<FILE-date="2018/08/18/21">

<article-nb="2018/08/18/21-1">
<filnamedate="20180818"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180818"><AAMMJJHH="2018081821">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Selon l’opposition autrichienne cette présence samedi remettrait en cause la réputation de neutralité politique de l’Autriche qui assure la présidence tournante de l’Union européenne.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

Autriche : Poutine présent au mariage d’une ministre proche de l’extrême droite, critiques de l’opposition

Selon l’opposition autrichienne cette présence samedi remettrait en cause la réputation de neutralité politique de l’Autriche qui assure la présidence tournante de l’Union européenne.



Le Monde
 |    18.08.2018 à 20h32
   





                        



   


Un mariage et une invité qui font polémique en Autriche. Le président russe Vladimir Poutine a assisté samedi 18 août au mariage de la ministre autrichienne des affaires étrangères, Karin Kneissl, nommée par le FPÖ (extrême droite). Selon l’opposition cette présence remettrait en cause la réputation de neutralité politique de l’Autriche qui assure la présidence tournante de l’Union européenne (UE).

        Lire aussi :
         

                En Autriche, Vladimir Poutine invité au mariage d’une ministre proche de l’extrême droite



M. Poutine faisait partie de la centaine d’invités qui ont assisté à la cérémonie à Gamlitz, un village viticole des environs de Graz, dans le sud-est de l’Autriche. Le président russe a notamment été pris en photo en train de danser avec Karin Kneissl, qui a épousé l’homme d’affaires Wolfgang Meilinger. Parmi les invités figuraient également le chancelier conservateur autrichien Sebastian Kurz (ÖVP, parti populaire d’Autriche) – qui préside depuis le 1er juillet le conseil de l’Union européenne – et le vice-chancelier d’extrême droite Heinz-Christian Strache.

        Lire aussi :
         

                En Autriche, Sebastian Kurz durcit les conditions d’accueil des réfugiés



« Poutine est l’adversaire le plus agressif de l’UE »
M. Poutine est venu accompagné d’une troupe de chanteurs cosaques qui s’est produite pour le couple. Des centaines de policiers ont été déployés à l’occasion de la cérémonie et la route reliant le village à l’aéroport de Graz a été fermée dans les deux directions à l’arrivée et au départ du président russe.
Le président russe a été raccompagné à l’aéroport par M. Kurz, puis s’est rendu directement en Allemagne pour une rencontre programmée dans la soirée avec la chancelière allemande Angela Merkel près de Berlin. « Comment la présidence autrichienne de l’UE peut-elle jouer comme elle le prétend un rôle d’intermédiaire honnête (entre les 28 et Moscou) si la ministre des affaires étrangères et le chancelier se placent aussi clairement d’un côté ? » s’était ainsi interrogé vendredi le ténor social-démocrate (SPÖ, opposition) Andreas Schieder.
Le parti Vert (opposition) avait pour sa part demandé la « démission immédiate » de la ministre, soulignant que « Vladimir Poutine est l’adversaire le plus agressif de l’UE en matière de politique étrangère ». M. Strache a rejeté les critiques sur la visite et les frais qu’elle a occasionnés.
« Chaque manifestation gauche-Verts, avec ses possibles émeutes, embouteillages, coûts en matière de sécurité, coûte au contribuable autrichien beaucoup plus que la visite respectueuse du président russe en l’honneur de notre ministre des affaires étrangères et de notre pays. »



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/18/21-2">

<article-nb="2018/08/18/21-3">
<filnamedate="20180818"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180818"><AAMMJJHH="2018081821">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Les partisans de Soumaïla Cissé ont marché samedi pour protester contre les résultats provisoires, plaçant le président sortant Ibrahim Boubacar Keïta largement en tête.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤         

Compte rendu

Au Mali, le camp du perdant de la présidentielle manifeste pour revendiquer sa victoire

Les partisans de Soumaïla Cissé ont marché samedi pour protester contre les résultats provisoires, plaçant le président sortant Ibrahim Boubacar Keïta largement en tête.

Par                                            Morgane Le Cam (Bamako, correspondance)




LE MONDE
              datetime="2018-08-18T17:54:52+02:00"

        Le 18.08.2018 à 17h54






    
Des manifestants contre le président sortant IBK, le samedi 18 août à Bamako.
Crédits : LUC GNAGO / REUTERS


Tout était prêt à 8 heures du matin, samedi 18 août. La place de la Liberté, départ habituel des manifestations de Bamako, était bouclée par des dizaines de policiers et militaires en tenue anti-émeute. Les vuvuzelas circulent, 500 F CFA l’unité. Des champs partisans sont entonnés. Mais seules quelques centaines de militants ont investi la place. « La prise de la Bastille a commencé avec sept personnes, et après, elle a été prise ! Ce n’est pas la foule qui compte. Le 4 septembre, Soumaïla Cissé va être investi président. Nous sommes déterminés et nous allons nous battre », assure Ibrahima Adema Coulibaly.
Comme ce chauffeur de poids lourd, les militants présents rejettent les résultats provisoires annoncés par le ministère de l’administration territoriale, le 16 août. Avec 67,17 % de voix contre seulement 32,83 % pour Soumaïla Cissé, le président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) a été largement réélu. Une « supercherie, mascarade, parodie et mensonges », a dénoncé M. Cissé le 17 août. « Si on exclut les résultats issus des bourrages d’urnes avérés dans de nombreux bureaux de vote (…) ainsi que les résultats tout simplement fantaisistes dans de très nombreuses localités du nord du pays, je sors vainqueur de l’élection présidentielle avec 51,75 % des voix contre 48,25 % à notre adversaire », avait-t-il déclaré. Si des irrégularités ont été constatées par certaines missions d’observation électorale, d’aucuns doutent que cela ait pu inverser la tendance entre les deux candidats, qui ont plus de 34 points d’écart au second tour.

        Lire aussi :
         

                Le président « IBK », vainqueur affaibli de l’élection au Mali



Quelques milliers de manifestants
A 10 h 30, Soumaïla Cissé arrive place de la liberté, sous les acclamations de ses partisans. Les rangs ont grossi. Quelques milliers de personnes commencent à marcher, calmement, en direction de la bourse du travail. La mobilisation est inférieure à celle constatée lors de la manifestation du 8 juin dernier, elle aussi organisée par l’Union pour la République et la démocratie (URD), le parti de M. Cissé. L’opposition avait alors marché pour réclamer une élection présidentielle transparente. La manifestation de samedi n’est pas non plus comparable avec la marée humaine soulevée par cette même opposition l’an dernier, lors des marches contre la révision constitutionnelle.

        Lire l’éditorial du « Monde » :
         

          Au Mali, une deuxième chance pour « IBK »



« Il y a moins de monde car le gouvernement travaille à démobiliser les troupes avec des menaces par-ci par-là. Beaucoup de gens voulaient venir mais ils ont eu peur car on leur avait dit qu’il allait y avoir des troubles », souligne Diakité Kadidja Fofana. Derrière la directrice adjointe de la campagne de M. Cissé, les manifestants scandent « IBK, voleur » à tout va. « IBK, président de l’incompétence et du vol », hurle l’un d’entre eux. « Il ne faut pas dire qu’IBK est président », le corrige son voisin avant de le conseiller : « Crie plutôt que Soumaïla Cissé est président ».
Derrière le cordon de sécurité formé par les policiers, les riverains observent la foule qui passe. Certains encouragent les marcheurs, d’autres affichent un visage inquiet. « On veut la paix ! », supplie un passant, les mains en l’air, avant de s’agacer : « À chaque fois, c’est pareil. Les hommes politiques prennent nos enfants pour les faire sortir pour ces conneries. » « Elections = turbulences », lance un autre, lorsque la foule passe devant sa concession. « À bas la communauté internationale, à bas la France », entend-on à plusieurs reprises.
« Nous n’accepterons pas qu’on nous vole notre victoire »
À Bamako, les félicitations adressées à IBK par Emmanuel Macron sont restées en travers de la gorge de beaucoup. Les partisans de Soumi reprochent au président français de n’avoir pas attendu la proclamation des résultats définitifs par la Cour constitutionnelle, prévue le 20 août, pour se prononcer. « On s’attendait à ce que la France joue l’arbitre, comme il n’y a pas de justice dans notre pays. Vous les Français, vous nous avez imposé la démocratie et maintenant vous ne nous aidez pas à la garder, c’est une honte ! », estime Abass Diallo, un militant de l’URD.
Devant la bourse du travail, Soumi et ses soutiens montent sur scène. « Ça ne sert plus à rien d’aller aux élections, ni d’être candidat. Quel que soit ce que vous allez faire, voter, ils vont bourrer les urnes… Ce n’est pas un système démocratique », dénonce Choguel Kokala Maïga, un des candidats malheureux de cette présidentielle. « Peut-on constituer une démocratie sur le vol ? Non ! », enchaîne Soumaïla Cissé. Nous n’accepterons pas qu’on nous vole notre victoire, votre victoire. (…) Si vous aimez votre pays, il faut résister. Restons mobilisés », poursuit-il. Mais le calendrier ne joue pas en faveur du chef de file de l’opposition. Mardi 21 août, les Maliens fêteront l’Aïd-el-Kébir en grande pompe. « Après la fête, nous allons nous retrouver et nous allons en découdre avec ces mauvais agissements », promet Soumi en clôturant son discours. En attendant, M. Cissé a introduit plusieurs recours auprès de la Cour constitutionnelle. Lors du premier tour, les juges les avaient tous rejetés.


<article-nb="2018/08/18/21-4">
<filnamedate="20180818"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180818"><AAMMJJHH="2018081821">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Si le président américain ne mentionne à aucun moment son nom, cette salve de tweets matinaux intervient après l’offensive lancée la semaine dernière par des géants d’internet contre le conspirationniste américain Alex Jones.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Sur Twitter, Trump dénonce la « censure » sur les réseaux sociaux de personnalités conservatrices

Si le président américain ne mentionne à aucun moment son nom, cette salve de tweets matinaux intervient après l’offensive lancée la semaine dernière par des géants d’internet contre le conspirationniste américain Alex Jones.



Le Monde
 |    18.08.2018 à 17h21
   





                        



   


Donald Trump est en colère et il le fait savoir. Via son canal de communication habituel, Twitter, le président américain a dénoncé samedi 18 août la suspension par les géants d’internet de comptes de personnalités de la droite américaine sur les réseaux sociaux.
« Les réseaux sociaux discriminent absolument les voix Républicaines/Conservatrices », a-t-il notamment lancé dans une série de tweets, promettant que son gouvernement ne laisserait pas ça arriver, sans apporter davantage de précisions.
« Ils font taire les opinions de beaucoup de personnes de DROITE alors qu’en même temps ils ne font rien pour les autres. La censure est quelque chose de très dangereux est absolument impossible à surveiller. »
Si Donald Trump ne mentionne à aucun moment son nom, cette salve de tweets matinaux intervient après l’offensive lancée la semaine dernière par des géants d’internet contre le conspirationniste américain Alex Jones, privé d’accès aux plateformes Facebook et Spotify notamment.

        Lire aussi :
         

                Alex Jones, figure de proue du conspirationnisme américain



Trump s’en prend à CNN et MSNBC
Twitter a également restreint mardi, pour une semaine, le compte de cette tête de proue de l’extrême droite américaine. Il a notamment fondé le site Infowars qui totalise plus de 200 000 visiteurs par jours et plus de 25 millions de pages vues en un mois. Sa ligne éditoriale : relayer les derniers complots à la mode. M. Jones va même jusqu’à dire que la fusillade de l’école primaire Sandy Hook, où vingt enfants âgés de 6 à 7 ans ont perdu la vie en 2012, a été montée de toutes pièces par le gouvernement, dans le seul but d’interdire la vente d’armes semi-automatiques.

        Lire aussi :
         

                Wordpress.com supprime plusieurs blogs conspirationnistes



Facebook, qui a suspendu les quatre principales pages de l’Américain, a accusé celles-ci de « glorifier la violence » et « d’utiliser un langage déshumanisant pour décrire des personnes transgenres, musulmanes et immigrées », en infraction avec le règlement interne du réseau social.
Mais pour Donald Trump, « laissons tout le monde participer, bon et mauvais ». Dans sa série de tweets, samedi, il s’en est également pris à deux chaînes de télévision américaines :
« Il n’y a rien d’aussi bidon que CNN et MSNBC et pourtant je ne demande pas à supprimer leur comportement malade. »



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/18/21-5">
<filnamedate="20180818"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180818"><AAMMJJHH="2018081821">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Ayant occupé de nombreux postes au sein des Nations unies, l’ancien secrétaire général a connu nombre de succès, d’échecs et de polémiques.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Mort de Kofi Annan : les dates marquantes de sa carrière à l’ONU

Ayant occupé de nombreux postes au sein des Nations unies, l’ancien secrétaire général a connu nombre de succès, d’échecs et de polémiques.



Le Monde
 |    18.08.2018 à 15h10
 • Mis à jour le
18.08.2018 à 15h24
   





                        



   


Kofi Annan, ancien secrétaire général des Nations unies et lauréat du prix Nobel de la paix, est mort samedi 18 août à l’âge de 80 ans, au terme d’une vie consacrée à la diplomatie. Ayant occupé de nombreux postes au sein des Nations unies, l’ancien secrétaire général a connu nombre de succès, d’échecs et de polémiques.
1992 : l’échec en Yougoslavie
Pendant la guerre en Yougoslavie, Kofi Annan est chef adjoint des opérations de maintien de la paix, spécifiquement chargé de cette région. L’ONU, qui est incapable de mettre fin à la guerre, y connaît l’un de ses principaux échecs : le massacre de Srebrenica. Un événement qui suscitera un mea culpa de la part de Kofi Annan et des Nations unies : « Par nos graves erreurs de jugements et notre incapacité à comprendre l’ampleur du mal auquel nous étions confrontés, nous avons échoué à faire notre part pour protéger les habitants de Srebrenica face aux campagnes planifiées de massacres par les forces serbes, écrit le diplomate ghanéen en 1999. Srebrenica cristallise une vérité que l’ONU et la communauté internationale ont comprise trop tard : la Bosnie-Herzégovine était autant un conflit militaire qu’une cause morale. »
1994 : le génocide du Rwanda
Nouvel échec de celui qui est devenu le responsable des opérations de maintien de la paix : le génocide du Rwanda. Là encore, Kofi Annan reconnaîtra quelques années après les erreurs commises par l’ONU, lors d’un discours devant le Parlement rwandais, en 1998 : « Aujourd’hui, nous savons que ce que nous avons fait alors était loin d’être suffisant ; pas assez pour protéger le Rwanda contre lui-même, pas assez pour honorer les idéaux pour lesquels les Nations unies existent. »
17 décembre 1996 : discours d’investiture
Kofi Annan démarre son premier mandat en janvier 1997. Dès son discours d’investiture, il annonce qu’il aura pour objectifs d’« assainir les Nations unies, les rendre plus présentes et plus efficaces, plus sensibles aux souhaits et aux besoins de ses membres et plus réalistes dans leurs buts et engagements ».
1998 : création de la Cour pénale internationale
En juillet 1998 est adopté le Statut de Rome, qui crée la Cour pénale internationale, juridiction pénale permanente chargée de juger les personnes accusées de génocide, de crime contre l’humanité, de crime d’agression et de crime de guerre. Elle démarre son action en 2002, malgré la réticence des Etats-Unis et de la Russie, membres du Conseil de sécurité de l’ONU, qui n’ont jamais ratifié le texte, tout comme la Chine, qui ne l’a pas signé.
1998 : médiation auprès de Saddam Hussein
Alors que les Etats-Unis veulent bombarder l’Irak, Kofi Annan parvient à désamorcer la crise en obtenant de Saddam Hussein qu’il consente à un protocole autorisant les inspecteurs des Nations unies à visiter tout site suspect en Irak.
2000 : rapport du millénaire
En avril 2000, le secrétaire général publie un rapport du millénaire. De ce rapport, qui appelle les chefs d’Etat et de gouvernement à faire de la lutte contre la pauvreté et contre les inégalités la priorité du début du nouveau millénaire, seront inspirés les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).
2001 : réélection et prix Nobel
En juin 2001, Kofi Annan est réélu par acclamation de l’Assemblée générale. En décembre, il obtient le prix Nobel de la paix, conjointement à l’ONU, en hommage à leur action commune pour la paix et la justice dans le monde. Le comité a salué le secrétaire général, qui « a été en pointe pour insuffler une nouvelle vie à l’organisation », en relevant de « nouveaux défis », tels le « terrorisme international » et le sida.
2003 : guerre en Irak
Le secrétaire général cherche à éviter la guerre en Irak, exhortant les Etats-Unis et le Royaume-Uni à ne pas envahir le pays sans le soutien de l’ONU. Il déclare cette guerre illégale en septembre 2004. Kofi Annan parlera par la suite de cette période comme de son « plus mauvais moment » à la tête de l’organisation.
2005 : scandale du programme « Pétrole contre nourriture »
Le secrétaire général est mis en cause dans une enquête sur les errements du programme onusien « Pétrole contre nourriture ». L’opération devait permettre au régime irakien de vendre du brut en échange de biens de consommation, pour atténuer les effets de l’embargo sur les civils irakiens. Mais les enquêteurs estiment que, en sept ans, Saddam Hussein a détourné près de 1,8 milliard de dollars sous le nez de l’ONU. Selon l’investigation, Kojo Annan, le fils de Kofi Annan, a pour sa part « tenté d’intervenir dans la passation de marché ». Il aurait aussi utilisé le nom de son père pour acheter à prix réduit une Mercedes à 39 000 dollars.
2012 : démission du poste de médiateur en Syrie
Après avoir quitté la tête de l’ONU fin 2006, Kofi Annan reste engagé sur les questions internationales. Il est nommé, le 23 février 2012, médiateur de l’ONU et de la Ligue arabe en Syrie, mais en démissionne quelques mois plus tard, le 31 août, estimant ne pas avoir « reçu tous les soutiens que la cause méritait ». « La militarisation croissante sur le terrain et le manque d’unanimité au Conseil de sécurité ont fondamentalement changé mon rôle », expliquait-il.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/18/21-6">
<filnamedate="20180818"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180818"><AAMMJJHH="2018081821">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Premier nationaliste hindou à diriger l’Inde en 1996, puis entre 1998 et 2004, Atal Bihari Vajpayee est mort à l’âge de 93 ans.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Mort d’Atal Bihari Vajpayee, ex-premier ministre indien

Premier nationaliste hindou à diriger l’Inde en 1996, puis entre 1998 et 2004, Atal Bihari Vajpayee est mort à l’âge de 93 ans.



Le Monde
 |    18.08.2018 à 14h29
    |

            Julien Bouissou (New Delhi, correspondance)








                        



                                


                            

Et soudain l’Inde entière s’est mise à parler d’une seule voix, laissant de côté ses divisions. Il est 17 heures, jeudi 16 août, lorsque sa mort, à l’âge de 93 ans, est annoncée. Atal Bihari Vajpayee a été le premier nationaliste hindou à diriger l’Inde en 1996, puis entre 1998 et 2004.
Les hommages affluent comme rarement dans un pays plutôt habitué aux divisions et aux invectives. « Il était la voix du consensus dont l’Inde a aujourd’hui besoin », dit de lui un responsable du parti du Congrès, dans le camp politique adverse. Son ancienne opposante Sonia Gandhi rend hommage au « patriote », à « l’homme au grand cœur et à l’esprit magnanime ». Un commentateur politique parle avec nostalgie d’un temps où le premier ministre Indien « donnait des conférences de presse et acceptait la contradiction ».
Avec la mort d’Atal Bihari Vajpaye, les Indiens font aussi le deuil d’une nation où les opinions divergentes n’empêchaient pas la convergence des idéaux, pour un pays pluriel et tolérant. Atal Bihari Vajpayee a creusé le sillon du nationalisme hindou dans la politique, en participant, en 1980, à la création du Parti du peuple indien (Bharatya Janata Party – BJP). Le pari est alors gigantesque, dans une Inde dominée par un seul parti depuis l’indépendance en 1947, celui du Congrès. Pour sa première élection, en 1984, le parti ne remporte que deux sièges au Parlement. « C’est grâce à sa persévérance et à ses combats que le BJP a été construit, morceau par morceau », a souligné l’actuel premier ministre Indien, Narendra Modi.
Un certain esprit de conciliation
Atal Bihari Vajpayee, né en 1924 dans le centre de l’Inde, était un nationaliste hindou modéré. Même si la formule peut sonner comme un oxymore, c’est la ligne politique qu’il a suivie, peut-être par conviction, sûrement par calcul politique. Pour devenir premier ministre à la fin des années 1990, il doit composer avec d’autres partis régionaux afin...




                        

                        


<article-nb="2018/08/18/21-7">
<filnamedate="20180818"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180818"><AAMMJJHH="2018081821">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Le nombre de djihadistes qui quittent le territoire contrôlé par l’organisation Etat islamique « reste plus bas qu’attendu ».
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Selon l’ONU, entre 20 000 et 30 000 combattants de l’EI sont encore actifs en Irak et en Syrie

Le nombre de djihadistes qui quittent le territoire contrôlé par l’organisation Etat islamique « reste plus bas qu’attendu ».



Le Monde
 |    18.08.2018 à 12h41
    |

            Hélène Sallon








                        



                                


                            

Dépossédée de son « califat » autoproclamé depuis fin 2017, l’organisation Etat islamique (EI) est loin d’être défaite sur le terrain. Le groupe djihadiste pourrait encore dénombrer 20 000 à 30 000 combattants en Irak et en Syrie, selon un rapport des Nations unies dévoilé lundi 13 août. Ces estimations convergent avec celles de l’inspecteur général américain qui, citant des chiffres du ministère de la défense, fait état de 15 500 à 17 100 combattants en Irak et 14 000 en Syrie, dans un rapport pour la période d’avril à juin. A son apogée, en 2015, l’EI comptait 100 000 combattants, dont 30 000 étrangers.

« Il reste une partie importante des milliers de combattants terroristes étrangers », précise le rapport rédigé par des observateurs de l’ONU. Le nombre de djihadistes qui quittent le territoire contrôlé par l’EI « reste plus bas qu’attendu ». « Nombre d’entre eux se sont rendus en Afghanistan », où les principaux responsables de l’organisation djihadiste opèrent désormais.
« Le combat n’est pas terminé »
Le flux de combattants étrangers rejoignant l’EI s’est en revanche tari, notent encore les experts de l’ONU. Ces derniers estiment qu’entre 3 000 et 4 000 combattants sont toujours basés en Libye, tandis que le groupe dispose de moins de 500 hommes au Yémen, contre plus de 6 000 pour son concurrent, Al-Qaida.
Des sources au sein de la coalition internationale anti-EI ont jugé ces estimations « élevées ». Toutefois, a reconnu le commandant Sean Robertson, porte-parole du Pentagone, auprès de la chaîne américaine CNN, « ce qui compte, c’est la capacité et les intentions de l’EI à l’échelle mondiale : le combat n’est donc pas terminé ». Si l’Etat islamique a perdu son assise territoriale, après avoir été chassé de Mossoul et de Rakka, il est « toujours capable de mener des attaques sur le territoire syrien. Il ne contrôle plus totalement de territoire en Irak, mais reste...




                        

                        


<article-nb="2018/08/18/21-8">
<filnamedate="20180818"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180818"><AAMMJJHH="2018081821">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Plus de dix tonnes de plis envoyés entre 2010 et 2018 depuis l’étranger ne sont pas encore arrivés à destination dans les territoires occupés.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Huit ans après, du courrier bloqué par Israël arrive enfin en Cisjordanie

Plus de dix tonnes de plis envoyés entre 2010 et 2018 depuis l’étranger ne sont pas encore arrivés à destination dans les territoires occupés.



Le Monde
 |    18.08.2018 à 12h22
 • Mis à jour le
18.08.2018 à 12h23
    |

                            Claire Bastier (Jérusalem, correspondance)








                        



   


Mieux vaut tard que jamais. Plus de dix tonnes de courrier ont été remises à l’Autorité palestinienne (AP) en Cisjordanie, lundi 13 août, après avoir été bloquées pendant huit ans en Jordanie par les autorités israéliennes. Avec l’appui du royaume hachémite, l’AP a finalement obtenu d’Israël que l’ensemble lui soit restitué. La masse de courrier a donc été acheminée au centre de tri postal de la ville palestinienne de Jéricho, près de la frontière jordanienne.
Là, des dizaines d’énormes sacs blancs ou bleus sont entassés dans une pièce, en attente d’être ouverts et triés. Tout ce courrier envoyé entre 2010 et 2018 depuis l’étranger n’est pas encore arrivé à destination, dans les territoires palestiniens occupés : des liasses de lettres moisies, des colis de commandes faites sur Internet ou de médicaments, une chaise roulante expédiée de Turquie en 2015 à destination de la bande de Gaza…
Les employés de la poste palestinienne se chargeront de leur livraison finale. « Cela prendra plusieurs semaines et coûtera très cher car nous devons recruter du personnel supplémentaire et livrer le courrier dans le meilleur état possible. Mais les Palestiniens ont le droit de recevoir leur courrier, même des années plus tard », affirme au Monde Allam Moussa, le ministre palestinien des télécommunications.
« Palestine » au lieu de « Cisjordanie via Israël »
Allam Moussa ne donne pas de raison précise pour expliquer le blocage du courrier. « Cela se passe ainsi depuis des années. Israël ne respecte tout simplement pas ses engagements », avance-t-il. En 2016, les autorités israéliennes et l’AP avaient convenu d’un accord selon lequel les Palestiniens de Cisjordanie pourraient recevoir leur courrier venant de l’étranger directement depuis la Jordanie, sans transiter par Israël. Cet accord entérinait une entente datant de 2008, conclue avec l’appui de l’Union postale universelle (UPU), l’agence des Nations unies qui régule le flux de courrier à l’échelle mondiale.
En 1999, l’UPU avait reconnu la Palestine comme pays observateur et, dix ans plus tard, elle agrégeait le service postal palestinien à la communauté postale mondiale. L’AP avait donc reçu un code pays qui devait faciliter le traitement du courrier international. Une lettre postée de l’étranger pouvait dès lors indiquer sur l’enveloppe « Palestine » au lieu de « Cisjordanie via Israël ».
Dans les faits, l’accord de 2016 n’est pas toujours appliqué. Toutes les entrées et sorties de Cisjordanie, y compris le passage vers ou depuis la Jordanie par le pont Allenby, sont contrôlées par Israël. Invoquant des raisons de sécurité, l’Etat hébreu peut interdire à certaines marchandises l’accès en Cisjordanie, et plus encore dans la bande de Gaza. Plusieurs années de négociations ont ainsi été nécessaires pour que le courrier soit enfin débloqué le 13 août. Dans un communiqué, l’organe du ministère israélien de la défense chargé de coordonner les activités israéliennes dans les territoires palestiniens a simplement confirmé le transfert.

        Lire aussi :
         

                Réfugiés palestiniens : l’agence de l’ONU toujours en danger






                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/18/21-9">
<filnamedate="20180818"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180818"><AAMMJJHH="2018081821">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Celui qui fut secrétaire général des Nations unies de 1997 à 2006 est mort à l’âge de 80 ans, ont annoncé ses proches.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Mort de Kofi Annan, ancien secrétaire général de l’ONU et prix Nobel de la paix

Celui qui fut secrétaire général des Nations unies de 1997 à 2006 est mort à l’âge de 80 ans, ont annoncé ses proches.



Le Monde
 |    18.08.2018 à 11h51
 • Mis à jour le
18.08.2018 à 16h53
   





                        



   


Kofi Annan est mort samedi 18 août, ont annoncé sa famille et la Fondation Kofi Annan, dans un communiqué commun. L’ancien secrétaire général des Nations unies (de 1997 à 2006) et prix Nobel de la paix était âgé de 80 ans. « Il va terriblement manquer à beaucoup de gens dans le monde, comme aux équipes de sa Fondation et à ses anciens collègues des Nations unies. Il restera dans nos cœurs à jamais », écrivent-ils.
Le diplomate est mort « paisiblement » après une « brève maladie », indiquent ses proches sans donner plus de précisions. Son entourage a annoncé vouloir faire son deuil dans l’intimité, ajoutant que les dispositions prises pour « célébrer sa remarquable vie » seront annoncées ultérieurement. Son pays natal, le Ghana, a d’ores et déjà décrété une semaine de deuil national en son hommage.
Des décennies d’engagement sur la scène internationale
Né le 8 avril 1938, Kofi Annan a fait des études supérieures au Massachusetts Institute of Technology avant d’occuper différentes fonctions pour les Nations unies à partir de 1962.
En 1993, il est sous-secrétaire général des Nations unies et dirige le département de maintien de la paix. Au cours de cette période, l’ONU connaît deux épisodes tragiques : le génocide rwandais et la guerre en Bosnie. Les Casques bleus se sont retirés en 1994 du Rwanda en proie au chaos et aux violences ethniques. Et un an plus tard, l’ONU n’a pas su empêcher les forces serbes de massacrer plusieurs milliers de musulmans à Srebrenica, en Bosnie.
Ces échecs, écrit Kofi Annan dans son autobiographie, « m’ont confronté à ce qui allait devenir mon défi le plus important comme secrétaire général : faire comprendre la légitimité et la nécessité d’intervenir en cas de violation flagrante des droits de l’homme ».
Le 1er janvier 1997, Kofi Annan succède à Boutros Boutros-Ghali à la tête de l’ONU. En 2001, le diplomate et les Nations unies reçoivent conjointement le prix Nobel de la paix pour leur engagement en faveur de la paix dans le monde. « J’ai essayé de placer l’être humain au centre de tout ce que nous entreprenons : de la prévention des conflits, au développement et aux droits de l’Homme », avait-il déclaré, en acceptant le prix Nobel, à Oslo.

        Lire :
         

          Mort de Kofi Annan : les dates marquantes de sa carrière à l’ONU



La guerre en Irak, son « moment le plus sombre »
En 2003, il irrite Washington en estimant « illégale » l’invasion de l’Irak, parce que cette opération n’avait pas été entérinée par le Conseil de sécurité. « Je pense que mon moment le plus sombre a été la guerre en Irak, et le fait que nous n’avons pas pu l’empêcher », déclarait-t-il en 2013 dans une interview à Time.
Deux ans plus tard, le secrétaire général de l’ONU est éclaboussé par un scandale de corruption lié au programme onusien « pétrole contre nourriture » en Irak. Alors qu’un rapport l’accuse « d’erreurs de gestion substantielles », Kofi Annan fait acte de contrition : « Ce rapport me critique personnellement, et j’accepte sa critique. »
Il quitte la tête de l’ONU le 31 décembre 2006, à l’issue de son deuxième mandat et après neuf ans en poste, remplacé par le coréen Ban Ki-moon.
Pour autant, Kofi Annan est resté engagé sur les questions internationales après avoir lâché les rênes des Nations unies. Il est notamment devenu président de la Fondation de soutien à l’Organisation mondiale contre la torture en 2007. Il avait également accepté le poste de médiateur de l’ONU et de la Ligue arabe en Syrie, dont il a démissionné en 2012, estimant ne pas avoir « reçu tous les soutiens que la cause méritait ».
De nombreux hommages
L’actuel secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a rendu hommage samedi à son prédécesseur : « Une force qui guidait vers le bien. (…) De bien des manières, Kofi Annan était les Nations unies. » La mission permanente de la France auprès de l’ONU a exprimé sa « grande tristesse », à la suite de la mort de « ce défenseur infatigable des droits de l’homme, du développement, de la lutte contre la pauvreté et les discriminations ».
Le président russe, Vladimir Poutine, a adressé un message à l’actuel successeur de Kofi Annan, rendu public par le Kremlin. « J’ai sincèrement admiré sa sagesse et son courage, sa capacité à prendre des décisions réfléchies, même dans les situations les plus complexes et critiques. Son souvenir restera à jamais dans le cœur des Russes », écrit-il.
Emmanuel Macron, de son côté, a souligné que ni « son regard calme et résolu, ni la force de ses combats » ne seraient oubliés. « C’était un homme qui incarnait la conscience humanitaire et la conscience internationale », a salué l’ancien ministre des affaires des affaires étrangères, Bernard Kouchner à l’Agence France-Presse.
Hubert Védrine, au quai d’Orsay durant cinq années (1997-2002), toutes pendant le mandat de M. Annan, se souvient qu’il était « assez idéaliste sur le plan des grandes valeurs, mais c’était en même temps un praticien du monde réel, donc c’était formidable de travailler avec lui ». Il était « extraordinairement distingué, avec beaucoup de finesse, de maîtrise de soi », malgré « les problèmes terribles que l’on peut rencontrer quand on est secrétaire général de l’ONU » et le fait que celui-ci ne dispose d’« aucun pouvoir en propre », poursuit M. Védrine.
         data-ui="carousel"
         data-module="portfolio"
         data-wrapper=".gallery"
         data-interval="false"
         data-is-atom
         tabindex="10"
>


                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Kofi Annan a été élu Secrétaire général des Nations Unies en décembre 1996. Il succède à Boutros Boutros-Ghali."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Kofi Annan a été élu Secrétaire général des Nations Unies en décembre 1996."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="L'ancien secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, à l'Assemblée générale de l'ONU, en 1997."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Kofi Anna, le secrétaire général de L'ONU rencontre le président irakien Saddam Hussein, à Bagdad, le 22 février 1998."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, lors d'une visite dans un hôpital au Niger, le 23 août 2005."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Au centre de MSF à Dogo, un enfant nigérian famélique."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Kofi Annan, le secrétaire générale des Nations Unies a été récompensé du prix Nobel de la paix le 10 décembre 2001."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Un soldat américain, le 10 décembre 2004, en Irak."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="L'enquête de l'ONU, menée par Paul Volcker, a établi que 2 200 compagnies de 66 pays avaient versé un total de 1,8 milliard de dollars de pots-de-vin dans le cadre du programme irakien "Pétrole contre nourriture"."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description=""Nous devons tous faire notre maximum pour soutenir le peuple libanais et le gouvernement, et les encourager à rester unis", a déclaré Kofi Annan, à Genève."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Le secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, le 21 novembre 2006."
            data-slide-item-lie=""

        


Précedent

1/11

Suivant







Kofi Annan a été élu Secrétaire général des Nations Unies en décembre 1996. Il succède à Boutros Boutros-Ghali.

AFP/JON LEVY
› Accéder au portfolio



require(['lmd/ui/carousel', 'lmd/module/portfolio']);





                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/18/21-10">
<filnamedate="20180818"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180818"><AAMMJJHH="2018081821">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ L’ancien leader du parti eurosceptique UKIP annonce dans une tribune son soutien à une campagne pour un « Brexit dur ».
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Royaume-Uni : Nigel Farage se réengage pour un « vrai Brexit »

L’ancien leader du parti eurosceptique UKIP annonce dans une tribune son soutien à une campagne pour un « Brexit dur ».



Le Monde
 |    18.08.2018 à 11h38
 • Mis à jour le
18.08.2018 à 13h15
   





                        



   


Nigel Farage veut revenir en campagne pour défendre un « vrai Brexit ». C’est ce qu’annonce l’ancien chef de file du Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP), dans une tribune au Daily Telegraph, samedi 18 août.
Selon lui, le « Brexit doux » que la première ministre britannique Theresa May veut négocier ne respecte pas « les souhaits de la majorité des électeurs » qui ont choisi, en 2016, de sortir de l’Union européenne.
Dans sa tribune, l’eurodéputé apporte son soutien à la campagne du « Leave Means Leave » (« quitter signifie quitter ») lancée par le promoteur immobilier Richard Tice et l’ancien directeur de la chambre de commerce britannique, John Longworth. M. Farage leur promet son soutien « absolu et total », et annonce à ses partisans qu’il est « de retour ». Il se dit également prêt à participer à des réunions publiques pour défendre son « vrai Brexit ».
La première ministre Theresa May a annoncé en juillet que son gouvernement s’était « mis d’accord sur une position commune pour l’avenir de nos négociations avec l’Union européenne ». Alors que la cheffe de l’exécutif avait prôné, depuis deux ans, un « Brexit dur », les grandes lignes de cette position se rapprochent plutôt d’un « Brexit doux ». Une position qui lui vaut l’ire des partisans d’une ligne dure, qu’ils se situent en dehors de son parti, comme Nigel Farage, ou à l’intérieur même de sa majorité.

        Lire aussi :
         

                Theresa May impose un « Brexit doux » aux europhobes de son gouvernement






                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/18/21-11">
<filnamedate="20180818"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180818"><AAMMJJHH="2018081821">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Les membres de corporations estudiantines controversées, les « Burschenschaften », sont surreprésentés au sein des cabinets ministériels.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Le discret réseau des confréries d’extrême droite autrichiennes

Les membres de corporations estudiantines controversées, les « Burschenschaften », sont surreprésentés au sein des cabinets ministériels.



Le Monde
 |    18.08.2018 à 11h34
 • Mis à jour le
18.08.2018 à 12h29
    |

            Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant)








                        



                                


                            

En Autriche, les membres des corporations estudiantines, les Burschenschaften, n’ont jamais eu autant de pouvoir, depuis que la formation d’extrême droite FPÖ (Parti autrichien de la liberté), alliée aux conservateurs (ÖVP, Parti populaire autrichien), a obtenu six ministères en décembre 2017.
L’Autriche préside depuis le 1er juillet le Conseil de l’Union européenne. La participation du président russe, Vladimir Poutine, samedi 18 août, au mariage de la ministre autrichienne des affaires étrangères, Karin Kneissl, nommée par le FPÖ, sera l’occasion d’observer ces amitiés couvées dans l’ombre. Car nombre des conviés à la noce sont membres du réseau discret des corporations, favorables au Kremlin et fuyant la publicité.

On retrouve ces confréries dans le monde germanique et aux Etats-Unis depuis le XIXe siècle. Dans le pays alpin, celles qui sont décriées ne sont qu’une petite soixantaine. Elles sont dites « frappantes », à cause du goût de leurs sociétaires pour les duels. Proches du FPÖ, elles sont fermées, exclusivement masculines et défendent la notion d’une « communauté culturelle allemande » dépassant les frontières actuelles. On y entre de père en fils.
Selon la journaliste Christa Zöchling, qui enquête pour l’hebdomadaire Profil depuis des années sur le sujet, le FPÖ a toujours puisé dans le vivier de ces organisations. S’ils ne représentent que 0,04 % de la population, leurs membres sont au moins dix-sept à occuper des postes clés, dans les cabinets ministériels, ainsi qu’à la direction du Parlement. Le vice-chancelier, le ministre des transports, le directeur de cabinet du ministre de l’intérieur, celui des affaires sociales ou encore de la défense : tous dépendent de l’une de ces formations élitistes, selon le quotidien libéral Der Standard.
« Chaque peuple a un caractère »
On estime qu’environ 4 000 hommes, recrutés dans la haute société, resteraient...




                        

                        


<article-nb="2018/08/18/21-12">
<filnamedate="20180818"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180818"><AAMMJJHH="2018081821">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Les organisations indépendantistes boudent la présence du roi Felipe VI, qui a présidé la cérémonie du souvenir
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Un an après les attentats, Barcelone, divisée, se souvient

Les organisations indépendantistes boudent la présence du roi Felipe VI, qui a présidé la cérémonie du souvenir



Le Monde
 |    18.08.2018 à 10h57
    |

            Isabelle Piquer (Barcelone, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Difficile de faire plus expéditif. L’hommage aux victimes des attentats de Barcelone et de Cambrils, célébré vendredi 17 août, un an jour pour jour après les attaques revendiquées par l’organisation Etat islamique, aura duré moins d’une demi-heure, le temps d’une très courte et très relative trêve entre le gouvernement espagnol et les nationalistes catalans, qui s’affrontent toujours au sujet de l’indépendance de la région.
Il s’agissait de ne pas politiser la cérémonie en mémoire des 16 personnes décédées et des 155 blessés sur les Ramblas et dans la petite cité balnéaire catalane, après la décision des organisations séparatistes de bouder la présence du roi Felipe VI, qui a présidé un acte solennel mais extrêmement sommaire.
Le nouveau chef du gouvernement espagnol, le socialiste Pedro Sanchez, tenait avant tout à éviter les scènes qui s’étaient produites le 26 août 2017 lors du premier hommage aux victimes, sur cette même place de Catalogne. Le rendez-vous s’était alors transformé en une gigantesque manifestation indépendantiste. Felipe VI et le premier ministre conservateur, alors en exercice, Mariano Rajoy s’étaient fait huer et siffler par une foule qui demandait la célébration d’un référendum d’autodétermination.
Chacune leurs couleurs

Les consignes de neutralité imposées par la mairie – pas de pancartes, pas de slogans autres que celui de la cérémonie, « Barcelone, ville de paix » – ont été plus ou moins suivies. En fait, les quelques milliers de personnes présentes portaient chacune leurs couleurs : rubans jaunes pour protester contre l’incarcération des leaders indépendantistes ou drapeaux espagnols pour dénoncer le séparatisme.
Une gigantesque banderole a par ailleurs été installée dans la nuit par des sympathisants nationalistes sur l’un des édifices de la place de Catalogne, où l’on pouvait lire en anglais : « Le roi espagnol n’est pas le bienvenu dans les pays catalans ».

Le...




                        

                        


<article-nb="2018/08/18/21-13">
<filnamedate="20180818"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180818"><AAMMJJHH="2018081821">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Sorti vainqueur des élections générales de juillet, cet ancien joueur professionnel de cricket doit désormais prendre la tête d’un gouvernement de coalition.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Pakistan : le nouveau premier ministre Imran Khan a prêté serment

Sorti vainqueur des élections générales de juillet, cet ancien joueur professionnel de cricket doit désormais prendre la tête d’un gouvernement de coalition.



Le Monde
 |    18.08.2018 à 08h31
 • Mis à jour le
18.08.2018 à 12h28
   





                        


Le nouveau premier ministre du Pakistan, Imran Khan, a prêté serment samedi 18 août à Islamabad. L’ex-champion de cricket a ainsi officiellement pris les rênes du pays, un peu moins d’un mois après la victoire de son parti aux élections législatives du 25 juillet.
Lors de la cérémonie, Ie politicien de 65 ans a solennellement pris l’engagement de « faire preuve d’une foi sincère et de fidélité au Pakistan » et d’agir « toujours dans l’intérêt de la souveraineté, de l’intégrité » du Pakistan. Devenu ainsi le 22e premier ministre du pays, il devrait désormais prendre la tête d’un gouvernement de coalition, après avoir été élu vendredi par l’Assemblée nationale.
L’ancien sportif a obtenu les voix de 176 députés, soit quatre de plus que nécessaire, tandis que son unique rival, Shahbaz Sharif, chef de file de la Ligue musulmane pakistanaise (PML-N) l’ancien parti au pouvoir, n’a réuni que 96 voix.

        Lire aussi :
         

                Au Pakistan, la revanche du « capitaine » de cricket Imran Khan



Une nouvelle ère politique après des décennies d’alternance
La cérémonie, samedi, s’est déroulée au palais présidentiel devant un large parterre de dignitaires pakistanais et étrangers, dont des diplomates, des artistes et des militaires. Toute l’équipe de cricket pakistanaise championne du monde en 1992 sous le capitanat d’Imran Khan, ainsi que quelques joueurs indiens, avaient été conviés. L’épouse d’Imran Khan, Bushra Bibi, couverte d’un niqab blanc ne laissant voir que ses yeux, a fait sa première apparition publique depuis leur mariage, au début de l’année.
La victoire de M. Khan ouvre une nouvelle ère politique pour le pays, interrompant des décennies d’alternance politique entre le PML-N et le Parti du peuple pakistanais (PPP), entrecoupée de périodes de pouvoir militaire.
Le parti de M. Khan, le Mouvement du Pakistan pour la justice (Pakistan Tehreek-e-Insaf – PTI), avait largement remporté les législatives du 25 juillet. Mais il n’avait pas obtenu assez de sièges pour pouvoir former à lui seul le gouvernement. Depuis le scrutin, les négociations avec d’autres partis et élus indépendants ont permis de mettre sur pied une coalition.

        Lire aussi :
         

                Pakistan : Imran Khan face à ses opposants et à ses promesses






                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/18/21-14">
<filnamedate="20180818"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180818"><AAMMJJHH="2018081821">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ A moins d’une heure de route de Bagdad, des membres du groupe terroriste sèment terreur et confusion au sein de la population
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 17/08/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


L’Irak n’en a pas fini avec le groupe Etat islamique

A moins d’une heure de route de Bagdad, des membres du groupe terroriste sèment terreur et confusion au sein de la population



Le Monde
 |    18.08.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
18.08.2018 à 09h24
    |

            Hélène Sallon








                        



                                


                            

Plus une semaine ne passe en Irak sans une nouvelle attaque contre des civils ou des membres des forces de sécurité. Neuf mois après la proclamation de la victoire militaire contre l’organisation Etat islamique (EI), en décembre 2017, le groupe djihadiste connaît une résurgence. Dans les villages proches de Tarmiya, une ville sunnite à moins d’une heure de route au nord de Bagdad, des membres de l’EI, terrés dans cette campagne riche en vergers, sèment à nouveau la confusion parmi la population.
« Le centre de Tarmiya est calme, mais de temps en temps, Daech [acronyme arabe de l’EI] cible des civils et les forces de sécurité dans les environs, confie au téléphone un ingénieur de la ville, qui a souhaité garder l’anonymat. Ce type d’attaque augmente. Nous qui pensions avoir retrouvé la tranquillité, nous voyons la situation se dégrader jour après jour. » Il ne fait aucun doute, estime-t-il, que les djihadistes sont des gens de la région : « On ne sait pas exactement qui ils sont, mais on sait qu’ils se cachent dans les vergers très denses, dans des maisons isolées où ils peuvent recomposer leurs cellules. »
Depuis la prise de contrôle de près d’un tiers de l’Irak par l’EI en juin 2014, les forces de sécurité ont plusieurs fois démantelé des réseaux de financement djihadiste alimentés par les fermes piscicoles de cette région qui, sans être passée sous leur contrôle, a toujours été une zone grise. De petites cellules clandestines s’y déplacent librement, n’affichant ni drapeau ni aucun autre signe d’appartenance à l’EI. Elles n’hésitent plus à rançonner la population.
« Il y a un mois, j’ai eu écho que des membres de Daech appelaient des habitants, les menaçant de les tuer s’ils ne leur versaient pas une rançon, indique l’ingénieur. Il y a eu plusieurs cas, dont mon cousin. Ils ciblent les riches, les commerçants comme au temps d’Al-Qaida en Irak. Sauf qu’aujourd’hui, ils ne demandent...




                        

                        


<article-nb="2018/08/18/21-15">
<filnamedate="20180818"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180818"><AAMMJJHH="2018081821">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Après la réduction drastique de la contribution américaine, l’UNRWA  a dû sacrifier certaines missions et licencier du personnel. A Gaza, 1,3 million de personnes dépendent de l’agence.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 17/08/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Réfugiés palestiniens : l’agence de l’ONU toujours en danger

Après la réduction drastique de la contribution américaine, l’UNRWA  a dû sacrifier certaines missions et licencier du personnel. A Gaza, 1,3 million de personnes dépendent de l’agence.



Le Monde
 |    18.08.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
18.08.2018 à 12h04
    |

                            Claire Bastier (Jérusalem, correspondance) et 
Marie Bourreau (New York, Nations unies, correspondante)








                        



                                


                            

L’annonce a été accueillie avec soulagement. La rentrée scolaire dans les établissements de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) aura lieu en temps voulu. Jeudi 16 août, son directeur, Pierre Krähenbühl, a promis que les 526 000 écoliers concernés retrouveront, le 29 août, les bancs des 711 écoles affiliées à l’agence en Cisjordanie, à Jérusalem-Est, dans la bande de Gaza, en Jordanie, au Liban et en Syrie.
L’UNRWA traverse une crise financière jamais connue depuis sa création, en 1949, après la réduction drastique de la contribution américaine décidée en janvier. En 2018, les Etats-Unis ont jusqu’ici versé 60 millions de dollars (52 millions d’euros) au lieu des 300 millions de dollars annuels (soit 30 % du budget de l’agence). Depuis, l’appel aux dons continue. « L’UNRWA a toujours besoin de 217 millions de dollars pour résorber son déficit budgétaire, a rappelé M. Krähenbühl. Nous ouvrons donc les écoles, mais sans garantie de les garder ouvertes jusqu’à la fin de l’année. »
Dans la bande de Gaza, un possible report de la rentrée scolaire inquiétait. La veille de l’annonce de M. Krähenbühl, des écoliers s’étaient rassemblés devant le complexe de l’UNRWA à Gaza-Ville pour réclamer leur droit à étudier. Dans l’enclave palestinienne, 262 000 élèves et 9 000 enseignants fréquentent les 267 établissements affiliés à l’agence onusienne.

La décision américaine a tout particulièrement affecté les programmes de l’UNRWA à Gaza, qui représentent 40 % de l’activité de l’agence. En juin, le programme d’urgence, mis en place dès 2016 pour soutenir les plus vulnérables, n’avait déjà plus de budget disponible. L’aide alimentaire, dont bénéficient un million de personnes, a été maintenue, mais d’autres missions du programme seront sacrifiées.
Colère et incompréhension
Le 22 juillet, Matthias Schmale, le directeur de l’agence à Gaza, annonçait que, parmi les contrats locaux du programme d’urgence,...




                        

                        


<article-nb="2018/08/18/21-16">
<filnamedate="20180818"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180818"><AAMMJJHH="2018081821">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Rien ne dit encore, estime le sociologue Smaïn Laacher dans une tribune au « Monde », que la réforme du droit de l’héritage proposée par le président Béji Caïd Essebsi se concrétisera. Mais la Tunisie fait montre, une nouvelle fois, de son originalité dans le monde arabo-musulman.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« En Tunisie, le désir d’égalité entre les femmes et les hommes fait son chemin »

Rien ne dit encore, estime le sociologue Smaïn Laacher dans une tribune au « Monde », que la réforme du droit de l’héritage proposée par le président Béji Caïd Essebsi se concrétisera. Mais la Tunisie fait montre, une nouvelle fois, de son originalité dans le monde arabo-musulman.



Le Monde
 |    18.08.2018 à 06h30
    |

Smaïn Laacher (professeur de sociologie à l’université de Strasbourg)







                        



                                


                            

Tribune. Il y a un an, une parole d’Etat, celle du président de la République tunisienne, Béji Caïd Essebsi, proposait de modifier deux dispositions très sensibles, explicitement codifiées en défaveur des femmes : celle de l’héritage et celle du mariage avec un non-musulman. Rappelons pour mémoire qu’en Tunisie, conformément à la loi coranique, une femme n’hérite que de la moitié de ce qui revient à son frère (verset 11 de la Sourate des femmes : « Dieu vous recommande, en ce qui concerne vos enfants : aux mâles l’équivalent de la part de deux femmes… »). De plus, en aucun cas elle ne peut prendre cette décision jugée hérétique d’épouser un non-musulman, et ce conformément à une circulaire de 1973 que le président Essebsi a promis d’effacer du paysage juridique.

Comme il se doit en pareille circonstance, le pouvoir central a nommé, fin 2017, une commission appelée la Commission des libertés individuelles et de l’égalité (Colibe), chargée de faire des propositions sur de nouvelles « libertés individuelles » et une « égalité » réelle entre les citoyens. Cette commission est présidée par la députée Bochra Belhadj Hmida, militante internationalement connue pour son combat pour l’égalité des droits entre les femmes et les hommes. Les objets de litige sont nombreux et publics entre Tunisiens : le délai de remariage des femmes, l’homosexualité, la peine de mort, le statut du chef de famille (en arabe dialectal : moul dar, « le maître de la maison »), etc.
Mais ce qui a suscité controverses et anathèmes, ce sont seulement deux « ouvertures » : l’égalité dans l’héritage et le mariage avec des non-musulmans. L’enjeu est ici, en particulier en matière successorale, indissociablement symbolique et socio-économique. Pour le moment, nous en sommes aux débats et aux indignations. Rien ne dit que cela se traduira en propositions législatives. Nombreux sont d’ailleurs ceux qui le laissent entendre...




                        

                        


<article-nb="2018/08/18/21-17">
<filnamedate="20180818"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180818"><AAMMJJHH="2018081821">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Vendredi s’est déroulé le deuxième face-à-face entre les candidats. Peu avant, un comité de l’ONU a estimé que Lula devait pouvoir se présenter à l’élection.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

Au Brésil, Lula hante les débats de l’élection présidentielle

Vendredi s’est déroulé le deuxième face-à-face entre les candidats. Peu avant, un comité de l’ONU a estimé que Lula devait pouvoir se présenter à l’élection.



Le Monde
 |    18.08.2018 à 05h32
 • Mis à jour le
18.08.2018 à 12h51
    |

            Claire Gatinois (Sao Paulo, correspondante)








                        



   


Dans les coulisses, quelques heures après avoir considéré les critiques de son programme comme des « analphabètes », le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro aurait lancé : « Il n’y aura pas de pupitre pour les bandits ici, non. » Une référence à la place inoccupée par le candidat Luiz Inacio Lula da Silva, candidat à la présidentielle du Brésil, malgré son emprisonnement pour des faits de corruption.
Vendredi 17 août, dans les studios de la chaîne RedeTV, à 22 heures (heure de Brasilia), le pupitre mentionnant le nom de Lula a bien été retiré, in extremis, pour ne pas froisser les débatteurs.
Pourtant, jamais le fantôme de l’ancien chef d’Etat n’aura autant hanté les débats entre les postulants pour la présidence brésilienne de cette étrange campagne où, à six semaines des élections, « 143 millions d’électeurs ne connaissent pas encore la liste définitive des candidats », soulignait sur Twitter le blogueur Ricardo Noblat.

        Lire aussi :
         

                Lula, grand absent du premier débat avant la présidentielle au Brésil



Une décision attendue
Défiant la justice, considérant la condamnation de son chef de file inique et illégale, le Parti des travailleurs (PT, gauche) a confirmé, mercredi 15 août, la candidature à la présidence de l’ancien syndicaliste, président de la République de 2003 à 2011 et de Fernando Haddad, l’ancien maire de Sao Paulo, pour la vice-présidence. Contestée par divers adversaires et par la procureure générale de la République, la présence de Lula à l’élection est suspendue désormais à la validation ou non du Tribunal supérieur électoral. La décision est attendue dans les prochains jours.
Mais dans l’après-midi de vendredi, un comité d’experts de l’Organisation des Nations unies (ONU) est venu ajouter à la confusion. Réclamant que « le Brésil prenne toutes les mesures nécessaires pour garantir que Lula puisse exercer ses droits politiques depuis sa prison comme candidat à l’élection présidentielle 2018 ». Précisant : « Ceci inclut l’accès à la presse et aux membres de son parti politique. »
Selon Sarah Cleveland, rapporteure de la décision du comité de l’ONU, interrogée par le quotidien Folha de Sao Paulo, la principale demande des avocats de Lula, à savoir d’exiger sa libération, n’a pas été acceptée. « La demande que nous avons faite au gouvernement brésilien est limitée », estime-t-elle.
Forte « valeur symbolique »
Il n’empêche, l’avis des dix-huit experts indépendants a été considéré comme une « ingérence inopportune » par le ministre de la justice, Torquato Jardim. Tandis que le ministère des affaires étrangères jugeait la déclaration « sans effet ».
« La décision préliminaire, sans pouvoir de sanction, a peu de chance d’inverser le cours des choses », confirme Laura Weisbisch, chercheuse au Centre brésilien d’analyse et de planification (Cebrap), estimant la candidature de Lula peu probable. Le Brésil est déjà, par le passé, passé outre des recommandations d’instances supranationales, notamment au sujet du barrage de Belo Monte, sous le gouvernement de Dilma Rousseff, dauphine de Lula, souligne la chercheuse. « Mais la valeur symbolique de cette décision est forte. Elle renforce le discours d’illégitimité de la sanction contre Lula », ajoute Mme Weisbisch. Le PT n’est plus seul à s’indigner, il a avec lui une organisation internationale. De quoi radicaliser ses troupes.
Jusqu’où ira la contestation ? Vendredi soir, nul n’était en mesure d’évaluer les répercussions de cette décision sur l’élection. Et, à ce stade, aucun candidat présent aux débats n’a semblé capable de faire bouger les lignes d’un scrutin hautement incertain.

        Lire aussi :
         

                Au Brésil, les militaires en campagne pour les élections




        Lire aussi :
         

                Qui sont les principaux candidats à la présidence brésilienne ?






                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/18/21-18">
<filnamedate="20180818"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180818"><AAMMJJHH="2018081821">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ En juin, l’Assemblée générale avait adopté une résolution condamnant l’usage excessif de la force à Gaza et commandé un rapport à Antonio Guterres.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

Les quatre propositions du chef de l’ONU pour protéger les civils palestiniens

En juin, l’Assemblée générale avait adopté une résolution condamnant l’usage excessif de la force à Gaza et commandé un rapport à Antonio Guterres.



Le Monde
 |    18.08.2018 à 02h59
 • Mis à jour le
18.08.2018 à 09h32
   





                        



   


Le secrétaire général des Nations unies (ONU), Antonio Guterres, a présenté vendredi 17 août quatre propositions destinées à améliorer la protection des Palestiniens dans les territoires occupés par Israël. Ces propositions étaient contenues dans un rapport demandé par l’Assemblée générale de l’ONU, à la suite d’un regain de violence à Gaza où 171 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens, depuis fin mars.

        Lire aussi :
         

                Escalades militaires entre Israël et le Hamas à Gaza



En juin, l’Assemblée avait adopté une résolution condamnant l’usage excessif de la force par l’Etat hébreu contre les civils palestiniens et demandé, sous soixante jours, à M. Guterres de recommander la mise en place d’un « mécanisme de protection internationale » dans les territoires occupés.

        Lire aussi :
         

                L’ONU condamne l’usage excessif de la force par Israël à Gaza



Dans son rapport, le secrétaire général a mis en avant quatre options, sans émettre de recommandations spécifiques. Il a souligné que toutes nécessiteraient la coopération des deux parties, une cessation durable des hostilités et des ressources supplémentaires pour assurer leur viabilité.
« La combinaison d’une occupation militaire prolongée, de menaces sécuritaires constantes, d’institutions politiques faibles et d’un processus de paix dans l’impasse, présente un défi de protection extrêmement complexe sur le plan politique, juridique et pratique. »
Risque de veto des Etats-Unis
Dans ce document de quatorze pages, le chef des Nations unies décline ainsi les quatre propositions :
Apporter une « présence plus solide de l’ONU sur le terrain », avec des observateurs des droits de l’homme et des observateurs des affaires politiques chargés de faire le point sur la situation.Elargir l’aide humanitaire et l’aide au développement afin d’« assurer le bien-être de la population ».Créer une mission civile d’observation qui serait présente dans des zones sensibles, comme les check-points et près des colonies israéliennes, avec pour mandat de rendre compte sur les questions de protection.Déployer une force policière ou militaire, sous mandat de l’ONU, afin d’apporter une protection physique aux civils palestiniens.
Un mandat des Nations unies pour une force de protection – casques bleus – nécessiterait une décision du Conseil de sécurité, au sein duquel les Etats-Unis pourraient utiliser leur droit de veto afin de bloquer une mesure à laquelle s’opposerait Israël.

        Lire aussi :
         

                Au chevet de Gaza qui sombre, des efforts diplomatiques et humanitaires en ordre dispersé



Une petite mission d’observation composée d’Européens avait été déployée en 1994 dans la ville cisjordanienne d’Hébron, mais l’Etat hébreu a, depuis, rejeté les appels à une présence internationale dans les zones sensibles.
« Le meilleur moyen d’assurer la sécurité et a protection de la population civile palestinienne reste la négociation d’un accord global, juste et final du conflit israélo-arabe », a écrit Antonio Guterres.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/18/21-19">
<filnamedate="20180818"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180818"><AAMMJJHH="2018081821">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Alors que la livre turque a replongé vendredi, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a défié les Etats-Unis au congrès de son parti, samedi.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Erdogan assure que la Turquie ne se « livrera pas » aux Etats-Unis

Alors que la livre turque a replongé vendredi, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a défié les Etats-Unis au congrès de son parti, samedi.



Le Monde
 |    18.08.2018 à 01h23
 • Mis à jour le
18.08.2018 à 15h10
   





                        



   


« Nous ne nous livrerons pas à ceux qui se présentent comme notre partenaire stratégique, alors qu’ils s’efforcent de faire nous une cible stratégique. » Le président turc Recep Tayyip Erdogan a poursuivi son bras de fer avec Washington, samedi 18 août, en défiant les Etats-Unis lors d’un congrès de son parti, l’AKP, à Ankara. « Certains croient pouvoir nous menacer avec l’économie, les sanctions, les taux de change, les taux d’intérêt et l’inflation. Nous avons mis au jour vos manigances et nous vous défions », a-t-il déclaré.
La Turquie a maintenu, vendredi 17 août, l’assignation à résidence d’un pasteur américain, en dépit de nouvelles menaces de sanctions des Etats-Unis, qui ont mis à mal la livre turque et auxquelles Ankara a promis de répliquer.
Un tribunal d’Izmir, dans l’ouest du pays, a rejeté un recours du religieux Andrew Brunson, dont le sort est au cœur de l’une des plus graves crises diplomatiques entre les deux alliés au sein de l’OTAN depuis près d’un demi-siècle.

        Lire aussi :
         

                Comment l’affaire du pasteur accusé d’espionnage a ruiné la relation américano-turque



La veille, le secrétaire au trésor américain, Steven Mnuchin, avait prévenu que Washington prendrait des mesures supplémentaires si Ankara ne libérait pas le pasteur. « Nous avons répliqué [aux sanctions des Etats-Unis] en accord avec les règles de l’OMC [Organisation mondiale du commerce] et nous continuerons de le faire », a rétorqué, vendredi, la ministre du commerce turque, Ruhsar Pekcan, citée par l’agence étatique Anatolie.
Entretien avec Bruno Le Maire
Gel des avoirs de ministres de part et d’autre, augmentation réciproque des tarifs douaniers sur certains produits… les actions déjà prononcées par Washington et la riposte d’Ankara ont créé un vent de panique sur les marchés.
Et alors que la crise diplomatique ne montre aucun signe d’apaisement, la livre turque, qui a pourtant repris des couleurs cette semaine après une spectaculaire débâcle, piquait à nouveau du nez vendredi. En fin de journée, la devise avait perdu près de 4 % face au dollar, comparé à jeudi soir, repassant au-dessus de la barre des 6 livres pour un billet vert.

        Lire aussi :
         

          Erdogan s’obstine dans la crise diplomatique et commerciale avec les Etats-Unis



Le ministre des finances turc, Berat Albayrak, s’est entretenu vendredi avec son homologue français, Bruno Le Maire. Au cours de cet entretien, les deux hommes se sont accordés à « renforcer leur coopération et agir ensemble face aux sanctions américaines », selon un message sur Twitter de M. Albayrak. Leurs équipes doivent se retrouver à Paris le 27 août, selon l’agence Anatolie.
M. Albayrak s’est efforcé de se montrer rassurant, au cours d’une téléconférence inédite, jeudi, avec plusieurs milliers d’investisseurs. Il a affirmé que son pays « émergerait encore plus fort » de la crise de la livre, dont la valeur a fondu d’environ 40 % par rapport au dollar cette année. Il a également rejeté les éventualités d’un plan d’aide du Fonds monétaire international (FMI) ou d’un recours au contrôle des capitaux.
Note de la dette abaissée
Mais son allocution n’a pas suffi à rasséréner les marchés. Et, dans la soirée de vendredi, les agences de notation Standard and Poor’s et Moody’s ont abaissé la note de la dette de la Turquie, la première projetant même une récession en 2019.
La note de Standard and Poor’s est abaissée à « B + », s’enfonçant dans la catégorie des investissements considérés comme très spéculatifs. Celle de Moody’s passe à « Ba3 » avec une perspective négative, indiquant qu’elle pourrait encore l’abaisser dans quelques mois. L’agence signale un « affaiblissement continu des institutions publiques turques » et « les préoccupations grandissantes relatives à l’indépendance de la banque centrale ».

        Lire aussi :
         

                La crise monétaire turque en quatre questions



Preuve peut-être du rapprochement souhaité avec l’Europe, la justice turque a ordonné, cette semaine, la libération de deux soldats grecs et du président d’Amnesty International dans le pays, des décisions inattendues dans deux affaires très critiquées au sein de l’Union européenne.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/18/21-20">
<filnamedate="20180818"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180818"><AAMMJJHH="2018081821">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Parmi ces mineurs, vingt-quatre sont âgés de 5 ans ou moins. Les parents de 366 des 565 enfants ne sont, eux, plus sur le territoire américain.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Plus de 500 enfants immigrés encore détenus aux Etats-Unis

Parmi ces mineurs, vingt-quatre sont âgés de 5 ans ou moins. Les parents de 366 des 565 enfants ne sont, eux, plus sur le territoire américain.



Le Monde
 |    18.08.2018 à 00h38
 • Mis à jour le
18.08.2018 à 12h52
   





                        



   


Trois semaines après une décision de justice obligeant le gouvernement fédéral des Etats-Unis à réunir les familles de clandestins séparées, plus de cinq cents enfants sont toujours détenus par les autorités américaines, ont révélé, vendredi 17 août, des documents judiciaires.
Parmi ces 565 mineurs confiés à l’Office de relocalisation des réfugiés (ORR), qui dépend du ministère de la santé et des services sociaux, vingt-quatre sont âgés de 5 ans ou moins. Selon l’ORR, les parents de 366 des 565 enfants ne sont plus aux Etats-Unis. Ceux de 154 des enfants ont, pour leur part, fait savoir ne pas vouloir être réunis, et plus de 180 mineurs ne peuvent pas être rendus à leurs parents, ces derniers étant considérés comme des menaces pour eux. Les différentes catégories peuvent se recouper.

        Lire aussi :
         

                L’administration Trump demande du temps pour réunir les familles de migrants



Politique de « tolérance zéro »
La politique de « tolérance zéro » de l’administration Trump, mise en œuvre entre avril et juin, a entraîné le placement en détention de milliers de personnes entrées illégalement aux Etats-Unis, clandestins comme demandeurs d’asile.
Ce faisant, entre 2 300 et 3 000 enfants arrivés avec leurs parents ont été écartés et placés dans des centres du ministère de la santé, situés parfois à des milliers de kilomètres, provoquant une vague de protestation.
L’indignation a été telle aux Etats-Unis et dans le monde que le président Trump a été obligé de revoir sa copie, en juin, en interdisant par décret la séparation systématique des familles. Un juge fédéral de Californie avait également ordonné que toutes les familles « éligibles » soient réunies avant le 26 juillet.

        Lire aussi :
         

                Les migrants défient la « tolérance zéro » de Donald Trump






                            


                        

                        

