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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Les comptes du logement montrent que ce secteur d’activité a représenté, l’an dernier, une dépense publique de 41,9 milliards d’euros mais qu’il a rapporté 74,4 milliards de recettes.
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Le logement, une très bonne affaire pour les finances publiques en 2017

Les comptes du logement montrent que ce secteur d’activité a représenté, l’an dernier, une dépense publique de 41,9 milliards d’euros mais qu’il a rapporté 74,4 milliards de recettes.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 15h53
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

A peine parvenu au sommet de l’Etat, Emmanuel Macron fustigeait le coût du logement pour les finances publiques : « Cela fait des années, pour ne pas dire des décennies, qu’on dit que la politique du logement fonctionne mal en France. Nous dépensons 40 milliards d’euros par an pour avoir 4 millions de mal logés », expliquait-il devant les maires de France, le 23 novembre 2017.

Les comptes du logement en 2017, publiés le 31 juillet par les services statistiques du ministère de la cohésion des territoires, lui donnent raison : les aides publiques au logement sous toutes leurs formes – subventions d’investissement, allocations, avantages fiscaux et de taux – ont coûté 41,9 milliards d’euros, soit 1, 9% du produit intérieur brut (PIB), en léger retrait (– 0,3%) par rapport à 2016.
Le secteur locatif social absorbe 39,4 % de ce montant, le locatif privé, 30 %, et les propriétaires occupants 19,6 %. L’ensemble des aides distribuées aux 5,8 millions d’occupants, dont 96 % de locataires, totalise, 23,3 milliards d’euros, dont 18 milliards d’aides personnalisées (APL) et allocations.
Les droits de mutation ont bondi de 15 %
La dépense est cependant contenue grâce au rabotage du barème des APL opéré sous le quinquennat de François Hollande, mais après avoir triplé entre 1985 et 2017. Les avantages fiscaux, autre gros poste de 15,4 milliards, profitent d’abord au secteur social (39 %), puis aux propriétaires occupants sous la forme de prêts à taux zéro (PTZ), de crédits d’impôt énergétique et de TVA à taux réduit pour des travaux de rénovation (33 %), avant le secteur locatif libre (25 %) et ses avantages fiscaux Pinel (environ 2,2 milliards d’euros) et autres.
Le PTZ est en hausse de 26,5 % par rapport à 2016, à 2,8 milliards d’euros, en raison de l’élargissement de son périmètre et de la hausse des plafonds de ressources des emprunteurs éligibles.
Là où le raisonnement du chef de l’Etat était tronqué, c’est qu’il...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ A moins de cinq mois de la périlleuse mise en place du prélèvement à la source, le sort des employés à domicile reste à éclaircir.
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Prélèvement à la source : une réforme à tiroirs qui réserve encore des surprises

A moins de cinq mois de la périlleuse mise en place du prélèvement à la source, le sort des employés à domicile reste à éclaircir.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 11h24
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 11h25
    |

            Benoît Floc'h








                        



                                


                            

Tour d’horizon de ce qui ­attend les contribuables français à compter du 1er janvier 2019, avec la mise en place du prélèvement à la source.

Les salariés à domicile
Nounous, femmes de ménage ou jardiniers ne paieront pas d’impôt en 2019, mais ils pourraient le faire doublement en 2020 : chaque mois, ils s’acquitteraient de celui de l’année en cours et, à l’automne, l’administration leur réclamerait celui de l’année d’avant. Ces salariés devaient basculer dans la réforme le 1er janvier 2019, comme tout le monde, mais la mise en œuvre du nouveau dispositif censé simplifier les démarches de leur employeur a pris du retard. Le gouvernement a donc cherché la parade : pour les employés à domicile, la réforme sera décalée d’un an. Ces derniers seront par conséquent dispensés d’impôt l’année prochaine. Pour 2020, potentielle année double pour eux, le gouvernement réfléchit à les exonérer purement et simplement d’impôt. Mais « rien n’est décidé », précise-t-on à Bercy.
Les employeurs particuliers
Ces derniers avaient découvert que le crédit d’impôt lié à l’emploi de personnes à domicile ne serait pas pris en compte dans leur prélèvement mensuel, mais versé en une fois, pendant l’été. Le gouvernement a finalement décidé de leur octroyer 30 % du crédit en janvier, à condition qu’ils en aient déjà bénéficié l’année précédente. L’aménagement a été élargi aux résidents des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad).
Les bénéficiaires d’un crédit ou d’une réduction d’impôt
Peu à peu, de nombreuses catégories de ­contribuables ont découvert qu’ils se situaient dans un angle mort de la réforme. Le prélèvement à la source est en effet une mauvaise surprise pour tous ceux qui bénéficient de crédit ou de ­réduction d’impôt (loi Pinel sur l’immobilier, dons aux associations, investissement dans le cinéma ou dans l’économie corse…). L’avantage...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Le montant de cette allocation, soumise à condition de ressources, a été revalorisé d’environ 1 % par rapport à l’an dernier.
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L’allocation de rentrée scolaire versée le 16 août

Le montant de cette allocation, soumise à condition de ressources, a été revalorisé d’environ 1 % par rapport à l’an dernier.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 11h01
   





                        


L’allocation de rentrée scolaire (ARS), qui aide les parents aux revenus modestes à payer cartables et autres fournitures, doit être versée à environ trois millions de familles, jeudi 16 août. Le ministère des solidarités l’avait annoncé le 1er août.
Le montant de cette allocation, soumise à condition de ressources, a été revalorisé d’environ 1 % par rapport à l’an dernier. Il est désormais de 367,73 euros pour les élèves de 6 à 10 ans, 388,02 euros pour les 11-14 ans, et 401,47 euros pour les 15-18 ans, a précisé le ministère. Ces montants sont majorés d’environ deux euros à Mayotte.

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Revenus modestes
Les parents aux revenus modestes (dont les revenus annuels sont inférieurs à 24 453 euros pour un enfant à charge, 30 096 euros pour deux enfants à charge, 35 739 euros pour trois enfants à charge), et dont les enfants de 6 à 18 ans sont scolarisés ou en apprentissage, peuvent prétendre à l’ARS pour faire face au coût de la rentrée scolaire. A Mayotte, d’autres plafonds de ressources s’appliquent.
Pour les élèves de moins de 16 ans, les parents n’ont aucune démarche à accomplir, les caisses d’allocations familiales (CAF) versant automatiquement l’ARS aux familles déjà allocataires qui remplissent les conditions. Pour les enfants entrant en CP cette année mais qui n’auront six ans qu’en 2019, la famille doit récupérer un certificat de scolarité auprès de l’école et l’envoyer à la CAF, a ajouté le ministère. Quant aux parents d’adolescents de 16 à 18 ans, ils n’ont pas l’obligation de fournir un justificatif de scolarité : « une simple déclaration sur l’honneur » suffit, selon la même source.
A La Réunion et à Mayotte, où la rentrée scolaire a lieu respectivement les 17 et 21 août, soit plus tôt qu’en métropole et dans les autres DOM, l’ARS sera versée dès ce jeudi.
Au niveau national, l’enveloppe globale consacrée à l’ARS a atteint 2,013 milliards d’euros en 2017.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ CDC Habitat, filiale de logements sociaux de la Caisse des dépôts et consignations, lorgne le patrimoine immobilier du réunionnais Apavou.
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A La Réunion, la Caisse des dépôts veut se renforcer dans le logement

CDC Habitat, filiale de logements sociaux de la Caisse des dépôts et consignations, lorgne le patrimoine immobilier du réunionnais Apavou.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 10h48
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

La date du 22 août marquera-t-elle la fin du groupe immobilier réunionnais Apavou, avec ses onze sociétés, ses activités foncières et de promotion, son parc d’hôtels, de logements et de centres commerciaux ? La cour d’appel du tribunal mixte de Saint-Denis de la Réunion devra en effet, ce jour-là, confirmer ou pas la mise en liquidation des deux dernières sociétés du groupe qui n’y sont pas encore.
Dirigé depuis l’origine, en 1965, par son fondateur, Armand Apavou, première fortune de La Réunion et encore 341e française selon le magazine Challenges, le groupe, détenu à 100 % par la famille, est à l’agonie depuis des années, allant de redressements en plans de sauvegarde sans les moyens d’entretenir son important patrimoine immobilier.
CDC Habitat propose de racheter 2 522 logements et 47 commerces à un prix pouvant varier de 130 à 150 millions d’euros
En parallèle, des mouvements de fonds suspects entre les différentes entités du groupe et sa filiale de l’Île Maurice font l’objet de deux enquêtes préliminaires pour abus de biens sociaux et banqueroute. Contacté, le groupe Apavou n’a pas souhaité répondre à nos questions « pour ne pas influencer la procédure », indique son agence de communication.
A la veille de cette décision de justice et alors que les débats sont clos, la Caisse des dépôts et consignations (CDC) a, par l’intermédiaire de sa filiale de logements sociaux CDC Habitat (ex-Société nationale immobilière), proposé le rachat de 2 522 logements et 47 commerces à un prix pouvant varier de 130 à 150 millions d’euros.

Cet apport d’argent frais suffirait-il à convaincre le tribunal de laisser un sursis au groupe Apavou ? L’offre est jugée basse, notamment par les experts du cabinet Deloitte qui la situaient à 172 millions d’euros, et elle ne fait en tout cas pas l’affaire des créanciers du groupe, qui estiment le passif global à 350 millions d’euros, dont 160 millions d’euros pour les seules...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Des associations contrôlées par l’élu avaient financé des mini-croisières pour personnes âgées avant et après le scrutin de 2012.
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L’ex-député PS Henri Jibrayel renvoyé devant le tribunal pour détournement de subventions

Des associations contrôlées par l’élu avaient financé des mini-croisières pour personnes âgées avant et après le scrutin de 2012.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 10h39
    |

                            Luc Leroux (Marseille, correspondant)








                        



   


Des mini-croisières « pour les petits vieux » des quartiers Nord de Marseille financées en 2011 et 2012 par des associations contrôlées par Henri Jibrayel, député (PS) de 2007 à 2017, valent à ce dernier d’être renvoyé devant le tribunal correctionnel de Marseille pour abus de confiance et prise illégale d’intérêt. Dans leur ordonnance signée le 3 août, les juges d’instruction Benoît Couzinet et Valéry Muller estiment que leur enquête, ouverte en 2011 sur la base de lettres anonymes, a mis au jour « un système visant à détourner des subventions, via des associations de quartier n’ayant aucune autonomie, dans le but de financer des opérations à visée électorale ».
Quatre sorties en mer à la journée sur des ferries de l’ex-SNCM offertes aux personnes âgées de sa circonscription des Bouches-du Rhône avaient été organisées en mai 2011 puis en juin 2012, au lendemain de la réélection de M. Jibrayel. Les factures de 31 650 et de 38 520 euros avaient été réglées par trois associations dont les juges estiment que l’ancien député était le gérant de fait. Deux d’entre elles étaient dirigées par son assistante parlementaire – décédée en cours d’instruction.
Avec son autre casquette de conseiller général, M. Jibrayel se voit reprocher d’avoir œuvré au versement par le conseil général des Bouches-du-Rhône de subventions à ces associations, ce qui lui vaut sa mise en cause pour prise illégale d’intérêts. L’ex-assistante parlementaire avait reconnu travailler « à la fois pour le bien du quartier vis-à-vis des seniors par exemple et pour [Henri Jibrayel]. Mes interventions et mes associations me servent pour les deux buts ».
« Activisme local »
M. Jibrayel avait négocié les croisières et leur prix auprès de la SNCM, dont le président du directoire de l’époque avait alors perçu « l’activisme local » de l’élu : « J’ai vu ce genre de choses avec des petits vieux à de multiples reprises, c’est un vote important à caresser pour les politiques de tout bord. » Les juges d’instruction s’interrogent sur le choix de la date de la première croisière, en mai 2011, afin d’éviter que les sommes figurent dans le compte de campagne du député, ouvert en juin, un an avant le scrutin. Selon plusieurs responsables d’associations d’aide aux personnes âgées, ces invitations à ces mini-croisières étaient présentées comme des cadeaux de M. Jibrayel.
Ce dossier met en lumière d’étonnantes pratiques clientélistes. La responsable d’une association de copropriétaires a ainsi rapporté que l’assistante parlementaire de M. Jibrayel lui aurait conseillé de créer une association et de solliciter des subventions afin de faire goudronner la cour de la copropriété. Pour le dossier de subvention déposé auprès des collectivités locales, elle avait été invitée à « parler de la construction d’un local associatif ».
« Il s’agit d’un projet privé dans une copropriété mais comme personne ne voulait payer, il fallait bien trouver une solution, a expliqué la présidente de cette association. J’avais demandé aux copropriétaires de prendre leur carte du Parti socialiste. Les gens du quartier savaient que j’avais les subventions grâce au Parti socialiste et à M. Jibrayel ».
« Je ne suis pas l’organisateur de ces croisières », a déclaré au Monde, mercredi 15 août, l’ancien député, mis en examen en décembre 2014. Il s’est dit « serein et tranquille pour obtenir une relaxe devant le tribunal qui reconnaîtra que l’accusation est erronée ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ De la lumière à l’ombre Pendant deux ans sur Antenne 2, il a incarné le « 20 Heures ». Réputé « ingérable », il sera licencié en 1994 suite à l’« affaire » des gants de boxe. Aujourd’hui il tente de monter une chaîne d’infos en Afrique.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ 
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Le navire humanitaire est arrivé mercredi à La Valette, après un accord pour répartir entre cinq pays européens les migrants secourus.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤                     
                                                

L’« Aquarius » arrive à Malte pour débarquer 141 migrants secourus en mer

Le navire humanitaire est arrivé mercredi à La Valette, après un accord pour répartir entre cinq pays européens les migrants secourus.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 15h37
   





                        



   


Le navire humanitaire Aquarius est arrivé mercredi 15 août à Malte, où il a été finalement autorisé à accoster après avoir erré plusieurs jours en Méditerranée avec 141 migrants épuisés à son bord. Le navire, affrété par les ONG SOS Méditerranée et Médecins sans frontières (MSF), est entré peu après 14 heures dans le port de La Valette, après un accord pour répartir entre cinq pays européens les migrants qu’il avait secourus vendredi dans les eaux internationales au large de la Libye.

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                Migrants : l’« Aquarius », un défi pour l’Europe



L’armée maltaise a été mobilisée pour faciliter le débarquement des migrants, originaires pour la plupart de Somalie et d’Erythrée, qui devront passer un contrôle médical à leur arrivée, selon les autorités locales. La moitié sont des mineurs et plus d’un tiers des femmes.
« Deux enfants ont moins de 5 ans et trois moins de 13 ans », a déclaré Aloys Vimard, le coordinateur de Médecins sans frontières à bord de l’Aquarius, soulignant que les rescapés étaient « épuisés, marqués par leur voyage et leur séjour en Libye ».
Errance pendant plusieurs jours
Deux mois après avoir suscité une intense crise diplomatique, ce navire a de nouveau erré plusieurs jours en quête d’un port d’accueil, mettant l’Europe face à ses « responsabilités ». Rejeté par l’Italie mais aussi dans un premier temps par Malte, qui avait recueilli lundi 114 migrants secourus par sa marine, l’Aquarius a finalement été autorisé mardi à accoster à La Valette à la suite d’un accord avec cinq autres pays de l’Union européenne (UE). La France, l’Allemagne, le Luxembourg, le Portugal et l’Espagne ont accepté de se répartir l’accueil des 141 migrants à bord et des 114 autres arrivés lundi sur l’île.
L’Espagne, qui avait accueilli l’Aquarius en juin au moment de sa précédente errance, a fait savoir mardi qu’elle prendrait en charge sur son sol 60 des 141 migrants. La France, dont le président Emmanuel Macron avait été vivement critiqué en juin pour avoir fermé les portes à l’Aquarius, a également assuré qu’elle recevrait 60 migrants. L’Allemagne s’est de son côté engagée à recevoir « jusqu’à 50 » réfugiés et le Portugal s’est dit « disponible » pour accueillir 30 personnes. Le Luxembourg en recevra 5.
« Dangereux et immoral »
Sur Twitter, SOS Méditerranée s’est félicité mercredi de l’entente entre les différents pays européens qui se sont « mis d’accord pour partager les responsabilités au sein d’une réponse (…) coordonnée ».
Le haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a lui aussi salué dans un communiqué « la fin de l’impasse concernant l’Aquarius », mais il a toutefois jugé que « cette situation n’aurait jamais dû en arriver à ce point ». « Il est faux, dangereux et immoral de continuer à faire errer des navires de sauvetage en Méditerranée, alors que les gouvernements se font concurrence pour se décharger de leurs responsabilités », a ajouté M. Grandi en estimant « urgent » de sortir « des approches “bateau par bateau” pour savoir où débarquer les passagers secourus ».

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                Daniel Cohn-Bendit : « L’Europe n’a pas de stratégie sur la question migratoire »



L’odyssée en juin de l’Aquarius avec plus de 600 personnes à son bord avait duré une semaine après les refus de Malte et de l’Italie, dont le ministre de l’intérieur d’extrême droite Matteo Salvini avait mis un point d’honneur à ne pas accueillir de nouveaux migrants.
Les dirigeants de l’UE s’étaient réunis le 24 juin mais sans réussir à arracher un compromis avec les partisans d’une ligne dure sur l’immigration, comme l’Italie et le groupe de Visegrad (Hongrie, République tchèque, Slovaquie et Pologne).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Le 12 juillet, plus de la moitié des 78 migrants accueillis par la France ont été conduits dans la capitale des Flandres.
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A Lille, la mission d’intégration de 42 Soudanais passagers de l’« Aquarius » en juin

Le 12 juillet, plus de la moitié des 78 migrants accueillis par la France ont été conduits dans la capitale des Flandres.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 11h27
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 11h35
    |

                            Laurie Moniez (Lille, correspondance)








                        



                                


                            

C’était il y a tout juste un mois. A Lille arrivaient 42 Soudanais, parmi les 629 migrants de l’Aquarius, qui avait cherché, déjà, durant des jours, un port pour accoster. La maire (PS), Martine Aubry, après avoir critiqué l’attitude du gouvernement français durant la crise, avait proposé d’accueillir une partie de ces migrants débarqués en juin finalement à Valence (Espagne).
Le 12 juillet, plus de la moitié des 78 migrants accueillis par la France ont ainsi été conduits dans la capitale des Flandres. Ces hommes, âgés de 18 à 32 ans, ont fui les persécutions dans des zones de guerre civile du sud du Soudan, ont traversé le désert libyen et fait naufrage en Méditerranée. Premières missions de la Sauvegarde du Nord, l’association mandatée par l’Etat pendant dix-huit mois pour les accueillir : établir un bilan de santé et les héberger dans un ancien Ehpad prêté par la ville. Deux par chambre, ces hommes apprennent à vivre en colocation autour d’une cuisine commune. « Ils sont ultra-dynamiques, souhaitent vraiment s’insérer et veulent tout connaître sur Lille et la France », explique Martin David-Brochen, directeur de l’inclusion sociale à la Sauvegarde du Nord. 

« Accueil exemplaire »
Des professeurs bénévoles proposent des ateliers de discussion tandis que les éducateurs de la Sauvegarde leur expliquent la vie en France et les démarches administratives en attendant les cours de français proposés par l’Office français de l’immigration et de l’intégration dès la mi-septembre. « Notre rôle est de les rendre autonomes pour une insertion durable », précise la Sauvegarde, où un conseiller en insertion va désormais étudier chaque cas, d’autant que des restaurateurs lillois ont déjà proposé des emplois à ces réfugiés.
De son côté, la ville a libéré des créneaux horaires dans des salles de sport pour leur permettre de faire du football et du basket deux jours par semaine. Le soir de la finale...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Le gouvernement maltais a tenu à insister, mardi, sur le rôle joué par la France pour parvenir à un accord.
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« Aquarius » : Macron à la manœuvre depuis le fort de Brégançon

Le gouvernement maltais a tenu à insister, mardi, sur le rôle joué par la France pour parvenir à un accord.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 11h13
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 11h43
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            
Un président de la République n’est jamais vraiment en vacances : il y a toujours une crise à gérer, un dossier sur le feu, une élection à préparer. La retraite estivale d’Emmanuel Macron aura notamment été accaparée par la situation de l’Aquarius, ce navire de SOS Méditerranée, une ONG qui vient au secours des migrants s’élançant en mer à destination de l’Europe. Bien que retiré avec son épouse, Brigitte, au fort de Brégançon (Var), depuis le 3 août, « le président de la République était en lien constant avec Joseph Muscat », le premier ministre maltais, pour tenter de résoudre la crise, assure-t-on à l’Elysée.
Bloqué au large pendant plusieurs jours à la suite des refus conjoints de l’Italie et de Malte d’ouvrir leurs ports, le bateau pourra finalement accoster à La Valette, à l’issue d’intenses discussions. En échange, les 141 migrants qui se trouvaient à son bord, ainsi que 114 autres personnes sauvées, lundi, par les gardes-côtes maltais, seront répartis dans cinq pays de l’Union européenne, dont la France. Un moindre mal pour l’exécutif français, désireux de trouver une solution rapide alors que la question de l’immigration risque d’occuper une place centrale dans la campagne des élections européennes de mai 2019.

« L’honneur de l’Europe »
En annonçant le contenu de cet accord, mardi 14 août, le gouvernement maltais a d’ailleurs tenu à insister sur le rôle joué par la France pour parvenir à ce dénouement. « On a pris les devants », se félicite un conseiller du chef de l’Etat, qui évoque un « copilotage » sur le sujet avec Malte. « Il y a eu deux, trois jours de négociations intenses entre les capitales européennes pour convaincre d’accueillir des migrants », poursuit cette même source. Dans un communiqué, l’Elysée a salué de son côté « le geste humanitaire exceptionnel de Malte ».
« Coopération européenne concrète actée sur l’Aquarius, sur initiative franco-maltaise....




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ « En phase de réflexion », l’ex-premier ministre confirme au « Monde » qu’il dévoilera en septembre sa décision de se présenter ou non aux municipales prévues le 26 mai 2019.
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Article sélectionné dans La Matinale du 15/08/2018
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Manuel Valls mûrit sa décision pour Barcelone

« En phase de réflexion », l’ex-premier ministre confirme au « Monde » qu’il dévoilera en septembre sa décision de se présenter ou non aux municipales prévues le 26 mai 2019.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 10h36
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 10h31
    |

                            Daryl Ramadier (avec Solenn de Royer)








                        



                                


                            

L’été pour se décider. Manuel Valls, qui « étudie » depuis quatre mois une candidature à la mairie de Barcelone, en Espagne, hésite encore. « Je suis toujours en phase de réflexion, assure au Monde l’ancien premier ministre. Je prendrai ma décision en septembre, car il s’agit d’un changement de vie, et pas seulement de vie politique. »
Ce choix impliquerait un déménagement, mais aussi – sans doute – l’abandon de son poste de député (rattaché au groupe La République en marche, LRM) de l’Essonne, conquis de haute lutte il y a un peu plus d’un an, six mois après son échec à la primaire du Parti socialiste, où s’étaient fracassées ses ambitions présidentielles.
Grand pourfendeur de l’indépendantisme catalan, M. Valls se montre très actif de l’autre côté des Pyrénées depuis près d’un an. En mars, il a manifesté contre le processus indépendantiste dans les rues de Barcelone, à l’appel de l’organisation anti-indépendantiste Société civile catalane. Mi-avril, à Madrid, il a disserté sur l’Europe à l’université Carlos-III, aux côtés de l’ex-chef du gouvernement espagnol Felipe Gonzalez, lors d’une conférence organisée par le quotidien El Pais.

Manuel Valls a également répondu présent à plusieurs événements organisés par le parti libéral et « unioniste » Ciudadanos (« citoyens »). Le 6 septembre, il se rendra une nouvelle fois à Barcelone, dans une librairie située sur les célèbres Ramblas, pour la présentation d’un livre collectif, Anatomia del procés (qui traite de l’indépendantisme catalan), qu’il signe avec une dizaine de personnalités, journalistes, écrivains ou historiens, parmi lesquels le ministre socialiste des affaires étrangères, Josep Borrell.
Si l’ancien maire d’Evry entretient le mystère sur ses intentions, rares sont ceux, parmi ses proches, qui doutent encore de sa future candidature. La vice-présidente de Société civile catalane, Miriam Tey, assure ainsi au Monde...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ L’ex-député européen franco-allemand fustige l’absence de stratégie européenne sur la question des migrants et critique la gestion du dossier par Gérard Collomb.
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Daniel Cohn-Bendit : « L’Europe n’a pas de stratégie sur la question migratoire »

L’ex-député européen franco-allemand fustige l’absence de stratégie européenne sur la question des migrants et critique la gestion du dossier par Gérard Collomb.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 15h48
    |

                            Astrid de Villaines








                        



                                


                            
A 73 ans, Daniel Cohn-Bendit continue à se battre pour une politique « équilibrée » d’accueil des réfugiés en Europe. Proche du président de la République Emmanuel Macron, l’ex-député européen franco-allemand souhaite la fin du règlement de Dublin et épingle la politique du ministre de l’intérieur, Gérard Collomb.

Malte a finalement accepté de laisser accoster l’« Aquarius », après des heures de tergiversations entre les capitales européennes. Que vous inspire cette situation ?
J’étais favorable à ce que l’Aquarius débarque dans un port français. Si une telle situation se reproduit, il faut d’abord que le gouvernement français accueille. Ensuite, l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) et les institutions d’accueil des autres pays européens doivent faire leur travail, pour démontrer la capacité de coopération européenne.
Comment se fait-il que le même phénomène se répète ?
Tous les pays ont un problème avec les migrants. La majorité des populations est très sceptique. Quand le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, accueille un premier bateau, puis un autre, au bout du troisième, ça coince. Le problème vient du fait que l’Europe n’a pas de stratégie sur cette question.
Que préconisez-vous ?
Une agence européenne des réfugiés avec un budget conséquent qui pourrait organiser l’aiguillage des nouveaux arrivants. Je préconise aussi l’organisation d’une conférence internationale par l’Union européenne (UE), sous l’égide des Nations unies (ONU), sur le sauvetage en mer pour réunir les ONG et Frontex [l’agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures], qui ne se parlent pas.
Il faut également des centres d’accueil au début du parcours des migrants, à l’image de ce que l’Ofpra a mis en place au Niger, pour éviter que ceux-ci n’aient à passer par la Libye. Il y a donc...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Pour le philosophe Issa N’Diaye, la forte abstention lors de la présidentielle est un nouveau désaveu pour le système démocratique imposé par les Occidentaux.
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Entretien

« Les Maliens voient les élections comme une impasse »

Pour le philosophe Issa N’Diaye, la forte abstention lors de la présidentielle est un nouveau désaveu pour le système démocratique imposé par les Occidentaux.

Propos recueillis par                                            Morgane Le Cam (Bamako, correspondance)




LE MONDE
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        Le 14.08.2018 à 15h52

     •
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        Mis à jour le 14.08.2018 à 16h22






    
Le président Ibrahim Boubacar Keïta, candidat à sa réélection, met son bulletin dans l’urne lors du second tour du scrutin, dimanche 12 août 2018, à Bamako.
Crédits : Annie Risemberg / AP


Au Mali, l’élection présidentielle n’a pas rassemblé les foules : 42,7 % de participation au premier tour et une estimation de 28 % au second, qui opposait, dimanche 12 août, le président sortant, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), et Soumaïla Cissé. Pour le philosophe Issa N’Diaye, la désaffection des citoyens envers la politique ne date pas d’hier. Ancien ministre de l’éducation et de la culture, il milite pour un changement de système politique, seul moyen selon lui de réconcilier les Maliens et leurs dirigeants. Alors que les résultats provisoires du second tour sont attendus mercredi 15 août, il revient sur les causes et les conséquences de l’abstention.
Le taux de participation du second tour devrait être nettement inférieur à celui, déjà bas, du premier. Pourquoi ?
Issa N’Diaye Les deux candidats sont de vieux routiers de la politique. C’est la troisième fois qu’ils s’affrontent lors d’une élection présidentielle. Ils viennent du même moule politique, l’Adema [Alliance pour la démocratie au Mali]. Ce sont les deux faces de la même médaille. Les Maliens les connaissent suffisamment et n’en attendent pas grand-chose. Au premier tour il y avait plus de candidats, dont certains auraient pu susciter beaucoup plus d’espoir, mais le système politique malien étant basé sur l’argent, ils ont été doublés car eux en ont moins. Il faut couper le cordon ombilical entre les politiques et les milieux d’affaires, éliminer l’argent comme critère de sélection au niveau du pouvoir. Les hommes politiques sont des oligarques, des acteurs économiques masqués. Tant que ce sera ainsi, le jeu sera faussé.
N’est-ce pas aussi une question d’offre politique, qui ne collerait pas aux attentes des Maliens ?
Les acteurs politiques n’ont pas d’offre, ni même de vision politique. Chacun parle de projet de société, mais en réalité personne n’en a. Ils racontent tous la même chose. Ils ne croient même pas en eux-mêmes. Un Soumaïla Cissé président, en quoi serait-il différent d’un IBK ? Il ne le serait pas. Cela explique aussi que les gens ne sont pas allés voter.
Quels autres facteurs peuvent expliquer la faible mobilisation ?
Les Maliens ne croient pas du tout au système actuel ni aux hommes politiques. Ce n’est pas nouveau. Il faut remonter à la chute de la dictature de Moussa Traoré, en 1991. On a parlé de révolution du 26 mars, mais à mon avis c’était une révolution de façade. Le système, l’Etat et la pratique du pouvoir n’ont pas changé. On a seulement changé de têtes, mais on a gardé le même système en allant puiser dans le personnel politique de Moussa Traoré. Alors que les Maliens, eux, croyaient en cette révolution. Ils avaient soif de changement. Mais ils ont vu très rapidement que ça n’allait nulle part et ils ont commencé à être déçus par la politique.
En 2013, les Maliens s’étaient mobilisés plus que d’ordinaire, avec un taux de participation de 51 % au premier tour et de 49 % au second...
C’est dû au choc de la guerre. Quand il y a eu l’offensive djihadiste dans le nord, les Maliens ont senti qu’il y avait péril en la demeure. D’où ce sursaut de mobilisation. Le pays était en danger. IBK a bénéficié d’un vote massif car ils pensaient que c’était un homme à poigne, capable d’imposer un Etat fort. Mais 2013 est vraiment une exception.
Lors des scrutins présidentiels, les abstentionnistes ont toujours été plus nombreux que les votants. Quel est le rapport des Maliens à la démocratie ?
Les Maliens ont constaté qu’en fin de compte, les élections n’apportent aucun changement dans leur vie quotidienne. Au contraire, ils voient qu’ils s’appauvrissent, que la corruption progresse, qu’il n’y a pas de progrès social. Ils voient les élections comme une impasse. L’abstentionnisme est un vote de protestation.
Quant à la démocratie, c’est quelque chose qui a été importé, parachuté et imposé aux Maliens par les Occidentaux. Mais ce modèle politique ne marche pas chez nous. Dans notre culture politique, n’importe qui ne peut pas être chef. Il y a des systèmes de stratifications sociales. Or la démocratie a la prétention de faire en sorte que n’importe qui peut devenir chef. Le modèle démocratique qui a été importé ne nous convient pas. Il faudrait le réadapter, le réinventer.
Comment ?
Il faudrait réfléchir à un modèle de représentation endogène, revenir aux racines, retourner voir comment étaient gérées nos communautés villageoises. Il y a une sorte de démocratie traditionnelle qui existait dans nos communautés et que malheureusement la colonisation est venue briser. Mais il y a encore des survivances.
La case du village, construite près de la concession du chef, est une sorte de parlement communautaire. On s’y réunit pour régler les problèmes du village et toutes les couches sociales y sont représentées : les chefs des grandes familles, les jeunes, les femmes. Il y a une distribution de la parole. Le chef écoute et sa décision est l’expression d’un consensus.
Ce sont des sources d’inspiration qui montrent qu’il y a d’autres façons de gérer l’Etat. Je pense qu’il faut tout repenser : le système, le modèle, les hommes et les procédures.
Selon vous, quel impact aura cette forte abstention sur la gouvernance du pays ?
Le président manquera de légitimité populaire. Il va être plus faible qu’avant et ne pourra pas imposer aux Maliens les réformes qui sont exigées, notamment dans le cadre des accords de paix d’Alger. Il y aura une paix de façade, mais les vrais problèmes ne seront pas résolus.


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ De la lumière à l’ombre (2/6). L’ancien ministre vit toujours à Lyon, dont il fut élu maire en 1989. Cette campagne électorale, la dernière, lui a valu une condamnation. Aujourd’hui, il s’épanouit dans le monde entrepreneurial.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Trois personnes ont été blessées. Le suspect n’était pas connu des services de renseignement. Il s’agit d’un Britannique d’origine soudanaise.
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Attentat à Londres : une voiture fonce sur le Parlement

Trois personnes ont été blessées. Le suspect n’était pas connu des services de renseignement. Il s’agit d’un Britannique d’origine soudanaise.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 10h09
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 10h25
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



   


Après la série noire de 2017, le Royaume-Uni n’avait pas été secoué par un attentat depuis onze mois. Mardi 14 août, le risque terroriste a ressurgi, quand un homme a sciemment lancé sa voiture vers un groupe de cyclistes et de piétons devant le Parlement britannique, avant de s’encastrer dans les barrières de sécurité. Le bilan est limité : trois blessés, dont deux légers et une femme dont les blessures sont graves mais dont la vie n’est pas en danger.
Rapidement, la police britannique a confirmé qu’elle considérait cet acte comme terroriste. « Etant donné que cela semble être une attaque délibérée, étant donné la méthode et le site iconique choisi, nous traitons cela comme un incident terroriste », a expliqué Neil Basu, qui dirige la branche antiterroriste de Scotland Yard. La motivation du conducteur, qui refuse de coopérer avec la police, n’est pas connue.
Le véhicule, une Ford Fiesta de couleur gris métallisé, avait été conduit la veille de Birmingham à Londres, avant d’être garé dans le centre de la capitale pendant la nuit. Ensuite, le conducteur a tourné pendant plus d’une heure et demie autour de Westminster.
Quand il s’est finalement décidé, à 7 h 37, il a fauché à contresens cyclistes et piétons qui attendaient au feu rouge, avant de traverser un trottoir, de s’enfoncer entre les barrières de sécurité menant à l’entrée de la chambre des Lords et de s’encastrer dans la barrière. Deux policiers sur place ont juste eu le temps de sauter pour éviter la voiture. Le suspect a immédiatement été arrêté.
« J’ai vu un homme qui conduisait très vite vers le Parlement, a expliqué à la BBC Jason, un témoin. Il allait assez vite, je dirais à 40-50 miles par heure [65-80 km/h] dans une zone qui est limitée à 20 miles par heure. Selon moi, c’était un acte délibéré. La voiture n’a pas fait d’embardées, c’était un choc délibéré. »
L’attaque semble avoir été peu préparée
Le suspect n’était pas connu des services de renseignement. Il habite Birmingham et a 29 ans. Il est britannique, mais originaire d’un autre pays, selon Ben Wallace, secrétaire d’Etat chargé de la sécurité intérieure. La presse britannique a révélé le nom de cet homme : il s’agirait de Salih Khater, un Britannique d’origine soudanaise. Mardi après-midi, la police a fouillé deux propriétés à Birmingham et une à Nottingham, en lien avec l’enquête. Selon les voisins de celle située à Nottingham, six Soudanais habitaient l’appartement qui intéressait les forces de l’ordre.
L’attaque s’est déroulée alors que le Parlement est en vacances. Elle a été réalisée avec une petite voiture peu puissante, et le suspect n’avait pas d’arme avec lui. La menace terroriste demeure classée « sévère » au Royaume-Uni, le deuxième niveau le plus élevé.
Depuis mars 2017, treize attentats islamistes et quatre d’extrême droite ont été déjoués par les autorités britanniques, selon le porte-parole de la première ministre, Theresa May. Fin juin, il y avait 676 enquêtes terroristes en cours. Entre 2000 et 2017, 2 029 arrestations ont eu lieu pour des activités terroristes, dont 412 rien qu’en 2017.
Cette année-là, le Royaume-Uni a été secoué par une vague d’attentats. Le premier, faisant cinq morts, s’était déroulé le 22 mars 2017, à quelques dizaines de mètres de l’attaque de ce mardi. Un Britannique de 52 ans, Khalid Masood, avait lancé sa voiture sur le trottoir du pont, fauchant les passants. Il avait ensuite réussi à entrer dans la cour située devant Westminster, poignardant à mort un officier de police. De nouvelles mesures de sécurité ont depuis été mises en place autour du Parlement.
Les attentats suivants ont eu lieu lors d’un concert le 22 mai 2017 à Manchester (23 morts), sur London Bridge le 3 juin 2017 (8 morts), et à la station de métro de Parsons Green, à Londres, le 15 septembre 2017 (l’explosif n’a pas fonctionné comme prévu, ne faisant que des blessés). Un attentat islamophobe a aussi été commis le 19 juin 2017, quand un homme a lancé sa voiture sur un groupe de musulmans sortant d’une mosquée, faisant un mort.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ L’indicateur établi par l’Insee s’élève à 9,1 % pour la France entière, une baisse moins forte qu’attendu par l’institut.
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Le taux de chômage baisse de 0,1 point au deuxième trimestre

L’indicateur établi par l’Insee s’élève à 9,1 % pour la France entière, une baisse moins forte qu’attendu par l’institut.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 08h59
 • Mis à jour le
14.08.2018 à 10h02
   





                        



Après une légère remontée au 1er trimestre, le taux de chômage a repris sa baisse au 2e trimestre (- 0,1 point), pour s’établir à 9,1 % pour la France entière (hors Mayotte), selon des chiffres provisoires de l’Insee publiés mardi 14 août.
Sur un an, le taux de chômage, mesuré par l’Institut national de la statistique selon les normes du Bureau international du travail (BIT), est en baisse de 0,3 point.
L’indicateur reste au-dessus du plancher de 8,9 % (chiffre révisé à la baisse) atteint à la fin 2017.
La baisse du 2e trimestre est moins forte qu’attendu. Dans ses dernières prévisions publiées en juin, l’Insee tablait sur un recul de 0,2 point.
Toutes ces évolutions sont toutefois à analyser avec prudence, car elles se situent dans la marge d’erreur de l’indicateur (+/- 0,3 point).

        Lire aussi :
         

                Chômage de longue durée : dix territoires en France se mobilisent



Le chômage des 15-24 ans à 20,8 %
Sur le trimestre, les jeunes (- 0,6 point) et les catégories d’âge intermédiaires (- 0,1 point) ont vu leur situation s’améliorer, tandis que celle des seniors est restée stable. Le taux de chômage des 15-24 ans s’est établi à 20,8 %, son plus bas niveau depuis la fin 2008, celui des 50 ans et plus se situe à 6,5 %.
En moyenne, l’Insee a comptabilisé 2,70 millions de chômeurs au deuxième trimestre, en baisse de 48 000 (- 1,7 %) sur trois mois et de 104 000 (- 3,7 %) sur un an.
Parmi eux, 1,04 million cherchent du travail depuis au moins un an. Le taux de chômage de longue durée est stable sur trois mois, à 3,6 % de la population active.
Parallèlement au taux de chômage, le « halo autour du chômage » a, lui aussi, baissé au deuxième trimestre. Ces personnes souhaitant travailler, mais qui ne sont pas comptabilisées parce qu’elles ne cherchent pas activement ou ne sont pas disponibles immédiatement, étaient 1,46 million au deuxième trimestre (- 19 000 sur le trimestre, - 25 000 sur un an).
Enfin, le taux d’emploi, c’est-à-dire la proportion de 15-64 ans qui travaillent, a légèrement augmenté (+ 0,1 point), à 65,8 %, son plus haut niveau depuis le début des années 1980.

        Lire aussi :
         

                Pourquoi le chômage n’a pas baissé au deuxième trimestre






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Le chercheur Raberh Achi estime, dans une tribune au « Monde », que toutes les tentatives d’organiser l’islam de France par le haut et de façon jacobine ont suscité une méfiance des musulmans.
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« Les Français de culture musulmane ont besoin d’être reconnus comme pleinement citoyens »

Le chercheur Raberh Achi estime, dans une tribune au « Monde », que toutes les tentatives d’organiser l’islam de France par le haut et de façon jacobine ont suscité une méfiance des musulmans.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 06h29
 • Mis à jour le
14.08.2018 à 07h01
    |

Raberh Achi (Professeur agrégé de sciences sociales, en thèse de science politique sur la laïcité en Algérie à la période coloniale)







                        



                                


                            

Tribune. Deux déclarations, ces derniers mois, du président de la République Emmanuel Macron laissent perplexe sur sa vision des relations entre l’islam et la laïcité.
Le 4 janvier, en présentant ses vœux aux représentants des cultes, il a estimé que la loi de 1905 n’avait « pas pensé le fait religieux avec et par l’islam, parce qu’il n’était pas présent dans notre société, comme il l’est aujourd’hui ». Plus récemment, devant le Parlement réuni en Congrès, le 9 juillet, il a fait l’annonce d’une consultation devant mener à un « cadre et à des règles » pour l’islam de France.
Le chef de l’Etat est-il fondé en droit à engager une telle refonte ? Les cultes ne sont-ils pas égaux devant la loi ? L’Etat n’est-il pas cantonné à garantir le régime le plus favorable à la liberté de conscience et à l’exercice du culte ?

Les musulmans de France, en l’occurrence ceux d’Algérie, furent bel et bien des acteurs de l’histoire de la laïcité, mais diminués et sous contrôle
Ces déclarations reflètent une méconnaissance et un impensé qui trouvent leur origine dans la période coloniale. En 1905, le Parlement a décidé de traiter l’islam à l’égal des autres religions en appliquant la loi à l’Algérie. Le pouvoir exécutif a entériné par la suite un régime d’exception en vigueur jusqu’en 1962. Les musulmans de France, en l’occurrence ceux d’Algérie, furent bel et bien des acteurs de l’histoire de la laïcité, mais diminués et sous contrôle. L’interventionnisme de l’Etat qui prévalait avant 1905 s’est poursuivi à travers des associations cultuelles sous surveillance, des imams triés sur le volet pour recevoir des indemnités, et l’encadrement du pèlerinage à La Mecque pour, déjà, préserver les musulmans français des influences étrangères, ou encore la régulation des biens religieux et des revenus qu’ils généraient.
Contrôle des richesses
Ce tropisme « césaropapiste » n’a pas totalement disparu. Il transparaît dans...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Interrogée sur RTL, la ministre de l’enseignement supérieur a aussi assuré que tous les jeunes inscrits sur Parcoursup auront une proposition à la rentrée.
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Occupations d’universités : 7 millions d’euros de dégâts selon Frédérique Vidal

Interrogée sur RTL, la ministre de l’enseignement supérieur a aussi assuré que tous les jeunes inscrits sur Parcoursup auront une proposition à la rentrée.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 16h01
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 16h33
   





                        



   


Les dégâts liés aux occupations d’universités pendant le printemps se chiffrent à environ 7 millions d’euros, selon la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, interrogée sur RTL lundi 13 août.
« Je me suis engagée auprès des présidents d’université de manière que les bâtiments puissent être remis en état pour que la rentrée se déroule bien », a-t-elle indiqué, regrettant le résultat des actions de « quelques dizaines d’extrémistes ». Elle avait précédemment évalué à plus de 5 millions la facture totale.
Bilan de Parcoursup fin septembre
Interrogée sur les ratés de la plate-forme Parcoursup, et sur les 66 000 jeunes inscrits n’ayant à cette date pas reçu de réponse positive à leurs demandes d’intégration dans l’enseignement supérieur, la ministre distingue les jeunes en recherche « active » et les autres : « Sur ce chiffre de 66 000 jeunes, il y a 16 000 jeunes (dont 9 000 bacheliers) qui sont en recherche active et 50 000 que nous cherchons à contacter et qui, pour le moment, ne répondent pas à nos sollicitations, et que l’on considère donc comme inactifs. (...) Tout le monde aura une proposition à la rentrée, c’est un engagement », a-t-elle assuré.
Sur 812 050 candidats inscrits sur Parcoursup, 591 416 avaient accepté une proposition au 13 août et 154 980 avaient quitté la plate-forme.
La ministre, qui prévoit de recevoir les recteurs le 22 août, en vue d’un bilan sur la nouvelle plate-forme à la fin septembre, a reconnu que des améliorations étaient sans doute possibles en matière d’informations sur l’attente et de délai de réponse.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ A l’instar des antipesticides, le ministre de la transition écologique et solidaire s’est réjoui du jugement américain contre la firme du groupe allemand Bayer.
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Procès Monsanto : « la fin de l’arrogance » selon Nicolas Hulot

A l’instar des antipesticides, le ministre de la transition écologique et solidaire s’est réjoui du jugement américain contre la firme du groupe allemand Bayer.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 10h52
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 11h47
    |

            Pierre Le Hir








                        



   


A l’avenir, « n’attendons pas la démonstration du pire pour agir », car alors « les poisons auront fait leurs effets et leurs victimes seront excessivement nombreuses ». Le ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a été l’un des premiers à réagir à la condamnation de Monsanto, vendredi 10 août, par la justice californienne. Sur BFM-TV, il a appelé dès le lendemain, à « appliquer enfin le principe de précaution », en fustigeant la firme américaine, aujourd’hui dans le giron du groupe allemand Bayer.

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Dimanche 12 août, dans une interview à Libération, M. Hulot se montre encore plus virulent. « C’est le début de la fin de l’arrogance, de la suffisance de ce couple maudit Monsanto-Bayer. Cette décision confirme ce que de nombreux lanceurs d’alerte ont dit depuis tant d’années sur la dangerosité du glyphosate », déclare-t-il. Et d’ajouter : « C’est une décision de justice très argumentée, qui est providentielle, car elle rend enfin visible ce que certains s’obstinaient à ignorer depuis trop longtemps : le fait que l’objectif dissimulé de Monsanto, sa stratégie ignoble, est de mettre en coupe réglée les ressources alimentaires de la planète. »
Interdit en France en 2021
Le ministre salue un jugement qui « vient corriger l’indifférence des politiques vis-à-vis de cette firme, qui dure depuis des décennies ». Il n’a pas précisé si sa remarque visait les membres du gouvernement, qui, eux, ne se sont pas exprimés. A ce stade, pourtant, M. Hulot ne prévoit pas d’accélérer la sortie du glyphosate en France. Le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, s’est engagé à ce que l’herbicide, classé comme « cancérogène probable » par le Centre international de recherche sur le cancer, soit interdit en France en 2021 pour ses principaux usages, et complètement d’ici cinq ans. Mais le gouvernement a refusé que cette interdiction soit inscrite dans le projet de loi sur l’agriculture et l’alimentation.

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Si l’affaire ne suscite que peu de commentaires aux Etats-Unis, où elle n’est guère reprise dans les médias, elle donne lieu en revanche à beaucoup de réactions dans l’Hexagone, surtout dans le camp des antipesticides. L’association Générations futures se félicite d’« une décision historique qui reconnaît le caractère cancérogène de ces produits à base de glyphosate et la responsabilité de Monsanto dans le fait de les avoir mis sur le marché sans en avertir le consommateur ». Pour son directeur, François Veillerette, cette condamnation « souligne l’urgence de retirer les pesticides à base de glyphosate du marché, ce que nous appelons le gouvernement français à faire au plus vite ».
Même satisfaction du côté de la Confédération paysanne. « Ce jugement, c’est une nouvelle fois la preuve que les pesticides sont dangereux pour la santé, des utilisateurs en premier lieu – et donc des paysans et des paysannes – et puis, par ricochet, aussi de ceux qui consomment les produits, estime son porte-parole, Laurent Pinatel. Il faut absolument se donner les moyens de sortir des pesticides, de cette dépendance. »

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« Notre première réaction, c’est de dire “enfin et heureusement”, parce qu’avec tous les éléments à charge contre Monsanto, il aurait été absolument incompréhensible qu’il ne soit pas condamné », indique pour sa part Suzanne Dalle, de Greenpeace France. « La justice agit là où le gouvernement n’est pas présent. » 
Le revers subi par Monsanto devant la justice américaine, en première instance, n’a toutefois pas empêché le groupe chimique et pharmaceutique Bayer de réaffirmer l’innocuité de l’herbicide incriminé. « Sur la base de preuves scientifiques, d’évaluations réglementaires à l’échelle mondiale et de décennies d’expérience pratique d’utilisation, Bayer estime que le glyphosate est sûr et non cancérogène », a déclaré, samedi, un porte-parole du géant allemand. Le groupe a déjà annoncé son intention de faire appel de la condamnation de Monsanto (une amende 248 millions d’euros).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ La nouvelle direction accuse la cofondatrice du média alternatif de gauche, partie rejoindre La France insoumise, d’avoir caché la réalité des comptes.
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Sophia Chikirou veut faire payer ses anciens camarades du « Média »

La nouvelle direction accuse la cofondatrice du média alternatif de gauche, partie rejoindre La France insoumise, d’avoir caché la réalité des comptes.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 06h32
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 14h52
    |

            François Bougon








                        



                                


                            
La deuxième saison du Média n’a pas commencé, mais tout laisse penser qu’elle sera aussi trépidante que la première. Ce média alternatif de gauche lancé en janvier traverse une crise d’une ampleur inédite. Comme l’a révélé Mediapart, l’une des chevilles ouvrières du Média et ex-conseillère de communication de Jean-Luc Mélenchon, Sophia Chikirou, poussée à la démission pendant l’été, a annoncé vouloir saisir la justice, alors que la nouvelle direction s’interroge sur des mouvements de fonds réalisés juste avant qu’elle ne quitte la direction, fin juillet.
Les six premiers mois de cette petite entreprise (35 salariés dont une douzaine de journalistes) avaient déjà été riches en polémiques, notamment sur le départ de la première présentatrice ou la diffusion d’une fausse information à propos de l’évacuation policière de l’université Tolbiac… Mais, en juin, lors du dernier point d’étape diffusé sur YouTube, les dirigeants affichaient à l’écran une belle unité et un certain optimisme.
Mme Chikirou, cofondatrice aux côtés du psychanalyste Gérard Miller et du producteur Henri Poulain, revendiquait alors plus de 19 000 « socios » qui, grâce à leurs contributions, permettent à la structure de se financer. Et même si Le Média perdait 32 000 euros par mois, elle se réjouissait du lancement d’un mensuel papier, 99 %, et présentait un plan de développement prévoyant notamment la mise en place d’une coopérative pour mettre fin au bricolage juridique (une association détient deux sociétés, l’une salariant les journalistes, l’autre gérant les aspects techniques). L’objectif était d’atteindre les 25 000 « socios » d’ici à la fin de l’année 2018 pour assurer l’équilibre financier.

Deux mois plus tard, Sophia Chikirou n’imagine plus l’avenir : elle tente de justifier le passé. Tout s’est joué lors d’un séminaire de deux semaines en juillet, où, selon Henri Poulain, « certains ont dénoncé une gouvernance...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ L’ex-chef de l’Etat, qui pourrait se rendre à La Rochelle le 25 août pour l’université d’été des élus PS, envisage d’y prononcer un discours sur l’Europe.
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François Hollande, la « mouche du coche » d’Emmanuel Macron

L’ex-chef de l’Etat, qui pourrait se rendre à La Rochelle le 25 août pour l’université d’été des élus PS, envisage d’y prononcer un discours sur l’Europe.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 06h31
 • Mis à jour le
14.08.2018 à 08h58
    |

                            Astrid de Villaines








                        



                                


                            

La tournée des librairies de François Hollande pour dédicacer son ouvrage Les Leçons du pouvoir (Stock, 288 p., 22 euros) devait s’arrêter avant l’été. Puis, elle a été prolongée au mois de juillet. Il ne devait rien se passer en août, un mois de « repos » et de « vacances », comme le précisait son entourage avant la pause estivale. Mais l’ancien chef de l’Etat n’a pas pu résister…
En vacances dans les Bouches-du-Rhône avec sa compagne Julie Gayet, François Hollande a finalement décidé de se rendre dans le département voisin du Var pour une nouvelle séance de signatures, assortie d’un bain de foule. Le 5 août, l’ex-président a ainsi dédicacé son ouvrage dans une librairie de Saint-Cyr-sur-Mer (Var), à une soixantaine de kilomètres du fort de Brégançon, où le couple Macron se repose depuis le début du mois.
Difficile de ne pas y voir un fait exprès. « Il a peut-être eu un petit rire dans le cœur », en pensant à son successeur, si près, concède Michel Sapin en souriant. « Mais il ne faut pas surinterpréter. Il n’y avait rien d’organisé ni de médité », promet l’ancien ministre des finances, qui a rejoint l’équipe de l’ex-président dans ses bureaux de la rue de Rivoli. « François Hollande pouvait choisir de parler de l’affaire Benalla, mais il ne l’a pas fait. En revanche, au moment où Emmanuel Macron hésite à faire des bains de foule, lui ne résiste pas. Il y va, et souligne ainsi la différence », analyse de son côté l’ancien premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis.
En marge de sa séance de dédicaces, c’est donc un François Hollande souriant et bronzé qui a fendu la foule, serré des mains et mis en scène sa proximité avec les Français. Alors que, de son côté, son successeur n’était toujours pas sorti de la résidence d’été réservée aux présidents en exercice. Du pain bénit pour l’ancien président qui, selon l’un de ses proches amis, n’a « toujours pas digéré » la victoire...




                        

                        

