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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Le recours aux pesticides de synthèse pourrait être réduit sans dommages pour les cultures, selon une étude associant l’Institut national de la recherche agronomique.
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En agriculture, le bio est plus performant face aux attaques d’agents pathogènes

Le recours aux pesticides de synthèse pourrait être réduit sans dommages pour les cultures, selon une étude associant l’Institut national de la recherche agronomique.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 18h28
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 19h03
    |

            Pierre Le Hir








                        



   


L’agriculture biologique favorise la régulation naturelle et la maîtrise des « bioagresseurs » – ravageurs, pathogènes et autres plantes adventices. C’est ce que met en évidence une étude internationale, à laquelle ont contribué des chercheurs français de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) et de l’Université de Rennes.
Publié au cœur de l’été dans la revue Nature Sustainability, ce travail est demeuré relativement confidentiel, alors même qu’il bat en brèche l’idée communément admise selon laquelle l’agriculture biologique, si elle est bénéfique pour la biodiversité, l’environnement et la santé, est en revanche moins bien armée pour résister aux agressions naturelles.
Mécanismes naturels de défense
Les chercheurs ont procédé à une vaste analyse de la littérature scientifique sur ce sujet, en recensant 177 études qui comparent les performances respectives des systèmes agricoles biologiques et conventionnels, au regard d’une part de leur potentiel de régulation naturelle des agresseurs, d’autre part des niveaux d’infestation constatés.
Il apparaît que face aux attaques d’animaux ravageurs – insectes, nématodes (vers) et autres acariens – d’agents pathogènes – champignons ou bactéries – et de plantes adventices (les « mauvaises herbes »), le bio, exempt de pesticides de synthèse, est plus apte à déployer des mécanismes naturels de défense. Le résultat dépend toutefois du type d’agresseur : vis-à-vis des plantes adventices, le bio se révèle moins efficace, alors que ses performances sont identiques face aux ravageurs et même supérieures pour les pathogènes.
Selon les chercheurs, cette étude montre que « l’agriculture biologique offre une voie pour réduire l’utilisation de pesticides de synthèse sans pour autant augmenter les niveaux d’infestation par les ravageurs et les pathogènes ». Une conclusion qui, après la condamnation par la justice américaine de la firme Monsanto, poursuivie par un jardinier atteint d’un cancer qu’il attribue au glyphosate, donnera des arguments supplémentaires aux antipesticides. Et qui interroge sur l’incapacité persistante de la France à diminuer sa consommation de produits phytosanitaires.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ L’opération pourrait donner naissance au numéro un mondial du secteur, mais doit encore obtenir l’aval des régulateurs américains.
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Gaz industriel : Bruxelles autorise la fusion entre l’allemand Linde et l’américain Praxair

L’opération pourrait donner naissance au numéro un mondial du secteur, mais doit encore obtenir l’aval des régulateurs américains.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 18h17
   





                        



   


La Commission européenne a autorisé lundi le projet de fusion à grande échelle entre le fabricant de gaz industriel allemand Linde et son concurrent américain Praxair, qui doit donner naissance au numéro un mondial du secteur, détrônant le français Air Liquide.
« L’autorisation est subordonnée à la cession d’un vaste ensemble d’activités », précise dans un communiqué l’exécutif européen, affirmant avoir notamment reçu l’assurance de la vente par Praxair d’un grand nombre de ses actifs en Europe.
Linde et Praxair, rappelle la Commission, sont deux des quatre plus grandes sociétés au monde dans l’approvisionnement en gaz industriels, gaz médicaux, gaz à usages spéciaux et en hélium.

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Avec cette décision, qui fait suite à un examen approfondi, « nous faisons en sorte que la fusion entre Praxair et Linde n’engendre pas une concentration accrue en Europe et que les clients continuent à bénéficier de la concurrence sur ces marchés », souligne la commissaire à la concurrence Margrethe Vestager, citée dans le communiqué.
Cette fusion, évaluée à 68 milliards d’euros, annoncée en décembre 2016 devra être bouclée d’ici au 24 octobre, selon le droit allemand.
Larges cessations d’actifs
Ce calendrier semblait désormais menacé, selon certains analystes de marché, après la mise en garde début août de Linde selon laquelle de nouvelles exigences des autorités américaines de la concurrence pourraient faire dérailler la mégafusion.
Les deux groupes peuvent renoncer à la fusion si les autorités de régulation exigent des cessions d’actifs équivalentes à plus de 3,7 milliards de dollars de chiffre d’affaires, un seuil qui a désormais une probabilité élevée d’être dépassé, a affirmé le groupe allemand il y a deux semaines.

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A la mi-juillet, Linde avait déjà cédé une grande partie de ses actifs américains pour tenter de satisfaire les autorités de la concurrence.
Linde a ainsi vendu à l’allemand Messer et au luxembourgeois CVC un paquet d’actifs d’une valeur de 2,8 milliards d’euros, soit la majeure partie de ses activités aux Etats-Unis, au Brésil, en Colombie et au Canada.
Début juillet, Praxair avait annoncé de son côté la cession à son concurrent japonais Taiyo Nippon Sanso de ses activités européennes en vue du mariage avec Linde.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ L’huile de palme, utilisée pour l’alimentation et les agrocarburants, met en péril la biodiversité africaine, après avoir causé des ravages en Asie.
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L’huile de palme menace aussi les primates d’Afrique

L’huile de palme, utilisée pour l’alimentation et les agrocarburants, met en péril la biodiversité africaine, après avoir causé des ravages en Asie.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 17h02
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 17h44
    |

            Pierre Le Hir








                        



L’huile de palme va-t-elle mettre en péril la biodiversité du continent africain, après avoir causé des ravages en Indonésie et en Malaisie ? En Asie, elle entraîne une déforestation massive qui décime notamment les populations d’orangs-outans de l’île de Bornéo. Une étude internationale menée par des chercheurs du Centre commun de recherche de la Commission européenne et de plusieurs pays (Afrique du Sud, France, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suisse), publiée le 13 août dans les comptes-rendus de l’Académie des sciences américaines, laisse craindre que la menace soit sérieuse en Afrique aussi.
La production d’huile de palme, aujourd’hui issue à 85 % d’Asie du Sud-Est, est tirée par la croissance continue de la demande mondiale, pour ses usages alimentaires mais aussi pour l’élaboration d’agrocarburants. Selon de précédentes études, 53 millions d’hectares supplémentaires pourraient être nécessaires à sa culture en 2050, dont 44 millions d’ha pour l’alimentation et 9 millions pour les carburants. Ce qui signifierait de presque multiplier par quatre les superficies par rapport aux 20 millions d’ha de terres dédiés, en 2015, à cette filière.
Cette expansion pourrait se faire en grande partie en Afrique, où des écosystèmes tropicaux de basse altitude sont adaptés à cette culture, déjà pratiquée – à encore relativement petite échelle - au Nigeria, en Côte d’Ivoire, en République démocratique du Congo, au Cameroun, au Gabon ou au Ghana. Les chercheurs en ont analysé les impacts prévisibles sur les 193 espèces de primates recensés sur le sol africain, sachant que 37 % de celles qui vivent sur le continent et 87 % de celles de l’île Madagascar sont classées comme « menacées d’extinction » par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

   


C’est le cas de nombreux singes, tels que le chimpanzé commun, le bonobo, le mandrill, le macaque de Barbarie (aussi appelé magot), le kipunji, le cercopithèque à queue de soleil, le mangabey à crête ou le colobe roux. Et celui de multiples lémuriens de Madagascar, comme le maki mococo, l’avahi méridional, le lémur à front blanc, le lépilémur de Sahamalaza, le grand hapalémur, le propithèque soyeux ou le vari noir et blanc. « Les primates, soulignent les auteurs, sont de bons indicateurs de l’ensemble de la biodiversité. » En outre, « en dispersant les graines, ils jouent un rôle important dans le maintien de la composition des écosystèmes forestiers ». 
Les chercheurs ont voulu savoir dans quelle mesure des plantations de palmiers à huile étaient compatibles avec la préservation de ces primates. Ils ont défini trois niveaux, à la fois pour les rendements des cultures et pour la protection des animaux. Il apparaît que sur les quelque 30 millions de km2 du continent africain (3 milliards d’hectares), 9 % seulement sont propices à cette culture, pour l’essentiel dans une zone allant de la Côte d’Ivoire à la RDC, ainsi que sur une portion de la côte Est, en Tanzanie et au Mozambique, plus le nord de Madagascar. Ce qui représente, tout de même, 273 millions d’hectares.
Un terrain de compromis est quasi impossible
Mais sur ce total, une infime partie de 130 000 hectares seulement pourrait allier un haut rendement et un faible impact sur les primates. Même si les industriels se contentaient d’une productivité moyenne ou faible, ils ne pourraient exploiter que 3,3 millions d’hectares s’ils avaient en même temps le souci de n’avoir qu’un impact limité sur la faune. Trouver un terrain de compromis entre intérêts économiques et défense de la nature est donc quasi impossible.

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Les scientifiques ont poussé plus loin leurs calculs. Dans l’hypothèse – vertueuse – où les cultures se concentreraient sur les terres les moins accessibles où les primates sont donc le moins vulnérables, cinq espèces en moyenne perdaient un hectare d’habitat pour chaque hectare converti à l’huile de palme. Et dans le cas – malheureusement le plus probable – où seraient d’abord choisis les sols les plus faciles d’accès et les plus productifs, le nombre d’espèces « expropriées » grimperait à seize.
« De la même façon que la culture d’huile de palme a des conséquences dramatiques sur la biodiversité en Asie du Sud-Est, concilier développement à grande échelle de cette culture en Afrique et conservation des primates sera très difficile », concluent les chercheurs, qui mettent en garde contre « des effets négatifs inévitables ».
« Pour conserver la biodiversité africaine, des solutions existent, assure pourtant Ghislain Vieilledent, écologue au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement et cosignataire de l’étude. L’une d’elles pourrait consister à augmenter la productivité des plantations actuelles par l’utilisation de semences à haut rendement en huile et adopter de meilleures pratiques agricoles. » La parade la plus sûre serait toutefois que les pays du Nord réduisent drastiquement leur consommation, et que des millions d’hectares de forêts tropicales ne soient pas abattus pour alimenter les voitures en biodiesel.

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Reste que selon un rapport publié fin juin par l’UICN, remplacer les palmiers à huile – dont provient aujourd’hui 35 % de toute l’huile végétale consommée dans le monde –, par d’autres oléagineux (soja, tournesol ou colza) exigerait jusqu’à neuf fois plus de terres pour la même production. Ce qui rend peu plausible une substitution de cultures. Pour les singes et les lémuriens d’Afrique, l’avenir est donc sombre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ D’un château l’autre (2/6). Les articles de cette série sont extraits de « Crac » de Jean Rolin (P.O.L, janvier 2019). En 1909, T.E. Lawrence, qui n’est pas encore « d’Arabie », entreprend à travers le Moyen-Orient un voyage de près de 1 800 km à la découverte des châteaux forts bâtis par les croisés.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ La mousson en Inde a fait au moins 400 victimes et plus de 720 000 personnes sont actuellement hébergées dans des camps de déplacés en raison des crues.
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<article-nb="2018/08/20/19-6">
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Les Etats-Unis ont rétabli des sanctions contre Téhéran et menacé les groupes qui continueraient de commercer avec le pays.
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Total cesse toute activité en Iran

Les Etats-Unis ont rétabli des sanctions contre Téhéran et menacé les groupes qui continueraient de commercer avec le pays.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 12h05
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 15h08
   





                        



Le ministre iranien du pétrole, Bijan Zanganeh, a déclaré lundi 20 août que le groupe français Total avait officiellement quitté l’Iran à la suite des menaces de Washington visant les entreprises qui continueraient de commercer avec Téhéran.
« Total a officiellement mis fin à l’accord pour le développement de la phase 11 du [gisement gazier] South Pars. Cela fait plus de deux mois qu’il avait annoncé qu’il mettrait fin au contrat », a déclaré M. Zanghaneh à l’agence gouvernementale Icana.
Le contrat, signé en 2017, attribuait à Total une part de 50,1 % dans ce qui apparaît comme le plus grand gisement gazier au monde, avec un investissement initial d’un milliard de dollars. Joint par l’agence de presse Reuters, Total n’a pas répondu à une demande de commentaire.

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Rétablissement des sanctions américaines
Après s’être retirés de l’accord nucléaire conclu en 2015 entre l’Iran et les grandes puissances, les Etats-Unis ont rétabli, le 6 août, une première série de sanctions contre Téhéran et lancé un avertissement aux pays qui persisteraient à entretenir des relations commerciales avec les Iraniens.
Les Américains ont donné aux entreprises une période de 90 à 180 jours pour se retirer du pays. La première vague de sanctions touche les transactions financières, les importations de matières premières, l’automobile et l’aviation, mais des mesures concernant les secteurs pétrolier et gazier sont prévues en novembre.
Les pays européens, parties prenantes de l’accord de 2015 visant à empêcher l’Iran de se doter de l’arme atomique, s’étaient montrés déterminés à sauver le texte. Mais par peur des pénalités américaines, un grand nombre de groupes, dont le constructeur allemand Daimler, ont déjà annoncé leur retrait du pays.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ En Suisse, une famille fait revivre des variétés locales accessibles à tous, à contre-courant de l’industrie semencière.
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Les semences paysannes font leur retour dans les champs

En Suisse, une famille fait revivre des variétés locales accessibles à tous, à contre-courant de l’industrie semencière.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 11h53
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 14h41
    |

            Angela Bolis (Les Evouettes (Suisse) envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Sur les terres des frères Zollinger, bordées par le lac Léman et les Alpes suisses, dans la commune des Evouettes, les asperges sont montées en graine et les carottes ouvrent leurs ombelles blanches. Nulle négligence dans ce laisser-pousser : les légumes ne sont pas cultivés pour leur chair, mais pour leurs graines. Pionniers des semences bio en Suisse, les Zollinger se sont lancés dans les années 1980 avec une douzaine de variétés, collectées dans les jardins villageois, les champs ou les monastères.
Depuis, les quatre fils ont repris l’entreprise familiale, et le catalogue s’est étoffé, avec quelque 450 variétés potagères et horticoles. Des variétés anciennes, ou modernes, mais toujours locales et libres de droit.
Une démarche à contre-courant de l’industrie semencière, qui protège ses productions par des droits de propriété visant à interdire ou à taxer les « semences de ferme », c’est-à-dire celles avec lesquelles un agriculteur résème une partie de sa récolte. Pourtant, la petite maison Zollinger prospère.
« Les gros sélectionneurs investissent des millions, pendant des années, pour faire entrer sur le marché une nouvelle variété ultra-performante. Ils veulent donc la protéger du piratage, explique l’aîné, Tulipan Zollinger. De notre côté, on s’adresse aux jardiniers et aux petits maraîchers, qui cherchent des variétés différentes, “swiss-made”, adaptées aux petites productions… On a, par exemple, la tomate rose de Berne, difficile à produire mais très savoureuse », explique-t-il. 
L’essor du bio
Encore très minoritaires, les variétés locales tentent de prendre racine, aux marges d’un marché des semences restrictif et de plus en plus concentré – Bayer-Monsanto, Dupont-Dow et Syngenta-ChemChina détiennent à eux trois plus de la moitié du marché mondial. Malgré tout, on assiste à leur indéniable retour en grâce. En France, le Réseau Semences paysannes, né en 2003, fédère aujourd’hui une centaine d’organisations....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Plus de 700 000 personnes ont été déplacées dans cet Etat du sud de l’Inde, après une semaine de précipitations torrentielles.
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Inondations en Inde : la décrue s’amorce dans le Kerala avec un bilan de plus de 400 morts

Plus de 700 000 personnes ont été déplacées dans cet Etat du sud de l’Inde, après une semaine de précipitations torrentielles.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 09h25
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 15h03
   





                        



La décrue des eaux au Kerala révélait, lundi 20 août, les corps de nouvelles victimes de la plus violente mousson enregistrée depuis un siècle dans cet Etat tropical du sud de l’Inde, portant le bilan à plus de 400 morts.
Après une semaine de précipitations torrentielles, les pluies ont faibli et le niveau des eaux a baissé dans de nombreux districts. Hélicoptères militaires et bateaux poursuivaient leurs recherches de survivants et leurs largages de vivres et d’eau potable dans des zones sinistrées.
Près de 725 000 personnes ont été mises à l’abri dans 5 645 camps de personnes déplacées dans cet Etat à la végétation luxuriante très prisé des touristes en saison sèche. La contamination des sources d’eau potable et les mauvaises conditions d’hygiène font craindre aux autorités l’apparition de maladies. Des agents sanitaires vont être déployés dans les villages pour suivre la situation.

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Au moins trois milliards de dollars de dégâts
Dans les districts les plus touchés, comme ceux de Thrissur et Chengannur, les secouristes fouillaient les maisons inondées, à la recherche des dépouilles de personnes piégées par la rapide montée des eaux. Les vols locaux ont pu reprendre à Cochin grâce à l’ouverture de pistes d’atterrissage de la marine militaire, mais l’aéroport international reste fermé jusqu’à dimanche.
Un millier de personnes seraient toujours bloquées dans cinq villages autour de Chengannur. Grâce au réseau de canaux intérieurs qui quadrille le Kerala, des pêcheurs se sont joints avec leurs bateaux aux opérations de secours. Des bénévoles ont installé des soupes populaires. Le gouvernement du Kerala a remercié les pêcheurs pour leur engagement et annoncé que chaque bateau recevrait un dédommagement de 3 000 roupies (37 euros) par jour de travail.
La facture des inondations est estimée à trois milliards de dollars, un montant appelé à s’alourdir à mesure que se précise l’ampleur des destructions.
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            data-slide-description="Les secours s’organisent à l’hôtel des impôts du district de Kozhikode, à environ 385 km au nord de Trivandrum, la capitale du Kerala, le 17 août."
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            data-slide-description="Dans le district de Kozhikode, le 17 août. Une trentaine d’hélicoptères de l’armée et 320 embarcations sont impliquées dans les opérations de secours à travers le Kerala ; les pêcheurs locaux et leurs bateaux se sont aussi joints aux secours."
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            data-slide-description="Des habitants de Kannappankundu constatent les dégâts d’une inondation soudaine, le 10 août."
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            data-slide-description="Des membres du Kerala Adventure Sports Club transportent du matériel de secours. Un responsable local a confirmé que la panne des réseaux locaux de communication compliquait la capacité à entrer en contact avec les habitants des zones les plus touchées, nécessitant potentiellement une aide d’urgence."
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            data-slide-description="La chaîne de télévision New Delhi Television a annoncé que certains hôpitaux étaient confrontés à des pénuries d’oxygène et des stations-service à court de carburant."
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            data-slide-description="Plus de 10 000 km de routes ont été endommagées ou détruites, a en outre annoncé le gouvernement local, qui a ordonné d’ouvrir les vannes de 34 barrages et réservoirs où l’eau a atteint un niveau jugé dangereux."
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            data-slide-description="Un médecin examine un patient dans le centre médical d’un camp de secours de Kozhikode, le 17 août. Selon Pinarayi Vijayan, le chef du gouvernement local, 223 139 sans-abri ont trouvé refuge dans 1 500 camps installés pour les accueillir."
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            data-slide-description="Alors que les prévisions météo ne laissent entrevoir aucun signe d’accalmie, de nombreux habitants ont adressé des appels à l’aide sur les réseaux sociaux."
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            data-slide-description="Après un glissement de terrain près du village de Kuttampuzha, dans le district d’Ernakulam, le 9 août."
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            data-slide-description="L’aéroport de la grande ville commerciale de Kochi est inondé. Il est fermé jusqu’au 26 août. Les vols ont été détournés vers deux autres aéroports de l’Etat."
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            data-slide-description="Des indiens quittent une zone à risque alors que les eaux ont ravagé la route nationale 47 dans le district d’Ernakulam de Kochi. Vendredi, le bureau de M. Vijayan a de nouveau mis en garde les 33 millions d’habitants de l’Etat sur Twitter : « Tous les districts à l’exception de celui de Kasargod sont en alerte rouge. Les pluies torrentielles pourraient affecter ces 13 districts. Tout le monde doit faire très attention. »"
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            data-slide-description="Dans une maison d’Ernakulam du district de Kochi, le 10 août. Les Etats-Unis ont conseillé à leurs ressortissants de rester à l’écart de cette region touristique."
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Les secours s’organisent à l’hôtel des impôts du district de Kozhikode, à environ 385 km au nord de Trivandrum, la capitale du Kerala, le 17 août.

MANJUNATH KIRAN / AFP
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Ces tremblements de terre ont causé des scènes de panique chez les habitants encore traumatisés par la secousse meurtrière du 5 août.
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Article sélectionné dans La Matinale du 19/08/2018
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Indonésie : de nouveaux séismes frappent l’île de Lombok

Ces tremblements de terre ont causé des scènes de panique chez les habitants encore traumatisés par la secousse meurtrière du 5 août.



Le Monde
 |    19.08.2018 à 17h50
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 09h35
   





                        



   


Deux séismes de magnitude 6,3 et de 6,9, suivis de répliques, ont secoué dimanche 19 août à plusieurs heures d’intervalle l’île indonésienne de Lombok. Ces tremblements de terre ont endommagé des constructions et entraîné coupures de courant et scènes de panique. Le dernier bilan des autorités fait état de dix morts.
Quatre séismes enregistrés
Quatre séismes ont été enregistrés par les sismologues : le premier, de magnitude 6,3, a frappé l’île peu avant midi, provoquant des glissements de terrain. L’épicentre se trouvait au sud-ouest de la ville de Belanting, dans l’est de Lombok, à sept kilomètres de profondeur.
Le deuxième séisme, de magnitude 6,9 s’est déroulé près de douze heures plus tard. Son épicentre a été localisé à une profondeur de 20 kilomètres et à environ cinq kilomètres au sud de la ville de Belanting, selon l’Institut américain de géophysique (USGS). Deux répliques de magnitude 5,9 et 5,3 ont suivi, mais aucune alerte au tsunami n’a été émise.
Dix morts et des destructions
Dix personnes ont péri à la suite de la forte secousse de dimanche soir, dont au moins deux dans l’est de l’île de Lombok – épicentre du séisme – et trois sur l’île voisine de Sumbawa, selon le porte-parole de l’agence nationale de gestion des catastrophes, Sutopo Purwo Nugroho. De nombreux habitants avaient choisi de dormir sous des tentes ces dernières semaines, alors qu’un précédent tremblement de terre a fait près de 500 morts à Lombok. Des destructions ont, en outre, déjà été signalées après le premier séisme, tandis que le dernier a plongé les habitants dans l’obscurité.
L’agence nationale de gestion des catastrophes a ainsi confirmé que la plus grande partie de l’île était privée d’électricité. « Des répliques se produisent toujours dans l’ensemble de Lombok, a tweeté le porte-parole de l’agence, Sutopo Purwo Nugroho. On est totalement dans le noir… Nous nous coordonnons avec les responsables sur le terrain. »
Des glissements de terrain ont eu lieu dans le parc national du mont Rinjani, où des centaines de randonneurs avaient été pris au piège fin juillet lors d’un précédent tremblement de terre. Le parc est, depuis lors, fermé au public.
Plusieurs habitations et d’autres constructions dans le district de Sembalun, sur les versants du mont Rinjani, deuxième plus haut volcan d’Indonésie, se sont effondrées. Elles avaient déjà été endommagées par les précédents séismes.

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          En Indonésie, les séismes ont aussi des impacts sur le tourisme



Des habitants traumatisés
La panique s’est emparée des habitants, notamment dans l’est de Lombok. « J’étais en train de conduire pour aller livrer de l’aide aux évacués quand les poteaux électriques ont commencé à se balancer. J’ai réalisé que c’était un séisme », a raconté l’un d’eux à l’Agence France-Presse (AFP). « Les gens ont commencé à crier et à courir dans les rues. »
« Nous dormions tous dans une tente pour les évacués. Je venais juste de m’endormir lorsque soudain ça a commencé à trembler. Tout le monde est sorti en courant dans la rue en pleurant et en criant », a déclaré un autre à l’AFP.
La secousse a également été ressentie à Mataram, la capitale de Lombok, ainsi que sur l’île touristique voisine de Bali. « Tout le monde est traumatisé par les précédents séismes parce que les répliques ne semblent jamais devoir s’arrêter », a témoigné un résident de Mataram.
Un précédent séisme meurtrier

Le 5 août, un séisme de magnitude 6,9 a fait au moins 481 morts sur Lombok, des dizaines de milliers de blessés et plus de 350 000 sans-abri qui dorment sous des tentes ou des bâches près de leurs maisons endommagées. Les dégâts causés aux routes, notamment dans la région montagneuse du Nord, rendent encore plus difficile la tâche des organismes de secours pour venir en aide aux sinistrés.

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                L’Indonésie, cœur sismique de la « ceinture de feu » du Pacifique



L’Indonésie, un archipel de 17 000 îles et îlots, situé en Asie du Sud-Est, se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Dans un entretien au « JDD », la tête de liste Europe Ecologie-Les Verts pour le scrutin de 2019 se fixe pour objectif d’obtenir 15 % des voix.
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Article sélectionné dans La Matinale du 18/08/2018
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Européennes : Jadot confirme exclure une liste commune avec Hamon

Dans un entretien au « JDD », la tête de liste Europe Ecologie-Les Verts pour le scrutin de 2019 se fixe pour objectif d’obtenir 15 % des voix.



Le Monde
 |    19.08.2018 à 00h40
 • Mis à jour le
19.08.2018 à 12h47
   





                        



   


Yannick Jadot, désigné mi-juillet tête de liste Europe Ecologie-Les Verts (EELV) pour les européennes de 2019, confirme, dans Le Journal du dimanche daté du 19 août, exclure la possibilité d’une liste commune avec le mouvement Génération·s de Benoît Hamon.
« L’élection européenne est le seul scrutin où les électeurs votent par conviction. C’est un vote de clarté. Notre priorité est de rassembler les écologistes autour d’une ligne claire, pas de faire de la vieille politique avec ses accords d’appareils et ses confusions », explique-t-il.
S’il avait, finalement, soutenu Benoît Hamon lors de la présidentielle, il remarque qu’il existait alors « une possibilité de faire gagner [les] idées » écologistes. Mais « l’échec a été assez retentissant. Il n’est pas interdit d’apprendre de ses erreurs. »

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          Européennes, la gauche s’avance en ordre dispersé



Yannick Jadot s’était allié avec M. Hamon après de longs débats lors de la dernière présidentielle, qui avait vu le vainqueur des primaires organisées par le Parti socialiste éliminé au premier tour. L’écologiste avait ces derniers mois assuré avoir tiré les leçons de cet « échec » et ne pas compter s’allier au leader du mouvement Génération·s.
Quelques jours avant la désignation mi-juillet de M. Jadot pour conduire la liste EELV aux Européennes, Benoît Hamon assurait, néanmoins, encore que « le fil n’[était] pas coupé », et plaidait pour une liste commune.

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                EELV et Génération.s, l’entente impossible



Sur la liste EELV, le maire de Grande-Synthe, Damien Carême, qui « a parfaitement géré le dossier des réfugiés », doit être « aux avant-postes », fait valoir M. Jadot dans Le JDD, précisant que les noms seront dévoilés « d’ici à l’automne ».
Il confirme, en outre, son objectif d’obtenir 15 % des voix lors du scrutin européen, jugeant que « jamais l’écologie n’aura autant irrigué la société, les entreprises, les initiatives citoyennes ». Les écologistes doivent se retrouver à Strasbourg du 23 au 25 août, pour des Journées d’été européennes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ L’usage des pesticides continue d’augmenter en France, en dépit du plan « Ecophyto » et d’une volonté affichée de réduire leur consommation.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Les fournisseurs d’électricité proposent désormais d’acheter de l’électricité produite à partir d’énergies renouvelables. Mais le dispositif est peu transparent pour les consommateurs.
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Electricité : ce que cache la bataille des « offres vertes »

Les fournisseurs d’électricité proposent désormais d’acheter de l’électricité produite à partir d’énergies renouvelables. Mais le dispositif est peu transparent pour les consommateurs.



Le Monde
 |    18.08.2018 à 09h41
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

Tous au vert ! Depuis deux ans, les fournisseurs d’électricité rivalisent de publicités alléchantes promettant une électricité « propre ». En lançant son offre, Total Spring, il y a près d’un an, le groupe pétrolier Total a assuré que toute l’électricité fournie à ses clients serait d’origine renouvelable. Chez Engie, tous les nouveaux clients sont automatiquement passés à l’offre verte, qui compte plus de 1,5 million d’abonnés. Ces propositions sont présentées comme inférieures aux tarifs réglementés de vente, commercialisés par EDF.

Même EDF, qui a longtemps été réticent à cette idée, propose depuis quelques mois deux offres vertes. L’une permet de faire des économies en décalant une partie de sa consommation électrique le week-end, l’autre certifie que l’électricité est verte, mais avec un tarif plus cher que le Tarif bleu d’EDF, celui du tarif réglementé.
S’agit-il d’un argument commercial ou d’une véritable alternative ? Il faut d’abord comprendre que cette promesse est généralement indirecte.
Certificats de compensation
Concrètement, l’électricité qui arrive au consommateur n’est pas produite directement par des éoliennes, des barrages ou des panneaux solaires. Le fournisseur achète leur électricité à des producteurs (en France, principalement EDF) puis compense l’équivalent en achetant des certificats de garantie d’origine d’une électricité produite à partir de sources renouvelables. Même si elle concerne le marché français, cette compensation peut être effectuée au niveau européen.
C’est d’ailleurs l’un des reproches faits à ce système de certificats de garanties d’origine : des consommateurs qui voudraient contribuer à la transition énergétique en France et choisir une offre verte achèteraient indirectement leur électricité à des barrages norvégiens et/ou suisses. Certains fournisseurs, comme Total, s’engagent à acheter des certificats correspondant à de la production en France. Mais le groupe vient de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ En proposant des assurances aux éleveurs nomades, Pékin renforce son contrôle, tout en luttant contre le surpâturage.
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Article sélectionné dans La Matinale du 17/08/2018
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Au Tibet, la Chine assure la politique du yak

En proposant des assurances aux éleveurs nomades, Pékin renforce son contrôle, tout en luttant contre le surpâturage.



Le Monde
 |    18.08.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
18.08.2018 à 10h10
    |

            Brice Pedroletti (Hongyuan (Sichuan), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Les bonnes années, quand l’hiver est clément, Asan perd une dizaine de yaks. Les mauvaises, une vingtaine. A la belle saison, cet éleveur tibétain les mène à une centaine de kilomètres de son village, sur les pâturages d’été, où la famille s’installe pour de longs mois dans des tentes en poil de yak.
« Le plus gros défi, ce sont les grands froids », dit-il, assis dans la partie surélevée de sa maison où les invités prennent place sur de larges banquettes. Autour, à perte de vue, la plaine et ses marécages chatoient là où les nuages gonflés de pluie laissent percer la lumière.
Situé à 3 600 mètres d’altitude sur les plateaux tibétains de la province chinoise du Sichuan, le district de Hongyuan (Khyungchu en tibétain) est connu pour ses nomades. Les yaks ont beau être des animaux extrêmement résistants, les maladies, la foudre, les collisions avec un véhicule ou encore les loups prélèvent régulièrement leur dû sur les 200 têtes d’Asan.
Ses animaux morts lui sont remboursés grâce à une assurance contractée auprès de la filiale chinoise de Groupama. Le groupe français assure aujourd’hui 700 000 yaks dans la « préfecture autonome tibétaine et qiang de Ngawa » (Aba en chinois), à environ 500 kilomètres au nord de la capitale provinciale, la mégapole de Chengdu.
Une nouvelle dynamique
L’éleveur reçoit 2 000 yuans (260 euros) par yak mort, contre 5 000 à 8 000 yuans pour la viande d’un yak vendue au prix du marché. La prime d’assurance de 130 yuans par tête est subventionnée à 80 % par le gouvernement local. En modernisant les pratiques agricoles des Tibétains, celui-ci espère les intégrer davantage au modèle économique chinois.
L’expérience, qui a débuté en 2013, est unique en Chine et sans doute au monde. Grande comme deux fois la Suisse et peuplée de moins d’un million de personnes, la préfecture de Ngawa est la seule région tibétaine dans laquelle cette assurance pour yak est largement répandue. Groupama et son partenaire...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ La majorité de ces reptiles sont des tortues golfina, menacées d’extinction. Les causes de leur mort restent indéterminées.
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122 tortues marines retrouvées mortes sur des plages du sud du Mexique

La majorité de ces reptiles sont des tortues golfina, menacées d’extinction. Les causes de leur mort restent indéterminées.



Le Monde
 |    18.08.2018 à 04h58
 • Mis à jour le
18.08.2018 à 13h04
   





                        



   


Cent vingt-deux tortues marines ont été trouvées mortes sur des plages de Puerto Arista, dans le sud de l’Etat mexicain du Chiapas.
« Les causes de la mort n’ont pas été déterminées, en raison de l’état de décomposition des cadavres qui a empêché les autopsies », a précisé dans un communiqué différentes autorités gouvernementales dirigées par le ministère de l’environnement.
Des traces de coups sur la tête et sur la carapace, et des marques laissées par des crochets ont toutefois été relevées sur 10 % des cadavres.
Le commerce illégal des œufs
Des 122 tortues retrouvées sur les plages, 111 appartiennent à l’espèce golfina (ou tortue olivâtre), menacée d’extinction. Les autorités ont affirmé qu’elles intensifiaient leurs efforts pour combattre la capture des tortues qui peuplent les plages du Chiapas.
Le Mexique interdit depuis 1990 cette pratique, mais un commerce illégal des œufs perdure. Ils sont utilisés dans la cuisine traditionnelle des peuples indigènes du sud du pays et on leur prête, en outre, des propriétés aphrodisiaques. Le trafic des tortues marines est puni de neuf années de prison au Mexique.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Situé dans le sud-ouest de l’Inde, le Kerala subit chaque année des pluies abondantes au moment de la mousson, de juin à septembre. Mais les dommages causés par les précipitations actuelles sont d’ores et déjà les pires en près d’un siècle.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ 
<article-nb="2018/08/20/19-16">
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Le Conseil d’Etat met fin aux espoirs des habitants de l’immeuble situé en Gironde et évacué en 2014 à cause de l’érosion du littoral.
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Soulac-sur-Mer : la justice refuse d’indemniser les copropriétaires du Signal

Le Conseil d’Etat met fin aux espoirs des habitants de l’immeuble situé en Gironde et évacué en 2014 à cause de l’érosion du littoral.



Le Monde
 |    17.08.2018 à 16h53
 • Mis à jour le
17.08.2018 à 21h10
    |

            Patricia Jolly








                        



   


Le combat judiciaire pour l’indemnisation des copropriétaires, évacués en janvier 2014 de l’immeuble Le Signal de Soulac-sur-Mer (Gironde), a pris fin, jeudi 16 août, sur une ultime défaite. Le Conseil d’Etat a jugé que l’érosion maritime du cordon dunaire sur lequel trône cette barre d’immeuble de quatre étages n’entrait pas dans la catégorie des phénomènes naturels permettant le recours au fonds Barnier.
Construit en 1967, à 200 mètres du trait de côte, dans le cadre d’un vaste plan d’aménagement touristique du littoral aquitain supervisé par l’Etat, Le Signal, qui ne se trouve plus qu’à 9 mètres du bord de la dune, est condamné à s’effondrer dans l’océan Atlantique à brève échéance.

        Lire aussi :
         

                Erosion du littoral : à Soulac, les propriétaires du Signal réclament des indemnisations



Depuis leur évacuation en 2014, à la suite d’une série de tempêtes qui a rogné la côte, les copropriétaires – souvent de modestes retraités et dont 16 sont aujourd’hui morts –, bataillaient pour bénéficier du Fonds Barnier. Créé par une loi de 1995 pour venir en aide lors d’expropriations pour « risques naturels majeurs », ce dispositif prévoit une indemnisation en cas de risque de submersion « imminent ». Mais le tribunal administratif de Bordeaux, la Cour administrative d’appel et enfin le Conseil d’Etat ont successivement débouté les plaignants au motif que le caractère progressif de l’érosion n’a pas directement menacé leur sécurité.
« Nous pourrions relancer une action auprès de la Cour européenne de justice, mais ce serait long et très coûteux et nous sommes las et désabusés », a déclaré au Monde le président octogénaire du syndicat des copropriétaires, Jean-José Guichet. 
« Calendrier parlementaire engorgé »
Sans illusions sur leurs chances de voir aboutir leur action en justice, les anciens habitants du Signal misaient sur la voie législative pour défendre leurs intérêts. Mais depuis janvier 2017, plusieurs propositions de loi sur l’adaptation des territoires littoraux au changement climatiques se sont enlisées à l’Assemblée nationale comme au Sénat.
Une nouvelle proposition de loi sur « l’évolution du trait de côte et ses conséquences » est en cours d’élaboration sous la houlette du « groupe d’études littoral ». Le député de la Gironde Benoît Simian (Gironde, LPM) qui en fait partie, œuvre pour trouver une solution à l’épineux dossier du Signal. « Mais le calendrier parlementaire est engorgé », indique-t-il au Monde. 
Pour autant, M. Simian assure que sur la question spécifique de l’indemnisation des copropriétaires du Signal – dont le montant n’est pour l’heure pas défini –, « personne ne sera lésé ». Les recours judiciaires purgés, il compte sur un réglement « politique » des « urgences environnementales et sociales » liées à l’état de l’immeuble.
« En juin, l’Etat a annoncé prendre à sa charge le désamiantage du Signal qui devrait avoir lieu d’ici la fin de l’année, rappelle-t-il. Mais la démolition de l’immeuble ne pourra intervenir que lorsque ses habitants auront renoncé à leur droit de propriété, donc après indemnisation. Aussi, j’ai demandé au gouvernement de tout mettre en œuvre pour qu’un accord à l’amiable entre les copropriétaires et l’Etat soit conclu avant la fin de l’année. » Une « solution » sur laquelle le ministère du budget confirme « travailler » mais que les copropriétaires du Signal ne sont aujourd’hui plus guère en position de négocier.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Emmanuel Nakoune Yandoko, directeur scientifique de l’institut Pasteur de Bangui, tire les leçons de la récente alerte en Centrafrique.
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Entretien

« Les groupes rebelles doivent être intégrés au réseau de surveillance contre Ebola »

Emmanuel Nakoune Yandoko, directeur scientifique de l’institut Pasteur de Bangui, tire les leçons de la récente alerte en Centrafrique.

Propos recueillis par                                            Gaël Grilhot (contributeur Le Monde Afrique, Bangui)




LE MONDE
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        Le 17.08.2018 à 14h54

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        Mis à jour le 17.08.2018 à 16h24






    
Emmanuel Nakoune Yandoko, directeur scientifique de l’institut Pasteur de Bangui, en mai 2018.
Crédits : FLORENT VERGNES / AFP


Une sérieuse alerte a ébranlé l’institut Pasteur de Bangui jeudi 9 août. Alors qu’une nouvelle épidémie d’Ebola sévit dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), sept personnes atteintes de fièvre et d’hémorragies ont été signalées à l’hôpital de Mboki, une ville proche de la frontière congolaise.
Le ministère de la santé et l’institut Pasteur, qui sert de centre de référence à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour le diagnostic des virus et des fièvres hémorragiques, ont dépêché une équipe d’intervention rapide. Les prélèvements sur les malades ont rapidement permis d’écarter de possibles cas d’Ebola et le dispositif d’alerte mis en place après la dernière grande épidémie survenue en 2014 en Afrique de l’Ouest (Guinée, Sierra Leone et Liberia) a pour la première fois été testé.

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Emmanuel Nakoune Yandoko, directeur scientifique de l’institut Pasteur de Bangui, tire les leçons de l’exercice et insiste sur la nécessité de coopérer avec les groupes rebelles pour prévenir la propagation d’une éventuelle épidémie. 
Pourquoi la ville de Mboki est-elle stratégique dans le dispositif de prévention ?
Emmanuel Nakoune Yandoko Mboki est une sous-préfecture située à 900 km de Bangui, dans le sud-est de la Centrafrique, dans une grande région de forêts quasi inhabitée. La ville se trouve donc au milieu d’un écosystème favorable à l’émergence de maladies à fort potentiel épidémique. Elle possède le seul centre de santé de la région et attirerait en conséquence les populations à la ronde menacées par une épidémie. Des populations locales, bien sûr, mais aussi celles de RDC ou du Soudan du Sud. Or tout le personnel qui était employé à Mboki est parti à Bangui et il ne reste plus qu’un secouriste, mal formé. Car la zone, de par la présence de groupes rebelles, connaît d’énormes problèmes de sécurité.
En quoi la présence de groupes armés accroît-elle les risques de diffusion du virus ?
Les groupes, comme l’Armée de résistance du seigneur (LRA), circulent entre la RDC, l’Ouganda et même le Soudan du Sud. D’autres formations rebelles centrafricaines traversent régulièrement cette zone. Récemment, nous avons reçu des prélèvements effectués sur des rebelles arrêtés en RDC puis extradés à Bangui, et nous avons découvert que 80 % d’entre eux avaient des anticorps dirigés contre le virus Ebola. Cela veut dire qu’ils ont été en contact avec un probable réservoir du virus et qu’ils sont potentiellement des vecteurs de transmission.

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Il est donc essentiel de les sensibiliser. Ces groupes respectent les structures de santé et nous pouvons les mettre à contribution. L’épidémie d’Ebola survenue au Gabon a par exemple clairement montré que l’épisode avait été précédé par une mortalité anormale des animaux, comme les grands singes ou les antilopes. Les rebelles qui circulent dans la forêt pourraient nous alerter de telles situations.
Comment obtenir leur coopération ?
En mettant en place un système de surveillance au sein duquel ils seront intégrés. Pendant notre mission, nous avons rencontré des représentants de ces groupes à Bria et Mboki. Je ne doute pas qu’ils collaboreront, car eux aussi ont peur d’Ebola. Ils consomment de la viande de brousse, qui est une source de contamination. Il est donc dans leur intérêt d’être dans un réseau de surveillance.
Si Ebola est confirmé, quel serait le rôle de l’institut Pasteur de Bangui ?
Il existe un plan de contingentement élaboré par le ministère de la santé avec l’appui de l’OMS. L’institut Pasteur de Bangui a été renforcé en plateau technique, pour permettre de poser les diagnostics et de confirmer les cas. Nous avons également reçu des équipements de protection individuelle. Si un cas est confirmé, nous avons la possibilité de déployer le laboratoire sur le site pour éviter le transport d’échantillons vers la capitale, avec toutes les difficultés que cela implique.

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Nous disposons à Bangui d’un laboratoire de sécurité P3+, avec un système de dépressurisation et une « boîte à gants », qui nous permet de faire face à toutes les menaces, dont les arbovirus comme Ebola ou Marburg. Si un cas était confirmé en Centrafrique, avec les experts de l’OMS et les humanitaires déployés dans le pays, comme Médecins sans frontières, nous aurions les ressources nécessaires pour commencer à prendre en charge les patients infectés en attendant l’aide des autres partenaires internationaux.
Le pays est donc préparé à un risque d’épidémie ?
L’alerte de Mboki a démontré un bon niveau de réactivité. Nous avons réussi à mobiliser l’ensemble des partenaires, dont la Minusca [la mission de l’ONU en Centrafrique], en moins de quarante-huit heures. Mais nous nous sommes rendu compte qu’au sein de l’équipe, tous n’étaient pas bien préparés. A titre d’anecdote, le médecin clinicien qui était censé prendre en charge les patients n’a pas pu mettre sa combinaison parce qu’il était trop stressé. On a été obligé de lui demander de rester à l’extérieur du centre. En situation réelle, le stress est grand. Il est important de former des personnes motivées et courageuses et de multiplier les exercices pour être prêt à d’éventuelles interventions si jamais un cas d’Ebola devait être confirmé.


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ L’effondrement de l’édifice, le 23 juillet, qui avait provoqué des dizaines de morts, a poussé le gouvernement de Vientiane a revoir sa stratégie.
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Le Laos gèle tout futur projet de barrage

L’effondrement de l’édifice, le 23 juillet, qui avait provoqué des dizaines de morts, a poussé le gouvernement de Vientiane a revoir sa stratégie.



Le Monde
 |    17.08.2018 à 12h05
    |

            Bruno Philip (Bangkok, correspondant en Asie du Sud-Est)








                        



   


La catastrophe consécutive à la rupture d’un barrage au sud Laos, le 23 juillet, vient de conduire le gouvernement d’un régime au fonctionnement opaque à prendre les mesures qui s’imposaient : tout projet hydroélectrique en attente du feu vert des autorités est suspendu jusqu’à nouvel ordre. Les barrages en cours de construction vont par ailleurs faire l’objet d’un rapport pour évaluer la solidité de leurs constructions. Telles sont les décisions qui ont été prises lors d’un conseil des ministres extraordinaire, les 6 et 7 août, et dont les médias officiels se sont fait récemment l’écho.
Le bilan du désastre du mois dernier est, officiellement, de 36 morts. Mais le nombre de victimes devrait être beaucoup plus élevé, une centaine - ou des centaines, selon les sources- de villageois de la province d’Attapeu, qui jouxte le Vietnam et le Cambodge, restant portés disparus.

Au lendemain d’un désastre qui avait conduit le premier ministre Thongloun Sisoulith à organiser une conférence de presse, ce qui est exceptionnel. Les autorités laotiennes s’étaient efforcées d’expliquer l’accident par les fortes pluies qui auraient fait déborder le barrage auxiliaire en construction. Mais trois jours plus tard, un responsable de haut rang déclarait anonymement à Radio Free Asia (RFA) que le désastre avait été causé par un défaut de construction . Ce qui revenait à impliquer, outre une compagnie d’Etat laotienne, les entreprises thaïlandaises et coréennes finançant ce projet sur un affluent du Mékong…
La « batterie de l’Asie du sud-est »
La Mekong river commission (MRC), une organisation internationale chargée de coordonner la gestion du bassin du grand fleuve, et qui réunit Vietnam, Laos, Cambodge et Thaïlande, a applaudi, mercredi 15 août, une décision qualifiée de « progressive ». Dans un communiqué, la MRC espère que soit ainsi « inaugurée une ère d’espoirs pour le développement d’un développement plus harmonieux et plus durable de l’une des plus grandes rivières du monde »
Si les promesses du gouvernement laotien sont suivies d’effets, il pourrait s’agir là d’un tournant dans la stratégie de développement de cette nation enclavée où 46 installations hydroelectriques sont déjà en fonctionnement et 54 en construction. Le but affiché du Laos est de devenir la « batterie de l’Asie du sud-est ».

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                Rupture d’un barrage au Laos : le désastre aurait pu être évité



Le régime à parti unique laotien soutient que l’argent généré par la vente d’électricité permettra de réduire la pauvreté. Mais, selon des experts cités par RFA, une partie de cette électricité achetée par les voisins du Laos serait ensuite revendue à ce dernier à des taux plus élevés.
Pour l’heure, il s’agit de prémunir d’autres désastres. Le gouvernement se veut ferme, rapporte le quotidien anglophone officiel Vientiane Times : « toute irrégularité trouvée dans la conception ou la construction d’un barrage devra être immédiatement signalée ».
La catastrophe a suscité des remous, sur internet, dans un pays où nulle dissension n’est tolérée. La semaine dernière, des travailleurs migrants laotiens en Thaïlande ont organisé une -rare- manifestation devant l’ambassade du Laos à Bangkok, demandant que le gouvernement de leur pays assume la responsabilité du désastre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Présenté comme un substitut aux néonicotinoïdes, le sulfoxaflor affecte, lui, la reproduction des mâles et des reines de ce pollinisateur essentiel.
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édition abonné


Un nouveau pesticide nocif pour les bourdons terrestres

Présenté comme un substitut aux néonicotinoïdes, le sulfoxaflor affecte, lui, la reproduction des mâles et des reines de ce pollinisateur essentiel.



Le Monde
 |    17.08.2018 à 11h25
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 07h26
    |

                            Florence  Rosier








                        



                                


                            

Parmi les menaces environnementales qui déciment les insectes butineurs, les pesticides de la famille des néonicotinoïdes occupent une place de choix. Certains ont vu dans un nouveau produit, le sulfoxaflor, commercialisé par Dow Agrosciences, un substitut possible à ces neurotoxiques dits « tueurs d’abeilles », qui s’attaquent au système nerveux des insectes. Hélas ! Une étude publiée le 16 août dans la revue Nature indique qu’il affecte, lui aussi, les colonies d’un pollinisateur important, le bourdon terrestre (Bombus terrestris). Or « 35 % du volume mondial des productions végétales proviennent de cultures dépendantes des pollinisateurs », rappelle Jean-Daniel Charrière, chercheur au Centre de recherche apicole de l’Agroscope, à Berne (Suisse).
Mis sur le marché dans les années 1990, les néonicotinoïdes sont appliqués en enrobage des semences. Mais ils se disséminent rapidement dans l’environnement, où ils persistent de nombreuses années. Leur nocivité sur les pollinisateurs est bien documentée. Par exemple, ce constat alarmant : en Europe, les populations d’insectes volants ont chuté de près de 80 % en moins de trente ans, suggère une étude publiée en 2017.

Au rang des accusés, les nouvelles méthodes de protection des cultures – dont les néonicotinoïdes. Sur cette base, l’Union européenne décidait, le 27 avril 2018, d’en interdire trois (clothianidine, imidaclopride, thiaméthoxame). « En Suisse comme en Europe, dès fin 2018, ces trois produits ne pourront plus être utilisés que sous serres fixes fermées », précise Jean-Daniel Charrière. La loi française pour la reconquête de la biodiversité adoptée en août 2016 bannit à son tour les néonicotinoïdes dès le 1er septembre – avec des dérogations toutefois.
Or, « l’intensification de l’agriculture a accru notre dépendance aux pesticides », relève, dans un commentaire publié...




                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 17/08/2018
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Dans le sud de l’Inde, des inondations record causent des centaines de morts

Frappé par une mousson dévastatrice, l’Etat du Kerala fait face aux pires crues depuis un siècle. Le premier ministre Narendra Modi doit survoler la région samedi



LE MONDE
 |    17.08.2018 à 10h04
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 13h26
    |

                            Guillaume Delacroix (Bombay, correspondance)








                        



Le Kerala fait « face aux pires inondations depuis un siècle », selon le chef du gouvernement de la région, Pinarayi Vijayan. Alors que l’accalmie sur le front des pluies de la mousson était attendue, au mieux, pour dimanche 19 août, cette contrée du sud-ouest de l’Inde est en train de vivre un désastre comme elle n’en avait pas connu depuis 1924. Des centaines de morts sont déjà recensés depuis le début de la mousson, qui a commencé en juin. Les précipitations ont été supérieures « de 37 % à la normale », indiquent les services de la météorologie nationale.
« On n’a jamais vu ça, explique Manju Sara Rajan, ancienne présidente de la Biennale de Cochin, jointe au téléphone à la faveur du retour momentané du réseau dans le district de Kottayam, célèbre pour ses backwaters, un entrelacs de rivières et de canaux. Ma maison est au bord de l’eau, dans un village complètement isolé depuis plusieurs jours. Les seuls moyens d’information dont je dispose sont les réseaux sociaux, WhatsApp et Twitter pour l’essentiel, c’est comme ça que les autorités alertent la population et organisent les secours. »

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L’Etat le plus densément peuplé
La situation est d’autant plus difficile que le Kerala est l’Etat le plus densément peuplé du sous-continent, avec 860 habitants au kilomètre carré, contre une moyenne de 382 dans le pays. Il abrite un habitat dispersé et compte de très nombreux retraités venus jouir, pour leurs vieux jours, du climat tropical.
A une trentaine de kilomètres plus au nord, la ville de Cochin est complètement noyée et l’aéroport international, qui devait rouvrir au bout de quatre jours, a suspendu toutes ses opérations jusqu’au 26 août, sa piste étant inutilisable. « Ma sœur habite là-bas, dans un immeuble moderne où il n’y a plus ni gaz ni électricité », raconte Manju Sara Rajan, qui a appris la veille que ses enfants resteraient en congé forcé durant encore deux semaines.
Les écoles du Kerala ont été fermées jusqu’au 29 août, date à laquelle devait s’achever Onam, la fête de la moisson. Une fête dont il n’est plus question désormais, plus de 32 000 hectares de cultures ayant été ravagés, surtout des rizières. Selon le dernier bilan publié par les services du gouvernement marxiste de Pinarayi Vijayan, 174 morts sont à déplorer depuis dix jours – 324 depuis le début de la saison de la mousson –, et 223 000 personnes ont été mises à l’abri dans un peu plus de 1 500 centres d’accueil, ouverts en urgence. Une bonne vingtaine de ponts se sont écroulés, environ 10 000 km de routes ont été détruits, et plus de 20 000 maisons endommagées. Pour le moment, les dégâts sont évalués à 83,2 milliards de roupies (1 milliard d’euros). L’aide de 1 milliard de roupies évoquée dans un premier temps par New Delhi apparaît « incongrue » vu l’ampleur de la catastrophe, souligne The Hindu, principal journal anglophone du sud de l’Inde.
Le premier ministre, Narendra Modi, est arrivé sur place vendredi soir et devait survoler les zones sinistrées samedi matin. L’armée de l’air est sur le pied de guerre, pour distribuer de la nourriture aux foyers isolés. Les garde-côtes appellent les gens à monter sur le toit de leur habitation quand ils le peuvent ou à sortir à découvert dans des clairières, loin des arbres, afin d’être plus facilement repérés.

   


Certaines zones sont totalement isolées du monde, comme la région d’Idukki et ses célèbres montagnes de Munnar, où certaines plantations de thé ont été emportées par les eaux. Dans la soirée de jeudi, il y est tombé 127 millimètres de pluie en l’espace de quelques heures. Même chose pour les villes de Cheruthoni, Chalakudy et Pandalam, où la population est toujours piégée, ainsi que pour les stations balnéaires de Kozhikode et Kannur. L’autorité nationale chargée des catastrophes naturelles, la NDMA, fait savoir que la mousson a tué cette année près de 1 millier de personnes en Inde.



                            


                        

                        

