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Portrait

Omar Ba, nouvelle coqueluche des collectionneurs français

Figuratives et narratives, les peintures de l’artiste sénégalais traitent du développement de l’Afrique, de l’incurie de ses dirigeants et des plaies de la colonisation.

Par                                            Roxana Azimi




LE MONDE
              datetime="2018-08-19T18:00:30+02:00"

        Le 19.08.2018 à 18h00






    
« Diafate », 2018. Huile, acrylique, crayon, gouache sur carton toile, 250 x 200 cm.
Crédits : Courtesy Templon, Paris & Bruxelles


Attention, ne pas confondre Omar Ba, l’artiste sénégalais qui expose à partir du 8 septembre à la galerie Templon, à Paris, avec son homonyme et compatriote, l’affabulateur Omar Ba, qui s’est inventé une épopée clandestine narrée dans deux livres à succès. Si le premier, coqueluche des collectionneurs français, a vu ses prix s’envoler, le second a perdu toute crédibilité en 2009 suite aux révélations du Monde.
Grand gaillard taillé comme un rugbyman, Omar Ba, l’artiste, a grandi à Dakar au sein d’une famille nombreuse. Enfant sage, il passe son temps à dessiner, observe les gestes des artisans et ne rate pas un épisode de l’émission de télé « Esquisse et Création », le samedi soir. Ado moins sage, il traîne avec une bande de chenapans pas bien méchants. Pour éviter la dérive, ses parents l’envoient au village, puis l’enjoignent de devenir mécanicien.

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Mais au bout de trois ans de formation, Omar Ba abandonne châssis et moteurs pour rejoindre les Beaux-Arts de Dakar. Sans forcément y trouver son compte. « C’était du copier-coller de ce qui se faisait en Europe dix ans avant, raconte-t-il sans enthousiasme. Ça m’a toutefois appris des choses techniques, la capacité à créer avec trois fois rien. » Son diplôme en poche, il participe à un symposium sur la couleur en Allemagne et découvre tout ce que son école ne lui a pas enseigné, la performance et les nouveaux médias.
Chocs thermique et culturel
A son retour au Sénégal, un artiste suisse l’invite à postuler à la Haute Ecole d’art et de design (HEAD) de Genève. Son arrivée en 2003 sous le crachin helvétique fait désormais partie de sa légende. Plus qu’un choc thermique, Omar Ba vit un choc culturel. « On se retrouve soudain seul, les gens te regardent bizarrement, raconte-t-il. Tu dégages quelque chose de différent. »
Une autre confrontation, plus esthétique, l’attend à la HEAD. « C’était comme si je n’avais rien connu ou appris avant, j’étais perdu. On me disait que la peinture était morte. J’avais l’impression que tout ce que je faisais n’intéressait que moi. Les gens me demandaient : “Quel est ton message ?” »

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Le jeune homme, biberonné aux écrits de l’historien et panafricaniste sénégalais Cheikh Anta Diop, réalise qu’il a des choses à dire et des abcès à percer. « Au cinéma, je me suis rendu compte que dans les films sur la seconde guerre mondiale, il n’y avait pas de Noirs, indique-t-il. Mon grand-père avait pourtant été tirailleur et son fils a fait la guerre d’Indochine. On ne voit aucune trace de ces gens. »
Omar Ba n’est pas à court de sujets, mais il se trompe alors de réseaux. Plutôt que frayer du côté des galeries et centres d’art, il expose dans les salons de coiffure et les cafés, au risque de se griller auprès des décideurs de l’art contemporain. Sa peinture est alors très folklorique. « Si j’avais été un Européen faisant des choses folkloriques, mes camarades m’auraient invité dans leurs expositions. Ça aurait fait second degré. Mais quand tu viens d’Afrique, le folklore est impensable », dit-il, lucide.
Effet boule de neige
Jeune père fauché, il pense arrêter la peinture. Jusqu’à ce qu’il rencontre le galeriste genevois Guy Bärtschi. Depuis lors, c’est l’effet boule de neige : il expose en 2012 à la galerie Anne de Villepoix, à Paris, et migre quatre ans plus tard chez Templon. Son travail a séduit aussi bien la fondation Louis-Vuitton et le Louvre Abou Dhabi que la grande bourgeoisie occidentale. Sans forcément convaincre les critiques et commissaires d’exposition rompus à l’Afrique.
Figuratives et narratives, ses peintures traitent du développement à plusieurs vitesses de l’Afrique, des plaies non refermées de la colonisation, de l’incurie des dirigeants africains, souvent incarnés par des animaux. Ses matériaux sont simples, cartons et tissus de décoration. La palette, à dominante terreuse, s’est récemment éclaircie. Si les détails foisonnent, c’est qu’Omar Ba veut forcer le spectateur à s’attarder. « Il faut s’approcher, se perdre, puis reculer pour voir l’ensemble, dit-il. Ce va-et-vient, c’est le déplacement que j’ai fait en allant du Sénégal à la Suisse. »

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Autre mouvement, cette fois ascendant : en un an et demi, ses prix ont bondi de 18 000 à 40 000 euros. « Les Européens ont trouvé un artiste africain qui peint des sujets africains comme des Occidentaux », résume son galeriste, Daniel Templon. Pour autant, Omar Ba ne se voit pas en « Africain de service ». « J’ai ma place ici. Je ne vois pas pourquoi un artiste africain coûterait moins cher qu’un autre. Le fait d’être le seul Africain de la galerie Templon me motive encore plus pour être à la hauteur des autres. »
Son ambition ? « M’inscrire dans l’histoire de l’art, répond-il sans hésiter. Je veux qu’un jour on parle des artistes africains comme on parle de Manet. » Rien de moins !
Du 8 septembre au 27 octobre à la galerie Templon, 28, rue du Grenier-Saint-Lazare, 75 003 Paris, www.templon.com


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-2"> ¤ Crimes à pleins tubes (1/6). De nombreuses figures de la musique ont été assassinées en pleine gloire. Au-delà du simple fait divers, chaque histoire raconte à la fois l’artiste et son époque. Aujourd’hui : le pionnier américain du ragtime, poignardé en 1919 à Boston par l’un des membres de son orchestre.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-3"> ¤ Les artistes prennent le train (1/6). En 1932, le cinéaste soviétique parcourt l’URSS à bord de trois wagons pour filmer moujiks et ouvriers et leur projeter aussitôt le résultat.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-4"> ¤ Les tutoriels (1/6). Grâce à des vidéos disponibles sur Internet, les musiciens bricoleurs peuvent transformer carottes, brocolis, choux et autres en instruments de musique. Une technique qui requiert un peu d’adresse manuelle, une oreille à peine correcte et, surtout, un bon couteau.
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                Confectionner des instruments à partir de légumes


Les tutoriels (1/6). Grâce à des vidéos disponibles sur Internet, les musiciens bricoleurs peuvent transformer carottes, brocolis, choux et autres en instruments de musique. Une technique qui requiert un peu d’adresse manuelle, une oreille à peine correcte et, surtout, un bon couteau.

Le Monde
                 |                 19.08.2018 à 17h00
                 |

            Jean-Jacques Larrochelle

















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Les adeptes du véganisme vont être comblés. Avant de consommer leurs aliments favoris, ils peuvent, en guise de distraction apéritive, confectionner à partir de légumes des instruments de musique aux sonorités variées. Cette technique luthière requiert un peu d’adresse manuelle, une oreille à peine correcte et, surtout, un bon couteau, même si un économe, une cuillère parisienne (permettant la confection de billes de melon), un vide-pomme, voire une perceuse dotée d’une mèche à bois, peuvent s’avérer d’un précieux concours. Quelques sites expliquent de façon simple comment jouer les Stradivarius organiques et épater si besoin ses commensaux avant de faire ripaille.
Le monde végétal, et notamment le bois, a de tous temps, constitué une précieuse matière première pour la fabrication d’instruments de musique, dans les familles des flûtes et des percussions, notamment. Les fibres, herbes ou lianes, pouvaient compléter avec bonheur cet instrumentarium en l’ouvrant aux sonorités des cordes dites pincées ou frottées. Pour les légumes frais (courgettes, poireaux, citrouilles, patates douces, carottes, céleri, voire aubergines et feuilles d’endives…), l’équation est plus compliquée en raison de leur fragilité et de leur courte durée de vie. Mais rien n’est impossible. C’est ce que démontre Eric Van Osselaer, citoyen belge de Casteau dont la notoriété s’étend bien au-delà de Quiévrain, frontière à la fois administrative et symbolique avec la France voisine.
Flûte et ocarina carotte
Orgabits, c’est son site, présente quelques réalisations simples, telle que la flûte carotte, avec ou sans coulisse. Une notice explicative illustrée, d’une clarté hélas relative, doit permettre aussi de comprendre comment élaborer à partir d’une pastèque, un instrument narguilé que son auteur appelle la corneturlute à ballon ou la cornemuse de plage à flûtes. Du côté des antipodes, le musicien australien Linsey Pollak, communément appelé Carrot Man, « l’homme carotte » donc,...


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Confectionner des instruments à partir de légumes
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Jean-Jacques Larrochelle
    













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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-5"> ¤ D’un château l’autre (1/6). Les articles de cette série sont extraits de « Crac » de Jean Rolin (P.O.L, janvier 2019). En 1909, T.E. Lawrence, qui n’est pas encore « d’Arabie », entreprend à travers le Moyen-Orient un voyage de près de 1 800 km à la découverte des châteaux forts bâtis par les croisés.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-6"> ¤ « La Matinale du Monde » publie tous les dimanches le strip « Leumonde.fr » d’Antoine Marchalot.
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Article sélectionné dans La Matinale du 18/08/2018
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Leumonde.fr, par Antoine Marchalot (épisode 115)

« La Matinale du Monde » publie tous les dimanches le strip « Leumonde.fr » d’Antoine Marchalot.



Le Monde
 |    19.08.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
19.08.2018 à 07h02
   





                        



   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-7"> ¤ Du 31 août au 2 septembre, cette foire est un must pour les amateurs passionnés raisonnablement argentés.
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Avec Art-o-Rama, Marseille se démarque sur le marché de l’art

Du 31 août au 2 septembre, cette foire est un must pour les amateurs passionnés raisonnablement argentés.



Le Monde
 |    19.08.2018 à 06h15
    |

                            Roxana Azimi








                        



   


Le monde de l’art présente quelques similitudes avec celui du foot. Les projecteurs sont toujours braqués sur l’élite, celle des foires comme la FIAC ou Art Basel, où les collectionneurs du monde entier se disputent les trophées. Au mépris des salons essentiels qui donnent leur chance aux artistes à fort potentiel et aux galeries moins en vue.
Art-o-Rama, organisé du 31 août au 2 septembre à Marseille, est un must pour les amateurs raisonnablement argentés, mais non moins passionnés. Une foire au soleil quand vient la fin de l’été, qui permet de se faire l’œil et de humer les tendances du moment. Sans se ruiner, la convivialité en plus.

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Pas facile il y a dix ans d’attirer le chaland à la Friche Belle de Mai, mieux connu des skaters et des grapheurs que des amis du MoMA. A fortiori dans une ancienne cartonnerie sans climatisation, où galeristes et visiteurs suaient à grosse goutte. Mais les organisateurs voulaient croire que Marseille pouvait sortir de son folklore et la foire, trouver sa place dans le calendrier arty.
Prix accessibles
Résistant à la facilité, Art-o-Rama participe, tout comme le Mucem, à complexifier l’image d’une ville moins simple qu’elle en a l’air. En 2017, la foire s’est déclarée plus cool que jamais, référence à sa nouvelle climatisation. Mais aussi à sa capacité à trouver le nec plus ultra de l’art contemporain international.

   


Beaucoup de jeunes galeries ont fait leurs armes à la Friche-Belle de mai, avant de rejoindre des foires plus en vue. En juin dernier, par exemple, le Parisien Antoine Levi, qui s’est fait connaître d’un plus grand public grâce à Art-o-Rama, fut sélectionné par Art Basel pour sa section Statement.

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Signe de son succès : dès cette année, les stands seront installés dans le bâtiment retapé du J1 dans le nouveau quartier des Docks. Sans pour autant perdre son ADN, taille humaine et bon esprit. « On garde un côté intime avec trente et un exposants, ce n’est pas une grosse machine, insiste son directeur Jérôme Pantalacci. Pour que les jeunes collectionneurs s’y sentent à l’aise. »
Ceux qui ont fréquenté Art-o-Rama par le passé y ont souvent déniché des artistes devenus depuis des coqueluches
L’amateur marseillais Sébastien Peyret abonde : « Je me souviens de vrais échanges. J’ai le temps de discuter, de découvrir le programme d’une galerie ce qui est inimaginable pendant la FIAC. Les galeristes ne viennent pas avec la pression de la rentabilité et ils ne nous mettent pas la pression non plus ». Les prix y sont accessibles, entre 100 euros pour les éditions cocasses produites par la galerie We do not work alone, et jusqu’à 25 000 euros.
Ceux qui ont fréquenté Art-o-Rama par le passé y ont souvent déniché des artistes devenus depuis des coqueluches. C’est là que le collectionneur belge Christophe Veys a découvert le travail de l’Espagnole Cristina Garrido. « Au début, je ne voulais pas y aller : une foire aussi petite en nombre de participants ne m’intéressait pas, raconte ce timide qui se soigne. Mais j’ai été conquis. Pour moi, c’est la foire la plus intéressante du monde, une oasis précieuse quand toutes les foires ont tendance à être dans le gigantisme. »

   


Cette année, les amateurs auraient tout intérêt à regarder la Brésilienne Ana Mazzei chez Emmanuel Hervé, la Britannique Zoe Williams chez Antoine Levi, mais aussi des artistes plus établis mais encore mal connus comme Salvo, décédé en 2015, présenté par sa fille, la galeriste Norma Mangione.
Art-o-Rama, du 31 août au 2 septembre, www.art-o-rama.fr.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-8"> ¤ Un manuel pour deux (6/6). A la découverte des duos qui ont créé nos livres de classe. Cette semaine, les auteurs du « Roland-Barthes sans peine », un ouvrage parodique en dix-huit leçons, paru en  1978, censé démonter, avec facétie et humour, les ressorts de l’œuvre du sémiologue.
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                Burnier & Rambaud, le pastiche en partage


Un manuel pour deux (6/6). A la découverte des duos qui ont créé nos livres de classe. Cette semaine, les auteurs du « Roland-Barthes sans peine », un ouvrage parodique en dix-huit leçons, paru en  1978, censé démonter, avec facétie et humour, les ressorts de l’œuvre du sémiologue.

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                 |                 18.08.2018 à 13h00
                 |

                            Philippe-Jean Catinchi

















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« Vous l’avez tué ! » La formule, abrupte, est du philosophe Michel Foucault, collègue de Roland Barthes au Collège de France. Ceux à qui elle s’adresse : Michel-Antoine Burnier et Patrick Rambaud, dont l’aventure partagée au magazine Actuel avait scellé l’amitié. Pour excessif qu’il soit, le verdict était éloquent. Quand parut en 1978 chez Balland Le Roland-Barthes sans peine, sorte d’initiation à une langue qui n’est pas tout à fait du français tout en semblant en être, les réactions avaient été si fortes et les rieurs si nombreux que le sémiologue en avait été blessé. La parodie était d’autant plus efficace que, plutôt que de grossir le trait d’une expression obscure aux non-initiés, elle en démontait les ressorts. Au point qu’on finissait par ne plus pouvoir distinguer un texte original de sa charge.
Le choix du manuel pédagogique participe d’une révérence et d’une mise en garde. On n’a pas affaire avec le « R. B. » (puisqu’« en Roland-Barthes, Roland Barthes se dit R. B. ») à un sabir pittoresque mais réservé aux seuls amateurs de curiosités linguistiques, mais bien à un langage promis à l’universalité, comme le précise la docte introduction de cette initiation didactique. Preuves à l’appui, avec nombre d’exemples puisés aux sources les plus variées, brassant postures idéologiques, engagements artistiques et identités, géographiques comme sexuelles, le R. B. « deviendra bientôt obligatoire », précisent les auteurs, guides bienveillants au « royaume du Textuel ».
« Morceaux choisis »
Dès lors, après une brève proposition de méthodologie (rythme de l’apprentissage, suggestion de révision pour une parfaite assimilation), dix-huit leçons livrent les clés d’un langage dont l’ésotérisme se dissipe pour qui suit scrupuleusement le programme. Ne reste plus qu’à éprouver ce savoir tout neuf par un test double, thème et version (avec corrigés, pour une meilleure évaluation), et à s’adonner à la...


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Burnier & Rambaud, le pastiche en partage
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Burnier & Rambaud, le pastiche en partage
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                                                Par                                                    Philippe-Jean Catinchi














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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-9"> ¤ Chaque samedi, « La Matinale du Monde » vous propose un choix d’émissions et de podcasts à savourer en différé.
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Rock’n’roll, jeunesse sixties et maître chanteur : notre sélection de replays

Chaque samedi, « La Matinale du Monde » vous propose un choix d’émissions et de podcasts à savourer en différé.



Le Monde
 |    18.08.2018 à 06h30
   





                        



   


LES CHOIX DE LA MATINALE
Cette semaine, on peut voir (ou revoir) un documentaire consacré à la première icône populaire féminine du rock, une minisérie drôle et acerbe sur la société britannique contemporaine, un film culte sur les premiers émois de deux adolescentes dans le Paris des années 1960, puis revivre la révolution étudiante de Mai 68.
Debbie Harry, au-delà du cliché



On ne vend pas près de 30 millions d’albums dans le monde sans un certain talent. Et du talent, le groupe Blondie, fondé dans le New York interlope du milieu des années 1970 par de jeunes fauchés emmenés par une chanteuse au charme fou, mais qui n’avait rien d’une poupée sexy sans cervelle, en avait à revendre. « Franchement, y a-t il un groupe de pop américain correct depuis Blondie ? », s’interroge avec un regard malicieux Iggy Pop.
Ce documentaire dévoile la personnalité de Debbie Harry, prête à s’amuser avec son image, capable de se moquer d’elle-même et faisant preuve d’une lucidité rare sur sa carrière, la célébrité, la jalousie au sein du groupe, la drogue, les rapports avec le public, les manageurs véreux, le cinéma. Elle deviendra l’une des femmes les plus photographiées des années 1980. Mais sa plus grande réussite est peut-être d’avoir réussi à échapper au destin de femme-objet pour devenir une artiste au sens le plus noble du terme. Alain Constant
« Debbie Harry : Atomic Blondie ! » de Pascal Forneri (France, 2018, 52 min). Sur Arte + 7 jusqu’au vendredi 24 août.
Chronique subtile de l’adolescence



Au même titre que les crèmes glacées et les barbes à papa, Diabolo menthe est une gourmandise estivale à la saveur édulcorée, dont les films générationnels français, à l’instar de La Boum et Les Beaux Gosses, ont le secret.
Durant l’année scolaire 1963-1964, la caméra de Diane Kurys colle aux basques des sœurs Weber sur les bancs du lycée de jeunes filles Jules-Ferry. Le long-métrage autobiographique aux notes amères et mélancoliques met en lumière une période charnière, entre rigueur et désir de liberté d’une génération annonciatrice de Mai 68.
Deux sœurs que tout oppose sont élevées par une mère divorcée : Anne, 13 ans, découvre les mensonges et séduit le public avec sa moue boudeuse ; Frédérique, 15 ans, se passionne de politique, « strictement interdite dans le lycée, surtout pour les filles ».
C’est le temps des premiers émois, saisis avec une grande justesse d’observation. Des altercations éclatent devant les portes de l’établissement, quand les écolières ne sont pas aux prises avec Madame le censeur. Les références se décèlent avec délectation ; la radio souffle l’assassinat de Kennedy et la mort d’Edith Piaf, une camarade témoigne des événements de la station Charonne. En toile de fond, le programme Salut les copains et les tubes de Johnny. Marion Delpech
« Diabolo menthe » de Diane Kurys (France, 1977, 95 min). Sur Arte + 7 jusqu’au jeudi 23 août.
« Main basse sur Pepys Road », feuilleton policier (en cours)



Main basse sur Pepys Road est-il (ou elle) une série policière ? Si l’on s’en tient aux cartes postales (qui indiquent toutes : « Nous voulons ce que vous avez »), aux photos et aux films passablement inquiétants que reçoivent les habitants de cette tranquille rue résidentielle du sud de Londres, il pourrait bien s’agir de cela. Mais, à ce compte-là, le téléspectateur pourrait être surpris – et, d’une certaine façon, déçu – par un dénouement pour le moins inattendu.
Pourtant l’essentiel du propos de Peter Bowker, qui a adapté pour la télévision le roman Capital (Chers voisins), de John Lanchester, est ailleurs : Main basse sur Pepys Road fait le portrait choral des habitants de ce quartier autrefois très middle class et désormais soumis à l’inflation incontrôlable des prix de l’immobilier londonien. Renaud Machart
« Main basse sur Pepys Road » (« Capital »), minisérie créée par Peter Bowker et réalisée par Euros Lyn. Avec Toby Jones, Rachael Stirling, Gemma Jones, Danny Ashok, Shabana Azmi, Robert Emms, Lesley Sharp (Royaume-uni, 2015, 3 × 58 min). Sur Arte + 7 jusqu’au jeudi 23 août.
Mai 68 : playlist de la révolution étudiante



A ceux qui pensaient que la bande-son de Mai 68 se limitait à la musique folk-pop-rock anglo-américaine, Martin Pénet propose de redécouvrir les artistes et les chansons militantes qui ont accompagné cette révolution politique et culturelle.
Le premier volet de cette trilogie révolutionnaire retrace chronologiquement la période étudiante (du 3 au 13 mai), dont les témoignages d’Evariste et Dominique Grange sur la chanson de terrain viennent compléter les archives de l’Institut national de l’audiovisuel (Renaud, Colette Magny, Jean Ferrat, Georges Moustaki, Claude Nougaro, Maxime Le Forestier…). Le « prophète de la contestation », Léo Ferré, s’entretient au micro de Jacques Chancel dans son émission « Radioscopie » sur France Inter, alors que le jeune Renaud Sechan fait ses premiers pas dans le comité révolutionnaire d’agitation culturelle (CRAC) et lance le groupe Gavroches révolutionnaires. Marion Delpech

« Les Chansons de Mai 68 » par Martin Pénet pour l’émission « Tour de chant ». A écouter sur France Musique. Les prochains épisodes : le soutien aux grévistes (samedi 18 août) ; les disques autoproduits d’Evariste (samedi 25 août).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-10"> ¤ Si le chanteur s’était toujours opposé à une large diffusion en ligne de sa musique, ses ayants droit ont pourtant trouvé un accord avec le label Legacy Recordings.
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Vingt-trois albums supplémentaires de Prince disponibles en streaming

Si le chanteur s’était toujours opposé à une large diffusion en ligne de sa musique, ses ayants droit ont pourtant trouvé un accord avec le label Legacy Recordings.



Le Monde
 |    18.08.2018 à 03h18
 • Mis à jour le
18.08.2018 à 12h34
   





                        



   


Plus de trois cents morceaux publiés par Prince entre 1995 et 2010 sont disponibles depuis vendredi 17 août sur les principales plates-formes de streaming. Ces titres viennent de vingt-trois albums, sortis entre 1995 (The Gold Experience) et 2010 (20Ten), ainsi que d’une nouvelle compilation préparée pour l’occasion.
Les ayants droit de Prince, qui de son vivant était opposé à la large diffusion en ligne de sa musique, ont trouvé un accord avec le label Legacy Recordings, une division de Sony Music. Depuis la disparition soudaine du chanteur, en avril 2016, ses héritiers – ses frères et sœurs – se sont entendus avec les trois plus grandes maisons de disques, Sony, Universal et Warner, pour commercialiser l’héritage du « Kid de Minneapolis ».

        Lire aussi :
         

                Sans testament, que deviendra l’héritage musical de Prince ?



« The Most Beautiful Girl in the World »
Pendant la plupart de sa carrière, le roi du funk était pourtant farouchement opposé aux pratiques de l’industrie musicale. Au milieu des années 1990, il avait ainsi notamment claqué la porte de la Warner, avant de se montrer avec le mot « slave » (esclave) écrit sur la joue.

Le magazine Variety note cependant que l’un de ses plus gros tubes datant de cette période, The Most Beautiful Girl in the World, sorti en 1994, ne figure pas parmi les chansons mises en ligne. Selon une source anonyme, le morceau serait au cœur d’un litige judiciaire.

        Lire aussi :
         

          Est-il éthique de publier des inédits posthumes ?






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-11"> ¤ La ville préparait vendredi ses adieux à la chanteuse légendaire, disparue jeudi à 76 ans.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-12"> ¤ La 41e édition de la manifestation bretonne célèbre, jusqu’au 25 août, les « Peuples des Congo(s) ».
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A Douarnenez, un festival de cinéma saute-frontière

La 41e édition de la manifestation bretonne célèbre, jusqu’au 25 août, les « Peuples des Congo(s) ».



Le Monde
 |    17.08.2018 à 17h32
 • Mis à jour le
19.08.2018 à 06h37
    |

            Jean-Jacques Larrochelle (Douarnenez (Finistère)








                        



                                


                            

Pour sa 41e édition, fidèle à une tradition d’accueil des minorités, pour lesquelles la culture en ­général et le cinéma en particulier expriment des formes de résistance et de lutte, le Festival de ­cinéma de Douarnenez (Finistère) célèbre, jusqu’au 25 août, les « Peuples des Congo(s) ». Un pluriel lié à une partition toujours à l’œuvre, issue des colonisations menées par la France et la Belgique pendant près d’un siècle. D’un côté la République du Congo (Congo-Brazzaville) ; de l’autre la République démocratique du Congo (RDC ou Congo-Kinshasa), un territoire dont la superficie équivaut à quatre fois celle de l’Hexagone.
En dépit des indépendances ­acquises à l’aube des années 1960, cette partie de l’Afrique centrale reste la terre de prédilection de la francophonie. Disposant de considérables et précieuses ressources (cuivre, diamant, or, cobalt, manganèse, lithium pour la RDC, ­pétrole pour le Congo-Brazzaville), elle fait l’objet de féroces appétits que les régimes successifs ont satisfaits au prix de conflits (les plus meurtriers depuis la seconde guerre mondiale) et d’une répression endémique. Une violence qui annihile toute volonté critique pouvant être portée par les expressions artistiques.
Antoine Vumilia, auteur, acteur et metteur en scène : « Nous ressentons cela comme un seul et même pays. C’est le colonisateur qui nous a divisés »
A Douarnenez, ils sont venus nombreux, dont beaucoup depuis leurs terres d’exil ou de refuge. Cinéastes, mais aussi écrivains, poètes, plasticiens, photographes et musiciens, qui vont « organiser une réunion de ­famille, se réjouit Antoine Vumilia. Comme ces cousins dont on parle, mais qu’on ne rencontre jamais, les gens vont pouvoir voir le visage du Congo ». Ce quadragénaire a du mal à parler des Congos. « Nous ressentons cela comme un seul et même pays. C’est le colonisateur qui nous a divisés. »
L’histoire de cet auteur, acteur et metteur en scène est singulière....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-13"> ¤ Un artiste, une matière (6/6). Elle sculpte au burin le bois d’hévéa et compose avec la sève laiteuse que provoque la saignée.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-14"> ¤ Don McCullin, photographe (6/6). Né dans un quartier pauvre de Londres, McCullin est devenu un artiste renommé et anobli. Il entretient une relation d’amour-haine avec le Royaume-Uni, où l’on n’échappe pas facilement à sa classe sociale. Lui photographie sans relâche les exclus du pays. Et il a voté « Brexit »
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-14"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-15"> ¤ Des personnalités de tous horizons racontent une chanson qui a marqué leur vie.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-15"> ¤     


                La chanson d’amour de Daniel Picouly : « Non ho l’età », de Gigliola Cinquetti


Des personnalités de tous horizons racontent une chanson qui a marqué leur vie.

Le Monde
                 |                 17.08.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
17.08.2018 à 17h03
                 |

            Pascale Krémer

















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Distingué en 1995, pour « Le Champ de personne », Grand Prix des lectrices de « Elle », puis en 1999, pour « L’Enfant léopard », prix Renaudot, l’écrivain publiera le 23 août son nouveau roman, « Quatre-vingt-dix secondes » (Albin Michel, 272 p ., 19,50 €), qui fait revivre l’éruption meurtrière de la montagne Pelée, en 1902. Il anime également une émission littéraire sur France Ô, « Page 19 ».
Samedi 26 mars 1964 : c’est soir d’Eurovision. J’ai 15 ans et je suis en 3e au collège Joliot-Curie d’Orly, où je fais italien en deuxième langue. Pourquoi italien ? Une enseignante avait été nommée. Il y avait des élèves à occuper et il leur manquait une prof à chahuter. Ce serait de 17 à 18 heures le vendredi : la « place du mort » dans notre emploi du temps. Ce lâche livrait la pauvre débutante aux loups de la fameuse 3e B (comme Balèze).
Quand elle est entrée dans notre classe, les 36 loups affamés et imberbes se sont dressés, les appareils dentaires en crocs étincelants. Prêts à mordre. Elle a souri en bleu azzuro et tout à coup les louveteaux sont restés tétanisés, duveteux, la mâchoire décrochée, la langue Malabar pendante en mirliton : trente-six loups de Tex Avery devant la Venus de Botticelli, même si la plupart n’avaient comme référence qu’Henriette la caissière opulente et rousse du supermarché de la cité.
Grand-messe
La Venus nous amadoua à la pellicule. Avec elle, la Cinecitta, c’était le Ciné dans notre Cité. Un extrait de La Dolce Vita et le lavoir d’Orly se muait en fontaine de Trevi savonneuse. Un autre jour, on enviait la vue de Gérard Philipe sur le décolleté de Gina Lollobrigida dans Fanfan la Tulipe, notre Mobylette trafiquée devenait la Vespa délurée de Vacances romaines…
A cette époque, le tube de l’été était toujours italien. En 1964, il était promis à Una lacrima sul viso, de Bobby Solo, le « Chamallow romain ». Les filles de la cité raffolaient de cet Elvis Presley déprimé, trop cuit et mal égoutté : du sirop à Scopitone. Notre prof nous avait rassurés. Cette année l’Italie gagnerait l’Eurovision avec une chanteuse de notre âge, Gigliola Cinquetti et une chanson de notre âge : Non ho l’età (« Je n’ai pas l’âge »). Une histoire d’amour sage et romantique. Elle est trop jeune mais, un jour, elle lui donnera son amour.
Le soir de l’Eurovision, notre F-5 est en configuration grand-messe réservée aux conférences de presse du Général et au Tournoi des 5 nations : la télé est perchée façon Bar des sports. Le concours se passe à Copenhague. La France est représentée par Rachel (Le Chant de Mallory) et n’a aucune chance.
Quand Gigliola Cinquetti apparaît, brune, belle, les cheveux sages, c’est comme si une de mes copines du square venait me chercher pour une balle aux prisonniers un soir d’été. Quand Gigliola finit de chanter, la salle est debout, la rappelle, l’écran est brouillé aux larmes. Soudain, le monde a 15 ans ! L’Italie rafle les votes.
Le vendredi suivant, à 17 heures, c’est toute une 3e B (comme Botticelli) qui chante Non ho l’età pour accueillir la prof d’italien. Trente-six Gigliola Cinquetti en chorale approximative. Un coup de foudre de masse. Ce vendredi-là, pour la première fois, une déclaration d’amour est inscrite au programme de 3e. 

Monde Festival : chanter n’est pas jouer ! « Le Monde » organise dans le cadre du Monde Festival une rencontre entre le metteur en scène Claus Guth et la chanteuse et chef d’orchestre Barbara Hannigan. L’événement se tiendra samedi 6 octobre 2018 de 17 heures à 18 heures au Palais Garnier. Réservez vos places en ligne sur le site

Leurs chansons d’amour
Catherine Deneuve : « Les parapluies de Cherbourg », de Michel Legrand
Daniel Pennac : « Ça va ça vient », de Boby Lapointe
Christophe André : « Cécile, ma fille », de Claude Nougaro
Bernard Cazeneuve : « Vienne », de Barbara
Vincent Dedienne : « L’Amitié », de Françoise Hardy
Pénélope Bagieu : « Don’t Cry », de Guns N’Roses
Erik Orsenna : « Pierre », de Barbara
Agnès B : « L’Affiche rouge », de Léo Ferré
Christophe Michalak : « With or Without You », de U2
Marianne James : « Ne me quitte pas », de Jacques Brel
Arnaud Montebourg : « D’aventures en aventures », de Serge Lama
Irène Théry : « I’m Your Man », de Leonard Cohen
Michel Cymes : « Le Premier Pas », de Claude-Michel Schönberg
François Morel : « L’Heure du thé », de Vincent Delerm
Irène Jacob : « Message personnel », de Françoise Hardy
Boris Cyrulnik : « Rendez-vous sous la pluie », de Jean Sablon
Michel-Edouard Leclerc : « Les Mots bleus », de Christophe
Delphine de Vigan : « Les Fourmis rouges », de Michel Jonasz
Valérie Pécresse : « La Chanson des vieux amants », de Jacques Brel
Serge Trigano : « Seras-tu là ? », de Michel Berger
Isabelle Carré : « All is Full of Love », de Björk
André Manoukian : « But not For Me », par Cole Porter
Anne-Sophie Pic : « La déclaration d’amour », de France Gall
Françoise Fabian : « Un jour tu verras », de Mouloudji
Christiane Taubira : « Cry Me a River », d’Ella Fitzgerald
Tatiana de Rosnay : « I’m Not in Love », de 10CC
Bruno Le Maire : « Still Loving You », des Scorpions
Ariane Ascaride : « Anna e Marco », de Lucio Dalla
Daniel Picouly : « Non ho l’età », de Gigliola Cinquetti



Rendez-vous du 5 au 7 octobre au Monde Festival 2018 !
Aimer ! C’est le thème de la 5e édition du Monde Festival, qui se tiendra du vendredi 5 au dimanche 7 octobre 2018 à l’Opéra Bastille, au Palais Garnier, au théâtre des Bouffes du Nord et au cinéma Gaumont Opéra. 
Un rendez-vous porté par les journalistes du « Monde », qui propose au public des rencontres rares, une quarantaine de débats d’actualité, des projections de films inédits, des spectacles. 
Aimer, c’est prendre position, défendre, partager un projet, un coup de cœur, une passion. C’est aussi explorer le champ de l’intime, du désir, des liens personnels qui fondent nos sociétés.
Retrouvez la programmation du festival et achetez vos billets.
Retrouvez les moments forts et les vidéos des éditions précédentes.




Pascale Krémer
    













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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-16"> ¤ Histoires de langue (6/6). A la Maison d’éducation de la Légion d’honneur, à Saint-Denis, « Le Rouge et le Noir » en défense de la langue française.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-16"> ¤     


                Dictée d’honneur


Histoires de langue (6/6). A la Maison d’éducation de la Légion d’honneur, à Saint-Denis, « Le Rouge et le Noir » en défense de la langue française.

Le Monde
                 |                 17.08.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
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                            Marion Hérold

















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La langue française, surtout dans ce qu’elle a de plus littéraire, ne se porte pas très bien. Et, de ce fait, les initiatives en sa faveur se multiplient.
Aujourd’hui, concours de dictée à la Maison d’éducation de la Légion d’honneur. Dix heures du matin, temps radieux, ciel bleu roi sur la basilique Saint-Denis et les cités HLM voisines. J’ai été sollicitée, en tant que responsable du service Correction du Monde, pour lire la dictée (un court extrait du Rouge et le Noir de Stendhal) et parler un peu du métier de correcteur et de la nécessité, même dans le monde professionnel, de bien connaître sa langue, son orthographe, sa grammaire, sa littérature.
Le lycée a été installé par Napoléon dans les magnifiques bâtiments de l’ancien couvent de l’abbaye attenante à la basilique. Il est réservé aux filles, petites-filles et arrière-petites-filles de décorés de la Légion d’honneur. Le collège est pour sa part aux Loges, dans la forêt de Saint-Germain.
Mais voici Julien Sorel en personne qui s’est glissé hors de la dictée : l’œil velouté et un peu inquiet, il vient m’accueillir et me conduire dans l’immense salle où je vais officier. Jeunes filles en uniforme, tête penchée, à l’écoute, questions. Ici, un point d’interrogation ou d’exclamation ? Vous pourriez répéter la phrase qui commence par : « Depuis le séminaire il mettait les hommes au pis… » ? « Horace », c’est en italique, dans : « C’était, dans le fait, deux glaces de huit pieds de haut chacune, et dans lesquelles il regardait quelquefois son interlocuteur en parlant d’Horace, qui lui imposaient encore » ?
L’écriture inclusive s’invite
Promenade entre les tables, je joue à l’institutrice, comme dans mon enfance, mais, aujourd’hui, ce sont les cinq meilleures élèves en orthographe de chaque classe, de la seconde à la khâgne, qui tendent l’oreille.
Peu de vrais pièges, ce n’est pas la dictée de Mérimée, mais un test qui sanctionne une expérience...


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Dictée d’honneur
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                                                Par                                                    Marion Hérold














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Stage de danse hors norme à Châteauroux

A l’occasion du 43e Stage-Festival international, 650 amateurs ou confirmés assistent aux cours donnés jusqu’au 24 août.



Le Monde
 |    17.08.2018 à 16h56
 • Mis à jour le
17.08.2018 à 17h50
    |

                            Rosita Boisseau (Châteauroux (Indre)








                        



                                


                            

Un village de danse, une île de chapiteaux, dix studios, gymnases et autres salles des fêtes occupés au quotidien par une centaine de cours donnés par 35 professeurs pour 650 danseurs de différents niveaux. Les chiffres joyeusement fous du 43e Stage-Festival international de Châteauroux (Indre) collent à l’ambiance passionnément studieuse de cette manifestation éclectique qui combine ateliers et spectacles pendant douze jours non-stop, jusqu’au 24 août. Le grand gala des stagiaires conclut, devant 5 000 spectateurs, deux semaines de travail et une programmation qui fait copiner Adrienne Pauly, Dany Brillant et les punks ukrainiennes Dakh Daughters.
La franche beauté de ce stage hors norme réside dans le mélange des générations
Un plongeon, le 16 août, dans cette marmite mondiale de vingt-trois disciplines, dont la capoiera et la langue des signes, file le tournis. Claquettes avec Fabrice Martin, modern jazz auprès de Christopher Huggins, classique en compagnie d’Isabelle Riddez, la plupart des danseurs enchaînent trois ou quatre cours par jour minimum. Autour de midi, la bande-son hausse le ton en même temps que la température grimpe. La guitare, le piano, l’électro – la plupart des ateliers sont accompagnés live par des musiciens –, les applaudissements, parfois même les cris de plaisir, se percutent dans Châteauroux qui ne demande pas mieux. Cette année, quatre disciplines cartonnent avec plus d’une centaine de participants à chaque session, transformant les hangars en raouts festifs : le modern jazz piloté par Anne-Marie Porras et Angelo Monaco, le ragga jam selon Audrey Bosc, la danse africaine avec Louis-Pierre Yonsian.
La franche beauté de ce stage hors norme réside dans le mélange des générations – la plus jeune participante a 12 ans et la plus âgée 70 ans –, l’intensité avec laquelle tous bossent et s’éclatent dans le même élan ; 50 % sont des fidèles, 80 % des femmes. Certains viennent du Maroc, d’Azerbaïdjan, des Etats-Unis,...




                        

                        


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En Bretagne, la seconde vie des maisons-bulles


                      Cet été, « M » revisite les bâtiments parfois décriés du littoral. Direction Beg Meil, dans le Finistère, où des bulles de béton attirent les vacanciers depuis cinquante ans.



Le Monde
 |    17.08.2018 à 15h46
    |

                            Anne-Lise Carlo








   


« Les villageois sont venus voir le chantier et se sont écriés : “Mais c’est une architecture lunaire !” Alors que, récemment, les Martiens sont venus et ont dit : “Enfin une architecture humaine !” », racontait avec malice le sculpteur hongrois Pierre Szekely (1923-2001), se remémorant l’ouverture en 1968 du village de vacances Renouveau, dans la petite station de Beg Meil (Finistère). Ces bulles de béton immaculées, cachées entre dunes et pins, à 300 mètres de la plage, ont toujours stimulé l’imagination des visiteurs, entre village esquimau ou cité extraterrestre. Sur ce chantier, Pierre Szekely travaille avec son complice architecte Henri Mouette et son épouse plasticienne, Vera Szekely. Ils œuvrent ici pour Pierre Lainé, fondateur de l’association de tourisme social Renouveau. « En Floride, une station-service en forme de dinosaure a vu le jour et influence Szekely et Mouette », confie Raphaëlle Saint-Pierre, historienne spécialiste des maisons-bulles.
Le village de vacances accueille jusqu’à 600 personnes, du restaurant à la bibliothèque en passant par une aire de jeux pour enfants et une salle de spectacle.
Le duo apprend de l’architecte de la station-service les secrets du « béton projeté », technique pour obtenir ces formes circulaires libres, éloignées des standards français. Une symbolique qui inspire le panthéiste Pierre Szekely pour qui le rond est ce qui réunit le mieux les gens. Le designer Martin Szekely, fils de Pierre et de Vera, se souvient d’une « construction empirique » : « Henri Mouette et mon père étaient aussi inexpérimentés que l’entreprise de maçonnerie. Dans les premiers temps, le béton projeté sur le dôme en fer à béton et métal déployé passait à travers. Il a fallu quelques mises au point avant que le béton ne s’accroche. Enfants, nous nous amusions des effets d’acoustique extraordinaires des formes demi-sphériques obtenues… »
Ainsi naît un village accueillant jusqu’à 600 personnes, du restaurant à la bibliothèque en passant par une aire de jeux pour enfants et une salle de spectacle. Les maisons-bulles finistériennes n’ont jamais fait l’unanimité, leur style reste attaché aux années 1960-1970 et à des noms comme celui de l’architecte hongrois Antti Lovag. « Cette architecture organique redevient tendance, notamment au Japon, estime toutefois Raphaëlle Saint-Pierre. Numa Lovag, fils d’Antti, relance aussi ces constructions avec des matériaux plus modernes et écologiques. » Labellisé « Patrimoine du XXe siècle », le village de Beg Meil vient d’être rénové par son actuel propriétaire, les Villages Clubs du Soleil. Améliorant le confort des chambres, cette modernisation a préservé extérieurs et volumes originaux mais les tables courbes du restaurant, fixées au sol comme sur un navire, se sont, elles, envolées.

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                Au Royaume-Uni, Blackpool tente de se réinventer



Y aller
En train Paris-Montparnasse -Quimper, A/R à partir de 40 € en billets Prem’s. www.oui.sncf
A lire : Maisons-bulles. Architectures organiques des années 1960 et 1970, par Raphaëlle Saint-Pierre (Éd. du Patrimoine, 2015). A voir :  « Construction », exposition de Martin Szekely, au Madd, à Bordeaux. Jusqu’au 7 octobre.



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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-19"> ¤ Invité à mixer pour la Fête de la musique à l’Elysée, Kiddy Smile est arrivé avec un tee-shirt siglé « Fils d’immigrés, Noir et pédé ». Un militantisme que ce danseur, DJ et chanteur exprime avec force dans son premier album, « One Trick Pony ».
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Kiddy Smile, musicien militant, bien dans sa house


                      Invité à mixer pour la Fête de la musique à l’Elysée, Kiddy Smile est arrivé avec un tee-shirt siglé « Fils d’immigrés, Noir et pédé ». Un militantisme que ce danseur, DJ et chanteur exprime avec force dans son premier album, « One Trick Pony ».



Le Monde
 |    17.08.2018 à 15h09
 • Mis à jour le
19.08.2018 à 06h38
    |

                            Valentin Pérez








                              

                        

« Tu viens mixer le 21 juin à l’Elysée ? » Le message était signé Pedro Winter, DJ et fondateur de l’influent label Ed Banger Records. « La Fête de la musique à l’Elysée-Montmartre, je me suis dit pourquoi pas ?, racontait le destinataire du SMS quelques jours après le set. Je n’avais pas compris qu’il s’agissait du PALAIS de l’Elysée… » Et Kiddy Smile, musicien qui mêle mix aux platines, textes chantés de sa voix grave et performances scéniques dansées, d’ajouter : « Quand j’ai réalisé, j’ai décidé d’aller jouer dans la cour d’honneur pour qu’éclate notre présence inédite, à mes danseurs et à moi. Jusqu’ici, il n’y avait pas de gens comme nous, Noirs et ouvertement LGBT, dans ce temple du pouvoir. »
«Ma mère, camerounaise, m’encourageait à regarder “Le Prince de Bel-Air”, “Boomerang”, des productions où des Noirs avaient des rôles consistants. »
Bien sûr, il n’ignore pas que bien des fous, fréquentant le roi, ont vu leur réputation partir en fumée… Comme pour se préserver, il s’était fait fabriquer un tee-shirt spécial, barré d’un slogan : « Fils d’immigrés, Noir et pédé ». Puis s’est fendu d’un post Facebook dans lequel il annonçait reverser son cachet de 1 500 euros à une association d’aide aux migrants, lui qui réprouve la politique d’Emmanuel Macron en ce domaine. Derrière les platines et sous les dorures. Ainsi va Kiddy Smile, qui sort le 31 août son premier album, où s’affiche son propos transgressif sur un beat efficace.
Chez lui, musique ne va jamais sans politique. « Dès le départ, ma mère, camerounaise, a été intuitivement consciente des enjeux de représentation. Lorsque j’étais enfant, elle m’encourageait à regarder Le Prince de Bel-Air, Boomerang, des productions où plusieurs Noirs avaient des rôles consistants », se souvient-il.
Gabarit hors norme
A Rambouillet (Yvelines) où il grandit, Pierre-Edouard Hanffou à la ville (« Un prénom qui amène des moqueries...




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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-20"> ¤ L’œuvre d’un écrivain est un univers. Ses mots dessinent des paysages et inspirent des images. Le photographe ­Sebastián Bruno a suivi le chemin parcouru par le héros de Cervantès. Une odyssée de 2 500 kilomètres à travers la Castille.
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Dans la peau de Don Quichotte 
               


Le Monde
 |
                  17.08.2018 à 14h58


L’œuvre d’un écrivain est un univers. Ses mots dessinent des paysages et inspirent des images. Le photographe ­Sebastián Bruno a suivi le chemin parcouru par le héros de Cervantès. Une odyssée de 2 500 kilomètres à travers la Castille.

Par             Samuel Blumenfeld






   


La géographie littéraire du Don Quichotte de Cervantès relève à ce point de la science exacte, d’un espace balisé et fléché, que la route empruntée par le gentilhomme de la Manche, obsédé par les livres de chevalerie, les collectionnant dans sa bibliothèque de façon maladive, est devenue l’un des parcours obligés des guides touristiques en Espagne.
« Pour créer un parallèle intemporel entre la société décrite par Cervantès et celle d’aujourd’hui, je me suis mis à la place de Don Quichotte. » Sebastian Bruno
Les principaux lieux sont identifiés. Il y a la Manche, cette partie sud du haut plateau castillan, habitée par Don Quichotte et son écuyer Sancho Panza. Le village d’Esquivias, dans la province de Tolède, où aurait habité Cervantès est l’un des territoires de son roman. Il y a aussi le village d’El Toboso, où vivait ­Dulcinée, la dame des pensées du chevalier. Dans la région, on peut aussi croiser les fameux moulins de la Manche et la grotte de Montesinos.
C’est ce même itinéraire qu’a emprunté le photographe hispano-argentin Sebastián Bruno. Mais à la différence du parcours fléché et, surtout, chronométré des tour-operateurs, ce dernier a suivi à pied les 2 500 kilomètres du chemin parcouru par Don Quichotte. Soit une traversée des cinq provinces d’Albacete, de Ciudad Real, de Cuenca, de Guadalajara et de Tolède.
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        Les images du photographe Sebastián Bruno tissent un lien baroque entre l’Espagne du dix-septième siècle décrite par Cervantès dans « Don Quichotte » et celles d’aujourd’hui."
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Les images du photographe Sebastián Bruno tissent un lien baroque entre l’Espagne du dix-septième siècle décrite par Cervantès dans « Don Quichotte » et celles d’aujourd’hui.            


Sebastián Bruno
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« Pour créer un parallèle intemporel entre la société décrite par ­Cervantès et celle d’aujourd’hui, afin de voir et de comprendre ces lieux, je me suis mis à la place de Don Quichotte, explique le photographe. Le résultat est une interprétation d’une terre à la fois incomprise et ignorée. Un voyage intime consistant à entrer dans les vies des habitants de la région de Castille-La Manche. »
Un reste de folie
La plus grande force des images de Sebastián Bruno est de se démarquer du livre de Cervantès, sans jamais chercher à l’illustrer. Un homme aux cheveux longs, droit comme un I, le trophée d’une antilope piqué d’aiguilles fines, une femme implorant le ciel, un verre de vin à la main, un morceau de pain dans l’autre, cette même femme allongée, comme morte, ou des ­étendues désertiques nous renvoient à la permanence du texte de Cervantès. Non que rien n’ait changé. Mais subsiste un lien entre la folie du personnage imaginé par l’écrivain, persuadé de vivre dans un roman de chevalerie, et l’atmosphère hors du temps fixée par Sebastián Bruno.
Illustrer Cervantès a été le Graal recherché par de nombreux artistes : Gustave Doré, Honoré Daumier… Et, parmi eux, plusieurs cinéastes. Le Soviétique Grigori Kozintsev réalisa son chef-d’œuvre avec le superbe Don Quichotte (1957). Orson Welles tourna entre 1955 et 1972 sa version du livre pour la laisser inachevée. Terry Gilliam ne parvint à ses fins qu’à sa sixième tentative, le film sorti cette année, L’Homme qui tua Don Quichotte – il fallait bien entendu comprendre l’inverse, tant Don ­Quichotte a usé nombre de ses prétendants.

        Lire aussi :
         

                Cannes 2018 : pourquoi Terry Gilliam n’a jamais renoncé à son « Don Quichotte »



Dans ses photographies, Sebastián Bruno s’éloigne de l’astre brûlant que représente ce roman ­fondateur pour graviter autour. Il cherche un esprit, une folie, une dimension baroque propres à cette région, décelés par Cervantès et offerts à tous.
Duelos y Quebrantos, de Sebastián Bruno ­ (Ediciones Anómalas), a été sélectionné pour le Prix du livre d’auteur 2018 aux ­Rencontres de la photographie d’Arles (jusqu’au 23 septembre). www.rencontres-arles.com 




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