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Air France : un nouveau dirigeant désigné jeudi

Après trois mois de recherche, le Canadien Benjamin Smith devrait être nommé à la tête de la compagnie aérienne Air France-KLM en fin de journée, à l’issue d’un conseil d’administration extraordinaire.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 16h21
   





                        



   


Le conseil d’administration (CA) extraordinaire d’Air France-KLM, qui se réunit jeudi 16 août, devrait désigner le nouveau dirigeant de la compagnie aérienne. Celui-ci remplacera Jean-Marc Janaillac, qui avait démissionné de ses fonctions de PDG en mai, après un vote-sanction du personnel sur les salaires.
L’Etat semble bien avoir trouvé son candidat providentiel, après trois mois de recherches et le rejet, fin juin, de la candidature de Philippe Capron, directeur financier de Veolia, en raison de son absence de connaissance du secteur du transport aérien.

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Cette fois, le candidat a une solide expérience dans le domaine, puisqu’il s’agit de Benjamin Smith, numéro deux d’Air Canada. « Le conseil d’administration se prononcera ce soir, mais je peux vous dire que le représentant de l’Etat votera en faveur de cette nomination », a déclaré le ministre de l’économie et des finances Bruno Le Maire, estimant que « le profil qui est désormais retenu (…) est un excellent profil, une personnalité qui remplit toutes les conditions que l’Etat actionnaire avait posées dans cette nomination. »
Un CA « en catimini »
S’il a l’expérience requise, Benjamin Smith a un autre défaut : il n’est pas français. Ce qui révolte l’intersyndicale d’Air France, qui a publié jeudi un communiqué dans lequel elle « soutient qu’il est inconcevable que la compagnie Air France, française depuis 1933, tombe dans les mains d’un dirigeant étranger, dont la candidature serait poussée par un groupe industriel concurrent ». Elle vise Delta Airlines, compagnie américaine possédant 8,8 % du capital d’Air France-KLM, tandis que l’Etat français est actionnaire à hauteur de 14,3 %.

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Les neuf syndicats (CGT, FO, SUD, SNPNC, UNSA-PNC, CFTC, SNGAF, SNPL, Alter − seul le SPAF manque à l’appel), regrettent également que « le sort d’Air France » soit « scellé en catimini lors d’un CA extraordinaire “par téléphone” qui se tiendrait le lendemain du 15 août ». « Air France mérite que l’on agisse avec plus de transparence pour qu’elle reprenne son envol dans les meilleures conditions possibles après ces huit mois d’errance sans dialogue puis sans gouvernance », indique le communiqué.
Si sa nomination se confirme, le nouveau dirigeant du groupe aura fort à faire pour ramener la paix sociale au sein de la compagnie française. Dimanche, Philippe Evain, président du premier syndicat de pilotes d’Air France, le SNPL, a demandé dans une interview au Parisien la reprise de la négociation avortée avec l’intersyndicale, menaçant de « quinze jours de grève ». Les grèves du printemps ont coûté 335 millions d’euros à la compagnie.

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Le logement, une très bonne affaire pour les finances publiques en 2017

Les comptes du logement montrent que ce secteur d’activité a représenté, l’an dernier, une dépense publique de 41,9 milliards d’euros mais qu’il a rapporté 74,4 milliards de recettes.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 15h53
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

A peine parvenu au sommet de l’Etat, Emmanuel Macron fustigeait le coût du logement pour les finances publiques : « Cela fait des années, pour ne pas dire des décennies, qu’on dit que la politique du logement fonctionne mal en France. Nous dépensons 40 milliards d’euros par an pour avoir 4 millions de mal logés », expliquait-il devant les maires de France, le 23 novembre 2017.

Les comptes du logement en 2017, publiés le 31 juillet par les services statistiques du ministère de la cohésion des territoires, lui donnent raison : les aides publiques au logement sous toutes leurs formes – subventions d’investissement, allocations, avantages fiscaux et de taux – ont coûté 41,9 milliards d’euros, soit 1, 9% du produit intérieur brut (PIB), en léger retrait (– 0,3%) par rapport à 2016.
Le secteur locatif social absorbe 39,4 % de ce montant, le locatif privé, 30 %, et les propriétaires occupants 19,6 %. L’ensemble des aides distribuées aux 5,8 millions d’occupants, dont 96 % de locataires, totalise, 23,3 milliards d’euros, dont 18 milliards d’aides personnalisées (APL) et allocations.
Les droits de mutation ont bondi de 15 %
La dépense est cependant contenue grâce au rabotage du barème des APL opéré sous le quinquennat de François Hollande, mais après avoir triplé entre 1985 et 2017. Les avantages fiscaux, autre gros poste de 15,4 milliards, profitent d’abord au secteur social (39 %), puis aux propriétaires occupants sous la forme de prêts à taux zéro (PTZ), de crédits d’impôt énergétique et de TVA à taux réduit pour des travaux de rénovation (33 %), avant le secteur locatif libre (25 %) et ses avantages fiscaux Pinel (environ 2,2 milliards d’euros) et autres.
Le PTZ est en hausse de 26,5 % par rapport à 2016, à 2,8 milliards d’euros, en raison de l’élargissement de son périmètre et de la hausse des plafonds de ressources des emprunteurs éligibles.
Là où le raisonnement du chef de l’Etat était tronqué, c’est qu’il...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Pour l’ingénieur Jean-Michel Torrenti (Ifsttar), il est probable que la corrosion d’un hauban a entraîné l’effondrement du pont de Gênes, que sa conception rendait très fragile.
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Gênes : « Si un seul morceau lâche, tout le pont tombe »

Pour l’ingénieur Jean-Michel Torrenti (Ifsttar), il est probable que la corrosion d’un hauban a entraîné l’effondrement du pont de Gênes, que sa conception rendait très fragile.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 12h28
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 16h26
    |

            Grégoire Allix (propos recueillis par)








                        



L’effondrement d’une portion du viaduc autoroutier à Gênes, qui a fait au moins 39 morts et a conduit le gouvernement italien à déclarer un état d’urgence d’un an, continue à poser de nombreuses questions sur les défaillances de la structure du pont.

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Selon plusieurs experts, le viaduc Morandi de l’autoroute A10, long de 1,18 km et construit à la fin des années 1960, était un ouvrage en béton qui présentait des problèmes structurels dès sa construction et faisait l’objet d’un coûteux entretien, lié en particulier aux fissures et à la dégradation de l’ouvrage. Jean-Michel Torrenti, ingénieur des ponts, spécialiste du béton, et directeur du département matériaux et structures de l’Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux (Ifsttar), répond aux questions suscitées par la catastrophe.

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          le groupe autoroutier « Autostrade per l’Italia » mis en cause



D’après vous, qu’est-ce qui a pu provoquer l’effondrement du pont Morandi de Gênes ?
Pour moi, c’est une des suspentes du pont qui a cassé, entraînant la chute du tablier et du pylône. Le viaduc Morandi est une construction étonnante : c’est un pont en béton qui s’apparente à un pont à haubans, mais avec deux tirants en béton précontraint au lieu d’une série de câbles en acier. C’est un procédé constructif très peu résilient. Si un seul morceau lâche, tout le pont tombe. Sur le viaduc de Millau, même si un câble cède, le pont ne s’écroule pas. C’est la même chose sur les bâtiments : on doit pouvoir enlever un poteau sans que ça s’effondre.
Quelle serait la cause de cette rupture du hauban ?
Je ne crois pas trop à l’explication de la foudre. A mon avis, la cause est plutôt liée à la corrosion. Le béton est un matériau qui fonctionne mal en traction, contrairement aux câbles en acier : pour l’utiliser comme hauban, on le précontraint, c’est-à-dire qu’on le comprime fortement grâce à des câbles pris dans la gaine de béton. Or, cette gaine peut masquer la corrosion. Et on sait que la corrosion sur des câbles tendus les rend très fragiles.
Normalement, on s’en aperçoit si le béton se fissure. Mais dans le cas d’un béton précontraint, on s’en aperçoit au dernier moment. Avec ce procédé constructif, si la suspente casse, le système n’est plus équilibré et c’est la catastrophe.
Un affaiblissement des fondations ne peut-il pas être à l’origine de l’accident ?
C’est vrai que les fondations peuvent potentiellement occasionner des dégâts majeurs à des ponts. Mais, là, je n’ai pas l’impression que ce soit le cas : quand on voit les films, on a vraiment l’impression que le pylône tombe après le tablier.
La partie non effondrée du viaduc peut-elle être conservée ?
Je suis persuadé qu’ils vont détruire au moins le reste du pont à haubans, avec les deux piliers qui restent. C’est le même procédé constructif inquiétant, qui ne pardonne pas la moindre faiblesse. Les viaducs d’accès peuvent peut-être être conservés : ils sont de conception plus classique et reposent simplement sur des piles faites de plusieurs poutres.

   


Un rapport d’audit estime que 30 % des ponts du réseau routier français non concédé au privé ont besoin de réparations. Faut-il s’en alarmer ?
Il n’y a pas d’urgence absolue dans les cinq ans qui viennent, mais il est clair qu’on ne peut pas construire un pont et ne plus rien faire pendant les cent ans de sa durée de vie. Sans maintenance, on sera confronté au bout de vingt ans à des problèmes.
Etant donné les inspections auxquelles les ouvrages sont soumis en France, le risque n’est pas forcément que les ponts s’effondrent, mais plutôt qu’on soit obligés de les fermer. Et plus on attend pour réaliser ces travaux de maintenance, plus il y aura urgence et plus ça coûtera cher.
Aujourd’hui il y a un arbitrage difficile à faire sur fond de budget limité : faut-il réparer un peu tous les ponts qui présentent des problèmes, ou se concentrer uniquement sur les plus dégradés en remettant l’entretien des autres à plus tard ?

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Le recul de 2,91 % du coût de la scolarité, le premier en cinq ans, est dû à la vigilance des consommateurs et à la pression des distributeurs.
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Rentrée des classes : des prix en baisse qui inquiètent les fabricants

Le recul de 2,91 % du coût de la scolarité, le premier en cinq ans, est dû à la vigilance des consommateurs et à la pression des distributeurs.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 11h30
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 15h28
    |

            Cécile Prudhomme








                        



   


Pour la première fois depuis 2013, le coût de la scolarité recule de 2,91 % pour les familles en 2018, selon l’étude annuelle publiée jeudi 16 août, par la Confédération syndicale des familles (CSF). Une baisse que l’association explique par une évolution du mode de consommation des familles, « plus attentives à la nature de leurs achats et de moins en moins enclines à faire des achats “superflus”. Les marques – pour les affaires de sport par exemple –, bien que toujours présentes, sont moins plébiscitées. »
« Les parents semblent plus raisonnables, notamment concernant les équipements sportifs », note la Confédération syndicale des familles
Un coût qui reste à nuancer, selon les classes. Il est en hausse à l’école élémentaire avec un budget moyen de rentrée au CP de 165,70 euros (+10,64 %), principalement à cause du sport et des fournitures. Mais en baisse au collège et au lycée, avec un budget de 342,22 euros (-2,60 %) pour un élève entrant en 6e et de 403,79 euros (-4,43 %) pour un élève entrant en 2de générale. Car « les parents semblent plus raisonnables, notamment concernant les équipements sportifs », relève la CSF.
Des familles plus attentives à leur budget, donc, mais une concurrence également plus intense sur les prix entre les enseignes de la grande distribution qui détiennent la majeure partie du marché de la rentrée scolaire. « Une enseigne m’a demandé, cette année, de faire une promotion à moins 70 %, comme celle du Nutella qui avait déclenché des émeutes en magasin, très médiatisées », raconte le patron d’une grande marque de fournitures scolaires. Il a refusé.

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« Je pense que c’est malsain. Il faut que le consommateur connaisse la valeur des choses, poursuit-il. Derrière ce prix, il y a des hommes et des femmes qui travaillent et des ressources technologiques qui ont été engagées. Et ce ne sont pas forcément des produits qui viennent de Chine ou de je ne sais où. Cela veut dire quoi ? Que le reste de l’année on vole le consommateur ? »
Guerre des prix
Les pouvoirs publics ayant décidé de restreindre les promotions sur les produits alimentaires à la suite des états généraux de l’alimentation (EGA), les fabricants redoutent que la pression se reporte sur les autres rayons.
Christophe Le Boulicaut, président de l’association des industriels de la papeterie et la bureautique (AIPB), et directeur général de Stabilo en France, craint « une pression plus forte sur les produits non alimentaires et en particulier les fournitures scolaires. Les négociations sont déjà difficiles, et les distributeurs cherchent le prix le plus bas pour augmenter le trafic dans les magasins. C’est un phénomène très franco-français, car en Allemagne, les pratiques sont totalement différentes et les promotions moins fortes. »
En juillet, selon l’institut GFK, plus de 41 millions de fournitures scolaires ont été vendues, pour 116 millions d’euros. Et les prix constatés ont baissé de 0,9 %, toutes catégories de produits confondues.
Les fabricants s’inquiètent d’autant plus que cette guerre des prix s’étend aux réseaux de distribution spécialisés (Top Office, Bureau Vallée…). « C’est la première fois que j’ai des prix aussi bas sur nos agendas sous la licence de l’artiste Ben, s’inquiète Frédéric Cical, directeur commercial de Quo Vadis, une marque du groupe Exacompta-Clairefontaine. Numéro un dans sa catégorie avec près de 8 millions de produits vendus par an, cet article était jusqu’à présent préservé, car il n’est pas vendu dans les hypermarchés. Les réseaux spécialisés choisissent des produits vedettes et se “mettent à la planche”. C’est-à-dire qu’ils ajoutent juste la TVA à leur prix d’achat et ne font aucune marge, pour en faire un produit d’appel. C’est légal car ce n’est pas de la vente à perte. » Son agenda Ben qui avoisinait les 9,50 euros est vendu désormais entre 5,99 et 7,99 euros selon les enseignes et leur politique promotionnelle. « Le consommateur ne sait plus quel est le vrai prix du produit », estime M. Cical.
D’autant que les autres circuits de vente gagnent du terrain sur la grande distribution qui concentre encore 71 % du marché de la papeterie en 2017 selon GFK : Internet (3 % de part de marché) progresse en valeur de 28 % sur un an ; les réseaux spécialisés (11 % de part de marché), de 5 % ; et les réseaux culturels comme la Fnac et Cultura (7 % du marché), de 15 %.
« Les magasins ne prennent plus de risques »
A la baisse des prix s’ajoute une autre complexité économique pour les industriels. Depuis quelques années, les achats de fournitures scolaires se font de plus en plus tard. Cette année n’échappe pas à la règle. L’institut GFK constate que les fournitures scolaires enregistrent un recul des ventes de 8 % en juillet, au profit des produits de jardin (barbecues, produits d’arrosage…).
Les trois semaines autour de la rentrée concentrent désormais 50 % des ventes de la période. « La première année, on s’est dit que c’était les attentats ; la deuxième, on a mis cela sur le compte de la canicule, raconte M. Cical. Et finalement, le phénomène se poursuit. »

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Conséquence directe, les magasins ne veulent plus faire de réassort car ils ont trop de stock à la mi-août. « Il y a dix ans, je faisais entre 5 et 10 % de réassort dès le mois de juillet. Maintenant c’est moins de 2 à 3 % », poursuit-il. Et « les magasins ne prennent plus de risques et se concentrent sur les produits vedettes », ajoute M. Le Boulicaut.
Seul espoir pour sortir de cette spirale, le critère d’achat sur l’origine de fabrication française commence à prendre de l’ampleur avec le besoin des consommateurs d’acheter des produits plus responsables et de qualité. Depuis deux à trois ans, M. Cical constate que les distributeurs lui demandent s’ils peuvent mentionner, dans leur catalogue ou leur site Internet, le label Origine France garantie que sa marque a obtenu, alors qu’« avant ils me disaient plutôt que cela allait “encombrer” leur prospectus. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ A moins de cinq mois de la périlleuse mise en place du prélèvement à la source, le sort des employés à domicile reste à éclaircir.
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Prélèvement à la source : une réforme à tiroirs qui réserve encore des surprises

A moins de cinq mois de la périlleuse mise en place du prélèvement à la source, le sort des employés à domicile reste à éclaircir.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 11h24
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 11h25
    |

            Benoît Floc'h








                        



                                


                            

Tour d’horizon de ce qui ­attend les contribuables français à compter du 1er janvier 2019, avec la mise en place du prélèvement à la source.

Les salariés à domicile
Nounous, femmes de ménage ou jardiniers ne paieront pas d’impôt en 2019, mais ils pourraient le faire doublement en 2020 : chaque mois, ils s’acquitteraient de celui de l’année en cours et, à l’automne, l’administration leur réclamerait celui de l’année d’avant. Ces salariés devaient basculer dans la réforme le 1er janvier 2019, comme tout le monde, mais la mise en œuvre du nouveau dispositif censé simplifier les démarches de leur employeur a pris du retard. Le gouvernement a donc cherché la parade : pour les employés à domicile, la réforme sera décalée d’un an. Ces derniers seront par conséquent dispensés d’impôt l’année prochaine. Pour 2020, potentielle année double pour eux, le gouvernement réfléchit à les exonérer purement et simplement d’impôt. Mais « rien n’est décidé », précise-t-on à Bercy.
Les employeurs particuliers
Ces derniers avaient découvert que le crédit d’impôt lié à l’emploi de personnes à domicile ne serait pas pris en compte dans leur prélèvement mensuel, mais versé en une fois, pendant l’été. Le gouvernement a finalement décidé de leur octroyer 30 % du crédit en janvier, à condition qu’ils en aient déjà bénéficié l’année précédente. L’aménagement a été élargi aux résidents des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad).
Les bénéficiaires d’un crédit ou d’une réduction d’impôt
Peu à peu, de nombreuses catégories de ­contribuables ont découvert qu’ils se situaient dans un angle mort de la réforme. Le prélèvement à la source est en effet une mauvaise surprise pour tous ceux qui bénéficient de crédit ou de ­réduction d’impôt (loi Pinel sur l’immobilier, dons aux associations, investissement dans le cinéma ou dans l’économie corse…). L’avantage...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Le montant de cette allocation, soumise à condition de ressources, a été revalorisé d’environ 1 % par rapport à l’an dernier.
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L’allocation de rentrée scolaire versée le 16 août

Le montant de cette allocation, soumise à condition de ressources, a été revalorisé d’environ 1 % par rapport à l’an dernier.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 11h01
   





                        


L’allocation de rentrée scolaire (ARS), qui aide les parents aux revenus modestes à payer cartables et autres fournitures, doit être versée à environ trois millions de familles, jeudi 16 août. Le ministère des solidarités l’avait annoncé le 1er août.
Le montant de cette allocation, soumise à condition de ressources, a été revalorisé d’environ 1 % par rapport à l’an dernier. Il est désormais de 367,73 euros pour les élèves de 6 à 10 ans, 388,02 euros pour les 11-14 ans, et 401,47 euros pour les 15-18 ans, a précisé le ministère. Ces montants sont majorés d’environ deux euros à Mayotte.

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Revenus modestes
Les parents aux revenus modestes (dont les revenus annuels sont inférieurs à 24 453 euros pour un enfant à charge, 30 096 euros pour deux enfants à charge, 35 739 euros pour trois enfants à charge), et dont les enfants de 6 à 18 ans sont scolarisés ou en apprentissage, peuvent prétendre à l’ARS pour faire face au coût de la rentrée scolaire. A Mayotte, d’autres plafonds de ressources s’appliquent.
Pour les élèves de moins de 16 ans, les parents n’ont aucune démarche à accomplir, les caisses d’allocations familiales (CAF) versant automatiquement l’ARS aux familles déjà allocataires qui remplissent les conditions. Pour les enfants entrant en CP cette année mais qui n’auront six ans qu’en 2019, la famille doit récupérer un certificat de scolarité auprès de l’école et l’envoyer à la CAF, a ajouté le ministère. Quant aux parents d’adolescents de 16 à 18 ans, ils n’ont pas l’obligation de fournir un justificatif de scolarité : « une simple déclaration sur l’honneur » suffit, selon la même source.
A La Réunion et à Mayotte, où la rentrée scolaire a lieu respectivement les 17 et 21 août, soit plus tôt qu’en métropole et dans les autres DOM, l’ARS sera versée dès ce jeudi.
Au niveau national, l’enveloppe globale consacrée à l’ARS a atteint 2,013 milliards d’euros en 2017.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ L’économiste Philippe Aghion et seize experts sont en train de réécrire les programmes de sciences économiques et sociales. Des propositions très attendues, en pleine polémique sur la nature de ces enseignements.
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La polémique s’échauffe sur l’enseignement de l’économie au lycée

L’économiste Philippe Aghion et seize experts sont en train de réécrire les programmes de sciences économiques et sociales. Des propositions très attendues, en pleine polémique sur la nature de ces enseignements.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 10h59
    |

            Elise Barthet








                        



                                


                            

Les cancres ne seront pas seuls à suer sur leurs cahiers de vacances. Pour les experts chargés de réécrire les programmes de sciences économiques et sociales (SES) aussi, l’été s’annonce studieux. Emmenés par Philippe Aghion, professeur au Collège de France et proche d’Emmanuel Macron, les seize rédacteurs ont jusqu’au 5 septembre pour rendre leurs copies sur les classes de 2de et de 1re. Des propositions très attendues, en pleine polémique sur la nature de ces enseignements.
Il y aurait urgence, lit-on : les Français souffriraient d’une grave « inculture économique ». En cause, selon l’éditorialiste des Echos Eric Le Boucher : l’éducation nationale, bastion de « la glorieuse résistance à l’orthodoxie ultralibérale ».
Dans un rapport publié en 2008, l’Académie des sciences morales et politiques, aujourd’hui présidée par l’ancien PDG de BNP Paribas Michel Pébereau – qui a longtemps enseigné l’économie à Sciences Po – qualifiait même de « néfastes » les programmes de SES. Des accusations reprises récemment dans une note de l’Institut Sapiens, un think tank libéral, pour qui « la faiblesse des connaissances en matière d’économie entretient une défiance excessive envers le monde de la finance ».
Terrain miné
De l’autre côté de la tranchée, le corps enseignant se défend en faisant valoir son attachement à l’interdisciplinarité et aux débats d’idées. « Notre maître mot, c’est le pluralisme », souligne Erwan Le Nader, président de l’Association des professeurs de SES (Apses). L’économie, la sociologie et les sciences politiques « ne sont pas des vérités révélées ». Le manque de connaissance viendrait non pas d’un enseignement biaisé mais du peu d’heures allouées à la matière : une heure et demie par semaine en 2de et quatre heures en 1re, après la réforme du lycée décidée cette année.
« Si l’approche pluridisciplinaire, qui s’appuie...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ CDC Habitat, filiale de logements sociaux de la Caisse des dépôts et consignations, lorgne le patrimoine immobilier du réunionnais Apavou.
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A La Réunion, la Caisse des dépôts veut se renforcer dans le logement

CDC Habitat, filiale de logements sociaux de la Caisse des dépôts et consignations, lorgne le patrimoine immobilier du réunionnais Apavou.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 10h48
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

La date du 22 août marquera-t-elle la fin du groupe immobilier réunionnais Apavou, avec ses onze sociétés, ses activités foncières et de promotion, son parc d’hôtels, de logements et de centres commerciaux ? La cour d’appel du tribunal mixte de Saint-Denis de la Réunion devra en effet, ce jour-là, confirmer ou pas la mise en liquidation des deux dernières sociétés du groupe qui n’y sont pas encore.
Dirigé depuis l’origine, en 1965, par son fondateur, Armand Apavou, première fortune de La Réunion et encore 341e française selon le magazine Challenges, le groupe, détenu à 100 % par la famille, est à l’agonie depuis des années, allant de redressements en plans de sauvegarde sans les moyens d’entretenir son important patrimoine immobilier.
CDC Habitat propose de racheter 2 522 logements et 47 commerces à un prix pouvant varier de 130 à 150 millions d’euros
En parallèle, des mouvements de fonds suspects entre les différentes entités du groupe et sa filiale de l’Île Maurice font l’objet de deux enquêtes préliminaires pour abus de biens sociaux et banqueroute. Contacté, le groupe Apavou n’a pas souhaité répondre à nos questions « pour ne pas influencer la procédure », indique son agence de communication.
A la veille de cette décision de justice et alors que les débats sont clos, la Caisse des dépôts et consignations (CDC) a, par l’intermédiaire de sa filiale de logements sociaux CDC Habitat (ex-Société nationale immobilière), proposé le rachat de 2 522 logements et 47 commerces à un prix pouvant varier de 130 à 150 millions d’euros.

Cet apport d’argent frais suffirait-il à convaincre le tribunal de laisser un sursis au groupe Apavou ? L’offre est jugée basse, notamment par les experts du cabinet Deloitte qui la situaient à 172 millions d’euros, et elle ne fait en tout cas pas l’affaire des créanciers du groupe, qui estiment le passif global à 350 millions d’euros, dont 160 millions d’euros pour les seules...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ L’actuel numéro deux d’Air Canada devrait prendre en septembre la direction de la compagnie franco-néerlandaise.
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Air France-KLM : Ben Smith en passe de prendre les commandes

L’actuel numéro deux d’Air Canada devrait prendre en septembre la direction de la compagnie franco-néerlandaise.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 10h21
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 10h38
    |

                            Agnès Chapsal (Montréal, correspondance) et 
Philippe Jacqué








                        



                                


                            

Le nouveau pilote d’Air France-KLM devrait bien être canadien. Lors d’une réunion exceptionnelle jeudi 16 août en fin d’après-midi, le conseil d’administration du transporteur aérien devait nommer Benjamin – surnommé « Ben » – Smith, 46 ans, au poste de directeur général du groupe franco-néerlandais. La présidence non exécutive de la compagnie devrait pour sa part être assurée par Anne-Marie Couderc, l’actuelle présidente par intérim, au moins jusqu’au renouvellement de l’essentiel des mandats des administrateurs prévu courant 2019.
La dissociation du poste de président et directeur général était notamment voulue par l’Etat, le premier actionnaire (14,3 %), dont c’est la doctrine, mais également par Delta Air Lines et China Eastern (8,8 % chacun). Cette annonce met fin « à une trop longue période d’incertitudes », note un observateur, trois mois et demi après la démission de Jean-Marc Janaillac, suite à l’échec d’une consultation des employés concernant un accord salarial.

Entre la grève des personnels, la tentative d’Accor d’entrer au capital d’Air France-KLM et le vrai faux recrutement de Philippe Capron, le directeur financier de Veolia environnement, la chronique a été particulièrement féconde en rebondissements. C’est désormais à Ben Smith de ramener un peu de sérénité, malgré l’hostilité affichée par plusieurs organisations syndicales, dont le Syndicat national des pilotes de ligne, qui regrette la nomination d’un Nord-Américain.
« Un certain charisme »
Son profil a pourtant de quoi séduire. Il correspond notamment aux souhaits du gouvernement de trouver « un spécialiste de l’aérien qui a fait ses preuves » pour redresser la compagnie bousculée par une concurrence tous azimuts. Avec 28 ans d’expérience dans le milieu du voyage et du transport aérien, l’actuel numéro deux d’Air Canada, la plus grande compagnie aérienne du pays, ne peut être taxé d’amateur.
Après des débuts en 1990 au service...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Alors que se profile la rentrée littéraire, un climat économique morose marque le secteur en cette fin d’été. D’importants groupes se réorganisent pour survivre.
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Article sélectionné dans La Matinale du 15/08/2018
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Remue-ménage dans l’édition

Alors que se profile la rentrée littéraire, un climat économique morose marque le secteur en cette fin d’été. D’importants groupes se réorganisent pour survivre.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 08h34
    |

            Nicole Vulser








                        



                                


                            

L’incertitude d’un mouvement brownien. Le monde de l’édition française est secoué par une série de cessions et de réorganisations d’une ampleur rarement égalée.
Le 30 juillet, en pleine torpeur estivale, la direction de Vivendi a annoncé l’ouverture de négociations exclusives avec l’espagnol Planeta pour lui racheter Editis. Un moyen pour la famille Lara, propriétaire de Planeta, de réduire sa montagne de dettes, évaluée à 480 millions d’euros. Editis, numéro deux hexagonal (Robert Laffont, Plon, Presses de la Cité, Pocket, 10/18, Nathan, Bordas, Le Robert…), est valorisé 900 millions d’euros, soit 100 millions de moins que lors de son acquisition en 2008. Il s’agit d’un retour à la case départ puisque Editis figurait parmi les filiales de Vivendi en 2000, avant d’être revendu successivement à Lagardère, Wendel Investissements et Planeta.
L’histoire se répète donc. Vivendi, détenu à 20 % par le groupe Bolloré, explique ce rachat par sa volonté de « constituer une nouvelle étape majeure dans la construction d’un groupe intégré, centré sur les médias, les contenus et la communication ». Si le feu vert est donné, Editis s’agglomérera à Canal+, Dailymotion, Gameloft, Universal Music Group et Havas. Vivendi espère jouer la carte de la convergence, et proposer aux auteurs des adaptations audiovisuelles, cinématographiques ou des déclinaisons en jeux vidéo.
« C’était déjà le discours de Jean-Marie Messier »
Une telle opération suscite bon nombre d’interrogations. « Les synergies contenants-contenus, c’était déjà le discours de Jean-Marie Messier [en 2001], qui n’a pas fonctionné dans les faits. Pour Editis, entrer dans le giron de Vivendi, c’est aujourd’hui tout sauf une garantie, car personne ne souhaite que ce dernier lui fasse subir ce qu’il vient de faire vivre à Canal+ », assure Martine Prosper, secrétaire générale du Syndicat national Livre-Edition CFDT. Elle souligne aussi la « dynamique préoccupante »...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Si les deux métropoles sont les plus chères d’Espagne, la crise politique refroidit les acheteurs en Catalogne (2/3).
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En immobilier, le match Madrid - Barcelone tourne à l’avantage de la capitale

Si les deux métropoles sont les plus chères d’Espagne, la crise politique refroidit les acheteurs en Catalogne (2/3).



Le Monde
 |    16.08.2018 à 06h15
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 08h21
    |

            Jérôme Porier








                        



   


La Catalogne est, de loin, le terrain de chasse favori des acheteurs français en Espagne. Au second semestre 2017, 43 % des logements achetés par les étrangers non-résidents dans cette région l’ont été par des Français ! Entre 70 000 et 80 000 de nos compatriotes résideraient à Barcelone.
Mais la crise politique catalane pèse sur le marché immobilier. Les investisseurs ont commencé à prendre peur après le référendum illégal du 1er octobre 2017. La déclaration unilatérale d’indépendance a provoqué une reprise en main musclée des institutions catalanes par le gouvernement espagnol. Au premier trimestre 2018, le volume des investissements étrangers s’est effondré de 62 % en Catalogne, pendant qu’il bondissait de 81 % à Madrid. Bien sûr, les prix de vente dans la région s’en ressentent, et en particulier à Barcelone.

   


Actuellement, le mètre carré tourne en moyenne autour de 5 000-7 000 euros dans les quartiers les plus chers de la capitale catalane, dans la partie haute de la ville, où se situent les jardins du Turó Park et les quartiers Sarrià, Galvany, Tres Torres et Pedralbes. « Ce dernier est le préféré des Français qui ont des enfants en âge scolaire car il abrite le lycée français de Barcelone », glisse Emmanuel Virgoulay, représentant du réseau Barnes en Espagne.
« Si l’hypercentre est cher, il est possible de dénicher des opportunités intéressantes dans certains quartiers périphériques comme Sant Andreu, à l’Est de la ville, où le mètre carré ne dépasse pas 3 000 euros, soit 30 % de moins qu’en 2007 », suggère Patrick Crosset, fondateur du site acheterenespagne.fr.

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Tant que la situation politique catalane ne sera pas clarifiée, la demande risque de demeurer atone en Catalogne et les prix immobiliers devraient stagner en 2018. « Aujourd’hui, ce sont les acheteurs qui fixent les prix à Barcelone et non plus les vendeurs », assure M. Crosset.
Effervescence madrilène
Même si les activités de Airbnb et consors sont désormais très encadrées et très limitées à Barcelone, beaucoup de propriétaires continuent de louer illégalement leur logement à des touristes pour de courtes durées. Ceux qui optent pour la location de longue durée peuvent viser un rendement compris entre 3 % et 5 %.
Malgré la crise politique, les prix sont cependant loin d’être bradés dans le haut de gamme en Catalogne. « Pour acheter une belle maison de 250 mètres carrés avec piscine et jardin à moins de 10 km des côtes, il faut compter 600 000 euros, et à partir d’un million avec vue sur la mer », déclare M. Virgoulay.

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Cette situation bénéficie aux villes du littoral méditerranéen, Valence et Malaga en tête, et bien sûr à Madrid, qui récupèrent une partie de la clientèle étrangère potentielle de Barcelone. Dans la capitale, les prix ont bondi de 17,1 % en 2017. Une effervescence qui laisse de marbre les acheteurs français : Madrid les intéresse peu en raison de la dureté du climat, glacial l’hiver et étouffant l’été, et de l’éloignement de la mer.
Afflux d’acheteurs venus d’Amérique du Sud
Dans les quartiers les plus chers de la capitale espagnole, le prix du mètre carré peut monter jusqu’à 8 000 euros. Depuis quatre ans, les prix flambent sans discontinuer. En 2017, les quatre quartiers de l’hyper-centre ont de nouveau connu des hausses spectaculaires : Centro (+21,1 %), Retiro (+17,6 %), Arganzuela (+15,6 %) et Salamanca (+17,6 %). Dans ce dernier, c’est l’afflux d’acheteurs venus d’Amérique du Sud qui dope la demande.
Après Barcelone, Valence et Palma de Majorque, la mairie de Madrid a présenté en mai un plan pour lutter contre la prolifération des meublés touristiques du type Airbnb
« Les biens haut de gamme se vendent surtout à des acquéreurs d’Amérique latine, du Venezuela, de Colombie et du Mexique. L’une de nos ventes a atteint le niveau record de 13 700 euros le mètre carré en 2017 », confie Juan-Galo Maciá, responsable du réseau Engel & Völkers en Espagne. Fuyant leur pays qui s’enfonce dans la crise, de nombreuses familles de riches vénézuéliens s’installent à Salamanca.
Plusieurs centaines d’appartements à plus d’un million d’euros ont ainsi été acquis par des ressortissants vénézuéliens dans cette zone qui longe le Parc du Retiro. Nombre de spécialistes estiment qu’une bulle immobilière est en train de se former sur le marché madrilène, qui est quasiment revenu à ses niveaux de 2007, et même plus de 10 % au-delà dans les quartiers centraux (Salamanca, Centro, Retiro).

   


Après Barcelone, Valence et Palma de Majorque, la mairie de Madrid a présenté en mai un plan pour lutter contre la prolifération des meublés touristiques du type Airbnb. Les appartements ne pourront pas être loués plus de quatre-vingt-dix jours par an, et un immeuble ne pourra plus être dédié entièrement à la location, à moins de posséder une licence hôtelière. Dans le centre, les touristes devront emprunter une entrée différente de celles des occupants de l’immeuble. De quoi freiner considérablement ce type d’activité. Et relancer l’intérêt de la location de longue durée.

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A elles seules, Madrid et la Catalogne représentent 43 % du marché locatif espagnol. Réaliser un investissement locatif en Espagne est généralement plus rentable qu’en France. A Madrid et Barcelone, le rendement locatif brut de l’immobilier ressort à respectivement 5,7 % et 5,6 % selon Invermax. Depuis quatre ans, le prix des loyers augmente fortement dans ces deux régions. Ce sont d’ailleurs celles où les loyers ont le plus progressé en 2017 : +17 % en Catalogne (prix du m2 loué : 11,85 euros) et +12 % à Madrid (11,22 euros/m2).

Louer est rentable en Espagne
Un investissement locatif est généralement plus rentable en Espagne qu’en France, car les prix d’acquisition sont inférieurs, les charges moins élevées et les loyers sont moins taxés, notamment parce que la plupart des charges peuvent être déduites des revenus locatifs. Les dépenses admises en déduction sont notamment les intérêts des emprunts, les travaux, les impôts locaux, les primes d’assurance, l’amortissement du bien (égal à 3% du montant le plus élevé entre le prix d’acquisition et la valeur cadastrale). Par ailleurs, il existe aussi un abattement de 40 % en cas de location sur une durée supérieure à deux ans. A savoir : les loyers sont taxés à 19 % et les plus-values immobilières à 19 % pour les non-résidents, des taux actualisés chaque année.


En Espagne , les taux des impôts à l’achat varient selon les communautés autonomes. A valeur égale d’achat, un logement dans l’ancien coûtera au final 4,75 % moins cher à Madrid qu’à Barcelone, et ce à cause des impôts à payer sur la valeur du bien acquis. L’impôt sur le transfert de propriété (« Impuesto de Transmisiones Patrimoniales » ou ITP) coûte 10 % à Barcelone et 6 % à Madrid, tandis que la taxe sur la documentation juridique (« Impuesto sobre Actos Jurídicos Documentados » ou IAJD) coûte 1,5 % à Barcelone et 0,75 % à Madrid. Là aussi, le match tourne à l’avantage de Madrid !



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ La Maison Blanche s’apprête à appliquer la semaine prochaine de nouveaux droits de douane sur seize milliards de dollars de biens chinois supplémentaires.
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Guerre commerciale : Pékin enverra à la fin du mois un négociateur aux Etats-Unis

La Maison Blanche s’apprête à appliquer la semaine prochaine de nouveaux droits de douane sur seize milliards de dollars de biens chinois supplémentaires.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 05h13
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 09h52
   





                        


Un haut responsable chinois va se rendre aux Etats-Unis à la fin du mois d’août dans le but de reprendre les négociations commerciales, premières discussions du genre depuis de nombreuses semaines, a annoncé, jeudi 16 août, le ministère du commerce chinois. Le vice-ministre du commerce Wang Shouwen rencontrera le sous-secrétaire américain au Trésor en charge des affaires internationales, David Malpass, à l’invitation de Washington.
« La partie chinoise réaffirme qu’elle est opposée à l’unilatéralisme et aux pratiques de protectionnisme commercial et qu’elle n’accepte aucune mesure unilatérale de restriction commerciale », explique le ministère dans un communiqué.
« La Chine salue le dialogue et la communication sur la base de la réciprocité, de l’égalité et de l’intégrité. »

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Droits de douane punitifs
Le secrétaire au commerce américain, Wilbur Ross, avait eu des discussions en juin à Pékin sur les questions commerciales avec le vice-premier ministre, Liu He. Mais ces entretiens n’avaient pas permis de faire retomber les tensions, et les Etats-Unis avaient imposé début juillet des droits de douane punitifs sur 34 milliards de dollars de biens chinois importés ; la Chine avait aussitôt répliqué.
La Maison Blanche s’apprête à appliquer la semaine prochaine de nouveaux droits de douane sur seize milliards de dollars de biens chinois supplémentaires.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Ankara a décidé d’augmenter, mercredi, les tarifs douaniers de plusieurs produits américains. Dans le même temps, un tribunal turc a refusé de libérer le pasteur Andrew Brunson.
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La Turquie retourne l’arme des tarifs douaniers contre les Etats-Unis

Ankara a décidé d’augmenter, mercredi, les tarifs douaniers de plusieurs produits américains. Dans le même temps, un tribunal turc a refusé de libérer le pasteur Andrew Brunson.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 12h15
   





                        



   


Le régime turc continue sa contre-offensive face aux Etats-Unis, une semaine après la hausse des tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium imposée par Donald Trump provoquant, vendredi 10 août, l’effondrement de la livre turque – la devise avait alors perdu 16 % contre le dollar en une journée. Elle s’est depuis stabilisée, sans pour autant retrouver le niveau atteint avant les sanctions américaines.
Dans un décret signé par le président Recep Tayyip Erdogan, Ankara a, à son tour, annoncé, mercredi, une hausse des tarifs douaniers, visant des produits américains. Les véhicules de tourisme, dont les tarifs douaniers s’élèvent désormais à 120 %, sont concernés, ainsi que certaines boissons alcoolisées (140 %), le tabac (60 %) ou encore le riz et certains produits cosmétiques.

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                Pour Erdogan, la chute de la livre est un « complot politique » contre la Turquie



Une décision qui survient au lendemain d’un spectaculaire appel de M. Erdogan à boycotter les appareils électroniques manufacturés par les Etats-Unis, comme ceux de la marque Apple.
« Nous allons appliquer un boycott contre les produits électroniques américains », a lancé M. Erdogan au cours d’un discours virulent à Ankara. « S’ils ont des iPhone, il y a des Samsung de l’autre côté », a-t-il ajouté.
La demande de libération du pasteur Brunson refusée
Les turbulences entre la Turquie et les Etats-Unis se sont renforcées au cours des derniers mois avant de virer à l’orage en juillet à cause de la détention en Turquie du pasteur américain Andrew Brunson.
Ce dernier est accusé par Ankara d’espionnage et d’activités « terroristes », ce qu’il nie en bloc. Après plus d’un an et demi de détention préventive, il a été placé en juillet en résidence surveillée, en dépit des appels répétés du président américain Donald Trump à le libérer et le renvoyer aux Etats-Unis.
La défense de M. Brunson a fait appel du placement en résidence surveillée et de l’interdiction de quitter le territoire imposée par la justice turque. Un recours rejeté, mercredi, par un tribunal d’Izmir, dans l’ouest de la Turquie, qui n’a, cependant, pas exclu que le dossier puisse être examiné par une autre cour.
L’avocat turc du pasteur, Cem Halavurt, a confirmé à l’AFP qu’un autre tribunal d’Izmir allait étudier la demande de son client.
Le procès d’Andrew Brunson est toujours en cours et la prochaine audience est prévue le 12 octobre. La Maison Blanche a fait savoir mardi que M. Trump ressentait « beaucoup de frustration du fait que le pasteur ne soit pas libéré ».

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Le produit intérieur brut du Portugal a progressé de 0,5 % au deuxième trimestre, après 0,4 % sur les trois premiers mois de l’année.
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La croissance portugaise ne faiblit pas

Le produit intérieur brut du Portugal a progressé de 0,5 % au deuxième trimestre, après 0,4 % sur les trois premiers mois de l’année.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 10h59
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

Le sourire de sa mère à la descente de l’avion : pour Joao Goncalves, il n’y a pas de meilleur symbole de la reprise. En juillet, il a offert un billet pour le Brésil à ses parents. « Dix ans qu’ils n’avaient pas pris de vacances, confie le trentenaire. Ils économisaient pour nous aider, ma sœur et moi. » Après son master de marketing, en 2014, il fut contraint de retourner vivre chez eux, dans la banlieue de Lisbonne, faute de trouver un emploi. Jusqu’à ce qu’il décroche, en 2017, un CDI de responsable commercial dans une agence de voyages. « Nos ventes explosent grâce au boom du tourisme : désormais, j’ai les moyens de payer mon propre loyer, explique-t-il. Et de chouchouter un peu mes parents, pour les remercier. »
L’économie portugaise va mieux. Au deuxième trimestre, son produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 0,5 %, après 0,4 % sur les trois premiers mois de l’année, selon les chiffres officiels publiés mardi 14 août. C’est plus que la progression enregistrée dans la zone euro (0,4 %) et en France (0,2 %). Selon les indicateurs, la demande intérieure a tiré l’activité, portée par l’amélioration sur le front de l’emploi. En juin, le taux de chômage s’établissait à 6,7 % de la population active, selon Eurostat, inférieur à la moyenne de l’union monétaire (8,3 %). Et loin du pic de 17 % atteint en 2013.
Cette année, la croissance devrait s’établir autour de 2,3 %, selon la Commission européenne, après avoir culminé à 2,7 % en 2017, un record depuis dix-sept ans. Dans le même temps, le déficit public est tombé à 0,9 % seulement du PIB, après s’être creusé jusqu’à 11,2 % au plus fort de la récession. Une performance étonnante – certains parlent même de « miracle portugais » –, au regard des abysses où le pays sombra en 2011. « En pleine déroute économique, il fut contraint d’appliquer une douloureuse cure d’austérité en échange d’un prêt de 78 milliards d’euros de la “troïka” [Fonds monétaire...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Le numéro un mondial des jeux vidéos a annoncé des profits en baisse pour la première fois depuis une dizaine d’années, alors que le régulateur chinois des jeux vidéos n’a plus délivré de licences depuis des mois.
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La censure chinoise pèse sur les performances boursières de Tencent

Le numéro un mondial des jeux vidéos a annoncé des profits en baisse pour la première fois depuis une dizaine d’années, alors que le régulateur chinois des jeux vidéos n’a plus délivré de licences depuis des mois.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 10h47
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 15h50
    |

            Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



   


Tencent a annoncé des profits en baisse pour la première fois depuis treize ans, mercredi soir à Hong Kong, après la fermeture des marchés. Le géant chinois des médias et des jeux vidéo a dégagé 17,9 milliards de yuans (2,28 milliards d’euros) de profits entre avril et juin, soit une baisse de 2 % par rapport au trimestre précédent. Un résultat très décevant, en dessous de la plupart des estimations, qui montre l’exposition de l’entreprise au risque régulatoire en Chine.
C’est la section jeu vidéo de Tencent, numéro un mondial du secteur, qui a souffert ces derniers mois en Chine. Le régulateur n’a en effet plus délivré une seule licence depuis fin mars, alors que les revenus de son jeu phare, « L’Honneur des rois », s’essoufflent.
Le géant chinois du Web, en difficulté depuis le début de l’année, avait encore perdu 4 % en Bourse, mercredi 15 août, quelques heures avant l’annonce de ses résultats trimestriels. Depuis quatre jours, le titre a chuté de 10 %, soit 45 milliards de dollars (39,6 milliards d’euros) de valeur en moins à la Bourse de Hongkong, à la suite de la censure d’un des jeux vidéo les plus populaires de l’année.
Le titre devrait continuer à baisser après ces résultats pires qu’attendus. Naspers, un groupe de médias et d’investissement sud-africain qui détient 31 % des parts de Tencent, a chuté de 10 % en bourse après l’annonce de ces mauvais résultats.
Contexte économique difficile
Lundi, moins d’une semaine après sa sortie en Chine sur sa plate-forme Wegame, le 8 août, Tencent a dû annoncer le retrait de Monster Hunter : World. Le groupe a expliqué dans un communiqué que le régulateur avait reçu « de nombreuses plaintes » au sujet de ce jeu de rôle du studio japonais Capcom, considéré comme violent. Il s’est vendu à 8 millions d’exemplaires depuis cinq mois dans le monde.

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Depuis le début de l’année, le géant chinois des médias, des réseaux sociaux (Wechat et QQ) et des jeux vidéo, a perdu près de 170 milliards de dollars de valeur en Bourse, en grande partie à cause de l’apathie du marché des jeux vidéo en Chine. Tencent peut en vouloir à l’administration d’Etat pour la radio et la télévision : elle n’a plus octroyé une seule licence pour un jeu vidéo depuis le 28 mars. D’après l’agence de presse Bloomberg, ce blocage serait dû à un vaste remaniement dans l’administration chinoise, où le président Xi Jinping place ses pions, dans une vaste entreprise de consolidation du pouvoir.
Au premier trimestre 2018, la section jeu vidéo de Tencent n’a fait état que d’une hausse de 5 % de son chiffre d’affaires, sa pire performance après plus de dix ans de progression à deux chiffres chaque trimestre.
Un contexte difficile
Pour Tencent, numéro un mondial du jeu vidéo, c’est un coup dur dans un contexte déjà difficile. Alors que l’économie chinoise ralentit, les tensions commerciales avec les Etats-Unis pèsent sur l’état d’esprit des investisseurs. Tencent souffre aussi d’un reflux, après une année 2017 exceptionnelle qui avait vu sa capitalisation boursière multipliée par 2,5, pour dépasser 500 milliards de dollars en fin d’année.

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Depuis plus d’un an, la Chine du président Xi Jinping a resserré le contrôle du Web, ciblant nombre de sites et plates-formes pour des contenus « vulgaires » ou pas assez patriotiques. En avril, Tencent avait déjà été averti, avec plusieurs autres entreprises de médias, qui avaient dû suspendre leurs plates-formes de partage de contenu en ligne. Bytedance, une start-up derrière l’agrégateur d’informations Jinri Toutiao, avait été obligée de fermer définitivement une plate-forme de partage de courtes vidéos, Neihan Duanzi, accusée par le régulateur de s’être spécialisée dans les contenus vulgaires. Le patron de Toutiao, Zhang Yiming, avait promis de faire passer ses effectifs destinés à la surveillance des contenus de 6 000 à 10 000 personnes.

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A la fin du mois de juillet, les autorités ont ordonné la fermeture de sept sites de streaming, et suspendu pour un mois huit autres. Le 2 août, une autre plate-forme de streaming, Douyu, soutenue par Tencent, a même annoncé des « cours d’éducation patriotique » pour toutes ses vedettes du live streaming.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ A partir de vendredi, tous les matchs de la première division seront diffusés gratuitement en Inde et dans d’autres pays asiatiques en direct sur le réseau social.
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Football : Facebook offre la Ligue espagnole gratuitement en Asie du Sud

A partir de vendredi, tous les matchs de la première division seront diffusés gratuitement en Inde et dans d’autres pays asiatiques en direct sur le réseau social.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 09h47
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 10h25
    |

                            Yassine El Azzaz








                        



   


Facebook cherche-t-il à convertir l’Asie du sud au football ? Dans une zone historiquement acquise au criquet, le football fait son chemin, notamment sur les réseaux sociaux. Et désormais, « les 380 matches de la première division de football espagnole seront disponibles gratuitement pour les usagers de Facebook dans huit pays : Afghanistan, Bangladesh, Bhoutan, Inde, Népal, Maldives, Sri Lanka et Pakistan », précise la ligue de football espagnole dans un communiqué publié mardi 14 août.
C’est la première fois que Facebook acquiert des droits sportifs en dehors des Etats-Unis. Alors que la Liga n’a pas divulgué le montant de la transaction, le quotidien espagnol Marca a avancé le chiffre de 90 millions d’euros.
Qualifié de « pionnier » par la Liga qui y voit « une nouvelle ère dans la retransmission des événements sportifs », l’accord prévoit la diffusion gratuite et en direct des 380 matchs des trois prochaines saisons. Les premiers matchs seront diffusés vendredi 17 août. L’accord, qui vise particulièrement l’Inde, permet à la ligue espagnole de toucher les 350 millions d’utilisateurs que compte le réseau de Mark Zuckerberg dans le pays. Dans les rues de Bombay, il n’est plus rare de croiser des maillots à l’effigie des stars évoluant dans le championnat espagnol, Ronaldo et Messi en tête.
« La Liga est une référence du football mondial et c’est donc une énorme satisfaction pour nous qu’à présent, le nombre de personnes pouvant voir les matches en direct dans cette zone géographique soit plus important que jamais et qu’ils puissent le faire gratuitement à travers Facebook », a commenté le président de la Liga, Javier Tebas.

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« Un spectacle de divertissement mondial »
Pour préparer son implantation dans le sous-continent indien, la ligue espagnole a ouvert des bureaux à New Delhi dès 2016, produisant des contenus diffusés sur les réseaux sociaux et spécifiquement destinés au public indien. Le succès est tel que, malgré les liens historiques qui unissent l’Angleterre et l’Inde, la Liga ambitionne désormais de détrôner la Premier League. Pour ce faire, le clasico qui a opposé le Real Madrid au FC Barcelone en décembre 2017 a débuté à 13 heures en Espagne, afin que les fans en Inde ou en Indonésie puissent suivre la rencontre en première partie de soirée.
« La Liga est un spectacle de divertissement mondial. L’année dernière, 2,6 milliards de personnes dans le monde suivaient la Liga et beaucoup en Asie, avait déclaré à cette occasion Joris Ever, le responsable de la communication de la ligue espagnole à l’agence Reuters. Nous tenons à leur offrir la possibilité de regarder le Clasico sans avoir besoin de rester debout jusqu’au milieu de la nuit ou de déclencher une alarme pour se réveiller très tôt. » Dans les rues de la capitale indienne, près de 20 000 fans des deux équipes se sont rassemblés pour suivre le match.

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Après l’obtention par Amazon des droits de la Premier League en juin, cette opération confirme les ambitions des plates-formes numériques dans le monde du sport. Facebook confirme donc son intention d’acquérir plus de droits dans le sport, après avoir fait une offre de 600 millions de dollars (529 millions d’euros) pour la compétition de cricket, l’Indian Premier League, et l’obtention d’un lot de droits de la Major League Baseball aux Etats-Unis.
Peter Hutton, responsable de la programmation des sports chez Facebook, a qualifié ce partenariat d’expérimental et a cherché à relativiser la volonté du réseau social d’acquérir des droits similaires à l’avenir. « Nous sommes sur d’autres deals qui sont sur le point d’être conclus, mais notre objectif n’est pas d’acquérir une grande quantité de contenus dans le monde », a-t-il déclaré à Reuters. « Nous sommes à la recherche de droits précis pour des marchés spécifiques pour en tirer des données qui nous permettront de nous améliorer et d’identifier quelle est la marche à suivre. Si on se précipite sur trop de deals à la fois, nous risquons de ne pas faire les choses correctement. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Spécialiste du commerce international, Sébastien Jean estime dans une tribune au « Monde » que l’Europe doit faire preuve de « fermeté » vis-à-vis des Etats-Unis, mais aussi s’assurer d’une concurrence équitable avec la Chine qui fait encore défaut.
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« Dans le conflit commercial imposé par les Etats-Unis à la Chine, l’UE ne peut pas rester spectatrice »

Spécialiste du commerce international, Sébastien Jean estime dans une tribune au « Monde » que l’Europe doit faire preuve de « fermeté » vis-à-vis des Etats-Unis, mais aussi s’assurer d’une concurrence équitable avec la Chine qui fait encore défaut.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 07h00
    |

                            Sébastien Jean (Directeur du centre d’études prospectives et d’informations internationales (Cepii)








                        



                                


                            
Tribune. Ainsi, nous voici redevenus amis avec les Etats-Unis. Quelques jours seulement après que Donald Trump avait qualifié, le 15 juillet, l’Union européenne (UE) d’« ennemie » dans les relations commerciales, il annonçait le 25 juillet, à l’occasion de la visite américaine du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et à grand renfort d’embrassades, un retour à la meilleure concorde transatlantique.
Cet apaisement est bienvenu. On peut néanmoins déplorer que les déclarations prononcées à cette occasion soient ambiguës et manquent singulièrement de cohérence. A tel point que l’on veut croire qu’il ne s’agit que d’une couverture sans substance, destinée à offrir une sortie honorable à Donald Trump. Les déclarations de bonnes intentions d’un tel partenaire ne doivent pas être prises pour argent comptant et le risque d’un nouveau changement de cap du président américain n’est pas minime.
Vers une concurrence équitable
Même si la menace immédiate de droits de douane sur nos exportations d’automobiles était effectivement écartée, cela ne résoudrait pas, cependant, le problème de fond auquel l’Union européenne est confrontée aujourd’hui : le système commercial multilatéral, fondé sur des règles issues d’accords internationaux, vacille.
« Le risque est grand de voir les Etats s’affranchir, les uns après les autres, de leurs engagements sur les aspects les plus sensibles de leurs échanges. »
Le risque est grand de voir les Etats s’affranchir, les uns après les autres, de leurs engagements sur les aspects les plus sensibles de leurs échanges. Un tel retour du rapport de force politique au détriment des règles serait porteur d’un arbitraire et d’une incertitude économiquement coûteux pour tous. Pour l’Union européenne, qui n’a pas la cohésion politique d’un Etat, il serait aussi synonyme d’affaiblissement vis-à-vis de ses partenaires. Pour l’éviter, il faut opposer à la politique commerciale américaine menaçante...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Les prix de l’immobilier ont fortement rebondi en Espagne, mais ils restent abordables au sud de la côte méditerranéenne (1/3).
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En Espagne, le littoral méditerranéen reste accessible

Les prix de l’immobilier ont fortement rebondi en Espagne, mais ils restent abordables au sud de la côte méditerranéenne (1/3).



Le Monde
 |    15.08.2018 à 06h15
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 12h58
    |

            Jérôme Porier








                        



   


En Espagne, le souvenir de la crise s’efface peu à peu. En 2017, les prix de l’immobilier résidentiel ont rebondi de 7,6 % en moyenne. Il s’agit de la quatrième année de hausse d’affilée. L’économie espagnole va beaucoup mieux : la croissance a atteint 3,1 % en 2017, au-dessus des 3 % pour la troisième année consécutive. Cet été, la fréquentation touristique a battu des records.
La crise immobilière espagnole aura duré huit ans. « Ses stigmates restent bien visibles : entre 2007 et 2011, les prix ont été divisés par deux en moyenne », rappelle Patrick Crosset, fondateur du site acheterenespagne.fr. En 2017, 516 000 transactions ont été enregistrées dans le pays (+16,7 %). selon le notariat espagnol. On reste loin des 800 000 ventes de 2007, mais pour mesurer le chemin parcouru, il suffit de savoir que le marché était tombé à 320 000 ventes en 2011. En 2018, entre 550 000 et 600 000 transactions sont attendues.
Si les prix ont retrouvé leur sommet dans les sites les plus touristiques comme aux Baléares ou à Marbella, la célèbre station balnéaire de la Costa del Sol, ils demeurent à des niveaux inférieurs à ce qu’ils étaient il y a dix ans sur la plus grande partie du territoire. Sur un an, Madrid, Valence et Malaga progressent de 15 à 20 %, tandis que Bilbao, Séville, Cadix et Alicante affichent des hausses comprises entre 5 % et 10 %. Les prix sont stables à Barcelone en raison de l’instabilité politique en Catalogne, qui pousse les acheteurs à l’attentisme. Du côté des îles, les tarifs sont en augmentation de 10 % par an aux Canaries et de 15 % aux Baléares.

   


Les Français, premiers acheteurs avec les Britanniques
A partir de 2011-2012, les achats réalisés par des étrangers ont été les catalyseurs de la reprise. En 2017, pour la première fois, ils ont atteint la barre des 100 000 transactions, soit 20 % des acquisitions. Près de 8 600 acheteurs français auraient ainsi concrétisé un projet immobilier en Espagne l’an passé, ce qui fait d’eux les seconds acheteurs étrangers derrière les Britanniques et devant les Allemands et les Belges. Dans les îles, la proportion d’acheteurs étrangers atteint le niveau record de 40 % aux Baléares et aux Canaries.

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Sur le continent, la Costa Brava et la Costa del Sol restent les destinations les plus recherchées des Français. « Quand les Allemands achètent dans les îles, les Français ciblent d’abord la Catalogne, près de la frontière française, en particulier la Costa Brava. Outre Barcelone et Sitges, ils sont nombreux à Gérone, Figueras, Roses, Lloret de Mar… », explique Caroline Zak, directrice d’Immobilier-en-espagne.com.
L’ancien village de pêcheurs de Cadaqués, où habitait Salvador Dalí, est ainsi devenu une villégiature de luxe. De par sa proximité avec Barcelone et la France, cette station balnéaire de la péninsule Cap de Creus séduit une clientèle internationale. Le prix des plus belles villas du front de mer peut monter jusqu’à 10 000 euros le mètre carré. Moins chères, Roses et Castell Platja d’Aro attirent également les étrangers.
Heureusement, il reste des sites abordables, à condition de prospecter plus au sud. A Tarragone, accessible en train rapide depuis la France, le prix du mètre carré pour une belle maison ne dépasse pas 1 100 euros, et il tombe à 933 euros à Lerida, dans l’arrière-pays, aux portes de l’Aragon.

   


Près d’Alicante, les prix sont doux également. « Dans le beau village d’Altea, à moins de quinze minutes de la mer en voiture, une villa de 200 mètres carrés avec piscine vaut entre 200 000 et 250 000 euros », indique Thomas Rouer, fondateur de jacheteenespagne.com.
« Plus on descend vers le sud, plus les prix sont abordables », confirme Emmanuel Virgoulay, représentant du réseau Barnes en Espagne. Depuis quelques années, les Français sont nombreux à acheter à Valence et à Alicante, deux villes qui possèdent un aéroport international, trois cents jours de soleil par an, et où il est possible d’acheter pour 2 000 à 3 000 euros le mètre carré.
Les prix très doux de l’Andalousie
« Les tarifs ont beaucoup augmenté à Valence, qui est la troisième ville espagnole, mais ils restent encore à 20 % de leur pic de 2007 », commente Ludovic Larue, responsable du réseau Athena Advisers en Espagne. Il faut compter une mise minimum de 120 000 - 130 000 euros pour un deux-pièces de 65 mètres carrés, avec souvent des travaux à prévoir. « Pour rénover un logement, il faut planifier un budget allant de 300 euros à 1 000 euros par mètre carré selon l’état du bien », précise M. Rouer.

   


Contrairement aux Britanniques, rares sont les acheteurs français à s’aventurer jusqu’en Andalousie, au sud de l’Espagne. A tort, car les prix y restent très accessibles : à Cadix, à Séville, à Grenade, le prix du mètre carré oscille entre 1 500 euros et 2 000 euros. A Almeria, les tarifs peuvent tomber à moins de 1 000 euros ! « A Cadix, un bel appartement de 100 mètres carrés face à la mer coûte environ 200 000 euros. C’est l’un des endroits d’Espagne où se situent actuellement les meilleures opportunités », insiste M. Crosset.

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Malgré un bond de 20 % en 2017, les prix restent accessibles à Malaga, autour de 2 000 euros par mètre carré. En revanche, sa voisine Marbella devient cher, très cher. Dans le très haut de gamme, le prix du mètre carré peut atteindre 20 000 euros à Los Monteros, célèbre pour sa plage de sable blanc située à l’Est de Marbella. Sur la « Golden Mile » de Marbella, qui va du centre de la ville jusqu’à Port Banus, les villas modernes avec vue sur l’océan continuent d’attirer les riches étrangers, malgré des prix pouvant aller jusqu’à 10 000 euros le mètre carré.



                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 14/08/2018
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L’Autriche, championne du « lait de foin », écologique et rentable

Avec ses élevages à l’ancienne, sans OGM ni fourrage d’ensilage, le pays comble les attentes des consommateurs d’aujourd’hui.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 04h30
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 07h12
    |

            Blaise Gauquelin (Pays de Salzbourg, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Karl Neuhofer a les bottes dans le fumier mais la « tête dans la recherche et l’innovation », comme il dit. Certes, l’exploitation de ce producteur de lait à Strasswalchen, dans la région de Salzbourg, correspond en tout point à l’Autriche des cartes postales : il y a les verts pâturages, les vaches « heureuses » qui portent chacune un petit nom, et bien sûr les montagnes en arrière-plan.
Mais il serait dommage de s’arrêter au décor car cet éleveur est un pionnier, à l’origine de l’émergence du « lait de foin », une appellation peu courante en France mais que les Autrichiens connaissent très bien. Dans ce pays prospère où l’écologie n’est pas un vain mot, 15 % de la production laitière est commercialisée sous le label « Heumilch », lié à un savoir-faire spécifique. Ce taux n’est que de 3 % dans le reste de l’Europe.
« On a commencé en 2009, raconte Karl Neuhofer, qui veille sur un troupeau de 80 têtes. Les petits producteurs avaient du mal à écouler leur lait sur le marché. Du coup on a décidé de se regrouper et de s’organiser pour faire de notre méthode de travail traditionnelle un atout de différenciation dans un marché qui était alors totalement saturé. »
Contrairement à d’autres pays producteurs, l’Autriche (8,7 millions d’habitants) avait gardé des fermes reposant exclusivement sur la consommation de foin. Critiquée à l’époque pour avoir raté le coche de la modernisation, elle se retrouve désormais à la pointe d’un mouvement global de retour aux produits authentiques.
A l’opposé du modèle intensif
Huit mille laiteries et soixante fromageries y forment à présent l’unique réseau mondial de production de « lait de foin ». Dans ces fermes, ni tourteaux de soja importés ni aliment fermenté aux effets gustatifs néfastes : à l’opposé du modèle intensif, le foin séché suffit à nourrir les troupeaux, et le bétail bénéficie dans les régions de l’ouest de l’Autriche d’une...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Le taux directeur argentin a été porté à 45 % par les autorités monétaires du pays, qui craignent que la crise turque affecte le peso.
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La crise turque pousse la banque centrale d’Argentine à relever son taux directeur

Le taux directeur argentin a été porté à 45 % par les autorités monétaires du pays, qui craignent que la crise turque affecte le peso.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 18h46
 • Mis à jour le
14.08.2018 à 19h20
    |

                            Maxime Mainguet








                        



   


La banque centrale d’Argentine (BCRA) a annoncé, lundi 13 août, le relèvement de son taux directeur à 45 %, soit 5 points de plus que le précédent taux en vigueur. La BCRA assure qu’elle maintiendra ce taux exceptionnellement élevé « au minimum » jusqu’au mois d’octobre.
A en croire le communiqué de l’institut monétaire, cette décision a notamment été prise au regard de la « conjoncture internationale actuelle ». Autrement dit, la dépréciation de la livre turque observée ces derniers jours a poussé le comité de politique monétaire argentin à réagir, par crainte de la contagion.
Les banquiers centraux argentins estiment en effet que des soubresauts de la crise turque seraient susceptibles d’avoir un « impact sur l’inflation » en Argentine. Dans le sillage de la monnaie turque, le peso pourrait en effet être attaqué sur les marchés et perdre de sa valeur, ce qui provoquerait un surcroît d’inflation. Or, cette dernière évolue déjà à des niveaux préoccupants depuis plusieurs années. En avril dernier, elle s’élevait à 25,5 % sur un an.
Un peso argentin déjà mal en point
Si la BCRA a réagi si fortement, c’est que le peso argentin est déjà en grande difficulté. En six mois, la monnaie nationale a perdu plus d’un tiers de sa valeur face au dollar.

   


Le plongeon observé depuis plusieurs jours s’ajoute en effet à la sévère baisse constatée entre mai et juin. A l’époque, il avait fallu une remontée graduelle mais importante du taux directeur de la BCRA (de 27,25 % à 40 % en quelques jours) et, surtout, le versement par le FMI de 15 milliards de dollars (première tranche d’un plan de 50 milliards), pour enrayer la chute du peso.
Problèmes structurels et hausse des taux américains
La défiance envers la monnaie argentine est d’abord le symptôme des problèmes structurels du pays : une inflation galopante (par ailleurs renforcée par la chute du peso…), une balance commerciale redevenue déficitaire et un passé chargé en matière de problèmes financiers.
Depuis son élection fin 2015, Mauricio Macri tente de remédier à ces maux, avec des mesures d’inspirations libérales. Mais réduire les dépenses et l’inflation sans sacrifier la croissance s’avère difficile. Et, depuis plusieurs mois, un facteur externe est venu fragiliser un peu plus la monnaie argentine : la hausse des taux d’intérêt américains.

   


C’est presque une constante du système monétaire et financier international : lorsque la Réserve fédérale américaine décide de relever son taux directeur, les devises des pays émergents souffrent, les investisseurs retirant leurs actifs de ces pays pour les placer aux Etats-Unis, pays d’accueil beaucoup plus sûr et redevenu lucratif.
De quoi valider a posteriori la sentence de John Connally, ancien secrétaire au Trésor américain qui, en 1971, déclarait : « Le dollar est notre monnaie, mais c’est votre problème. »



                            


                        

                        

