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<filname="SURF-env_sciences-1"> ¤ Le pachyderme bénéficie de multiples copies d’un gène suppresseur de tumeurs, mais aussi de la « résurrection » d’un gène inactif chez les autres mammifères.
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Un gène « zombi » protège l’éléphant du cancer

Le pachyderme bénéficie de multiples copies d’un gène suppresseur de tumeurs, mais aussi de la « résurrection » d’un gène inactif chez les autres mammifères.



Le Monde
 |    19.08.2018 à 19h00
 • Mis à jour le
19.08.2018 à 19h11
    |

                            Florence Rosier








                        



                                


                            

Zoologie. « L’éléphant meurt, mais ses défenses demeurent », dit un proverbe africain. Mais si ce géant meurt, c’est très rarement d’un cancer. Pourquoi ? Grâce à ses défenses ! Pas celles, en ivoire, qui arment ses mâchoires, mais celles, en ADN, que l’évolution a peaufinées depuis des millions d’années pour le protéger de cette maladie redoutable. Les médecins rêvent d’ailleurs de s’en inspirer pour forger de nouvelles armes contre ce fléau.
D’où viennent les défenses anti-cancer de l’éléphant ? Cette énigme est connue, depuis 1975, sous le nom de « paradoxe de Peto » : des espèces de très grande taille devraient être souvent frappées de cancers. Car ces colosses (5 à 7 tonnes, pour l’éléphant) hébergent un nombre faramineux de cellules. Or, plus un organisme compte de cellules, plus le risque est élevé que l’une d’elles se dérègle, proliférant de manière incontrôlée jusqu’à dégénérer en cancer. En théorie du moins. En réalité, éléphants et baleines sont remarquablement épargnés par le cancer. Et ce, en dépit de leur longévité élevée (60 à 70 ans pour l’éléphant).
Une partie de l’énigme a été levée en 2015 : l’éléphant est doté de 20 copies d’un gène « suppresseur de tumeurs », le gène p53 – notre espèce n’en possède qu’une seule. Or ces gènes sont des garde-fous qui préviennent la dérive d’une cellule vers la malignité. Chez l’éléphant, cette « horde » de gènes p53 orchestre la destruction des cellules dont l’ADN est lésé. C’est ce qu’ont montré séparément deux équipes, dans les universités de l’Utah et de Chicago.
« Ayant acquis un bouclier anti-cancer efficace, l’éléphant a pu développer une taille gigantesque. » Frédéric Thomas
Cette dernière équipe a creusé cette piste, révélant la suite de l’énigme, le 14 août, dans la revue Cell Reports. Vincent Lynch et ses collègues de l’université de Chicago ont ainsi découvert que l’éléphant, au fil de l’évolution, a « ressuscité » un gène-zombie (un gène...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-2"> ¤ Au menu : l’étoile qui a explosé et survécu, du fromage vieux de 3 200 ans dans une tombe égyptienne, des pesticides dans les céréales pour enfants, etc.
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<filname="SURF-env_sciences-3"> ¤ Deux études décrivent des exoplanètes géantes presque collées à leur étoile, dont la météo inédite pourrait compter de la neige de fer ou des grêlons de rubis.
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L’enfer déroutant des Jupiters ultra-chauds

Deux études décrivent des exoplanètes géantes presque collées à leur étoile, dont la météo inédite pourrait compter de la neige de fer ou des grêlons de rubis.



Le Monde
 |    19.08.2018 à 18h00
    |

            Pierre Barthélémy








                        



                                


                            

Dans le Système solaire, deux planètes enregistrent des températures fort élevées : Vénus, avec ses 462 °C de moyenne – conséquence d’un affolant effet de serre –, et ­Mercure, l’astre le plus proche du Soleil, qui subit des pointes à plus de 420 °C. La tentation s’avère donc grande de qualifier ce duo d’infernal. Pourtant, l’enfer est ailleurs. Mercure et Vénus connaissent des conditions presque agréables si on les compare à celles d’exoplanètes de l’extrême, les ­Jupiters ultra-chauds, auxquels deux études viennent d’être consacrées. La première, internationale, a été publiée par Nature le 16 août, tandis que la seconde, franco-américaine, le sera par Astronomy & Astrophysics.
Coauteur du premier de ces articles, David Ehrenreich, professeur associé à l’université de Genève, explique qu’« il n’existe pas encore de définition bien arrêtée de ce qu’est un Jupiter ultra-chaud. ­Disons qu’il s’agit d’une extension de la catégorie des Jupiters chauds, qui sont les premières exoplanètes que l’on a détectées. Celles-ci sont des géantes gazeuses dont la masse va de celle de Saturne à plusieurs fois celle de Jupiter et qui se trouvent tellement près de leur étoile qu’elles reçoivent plusieurs centaines de fois à un millier de fois l’ensoleillement de la Terre. » A titre de comparaison, Mercure recueille sept fois l’ensoleillement de notre planète.
L’exoplanète baptisée KELT-9b « reçoit 45 000 fois l’ensoleillement de la Terre », selon David Ehrenreich, de l’université de Genève.
« Récemment, poursuit David Ehrenreich, on a découvert des objets qui reçoivent plusieurs milliers de fois l’ensoleillement de la Terre, les Jupiters ultra-chauds. » Comme le résume Vivien Parmentier, chercheur au Laboratoire d’astrophysique de ­Marseille et premier auteur de l’étude à paraître dans Astronomy & Astrophysics, sur les Jupiters ­ultra-chauds, qui présentent toujours la même face à leur étoile, comme le fait...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-4"> ¤ Le médecin new-yorkais, qui a mis en œuvre cette technique controversée, veut repousser les limites de la reproduction et allonger la durée de vie des humains.
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John Zhang, le créateur impénitent de « bébés à trois parents  »

Le médecin new-yorkais, qui a mis en œuvre cette technique controversée, veut repousser les limites de la reproduction et allonger la durée de vie des humains.



Le Monde
 |    19.08.2018 à 18h00
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

Le docteur John Zhang a déménagé. Certes, le célèbre médecin dirige toujours sa très chic clinique de Manhattan, New Hope Fertility – où il nous reçoit dans son bureau donnant sur Central Park. Mais les affaires sensibles qu’il menait jusque-là au Mexique sont désormais déplacées en Ukraine. Un pays moins catholique, moins réglementé, où il poursuit plus discrètement des activités controversées : la naissance de « bébés à trois parents ». « Nous avons déménagé toutes nos opérations à Kiev », confirme M. Zhang, qui emploie quinze collaborateurs sur place,­ au sein de la clinique Nadya.
Cinq grossesses initiées au sein de sa clinique seraient en cours
John Zhang avait fait scandale à l’automne 2016, lorsqu’il avait révélé au monde ébahi son coup d’éclat : mettre au monde un enfant à trois parents, un garçon. La mère, une femme jordanienne, était porteuse saine de la maladie de Leigh, engendrée par des mutations affectant l’ADN d’une partie de ses mitochondries, les « usines » fournissant l’énergie aux cellules. Cette anomalie, transmise à ses deux filles, avait conduit à leur mort en bas âge mais aussi à quatre grossesses interrompues. John Zhang utilisa alors un procédé qui n’avait jamais été testé sur les humains : prélever le noyau de l’ovocyte, qui contient l’ADN de la mère ; l’injecter dans l’œuf préalablement énucléé d’une donneuse (pourvu de mitochondries saines) ; féconder l’ovocyte reconstitué par le sperme du mari, avant de l’implanter dans l’utérus de la mère. Cette première a défrayé la chronique, mais reste d’application assez rare. « La majorité des problèmes génétiques concernent le noyau, pas l’ADN des mitochondries », confie le docteur ­Zaher Merhi, associé de M. Zhang.
« Nous aidons Dieu »
L’enjeu est de permettre aux femmes de 40 ans et plus d’avoir des enfants. A partir de cet âge, leurs œufs ne sont plus aptes à être fécondés, en raison de la dégradation du cytoplasme – le contenu cellulaire qui entoure le...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-5"> ¤ Des chercheurs du groupe de recherche psychédélique de l’Imperial College de Londres, en collaboration avec des spécialistes du coma de l’université de Liège, ont mené une étude sur la diméthyl-tryptamine, indique Marc Gozlan sur son blog « Réalités biomédicales ».
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<filname="SURF-env_sciences-6"> ¤ Une scène romaine sculptée dans la pierre découverte en Turquie montre deux personnages enlacés. Il s’agirait de deux empereurs, explique Nicolas Constans sur son blog « Dans les pas des archéologues ».
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<filname="SURF-env_sciences-7"> ¤ Les scientifiques ont imité la conception de la peau humaine, faite de plusieurs couches de récepteurs sensoriels pour répercuter différents types de signaux tactiles.
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<filname="SURF-env_sciences-8"> ¤ De la lumière à l’ombre. Prix Nobel de médecine 2008, le professeur a connu la gloire. Depuis ses prises de position radicales, ses collègues le brocardent. Qu’importe, il persiste et multiplie les combats.
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<filname="SURF-env_sciences-9"> ¤ Le cycle de l’eau (10/10) : nos milliards de cellules ont besoin d’eau, milieu idéal pour toutes les réactions chimiques dont elles sont le siège.
<filname="PROF-env_sciences-9"> ¤ 
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<filname="SURF-env_sciences-10"> ¤ Depuis le mois de juin au Royaume-Uni et en Irlande, les fortes chaleurs ont mis au jour des vestiges archéologiques datant parfois de plusieurs millénaires.
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<filname="SURF-env_sciences-11"> ¤ Le cycle de l’eau (9/10) : le corps d’un adulte de 75 kg contient entre 45 et 50 litres d’eau. Celle-ci permet à tous nos organes de fonctionner.
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<filname="SURF-env_sciences-12"> ¤ Des ophtalmologues britanniques rapportent le cas d’une femme dont une des lentilles s’est retrouvée prisonnière de la paupière pendant 28 ans.
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<filname="SURF-env_sciences-13"> ¤ Tibère, Caligula, Néron… Exploration en BD de la vie de ces empereurs souffrant de troubles psychiques.
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<filname="SURF-env_sciences-14"> ¤ Les tests génétiques récréatifs permettent à des personnes conçues par don anonyme de trouver leur donneur ou des demi-frères et sœurs.
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Des enfants nés par don de gamètes percent le secret de leurs origines

Les tests génétiques récréatifs permettent à des personnes conçues par don anonyme de trouver leur donneur ou des demi-frères et sœurs.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 05h23
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 11h39
    |

            Gaëlle Dupont








                        



                                


                            
Lisa s’est toujours doutée qu’il y avait « un problème avec sa naissance ». Un « gros secret ». Les indices se sont accumulés comme des petits cailloux menant à la solution de l’énigme. D’abord, elle ne ressemble pas aux autres membres de sa famille. « On me demande tout le temps quelle est mon origine : espagnole, italienne, voire iranienne », relate la jeune femme. Autre détail : sa mère n’a jamais utilisé de contraceptif.
Et puis un jour, au cours de ses études de droit, un examinateur l’interroge sur la procréation médicalement assistée avec don de gamètes : « Quelle est votre opinion sur l’anonymat du donneur ? » A 21 ans, elle n’en sait rien. Ça la vexe, elle se documente. « Je me suis dit : les pauvres [enfants nés par don], pour eux ce n’est pas drôle, poursuit-elle. Petit à petit, l’idée a fait son chemin dans ma tête. » Questionnée, sa mère finit par lui dire la vérité : Lisa a elle-même été conçue par don.
Tout de suite, la question de ses origines s’est posée. « J’ai besoin de savoir d’où je viens, à qui je ressemble, explique la jeune femme. Pour transmettre quelque chose à mes futurs enfants. Pas ce vide. » Le 14 juillet 2016, elle réchappe de l’attentat qui fait 86 morts sur la promenade des Anglais à Nice. L’événement lui fait sauter le pas.

Tests très populaires aux Etats-Unis
Elle prend contact avec l’association PMAnonyme, et se lance dans l’aventure des tests génétiques. Très populaires aux Etats-Unis, les tests ADN récréatifs y sont surtout utilisés pour connaître les origines géographiques d’ancêtres immigrés. Les chanceux retrouvent des parents plus ou moins éloignés, et peuvent entrer en contact avec eux. Aujourd’hui, quinze millions de personnes figurent dans les quatre bases de données existantes, celles de 23andme, AncestryDNA, MyHeritage et Family Tree DNA.
Pour les enfants nés par don de gamètes, ces tests sont beaucoup...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-15"> ¤ La procédure des autorités médicales suisses vise un généraliste français, qui affirme que l’homosexualité est un « symptôme particulier de patients borderline ».
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Enquête sur un médecin offrant de « traiter » l’homosexualité avec de l’homéopathie

La procédure des autorités médicales suisses vise un généraliste français, qui affirme que l’homosexualité est un « symptôme particulier de patients borderline ».



Le Monde
 |    15.08.2018 à 20h29
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 06h39
   





                        



   


Les autorités médicales suisses ont ouvert, mercredi 15 août, une enquête au sujet d’un médecin français qui affirme pouvoir agir sur l’homosexualité, qu’il considère comme un « symptôme », avec un traitement homéopathique.
Ce généraliste et naturopathe, Jean-Yves Henry, exerce depuis 2004 à Genève et à Lausanne. Il a également créé un site de télé-enseignement payant sur Internet consacré aux « médecines alternatives ».
Alerté par le buzz sur les réseaux sociaux, le ministre de la santé du canton de Genève, Mauro Poggia, a demandé l’ouverture d’une enquête à la commission de surveillance des professions de santé, a rapporté le quotidien genevois Le Courrier. M. Poggia, cité par le journal, estime que le fait que le praticien semble penser que l’homosexualité soit une maladie à guérir est « un élément suffisant pour ouvrir une enquête ».

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                Homéopathie : l’étrange exception française



« Un symptôme particulier de patients borderline »
Joint par téléphone à l’étranger par la télévision publique suisse RTS, Jean-Yves Henry, né en 1947 et diplômé de l’université de Bordeaux, affirme ne pas comprendre l’effervescence provoquée par son article publié en 2009 sur son site. « L’homosexualité est un symptôme comme un autre, comme pourrait être le mal à la tête ou le rhume des foins, etc. Je ne comprends pas bien où est le problème », s’est-il défendu.
Dans cet article, consultable sur son site, le médecin écrit que « l’homosexualité n’est pas une pathologie, mais un symptôme particulier (choix de vie respectable) de patients “borderline” ».
Il poursuit :
« Il se trouve que la matière médicale homéopathique comporte des remèdes présentant ce symptôme (attirance pour une personne d’un même sexe)… parmi beaucoup d’autres. »
Suit une liste de « remèdes » homéopathiques différents pour garçons et filles.
Dans une note ajoutée récemment en bas de la page, Jean-Yves Henry explique que « cet article, vieux de dix ans, qui n’avait jamais fait polémique au niveau professionnel, était avant tout destiné à faire réfléchir nos étudiants aux rapports entre les remèdes de la matière médicale et les symptômes comportementaux ».
« L’homéopathe attentif recoupera ce symptôme avec d’autres présentés par le patient, dans le but de trouver le remède susceptible de corriger les régulations défaillantes de tous ordres qui peuvent être motifs de consultation (maux de tête, troubles digestifs, etc.) », ajoute-t-il.
Le président de l’Association des médecins genevois, Michel Matter, cité par la RTS, parle de « charlatanisme ». Le « droit de pratique doit être remis en doute, mais ce n’est que le magistrat qui peut en décider », a-t-il dit. Les associations de défense des personnes homosexuelles envisagent pour leur part de saisir la justice.

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                Homéopathie : le verdict négatif de la science






                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-16"> ¤ Le cycle de l’eau (8/10) : dans la mer, toute la chaîne alimentaire bénéficie des éléments minéraux contenus dans l’eau descendue des montagnes.
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<filname="SURF-env_sciences-17"> ¤ Dans son discours à la nation, le premier ministre a déclaré vouloir faire de l’Inde le quatrième pays à réaliser une telle mission, après la Russie, la Chine et les Etats-Unis.
<filname="PROF-env_sciences-17"> ¤                     
                                                

Inde : Modi annonce le lancement d’une mission habitée dans l’espace en 2022

Dans son discours à la nation, le premier ministre a déclaré vouloir faire de l’Inde le quatrième pays à réaliser une telle mission, après la Russie, la Chine et les Etats-Unis.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 08h20
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 10h30
   





                        



   


« L’Inde enverra dans l’espace un homme ou une femme en 2022, et avant cela si possible », a déclaré, mercredi 15 août, le premier ministre indien, Narendra Modi, dans un discours fleuve au Fort rouge de New Delhi, à l’occasion du jour de l’indépendance nationale.
Le premier ministre conservateur a précisé que son pays serait le quatrième – après la Russie, les Etats-Unis et la Chine – à réaliser cet exploit scientifique et technologique seul.
La mission prendra le nom de « Gaganyaan » et devrait aboutir à l’occasion des 75 ans de l’indépendance indienne de la colonisation britannique – les astronautes à bord seront tenus d’emmener avec eux le drapeau tricolore indien, a déclaré M. Modi lors de son discours.
Une mission sur la Lune dès 2019
L’Inde a considérablement augmenté ces dix dernières années ses investissements dans son programme spatial, qui avait été lancé dans les années 1960.
L’Organisation indienne pour la recherche spatiale (ISRO) a annoncé la semaine dernière qu’elle comptait envoyer en janvier 2019 une mission non habitée sur la Lune.

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                L’Inde veut alunir pour la première fois



Le programme spatial indien a attiré l’attention du monde entier en réussissant à placer en orbite autour de Mars en 2014 une sonde qui est toujours opérationnelle. En février 2017, l’ISRO était rentrée dans les annales du secteur en réussissant la mise en orbite de 104 satellites avec une seule fusée, un record.

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                Le programme spatial indien : un succès remarquable






                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-18"> ¤ Le cycle de l’eau (7/10) : la fonte des glaciers, ressource considérable en eau douce, s’accélère de manière inquiétante à cause du réchauffement climatique.
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<filname="SURF-env_sciences-19"> ¤ Les cinq saisons de l’intelligence artificielle 5/5. Elle pulvérise l’homme au jeu de go, prend le volant de sa voiture, le remplace à son travail, mais pourrait aussi mieux le soigner. A partir du milieu des années 2000, les techniques de la discipline laissent éclater leur puissance au grand jour.
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Après soixante ans de hauts et de bas, les réseaux de neurones triomphent

Les cinq saisons de l’intelligence artificielle 5/5. Elle pulvérise l’homme au jeu de go, prend le volant de sa voiture, le remplace à son travail, mais pourrait aussi mieux le soigner. A partir du milieu des années 2000, les techniques de la discipline laissent éclater leur puissance au grand jour.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 15h38
    |

            David Larousserie








                        



                                


                            
Apartir du milieu des années 2000, une communauté scien­tifique renaît de ses cendres. La vieille sauce des réseaux de neurones artificiels, élaborée dans les années 1950 et rebaptisée apprentissage profond, ou deep learning, (re)commence à prendre. Elle sera savourée officiellement en octobre 2012.
Cette année-là, comme chaque année depuis 2010, un concours de reconnaissance d’images, ImageNet, est organisé. Il s’agit de reconnaître des milliers d’images, puisées sur le site Flickr, en leur attribuant la bonne étiquette, parmi 1 000 catégories environ (chat persan, husky, loup de mer, bison, accordéon, berceau, tracteur, etc.). En 2011, le taux d’erreur était d’environ 25 %, notamment en ayant recours à une technique ­concurrente des réseaux de neurones et populaire dans les années 2000, les support vector machine, ou SVM. Mais, en 2012, l’équipe de Geoffrey Hinton, à Toronto, présente le programme d’un étudiant en fin de thèse, Alex Krizhevsky, et écrase tout le monde avec sa technique d’apprentissage profond : 16 % d’erreurs.
« Un vrai tremblement de terre »
« La communauté de la vision était ratatinée. Un vrai tremblement de terre », tranche Patrick Gallinari, professeur à Sorbonne-Université. L’année suivante, tout le monde dans cette communauté de la vision par ordinateur, qui s’était fermée à ces techniques d’apprentissage profond à la fin des années 1990, se jette sur celles-ci. Depuis, le taux d’erreur a chuté à quelques pour cent, et les meilleures en la matière sont des ­universités chinoises.
« J’ai eu des moments de découragement lorsque je ne progressais pas »
« J’ai eu des moments de découragement lorsque je ne progressais pas, et j’ai même commencé d’autres projets, mais on m’a poussé à continuer », se souvient Alex Krizhevsky. Ce dernier bénéficiait d’un avantage sur ses concurrents. Il disposait de composants, les cartes graphiques utilisées par les ordinateurs de joueurs de jeux vidéo, très...




                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 13/08/2018
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Des greffes de neurones pour lutter contre la maladie de Parkinson

Une équipe japonaise espère générer de la dopamine dans le cerveau de sept patients volontaires pour cet essai clinique inédit.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 06h27
    |

                            Intissar El Hajj Mohamed








                        



                                


                            

Au Japon, une stratégie inédite de lutte contre la maladie de Parkinson vient d’être lancée. Le recrutement de sept volontaires pour un essai clinique a été annoncé le 30 juillet par l’université de Kyoto. Cette première consiste à générer des neurones à partir de cellules-souches, pour les injecter dans le cerveau des patients, qui seront suivis jusqu’en 2022.
L’initiative suit les tests précliniques prometteurs effectués sur des singes dont le mouvement avait été altéré par l’administration d’une toxine. Les résultats, détaillés en août 2017 dans la revue Nature, montraient une amélioration de la motricité des primates.
La maladie de Parkinson est liée à la mort de neurones producteurs du neurotransmetteur dopamine, relais du message nerveux vers la zone cérébrale de contrôle des mouvements. La perte de la dopamine explique alors les tremblements, la rigidité, et les difficultés motrices des patients. Menés par le professeur Jun Takahashi, les chercheurs ­japonais ont trouvé la source de dopamine qui pallierait la perte : des neurones dopaminergiques (producteurs de dopamine) obtenus à partir de cellules pluri­potentes induites (iPSCs, pour ­induced pluripotent stem cells).
Eviter l’utilisation de cellules fœtales
Alors qu’elles proviennent de cellules adultes spécialisées, les iPSCs sont des cellules immatures capables de se différencier en n’importe quel type cellulaire. La transformation se déroule en deux temps pendant quelques semaines : une reprogrammation génétique pour réactiver les gènes de la pluripotence, puis une différenciation.
Mise au point en 2007, la méthode a valu à son inventeur, le Japonais Shinya Yamanaka, le prix Nobel de médecine en 2012. Avant injection, les iPSCs se différencient en progéniteurs dopaminergiques. Ensuite, cinq millions de ces progéniteurs sont introduits dans le cerveau et se spé­cialisent à leur tour en neurones dopaminergiques.

« Nous utilisons des...




                        

                        

