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Mort de Kofi Annan, ancien secrétaire général de l’ONU et prix Nobel de la paix

Celui qui fut secrétaire général des Nations unies de 1997 à 2006 est mort à l’âge de 80 ans, ont annoncé ses proches.



Le Monde
 |    18.08.2018 à 11h51
 • Mis à jour le
18.08.2018 à 16h53
   





                        



   


Kofi Annan est mort samedi 18 août, ont annoncé sa famille et la Fondation Kofi Annan, dans un communiqué commun. L’ancien secrétaire général des Nations unies (de 1997 à 2006) et prix Nobel de la paix était âgé de 80 ans. « Il va terriblement manquer à beaucoup de gens dans le monde, comme aux équipes de sa Fondation et à ses anciens collègues des Nations unies. Il restera dans nos cœurs à jamais », écrivent-ils.
Le diplomate est mort « paisiblement » après une « brève maladie », indiquent ses proches sans donner plus de précisions. Son entourage a annoncé vouloir faire son deuil dans l’intimité, ajoutant que les dispositions prises pour « célébrer sa remarquable vie » seront annoncées ultérieurement. Son pays natal, le Ghana, a d’ores et déjà décrété une semaine de deuil national en son hommage.
Des décennies d’engagement sur la scène internationale
Né le 8 avril 1938, Kofi Annan a fait des études supérieures au Massachusetts Institute of Technology avant d’occuper différentes fonctions pour les Nations unies à partir de 1962.
En 1993, il est sous-secrétaire général des Nations unies et dirige le département de maintien de la paix. Au cours de cette période, l’ONU connaît deux épisodes tragiques : le génocide rwandais et la guerre en Bosnie. Les Casques bleus se sont retirés en 1994 du Rwanda en proie au chaos et aux violences ethniques. Et un an plus tard, l’ONU n’a pas su empêcher les forces serbes de massacrer plusieurs milliers de musulmans à Srebrenica, en Bosnie.
Ces échecs, écrit Kofi Annan dans son autobiographie, « m’ont confronté à ce qui allait devenir mon défi le plus important comme secrétaire général : faire comprendre la légitimité et la nécessité d’intervenir en cas de violation flagrante des droits de l’homme ».
Le 1er janvier 1997, Kofi Annan succède à Boutros Boutros-Ghali à la tête de l’ONU. En 2001, le diplomate et les Nations unies reçoivent conjointement le prix Nobel de la paix pour leur engagement en faveur de la paix dans le monde. « J’ai essayé de placer l’être humain au centre de tout ce que nous entreprenons : de la prévention des conflits, au développement et aux droits de l’Homme », avait-il déclaré, en acceptant le prix Nobel, à Oslo.

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          Mort de Kofi Annan : les dates marquantes de sa carrière à l’ONU



La guerre en Irak, son « moment le plus sombre »
En 2003, il irrite Washington en estimant « illégale » l’invasion de l’Irak, parce que cette opération n’avait pas été entérinée par le Conseil de sécurité. « Je pense que mon moment le plus sombre a été la guerre en Irak, et le fait que nous n’avons pas pu l’empêcher », déclarait-t-il en 2013 dans une interview à Time.
Deux ans plus tard, le secrétaire général de l’ONU est éclaboussé par un scandale de corruption lié au programme onusien « pétrole contre nourriture » en Irak. Alors qu’un rapport l’accuse « d’erreurs de gestion substantielles », Kofi Annan fait acte de contrition : « Ce rapport me critique personnellement, et j’accepte sa critique. »
Il quitte la tête de l’ONU le 31 décembre 2006, à l’issue de son deuxième mandat et après neuf ans en poste, remplacé par le coréen Ban Ki-moon.
Pour autant, Kofi Annan est resté engagé sur les questions internationales après avoir lâché les rênes des Nations unies. Il est notamment devenu président de la Fondation de soutien à l’Organisation mondiale contre la torture en 2007. Il avait également accepté le poste de médiateur de l’ONU et de la Ligue arabe en Syrie, dont il a démissionné en 2012, estimant ne pas avoir « reçu tous les soutiens que la cause méritait ».
De nombreux hommages
L’actuel secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a rendu hommage samedi à son prédécesseur : « Une force qui guidait vers le bien. (…) De bien des manières, Kofi Annan était les Nations unies. » La mission permanente de la France auprès de l’ONU a exprimé sa « grande tristesse », à la suite de la mort de « ce défenseur infatigable des droits de l’homme, du développement, de la lutte contre la pauvreté et les discriminations ».
Le président russe, Vladimir Poutine, a adressé un message à l’actuel successeur de Kofi Annan, rendu public par le Kremlin. « J’ai sincèrement admiré sa sagesse et son courage, sa capacité à prendre des décisions réfléchies, même dans les situations les plus complexes et critiques. Son souvenir restera à jamais dans le cœur des Russes », écrit-il.
Emmanuel Macron, de son côté, a souligné que ni « son regard calme et résolu, ni la force de ses combats » ne seraient oubliés. « C’était un homme qui incarnait la conscience humanitaire et la conscience internationale », a salué l’ancien ministre des affaires des affaires étrangères, Bernard Kouchner à l’Agence France-Presse.
Hubert Védrine, au quai d’Orsay durant cinq années (1997-2002), toutes pendant le mandat de M. Annan, se souvient qu’il était « assez idéaliste sur le plan des grandes valeurs, mais c’était en même temps un praticien du monde réel, donc c’était formidable de travailler avec lui ». Il était « extraordinairement distingué, avec beaucoup de finesse, de maîtrise de soi », malgré « les problèmes terribles que l’on peut rencontrer quand on est secrétaire général de l’ONU » et le fait que celui-ci ne dispose d’« aucun pouvoir en propre », poursuit M. Védrine.
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            data-slide-description="Kofi Annan a été élu Secrétaire général des Nations Unies en décembre 1996. Il succède à Boutros Boutros-Ghali."
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            data-slide-description="L'ancien secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, à l'Assemblée générale de l'ONU, en 1997."
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            data-slide-description="Kofi Anna, le secrétaire général de L'ONU rencontre le président irakien Saddam Hussein, à Bagdad, le 22 février 1998."
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            data-slide-description="Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, lors d'une visite dans un hôpital au Niger, le 23 août 2005."
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            data-slide-description="Au centre de MSF à Dogo, un enfant nigérian famélique."
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            data-slide-description="Kofi Annan, le secrétaire générale des Nations Unies a été récompensé du prix Nobel de la paix le 10 décembre 2001."
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            data-slide-description="Un soldat américain, le 10 décembre 2004, en Irak."
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            data-slide-description="L'enquête de l'ONU, menée par Paul Volcker, a établi que 2 200 compagnies de 66 pays avaient versé un total de 1,8 milliard de dollars de pots-de-vin dans le cadre du programme irakien "Pétrole contre nourriture"."
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            data-slide-description=""Nous devons tous faire notre maximum pour soutenir le peuple libanais et le gouvernement, et les encourager à rester unis", a déclaré Kofi Annan, à Genève."
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            data-slide-description="Le secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, le 21 novembre 2006."
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Kofi Annan a été élu Secrétaire général des Nations Unies en décembre 1996. Il succède à Boutros Boutros-Ghali.

AFP/JON LEVY
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Article sélectionné dans La Matinale du 17/08/2018
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A Gênes, les funérailles officielles boycottées par de nombreuses familles en colère

Beaucoup de familles ont refusé de participer à la messe organisée samedi en présence de personnalités politiques jugées responsables du drame.



Le Monde
 |    17.08.2018 à 19h24
 • Mis à jour le
18.08.2018 à 19h01
   





                        



   


Des funérailles solennelles se sont déroulées samedi 18 août dans un hall du centre d’exposition de Gênes, pour rendre hommage aux morts de la catastrophe du pont autoroutier Morandi, à Gênes (Ligurie), qui s’est effondré mardi 14 août.
Le dernier bilan, revu à la hausse dans l’après-midi samedi, faisait état de quarante morts et de quinze blessés. Les pompiers qui fouillent les décombres ont annoncé avoir retrouvé le corps d’un ouvrier génois. Parallèlement, un Roumain de 36 ans a succombé samedi à ses blessures, a annoncé dans un communiqué l’hôpital où il était pris en charge.
Une messe a été célébrée par l’archevêque de Milan en présence de toutes les plus hautes autorités de l’Etat, dont le président Sergio Mattarella. La veille, dans une chapelle ardente, les familles ont veillé les morts, hagardes devant dix-huit cercueils alignés et recouverts de fleurs, dont celui, de couleur blanche, d’un enfant, a constaté un photographe de l’Agence France-Presse (AFP). Des proches y posaient de petits mots écrits à la main, tout en l’embrassant.

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« C’est l’Etat qui a provoqué cela »
Des funérailles se sont aussi déroulées dans plusieurs autres villes italiennes, par exemple dans une église de Pise (Toscane) où deux jeunes fiancés qui ont perdu la vie dans le drame, une infirmière et un anesthésiste, voulaient se marier l’an prochain, ont rapporté les médias italiens.
Ces cérémonies officielles sont toutefois potentiellement embarrassantes pour les institutions italiennes : selon un comptage, noms à l’appui, du journal La Stampa, les familles d’au moins dix-sept des trente-huit personnes ayant péri dans la catastrophe préfèrent s’abstenir de participer.
« C’est l’Etat qui a provoqué cela, [que les dirigeants] ne se montrent pas : le défilé des politiciens a été honteux », a réagi dans les colonnes de ce quotidien Nunzia, la mère d’un des quatre jeunes de Torre del Greco (Campanie), morts sur la route de leurs vacances et enterrés vendredi après-midi dans cette ville de la métropole de Naples.

   


« Mon fils ne deviendra pas un numéro dans le catalogue des morts provoquées par les manquements italiens, s’est pour sa part insurgé sur les réseaux sociaux Roberto, le père d’un autre des garçons. Nous ne voulons pas une farce de funérailles, mais une cérémonie à la maison, dans notre église de Torre del Greco. »
Le gouvernement doit également faire face à une polémique liée à la publication de photographies du ministre de l’intérieur, Matteo Salvini, fêtant en Sicile les succès électoraux de sa formation politique, le soir même de la catastrophe. Ce dernier s’est justifié auprès du journal La Repubblica, expliquant avoir été, à Rome, « le premier à la brigade nationale des sapeurs-pompiers pour suivre les opérations de sauvetage à Gênes ».

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Le gouvernement renvoie la faute sur le gestionnaire
La féroce controverse entre le gouvernement italien et la société autoroutière gestionnaire de l’ouvrage, Autostrade per l’Italia, occupe tout le terrain médiatique. Rome a annoncé vendredi que la procédure de révocation de la concession du tronçon de Gênes avait été officiellement enclenchée par un courrier envoyé à cette entreprise.
« Nous faisons tout notre possible pour qu’Autostrade ouvre son portefeuille pour aider les proches des victimes, les personnes concernées, les sans-abri et la ville », a lancé, vendredi, le vice-premier ministre, Matteo Salvini, ministre de l’intérieur et chef de la Ligue (extrême droite). « On ne peut pas mourir en payant le péage en Italie », avait assené, la veille, l’autre vice-premier ministre, Luigi Di Maio, ministre du développement économique et chef de file du Mouvement 5 étoiles (M5S, populiste).

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Une étude, révélée vendredi par les quotidiens La Stampa et La Repubblica, semble appuyer les accusations du gouvernement. Effectuée en novembre 2017 par des experts de l’Ecole polytechnique de Milan à la demande d’Autostrade per l’Italia, elle a mis au jour des problèmes de stabilité de l’ouvrage, a confirmé Stefano Della Torre, le directeur du département universitaire qui a réalisé cet audit. « L’étude a mis en lumière une anomalie et a recommandé des investigations plus poussées en la matière », a-t-il annoncé à Reuters.

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Une reconstruction possible « dans les cinq mois »
Aucune réaction n’a pu être obtenue sur cette question dans l’immédiat auprès du groupe Atlantia, la maison mère d’Autostrade per l’Italia, concessionnaire de l’ouvrage. Cette dernière a assuré que ses contrôles de sécurité étaient sérieux. La holding de Benetton, Edizione, qui contrôle à 30 % le groupe Atlantia, a affirmé qu’elle ferait tout pour mettre au jour les responsabilités dans ce drame.
Atlantia a toutefois déclaré qu’une reconstruction du pont pourrait « être achevée dans les cinq mois », une fois que le site sera redevenu accessible, après la fin des recherches et des relevés d’enquête. Le groupe a aussi critiqué une annonce gouvernementale faite « en l’absence de toute certitude sur les causes effectives » du drame et prévenu que la révocation coûterait cher en indemnités à l’Etat. Des milliards d’euros, selon des médias italiens.

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Echanges polémiques avec l’UE
Autre cible du gouvernement italien : l’Union européenne (UE) et sa politique d’austérité, accusée par le nouveau gouvernement populiste italien d’empêcher les investissements. La Commission européenne a réagi en disant avoir encouragé Rome à investir dans ses infrastructures et en rappelant que les Etats membres étaient « libres de fixer » leurs priorités.
Alors que le championnat de football doit reprendre ce week-end, les matchs prévus pour dimanche de la Sampdoria et du Genoa, les deux équipes de la capitale de la Ligurie, ont été reportés à une date ultérieure. Pour les autres rencontres, les joueurs observeront une minute de silence et ils porteront un brassard noir.

Gênes : Autostrade per l’Italia promet 500 millions d’euros pour aider la ville
Les dirigeants d’Autostrade per l’Italia, société gestionnaire du pont qui s’est effondré mardi à Gênes, ont annoncé samedi 18 août que 500 millions d’euros étaient déjà prêts pour aider la ville et reconstruire l’ouvrage.

« En faisant la somme, on arrive rapidement au demi-milliard d’euros (…). Ce sont des fonds qui seront disponibles dès lundi », a déclaré Giovanni Castellucci, patron de la société qui a été mise en cause par le gouvernement, au cours d’une conférence de presse. Cette somme comprend à la fois un fonds se comptant « en millions d’euros » pour les proches des victimes, mais aussi un fonds avec « des dizaines de millions d’euros » géré par la commune pour reloger les habitants dont les immeubles sous le pont sont condamnés.
Parallèlement, « nous avons un projet qui nous permet, en huit mois, entre démolition et reconstruction, d’avoir un nouveau pont en acier », a-t-il assuré. Pour désengorger la ville en attendant, Autostrade aménagera aussi « en des temps record » une alternative pour les poids-lourds sur une voie privée de l’aciérie Ilva près du port.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Les partisans de Soumaïla Cissé ont marché samedi pour protester contre les résultats provisoires, plaçant le président sortant Ibrahim Boubacar Keïta largement en tête.
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Compte rendu

Au Mali, le camp du perdant de la présidentielle manifeste pour revendiquer sa victoire

Les partisans de Soumaïla Cissé ont marché samedi pour protester contre les résultats provisoires, plaçant le président sortant Ibrahim Boubacar Keïta largement en tête.

Par                                            Morgane Le Cam (Bamako, correspondance)




LE MONDE
              datetime="2018-08-18T17:54:52+02:00"

        Le 18.08.2018 à 17h54






    
Des manifestants contre le président sortant IBK, le samedi 18 août à Bamako.
Crédits : LUC GNAGO / REUTERS


Tout était prêt à 8 heures du matin, samedi 18 août. La place de la Liberté, départ habituel des manifestations de Bamako, était bouclée par des dizaines de policiers et militaires en tenue anti-émeute. Les vuvuzelas circulent, 500 F CFA l’unité. Des champs partisans sont entonnés. Mais seules quelques centaines de militants ont investi la place. « La prise de la Bastille a commencé avec sept personnes, et après, elle a été prise ! Ce n’est pas la foule qui compte. Le 4 septembre, Soumaïla Cissé va être investi président. Nous sommes déterminés et nous allons nous battre », assure Ibrahima Adema Coulibaly.
Comme ce chauffeur de poids lourd, les militants présents rejettent les résultats provisoires annoncés par le ministère de l’administration territoriale, le 16 août. Avec 67,17 % de voix contre seulement 32,83 % pour Soumaïla Cissé, le président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) a été largement réélu. Une « supercherie, mascarade, parodie et mensonges », a dénoncé M. Cissé le 17 août. « Si on exclut les résultats issus des bourrages d’urnes avérés dans de nombreux bureaux de vote (…) ainsi que les résultats tout simplement fantaisistes dans de très nombreuses localités du nord du pays, je sors vainqueur de l’élection présidentielle avec 51,75 % des voix contre 48,25 % à notre adversaire », avait-t-il déclaré. Si des irrégularités ont été constatées par certaines missions d’observation électorale, d’aucuns doutent que cela ait pu inverser la tendance entre les deux candidats, qui ont plus de 34 points d’écart au second tour.

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                Le président « IBK », vainqueur affaibli de l’élection au Mali



Quelques milliers de manifestants
A 10 h 30, Soumaïla Cissé arrive place de la liberté, sous les acclamations de ses partisans. Les rangs ont grossi. Quelques milliers de personnes commencent à marcher, calmement, en direction de la bourse du travail. La mobilisation est inférieure à celle constatée lors de la manifestation du 8 juin dernier, elle aussi organisée par l’Union pour la République et la démocratie (URD), le parti de M. Cissé. L’opposition avait alors marché pour réclamer une élection présidentielle transparente. La manifestation de samedi n’est pas non plus comparable avec la marée humaine soulevée par cette même opposition l’an dernier, lors des marches contre la révision constitutionnelle.

        Lire l’éditorial du « Monde » :
         

          Au Mali, une deuxième chance pour « IBK »



« Il y a moins de monde car le gouvernement travaille à démobiliser les troupes avec des menaces par-ci par-là. Beaucoup de gens voulaient venir mais ils ont eu peur car on leur avait dit qu’il allait y avoir des troubles », souligne Diakité Kadidja Fofana. Derrière la directrice adjointe de la campagne de M. Cissé, les manifestants scandent « IBK, voleur » à tout va. « IBK, président de l’incompétence et du vol », hurle l’un d’entre eux. « Il ne faut pas dire qu’IBK est président », le corrige son voisin avant de le conseiller : « Crie plutôt que Soumaïla Cissé est président ».
Derrière le cordon de sécurité formé par les policiers, les riverains observent la foule qui passe. Certains encouragent les marcheurs, d’autres affichent un visage inquiet. « On veut la paix ! », supplie un passant, les mains en l’air, avant de s’agacer : « À chaque fois, c’est pareil. Les hommes politiques prennent nos enfants pour les faire sortir pour ces conneries. » « Elections = turbulences », lance un autre, lorsque la foule passe devant sa concession. « À bas la communauté internationale, à bas la France », entend-on à plusieurs reprises.
« Nous n’accepterons pas qu’on nous vole notre victoire »
À Bamako, les félicitations adressées à IBK par Emmanuel Macron sont restées en travers de la gorge de beaucoup. Les partisans de Soumi reprochent au président français de n’avoir pas attendu la proclamation des résultats définitifs par la Cour constitutionnelle, prévue le 20 août, pour se prononcer. « On s’attendait à ce que la France joue l’arbitre, comme il n’y a pas de justice dans notre pays. Vous les Français, vous nous avez imposé la démocratie et maintenant vous ne nous aidez pas à la garder, c’est une honte ! », estime Abass Diallo, un militant de l’URD.
Devant la bourse du travail, Soumi et ses soutiens montent sur scène. « Ça ne sert plus à rien d’aller aux élections, ni d’être candidat. Quel que soit ce que vous allez faire, voter, ils vont bourrer les urnes… Ce n’est pas un système démocratique », dénonce Choguel Kokala Maïga, un des candidats malheureux de cette présidentielle. « Peut-on constituer une démocratie sur le vol ? Non ! », enchaîne Soumaïla Cissé. Nous n’accepterons pas qu’on nous vole notre victoire, votre victoire. (…) Si vous aimez votre pays, il faut résister. Restons mobilisés », poursuit-il. Mais le calendrier ne joue pas en faveur du chef de file de l’opposition. Mardi 21 août, les Maliens fêteront l’Aïd-el-Kébir en grande pompe. « Après la fête, nous allons nous retrouver et nous allons en découdre avec ces mauvais agissements », promet Soumi en clôturant son discours. En attendant, M. Cissé a introduit plusieurs recours auprès de la Cour constitutionnelle. Lors du premier tour, les juges les avaient tous rejetés.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Cette filière, où 150 000 postes sont à pourvoir, demande au gouvernement d’accélérer la régularisation des demandeurs d’asile.
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L’hôtellerie-restauration, en manque de personnel, veut recruter des réfugiés

Cette filière, où 150 000 postes sont à pourvoir, demande au gouvernement d’accélérer la régularisation des demandeurs d’asile.



Le Monde
 |    17.08.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
18.08.2018 à 09h20
    |

            Francine Aizicovici








                        



                                


                            

En pleine saison touristique, les professionnels de l’hôtellerie et de la restauration alertent : près de 150 000 postes seraient à pourvoir, selon le Groupement national des indépendants de l’hôtellerie et de la restauration (GNI-Synhorcat). « Certains établissements sont même obligés de fermer un jour ou deux par semaine faute de personnel », s’inquiète Franck Trouet, conseiller de Didier Chenet, le président du GNI. Ces métiers, dont les conditions de travail sont souvent pénibles et les salaires peu élevés, n’attirent pas.
Pourquoi ne pas recruter des migrants ? C’est l’une des pistes auxquelles s’intéressent le GNI-Synhorcat et l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH). « Je souhaite que nos professionnels puissent accueillir de nouvelles populations de salariés comme les migrants », avait déclaré M. Chenet lors du conseil interministériel du tourisme du 19 juillet.
Des discussions seraient en cours avec le gouvernement. Pour Claude Lévy, responsable du syndicat CGT des hôtels de prestige et économiques, la démarche patronale est « une opération de communication pour éviter aux employeurs de se poser la question de l’amélioration des conditions de travail ». 
Bienvenue aux migrants, donc, mais pas n’importe lesquels. « Nous ne parlons que des demandeurs d’asile et des réfugiés, précise Vincent Sitz, président emploi formation handicap du GNI. On demande au gouvernement d’accélérer la procédure de régularisation des demandeurs d’asile. On les formera et on les embauchera quand ils auront leurs papiers. »
Embauches « sous alias »
Pour les demandeurs d’asile, leur accès à l’emploi est facilité par la loi pour une « immigration maîtrisée, droit d’asile effectif et intégration réussie ». Ce texte, voté le 1er août et qui doit passer devant le Conseil constitutionnel, leur permet de travailler six mois après l’enregistrement de leur dossier en préfecture,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Le champion du monde français a signé un doublé lors de la victoire du Paris Saint-Germain sur la pelouse de Guingamp (3-1), où Neymar s’est également illustré.
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De retour en Ligue 1, Kylian Mbappé, sur sa lancée de la Coupe du monde, tire le PSG du piège guingampais

Le champion du monde français a signé un doublé lors de la victoire du Paris Saint-Germain sur la pelouse de Guingamp (3-1), où Neymar s’est également illustré.



Le Monde
 |    18.08.2018 à 20h08
    |

            Clément Martel








                        



   


Sa présence a tout changé. Sur le banc des remplaçants à l’entame du second match de la deuxième journée de Ligue 1, Kylian Mbappé a assisté, samedi 18 août, à la promenade guingampaise face à ses partenaires en première période. Mené 1-0 par un En Avant Guingamp offensif et méritant son nom, le PSG toujours hybride – cinq joueurs formés au club dans le onze de départ – n’est parvenu à inverser la tendance qu’en seconde période. Après l’entrée en jeu, à la pause, de leur champion du monde. Vainqueurs 3-1 grâce à un doublé de Mbappé et un but (sur penalty) et une passe décisive de Neymar, les Parisiens prennent la tête du championnat avant les autres rencontres de la journée.

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Une semaine après avoir pris le meilleur sur Caen, arrivé en victime expiatoire au Parc des Princes, en ouverture de la saison, les hommes de Thomas Tuchel ont mesuré l’étendue du travail qu’il leur reste à accomplir avant d’atteindre leur rythme de croisière. Face à des Guingampais redoutables dans leur jeu direct, les Parisiens n’ont pas vu le jour en première période. Menés 1-0 après l’ouverture de la marque par Nolan Roux à la 19e minute de jeu, les coéquipiers d’un Thomas Meunier en grande difficulté auraient pu voir les Bretons doubler la mise sans un grand Buffon dans les cages et l’aide de la VAR.
Le portier italien, qui affrontait le fils de son ancien coéquipier Lilian Thuram, Marcus, s’est incliné une seconde fois en fin de première période, mais Clément Turpin, après consultation de son arbitre vidéo, refusait le but pour une faute d’un attaquant guingampais. Et les hommes d’Antoine Kombouaré pourront regretter de n’avoir pas su concrétiser leur domination. Car en seconde période, un tout autre PSG s’est présenté face à eux, sur l’impeccable pelouse du stade du Roudourou.

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« On n’a pas le temps de glander »
« La rentrée de Mbappé nous a fait très mal, a admis le défenseur Christophe Kerbrat au micro de Canal+, ça nous a cassé les jambes. Tout le monde sait que c’est un phénomène. » Entré à la pause en remplacement d’un Timothy Weah aux abonnés absents, le petit prodige parisien a porté ses coéquipiers, remobilisés, vers la victoire. Plus incisifs, plus pressants, et trouvant mieux leurs attaquants, les hommes de Thomas Tuchel ont rapidement égalisé par Neymar (sur penalty), à la suite d’une faute grossière d’Ikoko sur la star brésilienne (1-1, 53e).

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Face à un adversaire qui a par la suite pêché physiquement, le PSG aurait pu prendre l’avantage par Di Maria, mais l’Argentin trouvait le montant breton. Et comme si ça avait été écrit par les bonnes fées qui président à la destinée de Kylian Mbappé depuis son arrivée sur la planète football, c’est au seul champion du monde 2018 sur la pelouse qu’est revenu l’honneur d’inscrire le but décisif, au terme d’une belle action collective (2-1, 82e).

   


Bien servi par son compère Neymar, le Français s’est même offert un doublé dans le temps additionnel, piquant un ballon au-dessus de Johnsson au terme d’une accélération foudroyante.
« J’ai apporté quelque chose mais c’est toute l’équipe qui voulait faire autre chose, après être entrée timidement dans le match, a déclaré Mbappé après la rencontre. Que je sois entré ou non, l’équipe aurait montré un tout autre visage », a-t-il assuré. Tancés par leur entraîneur après la rencontre pour leur première période où ils n’étaient « pas prêts pour ça du tout », les Parisiens ont su se remobiliser pour inverser la tendance et prendre la tête du championnat, avec deux victoires en autant de rencontres. Quant à Mbappé, qui a signé son retour en France à la pointe de sa botte, il affirme avoir déjà digéré la Coupe du monde. « Ma carrière ne fait que commencer et j’ai des objectifs très élevés, que ce soit avec le Paris SG, avec l’équipe de France et au niveau individuel. Donc on n’a pas le temps de rester à glander ».

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Alors qu’Air France-KLM a nommé un nouveau directeur général jeudi, les syndicats de pilotes de la compagnie aérienne néerlandaise réclament des embauches et un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée.
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Les pilotes de la KLM menacent de partir en grève

Alors qu’Air France-KLM a nommé un nouveau directeur général jeudi, les syndicats de pilotes de la compagnie aérienne néerlandaise réclament des embauches et un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée.



Le Monde
 |    18.08.2018 à 16h46
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)








                        



   


Les pilotes de la KLM pourraient lancer des actions au mois de septembre après l’échec, vendredi 17 août, de négociations entre leurs représentants et la direction de la compagnie aérienne néerlandaise. Le syndicat de pilotes VNV juge que des propositions formulées par les dirigeants sont insuffisantes pour répondre à un manque de personnel persistant, qui aurait entraîné des annulations de vols et une augmentation des congés pour maladie. Le personnel réclame des embauches et un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée, avec le respect des temps de repos.
Selon Willem Schmid, le principal négociateur pour les pilotes, les ponts avec la direction sont désormais rompus et le personnel sera consulté sur les modalités des actions à mener. Elles pourraient aller jusqu’à des grèves. Il n’est plus question, pour les personnels naviguant, de respecter un plan de crise instauré il y a plusieurs années pour contribuer au redressement de la société. La direction juge « décevante » l’attitude du syndicat et « incompréhensible » son refus d’accepter des propositions qui prenaient en compte, selon elle, l’essentiel de leurs demandes.
Une compagnie « en forme et saine »
Un responsable de la compagnie rappelle, par ailleurs, que les commandants de bord de la KLM sont parmi les mieux payés au monde alors qu’ils ne volent pas le plus. Selon une récente étude du bureau HKP Group le pilote d’un long courrier de la KLM gagne 291 000 euros par an pour 646 heures de vol. La moyenne des grandes compagnies européennes est de 235 000 euros pour 652 heures. Celle des compagnies du Moyen orient et d’Afrique de 160 000 euros pour 733 heures.
Pieter Elbers, le patron de KLM, estimait lui-même, il y a quelques semaines, que la compagnie était désormais « en forme et saine » pour fêter son centième anniversaire, en 2019. La branche néerlandaise a, en tout cas, largement contribué aux derniers résultats du groupe Air France-KLM (un résultat d’exploitation de 345 millions d’euros sur le deuxième trimestre de cette année) alors qu’Air France chiffrait à 335 millions sur l’ensemble du semestre le coût des 15 jours de grève qui l’ont affectée.
Une grève éventuelle des pilotes néerlandais représenterait, en tout cas, une difficulté supplémentaire pour Ben Smith, le nouveau patron canadien d’Air France-KLM, déjà confronté aux revendications des syndicats français, qui menacent de lancer un nouveau mouvement à la rentrée.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Après douze ans de traversée du désert, le réalisateur, infatigable militant de la cause noire, revient avec « BlacKKKlansman », Grand Prix du jury à Cannes.
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Article sélectionné dans La Matinale du 16/08/2018
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Spike Lee, le retour du combattant


                      Après douze ans de traversée du désert, le réalisateur, infatigable militant de la cause noire, revient avec « BlacKKKlansman », Grand Prix du jury à Cannes.



Le Monde
 |    17.08.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
17.08.2018 à 13h59
    |

                            Thomas Sotinel








                              

                        

A l’approche du 4-Juillet, les rues de Brooklyn sont écrasées de soleil, comme dans Do the Right Thing. Trente ans plus tard, le « borough » n’est plus la Cocotte-Minute prête à exploser que Spike Lee avait révélée aux yeux du monde. A Fort Greene, jadis bastion afro-américain, les hipsters sont à leur tour en passe d’être chassés par les investisseurs venus de Manhattan.
Le réalisateur y a maintenu, dans un bel immeuble en brique, les locaux de 40 Acres & a Mule Filmworks (« 40 acres et une mule », promesse d’indemnisation aux esclaves affranchis), la société de production qu’il a fondée juste après avoir réalisé son premier long-métrage, Nola Darling n’en fait qu’à sa tête, en 1986.
Sur la façade, le cinéaste a fait accrocher un étendard à l’effigie du héros de BlacKKKlansman (en salle le 22 août), le dernier en date des « Spike Lee Joints », comme il aime à désigner ses réalisations : un Afro-Américain coiffé de la cagoule pointue de l’organisation terroriste. Deux mois plus tôt, à Cannes, le film a reçu le Grand Prix du jury après avoir été ovationné aussi bien par la presse que par le public de la sélection officielle.
« Inside Man », le succès commercial
C’est peut-être ce succès, qui met un terme à une douzaine d’années de vaches maigres, pendant lesquelles Spike Lee a dû faire des acrobaties pour financer ses projets, à moins que ce ne soit le passage du temps (il a fêté ses 60 ans l’an passé), qui rend le cinéaste plus affable qu’il ne l’a été depuis sa première venue à Cannes, pour Nola Darling, sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs.
Les vigiles de l’ancien Palais des festivals, où étaient projetés les films de la section parallèle, avaient barré le passage à ce freluquet en short et casquette de base-ball, qui arrivait sac au dos (et qui, aussi, était noir). Après avoir passé l’obstacle, séduit les médias et le public, il était reparti avec le Prix de la jeunesse et une...




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Vendredi s’est déroulé le deuxième face-à-face entre les candidats. Peu avant, un comité de l’ONU a estimé que Lula devait pouvoir se présenter à l’élection.
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Au Brésil, Lula hante les débats de l’élection présidentielle

Vendredi s’est déroulé le deuxième face-à-face entre les candidats. Peu avant, un comité de l’ONU a estimé que Lula devait pouvoir se présenter à l’élection.



Le Monde
 |    18.08.2018 à 05h32
 • Mis à jour le
18.08.2018 à 12h51
    |

            Claire Gatinois (Sao Paulo, correspondante)








                        



   


Dans les coulisses, quelques heures après avoir considéré les critiques de son programme comme des « analphabètes », le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro aurait lancé : « Il n’y aura pas de pupitre pour les bandits ici, non. » Une référence à la place inoccupée par le candidat Luiz Inacio Lula da Silva, candidat à la présidentielle du Brésil, malgré son emprisonnement pour des faits de corruption.
Vendredi 17 août, dans les studios de la chaîne RedeTV, à 22 heures (heure de Brasilia), le pupitre mentionnant le nom de Lula a bien été retiré, in extremis, pour ne pas froisser les débatteurs.
Pourtant, jamais le fantôme de l’ancien chef d’Etat n’aura autant hanté les débats entre les postulants pour la présidence brésilienne de cette étrange campagne où, à six semaines des élections, « 143 millions d’électeurs ne connaissent pas encore la liste définitive des candidats », soulignait sur Twitter le blogueur Ricardo Noblat.

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Une décision attendue
Défiant la justice, considérant la condamnation de son chef de file inique et illégale, le Parti des travailleurs (PT, gauche) a confirmé, mercredi 15 août, la candidature à la présidence de l’ancien syndicaliste, président de la République de 2003 à 2011 et de Fernando Haddad, l’ancien maire de Sao Paulo, pour la vice-présidence. Contestée par divers adversaires et par la procureure générale de la République, la présence de Lula à l’élection est suspendue désormais à la validation ou non du Tribunal supérieur électoral. La décision est attendue dans les prochains jours.
Mais dans l’après-midi de vendredi, un comité d’experts de l’Organisation des Nations unies (ONU) est venu ajouter à la confusion. Réclamant que « le Brésil prenne toutes les mesures nécessaires pour garantir que Lula puisse exercer ses droits politiques depuis sa prison comme candidat à l’élection présidentielle 2018 ». Précisant : « Ceci inclut l’accès à la presse et aux membres de son parti politique. »
Selon Sarah Cleveland, rapporteure de la décision du comité de l’ONU, interrogée par le quotidien Folha de Sao Paulo, la principale demande des avocats de Lula, à savoir d’exiger sa libération, n’a pas été acceptée. « La demande que nous avons faite au gouvernement brésilien est limitée », estime-t-elle.
Forte « valeur symbolique »
Il n’empêche, l’avis des dix-huit experts indépendants a été considéré comme une « ingérence inopportune » par le ministre de la justice, Torquato Jardim. Tandis que le ministère des affaires étrangères jugeait la déclaration « sans effet ».
« La décision préliminaire, sans pouvoir de sanction, a peu de chance d’inverser le cours des choses », confirme Laura Weisbisch, chercheuse au Centre brésilien d’analyse et de planification (Cebrap), estimant la candidature de Lula peu probable. Le Brésil est déjà, par le passé, passé outre des recommandations d’instances supranationales, notamment au sujet du barrage de Belo Monte, sous le gouvernement de Dilma Rousseff, dauphine de Lula, souligne la chercheuse. « Mais la valeur symbolique de cette décision est forte. Elle renforce le discours d’illégitimité de la sanction contre Lula », ajoute Mme Weisbisch. Le PT n’est plus seul à s’indigner, il a avec lui une organisation internationale. De quoi radicaliser ses troupes.
Jusqu’où ira la contestation ? Vendredi soir, nul n’était en mesure d’évaluer les répercussions de cette décision sur l’élection. Et, à ce stade, aucun candidat présent aux débats n’a semblé capable de faire bouger les lignes d’un scrutin hautement incertain.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Selon l’opposition autrichienne cette présence samedi remettrait en cause la réputation de neutralité politique de l’Autriche qui assure la présidence tournante de l’Union européenne.
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Autriche : Poutine présent au mariage d’une ministre proche de l’extrême droite, critiques de l’opposition

Selon l’opposition autrichienne cette présence samedi remettrait en cause la réputation de neutralité politique de l’Autriche qui assure la présidence tournante de l’Union européenne.



Le Monde
 |    18.08.2018 à 20h32
   





                        



   


Un mariage et une invité qui font polémique en Autriche. Le président russe Vladimir Poutine a assisté samedi 18 août au mariage de la ministre autrichienne des affaires étrangères, Karin Kneissl, nommée par le FPÖ (extrême droite). Selon l’opposition cette présence remettrait en cause la réputation de neutralité politique de l’Autriche qui assure la présidence tournante de l’Union européenne (UE).

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M. Poutine faisait partie de la centaine d’invités qui ont assisté à la cérémonie à Gamlitz, un village viticole des environs de Graz, dans le sud-est de l’Autriche. Le président russe a notamment été pris en photo en train de danser avec Karin Kneissl, qui a épousé l’homme d’affaires Wolfgang Meilinger. Parmi les invités figuraient également le chancelier conservateur autrichien Sebastian Kurz (ÖVP, parti populaire d’Autriche) – qui préside depuis le 1er juillet le conseil de l’Union européenne – et le vice-chancelier d’extrême droite Heinz-Christian Strache.

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« Poutine est l’adversaire le plus agressif de l’UE »
M. Poutine est venu accompagné d’une troupe de chanteurs cosaques qui s’est produite pour le couple. Des centaines de policiers ont été déployés à l’occasion de la cérémonie et la route reliant le village à l’aéroport de Graz a été fermée dans les deux directions à l’arrivée et au départ du président russe.
Le président russe a été raccompagné à l’aéroport par M. Kurz, puis s’est rendu directement en Allemagne pour une rencontre programmée dans la soirée avec la chancelière allemande Angela Merkel près de Berlin. « Comment la présidence autrichienne de l’UE peut-elle jouer comme elle le prétend un rôle d’intermédiaire honnête (entre les 28 et Moscou) si la ministre des affaires étrangères et le chancelier se placent aussi clairement d’un côté ? » s’était ainsi interrogé vendredi le ténor social-démocrate (SPÖ, opposition) Andreas Schieder.
Le parti Vert (opposition) avait pour sa part demandé la « démission immédiate » de la ministre, soulignant que « Vladimir Poutine est l’adversaire le plus agressif de l’UE en matière de politique étrangère ». M. Strache a rejeté les critiques sur la visite et les frais qu’elle a occasionnés.
« Chaque manifestation gauche-Verts, avec ses possibles émeutes, embouteillages, coûts en matière de sécurité, coûte au contribuable autrichien beaucoup plus que la visite respectueuse du président russe en l’honneur de notre ministre des affaires étrangères et de notre pays. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Si le président américain ne mentionne à aucun moment son nom, cette salve de tweets matinaux intervient après l’offensive lancée la semaine dernière par des géants d’internet contre le conspirationniste américain Alex Jones.
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Sur Twitter, Trump dénonce la « censure » sur les réseaux sociaux de personnalités conservatrices

Si le président américain ne mentionne à aucun moment son nom, cette salve de tweets matinaux intervient après l’offensive lancée la semaine dernière par des géants d’internet contre le conspirationniste américain Alex Jones.



Le Monde
 |    18.08.2018 à 17h21
   





                        



   


Donald Trump est en colère et il le fait savoir. Via son canal de communication habituel, Twitter, le président américain a dénoncé samedi 18 août la suspension par les géants d’internet de comptes de personnalités de la droite américaine sur les réseaux sociaux.
« Les réseaux sociaux discriminent absolument les voix Républicaines/Conservatrices », a-t-il notamment lancé dans une série de tweets, promettant que son gouvernement ne laisserait pas ça arriver, sans apporter davantage de précisions.
« Ils font taire les opinions de beaucoup de personnes de DROITE alors qu’en même temps ils ne font rien pour les autres. La censure est quelque chose de très dangereux est absolument impossible à surveiller. »
Si Donald Trump ne mentionne à aucun moment son nom, cette salve de tweets matinaux intervient après l’offensive lancée la semaine dernière par des géants d’internet contre le conspirationniste américain Alex Jones, privé d’accès aux plateformes Facebook et Spotify notamment.

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Trump s’en prend à CNN et MSNBC
Twitter a également restreint mardi, pour une semaine, le compte de cette tête de proue de l’extrême droite américaine. Il a notamment fondé le site Infowars qui totalise plus de 200 000 visiteurs par jours et plus de 25 millions de pages vues en un mois. Sa ligne éditoriale : relayer les derniers complots à la mode. M. Jones va même jusqu’à dire que la fusillade de l’école primaire Sandy Hook, où vingt enfants âgés de 6 à 7 ans ont perdu la vie en 2012, a été montée de toutes pièces par le gouvernement, dans le seul but d’interdire la vente d’armes semi-automatiques.

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Facebook, qui a suspendu les quatre principales pages de l’Américain, a accusé celles-ci de « glorifier la violence » et « d’utiliser un langage déshumanisant pour décrire des personnes transgenres, musulmanes et immigrées », en infraction avec le règlement interne du réseau social.
Mais pour Donald Trump, « laissons tout le monde participer, bon et mauvais ». Dans sa série de tweets, samedi, il s’en est également pris à deux chaînes de télévision américaines :
« Il n’y a rien d’aussi bidon que CNN et MSNBC et pourtant je ne demande pas à supprimer leur comportement malade. »



                            


                        

                        


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Prisons : une enquête ouverte après la diffusion d’images de Kaaris à Fresnes

Des photos du rappeur incarcéré ont été diffusées sur les réseaux sociaux. Des portables ont été saisis et les syndicats de surveillants dénoncent une « plaie ».



Le Monde
 |    18.08.2018 à 16h02
 • Mis à jour le
18.08.2018 à 16h09
   





                        



   


La direction de l’administration pénitentiaire (DAP) a annoncé, samedi 18 août, qu’une enquête avait été ouverte, et le parquet saisi, suite à la diffusion sur les réseaux sociaux d’images du rappeur Kaaris à l’intérieur de la prison de Fresnes, où il a été placé en détention provisoire le 3 août après une rixe avec son rival Booba à l’aéroport d’Orly.

        Lire aussi :
         

                Dans l’attente de leur procès en septembre, Booba et Kaaris écroués dans des prisons séparées



Sur plusieurs comptes Twitter et Instagram, repris par différents médias, on peut voir des photos et vidéos du rappeur avec les faisant les cent pas dans une cour de la prison, et en selfie aux côtés d’un autre détenu. Des images vraisemblablement prises et diffusées sur les applications Snapchat et Instagram.
Le Parisien rapporte également qu’un compte Facebook a publié une capture d’écran de la fiche de détenu de Kaaris provenant d’un logiciel de l’administration pénitentiaire. Ce dernier document comprend des informations sur le détenu, notamment son solde de cantine (argent provisionné en prison), qui n’ont pas vocation à circuler, a souligné la DAP, en annonçant l’ouverture d’une enquête interne au sein de l’établissement pénitentiaire.
« La cellule [de Kaaris] a été fouillée vendredi soir [17 août] et un téléphone portable saisi », a ajouté la DAP dans sa communication du 18 août. Selon une source syndicale à Fresnes (Val-de-Marne), un téléphone a également été saisi dans la cellule du détenu auteur du selfie.
Les portables sont « une plaie »
Pour les syndicats, ces nouvelles fuites n’ont rien d’exceptionnel. En 2016, plus de 33 000 téléphones mobiles ont été saisis dans les prisons françaises, qui comptaient alors autour de 68 000 détenus, selon les chiffres de la DAP.
À Fresnes, les portables sont « une plaie », a expliqué à l’AFP Cédric Boyer, du syndicat FO : les appareils, de plus en plus petits et indétectables, « entrent par projection [par-dessus les murs], par les parloirs ». Dans un entretien à France Info, il précise : « On ne va pas caricaturer parce que cela concerne Kaaris, mais les téléphones, il y en a énormément en détention qui entrent par les parloirs et divers trafics. (…) C’est aussi un problème de sécurité, car on sait que les évasions, les pressions sur les victimes les trafics, c’est fait grâce aux téléphones portables qui sont en détention. »
Alors que les syndicats réclament un « brouillage effectif » des téléphones et une plus grande latitude dans l’organisation des fouilles des détenus, le ministère de la justice a annoncé en janvier le lancement de deux chantiers : d’une part le déblocage dès cette année d’une enveloppe de 15 millions d’euros pour « garantir un brouillage effectif » et d’autre part l’installation de 50 000 téléphones fixes en cellule, pour ne pas couper les détenus de leurs proches.
Le 1er août, les frères ennemis du rap français Booba et Kaaris et leurs clans s’étaient violemment affrontés à l’aéroport d’Orly sous les yeux de passagers. Ils seront jugés pour violences aggravées le 6 septembre à Créteil. Le tribunal a ordonné leur placement en détention en attendant. L’un des proches de Booba a toutefois été libéré depuis. Ils risquent jusqu’à sept ans de prison et 100 000 euros d’amende.

        Lire aussi :
         

                Au procès de Booba et Kaaris, rappeurs contrits et avocats fougueux







                            


                        

                        


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Trafic très difficile sur les routes dans le sens des retours de vacances

Journées rouge et orange ce week-end dans le sens des retours, partout en France, selon Bison Futé.



Le Monde
 |    18.08.2018 à 09h54
 • Mis à jour le
18.08.2018 à 10h13
   





                        


La circulation s’annonce difficile dans le sens des retours de vacances pour le week-end des 18 et 19 août, selon les prévisions de Bison Futé. La journée de samedi est ainsi classée rouge au niveau national, tandis que celle de dimanche est classée orange par le service public d’information routière. Le trafic devrait, en revanche, être plus fluide dans le sens des départs.

   


Samedi, dans le sens des retours, Bison Futé prévoit une « circulation très difficile » sur l’ensemble du territoire. Les plus grosses difficultés devraient être observées entre 10 heures et 16 heures, mais le trafic devrait rester dense jusqu’à 20 heures environ, selon les itinéraires. Des difficultés de circulation sont également à prévoir dans le sens des départs, où la journée a été classée orange au niveau national et rouge sur l’Arc méditerranéen.
Dimanche, les conditions de circulation devraient s’améliorer, même si la journée reste classée orange au niveau national et rouge en Auvergne-Rhône-Alpes dans le sens des retours. Dans le sens des départs, Bison Futé prévoit une circulation « fluide » partout en France.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Des milliers de policiers, des millions de pèlerins, des milliards de bénéfices… Zoom en chiffres sur le hadj, qui débute samedi.
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Article sélectionné dans La Matinale du 08/09/2016
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Le pèlerinage de La Mecque, un défi logistique et sécuritaire

Des milliers de policiers, des millions de pèlerins, des milliards de bénéfices… Zoom en chiffres sur le hadj, qui débute samedi.



Le Monde
 |    22.09.2015 à 12h27
 • Mis à jour le
18.08.2018 à 16h20
    |

                            Les Décodeurs








                        



Cinquième pilier de l’islam, qui fait obligation à chaque musulman ayant les moyens matériels et physiques de s’y rendre au moins une fois dans sa vie, le pèlerinage de La Mecque (le hadj, en arabe) constitue un défi sécuritaire et logistique pour l’Arabie saoudite. Mais c’est aussi le point culminant d’un tourisme religieux dont le royaume tire des ressources substantielles.
1,323 million d’étrangers sur place
Plus de deux millions de musulmans sont attendus à partir du samedi 18 août à La Mecque. Un chiffre impressionnant, comparable à la population de Paris, mais pourtant en baisse après avoir dépassé les deux millions dans les années 2008-2012. Ils étaient 150 000 dans les années 1950.
L’accès aux lieux saints pendant la période du hadj est strictement contrôlé par les autorités saoudiennes. Depuis 2013, en raison des travaux en cours à la Grande Mosquée, le royaume a réduit de 20 % le nombre de pèlerins étrangers autorisés à s’y rendre ; pour les pays musulmans, un ratio d’un pèlerin pour 1 000 habitants est appliqué.


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A La Mecque, les deux tiers des pèlerins sont étrangers
Deux millions de personnes ont effectué le "hadj" en 2015. L'affluence a été réduite pour des raisons de sécurité durant les travaux. 

Source : CDSI



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Le hadj est le point culminant de la saison touristique, mais le royaume accueille chaque année plus de 18 millions de touristes, selon la Banque mondiale.
17 000 agents mobilisés en 2016
Le hadj est un événement placé sous haute surveillance. Pour assurer la sécurité des pèlerins, la défense civile avait ainsi mobilisé 17 000 agents et plus de 3 000 véhicules en 2016. L’année précédente, en 2015, le hadj avait connu la pire bousculade de son histoire : au moins 2 297 personnes avaient trouvé la mort, selon un bilan établi à partir des annonces par pays (alors que l’Arabie saoudite reste sur le décompte de 769 morts). D’autres mouvements de foules avaient déjà endeuillé le pèlerinage, notamment en 2006 (364 morts) et 1990 (1 426 morts).

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100 milliards de dollars de travaux
Pour accueillir les pèlerins dans de meilleures conditions, la capacité d’accueil de la Grande Mosquée, pouvant accueillir 1,5 million de fidèles en même temps, doit être portée à 2,2 millions. L’effondrement d’une grue de cet immense chantier a aussi provoqué la mort de 107 personnes en 2015. Depuis les années 1950, plus de 100 milliards de dollars ont ainsi été investis par l’Arabie saoudite en infrastructures, selon le chercheur Juan Eduardo Campo, de l’université de Californie.
Ces chantiers s’accompagnent de la construction de projets hôteliers et d’équipements urbains, entraînant parfois la destruction du patrimoine historique de La Mecque, dont la maison présumée de Khadija, première femme du prophète, remplacée par des toilettes publiques, ou celle d’Abou Bakr, compagnon de Mahomet et premier calife de l’islam, par un hôtel Hilton.
Si deux millions de pèlerins doivent être accueillis, ce sont aussi deux millions de personnes qui doivent se loger, se nourrir, qui consomment et repartent chez eux les bras chargés de souvenirs.

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                La Mecque du mythe au béton



5,75 milliards d’euros de revenus
Selon une étude de la chambre de commerce et d’industrie de La Mecque publiée en août 2015, la dépense moyenne d’un pèlerin venu de l’étranger est de l’ordre de 4 100 euros et celle d’un pèlerin « national » de 1 200 euros.
Au total, les étrangers ont dépensé près de 20 milliards de riyals saoudiens durant le seul hadj 2015, soit 4,75 milliards d’euros, et les locaux plus d’un milliard d’euros. Sur l’ensemble de l’année 2015, le tourisme religieux devait générer 16,4 milliards d’euros, selon Abdullah Al-Marzouq, professeur en économie du hadj à l’université Um Al-Qurah.
Logistique des rituels
Hôtels, policiers, pompiers… mais aussi pierres et bouteilles d’eau. Obéissant à des règles codées que les fidèles accomplissent au même moment, le pèlerinage nécessite aussi une logistique des rituels.
100 millions de cailloux
Après avoir marché en souvenir de l’errance d’Agar à la recherche d’eau pour Ismaël, les pèlerins se rendent à la source Zamzam : près de 18 millions de litres distribuées en 2016 ; le rituel de la lapidation de Satan a nécessité 100 millions de cailloux en 2014, quand 600 000 moutons ont été sacrifiés pour l’Aïd.
Malgré son importance, à la fois comme défi logistique et comme source de revenus pour l’économie locale, le hadj n’est pas pour autant le plus grand pèlerinage du monde musulman. Commémoré chaque année dans la ville irakienne de Kerbala, l’« Arbaïn », qui marque la fin des quarante jours de deuil après l’anniversaire de la mort de l’imam Hussein, petit-fils du prophète Mahomet, a vu l’an dernier affluer près de 20 millions de pèlerins chiites, dont 5 millions d’étrangers, en quarante jours.



                            


                        

                        


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Calcutta, l’« Indien » de la pop italienne

Issu de la scène alternative, le chanteur originaire de Latina, âgé de 29 ans, affole les foules par ses refrains fugueurs.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
17.08.2018 à 17h57
    |

            Aureliano Tonet (Rome)








                        



                                


                            

Par milliers, des bras s’élèvent vers les nuées. Certains se contentent de serrer le poing, d’autres agitent toutes sortes d’objets – briquets, écharpes rouges de supporteurs de foot, portables. Sur la toile géante qui coiffe la scène, le fond d’écran d’un smartphone vient d’apparaître, indiquant l’appel d’un certain Gaetano. Aussitôt, une clameur gronde des profondeurs. Tous ont reconnu le titre du prochain morceau – Gaetano, donc. Et tous reprennent les paroles du tube, avec la même ardeur que des tifosi célébrant un but. « J’ai fait un svastika dans le centre de Bologne ! », hurlent seize mille gosiers, comme si chacun tenait à revendiquer cette croix gammée. La foule est massée sur la pelouse du stade Domenico-Francioni de Latina. Comme le reste de cette ville de 120 000 habitants, à 70 kilomètres au sud-est de Rome, l’enceinte a été édifiée par le régime fasciste ; son architecture transpire les préceptes des années brunes – pureté, puissance, patrie.
C’est dans ce cocon peu commun qu’Edoardo D’Erme, alias Calcutta, est né il y a vingt-neuf ans. Et c’est ici qu’il a débuté, dans la touffeur de ce 21 juillet, une tournée des arènes italiennes, qui le mènera de Padoue à Bari, début 2019. Lui ne voulait pas de ce concert démesuré à domicile. Les trois albums qu’il a publiés – Forse (2012), Mainstream (2015), Evergreen (2018) – ne sont que lignes de fuite et éloges de la fugue, échos d’un parcours chaotique et cahoteux. Un parcours qui l’a vu étudier le portugais à l’université de Rome ; traîner ses guêtres sur tous les trains de la Botte, deux ans durant, en ne vivant que de concerts à la bonne franquette et de bière fraîche ; servir pizzas et arancinis dans un resto rital de Brooklyn ; frayer avec une faune de branchés à Milan ; puis devenir végétarien dans la citadelle de la mortadelle, Bologne, où il s’est établi il y a peu. Mais le chanteur sait qu’en Italie plus qu’ailleurs, on est toujours...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Alors que la livre turque a replongé vendredi, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a défié les Etats-Unis au congrès de son parti, samedi.
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Erdogan assure que la Turquie ne se « livrera pas » aux Etats-Unis

Alors que la livre turque a replongé vendredi, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a défié les Etats-Unis au congrès de son parti, samedi.



Le Monde
 |    18.08.2018 à 01h23
 • Mis à jour le
18.08.2018 à 15h10
   





                        



   


« Nous ne nous livrerons pas à ceux qui se présentent comme notre partenaire stratégique, alors qu’ils s’efforcent de faire nous une cible stratégique. » Le président turc Recep Tayyip Erdogan a poursuivi son bras de fer avec Washington, samedi 18 août, en défiant les Etats-Unis lors d’un congrès de son parti, l’AKP, à Ankara. « Certains croient pouvoir nous menacer avec l’économie, les sanctions, les taux de change, les taux d’intérêt et l’inflation. Nous avons mis au jour vos manigances et nous vous défions », a-t-il déclaré.
La Turquie a maintenu, vendredi 17 août, l’assignation à résidence d’un pasteur américain, en dépit de nouvelles menaces de sanctions des Etats-Unis, qui ont mis à mal la livre turque et auxquelles Ankara a promis de répliquer.
Un tribunal d’Izmir, dans l’ouest du pays, a rejeté un recours du religieux Andrew Brunson, dont le sort est au cœur de l’une des plus graves crises diplomatiques entre les deux alliés au sein de l’OTAN depuis près d’un demi-siècle.

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                Comment l’affaire du pasteur accusé d’espionnage a ruiné la relation américano-turque



La veille, le secrétaire au trésor américain, Steven Mnuchin, avait prévenu que Washington prendrait des mesures supplémentaires si Ankara ne libérait pas le pasteur. « Nous avons répliqué [aux sanctions des Etats-Unis] en accord avec les règles de l’OMC [Organisation mondiale du commerce] et nous continuerons de le faire », a rétorqué, vendredi, la ministre du commerce turque, Ruhsar Pekcan, citée par l’agence étatique Anatolie.
Entretien avec Bruno Le Maire
Gel des avoirs de ministres de part et d’autre, augmentation réciproque des tarifs douaniers sur certains produits… les actions déjà prononcées par Washington et la riposte d’Ankara ont créé un vent de panique sur les marchés.
Et alors que la crise diplomatique ne montre aucun signe d’apaisement, la livre turque, qui a pourtant repris des couleurs cette semaine après une spectaculaire débâcle, piquait à nouveau du nez vendredi. En fin de journée, la devise avait perdu près de 4 % face au dollar, comparé à jeudi soir, repassant au-dessus de la barre des 6 livres pour un billet vert.

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Le ministre des finances turc, Berat Albayrak, s’est entretenu vendredi avec son homologue français, Bruno Le Maire. Au cours de cet entretien, les deux hommes se sont accordés à « renforcer leur coopération et agir ensemble face aux sanctions américaines », selon un message sur Twitter de M. Albayrak. Leurs équipes doivent se retrouver à Paris le 27 août, selon l’agence Anatolie.
M. Albayrak s’est efforcé de se montrer rassurant, au cours d’une téléconférence inédite, jeudi, avec plusieurs milliers d’investisseurs. Il a affirmé que son pays « émergerait encore plus fort » de la crise de la livre, dont la valeur a fondu d’environ 40 % par rapport au dollar cette année. Il a également rejeté les éventualités d’un plan d’aide du Fonds monétaire international (FMI) ou d’un recours au contrôle des capitaux.
Note de la dette abaissée
Mais son allocution n’a pas suffi à rasséréner les marchés. Et, dans la soirée de vendredi, les agences de notation Standard and Poor’s et Moody’s ont abaissé la note de la dette de la Turquie, la première projetant même une récession en 2019.
La note de Standard and Poor’s est abaissée à « B + », s’enfonçant dans la catégorie des investissements considérés comme très spéculatifs. Celle de Moody’s passe à « Ba3 » avec une perspective négative, indiquant qu’elle pourrait encore l’abaisser dans quelques mois. L’agence signale un « affaiblissement continu des institutions publiques turques » et « les préoccupations grandissantes relatives à l’indépendance de la banque centrale ».

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                La crise monétaire turque en quatre questions



Preuve peut-être du rapprochement souhaité avec l’Europe, la justice turque a ordonné, cette semaine, la libération de deux soldats grecs et du président d’Amnesty International dans le pays, des décisions inattendues dans deux affaires très critiquées au sein de l’Union européenne.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Malgré l’arrivée de nouveaux acteurs, 81 % des ménages sont fidèles à EDF. Les tarifs restent en hausse, mais ils sont parmi les plus bas en Europe.
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Article sélectionné dans La Matinale du 17/08/2018
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Electricité : la concurrence augmente, mais les prix ne baissent pas

Malgré l’arrivée de nouveaux acteurs, 81 % des ménages sont fidèles à EDF. Les tarifs restent en hausse, mais ils sont parmi les plus bas en Europe.



Le Monde
 |    18.08.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
18.08.2018 à 11h01
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

Onze ans. Depuis le 1er juillet 2007, les particuliers peuvent changer de fournisseur d’électricité et faire des infidélités à EDF. Mais, alors que de nouveaux acteurs comme Leclerc, Total ou CDiscvount se sont lancés ces derniers mois sur ce marché, l’opérateur public historique conserve 81 % des clients particuliers.
C’est un paradoxe qui déconcerte les fervents adeptes de l’ouverture des marchés : dans d’autres secteurs, comme les télécommunications, la libéralisation a entraîné une baisse des tarifs et l’ascension rapide de nouveaux acteurs – avec à la clef une sauvage guerre des prix.
Certes, la forteresse EDF donne des signes de faiblesse. Selon les derniers chiffres publiés par la Commission de régulation de l’énergie (CRE), au premier trimestre, le groupe public fait face à une érosion lente mais continue de ses clients. Depuis un an, EDF perd environ 100 000 abonnés par mois au profit de ses concurrents, mais conserve la part du lion : plus de 26 millions de clients sont toujours chez EDF et s’acquittent des tarifs réglementés de vente (TRV), fixés par l’Etat.
Les fournisseurs alternatifs proposent pourtant, en général, des tarifs inférieurs à ceux d’EDF, et résilier un contrat est désormais très simple et sans engagement. Pourtant, les prix de l’électricité sont en hausse continue en France depuis plus de dix ans, même s’ils restent parmi les plus bas en Europe.
Seulement voilà : la différence se fait sur un tiers de la facture seulement. Les deux autres tiers sont identiques pour tous les fournisseurs, et servent à payer les taxes et le transport d’électricité. Un détail d’importance pour les consommateurs : les offres promettant des prix inférieurs de 15 % ne concernent que cette partie de la facture.
Gains peu significatifs
Selon des simulations effectuées par le médiateur de l’énergie, « lorsque la publicité d’un fournisseur annonce “moins 10 %”, la baisse n’excède pas 7 % ». Résultat : les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ L’ancien leader du parti eurosceptique UKIP annonce dans une tribune son soutien à une campagne pour un « Brexit dur ».
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Royaume-Uni : Nigel Farage se réengage pour un « vrai Brexit »

L’ancien leader du parti eurosceptique UKIP annonce dans une tribune son soutien à une campagne pour un « Brexit dur ».



Le Monde
 |    18.08.2018 à 11h38
 • Mis à jour le
18.08.2018 à 13h15
   





                        



   


Nigel Farage veut revenir en campagne pour défendre un « vrai Brexit ». C’est ce qu’annonce l’ancien chef de file du Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP), dans une tribune au Daily Telegraph, samedi 18 août.
Selon lui, le « Brexit doux » que la première ministre britannique Theresa May veut négocier ne respecte pas « les souhaits de la majorité des électeurs » qui ont choisi, en 2016, de sortir de l’Union européenne.
Dans sa tribune, l’eurodéputé apporte son soutien à la campagne du « Leave Means Leave » (« quitter signifie quitter ») lancée par le promoteur immobilier Richard Tice et l’ancien directeur de la chambre de commerce britannique, John Longworth. M. Farage leur promet son soutien « absolu et total », et annonce à ses partisans qu’il est « de retour ». Il se dit également prêt à participer à des réunions publiques pour défendre son « vrai Brexit ».
La première ministre Theresa May a annoncé en juillet que son gouvernement s’était « mis d’accord sur une position commune pour l’avenir de nos négociations avec l’Union européenne ». Alors que la cheffe de l’exécutif avait prôné, depuis deux ans, un « Brexit dur », les grandes lignes de cette position se rapprochent plutôt d’un « Brexit doux ». Une position qui lui vaut l’ire des partisans d’une ligne dure, qu’ils se situent en dehors de son parti, comme Nigel Farage, ou à l’intérieur même de sa majorité.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Le chef de l’Etat a participé au 74e anniversaire de la libération de la ville, avant de rencontrer habitants et vacanciers.
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A Bormes-les-Mimosas, Emmanuel Macron reste à distance de l’actualité nationale

Le chef de l’Etat a participé au 74e anniversaire de la libération de la ville, avant de rencontrer habitants et vacanciers.



Le Monde
 |    18.08.2018 à 00h18
 • Mis à jour le
18.08.2018 à 09h30
    |

                            Astrid de Villaines (Bormes-les-Mimosas (Var), envoyée spéciale)








                        



   


« Comme d’habitude », comme l’entonne l’orchestre des sapeurs-pompiers du Var venu accompagner le « pot de l’amitié » qui conclut la deuxième sortie publique d’Emmanuel Macron à Bormes-les-Mimosas, le déplacement du chef de l’Etat s’est déroulé sous haute sécurité et loin des journalistes.
Juste avant son arrivée à l’hôtel de ville pour commémorer le 74e anniversaire de la libération de Bormes-les-Mimosas par les Alliés en 1944, l’Elysée faisait savoir par communiqué qu’Emmanuel Macron s’était entretenu avec Angela Merkel par téléphone pour évoquer les sujets internationaux : « La Syrie et en particulier les risques humanitaires dans la région d’Idlib (…) et le secours des migrants en Méditerranée. »
Deux façons d’éviter soigneusement la politique nationale : l’affaire Benalla – sur laquelle le chef de l’Etat ne s’est toujours pas exprimé publiquement – et les dossiers chauds qui l’attendent à la rentrée – la réforme constitutionnelle, les retraites, le prélèvement à la source et l’épineux budget 2019, alors que les prévisions de croissance ont été récemment revues à la baisse. « Je veux poursuivre la transformation du pays sur tous les plans, économique et social mais aussi sur le plan de la cohésion », a simplement glissé au Monde le président de la République, entre des dizaines de selfies et de poignées de main. Alors qu’il pourrait intervenir dans les médias dans les prochains jours (ce que l’Elysée ne confirme pas), Emmanuel Macron a simplement ajouté : « Je suis toujours au contact des Français et du pays. »

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Comme François Mitterrand à la roche de Solutré
En vacances au fort de Brégançon (Var) avec son épouse, Brigitte Macron, depuis le 3 août, le chef de l’Etat s’est fait discret. Aucune de ses sorties n’a été annoncée à l’avance et quand le président s’échappe de l’imposante résidence présidentielle pour aller visiter les environs, il se garde bien d’avertir la presse. « Toutes ses sorties sont privées, il les organise au jour le jour », fait savoir son entourage, qui assure que le président « se plaît à Brégançon ».

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Au point d’envisager de revenir chaque année à la célébration patriotique du 17 août à Bormes-les-Mimosas, comme François Mitterrand se rendait chaque week-end de la Pentecôte à la roche de Solutré (Saône-et-Loire). « J’ai compris lors de nos rencontres privées qu’il le souhaitait. Ce serait une très bonne nouvelle pour la ville. Qui n’aimerait pas avoir le président chaque année sur ses terres ? », a salué le maire sans étiquette de la commune, François Arizzi.

   


« En voisin, même un moment, j’ai voulu être ici parmi vous », déclare, en préambule de son allocution, le chef de l’Etat, cravate noire pour l’occasion, devant les 200 personnes venues assister à l’hommage aux morts pour la France. « Ceux qui sont tombés savaient l’extrême précarité de la liberté et du bonheur d’être ensemble, comme nous le partageons ce soir », a poursuivi Emmanuel Macron, accoudé au pupitre, sans note. Il a rendu hommage aux « forces navales, terrestres, aériennes », aux « résistants de l’intérieur » et « aux tirailleurs, spahis, goumiers, zouaves venus pour la plupart du Maghreb et du Sénégal ».
« Retenons la leçon de courage qu’ils nous ont donnée et chérissons comme eux la liberté qu’ils ont défendue, parfois jusqu’à la mort, c’est notre plus grand bien », a conclu le président de la République, sous les applaudissements.
« Je n’ai jamais vu autant de monde à cette commémoration »
De part et d’autre du monument aux morts, les habitants ou vacanciers se poussent pour obtenir la meilleure photo. « Je n’ai jamais vu autant de monde à cette commémoration, on serait très heureux qu’il vienne chaque année », reconnaît Sylviane Verne, jeune retraitée borméenne. « J’espère qu’il va changer les choses en France », poursuit l’ancienne assistante de direction qui a voté pour lui aux deux tours, mais qui se dit « déçue par l’affaire Benalla ».

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Comme elle, les badauds venus nombreux à sa rencontre semblent en attente de quelques réponses. « C’était convenu comme discours, je pensais que ce serait un peu plus politique », regrette Christophe Bucchini, 55 ans, responsable technique chez Mobalpa. « J’aimerais lui parler des 80 km/h, mais je n’oserai jamais ! », sourit Corinne, déléguée médicale, devant le stand de tapenade maison, elle qui « perd beaucoup de temps » depuis la mise en œuvre de la mesure.

   


Mais la plupart des 500 personnes réunies sur la place Saint-François sont surtout là pour un selfie avec le chef de l’Etat ou au moins lui attraper le bras. « Je suis tellement heureuse de l’avoir vu », se réjouit une adolescente avec son petit frère. « On dirait qu’ils ont vu Dieu », marmonne une vacancière en partant. Et sa voisine de conclure : « Qu’est-ce que tu veux, c’est Jupiter… ! »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ L’usage des pesticides continue d’augmenter en France, en dépit du plan « Ecophyto » et d’une volonté affichée de réduire leur consommation.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ En juin, l’Assemblée générale avait adopté une résolution condamnant l’usage excessif de la force à Gaza et commandé un rapport à Antonio Guterres.
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Les quatre propositions du chef de l’ONU pour protéger les civils palestiniens

En juin, l’Assemblée générale avait adopté une résolution condamnant l’usage excessif de la force à Gaza et commandé un rapport à Antonio Guterres.



Le Monde
 |    18.08.2018 à 02h59
 • Mis à jour le
18.08.2018 à 09h32
   





                        



   


Le secrétaire général des Nations unies (ONU), Antonio Guterres, a présenté vendredi 17 août quatre propositions destinées à améliorer la protection des Palestiniens dans les territoires occupés par Israël. Ces propositions étaient contenues dans un rapport demandé par l’Assemblée générale de l’ONU, à la suite d’un regain de violence à Gaza où 171 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens, depuis fin mars.

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En juin, l’Assemblée avait adopté une résolution condamnant l’usage excessif de la force par l’Etat hébreu contre les civils palestiniens et demandé, sous soixante jours, à M. Guterres de recommander la mise en place d’un « mécanisme de protection internationale » dans les territoires occupés.

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Dans son rapport, le secrétaire général a mis en avant quatre options, sans émettre de recommandations spécifiques. Il a souligné que toutes nécessiteraient la coopération des deux parties, une cessation durable des hostilités et des ressources supplémentaires pour assurer leur viabilité.
« La combinaison d’une occupation militaire prolongée, de menaces sécuritaires constantes, d’institutions politiques faibles et d’un processus de paix dans l’impasse, présente un défi de protection extrêmement complexe sur le plan politique, juridique et pratique. »
Risque de veto des Etats-Unis
Dans ce document de quatorze pages, le chef des Nations unies décline ainsi les quatre propositions :
Apporter une « présence plus solide de l’ONU sur le terrain », avec des observateurs des droits de l’homme et des observateurs des affaires politiques chargés de faire le point sur la situation.Elargir l’aide humanitaire et l’aide au développement afin d’« assurer le bien-être de la population ».Créer une mission civile d’observation qui serait présente dans des zones sensibles, comme les check-points et près des colonies israéliennes, avec pour mandat de rendre compte sur les questions de protection.Déployer une force policière ou militaire, sous mandat de l’ONU, afin d’apporter une protection physique aux civils palestiniens.
Un mandat des Nations unies pour une force de protection – casques bleus – nécessiterait une décision du Conseil de sécurité, au sein duquel les Etats-Unis pourraient utiliser leur droit de veto afin de bloquer une mesure à laquelle s’opposerait Israël.

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Une petite mission d’observation composée d’Européens avait été déployée en 1994 dans la ville cisjordanienne d’Hébron, mais l’Etat hébreu a, depuis, rejeté les appels à une présence internationale dans les zones sensibles.
« Le meilleur moyen d’assurer la sécurité et a protection de la population civile palestinienne reste la négociation d’un accord global, juste et final du conflit israélo-arabe », a écrit Antonio Guterres.



                            


                        

                        


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