
      ],
      [
        "",
        7527
      ],
      [
        "",
        7504
      ],
      [
        "",
        7611
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: 1,
		valueDecimals: 0,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " euros par personne",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name} : {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


L’amélioration de ces indicateurs économiques et la sortie du pays du plan d’aide européen ne marquent pas pour autant la fin de l’austérité pour les ménages. En effet, Athènes s’est notamment engagé à dégager un excédent budgétaire primaire de 3,5 % du PIB jusqu’en 2022, puis de 2,2 % jusqu’en 2060. Si elles sont tenues, ces promesses devraient sévèrement restreindre la marge de manœuvre des futurs gouvernements en matière de dépense publique, dans un pays où les retraites et les salaires ont déjà été massivement rabotés.

        Lire aussi :
         

                « Les Grecs sont loin de voir le bout du tunnel de l’austérité »






                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/21/18-3">
<filnamedate="20180821"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180821"><AAMMJJHH="2018082118">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Comme en 2017, le chef de l’Etat veut multiplier les annonces de réformes à la rentrée, pour faire oublier l’affaire Benalla et les difficultés économiques.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 20/08/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Malgré son été agité, Macron ne souhaite pas changer de stratégie

Comme en 2017, le chef de l’Etat veut multiplier les annonces de réformes à la rentrée, pour faire oublier l’affaire Benalla et les difficultés économiques.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 16h04
    |

            Cédric Pietralunga








                        



                                


                            

Bis repetita ? Il y a un an, Emmanuel Macron était sorti de son premier été de président le mors aux dents. En chute dans les sondages après un début de mandat chaotique, marqué par l’affaire Ferrand, la démission du général de Villiers et les couacs d’une majorité novice, le chef de l’Etat avait abordé la rentrée pied au plancher, multipliant les annonces et les réformes, pour sidérer l’opposition et les Français. Une stratégie carpet bombing gagnante : dès le mois d’octobre, le président avait recouvré une partie de sa popularité.
Un an plus tard, même constat… et même réponse. Mis en difficulté par le ralentissement de la croissance, mais aussi par le retentissement pris par l’affaire Benalla, qui a montré la fragilité de son dispositif politique, Emmanuel Macron a décidé, selon son entourage, de ne rien changer à sa stratégie.
« Comme en 2017, la rentrée sera très dense au niveau économique et social, avec de nombreuses réformes qui seront engagées, assure-t-on à l’Elysée. La feuille de route est tracée depuis la campagne, la volonté d’aller au bout des choses est intacte. » Comprendre : pas de changement de rythme et encore moins d’infléchissement du cap, comme certains observateurs l’avaient anticipé.
Pour marquer ce choix, l’exécutif compte une nouvelle fois mettre en scène le gouvernement au travail. De retour à l’Elysée mardi soir, après un séjour de près de trois semaines au fort de Brégançon (Var), où il a consacré son temps « au repos et à travailler ses dossiers », Emmanuel Macron présidera, mercredi 22 août, un conseil des ministres de rentrée, où il devrait insister sur le calendrier soutenu qui attend les membres du gouvernement. Un point sur la reconstruction des îles de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy, dévastées par l’ouragan Irma il y a un an et où le chef de l’Etat compte à nouveau se rendre en septembre, devrait également être fait.
Continuer à fracturer la droite
Surtout,...




                        

                        


<article-nb="2018/08/21/18-4">
<filnamedate="20180821"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180821"><AAMMJJHH="2018082118">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ L’actrice italienne est accusée par le « New York Times » d’avoir agressé sexuellement un jeune acteur, mineur au moment des faits. Ce dernier ne s’est pas encore exprimé.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

L’actrice Asia Argento nie toute relation sexuelle avec Jimmy Bennett

L’actrice italienne est accusée par le « New York Times » d’avoir agressé sexuellement un jeune acteur, mineur au moment des faits. Ce dernier ne s’est pas encore exprimé.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 18h20
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 18h31
   





                        



   


L’actrice italienne Asia Argento, accusée par le New York Times d’avoir agressé sexuellement un jeune acteur, Jimmy Bennett, nie « toute relation sexuelle » avec ce dernier, dans un communiqué diffusé mardi 21 août dans les médias.
« Je nie et je rejette le contenu de l’article publié par le New York Times qui circule dans les médias internationaux (...). Je n’ai jamais eu de relation sexuelle avec Bennett », écrit l’actrice de 42 ans dans ce communiqué, où elle parle de « persécution ».
« Je suis profondément choquée et frappée en lisant des informations absolument fausses », poursuit l’actrice, qui précise « ne pas avoir d’autre choix que celui de s’opposer à tous les mensonges et de se protéger de toutes les manières ».

        Lire aussi :
         

                « Hypocrisie », tentative de « discréditer » #metoo : réactions aux accusations contre Asia Argento



380 000 dollars versés au jeune acteur
Le New York Times a révélé dimanche que l’actrice italienne, l’une des principales accusatrices du producteur déchu Harvey Weinstein, avait versé 380 000 dollars à Jimmy Bennet, un acteur et musicien de rock américain, qui assure que l’actrice l’a agressé sexuellement dans une chambre d’hôtel en Californie en 2013, alors qu’il n’avait que 17 ans. Le quotidien new-yorkais cite des documents envoyés au journal par une source non identifiée.

        Lire aussi :
         

                Asia Argento accusée d’avoir payé un homme qui voulait la poursuivre pour agression sexuelle



Asia Argento explique que Jimmy Bennet, à un moment où il était en difficultés financières, lui avait demandé de lui prêter une grosse somme d’argent — il avait engagé des poursuites judiciaires contre sa propre famille, lui réclamant des millions de dollars. Asia Argento avait alors décidé de l’aider, mais, pour éviter une « publicité négative », c’est son compagnon, le chef Anthony Bourdain (qui s’est suicidé depuis), qui avait effectué le paiement.
Les avocats de Jimmy Bennett, eux, ont déclaré que l’acteur prendrait « les prochaines vingt-quatre heures, ou davantage, pour préparer sa réponse ».
A la suite des révélations du NYT, les autorités de Los Angeles ont annoncé qu’elles allaient chercher davantage d’informations sur ce qui s’était passé entre Asia Argento et Jimmy Bennett en 2013. Dans la déclaration d’intention de poursuite en justice, les avocats de l’acteur demandaient 3,5 millions de dollars de dommages et intérêts à la comédienne pour avoir « infligé de manière intentionnelle une détresse émotionnelle et des pertes de salaire » à leur client, selon le quotidien américain.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/21/18-5">
<filnamedate="20180821"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180821"><AAMMJJHH="2018082118">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Ce tournoi centenaire réunit chaque mois d’août au Japon les meilleures équipes lycéennes de baseball. Un sport importé au XIXe siècle des Etats-Unis et très populaire dans l’archipel.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Dans les tribunes du Koshien, tournoi mythique du baseball japonais

Ce tournoi centenaire réunit chaque mois d’août au Japon les meilleures équipes lycéennes de baseball. Un sport importé au XIXe siècle des Etats-Unis et très populaire dans l’archipel.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 12h51
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 16h35
    |

            Philippe Mesmer (Stade du Koshien, Hyogo, envoyé spécial)








                        



   


Le suspense n’a pas duré bien longtemps. La finale du tournoi japonais de baseball lycéen, plus connu sous le nom de « Koshien », a consacré, mardi 21 août, la domination d’une véritable machine à gagner, le lycée Toin d’Osaka. Déjà vainqueur à sept reprises depuis la création en 1988 de son club de baseball, l’établissement l’a une nouvelle fois emporté.
Il a dominé sur le score de 13 à 2 le lycée agricole Kameno, du département d’Akita, dans le nord de l’île principale, dont l’arrivée en finale a enthousiasmé sa région d’origine. La dernière fois qu’un établissement de ce département a atteint ce niveau, c’était il y a cent trois ans ! C’est peu dire que les habitants de la région étaient fiers. Dans ce lycée public, on ne peut pas jouer l’hiver, à cause de la neige, et tous les joueurs sont originaires du coin. Ils n’ont pas été recrutés par des « scouts » aux quatre coins du Japon.
Les fans pourront se consoler, car leur équipe a été portée par celui qui s’annonce déjà comme une future star du baseball nippon : Kosei Yoshida, qui lance à plus de 150 km/h – en moyenne, au Koshien, c’est plutôt de 120 à 130 km/h – et figure déjà en bonne position de la draft des équipes professionnelles, tout comme deux joueurs de Toin.
Quarante-neuf équipes concurrentes
Le lycée Toin, lui, entre un peu plus dans la légende d’un tournoi imaginé en 1915 par le directeur du quotidien Asahi, Ryohei Murayama, et qui est une institution dans un pays fou de cette pratique venue d’Amérique à la fin du XIXe siècle et quasiment accaparée par les Japonais. Il est le seul sport importé à conserver un nom strictement nippon, « yakyu ». Même le football, appelé « shukyu » avant et pendant la guerre quand les mots anglais étaient bannis, est vite redevenu le « soccer ».
L’édition 2018 du Koshien d’été était la centième, le tournoi ayant été suspendu en 1918 et pendant la deuxième guerre mondiale. « Un été à ne jamais revivre est un été sans le bruit de la batte frappant la balle et les encouragements des fans dans les tribunes », pouvait-on lire dans une tribune de l’Asahi du 14 août, veille de l’anniversaire de la fin du conflit.
Chaque année, dans la touffeur d’août – le mois de vacances des écoliers japonais –, le Koshien réunit 49 équipes, une pour 45 des 47 départements du pays, et deux pour ceux de Tokyo et d’Hokkaido. Avant la guerre, quand la Corée et Taïwan faisaient partie de l’empire du Japon, des équipes de ces territoires y participaient. Ainsi, dans les années 1930, l’équipe du lycée agricole Kano de la ville taïwanaise de Kagi (aujourd’hui Chiayi) s’est qualifiée à quatre reprises pour ce tournoi. Elle réunissait des Japonais, des Aborigènes et des Chinois. Son aventure a inspiré le film taïwanais Kano, réalisé en 2014 par Umin Boya.

   


Rituels immuables
Le stade du Koshien a ouvert ses portes le 1er août 1924. Il s’agissait à l’époque du plus grand stade d’Asie. Il pouvait accueillir 55 000 spectateurs, et sa conception s’inspirait fortement des Polo Grounds de New York, construits à la fin du XIXe siècle pour le baseball et le football américain.
Le légendaire joueur de baseball Babe Ruth (1895-1948) y a joué un match de gala lors de sa tournée au Japon en 1934. Une plaque rappelle cet événement. Le stade est aussi connu pour sa fameuse Yakyu no to (« tour du baseball ») en béton et son musée d’un tournoi qui conserve une atmosphère délicieusement désuète.
Cette ambiance tient beaucoup aux rituels immuables qui accompagnent la compétition : la prestation de serment le premier jour, l’habitude des joueurs de ramasser un peu de la terre du terrain qu’ils garderont en souvenir ou offriront à ceux qui les ont soutenus, la sirène qui retentit au début de chaque match.

        Lire notre interview sur
         

          la gloire retrouvée des Yankees



« Les uniformes rétro, le niveau de jeu élevé, le légendaire stade Koshien, tout cela me rappelle l’excitation d’aller au Yankee Stadium dans les années 1960 pour voir Mickey Mantle [légendaire joueur de la franchise new-yorkaise] », s’amuse James Whitlow Delano, photographe américain basé à Tokyo.
Antichambre du professionnalisme, le tournoi pousse les participants à se donner à fond. Chaque édition a ses héros. Certains plus que d’autres. Ainsi Koji Ota, du lycée Misawa d’Aomori, fut le héros d’une rencontre épique du tournoi de 1969, jouée sur deux jours et en 18 manches, contre 9 normalement. Le match avait été interrompu par la nuit tombante le premier jour, alors que les deux équipes étaient toujours à 0-0. Ayant attiré une audience record à la télévision nippone, la rencontre finit sur la défaite douloureuse de Misawa et du bel Ota, dont la qualité de lanceur et le charme avaient conquis le cœur des Japonaises.
« Nito-ryu », technique de samouraïs
C’est aussi pendant ces tournois qu’émergent les futures stars du baseball, comme Ichiro Suzuki, Hideki Matsui, dit « Godzilla », ou encore Daisuke Matsuzaka. L’un des derniers en date est Shohei Ohtani, qui après avoir joué au Koshien avec son lycée d’Hanamaki (département d’Iwate, nord) et s’y être illustré avec des balles lancées à près de 160 km/h, a été recruté par l’équipe professionnelle des Nippon Ham Fighters d’Hokkaido avant d’aller jouer pour les Angels de Los Angeles, en Major League américaine, le rêve de tous les joueurs.
Surnommé le « Babe Ruth japonais » pour sa polyvalence, Shohei Ohtani parvient à se distinguer comme batteur mais aussi comme lanceur, à la manière de son illustre aîné américain. Les Japonais donnent à cette rareté le nom de « nito-ryu », technique de combat des samouraïs avec deux sabres.

   


Au Koshien, les exploits sont abondamment relayés par les médias. Comme souvent dans l’archipel, un tel succès excite l’imagination des auteurs de mangas. Parue de 1972 à 1981 puis réalisée en dessin animé, Dokaben, de Shinji Mizushima, fut ainsi l’une de ces nombreuses séries à succès.
Pour les mangakas, le Koshien reste un puits d’inspiration. Le stade est toujours plein. Hormis les pom-pom girls et les orchestres des deux équipes s’affrontant pacifiquement à coup de décibels et de chorégraphies savamment répétées, le public ne prend guère partie. On applaudit les beaux gestes, tout simplement. Tel lancer qui surprend un batteur, tel coup qui trompe les joueurs de champ, tel plongeon pour attraper une balle et mettre « out » le batteur… Le public apprécie en connaisseur. Une mère venue avec son fils et un de ses camarades l’avouent : « On ne soutient personne. Ils adorent le baseball, c’est tout. »
La centième édition du Koshien d’été coïncide avec les efforts du Japon pour promouvoir le baseball. Le sport fut olympique jusqu’en 2008 avant d’être retiré des compétitions en 2012 et 2016. Il va faire son retour pour les jeux de Tokyo de 2020, avec le softball féminin. Sans surprise, le Japon, médaillé d’or en 2008 dans les deux disciplines, fait partie des favoris.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/21/18-6">
<filnamedate="20180821"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180821"><AAMMJJHH="2018082118">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ A son arrivée à Rome, en 2013, le pape François s’est entouré d’un conseil de neuf cardinaux. Au moins trois d’entre eux sont soupçonnés d’avoir couvert des pédophiles.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Chili, Australie, Etats-Unis… le Vatican face aux scandales sexuels

A son arrivée à Rome, en 2013, le pape François s’est entouré d’un conseil de neuf cardinaux. Au moins trois d’entre eux sont soupçonnés d’avoir couvert des pédophiles.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 10h31
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 15h19
    |

            Cécile Chambraud








                        



   


Depuis sa désastreuse visite au Chili, en janvier, pendant laquelle il a accusé de « calomnie » les victimes d’un prêtre prédateur, le pape François n’a cessé de se heurter à la question des violences sexuelles dans l’Eglise catholique. Une bonne partie de son emploi du temps est consacrée à trouver comment sauver du naufrage l’Eglise chilienne, dont tous les évêques lui ont remis leur démission en mai. Il a accepté celle de cinq d’entre eux, mais des victimes accusent plusieurs autres prélats d’avoir couvert les agissements de dizaines de clercs soupçonnés ou accusés d’agressions.
Les critiques visent en particulier le cardinal Francisco Javier Errazuriz, membre du C9, le conseil de neuf cardinaux dont s’est entouré François à son arrivée au Vatican, en 2013, et le cardinal Ricardo Ezzati, archevêque de Santiago. Ce dernier est convoqué mardi 21 août par le procureur qui enquête sur plusieurs affaires. Le 4 août, l’archevêque de Santiago a annoncé qu’il renonçait à présider, le 18 septembre, le traditionnel Te Deum pour la patrie. Selon la presse chilienne, le président (conservateur) de la République, Sebastian Piñera, aurait menacé de ne pas s’y rendre si le cardinal Ezzati était présent.

        Lire aussi :
         

                Violences sexuelles : le pape François condamne, les victimes demandent des actes



« Grave faute morale »
Pendant ce temps, la justice du pays continue d’enquêter. Le 1er août, le procureur national a officiellement demandé à l’Etat du Vatican d’avoir accès aux dossiers canoniques de neuf clercs soupçonnés d’agressions sexuelles, puis, le 14 août, a perquisitionné le siège de la conférence épiscopale.
Le Chili n’est pas le seul cas que le pape a eu à traiter cet été. Le 30 juillet, François a obtenu la démission d’un archevêque australien, Philip Edward Wilson, condamné le 3 juillet à un an de prison pour avoir couvert des actes de pédophilie. Les autorités politiques australiennes avaient elles aussi exercé une pression sur le Saint-Siège pour que des décisions soient prises. « Le temps est venu pour le pape de le limoger », avait déclaré le premier ministre australien, Malcolm Turnbull. Un autre prélat australien, et non des moindres, est actuellement jugé pour des accusations d’agressions sexuelles. Il s’agit du cardinal George Pell, membre lui aussi du C9 du pape et responsable des affaires économiques du Vatican.
Deux jours auparavant, le 28 juillet, le pape François avait accepté la démission du collège des cardinaux de Theodore McCarrick, 88 ans, ancien archevêque de Washington, accusé d’agressions sexuelles sur mineurs et sur majeurs. La mise en cause de cette éminente figure de l’Eglise américaine n’a pas fini de soulever des questions gênantes dans la mesure où sa conduite sexuelle n’aurait pas été un secret pour tout le monde. Pas même au Vatican. Le président de la conférence épiscopale américaine, le cardinal Daniel DiNardo, a lui-même reconnu que le fait que des plaintes contre Theodore McCarrick aient été tenues secrètes « pendant des décennies » était une « grave faute morale ».
Aux Etats-Unis, les regards se sont tournés vers le plus haut responsable américain au sein de la curie romaine, le cardinal Kevin Farrell, préfet du dicastère (ministère) pour la famille et les laïcs. Ordonné évêque par Theodore McCarrick, il a été son vicaire général à Washington jusqu’en 2006.

        Lire aussi :
         

                Etats-Unis : plus de 300 prêtres accusés de pédophilie en Pennsylvanie



Interrogé par l’agence Associated Press sur ce qu’il savait de la conduite de son mentor, il a affirmé qu’il n’avait jamais eu ne serait-ce qu’un soupçon ni connaissance d’aucune plainte. Questionné à son tour, l’actuel archevêque de Washington, le cardinal Donald Wuerl, a fait la même réponse. Mais ce n’est pas son seul souci : il est par ailleurs cité dans le rapport sur les diocèses de Pennsylvanie comme l’un des évêques – il était en poste à Pittsburgh de 1988 à 2006 – ayant protégé un prêtre abusif.
Le 20 juillet, enfin, le pape a accepté la démission d’un évêque auxiliaire de Tegucigalpa (Honduras), Juan José Pineda, 57 ans. Le prélat était l’adjoint du cardinal Oscar Rodriguez Maradiaga, lui aussi membre du C9 de François. En 2017, le Vatican avait conduit une enquête sur Juan José Pineda à la suite, semble-t-il, d’accusations concernant sa vie sexuelle.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/21/18-7">
<filnamedate="20180821"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180821"><AAMMJJHH="2018082118">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Regrouper Google, Apple, Facebook et Amazon sous la même bannière n’a plus de sens, tant leurs trajectoires tendent aujourd’hui à diverger.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 20/08/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


L’ère révolue de l’acronyme « GAFA »

Regrouper Google, Apple, Facebook et Amazon sous la même bannière n’a plus de sens, tant leurs trajectoires tendent aujourd’hui à diverger.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 06h26
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 11h12
    |

            Vincent Fagot








                        



                                


                            

« Le doute gâte la foi, comme le sel gâte le miel. » Les observateurs du Nasdaq, la Bourse américaine des valeurs technologiques, pourraient méditer ce proverbe algérien.
D’un été marqué par le décrochage de l’action Facebook (− 17 % en un mois), puis la consécration d’Apple, première entreprise à dépasser les 1 000 milliards de dollars (870 milliards d’euros) de valorisation, les investisseurs semblent avoir perdu leurs certitudes. Leur foi dans les « GAFA » (acronyme utilisé en Europe pour désigner Google, Apple, Facebook et Amazon) vacille.
« L’heure du réveil a sonné. On ne peut plus parier aveuglément sur ces valeurs », résumait Ari Shrage, le patron d’Aliya Capital cité par le Financial Times après la chute du titre Facebook, le 26 juillet. « On dirait que c’est le début de la fin de l’ère des “GAFA” », proclamait même Mike O’Rourke, chargé de la stratégie marchés chez JonesTrading. En fait, les investisseurs se font à l’idée que les trajectoires de ces groupes sont appelées à diverger.
Certes, leurs points communs sont nombreux : ces sociétés à forte valeur technologique, conçues comme des plates-formes, ont rapidement réussi à asseoir leur domination à l’échelle mondiale. Elles demeurent les quatre fleurons les plus rutilants de la Bourse américaine, avec des capitalisations excédant les 500 milliards de dollars. Et leur rythme de croissance est toujours insolent (+ 96 % pour Amazon sur les douze derniers mois, + 21 % pour Alphabet, maison mère de Google, + 35 % pour Apple).
Cela dit, les défis à relever pour continuer à entretenir cette dynamique sont très différents. En outre, leur horizon paraît plus ou moins dégagé.
Facebook multiplie les faux pas
Celui de Facebook est de loin le plus bouché. Accusée de propager des fausses informations (lors du référendum sur le Brexit, en juin 2016, ou lors de l’élection présidentielle américaine, en novembre de la même année) et de ne pas...




                        

                        


<article-nb="2018/08/21/18-8">
<filnamedate="20180821"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180821"><AAMMJJHH="2018082118">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Un arrêté pris par le maire LRM interdisant de s’assoir en public est jugé « inacceptable » et « scandaleux » par une grande partie de la gauche.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

La mesure anti-SDF qui « trahit » la tradition humaniste de Besançon

Un arrêté pris par le maire LRM interdisant de s’assoir en public est jugé « inacceptable » et « scandaleux » par une grande partie de la gauche.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 11h25
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 13h29
    |

                            Jean-Pierre Tenoux (Besançon, correspondant)








                        


C’est un arrêté municipal technique, semblable à ceux que d’autres collectivités de droite ou de gauche ont pris pour limiter la mendicité dans l’espace public. Mais à Besançon, celui qu’a fait adopter le maire, Jean-Louis Fousseret, transfuge du Parti socialiste désormais rallié à La République en marche, est jugé « inacceptable » et « scandaleux » par une grande partie de la gauche.
Au-delà des plaintes d’habitants et de commerçants du centre-ville, las des « nuisances » liées à la présence de SDF, avec ou sans chiens, dont certains ont certes un comportement provocateur, beaucoup jugent « trahie » la tradition humaniste de la ville. Au point qu’un ancien premier adjoint PS, Jacques Vuillemin, est sorti de sa retraite pour se joindre, samedi 18 août, à un sit-in auquel participait l’ex-députée PS frondeuse du Doubs, Barbara Romagnan.

À Besançon, des manifestants occupent la place Pasteur pour montrer leur opposition à l’arrêté « anti-mendicité » p… https://t.co/9gxPB4JosB— Romhoug (@Romain Houg)


require(["twitter/widgets"]);

Si le mot d’ordre de la manifestation était « Je suis assis », c’est que l’arrêté, pris discrètement le 3 juillet, « après avoir été voté à l’unanimité par la municipalité en juin » et « limité à un périmètre, à des dates et horaires très précis », insistent les proches du maire, proscrit, sous peine d’une amende de 38 euros, « la station assise ou allongée [sur les places et trottoirs] lorsqu’elle constitue une entrave à la circulation publique ». Ceci, afin que la police municipale dispose d’un cadre légal d’intervention. L’outil juridique a-t-il été utilisé depuis ? On l’ignore puisque nul n’en avait entendu parler jusqu’à ce que L’Est républicain en révèle l’existence, le 16 août. Quant à la mairie, elle préfère communiquer sur la qualité de ses structures d’accueil de jour et de nuit, et sur les logements qu’elle met à la disposition de réfugiés politiques.
Les mânes des illustres natifs de l’endroit, Charles Fourier, Pierre-Joseph Proudhon ou Victor Hugo, sont maintenant invoquées par les opposants à l’arrêté pour symboliser « l’ampleur de l’outrage » fait à une cité qui rêve toujours d’utopie sociale et qui n’a jamais oublié la solidarité née de l’affaire Lip. Quelques-uns en appellent aussi à la mémoire d’Henri Huot, l’adjoint socialiste qui mit en place, entre 1969 et 1975, un minimum social garanti dont s’inspira plus tard Michel Rocard pour le RMI. Mais si la mobilisation de la gauche radicale est forte sur les réseaux sociaux, c’est aussi pour mettre le Parti socialiste, le Parti communiste et Europe Ecologie-Les Verts « face à leurs contradictions ».

        Lire aussi :
         

                Non, « l’immense majorité des SDF » ne choisit pas de « dormir dans la rue »



« Dérive droitière »
Après que M. Fousseret a rejoint Emmanuel Macron avec douze élus, devenant minoritaire au sein de sa majorité, Besançon se trouve en effet dans une situation originale. Sa municipalité est composée d’adjoints PS, PCF, EELV et LRM arrimés à ce qui fut leur projet de campagne commun en 2014. Ce sont eux tous qui ont voté l’arrêté qui fait polémique. « C’est incohérent et c’est mépriser la volonté des citoyens », s’indigne Séverine Véziès, professeur de droit en IUT. Cette militante de La France insoumise y voit « une dérive droitière » liée au ralliement du maire à LRM.
Comme d’autres, elle croit que « cet attelage contre nature, où des adjoints communistes soutiennent un maire libéral, ne tiendra pas jusqu’en 2020. » Cette année-là, M. Fousseret ne se représentera pas. En juillet, Christophe Castaner a nommé l’élu de 71 ans à la présidence du nouvel institut de formation politique de LRM. « Il pourra y enseigner l’art et la manière de se débarrasser des SDF… », ironisent ses opposants.

        Lire aussi :
         

                Bancs inconfortables, picots, rochers... une campagne contre les dispositifs anti-SDF






                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/21/18-9">
<filnamedate="20180821"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180821"><AAMMJJHH="2018082118">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Cette histoire ne vous fera peut-être pas croire en l’amour, mais elle devrait vous faire rire.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Récit du meilleur (ou pire) rendez-vous Tinder de tous les temps

Cette histoire ne vous fera peut-être pas croire en l’amour, mais elle devrait vous faire rire.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 17h31
    |

                            Aurore Gayte








                        


Tout le monde a connu des déboires amoureux, des rendez-vous qui virent au mélodrame, des soirées qui ne se passent pas du tout comme prévu. Le date de l’Américain Misha a tellement dépassé ses attentes qu’il mériterait presque une adaptation hollywoodienne. A l’instar de nombreux contes modernes, tout commence sur l’application de rencontres Tinder, où Misha a rencontré Natasha, il y a quelques semaines de cela.

So a few weeks ago I was on the Tinder machine shopping my soul around and I match with a very attractive young lady. No bio. Fairly innocuous.— миша (@bvdhai) 19 août 2018


« Je vais vous raconter une incroyable histoire sur une arnaque, la recherche de l’amour au XXIe siècle, et sur la fin de la civilisation. Tout ceci m’est vraiment arrivé, et ça pourrait vous arriver aussi. Installez-vous et prenez du pop-corn. »
« Il y a quelques semaines, j’étais en train de faire du shopping sur la Tinder Machine, et je matche avec une très belle jeune femme. Pas de description sur son profil, mais rien de bien méchant. »

I text her n we make small talk abt work for a bit then she goes, "actually, I have this huge presentation Im workin on for my job, would you be offended if I got back to you in like a week or two when Ive got more free time? Youre cute and I want to meet you Im just too busy rn"— миша (@bvdhai) 19 août 2018


« On commence à parler, puis elle me dit “En fait, j’ai cette grosse présentation à faire pour mon travail, est-ce que ça te dérange si je te recontacte d’ici une ou deux semaines, quand j’aurai plus de temps libre ? Tu es vraiment mignon et j’ai très envie de te rencontrer, mais je suis juste trop occupée en ce moment.” »
Deux énormes gardes du corps
Misha acquiesce, mais pense que c’est juste « une façon un peu compliquée de dire qu’elle n’est pas intéressée ». C’est donc à sa grande surprise qu’il reçoit un message d’elle deux semaines plus tard. Elle lui propose de se retrouver à Union Square, en plein cœur de Manhattan, pour un DJ set organisé par un de ses amis, et après, d’aller boire un verre. Misha accepte, incrédule.
Le jour du rendez-vous arrive, et Misha se rend à Union Square, où il y a en effet une scène déjà installée, avec un DJ, une centaine de personnes rassemblées et des caméras filmant le tout. Misha se met sur le côté pour attendre Natasha, et « au bout de quelques minutes je vois une fille arriver en backstage, entourée de deux énormes gardes du corps avec des lunettes de soleil, je réalise que c’est Natasha et je me dis “Oh nom de Dieu” ».

Eventually I see a girl moving towards backstage with two enormous bodyguards in sunglasses and realise it's her and I'm thinking WHAT THINE FUCKETH IS GOING ON— миша (@bvdhai) 19 août 2018


Le set de DJ se finit, Natasha monte sur scène, prend le micro, et dit alors à la centaine d’hommes présents qu’elle a « une confession à faire » : ils sont tous là pour un rendez-vous avec elle. « J’en ai marre des applications de rencontre, donc j’ai décidé d’organiser une petite compétition pour faire ça une bonne fois pour toutes », explique la jeune femme.
A la « Hunger Games »
Misha n’en revient pas de se retrouver au milieu de quelque chose d’aussi « Hunger Games », du nom de ce film dans lequel des jeunes gens doivent s’entre-tuer pour remporter un jeu sociétal. Au point de poster les deux meilleurs tweets de l’année.

Every man in the crowd looks down and mimes WHAT IN THE NAME OF SCOOBY DOO THE IS THIS SHIT to themself— миша (@bvdhai) 19 août 2018


« Tous les mecs baissent les yeux et se disent “MAIS NOM DE SCOOBY DOO QU’EST-CE QU’IL SE PASSE”. »

At that point I am genuinely amazed at the fallopian fortitude this girl possesses. This is top 10 greatest finesse of all time. Dudes actually stayed and played.— миша (@bvdhai) 19 août 2018


« A ce moment-là, je suis juste stupéfié par ses ovaires de fer. C’est incroyable. Les mecs sont vraiment restés et ont participé au concours. »
Sur une note à part, ce tweet a posé des vrais soucis de traduction à la rédaction. Comment traduire au mieux l’expression « fallopian fortitude », littéralement « force mentale des trompes de Fallope », tout en gardant l’humour originel de l’expression ? Le Monde a longuement hésité. Avant de choisir « ovaires de fer », nous avons pensé dire que Natasha « avait du clito », qu’elle était « une héroïne clitorine », ou bien encore « un spadassin du vagin ».
« Expérience » ou « humiliation » ?
Après avoir posté une photo de la scène, Misha décide de s’en aller, mais beaucoup de prétendants restent. Certains hommes insultent copieusement Natasha, qui poursuit comme si de rien n’était. Commence alors la sélection : doivent s’en aller tous ceux qui ont voté pour Donald Trump, tous ceux qui portent des tongs, tous ceux qui mesurent moins de 177 cm, tous ceux qui ont été largués par leur petite amie lors de leur dernière relation, tous ceux dont le prénom est Jimmy, tous ceux qui fument, etc. Après cela, les participants restants ont également dû faire trente pompes, dire en une minute pourquoi chacun d’entre eux aimerait sortir avec Natasha, et se faire « swiper à droite » par elle pour continuer dans la course, comme sur l’application Tinder. Les premières minutes de la sélection ont été filmées (à partir de 38’30’’ sur la vidéo) par le DJ présent sur place, Nick AM.

The scene pic.twitter.com/U0ROAWKDQc— миша (@bvdhai) 19 août 2018


D’après le New York Magazine, qui a retrouvé certains des participants, les réactions ont été mitigées. Pour David, « c’était hilarant », et il est content « d’avoir pu prendre part à cette expérience », mais pour Spencer, cela relevait de « l’humiliation publique. Elle est la version féminine de Trump, seulement plus jolie ».
Cependant, il semblerait que Natasha n’ait pas fait tout cela que pour se trouver un petit ami. La jeune femme, actrice, a été contactée par le New York Magazine, auquel elle a répondu que toutes les questions devraient être adressées à Rob Bliss Creative, une boîte de production à l’origine de la vidéo « 10 Hours of Walking in NYC as a Woman » (dix heures passées à marcher à New York en tant que femme), dont le but était de dénoncer le harcèlement de rue et qui était devenue virale en 2014. Egalement joint par le magazine, un représentant de Rob Bliss Creative a répondu que la compagnie allait publier « quelque chose qui répondra à toutes vos questions, ce jeudi ». En espérant qu’ils répondront à nos questions de traduction de « fallopian fortitude ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/21/18-10">
<filnamedate="20180821"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180821"><AAMMJJHH="2018082118">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Un groupe de cyclistes étrangers a été tué au Tadjikistan le 29 juillet. L’histoire de deux d’entre eux a été ensuite dévoyée par des sites d’extrême droite à des fins de propagande.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

L’histoire d’un couple tué au Tadjikistan devenue fable d’extrême droite

Un groupe de cyclistes étrangers a été tué au Tadjikistan le 29 juillet. L’histoire de deux d’entre eux a été ensuite dévoyée par des sites d’extrême droite à des fins de propagande.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 16h29
    |

            Adrien Sénécat








                        


« Deux démocrates voulant prouver au monde que le terrorisme n’existe pas se font tuer par Daesh au Tadjikistan. » C’est sous ce type de titres sensationnalistes que des sites anglophones et francophones ont rapporté l’assassinat d’un couple d’Américains le 29 juillet dernier. Une présentation des faits qui relève plus de la fable qu’autre chose, tant elle dévoie l’histoire des deux défunts. Explications.
Ce que dit la rumeur
Aux origines de cette présentation des faits, on trouve l’article de pluralist.com, un site américain qui publie des analyses de différents bords politiques sous des titres souvent très catégoriques, publié le 15 août. On y apprend qu’un couple de cyclistes roulant « près d’un territoire de l’Etat islamique, se disant que les humains sont gentils », se serait fait tuer.
Cet article a été très partagé sur les réseaux sociaux par des figures d’extrême droite. En France, par exemple, l’ancien président des jeunes FN Julien Rochedy l’a publié sur Twitter, voyant dans cette histoire l’illustration d’une « maladie mentale de la gauche ».

Un couple d’américains de gauche, vegans et tout le tintouin, ont voulu aller faire du vélo près des territoires te… https://t.co/0Pz4D4aejQ— JRochedy (@Julien Rochedy)


require(["twitter/widgets"]);

De nombreux sites anglophones et francophones ont relayé cette présentation des faits. « Un couple de gauchos s’est rendu en territoire d’ISIS pour prouver que “les humains sont gentils” et s’est fait tuer », ironise ainsi dreuz.info. « Un couple d’Américains idéalistes faisant le tour du monde tué par l’Etat islamique », renchérit breizh-info.com. Ou encore : « Deux démocrates voulant prouver au monde que le terrorisme n’existe pas se font tuer par Daesh au Tadjikistan », écrit nouvelordremondial.cc.

   


POURQUOI C’EST TROMPEUR
Quatre cyclistes ont bien été tués au Tadjikistan
Le point de départ de l’histoire est bien réel : un groupe de sept touristes qui se déplaçaient à vélo a été attaqué le 29 juillet dernier au Tadjikistan dans la région de Danghara, renversé par une automobile et attaqué par des hommes armés. Quatre sont morts : un Suisse, un Néerlandais et un couple d’Américains. Deux autres cyclistes ont été blessés : un Suisse et un Américain. Enfin, le septième membre de l’équipée, un Français, n’a pas été blessé.
Les autorités locales ont indiqué le 4 août considérer qu’il s’agit d’un « acte terroriste ». Le groupe terroriste Etat islamique a d’ailleurs revendiqué l’attaque dans une vidéo. Mais les autorités tadjikes contestent cette version des faits, pointant du doigt un parti d’opposition interdit qu’elles assimilent à un groupe terroriste.

        Comprendre pourquoi
         

          la revendication de l’attentat au Tadjikistan par l’EI embarrasse le pouvoir



Pas une zone considérée comme particulièrement à risque
La mort de quatre touristes au Tadjikistan est une information avérée et relayée par la presse, dont Le Monde, dès la fin du mois de juillet. Mais la rumeur a ensuite extrapolé et brodé, pour tenter de donner une signification particulière à cet épisode.
D’abord concernant le lieu de l’attaque. Les sept touristes se trouvaient dans le district de Danghara, sur la route de la capitale Douchanbé quand ils ont été pris pour cible.



Il est vrai que certaines régions du Tadjikistan sont identifiées comme à risque, notamment la frontière du pays avec l’Afghanistan. Mais il est abusif d’affirmer que la région où a eu lieu l’attaque serait une zone aux mains des terroristes, comme certains sites l’affirment. Ainsi, le ministère des affaires étrangères français déconseille fortement d’approcher la frontière entre le Tadjikistan et l’Afghanistan, mais ne préconise qu’une « vigilance renforcée » autour de Danghara, comme dans la majeure partie du pays :

   


Ce n’est que depuis l’attaque du 29 juillet, et de manière provisoire, que le ministère des affaires étrangères français recommande de « reporter les projets de circuits de randonnée à pied ou à vélo ». Même chose côté américain. De surcroît, le Tadjikistan n’était jusqu’alors pas réputé pour être une zone d’action des terroristes.
Traverser ce pays à vélo et gravir ses cols, qui culminent pour certains à plus de 4 000 mètres d’altitude, n’est pas à la portée de tous et comporte son lot de risques. Mais il est fallacieux d’insinuer que le groupe de touristes dont il est question ici se serait exposé volontairement à une menace terroriste. Cette route est surtout prisée des cyclistes pour ses paysages désertiques.
Un couple en recherche d’aventure, mais pas venu « prouver que les humains sont gentils »
L’autre point douteux de la rumeur est qu’elle laisse entendre que le groupe de touristes aurait fait fi des mises en gardes, voire même volontairement cherché le danger des groupes terroristes pour prouver que « les humains sont gentils ». Là aussi, les sites à l’origine de la rumeur ont rapidement extrapolé.
Lauren Geoghegan et Jay Austin, le couple d’Américains qui a perdu la vie comme deux de leurs compagnons, avaient tous les deux quitté leur emploi pour voyager. Ils chroniquaient depuis juillet 2017 leur périple sur un blog, simplycycling.org, photos et récits à l’appui. On y trouve notamment ce qui restera comme leur dernière photo publique, le col Akbaital au Tadjikistan, à plus de 4 600 mètres d’altitude. Ce cliché a été publié le 25 juillet, quatre jours avant leur mort :

    Day 365. 4,655 meters; 15,272 feet. With the steep grades and thin air (and intermittent snow), this was probably the hardest climb of my life. The last kilometer or so had me pushing my bike about five steps, taking a thirty-second breather, then heaving forward another five. Really glad I did it. No need to ever do it again. Une publication partagée par  Jay Austin (@simplycycling) le 25 Juil. 2018 à 5 :08 PDT 

Mais c’est surtout quelques lignes, écrites par Jay Austin le 5 avril, qui ont retenu l’attention des sites d’extrême droite :
« Quand vous regardez les informations et lisez les journaux, vous êtes amenés à croire que le monde est un endroit immense et effrayant. On nous dit qu’il ne faut pas avoir confiance en l’autre. Que les gens sont mauvais. Qu’ils sont méchants. Que les gens sont des tueurs, des monstres ou pire encore. Je ne le crois pas. »
Un peu plus loin, il explique qu’à son sens, le « mal » n’existe pas, qu’il existe « bien sûr » de la « méchanceté », mais « que c’est finalement rare. Très majoritairement, les humains sont gentils ». C’était, selon lui, « la plus grande révélation de [leur] voyage ».
Ces quelques lignes s’inscrivent dans la lignée des récits de douze mois de voyages du couple américain. L’article dont elles sont extraites raconte par ailleurs une rencontre avec une famille marocaine, qui a touché les deux voyageurs.
Sur cette base, des sites d’extrême droite ont brodé un tout autre récit, écrivant que Lauren Geoghegan et Jay Austin se seraient mis en tête de démontrer que tous les humains seraient « gentils », avant d’être tués. Rien, dans les écrits du blog du couple, n’accrédite pourtant l’idée qu’ils souhaitaient prouver quoi que ce soit, ou qu’ils ne croyaient pas en l’existence des terroristes.
Les mauvaises langues se sont d’ailleurs bien gardées d’évoquer les cinq autres membres du groupe de touristes visé par l’attaque, dont deux morts : le Néerlandais Markus Hummel et le Suisse René Wokke. Voyageurs expérimentés (le premier tenant un carnet de route de ses itinéraires en ligne), les deux défunts ne correspondaient pas non plus au profil du « touriste naïf » dépeint par certains observateurs.

Décodex : nos outils contre les fausses informations
Utilisez les outils des Décodeurs pour éviter les fausses informations :
Installez en quelques clics notre extension pour les navigateurs Chrome (à télécharger ici) et Firefox (à télécharger ici) pour savoir en un clin d’oeil si les sites que vous consultez sont fiables ;Testez les sites que vous consultez sur notre moteur de recherche (cliquez ici pour y accéder) ;Vous voulez apprendre à vérifier l’information en ligne ? Lisez nos conseils pour éviter les fausses informations ;Besoin d’aide pour vérifier une info ? Interrogez notre robot Facebook (cliquez ici pour y accéder).





                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/21/18-11">
<filnamedate="20180821"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180821"><AAMMJJHH="2018082118">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ D’après un rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique, tout indique que laboratoires et réacteurs nord-coréens sont encore en activité.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

La Corée du Nord poursuit ses activités nucléaires

D’après un rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique, tout indique que laboratoires et réacteurs nord-coréens sont encore en activité.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 14h20
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 17h51
   





                        



   


La Corée du Nord poursuit ses activités nucléaires malgré les intentions affichées au printemps par son dirigeant Kim Jong-un, d’après un rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) dont l’AFP a eu connaissance mardi 21 août. L’agence onusienne souligne ainsi que Pyongyang poursuit la construction de son réacteur à eau légère, ainsi que l’extraction et la concentration d’uranium sur son site de Pyongsan.
L’AIEA affirme également disposer d’indications sur des activités liées au « laboratoire radiochimique » nord-coréen et au réacteur expérimental de Yongbyon « entre fin avril et début mai 2018 », soit après le sommet intercoréen d’avril, lors duquel Kim Jong-un et son homologue sud-coréen, Moon Jae-in, s’étaient engagés à travailler à la « dénucléarisation complète de la péninsule ».
Un engagement pourtant réitéré le 12 juin, lors d’une rencontre sans précédent avec le président américain Donald Trump à Singapour, qui avait été suivi, en juillet, par le démantèlement d’un site de missiles. Le département d’Etat américain jugeait d’ailleurs, encore la semaine dernière, que les discussions avec la Corée du Nord allaient « dans la bonne direction », évoquant la tenue de réunions à huis clos entre Washington et Pyongyang.
Nouveau sommet en septembre
Jugeant « préoccupantes » et « profondément regrettables » ces activités violant les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, Yukiya Amano, le directeur général de l’AIEA, appelle une nouvelle fois la Corée du Nord à « remplir pleinement ses obligations » internationales.
Il souligne que l’agence est prête à reprendre très rapidement ses inspections sur place, stoppées net en 2009 après l’expulsion de ses inspecteurs.
Le 3 août, un document confidentiel remis au Conseil de sécurité des Nations unies assurait déjà que la Corée du Nord n’avait pas cessé « ses programmes nucléaire et balistique, et [continuait] de défier les résolutions (…) avec une augmentation massive des transferts illicites de produits pétroliers, ainsi qu’avec des transferts de charbon en 2018 ».
Les deux Corées doivent tenir un nouveau sommet en septembre, à Pyongyang.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/21/18-12">
<filnamedate="20180821"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180821"><AAMMJJHH="2018082118">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Bloqué en 2008 à cause d’un conflit avec la filiale de distribution du groupe TF1, le film sort enfin dans les salles françaises.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Miracle à Santa Anna » : quand Spike Lee racontait la campagne d’Italie des GI noirs

Bloqué en 2008 à cause d’un conflit avec la filiale de distribution du groupe TF1, le film sort enfin dans les salles françaises.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 07h39
    |

            Jacques Mandelbaum








                        



                                


                            

La cause noire américaine nourrit l’œuvre de Spike Lee dans l’espace et le temps. L’implication des troupes noires dans la libération de l’Europe ­durant la seconde guerre mondiale est ainsi le sujet de Miracle à Santa Anna. Réalisé en 2008, le film est resté méconnu en France en raison de l’annulation de la sortie du film par la filiale distribution de TF1 et du procès qui s’ensuivit entre les parties. L’affaire coûta, en 2011, 32 millions d’euros au groupe, mais le mal était fait. Ce film, vu à l’époque par certains ­cinéphiles lors du festival de Deauville ou à la Cinémathèque française, sort finalement mercredi 29 août en salle, à l’initiative du distributeur Splendor Films.
Initiative heureuse en ce sens qu’elle répare une continuité mise à mal dans la fréquentation d’un auteur important, mais plus problématique dès lors qu’on examine, avec le recul nécessaire, la valeur intrinsèque de Miracle à Santa Anna. Grosse production majoritairement tournée en Italie, le film est inspiré du roman éponyme de l’écrivain James ­McBride, publié en 2002, qui relate l’expérience de l’oncle de l’auteur, membre durant la seconde guerre mondiale de la 92e division d’infanterie, dans laquelle 15 000 soldats afro-américains ont combattu sur le front italien d’août 1944 à ­novembre 1945.
La construction du récit est ­ample. Il démarre de nos jours à New York avec l’assassinat inexpliqué d’un client par un employé de poste répondant au nom d’Hector Negron, détenteur de la prestigieuse médaille militaire Purple Heart, se poursuit par un long retour en arrière sur la campagne d’Italie, revient enfin aux Etats-Unis pour à la fois élucider l’affaire criminelle et trouver une forme de rédemption aux survivants du carnage. Le gros morceau narratif est italien, relatant un épisode de la progression de l’armée américaine en Toscane en 1944. On y suit un groupe de soldats noirs envoyé au casse-pipe par un officier blanc veule, incompétent...




                        

                        


<article-nb="2018/08/21/18-13">
<filnamedate="20180821"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180821"><AAMMJJHH="2018082118">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Instagram, Facebook et autres réseaux sociaux sont les caisses de résonance d’artistes engagés, où ils touchent un large public.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

La défense de l’environnement, thème de prédilection des illustrateurs

Instagram, Facebook et autres réseaux sociaux sont les caisses de résonance d’artistes engagés, où ils touchent un large public.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 14h15
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 15h09
    |

                            Clémence Carayol








                        



   


Instagram, Tumblr, Facebook et autres réseaux sociaux : les artistes engagés en faveur de l’environnement les ont massivement investis. « Parce que partager un dessin sur ces canaux permet de donner envie à celui qui le verra de se renseigner plus sur le sujet, comme le gros titre d’un journal », explique Allan Barte, illustrateur féru de dessin d’humour.
Un humour souvent noir, puisque les créations de l’artiste, surtout partagées sur Facebook et Twitter, ont ces derniers temps, selon l’auteur, « surtout trait au glyphosate et à la question du broyage des poussins ». Mais pour lui, la « beauté de l’illustration » sur les réseaux sociaux réside « justement dans la possibilité de faire rire, puis de faire réfléchir un grand nombre d’’internautes ».

   


« Mes dessins sont un fou rire sur un bain de larmes », lance pour sa part Pawel Kuczynski. Cet illustrateur polonais met son coup de pinceau au profit de causes qui lui tiennent à cœur, dont l’environnement. Ses fans ont ouvert des comptes Facebook et Instagram où ils rassemblent ses œuvres, ce que l’artiste apprécie particulièrement. « Voir son œuvre vivre sa propre vie, être réinterprétée pour toucher le plus grand nombre – parfois les gens les moins éduqués – permet de faire germer les interrogations dans un vaste public », se réjouit Pawel Kuczynski.

   


Les illustratrices Fanny Lange, de son pseudo « Fanny Lng », et Camille Blache, qui œuvre sous le nom de « Blachette », principalement sur Instagram, ont lancé en juillet le hashtag #DrawForEarth (« dessiner pour la Terre »). Elles veulent « faire passer un message en douceur, en l’occurrence celui que l’environnement fait grise mine, sur le ton de l’humour mais sans donner de leçon ».
Ce mouvement numérique rassemble une vingtaine d’illustrateurs français qui consacrent une grande partie de leurs talents aux enjeux climatiques. Parmi eux, certains bénéficient déjà d’une certaine reconnaissance sur les réseaux sociaux, comme l’auteur de bandes dessinées Pacco. Pour Fanny Lange, il s’agit de « faire prendre conscience par ce mouvement que nous sommes tous responsables de nos actes, qu’il n’y a pas de petits gestes ».

   


Une certitude partagée par Cheyenne Olivier, étudiante aux Arts décoratifs de Strasbourg : « La responsabilité de l’illustrateur vis-à-vis du réchauffement climatique, de la disparition des espèces, est incommensurable, puisque par une image simple il peut provoquer l’indignation chez le moins averti des publics ».
La jeune femme dit s’adresser « à l’enfant qui demeure en chaque adulte. Grâce aux réseaux sociaux, nous pouvons l’inviter à réfléchir et à prendre conscience de l’ampleur du désastre environnemental qu’on vit aujourd’hui ».
Muriel Douru, fer de lance de l’illustration militante, assure pour sa part que sa carrière doit beaucoup aux réseaux sociaux, qui ont permis à ses créations « de voler de leurs propres ailes ». C’est d’ailleurs grâce aux retours favorables de son public, surtout sur Facebook, qu’elle peut « se consacrer presque exclusivement aujourd’hui aux illustrations engagées, pour aider tout un chacun à prendre conscience de la catastrophe environnementale qui se profile ».

   





                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/21/18-14">
<filnamedate="20180821"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180821"><AAMMJJHH="2018082118">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Les musulmans célèbrent à partir du 21 août le sacrifice d’Abraham par des abattages rituels, aujourd’hui très contrôlés.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Qu’est-ce que l’Aïd-el-Kébir, la « grande fête » des musulmans ?

Les musulmans célèbrent à partir du 21 août le sacrifice d’Abraham par des abattages rituels, aujourd’hui très contrôlés.



LE MONDE
 |    12.09.2016 à 16h22
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 12h44
    |

            Anne-Aël Durand








                        



Les musulmans du monde entier doivent célébrer, à partir de mardi 21 août, l’Aïd-el-Kébir, littéralement la « grande fête », également appelée « Aïd el-Adha » (fête du sacrifice) ou « Tabaski », qui correspond aussi à la fin du pèlerinage à La Mecque, le hadj.
Une date qui change chaque année
L’Aïd-el-Kébir est célébrée à partir du dixième jour du mois lunaire de dhou al hijja et dure trois jours. La Grande Mosquée de Paris a annoncé, le 13 août, que la date du premier jour était fixée au mardi 21 août, « jour qui suit le rassemblement rituel sacré des pèlerins au mont Arafat ». La date est décalée de onze jours environ chaque année, car le calendrier de l’hégire, qui considère que nous sommes en 1438, ne comporte que 354 ou 355 jours.
Cette fête, aussi importante que le Noël chrétien ou Hanoukka pour les juifs, est à distinguer de l’Aïd-el-Fitr, ou « fête de la rupture du jeûne », qui marque la fin du mois de ramadan. Elle n’est pas fériée sur le territoire français, qui compte entre trois millions et cinq millions de musulmans. En revanche, aux Etats-Unis, le maire de New York, Bill de Blasio, a décidé depuis 2015 d’octroyer un jour de congé dans les écoles de la ville – inutile cette année, puisque la fête tombe pendant les vacances d’été.

   


Commémorer le sacrifice d’Abraham
L’Aïd-el-Kébir célèbre un épisode relaté à la fois dans le Coran et dans l’Ancien Testament, sous une forme un peu différente. Selon le texte musulman, Dieu demanda à Abraham (ou Ibrahim) de sacrifier son fils, Ismaël, pour éprouver sa foi. Alors que l’homme s’apprêtait à immoler l’enfant avec un couteau, l’ange Gabriel (ou Jibril) arrêta son geste et remplaça l’enfant par un bélier. Cet événement est désormais commémoré par les musulmans sous la forme d’un sacrifice animal.
Comme l’explique le site Saphir, les fidèles, habillés de leurs plus beaux vêtements, se rassemblent tôt le matin dans des lieux de prière. A l’issue de l’office, ceux qui en ont les moyens égorgent ou font abattre par un sacrificateur une bête (mouton, vache, chèvre…) dont la viande sera partagée en trois : un tiers pour la famille, un tiers pour les amis et voisins et le dernier pour les pauvres.
L’expression « aïd mabrouk » – ou « aïd moubarak » – est utilisée pour féliciter et souhaiter ses vœux à ses proches, comme on dirait « joyeux Noël » ou « meilleurs vœux » dans la tradition chrétienne.

        Lire aussi :
         

                Quel est le poids de l'islam en France ?




   


Un abattage rituel très encadré en France
Traditionnellement, c’est le chef de famille qui accomplissait le sacrifice de l’animal, mais pour des raisons sanitaires et de bien-être animal, l’abattage rituel a été progressivement encadré, et est désormais interdit en dehors des abattoirs.
Un guide pratique, publié en 2016 par les ministères de l’intérieur et de l’agriculture, après la création d’une instance de dialogue avec les responsables musulmans, rappelle les sanctions encourues : 450 euros pour la détention non déclarée d’animaux vivants, 7 500 euros et six mois de prison pour le transport d’animaux vivants, et jusqu’à 15 000 euros d’amende et six mois de prison pour l’abattage clandestin hors de structures agréées.
Il est complété en 2017 par un guide technique à destination des exploitants d’abattoirs temporaires et des précisions sur la durée de conservation de la viande. Une circulaire demande aux préfets de « renforcer des contrôles » et d’appliquer les sanctions avec « la sévérité la plus grande ».
En France, en 2015, 123 000 ovins et 6 000 bovins ont été abattus pour l’Aïd-el-Kébir, sur une période d’un à trois jours. Ce surcroît d’activité entraîne la mise en place d’abattoirs temporaires, dont une première liste a été publiée début août au Journal officiel. Il reste toutefois de larges pans du territoire qui en sont dépourvus, comme le montre la carte diffusée par le ministère pour l’année 2017.

   


Des pratiques de substitution possibles
La célébration de l’Aïd-el-Kébir, et en particulier le sacrifice animal, est une tradition bien ancrée chez les musulmans. Toutefois, elle ne constitue pas un des cinq piliers de l’islam, contrairement à la prière, au pèlerinage à La Mecque ou au jeûne du ramadan (les deux derniers étant la charité et la profession de foi).
Si les musulmans de Turquie considèrent ce rituel comme obligatoire, d’autres branches précisent que le sacrifice doit être réalisé dans la mesure des moyens des croyants. Un mouton coûte environ 200 à 250 euros et peut être abattu pour une à sept familles.
Pour des raisons d’organisation (manque d’abattoirs), il est possible d’acheter en boucherie halal des moutons sacrifiés après la prière de l’Aïd-el-Kébir. Par ailleurs, en signe de fraternité et de solidarité, des responsables religieux proposent des alternatives au sacrifice, par des dons aux pauvres ou aux migrants. Le Conseil français du culte musulman a rappelé que « le sacrifice par délégation est autorisé de façon unanime ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/21/18-15">
<filnamedate="20180821"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180821"><AAMMJJHH="2018082118">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ La crue a eu lieu dans le parc national du Pollino, en Calabre, dans le sud de l’Italie. Les recherches se poursuivent pour retrouver des survivants.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Italie : dix morts dans la crue d’un torrent

La crue a eu lieu dans le parc national du Pollino, en Calabre, dans le sud de l’Italie. Les recherches se poursuivent pour retrouver des survivants.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 16h10
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 17h51
   





                        



   


Dix randonneurs sont morts, emportés par la crue soudaine d’un torrent du parc national du Pollino en Calabre, dans le sud de l’Italie. Des personnes portées disparues ont par ailleurs été retrouvées, a annoncé mardi 21 août la protection civile italienne. La situation reste cependant encore incertaine sur place et les recherches se poursuivent.
Le drame s’est noué lundi après-midi quand un groupe de randonneurs, qui parcourait les gorges du Raganello, a été surpris par la brusque montée des eaux. Selon la préfecture de Cosenza, 23 personnes au total ont été sauvées.
Les gorges du Raganello sont un parcours conseillé aux seuls randonneurs expérimentés en raison des nombreuses difficultés et, pendant un certain temps, il a même été interdit de s’y rendre. Les autorités locales ont depuis strictement réglementé l’accès à cette zone et ont posé des plaques sur les rochers pour permettre aux secouristes de se repérer plus facilement, selon la protection civile italienne. Le gouvernement a demandé un rapport à la préfecture de Cosenza pour mieux comprendre ce qu’il s’est passé, a fait savoir mardi le ministre de l’environnement, Sergio Costa.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/21/18-16">
<filnamedate="20180821"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180821"><AAMMJJHH="2018082118">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Le journaliste et écrivain français, spécialiste du continent, est mort accidentellement le 19 août près de Bordeaux.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤         

Nécrologie

Mort de Pierre Cherruau, chroniqueur de l’Afrique en toute liberté

Le journaliste et écrivain français, spécialiste du continent, est mort accidentellement le 19 août près de Bordeaux.

Par                                            Thomas Hofnung (chroniqueur Le Monde Afrique)




LE MONDE
              datetime="2018-08-21T15:57:08+02:00"

        Le 21.08.2018 à 15h57






    
Le journaliste et écrivain Pierre Cherruau.
Crédits : DR


Discret, un brin timide, un œil toujours malicieux, distancié, et un éternel demi-sourire sur les lèvres. C’était Pierre Cherruau, décédé brutalement, dimanche 19 août, près de Bordeaux, la veille de son 49e anniversaire, alors qu’il portait secours à son fils menacé de noyade.
Pierre, ancien condisciple du Centre de formation des journalistes (CFJ) de la rue du Louvre, à Paris, où nous nous sommes rencontrés au début des années 1990. Il venait alors d’achever son cursus à Sciences Po Bordeaux, une ville qu’il portait dans son cœur et qui finissait invariablement par émerger dans ses propos, liée historiquement à l’Afrique et au grand large. Bien à son image. L’Afrique, où il a construit sa famille et qui lui a inspiré ses principaux livres. Pierre s’était décidé à marcher résolument sur les traces de son père, journaliste à Sud-Ouest et correspondant du Monde dans le Nord (il est décédé au milieu des années 2000), avec lequel il partageait le même prénom et une même curiosité pour le monde et les autres.
Hors des sentiers battus
Après le CFJ, Pierre a vécu une expérience fondatrice en Afrique, plus précisément au Nigeria, où il a effectué sa coopération, en poste dans l’est de ce pays hors normes si mal connu en France. Cette expérience, passionnante mais aussi éprouvante, l’avait vacciné contre tout regard exotique sur le continent. Cette vision lucide, dépourvue de toute forme de naïveté, transparaît bien dans ses ouvrages, notamment dans un polar captivant et mystérieux, Nok en stock (éditions L’Ecailler du sud, 2004). Le journalisme était son métier, mais l’écriture – sous toutes ses formes – sa passion. Durant son presque demi-siècle d’existence, Pierre a ainsi publié une dizaine de livres et de BD. Il aimait citer cette phrase de l’écrivain suédois Henning Mankell : « Avec les médias, on sait comment les Africains meurent mais pas comment ils vivent. »
Pierre creusait son sillon à sa manière, hors des sentiers battus. Il se rendait dans des lieux peu fréquentés par ses confrères, comme en Guinée-Bissau, zone grise de l’Afrique de l’Ouest aux mains d’une junte militaire affairiste, où il enquêta sur les nouvelles routes de la drogue entre l’Amérique latine et l’Europe. Un reportage risqué à tous égards : son embarcation avait dérivé et il eut toutes les peines du monde à revenir vers le rivage. Mais cette fois, il y parvint.
L’Afrique ne l’a plus lâché. A Courrier international, où il a longtemps dirigé la rubrique consacrée à ce continent, puis à Slate Afrique, qu’il a lancé avec Jean-Marie Colombani et où il incitait les lecteurs à dépasser l’horizon borné de l’Afrique francophone. A l’époque, alors que la Côte d’Ivoire sortait à grand-peine de la crise post-électorale des années 2010-2011, il publiait une formidable interview du diplomate sud-coréen Choi, l’homme qui a certifié l’élection d’Alassane Ouattara au nom des Nations unies.
Curieux et un peu mystérieux
En 2013, Pierre était au Mali. Il couvrait pour Mediapart l’élection présidentielle remportée par Ibrahim Boubacar Keïta dans le sillage de l’intervention de l’armée française. Toute la presse se bousculait aux derniers meetings de campagne des principaux candidats. Pas Pierre. Il était ailleurs. Un peu mystérieux, cela faisait partie de son charme.
Un soir, à Bamako, nous sommes allés rendre visite à l’ancienne ministre malienne de la culture, Aminata Traoré : une voix tonitruante, toujours prête à dénoncer les pouvoirs locaux inféodés, selon elle, aux ex-puissances coloniales et à leurs multinationales. Pierre ne partageait sans doute pas tous les jugements catégoriques d’Aminata Traoré, mais il la respectait et l’écoutait, curieux et ouvert, prêt à penser contre lui-même. Curieux, ouvert, aux aguets, mais aussi tenace et endurant, en bon coureur de fond qu’il était.
Un jour, il avait décidé qu’il rejoindrait sa famille à Dakar par le train depuis Bamako. Le train circulait un peu quand il le voulait ou le pouvait, quand une force mystérieuse avait décidé de le mettre en branle. Mais Pierre ne s’était pas découragé, et quand il entendait dire que le train allait partir, il prenait son sac et courait jusqu’au quai. Plusieurs fois en vain, jusqu'à ce que ce fut la bonne.
Après le Mali en 2013, il s’est comme volatilisé. Une surprise, à la Pierre Cherruau. Il n’a prévenu que quelques proches : le voilà reparti pour le Nigeria comme attaché culturel à Abuja, la capitale fédérale… Nul doute que ce nouveau séjour dans ce pays qui le fascinait tant lui avait donné matière à un autre livre.
Le goût de la liberté
A la fin de son ouvrage le plus personnel, peut-être le plus beau, De Dakar à Paris, un voyage à petites foulées (Calmann-Lévy, 2013), issu de ses chroniques publiées dans M, le magazine du Monde, Pierre parle beaucoup de son père et de ses propres enfants. Il y est aussi beaucoup question de mer, d’océan. Cet océan qui l’a pris ce terrible samedi d’août à Soulac-sur-Mer, alors qu’il secourait Almami, son fils de 10 ans, emporté dans un mauvais courant et finalement indemne. A la toute fin de ce livre, Pierre Cherruau cite le poète espagnol Antonio Machado :
Marcheur, il n’y a pas de chemin, Le chemin se fait en marchant, Marcheur, il n’y a pas de chemin, Mais rien que les sillons dans la mer.
Puis ces paroles, adressées à ses enfants, comme s’il pressentait qu’il fallait les dire vite, car on ne sait jamais ce qui peut advenir : « Si je peux juste transmettre à Almami et à Marie ce goût de la liberté, ma course n’aura pas été vaine. » Pierre, assurément, était un homme libre. Par la pensée, dans ses petites foulées le long de la corniche de Dakar ou sur les belles plages du Nord-Pas-de-Calais, où il avait vu le jour en août 1969. Libre dans ses écrits comme dans sa vie.


<article-nb="2018/08/21/18-17">
<filnamedate="20180821"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180821"><AAMMJJHH="2018082118">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Les artistes prennent le train (2/6). En 1877, le peintre obtient l’autorisation de travailler à la gare Saint-Lazare.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ 
<article-nb="2018/08/21/18-18">
<filnamedate="20180821"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180821"><AAMMJJHH="2018082118">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Le ministère de la justice compte installer des brouilleurs dans toutes les prisons, et doter chaque cellule d’un téléphone fixe.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

40 000 téléphones portables saisis en prison en 2017, huit fois plus qu’il y a dix ans

Le ministère de la justice compte installer des brouilleurs dans toutes les prisons, et doter chaque cellule d’un téléphone fixe.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 14h11
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 15h03
   





                        


En 2017, 40 067 téléphones et accessoires (chargeurs, cartes SIM…) ont été saisis dans les 180 prisons françaises, selon la direction de l’administration pénitentiaire (DAP). C’est quatre fois plus qu’en 2010, et huit fois plus qu’il y a dix ans. Une progression qui s’explique par une hausse du nombre de prisonniers (58 400 en 2007, 68 400 en 2017) et des appareils en circulation, mais aussi par un meilleur repérage, estime la DAP.


	#container_15348513420{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
	#graphe_15348513420{
		height:400px;
	}
	#container_15348513420 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_15348513420 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
		opacity: 1;
		white-space: normal !important;
	}
	#container_15348513420.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_15348513420.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15348513420 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Plus de 40 000 téléphones et accessoires saisis en prison 


Source : DAP



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15348513420",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "line",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y} ",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:null,
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "datetime",
		 categories:null,
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value:%Y}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:"",
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Saisies",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        1167692400000,
        4977
      ],
      [
        1262386800000,
        10990
      ],
      [
        1325458800000,
        20532
      ],
      [
        1388617200000,
        27524
      ],
      [
        1451689200000,
        33521
      ],
      [
        1483311600000,
        40067
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: false,
		valueDecimals: 0,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " téléphones et accessoires",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Les appareils entrent facilement en prison, par projection dans les cours de promenade ou via les parloirs, et circulent en détention à la faveur de divers trafics. Ils sont « de plus en plus petits », « certains contiennent très peu de métal et sont pratiquement indétectables », selon des sources syndicales.
Enquête après la diffusion de photos
Les fuites d’images prises en détention font fureur sur les réseaux sociaux. Mi-août, une enquête a été ouverte après la diffusion de photos et d’une vidéo du rappeur Kaaris, incarcéré à Fresnes après une rixe avec son rival Booba.
Fin juillet, un surveillant de la maison d’arrêt de Nanterre (Hauts-de-Seine), soupçonné d’avoir introduit dix téléphones portables dans l’établissement, a été mis en examen et suspendu de ses fonctions.
Brouillage et téléphones fixes
Pour lutter contre cette prolifération, la ministre de la justice, Nicole Belloubet, a annoncé en janvier le lancement de deux chantiers :
le déblocage dès cette année d’une enveloppe de 15 millions d’euros pour « garantir un brouillage effectif » des portables (il en existe actuellement 804, mais seulement 10 % fonctionnent) ;l’installation de 50 000 téléphones fixes en cellule, pour ne pas couper les détenus de leurs proches et favoriser la réinsertion.
Le premier établissement équipé de téléphones fixes et du nouveau système de brouillage sera la prison de la Santé, qui rouvrira ses portes le 7 janvier 2019 après quatre ans de travaux.

        Explications :
         

          Prisons : le ministère de la justice va installer un téléphone dans chaque cellule






                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/21/18-19">
<filnamedate="20180821"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180821"><AAMMJJHH="2018082118">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Condamné en 2003 pour avoir menti lors de son entrée aux Etats-Unis, l’homme vivait toujours à New York, car aucun pays ne souhaitait l’accueillir.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Jakiw Palij, l’ex-gardien de camp nazi de 95 ans expulsé de New York vers l’Allemagne

Condamné en 2003 pour avoir menti lors de son entrée aux Etats-Unis, l’homme vivait toujours à New York, car aucun pays ne souhaitait l’accueillir.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 11h46
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 12h50
   





                        



   


Il figurait en dixième place sur la liste des criminels nazis établie par le Centre Wiesenthal, en 2016. Jakiw Palij, 95 ans, a été expulsé, lundi 20 août, des Etats-Unis vers l’Allemagne, à l’issue de « longues négociations », selon la Maison Blanche. Gardien SS du camp de concentration de Trawniki, en Pologne, entre 1943 et 1945, il est accusé d’avoir empêché des prisonniers de s’évader, contribuant à leur assassinat. Il a toujours nié ces accusations, expliquant qu’il n’était qu’un fermier et qu’il avait été embrigadé de force par les nazis.

        Lire aussi :
         

                Trente ans après le procès Barbie, qui sont les derniers criminels de guerre nazis recherchés ?



Né en Pologne, immigré aux Etats-Unis en 1949, il a acquis la nationalité américaine en 1957. Ce n’est que près d’un demi-siècle plus tard, en 1993, qu’il a été inquiété par la justice fédérale pour avoir menti sur son passé : il a été déchu de sa nationalité en 2003 et condamné à être expulsé du pays. Mais comme ni l’Allemagne, ni la Pologne, ni l’Ukraine, ni aucun autre Etat n’était alors disposé à l’accueillir, Jakiw Palij est resté dans son appartement du Queens, à New York, devant lequel des manifestations de la communauté juive se déroulaient régulièrement pour demander son expulsion.
Envoyé dans un centre pour personnes âgées
Le renvoi de ce criminel de guerre présumé a été obtenu après de « longues négociations » entre Washington et Berlin, qualifié d’« allié européen clé ». « Nous sommes attachés à l’obligation morale de l’Allemagne. (…) Nous assumons notre responsabilité vis-à-vis des victimes du national-socialisme », a déclaré le ministre des affaires étrangères Heiko Maas (SPD) au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung.
Le vieil homme a été arrêté, mardi 21 août, par des agents de l’immigration, qui l’ont sorti de son appartement en fauteuil roulant. Selon le média américain ABC, témoin de la scène, Jakiw Palij était très affaibli et n’a fait aucune déclaration, hormis un « douloureux hurlement » lors de son transfert en ambulance. Arrivé en Allemagne à bord d’un avion militaire, il a été envoyé dans un centre pour personnes âgées du Münster, dans l’ouest du pays, précise le Frankfurter Allgemeine Zeitung.
Selon le ministère de la justice américain, cité par le New York Times, sur onze anciens criminels nazis condamnés à l’expulsion depuis 2005, neuf sont morts aux Etats-Unis. Un seul, John Demjanjuk, est mort en Allemagne, un an après avoir été condamné pour le meurtre de 28 000 personnes à Sobibor, en Pologne.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/21/18-20">
<filnamedate="20180821"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180821"><AAMMJJHH="2018082118">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Les circonstances de l’accident diffèrent de la course-poursuite qui a coûté la vie à un automobiliste la semaine dernière.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Un jeune homme se tue en scooter en fuyant la police près de l’aéroport d’Orly

Les circonstances de l’accident diffèrent de la course-poursuite qui a coûté la vie à un automobiliste la semaine dernière.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 12h49
 • Mis à jour le
21.08.2018 à 13h28
   





                        


Un jeune homme est mort, mardi 21 août, dans un accident de scooter en fuyant la police à Orly, dans le Val-de-Marne. L’accident a eu lieu vers 5 h 30 sur une route proche de l’aéroport, au sud de Paris.
« Au moment de l’accident, il n’y a pas de contrôle de police en tant que tel », a expliqué le parquet de Créteil. Les policiers, en patrouille dans une camionnette, « ont voulu poser quelques questions au jeune homme. Il a immédiatement pris la fuite et il a percuté une voiture stationnée quelques dizaines de mètres plus loin. » Selon une source policière, le scooter qu’il conduisait était un véhicule volé. 
« Il n’y a pas eu de course-poursuite », a insisté une source proche de l’enquête, qui a également précisé que les agents ont eux-mêmes prodigué les premiers soins au jeune homme, qui est mort sur place.
Ouverture de deux enquêtes
Deux enquêtes ont été ouvertes après cet accident, selon le parquet : l’une a été confiée à un service de police spécialisé dans les accidents routiers en région parisienne, l’autre à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), la « police des polices ».
Cet accident intervient moins d’une semaine après la mort d’un automobiliste tué par balle par un policier, au terme d’une course-poursuite en scooter dans Paris, alors qu’il voulait se soustraire à un contrôle.

        Lire aussi :
         

                A Paris, un homme tué par un policier après une course-poursuite






                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/21/18-21">
<filnamedate="20180821"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180821"><AAMMJJHH="2018082118">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Tous les Israéliens ayant bénéficié d’une formation au combat d’infanterie sont désormais éligibles au port d’armes.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤                     
                                                

Israël assouplit les conditions d’éligibilité au port d’armes

Tous les Israéliens ayant bénéficié d’une formation au combat d’infanterie sont désormais éligibles au port d’armes.



LE MONDE
 |    21.08.2018 à 15h36
   





                        



   


Israël a annoncé lundi 20 août l’assouplissement des conditions d’éligibilité au port d’armes, permettant théoriquement à une foule de civils de demander un permis.
Jusqu’à présent, le critère essentiel pour recevoir un permis était, outre la profession, le lieu de résidence. Les militaires, policiers et gardiens de prison retraités, mais aussi les Israéliens vivant ou travaillant en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël, recevaient souvent une licence. Soit environ 140 000 personnes.
Désormais, tous les Israéliens ayant bénéficié d’une solide formation au combat d’infanterie peuvent en effet désormais demander une autorisation de port d’armes.
Dans ce pays où le service militaire, pour les hommes comme pour les femmes, est obligatoire, pas moins de 600 000 Israéliens sont concernés.
Toutefois, selon une source au sein du ministère de la sécurité publique citée sous le couvert de l’anonymat, ce chiffre ne devrait dans les faits pas dépasser les 35 000 personnes, une minorité seulement des Israéliens recevant la formation nécessaire.
Des critères d’obtention « stricts »
Si, selon les détracteurs de la mesure, celle-ci ne fait qu’encourager la violence, il s’agit au contraire, selon les autorités israéliennes, d’accroître la sécurité, notamment vis-à-vis des attaques de Palestiniens.
« Beaucoup de civils ont déjà sauvé des vies lors d’attentats, perpétrés notamment par des loups solitaires. Plus ils seront entraînés à porter une arme, plus grandes seront les chances de contrecarrer les attaques et de réduire les pertes humaines », a expliqué lundi soir dans un communiqué le ministre de la sécurité publique, Gilad Erdan.
Il a par ailleurs assuré, mardi, lors d’une intervention à la radio publique, que les candidatures au port d’armes seraient strictement étudiées, jugeant les critères d’obtention parmi « les plus stricts ».
Dans un contexte de conflit persistant, Israël et les territoires palestiniens ont connu à partir d’octobre 2015 une vague d’attaques à l’arme blanche, souvent commises par des Palestiniens isolés contre les forces de sécurité ou des civils israéliens.
Des dizaines d’agresseurs palestiniens ont été abattus par les forces israéliennes ou, dans certains cas, par des civils. Mais ces attaques sont désormais plus rares.



                            


                        

                        

