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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ De la lumière à l’ombre. Prix Nobel de médecine 2008, le professeur a connu la gloire. Depuis ses prises de position radicales, ses collègues le brocardent. Qu’importe, il persiste et multiplie les combats.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ La proportion d’ouvrages d’art nécessitant des travaux urgents diffère considérablement selon les régions. 122 ponts sont dans la catégorie la plus à risque.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Ponts en mauvais état : en France, quelles sont les zones les plus touchées ?

La proportion d’ouvrages d’art nécessitant des travaux urgents diffère considérablement selon les régions. 122 ponts sont dans la catégorie la plus à risque.



Le Monde
 |    17.08.2018 à 16h05
 • Mis à jour le
17.08.2018 à 18h06
    |

                            Léa Sanchez








                        



   


Trente-huit morts et quinze blessés : le bilan — encore provisoire — de l’effondrement du viaduc autoroutier de Gênes, mardi 14 août, est lourd. Depuis, de nombreuses voix dénoncent le mauvais état des infrastructures en Italie, mais plus généralement en Europe, et en France.
Selon la synthèse d’un audit remis récemment au gouvernement, 7 % des ponts du réseau routier national non concédé à des sociétés privées pourraient même présenter « à terme, un risque d’effondrement ».

        Lire aussi :
         

                Un pont sur trois a besoin de réparations sur les routes nationales françaises, selon un rapport



Mais cette forte dégradation varie fortement selon les régions, d’après des données issues du ministère de la transition écologique et solidaire. Publiées sur la plate-forme publique Data.gouv.fr, ces données concernent l’année 2016 et uniquement les routes non concédées. Ne sont en revanche pas concernés les 380 000 km de routes départementales. L’état des ouvrages y est répertorié par secteur géographique (correspondant à une direction interdépartementale des routes), selon une classification détaillée sur le site du ministère.
La Guyane et la Méditerranée à la traîne
Les ouvrages classés « 3U » sont les plus à risque : « Leur structure est gravement altérée et nécessite des travaux de réparation urgents. » En 2016, sur les 12 246 ponts du réseau routier national non concédé français, 122 faisaient partie de cette catégorie, soit presque 1 %. Une proportion très variable selon les régions, puisqu’elle atteint 10 % des ouvrages de Guyane et 3,4 % de ceux de la zone Méditerranée, contre seulement 0,4 % des ponts d’Ile-de-France.
Des chiffres auxquels il faut ajouter ceux des ouvrages de « type 3 » qui doivent être soumis à des rénovations, même si celles-ci ne revêtent pas encore de caractère urgent : au total, 6,4 % des ponts français du réseau routier national non concédé doivent ainsi être mis en chantier.


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La Guyane et la Méditerranée sont les zones avec le plus de ponts qui nécessitent des travaux urgents
L'état des ponts du réseau routier national non concédé varie selon les régions : ce graphique représente la part des ouvrages par classe d'état (en nombre), selon les zones géographiques. Cette classification est détaillée sur le site du  Ministère.

Source : Ministère de la Transition écologique et solidaire (données 2016)



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L’Ouest et le Centre mieux lotis
Si l’Ile-de-France compte peu de constructions à risque, la région ne fait pas pour autant partie des zones comprenant le plus d’ouvrages d’art en bon état. Les données du ministère révèlent en effet que c’est la zone Centre-Ouest, qui recouvre notamment les régions Nouvelle-Aquitaine et Centre-Val de Loire, qui se hisse en haut du classement.
Elle compte 85,88 % de ponts de « type 1 » ou de « type 2 », c’est-à-dire qui ne présentent pas de défauts apparents ou qui sont touchés uniquement par des défauts mineurs. Dans les zones Nord et Méditerranée, seule la moitié des constructions est dans ce cas…


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La zone "Centre-Ouest" est celle qui compte le plus de ponts en bon état ou avec des défauts mineurs
Classement des zones géographiques où la part de ponts de type 1 et de type 2 est le plus élevé, pour le réseau routier national non concédé. Cette classification est détaillée sur le site du  Ministère.

Source : Ministère de la Transition écologique et solidaire (données 2016)



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		},
		labels: {
			useHTML: false,
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		},
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	},{
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			text:""
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			text: ""
		},
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		},
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				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
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				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
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				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
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	series:[
  {
    "name": "Pourcentage de ponts en bon état ou avec des défauts mineurs",
    "color": "#28beaa",
    "data": [
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
        77.33727811
      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
        76.20437956
      ],
      [
        "",
        75.67783094
      ],
      [
        "",
        71.20418848
      ],
      [
        "",
        69.76906928
      ],
      [
        "",
        65.6969697
      ],
      [
        "",
        55.21669342
      ],
      [
        "",
        50.3502627
      ],
      [
        "",
        46.95238095
      ],
      [
        "",
        23.46938776
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
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	tooltip: {
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		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name} : {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Un mauvais état général qui trouve plusieurs explications, selon l’audit remis au gouvernement. Parmi elles, le budget consacré au réseau routier : il est de 50 000 euros par kilomètre en France, contre 80 000 au Royaume-Uni.

        Lire aussi :
         

                Route, rail, canaux… La grande souffrance des infrastructures françaises



Mais plus l’Etat patiente, plus l’état des routes et des ouvrages d’art pourrait empirer et leur rénovation coûter cher. La zone Est est celle qui doit prévoir le plus de travaux : près de 170 000 m2 de ponts sont concernés.


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		padding:5px 5px 0px 10px;
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	{
		font-size: 10px!important;
}
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	{
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	.tooltiplarge {
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	#container_15345046008 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
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	}



Ponts en mauvais état : combien de mètres carré à mettre en travaux ?
Cette surface correspond aux ouvrages de franchissement relevant du réseau routier national non concédé et étant classifié 3 ou 3U. Dans les deux cas, la structure du pont est altérée et nécessite des travaux.

Source : Ministère de la Transition écologique et solidaire (données 2016)



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
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	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
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		text: ""
	},
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	}],
	xAxis: {
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		 categories:["Centre-Ouest","Atlantique","Guyane","Sud-Ouest","Ouest","Massif Central","Centre-Est","Nord-Ouest","Nord","Île-de-France","Méditerranée","Est"],
		title: {
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		},
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		},
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				verticalAlign: "top",
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				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
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			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
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				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

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  {
    "name": "Type 3 (structure altérée, travaux à réaliser)",
    "color": "#191919",
    "data": [
      [
        "",
        2049
      ],
      [
        "",
        4953
      ],
      [
        "",
        1150
      ],
      [
        "",
        21961
      ],
      [
        "",
        23320
      ],
      [
        "",
        31059
      ],
      [
        "",
        35768
      ],
      [
        "",
        39628
      ],
      [
        "",
        51605
      ],
      [
        "",
        98298
      ],
      [
        "",
        102974
      ],
      [
        "",
        153355
      ]
    ],
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  {
    "name": "Type 3U (structure gravement altérée, travaux urgents)",
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    "data": [
      [
        "",
        123
      ],
      [
        "",
        400
      ],
      [
        "",
        4443
      ],
      [
        "",
        2357
      ],
      [
        "",
        2006
      ],
      [
        "",
        1119
      ],
      [
        "",
        1890
      ],
      [
        "",
        677
      ],
      [
        "",
        1556
      ],
      [
        "",
        3562
      ],
      [
        "",
        28665
      ],
      [
        "",
        15576
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
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    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
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		valueSuffix: " m²",
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		dateTimeLabelFormats: {
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		},
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{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
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		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Selon les données du ministère, ce sont déjà plus de 628 000 m² de ponts qui nécessitent des travaux de réparation en France. Mercredi, la ministre chargée des transports, Elisabeth Borne, a affirmé sur Franceinfo que l’enveloppe prévue au réseau routier national continuera « à augmenter dans les prochaines années ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/17/19-3">
<filnamedate="20180817"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180817"><AAMMJJHH="2018081719">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Depuis onze ans, 500 000 personnes ont bénéficié du programme « Seniors en vacances ». Des séjours mis en œuvre par l’ANCV qui sont aussi l’occasion de renouer avec la « culture vacances ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Le succès des « Seniors en vacances », la colonie de vacances pour le troisième âge

Depuis onze ans, 500 000 personnes ont bénéficié du programme « Seniors en vacances ». Des séjours mis en œuvre par l’ANCV qui sont aussi l’occasion de renouer avec la « culture vacances ».



Le Monde
 |    17.08.2018 à 12h54
    |

                            Clara Tran








                        



                                


                            
A 85 ans, Andrée pensait avoir fait une croix sur les vacances. A quoi bon d’ailleurs partir quand le mari « ne sort plus de la maison », alors que les enfants ont quitté le nid et que le corps est fatigué depuis longtemps ? « Avec l’âge, ça devient compliqué de voyager, surtout seule », admet cette ancienne infirmière. Alors, cette année, Andrée s’en est remise à l’Agence nationale pour les Chèques-Vacances (ANCV).
Depuis 2007, cet établissement public met en œuvre le programme « Seniors en vacances ». Un dispositif qui propose des séjours « tout compris » aux 60 ans et plus. Une sorte de colonie de vacances pour le troisième âge, avec soirées karaoké et excursions culturelles, ambitions sociales en prime. « Lutter contre l’isolement est l’objectif premier », explique Dominique Ktorza, directrice de l’action sociale pour l’ANCV. Aujourd’hui encore, « près de la moitié des personnes âgées ne partent pas en vacances ». Par manque de moyens financiers ou à cause de problèmes de santé. Ou tout simplement par absence d’envie. « Beaucoup de seniors n’ont pas de culture des vacances », diagnostique-t-elle. Depuis onze ans, 500 000 personnes âgées sont déjà parties grâce au programme « Seniors en vacances ». Elles ont entre 60 et 99 ans, viennent de toutes les régions et de tous les milieux sociaux.
Préparer sa valise. Laisser sa maison. Faire plusieurs heures de route. Prendre part aux activités de groupe. Changer ses habitudes, même pendant quelques jours. « Jusqu’à la dernière minute, tout peut faire renoncer », constate Pierre Pertus. Depuis 2012, le directeur de l’Office des personnes âgées de Dijon (OPAD) organise chaque année le départ d’une trentaine de seniors avec le programme de l’ANCV. Les plus modestes bénéficient d’une aide financière. Les autres payent la totalité du prix du séjour. Le tarif reste toutefois avantageux : 397 euros par personne pour huit jours, hors frais de transport, quelle...




                        

                        


<article-nb="2018/08/17/19-4">
<filnamedate="20180817"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180817"><AAMMJJHH="2018081719">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ La victime a décidé de porter plainte contre trois policiers qui l’avaient, selon elle, mal accueillie.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

A Lisieux, une femme agressée par son ex-petit ami dénonce « un manque d’empathie » au commissariat

La victime a décidé de porter plainte contre trois policiers qui l’avaient, selon elle, mal accueillie.



Le Monde
 |    17.08.2018 à 11h16
    |

            Yann Bouchez








                        


Deux semaines après son agression, les hématomes à la tête et à la main sont résorbés, mais l’indignation reste intacte. Dans un bistrot de Lisieux (Calvados), Marion – le prénom a été changé –, qui travaille dans un magasin de vins et de spiritueux, pose d’emblée : « En soi, mon histoire est d’un banal affligeant. » Les faits, un ex-petit ami alcoolisé qui s’introduit chez elle par effraction, en pleine nuit, « saccage » son appartement, la frappe et la menace, apparaissent comme un énième épisode dans la litanie des violences faites aux femmes. Mais l’accueil reçu au commissariat, lorsqu’elle est venue pour porter plainte, suscite encore sa colère. La jeune femme de 24 ans a décidé de déposer plainte vendredi 17 août auprès du procureur de la République contre trois policiers.
Marion s’était rendue en courant, samedi 4 août au petit matin, au commissariat de Lisieux « pour y trouver refuge », mais n’a « rien trouvé, sauf du mépris ». Dans la nuit du vendredi au samedi, alors qu’elle était revenue quelques heures plus tôt d’une soirée, elle dormait dans son appartement, au premier étage d’un immeuble, lorsqu’elle a été réveillée « vers 5-6 heures » par l’explosion d’une vitre et l’intrusion de son ex-copain, 27 ans, fou de rage. Monté par des grilles du rez-de-chaussée, il fouille les pièces, renverse les meubles et la menace avec un couteau trouvé dans la cuisine. « J’ai essayé de le sortir. Je l’ai menacé d’appeler la police », se souvient Marion. Sans succès. Après une bagarre, elle parvient à s’échapper et court au commissariat.
« Vous êtes hystérique »
« Trois agents, deux hommes et une femme, étaient à l’accueil. Je leur explique ce qui vient de se passer, que je voudrais porter plainte, raconte-t-elle. Ils m’ont répondu : “Vous êtes hystérique, qu’est-ce que vous voulez qu’on fasse pour vous, Mademoiselle ?” J’étais stressée, avec une bosse au front d’un coup que j’avais reçu, et eux m’ont dit : “Ecoutez, vous sentez l’alcool, on ne peut pas prendre votre plainte.” »
Les agents n’appellent pas l’officier de police judiciaire d’astreinte. Ils lui proposent, assure-t-elle, de la raccompagner à son domicile. Elle trouve cela « absurde », car potentiellement dangereux, et refuse. « Et là ils m’ont laissée en plan sur une chaise de l’accueil. » Son « ex », arrivé quelques minutes plus tard, est jugé beaucoup plus calme par les policiers, qui le laissent repartir après avoir pris son identité. Ils appellent toutefois les secours, au vu de la blessure au front. « Les pompiers sont arrivés et c’est là que j’ai reçu écoute et soutien », dit Marion, qui a finalement porté plainte contre son agresseur lundi 6 août, avant de se voir prescrire huit jours d’incapacité totale de travail (ITT).
La jeune femme déplore « un manque d’empathie total et de professionnalisme » des trois policiers. Sa mère, elle, s’étonne de ce qu’elle a entendu, le 4 août, en milieu de matinée, au commissariat. « J’ai demandé à un policier, en faisant mine d’être sérieuse : “En gros, elle vous a fait chier ?” Et il m’a répondu : “Oui, voilà, c’est ça, Madame !” » Marion ne tient pas à mettre tous les policiers « dans le même panier », mais espère que son histoire permettra d’améliorer les conditions d’accueil des victimes dans les commissariats. Le 6 août, la comédienne Eva Darlan, dans la région cet été, a publié un post sur son compte Facebook, pour dénoncer cette « petite histoire ordinaire ».
La police nie tout dysfonctionnement et avance un récit sensiblement différent. L’état de la jeune femme « n’était pas compatible avec le dépôt d’une plainte, elle était dans un état de choc complet, n’arrivait pas à faire un récit cohérent de son agression », affirme Julien Miniconi, directeur adjoint de la sécurité publique du Calvados. Il souligne que les policiers l’ont gardée « quarante-cinq minutes », jusqu’à la venue des pompiers, et assure que les agents « ne lui ont pas proposé de la raccompagner chez elle, mais au contraire l’ont empêchée de partir à plusieurs reprises ». « Il n’y aura pas de procédure diligentée à l’encontre de ces fonctionnaires qui n’ont pas failli à leur mission », affirmait-il jeudi 16 août.
Interpellé le 8 août, l’ex-petit ami a été placé en détention. Sous le coup d’une peine de prison aménageable de trois mois, pour des délits routiers en état de récidive, il devrait rester en prison jusqu’à son procès, prévu le 16 octobre. En France, selon l’Insee, moins de 20 % des femmes victimes de violences se rendent au commissariat ou à la gendarmerie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Cette filière, où 150 000 postes sont à pourvoir, demande au gouvernement d’accélérer la régularisation des demandeurs d’asile.
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L’hôtellerie-restauration, en manque de personnel, veut recruter des migrants

Cette filière, où 150 000 postes sont à pourvoir, demande au gouvernement d’accélérer la régularisation des demandeurs d’asile.



Le Monde
 |    17.08.2018 à 06h34
    |

            Francine Aizicovici








                        



                                


                            

En pleine saison touristique, les professionnels de l’hôtellerie et de la restauration tirent la sonnette d’alarme : près de 150 000 postes seraient à pourvoir, selon le Groupement national des indépendants de l’hôtellerie et de la restauration (GNI-Synhorcat). « Certains établissements sont même obligés de fermer un jour ou deux par semaine faute de personnel », s’inquiète Franck Trouet, conseiller de Didier Chenet, le président du GNI. Ces métiers, dont les conditions de travail sont souvent pénibles et les salaires peu élevés, n’attirent pas.
Pourquoi ne pas recruter des migrants ? C’est l’une des pistes auxquelles s’intéressent le GNI-Synhorcat et l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH). « Je souhaite que nos professionnels puissent accueillir de nouvelles populations de salariés comme les migrants », avait déclaré M. Chenet lors du conseil interministériel du tourisme du 19 juillet.
Des discussions seraient en cours avec le gouvernement. Pour Claude Lévy, responsable du syndicat CGT des hôtels de prestige et économiques, la démarche patronale est « une opération de communication pour éviter aux employeurs de se poser la question de l’amélioration des conditions de travail ». 
Bienvenue aux migrants, donc, mais pas n’importe lesquels. « Nous ne parlons que des demandeurs d’asile et des réfugiés, précise Vincent Sitz, président emploi formation handicap du GNI. On demande au gouvernement d’accélérer la procédure de régularisation des demandeurs d’asile. On les formera et on les embauchera quand ils auront leurs papiers. »
Embauches « sous alias »
Pour les demandeurs d’asile, leur accès à l’emploi est facilité par la loi pour une « immigration maîtrisée, droit d’asile effectif et intégration réussie ». Ce texte, voté le 1er août et qui doit passer devant le Conseil constitutionnel, leur permet de travailler six mois après l’enregistrement de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Entre économies de personnel et demande toujours croissante, ces structures se battent pour rester un maillon essentiel des soins de santé mentale.
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Les centres médico-psychologiques débordés

Entre économies de personnel et demande toujours croissante, ces structures se battent pour rester un maillon essentiel des soins de santé mentale.



Le Monde
 |    17.08.2018 à 06h32
    |

                            Aurore Esclauze








                        



                                


                            
Devant le centre médico-psychologique (CMP) de Bruyères, petite ville des Vosges de 3 362 habitants, pas une voiture. Comme tous les CMP, il assurait gratuitement des consultations pour toute personne du territoire en souffrance psychique, prenant en charge des dépressions passagères jusqu’à des troubles psychiatriques sévères, comme la schizophrénie. Il a fermé en juin.
Hélène Szczpanski, son ancienne psychologue, est très déçue : « Notre médecin psychiatre a été appelé en urgence pour un poste ailleurs. Il n’a pas été remplacé, donc le CMP a fermé. » Les patients ont été transférés dans d’autres CMP de campagne, aux listes d’attente déjà longues de 130 voire 150 patients. Certains collégiens, habitués à venir pendant leurs heures de permanence, ont abandonné. « Pour des personnes psychotiques, il ne va pas de soi de faire trente-cinq minutes de transports en commun », poursuit-elle.  Le CMP de Bruyères est loin d’être un cas isolé, la lecture de la presse régionale en témoigne. Si les derniers chiffres nationaux disponibles faisaient état d’une hausse du nombre de ces centres, passés de 3 758 en 2013 à 3 893 en 2016, selon les statistiques de l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé (Irdes), certaines zones avaient déjà amorcé une baisse. Entre 2013 et 2016, Basse et Haute-Normandie avaient ainsi vu le nombre de ces structures baisser d’un tiers (passant de 346 à 224).
Ces maillons essentiels de la prise en charge des problèmes de santé mentale, intermédiaires entre les soins primaires comme la médecine générale et les services spécialisés en psychiatrie des hôpitaux, ont été mis en place par une circulaire du ministère de la santé du 15 mars 1960. Pour couvrir au mieux le territoire, le système a été sectorisé, avec des centres médico-psychologiques dans chaque département.
Grève de la faim de plusieurs soignants
A l’époque, la France était une des premières à prendre ce virage ambulatoire, pour déstigmatiser...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Devenir propriétaire de l’autre côté des Pyrénées pour un acheteur français est moins facile qu’il n’y paraît (3/3).
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Ce qu’il faut savoir pour acheter en Espagne

Devenir propriétaire de l’autre côté des Pyrénées pour un acheteur français est moins facile qu’il n’y paraît (3/3).



Le Monde
 |    17.08.2018 à 06h15
    |

            Jérôme Porier








                        



   


Pour un achat immobilier, la principale différence entre la France et l’Espagne réside dans le rôle du notaire. Quand les notaires français procèdent à toutes les vérifications juridiques, administratives et urbanistiques sur le bien immobilier avant la vente, leurs homologues espagnols ne sont pas censés vérifier ces informations. La vérification de l’authenticité de la propriété revient à l’acheteur. Il lui revient aussi le droit de choisir le notaire.
« Il est fortement conseillé de faire appel à un avocat pour éviter les mauvaises surprises », Caroline Zak immobilier-en-espagne.com
C’est donc ce dernier (ou plutôt son avocat ou son conseiller) qui doit s’assurer, par exemple, que le cadastre est bien respecté et qu’il n’existe pas d’hypothèque sur le bien vendu. « C’est pourquoi il est fortement conseillé de faire appel à un avocat pour éviter les mauvaises surprises », conseille Caroline Zak, directrice d’Immobilier-en-espagne.com.
Au final, le total des impôts, charges et frais représente de 8 % à 13 % du prix d’acquisition, selon les communautés autonomes (les régions espagnoles). L’Espagne, c’est un pays et dix-sept régimes fiscaux différents, chaque communauté autonome gérant ses impôts immobiliers. C’est pourquoi les taux des impôts à l’achat varient selon les régions. La principale taxe est l’impôt sur le transfert de propriété (« Impuesto de Transmisiones Patrimoniales » ou ITP). Le taux de l’ITP est de 6 % du montant de la vente à Madrid, de 10 % à Barcelone et à Valence, de 8 % à 10 % en Andalousie, de 8 % à 11 % aux Baléares et de 7 % au Pays Basque.

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Il existe aussi une taxe sur la documentation juridique (« Impuesto sobre Actos Jurídicos Documentados » ou IAJD). Là aussi, le taux d’imposition va de 0,5 % à 1,5 % du montant de la vente selon les régions. Il est de 1,5 % en Catalogne, en Andalousie et dans la région de Valence, de 0,75 % pour la Communauté de Madrid et de 0,5 % au Pays Basque.
Les honoraires des notaires varient de 400 euros à 1 000 euros selon le montant de l’acquisition. « Comptez environ 0,1 % de la valeur d’achat du bien avec un minimum de 400 euros », précise Patrick Crosset, fondateur du site acheterenespagne.fr. Il faut aussi compter les frais d’évaluation du bien immobilier (la « tasación » en espagnol) variable de 300 à 1 000 euros, et les frais d’inscription au registre de la propriété, qui vont de 400 à 700 euros.

   


En ce qui concerne l’accompagnement juridique, certains avocats vont jusqu’à réclamer un pourcentage sur le prix de vente qui peut atteindre 3 %, voire 4 % juste pour contrôler la conformité des documents à signer. Il faut les boycotter et exiger un forfait ou un pourcentage inférieur (1 % est la règle). Opter pour un conseiller immobilier est généralement une solution plus avantageuse car celui-ci accompagne son client tout au long du processus d’achat et ses honoraires (3 % sur le prix de vente) ne sont dûs qu’en cas de succès.
Attention, le mètre carré espagnol des annonces immobilières est généralement plus petit de 15 % à 20 % que le mètre carré français. « En France, la superficie annoncée est la surface habitable ou la surface utile. En Espagne, la superficie dont parlent les propriétaires et les agences est le plus souvent la surface construite qui inclue un pourcentage des parties communes, les balcons, terrasses, l’épaisseur des murs, etc... », explique Thomas Rouer, fondateur du site jacheteenespagne.com.
Gare aussi aux doubles commissions ! Certaines agences ont l’habitude de demander une commission au vendeur et une autre à l’acheteur, surtout s’il est étranger. Dans la plupart des villes espagnoles, les honoraires de l’agence sont à la charge du vendeur. Cependant, dans quelques régions, comme à Valence, Castellon ou Murcia, ils sont répartis entre acheteurs et vendeurs. L’acheteur doit alors ajouter entre 2,5 % et 4 % (hors taxe) du prix affiché par l’agence. De façon générale, il est fortement recommandé de se faire accompagner par un avocat ou un conseiller francophone qui effectuera pour vous les démarches administratives. Il vous en coûtera entre 2 000 et 4 000 euros, mais cette dépense peut vous éviter une catastrophe.

   


Airbnb dans le collimateur
Ces dernières années, Barcelone, Valence, Bilbao et Palma de Majorque ont durci la réglementation des locations de courte durée. Désormais, les licences pour louer à des touristes sont accordées au goutte-à-goutte. A Palma de Majorque, seule est autorisée depuis le 1er juillet la location de « logements unifamiliaux complets » (c’est-à-dire des maisons, villas ou chalets) en dehors du centre historique, des zones industrielles et même des environs de l’aéroport.
Même si certaines villes plus petites restent laxistes vis-à-vis d’Airbnb et consors, il est fortement conseillé de ne pas compter sur la location de courte durée pour rentabiliser son investissement. En revanche, la location de longue durée est intéressante en Espagne. « Un investissement locatif est généralement plus rentable en Espagne qu’en France, car les charges y sont moins élevées et les loyers moins taxés, et surtout car la plupart des charges peuvent être déduites », explique M. Rouer. Il est ainsi possible d’amortir annuellement 3 % du montant d’acquisition et de pratiquer un abattement de 40 % sur les loyers en cas de location de plus de deux ans.

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Si le système bancaire espagnol est désormais assaini, il est plutôt recommandé pour un acheteur français d’emprunter en France. A moins d’apporter de sérieuses garanties (et une part de cash importante), il est difficile pour un Français de traiter auprès d’une banque espagnole. Celle-ci exigera soit la domiciliation des revenus en Espagne, soit une hypothèque sur un bien situé dans ce pays. Malheureusement, encore peu de banques françaises acceptent de prêter pour acheter un bien situé hors de France, mais quelques-unes, comme le Crédit mutuel ou Boursorama, possèdent des filiales en Espagne, ce qui peut faciliter les démarches.
Obtenir un numéro d’identification étranger
Pour acheter un appartement, ouvrir un compte bancaire ou vous inscrire à la Sécurité sociale en Espagne, il faut au préalable obtenir un NIE (Numéro d’Identification Etranger). Les démarches administratives peuvent être assez longues, surtout si vous n’êtes pas dans le pays et que vous faites votre demande à partir de France. Prévoyez quatre à six semaines de délai pour obtenir ce précieux numéro d’immatriculation.
Imposition des loyers
Les revenus nets des loyers (recettes – charges) sont taxés à 19 % en Espagne. Un investissement locatif est généralement plus rentable en Espagne qu’en France, car les prix d’acquisition sont inférieurs, les charges moins élevées, les loyers moins taxés, et aussi parce que la plupart des charges peuvent être déduites des revenus locatifs.
La liste des dépenses admises en déduction est longue : les intérêts d’emprunt, les travaux, les impôts locaux, les primes d’assurance, l’amortissement du bien (égal à 3 % du montant le plus élevé entre le prix d’acquisition et la valeur cadastrale). Il existe, par ailleurs, un abattement de 40 % en cas de location sur une durée supérieure à deux ans.

   


A la revente, l’impôt sur les plus-values immobilières est différent selon que vous soyez résident ou non-résident. Dans le cas d’un non-résident, c’est 19 % depuis 2016. Pour les résidents, le calcul se fait par tranche : 19 % pour les premiers 6 000 euros de plus-value, 21 % pour la tranche de plus-value comprise entre 6 000 et 50 000 euros, 23 % pour la part de la plus-value supérieure à 50 000 euros. Cas particulier : vous êtes exonérés si vous avez plus de 65 ans et vous vendez votre résidence principale, ou si vous réinvestissez dans une résidence principale. Pour en savoir plus, le site le plus complet sur le sujet est acheterenespagne.fr.
 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Dès la rentrée prochaine, les étudiants de médecine de cette université de New York n’auront plus à payer les frais de scolarité de 220 000 dollars. Les trois quarts des médecins américains diplômés étaient endettés en 2017.
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Etats-Unis : l’école de médecine de NYU devient gratuite

Dès la rentrée prochaine, les étudiants de médecine de cette université de New York n’auront plus à payer les frais de scolarité de 220 000 dollars. Les trois quarts des médecins américains diplômés étaient endettés en 2017.



Le Monde
 |    17.08.2018 à 04h18
 • Mis à jour le
17.08.2018 à 07h33
   





                        


L’inscription à la prestigieuse école de médecine de l’université NYU, à New York, va devenir gratuite pour tous ses étudiants à compter de la prochaine année scolaire, une petite révolution pour un programme qui coûtait jusqu’ici plus de 220 000 dollars.
Les responsables de l’université ont fait la surprise aux étudiants de première année venus récupérer, jeudi 16 août, leur blouse blanche lors d’une cérémonie annuelle.
Kenneth Langone, président du conseil de la NYU Langone Health, l’école de médecine, a expliqué que la chose avait été rendue possible par les dons de mécènes. « Notre espoir, et notre attente, est qu’en rendant l’école de médecine accessible à une plus large population de postulants, nous soyons le catalyseur d’une transformation des études de médecine dans tout le pays », a dit M. Langone, cité dans un communiqué.
Cette gratuité ne concerne cependant que les frais de scolarité. D’autres frais administratifs et le logement, estimés à 27 000 dollars l’année, seront toujours à la charge des étudiants.
« Le jour où ils décrochent leur diplôme, ils ne doivent rien à personne »
Le cursus de l’école de médecine de la New York University, institution privée, dure quatre ans. Elle compte aujourd’hui 531 élèves, tous niveaux confondus. Selon le classement annuel de référence établi par le magazine US News, le programme est le troisième meilleur du pays.
Parmi les cent meilleures écoles de médecine aux Etats-Unis, rares sont les établissements publics, avec des frais de scolarité sensiblement moins élevés que les facultés privées.
Selon une étude de l’Association des écoles de médecines américaines (AAMC), les trois quarts des médecins diplômés en 2017 étaient endettés. La dette moyenne d’un diplômé était de 202 000 dollars.

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                L’endettement met les étudiants sous pression



Au total, l’encours des crédits étudiants a atteint, fin juin, 1 410 milliards de dollars, après avoir plus que doublé en dix ans, selon les chiffres de la Réserve fédérale américaine. « Le jour où ils décrochent leur diplôme, ils ne doivent rien à personne », s’est enthousiasmé Kenneth Langone dans un message vidéo publié sur Twitter. « Ils sortent d’ici sans entrave, a-t-il martelé, et peuvent envisager un avenir qu’ils consacreront à leur passion, c’est-à-dire aider les gens à mener une vie meilleure. »

.@nyuschoolofmed has some exciting news to share: All current and future MD degree program students will be receivi… https://t.co/FUt2u6lPdE— nyulangone (@NYU Langone Health)


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Le Vatican a dit éprouver « honte et colère » concernant les abus sexuels perpétrés par plus de 300 prêtres sur près de 1 000 victimes, qui ont été couverts par l’Eglise catholique locale.
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Etats-Unis : le pape se dit du côté des victimes des 300 prêtres pédophiles

Le Vatican a dit éprouver « honte et colère » concernant les abus sexuels perpétrés par plus de 300 prêtres sur près de 1 000 victimes, qui ont été couverts par l’Eglise catholique locale.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 22h22
   





                        



   


Le Vatican a déclaré, jeudi 16 août, éprouver « honte et colère » après une enquête en Pennsylvanie, dans le nord-est des Etats-Unis, sur des abus sexuels perpétrés par plus de 300 prêtres et couverts par l’Eglise catholique locale, assurant que le pape François était du côté des victimes.
« Les victimes doivent savoir que le pape est de leur côté. Ceux qui ont souffert sont sa priorité et l’Eglise veut les écouter pour éradiquer cette horreur tragique qui détruit la vie des innocents », a annoncé le Vatican dans un communiqué.

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300 prêtres prédateurs, seuls deux poursuivis
L’enquête des services du procureur de Pennsylvanie publiée mardi 14 août avait mis au jour des abus sexuels perpétrés par plus de 300 « prêtres prédateurs », dont ont été victimes au moins 1 000 enfants.
Le rapport final, qui a été rédigé par un jury populaire auquel avaient été soumises les conclusions de l’enquête, indique que « quasiment tous les cas » suspectés sont aujourd’hui frappés par la prescription et ne peuvent être poursuivis pénalement.
Deux prêtres ont néanmoins été poursuivis, l’un pour des agressions sexuelles répétées sur plusieurs enfants, dont les plus récentes remontent à 2010. Même s’ils ne sont plus passibles de poursuites, les jurés ont également choisi de rendre publics les noms de dizaines d’hommes d’Eglise accusés de pédophilie par des éléments de l’enquête.
Le rapport évoque des agressions sexuelles dont certaines victimes présumées avaient moins de 10 ans. Ce n’est pas la première fois qu’un jury populaire publie un rapport dévoilant des cas de pédophilie au sein de l’Eglise catholique américaine, mais jamais une enquête n’avait révélé autant de cas.
« Leurs responsables n’ont rien fait »
« Des prêtres violaient des petits garçons et des petites filles et les hommes d’Eglise qui étaient leurs responsables n’ont rien fait. Durant des décennies », ont écrit les membres du jury dans le rapport publié mardi 14 août. Les jurés disent « reconnaître que beaucoup de choses ont changé [au sein de l’Eglise catholique] ces quinze dernières années », mais soulignent que les deux inculpations montrent que « les abus d’enfants au sein de l’Eglise n’ont pas disparu ».
Malgré des réformes institutionnelles, « les hauts responsables de l’Eglise ont le plus souvent échappé à leurs responsabilités », poursuit le rapport. Des évêques et des cardinaux « ont, pour l’essentiel, été protégés. Beaucoup, dont certains sont nommés dans ce rapport, ont été promus. Tant que cela ne change pas, nous pensons qu’il est trop tôt pour refermer le chapitre des scandales sexuels de l’Eglise catholique ».

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Le jury formule plusieurs propositions de réforme, notamment une modification des textes de loi pour allonger le délai de prescription, au pénal et au civil, et restreindre le champ des accords de confidentialité, auxquels l’Eglise catholique a eu fréquemment recours, d’après l’enquête.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Refusant de se soumettre à un contrôle, un homme de 26 ans s’était enfui, puis avait été pris en chasse par un policier sur le scooter d’un particulier. Le fonctionnaire, placé sous contrôle judiciaire, a l’interdiction d’exercer sa fonction.
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Automobiliste tué à Paris : le policier mis en examen

Refusant de se soumettre à un contrôle, un homme de 26 ans s’était enfui, puis avait été pris en chasse par un policier sur le scooter d’un particulier. Le fonctionnaire, placé sous contrôle judiciaire, a l’interdiction d’exercer sa fonction.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 19h42
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 20h25
   





                        


Le policier ayant tiré et tué un automobiliste après une course-poursuite à Paris, dans la nuit du mardi 14 au mercredi 15 août, a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d’exercer sa fonction de gardien de la paix, a annoncé jeudi le parquet.
A l’issue de sa garde à vue, le fonctionnaire de 23 ans a été mis en examen pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner par personne dépositaire de l’autorité publique », a-t-il précisé.
La victime, âgée de 26 ans, avait, selon les premiers éléments de l’enquête, refusé de se soumettre à un contrôle routier dans un quartier proche des Halles, dans le centre de la capitale, et avait pris la fuite. Le policier était alors monté à l’arrière du scooter d’un particulier, et tous deux avaient pris la voiture en chasse.
« Une injustice »
L’homme tué était sous le coup d’une procédure ouverte en février pour « conduite malgré une annulation de permis » et « refus d’obtempérer exposant autrui à un risque de mort ou d’infirmité », a précisé une source judiciaire.
La famille de la victime, s’exprimant dans Le Parisien, dénonce « une injustice ». « Nous voulons savoir ce qui s’est passé. Je viens de perdre une partie de moi », a notamment dit sa sœur de 19 ans. Son père, « très en colère », a déposé plainte pour homicide. Selon lui, le policier aurait pu « relever la plaque d’immatriculation et venir chercher [son] fils à la maison ».

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Etats-Unis : 72 000 personnes mortes d’une overdose en 2017, un record

Depuis le début des années 2010, la crise des opiacés, liée à une surprescription d’antidouleurs, n’en finit pas de prendre de l’ampleur.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 18h52
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 19h03
   





                        



   


Près de 72 000 personnes sont mortes par overdose en 2017 aux Etats-Unis, d’après les dernières données publiées jeudi par les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), un record. C’est bien plus que les tués sur la route, par armes à feu ou par suicide.
Ce chiffre est en nette hausse par rapport aux 67 114 décès par overdose de 2016 et aux 54 207 de 2015, selon les CDC. Les chiffres ont augmenté dans 38 des 50 Etats américains. Les plus élevés ont été enregistrés en Floride, en Californie, en Pennsylvanie et dans l’Ohio mais les plus fortes progressions ont été constatées dans le Nebraska (+33,3 %) et en Caroline du Nord (+22,5 %).
La crise des opiacés a commencé au début des années 2010, découlant dans la grande majorité de la surprescription de médicaments comme l’oxycodone et autres antidouleurs. Cela a rendu plus de 2 millions de personnes dépendantes de ces substances, qui se sont ensuite tournées vers l’héroïne et le fentanyl, un opiacé synthétique extrêmement puissant et moins cher.
Cliniques et médecins complaisants
Les pouvoirs publics ont d’ailleurs multiplié les opérations contre des médecins et des cliniques peu scrupuleux, qui rédigeaient des ordonnances de complaisance, et contre l’industrie pharmaceutique. D’après les données récoltées, les opiacés de synthèse sont impliqués dans près de la moitié des morts par overdose. Soit environ un tiers de plus que l’année précédente.

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La crise des opiacés s’est emballée au point que le président Donald Trump l’a qualifiée en octobre d’« urgence de santé publique », débloquant des financements pour aider à lutter contre les addictions et limiter l’impact social de cette crise.
Malgré la hausse des décès au niveau fédéral, les statistiques des CDC semblent illustrer la réussite de certains programmes ; par exemple dans le Massachusetts, où les overdoses létales ont reculé alors que cet Etat du Nord-Est affichait des niveaux parmi les plus élevés ces dernières années. Pour tenter d’inverser la tendance, des autorités locales ont diffusé plus largement des kits contenant du Narcan, un traitement d’urgence en cas d’overdose.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Plusieurs sites ont désigné les membres de la communauté des gens du voyage comme coupables de la fusillade de Beaune. Il n’en est rien.
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Tirs de Beaune : comment une rumeur a accusé à tort les gens du voyage

Plusieurs sites ont désigné les membres de la communauté des gens du voyage comme coupables de la fusillade de Beaune. Il n’en est rien.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 17h12
 • Mis à jour le
17.08.2018 à 11h56
    |

            Anne-Sophie Faivre Le Cadre








                        


Une information erronée a attribué la responsabilité des tirs de Beaune, dans la nuit du 29 au 30 juillet, ayant fait sept blessés, à la communauté des gens du voyage. Fermement démentie par le procureur de Dijon, chargé de l’affaire, cette rumeur a pourtant été relayée par certains médias. Décryptage.
Les faits : dans la nuit du 29 au 30 juillet, deux personnes, à bord d’une Clio rouge, partent à la recherche d’un individu tiers dans le cadre d’un conflit lié à la vente d’une voiture. Ils arrivent sur Beaune, pensant que se trouvait là la personne recherchée. Ils tombent par hasard sur un groupe de jeunes gens dans le quartier populaire de Saint-Jacques.
Selon le procureur de Dijon, Thierry Bas, le groupe de jeunes gens a, le premier, eu une attitude agressive à l’endroit des occupants de la Clio rouge s’étant approchée de leur lieu de rassemblement. « Le véhicule arrive, un jeune s’approche et dit au conducteur : “Dégagez, c’est notre territoire” », rapporte M. Bas. Comme l’ont démontré les images de vidéosurveillance, le premier coup de poing est donné par l’un des membres de la bande de jeunes à l’un des occupants de la voiture, qui répliquent en les aspergeant de gaz lacrymogène.
Les premiers « sales bougnoules » commencent alors à fuser. Les conducteurs n’avaient, de prime abord, « aucune intention raciste », précise le procureur. Quatre heures plus tard, les occupants de la Clio reviennent dans un autre véhicule et tirent sur le groupe de jeunes avec « une arme longue ». Sept jeunes seront blessés par des gerbes de plombs de calibre 12, et deux seront hospitalisés.
« Ce n’est pas une attaque communautariste »
« Fusillade “raciste” de Beaune : il s’agissait finalement d’un règlement de comptes lié à un trafic de voitures entre gens du voyage et maghrébins », titre le site Fdesouche, le 11 août, dans un texte toujours en ligne. Dans les commentaires, un tombereau d’injures fustigeant « la faune qu’il peut y avoir dans notre pays », « les merdias » et « les islamogauchistes ».

   


Or, ces affirmations sont fausses. Les suspects, tous deux âgés de 31 ans, sont originaires de la région dijonnaise. L’un d’entre eux vit dans un appartement à Dijon, l’autre dans une commune limitrophe. « Ils n’ont rien à voir avec la communauté des gens du voyage, ni avec quelconque autre communauté. Ce n’est pas une attaque communautariste. Le site Fdesouche fait de la désinformation », martèle le procureur de Dijon.
Confronté à la fausseté de l’information qu’il avait relayée, Pierre Sautarel, animateur du site Fdesouche, préfère accuser le procureur de Dijon de mensonge. « Pourquoi ils accusent la fachosphère alors que si fake news il y a, c’est La Provence et France Télévisions ? Mon avis est que le proc joue sur l’ambiguïté entre gens du voyage nomades et sédentarisés », écrit-il sur son compte Twitter à la suite de la parution d’un article de 20 Minutes démontant la rumeur.
Une hypothèse également fermement démentie par Thierry Bras. « Absolument rien ne le démontre. Il est également faux d’affirmer qu’ils ont trouvé refuge dans des camps, comme cela a été affirmé », rappelle le procureur.
Une fausse information plusieurs fois relayée
La rumeur provient en effet de certains médias. Le quotidien La Provence est le premier à relayer cette information, le samedi 11 août, à 11 h 25 : « Selon une source proche du dossier, les deux hommes interpellés seraient des membres de la communauté des gens du voyage », lit-on dans l’article, toujours en ligne au moment de l’écriture de ces lignes.
Sur le site Internet de Franceinfo, le temps de narration du texte change, passant du conditionnel au présent ; la rumeur devient affirmation. Dans un article publié le même jour à 17 h 04 (et modifié depuis), il est précisé que « les suspects sont originaires de la communauté des gens du voyage et se sont cachés dans différents camps au cours de leur cavale ». L’information proviendrait de France 2. A la rédaction du site, un journaliste explique : « Lorsque nous avons entendu que l’info était démentie, nous avons joint le procureur adjoint de Dijon, que nous avons eu mardi [14 août] en toute fin de matinée. Un correctif a été apporté depuis. »

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L’information est par la suite reprise sur le site de France 3 Bourgogne-Franche-Comté, avant d’être amendée quelques heures plus tard. Un journaliste de la rédaction de la radio France Bleu Bourgogne, que nous avons contacté le 16 août, ignorait, quatre jours après le démenti du procureur, que l’information qu’il avait relayée était fausse et avait été invalidée : « Je n’étais pas au courant, nous confie ce journaliste ayant souhaité demeurer anonyme. C’était une rumeur qui nous a été transmise par des collègues de Marseille et des collègues de Paris en lien avec la PJ. » Une rumeur que France Bleu Bourgogne n’a pas vérifiée, faute de temps. « On n’a pas les moyens de vérifier. On est à Dijon, ils ont été arrêtés à Marseille, c’était compliqué pour nous », reconnaît le journaliste.

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17 août, 9 h 56 : ajout de précisions sur l’itinéraire de la rumeur.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ De la lumière à l’ombre (5/6). L’ex-comptable de la famille Bettencourt, par qui le scandale politico-financier est arrivé, a connu les pires travers de la justice et de la médiatisation. Aujourd’hui, elle n’a qu’un souhait, tomber dans l’oubli. Ultime entretien.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Les comptes du logement montrent que ce secteur d’activité a représenté, l’an dernier, une dépense publique de 41,9 milliards d’euros mais qu’il a rapporté 74,4 milliards de recettes.
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Le logement, une très bonne affaire pour les finances publiques en 2017

Les comptes du logement montrent que ce secteur d’activité a représenté, l’an dernier, une dépense publique de 41,9 milliards d’euros mais qu’il a rapporté 74,4 milliards de recettes.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 15h53
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

A peine parvenu au sommet de l’Etat, Emmanuel Macron fustigeait le coût du logement pour les finances publiques : « Cela fait des années, pour ne pas dire des décennies, qu’on dit que la politique du logement fonctionne mal en France. Nous dépensons 40 milliards d’euros par an pour avoir 4 millions de mal logés », expliquait-il devant les maires de France, le 23 novembre 2017.

Les comptes du logement en 2017, publiés le 31 juillet par les services statistiques du ministère de la cohésion des territoires, lui donnent raison : les aides publiques au logement sous toutes leurs formes – subventions d’investissement, allocations, avantages fiscaux et de taux – ont coûté 41,9 milliards d’euros, soit 1, 9% du produit intérieur brut (PIB), en léger retrait (– 0,3%) par rapport à 2016.
Le secteur locatif social absorbe 39,4 % de ce montant, le locatif privé, 30 %, et les propriétaires occupants 19,6 %. L’ensemble des aides distribuées aux 5,8 millions d’occupants, dont 96 % de locataires, totalise, 23,3 milliards d’euros, dont 18 milliards d’aides personnalisées (APL) et allocations.
Les droits de mutation ont bondi de 15 %
La dépense est cependant contenue grâce au rabotage du barème des APL opéré sous le quinquennat de François Hollande, mais après avoir triplé entre 1985 et 2017. Les avantages fiscaux, autre gros poste de 15,4 milliards, profitent d’abord au secteur social (39 %), puis aux propriétaires occupants sous la forme de prêts à taux zéro (PTZ), de crédits d’impôt énergétique et de TVA à taux réduit pour des travaux de rénovation (33 %), avant le secteur locatif libre (25 %) et ses avantages fiscaux Pinel (environ 2,2 milliards d’euros) et autres.
Le PTZ est en hausse de 26,5 % par rapport à 2016, à 2,8 milliards d’euros, en raison de l’élargissement de son périmètre et de la hausse des plafonds de ressources des emprunteurs éligibles.
Là où le raisonnement du chef de l’Etat était tronqué, c’est qu’il...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Une étude de Santé publique France montre que 1 758 personnes ont été prises en charge dans les hôpitaux entre le 1er juin et le 9 août, contre 858 en 2015.
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Forte augmentation des noyades en France cet été

Une étude de Santé publique France montre que 1 758 personnes ont été prises en charge dans les hôpitaux entre le 1er juin et le 9 août, contre 858 en 2015.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 15h44
   





                        


Le nombre de noyades a fortement augmenté cet été par rapport à la même période en 2015, révèle une enquête de Santé publique France publiée jeudi 15 août.
Selon ce décompte, 1 758 personnes ont été prises en charge dans les hôpitaux entre le 1er juin et le 9 août 2018 dans le pays, outre-mer compris. Dans 21 % des cas (373), elles n’ont pas pu être sauvées. Sur la même période en 2015 (l’enquête n’est pas réalisée tous les ans), le nombre de prises en charge était de 858 et 329 personnes sont mortes.

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902 d’origine accidentelle
Santé publique France explique cette hausse « pour partie par des conditions climatiques en termes de températures et d’ensoleillement particulièrement favorables à la baignade, et pour partie par une amélioration du système de surveillance des noyades ».
Sur les 1 758 prises en charge pour l’instant cet été, 902 ont une origine accidentelle, 84 étaient intentionnelles et 772 sont « d’origine encore indéterminée, en cours d’investigation ».

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ De nombreux sites présentent la future mise en place, à la rentrée, de cours d’éducation sexuelle comme une mesure figurant dans le texte de la loi Schiappa, promulguée début août.
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Non, les cours d’éducation sexuelle ne sont pas une mesure de la loi Schiappa

De nombreux sites présentent la future mise en place, à la rentrée, de cours d’éducation sexuelle comme une mesure figurant dans le texte de la loi Schiappa, promulguée début août.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 15h33
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 16h07
    |

                            Thibaut Faussabry








                        


« Après le temps périscolaire, le temps sexiscolaire », « les pédophiles vont se frotter les mains »… Depuis la promulgation, le 3 août, de la loi renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes, de nombreuses intox prolifèrent sur les réseaux sociaux, véhiculées par des sites liés à l’extrême droite comme La gauche m’a tuer ou Boulevard Voltaire (tous deux considérés comme peu fiables dans le Décodex, du Monde).
De l’avis de ces publications – qui propagent également des rumeurs à propos de la loi portée par Marlène Schiappa –, la future mise en place, à partir de la rentrée, de « trois séances d’éducation sexuelle par an », annoncée en juillet sur RMC par la secrétaire d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes, sera obligatoire dès l’âge de 4 ans et fait partie intégrante de la loi Schiappa.
Une règle qui existait déjà mais était peu appliquée
Dans les faits, ce n’est pas exact. L’éducation à la sexualité est inscrite dans la législation depuis 2001. D’après l’article L. 312-16 du code de l’éducation, « une information et une éducation à la sexualité sont dispensées dans les écoles, les collèges et les lycées, à raison d’au moins trois séances annuelles et par groupes d’âge homogène ». En 2003, une circulaire adressée à l’ensemble des recteurs d’académie établit les conditions de mise en place de ces séances. Elle précise notamment que le nombre de trois séances annuelles doit « être compris comme un ordre de grandeur » et non « comme un nombre rigide de séances ».
Cependant, malgré la souplesse dans la mise en œuvre accordée, la circulaire est peu appliquée. Comme le montre l’enquête réalisée sur l’année 2014-2015 (auprès de trois mille établissements scolaires) par le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE), 25 % des écoles élémentaires, 4 % des collèges et 11 % des lycées ayant répondu déclarent n’avoir mis en place aucune action ou séance en matière d’éducation à la sexualité. Ce fait a de nouveau été pointé du doigt en novembre 2017, à l’occasion de la publication du rapport annuel du Défenseur des droits sur les droits de l’enfant.
La notion de consentement abordée au cours de ces séances
L’éducation sexuelle à l’école n’est donc pas une mesure nouvelle. Le 18 juillet, la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes a simplement annoncé l’envoi à la rentrée (en collaboration avec le ministre de l’éducation nationale) d’une nouvelle circulaire à tous les recteurs d’académie afin d’appliquer « cette loi qui existe déjà et qui n’est pas mise en œuvre, en précisant que ces interventions seront dispensées par des associations ayant des agréments IMS d’intervention en milieu scolaire ».

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                Le débat piégé sur l’âge du consentement à une relation sexuelle avec un adulte



Ces séances aborderont avec les élèves des thèmes déjà présents dans le texte de la circulaire de 2003, comme la contraception, la protection contre les infections sexuellement transmissibles ou encore la lutte contre les préjugés sexistes et homophobes. Toutefois, d’après les déclarations de Marlène Schiappa, la future circulaire devrait traiter de sujets absents du texte de 2003, comme la notion de consentement. « On y parlerait du consentement, du respect d’autrui, des rapports entre les femmes et les hommes », a précisé la secrétaire d’Etat à propos du contenu des séances.
L’éducation à la sexualité n’est donc pas une mesure figurant dans la loi contre les violences sexuelles et sexistes. Et les enfants de 4 ans ou scolarisés en école maternelle n’assisteront pas à ces séances d’éducation à la sexualité. Ces cours ne concernent que les classes allant du CP (à partir de 6 ans) jusqu’à la classe de terminale.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Le montant de cette allocation, soumise à condition de ressources, a été revalorisé d’environ 1 % par rapport à l’an dernier.
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L’allocation de rentrée scolaire versée le 16 août

Le montant de cette allocation, soumise à condition de ressources, a été revalorisé d’environ 1 % par rapport à l’an dernier.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 11h01
   





                        


L’allocation de rentrée scolaire (ARS), qui aide les parents aux revenus modestes à payer cartables et autres fournitures, doit être versée à environ trois millions de familles, jeudi 16 août. Le ministère des solidarités l’avait annoncé le 1er août.
Le montant de cette allocation, soumise à condition de ressources, a été revalorisé d’environ 1 % par rapport à l’an dernier. Il est désormais de 367,73 euros pour les élèves de 6 à 10 ans, 388,02 euros pour les 11-14 ans, et 401,47 euros pour les 15-18 ans, a précisé le ministère. Ces montants sont majorés d’environ deux euros à Mayotte.

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Revenus modestes
Les parents aux revenus modestes (dont les revenus annuels sont inférieurs à 24 453 euros pour un enfant à charge, 30 096 euros pour deux enfants à charge, 35 739 euros pour trois enfants à charge), et dont les enfants de 6 à 18 ans sont scolarisés ou en apprentissage, peuvent prétendre à l’ARS pour faire face au coût de la rentrée scolaire. A Mayotte, d’autres plafonds de ressources s’appliquent.
Pour les élèves de moins de 16 ans, les parents n’ont aucune démarche à accomplir, les caisses d’allocations familiales (CAF) versant automatiquement l’ARS aux familles déjà allocataires qui remplissent les conditions. Pour les enfants entrant en CP cette année mais qui n’auront six ans qu’en 2019, la famille doit récupérer un certificat de scolarité auprès de l’école et l’envoyer à la CAF, a ajouté le ministère. Quant aux parents d’adolescents de 16 à 18 ans, ils n’ont pas l’obligation de fournir un justificatif de scolarité : « une simple déclaration sur l’honneur » suffit, selon la même source.
A La Réunion et à Mayotte, où la rentrée scolaire a lieu respectivement les 17 et 21 août, soit plus tôt qu’en métropole et dans les autres DOM, l’ARS sera versée dès ce jeudi.
Au niveau national, l’enveloppe globale consacrée à l’ARS a atteint 2,013 milliards d’euros en 2017.

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La polémique s’échauffe sur l’enseignement de l’économie au lycée

L’économiste Philippe Aghion et seize experts sont en train de réécrire les programmes de sciences économiques et sociales. Des propositions très attendues, en pleine polémique sur la nature de ces enseignements.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 10h59
    |

            Elise Barthet








                        



                                


                            

Les cancres ne seront pas seuls à suer sur leurs cahiers de vacances. Pour les experts chargés de réécrire les programmes de sciences économiques et sociales (SES) aussi, l’été s’annonce studieux. Emmenés par Philippe Aghion, professeur au Collège de France et proche d’Emmanuel Macron, les seize rédacteurs ont jusqu’au 5 septembre pour rendre leurs copies sur les classes de 2de et de 1re. Des propositions très attendues, en pleine polémique sur la nature de ces enseignements.
Il y aurait urgence, lit-on : les Français souffriraient d’une grave « inculture économique ». En cause, selon l’éditorialiste des Echos Eric Le Boucher : l’éducation nationale, bastion de « la glorieuse résistance à l’orthodoxie ultralibérale ».
Dans un rapport publié en 2008, l’Académie des sciences morales et politiques, aujourd’hui présidée par l’ancien PDG de BNP Paribas Michel Pébereau – qui a longtemps enseigné l’économie à Sciences Po – qualifiait même de « néfastes » les programmes de SES. Des accusations reprises récemment dans une note de l’Institut Sapiens, un think tank libéral, pour qui « la faiblesse des connaissances en matière d’économie entretient une défiance excessive envers le monde de la finance ».
Terrain miné
De l’autre côté de la tranchée, le corps enseignant se défend en faisant valoir son attachement à l’interdisciplinarité et aux débats d’idées. « Notre maître mot, c’est le pluralisme », souligne Erwan Le Nader, président de l’Association des professeurs de SES (Apses). L’économie, la sociologie et les sciences politiques « ne sont pas des vérités révélées ». Le manque de connaissance viendrait non pas d’un enseignement biaisé mais du peu d’heures allouées à la matière : une heure et demie par semaine en 2de et quatre heures en 1re, après la réforme du lycée décidée cette année.
« Si l’approche pluridisciplinaire, qui s’appuie...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ CDC Habitat, filiale de logements sociaux de la Caisse des dépôts et consignations, lorgne le patrimoine immobilier du réunionnais Apavou.
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A La Réunion, la Caisse des dépôts veut se renforcer dans le logement

CDC Habitat, filiale de logements sociaux de la Caisse des dépôts et consignations, lorgne le patrimoine immobilier du réunionnais Apavou.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 10h48
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

La date du 22 août marquera-t-elle la fin du groupe immobilier réunionnais Apavou, avec ses onze sociétés, ses activités foncières et de promotion, son parc d’hôtels, de logements et de centres commerciaux ? La cour d’appel du tribunal mixte de Saint-Denis de la Réunion devra en effet, ce jour-là, confirmer ou pas la mise en liquidation des deux dernières sociétés du groupe qui n’y sont pas encore.
Dirigé depuis l’origine, en 1965, par son fondateur, Armand Apavou, première fortune de La Réunion et encore 341e française selon le magazine Challenges, le groupe, détenu à 100 % par la famille, est à l’agonie depuis des années, allant de redressements en plans de sauvegarde sans les moyens d’entretenir son important patrimoine immobilier.
CDC Habitat propose de racheter 2 522 logements et 47 commerces à un prix pouvant varier de 130 à 150 millions d’euros
En parallèle, des mouvements de fonds suspects entre les différentes entités du groupe et sa filiale de l’Île Maurice font l’objet de deux enquêtes préliminaires pour abus de biens sociaux et banqueroute. Contacté, le groupe Apavou n’a pas souhaité répondre à nos questions « pour ne pas influencer la procédure », indique son agence de communication.
A la veille de cette décision de justice et alors que les débats sont clos, la Caisse des dépôts et consignations (CDC) a, par l’intermédiaire de sa filiale de logements sociaux CDC Habitat (ex-Société nationale immobilière), proposé le rachat de 2 522 logements et 47 commerces à un prix pouvant varier de 130 à 150 millions d’euros.

Cet apport d’argent frais suffirait-il à convaincre le tribunal de laisser un sursis au groupe Apavou ? L’offre est jugée basse, notamment par les experts du cabinet Deloitte qui la situaient à 172 millions d’euros, et elle ne fait en tout cas pas l’affaire des créanciers du groupe, qui estiment le passif global à 350 millions d’euros, dont 160 millions d’euros pour les seules...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Des associations contrôlées par l’élu avaient financé des mini-croisières pour personnes âgées avant et après le scrutin de 2012.
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L’ex-député PS Henri Jibrayel renvoyé devant le tribunal pour détournement de subventions

Des associations contrôlées par l’élu avaient financé des mini-croisières pour personnes âgées avant et après le scrutin de 2012.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 10h39
    |

                            Luc Leroux (Marseille, correspondant)








                        



   


Des mini-croisières « pour les petits vieux » des quartiers Nord de Marseille financées en 2011 et 2012 par des associations contrôlées par Henri Jibrayel, député (PS) de 2007 à 2017, valent à ce dernier d’être renvoyé devant le tribunal correctionnel de Marseille pour abus de confiance et prise illégale d’intérêt. Dans leur ordonnance signée le 3 août, les juges d’instruction Benoît Couzinet et Valéry Muller estiment que leur enquête, ouverte en 2011 sur la base de lettres anonymes, a mis au jour « un système visant à détourner des subventions, via des associations de quartier n’ayant aucune autonomie, dans le but de financer des opérations à visée électorale ».
Quatre sorties en mer à la journée sur des ferries de l’ex-SNCM offertes aux personnes âgées de sa circonscription des Bouches-du Rhône avaient été organisées en mai 2011 puis en juin 2012, au lendemain de la réélection de M. Jibrayel. Les factures de 31 650 et de 38 520 euros avaient été réglées par trois associations dont les juges estiment que l’ancien député était le gérant de fait. Deux d’entre elles étaient dirigées par son assistante parlementaire – décédée en cours d’instruction.
Avec son autre casquette de conseiller général, M. Jibrayel se voit reprocher d’avoir œuvré au versement par le conseil général des Bouches-du-Rhône de subventions à ces associations, ce qui lui vaut sa mise en cause pour prise illégale d’intérêts. L’ex-assistante parlementaire avait reconnu travailler « à la fois pour le bien du quartier vis-à-vis des seniors par exemple et pour [Henri Jibrayel]. Mes interventions et mes associations me servent pour les deux buts ».
« Activisme local »
M. Jibrayel avait négocié les croisières et leur prix auprès de la SNCM, dont le président du directoire de l’époque avait alors perçu « l’activisme local » de l’élu : « J’ai vu ce genre de choses avec des petits vieux à de multiples reprises, c’est un vote important à caresser pour les politiques de tout bord. » Les juges d’instruction s’interrogent sur le choix de la date de la première croisière, en mai 2011, afin d’éviter que les sommes figurent dans le compte de campagne du député, ouvert en juin, un an avant le scrutin. Selon plusieurs responsables d’associations d’aide aux personnes âgées, ces invitations à ces mini-croisières étaient présentées comme des cadeaux de M. Jibrayel.
Ce dossier met en lumière d’étonnantes pratiques clientélistes. La responsable d’une association de copropriétaires a ainsi rapporté que l’assistante parlementaire de M. Jibrayel lui aurait conseillé de créer une association et de solliciter des subventions afin de faire goudronner la cour de la copropriété. Pour le dossier de subvention déposé auprès des collectivités locales, elle avait été invitée à « parler de la construction d’un local associatif ».
« Il s’agit d’un projet privé dans une copropriété mais comme personne ne voulait payer, il fallait bien trouver une solution, a expliqué la présidente de cette association. J’avais demandé aux copropriétaires de prendre leur carte du Parti socialiste. Les gens du quartier savaient que j’avais les subventions grâce au Parti socialiste et à M. Jibrayel ».
« Je ne suis pas l’organisateur de ces croisières », a déclaré au Monde, mercredi 15 août, l’ancien député, mis en examen en décembre 2014. Il s’est dit « serein et tranquille pour obtenir une relaxe devant le tribunal qui reconnaîtra que l’accusation est erronée ».



                            


                        

                        

