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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Surmonter les épreuves (3/6). Alors que l’échec est vu comme une expérience positive et encouragée par les magnats de la Silicon Valley, pour l’essayiste, il se fait aux dépens des travailleurs, n’étant alors qu’un « moyen de se déresponsabiliser ».
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                Mathilde Ramadier : « Echouer, un privilège que s’arrogent les patrons de la Silicon Valley »


Surmonter les épreuves (3/6). Alors que l’échec est vu comme une expérience positive et encouragée par les magnats de la Silicon Valley, pour l’essayiste, il se fait aux dépens des travailleurs, n’étant alors qu’un « moyen de se déresponsabiliser ».

LE MONDE
                 |                 20.08.2018 à 17h00
                 |

Mathilde Ramadier (essayiste)
















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« Fail fast, fail often. » Echouez vite, échouez souvent. C’est l’un des mantras les plus répétés dans la Silicon Valley – si bien que son écho rebondit jusque dans nos oreilles. En France aussi, à Bercy, Toulouse ou encore Grenoble, on organise désormais des « failcon », des conférences sur l’échec, calquées sur le modèle californien. Le nom fait sourire, mais force est de constater que cela a quelque chose de réjouissant. Lors de ces conférences, on y apprend non seulement qu’on a droit à l’échec mais qu’on peut même le provoquer, à bon escient.
Bill Gates, Steve Jobs et Mark Zuckerberg, pour ne citer qu’eux, en ont eu marre de l’élite des premiers de la classe et l’ont répété maintes fois : inutile d’être bon à l’école les gars, « you’re too cool for school » (« vous êtes trop cool pour aller à l’école »), renoncez à la fac, « drop out ! » Lors de son discours prononcé le 12 juin 2005 à l’université Stanford, Steve Jobs, alors PDG d’Apple, enjoignait même les étudiants à rester « déraisonnables ». Chic, pourrait-on se dire, c’en est fini de la tyrannie de la réussite, de l’excellence à la française ! On sait qu’on peut toujours compter sur la Silicon Valley pour nous apporter un peu de disruption.
J’ai, pour ma part, un souvenir vivace de l’esprit de compétition qui régnait au lycée, avec ses filières plus prisées que d’autres et les résultats de contrôles annoncés dans l’ordre décroissant. En prépa, en école d’art, où l’on prônait pourtant le droit à l’expérimentation, certains enseignants nous accueillaient en cours avec les cinq meilleurs travaux punaisés au mur. On devait prendre exemple sur ceux qui n’échouaient pas. Les créations les moins abouties, qu’on aurait pu commenter pour permettre de progresser, n’avaient pas droit de cité. On continuait de faire le tri entre les bons élèves et ceux qui seraient « en échec ».
Quittons la cour d’école pour les open spaces. De quels échecs parle-t-on, dans la...


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                                                Par                        Mathilde Ramadier (essayiste)













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Incendie à Aubervilliers : le bâtiment parti en fumée ne pouvait pas servir de logement

Sept personnes, dont cinq enfants, ont été grièvement blessées dans l’incendie de cet immeuble qui ne disposait pas d’autorisation pour servir de logement.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 16h05
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 17h12
   





                        



   


Un incendie dans un immeuble d’habitation a blessé grièvement sept personnes, dont cinq enfants, dimanche 19 août à Aubervilliers. Parmi ces sept blessés figure une femme particulièrement touchée, dont le pronostic vital était engagé dimanche soir, a dit la brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP).
Le petit immeuble aux allures de maison, situé dans le quartier Marcreux, près de la mairie d’Aubervilliers, ne disposait pas d’autorisation pour servir de logement, selon la maire de la commune, Meriem Derkaoui (PCF).
« Il n’y a à notre connaissance aucune autorisation d’urbanisme d’occupation en tant que logement » de ce petit bâtiment abritant une supérette au rez-de-chaussée, et censé servir uniquement comme commerce, a-t-elle affirmé, lundi, sur BFM-TV. « Pour nous, c’est un bail commercial », a-t-elle insisté.
Plusieurs riverains avaient indiqué dimanche à l’AFP qu’une famille résidait à l’étage du bâtiment. La sûreté départementale est chargée d’enquêter sur les circonstances du sinistre.
Le feu s’est déclaré vers 19 heures sous les combles d’un immeuble de deux étages et a nécessité l’intervention d’une centaine de pompiers dans cette commune populaire de Seine-Saint-Denis, proche de Paris. Les pompiers, aidés par une quarantaine de camions, sont parvenus à maîtriser les flammes à 19 h 30 et à circonscrire totalement le sinistre aux alentours de 21 heures, ont-ils précisé.
Une autre habitante a fait une crise cardiaque, mais a pu être sauvée, selon la préfecture. Quinze personnes ont aussi été plus légèrement touchées, dont dix policiers venus sur place pour tenter d’évacuer les habitants.
Lutte contre les marchands de sommeil
Ce grave incendie est le deuxième survenu à Aubervilliers en moins d’un mois. Le 26 juillet, une mère de 33 ans enceinte et ses trois enfants âgés de 18 mois à 6 ans étaient décédés dans un incendie au 17e étage d’un immeuble HLM. Neuf personnes avaient été blessées.

        Après l’incendie du 26 juillet,
         

          un enfant de dix ans mis en examen



Le secteur où s’est produit l’incendie dimanche est concerné par le programme national de requalification des quartiers anciens dégradés – ces quartiers souvent investis par des propriétaires qui logent au prix fort, et au mépris des règles de sécurité des populations précaires.
« Ce n’est plus tolérable d’attendre des années et des années pour avoir des moyens financiers », a dénoncé l’élue communiste, qui en « appelle au gouvernement » pour accentuer la lutte contre ces marchands de sommeil.
Département francilien le plus touché par l’habitat indigne (7,5 % du parc privé, avec des pics à 40 % près de Paris), la Seine-Saint-Denis a intensifié depuis un an sa lutte contre les propriétaires voyous, dont plusieurs ont été condamnés récemment à de la prison ferme.

        Notre enquête :
         

          Les marchands de sommeil, triste visage du mal-logement






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Le projet de cession de six fast-foods, incluant la transformation d’une enseigne en restaurant halal, a été renvoyé au 3 septembre par le tribunal de grande instance.
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A Marseille, la justice suspend la fermeture du McDo des quartiers nord

Le projet de cession de six fast-foods, incluant la transformation d’une enseigne en restaurant halal, a été renvoyé au 3 septembre par le tribunal de grande instance.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 13h54
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 14h01
   





                        


La justice a renvoyé au 3 septembre l’examen d’un projet de cession de six McDonald’s marseillais, contesté par les salariés. Cette cession, suspendue, prévoit la reprise de cinq restaurants gérés par un franchisé, Jean-Pierre Brochiero, par un autre franchisé marseillais, et la transformation du sixième, dans le quartier de Saint-Barthélemy, en un restaurant asiatique halal.
Le comité d’entreprise et le CHSCT des restaurants demandaient l’interdiction du projet, car ils estiment que le projet de restaurant asiatique n’est pas viable, et qu’il mettrait en péril 77 emplois. Les salariés et les habitants du quartier se mobilisent aussi pour préserver le McDo, poumon économique et vecteur de lien social.
Une prochaine audience doit se tenir le 27 août, cette fois à la demande du franchisé, qui réclame l’annulation de la suspension de la procédure de cession.

        Lire notre reportage :
         

          Les quartiers nord de Marseille se battent pour garder leur McDo






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Loyers trop élevés, transports en commun onéreux : le coût de la vie continue d’augmenter pour les étudiants, selon l’Unef.
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Pour les étudiants, la rentrée coûtera en moyenne 1,3 % plus cher qu’en 2017

Loyers trop élevés, transports en commun onéreux : le coût de la vie continue d’augmenter pour les étudiants, selon l’Unef.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 12h17
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 14h46
    |

Jérôme Porier (avec AFP)







                        



   


La rentrée 2018 coûtera 1,3 % plus cher que celle de l’année précédente, qui était déjà en hausse (+2,1 %), selon l’enquête annuelle de l’Union nationale des étudiants de France (Unef), le premier syndicat étudiant (lien vers PDF).
Après avoir perçu l’ensemble des aides (bourses, aide personnalisée au logement (APL), etc.), le reste à charge mensuel moyen pour un étudiant est de 837,72 euros, soit une augmentation annuelle du coût de la vie estudiantine qui atteint 129,59 euros (10,75 euros par mois), a calculé l’Unef. Pour un étudiant non boursier de plus de 20 ans arrivant dans une grande ville, la facture s’établit même à 938 euros.

        Lire aussi :
         

                Rentrée des classes : des prix en baisse qui inquiètent les fabricants



Pour améliorer les conditions de vie des étudiants, le syndicat réclame notamment la revalorisation de 20 % des bourses et des APL – gelées en 2018 - et l’élargissement du système d’aides alors que pèrs de trois étudiants sur quatre n’en bénéficient pas.
Les deux principaux facteurs de la hausse sont l’augmentation des prix des loyers (54 % du budget étudiant) et des transports en commun. Huit villes universitaires cumulent les deux phénomènes : Lille, Nantes, Toulouse, Lyon, Saint-Etienne, Nancy, Angers et Rouen.
Pour un retour à l’encadrement des loyers
Paris reste la ville qui présente des loyers étudiants aux tarifs les plus élevés (830 euros mensuels en moyenne pour la rentrée 2018/2019), mais la hausse est plus contenue dans la capitale (+0,73 %) que dans d’autres villes comme Nanterre (+4,90 %), Le Havre (+3,07 %) Lyon (+2,85 %) ou Poitiers (+2,50 %).
Près de la moitié des étudiants (46 %) sont contraints de travailler en parallèle de leurs études
L’Unef réclame le retour de l’encadrement des loyers à Lille, annulé en octobre 2017 par le tribunal administratif, et son extension à toutes les villes universitaires. A Paris, où l’encadrement des loyers a également été annulé par la justice, la municipalité a déjà annoncé son souhait de le rétablir dans le cadre de la loi logement dite Elan, portée par le gouvernement et qui prévoit de laisser la possibilité aux collectivités d’expérimenter la mesure pendant cinq ans.
Côté transports, dix agglomérations (incluant l’Ile-de-France) pratiquent des tarifs supérieurs à la moyenne nationale de 269,50 euros. A Tours, Rennes, Lyon, Dijon et Lille, l’abonnement avoisine ou dépasse les 300 euros et l’Unef demande la mise en place dans ces villes de demi-tarifs étudiants « plus conséquents ».
Près de la moitié des étudiants (46 %) sont contraints de travailler en parallèle de leurs études, ce qui est la première cause d’échec à l’université, rappelle l’Unef.

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                Les néobanques tiennent-elles leurs promesses ?






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Faute de preuves, les affaires d’homicides finissent devant le tribunal correctionnel.
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A Marseille, les juges contournent les assises

Faute de preuves, les affaires d’homicides finissent devant le tribunal correctionnel.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 10h09
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 13h59
    |

                            Luc Leroux (Marseille, correspondant)








                        



                                


                            
Deux hommes abattus en novembre 2015 au cours d’une fusillade dans un tunnel sous le Vieux-Port, dont l’un achevé à coups de crosse. Un jeune homme de 23 ans tué par un feu nourri d’une soixantaine de tirs alors qu’il circulait en scooter, une fin d’après-midi de juillet 2014. Deux dossiers distincts de règlements de comptes ont été renvoyés, début août, devant le tribunal correctionnel de Marseille par des juges d’instruction de la Juridiction interrégionale spécialisée. Ces affaires emblématiques des conflits sanglants qui sévissent entre bandes rivales pour la suprématie du trafic de drogue avaient conduit à des mises en examen de suspects pour meurtre en bande organisée ou complicité d’assassinat. Au terme de longues enquêtes, ils seront finalement jugés uniquement pour association de malfaiteurs, échappant à un procès en cour d’assises auquel les destinait la qualification initiale des faits.
Cette « correctionnalisation » d’homicides au sein du crime organisé témoigne de la grande difficulté des juges à apporter des preuves à même de convaincre les jurés d’une cour d’assises. Balisage des véhicules pour suivre les « ennemis » et brouilleurs de ces mouchards, téléphones cryptés, surveillances à distance par vidéo, voire sonorisation de lieux, les techniques et moyens qu’utilise le banditisme montrent que « les auteurs ont tout compris des techniques policières », explique-t-on au palais de justice.
Des liens pas établis
L’affaire du tunnel Prado-Carénage en est une illustration. Dans la nuit du 9 au 10 novembre 2015, deux voitures engagent une course-poursuite dans les tunnels qui traversent la ville. Mohamed Mhoumadi, alias « Babouin », sorti de prison quelques semaines plus tôt, est exécuté ainsi que son lieutenant, Anthony Costa. La police judiciaire (PJ) conclut à un nouvel épisode de la guerre que se livrent depuis 2008 les « Blacks » et les « Gitans », deux bandes impliquées dans le trafic de drogue.
La rumeur a vite évoqué...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Il peut être ardu de décrocher un crédit quand on est malade ou handicapé. Ces dernières années, la convention « Aeras » facilite heureusement leurs démarches. Le point sur les possibilités offertes aux emprunteurs confrontés à un problème de santé (1/2).
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Comment emprunter avec une maladie ou un handicap

Il peut être ardu de décrocher un crédit quand on est malade ou handicapé. Ces dernières années, la convention « Aeras » facilite heureusement leurs démarches. Le point sur les possibilités offertes aux emprunteurs confrontés à un problème de santé (1/2).



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 07h37
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 11h47
    |

                            Aurélie Blondel








                        



   


Emprunter rime avec projets, personnels comme professionnels. Acheter sa maison ou le matériel nécessaire pour monter son entreprise passe souvent d’abord par la case crédit. Et qui dit crédit dit, en règle générale, assurance emprunteur, le prêteur devant s’assurer qu’il reverra son argent si l’acquéreur décède ou voit son état de santé se dégrader avant le remboursement.
Mais pour quiconque a développé une maladie grave, ou souffre d’une maladie chronique ou d’un handicap, la quête de cette assurance prend des allures de parcours du combattant, débouchant parfois sur un refus ou sur une proposition hors de prix et peu protectrice.
Bonne nouvelle : les conditions d’accès à l’assurance se sont améliorées ces dix dernières années (voir encadré ci-dessous), notamment grâce à la convention Aeras (« s’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé »), négociée entre l’Etat, les professionnels de l’assurance et du crédit et des associations de malades et de consommateurs.

        Lire aussi :
         

                Comment s’y prendre pour changer l’assurance de son crédit immobilier ?



Trois cas de figure sont à distinguer :
1) Vous êtes concerné par le droit à l’oubli. La loi de modernisation du système de santé de 2016 (lien vers PDF) a consacré un « droit à l’oubli », aussi inscrit dans la convention Aeras. Si votre cancer remonte à dix ans au moins (cinq ans s’il est survenu avant vos 18 ans), et en l’absence de rechute, vous n’avez pas à en faire part et pouvez être assuré dans des conditions normales.
« La loi permet désormais de résilier son assurance emprunteur une fois l’an, rappelle Cécile Roüault de la Vigne, de Réassurez-moi.fr. Profitez-en si vous n’avez pas bénéficié du droit à l’oubli lors de la souscription de votre assurance, parce qu’il n’existait pas encore ou que votre cancer était récent. Vous obtiendrez probablement un tarif moindre et/ou de meilleures garanties. »
2) Votre pathologie est listée. Le droit à l’oubli ne vous concerne pas ? Consultez la grille de référence de la convention Aeras, qui vient d’être actualisée. Cancer, VIH, hépatite : si votre maladie figure dans la liste et que vous remplissez les critères liés à chaque pathologie, on ne peut vous refuser une assurance (même si elle ne comprendra pas forcément, pour toutes les pathologies, les trois garanties basiques que sont le décès, la perte totale et irréversible d’autonomie et l’invalidité), à des conditions tarifaires normales ou presque – la surprime est parfois exclue, parfois plafonnée.
« La grille est actualisée annuellement et en fonction des avancées thérapeutique, de nouvelles pathologies ont vocation à y figurer, précise Marianick Lambert, de France Assos Santé. On avance à pas de souris mais c’est incontournable. Pour intégrer la grille et être accepté par un assureur, un risque doit avoir été objectivé, mesuré. C’est forcément fondé sur des études, qui demandent du temps, des financements, du recul. Les critères pour accéder au dispositif, parfois très durs aujourd’hui, devraient de même être assouplis au fil des années. »
« L’objectif est aussi d’imposer à terme la garantie incapacité temporaire de travail, le problème le plus fréquent » Franck Audeau Ligue contre le cancer
Exemple de critère : la durée entre le début du traitement et la fin du contrat d’assurance est plafonnée à vingt-sept ans pour les personnes séropositives. « Cela exclut les personnes vivant avec le VIH depuis les années 1980 et 1990, déplore Samuel Galtié, secrétaire général de Aides, et un patient traité depuis 2006 ne peut emprunter en 2018 sur plus de quinze ans. »
« L’objectif est aussi d’imposer à terme la garantie incapacité temporaire de travail, le problème le plus fréquent », note Franck Audeau, de la Ligue contre le cancer. Attention, ce n’est pas parce que la grille actuelle n’impose pas cette garantie que vous ne pouvez l’obtenir, l’idéal restant de trouver mieux que les minima fixés…
3) Dans les autres cas. Vous ne relevez ni du droit à l’oubli, ni de la grille de référence ? Vous bénéficierez des autres dispositions de la convention Aeras. Sont concernées la majorité des personnes empruntant avec un risque aggravé de santé (obésité, diabète, maladie cardiovasculaire ou toute pathologie empêchant d’être assuré dans des conditions normales).
L’assureur devra étudier votre demande même si vous n’avez pas encore signé de compromis de vente. Vous pourrez ainsi préparer votre dossier en amont. La proposition d’assurance restera valable quatre mois, y compris pour un autre bien immobilier que celui que vous visiez à l’origine, si le montant du prêt et sa durée ne sont supérieurs.
Et il ne pourra s’écouler plus de trois semaines entre la réception du dossier et la réponse de l’assureur. Entre-temps, votre demande devra avoir, si nécessaire, parcouru trois étapes : l’examen classique de votre dossier, une analyse plus individualisée en cas de refus, et la décision d’un pool d’experts en dernier lieu. Quand il reçoit la proposition d’assurance que vous avez obtenue, le prêteur a deux semaines pour statuer.
Mode d’emploi
Comment s’y prendre, en pratique ? Comparez les propositions des assureurs, souvent très hétérogènes. Faire appel à un courtier peut faciliter les recherches. Certains sont même spécialisés sur les malades, comme Handi-Assur. « Nous connaissons les logiques des assureurs, nous savons qui propose quoi, comment argumenter, explique son fondateur, Clair Caillon. Et nous accompagnons nos clients dans la recherche d’alternatives quand l’assurance est impossible. »
« Quelles que soient les difficultés, ne cédez pas aux sirènes de la fausse déclaration » Jacky Guerrée La Centrale de Financement
Certaines associations proposent en outre à leurs adhérents un contrat dessiné pour leur pathologie, par exemple l’Association française des diabétiques ou l’afa Crohn RCH France (pour les maladies inflammatoires chroniques intestinales). « On ne peut pas assurer 100 % des malades mais nous développons des analyses d’appréciation du risque pour chaque maladie afin de couvrir des risques qui ne le sont pas ailleurs », détaille Christophe Petit, dont le cabinet d’actuaires, Euroditas, a mis sur pied de tels contrats. Quant à la Ligue contre le cancer, elle dispose d’un service d’accompagnement des emprunteurs.
« Quelles que soient les difficultés, ne cédez pas aux sirènes de la fausse déclaration », alerte enfin Jacky Guerrée, de La Centrale de Financement. En cas de pépin lié à votre pathologie, vous ne seriez pas couvert et, en cas de décès, vos proches devraient rembourser votre crédit.

Emprunter avec une maladie : les chiffres-clés
- En 2016, 15 % des demandes d’assurance de prêts immobiliers ou professionnels concernaient un candidat à l’emprunt présentant un risque aggravé de santé. - 96 % de ces demandes ont abouti à une proposition couvrant au moins le décès (Attention, qui dit proposition d’assurance ne dit pas forcément acceptation du prêt par le banquier.) - Parmi les couvertures décès, 71 % l’ont été sans surprime ni exclusion (contre 49 % en 2007). - Pour la garantie invalidité, 10 % ont essuyé un refus, 22 % ont reçu une proposition avec surprime ou exclusion, 68 % l’ont obtenue dans des conditions normales (contre 28 % en 2011). - Les surprimes imposées étaient, dans 81 % des cas, inférieures à 100 % pour la garantie décès.
(Source : Fédération française de l’assurance).





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Après le scandale de pédophilie qui vient de mettre en cause l’Eglise catholique de Pennsylvanie, l’écrivaine Nancy Huston, dans une tribune que publie « Le Monde », demande au souverain pontife de mettre fin au dogme du célibat des prêtres.
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« François, arrêtez le massacre » : la supplique de Nancy Huston au pape sur la pédophilie

Après le scandale de pédophilie qui vient de mettre en cause l’Eglise catholique de Pennsylvanie, l’écrivaine Nancy Huston, dans une tribune que publie « Le Monde », demande au souverain pontife de mettre fin au dogme du célibat des prêtres.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 15h26
    |

Nancy Huston (écrivaine franco-canadienne)







                        



                                


                            

Tribune.
Cher François,
Je vous écris un 15 août, jour de l’Assomption de la Vierge, ayant appris ce matin à mon réveil, en écoutant la radio, le nouveau scandale de pédophilie qui, en Pennsylvanie cette fois, vient « éclabousser » l’Eglise catholique : sur une période de soixante-dix ans, 1 000 enfants abusés ou violés par des prêtres et, compte tenu de la célérité des intéressés à escamoter les preuves et de la honte des victimes à témoigner, on peut être certains que ce chiffre est encore inférieur à la vérité. Pour nombreux qu’ils soient, les cas connus ne constituent sûrement que la pointe de l’iceberg.
Comme moi, comme d’autres, vous devez être frappé par la ressemblance entre cette salve de révélations « scandaleuses » et une autre, qui défraie l’actualité depuis bientôt un an : celle des témoignages #metoo sur le harcèlement sexuel. Ici et là, même propension des hommes à profiter de leur pouvoir pour satisfaire leurs besoins sexuels.
Si l’on mettait à la disposition des enfants du monde entier un site Internet sur lequel ils pourraient déposer leur plainte en toute impunité, ce « balancetonpretre » provoquerait à coup sûr un tsunami mondial qui, par sa violence et son volume, dépasserait j’en suis certaine celui de « balancetonporc ». Seraient encore reléguées au silence, il est vrai, les nombreuses victimes qui, en raison de leur jeune âge (18 mois, exemple entendu ce matin) ou de leur misère (d’innombrables enfants du tiers-monde, illettrés et/ou non connectés) n’auraient pas accès au site.

Bien entendu, la dénonciation ne suffit pas. On peut s’égosiller jusqu’à en perdre la voix, si l’on ne change pas les données qui « engendrent » ces gestes intempestifs, ils continueront à se produire. Pour les harceleurs de tout poil, il serait de la toute première importance de chercher les causes de leur passage à l’acte machiste. Pour les prêtres...




                        

                        


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Asia Argento aurait acheté le silence d’un homme l’ayant accusée « d’agression sexuelle »

Selon le « New York Times », l’affaire remonte à 2013 et concerne un homme mineur au moment des faits.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 06h17
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 18h51
   





                        



   


L’actrice italienne Asia Argento, figure de proue du mouvement #metoo à la suite de ses accusations de viol envers le producteur Harvey Weinstein, a versé de l’argent à un homme qui affirmait qu’elle l’avait agressé sexuellement alors qu’il était mineur, a rapporté dimanche 20 août le New York Times.
Un montant de 380 000 dollars a été versé à Jimmy Bennett, un acteur et musicien de rock américain, qui assure que Mme Argento s’en est prise à lui dans une chambre d’hôtel en Californie en 2013, selon le NYT, qui cite des documents envoyés au journal par une source non identifiée. Les avocats du plaignant ont décrit la rencontre comme une « agression sexuelle » qui a traumatisé le jeune acteur, menaçant sa santé mentale.
Sa déclaration d’intention de poursuite en justice contre la comédienne portait sur une demande de 3,5 millions de dollars de dommages et intérêts pour lui avoir « infligé de manière intentionnelle une détresse émotionnelle et des pertes de salaire » à la suite de ces événements, selon le quotidien américain.
« On ne va plus vous permettre de vous en tirer »
A l’époque des faits, il avait 17 ans et deux mois. Elle était âgée de 37 ans. L’âge légal du consentement à une relation sexuelle en Californie est de 18 ans. Le New York Times affirme avoir essayé sans succès, à plusieurs reprises, d’obtenir un commentaire sur le sujet de la part d’Asia Argento ou de ses représentants.
Les conditions de l’accord, incluant un calendrier de paiement, ont été finalisées en avril, selon les documents consultés par le quotidien. Selon ces derniers, l’avocate de Mme Argento, Carrie Goldberg, a défini l’argent comme « aidant M. Bennett ».
L’Italienne est l’une des premières à avoir accusé publiquement le magnat américain Harvey Weinstein de l’avoir violée. Elle est devenue une voix importante du mouvement #metoo, après avoir raconté qu’elle avait été été agressée par le producteur dans sa chambre d’hôtel pendant le Festival de Cannes en 1997, alors qu’elle avait 21 ans.
Lors de la soirée de clôture de l’édition 2018 du même festival, elle avait lancé, face au public : « Les choses ont changé. On ne va plus vous permettre de vous en tirer sans être inquiétés. »

        Lire aussi :
         

                Le monde du cinéma tourne le dos à Harvey Weinstein, accusé de viols et d’agressions sexuelles



“Mon cœur est brisé”
Les révélations du New York Times ont ébranlé une autre figure de proue du mouvement #metoo, l’actrice américaine Rose McGowan. « J’ai connu Asia Argento il y a dix mois. Notre point commun est d’avoir été agressées par Harvey Weinstein. Mon cœur est brisé. Je continuerai partout mon travail au nom des victimes », a-t-elle écrit sur Twitter.

I got to know Asia Argento ten months ago. Our commonality is the shared pain of being assaulted by Harvey Weinstei… https://t.co/vlLf4UTdxz— rosemcgowan (@rose mcgowan)


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Quelques heures plus tard, elle a partagé un second message: « Aucun de nous ne connaît la vérité sur la situation, et je suis sûre que plus d’informations seront révélées. Soyez gentils. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Depuis près de deux ans, les habitants de la commune vivent sans eau courante. En cause : une présence trop importante de pesticides dans la nappe phréatique.
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En Bourgogne, le micmac aquatique d’Etais-la-Sauvin

Depuis près de deux ans, les habitants de la commune vivent sans eau courante. En cause : une présence trop importante de pesticides dans la nappe phréatique.



Le Monde
 |    20.08.2018 à 05h21
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 10h13
    |

            Henri Seckel (Étais-la-Sauvin (Yonne), envoyé spécial)








                        



                                


                            
On peut manifestement vivre sans eau courante, les 840 habitants d’Etais-la-Sauvin y parviennent depuis bientôt deux ans. Il y a bien de l’eau aux robinets de ce village de l’Yonne situé à 40 kilomètres au sud d’Auxerre, mais on n’a pas le droit de la consommer, ordre de la préfecture, qui a donc contraint la mairie à fournir de l’eau en bouteille en quantités industrielles. Evidemment, cela complique un peu l’existence.
Au seul restaurant du bourg, le patron dilue son pastis dans de la Cristaline, fabrique ses glaçons avec de la Cristaline, fait bouillir sa potée auvergnate, spécialité de la maison, à la Cristaline. A la boulangerie, éclairs et mille-feuilles sont préparés à la Cristaline. Dans les foyers, on lave la salade à la Cristaline, la tétine du bébé aussi, et les enfants prennent des douches plutôt que des bains, pour éviter d’ingurgiter trop d’eau courante.
Impossible, pourtant, de faire respecter l’interdit préfectoral à 100 %. A l’Ehpad, les 70 résidents avalent une soupe à la Cristaline, mais ceux atteints d’Alzheimer oublient qu’on leur a dit de ne pas boire l’eau du robinet. Dans les jardins, on ne peut pas remplir les piscines gonflables de Cristaline, alors, quand les bambins boivent la tasse, c’est de l’eau courante. Quand on est lassé de se laver les dents à la Cristaline, on les rince normalement, même si c’est défendu.
De toute façon, une bonne partie des citoyens d’Etais passent outre la consigne de la préfecture, à commencer par le premier d’entre eux : « Moi, j’ai toujours bu l’eau du robinet », dit fièrement M. Le Maire, Claude Macchia, qui n’a pas l’air particulièrement mal en point du haut de ses 71 ans. Et qui, aujourd’hui, ne prend pas de risque, car l’eau courante, interdite à la consommation, est en fait… potable. Voilà où l’on en est de cet absurde micmac aquatique au cœur de la Bourgogne, à mi-chemin entre querelles de clochers dérisoires et enjeux sanitaires, commerciaux et sociétaux majeurs.
Enjeu...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Plusieurs policiers ont été plus légèrement atteints par cet incendie, qui a été maîtrisé aux alentours de 19 h 30, dimanche.
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Incendie à Aubervilliers : sept personnes grièvement blessées, dont cinq enfants

Plusieurs policiers ont été plus légèrement atteints par cet incendie, qui a été maîtrisé aux alentours de 19 h 30, dimanche.



Le Monde
 |    19.08.2018 à 21h47
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 07h13
   





                        



   


Un incendie dans un immeuble d’habitation a blessé grièvement sept personnes, dont cinq enfants, dimanche 19 août à Aubervilliers, moins d’un mois après un sinistre qui avait coûté la vie à une mère et à ses trois enfants dans la même ville de Seine-Saint-Denis.
Parmi ces sept blessés figure une femme particulièrement touchée, dont le pronostic vital était engagé dimanche soir, a-t-on appris auprès de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP). Une autre habitante a fait une crise cardiaque mais a pu être sauvée, selon la préfecture. Quinze personnes ont aussi été plus légèrement touchées, dont dix policiers venus sur place pour tenter d’évacuer les habitants.
Le feu s’est déclaré vers 19 heures sous les combles d’un immeuble de deux étages et a nécessité l’intervention d’une centaine de pompiers dans cette commune populaire de Seine-Saint-Denis, proche de Paris. Les pompiers, aidés par une quarantaine de camions, sont parvenus à maîtriser les flammes à 19 h 30 et à circonscrire totalement le sinistre aux alentours de 21 heures, ont-ils précisé.
Selon une source policière, des occupants du logement sont passés par les fenêtres pour échapper aux flammes et aux fumées, certains se sont réfugiés sur le toit. Les causes de l’incendie restaient encore indéterminées et des membres de la police scientifique étaient dimanche soir à pied d’œuvre sur les lieux pour effectuer de premiers relevés.
« Mobilisation exemplaire »
Dans un Tweet, le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a salué la « mobilisation exemplaire » des pompiers et des policiers et a adressé ses « premières pensées » aux blessés. Vers 22 h 30, l’important dispositif policier qui avait été mis en place autour des lieux du drame a été levé sous le regard de quelques badauds.
Il s’agit du deuxième incendie grave qui frappe Aubervilliers en moins d’un mois. Le 30 juillet, un incendie survenu au 17e étage d’un immeuble HLM de la commune avait provoqué la mort d’une mère de 33 ans enceinte et de ses trois enfants âgés de 18 mois à 6 ans. Neuf personnes avaient été blessées. Le gouvernement avait alors rendu hommage aux jeunes du quartier qui avaient permis de sauver des vies « en grimpant dans les étages pour secourir les habitants ».
« Aubervilliers de nouveau touché par un grave incendie », s’est désolée la maire (PCF) de la ville, Meriem Derkaoui, dans un Tweet. « Mes pensées vont aux victimes et à leur famille. Les services municipaux sont actuellement à pied d’œuvre pour accompagner les sinistré·e·s », a-t-elle ajouté.

Aubervilliers touchée par un grave incendie dans une habitation privée dont les  conditions d'occupation restent à… https://t.co/V1bAC0Scia— Meriem_Derkaoui (@Meriem Derkaoui)


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Dans l’enquête sur ce précédent drame, un enfant de 10 ans, soupçonné d’avoir provoqué le sinistre en jouant avec un briquet et un torchon dans l’immeuble, a été mis en examen à Bobigny. Poursuivi pour incendie volontaire ayant entraîné la mort, il n’est toutefois pas pénalement responsable en raison de son âge et a été contraint à une mesure d’éloignement de la commune.

        Lire aussi :
         

                Mis en examen à l’âge de 10 ans : que prévoit la loi pour les mineurs ?






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Surmonter les épreuves (2/6). Les 20 millions de Français atteints de maladies chroniques ressentent un écart douloureux à la vie dite « normale ». Dépendants, ils doivent être protégés de la solitude : les relations, non exclusivement médicales, en particulier de la présence des êtres chers, sont primordiales.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤     


                Céline Lefève : « La maladie chronique révèle les liens affectifs qui nous tiennent en vie »


Surmonter les épreuves (2/6). Les 20 millions de Français atteints de maladies chroniques ressentent un écart douloureux à la vie dite « normale ». Dépendants, ils doivent être protégés de la solitude : les relations, non exclusivement médicales, en particulier de la présence des êtres chers, sont primordiales.

LE MONDE
                 |                 19.08.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 10h19
                 |

Céline Lefève (Maître de conférences en philosophie de la médecine à l’université Paris-Diderot)
















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Parler aujourd’hui de la maladie comme d’une épreuve, se demander comment nous la surmontons et ce qu’elle nous apprend, requiert de se tourner vers les maladies chroniques. Elles affectent de plus en plus de personnes, prenant des formes très diverses : depuis celles dont les symptômes sont bien régulés jusqu’aux évolutives, invalidantes, parfois rares, en passant par de nouvelles allures fragiles de vie, par exemple liées au diagnostic d’une maladie génétique ou aux suites d’une maladie grave, comme un cancer. Les maladies chroniques dessinent des vies particulières dont la difficulté et les trajectoires appellent un nouveau regard, tant social que médical. Alors que 20 millions de personnes en France sont concernées, celles-ci sont encore trop peu visibles, par exemple, dans les médias et les arts.
La maladie chronique est l’expérience même de la contradiction, l’expérience du conflit entre une tendance au chaos et à l’usure, et la résistance et l’inventivité d’un malade qui cherche à y nicher une vie supportable et à y insuffler espoir et liberté.
La médecine commence seulement à se concevoir autant comme une lutte que comme un soin de la personne malade chronique, un soutien dans son travail de construction de « la vie avec la maladie ». Précisément, cette expression ainsi que celle d’empowerment, qui désigne l’autonomisation et la reprise de pouvoir du malade sur sa pathologie, sont devenues familières dans la médecine de la chronicité. Elles disent qu’il est nécessaire mais aussi possible de faire de la maladie chronique une partie – et non le tout – de sa vie. Toutes les formes de soins (médical dans ses dimensions somatique et psychique, mais aussi amoureux, amical, social, à travers le travail ou l’art) visent à contrer la tendance de la maladie à déposséder le malade de sa propre vie, à le déloger de ses habitudes, de ses projets, de ses désirs, mais aussi à l’exclure de la vie des autres avec ses rythmes,...


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Céline Lefève : « La maladie chronique révèle les liens affectifs qui nous tiennent en vie »
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                                                Par                        Céline Lefève (Maître de conférences en philosophie de la médecine à l’université Paris-Diderot)













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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ L’organisation de ce gigantesque rassemblement religieux est un défi logistique pour les autorités d’Arabie saoudite.
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Article sélectionné dans La Matinale du 19/08/2018
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Début du pèlerinage à La Mecque pour deux millions de musulmans

L’organisation de ce gigantesque rassemblement religieux est un défi logistique pour les autorités d’Arabie saoudite.



LE MONDE
 |    19.08.2018 à 16h44
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 06h40
   





                        



   


Plus de deux millions de fidèles ont entamé dimanche 19 août, dans un climat de ferveur et sous un soleil de plomb, le pèlerinage annuel à La Mecque, en Arabie saoudite. Un véritable défi logistique pour les autorités locales.
Le hadj est l’un des cinq piliers de l’islam. Tout musulman est censé l’accomplir au moins une fois dans sa vie, s’il en a les moyens.
C’est « le rêve de tout musulman de venir ici », c’est « l’ultime voyage, explique Soliman Ben Mohri, commerçant de 53 ans originaire de Boulogne-sur-Mer, en France. Nous sommes émus. » « Je me sens si chanceuse », s’enthousiasme Nazia Noor, une Néo-Zélandaise de 36 ans, en poussant son père dans une chaise roulante. Saidou Boureima, un pèlerin du Niger, dit, lui, s’attendre à un parcours difficile : « Je me suis préparé en faisant du sport avant. Si Dieu veut, on pourra tenir. »
Les mouvements de pèlerins s’effectuent dans un climat de ferveur, dans une chaleur étouffante, alors que la température excède largement les 40 °C. Certains sont équipés de parapluies pour se protéger du soleil.
Protestations du Qatar
Les pèlerins viennent à La Mecque, dans l’ouest du royaume, des quatre coins de la planète. Mais, parmi les plus gros contingents, figurent ceux d’Egypte, d’Inde, du Pakistan, du Bangladesh et du Soudan, ont précisé les autorités.
Pour la deuxième année consécutive, le Qatar s’est plaint du fait que ses citoyens soient privés de hadj sur fond de crise diplomatique avec Riyad. Les autorités saoudiennes accusent, au contraire, Doha d’entraver le déplacement de ses citoyens vers les lieux saints. Quelque 1 200 citoyens du Qatar devraient en principe pouvoir participer au hadj, selon un système de quotas par pays, mais des Qataris se sont plaints de l’impossibilité de s’inscrire sur un site Web du ministère saoudien du pèlerinage.

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                Le pèlerinage de La Mecque, un défi logistique et sécuritaire



Les fidèles se sont rendus dimanche dans la vallée proche de Mina, à travers le lieu-dit de Mozdalifa où ils devaient passer la nuit avant le stationnement sur le mont Arafat, temps fort du hadj. C’est sur ce mont que le prophète Mahomet a prononcé son dernier sermon et c’est là que les pèlerins passeront une journée de prières et d’invocations en sollicitant la clémence d’Allah. Le pèlerinage se terminera avec l’Aïd Al-Adha, une fête de trois jours suivie par le rituel de la « lapidation de Satan ».
Au fil des ans, le hadj a pris une dimension de plus en plus high-tech avec une multiplication d’applications mobiles pour aider les fidèles à comprendre les instructions, à trouver leur chemin ou obtenir des soins médicaux d’urgence auprès du Croissant-Rouge saoudien. De plus, une brigade de traducteurs est à pied d’œuvre pour aider les fidèles musulmans non arabophones qui viennent du monde entier et parlent une douzaine de langues.
Les autorités ont également amélioré la sécurité après une série de drames ces dernières années. En 2015, le pèlerinage avait été endeuillé par une gigantesque bousculade qui avait fait quelque 2 300 morts, dont des centaines d’Iraniens.
Un royaume en pleine transformation
Le hadj de 2018 se déroule alors que l’Arabie saoudite, royaume ultra-conservateur, est en pleine transformation avec des réformes concernant les femmes qui ont été finalement autorisées à conduire. Dans le même temps, les autorités font preuve d’une grande fermeté face à toute voie dissidente. La religion conserve une place centrale dans la société.
Le jeune prince héritier Mohammed Ben Salman, fils du roi et inspirateur des réformes, a clamé la volonté de son pays de « renouer avec un islam modéré et tolérant », tout en multipliant les arrestations dans les milieux dissidents, y compris parmi les défenseurs des droits de l’homme et les religieux critiques.
Le pèlerinage a lieu également en pleine guerre au Yémen, où l’Arabie saoudite intervient contre des rebelles soutenus par l’Iran, le grand rival régional de Riyad.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ La police en réalise cent cinquante par an. La maîtrise du logiciel est secondaire, tout repose sur le lien entre le témoin ou la victime et le portraitiste.
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Le portrait-robot, un exercice délicat à l’efficacité contestée

La police en réalise cent cinquante par an. La maîtrise du logiciel est secondaire, tout repose sur le lien entre le témoin ou la victime et le portraitiste.



Le Monde
 |    19.08.2018 à 15h24
    |

            Faustine Vincent (Envoyée spéciale à Ecully (Rhône)








                        



                                


                            

C’était trois jours après les attentats du 13 novembre 2015. Deborah [les noms ne peuvent être divulgués] s’est installée avec le témoin dans la minuscule pièce aux murs beiges où travaillent les techniciens de la police scientifique et technique de Versailles (Yvelines). Comme d’habitude, elle a posé l’écriteau sur la porte, « Portrait-robot, interdiction d’entrer », baissé le store, et allumé l’ordinateur. L’homme, « un grand gaillard d’un mètre quatre-vingts », s’est assis à côté d’elle pour raconter ce qu’il avait vu ce soir-là, depuis le premier étage d’un immeuble face au café La Belle Equipe, à Paris. Il fallait donner un visage à ces silhouettes sombres qui avaient mitraillé la terrasse de l’établissement à la kalachnikov avant de s’enfuir, laissant vingt morts derrière elles.
Le témoin « avait surtout besoin de parler »
Jamais Deborah n’avait eu de portrait-robot aussi difficile à réaliser. « Très choqué et complètement déboussolé », le témoin, en larmes, peine à se focaliser sur les centaines de paires d’yeux, de bouches et de nez que propose le logiciel. Il revient sans cesse à la scène qu’il a vue après, quand il est descendu porter secours, au milieu des corps. A chaque fois, la policière tente de le recentrer aussi doucement que possible sur la description des terroristes. « Il avait surtout besoin de parler, explique-t-elle. Je ne suis pas sûre que le portrait-robot ait été efficace : il était loin, il faisait nuit, et le traumatisme était tel qu’on n’a pas pu entrer dans le vif du sujet. »
« Décharge émotionnelle »
Elaborer un portrait-robot est une épreuve, et, quand il est réussi, un petit miracle, tant les obstacles sont nombreux. Environ cent cinquante sont réalisés chaque année par la police, uniquement sur ordinateur – les portraits ne sont plus dessinés à la main depuis plus de vingt ans –, le plus souvent pour des cas de braquages, d’agressions ou de viols. La maîtrise...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Le maire LRM de la ville justifie cette mesure, contestée par des associations et des habitants, par une recrudescence de mendicité agressive.
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Besançon : sit-in contre un arrêté antimendicité

Le maire LRM de la ville justifie cette mesure, contestée par des associations et des habitants, par une recrudescence de mendicité agressive.



Le Monde
 |    19.08.2018 à 14h36
 • Mis à jour le
19.08.2018 à 15h09
   





                        


L’été, pas question de s’asseoir sur les pavés de Besançon : depuis le 9 juillet, un arrêté municipal décidé six jours plus tôt interdit « la consommation d’alcool, la mendicité accompagnée ou non d’animaux, les regroupements ainsi que la station assise ou allongée lorsqu’elle constitue une entrave à la circulation publique ». D’autres villes ont adopté ce type d’arrêté antimendicité en période estivale ; c’est le cas à Nice, Montpellier, La Rochelle ou encore La Roche-sur-Yon.
Mais cette décision ne plaît pas à tous les Bisontins. Environ 200 d’entre eux, selon L’Est républicain, ont protesté samedi 18 août contre cette mesure en participant à un sit-in, place Pasteur. « Marre de la chasse aux pauvres ! On ne combat la pauvreté et la misère en la mettant sous le tapis », regrette sur Facebook le collectif qui appelait à cette manifestation.
« Demande des habitants »
Jean-Louis Fousseret, le maire LRM de la ville, justifie cet arrêté par « une demande très forte des commerçants, des habitants du centre-ville, des personnes âgées ». Il regrette dans L’Est républicain « la recrudescence dans certaines rues, places et lieux publics de personnes se livrant à la mendicité souvent de manière agressive… »
Un point de vue que ne partage pas Jacques Vuillemin, ancien adjoint au maire (PS) de la ville, venu exprimer son désaccord : « Je me souviens que, confronté au même type de problème il y a quelques années, j’avais accueilli des SDF à l’hôtel de ville. Nous avions discuté pour essayer de trouver une solution. Je pense que c’est préférable plutôt que de prendre des arrêtés qui finalement ne règlent rien », explique-t-il à France 3.
Cet arrêté, mis en place jusqu’au 30 septembre du lundi au samedi, de 10 heures à 20 heures, reprendra effet pour les fêtes de Noël, entre le 23 novembre et le 31 décembre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Des photos du rappeur incarcéré ont été diffusées sur les réseaux sociaux. Des portables ont été saisis et les syndicats de surveillants dénoncent une « plaie ».
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Prisons : une enquête ouverte après la diffusion d’images de Kaaris à Fresnes

Des photos du rappeur incarcéré ont été diffusées sur les réseaux sociaux. Des portables ont été saisis et les syndicats de surveillants dénoncent une « plaie ».



Le Monde
 |    18.08.2018 à 16h02
 • Mis à jour le
19.08.2018 à 06h38
   





                        



   


La direction de l’administration pénitentiaire (DAP) a annoncé, samedi 18 août, qu’une enquête avait été ouverte, et le parquet saisi, suite à la diffusion sur les réseaux sociaux d’images du rappeur Kaaris à l’intérieur de la prison de Fresnes, où il a été placé en détention provisoire le 3 août après une rixe avec son rival Booba à l’aéroport d’Orly.

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Sur plusieurs comptes Twitter et Instagram, repris par différents médias, on peut voir des photos et vidéos du rappeur faisant les cent pas dans une cour de la prison, et en selfie aux côtés d’un autre détenu. Des images vraisemblablement prises et diffusées sur les applications Snapchat et Instagram.
Le Parisien rapporte également qu’un compte Facebook a publié une capture d’écran de la fiche de détenu de Kaaris provenant d’un logiciel de l’administration pénitentiaire. Ce dernier document comprend des informations sur le détenu, notamment son solde de cantine (argent provisionné en prison), qui n’ont pas vocation à circuler, a souligné la DAP, en annonçant l’ouverture d’une enquête interne au sein de l’établissement pénitentiaire.
« La cellule [de Kaaris] a été fouillée vendredi soir [17 août] et un téléphone portable saisi », a ajouté la DAP dans sa communication du 18 août. Selon une source syndicale à Fresnes (Val-de-Marne), un téléphone a également été saisi dans la cellule du détenu auteur du selfie.
Les portables sont « une plaie »
Pour les syndicats, ces nouvelles fuites n’ont rien d’exceptionnel. En 2016, plus de 33 000 téléphones mobiles ont été saisis dans les prisons françaises, qui comptaient alors autour de 68 000 détenus, selon les chiffres de la DAP.
A Fresnes, les portables sont « une plaie », a expliqué à l’Agence France-Presse Cédric Boyer, du syndicat FO : les appareils, de plus en plus petits et indétectables, « entrent par projection [par-dessus les murs], par les parloirs ». Dans un entretien à Franceinfo, il précise : « On ne va pas caricaturer parce que cela concerne Kaaris, mais les téléphones, il y en a énormément en détention qui entrent par les parloirs et divers trafics. (…) C’est aussi un problème de sécurité, car on sait que les évasions, les pressions sur les victimes, les trafics, c’est fait grâce aux téléphones portables qui sont en détention. »
Alors que les syndicats réclament un « brouillage effectif » des téléphones et une plus grande latitude dans l’organisation des fouilles des détenus, le ministère de la justice a annoncé en janvier le lancement de deux chantiers : d’une part le déblocage dès cette année d’une enveloppe de 15 millions d’euros pour « garantir un brouillage effectif » et d’autre part l’installation de 50 000 téléphones fixes en cellule, pour ne pas couper les détenus de leurs proches.
Le 1er août, les frères ennemis du rap français Booba et Kaaris et leurs clans s’étaient violemment affrontés à l’aéroport d’Orly sous les yeux de passagers. Ils seront jugés pour violences aggravées le 6 septembre à Créteil. Le tribunal a ordonné leur placement en détention en attendant. L’un des proches de Booba a toutefois été libéré depuis. Ils risquent jusqu’à sept ans de prison et 100 000 euros d’amende.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Sept enfants ont été blessés parmi les 28 enfants et 14 adultes du bus. Il avait été percuté, jeudi, alors qu’il était arrêté sur la bande d’arrêt d’urgence après avoir crevé.
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Le chauffeur d’un camion ayant percuté un car d’enfants mis en examen

Sept enfants ont été blessés parmi les 28 enfants et 14 adultes du bus. Il avait été percuté, jeudi, alors qu’il était arrêté sur la bande d’arrêt d’urgence après avoir crevé.



Le Monde
 |    18.08.2018 à 11h40
 • Mis à jour le
18.08.2018 à 13h03
   





                        


Le chauffeur du camion qui a heurté jeudi soir un car d’une colonie de vacances sur l’A4, à Villers-Agron-Aiguizy (Aisne), a été mis en examen pour « blessures involontaires » et placé sous contrôle judiciaire vendredi 17 août, selon le parquet de Soissons.
Selon les premières investigations, le conducteur du camion a utilisé son portable, quelques secondes avant de percuter le car qui transportait vingt-huit enfants et quatorze adultes.
Le car, affrété par la commune de Varennes-en-Argonne (Meuse) pour conduire les enfants du centre aéré de la commune à une exposition située en région parisienne, était sur le chemin du retour « lorsque la crevaison d’un pneu l’a obligé à stationner sur la bande d’arrêt d’urgence », à 17 h 18. Le poids lourd le percutait à 17 h 30.
Dépistages d’alcool et de drogue négatifs
Le chauffeur du camion, un jeune Français âgé de 26 ans, dont le casier judiciaire est vierge, a été interpellé. Les dépistages d’alcool et de produits stupéfiants se sont révélés négatifs. A l’issue de sa garde à vue, il a été déféré, vendredi après-midi, devant un juge d’instruction et mis en examen pour « blessures involontaires », a annoncé le parquet, précisant qu’il a « commis une violation manifestement délibérée d’une obligation particulière de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement ».
Sept enfants ont été hospitalisés après l’accident. Trois d’entre eux, âgés de 10 ans et 11 ans, étaient toujours à l’hôpital vendredi en début d’après-midi, mais leur vie n’est pas en danger.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Editorial. Délais de prise en charge, soignants à bout, patients abandonnés, la situation dans les services de psychiatrie est critique. Les pouvoirs publics ne semblent pas en mesurer la gravité.
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La psychiatrie, un secteur en état d’urgence

Editorial. Délais de prise en charge, soignants à bout, patients abandonnés, la situation dans les services de psychiatrie est critique. Les pouvoirs publics ne semblent pas en mesurer la gravité.



Le Monde
 |    18.08.2018 à 10h52
 • Mis à jour le
19.08.2018 à 13h41
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Le diagnostic est largement partagé : la psychiatrie publique française est en pleine dépression. Ces dernières années, de nombreux rapports en ont fait le constat unanime. Sur le terrain, tout contribue à cette crise : des délais sans fin de prise en charge, des soignants usés et désabusés, des familles et des patients qui se sentent abandonnés. La ministre de la santé, Agnès Buzyn, a elle-même reconnu, il y a quelques mois, qu’« il n’y a pas eu un vrai investissement depuis des années » en psychiatrie, et elle a déploré un état de « souffrance générale » des professionnels et des malades.
Personne, pourtant, ne semble véritablement mesurer la gravité de cette situation. Cette indifférence, voire cette cécité, est aussi alarmante qu’incompréhensible, alors que, au cours de sa vie, un Français sur cinq connaîtra un trouble psychique justifiant un suivi médical. En 2016, 2,1 millions de patients (dont un quart âgés de moins de 18 ans) ont été pris en charge, soit par les quelque 3 900 centres médico-psychologiques répartis sur le territoire, soit par les hôpitaux psychiatriques, qui ont accueilli 417 000 malades.

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                Dans les hôpitaux psychiatriques, les soignants dénoncent une situation « critique »



Ces derniers mois, les signaux d’alerte sont passés au rouge les uns après les autres. Dans les hôpitaux psychiatriques de Bourges, Allonnes, Rennes, Amiens ou Saint-Etienne, les personnels se sont mis en grève pour réclamer les moyens d’exercer dignement leur métier, lassés d’être devenus de simples gardes-malades. En juin, à l’hôpital du Rouvray, à Sotteville-lès-Rouen, nombreux sont ceux qui ont mené une grève de la faim de près de deux semaines avant d’obtenir la création d’une trentaine de postes d’infirmiers et d’aides-soignants. En outre, ces tensions sont aggravées par la « banalisation » choquante du recours à la contention et à l’isolement, dénoncée en 2016 par le Contrôleur général des lieux de privation de liberté.
Les CMP de plus en plus engorgés et débordés
La situation n’est pas moins critique dans les centres médico-psychologiques (CMP). Ces structures, développées depuis un demi-siècle dans le cadre de la sectorisation de la psychiatrie publique, constituent un maillon essentiel, entre la médecine générale et l’hôpital, de la prise en charge des problèmes de santé mentale – en particulier pour les enfants et les adolescents adressés par les psychologues scolaires. Or, elles sont souvent les premières victimes des restructurations des hôpitaux dont elles dépendant. Faute, là encore, de moyens, les CMP sont de plus en plus engorgés et débordés. Les délais de prise en charge s’allongent jusqu’à plusieurs mois, voire un an, en pédopsychiatrie, au risque de rendre caduque leur mission de dépistage et de prévention.

   


L’origine de cette crise est connue : des patients toujours plus nombreux et des moyens toujours plus contraints. Entre 2010 et 2016, près de 300 000 personnes supplémentaires ont ainsi été suivies en psychiatrie. Le Syndicat des psychiatres des hôpitaux estime qu’entre 900 et 1 000 postes de psychiatres sont aujourd’hui non pourvus. Même si cela a longtemps répondu à la volonté de sortir de la logique « asilaire », le nombre de lits à temps complet en hôpital a été réduit de 70 % durant les trois dernières décennies. Au point que la pénurie de lits est devenue, bien souvent, un critère de la durée des soins des patients.
Le président de la République doit annoncer, en septembre, une grande réforme du système de santé. Il ne faudrait pas que la psychiatrie en soit le parent pauvre. Il est urgent, au contraire, d’entendre le cri d’alarme des soignants.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ A Paris, le chef de service de pédopsychiatrie de l’hôpital Robert-Debré tire le signal d’alarme. A Amiens, la grève se poursuit depuis juin.
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Dans les hôpitaux psychiatriques, les soignants dénoncent une situation « critique »

A Paris, le chef de service de pédopsychiatrie de l’hôpital Robert-Debré tire le signal d’alarme. A Amiens, la grève se poursuit depuis juin.



Le Monde
 |    18.08.2018 à 10h10
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 07h44
    |

            François Béguin








                        



                                


                            
La psychiatrie publique n’en finit pas de craquer. A Paris, Richard Delorme, le chef de service de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent de l’hôpital Robert-Debré, un établissement de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) situé dans le nord-est de la capitale, a adressé le 6 juillet une lettre à la direction de l’établissement pour l’avertir de la situation devenue « critique » pour les personnels mais « plus encore » pour les patients et leurs familles.
Dans ce courrier, dont Le Monde a eu connaissance, le médecin fait valoir que plus d’un tiers (37 %) des effectifs infirmiers de son service sont en arrêt maladie ou en accident du travail, soit 7 personnes sur 19, ce qui entraîne une « désorganisation des plannings » et aggrave « la fatigue des équipes ». Ces derniers mois, celles-ci ont dû faire face à un accroissement du nombre de patients « complexes et violents » et, de ce fait, à une « augmentation significative » du nombre d’agressions (64 signalements en un semestre).

Alors qu’en dix ans le nombre de passages en première consultation d’orientation, dans ce service, a « quasiment quadruplé » (de 600 à 2 300), tout comme celui aux urgences pédiatriques pour motif pédopsychiatrique (de 400 à 1 500), Richard Delorme déplore la pénurie de lits d’hospitalisation en Ile-de-France pour faire face à ces situations urgentes, « l’incapacité, voire le refus de plus en plus fréquent » des services de pédiatrie hospitaliers de prendre en charge des patients pour des indications pédiatriques, ou encore « l’insuffisance » du réseau de consultation psychiatrique dans la région.
Même si les mobilisations ont baissé en intensité au cœur de l’été, des médecins et des soignants continuent un peu partout en France d’alerter sur la dégradation de leurs conditions de travail, comme galvanisés par les succès des grévistes de la faim à l’hôpital du Rouvray,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Journées rouge et orange ce week-end dans le sens des retours, partout en France, selon Bison Futé.
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Trafic très difficile sur les routes dans le sens des retours de vacances

Journées rouge et orange ce week-end dans le sens des retours, partout en France, selon Bison Futé.



Le Monde
 |    18.08.2018 à 09h54
 • Mis à jour le
18.08.2018 à 10h13
   





                        


La circulation s’annonce difficile dans le sens des retours de vacances pour le week-end des 18 et 19 août, selon les prévisions de Bison Futé. La journée de samedi est ainsi classée rouge au niveau national, tandis que celle de dimanche est classée orange par le service public d’information routière. Le trafic devrait, en revanche, être plus fluide dans le sens des départs.

   


Samedi, dans le sens des retours, Bison Futé prévoit une « circulation très difficile » sur l’ensemble du territoire. Les plus grosses difficultés devraient être observées entre 10 heures et 16 heures, mais le trafic devrait rester dense jusqu’à 20 heures environ, selon les itinéraires. Des difficultés de circulation sont également à prévoir dans le sens des départs, où la journée a été classée orange au niveau national et rouge sur l’Arc méditerranéen.
Dimanche, les conditions de circulation devraient s’améliorer, même si la journée reste classée orange au niveau national et rouge en Auvergne-Rhône-Alpes dans le sens des retours. Dans le sens des départs, Bison Futé prévoit une circulation « fluide » partout en France.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Le projet de reprise par un fast-food asiatique halal irrite salariés et habitants. Celui-ci est jugé sans avenir par le personnel.
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Article sélectionné dans La Matinale du 17/08/2018
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Les quartiers nord de Marseille se battent pour garder leur McDo

Le projet de reprise par un fast-food asiatique halal irrite salariés et habitants. Celui-ci est jugé sans avenir par le personnel.



Le Monde
 |    18.08.2018 à 06h32
 • Mis à jour le
18.08.2018 à 09h56
    |

                            Luc Leroux (Marseille, correspondant)








                        



                                


                            

Au rond-point de Saint-Barthélemy, que les travaux d’une voie rapide ont transformé en un vaste chantier, le célèbre fast-food est le seul bâtiment bas et coloré dans un horizon de barres et de tours de la Busserine, Font-Vert, Picon, les grandes cités des quartiers nord de Marseille. « McDo tue nos emplois », « Entreprise milliardaire, salariés de misère »… des pancartes témoignent de l’épreuve de force qui oppose les 77 salariés à leur gérant franchisé. Sur la terrasse, autour d’un café, des habitants ont rejoint les manageurs et équipiers qui occupent les lieux. Tout le monde se bat pour garder le McDo.
En mai, le gérant, Jean-Pierre Brochiero, a annoncé la cession des six établissements qu’il possède à Marseille et dans les Bouches-du-Rhône. Cinq sont voués à rester sous la marque américaine et à être repris par un autre franchisé marseillais. Celui des quartiers nord, en raison de « pertes financières structurelles » (3,3 millions d’euros depuis 2009), estime la direction, n’aurait « plus aucune perspective sous l’enseigne McDonald’s ».
Le projet de cession de M. Brochiero prévoit une reprise par Hali Food and Co, une société tunisienne créée en mars qui souhaite en faire un fast-food asiatique halal. Il est jugé « farfelu » et non viable par le personnel, qui y voit un montage pour se débarrasser de ce McDo pas comme les autres : issus des quartiers alentour, la plupart des salariés y travaillent depuis de longues années quand, ailleurs, fabriquer des hamburgers est souvent un job d’étudiant. Selon les représentants du personnel, cette reprise sans avenir serait aussi un moyen d’en finir avec un foyer syndical très actif au sein des McDo. « Le dernier village gaulois », comme disent les salariés.
« Vecteur de lien social »
Le comité d’entreprise de l’unité économique et sociale Marseille union restaurants qui regroupe les six McDonald’s de M. Brochiero demandera, lundi 20 août, au juge...




                        

                        

