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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ En deux cent cinquante ans, la Terre s’est réchauffée à un rythme jamais vu dans sa pourtant longue histoire. Voici comment l’homme bouscule l’équilibre du climat sur sa propre planète.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Le rapport d’un grand jury de Pennsylvanie a mis en évidence un système qui a permis aux sévices de perdurer pendant des décennies.
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Pédophilie : le pape condamne « avec force les atrocités » commises par 300 prêtres américains

Le rapport d’un grand jury de Pennsylvanie a mis en évidence un système qui a permis aux sévices de perdurer pendant des décennies.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 14h42
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 18h45
   





                        



   


Le pape François a condamné « avec force », lundi 20 août, « les atrocités » commises au cours des dernières décennies par au moins 300 prêtres pédophiles en Pennsylvanie, dans le nord-est des Etats-Unis.
« Ces derniers jours est paru un rapport détaillant le vécu d’au moins mille personnes qui ont été victimes d’abus sexuels, d’abus de pouvoir et de conscience, perpétrés par des prêtres pendant à peu près soixante-dix ans. Bien qu’on puisse dire que la majorité des cas appartient au passé […] nous pouvons constater que les blessures infligées ne disparaissent jamais, ce qui nous oblige à condamner avec force ces atrocités », affirme le pape dans cette lettre diffusée par le Vatican et adressée au « peuple de Dieu ».
Le pape François regrette lundi que « ce que l’on peut faire pour demander pardon et réparer du dommage causé ne sera jamais suffisant » mais assure que « rien ne doit être négligé pour promouvoir une culture capable non seulement de faire en sorte que de telles situations ne se reproduisent pas mais encore que celles-ci ne puissent trouver de terrains propices pour être dissimulées et perpétuées ». Il appelle ainsi toute la communauté catholique à se mobiliser pour « dénoncer tout ce qui met en péril l’intégrité de toute personne ».
Il est essentiel, ajoute-t-il, que toute la communauté des fidèles, et pas seulement le clergé, se mobilise. « Tout ce qui se fait pour éradiquer la culture de l’abus dans nos communautés sans la participation active de tous les membres de l’Eglise ne réussira pas à créer les dynamiques nécessaires pour obtenir une saine et effective transformation », écrit-il ainsi dans cette lettre en forme de mea culpa, et publiée en sept langues.
« Nous n’avons pas su être là où nous le devions, (…) nous n’avons pas agi en temps voulu en reconnaissant l’ampleur et la gravité du dommage qui était infligé à tant de vies », écrit encore Jorge Bergoglio, « avec honte et repentir ».

        L’analyse de notre correspondant :
         

          la justice de Pennsylvanie accable l’Eglise catholique, qui a « tout caché »



Scandale en Pennsylvanie
Les déclarations du pape sont consécutives à la publication mardi 14 août par un grand jury de Pennsylvanie d’un rapport mettant en évidence un phénomène loin d’être marginal, et dénonçant un système qui a permis aux sévices de perdurer pendant des décennies.
Au cours de deux années de travail, des dizaines de victimes ont été interrogées, 500 000 pages de documents internes des diocèses concernés ont été examinées, permettant au grand jury de conclure que plus de mille mineurs, parfois âgés de moins de 10 ans, ont été victimes d’au moins 300 prêtres. Mais si deux prêtres ont été poursuivis, « quasiment tous les cas » suspectés seraient cependant aujourd’hui frappés par la prescription, certains remontant aux années 1940.
Jeudi déjà, le Vatican déclarait, dans un communiqué officiel, éprouver « honte et colère ». « Les victimes doivent savoir que le pape est de leur côté », avait alors déclaré le Saint-Siège.
Un phénomène loin d’être marginal
Ce n’est pas la première fois que le pape François, élu en 2013, réagit face au fléau de la pédophilie qui n’en finit pas d’ébranler l’Eglise catholique.
Fin juillet, il avait ainsi accepté la démission du cardinal Theodore McCarrick, archevêque émérite de Washington, accusé d’abus sexuels sur un adolescent. Plusieurs autres hauts prélats ont été contraints de démissionner pour avoir fermé les yeux, dont les cardinaux Roger Mahony (Los Angeles) et Bernard Law (Boston), décédé fin 2017.
Les agissements de l’archevêque Law ont été au cœur d’une vaste enquête du Boston Globe, qui a reçu le prix Pulitzer avant de faire l’objet d’un film, Spotlight, couronné par les Oscars du meilleur film et du meilleur scénario en 2016.

        Comprendre comment
         

          des sommes faramineuses ont été déboursées par les diocèses aux Etats-unis pour tenter d’étouffer ces affaires.L’Eglise américaine et « la profonde honte » de la pédophilie






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ L’huile de palme, utilisée pour l’alimentation et les agrocarburants, met en péril la biodiversité africaine, après avoir causé des ravages en Asie.
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L’huile de palme menace aussi les primates d’Afrique

L’huile de palme, utilisée pour l’alimentation et les agrocarburants, met en péril la biodiversité africaine, après avoir causé des ravages en Asie.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 17h02
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 17h44
    |

            Pierre Le Hir








                        



L’huile de palme va-t-elle mettre en péril la biodiversité du continent africain, après avoir causé des ravages en Indonésie et en Malaisie ? En Asie, elle entraîne une déforestation massive qui décime notamment les populations d’orangs-outans de l’île de Bornéo. Une étude internationale menée par des chercheurs du Centre commun de recherche de la Commission européenne et de plusieurs pays (Afrique du Sud, France, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suisse), publiée le 13 août dans les comptes-rendus de l’Académie des sciences américaines, laisse craindre que la menace soit sérieuse en Afrique aussi.
La production d’huile de palme, aujourd’hui issue à 85 % d’Asie du Sud-Est, est tirée par la croissance continue de la demande mondiale, pour ses usages alimentaires mais aussi pour l’élaboration d’agrocarburants. Selon de précédentes études, 53 millions d’hectares supplémentaires pourraient être nécessaires à sa culture en 2050, dont 44 millions d’ha pour l’alimentation et 9 millions pour les carburants. Ce qui signifierait de presque multiplier par quatre les superficies par rapport aux 20 millions d’ha de terres dédiés, en 2015, à cette filière.
Cette expansion pourrait se faire en grande partie en Afrique, où des écosystèmes tropicaux de basse altitude sont adaptés à cette culture, déjà pratiquée – à encore relativement petite échelle - au Nigeria, en Côte d’Ivoire, en République démocratique du Congo, au Cameroun, au Gabon ou au Ghana. Les chercheurs en ont analysé les impacts prévisibles sur les 193 espèces de primates recensés sur le sol africain, sachant que 37 % de celles qui vivent sur le continent et 87 % de celles de l’île Madagascar sont classées comme « menacées d’extinction » par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

   


C’est le cas de nombreux singes, tels que le chimpanzé commun, le bonobo, le mandrill, le macaque de Barbarie (aussi appelé magot), le kipunji, le cercopithèque à queue de soleil, le mangabey à crête ou le colobe roux. Et celui de multiples lémuriens de Madagascar, comme le maki mococo, l’avahi méridional, le lémur à front blanc, le lépilémur de Sahamalaza, le grand hapalémur, le propithèque soyeux ou le vari noir et blanc. « Les primates, soulignent les auteurs, sont de bons indicateurs de l’ensemble de la biodiversité. » En outre, « en dispersant les graines, ils jouent un rôle important dans le maintien de la composition des écosystèmes forestiers ». 
Les chercheurs ont voulu savoir dans quelle mesure des plantations de palmiers à huile étaient compatibles avec la préservation de ces primates. Ils ont défini trois niveaux, à la fois pour les rendements des cultures et pour la protection des animaux. Il apparaît que sur les quelque 30 millions de km2 du continent africain (3 milliards d’hectares), 9 % seulement sont propices à cette culture, pour l’essentiel dans une zone allant de la Côte d’Ivoire à la RDC, ainsi que sur une portion de la côte Est, en Tanzanie et au Mozambique, plus le nord de Madagascar. Ce qui représente, tout de même, 273 millions d’hectares.
Un terrain de compromis est quasi impossible
Mais sur ce total, une infime partie de 130 000 hectares seulement pourrait allier un haut rendement et un faible impact sur les primates. Même si les industriels se contentaient d’une productivité moyenne ou faible, ils ne pourraient exploiter que 3,3 millions d’hectares s’ils avaient en même temps le souci de n’avoir qu’un impact limité sur la faune. Trouver un terrain de compromis entre intérêts économiques et défense de la nature est donc quasi impossible.

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Les scientifiques ont poussé plus loin leurs calculs. Dans l’hypothèse – vertueuse – où les cultures se concentreraient sur les terres les moins accessibles où les primates sont donc le moins vulnérables, cinq espèces en moyenne perdaient un hectare d’habitat pour chaque hectare converti à l’huile de palme. Et dans le cas – malheureusement le plus probable – où seraient d’abord choisis les sols les plus faciles d’accès et les plus productifs, le nombre d’espèces « expropriées » grimperait à seize.
« De la même façon que la culture d’huile de palme a des conséquences dramatiques sur la biodiversité en Asie du Sud-Est, concilier développement à grande échelle de cette culture en Afrique et conservation des primates sera très difficile », concluent les chercheurs, qui mettent en garde contre « des effets négatifs inévitables ».
« Pour conserver la biodiversité africaine, des solutions existent, assure pourtant Ghislain Vieilledent, écologue au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement et cosignataire de l’étude. L’une d’elles pourrait consister à augmenter la productivité des plantations actuelles par l’utilisation de semences à haut rendement en huile et adopter de meilleures pratiques agricoles. » La parade la plus sûre serait toutefois que les pays du Nord réduisent drastiquement leur consommation, et que des millions d’hectares de forêts tropicales ne soient pas abattus pour alimenter les voitures en biodiesel.

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Reste que selon un rapport publié fin juin par l’UICN, remplacer les palmiers à huile – dont provient aujourd’hui 35 % de toute l’huile végétale consommée dans le monde –, par d’autres oléagineux (soja, tournesol ou colza) exigerait jusqu’à neuf fois plus de terres pour la même production. Ce qui rend peu plausible une substitution de cultures. Pour les singes et les lémuriens d’Afrique, l’avenir est donc sombre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Cinq ans après sa création, le fabricant néerlandais a conclu une opération de financement participatif de 2,5 millions d’euros.
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Fairphone, l’OVNI des smartphones, à l’assaut du grand public

Cinq ans après sa création, le fabricant néerlandais a conclu une opération de financement participatif de 2,5 millions d’euros.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 17h24
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20.08.2018 à 18h12
    |

            Vincent Fagot








                        



   


Cinq ans après sa création, le fabricant néerlandais de smartphone Fairphone aborde une nouvelle étape de son existence. La société a ainsi achevé, jeudi 16 août, une opération de financement participatif de deux millions et demi d’euros. Les contributeurs, qui ont investi entre 500 et 5 000 euros chacun, pourront convertir leur don en actions de la société. « Cela montre que les gens croient en la compagnie et en son avenir », explique le fondateur, Bas van Abel. Ce n’était pas gagné, tant la société a connu des difficultés sévères ces derniers mois.
En 2017, la pénurie de composants électroniques a frappé de plein fouet l’entreprise, trop petite pour se faire entendre des fournisseurs face à des « concurrents » qui commandent des pièces dans des volumes infiniment plus élevés. N’ayant pas constitué de stock et n’étant plus approvisionnée, Fairphone a dû cesser temporairement sa production et fermer sa boutique en ligne…

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Mais tout cela est derrière elle, affirme sa direction, persuadée que l’heure est venue de faire connaître sa marque et son positionnement à un cercle moins confidentiel. Car Fairphone est un OVNI dans l’univers des smartphones. Ce constructeur de téléphones durables – conçus pour être aisément réparés – essaie de minimiser autant que possible les effets négatifs de la production de ses produits.
La société refuse de recourir à des « minerais de sang » (c’est-à-dire issus de zones où l’extraction de ces ressources fait l’objet de conflits armés) et s’efforce de travailler avec des usines offrant à leurs ouvriers des conditions de travail décentes.

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Combat écologique
Même s’il reconnaît que l’industrie de l’électronique a encore de grands progrès à faire dans ce domaine, Bas van Abel refuse les raccourcis : « Ce serait trop facile de dire que les méchants ce sont Apple, Samsung et compagnie. Si l’on regarde par exemple la question des conditions de travail des ouvriers dans les usines, elle est aussi largement liée au montant que chaque consommateur est prêt à payer pour avoir un téléphone… »
Le combat de Fairphone est également écologique. « On doit pouvoir proposer des téléphones qui ont la plus longue durée de vie possible vu les dégâts occasionnés par cette industrie sur l’environnement. Moins Fairphone produit de téléphones, mieux la planète se porte », explique l’entrepreneur, avant de lancer : « Ce n’est pas Tim Cook [le PDG d’Apple] qui pourrait dire ça à ses actionnaires. » Cela ne l’empêche pas d’espérer pouvoir rapidement séduire un plus grand nombre de consommateurs, avec un objectif de 100 000 à 150 000 ventes par an d’ici à 2020, contre environ 25 000 aujourd’hui, essentiellement en Allemagne, en France et en Suisse.
L’entreprise néerlandaise est persuadée que les conditions sont réunies pour y parvenir. « Pour la première fois depuis la création de Fairphone, on a sécurisé notre approvisionnement. On peut donc se concentrer sur le développement commercial », souligne Bas van Abel. Sa société veut notamment percer sur les marchés de l’Europe du Sud et de la Scandinavie. Et puis, l’air du temps lui est favorable. « Les valeurs de durabilité et de respect de l’environnement n’ont jamais été aussi importantes pour les consommateurs. De plus en plus de gens veulent consommer éthique, mais, étrangement, cela ne touche pas jusque-là le secteur de l’électronique. On pense pouvoir être des pionniers en la matière », conclut M. Van Abel.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Fusionner les données géographiques et sanitaires est une approche devenue incontournable pour améliorer les politiques de santé publique.
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Géographie et santé publique, une alliance vitale

Fusionner les données géographiques et sanitaires est une approche devenue incontournable pour améliorer les politiques de santé publique.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 17h16
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 19h12
    |

            Paul Benkimoun (Seattle (Etats-Unis), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Le géographe et géopolitoloque français Yves Lacoste avait intitulé l’un de ses ouvrages resté célèbre La géographie, ça sert, d’abord, à faire la guerre (La Découverte, 1976). Elle sert aussi à améliorer la santé des populations. Au cours des trente dernières années, les noces de la géographie – et ses nouveaux outils informatiques – et de la santé publique ont donné lieu à une production scientifique florissante qui ne se contente pas d’aligner chiffres et statistiques. Elle les intègre dans un contexte géospatial afin de mieux comprendre les mécanismes à l’œuvre dans les maladies et causes de décès. La finalité est de permettre aux décideurs politiques de prendre des décisions informées au service de la santé de la population et de cibler les ­interventions. « Derrière les chiffres, il y a des gens », résume Simon Hay, directeur des sciences géospatiales au sein de l’Institut de statistiques et d’évaluation en santé (IHME), rattaché à l’université de Washington à Seattle.

Tee-shirt, jeans et basket, Simon Hay sera notre guide lors du séjour à l’IHME. Il travaille dans un petit bureau au bout de l’un des deux étages qu’occupe actuellement l’institut dans un immeuble au 2301 Ve Avenue, à Seattle. Soit à quinze minutes à pied de la Fondation Gates qui a financièrement porté l’organisme sur les fonts baptismaux, en 2007. A priori, rien ne prédisposait ce Britannique, né en Allemagne en 1971, à occuper ce poste. Zoologiste de formation, il s’intéresse particulièrement aux insectes. Ce n’est qu’ensuite qu’il est ­devenu épidémiologiste.
Ampleur et rigueur méthodologique
Au sein du département de zoologie de l’université d’Oxford, il avait soutenu, en 1996, sa thèse doctorale sur l’utilité des données satellitaires ­météorologiques pour prédire la distribution et l’abondance de la mouche tsé-tsé, responsable de la maladie du sommeil. Un genre d’outil qui lui ­semble aussi applicable au suivi des maladies elles-mêmes,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ La ministre des transports a écrit à la Commission européenne pour demander que les ports français soient pris en compte par le projet de nouvelle liaison entre l’UE et l’Irlande.
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La France inquiète pour ses ports en cas de Brexit « dur »

La ministre des transports a écrit à la Commission européenne pour demander que les ports français soient pris en compte par le projet de nouvelle liaison entre l’UE et l’Irlande.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 11h25
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 14h59
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Bureau européen)








                        



   


Elisabeth Borne, la ministre des transports, s’inquiète d’un projet adopté le 1er août par la Commission européenne et visant à adapter le tracé du corridor maritime entre l’Irlande et l’Union en cas de Brexit « dur » – c’est-à-dire sans accord – entre Londres et Bruxelles, le 30 mars prochain. Mme Borne a écrit, le 10 août, à la commissaire chargée des transports, Violeta Bulc, pour lui dire que son projet était « inacceptable » parce que la nouvelle liaison proposée devrait favoriser les ports néerlandais et belges, au détriment de ports français, exclus dans leur ensemble selon la ministre, alors qu’ils seraient susceptibles d’être des points d’entrée pour les transporteurs soucieux d’éviter les contrôles à l’entrée et à la sortie du Royaume-Uni.
Actuellement, le corridor mer du Nord-Méditerranée permet l’acheminement des biens irlandais via Liverpool et Londres, puis Calais et d’autres ports continentaux. À l’avenir, les transporteurs voudront éviter la perte de temps et d’argent engendrée par les contrôles britanniques. Bruxelles, anticipant une absence d’accord, veut dès lors assurer la continuité du corridor et suggère de renforcer les liens entre Dublin et Cork, du côté irlandais, Anvers, Zeebruges et Rotterdam, du côté continental.

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Lien direct Le Havre-Irlande
Mme Borne estime, elle, que la proposition de Bruxelles présente de nombreuses lacunes et néglige l’intérêt manifesté par différentes parties prenantes françaises pour la mise en place de liaisons directes avec l’Irlande. « La proximité géographique entre la France et l’Irlande fait de ces liaisons (…) des connexions évidentes avec le marché intérieur », insiste-t-elle.
Elle prône un lien direct Le Havre-Irlande et une meilleure prise en compte des échanges via Cherbourg, Brest et Roscoff. La ministre, appuyée par Xavier Bertrand président de la région des Hauts-de-France, plaide enfin pour un renforcement des échanges via Calais et Dunkerque. « Nous n’avons pas connaissance de services réguliers vers les ports français du corridor, à savoir Calais et Dunkerque » a répliqué Mme Bulc, vendredi 17 août, dans une lettre envoyée à Paris et vue par Le Monde.
La commissaire slovène tente toutefois de calmer le jeu en proposant à la ministre une rencontre en septembre. Elle insiste par ailleurs sur le fait que son projet ne vise que le court terme – d’ici à 2020 – et une éventuelle solution d’urgence pour sauver les importations et les exportations irlandaises après le 30 mars 2019. L’Irlande totalisait, en 2017, 4 % des importations de l’Union (à hauteur de 78 milliards d’euros) et 6 % de ses exportations (120 milliards).
« L’ajustement proposé ne change en rien la situation des ports français dans le corridor (Calais et Dunkerque) ou leur capacité à accéder à des financements européens dans le cadre du Mécanisme pour interconnexion en Europe », souligne Mme Bulc. Les installations de la façade atlantique (Brest, Roscoff, Cherbourg) resteraient également éligibles à des projets dans le cadre d’un réseau central. La commissaire assure aussi qu’une demande française d’ajout d’une connexion Saint-Nazaire-Nantes-Tours au corridor Atlantique est retenue.
Double inquiétude
La lettre de Mme Borne traduit, en fait, une double inquiétude. D’abord, celle de voir l’attractivité des ports néerlandais et belges renforcée à bref délai, ce qui ne manquerait pas de pénaliser, sur le moyen et le long terme, les installations françaises. Et, d’autre part, de voir la manne de 30 milliards d’euros, liée à la redéfinition du corridor mer du Nord-Méditerranée pour la période 2021-2027, échapper en partie à la France : Rotterdam, Anvers et Zeebruges pourraient être les grands bénéficiaires de ces montants, destinés entre autres à renforcer les installations pour faire face, notamment, à l’augmentation des échanges avec l’Irlande.

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« Si on laisse agir le marché, il choisira sans doute ces deux ports, plus proches de l’hinterland [arrière-pays] européen. La Commission s’inscrit simplement dans cette perspective », a expliqué, dans le quotidien néerlandais NRC, Thierry Vanelslander, économiste des transports à l’Université d’Anvers.
Mme Borne souligne, dans son courrier, qu’elle compte fermement sur « le soutien » de la Commission lors des débats qui vont débuter au Conseil et au Parlement européens. Dans sa réponse, Mme Bulc évoque seulement sa « disponibilité » pour « tout suivi ultérieur ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ D’un château l’autre (1/6). Les articles de cette série sont extraits de « Crac » de Jean Rolin (P.O.L, janvier 2019). En 1909, T.E. Lawrence, qui n’est pas encore « d’Arabie », entreprend à travers le Moyen-Orient un voyage de près de 1 800 km à la découverte des châteaux forts bâtis par les croisés.
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<article-nb="2018/08/20/19-8">
<filnamedate="20180820"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180820"><AAMMJJHH="2018082019">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Les Etats-Unis ont rétabli des sanctions contre Téhéran et menacé les groupes qui continueraient de commercer avec le pays.
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Total cesse toute activité en Iran

Les Etats-Unis ont rétabli des sanctions contre Téhéran et menacé les groupes qui continueraient de commercer avec le pays.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 12h05
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 15h08
   





                        



Le ministre iranien du pétrole, Bijan Zanganeh, a déclaré lundi 20 août que le groupe français Total avait officiellement quitté l’Iran à la suite des menaces de Washington visant les entreprises qui continueraient de commercer avec Téhéran.
« Total a officiellement mis fin à l’accord pour le développement de la phase 11 du [gisement gazier] South Pars. Cela fait plus de deux mois qu’il avait annoncé qu’il mettrait fin au contrat », a déclaré M. Zanghaneh à l’agence gouvernementale Icana.
Le contrat, signé en 2017, attribuait à Total une part de 50,1 % dans ce qui apparaît comme le plus grand gisement gazier au monde, avec un investissement initial d’un milliard de dollars. Joint par l’agence de presse Reuters, Total n’a pas répondu à une demande de commentaire.

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Rétablissement des sanctions américaines
Après s’être retirés de l’accord nucléaire conclu en 2015 entre l’Iran et les grandes puissances, les Etats-Unis ont rétabli, le 6 août, une première série de sanctions contre Téhéran et lancé un avertissement aux pays qui persisteraient à entretenir des relations commerciales avec les Iraniens.
Les Américains ont donné aux entreprises une période de 90 à 180 jours pour se retirer du pays. La première vague de sanctions touche les transactions financières, les importations de matières premières, l’automobile et l’aviation, mais des mesures concernant les secteurs pétrolier et gazier sont prévues en novembre.
Les pays européens, parties prenantes de l’accord de 2015 visant à empêcher l’Iran de se doter de l’arme atomique, s’étaient montrés déterminés à sauver le texte. Mais par peur des pénalités américaines, un grand nombre de groupes, dont le constructeur allemand Daimler, ont déjà annoncé leur retrait du pays.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Selon le « New York Times », l’affaire remonte à 2013 et concerne un homme mineur au moment des faits.
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Asia Argento aurait acheté le silence d’un homme l’ayant accusée « d’agression sexuelle »

Selon le « New York Times », l’affaire remonte à 2013 et concerne un homme mineur au moment des faits.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 06h17
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 18h51
   





                        



   


L’actrice italienne Asia Argento, figure de proue du mouvement #metoo à la suite de ses accusations de viol envers le producteur Harvey Weinstein, a versé de l’argent à un homme qui affirmait qu’elle l’avait agressé sexuellement alors qu’il était mineur, a rapporté dimanche 20 août le New York Times.
Un montant de 380 000 dollars a été versé à Jimmy Bennett, un acteur et musicien de rock américain, qui assure que Mme Argento s’en est prise à lui dans une chambre d’hôtel en Californie en 2013, selon le NYT, qui cite des documents envoyés au journal par une source non identifiée. Les avocats du plaignant ont décrit la rencontre comme une « agression sexuelle » qui a traumatisé le jeune acteur, menaçant sa santé mentale.
Sa déclaration d’intention de poursuite en justice contre la comédienne portait sur une demande de 3,5 millions de dollars de dommages et intérêts pour lui avoir « infligé de manière intentionnelle une détresse émotionnelle et des pertes de salaire » à la suite de ces événements, selon le quotidien américain.
« On ne va plus vous permettre de vous en tirer »
A l’époque des faits, il avait 17 ans et deux mois. Elle était âgée de 37 ans. L’âge légal du consentement à une relation sexuelle en Californie est de 18 ans. Le New York Times affirme avoir essayé sans succès, à plusieurs reprises, d’obtenir un commentaire sur le sujet de la part d’Asia Argento ou de ses représentants.
Les conditions de l’accord, incluant un calendrier de paiement, ont été finalisées en avril, selon les documents consultés par le quotidien. Selon ces derniers, l’avocate de Mme Argento, Carrie Goldberg, a défini l’argent comme « aidant M. Bennett ».
L’Italienne est l’une des premières à avoir accusé publiquement le magnat américain Harvey Weinstein de l’avoir violée. Elle est devenue une voix importante du mouvement #metoo, après avoir raconté qu’elle avait été été agressée par le producteur dans sa chambre d’hôtel pendant le Festival de Cannes en 1997, alors qu’elle avait 21 ans.
Lors de la soirée de clôture de l’édition 2018 du même festival, elle avait lancé, face au public : « Les choses ont changé. On ne va plus vous permettre de vous en tirer sans être inquiétés. »

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“Mon cœur est brisé”
Les révélations du New York Times ont ébranlé une autre figure de proue du mouvement #metoo, l’actrice américaine Rose McGowan. « J’ai connu Asia Argento il y a dix mois. Notre point commun est d’avoir été agressées par Harvey Weinstein. Mon cœur est brisé. Je continuerai partout mon travail au nom des victimes », a-t-elle écrit sur Twitter.

I got to know Asia Argento ten months ago. Our commonality is the shared pain of being assaulted by Harvey Weinstei… https://t.co/vlLf4UTdxz— rosemcgowan (@rose mcgowan)


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Quelques heures plus tard, elle a partagé un second message: « Aucun de nous ne connaît la vérité sur la situation, et je suis sûre que plus d’informations seront révélées. Soyez gentils. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Sept personnes, dont cinq enfants, ont été grièvement blessées dans l’incendie de cet immeuble qui ne disposait pas d’autorisation pour servir de logement.
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Incendie à Aubervilliers : le bâtiment parti en fumée ne pouvait pas servir de logement

Sept personnes, dont cinq enfants, ont été grièvement blessées dans l’incendie de cet immeuble qui ne disposait pas d’autorisation pour servir de logement.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 16h05
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 17h12
   





                        



   


Un incendie dans un immeuble d’habitation a blessé grièvement sept personnes, dont cinq enfants, dimanche 19 août à Aubervilliers. Parmi ces sept blessés figure une femme particulièrement touchée, dont le pronostic vital était engagé dimanche soir, a dit la brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP).
Le petit immeuble aux allures de maison, situé dans le quartier Marcreux, près de la mairie d’Aubervilliers, ne disposait pas d’autorisation pour servir de logement, selon la maire de la commune, Meriem Derkaoui (PCF).
« Il n’y a à notre connaissance aucune autorisation d’urbanisme d’occupation en tant que logement » de ce petit bâtiment abritant une supérette au rez-de-chaussée, et censé servir uniquement comme commerce, a-t-elle affirmé, lundi, sur BFM-TV. « Pour nous, c’est un bail commercial », a-t-elle insisté.
Plusieurs riverains avaient indiqué dimanche à l’AFP qu’une famille résidait à l’étage du bâtiment. La sûreté départementale est chargée d’enquêter sur les circonstances du sinistre.
Le feu s’est déclaré vers 19 heures sous les combles d’un immeuble de deux étages et a nécessité l’intervention d’une centaine de pompiers dans cette commune populaire de Seine-Saint-Denis, proche de Paris. Les pompiers, aidés par une quarantaine de camions, sont parvenus à maîtriser les flammes à 19 h 30 et à circonscrire totalement le sinistre aux alentours de 21 heures, ont-ils précisé.
Une autre habitante a fait une crise cardiaque, mais a pu être sauvée, selon la préfecture. Quinze personnes ont aussi été plus légèrement touchées, dont dix policiers venus sur place pour tenter d’évacuer les habitants.
Lutte contre les marchands de sommeil
Ce grave incendie est le deuxième survenu à Aubervilliers en moins d’un mois. Le 26 juillet, une mère de 33 ans enceinte et ses trois enfants âgés de 18 mois à 6 ans étaient décédés dans un incendie au 17e étage d’un immeuble HLM. Neuf personnes avaient été blessées.

        Après l’incendie du 26 juillet,
         

          un enfant de dix ans mis en examen



Le secteur où s’est produit l’incendie dimanche est concerné par le programme national de requalification des quartiers anciens dégradés – ces quartiers souvent investis par des propriétaires qui logent au prix fort, et au mépris des règles de sécurité des populations précaires.
« Ce n’est plus tolérable d’attendre des années et des années pour avoir des moyens financiers », a dénoncé l’élue communiste, qui en « appelle au gouvernement » pour accentuer la lutte contre ces marchands de sommeil.
Département francilien le plus touché par l’habitat indigne (7,5 % du parc privé, avec des pics à 40 % près de Paris), la Seine-Saint-Denis a intensifié depuis un an sa lutte contre les propriétaires voyous, dont plusieurs ont été condamnés récemment à de la prison ferme.

        Notre enquête :
         

          Les marchands de sommeil, triste visage du mal-logement






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Le pays émerge du troisième des plans d’aide sous lesquels elle vivait depuis 2010, sans pour autant en avoir tout à fait terminé avec l’austérité.
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La Grèce sort de sa mise sous tutelle, mais reste sous « surveillance renforcée »

Le pays émerge du troisième des plans d’aide sous lesquels elle vivait depuis 2010, sans pour autant en avoir tout à fait terminé avec l’austérité.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 05h44
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 14h41
   





                        



   


Longtemps bannie du marché obligataire et soumise à des années d’austérité, la Grèce sort officiellement ce lundi 20 août de son troisième – et dernier – plan de renflouement financier, d’un montant de 86 milliards d’euros. Le pays a, désormais, l’espoir de pouvoir de nouveau se financer à terme sur les marchés.

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La Grèce a reçu au total 260 milliards d’euros d’aide financière depuis avril 2010 en contrepartie d’une politique d’austérité drastique. Après l’Irlande en 2013, l’Espagne et le Portugal en 2014, Chypre en 2016, elle est le dernier des pays membres de l’Union européenne à sortir de la tutelle des mémorandums d’ajustement.
Dans un entretien publié dimanche par le quotidien Kathimerini, le gouverneur de la banque centrale, Yannis Stournaras, met cependant en garde contre toute remise en cause des engagements qu’Athènes a pris auprès de ses créanciers.
« Si nous revenons sur ce que nous avons accepté, maintenant ou dans le futur, les marchés nous abandonneront et nous ne serons plus en mesure de refinancer dans des conditions viables les prêts arrivant à échéance. »
Athènes s’est notamment engagé à dégager un excédent budgétaire primaire – hors service de la dette – de 3,5 % du PIB jusqu’en 2022 puis de 2,2 % jusqu’en 2060. Pour faciliter son retour à l’autonomie, les ministres des finances de la zone euro sont parvenus fin juin à un accord d’allégement de la dette, prolongeant notamment les échéances et accordant des délais de grâce sur un montant total d’une centaine de milliards de dollars de dettes.
« Une surveillance renforcée »
Ce plan d’allégement est assorti d’une injection massive de liquidités, à hauteur de quinze milliards d’euros, qui dote le Trésor grec d’une réserve de précaution de 24 milliards d’euros, laissant Athènes libre de retourner sur les marchés ou de puiser dans ce fonds pour faire face à ses échéances.

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Le premier ministre, Alexis Tsipras, avait alors salué un « accord historique ». « C’est une nouvelle page pour le pays. Cela ne signifie pas que nous devons renoncer à la voie prudente de l’équilibre budgétaire et des réformes structurelles (…) mais que nous pouvons renoncer à la voie épineuse des mémorandums et de l’austérité extrême », ajoutait le quatrième des chefs de gouvernement qui se sont succédé depuis l’éclatement de la crise.
Cette prolongation des échéances et la réserve de précaution visent à rassurer les investisseurs sur le fait que la Grèce peut assurer le service de sa dette sur la durée. Ce geste a été considéré comme nécessaire dans un contexte de guerre commerciale et de montée de l’euroscepticisme.
Klaus Regling, qui dirige le Mécanisme européen de stabilité (MES), a rappelé que la Grèce serait placée sous « surveillance renforcée », conformément à une décision prise par la Commission européenne le 11 juillet pour s’assurer qu’Athènes ne revient pas en arrière sur les réformes et sa trajectoire budgétaire.

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« La Grèce est un cas unique. Elle a reçu bien plus de prêts de notre part que tout autre pays. Aucun autre pays sous programme n’a reçu des sommes comparables. Par conséquent, la surveillance sera plus serrée que dans les autres cas et prendra la forme de ce que l’on nomme “surveillance renforcée” », dit-il dans une interview accordée au quotidien Ethnos.
Ce cadre prévoit notamment l’envoi à Athènes de missions d’évaluation tous les trois mois « afin de recenser les risques à un stade précoce ».
Le poids de la dette le plus lourd de la zone euro
La Grèce a basculé dans la tourmente après les élections législatives d’octobre 2009, quand le nouveau gouvernement socialiste a révélé que le déficit budgétaire du pays était trois fois plus élevé que les chiffres officiels avancés par le précédent gouvernement conservateur.
Avec la crise, la Grèce a perdu un quart de sa richesse, le chômage s’est envolé et les salaires et les retraites ont été réduits d’environ 40 %. Le poids de la dette représente aujourd’hui 180 % du PIB, le plus lourd de toute la zone euro.
Mais quelques rayons de soleil commencent à percer à travers les nuages : l’activité économique est en phase de reprise, à un rythme annuel de 2,3 %, le tourisme est en plein essor et le chômage recule un peu, à 19,5 % après avoir frappé au plus haut près de 28 % de la population active.

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Le scepticisme reste, cependant, de mise, y compris au Fonds monétaire international (FMI) qui prévoit certes une croissance de 2 % cette année et de 2,4 % en 2019 mais note que les « risques extérieurs et intérieurs sont orientés vers le bas ». Le FMI juge également qu’une révision « réaliste » des objectifs d’excédents budgétaires primaires sera nécessaire.
« Je ne vois pas de raison de jubiler à propos de la sortie du mémorandum, parce qu’il est possible que nous allions de Charybde en Scylla », prévient Thanos Veremis, professeur émérite d’histoire à l’université d’Athènes, pointant la faiblesse du pouvoir d’achat des Grecs, soumis à une forte pression fiscale.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Il bénéficie de multiples copies d’un gène suppresseur de tumeurs, mais aussi de la « résurrection » d’un gène inactif chez les autres mammifères.
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Un gène « zombi » protège l’éléphant du cancer

Il bénéficie de multiples copies d’un gène suppresseur de tumeurs, mais aussi de la « résurrection » d’un gène inactif chez les autres mammifères.



LE MONDE
 |    19.08.2018 à 19h00
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 17h40
    |

                            Florence Rosier








                        



                                


                            

« L’éléphant meurt, mais ses défenses demeurent », dit un proverbe africain. Mais si ce géant meurt, c’est très rarement d’un cancer. Pourquoi ? Grâce à ses défenses ! Pas celles, en ivoire, qui arment ses mâchoires, mais celles, en ADN, que l’évolution a peaufinées depuis des millions d’années pour le protéger de cette maladie redoutable. Les médecins rêvent d’ailleurs de s’en inspirer pour forger de nouvelles armes contre ce fléau.
D’où viennent les défenses anti-cancer de l’éléphant ? Cette énigme est connue, depuis 1975, sous le nom de « paradoxe de Peto » : des espèces de très grande taille devraient être souvent frappées de cancers. Car ces colosses (5 à 7 tonnes, pour l’éléphant) hébergent un nombre faramineux de cellules. Or, plus un organisme compte de cellules, plus le risque est élevé que l’une d’elles se dérègle, proliférant de manière incontrôlée jusqu’à dégénérer en cancer. En théorie du moins. En réalité, éléphants et baleines sont remarquablement épargnés par le cancer. Et ce, en dépit de leur longévité élevée (60 à 70 ans pour l’éléphant).
Une partie de l’énigme a été levée en 2015 : l’éléphant est doté de 20 copies d’un gène « suppresseur de tumeurs », le gène p53 – notre espèce n’en possède qu’une seule. Or ces gènes sont des garde-fous qui préviennent la dérive d’une cellule vers la malignité. Chez l’éléphant, cette « horde » de gènes p53 orchestre la destruction des cellules dont l’ADN est lésé. C’est ce qu’ont montré séparément deux équipes, dans les universités de l’Utah et de Chicago.
« Ayant acquis un bouclier anti-cancer efficace, l’éléphant a pu développer une taille gigantesque. » Frédéric Thomas
Cette dernière équipe a creusé cette piste, révélant la suite de l’énigme, le 14 août, dans la revue Cell Reports. Vincent Lynch et ses collègues de l’université de Chicago ont ainsi découvert que l’éléphant, au fil de l’évolution, a « ressuscité » un gène-zombie (un gène dormant, ou « pseudo-gène »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Des agents ont été attaqués, lundi, par un homme de 29 ans, armé d’un couteau, à Cornellà de Llobregat. La police estime qu’il s’agit d’un acte terroriste.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Barcelone : un homme abattu après avoir attaqué des policiers avec un couteau « de taille considérable »

Des agents ont été attaqués, lundi, par un homme de 29 ans, armé d’un couteau, à Cornellà de Llobregat. La police estime qu’il s’agit d’un acte terroriste.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 13h32
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 16h16
   





                        


Un homme de 29 ans, armé d’un couteau, a été tué lundi 20 août alors qu’il attaquait les agents d’un commissariat de Cornellà de Llobregat, ville proche de Barcelone, dans le nord-est de l’Espagne, a annoncé la police, qui a évoqué une attaque terroriste.
Les faits se sont déroulés peu avant 6 heures du matin, a précisé sur Twitter la police catalane, les Mossos d’Esquadra : « Un homme armé d’une arme blanche est entré ce matin dans le commissariat de Cornellà pour attaquer les agents, l’agresseur a été abattu. » 
Deux policiers étaient présents, et c’est une agente qui a fait usage de son arme face à l’individu, qui s’est précipité sur elle armé d’un couteau « de taille considérable », en criant « Allah » et un ou d’autre mots qui n’étaient pas compréhensibles pour « sauver sa propre vie »,  a détaillé le commissaire Rafel Comes. Le chef de la police régionale de Catalogne s’est exprimé lors d’une conférence de presse à la mi-journée :
« C’est un attentat, une agression contre un policier, l’homme criait “Allah”  (...) Ce sont au moins des indices pour que l’enquête soit menée comme pour un acte terroriste. »
Un an après les attentats de Barcelone et Cambrils
Le commissaire n’a pas voulu confirmer que l’agresseur était algérien, comme l’ont déjà indiqué des sources policières, car les enquêteurs voulaient confirmer que les papiers d’identité algériens qu’il portait sur lui étaient bien les siens.
Des agents se sont rendus au domicile de l’agresseur présumé, dans la commune de Cornellà. Après l’attaque, la police a annoncé un renfort des mesures de sécurité.
L’attaque s’est produite quelques jours à peine après le premier anniversaire des attentats djihadistes, qui ont fait seize morts les 17 et 18 août l’an dernier en Catalogne. Un djihadiste au volant d’une camionnette avait foncé dans la foule dans la zone piétonnière des Ramblas, avenue touristique du cœur de Barcelone. Quelques heures après, cinq de ses complices avaient visé les vacanciers avec leur véhicule à Cambrils, une station balnéaire au sud de Barcelone, puis les avaient attaqués au couteau avant d’être abattus par la police.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Selon une lettre publiée par « Le Parisien », elle se montrerait peu coopérative avec les enquêteurs depuis que la France a placé Volkswagen sous le statut de témoin assisté.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

« Dieselgate » : la justice allemande refuse de transmettre ses éléments à la France

Selon une lettre publiée par « Le Parisien », elle se montrerait peu coopérative avec les enquêteurs depuis que la France a placé Volkswagen sous le statut de témoin assisté.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 15h05
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 15h48
   





                        



   


La justice allemande, qui enquête sur des soupçons de fraude sur les contrôles antipollution chez le constructeur Volkswagen, a refusé de transmettre ses éléments aux enquêteurs français, selon une lettre des juges d’instruction adressée aux parties civiles.
Saisis d’une enquête pour « tromperie aggravée », les juges français avaient placé le constructeur allemand sous le statut de témoin assisté en mai 2017.

        Notre analyse :
         

          Audi soupçonnée de continuer à installer des logiciels trompeurs dans ses véhicules



Depuis, les trois juges du pôle santé publique de Paris expliquent, dans une lettre adressée le 27 juillet aux parties civiles en partie révélée par Le Parisien, avoir « effectué trois demandes officielles de documents au procureur du tribunal de Braunschweig, demandes qui n’ont pas abouti ». Mais selon les magistrats parisiens, le parquet allemand « considère que la communication d’éléments de leur enquête aux juges français risquerait de perturber gravement l’avancée de leurs investigations ».
Ceux-ci rappellent que « la société allemande Volkswagen AG n’a pas souhaité s’exprimer lors de sa première audition en tant que témoin assisté » et qu’ils souhaitent procéder à une nouvelle audition après l’examen d’un recours procédural du constructeur, prévu en septembre par la cour d’appel de Paris.
Une amende d’un milliard d’euros en Allemagne
Le scandale des moteurs diesel truqués, ou « dieselgate », a éclaté en 2015, après que l’agence américaine de l’environnement a accusé Volkswagen d’avoir utilisé des logiciels capables de fausser les résultats de tests d’émission de ses véhicules.
Les voitures ainsi équipées restaient dans les limites légales d’émissions de substances dangereuses comme les oxydes d’azote pendant les tests en laboratoire, mais elles dépassaient ces limites de quarante fois en conduite sur route. Le premier constructeur automobile mondial a reconnu avoir installé ces logiciels truqueurs sur 11 millions de véhicules dans le monde.
Depuis, plusieurs parquets allemands ont ouvert des enquêtes pour fraude, manipulation de cours de Bourse ou publicité mensongère contre des cadres de Volkswagen et ses marques Audi et Porsche, mais aussi de Daimler et de l’équipementier Bosch. Volkswagen a annoncé, mercredi 13 juin, avoir accepté de payer un milliard d’euros d’amende en Allemagne.
En France, trois autres constructeurs sont visés par des enquêtes similaires : les français Renault et PSA ainsi que le groupe américano-italien Fiat Chrysler.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Ankara a demandé l’ouverture de « consultations » avec les Etats-Unis, ce qui constitue la première étape du processus de règlement des différends devant l’institution.
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La Turquie conteste à l’OMC les taxes américaines sur l’acier et l’aluminium

Ankara a demandé l’ouverture de « consultations » avec les Etats-Unis, ce qui constitue la première étape du processus de règlement des différends devant l’institution.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 18h38
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 18h54
   





                        



   


La Turquie a demandé formellement, lundi, l’ouverture de « consultations » avec les Etats-Unis devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC), à propos des droits de douane de 25 % sur l’acier et de 10 % sur l’aluminium.
Ankara juge ces mesures « incompatibles avec un certain nombre de dispositions de l’Accord de l’OMC sur les sauvegardes et de l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT) de 1994 », selon le document de demande publié lundi. « La Turquie attend avec intérêt de recevoir une réponse des Etats-Unis à la présente demande, en vue de déterminer une date mutuellement convenable pour la tenue de consultations. »

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De nombreux membres de l’OMC ont déjà saisi cette organisation pour contester les taxes américaines, notamment l’Union européenne, la Chine, la Russie, la Suisse, le Mexique et le Canada.
En vertu des règles de l’OMC, après une période de soixante jours sans consultations conduisant à un règlement du conflit, la Turquie pourra demander à l’OMC de constituer une instance d’arbitrage, déclenchant ainsi un long et coûteux processus, qui pourrait durer des années.
Réponse turque aux sanctions américaines
La semaine dernière, le gouvernement turc a déjà adopté des mesures de rétorsion à l’égard des Etats-Unis pour protester contre la hausse des droits de douane sur l’acier et l’aluminium.
Une large gamme de produits américains a ainsi été visée, comme les véhicules de tourisme, dont les tarifs douaniers s’élèvent désormais à 120 %, certaines boissons alcoolisées (140 %), le tabac (60 %) ou encore le riz et certains produits cosmétiques.
La guerre commerciale a fait chuter la devise turque face au dollar : celle-ci a perdu près de 40 % de sa valeur depuis le début de l’année.
Les relations entre Ankara et Washington sont au plus bas, du fait notamment de la détention en Turquie pendant un an et demi du pasteur américain Andrew Brunson, désormais assigné à résidence.
Washington a refusé, lundi, une proposition turque de libération du pasteur en échange de l’abandon des procédures contre la banque Halkbank, selon le Wall Street Journal.
L’établissement bancaire turc est soupçonné par les Etats-Unis d’avoir aidé l’Iran à contourner les sanctions américaines, et pourrait faire face à une importante amende.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Le recours aux pesticides de synthèse pourrait être réduit sans dommages pour les cultures, selon une étude associant l’Institut national de la recherche agronomique.
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En agriculture, le bio est plus performant face aux attaques d’agents pathogènes

Le recours aux pesticides de synthèse pourrait être réduit sans dommages pour les cultures, selon une étude associant l’Institut national de la recherche agronomique.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 18h28
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 19h03
    |

            Pierre Le Hir








                        



   


L’agriculture biologique favorise la régulation naturelle et la maîtrise des « bioagresseurs » – ravageurs, pathogènes et autres plantes adventices. C’est ce que met en évidence une étude internationale, à laquelle ont contribué des chercheurs français de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) et de l’Université de Rennes.
Publié au cœur de l’été dans la revue Nature Sustainability, ce travail est demeuré relativement confidentiel, alors même qu’il bat en brèche l’idée communément admise selon laquelle l’agriculture biologique, si elle est bénéfique pour la biodiversité, l’environnement et la santé, est en revanche moins bien armée pour résister aux agressions naturelles.
Mécanismes naturels de défense
Les chercheurs ont procédé à une vaste analyse de la littérature scientifique sur ce sujet, en recensant 177 études qui comparent les performances respectives des systèmes agricoles biologiques et conventionnels, au regard d’une part de leur potentiel de régulation naturelle des agresseurs, d’autre part des niveaux d’infestation constatés.
Il apparaît que face aux attaques d’animaux ravageurs – insectes, nématodes (vers) et autres acariens – d’agents pathogènes – champignons ou bactéries – et de plantes adventices (les « mauvaises herbes »), le bio, exempt de pesticides de synthèse, est plus apte à déployer des mécanismes naturels de défense. Le résultat dépend toutefois du type d’agresseur : vis-à-vis des plantes adventices, le bio se révèle moins efficace, alors que ses performances sont identiques face aux ravageurs et même supérieures pour les pathogènes.
Selon les chercheurs, cette étude montre que « l’agriculture biologique offre une voie pour réduire l’utilisation de pesticides de synthèse sans pour autant augmenter les niveaux d’infestation par les ravageurs et les pathogènes ». Une conclusion qui, après la condamnation par la justice américaine de la firme Monsanto, poursuivie par un jardinier atteint d’un cancer qu’il attribue au glyphosate, donnera des arguments supplémentaires aux antipesticides. Et qui interroge sur l’incapacité persistante de la France à diminuer sa consommation de produits phytosanitaires.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Analyse. Pour le journaliste du « Monde » Blaise Gauquelin, il paraît utile, voire urgent, de débattre encore des enseignements de cet « autre 68 ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 18/08/2018
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La mémoire occultée du « printemps de Prague »

Analyse. Pour le journaliste du « Monde » Blaise Gauquelin, il paraît utile, voire urgent, de débattre encore des enseignements de cet « autre 68 ».



LE MONDE
 |    19.08.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 17h23
    |

            Blaise Gauquelin (Bratislava, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Analyse. On s’intéresse à lui et il s’en étonne. A 70 ans, Pavol Dubcek exerce encore comme chirurgien à Bratislava, la capitale slovaque. Que ce soit dans son pays ou en Répu­blique tchèque, personne n’a pensé à le solliciter, à l’occasion du cinquantième anniversaire de l’écrasement militaire, les 20 et 21 août 1968, du « printemps de Prague ». Dans un foisonnement culturel et politique sans précédent, cet « autre 68 » vit pourtant le Parti communiste tchécoslovaque (PCT) tenter en vain d’inventer un « socialisme à visage humain ».
A l’idée de mourir sans pouvoir léguer les archives de son père à un musée ou à une fondation, Pavol Dubcek fond en larmes tel un enfant
Ce fut pourtant son père, le réformateur Alexandre Dubcek, qui, devenu secrétaire général du PCT le 5 janvier 1968, voulut donner une orientation démocratique au gouvernement du pays. Un demi-siècle après l’invasion par les troupes du pacte de Var­sovie et l’écrasement de cette tentative, vingt-six ans après le décès du « grand homme », réduit par Moscou à des fonctions subalternes loin de Prague, son fils Pavol ne sait que faire de ses archives. A l’idée de mourir sans pouvoir les léguer à un musée ou à une fondation, il fond en larmes tel un enfant.
Pour lui, il s’agit là d’une injustice. L’ancien premier secrétaire ne joua-t-il pas un rôle crucial dans l’histoire de l’empire soviétique et de l’Europe, en tentant de se débarrasser du stalinisme et en proposant la réforme la plus aboutie dans le cadre soviétique ? Ne paya-t-il pas de sa personne, en devenant le « jardinier de Bratislava », comme le chanta Alice Dona ? Son fils le voit encore, le dos courbé, biner ses pommes de terre et donner des graines aux poules, après avoir connu les plus hautes sphères du pouvoir.
De véritables trésors dans de modestes placards
« Sur notre planète qui va si mal, les hommes politiques ayant sacrifié leur ambition pour mener leurs semblables...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Le journaliste, ancien de « Libération » et de Rue89, intègre la matinale de France Inter, où il tiendra une chronique quotidienne sur l’actualité internationale.
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Pierre Haski prend la place de Bernard Guetta sur la matinale de France Inter

Le journaliste, ancien de « Libération » et de Rue89, intègre la matinale de France Inter, où il tiendra une chronique quotidienne sur l’actualité internationale.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 19h03
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 19h10
   





                        



   


Pierre Haski est le nouveau Bernard Guetta. Le journaliste va tenir une chronique quotidienne sur l’actualité internationale au sein de la matinale de France Inter, en remplacement de M. Guetta, a annoncé lundi 20 août la patronne de la radio publique, Laurence Bloch.

        Lire aussi :
         

                Bernard Guetta arrête sa chronique « Géopolitique » sur France Inter



Pierre Haski va intégrer le « 7/9 » d’Inter lundi prochain, jour de rentrée pour les radios et télé, a-t-elle précisé sur son compte Twitter. « Tous les jours c’est à lui que reviendra désormais la mission d’analyser la marche du monde et de nous faire comprendre que nous en sommes les gardiens, ce que Bernard Guetta nous a inlassablement transmis », a ajouté la directrice de France Inter. L’intéressé s’est dit « ravi et honoré ».

Merci à @franceinter de m’accueillir dans cette belle équipe du 7/9 ! Ravi et honoré de prendre le relais de l’ami… https://t.co/cHji1aAMzG— pierrehaski (@pierre haski)


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Président de Reporters sans frontières
Pierre Haski, ancien de Libération passé par l’AFP et Europe 1, et cofondateur de Rue89 en 2007, est chroniqueur pour le magazine L’Obs. Il préside en outre l’ONG Reporters sans frontières depuis l’an dernier.
Bernard Guetta, voix familière des auditeurs de France Inter, avait décidé cet été d’arrêter sa chronique « Géopolitique », diffusée depuis 1991 sur la radio publique, pour se consacrer à des enquêtes internationales, lesquelles seront publiées par Flammarion.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Le hadj a commencé ce week-end. Comme chaque année, l’Arabie saoudite accueille plusieurs millions de pèlerins musulmans venus du monde entier.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ En Suisse, une famille fait revivre des variétés locales accessibles à tous, à contre-courant de l’industrie semencière.
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Les semences paysannes font leur retour dans les champs

En Suisse, une famille fait revivre des variétés locales accessibles à tous, à contre-courant de l’industrie semencière.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 11h53
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 14h41
    |

            Angela Bolis (Les Evouettes (Suisse) envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Sur les terres des frères Zollinger, bordées par le lac Léman et les Alpes suisses, dans la commune des Evouettes, les asperges sont montées en graine et les carottes ouvrent leurs ombelles blanches. Nulle négligence dans ce laisser-pousser : les légumes ne sont pas cultivés pour leur chair, mais pour leurs graines. Pionniers des semences bio en Suisse, les Zollinger se sont lancés dans les années 1980 avec une douzaine de variétés, collectées dans les jardins villageois, les champs ou les monastères.
Depuis, les quatre fils ont repris l’entreprise familiale, et le catalogue s’est étoffé, avec quelque 450 variétés potagères et horticoles. Des variétés anciennes, ou modernes, mais toujours locales et libres de droit.
Une démarche à contre-courant de l’industrie semencière, qui protège ses productions par des droits de propriété visant à interdire ou à taxer les « semences de ferme », c’est-à-dire celles avec lesquelles un agriculteur résème une partie de sa récolte. Pourtant, la petite maison Zollinger prospère.
« Les gros sélectionneurs investissent des millions, pendant des années, pour faire entrer sur le marché une nouvelle variété ultra-performante. Ils veulent donc la protéger du piratage, explique l’aîné, Tulipan Zollinger. De notre côté, on s’adresse aux jardiniers et aux petits maraîchers, qui cherchent des variétés différentes, “swiss-made”, adaptées aux petites productions… On a, par exemple, la tomate rose de Berne, difficile à produire mais très savoureuse », explique-t-il. 
L’essor du bio
Encore très minoritaires, les variétés locales tentent de prendre racine, aux marges d’un marché des semences restrictif et de plus en plus concentré – Bayer-Monsanto, Dupont-Dow et Syngenta-ChemChina détiennent à eux trois plus de la moitié du marché mondial. Malgré tout, on assiste à leur indéniable retour en grâce. En France, le Réseau Semences paysannes, né en 2003, fédère aujourd’hui une centaine d’organisations....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Les auteurs de ces attaques, ayant fait plusieurs blessés au sein des forces de l’ordre, ont été « neutralisés », a annoncé lundi le dirigeant tchétchène, Ramzan Kadyrov.
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Tchétchénie : l’Etat islamique revendique une série d’attaques contre la police

Les auteurs de ces attaques, ayant fait plusieurs blessés au sein des forces de l’ordre, ont été « neutralisés », a annoncé lundi le dirigeant tchétchène, Ramzan Kadyrov.



LE MONDE
 |    20.08.2018 à 16h45
 • Mis à jour le
20.08.2018 à 17h49
   





                        



   


Une série d’attaques a visé, lundi 20 août, la police en Tchétchénie, dans le Caucase russe, faisant plusieurs blessés au sein des forces de l’ordre, tandis que leurs auteurs ont été « neutralisés », a annoncé le dirigeant tchétchène Ramzan Kadyrov.
Les attaques ont été revendiquées par l’organisation djihadiste Etat islamique quelques heures plus tard par l’intermédiaire de leur agence de propagande Aamaq, dans un communiqué en arabe relayé par le groupe spécialisé dans la surveillance des réseaux djihadistes SITE.
Tentatives avortées
Selon M. Kadyrov, deux policiers ont été blessés dans la ville de Chali (sud du pays), tandis que « des agents de la circulation ont subi des blessures » à Grozny, la capitale. « Toutes les tentatives ont été avortées, les bandits ont été neutralisés et l’un des malfaiteurs s’est fait exploser, mais a survécu, il a été conduit à l’hôpital », a expliqué l’homme fort de cette république russe du Caucase.
« Il n’y a aucun doute sur le fait que les cerveaux de ces jeunes gens ont été influencés sur les réseaux sociaux par divers [représentants de l’EI]. Mais le bilan de la journée montre qu’ils ne disposent d’aucun soutien, d’aucune base sociale dans notre République », a assuré le dirigeant tchétchène. Il a estimé que les assaillants avaient pour objectif de « jeter une ombre » sur la fête musulmane de l’Aïd Al-Adha.
Après la première guerre de Tchétchénie (1994-1996), la rébellion séparatiste s’est progressivement islamisée et s’est étendue au-delà des frontières de cette république russe pour se transformer au milieu des années 2000 en un mouvement islamiste armé actif dans tout le Caucase du Nord. A la fin juin 2015, la rébellion armée islamiste dans le Caucase russe a prêté allégeance à l’organisation Etat islamique, dont elle reste un vivier important de combattants djihadistes en Syrie et en Irak.

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                La Tchétchénie, carrefour du retour des femmes russophones de l’EI






                            


                        

                        

