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La Turquie conteste à l’OMC les taxes américaines sur l’acier et l’aluminium

Ankara a demandé l’ouverture de « consultations » avec les Etats-Unis, ce qui constitue la première étape du processus de règlement des différends devant l’institution.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 18h38
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 18h54
   





                        



   


La Turquie a demandé formellement, lundi, l’ouverture de « consultations » avec les Etats-Unis devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC), à propos des droits de douane de 25 % sur l’acier et de 10 % sur l’aluminium.
Ankara juge ces mesures « incompatibles avec un certain nombre de dispositions de l’Accord de l’OMC sur les sauvegardes et de l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT) de 1994 », selon le document de demande publié lundi. « La Turquie attend avec intérêt de recevoir une réponse des Etats-Unis à la présente demande, en vue de déterminer une date mutuellement convenable pour la tenue de consultations. »

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De nombreux membres de l’OMC ont déjà saisi cette organisation pour contester les taxes américaines, notamment l’Union européenne, la Chine, la Russie, la Suisse, le Mexique et le Canada.
En vertu des règles de l’OMC, après une période de soixante jours sans consultations conduisant à un règlement du conflit, la Turquie pourra demander à l’OMC de constituer une instance d’arbitrage, déclenchant ainsi un long et coûteux processus, qui pourrait durer des années.
Réponse turque aux sanctions américaines
La semaine dernière, le gouvernement turc a déjà adopté des mesures de rétorsion à l’égard des Etats-Unis pour protester contre la hausse des droits de douane sur l’acier et l’aluminium.
Une large gamme de produits américains a ainsi été visée, comme les véhicules de tourisme, dont les tarifs douaniers s’élèvent désormais à 120 %, certaines boissons alcoolisées (140 %), le tabac (60 %) ou encore le riz et certains produits cosmétiques.
La guerre commerciale a fait chuter la devise turque face au dollar : celle-ci a perdu près de 40 % de sa valeur depuis le début de l’année.
Les relations entre Ankara et Washington sont au plus bas, du fait notamment de la détention en Turquie pendant un an et demi du pasteur américain Andrew Brunson, désormais assigné à résidence.
Washington a refusé, lundi, une proposition turque de libération du pasteur en échange de l’abandon des procédures contre la banque Halkbank, selon le Wall Street Journal.
L’établissement bancaire turc est soupçonné par les Etats-Unis d’avoir aidé l’Iran à contourner les sanctions américaines, et pourrait faire face à une importante amende.

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En agriculture, le bio est plus performant face aux attaques d’agents pathogènes

Le recours aux pesticides de synthèse pourrait être réduit sans dommages pour les cultures, selon une étude associant l’Institut national de la recherche agronomique.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 18h28
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 19h03
    |

            Pierre Le Hir








                        



   


L’agriculture biologique favorise la régulation naturelle et la maîtrise des « bioagresseurs » – ravageurs, pathogènes et autres plantes adventices. C’est ce que met en évidence une étude internationale, à laquelle ont contribué des chercheurs français de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) et de l’Université de Rennes.
Publié au cœur de l’été dans la revue Nature Sustainability, ce travail est demeuré relativement confidentiel, alors même qu’il bat en brèche l’idée communément admise selon laquelle l’agriculture biologique, si elle est bénéfique pour la biodiversité, l’environnement et la santé, est en revanche moins bien armée pour résister aux agressions naturelles.
Mécanismes naturels de défense
Les chercheurs ont procédé à une vaste analyse de la littérature scientifique sur ce sujet, en recensant 177 études qui comparent les performances respectives des systèmes agricoles biologiques et conventionnels, au regard d’une part de leur potentiel de régulation naturelle des agresseurs, d’autre part des niveaux d’infestation constatés.
Il apparaît que face aux attaques d’animaux ravageurs – insectes, nématodes (vers) et autres acariens – d’agents pathogènes – champignons ou bactéries – et de plantes adventices (les « mauvaises herbes »), le bio, exempt de pesticides de synthèse, est plus apte à déployer des mécanismes naturels de défense. Le résultat dépend toutefois du type d’agresseur : vis-à-vis des plantes adventices, le bio se révèle moins efficace, alors que ses performances sont identiques face aux ravageurs et même supérieures pour les pathogènes.
Selon les chercheurs, cette étude montre que « l’agriculture biologique offre une voie pour réduire l’utilisation de pesticides de synthèse sans pour autant augmenter les niveaux d’infestation par les ravageurs et les pathogènes ». Une conclusion qui, après la condamnation par la justice américaine de la firme Monsanto, poursuivie par un jardinier atteint d’un cancer qu’il attribue au glyphosate, donnera des arguments supplémentaires aux antipesticides. Et qui interroge sur l’incapacité persistante de la France à diminuer sa consommation de produits phytosanitaires.




                            


                        

                        


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Gaz industriel : Bruxelles autorise la fusion entre l’allemand Linde et l’américain Praxair

L’opération pourrait donner naissance au numéro un mondial du secteur, mais doit encore obtenir l’aval des régulateurs américains.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 18h17
   





                        



   


La Commission européenne a autorisé lundi le projet de fusion à grande échelle entre le fabricant de gaz industriel allemand Linde et son concurrent américain Praxair, qui doit donner naissance au numéro un mondial du secteur, détrônant le français Air Liquide.
« L’autorisation est subordonnée à la cession d’un vaste ensemble d’activités », précise dans un communiqué l’exécutif européen, affirmant avoir notamment reçu l’assurance de la vente par Praxair d’un grand nombre de ses actifs en Europe.
Linde et Praxair, rappelle la Commission, sont deux des quatre plus grandes sociétés au monde dans l’approvisionnement en gaz industriels, gaz médicaux, gaz à usages spéciaux et en hélium.

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Avec cette décision, qui fait suite à un examen approfondi, « nous faisons en sorte que la fusion entre Praxair et Linde n’engendre pas une concentration accrue en Europe et que les clients continuent à bénéficier de la concurrence sur ces marchés », souligne la commissaire à la concurrence Margrethe Vestager, citée dans le communiqué.
Cette fusion, évaluée à 68 milliards d’euros, annoncée en décembre 2016 devra être bouclée d’ici au 24 octobre, selon le droit allemand.
Larges cessations d’actifs
Ce calendrier semblait désormais menacé, selon certains analystes de marché, après la mise en garde début août de Linde selon laquelle de nouvelles exigences des autorités américaines de la concurrence pourraient faire dérailler la mégafusion.
Les deux groupes peuvent renoncer à la fusion si les autorités de régulation exigent des cessions d’actifs équivalentes à plus de 3,7 milliards de dollars de chiffre d’affaires, un seuil qui a désormais une probabilité élevée d’être dépassé, a affirmé le groupe allemand il y a deux semaines.

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A la mi-juillet, Linde avait déjà cédé une grande partie de ses actifs américains pour tenter de satisfaire les autorités de la concurrence.
Linde a ainsi vendu à l’allemand Messer et au luxembourgeois CVC un paquet d’actifs d’une valeur de 2,8 milliards d’euros, soit la majeure partie de ses activités aux Etats-Unis, au Brésil, en Colombie et au Canada.
Début juillet, Praxair avait annoncé de son côté la cession à son concurrent japonais Taiyo Nippon Sanso de ses activités européennes en vue du mariage avec Linde.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Cinq ans après sa création, le fabricant néerlandais a conclu une opération de financement participatif de 2,5 millions d’euros.
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Fairphone, l’OVNI des smartphones, à l’assaut du grand public

Cinq ans après sa création, le fabricant néerlandais a conclu une opération de financement participatif de 2,5 millions d’euros.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 17h24
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 18h12
    |

            Vincent Fagot








                        



   


Cinq ans après sa création, le fabricant néerlandais de smartphone Fairphone aborde une nouvelle étape de son existence. La société a ainsi achevé, jeudi 16 août, une opération de financement participatif de deux millions et demi d’euros. Les contributeurs, qui ont investi entre 500 et 5 000 euros chacun, pourront convertir leur don en actions de la société. « Cela montre que les gens croient en la compagnie et en son avenir », explique le fondateur, Bas van Abel. Ce n’était pas gagné, tant la société a connu des difficultés sévères ces derniers mois.
En 2017, la pénurie de composants électroniques a frappé de plein fouet l’entreprise, trop petite pour se faire entendre des fournisseurs face à des « concurrents » qui commandent des pièces dans des volumes infiniment plus élevés. N’ayant pas constitué de stock et n’étant plus approvisionnée, Fairphone a dû cesser temporairement sa production et fermer sa boutique en ligne…

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Mais tout cela est derrière elle, affirme sa direction, persuadée que l’heure est venue de faire connaître sa marque et son positionnement à un cercle moins confidentiel. Car Fairphone est un OVNI dans l’univers des smartphones. Ce constructeur de téléphones durables – conçus pour être aisément réparés – essaie de minimiser autant que possible les effets négatifs de la production de ses produits.
La société refuse de recourir à des « minerais de sang » (c’est-à-dire issus de zones où l’extraction de ces ressources fait l’objet de conflits armés) et s’efforce de travailler avec des usines offrant à leurs ouvriers des conditions de travail décentes.

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Combat écologique
Même s’il reconnaît que l’industrie de l’électronique a encore de grands progrès à faire dans ce domaine, Bas van Abel refuse les raccourcis : « Ce serait trop facile de dire que les méchants ce sont Apple, Samsung et compagnie. Si l’on regarde par exemple la question des conditions de travail des ouvriers dans les usines, elle est aussi largement liée au montant que chaque consommateur est prêt à payer pour avoir un téléphone… »
Le combat de Fairphone est également écologique. « On doit pouvoir proposer des téléphones qui ont la plus longue durée de vie possible vu les dégâts occasionnés par cette industrie sur l’environnement. Moins Fairphone produit de téléphones, mieux la planète se porte », explique l’entrepreneur, avant de lancer : « Ce n’est pas Tim Cook [le PDG d’Apple] qui pourrait dire ça à ses actionnaires. » Cela ne l’empêche pas d’espérer pouvoir rapidement séduire un plus grand nombre de consommateurs, avec un objectif de 100 000 à 150 000 ventes par an d’ici à 2020, contre environ 25 000 aujourd’hui, essentiellement en Allemagne, en France et en Suisse.
L’entreprise néerlandaise est persuadée que les conditions sont réunies pour y parvenir. « Pour la première fois depuis la création de Fairphone, on a sécurisé notre approvisionnement. On peut donc se concentrer sur le développement commercial », souligne Bas van Abel. Sa société veut notamment percer sur les marchés de l’Europe du Sud et de la Scandinavie. Et puis, l’air du temps lui est favorable. « Les valeurs de durabilité et de respect de l’environnement n’ont jamais été aussi importantes pour les consommateurs. De plus en plus de gens veulent consommer éthique, mais, étrangement, cela ne touche pas jusque-là le secteur de l’électronique. On pense pouvoir être des pionniers en la matière », conclut M. Van Abel.



                            


                        

                        


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L’huile de palme menace aussi les primates d’Afrique

L’huile de palme, utilisée pour l’alimentation et les agrocarburants, met en péril la biodiversité africaine, après avoir causé des ravages en Asie.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 17h02
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 17h44
    |

            Pierre Le Hir








                        



L’huile de palme va-t-elle mettre en péril la biodiversité du continent africain, après avoir causé des ravages en Indonésie et en Malaisie ? En Asie, elle entraîne une déforestation massive qui décime notamment les populations d’orangs-outans de l’île de Bornéo. Une étude internationale menée par des chercheurs du Centre commun de recherche de la Commission européenne et de plusieurs pays (Afrique du Sud, France, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suisse), publiée le 13 août dans les comptes-rendus de l’Académie des sciences américaines, laisse craindre que la menace soit sérieuse en Afrique aussi.
La production d’huile de palme, aujourd’hui issue à 85 % d’Asie du Sud-Est, est tirée par la croissance continue de la demande mondiale, pour ses usages alimentaires mais aussi pour l’élaboration d’agrocarburants. Selon de précédentes études, 53 millions d’hectares supplémentaires pourraient être nécessaires à sa culture en 2050, dont 44 millions d’ha pour l’alimentation et 9 millions pour les carburants. Ce qui signifierait de presque multiplier par quatre les superficies par rapport aux 20 millions d’ha de terres dédiés, en 2015, à cette filière.
Cette expansion pourrait se faire en grande partie en Afrique, où des écosystèmes tropicaux de basse altitude sont adaptés à cette culture, déjà pratiquée – à encore relativement petite échelle - au Nigeria, en Côte d’Ivoire, en République démocratique du Congo, au Cameroun, au Gabon ou au Ghana. Les chercheurs en ont analysé les impacts prévisibles sur les 193 espèces de primates recensés sur le sol africain, sachant que 37 % de celles qui vivent sur le continent et 87 % de celles de l’île Madagascar sont classées comme « menacées d’extinction » par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

   


C’est le cas de nombreux singes, tels que le chimpanzé commun, le bonobo, le mandrill, le macaque de Barbarie (aussi appelé magot), le kipunji, le cercopithèque à queue de soleil, le mangabey à crête ou le colobe roux. Et celui de multiples lémuriens de Madagascar, comme le maki mococo, l’avahi méridional, le lémur à front blanc, le lépilémur de Sahamalaza, le grand hapalémur, le propithèque soyeux ou le vari noir et blanc. « Les primates, soulignent les auteurs, sont de bons indicateurs de l’ensemble de la biodiversité. » En outre, « en dispersant les graines, ils jouent un rôle important dans le maintien de la composition des écosystèmes forestiers ». 
Les chercheurs ont voulu savoir dans quelle mesure des plantations de palmiers à huile étaient compatibles avec la préservation de ces primates. Ils ont défini trois niveaux, à la fois pour les rendements des cultures et pour la protection des animaux. Il apparaît que sur les quelque 30 millions de km2 du continent africain (3 milliards d’hectares), 9 % seulement sont propices à cette culture, pour l’essentiel dans une zone allant de la Côte d’Ivoire à la RDC, ainsi que sur une portion de la côte Est, en Tanzanie et au Mozambique, plus le nord de Madagascar. Ce qui représente, tout de même, 273 millions d’hectares.
Un terrain de compromis est quasi impossible
Mais sur ce total, une infime partie de 130 000 hectares seulement pourrait allier un haut rendement et un faible impact sur les primates. Même si les industriels se contentaient d’une productivité moyenne ou faible, ils ne pourraient exploiter que 3,3 millions d’hectares s’ils avaient en même temps le souci de n’avoir qu’un impact limité sur la faune. Trouver un terrain de compromis entre intérêts économiques et défense de la nature est donc quasi impossible.

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Les scientifiques ont poussé plus loin leurs calculs. Dans l’hypothèse – vertueuse – où les cultures se concentreraient sur les terres les moins accessibles où les primates sont donc le moins vulnérables, cinq espèces en moyenne perdaient un hectare d’habitat pour chaque hectare converti à l’huile de palme. Et dans le cas – malheureusement le plus probable – où seraient d’abord choisis les sols les plus faciles d’accès et les plus productifs, le nombre d’espèces « expropriées » grimperait à seize.
« De la même façon que la culture d’huile de palme a des conséquences dramatiques sur la biodiversité en Asie du Sud-Est, concilier développement à grande échelle de cette culture en Afrique et conservation des primates sera très difficile », concluent les chercheurs, qui mettent en garde contre « des effets négatifs inévitables ».
« Pour conserver la biodiversité africaine, des solutions existent, assure pourtant Ghislain Vieilledent, écologue au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement et cosignataire de l’étude. L’une d’elles pourrait consister à augmenter la productivité des plantations actuelles par l’utilisation de semences à haut rendement en huile et adopter de meilleures pratiques agricoles. » La parade la plus sûre serait toutefois que les pays du Nord réduisent drastiquement leur consommation, et que des millions d’hectares de forêts tropicales ne soient pas abattus pour alimenter les voitures en biodiesel.

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Reste que selon un rapport publié fin juin par l’UICN, remplacer les palmiers à huile – dont provient aujourd’hui 35 % de toute l’huile végétale consommée dans le monde –, par d’autres oléagineux (soja, tournesol ou colza) exigerait jusqu’à neuf fois plus de terres pour la même production. Ce qui rend peu plausible une substitution de cultures. Pour les singes et les lémuriens d’Afrique, l’avenir est donc sombre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Surmonter les épreuves (3/6). Alors que l’échec est vu comme une expérience positive et encouragée par les magnats de la Silicon Valley, pour l’essayiste, il se fait aux dépens des travailleurs, n’étant alors qu’un « moyen de se déresponsabiliser ».
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤     


                Mathilde Ramadier : « Echouer, un privilège que s’arrogent les patrons de la Silicon Valley »


Surmonter les épreuves (3/6). Alors que l’échec est vu comme une expérience positive et encouragée par les magnats de la Silicon Valley, pour l’essayiste, il se fait aux dépens des travailleurs, n’étant alors qu’un « moyen de se déresponsabiliser ».

LE MONDE
                 |                 20.08.2018 à 17h00
                 |

Mathilde Ramadier (essayiste)
















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« Fail fast, fail often. » Echouez vite, échouez souvent. C’est l’un des mantras les plus répétés dans la Silicon Valley – si bien que son écho rebondit jusque dans nos oreilles. En France aussi, à Bercy, Toulouse ou encore Grenoble, on organise désormais des « failcon », des conférences sur l’échec, calquées sur le modèle californien. Le nom fait sourire, mais force est de constater que cela a quelque chose de réjouissant. Lors de ces conférences, on y apprend non seulement qu’on a droit à l’échec mais qu’on peut même le provoquer, à bon escient.
Bill Gates, Steve Jobs et Mark Zuckerberg, pour ne citer qu’eux, en ont eu marre de l’élite des premiers de la classe et l’ont répété maintes fois : inutile d’être bon à l’école les gars, « you’re too cool for school » (« vous êtes trop cool pour aller à l’école »), renoncez à la fac, « drop out ! » Lors de son discours prononcé le 12 juin 2005 à l’université Stanford, Steve Jobs, alors PDG d’Apple, enjoignait même les étudiants à rester « déraisonnables ». Chic, pourrait-on se dire, c’en est fini de la tyrannie de la réussite, de l’excellence à la française ! On sait qu’on peut toujours compter sur la Silicon Valley pour nous apporter un peu de disruption.
J’ai, pour ma part, un souvenir vivace de l’esprit de compétition qui régnait au lycée, avec ses filières plus prisées que d’autres et les résultats de contrôles annoncés dans l’ordre décroissant. En prépa, en école d’art, où l’on prônait pourtant le droit à l’expérimentation, certains enseignants nous accueillaient en cours avec les cinq meilleurs travaux punaisés au mur. On devait prendre exemple sur ceux qui n’échouaient pas. Les créations les moins abouties, qu’on aurait pu commenter pour permettre de progresser, n’avaient pas droit de cité. On continuait de faire le tri entre les bons élèves et ceux qui seraient « en échec ».
Quittons la cour d’école pour les open spaces. De quels échecs parle-t-on, dans la...


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Mathilde Ramadier : « Echouer, un privilège que s’arrogent les patrons de la Silicon Valley »
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Mathilde Ramadier : « Echouer, un privilège que s’arrogent les patrons de la Silicon Valley »
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                                                Par                        Mathilde Ramadier (essayiste)













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« Dieselgate » : la justice allemande refuse de transmettre ses éléments à la France

Selon une lettre publiée par « Le Parisien », elle se montrerait peu coopérative avec les enquêteurs depuis que la France a placé Volkswagen sous le statut de témoin assisté.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 15h05
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 15h48
   





                        



   


La justice allemande, qui enquête sur des soupçons de fraude sur les contrôles antipollution chez le constructeur Volkswagen, a refusé de transmettre ses éléments aux enquêteurs français, selon une lettre des juges d’instruction adressée aux parties civiles.
Saisis d’une enquête pour « tromperie aggravée », les juges français avaient placé le constructeur allemand sous le statut de témoin assisté en mai 2017.

        Notre analyse :
         

          Audi soupçonnée de continuer à installer des logiciels trompeurs dans ses véhicules



Depuis, les trois juges du pôle santé publique de Paris expliquent, dans une lettre adressée le 27 juillet aux parties civiles en partie révélée par Le Parisien, avoir « effectué trois demandes officielles de documents au procureur du tribunal de Braunschweig, demandes qui n’ont pas abouti ». Mais selon les magistrats parisiens, le parquet allemand « considère que la communication d’éléments de leur enquête aux juges français risquerait de perturber gravement l’avancée de leurs investigations ».
Ceux-ci rappellent que « la société allemande Volkswagen AG n’a pas souhaité s’exprimer lors de sa première audition en tant que témoin assisté » et qu’ils souhaitent procéder à une nouvelle audition après l’examen d’un recours procédural du constructeur, prévu en septembre par la cour d’appel de Paris.
Une amende d’un milliard d’euros en Allemagne
Le scandale des moteurs diesel truqués, ou « dieselgate », a éclaté en 2015, après que l’agence américaine de l’environnement a accusé Volkswagen d’avoir utilisé des logiciels capables de fausser les résultats de tests d’émission de ses véhicules.
Les voitures ainsi équipées restaient dans les limites légales d’émissions de substances dangereuses comme les oxydes d’azote pendant les tests en laboratoire, mais elles dépassaient ces limites de quarante fois en conduite sur route. Le premier constructeur automobile mondial a reconnu avoir installé ces logiciels truqueurs sur 11 millions de véhicules dans le monde.
Depuis, plusieurs parquets allemands ont ouvert des enquêtes pour fraude, manipulation de cours de Bourse ou publicité mensongère contre des cadres de Volkswagen et ses marques Audi et Porsche, mais aussi de Daimler et de l’équipementier Bosch. Volkswagen a annoncé, mercredi 13 juin, avoir accepté de payer un milliard d’euros d’amende en Allemagne.
En France, trois autres constructeurs sont visés par des enquêtes similaires : les français Renault et PSA ainsi que le groupe américano-italien Fiat Chrysler.



                            


                        

                        


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A Marseille, la justice suspend la fermeture du McDo des quartiers nord

Le projet de cession de six fast-foods, incluant la transformation d’une enseigne en restaurant halal, a été renvoyé au 3 septembre par le tribunal de grande instance.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 13h54
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 14h01
   





                        


La justice a renvoyé au 3 septembre l’examen d’un projet de cession de six McDonald’s marseillais, contesté par les salariés. Cette cession, suspendue, prévoit la reprise de cinq restaurants gérés par un franchisé, Jean-Pierre Brochiero, par un autre franchisé marseillais, et la transformation du sixième, dans le quartier de Saint-Barthélemy, en un restaurant asiatique halal.
Le comité d’entreprise et le CHSCT des restaurants demandaient l’interdiction du projet, car ils estiment que le projet de restaurant asiatique n’est pas viable, et qu’il mettrait en péril 77 emplois. Les salariés et les habitants du quartier se mobilisent aussi pour préserver le McDo, poumon économique et vecteur de lien social.
Une prochaine audience doit se tenir le 27 août, cette fois à la demande du franchisé, qui réclame l’annulation de la suspension de la procédure de cession.

        Lire notre reportage :
         

          Les quartiers nord de Marseille se battent pour garder leur McDo






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Loyers trop élevés, transports en commun onéreux : le coût de la vie continue d’augmenter pour les étudiants, selon l’Unef.
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Pour les étudiants, la rentrée coûtera en moyenne 1,3 % plus cher qu’en 2017

Loyers trop élevés, transports en commun onéreux : le coût de la vie continue d’augmenter pour les étudiants, selon l’Unef.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 12h17
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 14h46
    |

Jérôme Porier (avec AFP)







                        



   


La rentrée 2018 coûtera 1,3 % plus cher que celle de l’année précédente, qui était déjà en hausse (+2,1 %), selon l’enquête annuelle de l’Union nationale des étudiants de France (Unef), le premier syndicat étudiant (lien vers PDF).
Après avoir perçu l’ensemble des aides (bourses, aide personnalisée au logement (APL), etc.), le reste à charge mensuel moyen pour un étudiant est de 837,72 euros, soit une augmentation annuelle du coût de la vie estudiantine qui atteint 129,59 euros (10,75 euros par mois), a calculé l’Unef. Pour un étudiant non boursier de plus de 20 ans arrivant dans une grande ville, la facture s’établit même à 938 euros.

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                Rentrée des classes : des prix en baisse qui inquiètent les fabricants



Pour améliorer les conditions de vie des étudiants, le syndicat réclame notamment la revalorisation de 20 % des bourses et des APL – gelées en 2018 - et l’élargissement du système d’aides alors que pèrs de trois étudiants sur quatre n’en bénéficient pas.
Les deux principaux facteurs de la hausse sont l’augmentation des prix des loyers (54 % du budget étudiant) et des transports en commun. Huit villes universitaires cumulent les deux phénomènes : Lille, Nantes, Toulouse, Lyon, Saint-Etienne, Nancy, Angers et Rouen.
Pour un retour à l’encadrement des loyers
Paris reste la ville qui présente des loyers étudiants aux tarifs les plus élevés (830 euros mensuels en moyenne pour la rentrée 2018/2019), mais la hausse est plus contenue dans la capitale (+0,73 %) que dans d’autres villes comme Nanterre (+4,90 %), Le Havre (+3,07 %) Lyon (+2,85 %) ou Poitiers (+2,50 %).
Près de la moitié des étudiants (46 %) sont contraints de travailler en parallèle de leurs études
L’Unef réclame le retour de l’encadrement des loyers à Lille, annulé en octobre 2017 par le tribunal administratif, et son extension à toutes les villes universitaires. A Paris, où l’encadrement des loyers a également été annulé par la justice, la municipalité a déjà annoncé son souhait de le rétablir dans le cadre de la loi logement dite Elan, portée par le gouvernement et qui prévoit de laisser la possibilité aux collectivités d’expérimenter la mesure pendant cinq ans.
Côté transports, dix agglomérations (incluant l’Ile-de-France) pratiquent des tarifs supérieurs à la moyenne nationale de 269,50 euros. A Tours, Rennes, Lyon, Dijon et Lille, l’abonnement avoisine ou dépasse les 300 euros et l’Unef demande la mise en place dans ces villes de demi-tarifs étudiants « plus conséquents ».
Près de la moitié des étudiants (46 %) sont contraints de travailler en parallèle de leurs études, ce qui est la première cause d’échec à l’université, rappelle l’Unef.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Le géant américain a déboursé 3,2 milliards de dollars pour cette opération, qui représente sa sixième plus importante acquisition.
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PepsiCo s’offre Sodastream, le fabricant de machines à gazéifier l’eau

Le géant américain a déboursé 3,2 milliards de dollars pour cette opération, qui représente sa sixième plus importante acquisition.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 11h48
    |

            Laurence Girard








                        



   


La patronne de PepsiCo, Indra Nooyi, est sur le départ. Mais avant de tirer sa révérence, elle a signé une nouvelle et peut-être dernière opération stratégique. Lundi 20 août, elle a ainsi annoncé l’acquisition de la société israélienne Sodastream. Pour s’offrir ce fabricant de machines à gazéifier l’eau, le géant américain n’a pas hésité à débourser 3,2 milliards de dollars (2,8 milliards d’euros). Cela représente une prime de 32 % par rapport à la valeur boursière de l’entreprise sur les trente derniers jours et classe Sodastream comme la sixième plus importante acquisition de PepsiCo.

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Sodastream a connu un parcours tumultueux. Cette société s’est d’emblée fait remarquer par son marketing agressif. Par le biais de campagnes publicitaires chocs, et en s’achetant un temps l’image de l’actrice américaine Scarlett Johansson, elle s’est attaquée sans vergogne aux deux mastodontes du soda : Coca-Cola et Pepsi. Son objectif: convaincre les consommateurs de fabriquer eux-mêmes leurs boissons gazeuses. Et, partant, d’acheter une machine Sodastream, qui gazéifie l’eau du robinet pour obtenir soit une eau gazeuse soit un soda au goût cola, orange ou citron en ajoutant une capsule de concentré d’arôme.
Cependant, l’entreprise a pâti de la polémique liée à l’implantation d’une usine dans une colonie israélienne en Cisjordanie. Un site qu’elle a été contrainte de fermer après une campagne d’appel au boycott. Sodastream – qui est cotée au Nasdaq depuis 2010 – a également souffert de la désaffection des consommateurs pour les sodas et les boissons sucrées. Cette conjonction d’événements s’est traduite par un trou d’air en Bourse.
Ventes de soda en berne aux Etats-Unis
En difficulté, la société a fait un premier pas vers PepsiCo fin 2014, lorsqu’un accord de commercialisation de concentrés de PepsiCo a été signé. Une réponse à la décision qu’avait prise, début 2014, son grand rival Coca-Cola d’investir dans Keurig Green Mountain. Cette société américaine fabriquait des machines de café à dosettes et souhaitait se diversifier avec machines à soda et eau gazeuse. Une réaction à la concurrence de Sodastream. Mais Keurig Green Moutain a abandonné son projet de diversification en 2016 et le géant d’Atlanta a cédé ses parts au fonds d’investissement JAB.

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PepsiCo fait le chemin inverse en s’emparant de Sodastream. L’entreprise a affiché un chiffre d’affaires de 543 millions de dollars en 2017, en progression de 14 % et un résultat net de 74 millions de dollars. L’opération illustre la volonté de Pepsi de continuer à diversifier son offre, alors que les ventes de soda sont en berne aux Etats-Unis. D’autant que l’entreprise israélienne a repositionné ses machines sur la fabrication maison d’eau gazeuse et d’eaux aromatisées peu sucrées et que son argument écologique dénonçant l’usage de bouteilles en plastique reste d’actualité.



                            


                        

                        


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La France inquiète pour ses ports en cas de Brexit « dur »

La ministre des transports a écrit à la Commission européenne pour demander que les ports français soient pris en compte par le projet de nouvelle liaison entre l’UE et l’Irlande.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 11h25
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 14h59
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Bureau européen)








                        



   


Elisabeth Borne, la ministre des transports, s’inquiète d’un projet adopté le 1er août par la Commission européenne et visant à adapter le tracé du corridor maritime entre l’Irlande et l’Union en cas de Brexit « dur » – c’est-à-dire sans accord – entre Londres et Bruxelles, le 30 mars prochain. Mme Borne a écrit, le 10 août, à la commissaire chargée des transports, Violeta Bulc, pour lui dire que son projet était « inacceptable » parce que la nouvelle liaison proposée devrait favoriser les ports néerlandais et belges, au détriment de ports français, exclus dans leur ensemble selon la ministre, alors qu’ils seraient susceptibles d’être des points d’entrée pour les transporteurs soucieux d’éviter les contrôles à l’entrée et à la sortie du Royaume-Uni.
Actuellement, le corridor mer du Nord-Méditerranée permet l’acheminement des biens irlandais via Liverpool et Londres, puis Calais et d’autres ports continentaux. À l’avenir, les transporteurs voudront éviter la perte de temps et d’argent engendrée par les contrôles britanniques. Bruxelles, anticipant une absence d’accord, veut dès lors assurer la continuité du corridor et suggère de renforcer les liens entre Dublin et Cork, du côté irlandais, Anvers, Zeebruges et Rotterdam, du côté continental.

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Lien direct Le Havre-Irlande
Mme Borne estime, elle, que la proposition de Bruxelles présente de nombreuses lacunes et néglige l’intérêt manifesté par différentes parties prenantes françaises pour la mise en place de liaisons directes avec l’Irlande. « La proximité géographique entre la France et l’Irlande fait de ces liaisons (…) des connexions évidentes avec le marché intérieur », insiste-t-elle.
Elle prône un lien direct Le Havre-Irlande et une meilleure prise en compte des échanges via Cherbourg, Brest et Roscoff. La ministre, appuyée par Xavier Bertrand président de la région des Hauts-de-France, plaide enfin pour un renforcement des échanges via Calais et Dunkerque. « Nous n’avons pas connaissance de services réguliers vers les ports français du corridor, à savoir Calais et Dunkerque » a répliqué Mme Bulc, vendredi 17 août, dans une lettre envoyée à Paris et vue par Le Monde.
La commissaire slovène tente toutefois de calmer le jeu en proposant à la ministre une rencontre en septembre. Elle insiste par ailleurs sur le fait que son projet ne vise que le court terme – d’ici à 2020 – et une éventuelle solution d’urgence pour sauver les importations et les exportations irlandaises après le 30 mars 2019. L’Irlande totalisait, en 2017, 4 % des importations de l’Union (à hauteur de 78 milliards d’euros) et 6 % de ses exportations (120 milliards).
« L’ajustement proposé ne change en rien la situation des ports français dans le corridor (Calais et Dunkerque) ou leur capacité à accéder à des financements européens dans le cadre du Mécanisme pour interconnexion en Europe », souligne Mme Bulc. Les installations de la façade atlantique (Brest, Roscoff, Cherbourg) resteraient également éligibles à des projets dans le cadre d’un réseau central. La commissaire assure aussi qu’une demande française d’ajout d’une connexion Saint-Nazaire-Nantes-Tours au corridor Atlantique est retenue.
Double inquiétude
La lettre de Mme Borne traduit, en fait, une double inquiétude. D’abord, celle de voir l’attractivité des ports néerlandais et belges renforcée à bref délai, ce qui ne manquerait pas de pénaliser, sur le moyen et le long terme, les installations françaises. Et, d’autre part, de voir la manne de 30 milliards d’euros, liée à la redéfinition du corridor mer du Nord-Méditerranée pour la période 2021-2027, échapper en partie à la France : Rotterdam, Anvers et Zeebruges pourraient être les grands bénéficiaires de ces montants, destinés entre autres à renforcer les installations pour faire face, notamment, à l’augmentation des échanges avec l’Irlande.

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« Si on laisse agir le marché, il choisira sans doute ces deux ports, plus proches de l’hinterland [arrière-pays] européen. La Commission s’inscrit simplement dans cette perspective », a expliqué, dans le quotidien néerlandais NRC, Thierry Vanelslander, économiste des transports à l’Université d’Anvers.
Mme Borne souligne, dans son courrier, qu’elle compte fermement sur « le soutien » de la Commission lors des débats qui vont débuter au Conseil et au Parlement européens. Dans sa réponse, Mme Bulc évoque seulement sa « disponibilité » pour « tout suivi ultérieur ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ La production sud-africaine de ce fruit en vogue pourrait, en 2018, dépasser 125 000 tonnes. Un record.
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En Afrique du Sud, la culture de l’avocat bat son plein

La production sud-africaine de ce fruit en vogue pourrait, en 2018, dépasser 125 000 tonnes. Un record.



Le Monde
 |    20.08.2018 à 10h40
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 11h34
    |

                            Adrien Barbier (Richmond, province du KwaZulu-Natal, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Il faut vraiment rouler doucement. La poussière abîme les arbres. » A l’entrée de la ferme de Waterford, dans l’ouest de l’Afrique du Sud, Nhlanhla Ntshangase invite les visiteurs à la précaution. Ce gestionnaire agricole zoulou de 29 ans chérit ses avocatiers comme le plus précieux des minerais. « Je passe toutes mes journées avec eux. Je leur donnerais à tous un petit nom, si je pouvais ! », plaisante-t-il.
Fruit aux multiples vertus naturelles, idolâtré par les millennials (les 18-35 ans) et érigé au rang de star sur le réseau social Instagram, l’avocat connaît un engouement mondial. Comme dans plusieurs autres pays de l’hémisphère Sud, l’explosion de la demande engendre en Afrique du Sud un véritable essor de la culture du fruit vert.

Dans la première économie du continent africain, certaines régions au climat subtropical se prêtent parfaitement aux besoins de l’avocatier. En 2018, le pays est en passe de battre son record de production, qui devrait atteindre les 125 000 tonnes. L’avocat a généré un revenu de 64 millions d’euros pour la saison 2015/2016, ce qui ne représente que 0,5 % du total du secteur agricole. Mais ce revenu a augmenté de 440 % entre 2006 et 2016.
Ruée vers « l’or vert »
Chaque année, 1 000 nouveaux hectares sont plantés, qui viennent s’ajouter aux 17 000 déjà exploités. Une ruée vers « l’or vert » qui, comme toute production de fruits et légumes tropicaux, a ses travers : tendance à la monoculture et appauvrissement des sols, transport réfrigéré et énergivore vers les pays du Nord, hyperconsommation d’eau, déforestation…
Apôtre de « l’agriculture régénératrice », Nhlanhla Ntshangase se situe aux antipodes des pratiques qui hérissent les écologistes. « Notre mission est de produire le fruit le plus sain possible en respectant au mieux la nature, affirme-t-il, en paraphrasant le slogan inscrit sur le panneau d’entrée de l’exploitation. On utilise le moins de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Il peut être ardu de décrocher un crédit quand on est malade ou handicapé. Ces dernières années, la convention « Aeras » facilite heureusement leurs démarches. Le point sur les possibilités offertes aux emprunteurs confrontés à un problème de santé (1/2).
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Comment emprunter avec une maladie ou un handicap

Il peut être ardu de décrocher un crédit quand on est malade ou handicapé. Ces dernières années, la convention « Aeras » facilite heureusement leurs démarches. Le point sur les possibilités offertes aux emprunteurs confrontés à un problème de santé (1/2).



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 07h37
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 11h47
    |

                            Aurélie Blondel








                        



   


Emprunter rime avec projets, personnels comme professionnels. Acheter sa maison ou le matériel nécessaire pour monter son entreprise passe souvent d’abord par la case crédit. Et qui dit crédit dit, en règle générale, assurance emprunteur, le prêteur devant s’assurer qu’il reverra son argent si l’acquéreur décède ou voit son état de santé se dégrader avant le remboursement.
Mais pour quiconque a développé une maladie grave, ou souffre d’une maladie chronique ou d’un handicap, la quête de cette assurance prend des allures de parcours du combattant, débouchant parfois sur un refus ou sur une proposition hors de prix et peu protectrice.
Bonne nouvelle : les conditions d’accès à l’assurance se sont améliorées ces dix dernières années (voir encadré ci-dessous), notamment grâce à la convention Aeras (« s’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé »), négociée entre l’Etat, les professionnels de l’assurance et du crédit et des associations de malades et de consommateurs.

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                Comment s’y prendre pour changer l’assurance de son crédit immobilier ?



Trois cas de figure sont à distinguer :
1) Vous êtes concerné par le droit à l’oubli. La loi de modernisation du système de santé de 2016 (lien vers PDF) a consacré un « droit à l’oubli », aussi inscrit dans la convention Aeras. Si votre cancer remonte à dix ans au moins (cinq ans s’il est survenu avant vos 18 ans), et en l’absence de rechute, vous n’avez pas à en faire part et pouvez être assuré dans des conditions normales.
« La loi permet désormais de résilier son assurance emprunteur une fois l’an, rappelle Cécile Roüault de la Vigne, de Réassurez-moi.fr. Profitez-en si vous n’avez pas bénéficié du droit à l’oubli lors de la souscription de votre assurance, parce qu’il n’existait pas encore ou que votre cancer était récent. Vous obtiendrez probablement un tarif moindre et/ou de meilleures garanties. »
2) Votre pathologie est listée. Le droit à l’oubli ne vous concerne pas ? Consultez la grille de référence de la convention Aeras, qui vient d’être actualisée. Cancer, VIH, hépatite : si votre maladie figure dans la liste et que vous remplissez les critères liés à chaque pathologie, on ne peut vous refuser une assurance (même si elle ne comprendra pas forcément, pour toutes les pathologies, les trois garanties basiques que sont le décès, la perte totale et irréversible d’autonomie et l’invalidité), à des conditions tarifaires normales ou presque – la surprime est parfois exclue, parfois plafonnée.
« La grille est actualisée annuellement et en fonction des avancées thérapeutique, de nouvelles pathologies ont vocation à y figurer, précise Marianick Lambert, de France Assos Santé. On avance à pas de souris mais c’est incontournable. Pour intégrer la grille et être accepté par un assureur, un risque doit avoir été objectivé, mesuré. C’est forcément fondé sur des études, qui demandent du temps, des financements, du recul. Les critères pour accéder au dispositif, parfois très durs aujourd’hui, devraient de même être assouplis au fil des années. »
« L’objectif est aussi d’imposer à terme la garantie incapacité temporaire de travail, le problème le plus fréquent » Franck Audeau Ligue contre le cancer
Exemple de critère : la durée entre le début du traitement et la fin du contrat d’assurance est plafonnée à vingt-sept ans pour les personnes séropositives. « Cela exclut les personnes vivant avec le VIH depuis les années 1980 et 1990, déplore Samuel Galtié, secrétaire général de Aides, et un patient traité depuis 2006 ne peut emprunter en 2018 sur plus de quinze ans. »
« L’objectif est aussi d’imposer à terme la garantie incapacité temporaire de travail, le problème le plus fréquent », note Franck Audeau, de la Ligue contre le cancer. Attention, ce n’est pas parce que la grille actuelle n’impose pas cette garantie que vous ne pouvez l’obtenir, l’idéal restant de trouver mieux que les minima fixés…
3) Dans les autres cas. Vous ne relevez ni du droit à l’oubli, ni de la grille de référence ? Vous bénéficierez des autres dispositions de la convention Aeras. Sont concernées la majorité des personnes empruntant avec un risque aggravé de santé (obésité, diabète, maladie cardiovasculaire ou toute pathologie empêchant d’être assuré dans des conditions normales).
L’assureur devra étudier votre demande même si vous n’avez pas encore signé de compromis de vente. Vous pourrez ainsi préparer votre dossier en amont. La proposition d’assurance restera valable quatre mois, y compris pour un autre bien immobilier que celui que vous visiez à l’origine, si le montant du prêt et sa durée ne sont supérieurs.
Et il ne pourra s’écouler plus de trois semaines entre la réception du dossier et la réponse de l’assureur. Entre-temps, votre demande devra avoir, si nécessaire, parcouru trois étapes : l’examen classique de votre dossier, une analyse plus individualisée en cas de refus, et la décision d’un pool d’experts en dernier lieu. Quand il reçoit la proposition d’assurance que vous avez obtenue, le prêteur a deux semaines pour statuer.
Mode d’emploi
Comment s’y prendre, en pratique ? Comparez les propositions des assureurs, souvent très hétérogènes. Faire appel à un courtier peut faciliter les recherches. Certains sont même spécialisés sur les malades, comme Handi-Assur. « Nous connaissons les logiques des assureurs, nous savons qui propose quoi, comment argumenter, explique son fondateur, Clair Caillon. Et nous accompagnons nos clients dans la recherche d’alternatives quand l’assurance est impossible. »
« Quelles que soient les difficultés, ne cédez pas aux sirènes de la fausse déclaration » Jacky Guerrée La Centrale de Financement
Certaines associations proposent en outre à leurs adhérents un contrat dessiné pour leur pathologie, par exemple l’Association française des diabétiques ou l’afa Crohn RCH France (pour les maladies inflammatoires chroniques intestinales). « On ne peut pas assurer 100 % des malades mais nous développons des analyses d’appréciation du risque pour chaque maladie afin de couvrir des risques qui ne le sont pas ailleurs », détaille Christophe Petit, dont le cabinet d’actuaires, Euroditas, a mis sur pied de tels contrats. Quant à la Ligue contre le cancer, elle dispose d’un service d’accompagnement des emprunteurs.
« Quelles que soient les difficultés, ne cédez pas aux sirènes de la fausse déclaration », alerte enfin Jacky Guerrée, de La Centrale de Financement. En cas de pépin lié à votre pathologie, vous ne seriez pas couvert et, en cas de décès, vos proches devraient rembourser votre crédit.

Emprunter avec une maladie : les chiffres-clés
- En 2016, 15 % des demandes d’assurance de prêts immobiliers ou professionnels concernaient un candidat à l’emprunt présentant un risque aggravé de santé. - 96 % de ces demandes ont abouti à une proposition couvrant au moins le décès (Attention, qui dit proposition d’assurance ne dit pas forcément acceptation du prêt par le banquier.) - Parmi les couvertures décès, 71 % l’ont été sans surprime ni exclusion (contre 49 % en 2007). - Pour la garantie invalidité, 10 % ont essuyé un refus, 22 % ont reçu une proposition avec surprime ou exclusion, 68 % l’ont obtenue dans des conditions normales (contre 28 % en 2011). - Les surprimes imposées étaient, dans 81 % des cas, inférieures à 100 % pour la garantie décès.
(Source : Fédération française de l’assurance).





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Après BPCE et Société générale, BNP Paribas et la banque mobile de La Poste devraient proposer le service d’Apple dans les prochains mois.
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Les banques françaises finissent par céder à Apple Pay

Après BPCE et Société générale, BNP Paribas et la banque mobile de La Poste devraient proposer le service d’Apple dans les prochains mois.



Le Monde
 |    20.08.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 10h12
    |

                            Véronique Chocron








                        



                                


                            

Bon gré mal gré, les banques françaises acceptent finalement d’ouvrir leurs portes à Apple Pay, la solution de paiement disponible sur les iPhone de dernière génération. D’abord très hostiles à l’idée de mettre en contact leurs clients avec le service du géant américain, pour ne pas se laisser manger la laine sur le dos, les grandes institutions rendent les armes les unes après les autres.
Le groupe BPCE (Banque populaire Caisse d’épargne) est celui par qui Apple Pay a pu débarquer en France, en juillet 2016. Premier à signer avec la multinationale, l’établissement mutualiste a pris une longueur d’avance sur ses concurrents en permettant à ses clients de régler leurs achats en apposant leur smartphone équipé du système d’exploitation iOS sur le terminal de paiement d’un commerçant. Il a fallu attendre la fin de l’année 2017 pour que le Crédit mutuel Arkéa et sa banque en ligne Fortuneo lui emboîtent le pas. La Société générale et sa filiale Boursorama ont suivi au premier trimestre de cette année. Appartenant au même groupe, le Crédit du Nord a annoncé en juillet que l’enseigne et ses huit banques régionales proposeront « prochainement » le service.
Conditions revues à la baisse
Quant à BNP Paribas, une source interne a confirmé au Monde qu’il devrait distribuer Apple Pay « dans les prochains mois ». Enfin, La Poste lancera au printemps 2019 sa nouvelle banque mobile Ma French Bank, qui, selon nos informations, devrait proposer la solution de paiement mobile.
Proposer ce service permet d’attirer ces précieux clients, qu’un banquier qualifie de « geeks, haut de gamme et consommant beaucoup ».
La pression des consommateurs explique en grande partie ce virage stratégique. Le propriétaire d’un iPhone (ou d’une Apple Watch) ne peut en effet pas utiliser Apple Pay si sa banque n’a pas conclu un accord avec la firme à la pomme. Proposer ce service permet donc d’attirer ces précieux clients, qu’un banquier qualifie de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Baptisé « Dragonfly », cet outil contenu dans une application Android est conçu pour obéir aux règles de censure de Pékin. Un projet jugé contraire aux valeurs de l’entreprise par une partie des salariés.
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Un projet de moteur de recherche pour la Chine déclenche une fronde chez Google

Baptisé « Dragonfly », cet outil contenu dans une application Android est conçu pour obéir aux règles de censure de Pékin. Un projet jugé contraire aux valeurs de l’entreprise par une partie des salariés.



Le Monde
 |    20.08.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 10h20
    |

            Damien Leloup








                        



   


« Nous ne sommes pas prêts à lancer un produit de recherche en Chine. Et il n’est pas du tout clair que nous pourrions ou que nous voudrions le faire. » Après deux semaines de crise larvée, le PDG de Google, Sundar Pichai, est sorti de son silence, jeudi 16 août, pour évoquer avec les salariés de l’entreprise l’énigmatique projet « Dragonfly ».

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                Google prépare un moteur de recherche censuré pour la Chine



L’existence de Dragonfly, « la libellule », avait été révélée ce 1er août par le site américain The Intercept. Derrière ce nom de code, un moteur de recherche, contenu dans une application Android, destiné au marché chinois. Et qui serait donc soumis aux règles de censure de Pékin. D’après des documents internes consultés par The Intercept, le moteur de recherche est conçu pour « blacklister les recherches sensibles » et « n’afficher aucun résultat » lorsque ses utilisateurs entrent certains mots-clefs.
La censure chinoise est un sujet particulièrement sensible chez Google. En 2010, le moteur de recherche avait mis fin à ses opérations en Chine, pour protester contre la censure des résultats de recherche imposée par Pékin, qui filtrait notamment les recherches portant sur la révolte de la place Tiananmen.
« Des marqueurs du totalitarisme »
L’existence de Dragonfly a suscité l’incompréhension de nombreux salariés. Dans une lettre interne, signée par un millier d’employés et dont le texte a été révélé par le New York Times, des salariés de Google soulignent la contradiction que représente ce projet par rapport aux valeurs et à l’histoire de l’entreprise.
« En 2010, [le cofondateur de Google] Sergey Brin avait expliqué que (…) la censure et la surveillance des dissidents constituaient des marqueurs de totalitarisme », notent les signataires de la lettre. M. Brin, dont la famille avait fui l’URSS alors qu’il était enfant, a à plusieurs reprises pris fortement position contre les pratiques de censure de l’information. Ce 16 août, il aurait affirmé lors d’une réunion interne ne rien avoir su du projet avant qu’il ne soit révélé par la presse, selon The Intercept.
Le départ de Google avait également été précipité par la découverte d’une vaste campagne de cyberespionnage visant notamment des comptes Gmail de dissidents chinois. Seule une infime minorité de Chinois utilisent aujourd’hui les services de Google, qui ne sont accessibles que par le biais d’outils de contournement de la censure – Gmail ou Google Search sont aujourd’hui bloqués en Chine continentale.
La fronde interne à Google a également été alimentée par le secret entourant le projet. Avant la révélation de son existence par la presse, seule une infime minorité des salariés de Google connaissaient son existence. Les tâches avaient été divisées puis distribuées à plusieurs équipes, et la plupart des employés travaillant sur Dragonfly ignoraient tout des finalités du projet.
« Besoin urgent de transparence »
Une méthode contestée par les signataires de la lettre interne : « Nous avons un besoin urgent de transparence, d’une place à la table des décisions, et d’engagements pour nous assurer que le processus est clair et ouvert : les employés de Google doivent savoir ce qu’ils sont en train de construire », écrivent les signataires. En début d’année, des salariés de Google avaient également protesté contre un projet de collaboration entre l’entreprise et le Pentagone. Le projet avait été abandonné.
En réunion publique, M. Pichai a justifié ce secret par le caractère « exploratoire » du projet Dragonfly. En revanche, malgré la fronde interne et les critiques externes d’associations de défense des droits de l’homme, il ne s’est pas engagé sur un retrait de Dragonfly. « Notre mission est d’organiser l’information du monde. La Chine représente un cinquième de la population mondiale. Pour accomplir notre mission, nous devons réfléchir sérieusement à ce que nous pouvons faire en Chine », a-t-il dit. Des propos qui font également écho aux défenseurs du projet, en interne comme en externe, qui estiment que le retrait de Google de Chine n’a rien changé sur le fond à la situation dans le pays.

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                Baidu se prépare à accueillir fraîchement Google en Chine



Google est d’ailleurs loin d’être la seule entreprise de la Silicon Valley à connaître le même dilemme. Fin juillet, Apple, dont les produits rencontrent un gigantesque succès commercial en Chine, avait également fait l’objet de vives critiques après avoir supprimé de son magasin d’applications chinois plusieurs logiciels de contournement de la censure, à la demande de Pékin.
Tim Cook, le patron d’Apple, s’en était justifié, le 1er août. « Nous aurions préféré ne pas supprimer ces applications, mais, comme nous le faisons dans les autres pays, nous respectons la loi des pays où nous travaillons », avait indiqué M. Cook lors de la présentation des résultats trimestriels de l’entreprise. « Nous croyons fortement que participer à l’économie et offrir des services aux consommateurs est dans l’intérêt des gens là-bas. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ En juillet, l’indice des prix a progressé de 2,1 % en zone euro et de 2,3 % en France. Au détriment de l’épargne et du pouvoir d’achat.
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Le retour de l’inflation menace le pouvoir d’achat

En juillet, l’indice des prix a progressé de 2,1 % en zone euro et de 2,3 % en France. Au détriment de l’épargne et du pouvoir d’achat.



Le Monde
 |    20.08.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 09h55
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            
Il aura suffi d’un chiffre pour que les vieilles craintes resurgissent. En juillet, l’indice des prix a progressé de 2,1 % en rythme annuel dans la zone euro, selon les statistiques publiées vendredi 17 août par Eurostat. Il n’était pas repassé au-dessus de la barre symbolique des 2 % depuis décembre 2012. En France, il a bondi de 2,3 % sur le même mois, au plus haut depuis six ans.

Si bien que certains tremblent déjà : après avoir lutté pendant de long mois contre la menace déflationniste, la zone euro va-t-elle souffrir du mal inverse ? Notre pays va-t-il revivre le cauchemar du début des années 1980, lorsque la flambée des étiquettes dépassait allègrement les 13 % annuels ?
C’est heureusement peu probable, même si l’effet sur le pouvoir d’achat sera loin d’être neutre. « S’il est certain que l’anémie des prix liée à la crise est derrière nous, il est encore trop tôt pour parler d’un véritable retour de l’inflation en zone euro et en France », explique Hélène Baudchon, économiste chez BNP Paribas. Motif : la hausse aujourd’hui observée tient, pour l’essentiel, à la remontée des cours du pétrole. Le baril de brent a en effet bondi de 52 à 72 dollars en un an, tirant les prix moyens de l’énergie à la hausse (9,5 % en juillet en zone euro).
En France, le tarif des produits pétroliers a même augmenté de 21,8 % en juillet. Et celui du tabac, de 16,8 %, sous l’effet du relèvement du prix du paquet de cigarettes par le gouvernement. « Pour les consommateurs sur la route des vacances, la hausse des prix à la pompe a pesé lourd », remarque Philippe Waechter, chef économiste d’Ostrum AM, filiale de Natixis.

Mais pour le reste, les prix ont peu augmenté. « L’inflation dite “sous-jacente”, qui exclut le prix des produits les plus volatils, comme ceux de l’énergie, est en effet de plus d’un point en deçà de l’inflation totale et peine encore à se redresser », explique Mme Baudchon....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Le président a annoncé un « paquet » pour relancer l’économie et freiner l’inflation, qui suscite l’inquiétude parmi les Vénézuéliens. La monnaie va perdre cinq zéros ce lundi.
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Maduro multiplie le salaire minimum par 35 pour tenter de sortir le Venezuela de la crise

Le président a annoncé un « paquet » pour relancer l’économie et freiner l’inflation, qui suscite l’inquiétude parmi les Vénézuéliens. La monnaie va perdre cinq zéros ce lundi.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 18h03
    |

            Marie Delcas (Bogota, correspondante)








                        


Ruben Subiza, retraité à Caracas, veut croire que le plan de relance économique annoncé vendredi 17 août par le président Nicolas Maduro va tirer son pays de la crise. « Ou les choses changent dans les jours qui viennent, ou le Venezuela va exploser », soupire-t-il. Mais Ruben craint que la reconversion monétaire qui doit entrer en vigueur lundi 20 août et la multiplication par 35 du salaire minimum ne terminent de plonger le pays dans le chaos. Tous les économistes de l’opposition aussi.
Dimanche, muni de son « carnet de la patrie » – une carte dotée d’un code qui permet notamment de bénéficier des programmes sociaux – que lui donne le parti socialiste, Ruben est allé faire la queue devant la station essence. Les rayons dégarnis des supermarchés ont eux aussi été pris d’assaut. Les banques, elles, ont été fermées pendant quatre jours, sur ordre du gouvernement. Le « paquetazo » (le gros paquet) économique annoncé par Nicolas Maduro pour relancer l’économie et freiner l’inflation a créé inquiétude et incertitude parmi les Vénézuéliens.
« Les pauvres gens n’en peuvent plus, les riches non plus, d’ailleurs, soupire Ruben. Le pays est à bout. » Tous les Vénézuéliens semblent d’accord sur ce point. Mais les détracteurs du gouvernement fustigent les mesures « désordonnées et irrationnelles » prises par le gouvernement. Trois partis d’opposition (Primero Justicia, Voluntad Popular et Causa R) ont lancé un « appel à l’unité nationale » et à « une grève générale » à partir de mardi. « L’opposition n’a plus aucune crédibilité, l’explosion, si explosion il y a, viendra du peuple », prédit Ruben. Comme beaucoup de « chavistes », il ne fait plus confiance à Nicolas Maduro : « un incapable ». 
Dévaluation sans précédent
La monnaie vénézuélienne va perdre cinq zéros, lundi. Le bolivar « fort » – c’est son nom depuis 2008 – va devenir le « bolivar souverain ». Ce nouveau bolivar souverain sera rattaché au « petro », la cryptomonnaie créée par Nicolas Maduro pour tenter de contrer les sanctions financières adoptées par Washington. Le cours du petro est ancré au prix du baril de pétrole, une matière première dont le sous-sol vénézuélien est infiniment riche. Son cours a été fixé à 60 dollars et à 360 000 millions de bolivars. « Les salaires, les retraites et les prix vont être basés sur le petro », a précisé le chef de l’Etat.
Le paquetazo cache donc une dévaluation sans précédent, de 96 % par rapport au taux officiel actuel. Pour atténuer ses effets, le président a annoncé une hausse du salaire minimum de 5 millions à 180 millions (1 800 bolivars souverains), soit 30 dollars au taux qui était celui du marché noir et qui devient le taux officiel.
« Je veux que le pays guérisse, j’ai la formule, croyez-moi », a affirmé M. Maduro au cours de son allocution télévisée, en promettant un « nouveau système économique ». Le chef de l’Etat a admis que le pays devait faire preuve de discipline fiscale et limiter l’usage de la planche à billets. « C’est un premier pas », souligne l’économiste Luis Vicente Leon qui juge les mesures d’ajustement « théoriquement positives ». Mais il doute qu’elles produisent les effets escomptés. La confiance des opérateurs n’est pas au rendez-vous. « L’augmentation du salaire ahurissante contredit l’objectif de la discipline budgétaire », rappelle M. Leon.
Le pays qui produisait 3,2 millions de barils par jour en 1999, date de l’arrivée au pouvoir de Hugo Chavez, en produit moins de 1,5 million aujourd’hui. Selon le Fonds monétaire international (FMI), l’inflation devrait atteindre 1 000 000 % sur l’année. Les produits de base et les médicaments manquent. L’électricité aussi. Pour la quatrième année d’affilée, le pays va enregistrer un taux de croissance négatif à deux chiffres.
Le déficit budgétaire atteint 20 % du PIB et la dette publique dépasse les 150 milliards de dollars. Nombre d’entreprises ont quitté le pays. Plus de 2,4 millions de personnes ont suivi – selon le chiffre de l’ONU. Les firmes qui restent tournent au ralenti, freinées par le manque de matières premières et le contrôle des prix.
Pour Luis Vicente Leon, « à très court terme, le risque d’une explosion sociale est réduit. L’opposition, désunie et sans leader, n’est pas une menace crédible pour le gouvernement. Le problème pour Nicolas Maduro vient de son propre camp, qui risque d’imploser ». 




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Le pays émerge du troisième des plans d’aide sous lesquels elle vivait depuis 2010, sans pour autant en avoir tout à fait terminé avec l’austérité.
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La Grèce sort de sa mise sous tutelle, mais reste sous « surveillance renforcée »

Le pays émerge du troisième des plans d’aide sous lesquels elle vivait depuis 2010, sans pour autant en avoir tout à fait terminé avec l’austérité.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 05h44
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 14h41
   





                        



   


Longtemps bannie du marché obligataire et soumise à des années d’austérité, la Grèce sort officiellement ce lundi 20 août de son troisième – et dernier – plan de renflouement financier, d’un montant de 86 milliards d’euros. Le pays a, désormais, l’espoir de pouvoir de nouveau se financer à terme sur les marchés.

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La Grèce a reçu au total 260 milliards d’euros d’aide financière depuis avril 2010 en contrepartie d’une politique d’austérité drastique. Après l’Irlande en 2013, l’Espagne et le Portugal en 2014, Chypre en 2016, elle est le dernier des pays membres de l’Union européenne à sortir de la tutelle des mémorandums d’ajustement.
Dans un entretien publié dimanche par le quotidien Kathimerini, le gouverneur de la banque centrale, Yannis Stournaras, met cependant en garde contre toute remise en cause des engagements qu’Athènes a pris auprès de ses créanciers.
« Si nous revenons sur ce que nous avons accepté, maintenant ou dans le futur, les marchés nous abandonneront et nous ne serons plus en mesure de refinancer dans des conditions viables les prêts arrivant à échéance. »
Athènes s’est notamment engagé à dégager un excédent budgétaire primaire – hors service de la dette – de 3,5 % du PIB jusqu’en 2022 puis de 2,2 % jusqu’en 2060. Pour faciliter son retour à l’autonomie, les ministres des finances de la zone euro sont parvenus fin juin à un accord d’allégement de la dette, prolongeant notamment les échéances et accordant des délais de grâce sur un montant total d’une centaine de milliards de dollars de dettes.
« Une surveillance renforcée »
Ce plan d’allégement est assorti d’une injection massive de liquidités, à hauteur de quinze milliards d’euros, qui dote le Trésor grec d’une réserve de précaution de 24 milliards d’euros, laissant Athènes libre de retourner sur les marchés ou de puiser dans ce fonds pour faire face à ses échéances.

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Le premier ministre, Alexis Tsipras, avait alors salué un « accord historique ». « C’est une nouvelle page pour le pays. Cela ne signifie pas que nous devons renoncer à la voie prudente de l’équilibre budgétaire et des réformes structurelles (…) mais que nous pouvons renoncer à la voie épineuse des mémorandums et de l’austérité extrême », ajoutait le quatrième des chefs de gouvernement qui se sont succédé depuis l’éclatement de la crise.
Cette prolongation des échéances et la réserve de précaution visent à rassurer les investisseurs sur le fait que la Grèce peut assurer le service de sa dette sur la durée. Ce geste a été considéré comme nécessaire dans un contexte de guerre commerciale et de montée de l’euroscepticisme.
Klaus Regling, qui dirige le Mécanisme européen de stabilité (MES), a rappelé que la Grèce serait placée sous « surveillance renforcée », conformément à une décision prise par la Commission européenne le 11 juillet pour s’assurer qu’Athènes ne revient pas en arrière sur les réformes et sa trajectoire budgétaire.

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« La Grèce est un cas unique. Elle a reçu bien plus de prêts de notre part que tout autre pays. Aucun autre pays sous programme n’a reçu des sommes comparables. Par conséquent, la surveillance sera plus serrée que dans les autres cas et prendra la forme de ce que l’on nomme “surveillance renforcée” », dit-il dans une interview accordée au quotidien Ethnos.
Ce cadre prévoit notamment l’envoi à Athènes de missions d’évaluation tous les trois mois « afin de recenser les risques à un stade précoce ».
Le poids de la dette le plus lourd de la zone euro
La Grèce a basculé dans la tourmente après les élections législatives d’octobre 2009, quand le nouveau gouvernement socialiste a révélé que le déficit budgétaire du pays était trois fois plus élevé que les chiffres officiels avancés par le précédent gouvernement conservateur.
Avec la crise, la Grèce a perdu un quart de sa richesse, le chômage s’est envolé et les salaires et les retraites ont été réduits d’environ 40 %. Le poids de la dette représente aujourd’hui 180 % du PIB, le plus lourd de toute la zone euro.
Mais quelques rayons de soleil commencent à percer à travers les nuages : l’activité économique est en phase de reprise, à un rythme annuel de 2,3 %, le tourisme est en plein essor et le chômage recule un peu, à 19,5 % après avoir frappé au plus haut près de 28 % de la population active.

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Le scepticisme reste, cependant, de mise, y compris au Fonds monétaire international (FMI) qui prévoit certes une croissance de 2 % cette année et de 2,4 % en 2019 mais note que les « risques extérieurs et intérieurs sont orientés vers le bas ». Le FMI juge également qu’une révision « réaliste » des objectifs d’excédents budgétaires primaires sera nécessaire.
« Je ne vois pas de raison de jubiler à propos de la sortie du mémorandum, parce qu’il est possible que nous allions de Charybde en Scylla », prévient Thanos Veremis, professeur émérite d’histoire à l’université d’Athènes, pointant la faiblesse du pouvoir d’achat des Grecs, soumis à une forte pression fiscale.



                            


                        

                        


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Des députés LRM appellent à « aller plus loin » dans l’ouverture des commerces le dimanche

Une vingtaine d’élus La République en marche appellent, dans une tribune publiée dans « le JDD », à profiter de la loi Pacte pour donner « plus de libertés aux commerces ».



Le Monde
 |    19.08.2018 à 12h35
 • Mis à jour le
19.08.2018 à 12h43
   





                        


Dans une tribune parue dans Le Journal du dimanche, dimanche 19 août, une vingtaine de députés LRM appellent à « aller plus loin » dans les possibilités d’ouverture dominicale des commerces, à l’occasion de la loi Pacte.
« N’attendons plus ! La loi Pacte serait l’opportunité à saisir pour donner plus de libertés aux commerces d’ouvrir ou non le dimanche, et ainsi redynamiser nos cœurs de ville », écrivent Buon Tan (Paris), Benoît Potterie (Pas-de-Calais) et vingt autres députés LRM.
« La loi Macron a été un succès. Qu’attendons-nous pour aller plus loin ? », plaident-ils en louant les résultats de cette loi de 2015 qui a permis un « premier assouplissement » en créant les « zones touristiques internationales » où, sous réserve de la conclusion d’un accord, les magasins peuvent ouvrir le dimanche et en soirée jusqu’à minuit.

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Un « enjeu sociétal »
« L’ouverture dominicale est avant tout un enjeu sociétal qui correspond à l’aspiration des Français : être libre d’acheter, de se divertir, de travailler ou non le dimanche », affirment les signataires.
« L’attrait des Français pour l’e-commerce est également révélateur de notre aspiration à être libre de consommer, ajoutent-ils. De nombreux commerces de proximité subissent de plein fouet cette concurrence 24 heures sur 24 et sept jours sur sept. Certains, même situés dans les artères les plus commerçantes, ferment et ne contribuent plus au lien social. »
« Londres, Madrid, Rome… Les grandes capitales européennes ont bien compris la nécessité d’ouvrir leurs magasins le dimanche pour attirer les touristes internationaux et soutenir l’activité, écrivent aussi les députés. Dans le contexte du Brexit, le temps est venu de rattraper notre retard en offrant des services au moins comparables. »

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Le projet de loi sur la croissance des entreprises, dit « loi Pacte », a été présenté à la mi-juin en conseil des ministres. Le ministre des finances, Bruno Le Maire, a évoqué fin juillet un possible report de son examen à l’Assemblée nationale, qui était prévu à la rentrée.

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Avec Art-o-Rama, Marseille se démarque sur le marché de l’art

Du 31 août au 2 septembre, cette foire est un must pour les amateurs passionnés raisonnablement argentés.



Le Monde
 |    19.08.2018 à 06h15
    |

                            Roxana Azimi








                        



   


Le monde de l’art présente quelques similitudes avec celui du foot. Les projecteurs sont toujours braqués sur l’élite, celle des foires comme la FIAC ou Art Basel, où les collectionneurs du monde entier se disputent les trophées. Au mépris des salons essentiels qui donnent leur chance aux artistes à fort potentiel et aux galeries moins en vue.
Art-o-Rama, organisé du 31 août au 2 septembre à Marseille, est un must pour les amateurs raisonnablement argentés, mais non moins passionnés. Une foire au soleil quand vient la fin de l’été, qui permet de se faire l’œil et de humer les tendances du moment. Sans se ruiner, la convivialité en plus.

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Pas facile il y a dix ans d’attirer le chaland à la Friche Belle de Mai, mieux connu des skaters et des grapheurs que des amis du MoMA. A fortiori dans une ancienne cartonnerie sans climatisation, où galeristes et visiteurs suaient à grosse goutte. Mais les organisateurs voulaient croire que Marseille pouvait sortir de son folklore et la foire, trouver sa place dans le calendrier arty.
Prix accessibles
Résistant à la facilité, Art-o-Rama participe, tout comme le Mucem, à complexifier l’image d’une ville moins simple qu’elle en a l’air. En 2017, la foire s’est déclarée plus cool que jamais, référence à sa nouvelle climatisation. Mais aussi à sa capacité à trouver le nec plus ultra de l’art contemporain international.

   


Beaucoup de jeunes galeries ont fait leurs armes à la Friche-Belle de mai, avant de rejoindre des foires plus en vue. En juin dernier, par exemple, le Parisien Antoine Levi, qui s’est fait connaître d’un plus grand public grâce à Art-o-Rama, fut sélectionné par Art Basel pour sa section Statement.

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Signe de son succès : dès cette année, les stands seront installés dans le bâtiment retapé du J1 dans le nouveau quartier des Docks. Sans pour autant perdre son ADN, taille humaine et bon esprit. « On garde un côté intime avec trente et un exposants, ce n’est pas une grosse machine, insiste son directeur Jérôme Pantalacci. Pour que les jeunes collectionneurs s’y sentent à l’aise. »
Ceux qui ont fréquenté Art-o-Rama par le passé y ont souvent déniché des artistes devenus depuis des coqueluches
L’amateur marseillais Sébastien Peyret abonde : « Je me souviens de vrais échanges. J’ai le temps de discuter, de découvrir le programme d’une galerie ce qui est inimaginable pendant la FIAC. Les galeristes ne viennent pas avec la pression de la rentabilité et ils ne nous mettent pas la pression non plus ». Les prix y sont accessibles, entre 100 euros pour les éditions cocasses produites par la galerie We do not work alone, et jusqu’à 25 000 euros.
Ceux qui ont fréquenté Art-o-Rama par le passé y ont souvent déniché des artistes devenus depuis des coqueluches. C’est là que le collectionneur belge Christophe Veys a découvert le travail de l’Espagnole Cristina Garrido. « Au début, je ne voulais pas y aller : une foire aussi petite en nombre de participants ne m’intéressait pas, raconte ce timide qui se soigne. Mais j’ai été conquis. Pour moi, c’est la foire la plus intéressante du monde, une oasis précieuse quand toutes les foires ont tendance à être dans le gigantisme. »

   


Cette année, les amateurs auraient tout intérêt à regarder la Brésilienne Ana Mazzei chez Emmanuel Hervé, la Britannique Zoe Williams chez Antoine Levi, mais aussi des artistes plus établis mais encore mal connus comme Salvo, décédé en 2015, présenté par sa fille, la galeriste Norma Mangione.
Art-o-Rama, du 31 août au 2 septembre, www.art-o-rama.fr.



                            


                        

                        

