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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-1"> ¤ Un manuel pour deux (6/6). A la découverte des duos qui ont créé nos livres de classe. Cette semaine, les auteurs du « Roland-Barthes sans peine », un ouvrage parodique en dix-huit leçons, paru en  1978, censé démonter, avec facétie et humour, les ressorts de l’œuvre du sémiologue.
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                Burnier & Rambaud, le pastiche en partage


Un manuel pour deux (6/6). A la découverte des duos qui ont créé nos livres de classe. Cette semaine, les auteurs du « Roland-Barthes sans peine », un ouvrage parodique en dix-huit leçons, paru en  1978, censé démonter, avec facétie et humour, les ressorts de l’œuvre du sémiologue.

Le Monde
                 |                 18.08.2018 à 13h00
                 |

                            Philippe-Jean Catinchi

















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« Vous l’avez tué ! » La formule, abrupte, est du philosophe Michel Foucault, collègue de Roland Barthes au Collège de France. Ceux à qui elle s’adresse : Michel-Antoine Burnier et Patrick Rambaud, dont l’aventure partagée au magazine Actuel avait scellé l’amitié. Pour excessif qu’il soit, le verdict était éloquent. Quand parut en 1978 chez Balland Le Roland-Barthes sans peine, sorte d’initiation à une langue qui n’est pas tout à fait du français tout en semblant en être, les réactions avaient été si fortes et les rieurs si nombreux que le sémiologue en avait été blessé. La parodie était d’autant plus efficace que, plutôt que de grossir le trait d’une expression obscure aux non-initiés, elle en démontait les ressorts. Au point qu’on finissait par ne plus pouvoir distinguer un texte original de sa charge.
Le choix du manuel pédagogique participe d’une révérence et d’une mise en garde. On n’a pas affaire avec le « R. B. » (puisqu’« en Roland-Barthes, Roland Barthes se dit R. B. ») à un sabir pittoresque mais réservé aux seuls amateurs de curiosités linguistiques, mais bien à un langage promis à l’universalité, comme le précise la docte introduction de cette initiation didactique. Preuves à l’appui, avec nombre d’exemples puisés aux sources les plus variées, brassant postures idéologiques, engagements artistiques et identités, géographiques comme sexuelles, le R. B. « deviendra bientôt obligatoire », précisent les auteurs, guides bienveillants au « royaume du Textuel ».
« Morceaux choisis »
Dès lors, après une brève proposition de méthodologie (rythme de l’apprentissage, suggestion de révision pour une parfaite assimilation), dix-huit leçons livrent les clés d’un langage dont l’ésotérisme se dissipe pour qui suit scrupuleusement le programme. Ne reste plus qu’à éprouver ce savoir tout neuf par un test double, thème et version (avec corrigés, pour une meilleure évaluation), et à s’adonner à la...


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La psychiatrie, un secteur en état d’urgence

Editorial. Longs délais de prise en charge, soignants à bout, familles et patients abandonnés, la situation dans les services de psychiatrie est critique. Or, les pouvoirs publics ne semblent pas en mesurer la gravité.



Le Monde
 |    18.08.2018 à 10h52
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Le diagnostic est largement partagé : la psychiatrie publique française est en pleine dépression. Ces dernières années, de nombreux rapports en ont fait le constat unanime. Sur le terrain, tout contribue à cette crise : des délais sans fin de prise en charge, des soignants usés et désabusés, des familles et des patients qui se sentent abandonnés. La ministre de la santé, Agnès Buzyn, a elle-même reconnu, il y a quelques mois, qu’« il n’y a pas eu un vrai investissement depuis des années » en psychiatrie, et elle a déploré un état de « souffrance générale » des professionnels et des malades.
Personne, pourtant, ne semble véritablement mesurer la gravité de cette situation. Cette indifférence, voire cette cécité, est aussi alarmante qu’incompréhensible, alors que, au cours de sa vie, un Français sur cinq connaîtra un trouble psychique justifiant un suivi médical. En 2016, 2,1 millions de patients (dont un quart âgés de moins de 18 ans) ont été pris en charge, soit par les quelque 3 900 centres médico-psychologiques répartis sur le territoire, soit par les hôpitaux psychiatriques, qui ont accueilli 417 000 malades.

        Lire aussi :
         

                Dans les hôpitaux psychiatriques, les soignants dénoncent une situation « critique »



Ces derniers mois, les signaux d’alerte sont passés au rouge les uns après les autres. Dans les hôpitaux psychiatriques de Bourges, Allonnes, Rennes, Amiens ou Saint-Etienne, les personnels se sont mis en grève pour réclamer les moyens d’exercer dignement leur métier, lassés d’être devenus de simples gardes-malades. En juin, à l’hôpital du Rouvray, à Sotteville-lès-Rouen, nombreux sont ceux qui ont mené une grève de la faim de près de deux semaines avant d’obtenir la création d’une trentaine de postes d’infirmiers et d’aides-soignants. En outre, ces tensions sont aggravées par la « banalisation » choquante du recours à la contention et à l’isolement, dénoncée en 2016 par le Contrôleur général des lieux de privation de liberté.
Les CMP de plus en plus engorgés et débordés
La situation n’est pas moins critique dans les centres médico-psychologiques (CMP). Ces structures, développées depuis un demi-siècle dans le cadre de la sectorisation de la psychiatrie publique, constituent un maillon essentiel, entre la médecine générale et l’hôpital, de la prise en charge des problèmes de santé mentale – en particulier pour les enfants et les adolescents adressés par les psychologues scolaires. Or, elles sont souvent les premières victimes des restructurations des hôpitaux dont elles dépendant. Faute, là encore, de moyens, les CMP sont de plus en plus engorgés et débordés. Les délais de prise en charge s’allongent jusqu’à plusieurs mois, voire un an, en pédopsychiatrie, au risque de rendre caduque leur mission de dépistage et de prévention.
L’origine de cette crise est connue : des patients toujours plus nombreux et des moyens toujours plus contraints. Entre 2010 et 2016, près de 300 000 personnes supplémentaires ont ainsi été suivies en psychiatrie. Le Syndicat des psychiatres des hôpitaux estime qu’entre 900 et 1 000 postes de psychiatres sont aujourd’hui non pourvus. Même si cela a longtemps répondu à la volonté de sortir de la logique « asilaire », le nombre de lits à temps complet en hôpital a été réduit de 70 % durant les trois dernières décennies. Au point que la pénurie de lits est devenue, bien souvent, un critère de la durée des soins des patients.
Le président de la République doit annoncer, en septembre, une grande réforme du système de santé. Il ne faudrait pas que la psychiatrie en soit le parent pauvre. Il est urgent, au contraire, d’entendre le cri d’alarme des soignants.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-3"> ¤ Rien ne dit encore, estime le sociologue Smaïn Laacher dans une tribune au « Monde », que la réforme du droit de l’héritage proposée par le président Béji Caïd Essebsi se concrétisera. Mais la Tunisie fait montre, une nouvelle fois, de son originalité dans le monde arabo-musulman.
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« En Tunisie, le désir d’égalité entre les femmes et les hommes fait son chemin »

Rien ne dit encore, estime le sociologue Smaïn Laacher dans une tribune au « Monde », que la réforme du droit de l’héritage proposée par le président Béji Caïd Essebsi se concrétisera. Mais la Tunisie fait montre, une nouvelle fois, de son originalité dans le monde arabo-musulman.



Le Monde
 |    18.08.2018 à 06h30
    |

Smaïn Laacher (professeur de sociologie à l’université de Strasbourg)







                        



                                


                            

Tribune. Il y a un an, une parole d’Etat, celle du président de la République tunisienne, Béji Caïd Essebsi, proposait de modifier deux dispositions très sensibles, explicitement codifiées en défaveur des femmes : celle de l’héritage et celle du mariage avec un non-musulman. Rappelons pour mémoire qu’en Tunisie, conformément à la loi coranique, une femme n’hérite que de la moitié de ce qui revient à son frère (verset 11 de la Sourate des femmes : « Dieu vous recommande, en ce qui concerne vos enfants : aux mâles l’équivalent de la part de deux femmes… »). De plus, en aucun cas elle ne peut prendre cette décision jugée hérétique d’épouser un non-musulman, et ce conformément à une circulaire de 1973 que le président Essebsi a promis d’effacer du paysage juridique.

Comme il se doit en pareille circonstance, le pouvoir central a nommé, fin 2017, une commission appelée la Commission des libertés individuelles et de l’égalité (Colibe), chargée de faire des propositions sur de nouvelles « libertés individuelles » et une « égalité » réelle entre les citoyens. Cette commission est présidée par la députée Bochra Belhadj Hmida, militante internationalement connue pour son combat pour l’égalité des droits entre les femmes et les hommes. Les objets de litige sont nombreux et publics entre Tunisiens : le délai de remariage des femmes, l’homosexualité, la peine de mort, le statut du chef de famille (en arabe dialectal : moul dar, « le maître de la maison »), etc.
Mais ce qui a suscité controverses et anathèmes, ce sont seulement deux « ouvertures » : l’égalité dans l’héritage et le mariage avec des non-musulmans. L’enjeu est ici, en particulier en matière successorale, indissociablement symbolique et socio-économique. Pour le moment, nous en sommes aux débats et aux indignations. Rien ne dit que cela se traduira en propositions législatives. Nombreux sont d’ailleurs ceux qui le laissent entendre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-4"> ¤ Surmonter les épreuves (1/6). L’acte de la séparation résulte souvent d’une volonté d’affirmation d’une nouvelle identité. Cette expérience libératrice ou douloureuse de l’arrachement oblige l’être quitté à trouver un nouvel équilibre et à éprouver ses propres capacités, analyse la professeure de philosophie Claire Marin.
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Surmonter les épreuves (1/6). L’acte de la séparation résulte souvent d’une volonté d’affirmation d’une nouvelle identité. Cette expérience libératrice ou douloureuse de l’arrachement oblige l’être quitté à trouver un nouvel équilibre et à éprouver ses propres capacités, analyse la professeure de philosophie Claire Marin.

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Claire Marin (professeur de philosophie)
















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Dans une rupture amoureuse, il reste un sentiment que les anciens amants partagent encore, celui de vivre une cassure intérieure, qui touche profondément à leur identité. Qu’elle soit décidée ou subie, la rupture interroge ce que nous sommes ou ce que nous croyions être.
D’une rupture, on peut avoir le sentiment qu’elle est une erreur, un terrible gâchis ou au contraire qu’elle est nécessaire. Même si on en souffre. On peut reconnaître qu’il se joue dans cette décision et les actes qui la concrétisent l’expression d’une vérité intérieure qui ne peut plus se taire.
La rupture s’impose lorsque la fidélité à soi, à ce soi qui nous définissait jusqu’alors, n’est plus tenable. Rester constant serait nier la puissance et la réalité d’une modification qui s’est opérée en nous.
La fidélité à soi – et à celui ou à celle qu’on aimait – est désormais impossible, parce qu’on a déjà été intérieurement rompu, rendu étranger à soi par un Autre. Un autre objet d’amour – une femme, un homme, un enfant, une œuvre –, une autre passion – gagner, réussir, séduire, créer – se sont immiscés entre les amants et ont produit un écart, une distance.
Une expérience nouvelle, heureuse ou tragique, a intimement ébranlé le sentiment de soi, a dévié les polarités de l’existence, remodelé les affects. Ce tremblement secret ne peut pas le rester. Ce bouleversement profond de notre définition était peut-être en cours depuis longtemps. La fêlure, le doute sur soi existaient déjà et cette altérité s’y est engouffrée, appelée par la faille.
L’ivresse d’une nouvelle vie
C’est dans cette perspective qu’on évoque souvent l’idée que la rupture nous révèle à nous-même. Elle serait alors l’expression d’une vérité intime, affirmation d’une nouvelle identité incompatible avec l’ancienne et avec les engagements pris.
L’intensité ressentie (« se sentir vivant ») serait le signe évident de l’authenticité, de la coïncidence avec soi. Mais peut-être l’ivresse d’une...


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                                                Par                        Claire Marin (professeur de philosophie)













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Ancienne joueuse de tennis de haut niveau, Isabelle Queval développe depuis plusieurs années une réflexion philosophique sur l’effort physique. Enseignante-chercheuse à l’Institut national supérieur de formation et de recherche pour l’éducation des jeunes handicapés et les enseignements adaptés (INSHEA) et au Groupe de ­recherche sur le handicap, l’accessibilité et les pratiques éducatives et scolaires (Grhapes), elle est notamment l’auteure de S’accomplir ou se dépasser. Essai sur le sport contemporain (Gallimard, 2004) ou encore Philosophie de l’effort (Cécile Defaut, 2016).
Montrer du courage, en manquer, sont des expressions que nous employons facilement quand nous commentons les actes sportifs. Mais l’usage de la notion de courage est-il pertinent dans ce contexte ?
Je vous répondrai en plaçant le dépassement de soi à l’articulation entre l’effort et le courage. La notion d’effort est beaucoup plus extensible que celle de courage parce qu’elle est, d’une certaine manière, consubstantielle à la vie humaine. En effet, vivre, c’est déjà être dans l’effort, puisque c’est se dépasser dans le temps, à chaque seconde. C’est au fond une projection vers l’avant, consubstantielle à la vie. Mais l’effort peut aussi être conscient : c’est le fait d’organiser cette projection, de la planifier. On se dit par exemple : « Je vais faire des efforts pour m’améliorer dans le sport, à l’école, etc. » On attend de cette somme d’efforts planifiés qu’elle nous emmène vers un ailleurs, vers le progrès avéré, vers le record – ce qui se produit ou non. Le courage intervient quand on a la conscience que ce qu’on a à réaliser dépasse ce qu’on a déjà fait. Ce dépassement n’est plus simplement d’être dans le flux de l’existence, mais de se préparer à affronter ce qu’on n’a jamais fait, voire ce que l’on se représente comme infranchissable.
Le courage peut donc recouvrir de toutes petites choses comme parler en public si j’en...


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Isabelle Queval : « L’effort physique permet d’exister plus fort »
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                                                Propos recueillis par                                                    Julie Clarini














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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-6"> ¤ Editorial. Après un premier mandat décevant, le président dispose de cinq ans de plus pour réduire le divorce avec les Maliens et remettre à flot le pays.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Au Mali, une deuxième chance pour « IBK »

Editorial. Après un premier mandat décevant, le président dispose de cinq ans de plus pour réduire le divorce avec les Maliens et remettre à flot le pays.



Le Monde
 |    17.08.2018 à 11h26
 • Mis à jour le
17.08.2018 à 18h14
   





                        



   


Editorial du « Monde » Ereintés par la pauvreté, déprimés par la conjugaison de violences intercommunautaires et d’attentats djihadistes, les Maliens suffoquent. Mais l’on peut douter que la réélection du président Ibrahim Boubacar Keïta, dit « IBK », annoncée jeudi 16 août, leur procure un bol d’air salutaire tant l’atmosphère du pays est viciée.

        Lire aussi :
         

                Au Mali, le président Ibrahim Boubacar Keïta réélu



Sur le papier, le paysage n’est pas si sombre. IBK a remporté un scrutin pluraliste en distançant largement son adversaire, l’ancien ministre des finances Soumaïla Cissé, à l’issue d’un processus électoral jugé globalement acceptable par les nombreux observateurs internationaux déployés dans le pays. Les 31 points de différence entre les deux hommes auraient de quoi lui garantir sérénité et légitimité pour mener des réformes indispensables afin de réduire l’extrême pauvreté dont souffrent neuf millions de Maliens, soit la moitié de la population. La croissance économique – 5 % depuis plusieurs années – du premier producteur de coton d’Afrique, extracteur d’or non négligeable et récipiendaire, chaque année, d’un milliard d’euros d’aide internationale, offre une marge de manœuvre.
Défiance croissante de la population
Mais il y a une autre lecture, moins optimiste, des résultats de l’élection présidentielle. Elle pose la question de la vitalité de la démocratie malienne : à peine plus d’un électeur sur trois s’est en effet déplacé pour le second tour du scrutin. L’insécurité dans le nord et le centre du pays n’explique pas tout. Cette abstention massive traduit la défiance croissante de la population envers les leaders politiques. « Les Maliens voient les élections comme une impasse », analyse ainsi le philosophe malien Issa N’Diaye. En cause, une génération d’hommes politiques issue du même moule – l’Alliance pour la démocratie au Mali (Adema) –, qui écrase la scène depuis la chute de la dictature de Moussa Traoré, en 1991.

        Lire aussi :
         

                A Bamako, la victoire d’IBK fêtée par les uns, rejetée par les autres



Ce n’est certes pas une spécificité malienne. Sauf que ces présidences successives n’ont pas pu empêcher le pays d’être miné par l’insécurité et rongé par la corruption, le népotisme ou les affaires douteuses, avec des trafiquants de tout genre. L’élection d’IBK en 2013 n’a pas inversé la tendance. Beaucoup l’espéraient, pourtant. Quelques mois plus tôt, la moitié du pays était sous le contrôle d’indépendantistes touareg vite supplantés par des groupes armés djihadistes. Il avait fallu l’intervention militaire française « Serval », en janvier 2013, pour éviter la dislocation du pays.
Soutien international
Dépeint comme un homme à poigne, Ibrahim Boubacar Keïta portait alors la promesse d’une paix durable, préalable indispensable au développement économique. Et il était soutenu par la communauté internationale, qui n’a pas mégoté sur son soutien financier ou sécuritaire avec le déploiement au Mali de ce qui constitue actuellement la plus importante mission de paix de l’ONU dans le monde, la plus meurtrière également.

        Lire aussi :
         

                Au Mali, un second tour entre indifférence et violence



Cinq ans plus tard, son bilan est maigre. A force de tergiversations dans l’application de l’accord de paix signé, en 2015, à Alger, « IBK » n’a pas restauré l’autorité de l’Etat dans le nord. Ni désarmé les groupes rebelles. Ni évité que le centre du pays ne devienne la proie de milices communautaires qui s’entre-tuent au nom de la protection de « leur » population, abandonnée par Bamako.
« IBK » dispose de cinq ans supplémentaires pour réduire le divorce avec les Maliens et remettre à flot le pays. Mais, à Bamako, ils ne sont pas nombreux à y croire. Dimanche 12 août, beaucoup ne se sont d’ailleurs pas déplacés pour aller voter.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-7"> ¤ Esquisses du futur (6/6). Les artistes contemporains explorent l’avenir à la lumière des sciences sociales. Cette semaine, un jeune artiste français qui, avec son installation « The Crystal & the Blind », reproduit les conditions minimales de la vie sous l’œil d’une caméra et de capteurs divers.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-7"> ¤     


                La biosphère pensante d’Hugo Deverchère


Esquisses du futur (6/6). Les artistes contemporains explorent l’avenir à la lumière des sciences sociales. Cette semaine, un jeune artiste français qui, avec son installation « The Crystal & the Blind », reproduit les conditions minimales de la vie sous l’œil d’une caméra et de capteurs divers.

Le Monde
                 |                 17.08.2018 à 09h00
                 |

                            Eric Loret (Collaborateur du « Monde des livres »)

















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La semaine dernière, on racontait comment le concept d’Umwelt (« environnement » ou « monde ») irriguait une partie de la création contemporaine (supplément « Idées » du 11 août). Une façon de remettre la question de la réalité et de ses représentations au cœur de l’art. Les auteurs qui nourrissent à ce sujet la réflexion des plasticiens sont le plus souvent des anthropologues : Philippe Descola, Tim Ingold, Eduardo Kohn… Il s’agit dans tous les cas de dépasser l’anthropocentrisme pour penser la « signification » depuis un point de vue élargi, celui de la « vie » comme globalité, incluant animaux et plantes.
Le travail d’Hugo Deverchère, 29 ans, participe indubitablement de cette tendance. Tout juste diplômé et félicité de l’école du Fresnoy, studio national des arts contemporains, à Tourcoing, le jeune artiste se dit influencé par la philosophie d’Emanuele Coccia, et en particulier La Vie sensible (Payot et Rivages, 2010). De fait, la dernière phrase de cet essai sur la sensation comme « image » et « médium » pourrait donner le fil directeur de sa propre esthétique : « On appellera (…) vie la ­capacité de conserver et de produire des images. » Son installation The Crystal & the Blind, qui illustre cette définition, sera visible à l’automne à Panorama 20, l’exposition des diplômés du Fresnoy. Deverchère montrera également, en collaboration avec Elsa Di ­Venosa, la suite de ce projet, du 11 octobre au 14 décembre, au 3 bis F à Aix-en-Provence.
« Ecosphère »
The Crystal & the Blind se présente comme un laboratoire : on y pénètre par un rideau de lames transparentes. Tout ici est translucide, épuré. D’un côté, une étagère porte des pots où poussent des plantes sensibles au son et à la lumière. Devant, une vitrine plate où se cultivent des bactéries dans des séries de ­coupelles. De l’autre côté, une sorte de cercueil de Blanche-Neige encapsule un bocal contenant des algues et des micro-organismes : c’est...


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                                                Par                                                    Eric Loret (Collaborateur du « Monde des livres »)














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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-8"> ¤ Dans son livre, le militant écologiste, auteur et co-réalisateur de « Demain », appelle à refuser un système qui conduit notre monde à sa perte et à construire celui dans lequel nous voulons vivre.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
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Cyril Dion signe un « Petit manuel de résistance contemporaine » pour sauver la planète

Dans son livre, le militant écologiste, auteur et co-réalisateur de « Demain », appelle à refuser un système qui conduit notre monde à sa perte et à construire celui dans lequel nous voulons vivre.



Le Monde
 |    17.08.2018 à 08h28
 • Mis à jour le
18.08.2018 à 12h55
    |

                            Margherita Nasi








                        



                                


                            

Livre. On vous répète à l’envi que prendre une douche plutôt qu’un bain permettra d’économiser les ressources hydriques de la planète ? En réalité, 92 % de l’eau utilisée sur la planète l’est par l’agriculture et l’industrie. Vous triez, vous compostez ? Mauvaise nouvelle, les déchets des ménages représentent seulement 3 % de la production totale de déchets aux Etats-Unis et 8,3 % en Europe. Aussi incroyable que cela puisse paraître à tous ceux qui sont habités par un sentiment d’urgence écologique absolue, ce sujet n’attire pas les foules.
d’après de nombreux scientifiques, il ne resterait plus que quelques années pour réagir. Mais comment ?
Les mobilisations contre le changement climatique sont ridiculement faibles et, bien souvent, les néo-écolos « ne savent pas très bien par quoi commencer, s’épuisent dans des petites actions à faible impact, s’épanouissent dans des projets qui ne font pas encore système avec les organisations sociales, politiques, économiques qui les entourent » affirme Cyril Dion. Son ouvrage, Petit manuel de résistance contemporaine, explore les meilleures stratégies pour résister face à un danger « d’une ampleur comparable à celui d’une guerre mondiale ».

Le livre s’ouvre sur un chapitre désagréable, mais indispensable, pour établir la réflexion sur des bases solides. De quelle situation écologique parlons-nous exactement ? Accélération du réchauffement planétaire, disparition de 80 % des insectes en Europe et de 50 % des populations de vertébrés ces quarante dernières années… d’après de nombreux scientifiques, il ne resterait plus que quelques années pour réagir. Mais comment ?
Transformer notre façon de voir
Manifester, signer des pétitions, agir localement, occuper des lieux, boycotter… Toutes ces propositions faites dans d’innombrables ouvrages, articles, émissions et réseaux sociaux « n’ont aucune utilité, ou presque, si elles sont mises en œuvre de façon...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-9"> ¤ Les affinités végétales 6|6. Penseurs ou écrivains, ils racontent leur relation à une plante. Cette semaine, l’historien Georges Vigarello analyse comment la disparition progressive de nos espaces naturels, au profit de l’artificialisation du monde, crée de nouvelles attentes face à l’environnement.
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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-10"> ¤ Presque trente ans après la révolution de 1989, la corruption reste enracinée en Roumanie, où les manifestants proeuropéens réclament le respect de droits élémentaires, s’indigne Daniela Lavinia Bîciu, opposante au gouvernement.
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« La transition démocratique toujours inachevée de la Roumanie »

Presque trente ans après la révolution de 1989, la corruption reste enracinée en Roumanie, où les manifestants proeuropéens réclament le respect de droits élémentaires, s’indigne Daniela Lavinia Bîciu, opposante au gouvernement.



Le Monde
 |    17.08.2018 à 06h30
    |

Daniela Lavinia Bîciu (Consultante auprès des institutions européennes)







                        



                                


                            

Tribune. L’opinion internationale a pris connaissance de la situation préoccupante régnant en Roumanie où, depuis plus d’un an, la population excédée proteste contre les abus du gouvernement. Le 10 août, la tension a atteint un point culminant, avec une intervention en force de la gendarmerie contre les manifestants venus à Bucarest, en majorité des Roumains établis à l’étranger, pour protester de nouveau contre le comportement du Parti social-démocrate (PSD, héritier du PC) au pouvoir. Près de 500 personnes ont été blessées ou ont dû recevoir une assistance médicale d’urgence. Les gendarmes ont multiplié les brutalités et ont utilisé du gaz lacrymogène ou du spray irritant contre la population, y compris femmes, enfants et personnes à mobilité réduite. Tous étaient là pour en finir avec une corruption endémique, pour dire « assez » au gouvernement, demander sa démission et des élections législatives anticipées. Un seuil psychologique important a été franchi : la compréhension que ce gouvernement utilisera tout moyen, y compris la force envers ses citoyens, pour garder le pouvoir.
La démonstration de la diaspora, la première de ce type, montre que les distances ne sont plus une barrière lorsqu’il faut agir pour la démocratie. Le gouvernement a compris cette réalité autrement, en invoquant des théories du complot pour mobiliser sa garde prétorienne contre ses citoyens. Invoquant en permanence ses scores électoraux, le PSD oublie que l’abstentionnisme a été le principal élément de son succès. Aux élections législatives de décembre 2016, la faible participation des jeunes, désabusés par la politique, d’une partie des intellectuels et de la classe urbaine, entre autres, a permis aux sociaux-démocrates de gagner la majorité d’une minorité. Le pouvoir a su surfer sur la peur de la mondialisation à vitesse différenciée, sur l’ignorance, sur l’isolement des milieux ruraux, sur le manque d’information et sur la nostalgie de certains du temps...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-11"> ¤ Devenir propriétaire de l’autre côté des Pyrénées pour un acheteur français est moins facile qu’il n’y paraît (3/3).
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Ce qu’il faut savoir pour acheter en Espagne

Devenir propriétaire de l’autre côté des Pyrénées pour un acheteur français est moins facile qu’il n’y paraît (3/3).



Le Monde
 |    17.08.2018 à 06h15
    |

            Jérôme Porier








                        



   


Pour un achat immobilier, la principale différence entre la France et l’Espagne réside dans le rôle du notaire. Quand les notaires français procèdent à toutes les vérifications juridiques, administratives et urbanistiques sur le bien immobilier avant la vente, leurs homologues espagnols ne sont pas censés vérifier ces informations. La vérification de l’authenticité de la propriété revient à l’acheteur. Il lui revient aussi le droit de choisir le notaire.
« Il est fortement conseillé de faire appel à un avocat pour éviter les mauvaises surprises », Caroline Zak immobilier-en-espagne.com
C’est donc ce dernier (ou plutôt son avocat ou son conseiller) qui doit s’assurer, par exemple, que le cadastre est bien respecté et qu’il n’existe pas d’hypothèque sur le bien vendu. « C’est pourquoi il est fortement conseillé de faire appel à un avocat pour éviter les mauvaises surprises », conseille Caroline Zak, directrice d’Immobilier-en-espagne.com.
Au final, le total des impôts, charges et frais représente de 8 % à 13 % du prix d’acquisition, selon les communautés autonomes (les régions espagnoles). L’Espagne, c’est un pays et dix-sept régimes fiscaux différents, chaque communauté autonome gérant ses impôts immobiliers. C’est pourquoi les taux des impôts à l’achat varient selon les régions. La principale taxe est l’impôt sur le transfert de propriété (« Impuesto de Transmisiones Patrimoniales » ou ITP). Le taux de l’ITP est de 6 % du montant de la vente à Madrid, de 10 % à Barcelone et à Valence, de 8 % à 10 % en Andalousie, de 8 % à 11 % aux Baléares et de 7 % au Pays Basque.

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Il existe aussi une taxe sur la documentation juridique (« Impuesto sobre Actos Jurídicos Documentados » ou IAJD). Là aussi, le taux d’imposition va de 0,5 % à 1,5 % du montant de la vente selon les régions. Il est de 1,5 % en Catalogne, en Andalousie et dans la région de Valence, de 0,75 % pour la Communauté de Madrid et de 0,5 % au Pays Basque.
Les honoraires des notaires varient de 400 euros à 1 000 euros selon le montant de l’acquisition. « Comptez environ 0,1 % de la valeur d’achat du bien avec un minimum de 400 euros », précise Patrick Crosset, fondateur du site acheterenespagne.fr. Il faut aussi compter les frais d’évaluation du bien immobilier (la « tasación » en espagnol) variable de 300 à 1 000 euros, et les frais d’inscription au registre de la propriété, qui vont de 400 à 700 euros.

   


En ce qui concerne l’accompagnement juridique, certains avocats vont jusqu’à réclamer un pourcentage sur le prix de vente qui peut atteindre 3 %, voire 4 % juste pour contrôler la conformité des documents à signer. Il faut les boycotter et exiger un forfait ou un pourcentage inférieur (1 % est la règle). Opter pour un conseiller immobilier est généralement une solution plus avantageuse car celui-ci accompagne son client tout au long du processus d’achat et ses honoraires (3 % sur le prix de vente) ne sont dûs qu’en cas de succès.
Attention, le mètre carré espagnol des annonces immobilières est généralement plus petit de 15 % à 20 % que le mètre carré français. « En France, la superficie annoncée est la surface habitable ou la surface utile. En Espagne, la superficie dont parlent les propriétaires et les agences est le plus souvent la surface construite qui inclue un pourcentage des parties communes, les balcons, terrasses, l’épaisseur des murs, etc... », explique Thomas Rouer, fondateur du site jacheteenespagne.com.
Gare aussi aux doubles commissions ! Certaines agences ont l’habitude de demander une commission au vendeur et une autre à l’acheteur, surtout s’il est étranger. Dans la plupart des villes espagnoles, les honoraires de l’agence sont à la charge du vendeur. Cependant, dans quelques régions, comme à Valence, Castellon ou Murcia, ils sont répartis entre acheteurs et vendeurs. L’acheteur doit alors ajouter entre 2,5 % et 4 % (hors taxe) du prix affiché par l’agence. De façon générale, il est fortement recommandé de se faire accompagner par un avocat ou un conseiller francophone qui effectuera pour vous les démarches administratives. Il vous en coûtera entre 2 000 et 4 000 euros, mais cette dépense peut vous éviter une catastrophe.

   


Airbnb dans le collimateur
Ces dernières années, Barcelone, Valence, Bilbao et Palma de Majorque ont durci la réglementation des locations de courte durée. Désormais, les licences pour louer à des touristes sont accordées au goutte-à-goutte. A Palma de Majorque, seule est autorisée depuis le 1er juillet la location de « logements unifamiliaux complets » (c’est-à-dire des maisons, villas ou chalets) en dehors du centre historique, des zones industrielles et même des environs de l’aéroport.
Même si certaines villes plus petites restent laxistes vis-à-vis d’Airbnb et consors, il est fortement conseillé de ne pas compter sur la location de courte durée pour rentabiliser son investissement. En revanche, la location de longue durée est intéressante en Espagne. « Un investissement locatif est généralement plus rentable en Espagne qu’en France, car les charges y sont moins élevées et les loyers moins taxés, et surtout car la plupart des charges peuvent être déduites », explique M. Rouer. Il est ainsi possible d’amortir annuellement 3 % du montant d’acquisition et de pratiquer un abattement de 40 % sur les loyers en cas de location de plus de deux ans.

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Si le système bancaire espagnol est désormais assaini, il est plutôt recommandé pour un acheteur français d’emprunter en France. A moins d’apporter de sérieuses garanties (et une part de cash importante), il est difficile pour un Français de traiter auprès d’une banque espagnole. Celle-ci exigera soit la domiciliation des revenus en Espagne, soit une hypothèque sur un bien situé dans ce pays. Malheureusement, encore peu de banques françaises acceptent de prêter pour acheter un bien situé hors de France, mais quelques-unes, comme le Crédit mutuel ou Boursorama, possèdent des filiales en Espagne, ce qui peut faciliter les démarches.
Obtenir un numéro d’identification étranger
Pour acheter un appartement, ouvrir un compte bancaire ou vous inscrire à la Sécurité sociale en Espagne, il faut au préalable obtenir un NIE (Numéro d’Identification Etranger). Les démarches administratives peuvent être assez longues, surtout si vous n’êtes pas dans le pays et que vous faites votre demande à partir de France. Prévoyez quatre à six semaines de délai pour obtenir ce précieux numéro d’immatriculation.
Imposition des loyers
Les revenus nets des loyers (recettes – charges) sont taxés à 19 % en Espagne. Un investissement locatif est généralement plus rentable en Espagne qu’en France, car les prix d’acquisition sont inférieurs, les charges moins élevées, les loyers moins taxés, et aussi parce que la plupart des charges peuvent être déduites des revenus locatifs.
La liste des dépenses admises en déduction est longue : les intérêts d’emprunt, les travaux, les impôts locaux, les primes d’assurance, l’amortissement du bien (égal à 3 % du montant le plus élevé entre le prix d’acquisition et la valeur cadastrale). Il existe, par ailleurs, un abattement de 40 % en cas de location sur une durée supérieure à deux ans.

   


A la revente, l’impôt sur les plus-values immobilières est différent selon que vous soyez résident ou non-résident. Dans le cas d’un non-résident, c’est 19 % depuis 2016. Pour les résidents, le calcul se fait par tranche : 19 % pour les premiers 6 000 euros de plus-value, 21 % pour la tranche de plus-value comprise entre 6 000 et 50 000 euros, 23 % pour la part de la plus-value supérieure à 50 000 euros. Cas particulier : vous êtes exonérés si vous avez plus de 65 ans et vous vendez votre résidence principale, ou si vous réinvestissez dans une résidence principale. Pour en savoir plus, le site le plus complet sur le sujet est acheterenespagne.fr.
 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-12"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Kacem El Ghazzali, l’un des soutiens de Raif Badawi, militant des droits de l’homme emprisonné en Arabie saoudite, appelle l’Occident à soutenir les libres-penseurs du monde musulman.
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Article sélectionné dans La Matinale du 16/08/2018
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« Les valeurs des Lumières n’appartiennent pas qu’à “l’homme blanc” »

Dans une tribune au « Monde », Kacem El Ghazzali, l’un des soutiens de Raif Badawi, militant des droits de l’homme emprisonné en Arabie saoudite, appelle l’Occident à soutenir les libres-penseurs du monde musulman.



Le Monde
 |    17.08.2018 à 05h15
 • Mis à jour le
17.08.2018 à 06h58
    |

Kacem El Ghazzali (Représentant de l’Union Internationale Humaniste et Ethique auprès du Conseil des droits de l’homme de l’ONU)







                        



                                


                            

Tribune. Un simple tweet, le 2 août, de la ministre canadienne des affaires étrangères, Chrysia Freeland, protestant contre une arrestation en Arabie saoudite a déclenché une tension inédite entre Riyad et Ottawa. Mme Freeland s’est déclarée « très alarmée d’apprendre l’emprisonnement de Samar Badawi », la sœur du blogueur et militant des droits de l’homme emprisonné Raif Badawi, et ajoutait : « Nous continuons de fortement appeler à la libération » de ces deux personnes.
Que cette protestation soit venue d’une autorité canadienne ne doit pas étonner. En 2015, Ensaf Haidar, la femme de Raif Badawi, condamné à dix ans de prison et à mille coups de fouet pour « insulte à l’islam », avait reçu la visite de Justin Trudeau dans sa maison d’exil à Ottawa. Ce dernier, alors en campagne pour être élu premier ministre, avait ensuite posté une photo sur Twitter avec le hashtag #FreeRaif.
Cette fois, l’Arabie saoudite a rompu ses relations diplomatiques avec le Canada, donné à l’ambassadeur canadien vingt-quatre heures pour quitter Riyad, annulé les vols entre les deux pays et gelé leurs relations commerciales.

Trahison
Cette affaire a le mérite de jeter une lumière crue sur les limites des prétentions réformistes du régime saoudien et de rappeler au monde entier que Raif Badawi, 34 ans, a été condamné – par un jugement prononcé en 2014 et confirmé en 2015 –, simplement pour avoir assumé ses convictions de libre-penseur et prôné une libéralisation du régime. Il est aujourd’hui toujours emprisonné, sa flagellation ayant été seulement interrompue à la suite des blessures reçues lors des premiers coups de fouet.
Son cas nous rappelle que les valeurs des Lumières n’appartiennent pas qu’à « l’homme blanc », mais sont universelles. Ce sont les valeurs de tous ceux qui ont le courage d’y croire et de les défendre. Paradoxalement, Raif Badawi et d’autres libres-penseurs qui croupissent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-13"> ¤ Série « C’était mieux avant ? » (6/6). Avec son esthétique du gigantisme, l’art contemporain dominant est paradoxalement devenu le vecteur principal de l’enlaidissement du monde, estime l’écrivaine.
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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-14"> ¤ Les discours qui ne parlent que de taux de croissance et de réduction des droits de douane laissent un vide que les populistes s’empressent de combler. L’Europe a besoin de récit et de symboles, souligne Christian Lequesne, professeur de science politique.
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« L’Europe doit refaire de la politique »

Les discours qui ne parlent que de taux de croissance et de réduction des droits de douane laissent un vide que les populistes s’empressent de combler. L’Europe a besoin de récit et de symboles, souligne Christian Lequesne, professeur de science politique.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 15h01
    |

Christian Lequesne (Professeur de science politique à Sciences Po Paris)







                        



                                


                            

Tribune. Les politiciens populistes, qu’ils soient au pouvoir comme Viktor Orban en Hongrie, Matteo Salvini en Italie, ou dans l’opposition comme Marine Le Pen en France, réussissent chaque jour à orienter un peu plus le cours de la construction européenne. En adoptant des mesures minimalistes sur l’accueil des réfugiés, le dernier Conseil européen, qui s’est tenu à Bruxelles les 28 et 29 juin, en a été une illustration supplémentaire. Les populistes auraient-ils déjà gagné ? Et l’avenir de l’Europe en serait-il compromis ?
La réponse est « non ». Mais avant d’engager la bataille contre ceux qui incarnent l’opposition frontale à l’Europe, il est important de comprendre les fondements de leur succès. Trois raisons expliquent la légitimité grandissante des populistes contre la construction européenne.

La première est la dépolitisation du débat européen pendant de nombreuses décennies. L’Europe fut traitée comme une question de politiques publiques et non de politique. Il s’agissait, pour les politiciens et les experts nationaux, de réguler des problèmes d’interdépendance en évitant de trop mobiliser les discours, les controverses et les symboles. Ce triomphe des politiques publiques sur la politique a conduit à réaliser l’euro, l’élargissement ou l’accord de Schengen sans vraiment en débattre, puisque l’efficacité des réalisations suffisait à les légitimer.
Politique de l’autruche de David Cameron
L’erreur fut fatale. D’abord, parce que les peuples y ont trouvé du pain bénit pour dénoncer le manque de démocratie. Ensuite, parce que les populistes se sont emparés du vide discursif pour faire de la politique, la seule chose qui les intéresse réellement. Le Brexit constitue à cet égard un exemple, révélateur de ce double processus de dépolitisation et de repolitisation. Le rêve initial de l’ancien premier ministre britannique David Cameron eût été de continuer à impliquer la Grande-Bretagne a minima dans l’Union européenne...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-15"> ¤ Les genres journalistiques qu’ont fondés les écrivains n’ont cessé de se renouveler à travers l’apparition de nouveaux médias radiophoniques, télévisuels et numériques. La typologie que nous proposons ici s’inspire  de « La Littérature au quotidien. Poétiques journalistiques au XIXe siècle » (Seuil, 2007), de Marie-Eve Thérenty.
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Petite fabrique des formats

Les genres journalistiques qu’ont fondés les écrivains n’ont cessé de se renouveler à travers l’apparition de nouveaux médias radiophoniques, télévisuels et numériques. La typologie que nous proposons ici s’inspire  de « La Littérature au quotidien. Poétiques journalistiques au XIXe siècle » (Seuil, 2007), de Marie-Eve Thérenty.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 13h24
    |

                            Anne Dujin








                        



                                


                            
L’intervention des écrivains dans les médias prend diverses formes, qui remontent généralement au XIXe siècle. Dans La Littérature au quotidien. Poétiques journalistiques au XIXe siècle (Seuil, 2007), Marie-Eve Thérenty montre comment les écrivains ont fondé les différents genres journalistiques, et la manière dont cela a, en retour, transformé la littérature. Ces différents formats d’intervention n’ont cessé de se renouveler à travers l’apparition de nouveaux médias radiophoniques, télévisuels et numériques. Aujourd’hui, les processus de formatage, d’automatisation, de globalisation de l’information permettent paradoxalement le retour à des formes journalistiques parfois anciennes, réinventées, dans lesquelles les écrivains s’épanouissent.
Le feuilleton

Dans sa première acception, le feuilleton désigne la partie inférieure de la page du journal, consacrée à la critique littéraire, théâtrale, musicale, artistique, aux causeries mondaines ou aux récits de voyages. De là découle le « feuilleton littéraire », format qu’on trouve dans les pages consacrées à l’actualité de l’édition, et le plus souvent tenu par des écrivains : au Figaro, le feuilleton a été rédigé par des figures aussi diverses que le poète symboliste Henri de Régnier (1864-1936), Charles Dantzig ou Frédéric Beigbeder. Au « Monde des livres », Bertrand Poirot-Delpech, Michel Braudeau, Pierre Lepape, Eric Chevillard et Claro s’y sont successivement exercés.
Le feuilleton a aussi constitué la première forme d’intervention de l’écrivain dans la presse comme romancier. Au cours de l’année 1836, La Vieille Fille, de Balzac, paraît dans le quotidien La Presse. S’ouvre alors un âge d’or du roman-feuilleton, où excellera en particulier Eugène Sue, qui a pensé son œuvre romanesque spécifiquement pour ce format. Les Mystères de Paris paraissent dans Le Journal des débats entre le 19 juin 1842 et le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-16"> ¤ Les romanciers sont de plus en plus sollicités dans les médias. Leurs points de vue, confrontés à ceux des experts ou des journalistes, nous éclairent sur le monde tel qu’il va. Promotion, revenu  d’appoint, multiplication d’activités… Outre l’aspect matériel, leur présence dans l’espace public irait aussi de pair avec le retour de l’étude sociale dans la littérature.
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Les écrivains crèvent l’écran

Les romanciers sont de plus en plus sollicités dans les médias. Leurs points de vue, confrontés à ceux des experts ou des journalistes, nous éclairent sur le monde tel qu’il va. Promotion, revenu  d’appoint, multiplication d’activités… Outre l’aspect matériel, leur présence dans l’espace public irait aussi de pair avec le retour de l’étude sociale dans la littérature.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
18.08.2018 à 16h35
    |

                            Anne Dujin








                        



                                


                            

La rentrée littéraire approche, et avec elle la perspective d’une présence accrue de la littérature et des écrivains dans les médias, au moins pour quelques semaines. Mais posez-vous la question : la dernière fois que vous avez lu ou entendu un auteur s’exprimer dans les médias, de quoi était-il question ? S’agissait-il de Christine Angot, sur le plateau d’« On n’est pas couché », évoquant la psychanalyse ? D’Aurélien Bellanger sur France Culture, à propos de la « pornographie de cuisines » ? Ou peut-être de Camille Laurens, dans les colonnes de Libération, sur la « fiche avenir » des lycéens ?
Balzac, Kessel, Mauriac…
Depuis quelques années, l’écrivain fait des apparitions de plus en plus fréquentes dans les émissions d’actualité ou de débat, sur les plateaux de télévision, à la radio ou dans les colonnes des journaux. Il s’y trouve à côté de l’expert, du politique et du journaliste. Et il n’est plus là pour parler de son œuvre, comme aux grandes heures des émissions de Bernard Pivot, mais pour évoquer, sinon l’actualité immédiate, du moins le monde tel qu’il va.
Starisation excessive, sacrifice de la littérature au profit du commentaire voire de la recherche de la polémique (et de l’audience qui l’accompagne)… les esprits chagrins ne manquent pas de raisons pour déplorer cette évolution. Pourtant ce phénomène n’a rien d’une nouveauté : les figures du journaliste et de l’écrivain se sont longtemps confondues. N’est-ce pas Balzac qui rédigea le premier numéro de l’hebdomadaire satirique La Caricature, à l’automne 1830 ? N’est-ce pas le romancier Joseph Kessel qui, en juillet 1945, assista pour France-Soir au procès en Haute Cour du maréchal Pétain ? Et François Mauriac, collaborateur régulier de L’Express, qui y dénonça, dès janvier 1955, la pratique de la torture en Algérie ?
Marie-Eve Thérenty, professeure à l’université Paul-Valéry-Montpellier-III, invite donc à penser sur le long terme la place des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-17"> ¤ Responsable des pages littéraires des « Inrockuptibles », la critique littéraire analyse la contribution des romanciers dans la sphère médiatique.
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Nelly Kaprièlian : « Les écrivains savent écrire, et ça change tout ! »

Responsable des pages littéraires des « Inrockuptibles », la critique littéraire analyse la contribution des romanciers dans la sphère médiatique.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 13h18
    |

                            Anne Dujin








                        



                                


                            
Nelly Kapriélian est critique littéraire, écrivain et responsable des pages littéraires des Inrockuptibles.
« Les Inrockuptibles » font partie des titres de presse qui ont très tôt sollicité les écrivains pour écrire dans leurs colonnes. De quand ce parti pris date-t-il ?
Les Inrocks ont commencé à ouvrir leurs colonnes aux écrivains dès le passage à la formule hebdomadaire, en 1995. Sylvain Bourmeau, qui était alors rédacteur en chef, a été moteur de ces initiatives. Une chronique a été confiée à Michel Houellebecq après la sortie de H.P. Lovecraft, une autre devait l’être à Virginie ­Despentes sur les films pornographiques après la sortie de Baise-moi, mais je crois qu’elle ne l’a jamais écrite.
Le phénomène a pris de l’ampleur, et on a aujourd’hui un rendez-vous régulier avec les écrivains, deux pages intitulées « Lectures », dans lesquelles nous leur donnons carte blanche. Ce principe est important, nous ne leur suggérons pas de sujet. Nous pouvons, parallèlement, solliciter des écrivains pour des dossiers thématiques précis. Nous l’avons fait, en juin, dans un numéro consacré aux migrants, dans lequel nous avons publié des contributions de Roberto Saviano, de Yannick Haenel et d’Erri De Luca. Il nous arrive aussi régulièrement de confier le pilotage d’un numéro entier à un écrivain. Nous l’avons fait avec ­Michel Houellebecq, Virginie Despentes et Edouard Louis. Ces numéros se vendent particulièrement bien.
Qu’apporte en propre la voix de l’écrivain dans les médias ? Comment expliquer le succès de cette formule ?
Cela paraît relever de l’évidence de le dire, mais les écrivains savent écrire, et ça change tout ! Ils sont à l’aise dans des formats un peu plus longs que l’article classique, ils savent construire et articuler un propos. Le style est également important. Confier un texte à un écrivain, c’est d’abord se dire que le résultat sera beau. Il y a enfin...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-18"> ¤ L’écrivain explique le choix de ses sujets en tant que chroniqueur radio à France Culture durant la saison dernière.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-18"> ¤                     
                                                   
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Aurélien Bellanger : « On compte  sur la sensibilité du romancier »

L’écrivain explique le choix de ses sujets en tant que chroniqueur radio à France Culture durant la saison dernière.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 13h20
    |

                            Anne Dujin








                        



                                


                            
Aurélien Bellanger est écrivain, romancier, auteur notamment de L’Aménagement du territoire et du Grand Paris (Gallimard, 2014 et 2017). Il est aussi chroniqueur pour différents médias, dont France Culture.
Vous avez tenu cette année une chronique quotidienne dans la matinale de France Culture. Comment avez-vous travaillé, choisi vos sujets ?
Cette chronique concluait la matinale. Elle s’appelait d’ailleurs « La Conclusion ». L’idée était de donner le point de vue d’un romancier sur le monde, à partir de sujets aussi divers que possible. Assez rapidement, on m’a dit qu’il y avait un côté « mythologies » de la France contemporaine dans ces chroniques. Cette idée m’a plu. La France avait un nouveau président de la République, et cela m’intéressait de faire la chronique de tous ces changements que l’on a beaucoup de mal à analyser, sur lesquels les points de vue sont de plus en plus contradictoires.
En tant qu’écrivain, je me sentais très libre et décontracté pour le faire. C’était généralement sur mon vélo, de retour de la chronique du jour, que j’avais l’idée de la chronique du lendemain. Le plus souvent je retrouvais une idée que j’avais déjà eue, mais que je n’avais pas encore creusée. On n’a finalement pas tant d’idées que cela…
Selon vous, qu’est-ce qui est attendu de l’écrivain lorsqu’il intervient dans les médias ?
Je crois que, parce que l’écrivain n’est pas expert, on compte sur sa sensibilité, voire sur ses intuitions. Je peux, dans une chronique ou un article, tenir des propos qu’un sociologue jugerait d’une immense banalité. Mais, dans le lot, quelque chose peut sonner juste. On sort d’une période où l’artiste était présent dans les médias, mais sur un mode « patrimonialisant », avec une autoréflexion permanente sur sa pratique.
C’était devenu ennuyeux. Et je dois dire que j’ai pris goût à cette forme de littérature d’intervention. Car cela reste de la littérature,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-19"> ¤ Editorial. La crise spectaculaire qui s’est déclenchée entre les Etats-Unis et la Turquie, alliés au sein de l’OTAN, pourraient avoir de graves répercussions économiques et diplomatiques.
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Trump-Erdogan  : duel perdant

Editorial. La crise spectaculaire qui s’est déclenchée entre les Etats-Unis et la Turquie, alliés au sein de l’OTAN, pourraient avoir de graves répercussions économiques et diplomatiques.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 11h54
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 11h54
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Avec des acteurs principaux – le populiste éruptif Donald Trump et l’autocrate sourcilleux Recep Tayyip Erdogan – qui mettent autant de testostérone dans leur pratique diplomatique, il est pour le moins aléatoire de préjuger de l’issue de l’empoignade actuelle entre les Etats-Unis et la Turquie.
En effet, c’est une crise spectaculaire qui s’est déclenchée entre les deux pays. Elle couvait depuis des mois. Sans succès, Ankara réclamait aux Américains l’extradition de Fethullah Gülen, le chef de la confrérie à laquelle le président turc attribue la paternité de la tentative de coup d’Etat de juillet 2016. Sans plus de succès, Washington exigeait d’Ankara la libération d’un pasteur évangéliste américain accusé par les autorités turques, de façon très fantaisiste, d’avoir été mêlé à cette tentative de coup d’Etat. A quoi s’ajoutaient de sérieuses divergences sur la guerre en Syrie, Washington soutenant les forces kurdes syriennes pour chasser l’organisation Etat islamique quand Ankara entend éradiquer, sur son territoire comme en Syrie, toute forme de mouvement kurde.

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En quelques jours, ces abcès ont dégénéré. Vendredi 10 août, Donald Trump a annoncé le doublement des droits de douane sur les exportations d’acier et d’aluminium turques. Ces sanctions ont suffi pour plonger la livre turque dans une violente tempête monétaire et pour menacer de déstabiliser une économie fragilisée par l’inflation et l’endettement public. M. Erdogan a immédiatement dénoncé un « complot politique » fomenté par Washington et appelé ses partisans à le soutenir dans cette « bataille nationale », au nom d’Allah contre le dollar.
Embarras de Paris et de Berlin
Quand on sait que les Etats-Unis et la Turquie sont des alliés de longue date, piliers de l’OTAN depuis les années de la guerre froide contre l’URSS, liés par un traité de défense mutuelle et par de solides échanges militaires (des armes nucléaires américaines, notamment, sont basées à Incirlik, en Turquie), cette bataille de chiffonniers est sans précédent. Ses répercussions économiques peuvent être sévères. Pour l’économie turque, évidemment, mais plus largement pour les banques internationales, européennes en particulier, auprès desquelles les entreprises turques sont lourdement endettées.

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Ses conséquences diplomatiques possibles ne sont pas moins graves. « Nous cherchons de nouveaux amis et de nouveaux alliés », claironne désormais M. Erdogan. Tout à ses rêves de grandeur ottomane restaurée, ce dernier tente de mettre en scène la constitution, autour d’Ankara, d’un « axe de résistance » face aux Etats-Unis.
Il cherche ainsi à obtenir l’appui des Européens, vis-à-vis desquels il dispose d’un sérieux moyen de chantage depuis qu’il s’est engagé à contrôler les flux migratoires en provenance du Proche-Orient. L’absence de réponse de la France et de l’Allemagne à la proposition du président turc d’une rencontre à quatre, avec la Russie, sur la Syrie en septembre, dit assez l’embarras de Paris et de Berlin.
Vladimir Poutine, au contraire, fait son miel de cette crise et a immédiatement dépêché son ministre des affaires étrangères à Ankara. Dans l’immédiat, il joue gagnant à tous les coups, tant l’affaiblissement de l’OTAN est, pour lui, un objectif stratégique.

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Avant de pousser trop loin leur bras de fer, Donald Trump et Recep Tayyip Erdogan seraient bien inspirés d’en prendre conscience. Sauf à se retrouver, l’un et l’autre, perdants. Le premier parce qu’il aurait perdu un allié de poids dans la région, le second parce qu’il se retrouverait dans la main de Moscou.



                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 15/08/2018
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Etienne Balibar : « Pour un droit international de l’hospitalité »

Dans une tribune au « Monde », le philosophe s’insurge contre les violences faites aux migrants, « que l’histoire jugera sans doute criminelles ».



Le Monde
 |    16.08.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 18h03
    |

Etienne Balibar (philosophe, professeur émérite à l’Université de Paris-Ouest)







                        



                                


                            

[Cette tribune reprend et précise des idées que le philosophe a développées le 13 juillet à Saorge (Alpes-Maritimes), dans le cadre du festival des Passeurs d’humanité de la vallée de la Roya.]
Tribune. En Méditerranée, la situation ne cesse de se tendre. Une hécatombe quotidienne, en partie dissimulée. Des Etats instituant ou tolérant des pratiques d’élimination que l’histoire jugera sans doute criminelles. Entre les deux, des initiatives incarnant l’effort de solidarité de la « société civile » : villes refuges, « passeurs d’humanité », navires de sauvetage trop souvent contraints à la guérilla contre l’hostilité des pouvoirs publics.
Cette situation n’est pas sans analogues dans le monde. Mais pour nous, citoyens d’Europe, elle revêt une signification et une urgence particulières. Elle appelle une refonte du droit international, orientée vers la reconnaissance de l’hospitalité comme « droit fondamental » imposant ses obligations aux Etats, dont la portée soit au moins égale à celle des grandes proclamations de l’après-guerre (1945, 1948, 1951). Il faut donc en discuter.
Et d’abord, de qui parlons-nous : de « réfugiés », de « migrants », ou d’une autre catégorie qui les englobe ? Ces distinctions, on le sait, sont au cœur des pratiques administratives et de leur contestation. Mais surtout, de la façon dont nous nommons les humains qu’il s’agit de protéger ou de contraindre dépend aussi le type de droits que nous leur reconnaissons, et la façon dont nous qualifions le fait de les en priver.
Le terme auquel je pense est celui d’errants. Il me conduit à parler d’errance migratoire ou de migrance plutôt que de « migration ». Le droit international de l’hospitalité doit s’adresser aux errants de notre société mondialisée, refléter les caractères de l’errance migratoire comme telle, en particulier du fait des violences qui se concentrent sur son parcours. 
Les...



                        

                        

