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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Cette nouvelle secousse intervient plus de dix jours après un séisme qui avait fait plus de 460 morts et détruit des milliers de maisons.
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L’Indonésie à nouveau frappée par des tremblements de terre, dont l’un d’une magnitude 6,9

Cette nouvelle secousse intervient plus de dix jours après un séisme qui avait fait plus de 460 morts et détruit des milliers de maisons.



Le Monde
 |    19.08.2018 à 17h50
 • Mis à jour le
19.08.2018 à 20h49
   





                        


L’île indonésienne de Lombok a de nouveau été touchée par des tremblements de terre, dimanche 19 août. Deux séismes d’une magnitude de 6,3 et 6,9 ont secoué dimanche, à plusieurs heures d’intervalle, l’île indonésienne de Lombok, endommageant des constructions et provoquant des scènes de panique.
Aucune victime n’a toutefois été signalée pour le moment. Ces secousses interviennent deux semaines après un tremblement de terre qui a fait plus de 460 morts sur l’île.
L’épicentre du premier séisme, d’une magnitude de 6,3, se trouvait au sud-ouest de la ville de Belanting, dans l’est de Lombok, à une profondeur de sept kilomètres. Des habitants ont affirmé que la secousse avait été fortement ressentie dans l’est de l’île. Quelques heures plus tard, un deuxième séisme, d’une magnitude de 6,9, a frappé l’île. Son épicentre a été localisé à une profondeur de 20 km et à environ cinq kilomètres au sud de Belanting, selon l’Institut américain de géophysique (USGS). Aucune alerte au tsunami n’a été émise.
3500 000 personnes sans abri
Le porte-parole des services régionaux chargés des catastrophes, Agung Pramuja, a fait savoir que plusieurs habitations et d’autres constructions situées dans le district de Sembalun, sur les versants du Mont Rinjani, deuxième plus haut volcan d’Indonésie, s’étaient effondrées dimanche. Des glissements de terrain ont eu lieu dans le parc national du Mont Rinjani où des centaines de randonneurs avaient été pris au piège fin juillet lors d’un autre séisme. Le parc est depuis lors fermé au public. L’agence nationale de gestion des catastrophes a confirmé que la plus grande partie de l’île était privée d’électricité.
« Des répliques se produisent toujours dans l’ensemble de Lombok », a tweeté le porte-parole de l’agence, Sutopo Purwo Nugroho. « On est totalement dans le noir... Nous nous coordonnons avec les responsables sur le terrain ».
Ces deux séismes interviennent plus de dix jours après un séisme de magnitude 6,9 qui avait tué plus de 460 personnes et détruit des milliers de maisons. Plus de 350 000 personnes s’étaient retrouvées sans abri et ont été contraintes de dormir sous des tentes ou des bâches près de leurs maisons endommagées.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le diplomate Jean-Marie Guéhenno rend hommage à l’ancien secrétaire général de l’ONU et Prix Nobel de la paix, mort samedi, dont il fut un proche collaborateur.
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Jean-Marie Guéhenno : « Kofi Annan avait choisi de parier sur le meilleur de l’humanité »

Dans une tribune au « Monde », le diplomate Jean-Marie Guéhenno rend hommage à l’ancien secrétaire général de l’ONU et Prix Nobel de la paix, mort samedi, dont il fut un proche collaborateur.



Le Monde
 |    19.08.2018 à 16h51
 • Mis à jour le
19.08.2018 à 20h28
    |

Jean-Marie Guéhenno (Diplomate, ancien secrétaire général adjoint au Département des opérations de maintien de la paix de l’ONU (2000-2008))







                        



                                


                            
Tribune. Sa posture était merveilleusement droite, à faire honte à tous les dos ronds de la Terre. Il marchait d’un pas toujours rapide, au point d’essouffler ses collaborateurs moins sportifs que lui. Il avait l’irrésistible énergie d’un homme tout entier tourné vers l’avenir, un homme qui ne se retourne pas mais, tel un alpiniste montant à l’assaut d’une falaise, est déjà en train de chercher la prochaine prise.

Kofi Annan avait une fois pour toutes choisi d’aller de l’avant en pariant sur le meilleur de l’humanité. Ce n’était pas, chez cet homme à l’intelligence intuitive, le reflet d’une quelconque naïveté, mais plutôt le pari réfléchi que l’on obtient davantage par la confiance que par la méfiance. Une confiance qu’il témoignait d’abord à son équipe. Celle-ci lui était d’autant plus loyale qu’il lui laissait une extraordinaire liberté d’action.
« Ayant réussi à établir des rapports de confiance avec la plupart des dirigeants internationaux, il pouvait ainsi peser, à la marge, sur le cours des événements »
Il avait ainsi rassemblé autour de lui un improbable attelage – typiquement onusien –, où un Pakistanais côtoyait un Indien, tandis que mon collègue britannique et moi-même, vestiges des vieux empires coloniaux, étions fiers de servir un homme dont la jeunesse avait été marquée par la libération de l’Afrique. Il savait que cette libération n’était pas achevée, et je n’ai pas oublié le voyage à Addis Abeba [en 2004, pour le troisième sommet de l’Union africaine], où il tança les dirigeants qui s’accrochent à leur pouvoir : les premiers rangs, où étaient assis les chefs d’Etat applaudirent moins que les derniers…
Formé à la pensée libérale dans une université américaine, il s’efforça, tout au long de ses deux mandats de secrétaire général des Nations unies [de 1997 à 2006], de poser dans quelques grands discours programmes les principes d’un nouvel ordre mondial où la souveraineté des Etats ne serait...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ L’organisation de ce gigantesque rassemblement religieux est un défi logistique pour les autorités d’Arabie saoudite.
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Début du pèlerinage à La Mecque pour deux millions de musulmans

L’organisation de ce gigantesque rassemblement religieux est un défi logistique pour les autorités d’Arabie saoudite.



Le Monde
 |    19.08.2018 à 16h44
   





                        



   


Plus de deux millions de fidèles ont entamé dimanche, dans un climat de ferveur et sous un soleil de plomb, le pèlerinage annuel à La Mecque, en Arabie saoudite. Un véritable défi logistique pour les autorités locales.
Le hadj est l’un des cinq piliers de l’islam. Tout musulman est censé l’accomplir au moins une fois dans sa vie, s’il en a les moyens.
C’est « le rêve de tout musulman de venir ici », c’est « l’ultime voyage, explique Soliman Ben Mohri, commerçant de 53 ans originaire de Boulogne-sur-Mer, en France. Nous sommes émus. » « Je me sens si chanceuse », s’enthousiasme Nazia Noor, une Néo-Zélandaise de 36 ans, en poussant son père dans une chaise roulante. Saidou Boureima, un pèlerin du Niger, dit, lui, s’attendre à un parcours difficile : « Je me suis préparé en faisant du sport avant. Si Dieu veut, on pourra tenir. »
Les mouvements de pèlerins s’effectuent dans un climat de ferveur, dans une chaleur étouffante, alors que la température excède largement les 40 °C. Certains sont équipés de parapluies pour se protéger du soleil.
Protestations du Qatar
Les pèlerins viennent à La Mecque, dans l’ouest du royaume, des quatre coins de la planète mais, parmi les plus gros contingents, figurent ceux d’Egypte, d’Inde, du Pakistan, du Bangladesh et du Soudan, ont précisé les autorités.
Pour la deuxième année consécutive, le Qatar s’est plaint du fait que ses citoyens soient privés de hadj sur fond de crise diplomatique avec Riyad. Les autorités saoudiennes accusent, au contraire, Doha d’entraver le déplacement de ses citoyens vers les lieux saints. Quelque 1 200 citoyens du Qatar devraient en principe pouvoir participer au hadj, selon un système de quotas par pays, mais des Qataris se sont plaints de l’impossibilité de s’inscrire sur un site Web du ministère saoudien du pèlerinage.

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                Le pèlerinage de La Mecque, un défi logistique et sécuritaire



Les fidèles se sont rendus dimanche dans la vallée proche de Mina, à travers le lieu-dit de Mozdalifa où ils passeront la nuit avant le stationnement sur le mont Arafat, temps fort du hadj. C’est sur ce mont que le prophète Mahomet a prononcé son dernier sermon et c’est là que les pèlerins passeront une journée de prières et d’invocations en sollicitant la clémence d’Allah. Le pèlerinage se terminera avec l’Aïd Al-Adha, une fête de trois jours suivie par le rituel de la « lapidation de Satan ».
Au fil des ans, le hadj a pris une dimension de plus en plus high-tech avec une multiplication d’applications mobiles pour aider les fidèles à comprendre les instructions, à trouver leur chemin ou obtenir des soins médicaux d’urgence auprès du Croissant-Rouge saoudien. De plus, une brigade de traducteurs est à pied d’œuvre pour aider les fidèles musulmans non arabophones qui viennent du monde entier et parlent une douzaine de langues.
Les autorités ont également amélioré la sécurité après une série de drames ces dernières années. En 2015, le pèlerinage avait été endeuillé par une gigantesque bousculade qui avait fait quelque 2 300 morts, dont des centaines d’Iraniens.
Un royaume en pleine transformation
Le hadj de 2018 se déroule alors que l’Arabie saoudite, royaume ultra-conservateur, est en pleine transformation avec des réformes concernant les femmes qui ont été finalement autorisées à conduire. Dans le même temps, les autorités font preuve d’une grande fermeté face à toute voie dissidente. La religion conserve une place centrale dans la société.
Le jeune prince héritier Mohammed Ben Salmane, fils du roi et inspirateur des réformes, a clamé la volonté de son pays de « renouer avec un islam modéré et tolérant », tout en multipliant les arrestations dans les milieux dissidents, y compris parmi les défenseurs des droits de l’homme et les religieux critiques.
Le pèlerinage intervient également en pleine guerre au Yémen, où l’Arabie saoudite intervient contre des rebelles soutenus par l’Iran, le grand rival régional de Riyad.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ L’ancien secrétaire général de l’ONU est mort samedi à 80 ans. Rwanda, Bosnie, Irak… Il a essuyé certaines des pires tempêtes de l’organisation.
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Mort de Kofi Annan, conscience morale planétaire

L’ancien secrétaire général de l’ONU est mort samedi à 80 ans. Rwanda, Bosnie, Irak… Il a essuyé certaines des pires tempêtes de l’organisation.



Le Monde
 |    19.08.2018 à 10h07
 • Mis à jour le
19.08.2018 à 19h39
    |

            Corine Lesnes








                        



                                


                            

C’était à l’automne 2002. A l’ONU, la bataille faisait rage autour de l’Irak. L’administration américaine, à l’époque celle de George W. Bush, était déterminée à « désarmer Saddam Hussein ». Le gouvernement britannique de Tony Blair se préparait à s’aligner sur l’Allié américain. Les autres membres permanents du Conseil de sécurité, la France, la Russie, suivies de la Chine, refusaient toute idée d’intervention sans avoir la preuve formelle de l’existence des armes de destruction massive du dictateur irakien. L’affrontement diplomatique allait déboucher en mars 2003 sur le premier grand schisme de la communauté internationale post-guerre froide : les Etats-Unis envahissaient un pays sans l’aval de l’ONU.
Je venais de prendre mon poste de correspondante du Monde aux Nations unies, peu au fait des usages de la diplomatie multilatérale. Un après-midi, Kofi Annan, le secrétaire général de l’ONU, m’avait fait appeler dans son bureau au 38e étage. Dans l’ascenseur, Fred Eckhard, son porte-parole et alter ego en courtoisie, avait précisé qu’il ne s’agissait pas d’une interview mais d’une prise de contact.
Kofi Annan m’avait fait asseoir sur un bout de canapé, pressé mais patient. Après les formules de politesse, il m’avait montré un objet en bois, un cadeau de la délégation russe. On y voyait un ours dans un équilibre périlleux, oscillant entre différents pôles marqués par des boules servant de contrepoids.
Dignité sans pouvoir
Fred Eckhard avait décrypté le message. Critiqué par les pacifistes et le monde arabe comme trop proche des Américains, Kofi Annan entendait illustrer la position extraordinairement inconfortable dans laquelle il se trouvait : opposé à une guerre – qu’il jugerait plus tard « illégale » –, il était tenu à une forme de neutralité, de par sa fonction de secrétaire général, nommé par les membres permanents du Conseil, tous également garants de la charte de 1945.
Ainsi était Kofi...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ A la suite de fortes inondations dans le sud de l’Inde, 725 000 personnes ont dû se réfugier dans des camps d’urgence.
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Le bilan des inondations en Inde s’alourdit à 370 morts

A la suite de fortes inondations dans le sud de l’Inde, 725 000 personnes ont dû se réfugier dans des camps d’urgence.



Le Monde
 |    19.08.2018 à 09h56
 • Mis à jour le
19.08.2018 à 17h23
   





                        


                                                                                                                         data-ui="carousel"
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Les secours s’organisent à l’hôtel des impôts du district de Kozhikode, à environ 385 km au nord de Trivandrum, la capitale du Kerala, le 17 août."
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            data-slide-description="Dans le district de Kozhikode, le 17 août. Une trentaine d’hélicoptères de l’armée et 320 embarcations sont impliquées dans les opérations de secours à travers le Kerala ; les pêcheurs locaux et leurs bateaux se sont aussi joints aux secours."
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            data-slide-description="Des habitants de Kannappankundu constatent les dégâts d’une inondation soudaine, le 10 août."
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            data-slide-description="Des membres du Kerala Adventure Sports Club transportent du matériel de secours. Un responsable local a confirmé que la panne des réseaux locaux de communication compliquait la capacité à entrer en contact avec les habitants des zones les plus touchées, nécessitant potentiellement une aide d’urgence."
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            data-slide-description="La chaîne de télévision New Delhi Television a annoncé que certains hôpitaux étaient confrontés à des pénuries d’oxygène et des stations-service à court de carburant."
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            data-slide-description="Plus de 10 000 km de routes ont été endommagées ou détruites, a en outre annoncé le gouvernement local, qui a ordonné d’ouvrir les vannes de 34 barrages et réservoirs où l’eau a atteint un niveau jugé dangereux."
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            data-slide-description="Un médecin examine un patient dans le centre médical d’un camp de secours de Kozhikode, le 17 août. Selon Pinarayi Vijayan, le chef du gouvernement local, 223 139 sans-abri ont trouvé refuge dans 1 500 camps installés pour les accueillir."
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            data-slide-description="Alors que les prévisions météo ne laissent entrevoir aucun signe d’accalmie, de nombreux habitants ont adressé des appels à l’aide sur les réseaux sociaux."
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            data-slide-description="Après un glissement de terrain près du village de Kuttampuzha, dans le district d’Ernakulam, le 9 août."
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            data-slide-description="L’aéroport de la grande ville commerciale de Kochi est inondé. Il est fermé jusqu’au 26 août. Les vols ont été détournés vers deux autres aéroports de l’Etat."
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Des indiens quittent une zone à risque alors que les eaux ont ravagé la route nationale 47 dans le district d’Ernakulam de Kochi. Vendredi, le bureau de M. Vijayan a de nouveau mis en garde les 33 millions d’habitants de l’Etat sur Twitter : « Tous les districts à l’exception de celui de Kasargod sont en alerte rouge. Les pluies torrentielles pourraient affecter ces 13 districts. Tout le monde doit faire très attention. »"
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            data-slide-description="Dans une maison d’Ernakulam du district de Kochi, le 10 août. Les Etats-Unis ont conseillé à leurs ressortissants de rester à l’écart de cette region touristique."
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Les secours s’organisent à l’hôtel des impôts du district de Kozhikode, à environ 385 km au nord de Trivandrum, la capitale du Kerala, le 17 août.

MANJUNATH KIRAN / AFP
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La mousson dévastatrice continue de mettre au supplice l’Etat du Kerala dans le sud de l’Inde. Le bilan estimé des inondations qui sévissent depuis plusieurs mois, les plus graves depuis un siècle dans la région, est désormais de 370 morts, a annoncé, dimanche 19 août, le porte-parole du gouvernement de l’Etat du Kerala, Subhash T.V.
Le bilan s’alourdit particulièrement vite puisqu’il était, samedi, de 324 morts. Quelque 725 000 personnes sinistrées ont dû se réfugier dans plusieurs milliers de camps d’urgence. Des milliers d’hommes de l’armée de terre, de la marine et de l’armée de l’air ont été déployés pour venir en aide à ceux qui sont encore isolés par les inondations.
Cette région très touristique du sud de l’Inde subit depuis la fin du mois de mai des pluies torrentielles qui ont déclenché des glissements de terrain et des inondations soudaines emportant des villages entiers.
La pluie jusqu’au 23 août
De nombreuses routes et 134 ponts ont été endommagés, isolant des districts entiers dans les zones de colline du Kerala qui sont les plus affectées. Des habitants paniqués lancent des appels au secours sur les réseaux sociaux, déclarant qu’ils ne parviennent pas à contacter les services de secours. Des hélicoptères ont été engagés pour larguer des stocks d’eau potable et de nourriture sur des zones isolées, et des trains chargés d’eau potable ont aussi été envoyés vers le Kerala.
Pour les services météorologiques indiens, les pluies devraient se poursuivre dans l’Etat de Kerala jusqu’au 23 août. Selon le gouvernement local, les pertes causées à l’Etat du Kerala par ces intempéries catastrophiques sont de 2,9 milliards de dollars « selon des estimations préliminaires ». Le coût définitif « ne pourra être établi que lorsque l’eau se sera retirée », précise le communiqué. Le premier ministre indien, Narendra Modi, qui a survolé samedi en hélicoptère l’Etat sinistré, a annoncé une aide immédiate de 75 millions de dollars.
Pour renforcer les opérations de secours, le chef de l’exécutif du Kerala a demandé des financements supplémentaires ainsi que l’envoi de 20 hélicoptères et de 600 bateaux à moteur en plus de ceux qui sont déjà déployés sur le terrain.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Après des années de froid sur fond de crise ukrainienne, les deux dirigeants ont affiché samedi leurs convergences sur d’autres dossiers comme le nucléaire iranien.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Merkel-Poutine, un rapprochement pragmatique

Après des années de froid sur fond de crise ukrainienne, les deux dirigeants ont affiché samedi leurs convergences sur d’autres dossiers comme le nucléaire iranien.



Le Monde
 |    19.08.2018 à 09h28
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



   


Vladimir Poutine s’est fait attendre, samedi soir, à Meseberg. La chancelière Angela Merkel, qui le recevait dans ce château du Brandebourg, a dû patienter une demi-heure pour voir apparaître son homologue russe. Celui-ci avait été retenu dans l’après-midi en Autriche, au mariage de la ministre des affaires étrangères, Karin Kneissl. En son honneur, il y a fait chanter un groupe de cosaques du Don arrivés avec lui, et il s’est fendu d’une danse avec la mariée. « Une visite privée » a déclaré M. Poutine samedi soir pour couper court aux questions des journalistes sur sa présence à ce mariage qui fait scandale en Autriche.

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A Meseberg, l’heure n’était plus au vin mousseux et à la danse. D’après les photos diffusées par la chancellerie, la chancelière a reçu le président russe à l’eau minérale. La sobriété était de mise au vu de l’agenda. Durant trois heures, les deux chefs d’Etat se sont entretenus de la situation en Ukraine, du transit gazier en Europe, du conflit en Syrie, du programme nucléaire iranien et des relations germano-russes. « Les thèmes controversés ne peuvent se régler que dans le dialogue », a déclaré la chancelière lors du point de presse commun avant la rencontre, en insistant sur la « responsabilité commune » des deux pays dans la résolution des crises. Aucune déclaration n’a été faite à l’issue des discussions, Vladimir Poutine a quitté l’Allemagne en fin de soirée.
C’est la seconde fois en moins de six mois que Vladimir Poutine et Angela Merkel se rencontrent personnellement. Mi-mai, la chancelière allemande s’était rendue à Sotchi sur les bords de la mer noire. Depuis, elle s’est entretenue avec le ministre des affaires étrangères Lavrov et avec le général Guerassimov, chef d’Etat major des armées russes pour évoquer la situation en Syrie et en Ukraine. L’intensification des rencontres au plus haut niveau suggère qu’après les années de froid entre les deux pays depuis l’annexion de la Crimée, le contexte géopolitique actuel est favorable à une normalisation des relations diplomatiques.
Vladimir Poutine soigne son « client » allemand
Un des moteurs de ce rapprochement est l’économie. La Russie subit la pression des sanctions économiques américaines que Washington menace de renforcer à brève échéance. Et Donald Trump n’a pas caché son opposition au projet de pipeline Nord Stream 2, qui doit doubler les capacités de livraison de gaz russe en Allemagne. Début juillet, lors du dernier sommet de l’OTAN, le président américain avait critiqué sans ambages ce renforcement de la dépendance énergétique de Berlin vis-à-vis du gaz russe, en qualifiant l’Allemagne de « prisonnière de la Russie ».

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Autant de risques pour l’économie russe, actuellement en pleine déconfiture : vendredi, la rouble affichait son plus bas niveau depuis deux ans face au dollar. Une situation d’autant plus délicate que le président russe a vu sa cote de popularité s’effondrer récemment, suite à l’annonce d’une impopulaire réforme sur les retraites.
Samedi soir, Vladimir Poutine a donc soigné son « client » allemand. Dans sa déclaration, il a longuement rappelé la qualité des liens économiques de son pays avec la première puissance économique européenne : la sécurité et la fiabilité des approvisionnements en gaz, les filiales allemandes en Russie et leurs investissements, avec force chiffres et comparaisons. « L’Allemagne est un des premiers clients des ressources énergétiques russes », a-t-il déclaré, en rappelant que le volume d’échanges entre les deux pays a augmenté de 22 % l’an dernier.
« Un tournant dans les relations germano-russes »
Berlin de son côté espère qu’une mission de paix onusienne en Ukraine puisse voir le jour, quatre ans après l’annexion de la Crimée par la Russie. Sur la Syrie, la chancelière veut à tout prix éviter qu’une catastrophe humanitaire vienne renforcer la crise migratoire, tandis que M. Poutine a besoin de l’aide des Européens pour reconstruire le pays. Il a insisté sur la nécessité d’un rétablissement rapide des infrastructures, afin de permettre un retour des réfugiés dans le pays, en particulier ceux qui se trouvent actuellement en Jordanie, au Liban et en Turquie. Un sujet prioritaire pour Angela Merkel.
Reste à trouver une solution politique acceptable : Angela Merkel a précisé souhaiter une réforme constitutionnelle et de nouvelles élections. La Russie de son côté n’a pas l’intention de cesser de soutenir son allié Bachar Al-Assad.
« La rencontre de Meseberg marque un tournant dans les relations germano-russes », souligne Stefan Meister, expert de la région à l’institut DGAP. « Le conflit en Ukraine a longtemps pris toute la place. Aujourd’hui Angela Merkel et Vladimir Poutine sont d’accord sur le fait qu’ils doivent parler des autres sujets. » Une des preuves de ce nouveau rapprochement est l’affirmation des deux pays à l’accord nucléaire iranien, contre la position américaine, juge-t-il.
« Ce nouveau dialogue marqué par le pragmatisme ne signifie pas qu’un nouveau partenariat stratégique va émerger entre l’Allemagne et la Russie. Mais les deux dirigeants veulent envoyer un message en direction de Washington pour montrer n’accepteront aucun chantage de la part de Donald Trump. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Des campements ont été attaqués et brûlés, samedi 18 août, sur fond de tensions entre Brésiliens et migrants vénézuéliens.
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Au Brésil, des camps de migrants vénézuéliens attaqués par des voisins en colère

Des campements ont été attaqués et brûlés, samedi 18 août, sur fond de tensions entre Brésiliens et migrants vénézuéliens.



Le Monde
 |    19.08.2018 à 07h43
 • Mis à jour le
19.08.2018 à 11h24
   





                        



Des camps de Vénézuéliens qui ont fui la crise politique et économique dans leur pays ont été attaqués, incendiés et, en partie, détruits, samedi 18 août, par des voisins en colère à Pacaraima, une ville du nord du Brésil. Trois Brésiliens ont été blessés au cours des affrontements, a déclaré la police militaire. Cette attaque est la dernière en date dans l’Etat brésilien de Roraima (nord), frontalier du Venezuela en crise, où les tensions montent entre les habitants locaux et les migrants vénézuéliens.
Samedi matin, un commerçant brésilien a été blessé et sa famille a accusé un migrant vénézuélien de l’avoir agressé et volé à Pacaraima, ville de 12 000 habitants auxquels s’ajoutent un millier de migrants qui vivent dans la rue.
Des camps de migrants incendiés
En représailles, des dizaines d’habitants ont attaqué les deux principaux campements improvisés de migrants et ont brûlé leurs biens, a fait savoir le groupe de travail local chargé de gérer le flux migratoire. Des images diffusées par les chaînes de télévision locales montrent des parties d’un camp de migrants incendiées. « Il est connu [le commerçant blessé], c’est un voisin, il y a eu un vent d’indignation lorsque la nouvelle de son vol a été connue. Les gens ont commencé à expulser les Vénézuéliens établis dans la ville, pour les forcer à rentrer dans leur pays », a déclaré à l’AFP un habitant de Pacaraima requérant l’anonymat.
Trois Brésiliens ont été blessés et personne n’a été arrêté, a déclaré un porte-parole de la police militaire. Aucune indication n’est disponible sur d’éventuels blessés parmi les Vénézuéliens, qui ont pour beaucoup traversé la frontière afin de retourner dans leur pays, selon des images diffusées par les habitants de la ville.
Le calme est revenu à Pacaraima pendant la nuit, ont précisé les autorités. Dans un communiqué, le gouvernement du Venezuela a demandé à l’exécutif brésilien de « prendre toutes les mesures de protection et de sécurité » concernant les ressortissants vénézuéliens, « leurs familles et leurs biens ».
« Des coups de feu »
La gouverneure de l’Etat du Roraima, Suely Campos, a demandé à Brasilia des renforts de sécurité pour « faire face à l’augmentation de la criminalité » qu’elle attribue à l’accroissement du nombre de Vénézuéliens dans la région.
Le ministère brésilien de la sécurité publique a informé qu’il enverrait un contingent de 60 hommes, qui arriveront lundi et rejoindront les équipes déjà présentes dans la région.
Des vidéos filmées par les habitants de Pacaraima, ville frontalière, témoignent de scènes d’affrontements, alors que les rues bordant la frontière étaient jonchées de décombres. « C’est terrible, ils ont brûlé les tentes et tout ce qui était à l’intérieur », a déclaré Carol Marcano, une Vénézuélienne qui travaille dans la capitale régionale Boa Vista et qui était samedi à la frontière. « Il y a eu des coups de feu, ils ont brûlé des pneus. »
Selon elle, des migrants vénézuéliens ont réagi en s’en prenant à une voiture avec une immatriculation brésilienne, alors que d’autres se sont réfugiés du côté vénézuélien de la frontière.
Des dizaines de milliers de migrants vénézuéliens au Brésil
L’arrivée massive de Vénézuéliens fuyant la crise politique et économique dans leur pays a créé une situation délicate dans l’Etat de Roraima.
Depuis 2017, plus de 127 000 Vénézuéliens ont franchi la frontière terrestre avec le Brésil, dont près de 69 000 ont poursuivi leur route vers un autre pays, selon les autorités brésiliennes. Et au cours des six premiers mois de 2018, quelque 56 000 Vénézuéliens ont aussi demandé à régulariser leur statut au Brésil, selon les données brésiliennes.
Plus d’un million de personnes ont migré du Venezuela vers la Colombie voisine depuis début 2017, avait déclaré, en juin, le gouvernement colombien.
En outre, un demi-million de Vénézuéliens se sont réfugiés en Equateur depuis le début de l’année, selon le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR). La majeure partie de ces migrants ont toutefois poursuivi leur route jusqu’au Pérou, voire au Chili.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Analyse. Pour le journaliste du « Monde » Blaise Gauquelin, il paraît utile, voire urgent, de débattre encore des enseignements de cet « autre 68 » sur lequel peu de Tchèques et de Slovaques jettent un regard positif.
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La mémoire occultée du « printemps de Prague »

Analyse. Pour le journaliste du « Monde » Blaise Gauquelin, il paraît utile, voire urgent, de débattre encore des enseignements de cet « autre 68 » sur lequel peu de Tchèques et de Slovaques jettent un regard positif.



Le Monde
 |    19.08.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
19.08.2018 à 07h01
    |

            Blaise Gauquelin (Bratislava, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Analyse. On s’intéresse à lui et il s’en étonne. A 70 ans, Pavol Dubcek exerce encore comme chirurgien à Bratislava, la capitale slovaque. Que ce soit dans son pays ou en Répu­blique tchèque, personne n’a pensé à le solliciter, à l’occasion du cinquantième anniversaire de l’écrasement militaire, les 20 et 21 août 1968, du « printemps de Prague ». Dans un foisonnement culturel et politique sans précédent, cet « autre 68 » vit pourtant le Parti communiste tchécoslovaque (PCT) tenter en vain d’inventer un « socialisme à visage humain ».
A l’idée de mourir sans pouvoir léguer les archives de son père à un musée ou à une fondation, Pavol Dubcek fond en larmes tel un enfant
Ce fut pourtant son père, le réformateur Alexandre Dubcek, qui, devenu secrétaire général du PCT le 5 janvier 1968, voulut donner une orientation démocratique au gouvernement du pays. Un demi-siècle après l’invasion par les troupes du pacte de Var­sovie et l’écrasement de cette tentative, vingt-six ans après le décès du « grand homme », réduit par Moscou à des fonctions subalternes loin de Prague, son fils Pavol ne sait que faire de ses archives. A l’idée de mourir sans pouvoir les léguer à un musée ou à une fondation, il fond en larmes tel un enfant.
Pour lui, il s’agit là d’une injustice. L’ancien premier secrétaire ne joua-t-il pas un rôle crucial dans l’histoire de l’empire soviétique et de l’Europe, en tentant de se débarrasser du stalinisme et en proposant la réforme la plus aboutie dans le cadre soviétique ? Ne paya-t-il pas de sa personne, en devenant le « jardinier de Bratislava », comme le chanta Alice Dona ? Son fils le voit encore, le dos courbé, biner ses pommes de terre et donner des graines aux poules, après avoir connu les plus hautes sphères du pouvoir.
De véritables trésors dans de modestes placards
« Sur notre planète qui va si mal, les hommes politiques ayant sacrifié leur ambition pour mener leurs semblables...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Cinq jours après le drame, le bilan s’élève à 43 morts. Les dirigeants d’Autostrade ont promis « un demi-milliard d’euros » pour aider la ville et les victimes.
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Viaduc effondré à Gênes : le bilan revu à la hausse

Cinq jours après le drame, le bilan s’élève à 43 morts. Les dirigeants d’Autostrade ont promis « un demi-milliard d’euros » pour aider la ville et les victimes.



Le Monde
 |    19.08.2018 à 04h25
 • Mis à jour le
19.08.2018 à 13h53
   





                        



   


L’Italie a adressé un adieu sobre et solennel, samedi 18 août, aux victimes de l’effondrement d’un pont autoroutier lors de funérailles nationales à Gênes, boycottées par la moitié des familles.
Le bilan du drame s’élève dimanche 19 août à 43 victimes confirmées par la préfecture de Gênes, après le décès d’un blessé roumain et la découverte du corps d’un ouvrier génois dans les décombres. Les pompiers ont confirmé avoir découvert trois autres corps samedi, probablement ceux d’un couple turinois et leur fillette de 9 ans.
Il n’y a plus aucun disparu recensé à ce stade, cinq jours après le drame. Les secouristes ont toutefois indiqué continuer les recherches d’éventuelles victimes non signalées disparues.

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Messe pour les victimes
Dans la matinée de samedi, la messe solennelle de rite catholique a duré un peu plus d’une heure dans un grand hall du parc des expositions de Gênes, en présence de milliers d’habitants de ce port du nord de l’Italie. De longs applaudissements ont salué la lecture des prénoms des 38 morts alors identifiés et l’évocation des dernières victimes probables.
La cérémonie a aussi été marquée par un temps de prière pour deux Albanais musulmans. Dans un pays où l’extrême droite est au pouvoir et où les violences verbales et physiques se multiplient contre les étrangers et contre les musulmans, les quatre « Allahou Akbar ! » (Dieu est le plus grand) de la prière rituelle, dite par un imam, ont résonné dans un silence respectueux.

   


Dans tout le pays, les drapeaux étaient en berne et l’éclairage de nombreux monuments, dont le Colisée à Rome, devait s’éteindre dans la soirée. Les photos souriantes et les destins brisés des victimes s’affichaient dans tous les journaux italiens : un ancien champion de moto trial, un médecin et une infirmière qui allaient se marier, des jeunes Français partis faire la fête, trois Chiliens qui s’étaient installés en Italie, un routier napolitain qui rentrait après une livraison en France, un couple de retour de voyage de noces…
A la reprise du championnat de football ce week-end, les joueurs ont observé une minute de silence et portaient un brassard noir. Les matches des deux équipes de Gênes, la Sampdoria et le Genoa, ont, en revanche, été reportés. Dirigeants et joueurs des deux clubs sont venus ensemble aux funérailles.
« Assassiné »
Tous les plus hauts responsables de l’Etat étaient présents, mais aussi les principaux dirigeants d’Autostrade per l’Italia. « C’est une tragédie inacceptable », a dénoncé à la télévision le président Sergio Mattarella, les yeux rouges, après la fin de la cérémonie, évoquant son engagement « à ce que des enquêtes rapides et rigoureuses aboutissent à des condamnations ».
Les familles d’une partie des victimes avaient, cependant, choisi de ne pas participer à la cérémonie, certains préférant des funérailles plus intimes, dans leur ville, d’autres annonçant clairement un boycott. « Mon fils a été assassiné », a répété, vendredi, sur toutes les ondes le père de l’un des quatre jeunes de Torre del Greco, près de Naples, morts sur la route de leurs vacances, en pointant la responsabilité de l’Etat.

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Face à l’émotion et à la colère, le gouvernement a répondu en attaquant la société autoroutière Autostrade per l’Italia, et la famille Benetton qui contrôle le groupe. Vendredi, le ministère des infrastructures a officiellement adressé un courrier à Autostrade en vue de révoquer la concession de la société sur le tronçon du pont, donnant quinze jours à la société pour répondre.
Dans une conférence de presse donnée samedi en fin d’après-midi à Gênes, les dirigeants d’Autostrade n’ont pas souhaité réagir à cette décision mais ont promis « un demi-milliard d’euros disponible dès lundi » pour aider la ville et les victimes. Cette somme comprend des « millions d’euros » pour les proches des victimes, mais aussi un fonds avec « des dizaines de millions d’euros » géré par Gênes pour reloger les habitants, dont les immeubles sous le pont sont condamnés. Elle inclut aussi un projet de démolir ce qui reste du pont et d’en reconstruire un autre en acier « en huit mois » à partir du feu vert des autorités au projet.
Les dirigeants ont promis d’aider la justice à faire toute la lumière sur les causes de l’accident, pour lesquelles ils n’avaient pas d’hypothèse dans l’immédiat. « C’était un pont très particulier, mais il était considéré comme sûr par tous ceux qui l’ont examiné. Quelque chose s’est passé et c’est à la justice de dire quoi », a expliqué le patron de la société, Giovanni Castellucci.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Donald Trump a autorisé Don McGahn à parler avec le procureur spécial qui enquête sur une possible collusion entre son équipe de campagne et des responsables russes.
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Soupçons d’ingérence russe : l’avocat de la Maison Blanche « coopère entièrement » à l’enquête

Donald Trump a autorisé Don McGahn à parler avec le procureur spécial qui enquête sur une possible collusion entre son équipe de campagne et des responsables russes.



Le Monde
 |    19.08.2018 à 03h34
 • Mis à jour le
19.08.2018 à 16h34
   





                        



   


N’ayant « rien à cacher », le président américain, Donald Trump, a déclaré, samedi 18 août, qu’il avait autorisé l’avocat de la Maison Blanche, Don McGahn, et d’autres membres du personnel de la présidence à « coopérer entièrement » à l’enquête sur les soupçons de collusion entre sa campagne et la Russie.
L’annonce de M. Trump sur Twitter est intervenue après la publication d’une information du New York Times, selon laquelle M. McGahn a « largement coopéré » avec l’enquête menée par le procureur spécial Robert Mueller, lors d’au moins trois entretiens avec des enquêteurs d’une durée totale de 30 heures. « J’ai permis à l’avocat de la Maison Blanche, Don McGahn, et à tous les autres membres du personnel de la Maison Blanche, de coopérer entièrement avec le procureur spécial », a posté Donald Trump sur Twitter.
« En outre, nous avons livré immédiatement plus d’un million de pages de documents. Ce qu’il y a de plus transparent dans l’histoire. Pas de collusion. Pas d’obstruction. Chasse aux sorcières ! »
Au lendemain de cette annonce, M. Trump s’en est toutefois pris une nouvelle fois à l’enquête menée par le procureur Mueller qu’il a qualifié de « maccarthysme de la PIRE espèce ». « Etudiez feu Joseph McCarthy parce que nous sommes en ce moment dans une période avec Mueller et son gang qui fait passer Joseph McCarthy pour un débutant. Chasse aux Sorcières Truquée », a-t-il notamment tweeté dimanche. Le président américain fait référence au sénateur républicain du Wisconsin, Joseph McCarthy, qui lança, dans les années 1950, une campagne visant toute personne soupçonnée d’être communiste ou d’éprouver des sympathies pour le régime embrassé par Moscou.
Dans ses Tweet matinaux, M. Trump s’en est également pris avec véhémence aux médias en général et au New York Times en particulier, visiblement très agacé par l’article publié samedi. « C’est pourquoi les Fake News Media sont devenus l’Ennemi du Peuple », a-t-il lancé.

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« Machination »
M. Trump nie depuis le début les accusations, portées par ses adversaires, de collusion de son équipe de campagne de 2016 avec des responsables russes et d’obstruction à la justice. Il considère l’enquête du procureur spécial comme une machination contre sa présidence et appelle à ce qu’elle prenne fin.

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Selon le New York Times, qui dit s’appuyer sur de nombreuses sources dont des responsables anciens et actuels, M. McGahn a fourni « des comptes rendus détaillés » d’épisodes relatifs à la question de savoir si M. Trump a cherché à faire obstruction à la justice.
Toujours d’après le quotidien, les déclarations de M. McGahn auraient porté sur des tentatives présumées de M. Trump de limoger M. Mueller et sur les déclarations et actions du président lorsqu’il a renvoyé le directeur du FBI James Comey.
Le Tweet de M. Trump indiquant qu’il a autorisé M. McGahn à coopérer sans réserve intervient alors que le New York Times doutait que le président soit informé du niveau de coopération de cet avocat. Le journal soulignait qu’il était rare qu’un avocat soit aussi ouvert avec les enquêteurs.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Basé à Caracas, Carlos Garcia Rawlins a traduit en photo l’inflation dans son pays qui a atteint 82 700 % en juillet.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Dans un entretien au « JDD », la tête de liste Europe Ecologie-Les Verts pour le scrutin de 2019 se fixe pour objectif d’obtenir 15 % des voix.
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Européennes : Jadot confirme exclure une liste commune avec Hamon

Dans un entretien au « JDD », la tête de liste Europe Ecologie-Les Verts pour le scrutin de 2019 se fixe pour objectif d’obtenir 15 % des voix.



Le Monde
 |    19.08.2018 à 00h40
 • Mis à jour le
19.08.2018 à 12h47
   





                        



   


Yannick Jadot, désigné mi-juillet tête de liste Europe Ecologie-Les Verts (EELV) pour les européennes de 2019, confirme, dans Le Journal du dimanche daté du 19 août, exclure la possibilité d’une liste commune avec le mouvement Génération·s de Benoît Hamon.
« L’élection européenne est le seul scrutin où les électeurs votent par conviction. C’est un vote de clarté. Notre priorité est de rassembler les écologistes autour d’une ligne claire, pas de faire de la vieille politique avec ses accords d’appareils et ses confusions », explique-t-il.
S’il avait, finalement, soutenu Benoît Hamon lors de la présidentielle, il remarque qu’il existait alors « une possibilité de faire gagner [les] idées » écologistes. Mais « l’échec a été assez retentissant. Il n’est pas interdit d’apprendre de ses erreurs. »

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Yannick Jadot s’était allié avec M. Hamon après de longs débats lors de la dernière présidentielle, qui avait vu le vainqueur des primaires organisées par le Parti socialiste éliminé au premier tour. L’écologiste avait ces derniers mois assuré avoir tiré les leçons de cet « échec » et ne pas compter s’allier au leader du mouvement Génération·s.
Quelques jours avant la désignation mi-juillet de M. Jadot pour conduire la liste EELV aux Européennes, Benoît Hamon assurait, néanmoins, encore que « le fil n’[était] pas coupé », et plaidait pour une liste commune.

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Sur la liste EELV, le maire de Grande-Synthe, Damien Carême, qui « a parfaitement géré le dossier des réfugiés », doit être « aux avant-postes », fait valoir M. Jadot dans Le JDD, précisant que les noms seront dévoilés « d’ici à l’automne ».
Il confirme, en outre, son objectif d’obtenir 15 % des voix lors du scrutin européen, jugeant que « jamais l’écologie n’aura autant irrigué la société, les entreprises, les initiatives citoyennes ». Les écologistes doivent se retrouver à Strasbourg du 23 au 25 août, pour des Journées d’été européennes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Le suspect arrêté mardi à Londres après avoir commis ce qui semble être un attentat à la voiture-bélier aux abords du Parlement a été inculpé, samedi, de deux tentatives d’assassinat, a annoncé la police.
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Attentat à la voiture-bélier à Londres : le suspect inculpé

Le suspect arrêté mardi à Londres après avoir commis ce qui semble être un attentat à la voiture-bélier aux abords du Parlement a été inculpé, samedi, de deux tentatives d’assassinat, a annoncé la police.



Le Monde
 |    18.08.2018 à 23h49
 • Mis à jour le
19.08.2018 à 11h31
   





                        



   


Le Britannique de 29 ans accusé d’avoir commis mardi un attentat à la voiture-bélier ayant fait trois blessés devant le Parlement à Londres a été inculpé, samedi 18 août, de « tentative de meurtre », a annoncé la police.
Salih Khater, un homme d’origine soudanaise habitant à Birmingham (centre) et accusé d’avoir précipité son véhicule sur des cyclistes et des policiers, comparaîtra lundi devant le tribunal de Westminster, à Londres, a précisé la police. « Cette inculpation intervient après un incident au cours duquel M. Khater a lancé sa voiture sur un groupe de passants immobiles à l’extérieur du Parlement », a fait savoir la police de Londres dans un communiqué. « En raison de la méthodologie employée, de l’endroit choisi et du choix présumé de prendre pour cibles des civils et des policiers, la police traite cette affaire comme relevant du terrorisme », a-t-elle précisé.

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Garde de sécurité
Selon la BBC, Salih Khater est arrivé en 2010 comme réfugié au Royaume-Uni, après avoir séjourné en Libye. Il y a poursuivi des études en sciences à Birmingham et obtenu la nationalité britannique. Il aurait également obtenu un permis de l’Autorité de l’industrie de sécurité (SIA) et travaillé comme garde de sécurité à Nottingham (centre).
Cette attaque présente de nombreuses similitudes avec celle perpétrée en mars 2017 par Khalid Masood, un Britannique converti à l’islam, qui avait fait cinq morts et des dizaines de blessés. Khalid Masood avait percuté des passants avec son véhicule avant de poignarder mortellement un policier devant le Parlement, un attentat revendiqué par l’organisation djihadiste Etat islamique (EI).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Selon le ministre de l’intérieur, les garde-côtes italiens sont intervenus sur un bateau relevant des autorités maltaises
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Italie : des garde-côtes et 177 migrants bloqués depuis jeudi au large de Lampedusa

Selon le ministre de l’intérieur, les garde-côtes italiens sont intervenus sur un bateau relevant des autorités maltaises



Le Monde
 |    18.08.2018 à 21h43
 • Mis à jour le
19.08.2018 à 03h48
   





                        



   


Un navire des garde-côtes italiens est bloqué depuis jeudi 16 août au large de Lampedusa avec à bord 177 migrants secourus entre Malte et l’île italienne, alors qu’aucun pays ne souhaite les accueillir.
Le ministre italien de l’intérieur, Matteo Salvini (extrême droite), avait critiqué l’initiative des garde-côtes italiens, qui sont intervenus sur un bateau relevant selon lui des autorités maltaises. L’embarcation avec au départ 190 migrants à bord est en effet passée mercredi par la zone de recherches et de secours (SAR) maltaise, mais selon La Valette, les personnes à bord ont refusé toute aide et poursuivi leur route vers Lampedusa.

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Ils ont ensuite été pris en charge dans la nuit de mercredi à jeudi par le navire Diciotti des garde-côtes italiens, qui ont évacué en urgence 13 personnes vers l’hôpital de Lampedusa mais attendent depuis jeudi soir au large de l’île italienne l’autorisation de débarquer les autres. Selon des médias italiens, le ministre des affaires étrangères, Enzo Moavero, a entamé des discussions avec d’autres pays européens pour trouver une solution.
« Les partenaires européens comptent laisser l’Italie seule »
Alors que M. Salvini refuse toujours que le bateau accoste en Italie, les services de son ministère ont choisi jeudi soir de faire planer la menace d’une nouvelle volte-face sur le dossier de l’Aquarius qui est arrivé le 15 août à Malte avec à son bord 141 migrants. Ces derniers ont ensuite été répartis entre la France, l’Allemagne, l’Italie, le Luxembourg, le Portugal et l’Espagne, grâce à un accord entre ces pays.

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« Les partenaires européens comptent laisser l’Italie seule en lui imposant un bateau avec 170 personnes. Si c’est vraiment leurs intentions, Rome remettra en question la possibilité de participer à la redistribution des personnes qui étaient à bord de l’Aquarius, comme l’a annoncé Malte au cours des dernières heures », assure le ministère dans un communiqué
En juillet, le Diciotti, envoyé surveiller de loin 450 migrants entassés sur une barque de pêche entre Lampedusa et Malte, les avait déjà recueillis alors que le gouvernement leur demandait d’attendre que Malte s’en charge.
« Nous sommes des marins, des marins italiens. Nous avons 2 000 ans de civilité derrière nous et ces choses-là, nous les faisons », avait déclaré quelques jours plus tard le commandant des garde-côtes, l’amiral Giovanni Pettorino. Les 450 migrants étaient restés trois jours à bord du Diciotti, jusqu’à ce que M. Salvini les laisse débarquer en Sicile après avoir obtenu que d’autres Etats européens en accueillent une partie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Le président russe a assisté samedi aux noces de Karin Kneissl, la ministre autrichienne des affaires étrangères, alors que Vienne préside actuellement le conseil de l’Union européenne.
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Article sélectionné dans La Matinale du 18/08/2018
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Danse avec le tsar : et l’extrême droite autrichienne convia Vladimir Poutine à la noce

Le président russe a assisté samedi aux noces de Karin Kneissl, la ministre autrichienne des affaires étrangères, alors que Vienne préside actuellement le conseil de l’Union européenne.



Le Monde
 |    18.08.2018 à 20h32
 • Mis à jour le
19.08.2018 à 19h32
    |

            Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant)








                        



   


Les collines boisées du sud-est de l’Autriche auront servi de décor à la séquence politique la plus surréaliste de l’année. Dans un folklore digne de La Mélodie du bonheur, Vladimir Poutine est venu assister au mariage de la ministre autrichienne des affaires étrangères, Karin Kneissl, 53 ans, qui épousait, samedi 18 août, un entrepreneur, Wolfgang Meilinger.

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Parmi la centaine d’invités conviés à la noce par cette ancienne journaliste nommée par le sulfureux parti autrichien de la liberté (FPÖ, extrême droite), tous en costumes traditionnels, figuraient le chancelier Sebastian Kurz (ÖVP, conservateur), le vice-chancelier Heinz-Christian Strache (FPÖ) et le secrétaire général de l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) Mohammed Barkindo.

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« Poutine est l’adversaire le plus agressif de l’UE »
Tout sourire, le président russe était visiblement en forme. Devant une foule en liesse brandissant des iPhones pour immortaliser la scène, il a valsé quelques minutes avec la reine du jour, avant de laisser des chanteurs cosaques, qui avaient fait le déplacement avec lui, se produire pour l’assistance. Puis il s’est fendu d’un discours très amical en allemand, une langue qu’il maîtrise bien. Il a enfin inscrit à son tour un petit mot doux sur le capot de la Coccinelle blanche des tourtereaux, avant de s’éclipser, pour aller retrouver Angela Merkel en Allemagne.
Ces séquences, qui tournent depuis en boucle dans les médias russes, sont inhabituelles : d’ordinaire, M. Poutine ne s’exhibe pas dans un cadre privé, quand il sait que les images filmées de l’événement ont des chances d’êtres rendues publiques. Mais pour lui, l’opération séduction au cœur de l’Europe ne semblait receler que des avantages évidents.
L’Autriche, elle, pourrait bien se réveiller lundi avec la gueule de bois. Car à la sidération succède une colère froide. Dans un rare élan unanime, l’ensemble de la presse du pays a déploré ce show coûteux. Les 8,7 millions d’Autrichiens tiennent plus que tout à leur sacro-sainte neutralité et Sebastian Kurz préside actuellement le Conseil de l’Union européenne (UE). Il représente donc officiellement les vingt-huit pays membres de l’UE et sa présence à la marge, samedi dernier, pourrait brouiller son image.
Sur Internet, les clichés montrant M. Poutine danser avec Mme Kneissl sont détournés. On les voit enlacés, les yeux dans les yeux, virevoltant devant la carcasse du vol MH17, abattu au-dessus de l’Ukraine en 2014, par un missile antiaérien de fabrication russe.
Critiques dans la majorité gouvernementale
Et alors que, par solidarité avec la Grande-Bretagne suite à l’affaire Skripal, les Etats-Unis ont adopté de nouvelles sanctions à l’encontre de la Russie, les critiques fusent au sein même de la majorité gouvernementale. « La mise en scène et le détournement d’un événement aussi intime à des fins politiques poursuivent une logique et un but qui m’échappent totalement », a réagi Othmar Karas, le chef de file des conservateurs autrichiens à Strasbourg, dans un entretien au quotidien Tiroler Tageszeitung.
Pour l’eurodéputé écologiste autrichien Michel Reimon, la coalition entre l’extrême droite et les conservateurs qui dirige l’Autriche depuis décembre 2017 sera désormais perçue comme « le bras armé du régime russe au sein de l’UE ». Il a réclamé la démission de Mme Kneissl, accusée de mettre la réputation de tout un pays à terre.
Quoi qu’il en soit, cette dernière, qui s’était proposée comme intermédiaire entre les Occidentaux et Moscou sur le dossier syrien, semble s’être faite des ennemis. Pour les Ukrainiens, en particulier, ses agapes laissent un arrière-goût amer. « A partir d’aujourd’hui, l’Autriche ne pourra plus jouer les médiateurs », a estimé Hanna Hopko, la présidente de la Commission des affaires étrangères au parlement de Kiev. Un cinéaste ukrainien, Oleg Sentsov, détenu en Russie pour des raisons politiques, est par ailleurs en danger de mort après trois mois de grève de la faim.
Les mots de Mme Hopko sonnent comme une menace sans précédent, pour un pays habitué à accueillir les plus grandes négociations diplomatiques depuis la fin de la seconde guerre mondiale, comme celles sur le nucléaire iranien jusqu’en 2015, et dont la capitale est le siège d’organisations internationales, comme l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ou l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).
Même l’ancien chancelier allemand, Gerhard Schröder, n’a pas osé convier M. Poutine à son mariage en octobre prochain, selon le magazine allemand Stern. Il y aurait renoncé : cela aurait fait trop de « tapages ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Les partisans de Soumaïla Cissé ont marché samedi pour protester contre les résultats provisoires, plaçant le président sortant Ibrahim Boubacar Keïta largement en tête.
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Compte rendu

Au Mali, le camp du perdant de la présidentielle manifeste pour revendiquer sa victoire

Les partisans de Soumaïla Cissé ont marché samedi pour protester contre les résultats provisoires, plaçant le président sortant Ibrahim Boubacar Keïta largement en tête.

Par                                            Morgane Le Cam (Bamako, correspondance)




LE MONDE
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        Le 18.08.2018 à 17h54

     •
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        Mis à jour le 19.08.2018 à 06h41






    
Soumaïla Cissé (au centre) a rassemblé ses partisans pour contester la réélection du président sortant, à Bamako, le 18 août.
Crédits : LUC GNAGO / REUTERS


Tout était prêt à 8 heures du matin, samedi 18 août. La place de la Liberté, départ habituel des manifestations de Bamako, était bouclée par des dizaines de policiers et militaires en tenue antiémeute. Les vuvuzelas circulent, 500 F CFA l’unité. Des champs partisans sont entonnés. Mais seules quelques centaines de militants ont investi la place. « La prise de la Bastille a commencé avec sept personnes, et après, elle a été prise ! Ce n’est pas la foule qui compte. Le 4 septembre, Soumaïla Cissé va être investi président. Nous sommes déterminés et nous allons nous battre », assure Ibrahima Adema Coulibaly.
Comme ce chauffeur de poids lourd, les militants présents rejettent les résultats provisoires annoncés par le ministère de l’administration territoriale, le 16 août. Avec 67,17 % de voix contre seulement 32,83 % pour Soumaïla Cissé, le président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) a été largement réélu. Une « supercherie, mascarade, parodie et mensonges », a dénoncé M. Cissé le 17 août. « Si on exclut les résultats issus des bourrages d’urnes avérés dans de nombreux bureaux de vote (…) ainsi que les résultats tout simplement fantaisistes dans de très nombreuses localités du nord du pays, je sors vainqueur de l’élection présidentielle avec 51,75 % des voix contre 48,25 % à notre adversaire », avait-t-il déclaré.
Si des irrégularités ont été constatées par certaines missions d’observation électorale, d’aucuns doutent que cela ait pu inverser la tendance entre les deux candidats, qui ont plus de 34 points d’écart au second tour.

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Quelques milliers de manifestants
A 10 h 30, Soumaïla Cissé arrive place de la liberté, sous les acclamations de ses partisans. Les rangs ont grossi. Quelques milliers de personnes commencent à marcher, calmement, en direction de la bourse du travail. La mobilisation est inférieure à celle constatée lors de la manifestation du 8 juin dernier, elle aussi organisée par l’Union pour la République et la démocratie (URD), le parti de M. Cissé. L’opposition avait alors marché pour réclamer une élection présidentielle transparente. La manifestation de samedi n’est pas non plus comparable avec la marée humaine soulevée par cette même opposition l’an dernier, lors des marches contre la révision constitutionnelle.

        Lire l’éditorial du « Monde » :
         

          Au Mali, une deuxième chance pour « IBK »



« Il y a moins de monde car le gouvernement travaille à démobiliser les troupes avec des menaces par-ci par-là. Beaucoup de gens voulaient venir mais ils ont eu peur car on leur avait dit qu’il allait y avoir des troubles », souligne Diakité Kadidja Fofana. Derrière la directrice adjointe de la campagne de M. Cissé, les manifestants scandent « IBK, voleur » à tout va. « IBK, président de l’incompétence et du vol », hurle l’un d’entre eux. « Il ne faut pas dire qu’IBK est président », le corrige son voisin avant de le conseiller : « Crie plutôt que Soumaïla Cissé est président ».
Derrière le cordon de sécurité formé par les policiers, les riverains observent la foule qui passe. Certains encouragent les marcheurs, d’autres affichent un visage inquiet. « On veut la paix ! », supplie un passant, les mains en l’air, avant de s’agacer : « A chaque fois, c’est pareil. Les hommes politiques prennent nos enfants pour les faire sortir pour ces conneries. » « Elections = turbulences », lance un autre, lorsque la foule passe devant sa concession. « A bas la communauté internationale, à bas la France », entend-on à plusieurs reprises.
« Nous n’accepterons pas qu’on nous vole notre victoire »
A Bamako, les félicitations adressées à IBK par Emmanuel Macron sont restées en travers de la gorge de beaucoup. Les partisans de Soumi reprochent au président français de n’avoir pas attendu la proclamation des résultats définitifs par la Cour constitutionnelle, prévue le 20 août, pour se prononcer. « On s’attendait à ce que la France joue l’arbitre, comme il n’y a pas de justice dans notre pays. Vous les Français, vous nous avez imposé la démocratie et maintenant vous ne nous aidez pas à la garder, c’est une honte ! », estime Abass Diallo, un militant de l’URD.
Devant la bourse du travail, Soumi et ses soutiens montent sur scène. « Ça ne sert plus à rien d’aller aux élections, ni d’être candidat. Quel que soit ce que vous allez faire, voter, ils vont bourrer les urnes… Ce n’est pas un système démocratique », dénonce Choguel Kokala Maïga, un des candidats malheureux de cette présidentielle. « Peut-on constituer une démocratie sur le vol ? Non ! », enchaîne Soumaïla Cissé. Nous n’accepterons pas qu’on nous vole notre victoire, votre victoire. (…) Si vous aimez votre pays, il faut résister. Restons mobilisés », poursuit-il.
Mais le calendrier ne joue pas en faveur du chef de file de l’opposition. Mardi 21 août, les Maliens fêteront l’Aïd-el-Kébir en grande pompe. « Après la fête, nous allons nous retrouver et nous allons en découdre avec ces mauvais agissements », promet Soumi en clôturant son discours. En attendant, M. Cissé a introduit plusieurs recours auprès de la Cour constitutionnelle. Lors du premier tour, les juges les avaient tous rejetés.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Si le président américain ne mentionne à aucun moment son nom, cette salve de tweets matinaux intervient après l’offensive lancée la semaine dernière par des géants d’internet contre le conspirationniste américain Alex Jones.
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Sur Twitter, Trump dénonce la « censure » sur les réseaux sociaux de personnalités conservatrices

Si le président américain ne mentionne à aucun moment son nom, cette salve de tweets matinaux intervient après l’offensive lancée la semaine dernière par des géants d’internet contre le conspirationniste américain Alex Jones.



Le Monde
 |    18.08.2018 à 17h21
   





                        



   


Donald Trump est en colère et il le fait savoir. Via son canal de communication habituel, Twitter, le président américain a dénoncé samedi 18 août la suspension par les géants d’internet de comptes de personnalités de la droite américaine sur les réseaux sociaux.
« Les réseaux sociaux discriminent absolument les voix Républicaines/Conservatrices », a-t-il notamment lancé dans une série de tweets, promettant que son gouvernement ne laisserait pas ça arriver, sans apporter davantage de précisions.
« Ils font taire les opinions de beaucoup de personnes de DROITE alors qu’en même temps ils ne font rien pour les autres. La censure est quelque chose de très dangereux est absolument impossible à surveiller. »
Si Donald Trump ne mentionne à aucun moment son nom, cette salve de tweets matinaux intervient après l’offensive lancée la semaine dernière par des géants d’internet contre le conspirationniste américain Alex Jones, privé d’accès aux plateformes Facebook et Spotify notamment.

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Trump s’en prend à CNN et MSNBC
Twitter a également restreint mardi, pour une semaine, le compte de cette tête de proue de l’extrême droite américaine. Il a notamment fondé le site Infowars qui totalise plus de 200 000 visiteurs par jours et plus de 25 millions de pages vues en un mois. Sa ligne éditoriale : relayer les derniers complots à la mode. M. Jones va même jusqu’à dire que la fusillade de l’école primaire Sandy Hook, où vingt enfants âgés de 6 à 7 ans ont perdu la vie en 2012, a été montée de toutes pièces par le gouvernement, dans le seul but d’interdire la vente d’armes semi-automatiques.

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Facebook, qui a suspendu les quatre principales pages de l’Américain, a accusé celles-ci de « glorifier la violence » et « d’utiliser un langage déshumanisant pour décrire des personnes transgenres, musulmanes et immigrées », en infraction avec le règlement interne du réseau social.
Mais pour Donald Trump, « laissons tout le monde participer, bon et mauvais ». Dans sa série de tweets, samedi, il s’en est également pris à deux chaînes de télévision américaines :
« Il n’y a rien d’aussi bidon que CNN et MSNBC et pourtant je ne demande pas à supprimer leur comportement malade. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Ayant occupé de nombreux postes au sein des Nations unies, l’ancien secrétaire général a connu nombre de succès, d’échecs et de polémiques.
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Mort de Kofi Annan : les dates marquantes de sa carrière à l’ONU

Ayant occupé de nombreux postes au sein des Nations unies, l’ancien secrétaire général a connu nombre de succès, d’échecs et de polémiques.



Le Monde
 |    18.08.2018 à 15h10
 • Mis à jour le
19.08.2018 à 06h41
   





                        



   


Kofi Annan, ancien secrétaire général des Nations unies et lauréat du prix Nobel de la paix, est mort samedi 18 août à l’âge de 80 ans, au terme d’une vie consacrée à la diplomatie. Ayant occupé de nombreux postes au sein des Nations unies, l’ancien secrétaire général a connu nombre de succès, d’échecs et de polémiques.
1992 : l’échec en Yougoslavie
Pendant la guerre en Yougoslavie, Kofi Annan est chef adjoint des opérations de maintien de la paix, spécifiquement chargé de cette région. L’ONU, qui est incapable de mettre fin à la guerre, y connaît l’un de ses principaux échecs : le massacre de Srebrenica. Un événement qui suscitera un mea culpa de la part de Kofi Annan et des Nations unies : « Par nos graves erreurs de jugement et notre incapacité à comprendre l’ampleur du mal auquel nous étions confrontés, nous avons échoué à faire notre part pour protéger les habitants de Srebrenica face aux campagnes planifiées de massacres par les forces serbes, écrit le diplomate ghanéen en 1999. Srebrenica cristallise une vérité que l’ONU et la communauté internationale ont comprise trop tard : la Bosnie-Herzégovine était autant un conflit militaire qu’une cause morale. »

   


1994 : le génocide du Rwanda
Nouvel échec de celui qui est devenu le responsable des opérations de maintien de la paix : le génocide du Rwanda. Là encore, Kofi Annan reconnaîtra quelques années après les erreurs commises par l’ONU, lors d’un discours devant le Parlement rwandais, en 1998 : « Aujourd’hui, nous savons que ce que nous avons fait alors était loin d’être suffisant ; pas assez pour protéger le Rwanda contre lui-même, pas assez pour honorer les idéaux pour lesquels les Nations unies existent. »

   


17 décembre 1996 : discours d’investiture
Kofi Annan démarre son premier mandat en janvier 1997. Dès son discours d’investiture, il annonce qu’il aura pour objectifs d’« assainir les Nations unies, les rendre plus présentes et plus efficaces, plus sensibles aux souhaits et aux besoins de ses membres et plus réalistes dans leurs buts et engagements ».

   


1998 : création de la Cour pénale internationale
En juillet 1998 est adopté le Statut de Rome, qui crée la Cour pénale internationale, juridiction pénale permanente chargée de juger les personnes accusées de génocide, de crime contre l’humanité, de crime d’agression et de crime de guerre. Elle démarre son action en 2002, malgré la réticence des Etats-Unis et de la Russie, membres du Conseil de sécurité de l’ONU, qui n’ont jamais ratifié le texte, tout comme la Chine, qui ne l’a pas signé.
1998 : médiation auprès de Saddam Hussein
Alors que les Etats-Unis veulent bombarder l’Irak, Kofi Annan parvient à désamorcer la crise en obtenant de Saddam Hussein qu’il consente à un protocole autorisant les inspecteurs des Nations unies à visiter tout site suspect en Irak.

   


2000 : rapport du millénaire
En avril 2000, le secrétaire général publie un rapport du millénaire. De ce rapport, qui appelle les chefs d’Etat et de gouvernement à faire de la lutte contre la pauvreté et contre les inégalités la priorité du début du nouveau millénaire, seront inspirés les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).
2001 : réélection et prix Nobel
En juin 2001, Kofi Annan est réélu par acclamation de l’Assemblée générale. En décembre, il obtient le prix Nobel de la paix, conjointement avec l’ONU, en hommage à leur action commune pour la paix et la justice dans le monde. Le comité a salué le secrétaire général, qui « a été en pointe pour insuffler une nouvelle vie à l’organisation », en relevant de « nouveaux défis », tels le « terrorisme international » et le sida.

   


2003 : guerre en Irak
Le secrétaire général cherche à éviter la guerre en Irak, exhortant les Etats-Unis et le Royaume-Uni à ne pas envahir le pays sans le soutien de l’ONU. Il déclare cette guerre illégale en septembre 2004. Kofi Annan parlera par la suite de cette période comme de son « plus mauvais moment » à la tête de l’organisation.
2005 : scandale du programme « Pétrole contre nourriture »
Le secrétaire général est mis en cause dans une enquête sur les errements du programme onusien « Pétrole contre nourriture ». L’opération devait permettre au régime irakien de vendre du brut en échange de biens de consommation, pour atténuer les effets de l’embargo sur les civils irakiens. Mais les enquêteurs estiment que, en sept ans, Saddam Hussein a détourné près de 1,8 milliard de dollars sous le nez de l’ONU. Selon l’investigation, Kojo Annan, le fils de Kofi Annan, a pour sa part « tenté d’intervenir dans la passation de marché ». Il aurait aussi utilisé le nom de son père pour acheter à prix réduit une Mercedes à 39 000 dollars.
2012 : démission du poste de médiateur en Syrie
Après avoir quitté la tête de l’ONU fin 2006, Kofi Annan reste engagé sur les questions internationales. Il est nommé, le 23 février 2012, médiateur de l’ONU et de la Ligue arabe en Syrie, mais en démissionne quelques mois plus tard, le 31 août, estimant ne pas avoir « reçu tous les soutiens que la cause méritait ». « La militarisation croissante sur le terrain et le manque d’unanimité au Conseil de sécurité ont fondamentalement changé mon rôle », expliquait-il.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Premier nationaliste hindou à diriger l’Inde en 1996, puis entre 1998 et 2004, Atal Bihari Vajpayee est mort à l’âge de 93 ans.
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Mort d’Atal Bihari Vajpayee, ex-premier ministre indien

Premier nationaliste hindou à diriger l’Inde en 1996, puis entre 1998 et 2004, Atal Bihari Vajpayee est mort à l’âge de 93 ans.



Le Monde
 |    18.08.2018 à 14h29
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            Julien Bouissou (New Delhi, correspondance)








                        



                                


                            

Et soudain l’Inde entière s’est mise à parler d’une seule voix, laissant de côté ses divisions. Il est 17 heures, jeudi 16 août, lorsque sa mort, à l’âge de 93 ans, est annoncée. Atal Bihari Vajpayee a été le premier nationaliste hindou à diriger l’Inde en 1996, puis entre 1998 et 2004.
Les hommages affluent comme rarement dans un pays plutôt habitué aux divisions et aux invectives. « Il était la voix du consensus dont l’Inde a aujourd’hui besoin », dit de lui un responsable du parti du Congrès, dans le camp politique adverse. Son ancienne opposante Sonia Gandhi rend hommage au « patriote », à « l’homme au grand cœur et à l’esprit magnanime ». Un commentateur politique parle avec nostalgie d’un temps où le premier ministre Indien « donnait des conférences de presse et acceptait la contradiction ».
Avec la mort d’Atal Bihari Vajpaye, les Indiens font aussi le deuil d’une nation où les opinions divergentes n’empêchaient pas la convergence des idéaux, pour un pays pluriel et tolérant. Atal Bihari Vajpayee a creusé le sillon du nationalisme hindou dans la politique, en participant, en 1980, à la création du Parti du peuple indien (Bharatya Janata Party – BJP). Le pari est alors gigantesque, dans une Inde dominée par un seul parti depuis l’indépendance en 1947, celui du Congrès. Pour sa première élection, en 1984, le parti ne remporte que deux sièges au Parlement. « C’est grâce à sa persévérance et à ses combats que le BJP a été construit, morceau par morceau », a souligné l’actuel premier ministre Indien, Narendra Modi.
Un certain esprit de conciliation
Atal Bihari Vajpayee, né en 1924 dans le centre de l’Inde, était un nationaliste hindou modéré. Même si la formule peut sonner comme un oxymore, c’est la ligne politique qu’il a suivie, peut-être par conviction, sûrement par calcul politique. Pour devenir premier ministre à la fin des années 1990, il doit composer avec d’autres partis régionaux afin...




                        

                        

