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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-1"> ¤ En 1967, sa version revue et corrigée de la chanson d’Otis Redding, sortie deux ans plus tôt, la consacra nouvelle « reine de la soul ».
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Comment Aretha Franklin a transformé « Respect » d’Otis Redding en un manifeste féministe et politique

En 1967, sa version revue et corrigée de la chanson d’Otis Redding, sortie deux ans plus tôt, la consacra nouvelle « reine de la soul ».



Le Monde
 |    16.08.2018 à 18h51
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 19h09
   





                        



R.E.S.P.E.C.T. Difficile de ne pas penser à Aretha Franklin, morte jeudi 16 août à l’âge de 76 ans, lorsqu’on épelle les sept lettres de cette valeur essentielle. Respect fut, bien sûr, d’abord écrite et enregistrée par Otis Redding, en 1965. Mais c’est bien la version revue et corrigée par Aretha Franklin en 1967 qui a fait passer la chanson à la postérité.
Plus qu’une reprise, la version sortie par la chanteuse américaine, âgée de 25 ans à l’époque, a transformé ce titre en hymne féministe et politique, consacrant son interprète comme nouvelle « reine de la soul ».

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                Aretha Franklin est morte, la soul perd sa dame



Dans le morceau original, publié sur l’album Otis Blue, M. Redding donne sa voix à un homme clamant son besoin de respect de la part de sa femme. Un respect qui lui serait dû lorsqu’il rentre chez lui, puisqu’il apporte l’argent au foyer. Mais Aretha Franklin, dans sa version enregistrée le jour de la Saint-Valentin 1967 à New York, bouscule ce schéma traditionnel en mettant ces mots dans la bouche d’une femme. 

« La ferveur dans la voix d’Aretha exigeait ce respect »
« All I’m asking is for a little respect when I come home » (« tout ce que je demande c’est un peu de respect quand je rentre à la maison ») devient alors « all I’m asking is for a little respect when you get home » (« tout ce que je demande c’est un peu de respect quand tu rentres à la maison »). « Aretha l’a personnalisée, c’est devenu le truc d’une femme », explique au Washington Post David Ritz, auteur d’une biographie de la chanteuse. « Mais sa version est si profonde et si remplie d’angoisse, de détermination, de ténacité et de toutes ces émotions contradictoires que c’en est devenu un hymne », ajoute l’auteur de Respect : The Life of Aretha Franklin (2014, non traduit).
La chanteuse de Detroit conserve les couplets d’Otis Redding mais inclut un refrain dynamisé par les chœurs, assurés par ses sœurs Erma et Carolyn, et quelques nouvelles expressions. Ce « sock it to me » répété huit fois dans le dernier couplet est un brin provocant, la phrase pouvant se traduire par « montre-moi de quoi tu es capable », voire revêtir une connotation sexuelle – même si Aretha Franklin s’en défendra.
Quand elle épelle le mot « respect », elle ne semble plus seulement le demander, mais bien l’exiger. « Pour Otis, le respect avait une connotation traditionnelle, dans le sens de l’estime », assurait le producteur d’Aretha Franklin, Jerry Wexler, dans son autobiographie, citée par le magazine Rolling Stone. « La ferveur dans la voix d’Aretha exigeait ce respect, et cela impliquait aussi une attention du point de vue sexuel… »
Aretha Franklin a modifié la chanson « de façon si radicale, que j’irais jusqu’à dire qu’elle l’a réécrite », ajoute la musicologue américaine Victoria Malawey, professeure au Macalester College de Minneapolis-Saint Paul, interviewée par l’Agence France-Presse (AFP) :
« Elle n’a pas seulement modifié quelques paroles ou changé le point de vue, elle lui a aussi apporté une nouvelle âme. »

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                Aretha Franklin : un parcours personnel et musical extraordinaire et irrégulier



Numéro un des ventes plus de douze semaines
La chanson, parue dans l’album I Never Loved A Man The Way I Loved You, son premier pour le label Atlantic Records, devient un hymne féministe mais donne aussi une voix à la cause des Noirs en lutte pour leurs droits dans l’Amérique des années 1960. Sorti en avril 1967, le titre restera numéro un des ventes pendant plus de douze semaines, précise le Washington Post.
Respect a ensuite traversé les années et été reprise par de nombreux mouvements de revendication. Dans un palmarès paru en 2004, le magazine Rolling Stone en fera la cinquième « chanson de tous les temps ». Un classement dans lequel Aretha Franklin apparaît comme la première femme, placée derrière Like a Rolling Stone de Bob Dylan, (I Can’t Get No) Satisfaction des Rolling Stones, Imagine de John Lennon et What’s Going On de Marvin Gaye.
Grâce ce tube, elle remportera les deux premiers de ses 18 Grammy Awards et lancera sa carrière internationale. Un classique de la musique américaine que l’on peut entendre par ailleurs dans une trentaine de films, de Platoon à Blues Brothers en passant par Forrest Gump.
Quelques mois avant de périr dans un accident d’avion en décembre 1967, Otis Redding jouera Respect sur la scène du Festival de Monterey, non sans un clin d’œil à la nouvelle star de la soul : « La prochaine chanson est une chanson qu’une fille a emmenée loin de moi. Une bonne amie, cette fille, elle m’a juste pris la chanson. Mais je vais quand même la jouer. »




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-2"> ¤ Dès avant même sa parution, prévue le 22 août, le roman d’Emilie Frèche, « Vivre ensemble », agite jusqu’au président de l’Assemblée nationale.
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L’« affaire Emilie Frèche » : pourquoi tant de tapage en plein mois d’août

Dès avant même sa parution, prévue le 22 août, le roman d’Emilie Frèche, « Vivre ensemble », agite jusqu’au président de l’Assemblée nationale.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 18h00
    |

            Raphaëlle Leyris








                        



                                


                            

La querelle littéraro-familiale publique tend légèrement à se raréfier. Trois ans, en effet, que le coup d’envoi de la rentrée n’avait pas été donné par un tel foin – depuis que Simon Liberati avait été accusé par sa belle-mère de porter atteinte à sa vie privée dans Eva (Stock, 2015). Mais le mercredi 8 août a éclaté l’« affaire Emilie Frèche ». L’écrivaine fait paraître chez Stock Vivre ensemble (288 p., 19,50 €), roman qui veut mettre en parallèle la difficulté de faire société après le 13-Novembre avec celle de recomposer une famille, en racontant notamment les heurts de l’héroïne, Déborah, avec le fils de son nouvel amoureux, un petit garçon perturbé, manipulé par une mère hystérique.
Un encart inséré dans chaque exemplaire
Le 8 août, donc, L’Express a publié sur son site une interview de Séverine Servat de Rugy. Aujourd’hui épouse du président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, celle-ci a eu un fils, aujourd’hui âgé de 11 ans, avec Jérôme Guedj, ancien député socialiste et désormais compagnon d’Emilie Frèche. Dans cet entretien, Séverine Servat de Rugy affirme que Vivre ensemble « relève du viol de l’intimité » et du « harcèlement textuel ». « J’ai été d’autant plus bouleversée que l’on s’attaquait à mon fils, en braconnant dans sa vie et la mienne », dit celle qui révèle avoir menacé de demander l’interdiction du livre et a en tout cas déjà obtenu l’insertion d’un encart dans chaque exemplaire, mentionnant sa certitude « que des passages du présent ouvrage portaient atteinte de manière répétée à l’intimité de sa vie privée et à celle de son enfant mineur – ce qui a été contesté par l’auteur ». 
Une fois la dispute rendue officielle, Emilie Frèche donne sa version des faits : sur Bibliobs, elle rappelle, sans surprise, que « tous les écrivains s’inspirent du réel, ou de leur vécu », avant de se dire « stupéfaite » qu’une personne...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-3"> ¤ Série « C’était mieux avant ? » (6/6). Avec son esthétique du gigantisme, l’art contemporain dominant est paradoxalement devenu le vecteur principal de l’enlaidissement du monde, estime l’écrivaine.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-4"> ¤ Don McCullin, photographe (5/6). Au milieu des années 1980, las de la guerre et de la douleur, le Britannique arpente les reliefs de la campagne anglaise avant de magnifier les vestiges de l’Empire romain en terres arabes. Des images qui ressemblent étrangement à des champs de bataille.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-5"> ¤ Un artiste, une matière (5/6). Avec une équipe de 13 personnes et une soixantaine de maîtres verriers dans le monde, il explore, à toutes les échelles, ce matériau.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-6"> ¤ Des personnalités de tous horizons racontent une chanson qui a marqué leur vie.
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                La chanson d’amour d’Ariane Ascaride : « Anna e Marco », de Lucio Dalla


Des personnalités de tous horizons racontent une chanson qui a marqué leur vie.

Le Monde
                 |                 16.08.2018 à 17h00
                 |

            Alexis Duval

















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César de la meilleure actrice en 1997, Ariane Ascaride est une figure bien connue du cinéma français. Muse de Robert Guédiguian, son époux, avec qui elle a tourné près de vingt films, elle sera à l’affiche cet automne des « Chatouilles », d’Andréa Bescond et d’Eric Métayer.
La première chanson à laquelle je pense, c’est une chanson de Lucio Dalla qui s’appelle Anna e Marco. C’est un très grand compositeur italien très influencé par le jazz. Un de ses titres les plus célèbres est Ti voglio bene assaje, qui parle du ténor Caruso. En France, on connaît peu cet immense auteur. C’est magnifique, la manière dont il parle des gens avec humanisme, avec poésie.
La première fois que je l’ai entendue, j’avais l’impression que c’était une chanson pour Robert Guédiguian et moi. Elle raconte l’ambiance dans laquelle nous vivions au moment de son premier film, Dernier été. Anna permalosa, Anna la susceptible, un peu fragile, « Marco, grosse scarpe e poca carne », Marco, grandes chaussures et peu de chair, maigre… Si on traduit les paroles, c’est vraiment amusant, parce que c’est tout nous ! Cette fille veut tout le temps danser sur des airs de comédie musicale, le garçon et elle se regardent, s’en vont et décident de marcher ensemble dans la rue… Cela nous ressemblait énormément.
Jeunesse formidable
Chaque fois que je l’entends, j’ai des images de la fin des années 1970, quand on avait une vingtaine d’années. Cette chanson m’évoque les souvenirs d’une jeunesse formidable. Elle me rappelle moi derrière la moto, un été incroyable où il faisait très chaud et pendant lequel nous avons tous les deux voyagé en Europe de l’Est. Cet été-là aussi, on a éprouvé un certain désespoir en traversant des pays dits socialistes ; notre idéal en prenait un sacré coup. Cela n’avait rien à voir avec ce à quoi on s’attendait.
Anna e Marco me rappelle le début de la vie ensemble, nous deux qui nous rencontrons, qui nous découvrons… C’était une époque où on se disait que le monde allait vraiment changer, il y avait un rapport à l’autre très différent de maintenant. C’était avant ces trente ans d’individualisme qui ont commencé dans les années 1980.
Et puis Anna e Marco, c’est l’Italie pure, géniale de cette époque, l’Italie de la culture, de la beauté, de l’art… Cette histoire d’amour entre deux pauvres peut faire penser à des films de Luigi Comencini ou de Vittorio De Sica. Je suis issue de l’immigration italienne. Cette langue, je l’ai apprise, elle est très chère à mon cœur. Je suis fière que la chanson de notre rencontre soit italienne, c’est comme si elle était pour moi, à moi, simplement par le fait qu’elle n’est pas en français. Un Français ne l’aurait pas écrite de la même manière… Cette chanson est une évidence.

Le Monde Festival : la tribu Guédiguian. « Le Monde » organise dans le cadre du Monde Festival une rencontre entre le cinéaste Robert Guédiguian et les acteurs Ariane Ascaride et Jean-Pierre Darroussin. L’événement se tiendra, samedi 6 octobre 2018 de 14 heures à 15 h 30, au théâtre des Bouffes du Nord. Réservez vos places en ligne sur le site.

Leurs chansons d’amour
Catherine Deneuve : « Les parapluies de Cherbourg », de Michel Legrand
Daniel Pennac : « Ça va ça vient », de Boby Lapointe
Christophe André : « Cécile, ma fille », de Claude Nougaro
Bernard Cazeneuve : « Vienne », de Barbara
Vincent Dedienne : « L’Amitié », de Françoise Hardy
Pénélope Bagieu : « Don’t Cry », de Guns N’Roses
Erik Orsenna : « Pierre », de Barbara
Agnès B : « L’Affiche rouge », de Léo Ferré
Christophe Michalak : « With or Without You », de U2
Marianne James : « Ne me quitte pas », de Jacques Brel
Arnaud Montebourg : « D’aventures en aventures », de Serge Lama
Irène Théry : « I’m Your Man », de Leonard Cohen
Michel Cymes : « Le Premier Pas », de Claude-Michel Schönberg
François Morel : « L’Heure du thé », de Vincent Delerm
Irène Jacob : « Message personnel », de Françoise Hardy
Boris Cyrulnik : « Rendez-vous sous la pluie », de Jean Sablon
Michel-Edouard Leclerc : « Les Mots bleus », de Christophe
Delphine de Vigan : « Les Fourmis rouges », de Michel Jonasz
Valérie Pécresse : « La Chanson des vieux amants », de Jacques Brel
Serge Trigano : « Seras-tu là ? », de Michel Berger
Isabelle Carré : « All is Full of Love », de Björk
André Manoukian : « But not For Me », par Cole Porter
Anne-Sophie Pic : « La déclaration d’amour », de France Gall
Françoise Fabian : « Un jour tu verras », de Mouloudji
Christiane Taubira : « Cry Me a River », d’Ella Fitzgerald
Tatiana de Rosnay : « I’m Not in Love », de 10CC
Bruno Le Maire : « Still Loving You », des Scorpions



Rendez-vous du 5 au 7 octobre au Monde Festival 2018 !
Aimer ! C’est le thème de la 5e édition du Monde Festival, qui se tiendra du vendredi 5 au dimanche 7 octobre 2018 à l’Opéra Bastille, au Palais Garnier, au théâtre des Bouffes du Nord et au cinéma Gaumont Opéra. 
Un rendez-vous porté par les journalistes du « Monde », qui propose au public des rencontres rares, une quarantaine de débats d’actualité, des projections de films inédits, des spectacles. 
Aimer, c’est prendre position, défendre, partager un projet, un coup de cœur, une passion. C’est aussi explorer le champ de l’intime, du désir, des liens personnels qui fondent nos sociétés.
Retrouvez la programmation du festival et achetez vos billets.
Retrouvez les moments forts et les vidéos des éditions précédentes.




Alexis Duval
    













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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-7"> ¤ Histoires de langue (5/6). Dans notre pays très centralisé, le cœur d’autres langues bat encore doucement et contribue à la richesse de notre culture.
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Histoires de langue (5/6). Dans notre pays très centralisé, le cœur d’autres langues bat encore doucement et contribue à la richesse de notre culture.

Le Monde
                 |                 16.08.2018 à 17h00
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                            Marion Hérold

















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En sortant du Musée historique de la ville de Strasbourg, où je me trouvais hier avec vous, je me dirigeai vers la Petite France, longeant l’Ill ou un de ses bras (cette rivière en a plus que la déesse Kali), et traversai le quartier du Finkwiller (der Fink, « le pinson », en allemand). Une modeste plaque commémorative indique, sur un modeste immeuble, que là habitèrent, de 1906 à 1925, les frères Matthis (Albert, mort en 1930, et Adolphe, mort en 1944). Un peu plus loin, un pont porte leur nom.
Ces deux frères poètes, jumeaux de surcroît (ce dont ne peuvent se prévaloir ni les Grimm ni les Goncourt), nés en 1874, habitèrent ensemble toute leur vie, et toujours au bord de l’Ill. Ils composèrent exclusivement en alsacien, avec une sensibilité postromantique qui les rattache plutôt au XIXe siècle.
« Net aaner vun es wurd vergesse/Do helft kaan Ducke – s’batt kaan Stoltz/E jeder grie’t ne angemesse/De bardessü üss Danneholtz (…). » (« On n’oubliera personne/Pas la peine de se baisser ni de faire le fier/Pour chacun on prendra la mesure/Du pardessus en bois de sapin » ; aimablement traduit par Pierre Kretz, coauteur avec Astrid Ruff de L’Alsace pour les nuls, (First Editions, 2010).
Et la langue d’Oc, alors ?
Mais me voilà bientôt à l’autre bout de la France, et par-delà les flots, dans l’île de Groix (Morbihan), sauvage et riante. Je suis accueillie par un concert d’oiseaux variés et infatigables (ah, c’est donc ici qu’ils sont !). Et puis il y a le souvenir d’un Groisillon, Jean-Pierre Calloc’h, dit « Bleimor » (le loup de mer), mort en 1917 sur le front de la Somme, à l’âge de 29 ans.
Tel un amer, sur la côte nord de l’île, un monument surmonté d’une statue célèbre de tout son granit ce barde breton : « Me zo er Gédour Braz én é sau ar er hleu/Oll Keneo er bed é en noz-man é viram. » (« Je suis le grand veilleur debout sur la tranchée/C’est toute la beauté du monde que je garde...


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-8"> ¤ La « reine de la soul » américaine est morte d’un cancer du pancréas, jeudi, à l’âge de 76 ans, à son domicile à Detroit.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-9"> ¤ Archives. Seul concert d’Aretha Franklin en Europe en 1977, il est marqué par la lecture d’une scène de « Cyrano de Bergerac » et l’attitude d’un public de gougnafiers.
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Mort d’Aretha Franklin : quand la « reine de la soul » enchantait le Palais des sports de Paris

Archives. Seul concert d’Aretha Franklin en Europe en 1977, il est marqué par la lecture d’une scène de « Cyrano de Bergerac » et l’attitude d’un public de gougnafiers.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 16h46
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 17h46
    |

                            Francis Marmande








                        



                                


                            
Lundi 28 novembre 1977, soleil pâle : la reine de la soul music, l’impératrice des musiques de l’âme, la fille du révérend Franklin chavirée par le style de Ray Charles, l’homologue de James Brown, mais femme-femme, trois fois femme, Aretha Franklin, est au Palais des sports de Paris.
Robe lamée, éclairages pour Holiday on Ice, esthétique tchécoslovaque, sono de salle des pas perdus à la gare Saint-Lazare, prix stratosphériques, orchestre sous-payé, bouillie sonore, public très mixte, ce qui n’est, sauf pour le free jazz, la musique antillaise et le blues, à l’époque jamais la règle. Dehors, queue de comète du gauchisme virulent, affaire de l’avocat allemand des chefs de la Fraction armée rouge Klaus Croissant, c’est soir de manif.

Le concert d’Aretha Franklin est son seul concert en Europe. Son Aretha in Paris avait été enregistré en public dans les premiers jours de mai 1968. Le concert commence avec un solide retard. Ambiance d’échauffourée larvée. Le côté non voulu de la carrière d’Aretha est émouvant : cet enfant qu’elle a à 14 ans, sans bien savoir ; l’aspect étape des Alpes de sa course sentimentale ; celui, étape des Pyrénées avec quatre cols, de ses relations avec ses maisons de production, tout cela finit par toucher énormément et s’inscrit dans sa voix.
A l’époque du Palais des sports, elle vient de tomber sous la houlette de l’immense et méconnu Curtis Mayfield (il lui permet d’enregistrer, en 1976, la bande originale du film Sparkle). Bien plus tard, Curtis Mayfield reste paralysé pour avoir pris un projecteur sur le crâne. Le dialogue d’Aretha Franklin avec le malheur n’est pas moins constant que celui qu’elle instaure avec la gloire.
De toute façon, comme Nina Simone, elle voulait être concertiste et uniquement concertiste, puisqu’elle en avait la compétence et la reconnaissance académique. Mais, Noire. Et il se trouve aujourd’hui de petites douanières de la pensée...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-10"> ¤ Archives. La « reine de la soul » a tiré sa révérence jeudi 16 août, à l’âge de 76 ans. Le 8 mai 1968, notre chroniqueur musical Lucien Malson publiait dans « Le Monde » la critique enthousiaste d’un concert parisien.
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Archive : Aretha Franklin, « force et grâce » à l’Olympia en 1968

Archives. La « reine de la soul » a tiré sa révérence jeudi 16 août, à l’âge de 76 ans. Le 8 mai 1968, notre chroniqueur musical Lucien Malson publiait dans « Le Monde » la critique enthousiaste d’un concert parisien.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 16h14
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 17h15
   





                        


Ancien chroniqueur de jazz au Monde, Lucien Malson publiait le 8 mai 1968 une critique enjouée à l’issue d’un concert à l’Olympia de la légende de la soul, Aretha Franklin, décédée le 16 août.

        Lire le portrait :
         

          La soul perd sa dame, Aretha Franklin



8 mai 1968. Que le jazz ait fécondé les variétés, qu’il ait eu avec elles des rejetons plus ou moins charmants, qu’il ait en tout cas modifié l’apparence de l’art populaire occidental, voilà ce dont on ne peut douter. D’autre part, ce grand séducteur voyage sous des noms nouveaux et, muni de faux papiers d’identité, va de New York à Londres et de Londres à Paris. Qu’est-ce donc que le « rhythm and blues » authentique, sinon une musique qui n’existe que pour le swing et ne vaut que par lui ?
En ce domaine, les Noirs des Etats-Unis nous ont toujours paru difficilement imitables, non par le fait de quelque génie racial – à supposer qu’il soit concevable, celui-ci se trouverait aujourd’hui fort dilué –, mais en raison des circonstances de leur vie. Ce n’est pas un hasard, par exemple, si les talents de la plupart des chanteuses de couleur, depuis la guerre, éclosent dans les églises avant de s’épanouir dans les salles de concert. Cette expérience du rythme extatique, dès l’enfance, a marqué Fontello Bass, Mitty Collier, Byrdie Green, Etta James, Gloria Jones, Kitty Lester et, bien sûr, Aretha Franklin, que nous avons applaudie hier soir aux galas d’Europe 1.
Comparée à Ray Charles
Aretha Franklin, fille d’un pasteur baptiste, née à Memphis en 1942, s’est consacrée d’abord au gospel song et, pendant sept ans, jusqu’à la saison dernière, à toutes les formes de l’art vocal de divertissement chez Columbia. Désormais, Atlantic la révèle telle qu’elle est au plus profond d’elle-même : musicienne de jazz dans l’âme, et que la critique, outre océan, compare déjà – un peu hâtivement – à Ray Charles.
La voix puissante d’une Mahalia Jackson et un tempérament scénique remarquable
La troupe d’Aretha Franklin, c’est vrai, s’apparente à celle de Charles. Elle apporte partout où elle passe un mélange réjouissant de chants et de danses, de musique et de spectacle. Pourtant, le groupement criard et assommant, qui assure la première partie, n’a rien à voir avec celui de son illustre confrère ni même avec l’ensemble de James Brown. Les douze musiciens jouent selon le vieux principe du « chacun pour soi et Dieu pour tous » et ne se rachètent qu’après l’entracte en accompagnant tout de même assez bien la chanteuse. Celle-ci a la voix puissante d’une Mahalia Jackson et un tempérament scénique remarquable. Sa très jeune sœur, Caroline Franklin, anime un aimable trio vocal qui tient ici le rôle des « Raelets ».
Tant de force et tant de grâce alliées font merveille. Le public parisien a beaucoup aimé une Aretha Franklin qui se promet de revenir et nous donne ainsi l’espoir d’assister plus souvent à ces « soirées de la 125e Rue », auxquelles nous restons très attachés.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-11"> ¤ Archives. Notre chroniqueur musical Thomas Sotinel proposait en 1993 un portrait d’Aretha Franklin, retraçant un parcours personnel et musical à la fois extraordinaire et irrégulier.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

Aretha Franklin : un parcours personnel et musical extraordinaire et irrégulier

Archives. Notre chroniqueur musical Thomas Sotinel proposait en 1993 un portrait d’Aretha Franklin, retraçant un parcours personnel et musical à la fois extraordinaire et irrégulier.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 16h12
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 19h06
   





                        


La dame de la soul est morte à 76 ans le 16 août. Notre chroniqueur et critique Thomas Sotinel publiait en 1993 un grand portrait de la chanteuse. 

        Lire le portrait :
         

          La soul perd sa dame, Aretha Franklin



22 avril 1993. Les premiers enregistrements d’Aretha Franklin pour le label Atlantic datent de 1967. Jusqu’au début des années 1970, la chanteuse tint une place sans égale dans la musique noire, redéfinissant la soul music comme personne ne l’avait fait depuis Ray Charles. La parution de Queen of Soul, imposante compilation, permet de mesurer le génie et le mystère d’une musicienne incomparable. Descendante à la fois de Mahalia Jackson et de Bessie Smith, chanteuse de gospel et de rhythm’n’blues, pianiste, auteure, Aretha Franklin se définit à la fois par la multitude de ses talents et l’évidence de ses faiblesses.

   


Au commencement était le gospel. Aretha Franklin est la fille du révérend Cecil L. Franklin, pasteur de la New Bethel Baptist Church de Detroit. Né dans le Mississippi, le révérend avait commencé sa carrière dans le Sud et Aretha vit le jour à Memphis, Tennessee, en 1942. En 1946, la famille Franklin arrivait à Detroit, où C. L. Franklin devenait une star du gospel, un prêcheur hors pair, qui enregistrait ses sermons sur le label de Chuck Berry et Howlin’Wolf et réussissait même à se faire arrêter pour détention de marijuana. En 1948, Mrs. Franklin quittait le domicile conjugal et ses cinq enfants, elle devait mourir quelques années plus tard.
Le révérend tournait dans tous les Etats-Unis, d’église en église, souvent en compagnie des Clara Ward Singers, le groupe de la formidable miss Clara Ward, qui révéla, entre autres, Marion Williams. Quand ses trois filles – Aretha, Erma et Carolyn – furent assez vieilles (douze ans), elles furent promues au rang de première partie. Cette éducation vaut bien celle de Judy Garland ou de Charlie Chaplin.

        Lire le portrait :
         

          La soul perd sa dame, Aretha Franklin



Le gospel se joue la plupart du temps des frontières entre sacré et profane. On peut y voir un signe de la puissance de Mammon : miss Clara Ward finit sa carrière à Las Vegas, et, de Detroit à Los Angeles, les agents artistiques ne vont à la messe que pour découvrir un nouveau Sam Cooke, une nouvelle Ruth Browne. Mais cette ambivalence est plus noble. La musique est au centre de l’expérience religieuse des Noirs baptistes des Etats-Unis. Les grands prêcheurs sont de grands musiciens, des maîtres du silence et du cri, des virtuoses du crescendo. Entre le sermon et le chant, la continuité est évidente. Le rythme, la voix sont l’essence de cette communion, la source d’une joie dont les manifestations n’ont rien d’intérieur. Cette dévotion totale à la musique peut se séculariser sans rien perdre de son intensité. A moins qu’on s’y oppose par principe.
Son père, le révérend Franklin, recevait les grands du gospel
Heureusement, le révérend Franklin n’était pas homme à se laisser arrêter par ce genre de détail. Chez lui, à Detroit, il recevait les grands du gospel, mais aussi Sam Cooke ou Dinah Washington, qui complétèrent la culture musicale d’Aretha Franklin. Il faut croire que le reste de son éducation s’était fait rapidement puisque, à 17 ans, elle était mère de deux enfants. Trois ans plus tard, elle signait un contrat d’enregistrement avec la firme Columbia grâce à John Hammond. Celui-ci s’était consacré à la rude tâche de faire découvrir à l’Amérique ce qui se trouvait sous son nez. Il avait commencé par Billie Hollyday, poursuivi avec Big Bill Broonzy, Pete Seeger ou Bob Dylan, pour finir par Bruce Springsteen. Aretha Franklin restera parmi les rares échecs de la remarquable carrière de Hammond : Columbia fut incapable de tirer parti de ses talents, et la douzaine d’albums enregistrés entre 1961 et 1967 ne parvinrent qu’à établir l’immense potentiel de la chanteuse sans jamais le réaliser, s’égarant entre variétés et jazz. En 1964, Aretha déclarait au magazine Ebony :
« Ils savent et savent que je sais qu’ils n’ont pas mis tout leur poids derrière moi comme ils l’ont fait pour Barbra Streisand. »
Jerry Wexler réussit à persuader Aretha Franklin de signer avec Atlantic
En 1966, Jerry Wexler réussit à persuader Aretha Franklin de signer avec Atlantic, le label de quelques-unes des idoles de la jeune femme – Ruth Brown, la mère du rhythm’n’blues moderne, et surtout de Ray Charles, homme de gospel s’il en fut. Parmi les textes présentés dans le livret qui accompagne Queen of Soul, on trouvera le chapitre des mémoires de Wexler consacré à Aretha Franklin. Le livre n’étant pas encore paru, ce texte justifie presque l’achat du coffret.
En 1966, Jerry Wexler, juif new-yorkais, allait sur ses cinquante ans. Journaliste, il avait été renvoyé de Billboard, l’hebdomadaire professionnel de la musique, pour avoir refusé de compiler un dossier sur les affinités communistes des Weavers, le groupe de Pete Seeger. Embauché en 1953 par Ahmet Ertegun, le fondateur d’Atlantic, Wexler avait produit quelques-uns des plus grands succès des Drifters et de Solomon Burke. Au début des années 1960, il avait conclu un accord de distribution avec Stax, le label de Memphis. Otis Redding, Sam and Dave, Wilson Pickett avaient fait souffler le vent du Sud sur Atlantic, redéfinissant le son du label.
Dans un premier temps, Jerry Wexler propose à Jim Stewart, le fondateur de Stax, de produire Aretha. Devant le refus de Stewart, Wexler décide d’emmener son artiste à Muscle Shoals, petite ville de l’Alabama où Rick Hall, un ancien musicien de country reconverti dans le rhythm’n’blues, a ouvert un studio. La section rythmique de Muscle Shoals a enregistré les plus grands succès de Wilson Pickett et vaut presque les MG’s de Booker T qui accompagnent Otis Redding.
Un nouveau génie
Le récit de la première session d’enregistrement d’Aretha Franklin est une petite épopée. Dès la première prise, tout le monde est conscient de l’avènement d’un nouveau génie. Mais les tensions entre Ted White, le mari d’Aretha, et certains musiciens sudistes tournent à la rixe et le couple retourne précipitamment à New York, laissant Wexler avec deux titres enregistrés, dont I Never Loved A Man The Way I Love You. En attendant de remettre la main sur le couple White-Franklin, Wexler envoie des acétates de I Never Loved A Man aux principales radios américaines. Devant l’accueil favorable, le producteur décida de faire venir les musiciens de Muscle Shoals à New York. De fait, l’essentiel des enregistrements des grands classiques d’Aretha Franklin ont été réalisés au studio Atlantic de New York.
Le 9 avril 1968, elle chante lors des obsèques de Martin Luther King. En juin, « Time » lui consacre sa couverture
De mars 1967 à janvier 1969, Aretha Franklin enregistre six albums. I Never Loved A Man avait atteint la première place du classement rhythm’n’blues (noir) des ventes de 45 tours, mais était resté à la neuvième place dans le classement général. En mai 1967, sa reprise de Respect, d’Otis Redding, se classe en tête de tous les hit-parades. Le 9 avril 1968, elle chante lors des obsèques de Martin Luther King. En juin de la même année, Time lui consacre sa couverture. Aretha Franklin – marchant sur les traces d’Otis Redding, mort avant d’avoir accompli tout à fait cet itinéraire – a défini une nouvelle manière de chanter le rhythm’n’blues, accessible à tous, sans jamais renoncer à une once de son identité.
Aujourd’hui, l’évidence de cette musique reste entière, ainsi que son mystère. Il faut d’abord faire la part de la technique, de la clarté de la production de Jerry Wexler, de la sobriété des arrangements, de la simplicité presque rustique des musiciens de Muscle Shoals. Roger Hawkins, le batteur, était un cogneur beaucoup plus direct qu’Al Jackson, des MG’s. Mais cet indispensable appareil n’avait d’autre raison d’être que le chant d’Aretha et de ses choristes.
Qu’elle chantât avec ses sœurs ou avec les Sweet Inspirations, quatuor féminin emmené par Cissy Houston (la maman de Whitney), Aretha retrouvait instantanément l’intensité du gospel le plus brûlant. Ses deux premiers succès résument parfaitement cette musique. I Never Loved A Man est chanté sur un tempo moyen, obsédant, c’est un cri d’amour, comme son titre l’indique. C’est aussi un procès impitoyable, fait à l’amant tricheur, menteur, voleur. Quand elle chante, Aretha Franklin tire sa force du malheur, du mal qu’on lui fait. Respect est d’une autre espèce : Otis Redding, son auteur, en avait fait un appel à l’équité dans le couple. Aretha y introduit un élément de danger, de provocation. Elle veut le respect et puis autre chose. Au pont, le chœur (Carolyn et Erma Franklin) vient titiller l’interlocuteur en scandant Sock It to Me, qui ne peut guère se traduire que par « mets-le moi ». Pour Aretha Franklin, le respect va bien au-delà des bonnes manières.
Talents d’auteure sous-estimés
Le répertoire d’Aretha Franklin était composé de créations originales et de reprises de classiques du rhythm’n’blues auxquels vinrent s’ajouter, au fil des ans, des succès de pop blanche et quelques rares incursions dans le répertoire jazz. Les talents d’auteure d’Aretha ont été aussi sous-estimés que ses capacités de pianiste (tout à fait évidentes sur Try Matty’s, tempo moyen propulsé par un piano robuste). Baby Baby Baby, cosigné avec sa sœur Carolyn, montre que la chanteuse était rarement aussi bien servie que par elle-même. Outre les grands succès de ses contemporains (A Change Is Gonna Come, de Sam Cooke ; Drown In My Own Tears, de Sam and Dave), Aretha allait chercher dans les racines du genre, reprenant aussi bien My Song, de Johnny Ace, que le Ramblin’de Big Maybelle.
A partir de 1968, Aretha Franklin ouvre son univers musical à d’autres musiciens. C’est ainsi que Duane Allman, avant d’enregistrer Layla avec Eric Clapton, fait entendre sa slide guitar sur une adaptation presque frénétique de The Weight, du Band et, surtout, sur le très beau When The Battle’s Over, de Dr. John. La chanteuse fait un sort à d’autres succès du moment, dégageant le sens spirituel de Let It Be, soufflant à Paul Simon la version de Bridge Over Troubled Water qu’il donne aujourd’hui en concert.
La lecture des crédits de « Queen of Soul » ressemble à celle d’un dictionnaire du funk des années 1960 et 1970
La chanteuse se promène, de studio en studio (en Floride, pour travailler avec Tom Dowd, l’héritier spirituel de Wexler ; en Californie, parce qu’il était difficile de faire autrement), de musicien en musicien. La lecture des crédits de Queen of Soul ressemble à celle d’un dictionnaire du funk des années 1960 et 1970. Il ne manque que la tribu James Brown-Funkadelic. Aux garçons de la campagne de Muscle Shoals succèdent les musiciens les plus sophistiqués, Bernard Pretty Purdie à la batterie, Chuck Rainey à la basse, par exemple.
Aretha Franklin se perd parfois. On la sent prisonnière de certains tics d’arrangement, de production (comme sur sa version d’Eleanor Rigby) ou tentée par des aventures qu’elle ne mène pas à terme (sa version « jazz » de Bring It On Home, de Sam Cooke). Elle ne retrouvera jamais l’excellence uniforme de 1967-1968.
Pourtant, au tout début des années 1970, elle réussit quelques tours de force funk, qui valent bien les meilleurs moments de Sly Stone, voire de James Brown. Rock Steady, qu’elle a écrit, est doué d’un groove irrésistible. Surtout, elle revient au gospel avec un double album, Amazing Grace, enregistré en 1972 avec la rythmique Purdie-Rainey. Mais il semble que son enregistrement en 1970 de The Thrill Is Gone, le classique popularisé par BB King, était prémonitoire.
Sa voix reste intacte, mais l’esprit ne souffle plus que par intermittence : le frisson n’est plus. Le peu que l’on sait de la vie privée d’Aretha Franklin laisse entrevoir la difficulté de vivre qui est la sienne. Jerry Wexler évoque pudiquement sa tendance à « donner sa confiance à des hommes qui ne la méritaient pas ». Il faut aussi faire la part du rachat d’Atlantic par le groupe Warner, de la transformation d’une entreprise familiale en multinationale.
Après plusieurs albums extrêmement médiocres entre 1975 et 1979, Aretha Franklin trouve une nouvelle famille chez Arista, le label de Clive Davis. Mais Clive Davis, l’ancien président de CBS, businessman mondain au flair artistique remarquable, était incapable de l’exigence qui caractérisait Jerry Wexler. Aretha Franklin a retrouvé le chemin des hit-parades, mais les productions sophistiquées et aseptisées de Michael Narada Walden ne font que souligner le vide dans lequel elle évolue, à l’image du duo enregistré en 1989 avec Whitney Houston, clone inquiétant d’une chanteuse de soul. Tout de même, en 1987, un nouvel album de gospel, One Lord, One Faith, One Baptism, permettait de garder l’espoir. Un jour, Aretha Franklin reviendra chanter la bonne parole.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-12"> ¤ La chanteuse américaine Aretha Franklin est morte le jeudi 16 août, à l’âge de 76 ans.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-13"> ¤ La « Lady Soul » est morte jeudi, à l’âge de 76 ans, d’un cancer du pancréas. Avec elle s’éteint la plus majestueuse et impressionnante voix féminine de l’histoire de la musique soul.
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Aretha Franklin est morte, la soul perd sa dame

La « Lady Soul » est morte jeudi, à l’âge de 76 ans, d’un cancer du pancréas. Avec elle s’éteint la plus majestueuse et impressionnante voix féminine de l’histoire de la musique soul.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 16h10
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 19h05
    |

            Bruno Lesprit








                        



« J’ai perdu ma chanson, cette fille me l’a prise. » C’est avec les compliments indignés de l’auteur, Otis Redding, que fut saluée au printemps 1967 l’ascension d’une jeune femme qui avait littéralement dépossédé de son œuvre la star de la musique soul. D’un titre certes tonique mais qui se limitait à évoquer une banale querelle de ménage, Aretha Franklin avait fait de Respect un hymne universel pour l’égalité. Celle des Noirs par rapport aux Blancs au temps du Mouvement pour les droits civiques de Martin Luther King, mais aussi celle de la femme (quelle que soit sa couleur de peau) face à l’homme, défié afin de montrer ce dont il est capable – le « sock it to me » provocateur lancé par le chœur comprend des sens multiples, y compris sexuel.

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Jubilatoire avec sa bourrasque vocale, sa guitare funky et ses claquements de cuivres, Respect hissa aussitôt Aretha Franklin au sommet des classements américains de ventes de disques, qui pratiquaient alors, derrière l’alibi des genres, la ségrégation raciale : rhythm’n’blues (pour le public noir) et pop (pour les Blancs). Aretha y gagna sa couronne de « reine de la soul », un titre qui ne lui fut jamais contesté par la suite. Le « roi » Otis devait, lui, périr dans un accident d’avion quelques mois plus tard.
Aretha Franklin est morte d’un cancer du pancréas, jeudi 16 août, à l’âge de 76 ans, a annoncé son agente Gwendolyn Quinn. Avec elle s’éteint la plus majestueuse et la plus impressionnante (quatre octaves) voix féminine de l’histoire de la musique soul. Peu importe que le meilleur de sa carrière, déclinante depuis le milieu des années 1970 et handicapée par des annulations de concerts pour problèmes de santé (en 2010, en mai-juin 2013, en 2017 et au printemps 2018), puisse se résumer à une courte période (1967-1972) qui se confond avec l’âge d’or de la maison de disques Atlantic.
La fille du révérend Clarence LaVaughn Franklin
La chanteuse imposa une image de forte femme (alors que sa nature était plutôt introvertie), jamais calculatrice. L’envers, en quelque sorte, de la sophistication maniérée de sa consœur et concitoyenne de Detroit (Michigan), Diana Ross, qui dut intriguer pour être projetée sous les feux de la rampe.
Son père, pour lequel elle voua une admiration éperdue durant toute son existence, était une des autorités religieuses les plus respectées de la communauté noire
La muse de la musique s’était penchée sur le berceau de cette fille du révérend Clarence LaVaughn Franklin et de sa femme Barbara, pianiste et chanteuse. Née le 25 mars 1942 à Memphis (Tennessee), l’enfant est éduquée à l’église du gospel, ce qui est d’une grande banalité pour un(e) artiste de soul. Ce qui l’est moins, c’est sa parentèle. Son père, pour lequel elle voua une admiration éperdue durant toute son existence (il fut gravement blessé par des cambrioleurs en 1979, puis succomba après cinq années de coma), était l’une des autorités religieuses les plus respectées de la communauté noire.
Fondateur de la New Bethel Baptist Church de Detroit, le prêcheur rassemblait quelques milliers d’ouailles et réclamait la modique somme de 4 000 dollars par homélie. Il enregistra même ses sermons pour Chess Records, le label chicagoan du bluesman Muddy Waters et du rocker Chuck Berry, tous deux acquis à la « musique du diable ».
Ce père fumeur de cannabis avait donc les idées larges : le jazz était non seulement toléré, mais convié dans la grande maison familiale de Detroit fréquentée par le pianiste Art Tatum et par les chanteurs de gospel Mahalia Jackson et Sam Cooke, qui seront les modèles d’Aretha.
A 14 ans, premiers enregistrements et premier enfant
Séparé de sa femme, le révérend Franklin y élève quatre de ses cinq enfants et n’a de cesse d’encourager sa fille prodige. A l’âge de 5 ans, Aretha chante déjà à l’église. A 11 ans, alors qu’elle vient de perdre sa mère, elle est promue soliste et commence à graver ses premiers enregistrements à 14 avec l’album Songs of Faith, publié par un petit label local. Précoce. Pas seulement pour la musique, puisque, cette même année, elle donne naissance à un fils.
La surdouée participe aussi aux tournées évangéliques de son père, ce qui la confronte au racisme, à ces restaurants ou stations-service refusant de servir les Noirs. Sa réputation grandit à tel point que deux maisons de disques l’approchent : Gordy, fondée à Detroit par un ancien ouvrier de Chrysler et qui deviendra mondialement célèbre sous le nom de Tamla Motown, et RCA, sur la recommandation de Sam Cooke.
John Hammond, qui a révélé Billie Holiday, échouera à faire éclore le talent d’Aretha Franklin
C’est finalement un Blanc, le découvreur de talents, John Hammond, qui obtient sa signature pour Columbia. Il a révélé Billie Holiday et s’apprête à faire de même avec Bob Dylan. Hammond emmène sa recrue à New York. Mystérieusement, il échouera à faire éclore son talent. On lui a souvent reproché de n’avoir pas saisi le potentiel de la jeune femme, de s’être trompé en l’orientant vers le jazz vocal et des reprises de standards. Il fut sans doute prisonnier des exigences de son employeur.
Après neuf albums et six années perdues, Aretha Franklin rompt avec Columbia en 1966. Bonne décision car son destin va brusquement s’accélérer lorsqu’elle rejoint Atlantic, le label des frères Ertegun et du producteur Jerry Wexler, qui accompagne la carrière de Ray Charles. La séance d’enregistrement de I Never Loved a Man (The Way I Love You) est entrée dans l’histoire : la jeune fille de bonne famille noire et nordiste atterrit dans le Sud profond et se retrouve face aux musiciens blancs des studios FAME, à Muscle Shoals. Dans cet Alabama de sinistre réputation où ont été réprimées dans le sang, moins de deux ans plus tôt, les marches de protestation de Selma à Montgomery.

   


Un climat de méfiance réciproque s’installe, une rixe éclate même entre le mari d’Aretha, Ted White, et le trompettiste de la session. Abus de bourbon ? Conflit racial ? La chanteuse repart précipitamment de Muscle Shoals, mais une prise, miraculeuse, a pu être réalisée. Elle ne s’est pas laissée impressionner, s’est installée au piano (un instrument qu’elle aura la mauvaise habitude de délaisser par la suite), pour mener le groove avec l’orgue, provoquer avec ses acrobaties vocales le crescendo de la batterie et des cuivres, puis amorcer le retour au calme.
I Never Loved a Man est immédiatement diffusé par les radios, mais Jerry Wexler ne renouvellera pas l’expérience en Alabama. Il fait venir les Sudistes de Muscle Shoals aux studios Atlantic de New York pour finir l’album. S’y ajoutent le saxophoniste King Curtis, les Memphis Horns, cuivres du label Stax, et les Sweet Inspirations aux chœurs (avec Cissy Houston, la mère de Whitney).
Avec la complicité experte de Wexler, les chansons enregistrées pendant les trois ans qui suivent vont constituer un best of d’Aretha Franklin : Respect, évidemment, mais aussi Baby I Love You, Chain of Fools, Think ou The House that Jack Built. Le phénomène transforme en or gospel tout ce qu’il touche, le sentimentalisme bouleversant d’Ain’t No Way, écrit par sa jeune sœur, Carolyn, comme les mélodies pop sophistiquées de Carole King et Gerry Goffin (You Make Me Feel Like a Natural Woman) et de Burt Bacharach (I Say a Little Prayer). Trois albums de ces années-là sont devenus d’immanquables classiques : outre I Never Loved a Man The Way I Love You, Lady Soul et Aretha Now, tous deux parus en 1968, année où elle fait la couverture de Time sous le bandeau « Le son de la soul ». Son chant résonne dans tous les transistors d’Amérique et d’ailleurs.
Début du déclin artistique
Sa voix vertigineuse a trouvé l’équilibre parfait entre ferveur et douleur. Car ce qui filtre bientôt de sa vie est moins radieux : un mari violent qu’elle quitte en 1969, le compagnonnage fidèle de l’alcool.
La soul entre dans une période trouble et sombre. Sur le plan musical, l’hédonisme reviendra sous la forme du funk puis du disco
L’enthousiasme de la soul, symbole de la fraternité entre musiciens noirs et blancs, a été rattrapé par les émeutes urbaines de l’été 1967. Comme beaucoup d’autres, le révérend Franklin, qui fut partisan de Martin Luther King – Aretha chante aux obsèques du docteur, en avril 1968 –, se radicalise et fréquente des groupes communautaires. La soul entre dans une période trouble et sombre. Sur le plan musical, l’hédonisme reviendra sous la forme du funk, puis du disco. Politiquement, il faudra attendre quatre décennies pour qu’un président noir soit élu. Ce sera Barack Obama qui, comme tout admirateur, peine à contenir son émotion quand la « Lady Soul » commence à chanter. Ce fut le cas en janvier 2009, lors de sa cérémonie d’investiture. Aretha Franklin y fait sensation avec sa toque grise à énorme nœud en interprétant une version gospel de l’hymne patriotique My Country, ’Tis of Thee.
La décennie 1970 marque l’apogée commercial et l’entame du déclin artistique (aggravé par le départ de Wexler d’Atlantic en 1976) d’une chanteuse qui semble parfois se contenter de vivre sur ses acquis. Adoptée par la génération hippie, comme en témoigne le bouillant double live capté en mars 1971 au Fillmore West de San Francisco, la star collectionne toujours les hits – Bridge Over Troubled Water, Spanish Harlem ou Rock Steady – et collabore avec les plus grands musiciens de son temps, Quincy Jones, Curtis Mayfield ou Lamont Dozier, un des génies de la Motown. Elle publie encore de grands albums, plus orchestrés et au tempo ralenti, tels Spirit in the Dark (1970) ou Young, Gifted & Black (« jeune, talentueuse et noire », 1972), une proclamation empruntée à Nina Simone. Sur scène, elle cultive son personnage de diva imprévisible et capricieuse aux robes extravagantes, les cheveux ramenés en chignon ou coiffés d’un boubou « Back to Africa ».

   


Retours à la source du gospel
En même temps, elle retourne régulièrement à la source du gospel, cette musique dont elle a proposé une forme profane sans jamais la profaner. Elle y retrouve le feu sacré, que ce soit avec Amazing Grace (1972), dont l’enregistrement, dans un temple baptiste de Los Angeles, a été filmé par Sydney Pollack et a fait l’objet d’un documentaire dont la diffusion est bloquée depuis 2015 par les avocats de la chanteuse. Ou avec le double album One Lord, One Faith, One Baptism, capté en 1987 à la New Bethel Baptist Church, là où, pour elle, tout a commencé.
A cette date, pourtant, sa carrière est dans une impasse. Sa rupture avec Atlantic à l’aube des années 1980 a été fatale. Chez Arista, elle commence par présenter la caricature qu’on attend d’elle dans le film The Blues Brothers. Progressivement, ses choix semblent ne tendre qu’à un seul but : toucher le public adulte et conservateur qui dispose du plus fort pouvoir d’achat, à l’exception, tardive, de l’album A Rose Is Still a Rose (1998), dont la chanson-titre est écrite par Lauryn Hill. Sa consœur Tina Turner est parvenue ainsi à revenir au premier plan, pourquoi pas elle ? Cette stratégie passe par une succession lassante de duos, avec Eurythmics et Frank Sinatra, George Michael ou Elton John. Très amaigrie, Aretha Franklin avait chanté en novembre 2017 au profit de la Fondation de la lutte contre le sida de ce dernier, lors de sa dernière apparition scénique. Précédemment, elle avait fait annoncer un nouvel album, avec les participations de Stevie Wonder, Lionel Richie et (encore) Elton John.

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          La délicieuse ivresse de la soul music



Ses disques, aux ventes décevantes, s’étaient fâcheusement mis à ressembler à ceux de Whitney Houston, la protégée de Clive Davis, patron d’Arista, en empruntant peu à peu les formes les plus mécaniques et aseptisées du R’n’B, cet avatar moderne du rhythm’n’blues. Elle reste néanmoins un modèle pour des générations de chanteuses, notamment les candidates aux académies de la télé-réalité, qui tentent souvent d’imiter ses envolées en forçant leur timbre alors que tout l’art d’Aretha reposait sur la maîtrise de ses capacités naturelles. Mais même dans les plus médiocres moments de sa carrière, sa voix ne pouvait trahir ses origines. Sous le vernis clinquant de la production, on entendait encore par bribes la violence du blues et l’espoir du gospel.

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          Un soir de 1977, au Palais des sports de Paris



Aretha Franklin en 8 dates
25 mars 1942 Naissance à Memphis (Tennessee) 1956 Premiers enregistrements à Detroit (Michigan) 1966 Quitte la maison de disques Columbia pour Atlantic 1967 Respect est numéro 1 des classements pop et rhythm’n’blues 1972 Retour au gospel avec l’album Amazing Grace 1984 Décès de son père, le révérend Clarence LaVaughn Franklin 2009 Star de la cérémonie d’investiture de Barack Obama 2018 Mort à 76 ans



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-14"> ¤ Alors que Madonna fête ses 60 ans, retour en images sur la façon dont la chanteuse a profondément marqué l’histoire de la musique.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-15"> ¤ Les genres journalistiques qu’ont fondés les écrivains n’ont cessé de se renouveler à travers l’apparition de nouveaux médias radiophoniques, télévisuels et numériques. La typologie que nous proposons ici s’inspire  de « La Littérature au quotidien. Poétiques journalistiques au XIXe siècle » (Seuil, 2007), de Marie-Eve Thérenty.
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Petite fabrique des formats

Les genres journalistiques qu’ont fondés les écrivains n’ont cessé de se renouveler à travers l’apparition de nouveaux médias radiophoniques, télévisuels et numériques. La typologie que nous proposons ici s’inspire  de « La Littérature au quotidien. Poétiques journalistiques au XIXe siècle » (Seuil, 2007), de Marie-Eve Thérenty.



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                            Anne Dujin








                        



                                


                            
L’intervention des écrivains dans les médias prend diverses formes, qui remontent généralement au XIXe siècle. Dans La Littérature au quotidien. Poétiques journalistiques au XIXe siècle (Seuil, 2007), Marie-Eve Thérenty montre comment les écrivains ont fondé les différents genres journalistiques, et la manière dont cela a, en retour, transformé la littérature. Ces différents formats d’intervention n’ont cessé de se renouveler à travers l’apparition de nouveaux médias radiophoniques, télévisuels et numériques. Aujourd’hui, les processus de formatage, d’automatisation, de globalisation de l’information permettent paradoxalement le retour à des formes journalistiques parfois anciennes, réinventées, dans lesquelles les écrivains s’épanouissent.
Le feuilleton

Dans sa première acception, le feuilleton désigne la partie inférieure de la page du journal, consacrée à la critique littéraire, théâtrale, musicale, artistique, aux causeries mondaines ou aux récits de voyages. De là découle le « feuilleton littéraire », format qu’on trouve dans les pages consacrées à l’actualité de l’édition, et le plus souvent tenu par des écrivains : au Figaro, le feuilleton a été rédigé par des figures aussi diverses que le poète symboliste Henri de Régnier (1864-1936), Charles Dantzig ou Frédéric Beigbeder. Au « Monde des livres », Bertrand Poirot-Delpech, Michel Braudeau, Pierre Lepape, Eric Chevillard et Claro s’y sont successivement exercés.
Le feuilleton a aussi constitué la première forme d’intervention de l’écrivain dans la presse comme romancier. Au cours de l’année 1836, La Vieille Fille, de Balzac, paraît dans le quotidien La Presse. S’ouvre alors un âge d’or du roman-feuilleton, où excellera en particulier Eugène Sue, qui a pensé son œuvre romanesque spécifiquement pour ce format. Les Mystères de Paris paraissent dans Le Journal des débats entre le 19 juin 1842 et le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-16"> ¤ Les romanciers sont de plus en plus sollicités dans les médias. Leurs points de vue, confrontés à ceux des experts ou des journalistes, nous éclairent sur le monde tel qu’il va. Promotion, revenu  d’appoint, multiplication d’activités… Outre l’aspect matériel, leur présence dans l’espace public irait aussi de pair avec le retour de l’étude sociale dans la littérature.
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Les écrivans crèvent l’écran

Les romanciers sont de plus en plus sollicités dans les médias. Leurs points de vue, confrontés à ceux des experts ou des journalistes, nous éclairent sur le monde tel qu’il va. Promotion, revenu  d’appoint, multiplication d’activités… Outre l’aspect matériel, leur présence dans l’espace public irait aussi de pair avec le retour de l’étude sociale dans la littérature.



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                            Anne Dujin








                        



                                


                            

La rentrée littéraire approche, et avec elle la perspective d’une présence accrue de la littérature et des écrivains dans les médias, au moins pour quelques semaines. Mais posez-vous la question : la dernière fois que vous avez lu ou entendu un auteur s’exprimer dans les médias, de quoi était-il question ? S’agissait-il de Christine Angot, sur le plateau d’« On n’est pas couché », évoquant la psychanalyse ? D’Aurélien Bellanger sur France Culture, à propos de la « pornographie de cuisines » ? Ou peut-être de Camille Laurens, dans les colonnes de Libération, sur la « fiche avenir » des lycéens ?
Balzac, Kessel, Mauriac…
Depuis quelques années, l’écrivain fait des apparitions de plus en plus fréquentes dans les émissions d’actualité ou de débat, sur les plateaux de télévision, à la radio ou dans les colonnes des journaux. Il s’y trouve à côté de l’expert, du politique et du journaliste. Et il n’est plus là pour parler de son œuvre, comme aux grandes heures des émissions de Bernard Pivot, mais pour évoquer, sinon l’actualité immédiate, du moins le monde tel qu’il va.
Starisation excessive, sacrifice de la littérature au profit du commentaire voire de la recherche de la polémique (et de l’audience qui l’accompagne)… les esprits chagrins ne manquent pas de raisons pour déplorer cette évolution. Pourtant ce phénomène n’a rien d’une nouveauté : les figures du journaliste et de l’écrivain se sont longtemps confondues. N’est-ce pas Balzac qui rédigea le premier numéro de l’hebdomadaire satirique La Caricature, à l’automne 1830 ? N’est-ce pas le romancier Joseph Kessel qui, en juillet 1945, assista pour France-Soir au procès en Haute Cour du maréchal Pétain ? Et François Mauriac, collaborateur régulier de L’Express, qui y dénonça, dès janvier 1955, la pratique de la torture en Algérie ?
Marie-Eve Thérenty, professeure à l’université Paul-Valéry-Montpellier-III, invite donc à penser sur le long terme la place des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-17"> ¤ [Une planche de BD de la rentrée 5/5] Pour son troisième album, « Servir le peuple », qui paraît le 4 octobre, le bédéiste joue des codes graphiques de la Révolution culturelle pour adapter Yan Lianke.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
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Alex W. Inker casse du Mao

[Une planche de BD de la rentrée 5/5] Pour son troisième album, « Servir le peuple », qui paraît le 4 octobre, le bédéiste joue des codes graphiques de la Révolution culturelle pour adapter Yan Lianke.



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                            Cathia Engelbach








                        



                                


                            


Alexandre Widendaele, trentenaire prolifique au nom de plume évocateur, Alex W. Inker (inker, « encreur » en anglais), aime aborder la grande histoire à travers des trajectoires individuelles et détonantes. Son premier album, Apache (Sarbacane, 2016), était mâtiné de planches sombres et d’un argot impétueux fusant d’un bistrot parisien de l’entre-deux-guerres. Dans le deuxième, Panama Al Brown (Sarbacane, 2017), il avait replacé sur le ring ce boxeur américain des années 1930, ami de Jean Cocteau.
C’est en Chine, en pleine Révolution culturelle (1966-1968), qu’il plante le décor de son prochain album, une adaptation, attendue le 4 octobre chez Sarbacane, de Servir le peuple, une fable politique de Yan Lianke (Philippe Picquier, 2006), dont le titre est un pied de nez à un slogan maoïste. Censuré sitôt paru en Chine en 2005, le roman suit le parcours de Petit Wu, soldat modèle du régime réduit à satisfaire les désirs de la femme d’un colonel en vue d’une promotion. Une expérience qui passe par un langage codé, une joute sexuelle et, bientôt, la destruction jubilatoire de tout objet portant le sceau du Grand Timonier.
Pleurs et grimaces à outrance
Habitué à utiliser une palette chromatique réduite, Alex W. Inker a pris à son compte les couleurs de la propagande maoïste, baignée de rouge et de vert. Pour la technique, il s’est aussi largement inspiré de l’iconographie artisanale de l’époque, et a travaillé à main levée, rendant sur ses planches les traits souvent maladroits des affichistes quant aux proportions et lignes de fuite. Au-delà d’un classique travail d’adaptation, il s’est donc livré à un pastiche, avec une belle maîtrise de l’art de la farce et de l’ironie. Les différentes scènes de soumission entre les personnages laissent ainsi place à une dramaturgie délibérément ampoulée. Tous pleurent et grimacent à outrance, s’accroupissent et se redressent à l’envi.
Les séquences intimes surlignent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-18"> ¤ Responsable des pages littéraires des « Inrockuptibles », la critique littéraire analyse la contribution des romanciers dans la sphère médiatique.
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Nelly Kaprièlian : « Les écrivains savent écrire, et ça change tout ! »

Responsable des pages littéraires des « Inrockuptibles », la critique littéraire analyse la contribution des romanciers dans la sphère médiatique.



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                            Anne Dujin








                        



                                


                            
Nelly Kapriélian est critique littéraire, écrivain et responsable des pages littéraires des Inrockuptibles.
« Les Inrockuptibles » font partie des titres de presse qui ont très tôt sollicité les écrivains pour écrire dans leurs colonnes. De quand ce parti pris date-t-il ?
Les Inrocks ont commencé à ouvrir leurs colonnes aux écrivains dès le passage à la formule hebdomadaire, en 1995. Sylvain Bourmeau, qui était alors rédacteur en chef, a été moteur de ces initiatives. Une chronique a été confiée à Michel Houellebecq après la sortie de H.P. Lovecraft, une autre devait l’être à Virginie ­Despentes sur les films pornographiques après la sortie de Baise-moi, mais je crois qu’elle ne l’a jamais écrite.
Le phénomène a pris de l’ampleur, et on a aujourd’hui un rendez-vous régulier avec les écrivains, deux pages intitulées « Lectures », dans lesquelles nous leur donnons carte blanche. Ce principe est important, nous ne leur suggérons pas de sujet. Nous pouvons, parallèlement, solliciter des écrivains pour des dossiers thématiques précis. Nous l’avons fait, en juin, dans un numéro consacré aux migrants, dans lequel nous avons publié des contributions de Roberto Saviano, de Yannick Haenel et d’Erri De Luca. Il nous arrive aussi régulièrement de confier le pilotage d’un numéro entier à un écrivain. Nous l’avons fait avec ­Michel Houellebecq, Virginie Despentes et Edouard Louis. Ces numéros se vendent particulièrement bien.
Qu’apporte en propre la voix de l’écrivain dans les médias ? Comment expliquer le succès de cette formule ?
Cela paraît relever de l’évidence de le dire, mais les écrivains savent écrire, et ça change tout ! Ils sont à l’aise dans des formats un peu plus longs que l’article classique, ils savent construire et articuler un propos. Le style est également important. Confier un texte à un écrivain, c’est d’abord se dire que le résultat sera beau. Il y a enfin...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-19"> ¤ L’écrivain explique le choix de ses sujets en tant que chroniqueur radio à France Culture durant la saison dernière.
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Aurélien Bellanger : « On compte  sur la sensibilité du romancier »

L’écrivain explique le choix de ses sujets en tant que chroniqueur radio à France Culture durant la saison dernière.



Le Monde
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                            Anne Dujin








                        



                                


                            
Aurélien Bellanger est écrivain, romancier, auteur notamment de L’Aménagement du territoire et du Grand Paris (Gallimard, 2014 et 2017). Il est aussi chroniqueur pour différents médias, dont France Culture.
Vous avez tenu cette année une chronique quotidienne dans la matinale de France Culture. Comment avez-vous travaillé, choisi vos sujets ?
Cette chronique concluait la matinale. Elle s’appelait d’ailleurs « La Conclusion ». L’idée était de donner le point de vue d’un romancier sur le monde, à partir de sujets aussi divers que possible. Assez rapidement, on m’a dit qu’il y avait un côté « mythologies » de la France contemporaine dans ces chroniques. Cette idée m’a plu. La France avait un nouveau président de la République, et cela m’intéressait de faire la chronique de tous ces changements que l’on a beaucoup de mal à analyser, sur lesquels les points de vue sont de plus en plus contradictoires.
En tant qu’écrivain, je me sentais très libre et décontracté pour le faire. C’était généralement sur mon vélo, de retour de la chronique du jour, que j’avais l’idée de la chronique du lendemain. Le plus souvent je retrouvais une idée que j’avais déjà eue, mais que je n’avais pas encore creusée. On n’a finalement pas tant d’idées que cela…
Selon vous, qu’est-ce qui est attendu de l’écrivain lorsqu’il intervient dans les médias ?
Je crois que, parce que l’écrivain n’est pas expert, on compte sur sa sensibilité, voire sur ses intuitions. Je peux, dans une chronique ou un article, tenir des propos qu’un sociologue jugerait d’une immense banalité. Mais, dans le lot, quelque chose peut sonner juste. On sort d’une période où l’artiste était présent dans les médias, mais sur un mode « patrimonialisant », avec une autoréflexion permanente sur sa pratique.
C’était devenu ennuyeux. Et je dois dire que j’ai pris goût à cette forme de littérature d’intervention. Car cela reste de la littérature,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-20"> ¤ La chanteuse fête ses 60 ans jeudi : l’occasion de tester vos connaissances sur sa longue carrière faite de records et de polémiques.
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Quiz : à quel point connaissez-vous la carrière de Madonna ?

La chanteuse fête ses 60 ans jeudi : l’occasion de tester vos connaissances sur sa longue carrière faite de records et de polémiques.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 10h31
   





                        



   


Ventes records, clips provocants, prises de position… Depuis ses débuts dans les années 1980, Madonna n’a cessé de repousser les limites de la culture de masse. Faites notre quiz pour vérifier si vous connaissez vraiment la carrière de la reine de la pop, qui fête ses 60 ans, jeudi 16 août.

var input = [{"description":"","question":"Elle est connue sous son pseudo d'artiste, mais quel est le vrai nom de Madonna ? ","choices":["Carole Fabrizzi","Louise Ciccone","Michelle Carlo","Stefani Germanotta"],"bonnereponse":"Louise Ciccone","incorrect":"004d00610064006f006e006e00610020004c006f007500690073006500200043006900630063006f006e006500200065007300740020006e00e900650020006c006500200031003600200061006f00fb007400200031003900350038002000e0002000420061007900200043006900740079002c002000640061006e00730020006c0027004500740061007400200061006d00e900720069006300610069006e0020006400750020004d006900630068006900670061006e002c0020006400650020007000e800720065002000640027006f0072006900670069006e00650020006900740061006c00690065006e006e00650020006500740020006400270075006e00650020006d00e800720065002000640027006f0072006900670069006e00650020006600720061006e0063006f002d00630061006e0061006400690065006e006e0065002e","correct":"004d00610064006f006e006e00610020004c006f007500690073006500200043006900630063006f006e006500200065007300740020006e00e900650020006c006500200031003600200061006f00fb007400200031003900350038002000e0002000420061007900200043006900740079002c002000640061006e00730020006c0027004500740061007400200061006d00e900720069006300610069006e0020006400750020004d006900630068006900670061006e002c0020006400650020007000e800720065002000640027006f0072006900670069006e00650020006900740061006c00690065006e006e00650020006500740020006400270075006e00650020006d00e800720065002000640027006f0072006900670069006e00650020006600720061006e0063006f002d00630061006e0061006400690065006e006e0065002e","indice":"","rowNumber":1},{"description":"","question":"Quel est le premier single de la chanteuse ?","choices":["Like a Virgin","Burning Up","Holiday","Everybody"],"bonnereponse":"Everybody","incorrect":"0053006f0072007400690020006c0065002000360020006f00630074006f00620072006500200031003900380032002c0020003c0069003e004500760065007200790062006f00640079003c002f0069003e002000650073007400200073006f006e0020007000720065006d006900650072002000730069006e0067006c0065002e00200055006e00200074006900740072006500200071007500650020006c0027006f006e00200072006500740072006f00750076006500720061002000730075007200200073006f006e0020007000720065006d00690065007200200061006c00620075006d0020004d00610064006f006e006e0061002c00200073006f0072007400690020006c00650020003200370020006a00750069006c006c0065007400200031003900380033002e","correct":"0053006f0072007400690020006c0065002000360020006f00630074006f00620072006500200031003900380032002c0020003c0069003e004500760065007200790062006f00640079003c002f0069003e002000650073007400200073006f006e0020007000720065006d006900650072002000730069006e0067006c0065002e00200055006e00200074006900740072006500200071007500650020006c0027006f006e00200072006500740072006f00750076006500720061002000730075007200200073006f006e0020007000720065006d00690065007200200061006c00620075006d0020004d00610064006f006e006e0061002c00200073006f0072007400690020006c00650020003200370020006a00750069006c006c0065007400200031003900380033002e","indice":"","rowNumber":2},{"description":"","question":"Elle est inscrite dans le Guinness Book comme l'artiste féminine ayant vendu le plus d'albums et de singles au monde. Combien a-t-elle vendu de disques ?","choices":["35 millions","335 millions","635 millions","1,35 milliards"],"bonnereponse":"335 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quel artiste Madonna n'a-t-elle jamais partagé le micro ?","choices":["Nicki Minaj","Britney Spears","Kanye 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danse underground de la communauté LGBT new-yorkaise Madonna a-t-elle mis en lumière dans un de ses tubes en 1990 ?","choices":["Le waacking","Le voguing","Le popping","Le locking"],"bonnereponse":"Le 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2017 elle s'installe au Portugal avec sa famille, à Lisbonne, afin notamment de privilégier la future carrière de son fils David Banda. Que fait-il ?","choices":["Il a intégré une grande école de cuisine","Il a intégré le centre de formation du club de football Benfica","Passionné de musique portugaise, il souhaitait y étudier le fado","Jeune surfeur, il voulait profiter des vagues géantes de Nazaré "],"bonnereponse":"Il a intégré le centre de formation du club de football Benfica","incorrect":"00500072006f006d00690073002000e000200075006e006500200063006100720072006900e80072006500200064006500200066006f006f007400620061006c006c006500750072002c002000440061007600690064002000420061006e00640061002c0020006c00270075006e0020006400650073002000710075006100740072006500200065006e00660061006e00740073002000610064006f0070007400e9007300200070006100720020004d00610064006f006e006e00610020006100750020004d0061006c006100770069002c0020003c006100200068007200650066003d002200680074007400700073003a002f002f007700770077002e006c006500710075006900700065002e00660072002f0046006f006f007400620061006c006c002f00410063007400750061006c0069007400650073002f004d00610064006f006e006e0061002d0073002d0069006e007300740061006c006c0065002d0061002d006c006900730062006f006e006e0065002d0073006f006e002d00660069006c0073002d00610075002d00620065006e0066006900630061002f0038003300300032003000390022003e0061002000720065006a006f0069006e0074002c002000e00020006c002700e20067006500200064006500200031003100200061006e0073002c0020006c0065002000630065006e00740072006500200064006500200066006f0072006d006100740069006f006e002000640075002000420065006e00660069006300610020004c006900730062006f006e006e0065002e003c002f0061003e0020000a","correct":"00500072006f006d00690073002000e000200075006e006500200063006100720072006900e80072006500200064006500200066006f006f007400620061006c006c006500750072002c002000440061007600690064002000420061006e00640061002c0020006c00270075006e0020006400650073002000710075006100740072006500200065006e00660061006e00740073002000610064006f0070007400e9007300200070006100720020004d00610064006f006e006e00610020006100750020004d0061006c006100770069002c0020003c006100200068007200650066003d002200680074007400700073003a002f002f007700770077002e006c006500710075006900700065002e00660072002f0046006f006f007400620061006c006c002f00410063007400750061006c0069007400650073002f004d00610064006f006e006e0061002d0073002d0069006e007300740061006c006c0065002d0061002d006c006900730062006f006e006e0065002d0073006f006e002d00660069006c0073002d00610075002d00620065006e0066006900630061002f0038003300300032003000390022003e0061002000720065006a006f0069006e0074002c002000e00020006c002700e20067006500200064006500200031003100200061006e0073002c0020006c0065002000630065006e00740072006500200064006500200066006f0072006d006100740069006f006e002000640075002000420065006e00660069006300610020004c006900730062006f006e006e0065002e003c002f0061003e0020000a","indice":"","rowNumber":12},{"description":"","question":"A combien est estimée sa fortune ? 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