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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ La proportion d’ouvrages d’art nécessitant des travaux urgents diffère considérablement selon les régions. 122 ponts sont dans la catégorie la plus à risque.
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Ponts en mauvais état : en France, quelles sont les zones les plus touchées ?

La proportion d’ouvrages d’art nécessitant des travaux urgents diffère considérablement selon les régions. 122 ponts sont dans la catégorie la plus à risque.



Le Monde
 |    17.08.2018 à 16h05
 • Mis à jour le
17.08.2018 à 18h06
    |

                            Léa Sanchez








                        



   


Trente-huit morts et quinze blessés : le bilan — encore provisoire — de l’effondrement du viaduc autoroutier de Gênes, mardi 14 août, est lourd. Depuis, de nombreuses voix dénoncent le mauvais état des infrastructures en Italie, mais plus généralement en Europe, et en France.
Selon la synthèse d’un audit remis récemment au gouvernement, 7 % des ponts du réseau routier national non concédé à des sociétés privées pourraient même présenter « à terme, un risque d’effondrement ».

        Lire aussi :
         

                Un pont sur trois a besoin de réparations sur les routes nationales françaises, selon un rapport



Mais cette forte dégradation varie fortement selon les régions, d’après des données issues du ministère de la transition écologique et solidaire. Publiées sur la plate-forme publique Data.gouv.fr, ces données concernent l’année 2016 et uniquement les routes non concédées. Ne sont en revanche pas concernés les 380 000 km de routes départementales. L’état des ouvrages y est répertorié par secteur géographique (correspondant à une direction interdépartementale des routes), selon une classification détaillée sur le site du ministère.
La Guyane et la Méditerranée à la traîne
Les ouvrages classés « 3U » sont les plus à risque : « Leur structure est gravement altérée et nécessite des travaux de réparation urgents. » En 2016, sur les 12 246 ponts du réseau routier national non concédé français, 122 faisaient partie de cette catégorie, soit presque 1 %. Une proportion très variable selon les régions, puisqu’elle atteint 10 % des ouvrages de Guyane et 3,4 % de ceux de la zone Méditerranée, contre seulement 0,4 % des ponts d’Ile-de-France.
Des chiffres auxquels il faut ajouter ceux des ouvrages de « type 3 » qui doivent être soumis à des rénovations, même si celles-ci ne revêtent pas encore de caractère urgent : au total, 6,4 % des ponts français du réseau routier national non concédé doivent ainsi être mis en chantier.


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La Guyane et la Méditerranée sont les zones avec le plus de ponts qui nécessitent des travaux urgents
L'état des ponts du réseau routier national non concédé varie selon les régions : ce graphique représente la part des ouvrages par classe d'état (en nombre), selon les zones géographiques. Cette classification est détaillée sur le site du  Ministère.

Source : Ministère de la Transition écologique et solidaire (données 2016)



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        "",
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L’Ouest et le Centre mieux lotis
Si l’Ile-de-France compte peu de constructions à risque, la région ne fait pas pour autant partie des zones comprenant le plus d’ouvrages d’art en bon état. Les données du ministère révèlent en effet que c’est la zone Centre-Ouest, qui recouvre notamment les régions Nouvelle-Aquitaine et Centre-Val de Loire, qui se hisse en haut du classement.
Elle compte 85,88 % de ponts de « type 1 » ou de « type 2 », c’est-à-dire qui ne présentent pas de défauts apparents ou qui sont touchés uniquement par des défauts mineurs. Dans les zones Nord et Méditerranée, seule la moitié des constructions est dans ce cas…


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La zone "Centre-Ouest" est celle qui compte le plus de ponts en bon état ou avec des défauts mineurs
Classement des zones géographiques où la part de ponts de type 1 et de type 2 est le plus élevé, pour le réseau routier national non concédé. Cette classification est détaillée sur le site du  Ministère.

Source : Ministère de la Transition écologique et solidaire (données 2016)



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			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
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				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
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		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
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			zIndex: -1
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		},
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		},
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				text: "",
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				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
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				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
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				x: "",
				y: 10
			}
		}]
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	series:[
  {
    "name": "Pourcentage de ponts en bon état ou avec des défauts mineurs",
    "color": "#28beaa",
    "data": [
      [
        "",
        85.87731812
      ],
      [
        "",
        77.33727811
      ],
      [
        "",
        76.32653061
      ],
      [
        "",
        76.20437956
      ],
      [
        "",
        75.67783094
      ],
      [
        "",
        71.20418848
      ],
      [
        "",
        69.76906928
      ],
      [
        "",
        65.6969697
      ],
      [
        "",
        55.21669342
      ],
      [
        "",
        50.3502627
      ],
      [
        "",
        46.95238095
      ],
      [
        "",
        23.46938776
      ]
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    "type": "",
    "lineWidth": 2,
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      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
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{point.key}',
\u25CF {series.name} : {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
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			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Un mauvais état général qui trouve plusieurs explications, selon l’audit remis au gouvernement. Parmi elles, le budget consacré au réseau routier : il est de 50 000 euros par kilomètre en France, contre 80 000 au Royaume-Uni.

        Lire aussi :
         

                Route, rail, canaux… La grande souffrance des infrastructures françaises



Mais plus l’Etat patiente, plus l’état des routes et des ouvrages d’art pourrait empirer et leur rénovation coûter cher. La zone Est est celle qui doit prévoir le plus de travaux : près de 170 000 m2 de ponts sont concernés.


	#container_15345046008{
		padding:5px 5px 0px 10px;
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		background-color:#f5f6f8;
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		height:500px;
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	{
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	{
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	.tooltiplarge {
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	#container_15345046008 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
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	}



Ponts en mauvais état : combien de mètres carré à mettre en travaux ?
Cette surface correspond aux ouvrages de franchissement relevant du réseau routier national non concédé et étant classifié 3 ou 3U. Dans les deux cas, la structure du pont est altérée et nécessite des travaux.

Source : Ministère de la Transition écologique et solidaire (données 2016)



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
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		text: ""
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		},
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	}],
	xAxis: {
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		title: {
			text: ""
		},
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		},
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				verticalAlign: "top",
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				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
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			to: "",
			label: {
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				text: "",
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				x: "",
				y: 10
			}
		}]
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	legend:{
		enabled:1,
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		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
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    "name": "Type 3 (structure altérée, travaux à réaliser)",
    "color": "#191919",
    "data": [
      [
        "",
        2049
      ],
      [
        "",
        4953
      ],
      [
        "",
        1150
      ],
      [
        "",
        21961
      ],
      [
        "",
        23320
      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
        35768
      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
        51605
      ],
      [
        "",
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      ],
      [
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        123
      ],
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        "",
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      ],
      [
        "",
        4443
      ],
      [
        "",
        2357
      ],
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        "",
        2006
      ],
      [
        "",
        1119
      ],
      [
        "",
        1890
      ],
      [
        "",
        677
      ],
      [
        "",
        1556
      ],
      [
        "",
        3562
      ],
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        "",
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      ],
      [
        "",
        15576
      ]
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    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
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	tooltip: {
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		valueSuffix: " m²",
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{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
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		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
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			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Selon les données du ministère, ce sont déjà plus de 628 000 m² de ponts qui nécessitent des travaux de réparation en France. Mercredi, la ministre chargée des transports, Elisabeth Borne, a affirmé sur Franceinfo que l’enveloppe prévue au réseau routier national continuera « à augmenter dans les prochaines années ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/17/19-2">
<filnamedate="20180817"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180817"><AAMMJJHH="2018081719">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Dans l’impossibilité d’organiser son propre défilé militaire en raison d’un coût trop élevé, le président américain célébrera le centenaire de l’armistice en France.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤                     
                                                

Donald Trump assistera aux cérémonies du 11-Novembre à Paris

Dans l’impossibilité d’organiser son propre défilé militaire en raison d’un coût trop élevé, le président américain célébrera le centenaire de l’armistice en France.



Le Monde
 |    17.08.2018 à 15h58
   





                        



   


Il voulait son propre défilé, mais devra se contenter de celui de la France. Vendredi 17 août, Donald Trump a fait part de son irritation : son projet de parade militaire américaine, prévue pour le 10 novembre, est finalement repoussé, sans doute à 2019.
La veille, le ministère de la Défense avait expliqué ce report en raison du budget estimé pour organiser l’événement, qui dépasse les 90 millions de dollars. Soit plus de trois fois le montant initialement envisagé par la Maison Blanche.
« Les politiciens locaux qui dirigent (mal) Washington flairent l’aubaine quand ils en voient une. Quand on leur a demandé de nous chiffrer un prix pour la tenue d’un grand défilé militaire de célébration, ils voulaient un montant si ridiculement élevé que je l’ai annulé », a réagi le président américain sur Twitter, vendredi.
« Au lieu de cela, je vais assister au grand défilé déjà prévu sur la base aérienne d’Andrews à une date différente, et (je vais) aller au défilé de Paris, célébrant la fin de la guerre, le 11 novembre », a-t-il ajouté, annonçant l’événement pour l’occasion. En janvier, lors de ses vœux à l’Elysée, Emmanuel Macron avait annoncé vouloir inviter quatre-vingts chefs d’Etat pour cette commémoration.
La Maison Blanche avait annoncé au début de février que Donald Trump souhaitait un défilé pour mettre en avant la puissance militaire américaine. Le président des Etats-Unis s’était en effet déclaré particulièrement impressionné par le défilé français du 14-Juillet, « formidable » selon ses mots. Il y avait assisté lorsqu’il avait été reçu en grande pompe par le président Emmanuel Macron à Paris l’année dernière.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/17/19-3">
<filnamedate="20180817"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180817"><AAMMJJHH="2018081719">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Le socialiste belge refuse la proposition d’Olivier Faure de devenir tête de liste du PS aux élections du 26 mai 2019.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤                     
                                                   
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Paul Magnette : « Pourquoi je ne serai pas le candidat du PS français aux européennes »

Le socialiste belge refuse la proposition d’Olivier Faure de devenir tête de liste du PS aux élections du 26 mai 2019.



Le Monde
 |    17.08.2018 à 12h55
 • Mis à jour le
17.08.2018 à 14h43
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Bureau européen)








                        



                                


                            

Pressenti par la direction du Parti socialiste (PS) français pour conduire la liste du parti aux européennes, le socialiste wallon Paul Magnette explique au Monde pourquoi il a décidé de décliner cette offre. Le maire de Charleroi préfère se consacrer au parti socialiste francophone belge. Pour lui, le PS doit refuser de « se laisser enfermer dans l’équation simpliste posée par le président Macron : ou bien on est européen avec lui, ou bien on rallie les populistes antieuropéens, de droite ou de gauche ».
Quelles sont les raisons de votre refus ? La proposition du premier secrétaire Olivier Faure n’avait pas de sens, d’après vous ?
Bien au contraire… Indépendamment de ma personne, le fait de tenter d’éviter que les élections européennes soient la juxtaposition de 27 élections nationales et se résument à des débats purement nationaux, ou à un vote sanction pour les pouvoirs en place, est intéressant. L’idée de listes transnationales, portée par Emmanuel Macron et d’autres, l’est tout autant. J’ai toutefois dû indiquer à Olivier Faure que, pour des raisons personnelles, je devais décliner sa proposition, qui m’honorait : je suis candidat à ma réélection comme maire de Charleroi en octobre prochain et, en 2019, les élections européennes se dérouleront, en Belgique, en même temps que les régionales et les législatives, pour lesquelles je jouerai un rôle, sans nécessairement briguer l’exercice d’un mandat.
Pourquoi le PS songeait-il à vous ? En raison de votre positionnement sur le CETA, ce traité commercial eurocanadien que vous contestiez, alors que le gouvernement de Manuel Valls l’approuvait ?
Pas seulement, je crois. On sait que je m’intéresse depuis longtemps aux questions européennes et que, comme beaucoup de Belges francophones, je suis très proche de la France. Il est vrai cependant que le dossier du CETA a illustré la difficulté des socialistes...




                        

                        


<article-nb="2018/08/17/19-4">
<filnamedate="20180817"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180817"><AAMMJJHH="2018081719">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Sorti du jeu depuis sa défaite à la primaire de la droite, il y a près de deux ans, Nicolas Sarkozy vit loin de la politique. Et ses fidèles ont refait leur vie. La fin d’une aventure humaine et politique.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 16/08/2018
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Le sarkozysme ou la nostalgie des batailles passées

Sorti du jeu depuis sa défaite à la primaire de la droite, il y a près de deux ans, Nicolas Sarkozy vit loin de la politique. Et ses fidèles ont refait leur vie. La fin d’une aventure humaine et politique.



Le Monde
 |    17.08.2018 à 06h32
 • Mis à jour le
17.08.2018 à 13h48
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            

La « reine » est morte, et le prince pleure. Ce 18 décembre 2017, Nicolas Sarkozy enterre Andrée, sa mère, que tout le monde dans le clan appelle « Dadue ». La femme de sa vie, sa boussole. L’ancien président de la République a publié un message sur Twitter : « Elle était une reine. Elle nous a tant donné. » A lui, surtout, le fils préféré. Celui qui réclamait le plus d’attention. Celui qui a reconnu plus tard s’être « construit » dans la bienveillance de ce regard maternel, qui palliait autant que faire se peut les absences du père.
Les obsèques, célébrées en l’église Saint-Jean-Baptiste de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), sont un rendez-vous où se jaugent les fidélités. L’industriel Vincent Bolloré et le journaliste Etienne Mougeotte sont enveloppés de longs manteaux noirs et d’un voile de tristesse ; les dirigeants du PSG, Jean-Claude Blanc et Nasser Al-Khelaïfi, ont répondu présents, tout comme quelques grands flics « amis », dont l’ancien patron de la police nationale, Frédéric Péchenard, qui a dirigé la campagne de Nicolas Sarkozy pour la présidence de l’UMP, en 2014.

Les politiques, aussi, se pressent dans les travées : Brice Hortefeux, Nadine Morano, Rachida Dati, Pierre Charon, les époux Balkany… Le dernier carré des sarkozystes, en somme, ceux qui ne sont plus soudés par l’ivresse de la conquête mais plutôt par la nostalgie des batailles passées. Le jeune ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, qui a grandi en Sarkozie avant de rejoindre Emmanuel Macron, s’est joint à eux. La présidente d’Ile-de-France, Valérie Pécresse, avec qui les liens étaient rompus, a décroché son téléphone pour présenter ses condoléances…
La mémoire des disparus
Le sarkozysme n’est plus le rendez-vous des grandes ambitions mais celui des petits délitements. Le patron est maintenant un jeune retraité de la politique, âgé de 63 ans. Chassant hier en meute, comme les gaullistes ou les chiraquiens...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Devenir propriétaire de l’autre côté des Pyrénées pour un acheteur français est moins facile qu’il n’y paraît (3/3).
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Ce qu’il faut savoir pour acheter en Espagne

Devenir propriétaire de l’autre côté des Pyrénées pour un acheteur français est moins facile qu’il n’y paraît (3/3).



Le Monde
 |    17.08.2018 à 06h15
    |

            Jérôme Porier








                        



   


Pour un achat immobilier, la principale différence entre la France et l’Espagne réside dans le rôle du notaire. Quand les notaires français procèdent à toutes les vérifications juridiques, administratives et urbanistiques sur le bien immobilier avant la vente, leurs homologues espagnols ne sont pas censés vérifier ces informations. La vérification de l’authenticité de la propriété revient à l’acheteur. Il lui revient aussi le droit de choisir le notaire.
« Il est fortement conseillé de faire appel à un avocat pour éviter les mauvaises surprises », Caroline Zak immobilier-en-espagne.com
C’est donc ce dernier (ou plutôt son avocat ou son conseiller) qui doit s’assurer, par exemple, que le cadastre est bien respecté et qu’il n’existe pas d’hypothèque sur le bien vendu. « C’est pourquoi il est fortement conseillé de faire appel à un avocat pour éviter les mauvaises surprises », conseille Caroline Zak, directrice d’Immobilier-en-espagne.com.
Au final, le total des impôts, charges et frais représente de 8 % à 13 % du prix d’acquisition, selon les communautés autonomes (les régions espagnoles). L’Espagne, c’est un pays et dix-sept régimes fiscaux différents, chaque communauté autonome gérant ses impôts immobiliers. C’est pourquoi les taux des impôts à l’achat varient selon les régions. La principale taxe est l’impôt sur le transfert de propriété (« Impuesto de Transmisiones Patrimoniales » ou ITP). Le taux de l’ITP est de 6 % du montant de la vente à Madrid, de 10 % à Barcelone et à Valence, de 8 % à 10 % en Andalousie, de 8 % à 11 % aux Baléares et de 7 % au Pays Basque.

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Il existe aussi une taxe sur la documentation juridique (« Impuesto sobre Actos Jurídicos Documentados » ou IAJD). Là aussi, le taux d’imposition va de 0,5 % à 1,5 % du montant de la vente selon les régions. Il est de 1,5 % en Catalogne, en Andalousie et dans la région de Valence, de 0,75 % pour la Communauté de Madrid et de 0,5 % au Pays Basque.
Les honoraires des notaires varient de 400 euros à 1 000 euros selon le montant de l’acquisition. « Comptez environ 0,1 % de la valeur d’achat du bien avec un minimum de 400 euros », précise Patrick Crosset, fondateur du site acheterenespagne.fr. Il faut aussi compter les frais d’évaluation du bien immobilier (la « tasación » en espagnol) variable de 300 à 1 000 euros, et les frais d’inscription au registre de la propriété, qui vont de 400 à 700 euros.

   


En ce qui concerne l’accompagnement juridique, certains avocats vont jusqu’à réclamer un pourcentage sur le prix de vente qui peut atteindre 3 %, voire 4 % juste pour contrôler la conformité des documents à signer. Il faut les boycotter et exiger un forfait ou un pourcentage inférieur (1 % est la règle). Opter pour un conseiller immobilier est généralement une solution plus avantageuse car celui-ci accompagne son client tout au long du processus d’achat et ses honoraires (3 % sur le prix de vente) ne sont dûs qu’en cas de succès.
Attention, le mètre carré espagnol des annonces immobilières est généralement plus petit de 15 % à 20 % que le mètre carré français. « En France, la superficie annoncée est la surface habitable ou la surface utile. En Espagne, la superficie dont parlent les propriétaires et les agences est le plus souvent la surface construite qui inclue un pourcentage des parties communes, les balcons, terrasses, l’épaisseur des murs, etc... », explique Thomas Rouer, fondateur du site jacheteenespagne.com.
Gare aussi aux doubles commissions ! Certaines agences ont l’habitude de demander une commission au vendeur et une autre à l’acheteur, surtout s’il est étranger. Dans la plupart des villes espagnoles, les honoraires de l’agence sont à la charge du vendeur. Cependant, dans quelques régions, comme à Valence, Castellon ou Murcia, ils sont répartis entre acheteurs et vendeurs. L’acheteur doit alors ajouter entre 2,5 % et 4 % (hors taxe) du prix affiché par l’agence. De façon générale, il est fortement recommandé de se faire accompagner par un avocat ou un conseiller francophone qui effectuera pour vous les démarches administratives. Il vous en coûtera entre 2 000 et 4 000 euros, mais cette dépense peut vous éviter une catastrophe.

   


Airbnb dans le collimateur
Ces dernières années, Barcelone, Valence, Bilbao et Palma de Majorque ont durci la réglementation des locations de courte durée. Désormais, les licences pour louer à des touristes sont accordées au goutte-à-goutte. A Palma de Majorque, seule est autorisée depuis le 1er juillet la location de « logements unifamiliaux complets » (c’est-à-dire des maisons, villas ou chalets) en dehors du centre historique, des zones industrielles et même des environs de l’aéroport.
Même si certaines villes plus petites restent laxistes vis-à-vis d’Airbnb et consors, il est fortement conseillé de ne pas compter sur la location de courte durée pour rentabiliser son investissement. En revanche, la location de longue durée est intéressante en Espagne. « Un investissement locatif est généralement plus rentable en Espagne qu’en France, car les charges y sont moins élevées et les loyers moins taxés, et surtout car la plupart des charges peuvent être déduites », explique M. Rouer. Il est ainsi possible d’amortir annuellement 3 % du montant d’acquisition et de pratiquer un abattement de 40 % sur les loyers en cas de location de plus de deux ans.

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Si le système bancaire espagnol est désormais assaini, il est plutôt recommandé pour un acheteur français d’emprunter en France. A moins d’apporter de sérieuses garanties (et une part de cash importante), il est difficile pour un Français de traiter auprès d’une banque espagnole. Celle-ci exigera soit la domiciliation des revenus en Espagne, soit une hypothèque sur un bien situé dans ce pays. Malheureusement, encore peu de banques françaises acceptent de prêter pour acheter un bien situé hors de France, mais quelques-unes, comme le Crédit mutuel ou Boursorama, possèdent des filiales en Espagne, ce qui peut faciliter les démarches.
Obtenir un numéro d’identification étranger
Pour acheter un appartement, ouvrir un compte bancaire ou vous inscrire à la Sécurité sociale en Espagne, il faut au préalable obtenir un NIE (Numéro d’Identification Etranger). Les démarches administratives peuvent être assez longues, surtout si vous n’êtes pas dans le pays et que vous faites votre demande à partir de France. Prévoyez quatre à six semaines de délai pour obtenir ce précieux numéro d’immatriculation.
Imposition des loyers
Les revenus nets des loyers (recettes – charges) sont taxés à 19 % en Espagne. Un investissement locatif est généralement plus rentable en Espagne qu’en France, car les prix d’acquisition sont inférieurs, les charges moins élevées, les loyers moins taxés, et aussi parce que la plupart des charges peuvent être déduites des revenus locatifs.
La liste des dépenses admises en déduction est longue : les intérêts d’emprunt, les travaux, les impôts locaux, les primes d’assurance, l’amortissement du bien (égal à 3 % du montant le plus élevé entre le prix d’acquisition et la valeur cadastrale). Il existe, par ailleurs, un abattement de 40 % en cas de location sur une durée supérieure à deux ans.

   


A la revente, l’impôt sur les plus-values immobilières est différent selon que vous soyez résident ou non-résident. Dans le cas d’un non-résident, c’est 19 % depuis 2016. Pour les résidents, le calcul se fait par tranche : 19 % pour les premiers 6 000 euros de plus-value, 21 % pour la tranche de plus-value comprise entre 6 000 et 50 000 euros, 23 % pour la part de la plus-value supérieure à 50 000 euros. Cas particulier : vous êtes exonérés si vous avez plus de 65 ans et vous vendez votre résidence principale, ou si vous réinvestissez dans une résidence principale. Pour en savoir plus, le site le plus complet sur le sujet est acheterenespagne.fr.
 



                            


                        

                        


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Le logement, une très bonne affaire pour les finances publiques en 2017

Les comptes du logement montrent que ce secteur d’activité a représenté, l’an dernier, une dépense publique de 41,9 milliards d’euros mais qu’il a rapporté 74,4 milliards de recettes.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 15h53
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

A peine parvenu au sommet de l’Etat, Emmanuel Macron fustigeait le coût du logement pour les finances publiques : « Cela fait des années, pour ne pas dire des décennies, qu’on dit que la politique du logement fonctionne mal en France. Nous dépensons 40 milliards d’euros par an pour avoir 4 millions de mal logés », expliquait-il devant les maires de France, le 23 novembre 2017.

Les comptes du logement en 2017, publiés le 31 juillet par les services statistiques du ministère de la cohésion des territoires, lui donnent raison : les aides publiques au logement sous toutes leurs formes – subventions d’investissement, allocations, avantages fiscaux et de taux – ont coûté 41,9 milliards d’euros, soit 1, 9% du produit intérieur brut (PIB), en léger retrait (– 0,3%) par rapport à 2016.
Le secteur locatif social absorbe 39,4 % de ce montant, le locatif privé, 30 %, et les propriétaires occupants 19,6 %. L’ensemble des aides distribuées aux 5,8 millions d’occupants, dont 96 % de locataires, totalise, 23,3 milliards d’euros, dont 18 milliards d’aides personnalisées (APL) et allocations.
Les droits de mutation ont bondi de 15 %
La dépense est cependant contenue grâce au rabotage du barème des APL opéré sous le quinquennat de François Hollande, mais après avoir triplé entre 1985 et 2017. Les avantages fiscaux, autre gros poste de 15,4 milliards, profitent d’abord au secteur social (39 %), puis aux propriétaires occupants sous la forme de prêts à taux zéro (PTZ), de crédits d’impôt énergétique et de TVA à taux réduit pour des travaux de rénovation (33 %), avant le secteur locatif libre (25 %) et ses avantages fiscaux Pinel (environ 2,2 milliards d’euros) et autres.
Le PTZ est en hausse de 26,5 % par rapport à 2016, à 2,8 milliards d’euros, en raison de l’élargissement de son périmètre et de la hausse des plafonds de ressources des emprunteurs éligibles.
Là où le raisonnement du chef de l’Etat était tronqué, c’est qu’il...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ A moins de cinq mois de la périlleuse mise en place du prélèvement à la source, le sort des employés à domicile reste à éclaircir.
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Prélèvement à la source : une réforme à tiroirs qui réserve encore des surprises

A moins de cinq mois de la périlleuse mise en place du prélèvement à la source, le sort des employés à domicile reste à éclaircir.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 11h24
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 11h25
    |

            Benoît Floc'h








                        



                                


                            

Tour d’horizon de ce qui ­attend les contribuables français à compter du 1er janvier 2019, avec la mise en place du prélèvement à la source.

Les salariés à domicile
Nounous, femmes de ménage ou jardiniers ne paieront pas d’impôt en 2019, mais ils pourraient le faire doublement en 2020 : chaque mois, ils s’acquitteraient de celui de l’année en cours et, à l’automne, l’administration leur réclamerait celui de l’année d’avant. Ces salariés devaient basculer dans la réforme le 1er janvier 2019, comme tout le monde, mais la mise en œuvre du nouveau dispositif censé simplifier les démarches de leur employeur a pris du retard. Le gouvernement a donc cherché la parade : pour les employés à domicile, la réforme sera décalée d’un an. Ces derniers seront par conséquent dispensés d’impôt l’année prochaine. Pour 2020, potentielle année double pour eux, le gouvernement réfléchit à les exonérer purement et simplement d’impôt. Mais « rien n’est décidé », précise-t-on à Bercy.
Les employeurs particuliers
Ces derniers avaient découvert que le crédit d’impôt lié à l’emploi de personnes à domicile ne serait pas pris en compte dans leur prélèvement mensuel, mais versé en une fois, pendant l’été. Le gouvernement a finalement décidé de leur octroyer 30 % du crédit en janvier, à condition qu’ils en aient déjà bénéficié l’année précédente. L’aménagement a été élargi aux résidents des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad).
Les bénéficiaires d’un crédit ou d’une réduction d’impôt
Peu à peu, de nombreuses catégories de ­contribuables ont découvert qu’ils se situaient dans un angle mort de la réforme. Le prélèvement à la source est en effet une mauvaise surprise pour tous ceux qui bénéficient de crédit ou de ­réduction d’impôt (loi Pinel sur l’immobilier, dons aux associations, investissement dans le cinéma ou dans l’économie corse…). L’avantage...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Le montant de cette allocation, soumise à condition de ressources, a été revalorisé d’environ 1 % par rapport à l’an dernier.
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L’allocation de rentrée scolaire versée le 16 août

Le montant de cette allocation, soumise à condition de ressources, a été revalorisé d’environ 1 % par rapport à l’an dernier.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 11h01
   





                        


L’allocation de rentrée scolaire (ARS), qui aide les parents aux revenus modestes à payer cartables et autres fournitures, doit être versée à environ trois millions de familles, jeudi 16 août. Le ministère des solidarités l’avait annoncé le 1er août.
Le montant de cette allocation, soumise à condition de ressources, a été revalorisé d’environ 1 % par rapport à l’an dernier. Il est désormais de 367,73 euros pour les élèves de 6 à 10 ans, 388,02 euros pour les 11-14 ans, et 401,47 euros pour les 15-18 ans, a précisé le ministère. Ces montants sont majorés d’environ deux euros à Mayotte.

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Revenus modestes
Les parents aux revenus modestes (dont les revenus annuels sont inférieurs à 24 453 euros pour un enfant à charge, 30 096 euros pour deux enfants à charge, 35 739 euros pour trois enfants à charge), et dont les enfants de 6 à 18 ans sont scolarisés ou en apprentissage, peuvent prétendre à l’ARS pour faire face au coût de la rentrée scolaire. A Mayotte, d’autres plafonds de ressources s’appliquent.
Pour les élèves de moins de 16 ans, les parents n’ont aucune démarche à accomplir, les caisses d’allocations familiales (CAF) versant automatiquement l’ARS aux familles déjà allocataires qui remplissent les conditions. Pour les enfants entrant en CP cette année mais qui n’auront six ans qu’en 2019, la famille doit récupérer un certificat de scolarité auprès de l’école et l’envoyer à la CAF, a ajouté le ministère. Quant aux parents d’adolescents de 16 à 18 ans, ils n’ont pas l’obligation de fournir un justificatif de scolarité : « une simple déclaration sur l’honneur » suffit, selon la même source.
A La Réunion et à Mayotte, où la rentrée scolaire a lieu respectivement les 17 et 21 août, soit plus tôt qu’en métropole et dans les autres DOM, l’ARS sera versée dès ce jeudi.
Au niveau national, l’enveloppe globale consacrée à l’ARS a atteint 2,013 milliards d’euros en 2017.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ CDC Habitat, filiale de logements sociaux de la Caisse des dépôts et consignations, lorgne le patrimoine immobilier du réunionnais Apavou.
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A La Réunion, la Caisse des dépôts veut se renforcer dans le logement

CDC Habitat, filiale de logements sociaux de la Caisse des dépôts et consignations, lorgne le patrimoine immobilier du réunionnais Apavou.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 10h48
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

La date du 22 août marquera-t-elle la fin du groupe immobilier réunionnais Apavou, avec ses onze sociétés, ses activités foncières et de promotion, son parc d’hôtels, de logements et de centres commerciaux ? La cour d’appel du tribunal mixte de Saint-Denis de la Réunion devra en effet, ce jour-là, confirmer ou pas la mise en liquidation des deux dernières sociétés du groupe qui n’y sont pas encore.
Dirigé depuis l’origine, en 1965, par son fondateur, Armand Apavou, première fortune de La Réunion et encore 341e française selon le magazine Challenges, le groupe, détenu à 100 % par la famille, est à l’agonie depuis des années, allant de redressements en plans de sauvegarde sans les moyens d’entretenir son important patrimoine immobilier.
CDC Habitat propose de racheter 2 522 logements et 47 commerces à un prix pouvant varier de 130 à 150 millions d’euros
En parallèle, des mouvements de fonds suspects entre les différentes entités du groupe et sa filiale de l’Île Maurice font l’objet de deux enquêtes préliminaires pour abus de biens sociaux et banqueroute. Contacté, le groupe Apavou n’a pas souhaité répondre à nos questions « pour ne pas influencer la procédure », indique son agence de communication.
A la veille de cette décision de justice et alors que les débats sont clos, la Caisse des dépôts et consignations (CDC) a, par l’intermédiaire de sa filiale de logements sociaux CDC Habitat (ex-Société nationale immobilière), proposé le rachat de 2 522 logements et 47 commerces à un prix pouvant varier de 130 à 150 millions d’euros.

Cet apport d’argent frais suffirait-il à convaincre le tribunal de laisser un sursis au groupe Apavou ? L’offre est jugée basse, notamment par les experts du cabinet Deloitte qui la situaient à 172 millions d’euros, et elle ne fait en tout cas pas l’affaire des créanciers du groupe, qui estiment le passif global à 350 millions d’euros, dont 160 millions d’euros pour les seules...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Des associations contrôlées par l’élu avaient financé des mini-croisières pour personnes âgées avant et après le scrutin de 2012.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤                     
                                                

L’ex-député PS Henri Jibrayel renvoyé devant le tribunal pour détournement de subventions

Des associations contrôlées par l’élu avaient financé des mini-croisières pour personnes âgées avant et après le scrutin de 2012.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 10h39
    |

                            Luc Leroux (Marseille, correspondant)








                        



   


Des mini-croisières « pour les petits vieux » des quartiers Nord de Marseille financées en 2011 et 2012 par des associations contrôlées par Henri Jibrayel, député (PS) de 2007 à 2017, valent à ce dernier d’être renvoyé devant le tribunal correctionnel de Marseille pour abus de confiance et prise illégale d’intérêt. Dans leur ordonnance signée le 3 août, les juges d’instruction Benoît Couzinet et Valéry Muller estiment que leur enquête, ouverte en 2011 sur la base de lettres anonymes, a mis au jour « un système visant à détourner des subventions, via des associations de quartier n’ayant aucune autonomie, dans le but de financer des opérations à visée électorale ».
Quatre sorties en mer à la journée sur des ferries de l’ex-SNCM offertes aux personnes âgées de sa circonscription des Bouches-du Rhône avaient été organisées en mai 2011 puis en juin 2012, au lendemain de la réélection de M. Jibrayel. Les factures de 31 650 et de 38 520 euros avaient été réglées par trois associations dont les juges estiment que l’ancien député était le gérant de fait. Deux d’entre elles étaient dirigées par son assistante parlementaire – décédée en cours d’instruction.
Avec son autre casquette de conseiller général, M. Jibrayel se voit reprocher d’avoir œuvré au versement par le conseil général des Bouches-du-Rhône de subventions à ces associations, ce qui lui vaut sa mise en cause pour prise illégale d’intérêts. L’ex-assistante parlementaire avait reconnu travailler « à la fois pour le bien du quartier vis-à-vis des seniors par exemple et pour [Henri Jibrayel]. Mes interventions et mes associations me servent pour les deux buts ».
« Activisme local »
M. Jibrayel avait négocié les croisières et leur prix auprès de la SNCM, dont le président du directoire de l’époque avait alors perçu « l’activisme local » de l’élu : « J’ai vu ce genre de choses avec des petits vieux à de multiples reprises, c’est un vote important à caresser pour les politiques de tout bord. » Les juges d’instruction s’interrogent sur le choix de la date de la première croisière, en mai 2011, afin d’éviter que les sommes figurent dans le compte de campagne du député, ouvert en juin, un an avant le scrutin. Selon plusieurs responsables d’associations d’aide aux personnes âgées, ces invitations à ces mini-croisières étaient présentées comme des cadeaux de M. Jibrayel.
Ce dossier met en lumière d’étonnantes pratiques clientélistes. La responsable d’une association de copropriétaires a ainsi rapporté que l’assistante parlementaire de M. Jibrayel lui aurait conseillé de créer une association et de solliciter des subventions afin de faire goudronner la cour de la copropriété. Pour le dossier de subvention déposé auprès des collectivités locales, elle avait été invitée à « parler de la construction d’un local associatif ».
« Il s’agit d’un projet privé dans une copropriété mais comme personne ne voulait payer, il fallait bien trouver une solution, a expliqué la présidente de cette association. J’avais demandé aux copropriétaires de prendre leur carte du Parti socialiste. Les gens du quartier savaient que j’avais les subventions grâce au Parti socialiste et à M. Jibrayel ».
« Je ne suis pas l’organisateur de ces croisières », a déclaré au Monde, mercredi 15 août, l’ancien député, mis en examen en décembre 2014. Il s’est dit « serein et tranquille pour obtenir une relaxe devant le tribunal qui reconnaîtra que l’accusation est erronée ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ De la lumière à l’ombre (4/6). Durant deux ans, il a incarné le « 20 Heures » sur Antenne 2. Licencié en 1994 après l’« affaire » des gants de boxe, il tente aujourd’hui de monter une chaîne d’infos en Afrique.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Le navire humanitaire est arrivé mercredi à La Valette, après un accord pour répartir entre cinq pays européens les migrants secourus.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤                     
                                                

L’« Aquarius » arrive à Malte pour débarquer 141 migrants secourus en mer

Le navire humanitaire est arrivé mercredi à La Valette, après un accord pour répartir entre cinq pays européens les migrants secourus.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 15h37
   





                        



   


Le navire humanitaire Aquarius est arrivé mercredi 15 août à Malte, où il a été finalement autorisé à accoster après avoir erré plusieurs jours en Méditerranée avec 141 migrants épuisés à son bord. Le navire, affrété par les ONG SOS Méditerranée et Médecins sans frontières (MSF), est entré peu après 14 heures dans le port de La Valette, après un accord pour répartir entre cinq pays européens les migrants qu’il avait secourus vendredi dans les eaux internationales au large de la Libye.

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                Migrants : l’« Aquarius », un défi pour l’Europe



L’armée maltaise a été mobilisée pour faciliter le débarquement des migrants, originaires pour la plupart de Somalie et d’Erythrée, qui devront passer un contrôle médical à leur arrivée, selon les autorités locales. La moitié sont des mineurs et plus d’un tiers des femmes.
« Deux enfants ont moins de 5 ans et trois moins de 13 ans », a déclaré Aloys Vimard, le coordinateur de Médecins sans frontières à bord de l’Aquarius, soulignant que les rescapés étaient « épuisés, marqués par leur voyage et leur séjour en Libye ».
Errance pendant plusieurs jours
Deux mois après avoir suscité une intense crise diplomatique, ce navire a de nouveau erré plusieurs jours en quête d’un port d’accueil, mettant l’Europe face à ses « responsabilités ». Rejeté par l’Italie mais aussi dans un premier temps par Malte, qui avait recueilli lundi 114 migrants secourus par sa marine, l’Aquarius a finalement été autorisé mardi à accoster à La Valette à la suite d’un accord avec cinq autres pays de l’Union européenne (UE). La France, l’Allemagne, le Luxembourg, le Portugal et l’Espagne ont accepté de se répartir l’accueil des 141 migrants à bord et des 114 autres arrivés lundi sur l’île.
L’Espagne, qui avait accueilli l’Aquarius en juin au moment de sa précédente errance, a fait savoir mardi qu’elle prendrait en charge sur son sol 60 des 141 migrants. La France, dont le président Emmanuel Macron avait été vivement critiqué en juin pour avoir fermé les portes à l’Aquarius, a également assuré qu’elle recevrait 60 migrants. L’Allemagne s’est de son côté engagée à recevoir « jusqu’à 50 » réfugiés et le Portugal s’est dit « disponible » pour accueillir 30 personnes. Le Luxembourg en recevra 5.
« Dangereux et immoral »
Sur Twitter, SOS Méditerranée s’est félicité mercredi de l’entente entre les différents pays européens qui se sont « mis d’accord pour partager les responsabilités au sein d’une réponse (…) coordonnée ».
Le haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a lui aussi salué dans un communiqué « la fin de l’impasse concernant l’Aquarius », mais il a toutefois jugé que « cette situation n’aurait jamais dû en arriver à ce point ». « Il est faux, dangereux et immoral de continuer à faire errer des navires de sauvetage en Méditerranée, alors que les gouvernements se font concurrence pour se décharger de leurs responsabilités », a ajouté M. Grandi en estimant « urgent » de sortir « des approches “bateau par bateau” pour savoir où débarquer les passagers secourus ».

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                Daniel Cohn-Bendit : « L’Europe n’a pas de stratégie sur la question migratoire »



L’odyssée en juin de l’Aquarius avec plus de 600 personnes à son bord avait duré une semaine après les refus de Malte et de l’Italie, dont le ministre de l’intérieur d’extrême droite Matteo Salvini avait mis un point d’honneur à ne pas accueillir de nouveaux migrants.
Les dirigeants de l’UE s’étaient réunis le 24 juin mais sans réussir à arracher un compromis avec les partisans d’une ligne dure sur l’immigration, comme l’Italie et le groupe de Visegrad (Hongrie, République tchèque, Slovaquie et Pologne).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Le 12 juillet, plus de la moitié des 78 migrants accueillis par la France ont été conduits dans la capitale des Flandres.
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A Lille, la mission d’intégration de 42 Soudanais passagers de l’« Aquarius » en juin

Le 12 juillet, plus de la moitié des 78 migrants accueillis par la France ont été conduits dans la capitale des Flandres.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 11h27
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 11h35
    |

                            Laurie Moniez (Lille, correspondance)








                        



                                


                            

C’était il y a tout juste un mois. A Lille arrivaient 42 Soudanais, parmi les 629 migrants de l’Aquarius, qui avait cherché, déjà, durant des jours, un port pour accoster. La maire (PS), Martine Aubry, après avoir critiqué l’attitude du gouvernement français durant la crise, avait proposé d’accueillir une partie de ces migrants débarqués en juin finalement à Valence (Espagne).
Le 12 juillet, plus de la moitié des 78 migrants accueillis par la France ont ainsi été conduits dans la capitale des Flandres. Ces hommes, âgés de 18 à 32 ans, ont fui les persécutions dans des zones de guerre civile du sud du Soudan, ont traversé le désert libyen et fait naufrage en Méditerranée. Premières missions de la Sauvegarde du Nord, l’association mandatée par l’Etat pendant dix-huit mois pour les accueillir : établir un bilan de santé et les héberger dans un ancien Ehpad prêté par la ville. Deux par chambre, ces hommes apprennent à vivre en colocation autour d’une cuisine commune. « Ils sont ultra-dynamiques, souhaitent vraiment s’insérer et veulent tout connaître sur Lille et la France », explique Martin David-Brochen, directeur de l’inclusion sociale à la Sauvegarde du Nord. 

« Accueil exemplaire »
Des professeurs bénévoles proposent des ateliers de discussion tandis que les éducateurs de la Sauvegarde leur expliquent la vie en France et les démarches administratives en attendant les cours de français proposés par l’Office français de l’immigration et de l’intégration dès la mi-septembre. « Notre rôle est de les rendre autonomes pour une insertion durable », précise la Sauvegarde, où un conseiller en insertion va désormais étudier chaque cas, d’autant que des restaurateurs lillois ont déjà proposé des emplois à ces réfugiés.
De son côté, la ville a libéré des créneaux horaires dans des salles de sport pour leur permettre de faire du football et du basket deux jours par semaine. Le soir de la finale...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Le gouvernement maltais a tenu à insister, mardi, sur le rôle joué par la France pour parvenir à un accord.
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« Aquarius » : Macron à la manœuvre depuis le fort de Brégançon

Le gouvernement maltais a tenu à insister, mardi, sur le rôle joué par la France pour parvenir à un accord.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 11h13
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 11h43
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            
Un président de la République n’est jamais vraiment en vacances : il y a toujours une crise à gérer, un dossier sur le feu, une élection à préparer. La retraite estivale d’Emmanuel Macron aura notamment été accaparée par la situation de l’Aquarius, ce navire de SOS Méditerranée, une ONG qui vient au secours des migrants s’élançant en mer à destination de l’Europe. Bien que retiré avec son épouse, Brigitte, au fort de Brégançon (Var), depuis le 3 août, « le président de la République était en lien constant avec Joseph Muscat », le premier ministre maltais, pour tenter de résoudre la crise, assure-t-on à l’Elysée.
Bloqué au large pendant plusieurs jours à la suite des refus conjoints de l’Italie et de Malte d’ouvrir leurs ports, le bateau pourra finalement accoster à La Valette, à l’issue d’intenses discussions. En échange, les 141 migrants qui se trouvaient à son bord, ainsi que 114 autres personnes sauvées, lundi, par les gardes-côtes maltais, seront répartis dans cinq pays de l’Union européenne, dont la France. Un moindre mal pour l’exécutif français, désireux de trouver une solution rapide alors que la question de l’immigration risque d’occuper une place centrale dans la campagne des élections européennes de mai 2019.

« L’honneur de l’Europe »
En annonçant le contenu de cet accord, mardi 14 août, le gouvernement maltais a d’ailleurs tenu à insister sur le rôle joué par la France pour parvenir à ce dénouement. « On a pris les devants », se félicite un conseiller du chef de l’Etat, qui évoque un « copilotage » sur le sujet avec Malte. « Il y a eu deux, trois jours de négociations intenses entre les capitales européennes pour convaincre d’accueillir des migrants », poursuit cette même source. Dans un communiqué, l’Elysée a salué de son côté « le geste humanitaire exceptionnel de Malte ».
« Coopération européenne concrète actée sur l’Aquarius, sur initiative franco-maltaise....




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ « En phase de réflexion », l’ex-premier ministre confirme au « Monde » qu’il dévoilera en septembre sa décision de se présenter ou non aux municipales prévues le 26 mai 2019.
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Article sélectionné dans La Matinale du 15/08/2018
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Manuel Valls mûrit sa décision pour Barcelone

« En phase de réflexion », l’ex-premier ministre confirme au « Monde » qu’il dévoilera en septembre sa décision de se présenter ou non aux municipales prévues le 26 mai 2019.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 10h36
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 10h31
    |

                            Daryl Ramadier (avec Solenn de Royer)








                        



                                


                            

L’été pour se décider. Manuel Valls, qui « étudie » depuis quatre mois une candidature à la mairie de Barcelone, en Espagne, hésite encore. « Je suis toujours en phase de réflexion, assure au Monde l’ancien premier ministre. Je prendrai ma décision en septembre, car il s’agit d’un changement de vie, et pas seulement de vie politique. »
Ce choix impliquerait un déménagement, mais aussi – sans doute – l’abandon de son poste de député (rattaché au groupe La République en marche, LRM) de l’Essonne, conquis de haute lutte il y a un peu plus d’un an, six mois après son échec à la primaire du Parti socialiste, où s’étaient fracassées ses ambitions présidentielles.
Grand pourfendeur de l’indépendantisme catalan, M. Valls se montre très actif de l’autre côté des Pyrénées depuis près d’un an. En mars, il a manifesté contre le processus indépendantiste dans les rues de Barcelone, à l’appel de l’organisation anti-indépendantiste Société civile catalane. Mi-avril, à Madrid, il a disserté sur l’Europe à l’université Carlos-III, aux côtés de l’ex-chef du gouvernement espagnol Felipe Gonzalez, lors d’une conférence organisée par le quotidien El Pais.

Manuel Valls a également répondu présent à plusieurs événements organisés par le parti libéral et « unioniste » Ciudadanos (« citoyens »). Le 6 septembre, il se rendra une nouvelle fois à Barcelone, dans une librairie située sur les célèbres Ramblas, pour la présentation d’un livre collectif, Anatomia del procés (qui traite de l’indépendantisme catalan), qu’il signe avec une dizaine de personnalités, journalistes, écrivains ou historiens, parmi lesquels le ministre socialiste des affaires étrangères, Josep Borrell.
Si l’ancien maire d’Evry entretient le mystère sur ses intentions, rares sont ceux, parmi ses proches, qui doutent encore de sa future candidature. La vice-présidente de Société civile catalane, Miriam Tey, assure ainsi au Monde...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ L’ex-député européen franco-allemand fustige l’absence de stratégie européenne sur la question des migrants et critique la gestion du dossier par Gérard Collomb.
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Article sélectionné dans La Matinale du 14/08/2018
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Daniel Cohn-Bendit : « L’Europe n’a pas de stratégie sur la question migratoire »

L’ex-député européen franco-allemand fustige l’absence de stratégie européenne sur la question des migrants et critique la gestion du dossier par Gérard Collomb.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 15h48
    |

                            Astrid de Villaines








                        



                                


                            
A 73 ans, Daniel Cohn-Bendit continue à se battre pour une politique « équilibrée » d’accueil des réfugiés en Europe. Proche du président de la République Emmanuel Macron, l’ex-député européen franco-allemand souhaite la fin du règlement de Dublin et épingle la politique du ministre de l’intérieur, Gérard Collomb.

Malte a finalement accepté de laisser accoster l’« Aquarius », après des heures de tergiversations entre les capitales européennes. Que vous inspire cette situation ?
J’étais favorable à ce que l’Aquarius débarque dans un port français. Si une telle situation se reproduit, il faut d’abord que le gouvernement français accueille. Ensuite, l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) et les institutions d’accueil des autres pays européens doivent faire leur travail, pour démontrer la capacité de coopération européenne.
Comment se fait-il que le même phénomène se répète ?
Tous les pays ont un problème avec les migrants. La majorité des populations est très sceptique. Quand le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, accueille un premier bateau, puis un autre, au bout du troisième, ça coince. Le problème vient du fait que l’Europe n’a pas de stratégie sur cette question.
Que préconisez-vous ?
Une agence européenne des réfugiés avec un budget conséquent qui pourrait organiser l’aiguillage des nouveaux arrivants. Je préconise aussi l’organisation d’une conférence internationale par l’Union européenne (UE), sous l’égide des Nations unies (ONU), sur le sauvetage en mer pour réunir les ONG et Frontex [l’agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures], qui ne se parlent pas.
Il faut également des centres d’accueil au début du parcours des migrants, à l’image de ce que l’Ofpra a mis en place au Niger, pour éviter que ceux-ci n’aient à passer par la Libye. Il y a donc...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Pour le philosophe Issa N’Diaye, la forte abstention lors de la présidentielle est un nouveau désaveu pour le système démocratique imposé par les Occidentaux.
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Entretien

« Les Maliens voient les élections comme une impasse »

Pour le philosophe Issa N’Diaye, la forte abstention lors de la présidentielle est un nouveau désaveu pour le système démocratique imposé par les Occidentaux.

Propos recueillis par                                            Morgane Le Cam (Bamako, correspondance)




LE MONDE
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        Le 14.08.2018 à 15h52

     •
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        Mis à jour le 14.08.2018 à 16h22






    
Le président Ibrahim Boubacar Keïta, candidat à sa réélection, met son bulletin dans l’urne lors du second tour du scrutin, dimanche 12 août 2018, à Bamako.
Crédits : Annie Risemberg / AP


Au Mali, l’élection présidentielle n’a pas rassemblé les foules : 42,7 % de participation au premier tour et une estimation de 28 % au second, qui opposait, dimanche 12 août, le président sortant, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), et Soumaïla Cissé. Pour le philosophe Issa N’Diaye, la désaffection des citoyens envers la politique ne date pas d’hier. Ancien ministre de l’éducation et de la culture, il milite pour un changement de système politique, seul moyen selon lui de réconcilier les Maliens et leurs dirigeants. Alors que les résultats provisoires du second tour sont attendus mercredi 15 août, il revient sur les causes et les conséquences de l’abstention.
Le taux de participation du second tour devrait être nettement inférieur à celui, déjà bas, du premier. Pourquoi ?
Issa N’Diaye Les deux candidats sont de vieux routiers de la politique. C’est la troisième fois qu’ils s’affrontent lors d’une élection présidentielle. Ils viennent du même moule politique, l’Adema [Alliance pour la démocratie au Mali]. Ce sont les deux faces de la même médaille. Les Maliens les connaissent suffisamment et n’en attendent pas grand-chose. Au premier tour il y avait plus de candidats, dont certains auraient pu susciter beaucoup plus d’espoir, mais le système politique malien étant basé sur l’argent, ils ont été doublés car eux en ont moins. Il faut couper le cordon ombilical entre les politiques et les milieux d’affaires, éliminer l’argent comme critère de sélection au niveau du pouvoir. Les hommes politiques sont des oligarques, des acteurs économiques masqués. Tant que ce sera ainsi, le jeu sera faussé.
N’est-ce pas aussi une question d’offre politique, qui ne collerait pas aux attentes des Maliens ?
Les acteurs politiques n’ont pas d’offre, ni même de vision politique. Chacun parle de projet de société, mais en réalité personne n’en a. Ils racontent tous la même chose. Ils ne croient même pas en eux-mêmes. Un Soumaïla Cissé président, en quoi serait-il différent d’un IBK ? Il ne le serait pas. Cela explique aussi que les gens ne sont pas allés voter.
Quels autres facteurs peuvent expliquer la faible mobilisation ?
Les Maliens ne croient pas du tout au système actuel ni aux hommes politiques. Ce n’est pas nouveau. Il faut remonter à la chute de la dictature de Moussa Traoré, en 1991. On a parlé de révolution du 26 mars, mais à mon avis c’était une révolution de façade. Le système, l’Etat et la pratique du pouvoir n’ont pas changé. On a seulement changé de têtes, mais on a gardé le même système en allant puiser dans le personnel politique de Moussa Traoré. Alors que les Maliens, eux, croyaient en cette révolution. Ils avaient soif de changement. Mais ils ont vu très rapidement que ça n’allait nulle part et ils ont commencé à être déçus par la politique.
En 2013, les Maliens s’étaient mobilisés plus que d’ordinaire, avec un taux de participation de 51 % au premier tour et de 49 % au second...
C’est dû au choc de la guerre. Quand il y a eu l’offensive djihadiste dans le nord, les Maliens ont senti qu’il y avait péril en la demeure. D’où ce sursaut de mobilisation. Le pays était en danger. IBK a bénéficié d’un vote massif car ils pensaient que c’était un homme à poigne, capable d’imposer un Etat fort. Mais 2013 est vraiment une exception.
Lors des scrutins présidentiels, les abstentionnistes ont toujours été plus nombreux que les votants. Quel est le rapport des Maliens à la démocratie ?
Les Maliens ont constaté qu’en fin de compte, les élections n’apportent aucun changement dans leur vie quotidienne. Au contraire, ils voient qu’ils s’appauvrissent, que la corruption progresse, qu’il n’y a pas de progrès social. Ils voient les élections comme une impasse. L’abstentionnisme est un vote de protestation.
Quant à la démocratie, c’est quelque chose qui a été importé, parachuté et imposé aux Maliens par les Occidentaux. Mais ce modèle politique ne marche pas chez nous. Dans notre culture politique, n’importe qui ne peut pas être chef. Il y a des systèmes de stratifications sociales. Or la démocratie a la prétention de faire en sorte que n’importe qui peut devenir chef. Le modèle démocratique qui a été importé ne nous convient pas. Il faudrait le réadapter, le réinventer.
Comment ?
Il faudrait réfléchir à un modèle de représentation endogène, revenir aux racines, retourner voir comment étaient gérées nos communautés villageoises. Il y a une sorte de démocratie traditionnelle qui existait dans nos communautés et que malheureusement la colonisation est venue briser. Mais il y a encore des survivances.
La case du village, construite près de la concession du chef, est une sorte de parlement communautaire. On s’y réunit pour régler les problèmes du village et toutes les couches sociales y sont représentées : les chefs des grandes familles, les jeunes, les femmes. Il y a une distribution de la parole. Le chef écoute et sa décision est l’expression d’un consensus.
Ce sont des sources d’inspiration qui montrent qu’il y a d’autres façons de gérer l’Etat. Je pense qu’il faut tout repenser : le système, le modèle, les hommes et les procédures.
Selon vous, quel impact aura cette forte abstention sur la gouvernance du pays ?
Le président manquera de légitimité populaire. Il va être plus faible qu’avant et ne pourra pas imposer aux Maliens les réformes qui sont exigées, notamment dans le cadre des accords de paix d’Alger. Il y aura une paix de façade, mais les vrais problèmes ne seront pas résolus.


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ De la lumière à l’ombre (2/6). L’ancien ministre vit toujours à Lyon, dont il fut élu maire en 1989. Cette campagne électorale, la dernière, lui a valu une condamnation. Aujourd’hui, il s’épanouit dans le monde entrepreneurial.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Trois personnes ont été blessées. Le suspect n’était pas connu des services de renseignement. Il s’agit d’un Britannique d’origine soudanaise.
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Article sélectionné dans La Matinale du 14/08/2018
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Attentat à Londres : une voiture fonce sur le Parlement

Trois personnes ont été blessées. Le suspect n’était pas connu des services de renseignement. Il s’agit d’un Britannique d’origine soudanaise.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 10h09
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 10h25
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



   


Après la série noire de 2017, le Royaume-Uni n’avait pas été secoué par un attentat depuis onze mois. Mardi 14 août, le risque terroriste a ressurgi, quand un homme a sciemment lancé sa voiture vers un groupe de cyclistes et de piétons devant le Parlement britannique, avant de s’encastrer dans les barrières de sécurité. Le bilan est limité : trois blessés, dont deux légers et une femme dont les blessures sont graves mais dont la vie n’est pas en danger.
Rapidement, la police britannique a confirmé qu’elle considérait cet acte comme terroriste. « Etant donné que cela semble être une attaque délibérée, étant donné la méthode et le site iconique choisi, nous traitons cela comme un incident terroriste », a expliqué Neil Basu, qui dirige la branche antiterroriste de Scotland Yard. La motivation du conducteur, qui refuse de coopérer avec la police, n’est pas connue.
Le véhicule, une Ford Fiesta de couleur gris métallisé, avait été conduit la veille de Birmingham à Londres, avant d’être garé dans le centre de la capitale pendant la nuit. Ensuite, le conducteur a tourné pendant plus d’une heure et demie autour de Westminster.
Quand il s’est finalement décidé, à 7 h 37, il a fauché à contresens cyclistes et piétons qui attendaient au feu rouge, avant de traverser un trottoir, de s’enfoncer entre les barrières de sécurité menant à l’entrée de la chambre des Lords et de s’encastrer dans la barrière. Deux policiers sur place ont juste eu le temps de sauter pour éviter la voiture. Le suspect a immédiatement été arrêté.
« J’ai vu un homme qui conduisait très vite vers le Parlement, a expliqué à la BBC Jason, un témoin. Il allait assez vite, je dirais à 40-50 miles par heure [65-80 km/h] dans une zone qui est limitée à 20 miles par heure. Selon moi, c’était un acte délibéré. La voiture n’a pas fait d’embardées, c’était un choc délibéré. »
L’attaque semble avoir été peu préparée
Le suspect n’était pas connu des services de renseignement. Il habite Birmingham et a 29 ans. Il est britannique, mais originaire d’un autre pays, selon Ben Wallace, secrétaire d’Etat chargé de la sécurité intérieure. La presse britannique a révélé le nom de cet homme : il s’agirait de Salih Khater, un Britannique d’origine soudanaise. Mardi après-midi, la police a fouillé deux propriétés à Birmingham et une à Nottingham, en lien avec l’enquête. Selon les voisins de celle située à Nottingham, six Soudanais habitaient l’appartement qui intéressait les forces de l’ordre.
L’attaque s’est déroulée alors que le Parlement est en vacances. Elle a été réalisée avec une petite voiture peu puissante, et le suspect n’avait pas d’arme avec lui. La menace terroriste demeure classée « sévère » au Royaume-Uni, le deuxième niveau le plus élevé.
Depuis mars 2017, treize attentats islamistes et quatre d’extrême droite ont été déjoués par les autorités britanniques, selon le porte-parole de la première ministre, Theresa May. Fin juin, il y avait 676 enquêtes terroristes en cours. Entre 2000 et 2017, 2 029 arrestations ont eu lieu pour des activités terroristes, dont 412 rien qu’en 2017.
Cette année-là, le Royaume-Uni a été secoué par une vague d’attentats. Le premier, faisant cinq morts, s’était déroulé le 22 mars 2017, à quelques dizaines de mètres de l’attaque de ce mardi. Un Britannique de 52 ans, Khalid Masood, avait lancé sa voiture sur le trottoir du pont, fauchant les passants. Il avait ensuite réussi à entrer dans la cour située devant Westminster, poignardant à mort un officier de police. De nouvelles mesures de sécurité ont depuis été mises en place autour du Parlement.
Les attentats suivants ont eu lieu lors d’un concert le 22 mai 2017 à Manchester (23 morts), sur London Bridge le 3 juin 2017 (8 morts), et à la station de métro de Parsons Green, à Londres, le 15 septembre 2017 (l’explosif n’a pas fonctionné comme prévu, ne faisant que des blessés). Un attentat islamophobe a aussi été commis le 19 juin 2017, quand un homme a lancé sa voiture sur un groupe de musulmans sortant d’une mosquée, faisant un mort.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ L’indicateur établi par l’Insee s’élève à 9,1 % pour la France entière, une baisse moins forte qu’attendu par l’institut.
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Le taux de chômage baisse de 0,1 point au deuxième trimestre

L’indicateur établi par l’Insee s’élève à 9,1 % pour la France entière, une baisse moins forte qu’attendu par l’institut.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 08h59
 • Mis à jour le
14.08.2018 à 10h02
   





                        



Après une légère remontée au 1er trimestre, le taux de chômage a repris sa baisse au 2e trimestre (- 0,1 point), pour s’établir à 9,1 % pour la France entière (hors Mayotte), selon des chiffres provisoires de l’Insee publiés mardi 14 août.
Sur un an, le taux de chômage, mesuré par l’Institut national de la statistique selon les normes du Bureau international du travail (BIT), est en baisse de 0,3 point.
L’indicateur reste au-dessus du plancher de 8,9 % (chiffre révisé à la baisse) atteint à la fin 2017.
La baisse du 2e trimestre est moins forte qu’attendu. Dans ses dernières prévisions publiées en juin, l’Insee tablait sur un recul de 0,2 point.
Toutes ces évolutions sont toutefois à analyser avec prudence, car elles se situent dans la marge d’erreur de l’indicateur (+/- 0,3 point).

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Le chômage des 15-24 ans à 20,8 %
Sur le trimestre, les jeunes (- 0,6 point) et les catégories d’âge intermédiaires (- 0,1 point) ont vu leur situation s’améliorer, tandis que celle des seniors est restée stable. Le taux de chômage des 15-24 ans s’est établi à 20,8 %, son plus bas niveau depuis la fin 2008, celui des 50 ans et plus se situe à 6,5 %.
En moyenne, l’Insee a comptabilisé 2,70 millions de chômeurs au deuxième trimestre, en baisse de 48 000 (- 1,7 %) sur trois mois et de 104 000 (- 3,7 %) sur un an.
Parmi eux, 1,04 million cherchent du travail depuis au moins un an. Le taux de chômage de longue durée est stable sur trois mois, à 3,6 % de la population active.
Parallèlement au taux de chômage, le « halo autour du chômage » a, lui aussi, baissé au deuxième trimestre. Ces personnes souhaitant travailler, mais qui ne sont pas comptabilisées parce qu’elles ne cherchent pas activement ou ne sont pas disponibles immédiatement, étaient 1,46 million au deuxième trimestre (- 19 000 sur le trimestre, - 25 000 sur un an).
Enfin, le taux d’emploi, c’est-à-dire la proportion de 15-64 ans qui travaillent, a légèrement augmenté (+ 0,1 point), à 65,8 %, son plus haut niveau depuis le début des années 1980.

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