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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Frappé par une mousson dévastatrice, l’Etat du Kerala fait face aux pires crues et glissements de terrain depuis un siècle. Narendra Modi doit survoler la région samedi.
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Dans le sud de l’Inde, des inondations record causent des centaines de morts

Frappé par une mousson dévastatrice, l’Etat du Kerala fait face aux pires crues et glissements de terrain depuis un siècle. Narendra Modi doit survoler la région samedi.



Le Monde
 |    17.08.2018 à 10h04
 • Mis à jour le
17.08.2018 à 18h10
    |

                            Guillaume Delacroix (Bombay, correspondance)








                        



   


Le Kerala fait « face aux pires inondations depuis un siècle », selon le chef du gouvernement de la région, Pinarayi Vijayan. Alors que l’accalmie sur le front des pluies de la mousson est attendue, au mieux, pour dimanche 19 août, cette contrée du sud-ouest de l’Inde est en train de vivre un désastre comme elle n’en avait pas connu depuis 1924. Des centaines de morts sont déjà recensées depuis le début de la mousson, qui a commencé en juin. Les précipitations ont été supérieures « de 37 % à la normale », indiquent les services de la météorologie nationale.
« On n’a jamais vu ça », explique Manju Sara Rajan, ancienne présidente de la Biennale de Cochin, jointe au téléphone à la faveur du retour momentané du réseau dans le district de Kottayam, célèbre pour ses back waters, un entrelacs de rivières et de canaux qui font la joie des touristes en hiver. « Ma maison est au bord de l’eau, dans un village complètement isolé depuis plusieurs jours. Les seuls moyens d’information dont je dispose sont les réseaux sociaux, WhatsApp et Twitter pour l’essentiel, c’est comme ça que les autorités alertent la population et organisent les secours. »

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                Des crues font 37 morts et 37 000 déplacés au Kerala, dans le sud de l’Inde



L’Etat le plus densément peuplé
Vendredi 17 août, dans la matinée, les averses se sont arrêtées et le niveau de l’eau s’est stabilisé momentanément dans le jardin de Manju Sara Rajan. « J’ai encore les pieds à sec, mais si la pluie recommence, je suis fichue », dit-elle, avouant craindre « un effet cascade », entre les lâchers d’eau intervenus dans quatre-vingts barrages pour éviter qu’ils ne débordent et les centaines d’éboulements de terrain et coulées de boue qui se produisent dans toute la région.
La situation est d’autant plus difficile que le Kerala est l’Etat le plus densément peuplé du sous-continent, avec 860 habitants au kilomètre carré, contre une moyenne de 382 dans le pays. Il abrite un habitat dispersé et compte de très nombreux retraités venus jouir, pour leurs vieux jours, du climat tropical.
A une trentaine de kilomètres plus au nord, la ville de Cochin est complètement noyée et l’aéroport international, qui devait rouvrir au bout de quatre jours, a suspendu toutes ses opérations jusqu’au 26 août, sa piste étant inutilisable. « Ma sœur habite là-bas, dans un immeuble moderne où il n’y a plus ni gaz ni électricité », raconte Manju Sara Rajan, qui a appris la veille que ses enfants resteraient en congé forcé durant encore deux semaines.
Les écoles du Kerala ont été fermées jusqu’au 29 août, date à laquelle devait s’achever Onam, la fête de la moisson. Une fête dont il n’est plus question désormais, plus de 32 000 hectares de cultures ayant été ravagés, majoritairement des rizières. « La priorité du gouvernement régional est de sauver des vies », souligne notre interlocutrice, entre deux passages d’hélicoptères au-dessus de sa tête.
Cent vingt-sept millimètres de pluie en quelques heures
Selon le dernier bilan publié par les services du gouvernement marxiste de Pinarayi Vijayan, 174 morts sont à déplorer depuis dix jours – 324 depuis le début de la saison de la mousson –, et 223 000 personnes ont été mises à l’abri dans un peu plus de 1 500 centres d’accueil, ouverts en urgence. Une bonne vingtaine de ponts se sont écroulés, environ 10 000 km de routes ont été détruits, et plus de 20 000 maisons endommagées. Pour le moment, les dégâts sont évalués à 83,2 milliards de roupies (1 milliard d’euros). En regard de ce montant, l’aide de 1 milliard de roupies évoquée dans un premier temps par New Delhi apparaît « incongrue » vu l’ampleur de la catastrophe, souligne The Hindu, principal journal anglophone du sud de l’Inde.
Le premier ministre, Narendra Modi, doit arriver sur place dans la soirée de vendredi et survolera les zones sinistrées samedi matin. L’armée de l’air est sur le pied de guerre, pour distribuer de la nourriture aux foyers isolés, tandis que les gardes-côtes interviennent jour et nuit. Ces derniers appellent les gens à monter sur le toit de leur habitation quand ils le peuvent ou à sortir à découvert dans des clairières, loin des arbres, afin d’être plus facilement repérés.

   


Camions, autobus et véhicules de grosse taille ont été réquisitionnés, de même que les nombreux bateaux empruntés habituellement par les Keralais vivant au bord des cours d’eau pour se déplacer. Certaines zones sont totalement isolées du monde, comme la région d’Idukki et ses célèbres montagnes de Munnar, où certaines plantations de thé ont été emportées par les eaux. Dans la soirée du jeudi 16 août, il y est tombé 127 millimètres de pluie en l’espace de quelques heures. Même chose pour les villes de Cheruthoni, Chalakudy et Pandalam, où la population est toujours piégée, ainsi que pour les stations balnéaires de Kozhikode et Kannur.
Le phénomène est-il lié au réchauffement de la planète, comme le laissent entendre des experts du climat ? Ces derniers remarquent depuis quelques années de rares inondations destructrices dans une région où la sécheresse devient peu à peu la norme. L’autorité nationale chargée des catastrophes naturelles, la NDMA, fait savoir que la mousson a tué cette année près d’un millier de personnes en Inde, dont 324 au Kerala, 190 en Uttar Pradesh, 183 au Bengale-Occidental et 139 au Maharashtra.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ La proportion d’ouvrages d’art nécessitant des travaux urgents diffère considérablement selon les régions. 122 ponts sont dans la catégorie la plus à risque.
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Ponts en mauvais état : en France, quelles sont les zones les plus touchées ?

La proportion d’ouvrages d’art nécessitant des travaux urgents diffère considérablement selon les régions. 122 ponts sont dans la catégorie la plus à risque.



Le Monde
 |    17.08.2018 à 16h05
 • Mis à jour le
17.08.2018 à 18h06
    |

                            Léa Sanchez








                        



   


Trente-huit morts et quinze blessés : le bilan — encore provisoire — de l’effondrement du viaduc autoroutier de Gênes, mardi 14 août, est lourd. Depuis, de nombreuses voix dénoncent le mauvais état des infrastructures en Italie, mais plus généralement en Europe, et en France.
Selon la synthèse d’un audit remis récemment au gouvernement, 7 % des ponts du réseau routier national non concédé à des sociétés privées pourraient même présenter « à terme, un risque d’effondrement ».

        Lire aussi :
         

                Un pont sur trois a besoin de réparations sur les routes nationales françaises, selon un rapport



Mais cette forte dégradation varie fortement selon les régions, d’après des données issues du ministère de la transition écologique et solidaire. Publiées sur la plate-forme publique Data.gouv.fr, ces données concernent l’année 2016 et uniquement les routes non concédées. Ne sont en revanche pas concernés les 380 000 km de routes départementales. L’état des ouvrages y est répertorié par secteur géographique (correspondant à une direction interdépartementale des routes), selon une classification détaillée sur le site du ministère.
La Guyane et la Méditerranée à la traîne
Les ouvrages classés « 3U » sont les plus à risque : « Leur structure est gravement altérée et nécessite des travaux de réparation urgents. » En 2016, sur les 12 246 ponts du réseau routier national non concédé français, 122 faisaient partie de cette catégorie, soit presque 1 %. Une proportion très variable selon les régions, puisqu’elle atteint 10 % des ouvrages de Guyane et 3,4 % de ceux de la zone Méditerranée, contre seulement 0,4 % des ponts d’Ile-de-France.
Des chiffres auxquels il faut ajouter ceux des ouvrages de « type 3 » qui doivent être soumis à des rénovations, même si celles-ci ne revêtent pas encore de caractère urgent : au total, 6,4 % des ponts français du réseau routier national non concédé doivent ainsi être mis en chantier.


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La Guyane et la Méditerranée sont les zones avec le plus de ponts qui nécessitent des travaux urgents
L'état des ponts du réseau routier national non concédé varie selon les régions : ce graphique représente la part des ouvrages par classe d'état (en nombre), selon les zones géographiques. Cette classification est détaillée sur le site du  Ministère.

Source : Ministère de la Transition écologique et solidaire (données 2016)



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		valueSuffix: " ponts",
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		borderColor: '#ccd0d3',
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		},
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		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


L’Ouest et le Centre mieux lotis
Si l’Ile-de-France compte peu de constructions à risque, la région ne fait pas pour autant partie des zones comprenant le plus d’ouvrages d’art en bon état. Les données du ministère révèlent en effet que c’est la zone Centre-Ouest, qui recouvre notamment les régions Nouvelle-Aquitaine et Centre-Val de Loire, qui se hisse en haut du classement.
Elle compte 85,88 % de ponts de « type 1 » ou de « type 2 », c’est-à-dire qui ne présentent pas de défauts apparents ou qui sont touchés uniquement par des défauts mineurs. Dans les zones Nord et Méditerranée, seule la moitié des constructions est dans ce cas…


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		background-color:#f5f6f8;
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		text-align: right;
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La zone "Centre-Ouest" est celle qui compte le plus de ponts en bon état ou avec des défauts mineurs
Classement des zones géographiques où la part de ponts de type 1 et de type 2 est le plus élevé, pour le réseau routier national non concédé. Cette classification est détaillée sur le site du  Ministère.

Source : Ministère de la Transition écologique et solidaire (données 2016)



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
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			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
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	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
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		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
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		series: {
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					color: '#333'
				}
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				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
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				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
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			dataLabels:{
				distance:30, 
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			}
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		},
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		},
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			label: {
				useHTML: false,
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			}
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				useHTML: false,
				text: "",
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				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
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			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
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	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["Centre-Ouest","Est","Sud-Ouest","Atlantique","Centre-Est","Massif Central","Ouest","Nord-Ouest","Île-de-France","Nord","Méditerranée","Guyane"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
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				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Pourcentage de ponts en bon état ou avec des défauts mineurs",
    "color": "#28beaa",
    "data": [
      [
        "",
        85.87731812
      ],
      [
        "",
        77.33727811
      ],
      [
        "",
        76.32653061
      ],
      [
        "",
        76.20437956
      ],
      [
        "",
        75.67783094
      ],
      [
        "",
        71.20418848
      ],
      [
        "",
        69.76906928
      ],
      [
        "",
        65.6969697
      ],
      [
        "",
        55.21669342
      ],
      [
        "",
        50.3502627
      ],
      [
        "",
        46.95238095
      ],
      [
        "",
        23.46938776
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
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    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: false,
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\u25CF {series.name} : {point.y}',
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			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Un mauvais état général qui trouve plusieurs explications, selon l’audit remis au gouvernement. Parmi elles, le budget consacré au réseau routier : il est de 50 000 euros par kilomètre en France, contre 80 000 au Royaume-Uni.

        Lire aussi :
         

                Route, rail, canaux… La grande souffrance des infrastructures françaises



Mais plus l’Etat patiente, plus l’état des routes et des ouvrages d’art pourrait empirer et leur rénovation coûter cher. La zone Est est celle qui doit prévoir le plus de travaux : près de 170 000 m2 de ponts sont concernés.


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	#container_15345046008 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_15345046008 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
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		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
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	}
	#container_15345046008.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_15345046008.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15345046008 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Ponts en mauvais état : combien de mètres carré à mettre en travaux ?
Cette surface correspond aux ouvrages de franchissement relevant du réseau routier national non concédé et étant classifié 3 ou 3U. Dans les deux cas, la structure du pont est altérée et nécessite des travaux.

Source : Ministère de la Transition écologique et solidaire (données 2016)



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15345046008",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
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	colors:["#191919","#ff3232","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
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				allowOverlap: true,
				format: "{y} m²",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
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			stacking:"normal",
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
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				softConnector:false
			}
		}
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	yAxis:[{
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		title: {
			text:""
		},
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			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
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				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
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			to: "",
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				useHTML: false,
				text: "",
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				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
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		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["Centre-Ouest","Atlantique","Guyane","Sud-Ouest","Ouest","Massif Central","Centre-Est","Nord-Ouest","Nord","Île-de-France","Méditerranée","Est"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Type 3 (structure altérée, travaux à réaliser)",
    "color": "#191919",
    "data": [
      [
        "",
        2049
      ],
      [
        "",
        4953
      ],
      [
        "",
        1150
      ],
      [
        "",
        21961
      ],
      [
        "",
        23320
      ],
      [
        "",
        31059
      ],
      [
        "",
        35768
      ],
      [
        "",
        39628
      ],
      [
        "",
        51605
      ],
      [
        "",
        98298
      ],
      [
        "",
        102974
      ],
      [
        "",
        153355
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Type 3U (structure gravement altérée, travaux urgents)",
    "color": "#ff3232",
    "data": [
      [
        "",
        123
      ],
      [
        "",
        400
      ],
      [
        "",
        4443
      ],
      [
        "",
        2357
      ],
      [
        "",
        2006
      ],
      [
        "",
        1119
      ],
      [
        "",
        1890
      ],
      [
        "",
        677
      ],
      [
        "",
        1556
      ],
      [
        "",
        3562
      ],
      [
        "",
        28665
      ],
      [
        "",
        15576
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: 1,
		valueDecimals: 0,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " m²",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Selon les données du ministère, ce sont déjà plus de 628 000 m² de ponts qui nécessitent des travaux de réparation en France. Mercredi, la ministre chargée des transports, Elisabeth Borne, a affirmé sur Franceinfo que l’enveloppe prévue au réseau routier national continuera « à augmenter dans les prochaines années ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/17/19-3">
<filnamedate="20180817"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180817"><AAMMJJHH="2018081719">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Sorti du jeu depuis sa défaite à la primaire de la droite, il y a près de deux ans, Nicolas Sarkozy vit loin de la politique. Et ses fidèles ont refait leur vie. La fin d’une aventure humaine et politique.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 16/08/2018
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Le sarkozysme ou la nostalgie des batailles passées

Sorti du jeu depuis sa défaite à la primaire de la droite, il y a près de deux ans, Nicolas Sarkozy vit loin de la politique. Et ses fidèles ont refait leur vie. La fin d’une aventure humaine et politique.



Le Monde
 |    17.08.2018 à 06h32
 • Mis à jour le
17.08.2018 à 13h48
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            

La « reine » est morte, et le prince pleure. Ce 18 décembre 2017, Nicolas Sarkozy enterre Andrée, sa mère, que tout le monde dans le clan appelle « Dadue ». La femme de sa vie, sa boussole. L’ancien président de la République a publié un message sur Twitter : « Elle était une reine. Elle nous a tant donné. » A lui, surtout, le fils préféré. Celui qui réclamait le plus d’attention. Celui qui a reconnu plus tard s’être « construit » dans la bienveillance de ce regard maternel, qui palliait autant que faire se peut les absences du père.
Les obsèques, célébrées en l’église Saint-Jean-Baptiste de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), sont un rendez-vous où se jaugent les fidélités. L’industriel Vincent Bolloré et le journaliste Etienne Mougeotte sont enveloppés de longs manteaux noirs et d’un voile de tristesse ; les dirigeants du PSG, Jean-Claude Blanc et Nasser Al-Khelaïfi, ont répondu présents, tout comme quelques grands flics « amis », dont l’ancien patron de la police nationale, Frédéric Péchenard, qui a dirigé la campagne de Nicolas Sarkozy pour la présidence de l’UMP, en 2014.

Les politiques, aussi, se pressent dans les travées : Brice Hortefeux, Nadine Morano, Rachida Dati, Pierre Charon, les époux Balkany… Le dernier carré des sarkozystes, en somme, ceux qui ne sont plus soudés par l’ivresse de la conquête mais plutôt par la nostalgie des batailles passées. Le jeune ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, qui a grandi en Sarkozie avant de rejoindre Emmanuel Macron, s’est joint à eux. La présidente d’Ile-de-France, Valérie Pécresse, avec qui les liens étaient rompus, a décroché son téléphone pour présenter ses condoléances…
La mémoire des disparus
Le sarkozysme n’est plus le rendez-vous des grandes ambitions mais celui des petits délitements. Le patron est maintenant un jeune retraité de la politique, âgé de 63 ans. Chassant hier en meute, comme les gaullistes ou les chiraquiens...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Editorial. Après un premier mandat décevant, le président dispose de cinq ans de plus pour réduire le divorce avec les Maliens et remettre à flot le pays.
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Au Mali, une deuxième chance pour « IBK »

Editorial. Après un premier mandat décevant, le président dispose de cinq ans de plus pour réduire le divorce avec les Maliens et remettre à flot le pays.



Le Monde
 |    17.08.2018 à 11h26
 • Mis à jour le
17.08.2018 à 18h14
   





                        



   


Editorial du « Monde » Ereintés par la pauvreté, déprimés par la conjugaison de violences intercommunautaires et d’attentats djihadistes, les Maliens suffoquent. Mais l’on peut douter que la réélection du président Ibrahim Boubacar Keïta, dit « IBK », annoncée jeudi 16 août, leur procure un bol d’air salutaire tant l’atmosphère du pays est viciée.

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Sur le papier, le paysage n’est pas si sombre. IBK a remporté un scrutin pluraliste en distançant largement son adversaire, l’ancien ministre des finances Soumaïla Cissé, à l’issue d’un processus électoral jugé globalement acceptable par les nombreux observateurs internationaux déployés dans le pays. Les 31 points de différence entre les deux hommes auraient de quoi lui garantir sérénité et légitimité pour mener des réformes indispensables afin de réduire l’extrême pauvreté dont souffrent neuf millions de Maliens, soit la moitié de la population. La croissance économique – 5 % depuis plusieurs années – du premier producteur de coton d’Afrique, extracteur d’or non négligeable et récipiendaire, chaque année, d’un milliard d’euros d’aide internationale, offre une marge de manœuvre.
Défiance croissante de la population
Mais il y a une autre lecture, moins optimiste, des résultats de l’élection présidentielle. Elle pose la question de la vitalité de la démocratie malienne : à peine plus d’un électeur sur trois s’est en effet déplacé pour le second tour du scrutin. L’insécurité dans le nord et le centre du pays n’explique pas tout. Cette abstention massive traduit la défiance croissante de la population envers les leaders politiques. « Les Maliens voient les élections comme une impasse », analyse ainsi le philosophe malien Issa N’Diaye. En cause, une génération d’hommes politiques issue du même moule – l’Alliance pour la démocratie au Mali (Adema) –, qui écrase la scène depuis la chute de la dictature de Moussa Traoré, en 1991.

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Ce n’est certes pas une spécificité malienne. Sauf que ces présidences successives n’ont pas pu empêcher le pays d’être miné par l’insécurité et rongé par la corruption, le népotisme ou les affaires douteuses, avec des trafiquants de tout genre. L’élection d’IBK en 2013 n’a pas inversé la tendance. Beaucoup l’espéraient, pourtant. Quelques mois plus tôt, la moitié du pays était sous le contrôle d’indépendantistes touareg vite supplantés par des groupes armés djihadistes. Il avait fallu l’intervention militaire française « Serval », en janvier 2013, pour éviter la dislocation du pays.
Soutien international
Dépeint comme un homme à poigne, Ibrahim Boubacar Keïta portait alors la promesse d’une paix durable, préalable indispensable au développement économique. Et il était soutenu par la communauté internationale, qui n’a pas mégoté sur son soutien financier ou sécuritaire avec le déploiement au Mali de ce qui constitue actuellement la plus importante mission de paix de l’ONU dans le monde, la plus meurtrière également.

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Cinq ans plus tard, son bilan est maigre. A force de tergiversations dans l’application de l’accord de paix signé, en 2015, à Alger, « IBK » n’a pas restauré l’autorité de l’Etat dans le nord. Ni désarmé les groupes rebelles. Ni évité que le centre du pays ne devienne la proie de milices communautaires qui s’entre-tuent au nom de la protection de « leur » population, abandonnée par Bamako.
« IBK » dispose de cinq ans supplémentaires pour réduire le divorce avec les Maliens et remettre à flot le pays. Mais, à Bamako, ils ne sont pas nombreux à y croire. Dimanche 12 août, beaucoup ne se sont d’ailleurs pas déplacés pour aller voter.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Vendredi, l’action du constructeur automobile a perdu 6 % à l’ouverture du Dow Jones. Son PDG a fait part au « New York Times » de sa lassitude.
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En pleine crise Tesla, Elon Musk met en avant ses difficultés personnelles

Vendredi, l’action du constructeur automobile a perdu 6 % à l’ouverture du Dow Jones. Son PDG a fait part au « New York Times » de sa lassitude.



Le Monde
 |    17.08.2018 à 05h17
 • Mis à jour le
17.08.2018 à 17h39
   





                        



   


Dans la tourmente depuis plusieurs semaines, le PDG de Tesla, Elon Musk, a laissé percevoir une très grande lassitude dans un long entretien accordé au New York Times, jeudi 16 août, qui le décrit comme « passant du rire aux larmes » au cours de la conversation.
« L’année écoulée a été l’année la plus difficile et la plus douloureuse de ma carrière. (…) C’était atroce », confie notamment Elon Musk. Surmené, il évoque dans cet entretien une vie passée dans les locaux de la firme et dans les avions, affirmant ne pas avoir pris plus d’une semaine de vacances depuis 2001, quand il a été cloué au lit par le paludisme.
« Il y a eu des périodes où je n’ai pas quitté l’entreprise pendant trois ou quatre jours, des jours où je ne sortais pas. Tout cela au détriment de mes relations avec mes enfants. Et mes amis », explique le PDG aux journalistes américains, la voix étranglée par l’émotion, évoquant notamment le mariage de son frère, dont il était le témoin et où il n’est arrivé, directement depuis Tesla, que deux heures avant la cérémonie.
Investisseurs trompés ?
Des déclarations qui interviennent alors que l’entreprise Tesla connaît de sérieuses difficultés. Vendredi 17 août, l’action de Tesla a perdu 6 % à l’ouverture du Dow Jones, en raison des enquêtes de la Securities and Exchange Commission (SEC), et des interrogations sur la capacité d’Elon Musk à diriger l’entreprise.
Les ennuis judiciaires de Tesla auprès du gendarme américain de la Bourse se sont multipliés entre la révélation dans les médias d’enquêtes lancées par l’autorité sur les informations concernant le Model 3, un Tweet controversé posté par Elon Musk annonçant la sortie éventuelle de Tesla des marchés boursiers, et la plainte d’un ancien employé.
La SEC a, selon le Wall Street Journal, envoyé en 2017 à un sous-traitant du fabricant de voitures électriques une requête officielle afin de tenter de déterminer si le groupe n’avait pas apporté des informations erronées au sujet de la production du Model 3. Cette nouvelle voiture destinée au grand public rencontre en effet depuis son lancement d’importants problèmes de production conduisant à des retards de livraison.

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Son PDG, Elon Musk, avait dans un premier temps affirmé vouloir produire 200 000 véhicules pour la fin de 2017, estimation qu’il avait ensuite révisée à 20 000 voitures. Le groupe en a, finalement, produit 2 700 l’an dernier, rappelle le Wall Street Journal. Selon les règles boursières, Tesla pourrait avoir enfreint la réglementation s’il s’avérait que le groupe avait trompé les investisseurs sur l’origine ou l’ampleur des retards de production.
L’annonce de cette enquête sur le Model 3 intervient alors que la SEC a aussi, selon la presse américaine, demandé récemment des explications au groupe après le Tweet d’Elon Musk évoquant son intention de retirer le groupe de la cote et assurant avoir, pour réaliser l’opération, un « financement assuré ».
Le gendarme de la Bourse voudrait savoir si ces informations étaient bien réelles et aurait envoyé une demande formelle en ce sens, signe de l’ouverture d’une enquête officielle. La SEC aurait aussi, toujours selon le Wall Street Journal, envoyé des requêtes aux membres du conseil d’administration de Tesla pour savoir dans quelle mesure ils étaient au courant du projet de M. Musk.
Dans l’interview accordée au New York Times, ce dernier affirme qu’il a écrit ce Tweet seul, que personne n’a relu, dans un souci de transparence. Il dit avoir fixé la cote à 420 dollars, soit 20 % de plus que les valeurs récentes, « parce que 420 semblait avoir un meilleur karma que 419 ». Une somme qui fait toutefois aussi référence à la marijuana aux Etats-Unis, le 20 avril (4/20) étant une journée officieusement dédiée à la consommation de cannabis dans le pays. Une référence qu’Elon Musk a tenté de minimiser, en assurant au New York Times : « pour être clair, je n’ai pas écrit [ce Tweet] après avoir fumé de l’herbe ».
Plainte d’un ancien salarié
A ces enquêtes de la SEC s’est ajoutée, jeudi, l’annonce d’une plainte d’un ancien salarié de Tesla, déposée le 9 août, auprès de l’autorité par le cabinet d’avocats qui le représente, Meissner Associates. Selon Karl Hansen, qui travaillait au sein d’une division chargée de la sécurité interne jusqu’en juillet, Tesla aurait espionné des salariés en piratant notamment leurs téléphones portables et leurs ordinateurs.

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Le groupe n’aurait, par ailleurs, pas rapporté aux actionnaires le vol au premier semestre de 37 millions de dollars de cuivre et autres matières premières dans la méga-usine du groupe au Nevada et n’aurait pas rapporté aux autorités des informations sur les éventuels liens d’un employé avec un cartel mexicain.
« Je pensais que le pire était passé, je pensais que c’était fini, a assuré Elon Musk dans son interview au New York Times. Le pire est passé d’un point de vue opérationnel, mais du point de vue de la douleur personnelle, le pire est encore à venir. »
Dans cet entretien, M. Musk s’en prend également aux investisseurs qui spéculent sur la baisse du cours de Tesla, une stratégie boursière connue sous le nom de « ventes à découvert », expliquant qu’ils étaient responsables « d’une grande partie de [s]on stress ».
Prises de somnifères
Pour trouver le sommeil, il admet d’ailleurs avoir recours à un somnifère, l’Ambien : « J’ai souvent le choix entre ne pas dormir ou prendre de l’Ambien. » Une habitude qui inquiète les membres du conseil d’administration de Tesla, selon le New York Times, qui estiment que, loin de le faire dormir, l’usage de ce médicament l’entraîne dans des longues sessions nocturnes sur Twitter. D’autres s’inquiéteraient de son usage récréatif occasionnel d’autres drogues.
Le patron de Tesla a, cependant, expliqué au quotidien américain qu’il ne comptait pas abandonner ses fonctions, ajoutant tout de même : « Si quelqu’un peut faire mieux que moi, tenez-moi au courant. Il peut avoir le poste. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Le Conseil d’Etat met fin aux espoirs des habitants de l’immeuble situé en Gironde et évacué en 2014 à cause de l’érosion du littoral.
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Soulac-sur-Mer : la justice refuse d’indemniser les copropriétaires du Signal

Le Conseil d’Etat met fin aux espoirs des habitants de l’immeuble situé en Gironde et évacué en 2014 à cause de l’érosion du littoral.



Le Monde
 |    17.08.2018 à 16h53
    |

            Patricia Jolly








                        



   


Le combat judiciaire pour l’indemnisation des copropriétaires, évacués en janvier 2014 de l’immeuble Le Signal de Soulac-sur-Mer (Gironde), a pris fin, jeudi 16 août, sur une ultime défaite. Le Conseil d’Etat a jugé que l’érosion maritime du cordon dunaire sur lequel trône cette barre d’immeuble de quatre étages n’entrait pas dans la catégorie des phénomènes naturels permettant le recours au fonds Barnier.
Construit en 1967, à 200 mètres du trait de côte, dans le cadre d’un vaste plan d’aménagement touristique du littoral aquitain supervisé par l’Etat, Le Signal, qui ne se trouve plus qu’à 9 mètres du bord de la dune, est condamné à s’effondrer dans l’océan Atlantique à brève échéance.

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Depuis leur évacuation en 2014, à la suite d’une série de tempêtes qui a rogné la côte, les copropriétaires – souvent de modestes retraités et dont 16 sont aujourd’hui morts –, bataillaient pour bénéficier du Fonds Barnier. Créé par une loi de 1995 pour venir en aide lors d’expropriations pour « risques naturels majeurs », ce dispositif prévoit une indemnisation en cas de risque de submersion « imminent ». Mais le tribunal administratif de Bordeaux, la Cour administrative d’appel et enfin le Conseil d’Etat ont successivement débouté les plaignants au motif que le caractère progressif de l’érosion n’a pas directement menacé leur sécurité.
« Nous pourrions relancer une action auprès de la Cour européenne de justice, mais ce serait long et très coûteux et nous sommes las et désabusés », a déclaré au Monde le président octogénaire du syndicat des copropriétaires, Jean-José Guichet. 
« Calendrier parlementaire engorgé »
Sans illusions sur leurs chances de voir aboutir leur action en justice, les anciens habitants du Signal misaient sur la voie législative pour défendre leurs intérêts. Mais depuis janvier 2017, plusieurs propositions de loi sur l’adaptation des territoires littoraux au changement climatiques se sont enlisées à l’Assemblée nationale comme au Sénat.
Une nouvelle proposition de loi sur « l’évolution du trait de côte et ses conséquences » est en cours d’élaboration sous la houlette du « groupe d’études littoral ». Le député de la Gironde Benoît Simian (Gironde, LPM) qui en fait partie, œuvre pour trouver une solution à l’épineux dossier du Signal. « Mais le calendrier parlementaire est engorgé », indique-t-il au Monde. 
Pour autant, M. Simian assure que sur la question spécifique de l’indemnisation des copropriétaires du Signal – dont le montant n’est pour l’heure pas défini –, « personne ne sera lésé ». Les recours judiciaires purgés, il compte sur un réglement « politique » des « urgences environnementales et sociales » liées à l’état de l’immeuble.
« En juin, l’Etat a annoncé prendre à sa charge le désamiantage du Signal qui devrait avoir lieu d’ici la fin de l’année, rappelle-t-il. Mais la démolition de l’immeuble ne pourra intervenir que lorsque ses habitants auront renoncé à leur droit de propriété, donc après indemnisation. Aussi, j’ai demandé au gouvernement de tout mettre en œuvre pour qu’un accord à l’amiable entre les copropriétaires et l’Etat soit conclu avant la fin de l’année. » Une « solution » sur laquelle le ministère du budget confirme « travailler » mais que les copropriétaires du Signal ne sont aujourd’hui plus guère en position de négocier.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Devenue un « laboratoire de l’immigration en Catalogne », la petite ville où vivaient les auteurs des attaques d’août 2017 a du mal à trouver des réponses.
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édition abonné


Le malaise de Ripoll, un an après les attentats de Barcelone

Devenue un « laboratoire de l’immigration en Catalogne », la petite ville où vivaient les auteurs des attaques d’août 2017 a du mal à trouver des réponses.



Le Monde
 |    17.08.2018 à 11h43
 • Mis à jour le
17.08.2018 à 15h07
    |

            Isabelle Piquer (Ripoll (Catalogne), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

« On a très envie d’oublier », confie Josep Joan, un ancien professeur de latin qui vient de finir ses emplettes près de la place principale de Ripoll, « mais en même temps on voudrait comprendre, car on se demande toujours comment ça a pu se passer ici, alors que tout le monde se connaît ».
Un an après les attentats qui, les 17 et 18 août 2017, tuèrent 16 personnes et firent 155 blessés dans le centre de Barcelone et dans la localité balnéaire de Cambrils, en Catalogne, Ripoll, une petite ville de 10 000 habitants au pied des Pyrénées, cherche à panser ses blessures et à trouver des réponses.

C’est ici que vivaient les six auteurs des attaques, dont Younes Abouyaaqoub, le conducteur la camionnette qui faucha mortellement des promeneurs sur les célèbres Ramblas. Enfants d’immigrés marocains, âgés de 17 à 24 ans, apparemment sans histoires, ils avaient été fanatisés par un imam marocain de 44 ans, Abdelbaki Es Satty, installé dans la commune depuis 2015.
Depuis les attentats, la municipalité de Ripoll tient à souligner qu’il ne s’est produit aucun incident raciste. « Il y a quelques mois, au marché, j’ai aperçu la mère de Younes, je l’ai reconnue car je l’avais vue à la télé, personne n’a eu de gestes d’hostilité envers elle », raconte Josep Joan.
« Ça nous a fait un choc »
La décision de la justice espagnole de lever partiellement le secret de l’instruction fin juillet a renforcé le malaise de Ripoll. Les images et les verbatim du dossier publiés par la presse ont rouvert toutes les blessures. On y voit trois des « djihadistes de Ripoll » manipulant des ceintures d’explosifs, revendiquant « leur haine du koufar » (infidèle) et promettant, entre éclats de rire, « l’enfer pour les ennemis d’Allah ».
« Nous les considérions comme des victimes secondaires car on leur avait lavé le cerveau mais les voir revendiquer...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Un comité d’experts estime que la candidature de l’ancien président ne pourra être annulée qu’une fois tous ses appels examinés. Un avis qui, techniquement, devrait s’imposer au Brésil.
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Brésil : selon un comité de l’ONU, Lula doit pouvoir se présenter à l’élection présidentielle

Un comité d’experts estime que la candidature de l’ancien président ne pourra être annulée qu’une fois tous ses appels examinés. Un avis qui, techniquement, devrait s’imposer au Brésil.



Le Monde
 |    17.08.2018 à 18h17
 • Mis à jour le
17.08.2018 à 18h27
   





                        



   


Le comité des droits de l’homme de l’ONU, statuant sur une demande urgente déposée par les avocats de Lula le 27 juillet, a tranché vendredi 17 août : celui-ci doit, selon les experts, être autorisé à participer à l’élection présidentielle d’octobre, tant que tous ses appels en justice n’auront pas été examinés.
Dans une courte déclaration, le comité « demande au Brésil de prendre toutes les mesures nécessaires pour permettre à Lula (…) d’exercer ses droits politiques depuis sa prison, comme candidat à l’élection présidentielle » d’octobre.
Ce comité, qui est un organe de surveillance du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, est chargé de veiller au respect du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et au protocole facultatif qui y est associé. Comme le Brésil a ratifié ces deux textes, il est techniquement obligé de respecter les décisions du comité.

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Immense favori des sondages
Selon l’un de ces experts, les avocats de Lula, détenu pour corruption et blanchiment d’argent, avaient réclamé une action urgente sur trois questions : une libération immédiate, un accès aux médias et à son parti politique, et la possibilité d’être candidat à l’élection. Le comité a rejeté la première demande, mais a validé les deux autres.
Chef historique du Parti des travailleurs, Luiz Inacio Lula da Silva, qui a été deux fois chef de l’Etat (2003-2010), reste l’immense favori des sondages. Son parti a déposé sa candidature mercredi, mais il très probable qu’elle soit invalidée, car une loi prévoit l’inéligibilité de toute personne ayant été condamnée en appel.
Toutefois, d’autres appels ont été déposés par les avocats de Lula et le comité des droits de l’homme souligne que sa candidature ne pourra être annulée « que lorsque ses appels en justice auront été examinés de façon équitable ».

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ L’entraîneur uruguayen avait exprimé sa colère contre ses dirigeants qui ont laissé partir l’attaquant Gaëtan Laborde sans l’en avertir, menaçant de quitter le club.
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Ligue 1 : l’entraîneur de Bordeaux, Gustavo Poyet, mis à pied après avoir critiqué ses dirigeants

L’entraîneur uruguayen avait exprimé sa colère contre ses dirigeants qui ont laissé partir l’attaquant Gaëtan Laborde sans l’en avertir, menaçant de quitter le club.



Le Monde
 |    17.08.2018 à 12h01
   





                        



   


Le président de Bordeaux, Stéphane Martin, a annoncé, vendredi 17 août, la mise à pied à titre conservatoire pendant une semaine de son entraîneur Gustavo Poyet qui avait tenu des propos très durs contre sa direction la veille au soir.
« C’est un entretien préalable en vue d’un éventuel licenciement. On est dans une période d’une semaine durant laquelle il peut y avoir des échanges, donc techniquement tout est possible », a déclaré le président girondin, après avoir reçu l’entraîneur uruguayen qu’il entendra à nouveau dans une semaine.
« C’est mon plus mauvais jour dans ce club »
Gustavo Poyet s’était montré furieux en conférence de presse, jeudi soir à l’issue du match européen contre Marioupol, contre ses dirigeants qui ont laissé partir l’attaquant Gaëtan Laborde à Montpellier sans l’en avertir, menaçant de quitter le club.
« Je ne suis pas content aujourd’hui, c’est mon plus mauvais jour dans ce club », a déclaré Poyet. « Ce que le club a fait aujourd’hui avec Gaëtan Laborde, c’est une honte. J’ai demandé au club qu’il ne parte pas jusqu’à ce qu’on prenne un joueur, ils n’ont pas recruté et ils ont fait partir Laborde. »
L’entraînement et la préparation du déplacement prévu dimanche à Toulouse ont été confiés à Eric Bédouet, un de ses adjoints qui avait déjà joué les pompiers de service la saison dernière après le limogeage de Jocelyn Gourvennec.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Cet étrange phénomène, observé aussi à la surface d’un expresso, vient d’être expliqué par une équipe française.
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Article sélectionné dans La Matinale du 06/08/2018
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Bière qui roule amasse la mousse à l’envers

Cet étrange phénomène, observé aussi à la surface d’un expresso, vient d’être expliqué par une équipe française.



Le Monde
 |    07.08.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
07.08.2018 à 15h03
    |

            David Larousserie








                        



                                


                            

Est-ce une hallucination ? Tournez un verre de bière, comme vous agiteriez un verre de vin pour faire remonter les arômes, et fixez de votre regard la mousse en surface : elle tourne dans l’autre sens !
Ce constat véridique et intrigant a poussé Frédéric Moisy, professeur à l’université Paris-Sud, spécialiste de mécanique des fluides, à recruter un étudiant en stage, Julien Bouvard, puis à motiver un collègue théoricien, Wietze Herreman, pour expliquer cet étrange phénomène. Celui-ci est valable en fait aussi pour la mous­se d’un expresso, ou la fine pellicule irisée présente en surface du thé. Les trois chercheurs ont exposé dans Europhysics Letters du 25 juin leurs explications.
Agiter le verre (un cylindre de 3,7 cm de rayon rempli sur 2 centimètres de haut) crée à l’intérieur une vague cyclique qui entraîne un peu la matière dans le sens de la rotation. Puis, les chercheurs ajoutent de la mousse, des billes de verre, de la cannelle ou du poivre… qui se met aussi en mouvement. Dès que la densité est assez importante pour former une sorte de « radeau » flottant, les bords de ce fragile solide frottent contre les parois du récipient et un mouvement « contra-rotatoire » apparaît. Identique à celui de deux engrenages tournant l’un dans l’autre dans des sens opposés.

Mais pas toujours ! Le poivre, contrairement à la cannelle, résiste et tourne toujours dans le même sens que le mouvement imprimé au verre. C’est qu’au­cune force ne parvient à former le radeau. « Dans le cas de la cannelle, il existe une sorte de surfactant à la surface des grains qui assure la cohésion et permet de construire un solide mou capable de transmettre les forces », indique Frédéric Moisy.
Modélisation
Le chercheur note qu’en 2009 une autre équipe avait observé un phénomène semblable avec des grains déposés dans un cylindre tournant. A partir d’une certaine densité, une fraction des objets se mettaient à aller dans le sens contraire du mouvement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Dans un texte, 70 signataires jugent que le média alternatif de gauche ne doit pas rester « enfermé dans ses querelles intestines, qui sont sans issue ».
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La nouvelle direction du « Média » appelle à l’apaisement

Dans un texte, 70 signataires jugent que le média alternatif de gauche ne doit pas rester « enfermé dans ses querelles intestines, qui sont sans issue ».



Le Monde
 |    17.08.2018 à 17h13
    |

            François Bougon








                        


La nouvelle direction du Média – la directrice de l’entreprise de presse, la journaliste Aude Lancelin, celle de la société de production, Stéphanie Hammou, et le président de l’association, Henri Jacquet – figure parmi les plus de 70 signataires d’un texte diffusé vendredi intitulé « Il faut que la saison 2 du Média puisse commencer ». Publié sur le site du Média, il cherche à apaiser une situation qui s’est envenimée ces derniers jours, les différents protagonistes s’invectivant via les réseaux sociaux.
Pour résumer, la nouvelle direction reproche à la cofondatrice Sophia Chikirou, poussée à la démission en juillet, d’avoir géré solitairement la structure, suscitant le mécontentement d’une partie de la rédaction, et d’avoir voulu se faire payer des prestations pour le compte de sa société Mediascop sans en informer le reste de l’équipe. Mme Chikirou a menacé de saisir la justice pour faire valoir ses droits et dénonce des accusations diffamatoires.

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                Au « Média », le grand déballage se poursuit



Les signataires du texte publié vendredi 17 août – des salariés mais aussi des pigistes, bénévoles, intervenants de la plateforme lancée en janvier –, avancent deux propositions pour tenter de trouver un terrain d’entente :
« Concernant la situation financière du Média, qui est au centre de tous les débats, la proposition d’un audit est certainement la meilleure et devrait permettre de clarifier ladite situation. Quant à ce qui semble être l’autre point d’achoppement entre l’ancienne direction et la nouvelle, à savoir le règlement des factures émises par Mediascop, nous considérons de même que ce n’est à aucun d’entre nous de trancher et nous souhaitons donc que l’avocat de Mediascop prenne contact avec l’avocat du Média afin d’envisager dans les meilleurs délais une résolution à l’amiable de ce différend. »
Les signataires jugent également primordial de laisser la nouvelle équipe, qui reprend le travail lundi 20 août, préparer la « saison 2 » et « faire ses preuves ». Cependant, une partie de la rédaction qui a dénoncé le limogeage de Sophie Chikirou et un changement d’orientation du Média, avec la suppression annoncée du journal télévisé, ne figure pas parmi eux.
Enfin, certains « socios », les abonnés dont les contributions permettent au Média de vivre, ont également commencé à s’organiser en rédigeant une « motion », laquelle réclame plus de « démocratie dans la gestion du Média, prenant en compte l’avis des contributeurs financiers sur les questions essentielles ». Après le grand déballage sur les réseaux sociaux, voici venu le temps des textes et motions. En attendant la synthèse ?



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ En 1967, sa version revue et corrigée de la chanson d’Otis Redding, sortie deux ans plus tôt, la consacra nouvelle « reine de la soul ».
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Comment Aretha Franklin a transformé « Respect » d’Otis Redding en un manifeste féministe et politique

En 1967, sa version revue et corrigée de la chanson d’Otis Redding, sortie deux ans plus tôt, la consacra nouvelle « reine de la soul ».



Le Monde
 |    16.08.2018 à 18h51
 • Mis à jour le
17.08.2018 à 08h14
   





                        



R.E.S.P.E.C.T. Difficile de ne pas penser à Aretha Franklin, morte jeudi 16 août à l’âge de 76 ans, lorsqu’on épelle les sept lettres de cette valeur essentielle. Respect fut, bien sûr, d’abord écrite et enregistrée par Otis Redding, en 1965. Mais c’est bien la version revue et corrigée par Aretha Franklin en 1967 qui a fait passer la chanson à la postérité.
Plus qu’une reprise, la version sortie par la chanteuse américaine, âgée de 25 ans à l’époque, a transformé ce titre en hymne féministe et politique, consacrant son interprète comme nouvelle « reine de la soul ».

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Dans le morceau original, publié sur l’album Otis Blue, M. Redding donne sa voix à un homme clamant son besoin de respect de la part de sa femme. Un respect qui lui serait dû lorsqu’il rentre chez lui, puisqu’il apporte l’argent au foyer. Mais Aretha Franklin, dans sa version enregistrée le jour de la Saint-Valentin 1967 à New York, bouscule ce schéma traditionnel en mettant ces mots dans la bouche d’une femme. 

« La ferveur dans la voix d’Aretha exigeait ce respect »
« All I’m asking is for a little respect when I come home » (« tout ce que je demande c’est un peu de respect quand je rentre à la maison ») devient alors « all I’m asking is for a little respect when you get home » (« tout ce que je demande c’est un peu de respect quand tu rentres à la maison »). « Aretha l’a personnalisée, c’est devenu le truc d’une femme », explique au Washington Post David Ritz, auteur d’une biographie de la chanteuse. « Mais sa version est si profonde et si remplie d’angoisse, de détermination, de ténacité et de toutes ces émotions contradictoires que c’en est devenu un hymne », ajoute l’auteur de Respect : The Life of Aretha Franklin (2014, non traduit).
La chanteuse de Detroit conserve les couplets d’Otis Redding mais inclut un refrain dynamisé par les chœurs, assurés par ses sœurs Erma et Carolyn, et quelques nouvelles expressions. Ce « sock it to me » répété huit fois dans le dernier couplet est un brin provocant, la phrase pouvant se traduire par « montre-moi de quoi tu es capable », voire revêtir une connotation sexuelle – même si Aretha Franklin s’en défendra.
Quand elle épelle le mot « respect », elle ne semble plus seulement le demander, mais bien l’exiger. « Pour Otis, le respect avait une connotation traditionnelle, dans le sens de l’estime », assurait le producteur d’Aretha Franklin, Jerry Wexler, dans son autobiographie, citée par le magazine Rolling Stone. « La ferveur dans la voix d’Aretha exigeait ce respect, et cela impliquait aussi une attention du point de vue sexuel… »
Aretha Franklin a modifié la chanson « de façon si radicale, que j’irais jusqu’à dire qu’elle l’a réécrite », ajoute la musicologue américaine Victoria Malawey, professeure au Macalester College de Minneapolis-Saint Paul, interviewée par l’Agence France-Presse (AFP) :
« Elle n’a pas seulement modifié quelques paroles ou changé le point de vue, elle lui a aussi apporté une nouvelle âme. »

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Numéro un des ventes plus de douze semaines
La chanson, parue dans l’album I Never Loved A Man The Way I Loved You, son premier pour le label Atlantic Records, devient un hymne féministe mais donne aussi une voix à la cause des Noirs en lutte pour leurs droits dans l’Amérique des années 1960. Sorti en avril 1967, le titre restera numéro un des ventes pendant plus de douze semaines, précise le Washington Post.
Respect a ensuite traversé les années et été reprise par de nombreux mouvements de revendication. Dans un palmarès paru en 2004, le magazine Rolling Stone en fera la cinquième « chanson de tous les temps ». Un classement dans lequel Aretha Franklin apparaît comme la première femme, placée derrière Like a Rolling Stone de Bob Dylan, (I Can’t Get No) Satisfaction des Rolling Stones, Imagine de John Lennon et What’s Going On de Marvin Gaye.
Grâce ce tube, elle remportera les deux premiers de ses 18 Grammy Awards et lancera sa carrière internationale. Un classique de la musique américaine que l’on peut entendre par ailleurs dans une trentaine de films, de Platoon à Blues Brothers en passant par Forrest Gump.
Quelques mois avant de périr dans un accident d’avion en décembre 1967, Otis Redding jouera Respect sur la scène du Festival de Monterey, non sans un clin d’œil à la nouvelle star de la soul : « La prochaine chanson est une chanson qu’une fille a emmenée loin de moi. Une bonne amie, cette fille, elle m’a juste pris la chanson. Mais je vais quand même la jouer. »




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Le joueur de 21 ans est mort peu après un match, le 10 août. Les premiers résultats de l’autopsie n’ont pas été concluants.
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Mort de Louis Fajfrowski : les obsèques du jeune rugbyman ont eu lieu ce vendredi

Le joueur de 21 ans est mort peu après un match, le 10 août. Les premiers résultats de l’autopsie n’ont pas été concluants.



Le Monde
 |    17.08.2018 à 17h21
   





                        



   


Au moins quelque 400 personnes ont assisté vendredi 17 août en l’église Saint-Jacques de Fabrègues (Hérault) aux obsèques de Louis Fajfrowski, un jeune rugbyman d’Aurillac mort brutalement vendredi 10 août à l’âge de 21 ans.
Vers 14 h 30, une cérémonie religieuse a débuté en présence de la famille et des proches du jeune homme, ainsi que des joueurs des clubs d’Aurillac, de Saint-Jean-de-Védas, le premier club de Fajfrowski, et de Montpellier, parmi lesquels Fulgence Ouedraogo, Kelian Galletier et Yvan Reilhac.
Bernard Laporte, le président de la Fédération française de rugby, Serge Simon, le vice-président, Mohed Altrad, le président du MHR, de même que Robins Tchale-Watchou, président du syndicat des joueurs de rugby professionnels, et Paul Goze, le président de la Ligue nationale de rugby, étaient également présents.
Fabrègues, dans la périphérie de Montpellier, est le village natal du jeune joueur, mort à la suite d’un choc subi au cours d’un match amical, un plaquage jugé régulier par tous les observateurs. Le jeune trois-quarts centre avait succombé après un malaise dans les vestiaires du stade Jean-Alric.
La cause de la mort inconnue pour l’heure
L’autopsie réalisée lundi 13 août n’a pas permis de déterminer les causes de la mort, selon le parquet d’Aurillac. Des analyses complémentaires ont été ordonnées dont les résultats ne seront pas connus avant un mois et demi à deux mois.
Selon le journal La Montagne, le joueur, titulaire au centre de l’attaque du Stade aurillacois, était sorti du terrain en seconde période du match contre le club de Rodez après avoir été l’objet d’un plaquage. Sonné, il avait pu se relever avec l’aide des soigneurs avant de se rendre par ses propres moyens aux vestiaires, accompagné d’un médecin. C’est aux vestiaires qu’il a perdu connaissance à plusieurs reprises. Pris en charge par le service médical et les secours supplémentaires arrivés sur place, il n’a pas pu être ranimé.

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                Le rugby en état de chocs



Multiplication des commotions cérébrales
Deux pistes, considérées comme « les plus fréquentes en matière de décès de sportifs », sont envisagées par les médecins. D’une part, un « arrêt cardiaque lié à des produits dopants », même si rien, à ce stade, ne va en ce sens. D’autre part, les analyses anatomopathologiques pourraient également révéler des « traumatismes du myocarde invisibles à l’œil nu lorsqu’ils ne sont pas suffisamment importants », et que l’autopsie n’a pu déceler.
La mort du jeune joueur suit de quelques semaines celle d’Adrien Descrulhes, jeune joueur de 17 ans, qui a succombé à un traumatisme crânien après un match, fin mai. Ces deux morts alimentent le débat sur les risques liés à ce sport, où se multiplient les commotions cérébrales.
Dans un éditorial publié lundi 13 août et titré « La nausée », le journal Midi olympique, spécialisé dans le rugby, regrette que ce sport soit « de plus en plus destructeur », mettant « ses propres acteurs en danger à force de collisions à très grande vitesse ». « Un jeu de plus en plus con − on se répète, hélas − à force d’oublier la moitié de son ADN : la recherche de l’évitement, qui lui conféra longtemps une force créatrice enviée par tant d’autres disciplines », écrit le journal, selon qui « il y a désormais urgence : il faut agir pour voir, demain, le rugby changer radicalement dans son approche du jeu, en assumant ses maux actuels et la propre menace qu’il génère pour avoir cédé au tout physique ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Dans l’impossibilité d’organiser son propre défilé militaire en raison d’un coût trop élevé, le président américain célébrera le centenaire de l’armistice en France.
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Donald Trump assistera aux cérémonies du 11-Novembre à Paris

Dans l’impossibilité d’organiser son propre défilé militaire en raison d’un coût trop élevé, le président américain célébrera le centenaire de l’armistice en France.



Le Monde
 |    17.08.2018 à 15h58
   





                        



   


Il voulait son propre défilé, mais devra se contenter de celui de la France. Vendredi 17 août, Donald Trump a fait part de son irritation : son projet de parade militaire américaine, prévue pour le 10 novembre, est finalement repoussé, sans doute à 2019.
La veille, le ministère de la Défense avait expliqué ce report en raison du budget estimé pour organiser l’événement, qui dépasse les 90 millions de dollars. Soit plus de trois fois le montant initialement envisagé par la Maison Blanche.
« Les politiciens locaux qui dirigent (mal) Washington flairent l’aubaine quand ils en voient une. Quand on leur a demandé de nous chiffrer un prix pour la tenue d’un grand défilé militaire de célébration, ils voulaient un montant si ridiculement élevé que je l’ai annulé », a réagi le président américain sur Twitter, vendredi.
« Au lieu de cela, je vais assister au grand défilé déjà prévu sur la base aérienne d’Andrews à une date différente, et (je vais) aller au défilé de Paris, célébrant la fin de la guerre, le 11 novembre », a-t-il ajouté, annonçant l’événement pour l’occasion. En janvier, lors de ses vœux à l’Elysée, Emmanuel Macron avait annoncé vouloir inviter quatre-vingts chefs d’Etat pour cette commémoration.
La Maison Blanche avait annoncé au début de février que Donald Trump souhaitait un défilé pour mettre en avant la puissance militaire américaine. Le président des Etats-Unis s’était en effet déclaré particulièrement impressionné par le défilé français du 14-Juillet, « formidable » selon ses mots. Il y avait assisté lorsqu’il avait été reçu en grande pompe par le président Emmanuel Macron à Paris l’année dernière.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Le socialiste belge refuse la proposition d’Olivier Faure de devenir tête de liste du PS aux élections du 26 mai 2019.
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Paul Magnette : « Pourquoi je ne serai pas le candidat du PS français aux européennes »

Le socialiste belge refuse la proposition d’Olivier Faure de devenir tête de liste du PS aux élections du 26 mai 2019.



Le Monde
 |    17.08.2018 à 12h55
 • Mis à jour le
17.08.2018 à 14h43
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Bureau européen)








                        



                                


                            

Pressenti par la direction du Parti socialiste (PS) français pour conduire la liste du parti aux européennes, le socialiste wallon Paul Magnette explique au Monde pourquoi il a décidé de décliner cette offre. Le maire de Charleroi préfère se consacrer au parti socialiste francophone belge. Pour lui, le PS doit refuser de « se laisser enfermer dans l’équation simpliste posée par le président Macron : ou bien on est européen avec lui, ou bien on rallie les populistes antieuropéens, de droite ou de gauche ».
Quelles sont les raisons de votre refus ? La proposition du premier secrétaire Olivier Faure n’avait pas de sens, d’après vous ?
Bien au contraire… Indépendamment de ma personne, le fait de tenter d’éviter que les élections européennes soient la juxtaposition de 27 élections nationales et se résument à des débats purement nationaux, ou à un vote sanction pour les pouvoirs en place, est intéressant. L’idée de listes transnationales, portée par Emmanuel Macron et d’autres, l’est tout autant. J’ai toutefois dû indiquer à Olivier Faure que, pour des raisons personnelles, je devais décliner sa proposition, qui m’honorait : je suis candidat à ma réélection comme maire de Charleroi en octobre prochain et, en 2019, les élections européennes se dérouleront, en Belgique, en même temps que les régionales et les législatives, pour lesquelles je jouerai un rôle, sans nécessairement briguer l’exercice d’un mandat.
Pourquoi le PS songeait-il à vous ? En raison de votre positionnement sur le CETA, ce traité commercial eurocanadien que vous contestiez, alors que le gouvernement de Manuel Valls l’approuvait ?
Pas seulement, je crois. On sait que je m’intéresse depuis longtemps aux questions européennes et que, comme beaucoup de Belges francophones, je suis très proche de la France. Il est vrai cependant que le dossier du CETA a illustré la difficulté des socialistes...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Le salaire de Benjamin Smith pourra dépasser le triple de celui de son prédécesseur, ce qui suscite l’indignation à droite comme à gauche.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Air France KLM : le nouveau directeur général touchera jusqu’à 4,25 millions d’euros par an

Le salaire de Benjamin Smith pourra dépasser le triple de celui de son prédécesseur, ce qui suscite l’indignation à droite comme à gauche.



Le Monde
 |    17.08.2018 à 14h39
 • Mis à jour le
17.08.2018 à 15h58
   





                        



   


La rémunération de Benjamin Smith, nommé directeur général du groupe Air France-KLM, pourra atteindre un montant maximum de 4,25 millions d’euros par an, soit plus du triple de celle de son prédécesseur, a indiqué vendredi 17 août une source proche du dossier.
Cette somme comprend une part de rémunération fixe de 900 000 euros et une part variable en fonction des résultats atteints, d’un maximum de 150 % du salaire fixe (1,350 million), selon la même source. Le reste des 4,25 millions est une rémunération en actions soumise à la réalisation de l’ensemble des objectifs fixés au directeur général.

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En 2017, selon le document de référence du groupe, le montant de la rémunération fixe annuelle de Jean-Marc Janaillac, PDG du groupe, avait été de 600 000 euros, un montant inchangé depuis sept ans, et sa rémunération variable avait atteint 522 000 euros. Soit un salaire annuel total de 1,122 million d’euros. M. Janaillac avait décidé de renoncer à une partie de sa rémunération variable pour la garder à 510 000 euros, au même niveau de celle qui lui avait été attribuée pour 2016. Il n’avait pas bénéficié d’une rémunération variable pluriannuelle ni de rémunération exceptionnelle.
La part variable de la rémunération de M. Janaillac (80 % de sa rémunération fixe et un maximum de 100 % de cette rémunération) reposait sur plusieurs critères de performances financière et qualitative liés à l’efficacité de la gouvernance et à la réalisation des objectifs stratégiques et de développement fixés.
« Rémunération choquante »
Benjamin Smith, un Canadien de 46 ans qui était jusqu’alors numéro 2 d’Air Canada, a été nommé jeudi directeur général d’Air France-KLM. Le montant évoqué pour sa rémunération a immédiatement provoqué la polémique dans les rangs de la gauche de la gauche, de la droite et de l’extrême droite.
« Pourquoi doit-il gagner trois fois plus que son prédécesseur ? Alors qu’on refuse toute augmentation aux salariés », a demandé le député de La France insoumise Alexis Corbière dans un tweet. « Il faut revenir sur ce salaire mirobolant », c’est une décision « honteuse », a également critiqué le porte-parole du PCF Olivier Dartigolles sur LCI. Le nouveau patron, Benjamin Smith, est « le même qui va expliquer aux salariés d’Air France qu’il faut aller vers la modération salariale », s’est-il insurgé.
Pour le député UDI Bertrand Pancher, « la hauteur de sa rémunération est choquante », a-t-il dit au Parisien, et il faut une « explication de texte » du gouvernement – sachant que l’Etat détient 14,3 % du capital de la compagnie. La commission du Développement durable à l’Assemblée nationale va auditionner M. Smith en septembre, a précisé M. Pancher.
Le porte-parole du Rassemblement national (RN, ex-FN), Sébastien Chenu, a abondé dans le même sens en dénonçant « un dirigeant étranger poussé par un groupe concurrent, au salaire exorbitant… La France recule, avec la bénédiction d’Emmanuel Macron », en a-t-il conclu.
Au sein de la majorité LRM, le député Aurélien Taché a remarqué que si « le conseil d’administration d’Air France a validé ce salaire, c’est qu’il pense certainement que la compétence et l’expérience de M. Smith le justifient ». Or, le nouveau patron a selon lui « un bilan remarquable » et un « parcours (qui) laisse penser qu’il est vraiment l’homme de la situation ».

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Malte a annoncé que l’Italie allait héberger vingt  réfugiés de l’«  Aquarius », contrairement aux déclarations du ministre de l’intérieur.
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Entre deux Tweet xénophobes, Salvini accueille des migrants

Malte a annoncé que l’Italie allait héberger vingt  réfugiés de l’«  Aquarius », contrairement aux déclarations du ministre de l’intérieur.



Le Monde
 |    17.08.2018 à 11h32
 • Mis à jour le
17.08.2018 à 17h08
    |

            Jean-Baptiste Chastand et 
                                Margherita Nasi (Rome, correspondance)








                        



   


Pendant que l’Italie compte ses morts à la suite de l’effondrement du pont Morandi à Gênes, le ministre de l’intérieur, Matteo Salvini, trouve tout de même l’occasion de se réjouir. « Une bonne nouvelle dans une journée aussi triste. L’Aquarius ira à Malte et les immigrés à bord seront distribués entre Espagne, France, Luxembourg, Portugal et Allemagne, mais pas en Italie, comme promis. Nous avons suffisamment donné. Des mots aux faits ! », poste le leader de la Ligue (extrême droite) sur Facebook, le jour du drame, mardi 14 août.
Mais, malgré l’obsession de M. Salvini pour les hashtags #portsfermés #cœursouverts, il semble bien que l’Italie va finalement participer à l’effort et héberger vingt migrants recueillis par l’Aquarius. « A la suite de l’annonce de cinq pays membres qui ont joint leurs efforts pour se répartir les immigrants à bord de l’Aquarius, le gouvernement italien a contacté le gouvernement maltais pour participer à l’initiative », a ainsi déclaré, mercredi, La Valette, dans un communiqué.
Affrété par les ONG SOS Méditerranée et Médecins sans frontières (MSF), le navire humanitaire vient finalement d’être autorisé à accoster dans le port de La Valette, à Malte, après avoir erré plusieurs jours en Méditerranée avec 141 migrants épuisés à son bord.
Un sacré retournement
Si la nouvelle n’a pas été confirmée officiellement par le ministère de l’intérieur italien, plusieurs journaux ont assuré en avoir obtenu confirmation par des sources internes. Un sacré retournement pour un ministre qui ne passe pas un jour sans se répandre en saillies xénophobes sur les réseaux sociaux. Le 12 août, il proposait de remettre un « prix » à la conductrice d’un train milanais. Cinq jours plus tôt, celle-ci avait livré une invraisemblable annonce à ses passagers : « Gitans : descendez au prochain arrêt, parce que vous cassez les couilles ! »
Le 14 août, sur Twitter : « Les autorités tunisiennes ont arrêté 9 EXTRÉMISTES ISLAMIQUES qui tentaient d’embarquer dans un bateau pour rejoindre l’Italie. » Démenti immédiat des autorités tunisiennes : « D’après l’enquête, il n’y a aucune intention de terrorisme contre l’Italie dans cette tentative d’immigration clandestine », assure le porte-parole de la garde nationale tunisienne, Houssem Eddine Jebabli.

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Mais, en bon troll, M. Salvini préfère ignorer ses contradicteurs que de s’expliquer sur ses contradictions. Plutôt que de s’exprimer sur les vingt migrants de l’Aquarius, il s’en est pris, mercredi, à un autre bateau, sur Facebook. « J’ai le devoir de vous annoncer qu’un navire avec 170 migrants, en difficulté dans les eaux maltaises, est non seulement ignoré, mais est accompagné dans les eaux italiennes, par les autorités maltaises, poste Salvini. Si ça, c’est l’Europe, ce n’est pas mon Europe. L’Italie a déjà accueilli, et dépensé, suffisamment. Que ce soit clair pour tous. Surtout pour Bruxelles. » Le ministre de l’intérieur maltais a répliqué jeudi soir en affirmant que ce bateau avait refusé son aide et « ne présentait pas de signe de détresse » quand il est passé dans sa zone de sauvetage.
C’est finalement un navire de gardes-côtes italien, le Diciotti, qui les a sauvés, sans attendre le feu vert de Rome. Dans cette confusion volontairement entretenue par Salvini, ses services ont choisi jeudi soir de faire planer la menace d’une nouvelle volte-face sur le dossier de l’Aquarius : « Les partenaires européens comptent laisser l’Italie seule en lui imposant un bateau avec 170 personnes. Si c’est vraiment leurs intentions, Rome remettra en question la possibilité de participer à la redistribution des personnes qui étaient à bord de l’Aquarius, comme l’a annoncé Malte au cours des dernières heures », assure le ministère dans un communiqué, reconnaissant implicitement les négociations avec Malte. Tandis que sur les réseaux sociaux, les adeptes de Salvini s’en prenaient vertement au capitaine du Diciotti.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Face aux mortalités massives dans les ruches, cette butineuse locale d’une sous-espèce européenne pourrait constituer « une bonne partie de la solution », à condition de pouvoir la sauver.
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Article sélectionné dans La Matinale du 16/08/2018
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L’abeille noire en sursis

Face aux mortalités massives dans les ruches, cette butineuse locale d’une sous-espèce européenne pourrait constituer « une bonne partie de la solution », à condition de pouvoir la sauver.



Le Monde
 |    17.08.2018 à 06h32
 • Mis à jour le
17.08.2018 à 13h47
    |

            Angela Bolis








                        



                                


                            

Trouver la reine parmi des centaines d’abeilles agglutinées aux rayons d’une ruche n’est pas chose aisée. C’est pourtant la mission à laquelle s’adonne une poignée d’apiculteurs, cet après-midi-là, au conservatoire de l’abeille noire des Boutières, au fond d’une vallée verte des monts d’Ardèche.
Une fois la reine débusquée, l’essaim sera divisé en trois ruchettes, pour multiplier et faire grossir le cheptel. L’abeille noire, Apis mellifera mellifera, est la sous-espèce locale de l’abeille européenne, qui vit sur un vaste territoire des Pyrénées à la Scandinavie. Une race en voie de disparition, que l’association ardéchoise, comme une dizaine d’autres conservatoires français, s’efforce de sauvegarder.
L’histoire de ce conservatoire remonte aux années 1970, quand Jean-Jacques Canova s’installe en Ardèche et décide de relancer une apiculture en déshérence. L’homme récupère des essaims laissés à l’abandon dans des fermes, ou vivant à l’état sauvage dans de vieux troncs de châtaigniers.
« J’avais autour de 500 colonies, uniquement de l’abeille noire du pays, quand le varroa a frappé, raconte-t-il. On est passés d’une mortalité de 5 % à 30 %, voire 80 % certaines années… » Cet acarien parasite, importé d’Asie, envahit la France au début des années 1980. A ses côtés, les pesticides, la réduction de la biodiversité florale ou encore divers pathogènes forment un cocktail mortifère en cause dans l’effondrement des colonies d’abeilles.
L’abeille locale tombe en disgrâce
Depuis les années 1990 et le début de l’hécatombe, « les choses ont mal tourné, constate Lionel Garnery, chercheur au laboratoire Evolution, génomes, comportement, écologie, du CNRS de Gif-sur-Yvette. Pour reconstituer les cheptels décimés, les apiculteurs ont eu massivement recours à l’importation de reines d’autres sous-espèces ».
L’abeille locale tombe en disgrâce : ni sélectionnée ni élevée pour fournir des reines à la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Plus de 2 000 personnes sont attendues vendredi dans la cathédrale de Poitiers pour un hommage au chef le plus étoilé du monde, mort le 6 août à 73 ans.
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A Poitiers, les cuisiniers du monde rendent un dernier hommage à Joël Robuchon

Plus de 2 000 personnes sont attendues vendredi dans la cathédrale de Poitiers pour un hommage au chef le plus étoilé du monde, mort le 6 août à 73 ans.



Le Monde
 |    17.08.2018 à 12h49
 • Mis à jour le
17.08.2018 à 14h34
   





                        



   


Plus de 2 000 personnes, dont des centaines de grands chefs français et étrangers doivent emplir vendredi 17 août la cathédrale de Poitiers pour un hommage à Joël Robuchon, cuisinier le plus étoilé du monde, mort le 6 août à 73 ans.
Un portrait géant du chef aux 32 étoiles (au sommet de sa carrière, en 2016), devenu ambassadeur et emblème mondial de la gastronomie française, ornera la façade de la cathédrale Saint-Pierre de Poitiers pendant une cérémonie religieuse ponctuée d’allocutions, prévue à 15 heures pour une durée de deux heures.
Au sein de la cathédrale, dont la capacité a été élargie, le blanc sera la couleur dominante dans la nef : celui des vestes de chefs venus « de toute la planète et des terroirs de France », selon une porte-parole de la famille.

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Parmi eux, les illustres et multi-étoilés Michel Guérard, Alain Dutournier, Alain Ducasse notamment. Une délégation du Japon, un pays dont Joël Robuchon était épris et avec lequel il avait tissé des liens étroits en ouvrant trois restaurants étoilés à Tokyo, sera présente également à cet hommage.
Une centaine de Meilleurs ouvriers de France – Joël Robuchon en était un – sont aussi attendus. Ce titre prestigieux récompense en France, à l’issue de concours très serrés, les meilleurs professionnels dans leur catégorie de métiers, dont la gastronomie. « Un titre auquel il tenait beaucoup », indépendamment de la pluie de distinctions et d’étoiles qu’il a reçues, a souligné une porte-parole de la famille.
Un homme très attaché au Poitou
Les obsèques de Joël Robuchon, qui a succombé à un cancer à Genève, ont déjà eu lieu la semaine dernière dans la plus stricte intimité, comme le souhaitait sa famille. Mais à travers l’hommage public, elle voulait « un instant fraternel et solennel en mémoire de celui qui restera un guide, un père formateur, une étoile directrice, un ami, un homme affectueusement attaché » à la région du Poitou.
A l’intérieur de la cathédrale, des écrans ont été installés pour permettre à l’assistance de suivre au mieux le déroulement de la cérémonie. A l’extérieur, un système de sonorisation permettra au public qui n’aura pu pénétrer de suivre les allocutions.
La cérémonie se tiendra à quelques centaines de mètres de là où la vie de Joël Robuchon avait commencé, dans une maison de la « Grand Rue » où il habitait avec ses parents. Il devait ensuite rejoindre une école cléricale dans les Deux-Sèvres, mais sa découverte de la cuisine allait le détourner de la prêtrise à laquelle il se destinait.
Il avait fait ses premiers pas en cuisine à 15 ans comme apprenti dans un restaurant du village de Chasseneuil-du-Poitou, près de Poitiers. Resté très attaché à sa région, Joël Robuchon voulait ouvrir à Montmorillon une école internationale de cuisine, un projet aujourd’hui compromis.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ L’effondrement de l’édifice, le 23 juillet, qui avait provoqué des dizaines de morts, a poussé le gouvernement de Vientiane a revoir sa stratégie.
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Le Laos gèle tout futur projet de barrage

L’effondrement de l’édifice, le 23 juillet, qui avait provoqué des dizaines de morts, a poussé le gouvernement de Vientiane a revoir sa stratégie.



Le Monde
 |    17.08.2018 à 12h05
    |

            Bruno Philip (Bangkok, correspondant en Asie du Sud-Est)








                        



   


La catastrophe consécutive à la rupture d’un barrage au sud Laos, le 23 juillet, vient de conduire le gouvernement d’un régime au fonctionnement opaque à prendre les mesures qui s’imposaient : tout projet hydroélectrique en attente du feu vert des autorités est suspendu jusqu’à nouvel ordre. Les barrages en cours de construction vont par ailleurs faire l’objet d’un rapport pour évaluer la solidité de leurs constructions. Telles sont les décisions qui ont été prises lors d’un conseil des ministres extraordinaire, les 6 et 7 août, et dont les médias officiels se sont fait récemment l’écho.
Le bilan du désastre du mois dernier est, officiellement, de 36 morts. Mais le nombre de victimes devrait être beaucoup plus élevé, une centaine - ou des centaines, selon les sources- de villageois de la province d’Attapeu, qui jouxte le Vietnam et le Cambodge, restant portés disparus.

Au lendemain d’un désastre qui avait conduit le premier ministre Thongloun Sisoulith à organiser une conférence de presse, ce qui est exceptionnel. Les autorités laotiennes s’étaient efforcées d’expliquer l’accident par les fortes pluies qui auraient fait déborder le barrage auxiliaire en construction. Mais trois jours plus tard, un responsable de haut rang déclarait anonymement à Radio Free Asia (RFA) que le désastre avait été causé par un défaut de construction . Ce qui revenait à impliquer, outre une compagnie d’Etat laotienne, les entreprises thaïlandaises et coréennes finançant ce projet sur un affluent du Mékong…
La « batterie de l’Asie du sud-est »
La Mekong river commission (MRC), une organisation internationale chargée de coordonner la gestion du bassin du grand fleuve, et qui réunit Vietnam, Laos, Cambodge et Thaïlande, a applaudi, mercredi 15 août, une décision qualifiée de « progressive ». Dans un communiqué, la MRC espère que soit ainsi « inaugurée une ère d’espoirs pour le développement d’un développement plus harmonieux et plus durable de l’une des plus grandes rivières du monde »
Si les promesses du gouvernement laotien sont suivies d’effets, il pourrait s’agir là d’un tournant dans la stratégie de développement de cette nation enclavée où 46 installations hydroelectriques sont déjà en fonctionnement et 54 en construction. Le but affiché du Laos est de devenir la « batterie de l’Asie du sud-est ».

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Le régime à parti unique laotien soutient que l’argent généré par la vente d’électricité permettra de réduire la pauvreté. Mais, selon des experts cités par RFA, une partie de cette électricité achetée par les voisins du Laos serait ensuite revendue à ce dernier à des taux plus élevés.
Pour l’heure, il s’agit de prémunir d’autres désastres. Le gouvernement se veut ferme, rapporte le quotidien anglophone officiel Vientiane Times : « toute irrégularité trouvée dans la conception ou la construction d’un barrage devra être immédiatement signalée ».
La catastrophe a suscité des remous, sur internet, dans un pays où nulle dissension n’est tolérée. La semaine dernière, des travailleurs migrants laotiens en Thaïlande ont organisé une -rare- manifestation devant l’ambassade du Laos à Bangkok, demandant que le gouvernement de leur pays assume la responsabilité du désastre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ « Pomerols FN » qui devient « FLASH INFO », « Citations des Minions » remplacé par « Ayoye France »… ces exemples racontent l’économie souterraine du réseau social, centrée sur les abonnés et le clic.
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Ce que révèlent les changements de noms des pages Facebook

« Pomerols FN » qui devient « FLASH INFO », « Citations des Minions » remplacé par « Ayoye France »… ces exemples racontent l’économie souterraine du réseau social, centrée sur les abonnés et le clic.



Le Monde
 |    17.08.2018 à 11h13
    |

            Adrien Sénécat








                        


Les utilisateurs de Facebook savent-ils vraiment qui leur parle sur le réseau social ? Alors que les messages diffusés par des pages représentent une bonne partie du contenu de la plate-forme, les internautes ne disposent que de peu d’informations à leur sujet. Régulièrement critiquée pour cette opacité, l’entreprise a annoncé, le 28 juin, de nouvelles règles de transparence. Parmi elles, on trouve la possibilité de savoir si une page Facebook publique a changé de nom depuis sa création, en se rendant sur l’onglet « Plus d’informations sur la page ».
A l’aide de cette nouvelle fonctionnalité, Le Monde a passé en revue près d’un millier de pages Facebook (celles que nous avons identifiées dans le cadre du Décodex). Selon nos observations, la majorité des pages n’a pas changé de nom, ou seulement à la marge comme celle de la chaîne Arte, passée de « ARTE » à « arte » puis « Arte » avant de redevenir « ARTE ».
Mais cette valse des étiquettes est aussi riche en enseignements : des dizaines de cas très divers mettent en lumière des pratiques déroutantes, voire trompeuses.
Monétisation et rachats de pages
Aux premières années de Facebook, la plupart des pages à succès étaient liées à des institutions déjà identifiées (des entreprises, des médias, des personnalités célèbres, etc.). Mais certains ont vite trouvé le filon pour réunir des centaines de milliers, voire des millions d’abonnées : utiliser un slogan humoristique ou pseudo-philosophique pour inciter au clic. C’était la grande époque des pages comme « Si toi aussi tu… » ou « Pour tous ceux qui… ».

   


Beaucoup de ces pages sont tombées aux oubliettes par la suite, mais pas toutes. D’autres ont, au contraire, surfé sur la vague de la course à l’audience sur les réseaux sociaux pour monétiser leur base de « fans », par exemple en vendant directement des clics à des sites sensationnalistes.
Les centaines de milliers d’abonnés de ces pages représentent un gisement de lecteurs considérables pour qui veut récolter des clics gratuitement. Certaines ont été directement rachetées par des sites de divertissement qui s’en servent pour attirer des lecteurs sur leurs articles, d’autres travaillent ponctuellement pour eux moyennant compensation financière.

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                Les premiers diffuseurs de fausses informations sont souvent des pages Facebook douteuses



Problème : cette pratique a bien souvent de quoi déconcerter l’internaute moyen. Ceux qui avaient cliqué en 2010 sur « Mettre les Bleus au SMIC et leurs dire marquez + pour gagner + !! » (sic) peuvent légitimement se demander pourquoi cette page publie désormais, à la chaîne, des centaines d’articles de sites de divertissement.
Pour éviter cet écueil, au risque de voir leurs précieux abonnés déserter, certaines pages ont changé de nom. Par exemple, la page « J’ai écrasé un cornflakes, suis-je un céréale killer ? » créée en 2011 a opté en 2015 pour « 100 % Insolites et Virales », déjà plus proche du contenu proposé. Même chose pour « A 300 000 la voix d’Homer Simpson annoncera les trains à la SNCF (officiel) », qui s’appelle désormais « Humour. » ou encore « Citations des Minions » remplacé par « Ayoye France ».

   


Dans d’autres cas encore, le changement de nom est lié à un changement de propriétaire de la page. Des sites Internet ont ainsi mis la main, ces dernières années, souvent contre rétribution, sur les communautés déjà existantes. C’est par exemple le cas du site sensationnaliste BuzzFil, ou de Melty, qui a noué un partenariat avec la page « Pensées de Filles » pour son site féminin Shôko.fr.

   



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Le mot FN remplacé par des idiomes « identitaires »
Ces changements de noms ne sont pas liés qu’à des considérations économiques. Dans certains cas, ce sont des préoccupations politiques qui ont joué, semble-t-il. Ainsi, plusieurs grosses pages Facebook liées à l’extrême droite ont été renommées ces dernières années. Parmi elles, on trouve trois pages dont le nom faisait référence au Front national (actuel Rassemblement national), avant que la référence ne soit gommée :
Le 25 janvier 2016, « Pomerols FN » (70 000 abonnés) est devenu « FLASH INFO » ;Le 9 juin 2017, « Front National Dordogne 24 » (6 000 abonnés) est devenu « Les résistants de Dordogne contre l’invasion migratoire » ;Le 1er novembre 2015, « Auxonne Rassemblement Bleu Marine » (150 000 abonnés) est devenu « France, ma patrie, ma nation ».
Au rayon des curiosités, on trouve aussi la transformation subite d’une page belge francophone hostile aux nationalistes flamands (Nieuw-Vlaamse Alliantie) intitulée « Toute La Belgique Contre La N-V-A- », brusquement devenue « Euro Pro Poutine », une page de soutien au régime russe, un jour d’octobre 2014.

   


S’ils peuvent pour partie prêter à sourire, ces exemples rappellent l’importance de s’interroger sur l’origine des informations qui circulent en ligne. En particulier face à des comptes anonymes, dont la démarche n’est pas toujours explicite.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-22"> ¤ Après le Sénégalais Pierre Sané dans les années 1990, cet ancien de Greenpeace est le deuxième Africain à diriger l’organisation.
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Kumi Naidoo, un Sud-Africain partisan de la désobéissance civile à la tête d’Amnesty

Après le Sénégalais Pierre Sané dans les années 1990, cet ancien de Greenpeace est le deuxième Africain à diriger l’organisation.

Par                                            Adrien Barbier (Johannesburg, correspondance)




LE MONDE
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        Le 17.08.2018 à 11h26






    
Le Sud-Africain Kumi Naidoo, nouveau secrétaire général d’Amnesty International, à Johannesburg, le 16 août 2018.
Crédits : GULSHAN KHAN / AFP


Grand sourire et tunique en wax, Kumi Naidoo a choisi son pays natal, l’Afrique du Sud, pour ses premiers pas de secrétaire général d’Amnesty International. Ce militant chevronné, anti-apartheid de la première heure et ancien directeur exécutif de Greenpeace, prend les rênes de l’organisation à un moment où les droits humains traversent une période tumultueuse.

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« Alors que la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 va bientôt fêter ses 70 ans, de trop nombreux dirigeants contribuent malheureusement à faire reculer l’agenda sur les droits humains », a-t-il déclaré, jeudi 16 août à Johannesburg, lors de sa présentation à la presse. « Je parle surtout de Donald Trump, et s’il ne faut retenir qu’une question, c’est celle de la séparation des familles de migrants aux frontières, l’une des plus grandes atrocités de notre temps. »
Les injustices de l’apartheid
Après le Sénégalais Pierre Sané dans les années 1990, cet énergique quinquagénaire est le deuxième Africain à diriger Amnesty International. Né en 1965 à Durban dans une famille originaire d’Inde, il a grandi dans un township où il a très tôt fait face aux injustices de l’apartheid. Le régime raciste ne réglementait pas seulement les relations entre les Blancs et les Noirs, puisque deux autres « races » étaient compartimentées, les métis et les Indiens.
À 15 ans, sa vie s’accélère : il est renvoyé de son collège pour avoir organisé une manifestation. Puis, à 21 ans, il est arrêté, entre en clandestinité et s’exile au Royaume-Uni, où une bourse lui permet d’étudier à Oxford. En 2005, il est le premier Africain nommé à la tête de Greenpeace, où il s’illustre dans des actions directes comme l’occupation de plateformes pétrolières dans l’Arctique.

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À Amnesty, Kumi Naidoo apporte ce penchant pour la désobéissance civile pacifique. « Parfois, une activité de désobéissance bien pensée peut avoir beaucoup plus d’impact qu’un épais rapport », confie-t-il en évitant de trop s’avancer, car il doit encore « en discuter longuement avec [ses] collègues ». Eux dont la spécialité, justement, est de produire des rapports fouillés…
Lettre au président zimbabwéen
Pour l’organisation créée en 1961, qui compte 7 millions de membres dans 70 pays, Kumi Naidoo voit les choses en grand : « Il faut rendre le mouvement plus large, plus audacieux et plus inclusif », explique t-il. Soit augmenter le nombre de membres, multiplier les actions coup de poing et travailler en concertation avec un maximum d’organisations. « Le combat pour les droits humains ne peut plus être l’apanage de quelques organisations spécialisées comme Amnesty, ça ne suffit plus », justifie-t-il.

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Choisi avant tout pour sa stature internationale, il a symboliquement débuté son mandat en Afrique, « où la liste des violations des droits humains est tristement longue », dit-il. Mercredi, son premier acte de secrétaire général a été d’adresser une lettre au président du Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa, pour demander une enquête sur l’enlèvement d’Itai Dzamara, un militant renommé enlevé en 2015 sans jamais réapparaître.

Humbled to join @amnesty as Secretary General today. My first act is to write to the next president of #Zimbabwe ab… https://t.co/JC3nVRehkh— kuminaidoo (@Kumi Naidoo)


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« On va se concentrer sur les disparations et les enlèvements politiques, comme ceux d’Itai, répond-il, questionné sur ses priorités pour le continent. Et plus largement, on va mettre l’accent sur la défense des libertés de réunion, d’association et d’expression, qui sont fondamentales pour permettre aux organisations d’exister et d’avoir un espace pour résister. »

