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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Editorial. Délais de prise en charge, soignants à bout, patients abandonnés, la situation dans les services de psychiatrie est critique. Les pouvoirs publics ne semblent pas en mesurer la gravité.
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La psychiatrie, un secteur en état d’urgence

Editorial. Délais de prise en charge, soignants à bout, patients abandonnés, la situation dans les services de psychiatrie est critique. Les pouvoirs publics ne semblent pas en mesurer la gravité.



Le Monde
 |    18.08.2018 à 10h52
 • Mis à jour le
19.08.2018 à 13h41
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Le diagnostic est largement partagé : la psychiatrie publique française est en pleine dépression. Ces dernières années, de nombreux rapports en ont fait le constat unanime. Sur le terrain, tout contribue à cette crise : des délais sans fin de prise en charge, des soignants usés et désabusés, des familles et des patients qui se sentent abandonnés. La ministre de la santé, Agnès Buzyn, a elle-même reconnu, il y a quelques mois, qu’« il n’y a pas eu un vrai investissement depuis des années » en psychiatrie, et elle a déploré un état de « souffrance générale » des professionnels et des malades.
Personne, pourtant, ne semble véritablement mesurer la gravité de cette situation. Cette indifférence, voire cette cécité, est aussi alarmante qu’incompréhensible, alors que, au cours de sa vie, un Français sur cinq connaîtra un trouble psychique justifiant un suivi médical. En 2016, 2,1 millions de patients (dont un quart âgés de moins de 18 ans) ont été pris en charge, soit par les quelque 3 900 centres médico-psychologiques répartis sur le territoire, soit par les hôpitaux psychiatriques, qui ont accueilli 417 000 malades.

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Ces derniers mois, les signaux d’alerte sont passés au rouge les uns après les autres. Dans les hôpitaux psychiatriques de Bourges, Allonnes, Rennes, Amiens ou Saint-Etienne, les personnels se sont mis en grève pour réclamer les moyens d’exercer dignement leur métier, lassés d’être devenus de simples gardes-malades. En juin, à l’hôpital du Rouvray, à Sotteville-lès-Rouen, nombreux sont ceux qui ont mené une grève de la faim de près de deux semaines avant d’obtenir la création d’une trentaine de postes d’infirmiers et d’aides-soignants. En outre, ces tensions sont aggravées par la « banalisation » choquante du recours à la contention et à l’isolement, dénoncée en 2016 par le Contrôleur général des lieux de privation de liberté.
Les CMP de plus en plus engorgés et débordés
La situation n’est pas moins critique dans les centres médico-psychologiques (CMP). Ces structures, développées depuis un demi-siècle dans le cadre de la sectorisation de la psychiatrie publique, constituent un maillon essentiel, entre la médecine générale et l’hôpital, de la prise en charge des problèmes de santé mentale – en particulier pour les enfants et les adolescents adressés par les psychologues scolaires. Or, elles sont souvent les premières victimes des restructurations des hôpitaux dont elles dépendant. Faute, là encore, de moyens, les CMP sont de plus en plus engorgés et débordés. Les délais de prise en charge s’allongent jusqu’à plusieurs mois, voire un an, en pédopsychiatrie, au risque de rendre caduque leur mission de dépistage et de prévention.

   


L’origine de cette crise est connue : des patients toujours plus nombreux et des moyens toujours plus contraints. Entre 2010 et 2016, près de 300 000 personnes supplémentaires ont ainsi été suivies en psychiatrie. Le Syndicat des psychiatres des hôpitaux estime qu’entre 900 et 1 000 postes de psychiatres sont aujourd’hui non pourvus. Même si cela a longtemps répondu à la volonté de sortir de la logique « asilaire », le nombre de lits à temps complet en hôpital a été réduit de 70 % durant les trois dernières décennies. Au point que la pénurie de lits est devenue, bien souvent, un critère de la durée des soins des patients.
Le président de la République doit annoncer, en septembre, une grande réforme du système de santé. Il ne faudrait pas que la psychiatrie en soit le parent pauvre. Il est urgent, au contraire, d’entendre le cri d’alarme des soignants.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Cette nouvelle secousse intervient plus de dix jours après un séisme qui avait fait plus de 460 morts et détruit des milliers de maisons.
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L’Indonésie à nouveau frappée par des tremblements de terre, dont l’un d’une magnitude 6,9

Cette nouvelle secousse intervient plus de dix jours après un séisme qui avait fait plus de 460 morts et détruit des milliers de maisons.



Le Monde
 |    19.08.2018 à 17h50
 • Mis à jour le
19.08.2018 à 20h49
   





                        


L’île indonésienne de Lombok a de nouveau été touchée par des tremblements de terre, dimanche 19 août. Deux séismes d’une magnitude de 6,3 et 6,9 ont secoué dimanche, à plusieurs heures d’intervalle, l’île indonésienne de Lombok, endommageant des constructions et provoquant des scènes de panique.
Aucune victime n’a toutefois été signalée pour le moment. Ces secousses interviennent deux semaines après un tremblement de terre qui a fait plus de 460 morts sur l’île.
L’épicentre du premier séisme, d’une magnitude de 6,3, se trouvait au sud-ouest de la ville de Belanting, dans l’est de Lombok, à une profondeur de sept kilomètres. Des habitants ont affirmé que la secousse avait été fortement ressentie dans l’est de l’île. Quelques heures plus tard, un deuxième séisme, d’une magnitude de 6,9, a frappé l’île. Son épicentre a été localisé à une profondeur de 20 km et à environ cinq kilomètres au sud de Belanting, selon l’Institut américain de géophysique (USGS). Aucune alerte au tsunami n’a été émise.
3500 000 personnes sans abri
Le porte-parole des services régionaux chargés des catastrophes, Agung Pramuja, a fait savoir que plusieurs habitations et d’autres constructions situées dans le district de Sembalun, sur les versants du Mont Rinjani, deuxième plus haut volcan d’Indonésie, s’étaient effondrées dimanche. Des glissements de terrain ont eu lieu dans le parc national du Mont Rinjani où des centaines de randonneurs avaient été pris au piège fin juillet lors d’un autre séisme. Le parc est depuis lors fermé au public. L’agence nationale de gestion des catastrophes a confirmé que la plus grande partie de l’île était privée d’électricité.
« Des répliques se produisent toujours dans l’ensemble de Lombok », a tweeté le porte-parole de l’agence, Sutopo Purwo Nugroho. « On est totalement dans le noir... Nous nous coordonnons avec les responsables sur le terrain ».
Ces deux séismes interviennent plus de dix jours après un séisme de magnitude 6,9 qui avait tué plus de 460 personnes et détruit des milliers de maisons. Plus de 350 000 personnes s’étaient retrouvées sans abri et ont été contraintes de dormir sous des tentes ou des bâches près de leurs maisons endommagées.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Cinq jours après le drame, le bilan s’élève à 43 morts. Les dirigeants d’Autostrade ont promis « un demi-milliard d’euros » pour aider la ville et les victimes.
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Article sélectionné dans La Matinale du 18/08/2018
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Viaduc effondré à Gênes : le bilan revu à la hausse

Cinq jours après le drame, le bilan s’élève à 43 morts. Les dirigeants d’Autostrade ont promis « un demi-milliard d’euros » pour aider la ville et les victimes.



Le Monde
 |    19.08.2018 à 04h25
 • Mis à jour le
19.08.2018 à 13h53
   





                        



   


L’Italie a adressé un adieu sobre et solennel, samedi 18 août, aux victimes de l’effondrement d’un pont autoroutier lors de funérailles nationales à Gênes, boycottées par la moitié des familles.
Le bilan du drame s’élève dimanche 19 août à 43 victimes confirmées par la préfecture de Gênes, après le décès d’un blessé roumain et la découverte du corps d’un ouvrier génois dans les décombres. Les pompiers ont confirmé avoir découvert trois autres corps samedi, probablement ceux d’un couple turinois et leur fillette de 9 ans.
Il n’y a plus aucun disparu recensé à ce stade, cinq jours après le drame. Les secouristes ont toutefois indiqué continuer les recherches d’éventuelles victimes non signalées disparues.

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Messe pour les victimes
Dans la matinée de samedi, la messe solennelle de rite catholique a duré un peu plus d’une heure dans un grand hall du parc des expositions de Gênes, en présence de milliers d’habitants de ce port du nord de l’Italie. De longs applaudissements ont salué la lecture des prénoms des 38 morts alors identifiés et l’évocation des dernières victimes probables.
La cérémonie a aussi été marquée par un temps de prière pour deux Albanais musulmans. Dans un pays où l’extrême droite est au pouvoir et où les violences verbales et physiques se multiplient contre les étrangers et contre les musulmans, les quatre « Allahou Akbar ! » (Dieu est le plus grand) de la prière rituelle, dite par un imam, ont résonné dans un silence respectueux.

   


Dans tout le pays, les drapeaux étaient en berne et l’éclairage de nombreux monuments, dont le Colisée à Rome, devait s’éteindre dans la soirée. Les photos souriantes et les destins brisés des victimes s’affichaient dans tous les journaux italiens : un ancien champion de moto trial, un médecin et une infirmière qui allaient se marier, des jeunes Français partis faire la fête, trois Chiliens qui s’étaient installés en Italie, un routier napolitain qui rentrait après une livraison en France, un couple de retour de voyage de noces…
A la reprise du championnat de football ce week-end, les joueurs ont observé une minute de silence et portaient un brassard noir. Les matches des deux équipes de Gênes, la Sampdoria et le Genoa, ont, en revanche, été reportés. Dirigeants et joueurs des deux clubs sont venus ensemble aux funérailles.
« Assassiné »
Tous les plus hauts responsables de l’Etat étaient présents, mais aussi les principaux dirigeants d’Autostrade per l’Italia. « C’est une tragédie inacceptable », a dénoncé à la télévision le président Sergio Mattarella, les yeux rouges, après la fin de la cérémonie, évoquant son engagement « à ce que des enquêtes rapides et rigoureuses aboutissent à des condamnations ».
Les familles d’une partie des victimes avaient, cependant, choisi de ne pas participer à la cérémonie, certains préférant des funérailles plus intimes, dans leur ville, d’autres annonçant clairement un boycott. « Mon fils a été assassiné », a répété, vendredi, sur toutes les ondes le père de l’un des quatre jeunes de Torre del Greco, près de Naples, morts sur la route de leurs vacances, en pointant la responsabilité de l’Etat.

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Face à l’émotion et à la colère, le gouvernement a répondu en attaquant la société autoroutière Autostrade per l’Italia, et la famille Benetton qui contrôle le groupe. Vendredi, le ministère des infrastructures a officiellement adressé un courrier à Autostrade en vue de révoquer la concession de la société sur le tronçon du pont, donnant quinze jours à la société pour répondre.
Dans une conférence de presse donnée samedi en fin d’après-midi à Gênes, les dirigeants d’Autostrade n’ont pas souhaité réagir à cette décision mais ont promis « un demi-milliard d’euros disponible dès lundi » pour aider la ville et les victimes. Cette somme comprend des « millions d’euros » pour les proches des victimes, mais aussi un fonds avec « des dizaines de millions d’euros » géré par Gênes pour reloger les habitants, dont les immeubles sous le pont sont condamnés. Elle inclut aussi un projet de démolir ce qui reste du pont et d’en reconstruire un autre en acier « en huit mois » à partir du feu vert des autorités au projet.
Les dirigeants ont promis d’aider la justice à faire toute la lumière sur les causes de l’accident, pour lesquelles ils n’avaient pas d’hypothèse dans l’immédiat. « C’était un pont très particulier, mais il était considéré comme sûr par tous ceux qui l’ont examiné. Quelque chose s’est passé et c’est à la justice de dire quoi », a expliqué le patron de la société, Giovanni Castellucci.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Après une longue hésitation, l’ancien chef de l’Etat a finalement décliné l’invitation et ne se rendra pas à l’université d’été des élus socialistes, qui se tient fin août.
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François Hollande n’ira finalement pas à l’université d’été du Parti socialiste à la Rochelle

Après une longue hésitation, l’ancien chef de l’Etat a finalement décliné l’invitation et ne se rendra pas à l’université d’été des élus socialistes, qui se tient fin août.



Le Monde
 |    19.08.2018 à 20h38
 • Mis à jour le
19.08.2018 à 20h58
    |

                            Astrid de Villaines








                        



   


Il a décidé de ne pas y aller. Après de longues semaines d’hésitations, François Hollande a finalement choisi de ne pas se rendre à l’université d’été des élus socialistes qui se tient à La Rochelle du 23 au 25 août. Après avoir envisagé d’y faire un discours sur l’Europe, l’ex-chef de l’Etat, qui était disponible seulement le jour de la clôture, a finalement décliné l’invitation, histoire de ne pas gêner le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure qui prononcera un discours ce jour-là. « Il laisse les choses se faire, il n’est pas élu. Sa rentrée se tiendra le 31 août à Cherbourg », explique, auprès du Monde, son entourage.

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Après la diffusion d’un tract « Hollande 2022 » par un collectif de jeunes socialistes qui souhaitent son retour, François Hollande semble prendre ses distances avec ce « retour » dont la presse se fait écho depuis l’été.
« C’est du Hollande tout craché »
« Il n’a pas envie de se mêler à l’ambiance actuelle », analyse un cadre du parti socialiste, en références aux difficultés du parti, « En même temps c’est du Hollande tout craché : il fait parler de lui pendant quinze jours en annonçant sa venue, et maintenant en déclinant l’invitation », ironise cette même source.

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François Hollande sera donc à Cherbourg le 31 août en présence de l’ancien maire et ex-premier ministre Bernard Cazeneuve pour une nouvelle séance de dédicace de son livre Les leçons du pouvoir (Stock), écoulé à 100 000 exemplaires. Il a convié la presse à ce déplacement dont le programme n’est pas encore totalement défini. Nul doute qu’il continuera de commenter l’action d’Emmanuel Macron qui tiendra un séminaire gouvernemental à l’Elysée à la même date.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Les visages de Karl Lagerfeld (1/6). Le célèbre couturier a passé sa vie à se composer un masque, qui tient autant de l’icône mondialisée que de l’avatar virtuel. « Le Monde » retrace les métamorphoses de ce personnage de légende.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Vous n’avez pas suivi l’actualité pendant le week-end ? Voici les principaux titres à retenir de samedi 18 et dimanche 19 août.
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Kofi Annan, Gênes, Inde… les cinq informations à retenir du week-end

Vous n’avez pas suivi l’actualité pendant le week-end ? Voici les principaux titres à retenir de samedi 18 et dimanche 19 août.



Le Monde
 |    19.08.2018 à 18h23
   





                        


Mort de Kofi Annan, ancien secrétaire général de l’ONU

   


L’ancien secrétaire général des Nations unies, de 1997 à 2006, et prix Nobel de la paix, Kofi Annan, est mort samedi. Responsable des opérations de maintien de la paix pendant le massacre de Srebrenica et le génocide au Rwanda, à la tête de l’organisation lors de la création de la controversée Cour pénale internationale et lors de la guerre en Irak de 2003, son parcours au sein des Nations unies a été émaillé de tempêtes.
Vladimir Poutine a rendu hommage à « sa sagesse et son courage, sa capacité à prendre des décisions réfléchies, même dans les situations les plus complexes et critiques », tandis qu’Emmanuel Macron a souligné que ni « son regard calme et résolu, ni la force de ses combats » ne seraient oubliés.

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Les funérailles officielles des victimes de la catastrophe du viaduc de Gênes

   


Dans le hall du centre d’exposition de Gênes se sont déroulées, samedi, les funérailles officielles des victimes de la catastrophe du pont autoroutier Morandi, à Gênes (Ligurie), qui s’est effondré mardi 14 août.
Une messe a été célébrée par l’archevêque de Milan en présence de toutes les plus hautes autorités de l’Etat, dont le président Sergio Mattarella, mais en l’absence de nombreuses familles, qui ont refusé d’y participer. Elles estiment en effet que l’Etat italien est responsable de la catastrophe.
Dimanche, le bilan est monté à 43 morts. Plus aucun disparu n’est recensé, mais les secouristes continuent les recherches d’éventuelles victimes non signalées.
Les inondations en Inde font 370 morts et 725 000 réfugiés

   


Le bilan s’alourdit d’heure en heure dans les terribles inondations qui touchent l’Etat du Kerala, dans le sud de l’Inde. Cette région très touristique subit depuis la fin du mois de mai des pluies torrentielles qui ont déclenché des glissements de terrain et des inondations soudaines emportant des villages entiers.
Selon les services météorologiques indiens, les pluies devraient se poursuivre dans le Kerala jusqu’au 23 août.

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Au Mali, manifestation contre le président IBK

   


Quelques centaines de manifestants ont manifesté, samedi, pour protester contre les résultats provisoires de l’élection présidentielle, qui placent en tête le président sortant Ibrahim Boubacar Keïta.
« Soumaïla Cissé va être investi président. Nous sommes déterminés et nous allons nous battre », affirmait un partisan de Soumaïla Cissé, qui a recueilli selon les résultats annoncés par le ministère de l’administration territoriale, 32,9 % des voix.

        Lire l’éditorial du « Monde » :
         

          Au Mali, une deuxième chance pour « IBK »



Le rapprochement entre Merkel et Poutine

   


Le président russe et la chancelière allemande se sont rencontrés samedi soir pendant trois heures. Ils se sont entretenus sur la situation en Ukraine, du transit gazier en Europe, du conflit en Syrie, du programme nucléaire iranien et des relations germano-russes.
C’est la seconde rencontre entre les deux dirigeants en moins de six mois. L’un des moteurs de ce rapprochement est, côté russe, l’économie, alors que le rouble est au plus bas. L’Allemagne espère quant à elle régler la situation en Ukraine.
Les articles qu’il ne fallait pas manquer
La rencontre avec Spike Lee, dont le film BlacKKKlansman sort en salle le 22 aoûtLe reportage dans l’ouest de l’Afghanistan, où la présence iranienne devient menaçanteL’enquête sur ces romanciers qui sont de plus en plus sollicités dans les médias



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ A moins d’une heure de route de Bagdad, des membres du groupe terroriste sèment terreur et confusion au sein de la population
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Article sélectionné dans La Matinale du 17/08/2018
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L’Irak n’en a pas fini avec le groupe Etat islamique

A moins d’une heure de route de Bagdad, des membres du groupe terroriste sèment terreur et confusion au sein de la population



Le Monde
 |    18.08.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
18.08.2018 à 09h24
    |

            Hélène Sallon








                        



                                


                            

Plus une semaine ne passe en Irak sans une nouvelle attaque contre des civils ou des membres des forces de sécurité. Neuf mois après la proclamation de la victoire militaire contre l’organisation Etat islamique (EI), en décembre 2017, le groupe djihadiste connaît une résurgence. Dans les villages proches de Tarmiya, une ville sunnite à moins d’une heure de route au nord de Bagdad, des membres de l’EI, terrés dans cette campagne riche en vergers, sèment à nouveau la confusion parmi la population.
« Le centre de Tarmiya est calme, mais de temps en temps, Daech [acronyme arabe de l’EI] cible des civils et les forces de sécurité dans les environs, confie au téléphone un ingénieur de la ville, qui a souhaité garder l’anonymat. Ce type d’attaque augmente. Nous qui pensions avoir retrouvé la tranquillité, nous voyons la situation se dégrader jour après jour. » Il ne fait aucun doute, estime-t-il, que les djihadistes sont des gens de la région : « On ne sait pas exactement qui ils sont, mais on sait qu’ils se cachent dans les vergers très denses, dans des maisons isolées où ils peuvent recomposer leurs cellules. »
Depuis la prise de contrôle de près d’un tiers de l’Irak par l’EI en juin 2014, les forces de sécurité ont plusieurs fois démantelé des réseaux de financement djihadiste alimentés par les fermes piscicoles de cette région qui, sans être passée sous leur contrôle, a toujours été une zone grise. De petites cellules clandestines s’y déplacent librement, n’affichant ni drapeau ni aucun autre signe d’appartenance à l’EI. Elles n’hésitent plus à rançonner la population.
« Il y a un mois, j’ai eu écho que des membres de Daech appelaient des habitants, les menaçant de les tuer s’ils ne leur versaient pas une rançon, indique l’ingénieur. Il y a eu plusieurs cas, dont mon cousin. Ils ciblent les riches, les commerçants comme au temps d’Al-Qaida en Irak. Sauf qu’aujourd’hui, ils ne demandent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Les Verts ont égalisé dans les dernières minutes de la rencontre comptant pour la deuxième journée de Ligue 1.
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Ligue 1 : réduit à dix contre onze, Saint-Etienne ramène un point de Strasbourg

Les Verts ont égalisé dans les dernières minutes de la rencontre comptant pour la deuxième journée de Ligue 1.



Le Monde
 |    19.08.2018 à 18h01
   





                        



   


Pour la seconde fois en autant de matchs cette saison, Strasbourg s’est rapidement retrouvé en supériorité numérique, dimanche 19 août, lors de la réception de Saint-Etienne. Sous une chaleur écrasante et dans une superbe ambiance, les Alsaciens, qui inauguraient leur nouvelle pelouse hybride, ont ouvert la marque et longtemps pensé l’emporter, mais les Stéphanois ont arraché un match nul en toute fin de rencontre par le jeune Makthar Gueye, buteur lors de son premier match chez les professionnels.
Comme dimanche dernier à Bordeaux, quand ils l’avaient emporté (2-0) après avoir joué en supériorité numérique dès la 13e minute, les Strasbourgeois ont usé leur adversaire avant de faire la différence à 11 contre 10, après l’expulsion du défenseur stéphanois Subotic à la 18e minute de jeu. En dépit de nombreuses parades de Stéphane Ruffier, les Verts concédaient l’ouverture de la marque par Anthony Gonçalves peu après la mi-temps (1-0, 55e).
Les hommes de Thierry Laurey auraient pu aggraver leur avance, mais le portier stéphanois a veillé au grain, et tenu ses coéquipiers à portée de fusil des Strasbourgeois. Et quatre minutes après sa première apparition sous le maillot stéphanois, le jeune Makthar Gueye, 20 ans, reprennait victorieusement un centre de Mathieu Debuchy (1-1, 88e) et offrait à Saint-Etienne l’égalisation.
Avec quatre unités chacun au compteur, le RCSA et l’ASSE pointent respectivement aux 5e et 7e rangs du championnat, en attendant les deux ultimes rencontres de la journée, Toulouse - Bordeaux (17 heures) et Nîmes - Marseille (21 heures).

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Début du pèlerinage à La Mecque pour deux millions de musulmans

L’organisation de ce gigantesque rassemblement religieux est un défi logistique pour les autorités d’Arabie saoudite.



Le Monde
 |    19.08.2018 à 16h44
   





                        



   


Plus de deux millions de fidèles ont entamé dimanche, dans un climat de ferveur et sous un soleil de plomb, le pèlerinage annuel à La Mecque, en Arabie saoudite. Un véritable défi logistique pour les autorités locales.
Le hadj est l’un des cinq piliers de l’islam. Tout musulman est censé l’accomplir au moins une fois dans sa vie, s’il en a les moyens.
C’est « le rêve de tout musulman de venir ici », c’est « l’ultime voyage, explique Soliman Ben Mohri, commerçant de 53 ans originaire de Boulogne-sur-Mer, en France. Nous sommes émus. » « Je me sens si chanceuse », s’enthousiasme Nazia Noor, une Néo-Zélandaise de 36 ans, en poussant son père dans une chaise roulante. Saidou Boureima, un pèlerin du Niger, dit, lui, s’attendre à un parcours difficile : « Je me suis préparé en faisant du sport avant. Si Dieu veut, on pourra tenir. »
Les mouvements de pèlerins s’effectuent dans un climat de ferveur, dans une chaleur étouffante, alors que la température excède largement les 40 °C. Certains sont équipés de parapluies pour se protéger du soleil.
Protestations du Qatar
Les pèlerins viennent à La Mecque, dans l’ouest du royaume, des quatre coins de la planète mais, parmi les plus gros contingents, figurent ceux d’Egypte, d’Inde, du Pakistan, du Bangladesh et du Soudan, ont précisé les autorités.
Pour la deuxième année consécutive, le Qatar s’est plaint du fait que ses citoyens soient privés de hadj sur fond de crise diplomatique avec Riyad. Les autorités saoudiennes accusent, au contraire, Doha d’entraver le déplacement de ses citoyens vers les lieux saints. Quelque 1 200 citoyens du Qatar devraient en principe pouvoir participer au hadj, selon un système de quotas par pays, mais des Qataris se sont plaints de l’impossibilité de s’inscrire sur un site Web du ministère saoudien du pèlerinage.

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                Le pèlerinage de La Mecque, un défi logistique et sécuritaire



Les fidèles se sont rendus dimanche dans la vallée proche de Mina, à travers le lieu-dit de Mozdalifa où ils passeront la nuit avant le stationnement sur le mont Arafat, temps fort du hadj. C’est sur ce mont que le prophète Mahomet a prononcé son dernier sermon et c’est là que les pèlerins passeront une journée de prières et d’invocations en sollicitant la clémence d’Allah. Le pèlerinage se terminera avec l’Aïd Al-Adha, une fête de trois jours suivie par le rituel de la « lapidation de Satan ».
Au fil des ans, le hadj a pris une dimension de plus en plus high-tech avec une multiplication d’applications mobiles pour aider les fidèles à comprendre les instructions, à trouver leur chemin ou obtenir des soins médicaux d’urgence auprès du Croissant-Rouge saoudien. De plus, une brigade de traducteurs est à pied d’œuvre pour aider les fidèles musulmans non arabophones qui viennent du monde entier et parlent une douzaine de langues.
Les autorités ont également amélioré la sécurité après une série de drames ces dernières années. En 2015, le pèlerinage avait été endeuillé par une gigantesque bousculade qui avait fait quelque 2 300 morts, dont des centaines d’Iraniens.
Un royaume en pleine transformation
Le hadj de 2018 se déroule alors que l’Arabie saoudite, royaume ultra-conservateur, est en pleine transformation avec des réformes concernant les femmes qui ont été finalement autorisées à conduire. Dans le même temps, les autorités font preuve d’une grande fermeté face à toute voie dissidente. La religion conserve une place centrale dans la société.
Le jeune prince héritier Mohammed Ben Salmane, fils du roi et inspirateur des réformes, a clamé la volonté de son pays de « renouer avec un islam modéré et tolérant », tout en multipliant les arrestations dans les milieux dissidents, y compris parmi les défenseurs des droits de l’homme et les religieux critiques.
Le pèlerinage intervient également en pleine guerre au Yémen, où l’Arabie saoudite intervient contre des rebelles soutenus par l’Iran, le grand rival régional de Riyad.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Une scène romaine sculptée dans la pierre découverte en Turquie montre deux personnages enlacés. Il s’agirait de deux empereurs, explique Nicolas Constans sur son blog « Dans les pas des archéologues ».
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Surmonter les épreuves (1/6). La séparation résulte souvent d’une volonté d’affirmation d’une nouvelle identité analyse la professeure de philosophie.
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                Claire Marin : « La rupture amoureuse est l’occasion de découvrir ce dont nous sommes capables »


Surmonter les épreuves (1/6). La séparation résulte souvent d’une volonté d’affirmation d’une nouvelle identité analyse la professeure de philosophie.

Le Monde
                 |                 17.08.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
19.08.2018 à 16h58
                 |

Claire Marin (professeure de philosophie)
















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Dans une rupture amoureuse, il reste un sentiment que les anciens amants partagent encore, celui de vivre une cassure intérieure, qui touche profondément à leur identité. Qu’elle soit décidée ou subie, la rupture interroge ce que nous sommes ou ce que nous croyions être.
D’une rupture, on peut avoir le sentiment qu’elle est une erreur, un terrible gâchis ou au contraire qu’elle est nécessaire. Même si on en souffre. On peut reconnaître qu’il se joue dans cette décision et les actes qui la concrétisent l’expression d’une vérité intérieure qui ne peut plus se taire.
La rupture s’impose lorsque la fidélité à soi, à ce soi qui nous définissait jusqu’alors, n’est plus tenable. Rester constant serait nier la puissance et la réalité d’une modification qui s’est opérée en nous.
La fidélité à soi – et à celui ou à celle qu’on aimait – est désormais impossible, parce qu’on a déjà été intérieurement rompu, rendu étranger à soi par un Autre. Un autre objet d’amour – une femme, un homme, un enfant, une œuvre –, une autre passion – gagner, réussir, séduire, créer – se sont immiscés entre les amants et ont produit un écart, une distance.
Une expérience nouvelle, heureuse ou tragique, a intimement ébranlé le sentiment de soi, a dévié les polarités de l’existence, remodelé les affects. Ce tremblement secret ne peut pas le rester. Ce bouleversement profond de notre définition était peut-être en cours depuis longtemps. La fêlure, le doute sur soi existaient déjà et cette altérité s’y est engouffrée, appelée par la faille.
L’ivresse d’une nouvelle vie
C’est dans cette perspective qu’on évoque souvent l’idée que la rupture nous révèle à nous-même. Elle serait alors l’expression d’une vérité intime, affirmation d’une nouvelle identité incompatible avec l’ancienne et avec les engagements pris.
L’intensité ressentie (« se sentir vivant ») serait le signe évident de l’authenticité, de la coïncidence avec soi. Mais peut-être l’ivresse d’une...


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                                                Par                        Claire Marin (professeure de philosophie)













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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Les désirs de bondage et de soumission, très largement répandus, montrent que nous n’en avons pas terminé avec une culture érotique obsédée par les enjeux de pouvoir, estime la chroniqueuse de « La Matinale », Maïa Mazaurette.
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Fantasmes sadomasochistes et théorie des cordes : qui rêve de cuir ?


                      Les désirs de bondage et de soumission, très largement répandus, montrent que nous n’en avons pas terminé avec une culture érotique obsédée par les enjeux de pouvoir, estime la chroniqueuse de « La Matinale », Maïa Mazaurette.



Le Monde
 |    19.08.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
19.08.2018 à 06h53
    |

                            Maïa Mazaurette








   


Vous pensiez ne plus jamais entendre parler de Cinquante nuances de Grey ? Bien tenté, camarades, bien tenté. Cependant, outre que la trilogie a désormais dépassé le milliard de dollars de recettes au cinéma et les 125 millions d’exemplaires vendus sur papier, nous restons imbibés de culture BDSM (bondage, domination, discipline, sado-masochisme). L’érotisation du pouvoir ne relève plus de la bizarrerie mais de la norme écrasante : selon une nouvelle et très solide étude américaine, à peine 4 % des femmes et 7 % des hommes rapportent n’avoir jamais eu ce genre de fantasmes. Un raz-de-marée qui questionne les récentes avancées politiques !
Selon cette même étude, parue le mois dernier sous forme de livre (Tell Me What You Want, par le docteur Justin Lehmiller, aux éditions Da Capo Lifelong), la catégorie BDSM se taille – avec les fantasmes orgiaques – la part du lion de nos envies secrètes. Au point que plus d’un quart des personnes interrogées mentionnent la domination comme fantasme principal.
Et ça n’est pas une spécificité américaine ! Ce score particulièrement élevé corrobore des statistiques canadiennes, où 65 % des femmes et 54 % des hommes aimeraient être dominés, la moitié seraient partants pour sortir les menottes, tandis qu’environ un tiers expérimenterait volontiers avec la douleur (Université de Montréal, 2014). En France, un tiers des femmes aimeraient être dominées pendant l’amour, un quart fantasment à l’inverse sur le rôle de dominante – mais attention à l’effet générationnel, car chez les moins de 25 ans, les chiffres sont respectivement de 70 % et 56 % (Ipsos, 2014). Presque une jeune femme sur deux apprécie les jeux de bondage !
Des pratiques et des intentions diverses
Que nous démontre ce spectaculaire succès ? Eh bien, que nous n’en avons pas terminé avec une culture érotique obsédée par les enjeux de pouvoir. Sauf à nous cloîtrer loin de tout musée, toute littérature, toute mythologie ou toute religion, il paraît impossible d’éviter cette influence. Mais si nous avons effectivement hérité de cet imaginaire, nous sommes encore capables de décider qu’en faire – sans angélisme ni abandon de notre esprit critique. Et manifestement, nous prenons le parti d’assumer ! Nous maintenons des rapports hiérarchiques érotisés, notamment entre hommes et femmes, sous des formes multiples : la galanterie, la préférence affichée pour les alpha-mâles, la célébration des zones grises comme seuls espaces de réelle jouissance (il faut le dire vraiment vite)...
Sommes-nous fous, pervers, au moins irresponsables ? En fait, vraiment pas : les personnes qui pratiquent le BDSM sont plus extraverties, moins névrosées, plus ouvertes aux expériences nouvelles, plus conscientes, plus épanouies intimement que les autres (Journal of Sex Medicine, août 2013). Ces désirs ne sont d’ailleurs aujourd’hui plus considérés, médicalement, comme des pathologies.
Et si certains adeptes trouvent leur satisfaction dans l’abandon d’une partie de leur contrôle, quitte à se transformer en véritables jouets sexuels, d’autres apprécieront l’aspect élitiste ou folklorique de ces fantasmes. Pour d’autres encore, le monde du BDSM permet l’expression d’un amour sans faille et d’une confiance totale – l’imaginaire fleur bleue s’accorde sans peine aux petits hématomes laissés par les envolées lyriques des amants.
Cependant, de quoi parle-t-on exactement ? Le pack BDSM recouvre des pratiques et des intentions diverses, auxquelles un acronyme ne rend pas justice. En l’occurrence, c’est le bondage qui est plébiscité (il est mentionné par les trois quarts des personnes interrogées). Sa facilité de mise en œuvre favorise cette pole position : peu ou pas de connaissances requises, pas de matériel spécifique indispensable (deux cravates et un cerveau feront l’affaire). Les adeptes de discipline sont moins nombreux (un peu plus de la moitié des sondés).
Ensuite viennent les désirs de soumission et de domination qui, contrairement à ce qu’on pourrait présumer, ne nécessitent pas de choisir son camp : ils sont assez largement appréciés... et par les mêmes personnes, qui peuvent s’imaginer dans les deux rôles. Cela dit, la soumission est un peu plus fréquente, sans doute parce qu’il paraît humain, lors de ses loisirs, de vouloir se débarrasser de ses responsabilités (pour l’effet inverse, choisissez la bureaucratie). Même fluidité dans le sado-masochisme, partagé (avec une prévalence légèrement supérieure pour le masochisme) par les mêmes « fantasmeurs ». Quant à la relation à la douleur, elle reste sous contrôle : l’immense majorité des personnes concernées précisent qu’elles rêvent de morsures gentilles ou de coups de fouet portés sans agressivité et sans laisser de marques.
Une épineuse tension entre désirs privés et publics
Venons-en maintenant aux sujets qui fâchent : quels liens ces désirs BDSM entretiennent-ils avec la réalité des dominations subies ? Un historique de problèmes sexuels, de manque de confiance en soi, et/ou de victimisation, constituent en effet de légers facteurs favorables. Mais comme le note le docteur Lehmiller, « il ne s’agit pas de personnes désireuses de revivre des traumatismes passés, au contraire, il paraît bien plus probable qu’on ait affaire à un mécanisme servant à (...) temporairement alléger l’anxiété entraînée par les abus passés. » 
Pas question donc de tirer des conclusions expéditives ! La sexualité forcée constitue d’ailleurs un fantasme fréquent pour une population dépassant largement le nombre des victimes de viols : les deux tiers des femmes, et plus de la moitié des hommes, mentionnent ce désir. Lequel, évidemment, n’est attirant que comme construction imaginaire (simple rappel à l’attention des 21 % de Français qui estiment que les femmes aiment être forcées, et aux 19 % qui pensent qu’elles disent non quand elles pensent oui, enquête Ipsos / Mémoire Traumatique de décembre 2015).
Nous aboutissons donc à une épineuse tension entre désirs privés et publics, volontiers utilisée comme argument réactionnaire : peut-on se considérer comme un citoyen responsable après quatre heures de visionnages pornographiques sado-masochistes ? Comment lutter contre le harcèlement dans l’espace collectif, contre le viol conjugal, pour l’émancipation féminine, tout en demandant au cher et tendre de nous attacher au radiateur ? Peut-on échapper aux clichés millénaires ? A l’Histoire ?
Seulement, le pessimisme n’est pas toujours bon conseiller. Car s’il paraît inimaginable d’incorporer à son imaginaire une domination concrète et quotidienne, le fait de pouvoir jouer, ensemble, dans la concertation, sans violence, au maître et à l’esclave... démontre paradoxalement que la menace a reculé. Sans aller jusqu’à affirmer que le BDSM est un luxe de couples égalitaires (cette égalité-là reste piégeuse), voyons le verre de rosé à moitié plein : la propagation des cordes et du fouet pourrait bien révéler une réelle horizontalisation des pouvoirs.



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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Le maire LRM de la ville justifie cette mesure, contestée par des associations et des habitants, par une recrudescence de mendicité agressive.
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Besançon : sit-in contre un arrêté antimendicité

Le maire LRM de la ville justifie cette mesure, contestée par des associations et des habitants, par une recrudescence de mendicité agressive.



Le Monde
 |    19.08.2018 à 14h36
 • Mis à jour le
19.08.2018 à 15h09
   





                        


L’été, pas question de s’asseoir sur les pavés de Besançon : depuis le 9 juillet, un arrêté municipal décidé six jours plus tôt interdit « la consommation d’alcool, la mendicité accompagnée ou non d’animaux, les regroupements ainsi que la station assise ou allongée lorsqu’elle constitue une entrave à la circulation publique ». D’autres villes ont adopté ce type d’arrêté antimendicité en période estivale ; c’est le cas à Nice, Montpellier, La Rochelle ou encore La Roche-sur-Yon.
Mais cette décision ne plaît pas à tous les Bisontins. Environ 200 d’entre eux, selon L’Est républicain, ont protesté samedi 18 août contre cette mesure en participant à un sit-in, place Pasteur. « Marre de la chasse aux pauvres ! On ne combat la pauvreté et la misère en la mettant sous le tapis », regrette sur Facebook le collectif qui appelait à cette manifestation.
« Demande des habitants »
Jean-Louis Fousseret, le maire LRM de la ville, justifie cet arrêté par « une demande très forte des commerçants, des habitants du centre-ville, des personnes âgées ». Il regrette dans L’Est républicain « la recrudescence dans certaines rues, places et lieux publics de personnes se livrant à la mendicité souvent de manière agressive… »
Un point de vue que ne partage pas Jacques Vuillemin, ancien adjoint au maire (PS) de la ville, venu exprimer son désaccord : « Je me souviens que, confronté au même type de problème il y a quelques années, j’avais accueilli des SDF à l’hôtel de ville. Nous avions discuté pour essayer de trouver une solution. Je pense que c’est préférable plutôt que de prendre des arrêtés qui finalement ne règlent rien », explique-t-il à France 3.
Cet arrêté, mis en place jusqu’au 30 septembre du lundi au samedi, de 10 heures à 20 heures, reprendra effet pour les fêtes de Noël, entre le 23 novembre et le 31 décembre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ A la suite de fortes inondations dans le sud de l’Inde, 725 000 personnes ont dû se réfugier dans des camps d’urgence.
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Le bilan des inondations en Inde s’alourdit à 370 morts

A la suite de fortes inondations dans le sud de l’Inde, 725 000 personnes ont dû se réfugier dans des camps d’urgence.



Le Monde
 |    19.08.2018 à 09h56
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19.08.2018 à 17h23
   





                        


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            data-slide-description="Les secours s’organisent à l’hôtel des impôts du district de Kozhikode, à environ 385 km au nord de Trivandrum, la capitale du Kerala, le 17 août."
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            data-slide-description="Dans le district de Kozhikode, le 17 août. Une trentaine d’hélicoptères de l’armée et 320 embarcations sont impliquées dans les opérations de secours à travers le Kerala ; les pêcheurs locaux et leurs bateaux se sont aussi joints aux secours."
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            data-slide-description="Des habitants de Kannappankundu constatent les dégâts d’une inondation soudaine, le 10 août."
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            data-slide-description="Des membres du Kerala Adventure Sports Club transportent du matériel de secours. Un responsable local a confirmé que la panne des réseaux locaux de communication compliquait la capacité à entrer en contact avec les habitants des zones les plus touchées, nécessitant potentiellement une aide d’urgence."
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            data-slide-description="La chaîne de télévision New Delhi Television a annoncé que certains hôpitaux étaient confrontés à des pénuries d’oxygène et des stations-service à court de carburant."
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            data-slide-description="Plus de 10 000 km de routes ont été endommagées ou détruites, a en outre annoncé le gouvernement local, qui a ordonné d’ouvrir les vannes de 34 barrages et réservoirs où l’eau a atteint un niveau jugé dangereux."
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            data-slide-description="Un médecin examine un patient dans le centre médical d’un camp de secours de Kozhikode, le 17 août. Selon Pinarayi Vijayan, le chef du gouvernement local, 223 139 sans-abri ont trouvé refuge dans 1 500 camps installés pour les accueillir."
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            data-slide-description="Alors que les prévisions météo ne laissent entrevoir aucun signe d’accalmie, de nombreux habitants ont adressé des appels à l’aide sur les réseaux sociaux."
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            data-slide-description="Après un glissement de terrain près du village de Kuttampuzha, dans le district d’Ernakulam, le 9 août."
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            data-slide-description="L’aéroport de la grande ville commerciale de Kochi est inondé. Il est fermé jusqu’au 26 août. Les vols ont été détournés vers deux autres aéroports de l’Etat."
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Des indiens quittent une zone à risque alors que les eaux ont ravagé la route nationale 47 dans le district d’Ernakulam de Kochi. Vendredi, le bureau de M. Vijayan a de nouveau mis en garde les 33 millions d’habitants de l’Etat sur Twitter : « Tous les districts à l’exception de celui de Kasargod sont en alerte rouge. Les pluies torrentielles pourraient affecter ces 13 districts. Tout le monde doit faire très attention. »"
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            data-slide-description="Dans une maison d’Ernakulam du district de Kochi, le 10 août. Les Etats-Unis ont conseillé à leurs ressortissants de rester à l’écart de cette region touristique."
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Les secours s’organisent à l’hôtel des impôts du district de Kozhikode, à environ 385 km au nord de Trivandrum, la capitale du Kerala, le 17 août.

MANJUNATH KIRAN / AFP
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La mousson dévastatrice continue de mettre au supplice l’Etat du Kerala dans le sud de l’Inde. Le bilan estimé des inondations qui sévissent depuis plusieurs mois, les plus graves depuis un siècle dans la région, est désormais de 370 morts, a annoncé, dimanche 19 août, le porte-parole du gouvernement de l’Etat du Kerala, Subhash T.V.
Le bilan s’alourdit particulièrement vite puisqu’il était, samedi, de 324 morts. Quelque 725 000 personnes sinistrées ont dû se réfugier dans plusieurs milliers de camps d’urgence. Des milliers d’hommes de l’armée de terre, de la marine et de l’armée de l’air ont été déployés pour venir en aide à ceux qui sont encore isolés par les inondations.
Cette région très touristique du sud de l’Inde subit depuis la fin du mois de mai des pluies torrentielles qui ont déclenché des glissements de terrain et des inondations soudaines emportant des villages entiers.
La pluie jusqu’au 23 août
De nombreuses routes et 134 ponts ont été endommagés, isolant des districts entiers dans les zones de colline du Kerala qui sont les plus affectées. Des habitants paniqués lancent des appels au secours sur les réseaux sociaux, déclarant qu’ils ne parviennent pas à contacter les services de secours. Des hélicoptères ont été engagés pour larguer des stocks d’eau potable et de nourriture sur des zones isolées, et des trains chargés d’eau potable ont aussi été envoyés vers le Kerala.
Pour les services météorologiques indiens, les pluies devraient se poursuivre dans l’Etat de Kerala jusqu’au 23 août. Selon le gouvernement local, les pertes causées à l’Etat du Kerala par ces intempéries catastrophiques sont de 2,9 milliards de dollars « selon des estimations préliminaires ». Le coût définitif « ne pourra être établi que lorsque l’eau se sera retirée », précise le communiqué. Le premier ministre indien, Narendra Modi, qui a survolé samedi en hélicoptère l’Etat sinistré, a annoncé une aide immédiate de 75 millions de dollars.
Pour renforcer les opérations de secours, le chef de l’exécutif du Kerala a demandé des financements supplémentaires ainsi que l’envoi de 20 hélicoptères et de 600 bateaux à moteur en plus de ceux qui sont déjà déployés sur le terrain.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Les romanciers sont de plus en plus sollicités dans les médias. Leurs points de vue, confrontés à ceux des experts ou des journalistes, nous éclairent sur le monde tel qu’il va.
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Les écrivains crèvent l’écran

Les romanciers sont de plus en plus sollicités dans les médias. Leurs points de vue, confrontés à ceux des experts ou des journalistes, nous éclairent sur le monde tel qu’il va.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 13h00
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19.08.2018 à 12h20
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                            Anne Dujin








                        



                                


                            

La rentrée littéraire approche, et avec elle la perspective d’une présence accrue de la littérature et des écrivains dans les médias, au moins pour quelques semaines. Mais posez-vous la question : la dernière fois que vous avez lu ou entendu un auteur s’exprimer dans les médias, de quoi était-il question ? S’agissait-il de Christine Angot, sur le plateau d’« On n’est pas couché », évoquant la psychanalyse ? D’Aurélien Bellanger sur France Culture, à propos de la « pornographie de cuisines » ? Ou peut-être de Camille Laurens, dans les colonnes de Libération, sur la « fiche avenir » des lycéens ?
Balzac, Kessel, Mauriac…
Depuis quelques années, l’écrivain fait des apparitions de plus en plus fréquentes dans les émissions d’actualité ou de débat, sur les plateaux de télévision, à la radio ou dans les colonnes des journaux. Il s’y trouve à côté de l’expert, du politique et du journaliste. Et il n’est plus là pour parler de son œuvre, comme aux grandes heures des émissions de Bernard Pivot, mais pour évoquer, sinon l’actualité immédiate, du moins le monde tel qu’il va.
Starisation excessive, sacrifice de la littérature au profit du commentaire voire de la recherche de la polémique (et de l’audience qui l’accompagne)… les esprits chagrins ne manquent pas de raisons pour déplorer cette évolution. Pourtant ce phénomène n’a rien d’une nouveauté : les figures du journaliste et de l’écrivain se sont longtemps confondues. N’est-ce pas Balzac qui rédigea le premier numéro de l’hebdomadaire satirique La Caricature, à l’automne 1830 ? N’est-ce pas le romancier Joseph Kessel qui, en juillet 1945, assista pour France-Soir au procès en Haute Cour du maréchal Pétain ? Et François Mauriac, collaborateur régulier de L’Express, qui y dénonça, dès janvier 1955, la pratique de la torture en Algérie ?
Marie-Eve Thérenty, professeure à l’université Paul-Valéry-Montpellier-III, invite donc à penser sur le long terme la place des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Une vingtaine d’élus La République en marche appellent, dans une tribune publiée dans « le JDD », à profiter de la loi Pacte pour donner « plus de libertés aux commerces ».
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Des députés LRM appellent à « aller plus loin » dans l’ouverture des commerces le dimanche

Une vingtaine d’élus La République en marche appellent, dans une tribune publiée dans « le JDD », à profiter de la loi Pacte pour donner « plus de libertés aux commerces ».



Le Monde
 |    19.08.2018 à 12h35
 • Mis à jour le
19.08.2018 à 12h43
   





                        


Dans une tribune parue dans Le Journal du dimanche, dimanche 19 août, une vingtaine de députés LRM appellent à « aller plus loin » dans les possibilités d’ouverture dominicale des commerces, à l’occasion de la loi Pacte.
« N’attendons plus ! La loi Pacte serait l’opportunité à saisir pour donner plus de libertés aux commerces d’ouvrir ou non le dimanche, et ainsi redynamiser nos cœurs de ville », écrivent Buon Tan (Paris), Benoît Potterie (Pas-de-Calais) et vingt autres députés LRM.
« La loi Macron a été un succès. Qu’attendons-nous pour aller plus loin ? », plaident-ils en louant les résultats de cette loi de 2015 qui a permis un « premier assouplissement » en créant les « zones touristiques internationales » où, sous réserve de la conclusion d’un accord, les magasins peuvent ouvrir le dimanche et en soirée jusqu’à minuit.

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Un « enjeu sociétal »
« L’ouverture dominicale est avant tout un enjeu sociétal qui correspond à l’aspiration des Français : être libre d’acheter, de se divertir, de travailler ou non le dimanche », affirment les signataires.
« L’attrait des Français pour l’e-commerce est également révélateur de notre aspiration à être libre de consommer, ajoutent-ils. De nombreux commerces de proximité subissent de plein fouet cette concurrence 24 heures sur 24 et sept jours sur sept. Certains, même situés dans les artères les plus commerçantes, ferment et ne contribuent plus au lien social. »
« Londres, Madrid, Rome… Les grandes capitales européennes ont bien compris la nécessité d’ouvrir leurs magasins le dimanche pour attirer les touristes internationaux et soutenir l’activité, écrivent aussi les députés. Dans le contexte du Brexit, le temps est venu de rattraper notre retard en offrant des services au moins comparables. »

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Le projet de loi sur la croissance des entreprises, dit « loi Pacte », a été présenté à la mi-juin en conseil des ministres. Le ministre des finances, Bruno Le Maire, a évoqué fin juillet un possible report de son examen à l’Assemblée nationale, qui était prévu à la rentrée.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Une semaine après la mort du jeune trois-quart lors d’un match de préparation, Aurillac a entamé sa saison de Pro D2 dans l’émotion, par une courte victoire.
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Rugby : pour son premier match après la mort de Louis Fajfrowski, Aurillac l’emporte d’un souffle

Une semaine après la mort du jeune trois-quart lors d’un match de préparation, Aurillac a entamé sa saison de Pro D2 dans l’émotion, par une courte victoire.



Le Monde
 |    19.08.2018 à 19h27
 • Mis à jour le
19.08.2018 à 19h33
   





                        



   


Deux jours après les obsèques de Louis Fajfrowski, les anciens coéquipiers du trois-quart centre d’Aurillac, mort le week-end dernier lors d’un match de préparation, ont repris le chemin de la pelouse. Opposés à Oyonnax lors de leur match inaugural de Pro D2, dimanche 19 août, les Aurillacois l’ont emporté de justesse à l’issue d’une rencontre chargée d’émotion (20-19).

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« A jamais dans nos coeurs Louis ». L’émotion était très forte et le silence a régné dans les gradins du stade Jean-Alric avant le match lorsque les proches du jeune joueur ont pris place dans les gradins. Vêtus d’un t-shirt frappé du numéro 14 et du prénom de leur camarade lors de l’échauffement, les joueurs d’Aurillac ont ensuite disputé la partie avec leur nouveau maillot, sur lequel les initiales brodées « LF » surplombent le logo du club du Cantal. Il en sera de même tout au long de la saison, ont annoncé les dirigeants d’Aurillac.
Dans le couloir d’accès à la pelouse, le portrait du joueur de 21 ans a été accroché par André Bester, le coach du club cantalien. « C’est pour qu’ils l’aient à l’esprit toute l’année, à chaque fois qu’ils entreront sur le terrain », a précisé le technicien sud-africain. Outre ces hommages, les joueurs du Stade Aurillacois ont lancé une cagnotte en ligne afin de soutenir la famille de Louis Fajfrowski, qui avait récolté dimanche soir près de 22 000 euros.
Victoire en forme d’hommage
Vendredi, dans tous les stades de Pro D2, une minute d’applaudissement a précédé les matchs en hommage au joueur d’Aurillac – et à l’ancien président de la Fédération française de rugby, Pierre Camou, disparu mercredi. Après avoir respecté ce silence dimanche, la compagne de Fajfrowski et son petit frère se sont avancés pour donner le coup d’envoi de la rencontre. Dans ce match initialement programmé vendredi mais décalé afin de permettre aux joueurs cantaliens d’assister aux obsèques du trois-quarts centre vendredi dans l’Hérault, les Aurillacois sont parvenus à l’emporter in extremis.
Dans ce contexte très difficile, ses coéquipiers ont conserver l’avance acquise en première période (20-6) pour offrir un succès en forme d’hommage à leur camarade, face à un favori du championnat qui repart avec le point du bonus défensif.
L’autopsie réalisée lundi n’a pas permis de déterminer les causes de la mort brutale de Fajfrowski, survenue après un plaquage jugé normal par tous les observateurs du match de préparation contre Rodez. Des analyses complémentaires ont été ordonnées, mais ses résultats ne seront pas connus avant un mois et demi. En attendant, la mort du jeune rugbyman met à nouveau en lumière la question des commotions cérébrales dans le rugby.

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          Le rugby en état de chocs






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ La mystérieuse cryptomonnaie est apparue sur Internet en 2008. Depuis, un écosystème de start-up prometteuses s’est développé autour de sa technologie, mais aussi quelques arnaques.
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Article sélectionné dans La Matinale du 03/08/2018
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Le sulfureux bitcoin fête ses dix ans

La mystérieuse cryptomonnaie est apparue sur Internet en 2008. Depuis, un écosystème de start-up prometteuses s’est développé autour de sa technologie, mais aussi quelques arnaques.



Le Monde
 |    04.08.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
04.08.2018 à 07h30
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

A première vue, la proposition a tout de l’affaire du siècle. Sur sa page d’accueil, le site HoweyCoins.com, spécialisé dans le tourisme, propose un rendement juteux à ceux qui investissent dans sa monnaie virtuelle. Le business plan est détaillé avec soin ; l’équipe de direction présente bien. Quelques célébrités témoignent de leur enthousiasme pour le projet.
Cependant, lorsqu’il clique sur le bouton « acheter », le chaland ainsi appâté est redirigé vers… le site de la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme boursier américain, où s’affiche le message suivant : « Si vous répondez à une offre comme celle-ci, vous pourriez vous faire escroquer. HoweyCoins n’existe pas ! » Afin de sensibiliser le public aux fausses promesses de certaines cryptomonnaies, la SEC a monté sa propre arnaque. Depuis quelque temps, prévient-elle, « la fraude est devenue si facile »…

Outil de trafics en tout genre pour les uns, révolution technologique pour les autres, le bitcoin, reine des cryptomonnaies, s’apprête à souffler ses dix bougies. Le 19 août 2008, son mystérieux créateur, dissimulé derrière le pseudonyme Satoshi Nakamoto, réservait le nom de domaine bitcoin.org, avant de développer son invention sur la Toile. « D’abord prisé par quelques cercles d’initiés, il a peu à peu fait son entrée dans la finance et auprès du grand public, avant de connaître un emballement fin 2017 », rappelle le journaliste Stéphane Loignon, auteur de l’essai Big Bang Blockchain, la seconde révolution d’Internet (Ed. Tallandier, 2017).
« Un écosystème de start-up s’est développé tout autour, mais pas seulement. Il existe aujourd’hui plus de 1 000 autres cryptodevises », ajoutent Martin Della Chiesa, François Hiault et Clément Tequi, du cabinet de conseil Accuracy, également auteurs d’un ouvrage sur le sujet. En juin, la capitalisation du bitcoin atteignait les 109 milliards d’euros et celle de l’ether, la deuxième...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Basé à Caracas, Carlos Garcia Rawlins a traduit en photo l’inflation dans son pays qui a atteint 82 700 % en juillet.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Après des années de froid sur fond de crise ukrainienne, les deux dirigeants ont affiché samedi leurs convergences sur d’autres dossiers comme le nucléaire iranien.
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Merkel-Poutine, un rapprochement pragmatique

Après des années de froid sur fond de crise ukrainienne, les deux dirigeants ont affiché samedi leurs convergences sur d’autres dossiers comme le nucléaire iranien.



Le Monde
 |    19.08.2018 à 09h28
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                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



   


Vladimir Poutine s’est fait attendre, samedi soir, à Meseberg. La chancelière Angela Merkel, qui le recevait dans ce château du Brandebourg, a dû patienter une demi-heure pour voir apparaître son homologue russe. Celui-ci avait été retenu dans l’après-midi en Autriche, au mariage de la ministre des affaires étrangères, Karin Kneissl. En son honneur, il y a fait chanter un groupe de cosaques du Don arrivés avec lui, et il s’est fendu d’une danse avec la mariée. « Une visite privée » a déclaré M. Poutine samedi soir pour couper court aux questions des journalistes sur sa présence à ce mariage qui fait scandale en Autriche.

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A Meseberg, l’heure n’était plus au vin mousseux et à la danse. D’après les photos diffusées par la chancellerie, la chancelière a reçu le président russe à l’eau minérale. La sobriété était de mise au vu de l’agenda. Durant trois heures, les deux chefs d’Etat se sont entretenus de la situation en Ukraine, du transit gazier en Europe, du conflit en Syrie, du programme nucléaire iranien et des relations germano-russes. « Les thèmes controversés ne peuvent se régler que dans le dialogue », a déclaré la chancelière lors du point de presse commun avant la rencontre, en insistant sur la « responsabilité commune » des deux pays dans la résolution des crises. Aucune déclaration n’a été faite à l’issue des discussions, Vladimir Poutine a quitté l’Allemagne en fin de soirée.
C’est la seconde fois en moins de six mois que Vladimir Poutine et Angela Merkel se rencontrent personnellement. Mi-mai, la chancelière allemande s’était rendue à Sotchi sur les bords de la mer noire. Depuis, elle s’est entretenue avec le ministre des affaires étrangères Lavrov et avec le général Guerassimov, chef d’Etat major des armées russes pour évoquer la situation en Syrie et en Ukraine. L’intensification des rencontres au plus haut niveau suggère qu’après les années de froid entre les deux pays depuis l’annexion de la Crimée, le contexte géopolitique actuel est favorable à une normalisation des relations diplomatiques.
Vladimir Poutine soigne son « client » allemand
Un des moteurs de ce rapprochement est l’économie. La Russie subit la pression des sanctions économiques américaines que Washington menace de renforcer à brève échéance. Et Donald Trump n’a pas caché son opposition au projet de pipeline Nord Stream 2, qui doit doubler les capacités de livraison de gaz russe en Allemagne. Début juillet, lors du dernier sommet de l’OTAN, le président américain avait critiqué sans ambages ce renforcement de la dépendance énergétique de Berlin vis-à-vis du gaz russe, en qualifiant l’Allemagne de « prisonnière de la Russie ».

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Autant de risques pour l’économie russe, actuellement en pleine déconfiture : vendredi, la rouble affichait son plus bas niveau depuis deux ans face au dollar. Une situation d’autant plus délicate que le président russe a vu sa cote de popularité s’effondrer récemment, suite à l’annonce d’une impopulaire réforme sur les retraites.
Samedi soir, Vladimir Poutine a donc soigné son « client » allemand. Dans sa déclaration, il a longuement rappelé la qualité des liens économiques de son pays avec la première puissance économique européenne : la sécurité et la fiabilité des approvisionnements en gaz, les filiales allemandes en Russie et leurs investissements, avec force chiffres et comparaisons. « L’Allemagne est un des premiers clients des ressources énergétiques russes », a-t-il déclaré, en rappelant que le volume d’échanges entre les deux pays a augmenté de 22 % l’an dernier.
« Un tournant dans les relations germano-russes »
Berlin de son côté espère qu’une mission de paix onusienne en Ukraine puisse voir le jour, quatre ans après l’annexion de la Crimée par la Russie. Sur la Syrie, la chancelière veut à tout prix éviter qu’une catastrophe humanitaire vienne renforcer la crise migratoire, tandis que M. Poutine a besoin de l’aide des Européens pour reconstruire le pays. Il a insisté sur la nécessité d’un rétablissement rapide des infrastructures, afin de permettre un retour des réfugiés dans le pays, en particulier ceux qui se trouvent actuellement en Jordanie, au Liban et en Turquie. Un sujet prioritaire pour Angela Merkel.
Reste à trouver une solution politique acceptable : Angela Merkel a précisé souhaiter une réforme constitutionnelle et de nouvelles élections. La Russie de son côté n’a pas l’intention de cesser de soutenir son allié Bachar Al-Assad.
« La rencontre de Meseberg marque un tournant dans les relations germano-russes », souligne Stefan Meister, expert de la région à l’institut DGAP. « Le conflit en Ukraine a longtemps pris toute la place. Aujourd’hui Angela Merkel et Vladimir Poutine sont d’accord sur le fait qu’ils doivent parler des autres sujets. » Une des preuves de ce nouveau rapprochement est l’affirmation des deux pays à l’accord nucléaire iranien, contre la position américaine, juge-t-il.
« Ce nouveau dialogue marqué par le pragmatisme ne signifie pas qu’un nouveau partenariat stratégique va émerger entre l’Allemagne et la Russie. Mais les deux dirigeants veulent envoyer un message en direction de Washington pour montrer n’accepteront aucun chantage de la part de Donald Trump. »



                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 18/08/2018
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Européennes : Jadot confirme exclure une liste commune avec Hamon

Dans un entretien au « JDD », la tête de liste Europe Ecologie-Les Verts pour le scrutin de 2019 se fixe pour objectif d’obtenir 15 % des voix.



Le Monde
 |    19.08.2018 à 00h40
 • Mis à jour le
19.08.2018 à 12h47
   





                        



   


Yannick Jadot, désigné mi-juillet tête de liste Europe Ecologie-Les Verts (EELV) pour les européennes de 2019, confirme, dans Le Journal du dimanche daté du 19 août, exclure la possibilité d’une liste commune avec le mouvement Génération·s de Benoît Hamon.
« L’élection européenne est le seul scrutin où les électeurs votent par conviction. C’est un vote de clarté. Notre priorité est de rassembler les écologistes autour d’une ligne claire, pas de faire de la vieille politique avec ses accords d’appareils et ses confusions », explique-t-il.
S’il avait, finalement, soutenu Benoît Hamon lors de la présidentielle, il remarque qu’il existait alors « une possibilité de faire gagner [les] idées » écologistes. Mais « l’échec a été assez retentissant. Il n’est pas interdit d’apprendre de ses erreurs. »

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Yannick Jadot s’était allié avec M. Hamon après de longs débats lors de la dernière présidentielle, qui avait vu le vainqueur des primaires organisées par le Parti socialiste éliminé au premier tour. L’écologiste avait ces derniers mois assuré avoir tiré les leçons de cet « échec » et ne pas compter s’allier au leader du mouvement Génération·s.
Quelques jours avant la désignation mi-juillet de M. Jadot pour conduire la liste EELV aux Européennes, Benoît Hamon assurait, néanmoins, encore que « le fil n’[était] pas coupé », et plaidait pour une liste commune.

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Sur la liste EELV, le maire de Grande-Synthe, Damien Carême, qui « a parfaitement géré le dossier des réfugiés », doit être « aux avant-postes », fait valoir M. Jadot dans Le JDD, précisant que les noms seront dévoilés « d’ici à l’automne ».
Il confirme, en outre, son objectif d’obtenir 15 % des voix lors du scrutin européen, jugeant que « jamais l’écologie n’aura autant irrigué la société, les entreprises, les initiatives citoyennes ». Les écologistes doivent se retrouver à Strasbourg du 23 au 25 août, pour des Journées d’été européennes.



                            


                        

                        

