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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Elles ont été touchées par des inondations et des coulées de boue entre fin mai et début juillet. Les demandes liées aux intempéries de l’été seront examinées dans les prochaines semaines.
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Intempéries : 865 communes en état de catastrophe naturelle

Elles ont été touchées par des inondations et des coulées de boue entre fin mai et début juillet. Les demandes liées aux intempéries de l’été seront examinées dans les prochaines semaines.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 18h17
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 18h47
   





                        



   


L’état de catastrophe naturelle a été reconnu dans 865 communes touchées par des inondations et des coulées de boue survenues entre fin mai et début juillet, selon un communiqué du ministre de l’intérieur.
L’arrêté, publié mercredi 15 août au Journal officiel, a été pris après étude de la commission interministérielle réunie mi-juillet, qui a traité « 1 766 demandes communales consécutives à cette série pluvio-orageux ».
Les communes concernées par l’arrêté se trouvent en Ile-de-France et notamment dans les départements suivants : Nord, Pas-de-Calais, Finistère, Charente-Maritime, Charente, Cher, Dordogne, Gironde, Landes, Haute-Garonne, Ariège, Aude, Alpes-de-Haute-Provence, Bas-Rhin et Haut-Rhin, Côtes-d’Armor, Oise.
Deus fois plus de demandes en 2018
« De manière plus générale, le nombre de demandes communales déposées au titre des inondations et des coulées de boue sur le premier semestre de l’année 2018 est 2,5 fois plus important qu’en 2017 » – soit 4 410 dossiers de janvier à juillet 2018 contre 1 747 sur la même période en 2017 –, a précisé Gérard Collomb. Mi-juillet, la Commission a également traité 723 dossiers concernant l’épisode de sécheresse-réhydratation des sols de l’année 2017, ajoute le communiqué.
Le ministre de l’intérieur a salué la rapidité de traitement des demandes de communes, notamment grâce à une « très forte mobilisation des services régionaux de Météo-France et des préfectures concernées ». Après les intempéries survenues cet été, la commission interministérielle étudiera les nouvelles demandes communales dans les prochaines semaines.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ En moyenne planétaire, il s’agit du troisième mois de juillet le plus chaud depuis le début des relevés de températures.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Le cycle de l’eau (9/10) : le corps d’un adulte de 75 kg contient entre 45 et 50 litres d’eau. Celle-ci permet à tous nos organes de fonctionner.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Le réchauffement va bouleverser la distribution des squales, qui pourraient s’approcher davantage des côtes… à moins de disparaître à petit feu.
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Le changement climatique, prédateur du requin

Le réchauffement va bouleverser la distribution des squales, qui pourraient s’approcher davantage des côtes… à moins de disparaître à petit feu.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 11h20
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 11h41
    |

                            Clémence Carayol








                        



   


Plusieurs apparitions de requins sur le littoral européen ont suscité un certain émoi cet été : est-il normal que des requins-renards et des requins bleus pointent leur aileron en Corse ou à Marseille ? Un grand blanc a-t-il sa place si près des côtes espagnoles ?
« Ces manifestations sont totalement normales, répond Johann Mourier, requinologue au Centre de recherche insulaire et observatoire de l’environnement installé à Moorea (Polynésie française) et à Perpignan (Pyrénées-Orientales). Ce qui serait plutôt à craindre, c’est de ne plus voir ces prédateurs dans certaines eaux comme celles qui bordent Majorque ou le sud de la France. »
« La connaissance des requins est parfois lacunaire, souligne le chercheur en biologie marine. Pour moi, le spécimen identifié à Majorque n’est pas un grand blanc, mais un requin mako ; les deux appartiennent toutefois à la famille des pélagiques. » Parmi les près de 500 espèces de squales, la distinction majeure réside dans l’aptitude à parcourir de longues distances dans l’océan pour pouvoir trouver un habitat naturel adapté à leur métabolisme.
Les requins pélagiques sont de « grands voyageurs »
Ceux qui en sont le plus capables sont les requins pélagiques, qualifiés de « grands voyageurs au gré des courants » par Johann Mourier. Les bien nommés requins côtiers restent, pour leur part, attachés à un récif ou autre environnement corallien.
« Les requins sont ectothermes : ils ne peuvent pas réguler leur température, explique le chercheur. Ceux qui sont capables de retrouver une niche thermique qui leur correspond seront moins impactés par le réchauffement. » Pélagiques ou côtiers, les squales vont subir de plein fouet le changement climatique : « L’augmentation de la température aura des conséquences sur le métabolisme de l’animal avec une plus grande demande énergique qui le rendra moins efficace. Par ailleurs, le changement climatique va acidifier l’océan et leur fera perdre leur olfaction de chasseur », souligne le requinologue. D’autres facteurs indirects liés au réchauffement, comme la raréfaction de certaines de leurs proies, ne laisse rien présager de bon pour les prédateurs marins.
Johann Mourier note que l’on assiste « déjà à une redistribution de la répartition des requins : le requin à pointes noires et le requin-tigre commencent à apparaître en Méditerranée. En Angleterre, on commence même à voir des grands blancs. » Mais le scientifique est formel : « Parmi les requins, ceux qui ne seront pas capables de se déplacer vont s’éteindre. »
Dominique Barthélémy, conservateur adjoint en charge du milieu vivant à Océanopolis, à Brest, relève par ailleurs « l’augmentation sensible du nombre de baigneurs et de surfeurs tués par des requins-bouledogues sur les côtes de l’île de La Réunion depuis dix ans. Ces derniers y sont de plus en plus nombreux, ce serait lié au changement climatique selon plusieurs scientifiques. »
Le conservateur de l’aquarium de Brest pense lui aussi que des évolutions sont déjà en cours. « La présence de certaines espèces de squales sur des sites où ces animaux étaient rares aura un impact sur d’autres populations animales, et à terme sur les activités humaines comme à La Réunion. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Plus de 100 tonnes d’animaux ont été ramassées sur les plages de l’Etat américain. Un phénomène dû au « karenia brevis », un organisme microscopique.
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Une « marée rouge » décime la population aquatique de la côte ouest de la Floride

Plus de 100 tonnes d’animaux ont été ramassées sur les plages de l’Etat américain. Un phénomène dû au « karenia brevis », un organisme microscopique.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 10h41
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 11h29
   





                        



   


Les autorités ont décrété, lundi 13 août, l’état d’urgence en Floride, où une « marée rouge » dévastatrice noircit l’eau de mer et tue dauphins, tortues marines et poissons à un rythme effréné. Rien que ce mois-ci, plus de 100 tonnes d’animaux marins ont été ramassées sur des plages désertes et dégageant une odeur nauséabonde aux alentours de la ville de Sarasota, sur la côte ouest de la Floride, normalement très prisée par les touristes.
La marée rouge, red tide en anglais, est un phénomène naturel provoqué par Karenia brevis, un organisme unicellulaire microscopique surtout présent dans le golfe du Mexique. Il relâche une neurotoxine puissante pouvant se propager dans l’air, causant migraines, toux et crises d’asthme chez l’homme.

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Karenia brevis se retrouve tout au long de l’année en faible quantité. Mais si ces organismes se multiplient, le péril est grand pour les animaux. Les tortues marines et les lamantins risquent de respirer leurs neurotoxines ou de mourir en ayant mangé des poissons ou des algues infectés.
L’agriculture industrielle et un mauvais traitement des déchets peuvent favoriser la prolifération des algues toxiques, bleues ou vertes, un autre problème qui touche les eaux de Floride. Et il en serait de même pour la marée rouge, selon des experts.
« Mentalement épuisant »
Le phénomène qui touche actuellement la Floride a commencé en octobre 2017, mais il s’est largement accentué ces dernières semaines, se propageant sur la côte ouest de l’Etat, de Tampa à Naples, sur une distance de 320 kilomètres.
Depuis le 7 août, douze dauphins se sont échoués sur le rivage du comté, tous morts, un bilan équivalent à celui d’une année entière normalement.
« C’est physiquement et mentalement épuisant », lâche Gretchen Lovewell, du Mote Marine Laboratory, en charge d’une équipe recueillant les tortues et les mammifères marins en détresse ou morts.
Conséquences sur le tourisme
L’odeur du poisson en décomposition a fait mal à l’économie locale, privée des millions de dollars de revenu provenant de la pêche et du tourisme en haute saison. « Notre vie, c’est le tourisme ici dans le sud-ouest de la Floride », se lamente Omar Botana, propriétaire d’un commerce de location de bateaux à Bonita Springs, au nord de Naples.
Les riverains touchés espèrent que des mesures vont être prises, comme la construction de lacs de retenue, afin de traiter l’eau, ou une utilisation réduite d’engrais favorisant la prolifération d’algues nuisibles. Après la dernière marée rouge d’envergure, en 2005-2006, les dauphins avaient continué à en souffrir, note Randall Wells.
Seuls deux dauphins auraient été tués à l’époque à cause des toxines. Mais de très nombreux poissons étaient morts, poussant les cétacés affamés à se rabattre sur les filets de pêche, qui représentent pour eux un risque conséquent.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Ces animaux sont dépourvus génétiquement d’un mécanisme de lutte contre des composés organophosphorés neurotoxiques.
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Les mammifères marins désarmés face à certains pesticides

Ces animaux sont dépourvus génétiquement d’un mécanisme de lutte contre des composés organophosphorés neurotoxiques.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 03h26
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 07h47
    |

                            Sylvie Burnouf








                        



   


L’évolution a permis aux mammifères marins de s’adapter aux conditions extrêmes des fonds marins. Elle n’avait pas prévu l’arrivée en masse, des millions d’années plus tard, des pesticides. Or, contrairement à leurs homologues terrestres, lamantins, dauphins, baleines et phoques ont perdu un mécanisme majeur de défense contre les effets neurotoxiques de certaines substances organophosphorées, comme le chlorpyriphos ou le diazinon, révèle une étude publiée le 10 août dans la revue Science. L’omniprésence de ces composés dans l’environnement constitue, de fait, une menace grave pour ces mammifères marins.
Or, comme le souligne Nathan Clark, chercheur à l’université de Pittsburgh (Etats-Unis) et coordinateur de l’étude, « les mammifères marins, comme le lamantin ou le grand dauphin, sont des espèces sentinelles : leur état de santé peut réellement nous informer sur les problèmes environnementaux qui pourraient nous affecter un jour, nous, les humains. »
Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs ont comparé l’ADN de 58 espèces de mammifères, dont cinq marines et 53 terrestres. Ils ont observé que le gène codant l’enzyme Paraoxonase 1 (PON1) avait été spécifiquement « éteint » chez les mammifères marins – cétacés, siréniens et pinnipèdes. Cette protéine, fonctionnelle chez les hommes et autres mammifères terrestres, permet de lutter contre les lésions cellulaires induites par le stress oxydant. Elle protège également de composés hautement toxiques dérivés des pesticides organophosphorés en les dégradant sous une forme inactive.
Pollution généralisée
Les chercheurs ont alors entrepris de vérifier cette hypothèse biologiquement, en analysant la faculté de détoxification du sang des mammifères marins. Les résultats ont confirmé leur pronostic : en présence d’un dérivé hautement toxique du chlorpyriphos, l’activité enzymatique de cette PON1 « marine » était quasi nulle. A moins qu’en parallèle les mammifères marins aient développé un autre mécanisme biologique – à ce jour inconnu –, permettant de compenser l’inefficacité de PON1 face aux pesticides, ces animaux pourraient se révéler particulièrement sensibles à l’accumulation de ces composés dans leur habitat naturel et dans leur nourriture.
D’autant que cette pollution environnementale est généralisée. A titre d’exemple, les chercheurs soulignent qu’au niveau du comté de Brevard (Floride), là où migrent 70 % des lamantins de la côte Atlantique, des taux importants en chlorpyriphos ont été relevés dans les zones protégées qui côtoient les terres agricoles, notamment après les épandages. En outre, les mammifères marins carnivores, qui se trouvent au sommet de la chaîne alimentaire, sont particulièrement exposés à des concentrations élevées en polluants, en raison d’un phénomène dit de « bioamplification ».
Pour Olivier Chastel, écotoxicologue au Centre d’études biologiques de Chizé (CEBC, CNRS-université de La Rochelle), cette étude prouve qu’il « ne faut pas faire de simplification en termes d’écotoxicologie » si l’on veut avoir une idée juste des impacts des polluants sur la biodiversité. « Il est important de prendre en compte le fait que certaines adaptations, qui ont permis par le passé à ces mammifères de coloniser des milieux marins contraignants, les rendent désormais plus vulnérables à certains dangers non prévus par l’évolution », estime-t-il.
Mais pour quelle raison ces animaux ont-ils évolué de la sorte ? L’hypothèse la plus probable, selon les chercheurs, est qu’il s’agit d’une réponse à l’alternance répétée entre longs séjours en profondeur et remontées rapides à la surface, qui génère un stress oxydant extrême. Compte tenu du fait que l’environnement marin ancestral n’était pas contaminé par des pesticides produits par l’homme, ces conditions particulières auraient conduit à l’apparition de nouveaux mécanismes antioxydants, peut-être plus performants, rendant obsolète l’action de PON1.
Maintenant, afin de mieux cerner l’ampleur de l’exposition des mammifères marins à ces pesticides et de préciser les risques associés, les chercheurs demandent que soient intensifiées les analyses menées dans les habitats naturels et que soient dosés les composés organophosphorés présents dans les tissus des animaux retrouvés morts.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Deux analyses de la mortalité concluent que la baisse récente de l’espérance de vie américaine est liée à un problème « systémique ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 15/08/2018
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Les Etats-Unis, homme malade des pays du Nord

Deux analyses de la mortalité concluent que la baisse récente de l’espérance de vie américaine est liée à un problème « systémique ».



Le Monde
 |    16.08.2018 à 00h30
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 12h09
    |

            Stéphane Foucart








                        



   


Les Etats-Unis sont atteints d’une maladie « systémique », et cela devrait inciter les autres pays développés à la vigilance. C’est, en substance, la conclusion de deux études publiées, mercredi 15 août, dans le British Medical Journal. La première, conduite par Steven Woolf (Virginia Commonwealth University), révèle une hausse inquiétante de la mortalité chez les adultes américains d’âge moyen au cours des dix-sept dernières années et singulièrement depuis 2012, où l’espérance de vie américaine a commencé à stagner, avant de décliner à partir de 2015.

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Cette année-là, indique la seconde étude, conduite par Jessica Ho (University of Southern California) et Arun Hendi (université de Princeton), une douzaine de pays riches dont la France connaissaient simultanément un déclin significatif de leur espérance de vie par rapport à 2014. Brusque et inédite par son caractère collectif, cette chute a cependant été généralement compensée par un rebond l’année suivante, à l’exception du Royaume-Uni et des Etats-Unis.
Outre-Atlantique, cette baisse de l’espérance de vie enregistrée en 2015 s’est même confirmée en 2016. L’indice pointait alors à 78,6 ans, soit 0,3 an de moins qu’en 2014. Des données préliminaires rendues publiques en mai par l’Associated Press indiquaient que l’année 2017 devait connaître une nouvelle chute de la longévité. Elle serait alors la troisième année d’affilée de déclin – situation sans précédent depuis plusieurs décennies.
Pour comprendre, Steven Woolf et ses coauteurs ont comparé les caractéristiques de la mortalité de la population américaine âgée de 25 à 64 ans, par origine ethnique, entre 1999 et 2016. « Entre 1999 et 2016, les taux de mortalité toutes causes confondues n’augmentent pas uniquement parmi les Blancs, mais aussi chez les Amérindiens », écrivent les auteurs. Les trois autres groupes ethniques étudiés (Noirs, Hispaniques et Asiatiques) ont d’abord connu une baisse de mortalité, qui s’est interrompue entre 2009 et 2011, avant de partir à la hausse.
Premier constat : les overdoses sont la première cause d’accroissement de la mortalité, dans tous les groupes. Les taux de mortalité due à l’utilisation de drogues ou de médicaments augmentent ainsi de plus de 410 % chez les Amérindiens, 150 % chez les Noirs, 80 % chez les Hispaniques…

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                « La crise des opioïdes travaille en profondeur, et pour longtemps, la société américaine »



Ce sont les stigmates de la crise des opioïdes qui frappe les Etats-Unis depuis la mise sur le marché, au milieu des années 1990, de puissants antalgiques proches de la morphine. Ceux-ci ont plongé dans la dépendance plus de 2 millions d’Américains et entraînent aux Etats-Unis plusieurs dizaines de milliers de morts par an. Ce constat n’est pas nouveau.
Des inégalités sociales fortes
Mais, soulignent Steven Woolf et ses coauteurs, ce n’est pas la seule cause. « Les taux de mortalité à mi-vie, expliquent les chercheurs, ont aussi augmenté pour un large éventail de maladies touchant de multiples fonctions et organes du corps humain. » Chez les Amérindiens, les taux de mortalité entre 25 et 64 ans ont ainsi augmenté pour douze causes différentes, dont les maladies dues à l’hypertension (+ 270 %), le cancer du foie (+ 115 %), les hépatites virales (+ 112 %), les maladies du système nerveux central (+ 100 %)… Suicides, maladies hépatiques liées ou non à l’alcool, tumeurs cérébrales, maladies respiratoires ou métaboliques ou encore obésité font grimper la mortalité dans parfois plusieurs groupes.
Les taux de mortalité augmentent à travers l’ensemble de la population américaine pour une douzaine d’affections. Cela signale, pour les auteurs, que la dégradation de la santé aux Etats-Unis est le fait « de causes profondes et systémiques ». « Nous soupçonnons que l’inégalité croissante des revenus, les déficiences de l’éducation, la fracture sociale et le stress peuvent jouer un rôle important, explique M. Woolf. D’autres facteurs pourraient inclure le manque d’accès universel aux soins, la possession d’armes à feu par la population et les taux élevés d’obésité. »
L’épidémiologiste Philip Landrigan (Boston College), qui n’a pas participé à l’étude, salue des travaux « très solides ». « Les données présentées ne permettent pas de distinguer les déterminants profonds de cette dégradation de l’état de santé des Américains. Mais il est clair que lorsque vous créez des inégalités sociales fortes, vous créez une catégorie de la population qui finit par voir son espérance de vie se réduire, dit-il. Il faut aussi avoir à l’esprit ce que montrent de nombreux travaux : les plus pauvres sont aussi ceux qui sont les plus exposés à presque tous les polluants environnementaux comme le plomb, les pesticides, la pollution de l’air… Ce facteur potentiel est fréquemment négligé. »
En outre, cette détérioration de l’état de santé des Américains intervient alors que le tabagisme est outre-Atlantique à un niveau historiquement bas (environ 15,5 % de la population adulte fumait en 2016) et que la consommation moyenne d’alcool par habitant n’a que marginalement augmenté sur la période étudiée (de 8,25 litres par personne de plus de 14 ans et par an en 1999, à 8,8 litres en 2015).
Une perte « sans précédent »
La seconde étude souligne de son côté la profonde singularité des Etats-Unis au sein d’un échantillon de dix-huit pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques. Les deux scientifiques ont analysé les causes de l’excès de mortalité qui a conduit, entre 2014 et 2015, à une baisse significative de l’espérance de vie dans douze de ces pays – en moyenne 0,21 année perdue pour les femmes et 0,18 pour les hommes.
Selon leurs travaux, les grandes causes de décès ont été les maladies respiratoires, cardiovasculaires, du système nerveux central et les désordres mentaux, et elles ont majoritairement concerné les plus de 65 ans. La sévère épidémie de grippe semble avoir été un facteur déterminant. Aux Etats-Unis, au contraire, la perte d’espérance de vie « s’est concentrée sur des populations d’âges moins avancés », inférieurs à 65 ans. Et la grippe n’y a que peu à voir.
« Des gains monumentaux d’espérance de vie ont été la tendance dominante dans les pays développés à haut revenu tout au long du XXe et du XXIe siècle », notent les auteurs. Toutefois, cette perte importante enregistrée simultanément dans douze pays riches est « sans précédent ».
« Ce pic de mortalité a souvent été attribué aux effets directs et indirects d’une sévère épidémie de grippe, en particulier sur les personnes âgées, écrit Domantas Jasilionis (Institut Max-Planck pour la recherche en démographie), dans un éditorial publié par le British Medical Journal. Il est frappant de constater que les systèmes de santé des pays riches les plus avancés ont été incapables de gérer ce défi imprévu, avec pour conséquence la première réduction de longévité en plusieurs décennies. Cela pourrait être le signe de problèmes plus profonds. »
Pour Jay Olshansky (université de l’Illinois), qui avait prédit, en 2005 dans le New England Journal of Medicine, un renversement imminent de tendance aux Etats-Unis, cela signale aussi que « l’ère où l’on pouvait gagner beaucoup d’espérance de vie est révolue ». Un point toujours débattu.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Le cycle de l’eau (8/10) : dans la mer, toute la chaîne alimentaire bénéficie des éléments minéraux contenus dans l’eau descendue des montagnes.
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<article-nb="2018/08/16/19-9">
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ L’épidémie apparue début août dans le Nord-Kivu a fait 42 morts. L’insécurité qui mine la région complique la riposte sanitaire.
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Reportage

Dans l’est de la RDC, lutter contre Ebola au milieu des groupes armés

L’épidémie apparue début août dans le Nord-Kivu a fait 42 morts. L’insécurité qui mine la région complique la riposte sanitaire.


LE MONDE
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        Le 15.08.2018 à 15h05

     •
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        Mis à jour le 16.08.2018 à 06h43






    
Une aide-soignante prend la température d’un enfant avant une campagne de vaccination contre le virus Ebola, le 8 août, près de Mangina.
Crédits : STRINGER / REUTERS


« Nous sommes entre le marteau et l’enclume » : déjà sous la menace d’une multitude de groupes armés, les habitants de Mangina se retrouvent maintenant en première ligne de la nouvelle épidémie de fièvre hémorragique Ebola qui frappe l’est de la République démocratique du Congo (RDC). C’est dans cette bourgade rurale du Nord-Kivu, à 30 km au nord-ouest de Beni, la capitale provinciale, que l’épidémie a été signalée le 1er août, après six morts au sein d’une même famille.

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Des réservoirs d’eau chlorée ont été installés devant tous les commerces et les marchés. Au total, 32 des 42 décès liés à cette flambée d’Ebola ont été enregistrés dans cette zone de santé de Mangina-Mabalako.
« Je porte des gants pour me protéger de l’épidémie, affirme Jonas Mumbere, 26 ans, taxi-moto. Nos clients commencent à hésiter à monter sur la moto, par peur de contamination. » « Nos clients ne viennent plus depuis cette épidémie, craignant pour leur santé, se désole Elodie Zena, 28 ans, qui se présente comme une professionnelle du sexe. Les agents des relais communautaires nous disent que même la sueur d’une personne infectée peut nous contaminer. Je ne sais plus comment faire pour nourrir mes deux enfants. »
Une dizaine de groupes rebelles
Précautions sanitaires, disparition des contacts physiques, économie ralentie : le tableau habituel de toutes les épidémies d’Ebola. Depuis 1976, c’est la dixième sur le sol congolais, mais « c’est la première fois que la maladie touche une zone très peuplée et en situation de conflit intense », souligne l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

    
Des officiers de police protègent un centre de lutte contre le virus Ebola à Béni, au dans la province du Nord-Kivu, le 10 août.
Crédits : AL-HADJI KUDRA MALIRO / AP


« L’insécurité est certainement l’aspect le plus inquiétant que nous devons gérer dans cette crise, explique la docteure Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique. Nous devons avoir accès à tous les endroits où peuvent se trouver des malades et, inversement, les populations doivent pouvoir rejoindre les centres de santé sans difficultés. » Avec le ministère congolais de la santé, l’OMS étudie les moyens d’avertir les groupes rebelles des risques qu’ils encourent eux-mêmes en entravant le travail des équipes de santé.

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                « Ebola est présent partout, et potentiellement en chaque villageois »



Le Nord-Kivu (6 à 7 millions d’habitants) abrite une dizaine de groupes armés. La région de Beni est plus particulièrement hantée par les rebelles ougandais des Allied Defense Forces (ADF), responsables présumés du massacre de plusieurs centaines de civils depuis 2014. Relativement épargnée, Mangina a accueilli des déplacés fuyant les tueries et les enlèvements attribués aux ADF plus au nord, sur l’axe Beni-Oicha-Eringeti.
« Je suis venue de Kokola en fuyant les atrocités des ADF. Maintenant je suis ici chez ma grande sœur qui est morte d’Ebola. Je ne sais quoi faire, son mari est en isolement au centre de traitement », rapporte Pascaline Fitina, une femme de 36 ans, assise seule la tête entre les mains. « Je ne sais pas où aller car les ADF menacent du côté de Oicha-Eringeti, où il y a d’autres membres de ma famille. Nous sommes entre le marteau et l’enclume, les ADF d’un côté et Ebola de l’autre », soupire Pascal Lukula, 38 ans, cultivateur, père de cinq enfants.
Un décès dans la province de l’Ituri
Les autorités redoutent que les troubles compromettent le déploiement des équipes sanitaires et l’accès aux populations. « La police et l’armée sécurisent les prestataires sanitaires, la nuit comme le jour pendant cette période de riposte [sanitaire], pour éviter les enlèvements, les tueries, etc. », commente un représentant du gouverneur du Nord-Kivu, Ephrem Kasereka.

    
Le corps d’une personne décédée, un cas non-confirmé d’Ebola, est évacué du centre de lutte contre Ebola, à Béni, le 13 août.
Crédits : JOHN WESSELS / AFP


L’insécurité nourrit également les inquiétudes des partenaires étrangers de la RDC. « Les gens se déplacent en permanence, au gré des vagues de violences successives qui les obligent à fuir. Cela complique énormément la recherche et le suivi des personnes infectées », constate une porte-parole du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Hanna Leskinen.

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                Ebola : comment la RDC a vaincu l’épidémie



Selon cette même source, pour la première fois depuis l’annonce de l’épidémie, un décès a été enregistré en dehors du Nord-Kivu, dans la province voisine de l’Ituri, mardi 14 août. La fin de la précédente épidémie de fièvre hémorragique Ebola, dans la province de l’Equateur (Nord-Ouest), avait été décrétée fin juillet. Elle avait fait 33 morts.


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Le gouvernement de Nouvelle-Calédonie a donné mardi 14 août un statut de protection de haut niveau à ses récifs les plus précieux.
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Une avancée majeure pour les récifs coralliens de Nouvelle-Calédonie

Le gouvernement de Nouvelle-Calédonie a donné mardi 14 août un statut de protection de haut niveau à ses récifs les plus précieux.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 11h49
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 12h29
    |

                            Clémence Carayol








                        



   


Les Américains les nomment « pristines », les derniers récifs coralliens encore quasi vierges. La Nouvelle-Calédonie abrite un tiers des 1,5 % de ces récifs encore épargnés. Chesterfield, Bellona, Pétrie, Astrolabe, Entrecasteaux constituent le précieux habitat d’une biodiversité foisonnante de plus de 2 000 espèces de poissons et 310 espèces de coraux.
Face aux menaces de la pollution marine, du réchauffement des températures et de la surpêche, les autorités calédoniennes ont officialisé, mardi 14 août, leur volonté de doter ces atolls et récifs, qui se trouvent dans le parc naturel de la mer de Corail, d’un très haut niveau de protection.
Au total, 7 000 km2 de réserves intégrales et 21 000 km2 de réserves naturelles sont créés. Désormais, tout prélèvement – pêche, sable, pétrole – sera strictement interdit dans certaines zones et la possibilité de s’approcher de certains atolls et îlots requerra une autorisation préalable – notamment pour les bateaux de tourisme –, voire sera totalement proscrite. Ce sont ainsi la totalité des récifs coralliens isolés et en bonne santé de Nouvelle-Calédonie qui se trouvent sanctuarisés. 

   


Des règles strictes pour la protection du corail
« Il s’agit de la première mesure concrète pour leur protection depuis la création du parc en 2014, affirme sans ambages Christophe Chevillon, chef de projet au sein du Pew Charitable Trusts, une fondation qui milite pour la défense de l’environnement marin. Avant aujourd’hui, le parc naturel de la mer de Corail n’était qu’une coquille vide et ne protégeait pas la biodiversité et l’environnement marin calédonien. »
Le Pew Charitable Trusts et le WWF ont beaucoup œuvré pour que le parc naturel marin de la mer de Corail – qui constitue l’une des plus vastes réserves marines du monde avec 1,3 million de km2  – se dote de règles plus strictes. Le premier s’est notamment investi dans la sensibilisation et l’information du grand public au moyen de stands et d’activités ludiques pour convaincre du bien-fondé de la consécration en zone protégée. L’ONG est aussi un membre actif du comité de gestion du parc, composé entre autres du collège des coutumiers ainsi que celui d’autres institutions calédoniennes.

   


Ce classement « permettra désormais de protéger ces récifs et atolls qui abritent une diversité exceptionnelle en surveillant la zone et en y interdisant tout prélèvement par extraction, tout en limitant l’accès du public », explique Christophe Chevillon. Pour lui, la Nouvelle-Calédonie peut toutefois aller plus loin dans la protection de son environnement marin puisque « les 28 000 km2 mis sous haute protection aujourd’hui représentent moins de 3 % de la totalité de la surface du parc ». Et le biologiste de conclure que la protection des précieux atolls et récifs coralliens « est un travail par étapes, cette délimitation en est le premier pas ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ La plainte, déposée par dix familles originaires du Portugal, d’Allemagne, de France, d’Italie, de Roumanie, du Kenya, de Suède et des Fidji, est jugée recevable par la Cour de justice de l’UE.
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Dix familles portent plainte contre l’Europe, accusée d’« inaction climatique »

La plainte, déposée par dix familles originaires du Portugal, d’Allemagne, de France, d’Italie, de Roumanie, du Kenya, de Suède et des Fidji, est jugée recevable par la Cour de justice de l’UE.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 10h56
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 11h55
    |

            Patricia Jolly








                        



   


La responsabilité de l’Union européenne face au changement climatique va être examinée pour la première fois par la justice. Lundi 13 août, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a en effet jugé recevable l’assignation pour « inaction climatique » déposée le 24 mai contre le Parlement et le Conseil européens par dix familles originaires du Portugal, d’Allemagne, de France, d’Italie, de Roumanie, du Kenya, de Suède et des Fidji.
Ces plaignants estiment que l’objectif de l’Union européenne pour 2030 – une baisse d’au moins 40 % de ses émissions de gaz à effet de serre par rapport au niveau de 1990 – est insuffisant pour garantir leurs droits fondamentaux à la vie, la santé, l’activité et la propriété des populations, ainsi que pour atteindre les objectifs fixés par l’accord de Paris sur le climat.
« Nos émissions de CO2 créent des victimes sur le sol européen, explique Marie Toussaint, présidente de Notre affaire à tous, une des associations militant pour la justice climatique qui soutient l’action. Aussi, nous espérons que les juges prononcent une décision qui contraindra l’UE et les Etats membres à tenir leurs engagements oraux. » La reconnaissance de la recevabilité de la requête ne présume en rien de la décision au fond que prendront les magistrats du tribunal de justice de l’UE à une date indéterminée.
Ce recours ne sollicite pas de réparation financière, mais réclame une action ambitieuse de lutte contre le changement climatique
Le Parlement et le Conseil européens disposent maintenant de deux mois pour présenter leur défense. Jusqu’ici, seuls des entreprises ou des Etats avaient été visés par ce type de contentieux, mais jamais un groupement de pays. Ce recours ne sollicite pas de réparation financière, mais réclame une action ambitieuse de lutte contre le changement climatique.

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                Les contentieux climatiques se multiplient dans le monde



« Nous avons toutes les preuves nécessaires pour examiner les conséquences pour les plaignants et le potentiel de l’UE à agir davantage en matière d’action climatique », estime Roda Verheyen, une des trois avocats des familles. Elle a obtenu en novembre 2017 que la justice allemande examine la requête d’un agriculteur et guide de montagne sud-américain. Celui-ci demande compensation à l’énergéticien allemand RWE pour des dommages environnementaux supposément causés dans son pays, le Pérou, par ses émissions globales de CO2. Une série d’expertises est en cours.
Le 30 juillet, la Cour suprême des Etats-Unis a autorisé la tenue d’un procès qui opposera, à partir du 29 octobre, 21 Américains – dont des mineurs – au gouvernement de leur pays qu’ils accusent de bafouer leur droit constitutionnel à « la vie, la liberté et la propriété » et de contribuer au réchauffement en subventionnant le secteur des énergies fossiles.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Avec ses élevages à l’ancienne, sans OGM ni fourrage d’ensilage, le pays comble les attentes des consommateurs d’aujourd’hui.
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Article sélectionné dans La Matinale du 14/08/2018
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L’Autriche, championne du « lait de foin », écologique et rentable

Avec ses élevages à l’ancienne, sans OGM ni fourrage d’ensilage, le pays comble les attentes des consommateurs d’aujourd’hui.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 04h30
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 07h12
    |

            Blaise Gauquelin (Pays de Salzbourg, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Karl Neuhofer a les bottes dans le fumier mais la « tête dans la recherche et l’innovation », comme il dit. Certes, l’exploitation de ce producteur de lait à Strasswalchen, dans la région de Salzbourg, correspond en tout point à l’Autriche des cartes postales : il y a les verts pâturages, les vaches « heureuses » qui portent chacune un petit nom, et bien sûr les montagnes en arrière-plan.
Mais il serait dommage de s’arrêter au décor car cet éleveur est un pionnier, à l’origine de l’émergence du « lait de foin », une appellation peu courante en France mais que les Autrichiens connaissent très bien. Dans ce pays prospère où l’écologie n’est pas un vain mot, 15 % de la production laitière est commercialisée sous le label « Heumilch », lié à un savoir-faire spécifique. Ce taux n’est que de 3 % dans le reste de l’Europe.
« On a commencé en 2009, raconte Karl Neuhofer, qui veille sur un troupeau de 80 têtes. Les petits producteurs avaient du mal à écouler leur lait sur le marché. Du coup on a décidé de se regrouper et de s’organiser pour faire de notre méthode de travail traditionnelle un atout de différenciation dans un marché qui était alors totalement saturé. »
Contrairement à d’autres pays producteurs, l’Autriche (8,7 millions d’habitants) avait gardé des fermes reposant exclusivement sur la consommation de foin. Critiquée à l’époque pour avoir raté le coche de la modernisation, elle se retrouve désormais à la pointe d’un mouvement global de retour aux produits authentiques.
A l’opposé du modèle intensif
Huit mille laiteries et soixante fromageries y forment à présent l’unique réseau mondial de production de « lait de foin ». Dans ces fermes, ni tourteaux de soja importés ni aliment fermenté aux effets gustatifs néfastes : à l’opposé du modèle intensif, le foin séché suffit à nourrir les troupeaux, et le bétail bénéficie dans les régions de l’ouest de l’Autriche d’une...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Le cycle de l’eau (7/10) : la fonte des glaciers, ressource considérable en eau douce, s’accélère de manière inquiétante à cause du réchauffement climatique.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Le géant allemand, propriétaire du semencier américain depuis juin, a perdu 10 milliards de capitalisation boursière.
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Bayer dans la tourmente après la condamnation de Monsanto

Le géant allemand, propriétaire du semencier américain depuis juin, a perdu 10 milliards de capitalisation boursière.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 11h49
 • Mis à jour le
14.08.2018 à 16h30
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



   


Après le verdict du tribunal, la sanction des marchés : Bayer, propriétaire de Monsanto depuis le mois de juin, a dévissé en Bourse, lundi 13 août. Le cours a perdu jusqu’à 13 %, avant de se reprendre en fin de journée. En quelques heures, le géant allemand a vu partir en fumée 10 milliards d’euros de capitalisation boursière, c’est-à-dire environ 16 % du prix de rachat du semencier américain (63 milliards de dollars, soit 55 milliards d’euros).
Cette dégringolade est la conséquence directe du jugement historique rendu vendredi 10 août par la justice américaine, qui a condamné Monsanto à verser 289,2 millions de dollars (254 millions d’euros) d’indemnités à Dewayne Johnson, un jardinier américain atteint d’un cancer qu’il attribue au glyphosate, herbicide phare de la firme.

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Le scénario redouté par de nombreux observateurs a pris corps : Monsanto est devenu un risque sérieux pour Bayer. Le jugement est une première. Bien que le groupe américain ait interjeté appel de la décision, celle-ci pourrait faire jurisprudence aux Etats-Unis et représenter une menace financière non négligeable pour le nouveau propriétaire de Monsanto. Actuellement, des milliers de plaintes similaires sont en souffrance devant des tribunaux américains. Lundi dans la journée, plusieurs analystes ont abaissé massivement leur objectif de cours pour l’action Bayer.
C’est le cas de la banque allemande DZ Bank, qui a diminué son objectif de cours de 112 à 86 euros, à l’instar d’autres analystes d’établissements concurrents. « Il n’est pas certain que ce jugement soit confirmé et que les autres plaintes aboutissent. Mais nous voyons au moins le risque que Bayer doive payer plusieurs milliards d’euros de dommages et intérêts. A notre connaissance, il n’existe pas de cas similaire dans le secteur agricole », alerte ainsi Peter Spengler, chez DZ Bank. « Même si nous ne connaissons pas l’issue du jugement, les risques judiciaires pour Bayer en tant que société mère ont fondamentalement augmenté », estime pour sa part dans une note Bernhard Weiniger, chez Independent Research.
Efforts de communication
Interrogé, Bayer s’est refusé à commenter la perte essuyée en Bourse. Le groupe maintient que la décision du juge américain est en contradiction avec « le poids des preuves scientifiques, les décennies d’expérience en situation réelle et les conclusions des régulateurs autour du monde qui, toutes, confirment que le glyphosate est sûr et ne cause pas le lymphome non hodgkinien », a précisé un porte-parole, lundi. Le groupe mise sur le fait que le jugement sera cassé en appel.
Fait inédit, le groupe allemand cherche à tisser des contacts avec ses opposants issus de la société civile
Combien de temps le chimiste allemand pourra-t-il s’arc-bouter sur cette position face à une opposition de plus en plus forte au sein de la population et des pouvoirs publics ? Bayer multiplie depuis quelques mois les efforts de communication afin de rassurer sur les pratiques que le nouveau groupe a adoptées pour rompre avec les méthodes Monsanto. « Il y a des choses que nous faisons différemment », déclarait Werner Baumann, son PDG, dans un entretien au quotidien Handelsblatt,au mois de juin.

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Le groupe cherche à tisser des contacts avec ses opposants issus de la société civile. « Ils veulent le dialogue. C’est une démarche inédite de leur part », confirmait début juillet au Monde un responsable de la branche française d’une grande ONG de défense de l’environnement. De fait, si les sanctions boursières s’ajoutent au concert des critiques environnementalistes, l’étau va se resserrer autour du groupe allemand.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ L’œuvre installée dans la ville japonaise est critiquée : elle donnerait l’impression qu’il faut se protéger pour vivre à Fukushima depuis l’accident nucléaire.
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Des habitants de Fukushima se plaignent d’une statue vêtue d’une combinaison antiradiation

L’œuvre installée dans la ville japonaise est critiquée : elle donnerait l’impression qu’il faut se protéger pour vivre à Fukushima depuis l’accident nucléaire.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 11h30
 • Mis à jour le
14.08.2018 à 12h18
   





                        



   


Censé symboliser l’absence retrouvée de radioactivité à Fukushima, l’écran affichant « 000 » sur la statue géante installée le 3 août dans la ville japonaise, dévastée par un accident nucléaire en mars 2011, semble plutôt refléter la mauvaise note attribuée à l’œuvre de Kenji Yanobe par ses habitants.
Haut de six mètres et installé tout près de la gare de Fukushima, le personnage, nommé « Sun Child » – l’enfant du soleil – porte un casque dans une main, signifiant que l’air est désormais sain, et un soleil dans l’autre, symbole d’espoir.
L’artiste a dit avoir voulu transmettre un message positif, mais son œuvre, placée début août près de la gare, a reçu un accueil plus que mitigé. La municipalité affirme avoir reçu une poignée d’appels et de courriels se plaignant de l’œuvre, par ailleurs critiquée par de nombreux internautes sur Twitter.
« J’ai vu Sun Child [nom de la statue], elle fait vraiment froid dans le dos. Je pense qu’elle nous ridiculise tous ainsi que tout le travail que Fukushima a fait pour effacer sa mauvaise image », lance un utilisateur de Twitter.
« Etant donné la terrible réputation de Fukushima, je trouve que l’installation aurait dû être annulée », juge un autre internaute.
« Véhiculer l’espoir lumineux pour l’avenir »
Ces attaques ont poussé l’artiste à s’excuser, dans un courrier de trois pages rendu public le 10 août. « Mon intention était de véhiculer l’espoir lumineux pour l’avenir » en créant cet enfant aux grands yeux tournés vers le ciel, a écrit Kenji Yanobe.
Dans un communiqué, le maire de Fukushima, Hiroshi Kohata, a émis un avis similaire. « Je ressens dans cette statue l’espoir et la force pour vaincre l’adversité », dit-il.
Habitué à créer des personnages entre astronautes géants et jouets pour enfants, Kenji Yanobe a construit « Sun Child » en 2011, en réaction à l’accident nucléaire de Fukushima, et milite pour une société sans utilisation de l’énergie nucléaire. L’œuvre a été exposée dans de nombreux lieux au Japon et à l’étranger sans provoquer de telles réactions, avant d’être installée à Fukushima le 3 août.
L’une des critiques visant la statue provient du manque d’exactitude scientifique. Le personnage semble indiquer qu’il ne peut enlever son casque de protection que lorsque le niveau de radiation tombe à zéro, ce qui est faux : tout compteur geyser indique fréquemment des niveaux supérieurs à zéro dans des zones qui ne sont pas touchées par des catastrophes nucléaires.
L’accident de Fukushima, le pire depuis Tchernobyl en avril 1986, a entraîné l’évacuation de centaines de milliers d’habitants, dont de nombreux ne reviendront jamais. Sept ans après, les agriculteurs sont encore confrontés à la suspicion des consommateurs, même si leurs produits sont soumis à de stricts contrôles de radioactivité.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Les photos souvenirs des installations détruites par le séisme de 2011 servaient à communiquer sur l’avancée des travaux, selon la compagnie d’électricité japonaise. Une opération vivement critiquée sur les réseaux sociaux et dans la presse.
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Souvenirs de Fukushima… à vendre


                      Les photos souvenirs des installations détruites par le séisme de 2011 servaient à communiquer sur l’avancée des travaux, selon la compagnie d’électricité japonaise. Une opération vivement critiquée sur les réseaux sociaux et dans la presse.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 07h45
    |

            Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)








   


L’initiative n’a pas duré bien longtemps. Certains visiteurs de la centrale nucléaire sinistrée de Fukushima seront peut-être déçus mais, confrontée à de vives critiques, la compagnie d’électricité de Tokyo (Tepco) a mis fin mercredi 8 août à la vente, commencée une semaine auparavant, d’un souvenir de la centrale. L’entreprise était très fière de proposer un lot de trois pochettes transparentes figurant des photos des quatre réacteurs détruits par le séisme et le tsunami de mars 2011 et du bus électrique assurant les navettes sur le site. Le tout pour la modique somme de 300 yens (environ 2,30 euros). Le set était en vente uniquement dans les deux supérettes de l’enseigne Lawson installées à Fukushima Daiichi.
« On peut se demander s’il est convenable de proposer un “souvenir” alors que ce désastre nucléaire reste sans précédent et oblige toujours des habitants à vivre en réfugiés ». Le quotidien « Kahoku Shimpo »
Tepco voulait ainsi répondre à une demande des sous-traitants venant travailler sur le site de la pire catastrophe nucléaire depuis Tchernobyl, en 1986, et qui souhaitaient conserver un souvenir de leur passage. « C’est aussi pour les familles et les amis des employés de la compagnie, expliquait Tepco, qui y voyait un moyen de transmettre par le bouche-à-oreille le message que des progrès ont été accomplis sur les réacteurs endommagés. »
Tout le monde n’a pas été convaincu. Les critiques ont rapidement fusé sur Twitter et dans la presse locale. « On peut se demander s’il est convenable de proposer un “souvenir” alors que ce désastre nucléaire reste sans précédent et oblige toujours des habitants à vivre en réfugiés », estimait, dans son édition du 1er août, le Kahoku Shimpo, quotidien de la région du Tohoku, où est établi le département de Fukushima. Tepco a finalement mis fin à cette vente en raison des nombreuses critiques qui lui ont été adressées.
Pour les 73 000 personnes évacuées depuis la catastrophe, 49 500 viennent des zones directement voisines de la centrale. Nombre d’entre elles n’ont toujours pas regagné leur domicile car leur maison se trouve au plus près du site, à Futaba ou à Okuma, communes encore soumises à une « interdiction d’accès sauf exception » car le débit de dose de rayonnements ionisants y dépasse 50 millisievert par an (en France, la limite d’exposition du public est de 1 mSv/an).
Un démantèlement sur quarante ans
Dans les zones où les ordres d’évacuation ont été levés, de nombreux habitants, essentiellement des familles avec enfants, ne veulent pas revenir. Ils ont refait leur vie ailleurs ou ne sont pas convaincus des affirmations des autorités selon lesquelles les niveaux de radiation ne représentent plus de danger. Sept ans et demi après la catastrophe, Tepco travaille toujours au démantèlement de la centrale, une opération qui devrait durer plus de quarante ans, en raison des difficultés rencontrées, notamment pour localiser et extraire le combustible fondu de trois des quatre réacteurs détruits. Le site lui-même reste à la merci d’une nouvelle catastrophe.

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                Sept ans après Fukushima, le Japon reprend le chemin du nucléaire



L’entreprise énergétique est la cible de différentes plaintes, dont celle d’un groupe de 15 700 habitants de Namie, ville côtière proche de la centrale évacuée au moment du drame, qui attend des dédommagements. Une action criminelle est également en cours. Le tout alors que l’avenir de Tepco reste incertain. Avant 2011, la compagnie était numéro quatre mondial de l’électricité, derrière le groupe public chinois State Grid, EDF et l’italien Enel. Aujourd’hui, elle accumule les pertes, après avoir déjà dépensé plus de 7 030 milliards de yens (près de 55 milliards d’euros) pour le démantèlement de la centrale de Fukushima. L’opération est financée grâce à des prêts accordés par une structure étatique, mais nul ne sait comment l’entreprise pourra rembourser.

        Lire aussi :
         

                Retours à Fukushima, sept ans après






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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Plusieurs femmes du village d’Ambakivao se sont rendues en Inde pour recevoir une formation sur la maintenance des systèmes photovoltaïques.
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Article sélectionné dans La Matinale du 13/08/2018
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A Madagascar, des grands-mères deviennent des « fées électricité »

Plusieurs femmes du village d’Ambakivao se sont rendues en Inde pour recevoir une formation sur la maintenance des systèmes photovoltaïques.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 06h29
 • Mis à jour le
14.08.2018 à 09h28
    |

            Pierre Lepidi (à Ambakivao, Madagascar)








                        



                                


                            

Elle a apporté la lumière, et même beaucoup plus. « Grâce à mon diplôme de “femme ingénieure solaire”, il y a désormais de l’électricité dans mon village et il peut ainsi se développer économiquement, se félicite Yollande Randrianambinina. C’est une grande fierté pour moi et pour les habitants. »
Agée de 53 ans, cette femme de pêcheur d’Ambakivao, un village de la côte occidentale de Madagascar composé d’environ 200 foyers, a été formée en Inde pendant six mois avec trois amies, grands-mères comme elle. Depuis qu’elles sont rentrées en mars 2017 dans leur hameau implanté près de l’embouchure du fleuve Tsiribihina, les expertes assurent la maintenance des systèmes solaires photovoltaïques. Dans une maison communautaire, qui fut le premier bâtiment électrifié du village, Yollande teste aujourd’hui un banc de batterie pendant que Hanitra Andrianasolo, 38 ans, resserre les vis d’un panneau solaire.
Tout a commencé en 2016 lors d’une réunion organisée par le Fonds mondial pour la nature (WWF) où, au terme d’une discussion avec les villageois, la lumière est arrivée en tête des besoins les plus criants. Ambakivao n’était pas un cas particulier sur la Grande Ile puisque 84 % de la population n’a pas accès à l’électricité, et même 95 % en milieu rural.
Un « engagement fort »
En tant que village isolé et très difficile d’accès, le village de Yollande n’avait quasiment aucune chance d’être sélectionné parmi les programmes gouvernementaux de l’Agence de développement de l’électrification rurale.
« Il a été choisi parce qu’il y a une bonne cohésion entre les habitants et que nous avons senti un engagement fort autour du projet, assure Prisca Zandry, organisatrice au niveau social du WWF dans la région du Manambolo-Tsiribihina. Les mamies, quant à elles, ont été sélectionnées selon différents critères, comme le fait de ne pas être l’épouse d’une personnalité du village ou de ne pas avoir d’enfants à allaiter. Motivées...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Le gouvernement a annoncé des mécanismes pour favoriser le recyclage du plastique. Un enjeu de taille.
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Consommation, recyclage, rejets en mer… les chiffres à connaître sur la pollution au plastique

Le gouvernement a annoncé des mécanismes pour favoriser le recyclage du plastique. Un enjeu de taille.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 20h28
 • Mis à jour le
14.08.2018 à 10h34
    |

                            Romain Imbach, 
                            Audrey Delaporte, 
                            Audrey Lagadec et 
Marianne Boyer








                        


En France, l’achat de produits à base de plastique non issu du recyclage sera pénalisé dès l’an prochain. La secrétaire d’Etat à la transition écologique et solidaire, Brune Poirson, l’a annoncé dimanche 12 août, à travers un « système de bonus-malus » devant être mise en place d’ici 2019, pouvant aller « jusqu’à 10 % du prix des produits ». « Demain, quand il y aura le choix entre deux bouteilles, l’une fabriquée en plastique recyclé et l’autre non, la première sera moins chère », a développé la ministre. Ceci alors que la France est l’un des pires élèves en Europe en ce qui concerne le recyclage des emballages plastiques.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ EN UN GRAPHIQUE – D’après un rapport de l’organisation Plastics Europe, le taux de recyclage des emballages plastique en France était de 26,2 % en 2016 contre 40,8 % en moyenne dans l’Union européenne.
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La France : mauvaise élève du recyclage des emballages plastique

EN UN GRAPHIQUE – D’après un rapport de l’organisation Plastics Europe, le taux de recyclage des emballages plastique en France était de 26,2 % en 2016 contre 40,8 % en moyenne dans l’Union européenne.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 20h23
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 20h55
    |

                            Thibaut Faussabry








                        


En France, un peu plus d’un quart des déchets d’emballages plastique ont été recyclés en 2016. C’est ce qui ressort du rapport annuel de l’organisation Plastics Europe qui représente les producteurs européens de matières plastiques. Sur les 30 pays (Union européenne, Norvège et Suisse) étudiés, la France figure au 29e rang avec un taux de recyclage des emballages plastiques de 26,2 %. C’est juste au-dessus du taux requis (22,5 %) par la directive (n° 94/62/CE) européenne relative aux emballages.
Surtout, la France se situe bien en dessous de la moyenne de l’Union européenne, qui s’élève à 40,8 %. Les meilleurs élèves sont l’Allemagne (50,1 %) et la République tchèque (51,2 %), seuls pays à posséder un taux de recyclage des emballages plastiques au-dessus de 50 %.


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La France avant-dernier pays au sein de l'Union européenne
Taux de recyclage des déchets d'emballages plastiques en 2016 dans l'Union européenne (28 pays), la Suisse et la Norvège.

Source : PlasticsEurope



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Toujours selon Plastics Europe, la production mondiale de plastique a augmenté de 40 % en onze ans : « Entre 2006 et 2017, elle est passée de 245 millions de tonnes à 348 millions de tonnes. » En France, l’industrie du plastique « compte 3 725 entreprises sur le sol français, elle emploie 108 280 personnes pour un chiffre d’affaires total de 33,3 milliards d’euros ». 


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Une progression très faible en France depuis 2009
Evolution du taux de recyclage des déchets d'emballages plastiques en France et en moyenne dans l'Union européenne entre 2005 et 2015.

Source : Eurostat



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Dans un entretien accordé au Journal du dimanche, la secrétaire d’Etat à la transition écologique, Brune Poirson, a annoncé la volonté du gouvernement de mettre en place à partir de 2019 un système de « bonus-malus » pour les consommateurs dans le but de généraliser le recyclage du plastique. Une promesse de campagne d’Emmanuel Macron mentionnait une volonté d’arriver en 2025 à 100 % de recyclage des plastiques en France.

        Lire aussi :
         

                Depuis 1950, l’homme a fabriqué 8,3 milliards de tonnes de plastiques






                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/16/19-20">
<filnamedate="20180816"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180816"><AAMMJJHH="2018081619">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Une étude montre que la pêche illégale et la déforestation en Amazonie sont associées à des pays aux systèmes financiers opaques.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Une étude montre les liens entre paradis fiscaux et dégradation environnementale

Une étude montre que la pêche illégale et la déforestation en Amazonie sont associées à des pays aux systèmes financiers opaques.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 19h17
 • Mis à jour le
14.08.2018 à 11h12
    |

            Pierre Le Hir








                        



                                


                            
Les « Panama Papers » et autres « Paradise Papers » – ces fuites de documents confidentiels qui, passés au crible par le Consortium international des journalistes d’investigation, ont, en 2016 et 2017, braqué les projecteurs sur le système tentaculaire des sociétés offshore et des paradis fiscaux – ont surtout été analysés sous l’angle économique, politique ou social. Mais leurs possibles implications environnementales sont restées dans l’ombre. C’est sur ce volet qu’une étude, publiée lundi 13 août dans la revue Nature Ecology & Evolution, apporte un éclairage inédit.
Ce travail a été mené par des chercheurs de l’université de Stockholm (Suède), de l’Académie royale des sciences de Suède et de l’université d’Amsterdam (Pays-Bas), sous la direction de Victor Galaz, directeur adjoint du Stockholm Resilience Centre. Ils se sont intéressés à des activités économiques prédatrices de ressources naturelles. D’une part, la pêche industrielle qui, à l’échelle mondiale, épuise les stocks de poissons - dont ils ont ciblé le volet illégal -. D’autre part, les filières du soja et de la viande de bœuf qui, au Brésil, contribuent massivement à la déforestation de l’Amazonie.

En consultant les données les plus récentes, datant de septembre 2017, de l’Organisation internationale de police criminelle (Interpol), ainsi que les registres d’organismes régionaux, ils ont établi que sur 209 navires impliqués dans des activités de pêche illicite, non déclarée et non réglementée (« illegal, unreported and unregulated fishing »), 70 % étaient enregistrés, ou l’avaient été, dans un pays répertorié comme un paradis fiscal. En tête de liste arrivent le Belize et la République du Panama, suivis de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, du Costa Rica, des Seychelles et de la Dominique.
Le nombre de bateaux concernés – 146 – peut paraître faible. Mais il reste vraisemblable que le gros de la pêche illégale échappe à la surveillance d’Interpol et que le chiffre...




                        

                        

