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Martial Foucault : « Après les élections, il y a une forme de désillusion »

Pour le directeur du Cevipof, l’émergence de nouvelles formations politiques, comme La République en marche, n’a pas permis de réinventer de nouvelles formes de militantisme.



Le Monde
 |    18.08.2018 à 09h47
    |

                            Daryl Ramadier








                        



                                


                            
Le directeur du Cevipof, Martial Foucault, spécialiste des questions de comportement électoral, analyse les ressorts de la crise du militantisme, notamment liée à un fossé toujours plus grand entre les partis et leurs militants, tenus éloignés du débat d’idées. Selon le politologue, La République en marche n’a pas renouvelé la manière de militer.
Dans un paysage politique éclaté et en pleine recomposition, avec des partis politiques en perte de vitesse, quel avenir pour le militantisme ?
On parle souvent de crise du militantisme, notamment au lendemain de chaque grande échéance électorale. La désaffection des militants touche autant les partis que les syndicats ou les associations. Ce n’est pas seulement un désintérêt des Français pour la politique. Il y a aussi une incompréhension sur le fonctionnement des partis. Un militant a un rôle, une voix. Or, cette voix n’est plus prise en compte. On demande au militant d’être un bon soldat pour tracter, mais il n’est pas sollicité pour le débat d’idées. Il n’a plus l’impression de participer à un projet de société, mais d’être un faire-valoir.
L’émergence de nouvelles formations politiques, comme La République en marche, a-t- elle contribué à réinventer de nouvelles formes de militantisme ?
Non. La campagne présidentielle de 2017 n’a pas corrigé la crise du militantisme. On a réinventé ce qui existait déjà. L’organisation d’En marche s’est basée sur des comités locaux qui ressemblent aux sections du Parti socialiste ou aux fédérations des Républicains. Une manière de donner de l’autonomie à des militants, en leur confiant l’organisation locale d’une campagne. Chacun s’est pris au jeu. Mais, après les élections, ces comités locaux ont subi une désaffection importante. Il y a une forme de désillusion. Les militants découvrent que ces nouveaux partis fonctionnent comme les anciens. Une réinvention du militantisme pourrait se concevoir si la professionnalisation des...




                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 17/08/2018
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Ces militants qui croyaient en la politique…

Un an après la présidentielle, les petites mains des partis restent investies, parfois, ou ont pris du champ, souvent.



Le Monde
 |    18.08.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
18.08.2018 à 14h40
    |

            Lucie Soullier et 
Sylvia Zappi








                        



                                


                            

« Y a des gens qui s’énervent devant BFM, moi je colle des affiches. » Julien Copineau suit une « thérapie » qui l’empêche de pester seul devant son écran, depuis quatre ans. « Je regarde les infos dix minutes et c’est plus fort que moi, faut que je sorte, faut que je colle. » En dehors de ses heures de service à la SNCF, Julien est ce qu’il appelle « un combattant ». Autrement dit, un militant. De ceux, nombreux, croisés durant la campagne présidentielle, tracts au bout des doigts et slogans aux coins des lèvres.
Loin des « tous pourris », des sondages, des affaires, eux croyaient en la politique, du moins en celle de leur champion. Plus d’un an après, que sont devenues ces petites mains qui tractaient-boîtaient-tweetaient, défendaient « leur » candidat sur les marchés ou devant la machine à café ?
Julien Copineau, lui, a changé de visage à afficher, à peine les législatives de juin 2017 passées. Electeur du Front national depuis ses 18 ans, le trentenaire a troqué sa favorite à la dernière présidentielle, Marine Le Pen, pour son allié d’entre-deux-tours, le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan.
Pour le reste, rien n’a changé. L’ancien agent de sécurité du parti d’extrême droite ne compte toujours pas ses kilomètres. Ou plutôt si : 250 000 pour le FN, depuis les départementales de 2015 ; « déjà » près de 20 000 pour M. Dupont-Aignan. Le compteur tourne au rythme de son engagement militant.
« Un peu lâché »
Des trois anciens combattants frontistes, rencontrés à Versailles un jour d’été, Julien est le premier à avoir quitté le désormais rebaptisé Rassemblement national (RN). Le trio – deux croix chrétiennes et un pin’s bleu-blanc-rouge – est intarissable sur les déceptions accumulées depuis un peu plus d’un an. Le débat télévisé d’entre-deux tours raté, le flottement stratégique...




                        

                        


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A Bormes-les-Mimosas, Emmanuel Macron reste à distance de l’actualité nationale

Le chef de l’Etat a participé au 74e anniversaire de la libération de la ville, avant de rencontrer habitants et vacanciers.



Le Monde
 |    18.08.2018 à 00h18
 • Mis à jour le
18.08.2018 à 09h30
    |

                            Astrid de Villaines (Bormes-les-Mimosas (Var), envoyée spéciale)








                        



   


« Comme d’habitude », comme l’entonne l’orchestre des sapeurs-pompiers du Var venu accompagner le « pot de l’amitié » qui conclut la deuxième sortie publique d’Emmanuel Macron à Bormes-les-Mimosas, le déplacement du chef de l’Etat s’est déroulé sous haute sécurité et loin des journalistes.
Juste avant son arrivée à l’hôtel de ville pour commémorer le 74e anniversaire de la libération de Bormes-les-Mimosas par les Alliés en 1944, l’Elysée faisait savoir par communiqué qu’Emmanuel Macron s’était entretenu avec Angela Merkel par téléphone pour évoquer les sujets internationaux : « La Syrie et en particulier les risques humanitaires dans la région d’Idlib (…) et le secours des migrants en Méditerranée. »
Deux façons d’éviter soigneusement la politique nationale : l’affaire Benalla – sur laquelle le chef de l’Etat ne s’est toujours pas exprimé publiquement – et les dossiers chauds qui l’attendent à la rentrée – la réforme constitutionnelle, les retraites, le prélèvement à la source et l’épineux budget 2019, alors que les prévisions de croissance ont été récemment revues à la baisse. « Je veux poursuivre la transformation du pays sur tous les plans, économique et social mais aussi sur le plan de la cohésion », a simplement glissé au Monde le président de la République, entre des dizaines de selfies et de poignées de main. Alors qu’il pourrait intervenir dans les médias dans les prochains jours (ce que l’Elysée ne confirme pas), Emmanuel Macron a simplement ajouté : « Je suis toujours au contact des Français et du pays. »

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          Dans l’affaire Benalla, « la paralysie de la macronie a été provoquée par le mutisme du chef de l’Etat »



Comme François Mitterrand à la roche de Solutré
En vacances au fort de Brégançon (Var) avec son épouse, Brigitte Macron, depuis le 3 août, le chef de l’Etat s’est fait discret. Aucune de ses sorties n’a été annoncée à l’avance et quand le président s’échappe de l’imposante résidence présidentielle pour aller visiter les environs, il se garde bien d’avertir la presse. « Toutes ses sorties sont privées, il les organise au jour le jour », fait savoir son entourage, qui assure que le président « se plaît à Brégançon ».

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                Comment Macron veut réinvestir Brégançon



Au point d’envisager de revenir chaque année à la célébration patriotique du 17 août à Bormes-les-Mimosas, comme François Mitterrand se rendait chaque week-end de la Pentecôte à la roche de Solutré (Saône-et-Loire). « J’ai compris lors de nos rencontres privées qu’il le souhaitait. Ce serait une très bonne nouvelle pour la ville. Qui n’aimerait pas avoir le président chaque année sur ses terres ? », a salué le maire sans étiquette de la commune, François Arizzi.

   


« En voisin, même un moment, j’ai voulu être ici parmi vous », déclare, en préambule de son allocution, le chef de l’Etat, cravate noire pour l’occasion, devant les 200 personnes venues assister à l’hommage aux morts pour la France. « Ceux qui sont tombés savaient l’extrême précarité de la liberté et du bonheur d’être ensemble, comme nous le partageons ce soir », a poursuivi Emmanuel Macron, accoudé au pupitre, sans note. Il a rendu hommage aux « forces navales, terrestres, aériennes », aux « résistants de l’intérieur » et « aux tirailleurs, spahis, goumiers, zouaves venus pour la plupart du Maghreb et du Sénégal ».
« Retenons la leçon de courage qu’ils nous ont donnée et chérissons comme eux la liberté qu’ils ont défendue, parfois jusqu’à la mort, c’est notre plus grand bien », a conclu le président de la République, sous les applaudissements.
« Je n’ai jamais vu autant de monde à cette commémoration »
De part et d’autre du monument aux morts, les habitants ou vacanciers se poussent pour obtenir la meilleure photo. « Je n’ai jamais vu autant de monde à cette commémoration, on serait très heureux qu’il vienne chaque année », reconnaît Sylviane Verne, jeune retraitée borméenne. « J’espère qu’il va changer les choses en France », poursuit l’ancienne assistante de direction qui a voté pour lui aux deux tours, mais qui se dit « déçue par l’affaire Benalla ».

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                Macron veut tirer les leçons de l’affaire Benalla



Comme elle, les badauds venus nombreux à sa rencontre semblent en attente de quelques réponses. « C’était convenu comme discours, je pensais que ce serait un peu plus politique », regrette Christophe Bucchini, 55 ans, responsable technique chez Mobalpa. « J’aimerais lui parler des 80 km/h, mais je n’oserai jamais ! », sourit Corinne, déléguée médicale, devant le stand de tapenade maison, elle qui « perd beaucoup de temps » depuis la mise en œuvre de la mesure.

   


Mais la plupart des 500 personnes réunies sur la place Saint-François sont surtout là pour un selfie avec le chef de l’Etat ou au moins lui attraper le bras. « Je suis tellement heureuse de l’avoir vu », se réjouit une adolescente avec son petit frère. « On dirait qu’ils ont vu Dieu », marmonne une vacancière en partant. Et sa voisine de conclure : « Qu’est-ce que tu veux, c’est Jupiter… ! »



                            


                        

                        


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Ponts en mauvais état : en France, quelles sont les zones les plus touchées ?

La proportion d’ouvrages d’art nécessitant des travaux urgents diffère considérablement selon les régions. 122 ponts sont dans la catégorie la plus à risque.



Le Monde
 |    17.08.2018 à 16h05
 • Mis à jour le
17.08.2018 à 18h06
    |

                            Léa Sanchez








                        



   


Trente-huit morts et quinze blessés : le bilan — encore provisoire — de l’effondrement du viaduc autoroutier de Gênes, mardi 14 août, est lourd. Depuis, de nombreuses voix dénoncent le mauvais état des infrastructures en Italie, mais plus généralement en Europe, et en France.
Selon la synthèse d’un audit remis récemment au gouvernement, 7 % des ponts du réseau routier national non concédé à des sociétés privées pourraient même présenter « à terme, un risque d’effondrement ».

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                Un pont sur trois a besoin de réparations sur les routes nationales françaises, selon un rapport



Mais cette forte dégradation varie fortement selon les régions, d’après des données issues du ministère de la transition écologique et solidaire. Publiées sur la plate-forme publique Data.gouv.fr, ces données concernent l’année 2016 et uniquement les routes non concédées. Ne sont en revanche pas concernés les 380 000 km de routes départementales. L’état des ouvrages y est répertorié par secteur géographique (correspondant à une direction interdépartementale des routes), selon une classification détaillée sur le site du ministère.
La Guyane et la Méditerranée à la traîne
Les ouvrages classés « 3U » sont les plus à risque : « Leur structure est gravement altérée et nécessite des travaux de réparation urgents. » En 2016, sur les 12 246 ponts du réseau routier national non concédé français, 122 faisaient partie de cette catégorie, soit presque 1 %. Une proportion très variable selon les régions, puisqu’elle atteint 10 % des ouvrages de Guyane et 3,4 % de ceux de la zone Méditerranée, contre seulement 0,4 % des ponts d’Ile-de-France.
Des chiffres auxquels il faut ajouter ceux des ouvrages de « type 3 » qui doivent être soumis à des rénovations, même si celles-ci ne revêtent pas encore de caractère urgent : au total, 6,4 % des ponts français du réseau routier national non concédé doivent ainsi être mis en chantier.


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La Guyane et la Méditerranée sont les zones avec le plus de ponts qui nécessitent des travaux urgents
L'état des ponts du réseau routier national non concédé varie selon les régions : ce graphique représente la part des ouvrages par classe d'état (en nombre), selon les zones géographiques. Cette classification est détaillée sur le site du  Ministère.

Source : Ministère de la Transition écologique et solidaire (données 2016)



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    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Type 2E (structure risquant d'être altérée à court terme)",
    "color": "#f19300",
    "data": [
      [
        "",
        135
      ],
      [
        "",
        225
      ],
      [
        "",
        70
      ],
      [
        "",
        258
      ],
      [
        "",
        295
      ],
      [
        "",
        246
      ],
      [
        "",
        389
      ],
      [
        "",
        395
      ],
      [
        "",
        224
      ],
      [
        "",
        342
      ],
      [
        "",
        192
      ],
      [
        "",
        15
      ],
      [
        "",
        2786
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Type 1 (bon état apparent) ou 2 (défauts mineurs) ",
    "color": "#ffc832",
    "data": [
      [
        "",
        522
      ],
      [
        "",
        949
      ],
      [
        "",
        602
      ],
      [
        "",
        1307
      ],
      [
        "",
        688
      ],
      [
        "",
        816
      ],
      [
        "",
        493
      ],
      [
        "",
        575
      ],
      [
        "",
        542
      ],
      [
        "",
        997
      ],
      [
        "",
        748
      ],
      [
        "",
        23
      ],
      [
        "",
        8262
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Ouvrages non évalués",
    "color": "#28beaa",
    "data": [
      [
        "",
        6
      ],
      [
        "",
        9
      ],
      [
        "",
        14
      ],
      [
        "",
        15
      ],
      [
        "",
        192
      ],
      [
        "",
        5
      ],
      [
        "",
        30
      ],
      [
        "",
        73
      ],
      [
        "",
        15
      ],
      [
        "",
        13
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        38
      ],
      [
        "",
        410
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: 1,
		valueDecimals: 0,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " ponts",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
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		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


L’Ouest et le Centre mieux lotis
Si l’Ile-de-France compte peu de constructions à risque, la région ne fait pas pour autant partie des zones comprenant le plus d’ouvrages d’art en bon état. Les données du ministère révèlent en effet que c’est la zone Centre-Ouest, qui recouvre notamment les régions Nouvelle-Aquitaine et Centre-Val de Loire, qui se hisse en haut du classement.
Elle compte 85,88 % de ponts de « type 1 » ou de « type 2 », c’est-à-dire qui ne présentent pas de défauts apparents ou qui sont touchés uniquement par des défauts mineurs. Dans les zones Nord et Méditerranée, seule la moitié des constructions est dans ce cas…


	#container_15344977044{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
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		position:relative;margin: 10px 0;
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		}
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		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
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		z-index: 9998!important;
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	{
		font-size: 10px!important;
}
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	{
		font-size: 11px!important;
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	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15344977044 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



La zone "Centre-Ouest" est celle qui compte le plus de ponts en bon état ou avec des défauts mineurs
Classement des zones géographiques où la part de ponts de type 1 et de type 2 est le plus élevé, pour le réseau routier national non concédé. Cette classification est détaillée sur le site du  Ministère.

Source : Ministère de la Transition écologique et solidaire (données 2016)



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15344977044",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "bar",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#28beaa","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y} %",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:null,
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
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			useHTML: false,
			format: "{value} %",
			zIndex: -1
		},
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		endOnTick:true,
		reversed:false,
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
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			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
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			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
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		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
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		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["Centre-Ouest","Est","Sud-Ouest","Atlantique","Centre-Est","Massif Central","Ouest","Nord-Ouest","Île-de-France","Nord","Méditerranée","Guyane"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Pourcentage de ponts en bon état ou avec des défauts mineurs",
    "color": "#28beaa",
    "data": [
      [
        "",
        85.87731812
      ],
      [
        "",
        77.33727811
      ],
      [
        "",
        76.32653061
      ],
      [
        "",
        76.20437956
      ],
      [
        "",
        75.67783094
      ],
      [
        "",
        71.20418848
      ],
      [
        "",
        69.76906928
      ],
      [
        "",
        65.6969697
      ],
      [
        "",
        55.21669342
      ],
      [
        "",
        50.3502627
      ],
      [
        "",
        46.95238095
      ],
      [
        "",
        23.46938776
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: false,
		valueDecimals: 2,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " %",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
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		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name} : {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Un mauvais état général qui trouve plusieurs explications, selon l’audit remis au gouvernement. Parmi elles, le budget consacré au réseau routier : il est de 50 000 euros par kilomètre en France, contre 80 000 au Royaume-Uni.

        Lire aussi :
         

                Route, rail, canaux… La grande souffrance des infrastructures françaises



Mais plus l’Etat patiente, plus l’état des routes et des ouvrages d’art pourrait empirer et leur rénovation coûter cher. La zone Est est celle qui doit prévoir le plus de travaux : près de 170 000 m2 de ponts sont concernés.


	#container_15345046008{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
	#graphe_15345046008{
		height:500px;
	}
	#container_15345046008 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_15345046008 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
		opacity: 1;
		white-space: normal !important;
	}
	#container_15345046008.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_15345046008.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15345046008 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Ponts en mauvais état : combien de mètres carré à mettre en travaux ?
Cette surface correspond aux ouvrages de franchissement relevant du réseau routier national non concédé et étant classifié 3 ou 3U. Dans les deux cas, la structure du pont est altérée et nécessite des travaux.

Source : Ministère de la Transition écologique et solidaire (données 2016)



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15345046008",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "column",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#191919","#ff3232","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y} m²",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:"normal",
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"logarithmic",
		title: {
			text:""
		},
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			useHTML: false,
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		},
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			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
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			to: "",
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				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["Centre-Ouest","Atlantique","Guyane","Sud-Ouest","Ouest","Massif Central","Centre-Est","Nord-Ouest","Nord","Île-de-France","Méditerranée","Est"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Type 3 (structure altérée, travaux à réaliser)",
    "color": "#191919",
    "data": [
      [
        "",
        2049
      ],
      [
        "",
        4953
      ],
      [
        "",
        1150
      ],
      [
        "",
        21961
      ],
      [
        "",
        23320
      ],
      [
        "",
        31059
      ],
      [
        "",
        35768
      ],
      [
        "",
        39628
      ],
      [
        "",
        51605
      ],
      [
        "",
        98298
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Selon les données du ministère, ce sont déjà plus de 628 000 m² de ponts qui nécessitent des travaux de réparation en France. Mercredi, la ministre chargée des transports, Elisabeth Borne, a affirmé sur Franceinfo que l’enveloppe prévue au réseau routier national continuera « à augmenter dans les prochaines années ».



                            


                        

                        


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Donald Trump assistera aux cérémonies du 11-Novembre à Paris

Dans l’impossibilité d’organiser son propre défilé militaire en raison d’un coût trop élevé, le président américain célébrera le centenaire de l’armistice en France.



Le Monde
 |    17.08.2018 à 15h58
 • Mis à jour le
18.08.2018 à 06h35
   





                        



   


Il voulait son propre défilé, mais il devra se contenter de celui de la France. Vendredi 17 août, Donald Trump a fait part de son irritation : son projet de parade militaire américaine, prévue pour le 10 novembre, est finalement repoussé, sans doute à 2019.
La veille, le ministère américain de la défense a expliqué ce report en raison du budget estimé pour organiser l’événement, qui dépasse les 90 millions de dollars (78 millions d’euros). Soit plus de trois fois le montant initialement envisagé par la Maison Blanche.
« Les politiciens locaux qui dirigent (mal) Washington flairent l’aubaine quand ils en voient une. Quand on leur a demandé de nous chiffrer un prix pour la tenue d’un grand défilé militaire de célébration, ils voulaient un montant si ridiculement élevé que je l’ai annulé », a réagi le président américain sur Twitter, vendredi.
Trump impressionné par le défilé du 14-juillet
« Au lieu de cela, je vais assister au grand défilé déjà prévu sur la base aérienne d’Andrews [Maryland, près de Washington] à une date différente, et (je vais) aller au défilé de Paris, célébrant la fin de la guerre, le 11 novembre », a-t-il ajouté, annonçant l’événement pour l’occasion. En janvier, lors de ses vœux à l’Elysée, le président de la République Emmanuel Macron avait annoncé vouloir inviter quatre-vingts chefs d’Etat pour cette commémoration.
La Maison Blanche avait annoncé début février que Donald Trump souhaitait un défilé pour mettre en avant la puissance militaire américaine. Le président des Etats-Unis s’était déclaré particulièrement impressionné par le défilé français du 14-Juillet, « formidable » selon ses mots. Il y avait assisté lorsqu’il avait été reçu en grande pompe par M. Macron à Paris en 2017.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Le socialiste belge refuse la proposition d’Olivier Faure de devenir tête de liste du PS aux élections du 26 mai 2019.
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Paul Magnette : « Pourquoi je ne serai pas le candidat du PS français aux européennes »

Le socialiste belge refuse la proposition d’Olivier Faure de devenir tête de liste du PS aux élections du 26 mai 2019.



Le Monde
 |    17.08.2018 à 12h55
 • Mis à jour le
18.08.2018 à 06h32
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Bureau européen)








                        



                                


                            

Pressenti par la direction du Parti socialiste (PS) français pour conduire la liste du parti aux européennes, le socialiste wallon Paul Magnette explique au Monde pourquoi il a décidé de décliner cette offre. Le maire de Charleroi préfère se consacrer au Parti socialiste francophone belge. Pour lui, le PS français doit refuser de « se laisser enfermer dans l’équation simpliste posée par le président Macron : ou bien on est européen avec lui, ou bien on rallie les populistes antieuropéens, de droite ou de gauche ».
Quelles sont les raisons de votre refus ? La proposition du premier secrétaire du PS Olivier Faure n’avait pas de sens, d’après vous ?
Bien au contraire… Indépendamment de ma personne, le fait de tenter d’éviter que les élections européennes soient la juxtaposition de vingt-sept élections nationales et se résument à des débats purement nationaux, ou à un vote sanction pour les pouvoirs en place, est intéressant.
L’idée de listes transnationales, portée par Emmanuel Macron et d’autres, l’est tout autant. J’ai toutefois dû indiquer à Olivier Faure que, pour des raisons personnelles, je devais décliner sa proposition, qui m’honorait : je suis candidat à ma réélection comme maire de Charleroi en octobre et, en 2019, les élections européennes se dérouleront, en Belgique, en même temps que les régionales et les législatives, pour lesquelles je jouerai un rôle, sans nécessairement briguer l’exercice d’un mandat.
Pourquoi le PS songeait-il à vous ? En raison de votre positionnement sur le CETA, ce traité commercial eurocanadien que vous contestiez, alors que le gouvernement de Manuel Valls l’approuvait ?
Pas seulement, je crois. On sait que je m’intéresse depuis longtemps aux questions européennes et que, comme beaucoup de Belges francophones, je suis très proche de la France. Il est vrai cependant que le dossier du CETA a illustré la difficulté des socialistes français...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Sorti du jeu depuis sa défaite à la primaire de la droite, il y a près de deux ans, Nicolas Sarkozy vit loin de la politique. Et ses fidèles ont refait leur vie. La fin d’une aventure humaine et politique.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 16/08/2018
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Le sarkozysme ou la nostalgie des batailles passées

Sorti du jeu depuis sa défaite à la primaire de la droite, il y a près de deux ans, Nicolas Sarkozy vit loin de la politique. Et ses fidèles ont refait leur vie. La fin d’une aventure humaine et politique.



Le Monde
 |    17.08.2018 à 06h32
 • Mis à jour le
17.08.2018 à 13h48
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            

La « reine » est morte, et le prince pleure. Ce 18 décembre 2017, Nicolas Sarkozy enterre Andrée, sa mère, que tout le monde dans le clan appelle « Dadue ». La femme de sa vie, sa boussole. L’ancien président de la République a publié un message sur Twitter : « Elle était une reine. Elle nous a tant donné. » A lui, surtout, le fils préféré. Celui qui réclamait le plus d’attention. Celui qui a reconnu plus tard s’être « construit » dans la bienveillance de ce regard maternel, qui palliait autant que faire se peut les absences du père.
Les obsèques, célébrées en l’église Saint-Jean-Baptiste de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), sont un rendez-vous où se jaugent les fidélités. L’industriel Vincent Bolloré et le journaliste Etienne Mougeotte sont enveloppés de longs manteaux noirs et d’un voile de tristesse ; les dirigeants du PSG, Jean-Claude Blanc et Nasser Al-Khelaïfi, ont répondu présents, tout comme quelques grands flics « amis », dont l’ancien patron de la police nationale, Frédéric Péchenard, qui a dirigé la campagne de Nicolas Sarkozy pour la présidence de l’UMP, en 2014.

Les politiques, aussi, se pressent dans les travées : Brice Hortefeux, Nadine Morano, Rachida Dati, Pierre Charon, les époux Balkany… Le dernier carré des sarkozystes, en somme, ceux qui ne sont plus soudés par l’ivresse de la conquête mais plutôt par la nostalgie des batailles passées. Le jeune ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, qui a grandi en Sarkozie avant de rejoindre Emmanuel Macron, s’est joint à eux. La présidente d’Ile-de-France, Valérie Pécresse, avec qui les liens étaient rompus, a décroché son téléphone pour présenter ses condoléances…
La mémoire des disparus
Le sarkozysme n’est plus le rendez-vous des grandes ambitions mais celui des petits délitements. Le patron est maintenant un jeune retraité de la politique, âgé de 63 ans. Chassant hier en meute, comme les gaullistes ou les chiraquiens...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Devenir propriétaire de l’autre côté des Pyrénées pour un acheteur français est moins facile qu’il n’y paraît (3/3).
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Ce qu’il faut savoir pour acheter en Espagne

Devenir propriétaire de l’autre côté des Pyrénées pour un acheteur français est moins facile qu’il n’y paraît (3/3).



Le Monde
 |    17.08.2018 à 06h15
    |

            Jérôme Porier








                        



   


Pour un achat immobilier, la principale différence entre la France et l’Espagne réside dans le rôle du notaire. Quand les notaires français procèdent à toutes les vérifications juridiques, administratives et urbanistiques sur le bien immobilier avant la vente, leurs homologues espagnols ne sont pas censés vérifier ces informations. La vérification de l’authenticité de la propriété revient à l’acheteur. Il lui revient aussi le droit de choisir le notaire.
« Il est fortement conseillé de faire appel à un avocat pour éviter les mauvaises surprises », Caroline Zak immobilier-en-espagne.com
C’est donc ce dernier (ou plutôt son avocat ou son conseiller) qui doit s’assurer, par exemple, que le cadastre est bien respecté et qu’il n’existe pas d’hypothèque sur le bien vendu. « C’est pourquoi il est fortement conseillé de faire appel à un avocat pour éviter les mauvaises surprises », conseille Caroline Zak, directrice d’Immobilier-en-espagne.com.
Au final, le total des impôts, charges et frais représente de 8 % à 13 % du prix d’acquisition, selon les communautés autonomes (les régions espagnoles). L’Espagne, c’est un pays et dix-sept régimes fiscaux différents, chaque communauté autonome gérant ses impôts immobiliers. C’est pourquoi les taux des impôts à l’achat varient selon les régions. La principale taxe est l’impôt sur le transfert de propriété (« Impuesto de Transmisiones Patrimoniales » ou ITP). Le taux de l’ITP est de 6 % du montant de la vente à Madrid, de 10 % à Barcelone et à Valence, de 8 % à 10 % en Andalousie, de 8 % à 11 % aux Baléares et de 7 % au Pays Basque.

        Lire aussi :
         

                En Espagne, le littoral méditerranéen reste accessible



Il existe aussi une taxe sur la documentation juridique (« Impuesto sobre Actos Jurídicos Documentados » ou IAJD). Là aussi, le taux d’imposition va de 0,5 % à 1,5 % du montant de la vente selon les régions. Il est de 1,5 % en Catalogne, en Andalousie et dans la région de Valence, de 0,75 % pour la Communauté de Madrid et de 0,5 % au Pays Basque.
Les honoraires des notaires varient de 400 euros à 1 000 euros selon le montant de l’acquisition. « Comptez environ 0,1 % de la valeur d’achat du bien avec un minimum de 400 euros », précise Patrick Crosset, fondateur du site acheterenespagne.fr. Il faut aussi compter les frais d’évaluation du bien immobilier (la « tasación » en espagnol) variable de 300 à 1 000 euros, et les frais d’inscription au registre de la propriété, qui vont de 400 à 700 euros.

   


En ce qui concerne l’accompagnement juridique, certains avocats vont jusqu’à réclamer un pourcentage sur le prix de vente qui peut atteindre 3 %, voire 4 % juste pour contrôler la conformité des documents à signer. Il faut les boycotter et exiger un forfait ou un pourcentage inférieur (1 % est la règle). Opter pour un conseiller immobilier est généralement une solution plus avantageuse car celui-ci accompagne son client tout au long du processus d’achat et ses honoraires (3 % sur le prix de vente) ne sont dûs qu’en cas de succès.
Attention, le mètre carré espagnol des annonces immobilières est généralement plus petit de 15 % à 20 % que le mètre carré français. « En France, la superficie annoncée est la surface habitable ou la surface utile. En Espagne, la superficie dont parlent les propriétaires et les agences est le plus souvent la surface construite qui inclue un pourcentage des parties communes, les balcons, terrasses, l’épaisseur des murs, etc... », explique Thomas Rouer, fondateur du site jacheteenespagne.com.
Gare aussi aux doubles commissions ! Certaines agences ont l’habitude de demander une commission au vendeur et une autre à l’acheteur, surtout s’il est étranger. Dans la plupart des villes espagnoles, les honoraires de l’agence sont à la charge du vendeur. Cependant, dans quelques régions, comme à Valence, Castellon ou Murcia, ils sont répartis entre acheteurs et vendeurs. L’acheteur doit alors ajouter entre 2,5 % et 4 % (hors taxe) du prix affiché par l’agence. De façon générale, il est fortement recommandé de se faire accompagner par un avocat ou un conseiller francophone qui effectuera pour vous les démarches administratives. Il vous en coûtera entre 2 000 et 4 000 euros, mais cette dépense peut vous éviter une catastrophe.

   


Airbnb dans le collimateur
Ces dernières années, Barcelone, Valence, Bilbao et Palma de Majorque ont durci la réglementation des locations de courte durée. Désormais, les licences pour louer à des touristes sont accordées au goutte-à-goutte. A Palma de Majorque, seule est autorisée depuis le 1er juillet la location de « logements unifamiliaux complets » (c’est-à-dire des maisons, villas ou chalets) en dehors du centre historique, des zones industrielles et même des environs de l’aéroport.
Même si certaines villes plus petites restent laxistes vis-à-vis d’Airbnb et consors, il est fortement conseillé de ne pas compter sur la location de courte durée pour rentabiliser son investissement. En revanche, la location de longue durée est intéressante en Espagne. « Un investissement locatif est généralement plus rentable en Espagne qu’en France, car les charges y sont moins élevées et les loyers moins taxés, et surtout car la plupart des charges peuvent être déduites », explique M. Rouer. Il est ainsi possible d’amortir annuellement 3 % du montant d’acquisition et de pratiquer un abattement de 40 % sur les loyers en cas de location de plus de deux ans.

        Lire aussi :
         

                En immobilier, le match Madrid - Barcelone tourne à l’avantage de la capitale



Si le système bancaire espagnol est désormais assaini, il est plutôt recommandé pour un acheteur français d’emprunter en France. A moins d’apporter de sérieuses garanties (et une part de cash importante), il est difficile pour un Français de traiter auprès d’une banque espagnole. Celle-ci exigera soit la domiciliation des revenus en Espagne, soit une hypothèque sur un bien situé dans ce pays. Malheureusement, encore peu de banques françaises acceptent de prêter pour acheter un bien situé hors de France, mais quelques-unes, comme le Crédit mutuel ou Boursorama, possèdent des filiales en Espagne, ce qui peut faciliter les démarches.
Obtenir un numéro d’identification étranger
Pour acheter un appartement, ouvrir un compte bancaire ou vous inscrire à la Sécurité sociale en Espagne, il faut au préalable obtenir un NIE (Numéro d’Identification Etranger). Les démarches administratives peuvent être assez longues, surtout si vous n’êtes pas dans le pays et que vous faites votre demande à partir de France. Prévoyez quatre à six semaines de délai pour obtenir ce précieux numéro d’immatriculation.
Imposition des loyers
Les revenus nets des loyers (recettes – charges) sont taxés à 19 % en Espagne. Un investissement locatif est généralement plus rentable en Espagne qu’en France, car les prix d’acquisition sont inférieurs, les charges moins élevées, les loyers moins taxés, et aussi parce que la plupart des charges peuvent être déduites des revenus locatifs.
La liste des dépenses admises en déduction est longue : les intérêts d’emprunt, les travaux, les impôts locaux, les primes d’assurance, l’amortissement du bien (égal à 3 % du montant le plus élevé entre le prix d’acquisition et la valeur cadastrale). Il existe, par ailleurs, un abattement de 40 % en cas de location sur une durée supérieure à deux ans.

   


A la revente, l’impôt sur les plus-values immobilières est différent selon que vous soyez résident ou non-résident. Dans le cas d’un non-résident, c’est 19 % depuis 2016. Pour les résidents, le calcul se fait par tranche : 19 % pour les premiers 6 000 euros de plus-value, 21 % pour la tranche de plus-value comprise entre 6 000 et 50 000 euros, 23 % pour la part de la plus-value supérieure à 50 000 euros. Cas particulier : vous êtes exonérés si vous avez plus de 65 ans et vous vendez votre résidence principale, ou si vous réinvestissez dans une résidence principale. Pour en savoir plus, le site le plus complet sur le sujet est acheterenespagne.fr.
 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Les comptes du logement montrent que ce secteur d’activité a représenté, l’an dernier, une dépense publique de 41,9 milliards d’euros mais qu’il a rapporté 74,4 milliards de recettes.
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Le logement, une très bonne affaire pour les finances publiques en 2017

Les comptes du logement montrent que ce secteur d’activité a représenté, l’an dernier, une dépense publique de 41,9 milliards d’euros mais qu’il a rapporté 74,4 milliards de recettes.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 15h53
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

A peine parvenu au sommet de l’Etat, Emmanuel Macron fustigeait le coût du logement pour les finances publiques : « Cela fait des années, pour ne pas dire des décennies, qu’on dit que la politique du logement fonctionne mal en France. Nous dépensons 40 milliards d’euros par an pour avoir 4 millions de mal logés », expliquait-il devant les maires de France, le 23 novembre 2017.

Les comptes du logement en 2017, publiés le 31 juillet par les services statistiques du ministère de la cohésion des territoires, lui donnent raison : les aides publiques au logement sous toutes leurs formes – subventions d’investissement, allocations, avantages fiscaux et de taux – ont coûté 41,9 milliards d’euros, soit 1, 9% du produit intérieur brut (PIB), en léger retrait (– 0,3%) par rapport à 2016.
Le secteur locatif social absorbe 39,4 % de ce montant, le locatif privé, 30 %, et les propriétaires occupants 19,6 %. L’ensemble des aides distribuées aux 5,8 millions d’occupants, dont 96 % de locataires, totalise, 23,3 milliards d’euros, dont 18 milliards d’aides personnalisées (APL) et allocations.
Les droits de mutation ont bondi de 15 %
La dépense est cependant contenue grâce au rabotage du barème des APL opéré sous le quinquennat de François Hollande, mais après avoir triplé entre 1985 et 2017. Les avantages fiscaux, autre gros poste de 15,4 milliards, profitent d’abord au secteur social (39 %), puis aux propriétaires occupants sous la forme de prêts à taux zéro (PTZ), de crédits d’impôt énergétique et de TVA à taux réduit pour des travaux de rénovation (33 %), avant le secteur locatif libre (25 %) et ses avantages fiscaux Pinel (environ 2,2 milliards d’euros) et autres.
Le PTZ est en hausse de 26,5 % par rapport à 2016, à 2,8 milliards d’euros, en raison de l’élargissement de son périmètre et de la hausse des plafonds de ressources des emprunteurs éligibles.
Là où le raisonnement du chef de l’Etat était tronqué, c’est qu’il...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ A moins de cinq mois de la périlleuse mise en place du prélèvement à la source, le sort des employés à domicile reste à éclaircir.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤                     
                                                   
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Prélèvement à la source : une réforme à tiroirs qui réserve encore des surprises

A moins de cinq mois de la périlleuse mise en place du prélèvement à la source, le sort des employés à domicile reste à éclaircir.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 11h24
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 11h25
    |

            Benoît Floc'h








                        



                                


                            

Tour d’horizon de ce qui ­attend les contribuables français à compter du 1er janvier 2019, avec la mise en place du prélèvement à la source.

Les salariés à domicile
Nounous, femmes de ménage ou jardiniers ne paieront pas d’impôt en 2019, mais ils pourraient le faire doublement en 2020 : chaque mois, ils s’acquitteraient de celui de l’année en cours et, à l’automne, l’administration leur réclamerait celui de l’année d’avant. Ces salariés devaient basculer dans la réforme le 1er janvier 2019, comme tout le monde, mais la mise en œuvre du nouveau dispositif censé simplifier les démarches de leur employeur a pris du retard. Le gouvernement a donc cherché la parade : pour les employés à domicile, la réforme sera décalée d’un an. Ces derniers seront par conséquent dispensés d’impôt l’année prochaine. Pour 2020, potentielle année double pour eux, le gouvernement réfléchit à les exonérer purement et simplement d’impôt. Mais « rien n’est décidé », précise-t-on à Bercy.
Les employeurs particuliers
Ces derniers avaient découvert que le crédit d’impôt lié à l’emploi de personnes à domicile ne serait pas pris en compte dans leur prélèvement mensuel, mais versé en une fois, pendant l’été. Le gouvernement a finalement décidé de leur octroyer 30 % du crédit en janvier, à condition qu’ils en aient déjà bénéficié l’année précédente. L’aménagement a été élargi aux résidents des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad).
Les bénéficiaires d’un crédit ou d’une réduction d’impôt
Peu à peu, de nombreuses catégories de ­contribuables ont découvert qu’ils se situaient dans un angle mort de la réforme. Le prélèvement à la source est en effet une mauvaise surprise pour tous ceux qui bénéficient de crédit ou de ­réduction d’impôt (loi Pinel sur l’immobilier, dons aux associations, investissement dans le cinéma ou dans l’économie corse…). L’avantage...




                        

                        


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L’allocation de rentrée scolaire versée le 16 août

Le montant de cette allocation, soumise à condition de ressources, a été revalorisé d’environ 1 % par rapport à l’an dernier.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 11h01
   





                        


L’allocation de rentrée scolaire (ARS), qui aide les parents aux revenus modestes à payer cartables et autres fournitures, doit être versée à environ trois millions de familles, jeudi 16 août. Le ministère des solidarités l’avait annoncé le 1er août.
Le montant de cette allocation, soumise à condition de ressources, a été revalorisé d’environ 1 % par rapport à l’an dernier. Il est désormais de 367,73 euros pour les élèves de 6 à 10 ans, 388,02 euros pour les 11-14 ans, et 401,47 euros pour les 15-18 ans, a précisé le ministère. Ces montants sont majorés d’environ deux euros à Mayotte.

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Revenus modestes
Les parents aux revenus modestes (dont les revenus annuels sont inférieurs à 24 453 euros pour un enfant à charge, 30 096 euros pour deux enfants à charge, 35 739 euros pour trois enfants à charge), et dont les enfants de 6 à 18 ans sont scolarisés ou en apprentissage, peuvent prétendre à l’ARS pour faire face au coût de la rentrée scolaire. A Mayotte, d’autres plafonds de ressources s’appliquent.
Pour les élèves de moins de 16 ans, les parents n’ont aucune démarche à accomplir, les caisses d’allocations familiales (CAF) versant automatiquement l’ARS aux familles déjà allocataires qui remplissent les conditions. Pour les enfants entrant en CP cette année mais qui n’auront six ans qu’en 2019, la famille doit récupérer un certificat de scolarité auprès de l’école et l’envoyer à la CAF, a ajouté le ministère. Quant aux parents d’adolescents de 16 à 18 ans, ils n’ont pas l’obligation de fournir un justificatif de scolarité : « une simple déclaration sur l’honneur » suffit, selon la même source.
A La Réunion et à Mayotte, où la rentrée scolaire a lieu respectivement les 17 et 21 août, soit plus tôt qu’en métropole et dans les autres DOM, l’ARS sera versée dès ce jeudi.
Au niveau national, l’enveloppe globale consacrée à l’ARS a atteint 2,013 milliards d’euros en 2017.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ CDC Habitat, filiale de logements sociaux de la Caisse des dépôts et consignations, lorgne le patrimoine immobilier du réunionnais Apavou.
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A La Réunion, la Caisse des dépôts veut se renforcer dans le logement

CDC Habitat, filiale de logements sociaux de la Caisse des dépôts et consignations, lorgne le patrimoine immobilier du réunionnais Apavou.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 10h48
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

La date du 22 août marquera-t-elle la fin du groupe immobilier réunionnais Apavou, avec ses onze sociétés, ses activités foncières et de promotion, son parc d’hôtels, de logements et de centres commerciaux ? La cour d’appel du tribunal mixte de Saint-Denis de la Réunion devra en effet, ce jour-là, confirmer ou pas la mise en liquidation des deux dernières sociétés du groupe qui n’y sont pas encore.
Dirigé depuis l’origine, en 1965, par son fondateur, Armand Apavou, première fortune de La Réunion et encore 341e française selon le magazine Challenges, le groupe, détenu à 100 % par la famille, est à l’agonie depuis des années, allant de redressements en plans de sauvegarde sans les moyens d’entretenir son important patrimoine immobilier.
CDC Habitat propose de racheter 2 522 logements et 47 commerces à un prix pouvant varier de 130 à 150 millions d’euros
En parallèle, des mouvements de fonds suspects entre les différentes entités du groupe et sa filiale de l’Île Maurice font l’objet de deux enquêtes préliminaires pour abus de biens sociaux et banqueroute. Contacté, le groupe Apavou n’a pas souhaité répondre à nos questions « pour ne pas influencer la procédure », indique son agence de communication.
A la veille de cette décision de justice et alors que les débats sont clos, la Caisse des dépôts et consignations (CDC) a, par l’intermédiaire de sa filiale de logements sociaux CDC Habitat (ex-Société nationale immobilière), proposé le rachat de 2 522 logements et 47 commerces à un prix pouvant varier de 130 à 150 millions d’euros.

Cet apport d’argent frais suffirait-il à convaincre le tribunal de laisser un sursis au groupe Apavou ? L’offre est jugée basse, notamment par les experts du cabinet Deloitte qui la situaient à 172 millions d’euros, et elle ne fait en tout cas pas l’affaire des créanciers du groupe, qui estiment le passif global à 350 millions d’euros, dont 160 millions d’euros pour les seules...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Des associations contrôlées par l’élu avaient financé des mini-croisières pour personnes âgées avant et après le scrutin de 2012.
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L’ex-député PS Henri Jibrayel renvoyé devant le tribunal pour détournement de subventions

Des associations contrôlées par l’élu avaient financé des mini-croisières pour personnes âgées avant et après le scrutin de 2012.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 10h39
    |

                            Luc Leroux (Marseille, correspondant)








                        



   


Des mini-croisières « pour les petits vieux » des quartiers Nord de Marseille financées en 2011 et 2012 par des associations contrôlées par Henri Jibrayel, député (PS) de 2007 à 2017, valent à ce dernier d’être renvoyé devant le tribunal correctionnel de Marseille pour abus de confiance et prise illégale d’intérêt. Dans leur ordonnance signée le 3 août, les juges d’instruction Benoît Couzinet et Valéry Muller estiment que leur enquête, ouverte en 2011 sur la base de lettres anonymes, a mis au jour « un système visant à détourner des subventions, via des associations de quartier n’ayant aucune autonomie, dans le but de financer des opérations à visée électorale ».
Quatre sorties en mer à la journée sur des ferries de l’ex-SNCM offertes aux personnes âgées de sa circonscription des Bouches-du Rhône avaient été organisées en mai 2011 puis en juin 2012, au lendemain de la réélection de M. Jibrayel. Les factures de 31 650 et de 38 520 euros avaient été réglées par trois associations dont les juges estiment que l’ancien député était le gérant de fait. Deux d’entre elles étaient dirigées par son assistante parlementaire – décédée en cours d’instruction.
Avec son autre casquette de conseiller général, M. Jibrayel se voit reprocher d’avoir œuvré au versement par le conseil général des Bouches-du-Rhône de subventions à ces associations, ce qui lui vaut sa mise en cause pour prise illégale d’intérêts. L’ex-assistante parlementaire avait reconnu travailler « à la fois pour le bien du quartier vis-à-vis des seniors par exemple et pour [Henri Jibrayel]. Mes interventions et mes associations me servent pour les deux buts ».
« Activisme local »
M. Jibrayel avait négocié les croisières et leur prix auprès de la SNCM, dont le président du directoire de l’époque avait alors perçu « l’activisme local » de l’élu : « J’ai vu ce genre de choses avec des petits vieux à de multiples reprises, c’est un vote important à caresser pour les politiques de tout bord. » Les juges d’instruction s’interrogent sur le choix de la date de la première croisière, en mai 2011, afin d’éviter que les sommes figurent dans le compte de campagne du député, ouvert en juin, un an avant le scrutin. Selon plusieurs responsables d’associations d’aide aux personnes âgées, ces invitations à ces mini-croisières étaient présentées comme des cadeaux de M. Jibrayel.
Ce dossier met en lumière d’étonnantes pratiques clientélistes. La responsable d’une association de copropriétaires a ainsi rapporté que l’assistante parlementaire de M. Jibrayel lui aurait conseillé de créer une association et de solliciter des subventions afin de faire goudronner la cour de la copropriété. Pour le dossier de subvention déposé auprès des collectivités locales, elle avait été invitée à « parler de la construction d’un local associatif ».
« Il s’agit d’un projet privé dans une copropriété mais comme personne ne voulait payer, il fallait bien trouver une solution, a expliqué la présidente de cette association. J’avais demandé aux copropriétaires de prendre leur carte du Parti socialiste. Les gens du quartier savaient que j’avais les subventions grâce au Parti socialiste et à M. Jibrayel ».
« Je ne suis pas l’organisateur de ces croisières », a déclaré au Monde, mercredi 15 août, l’ancien député, mis en examen en décembre 2014. Il s’est dit « serein et tranquille pour obtenir une relaxe devant le tribunal qui reconnaîtra que l’accusation est erronée ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ De la lumière à l’ombre (4/6). Durant deux ans, il a incarné le « 20 Heures » sur Antenne 2. Licencié en 1994 après l’« affaire » des gants de boxe, il tente aujourd’hui de monter une chaîne d’infos en Afrique.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Le navire humanitaire est arrivé mercredi à La Valette, après un accord pour répartir entre cinq pays européens les migrants secourus.
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L’« Aquarius » arrive à Malte pour débarquer 141 migrants secourus en mer

Le navire humanitaire est arrivé mercredi à La Valette, après un accord pour répartir entre cinq pays européens les migrants secourus.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 15h37
   





                        



   


Le navire humanitaire Aquarius est arrivé mercredi 15 août à Malte, où il a été finalement autorisé à accoster après avoir erré plusieurs jours en Méditerranée avec 141 migrants épuisés à son bord. Le navire, affrété par les ONG SOS Méditerranée et Médecins sans frontières (MSF), est entré peu après 14 heures dans le port de La Valette, après un accord pour répartir entre cinq pays européens les migrants qu’il avait secourus vendredi dans les eaux internationales au large de la Libye.

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                Migrants : l’« Aquarius », un défi pour l’Europe



L’armée maltaise a été mobilisée pour faciliter le débarquement des migrants, originaires pour la plupart de Somalie et d’Erythrée, qui devront passer un contrôle médical à leur arrivée, selon les autorités locales. La moitié sont des mineurs et plus d’un tiers des femmes.
« Deux enfants ont moins de 5 ans et trois moins de 13 ans », a déclaré Aloys Vimard, le coordinateur de Médecins sans frontières à bord de l’Aquarius, soulignant que les rescapés étaient « épuisés, marqués par leur voyage et leur séjour en Libye ».
Errance pendant plusieurs jours
Deux mois après avoir suscité une intense crise diplomatique, ce navire a de nouveau erré plusieurs jours en quête d’un port d’accueil, mettant l’Europe face à ses « responsabilités ». Rejeté par l’Italie mais aussi dans un premier temps par Malte, qui avait recueilli lundi 114 migrants secourus par sa marine, l’Aquarius a finalement été autorisé mardi à accoster à La Valette à la suite d’un accord avec cinq autres pays de l’Union européenne (UE). La France, l’Allemagne, le Luxembourg, le Portugal et l’Espagne ont accepté de se répartir l’accueil des 141 migrants à bord et des 114 autres arrivés lundi sur l’île.
L’Espagne, qui avait accueilli l’Aquarius en juin au moment de sa précédente errance, a fait savoir mardi qu’elle prendrait en charge sur son sol 60 des 141 migrants. La France, dont le président Emmanuel Macron avait été vivement critiqué en juin pour avoir fermé les portes à l’Aquarius, a également assuré qu’elle recevrait 60 migrants. L’Allemagne s’est de son côté engagée à recevoir « jusqu’à 50 » réfugiés et le Portugal s’est dit « disponible » pour accueillir 30 personnes. Le Luxembourg en recevra 5.
« Dangereux et immoral »
Sur Twitter, SOS Méditerranée s’est félicité mercredi de l’entente entre les différents pays européens qui se sont « mis d’accord pour partager les responsabilités au sein d’une réponse (…) coordonnée ».
Le haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a lui aussi salué dans un communiqué « la fin de l’impasse concernant l’Aquarius », mais il a toutefois jugé que « cette situation n’aurait jamais dû en arriver à ce point ». « Il est faux, dangereux et immoral de continuer à faire errer des navires de sauvetage en Méditerranée, alors que les gouvernements se font concurrence pour se décharger de leurs responsabilités », a ajouté M. Grandi en estimant « urgent » de sortir « des approches “bateau par bateau” pour savoir où débarquer les passagers secourus ».

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                Daniel Cohn-Bendit : « L’Europe n’a pas de stratégie sur la question migratoire »



L’odyssée en juin de l’Aquarius avec plus de 600 personnes à son bord avait duré une semaine après les refus de Malte et de l’Italie, dont le ministre de l’intérieur d’extrême droite Matteo Salvini avait mis un point d’honneur à ne pas accueillir de nouveaux migrants.
Les dirigeants de l’UE s’étaient réunis le 24 juin mais sans réussir à arracher un compromis avec les partisans d’une ligne dure sur l’immigration, comme l’Italie et le groupe de Visegrad (Hongrie, République tchèque, Slovaquie et Pologne).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Le 12 juillet, plus de la moitié des 78 migrants accueillis par la France ont été conduits dans la capitale des Flandres.
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A Lille, la mission d’intégration de 42 Soudanais passagers de l’« Aquarius » en juin

Le 12 juillet, plus de la moitié des 78 migrants accueillis par la France ont été conduits dans la capitale des Flandres.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 11h27
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 11h35
    |

                            Laurie Moniez (Lille, correspondance)








                        



                                


                            

C’était il y a tout juste un mois. A Lille arrivaient 42 Soudanais, parmi les 629 migrants de l’Aquarius, qui avait cherché, déjà, durant des jours, un port pour accoster. La maire (PS), Martine Aubry, après avoir critiqué l’attitude du gouvernement français durant la crise, avait proposé d’accueillir une partie de ces migrants débarqués en juin finalement à Valence (Espagne).
Le 12 juillet, plus de la moitié des 78 migrants accueillis par la France ont ainsi été conduits dans la capitale des Flandres. Ces hommes, âgés de 18 à 32 ans, ont fui les persécutions dans des zones de guerre civile du sud du Soudan, ont traversé le désert libyen et fait naufrage en Méditerranée. Premières missions de la Sauvegarde du Nord, l’association mandatée par l’Etat pendant dix-huit mois pour les accueillir : établir un bilan de santé et les héberger dans un ancien Ehpad prêté par la ville. Deux par chambre, ces hommes apprennent à vivre en colocation autour d’une cuisine commune. « Ils sont ultra-dynamiques, souhaitent vraiment s’insérer et veulent tout connaître sur Lille et la France », explique Martin David-Brochen, directeur de l’inclusion sociale à la Sauvegarde du Nord. 

« Accueil exemplaire »
Des professeurs bénévoles proposent des ateliers de discussion tandis que les éducateurs de la Sauvegarde leur expliquent la vie en France et les démarches administratives en attendant les cours de français proposés par l’Office français de l’immigration et de l’intégration dès la mi-septembre. « Notre rôle est de les rendre autonomes pour une insertion durable », précise la Sauvegarde, où un conseiller en insertion va désormais étudier chaque cas, d’autant que des restaurateurs lillois ont déjà proposé des emplois à ces réfugiés.
De son côté, la ville a libéré des créneaux horaires dans des salles de sport pour leur permettre de faire du football et du basket deux jours par semaine. Le soir de la finale...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Le gouvernement maltais a tenu à insister, mardi, sur le rôle joué par la France pour parvenir à un accord.
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« Aquarius » : Macron à la manœuvre depuis le fort de Brégançon

Le gouvernement maltais a tenu à insister, mardi, sur le rôle joué par la France pour parvenir à un accord.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 11h13
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 11h43
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            
Un président de la République n’est jamais vraiment en vacances : il y a toujours une crise à gérer, un dossier sur le feu, une élection à préparer. La retraite estivale d’Emmanuel Macron aura notamment été accaparée par la situation de l’Aquarius, ce navire de SOS Méditerranée, une ONG qui vient au secours des migrants s’élançant en mer à destination de l’Europe. Bien que retiré avec son épouse, Brigitte, au fort de Brégançon (Var), depuis le 3 août, « le président de la République était en lien constant avec Joseph Muscat », le premier ministre maltais, pour tenter de résoudre la crise, assure-t-on à l’Elysée.
Bloqué au large pendant plusieurs jours à la suite des refus conjoints de l’Italie et de Malte d’ouvrir leurs ports, le bateau pourra finalement accoster à La Valette, à l’issue d’intenses discussions. En échange, les 141 migrants qui se trouvaient à son bord, ainsi que 114 autres personnes sauvées, lundi, par les gardes-côtes maltais, seront répartis dans cinq pays de l’Union européenne, dont la France. Un moindre mal pour l’exécutif français, désireux de trouver une solution rapide alors que la question de l’immigration risque d’occuper une place centrale dans la campagne des élections européennes de mai 2019.

« L’honneur de l’Europe »
En annonçant le contenu de cet accord, mardi 14 août, le gouvernement maltais a d’ailleurs tenu à insister sur le rôle joué par la France pour parvenir à ce dénouement. « On a pris les devants », se félicite un conseiller du chef de l’Etat, qui évoque un « copilotage » sur le sujet avec Malte. « Il y a eu deux, trois jours de négociations intenses entre les capitales européennes pour convaincre d’accueillir des migrants », poursuit cette même source. Dans un communiqué, l’Elysée a salué de son côté « le geste humanitaire exceptionnel de Malte ».
« Coopération européenne concrète actée sur l’Aquarius, sur initiative franco-maltaise....




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ « En phase de réflexion », l’ex-premier ministre confirme au « Monde » qu’il dévoilera en septembre sa décision de se présenter ou non aux municipales prévues le 26 mai 2019.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 15/08/2018
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Manuel Valls mûrit sa décision pour Barcelone

« En phase de réflexion », l’ex-premier ministre confirme au « Monde » qu’il dévoilera en septembre sa décision de se présenter ou non aux municipales prévues le 26 mai 2019.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 10h36
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 10h31
    |

                            Daryl Ramadier (avec Solenn de Royer)








                        



                                


                            

L’été pour se décider. Manuel Valls, qui « étudie » depuis quatre mois une candidature à la mairie de Barcelone, en Espagne, hésite encore. « Je suis toujours en phase de réflexion, assure au Monde l’ancien premier ministre. Je prendrai ma décision en septembre, car il s’agit d’un changement de vie, et pas seulement de vie politique. »
Ce choix impliquerait un déménagement, mais aussi – sans doute – l’abandon de son poste de député (rattaché au groupe La République en marche, LRM) de l’Essonne, conquis de haute lutte il y a un peu plus d’un an, six mois après son échec à la primaire du Parti socialiste, où s’étaient fracassées ses ambitions présidentielles.
Grand pourfendeur de l’indépendantisme catalan, M. Valls se montre très actif de l’autre côté des Pyrénées depuis près d’un an. En mars, il a manifesté contre le processus indépendantiste dans les rues de Barcelone, à l’appel de l’organisation anti-indépendantiste Société civile catalane. Mi-avril, à Madrid, il a disserté sur l’Europe à l’université Carlos-III, aux côtés de l’ex-chef du gouvernement espagnol Felipe Gonzalez, lors d’une conférence organisée par le quotidien El Pais.

Manuel Valls a également répondu présent à plusieurs événements organisés par le parti libéral et « unioniste » Ciudadanos (« citoyens »). Le 6 septembre, il se rendra une nouvelle fois à Barcelone, dans une librairie située sur les célèbres Ramblas, pour la présentation d’un livre collectif, Anatomia del procés (qui traite de l’indépendantisme catalan), qu’il signe avec une dizaine de personnalités, journalistes, écrivains ou historiens, parmi lesquels le ministre socialiste des affaires étrangères, Josep Borrell.
Si l’ancien maire d’Evry entretient le mystère sur ses intentions, rares sont ceux, parmi ses proches, qui doutent encore de sa future candidature. La vice-présidente de Société civile catalane, Miriam Tey, assure ainsi au Monde...




                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 14/08/2018
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Daniel Cohn-Bendit : « L’Europe n’a pas de stratégie sur la question migratoire »

L’ex-député européen franco-allemand fustige l’absence de stratégie européenne sur la question des migrants et critique la gestion du dossier par Gérard Collomb.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 15h48
    |

                            Astrid de Villaines








                        



                                


                            
A 73 ans, Daniel Cohn-Bendit continue à se battre pour une politique « équilibrée » d’accueil des réfugiés en Europe. Proche du président de la République Emmanuel Macron, l’ex-député européen franco-allemand souhaite la fin du règlement de Dublin et épingle la politique du ministre de l’intérieur, Gérard Collomb.

Malte a finalement accepté de laisser accoster l’« Aquarius », après des heures de tergiversations entre les capitales européennes. Que vous inspire cette situation ?
J’étais favorable à ce que l’Aquarius débarque dans un port français. Si une telle situation se reproduit, il faut d’abord que le gouvernement français accueille. Ensuite, l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) et les institutions d’accueil des autres pays européens doivent faire leur travail, pour démontrer la capacité de coopération européenne.
Comment se fait-il que le même phénomène se répète ?
Tous les pays ont un problème avec les migrants. La majorité des populations est très sceptique. Quand le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, accueille un premier bateau, puis un autre, au bout du troisième, ça coince. Le problème vient du fait que l’Europe n’a pas de stratégie sur cette question.
Que préconisez-vous ?
Une agence européenne des réfugiés avec un budget conséquent qui pourrait organiser l’aiguillage des nouveaux arrivants. Je préconise aussi l’organisation d’une conférence internationale par l’Union européenne (UE), sous l’égide des Nations unies (ONU), sur le sauvetage en mer pour réunir les ONG et Frontex [l’agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures], qui ne se parlent pas.
Il faut également des centres d’accueil au début du parcours des migrants, à l’image de ce que l’Ofpra a mis en place au Niger, pour éviter que ceux-ci n’aient à passer par la Libye. Il y a donc...




                        

                        


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Entretien

« Les Maliens voient les élections comme une impasse »

Pour le philosophe Issa N’Diaye, la forte abstention lors de la présidentielle est un nouveau désaveu pour le système démocratique imposé par les Occidentaux.

Propos recueillis par                                            Morgane Le Cam (Bamako, correspondance)




LE MONDE
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        Le 14.08.2018 à 15h52

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        Mis à jour le 14.08.2018 à 16h22






    
Le président Ibrahim Boubacar Keïta, candidat à sa réélection, met son bulletin dans l’urne lors du second tour du scrutin, dimanche 12 août 2018, à Bamako.
Crédits : Annie Risemberg / AP


Au Mali, l’élection présidentielle n’a pas rassemblé les foules : 42,7 % de participation au premier tour et une estimation de 28 % au second, qui opposait, dimanche 12 août, le président sortant, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), et Soumaïla Cissé. Pour le philosophe Issa N’Diaye, la désaffection des citoyens envers la politique ne date pas d’hier. Ancien ministre de l’éducation et de la culture, il milite pour un changement de système politique, seul moyen selon lui de réconcilier les Maliens et leurs dirigeants. Alors que les résultats provisoires du second tour sont attendus mercredi 15 août, il revient sur les causes et les conséquences de l’abstention.
Le taux de participation du second tour devrait être nettement inférieur à celui, déjà bas, du premier. Pourquoi ?
Issa N’Diaye Les deux candidats sont de vieux routiers de la politique. C’est la troisième fois qu’ils s’affrontent lors d’une élection présidentielle. Ils viennent du même moule politique, l’Adema [Alliance pour la démocratie au Mali]. Ce sont les deux faces de la même médaille. Les Maliens les connaissent suffisamment et n’en attendent pas grand-chose. Au premier tour il y avait plus de candidats, dont certains auraient pu susciter beaucoup plus d’espoir, mais le système politique malien étant basé sur l’argent, ils ont été doublés car eux en ont moins. Il faut couper le cordon ombilical entre les politiques et les milieux d’affaires, éliminer l’argent comme critère de sélection au niveau du pouvoir. Les hommes politiques sont des oligarques, des acteurs économiques masqués. Tant que ce sera ainsi, le jeu sera faussé.
N’est-ce pas aussi une question d’offre politique, qui ne collerait pas aux attentes des Maliens ?
Les acteurs politiques n’ont pas d’offre, ni même de vision politique. Chacun parle de projet de société, mais en réalité personne n’en a. Ils racontent tous la même chose. Ils ne croient même pas en eux-mêmes. Un Soumaïla Cissé président, en quoi serait-il différent d’un IBK ? Il ne le serait pas. Cela explique aussi que les gens ne sont pas allés voter.
Quels autres facteurs peuvent expliquer la faible mobilisation ?
Les Maliens ne croient pas du tout au système actuel ni aux hommes politiques. Ce n’est pas nouveau. Il faut remonter à la chute de la dictature de Moussa Traoré, en 1991. On a parlé de révolution du 26 mars, mais à mon avis c’était une révolution de façade. Le système, l’Etat et la pratique du pouvoir n’ont pas changé. On a seulement changé de têtes, mais on a gardé le même système en allant puiser dans le personnel politique de Moussa Traoré. Alors que les Maliens, eux, croyaient en cette révolution. Ils avaient soif de changement. Mais ils ont vu très rapidement que ça n’allait nulle part et ils ont commencé à être déçus par la politique.
En 2013, les Maliens s’étaient mobilisés plus que d’ordinaire, avec un taux de participation de 51 % au premier tour et de 49 % au second...
C’est dû au choc de la guerre. Quand il y a eu l’offensive djihadiste dans le nord, les Maliens ont senti qu’il y avait péril en la demeure. D’où ce sursaut de mobilisation. Le pays était en danger. IBK a bénéficié d’un vote massif car ils pensaient que c’était un homme à poigne, capable d’imposer un Etat fort. Mais 2013 est vraiment une exception.
Lors des scrutins présidentiels, les abstentionnistes ont toujours été plus nombreux que les votants. Quel est le rapport des Maliens à la démocratie ?
Les Maliens ont constaté qu’en fin de compte, les élections n’apportent aucun changement dans leur vie quotidienne. Au contraire, ils voient qu’ils s’appauvrissent, que la corruption progresse, qu’il n’y a pas de progrès social. Ils voient les élections comme une impasse. L’abstentionnisme est un vote de protestation.
Quant à la démocratie, c’est quelque chose qui a été importé, parachuté et imposé aux Maliens par les Occidentaux. Mais ce modèle politique ne marche pas chez nous. Dans notre culture politique, n’importe qui ne peut pas être chef. Il y a des systèmes de stratifications sociales. Or la démocratie a la prétention de faire en sorte que n’importe qui peut devenir chef. Le modèle démocratique qui a été importé ne nous convient pas. Il faudrait le réadapter, le réinventer.
Comment ?
Il faudrait réfléchir à un modèle de représentation endogène, revenir aux racines, retourner voir comment étaient gérées nos communautés villageoises. Il y a une sorte de démocratie traditionnelle qui existait dans nos communautés et que malheureusement la colonisation est venue briser. Mais il y a encore des survivances.
La case du village, construite près de la concession du chef, est une sorte de parlement communautaire. On s’y réunit pour régler les problèmes du village et toutes les couches sociales y sont représentées : les chefs des grandes familles, les jeunes, les femmes. Il y a une distribution de la parole. Le chef écoute et sa décision est l’expression d’un consensus.
Ce sont des sources d’inspiration qui montrent qu’il y a d’autres façons de gérer l’Etat. Je pense qu’il faut tout repenser : le système, le modèle, les hommes et les procédures.
Selon vous, quel impact aura cette forte abstention sur la gouvernance du pays ?
Le président manquera de légitimité populaire. Il va être plus faible qu’avant et ne pourra pas imposer aux Maliens les réformes qui sont exigées, notamment dans le cadre des accords de paix d’Alger. Il y aura une paix de façade, mais les vrais problèmes ne seront pas résolus.

