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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Depuis le début des années 2010, la crise des opiacés, liée à une surprescription d’antidouleurs, n’en finit pas de prendre de l’ampleur.
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Etats-Unis : 72 000 personnes mortes d’une overdose en 2017, un record

Depuis le début des années 2010, la crise des opiacés, liée à une surprescription d’antidouleurs, n’en finit pas de prendre de l’ampleur.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 18h52
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 19h03
   





                        



   


Près de 72 000 personnes sont mortes par overdose en 2017 aux Etats-Unis, d’après les dernières données publiées jeudi par les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), un record. C’est bien plus que les tués sur la route, par armes à feu ou par suicide.
Ce chiffre est en nette hausse par rapport aux 67 114 décès par overdose de 2016 et aux 54 207 de 2015, selon les CDC. Les chiffres ont augmenté dans 38 des 50 Etats américains. Les plus élevés ont été enregistrés en Floride, en Californie, en Pennsylvanie et dans l’Ohio mais les plus fortes progressions ont été constatées dans le Nebraska (+33,3 %) et en Caroline du Nord (+22,5 %).
La crise des opiacés a commencé au début des années 2010, découlant dans la grande majorité de la surprescription de médicaments comme l’oxycodone et autres antidouleurs. Cela a rendu plus de 2 millions de personnes dépendantes de ces substances, qui se sont ensuite tournées vers l’héroïne et le fentanyl, un opiacé synthétique extrêmement puissant et moins cher.
Cliniques et médecins complaisants
Les pouvoirs publics ont d’ailleurs multiplié les opérations contre des médecins et des cliniques peu scrupuleux, qui rédigeaient des ordonnances de complaisance, et contre l’industrie pharmaceutique. D’après les données récoltées, les opiacés de synthèse sont impliqués dans près de la moitié des morts par overdose. Soit environ un tiers de plus que l’année précédente.

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La crise des opiacés s’est emballée au point que le président Donald Trump l’a qualifiée en octobre d’« urgence de santé publique », débloquant des financements pour aider à lutter contre les addictions et limiter l’impact social de cette crise.
Malgré la hausse des décès au niveau fédéral, les statistiques des CDC semblent illustrer la réussite de certains programmes ; par exemple dans le Massachusetts, où les overdoses létales ont reculé alors que cet Etat du Nord-Est affichait des niveaux parmi les plus élevés ces dernières années. Pour tenter d’inverser la tendance, des autorités locales ont diffusé plus largement des kits contenant du Narcan, un traitement d’urgence en cas d’overdose.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Plusieurs sites ont désigné les membres de la communauté des gens du voyage comme coupables de la fusillade de Beaune. Il n’en est rien.
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Tirs de Beaune : comment une rumeur a accusé à tort les gens du voyage

Plusieurs sites ont désigné les membres de la communauté des gens du voyage comme coupables de la fusillade de Beaune. Il n’en est rien.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 17h12
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 19h08
    |

            Anne-Sophie Faivre Le Cadre








                        


Une information erronée a attribué la responsabilité des tirs de Beaune, dans la nuit du 29 au 30 juillet, ayant fait sept blessés, à la communauté des gens du voyage. Fermement démentie par le procureur de Dijon, chargé de l’affaire, cette rumeur a pourtant été relayée par certains médias. Décryptage.
Les faits
Dans la nuit du 29 au 30 juillet, deux personnes, à bord d’une Clio rouge, partent à la recherche d’un individu tiers dans le cadre d’un conflit lié à la vente d’une voiture. Ils arrivent sur Beaune, pensant que se trouvait là la personne recherchée. Ils tombent par hasard sur un groupe de jeunes gens dans le quartier populaire de Saint-Jacques.
Selon le procureur de Dijon, Thierry Bas, le groupe de jeunes gens a, le premier, eu une attitude agressive à l’endroit des occupants de la Clio rouge s’étant approchée de leur lieu de rassemblement. « Le véhicule arrive, un jeune s’approche et dit au conducteur : “Dégagez, c’est notre territoire” », rapporte M. Bas. Comme l’ont démontré les images de vidéosurveillance, le premier coup de poing est donné par l’un des membres de la bande de jeunes à l’un des occupants de la voiture, qui répliquent en les aspergeant de gaz lacrymogène.
Les premiers « sales bougnoules » commencent alors à fuser. Les conducteurs n’avaient, de prime abord, « aucune intention raciste », précise le procureur. Quatre heures plus tard, les occupants de la Clio reviennent dans un autre véhicule et tirent sur le groupe de jeunes avec « une arme longue ». Sept jeunes seront blessés par des gerbes de plombs de calibre 12, et deux seront hospitalisés.
« Ce n’est pas une attaque communautariste »
« Fusillade “raciste” de Beaune : il s’agissait finalement d’un règlement de comptes lié à un trafic de voitures entre gens du voyage et maghrébins », titre le site Fdesouche, le 11 août, dans un texte toujours en ligne. Dans les commentaires, un tombereau d’injures fustigeant « la faune qu’il peut y avoir dans notre pays », « les merdias » et « les islamogauchistes ».

   


Or, ces affirmations sont fausses. Les suspects, tous deux âgés de 31 ans, sont originaires de la région dijonnaise. L’un d’entre eux vit dans un appartement à Dijon, l’autre dans une commune limitrophe. « Ils n’ont rien à voir avec la communauté des gens du voyage, ni avec quelconque autre communauté. Ce n’est pas une attaque communautariste. Le site Fdesouche fait de la désinformation », martèle le procureur de Dijon.
Confronté à la fausseté de l’information qu’il avait relayée, Pierre Sautarel, animateur du site Fdesouche, préfère accuser le procureur de Dijon de mensonge. « Pourquoi ils accusent la fachosphère alors que si fake news il y a, c’est La Provence et France Télévisions ? Mon avis est que le proc joue sur l’ambiguïté entre gens du voyage nomades et sédentarisés », écrit-il sur son compte Twitter à la suite de la parution d’un article de 20 Minutes démontant la rumeur.
Une hypothèse également fermement démentie par Thierry Bras. « Absolument rien ne le démontre. Il est également faux d’affirmer qu’ils ont trouvé refuge dans des camps, comme cela a été affirmé », rappelle le procureur.
Une fausse information plusieurs fois relayée
La rumeur provient en effet de certains médias. Le quotidien La Provence est le premier à relayer cette information, le samedi 11 août, à 11 h 25 : « Selon une source proche du dossier, les deux hommes interpellés seraient des membres de la communauté des gens du voyage », lit-on dans l’article toujours en ligne au moment de l’écriture de ces lignes.
Sur le site internet de France 3 Bourgogne Franche-Comté, le temps de la narration change, du conditionnel au présent, et de la rumeur à l’affirmation. Dans un article publié le même jour à 17 h 57 (et modifié depuis), on lit que « les suspects sont originaires de la communauté des gens du voyage et se sont cachés dans différents camps au cours de leur cavale. (…) C’était compliqué pour nous ».

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Un journaliste de la rédaction de la radio France Bleu Bourgogne, que nous avons contacté le 16 août, ignorait, quatre jours après le démenti du procureur, que la rumeur qu’il avait relayée avait été invalidée : « Je n’étais pas au courant, nous confie ce journaliste ayant souhaité demeurer anonyme. C’était une rumeur qui nous a été transmise par des collègues de Marseille et des collègues de Paris en lien avec la PJ. » Une rumeur que France Bleu Bourgogne n’a pas vérifiée, faute de temps. « On n’a pas les moyens de vérifier. On est à Dijon, ils ont été arrêtés à Marseille, c’était compliqué pour nous », reconnaît le journaliste.
L’article est par la suite repris sur le site Franceinfo. A la rédaction du site internet, on explique : « Lorsque nous avons entendu que l’info était démentie, nous avons joint le procureur adjoint de Dijon, que nous avons eu mardi en toute fin de matinée. Un correctif a été apporté depuis ».

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ De la lumière à l’ombre (5/6). L’ancienne comptable de la famille Bettencourt, celle par qui le scandale politico-financier est arrivé, a connu les pires travers de la justice et de la médiatisation. Aujourd’hui, elle n’a qu’un souhait, tomber dans l’oubli. Ultime entretien.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Les comptes du logement montrent que ce secteur d’activité a représenté, l’an dernier, une dépense publique de 41,9 milliards d’euros mais qu’il a rapporté 74,4 milliards de recettes.
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Le logement, une très bonne affaire pour les finances publiques en 2017

Les comptes du logement montrent que ce secteur d’activité a représenté, l’an dernier, une dépense publique de 41,9 milliards d’euros mais qu’il a rapporté 74,4 milliards de recettes.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 15h53
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

A peine parvenu au sommet de l’Etat, Emmanuel Macron fustigeait le coût du logement pour les finances publiques : « Cela fait des années, pour ne pas dire des décennies, qu’on dit que la politique du logement fonctionne mal en France. Nous dépensons 40 milliards d’euros par an pour avoir 4 millions de mal logés », expliquait-il devant les maires de France, le 23 novembre 2017.

Les comptes du logement en 2017, publiés le 31 juillet par les services statistiques du ministère de la cohésion des territoires, lui donnent raison : les aides publiques au logement sous toutes leurs formes – subventions d’investissement, allocations, avantages fiscaux et de taux – ont coûté 41,9 milliards d’euros, soit 1, 9% du produit intérieur brut (PIB), en léger retrait (– 0,3%) par rapport à 2016.
Le secteur locatif social absorbe 39,4 % de ce montant, le locatif privé, 30 %, et les propriétaires occupants 19,6 %. L’ensemble des aides distribuées aux 5,8 millions d’occupants, dont 96 % de locataires, totalise, 23,3 milliards d’euros, dont 18 milliards d’aides personnalisées (APL) et allocations.
Les droits de mutation ont bondi de 15 %
La dépense est cependant contenue grâce au rabotage du barème des APL opéré sous le quinquennat de François Hollande, mais après avoir triplé entre 1985 et 2017. Les avantages fiscaux, autre gros poste de 15,4 milliards, profitent d’abord au secteur social (39 %), puis aux propriétaires occupants sous la forme de prêts à taux zéro (PTZ), de crédits d’impôt énergétique et de TVA à taux réduit pour des travaux de rénovation (33 %), avant le secteur locatif libre (25 %) et ses avantages fiscaux Pinel (environ 2,2 milliards d’euros) et autres.
Le PTZ est en hausse de 26,5 % par rapport à 2016, à 2,8 milliards d’euros, en raison de l’élargissement de son périmètre et de la hausse des plafonds de ressources des emprunteurs éligibles.
Là où le raisonnement du chef de l’Etat était tronqué, c’est qu’il...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Une étude de Santé publique France montre que 1 758 personnes ont été prises en charge dans les hôpitaux entre le 1er juin et le 9 août, contre 858 en 2015.
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Forte augmentation des noyades en France cet été

Une étude de Santé publique France montre que 1 758 personnes ont été prises en charge dans les hôpitaux entre le 1er juin et le 9 août, contre 858 en 2015.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 15h44
   





                        


Le nombre de noyades a fortement augmenté cet été par rapport à la même période en 2015, révèle une enquête de Santé publique France publiée jeudi 15 août.
Selon ce décompte, 1 758 personnes ont été prises en charge dans les hôpitaux entre le 1er juin et le 9 août 2018 dans le pays, outre-mer compris. Dans 21 % des cas (373), elles n’ont pas pu être sauvées. Sur la même période en 2015 (l’enquête n’est pas réalisée tous les ans), le nombre de prises en charge était de 858 et 329 personnes sont mortes.

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                Près de deux fois plus de noyades cet été



902 d’origine accidentelle
Santé publique France explique cette hausse « pour partie par des conditions climatiques en termes de températures et d’ensoleillement particulièrement favorables à la baignade, et pour partie par une amélioration du système de surveillance des noyades ».
Sur les 1 758 prises en charge pour l’instant cet été, 902 ont une origine accidentelle, 84 étaient intentionnelles et 772 sont « d’origine encore indéterminée, en cours d’investigation ».

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<article-nb="2018/08/16/19-6">
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ De nombreux sites présentent la future mise en place, à la rentrée, de cours d’éducation sexuelle comme une mesure figurant dans le texte de la loi Schiappa, promulguée début août.
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Non, les cours d’éducation sexuelle ne sont pas une mesure de la loi Schiappa

De nombreux sites présentent la future mise en place, à la rentrée, de cours d’éducation sexuelle comme une mesure figurant dans le texte de la loi Schiappa, promulguée début août.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 15h33
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 16h07
    |

                            Thibaut Faussabry








                        


« Après le temps périscolaire, le temps sexiscolaire », « les pédophiles vont se frotter les mains »… Depuis la promulgation, le 3 août, de la loi renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes, de nombreuses intox prolifèrent sur les réseaux sociaux, véhiculées par des sites liés à l’extrême droite comme La gauche m’a tuer ou Boulevard Voltaire (tous deux considérés comme peu fiables dans le Décodex, du Monde).
De l’avis de ces publications – qui propagent également des rumeurs à propos de la loi portée par Marlène Schiappa –, la future mise en place, à partir de la rentrée, de « trois séances d’éducation sexuelle par an », annoncée en juillet sur RMC par la secrétaire d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes, sera obligatoire dès l’âge de 4 ans et fait partie intégrante de la loi Schiappa.
Une règle qui existait déjà mais était peu appliquée
Dans les faits, ce n’est pas exact. L’éducation à la sexualité est inscrite dans la législation depuis 2001. D’après l’article L. 312-16 du code de l’éducation, « une information et une éducation à la sexualité sont dispensées dans les écoles, les collèges et les lycées, à raison d’au moins trois séances annuelles et par groupes d’âge homogène ». En 2003, une circulaire adressée à l’ensemble des recteurs d’académie établit les conditions de mise en place de ces séances. Elle précise notamment que le nombre de trois séances annuelles doit « être compris comme un ordre de grandeur » et non « comme un nombre rigide de séances ».
Cependant, malgré la souplesse dans la mise en œuvre accordée, la circulaire est peu appliquée. Comme le montre l’enquête réalisée sur l’année 2014-2015 (auprès de trois mille établissements scolaires) par le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE), 25 % des écoles élémentaires, 4 % des collèges et 11 % des lycées ayant répondu déclarent n’avoir mis en place aucune action ou séance en matière d’éducation à la sexualité. Ce fait a de nouveau été pointé du doigt en novembre 2017, à l’occasion de la publication du rapport annuel du Défenseur des droits sur les droits de l’enfant.
La notion de consentement abordée au cours de ces séances
L’éducation sexuelle à l’école n’est donc pas une mesure nouvelle. Le 18 juillet, la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes a simplement annoncé l’envoi à la rentrée (en collaboration avec le ministre de l’éducation nationale) d’une nouvelle circulaire à tous les recteurs d’académie afin d’appliquer « cette loi qui existe déjà et qui n’est pas mise en œuvre, en précisant que ces interventions seront dispensées par des associations ayant des agréments IMS d’intervention en milieu scolaire ».

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                Le débat piégé sur l’âge du consentement à une relation sexuelle avec un adulte



Ces séances aborderont avec les élèves des thèmes déjà présents dans le texte de la circulaire de 2003, comme la contraception, la protection contre les infections sexuellement transmissibles ou encore la lutte contre les préjugés sexistes et homophobes. Toutefois, d’après les déclarations de Marlène Schiappa, la future circulaire devrait traiter de sujets absents du texte de 2003, comme la notion de consentement. « On y parlerait du consentement, du respect d’autrui, des rapports entre les femmes et les hommes », a précisé la secrétaire d’Etat à propos du contenu des séances.
L’éducation à la sexualité n’est donc pas une mesure figurant dans la loi contre les violences sexuelles et sexistes. Et les enfants de 4 ans ou scolarisés en école maternelle n’assisteront pas à ces séances d’éducation à la sexualité. Ces cours ne concernent que les classes allant du CP (à partir de 6 ans) jusqu’à la classe de terminale.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Le montant de cette allocation, soumise à condition de ressources, a été revalorisé d’environ 1 % par rapport à l’an dernier.
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L’allocation de rentrée scolaire versée le 16 août

Le montant de cette allocation, soumise à condition de ressources, a été revalorisé d’environ 1 % par rapport à l’an dernier.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 11h01
   





                        


L’allocation de rentrée scolaire (ARS), qui aide les parents aux revenus modestes à payer cartables et autres fournitures, doit être versée à environ trois millions de familles, jeudi 16 août. Le ministère des solidarités l’avait annoncé le 1er août.
Le montant de cette allocation, soumise à condition de ressources, a été revalorisé d’environ 1 % par rapport à l’an dernier. Il est désormais de 367,73 euros pour les élèves de 6 à 10 ans, 388,02 euros pour les 11-14 ans, et 401,47 euros pour les 15-18 ans, a précisé le ministère. Ces montants sont majorés d’environ deux euros à Mayotte.

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Revenus modestes
Les parents aux revenus modestes (dont les revenus annuels sont inférieurs à 24 453 euros pour un enfant à charge, 30 096 euros pour deux enfants à charge, 35 739 euros pour trois enfants à charge), et dont les enfants de 6 à 18 ans sont scolarisés ou en apprentissage, peuvent prétendre à l’ARS pour faire face au coût de la rentrée scolaire. A Mayotte, d’autres plafonds de ressources s’appliquent.
Pour les élèves de moins de 16 ans, les parents n’ont aucune démarche à accomplir, les caisses d’allocations familiales (CAF) versant automatiquement l’ARS aux familles déjà allocataires qui remplissent les conditions. Pour les enfants entrant en CP cette année mais qui n’auront six ans qu’en 2019, la famille doit récupérer un certificat de scolarité auprès de l’école et l’envoyer à la CAF, a ajouté le ministère. Quant aux parents d’adolescents de 16 à 18 ans, ils n’ont pas l’obligation de fournir un justificatif de scolarité : « une simple déclaration sur l’honneur » suffit, selon la même source.
A La Réunion et à Mayotte, où la rentrée scolaire a lieu respectivement les 17 et 21 août, soit plus tôt qu’en métropole et dans les autres DOM, l’ARS sera versée dès ce jeudi.
Au niveau national, l’enveloppe globale consacrée à l’ARS a atteint 2,013 milliards d’euros en 2017.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ L’économiste Philippe Aghion et seize experts sont en train de réécrire les programmes de sciences économiques et sociales. Des propositions très attendues, en pleine polémique sur la nature de ces enseignements.
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La polémique s’échauffe sur l’enseignement de l’économie au lycée

L’économiste Philippe Aghion et seize experts sont en train de réécrire les programmes de sciences économiques et sociales. Des propositions très attendues, en pleine polémique sur la nature de ces enseignements.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 10h59
    |

            Elise Barthet








                        



                                


                            

Les cancres ne seront pas seuls à suer sur leurs cahiers de vacances. Pour les experts chargés de réécrire les programmes de sciences économiques et sociales (SES) aussi, l’été s’annonce studieux. Emmenés par Philippe Aghion, professeur au Collège de France et proche d’Emmanuel Macron, les seize rédacteurs ont jusqu’au 5 septembre pour rendre leurs copies sur les classes de 2de et de 1re. Des propositions très attendues, en pleine polémique sur la nature de ces enseignements.
Il y aurait urgence, lit-on : les Français souffriraient d’une grave « inculture économique ». En cause, selon l’éditorialiste des Echos Eric Le Boucher : l’éducation nationale, bastion de « la glorieuse résistance à l’orthodoxie ultralibérale ».
Dans un rapport publié en 2008, l’Académie des sciences morales et politiques, aujourd’hui présidée par l’ancien PDG de BNP Paribas Michel Pébereau – qui a longtemps enseigné l’économie à Sciences Po – qualifiait même de « néfastes » les programmes de SES. Des accusations reprises récemment dans une note de l’Institut Sapiens, un think tank libéral, pour qui « la faiblesse des connaissances en matière d’économie entretient une défiance excessive envers le monde de la finance ».
Terrain miné
De l’autre côté de la tranchée, le corps enseignant se défend en faisant valoir son attachement à l’interdisciplinarité et aux débats d’idées. « Notre maître mot, c’est le pluralisme », souligne Erwan Le Nader, président de l’Association des professeurs de SES (Apses). L’économie, la sociologie et les sciences politiques « ne sont pas des vérités révélées ». Le manque de connaissance viendrait non pas d’un enseignement biaisé mais du peu d’heures allouées à la matière : une heure et demie par semaine en 2de et quatre heures en 1re, après la réforme du lycée décidée cette année.
« Si l’approche pluridisciplinaire, qui s’appuie...



                        

                        


<article-nb="2018/08/16/19-9">
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ CDC Habitat, filiale de logements sociaux de la Caisse des dépôts et consignations, lorgne le patrimoine immobilier du réunionnais Apavou.
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A La Réunion, la Caisse des dépôts veut se renforcer dans le logement

CDC Habitat, filiale de logements sociaux de la Caisse des dépôts et consignations, lorgne le patrimoine immobilier du réunionnais Apavou.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 10h48
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

La date du 22 août marquera-t-elle la fin du groupe immobilier réunionnais Apavou, avec ses onze sociétés, ses activités foncières et de promotion, son parc d’hôtels, de logements et de centres commerciaux ? La cour d’appel du tribunal mixte de Saint-Denis de la Réunion devra en effet, ce jour-là, confirmer ou pas la mise en liquidation des deux dernières sociétés du groupe qui n’y sont pas encore.
Dirigé depuis l’origine, en 1965, par son fondateur, Armand Apavou, première fortune de La Réunion et encore 341e française selon le magazine Challenges, le groupe, détenu à 100 % par la famille, est à l’agonie depuis des années, allant de redressements en plans de sauvegarde sans les moyens d’entretenir son important patrimoine immobilier.
CDC Habitat propose de racheter 2 522 logements et 47 commerces à un prix pouvant varier de 130 à 150 millions d’euros
En parallèle, des mouvements de fonds suspects entre les différentes entités du groupe et sa filiale de l’Île Maurice font l’objet de deux enquêtes préliminaires pour abus de biens sociaux et banqueroute. Contacté, le groupe Apavou n’a pas souhaité répondre à nos questions « pour ne pas influencer la procédure », indique son agence de communication.
A la veille de cette décision de justice et alors que les débats sont clos, la Caisse des dépôts et consignations (CDC) a, par l’intermédiaire de sa filiale de logements sociaux CDC Habitat (ex-Société nationale immobilière), proposé le rachat de 2 522 logements et 47 commerces à un prix pouvant varier de 130 à 150 millions d’euros.

Cet apport d’argent frais suffirait-il à convaincre le tribunal de laisser un sursis au groupe Apavou ? L’offre est jugée basse, notamment par les experts du cabinet Deloitte qui la situaient à 172 millions d’euros, et elle ne fait en tout cas pas l’affaire des créanciers du groupe, qui estiment le passif global à 350 millions d’euros, dont 160 millions d’euros pour les seules...




                        

                        


<article-nb="2018/08/16/19-10">
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Des associations contrôlées par l’élu avaient financé des mini-croisières pour personnes âgées avant et après le scrutin de 2012.
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L’ex-député PS Henri Jibrayel renvoyé devant le tribunal pour détournement de subventions

Des associations contrôlées par l’élu avaient financé des mini-croisières pour personnes âgées avant et après le scrutin de 2012.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 10h39
    |

                            Luc Leroux (Marseille, correspondant)








                        



   


Des mini-croisières « pour les petits vieux » des quartiers Nord de Marseille financées en 2011 et 2012 par des associations contrôlées par Henri Jibrayel, député (PS) de 2007 à 2017, valent à ce dernier d’être renvoyé devant le tribunal correctionnel de Marseille pour abus de confiance et prise illégale d’intérêt. Dans leur ordonnance signée le 3 août, les juges d’instruction Benoît Couzinet et Valéry Muller estiment que leur enquête, ouverte en 2011 sur la base de lettres anonymes, a mis au jour « un système visant à détourner des subventions, via des associations de quartier n’ayant aucune autonomie, dans le but de financer des opérations à visée électorale ».
Quatre sorties en mer à la journée sur des ferries de l’ex-SNCM offertes aux personnes âgées de sa circonscription des Bouches-du Rhône avaient été organisées en mai 2011 puis en juin 2012, au lendemain de la réélection de M. Jibrayel. Les factures de 31 650 et de 38 520 euros avaient été réglées par trois associations dont les juges estiment que l’ancien député était le gérant de fait. Deux d’entre elles étaient dirigées par son assistante parlementaire – décédée en cours d’instruction.
Avec son autre casquette de conseiller général, M. Jibrayel se voit reprocher d’avoir œuvré au versement par le conseil général des Bouches-du-Rhône de subventions à ces associations, ce qui lui vaut sa mise en cause pour prise illégale d’intérêts. L’ex-assistante parlementaire avait reconnu travailler « à la fois pour le bien du quartier vis-à-vis des seniors par exemple et pour [Henri Jibrayel]. Mes interventions et mes associations me servent pour les deux buts ».
« Activisme local »
M. Jibrayel avait négocié les croisières et leur prix auprès de la SNCM, dont le président du directoire de l’époque avait alors perçu « l’activisme local » de l’élu : « J’ai vu ce genre de choses avec des petits vieux à de multiples reprises, c’est un vote important à caresser pour les politiques de tout bord. » Les juges d’instruction s’interrogent sur le choix de la date de la première croisière, en mai 2011, afin d’éviter que les sommes figurent dans le compte de campagne du député, ouvert en juin, un an avant le scrutin. Selon plusieurs responsables d’associations d’aide aux personnes âgées, ces invitations à ces mini-croisières étaient présentées comme des cadeaux de M. Jibrayel.
Ce dossier met en lumière d’étonnantes pratiques clientélistes. La responsable d’une association de copropriétaires a ainsi rapporté que l’assistante parlementaire de M. Jibrayel lui aurait conseillé de créer une association et de solliciter des subventions afin de faire goudronner la cour de la copropriété. Pour le dossier de subvention déposé auprès des collectivités locales, elle avait été invitée à « parler de la construction d’un local associatif ».
« Il s’agit d’un projet privé dans une copropriété mais comme personne ne voulait payer, il fallait bien trouver une solution, a expliqué la présidente de cette association. J’avais demandé aux copropriétaires de prendre leur carte du Parti socialiste. Les gens du quartier savaient que j’avais les subventions grâce au Parti socialiste et à M. Jibrayel ».
« Je ne suis pas l’organisateur de ces croisières », a déclaré au Monde, mercredi 15 août, l’ancien député, mis en examen en décembre 2014. Il s’est dit « serein et tranquille pour obtenir une relaxe devant le tribunal qui reconnaîtra que l’accusation est erronée ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Sur le millier de fusillés au Mont-Valérien, entre 1941 et 1944, neuf étaient nés en Algérie, un en Egypte et un au Liban.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Maryline Baumard, chargée de l’immigration au « Monde » pendant quatre ans, dresse la liste des livres qui l’ont inspirée dans son travail.
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« Mes incontournables » : sept livres pour comprendre les migrations, par Maryline Baumard

Maryline Baumard, chargée de l’immigration au « Monde » pendant quatre ans, dresse la liste des livres qui l’ont inspirée dans son travail.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 07h24
    |

            Maryline Baumard








                        



                                


                            


Toutes les données
S’il ne fallait garder qu’un livre sur les migrations, ce serait Avec l’immigration, de François Héran (2017). La promesse des premières lignes, de n’être ni « pour » ni « contre », juste… « avec », tient tout l’ouvrage.
Outre ce positionnement neutre, tout y est, des données chiffrées à l’historique politique en passant par l’analyse des mouvements. L’ancien directeur de l’Institut national d’études démographiques (INED), aujourd’hui titulaire de la chaire Migrations et sociétés du Collège de France, fait vivre et parler des données scientifiques majeures, prenant soin de les présenter nues, dépouillées de la dramaturgie, voire de l’hystérie, dont cette thématique se pare habituellement dès qu’elle s’installe dans la sphère politique.

« Avec l’immigration. Mesurer, débattre, agir », de François Héran, La Découverte, 328 p., 21 €.

Colossale géohistoire
Pas si fréquent que 150 chercheurs du monde entier allient leurs compétences dans un ouvrage commun. Le Dictionnaire des migrations internationales (2015) est pourtant un bel exemple de la puissance du collectif.
Cette somme a été rassemblée par Gildas Simon, géographe de l’université de Poitiers, fondateur du groupe Migrinter et de la Revue européenne des migrations internationales. Au fil d’années de travail, le scientifique a réussi la prouesse de consigner les grands mouvements migratoires du globe depuis le XVIe siècle, pays par pays. C’est le fruit d’un travail colossal, réalisé surtout par des géographes, et des historiens aussi.
Cette géohistorique globale des migrations n’est pas à avaler d’un trait, mais à consulter régulièrement pour réinscrire les mouvements actuels d’émigration ou d’immigration, de l’Albanie, des Etats-Unis ou de la Chine, dans la profondeur de leur histoire.

« Dictionnaire des migrations...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Les tests génétiques récréatifs permettent à des personnes conçues par don anonyme de trouver leur donneur ou des demi-frères et sœurs.
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Des enfants nés par don de gamètes percent le secret de leurs origines

Les tests génétiques récréatifs permettent à des personnes conçues par don anonyme de trouver leur donneur ou des demi-frères et sœurs.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 05h23
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 11h39
    |

            Gaëlle Dupont








                        



                                


                            
Lisa s’est toujours doutée qu’il y avait « un problème avec sa naissance ». Un « gros secret ». Les indices se sont accumulés comme des petits cailloux menant à la solution de l’énigme. D’abord, elle ne ressemble pas aux autres membres de sa famille. « On me demande tout le temps quelle est mon origine : espagnole, italienne, voire iranienne », relate la jeune femme. Autre détail : sa mère n’a jamais utilisé de contraceptif.
Et puis un jour, au cours de ses études de droit, un examinateur l’interroge sur la procréation médicalement assistée avec don de gamètes : « Quelle est votre opinion sur l’anonymat du donneur ? » A 21 ans, elle n’en sait rien. Ça la vexe, elle se documente. « Je me suis dit : les pauvres [enfants nés par don], pour eux ce n’est pas drôle, poursuit-elle. Petit à petit, l’idée a fait son chemin dans ma tête. » Questionnée, sa mère finit par lui dire la vérité : Lisa a elle-même été conçue par don.
Tout de suite, la question de ses origines s’est posée. « J’ai besoin de savoir d’où je viens, à qui je ressemble, explique la jeune femme. Pour transmettre quelque chose à mes futurs enfants. Pas ce vide. » Le 14 juillet 2016, elle réchappe de l’attentat qui fait 86 morts sur la promenade des Anglais à Nice. L’événement lui fait sauter le pas.

Tests très populaires aux Etats-Unis
Elle prend contact avec l’association PMAnonyme, et se lance dans l’aventure des tests génétiques. Très populaires aux Etats-Unis, les tests ADN récréatifs y sont surtout utilisés pour connaître les origines géographiques d’ancêtres immigrés. Les chanceux retrouvent des parents plus ou moins éloignés, et peuvent entrer en contact avec eux. Aujourd’hui, quinze millions de personnes figurent dans les quatre bases de données existantes, celles de 23andme, AncestryDNA, MyHeritage et Family Tree DNA.
Pour les enfants nés par don de gamètes, ces tests sont beaucoup...




                        

                        


<article-nb="2018/08/16/19-14">
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Le conducteur avait refusé de se soumettre à un contrôle et avait pris la fuite. Montant à l’arrière du scooter d’un particulier, le policier avait alors pris la voiture en chasse.
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A Paris, un homme tué par un policier après une course-poursuite

Le conducteur avait refusé de se soumettre à un contrôle et avait pris la fuite. Montant à l’arrière du scooter d’un particulier, le policier avait alors pris la voiture en chasse.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 04h02
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 07h18
   





                        


Un automobiliste a été tué par le tir d’un policier, dans la nuit du mardi 14 au mercredi 15 août à Paris. Selon les premiers éléments de l’enquête, l’homme de 26 ans avait refusé de se soumettre à un contrôle routier dans un quartier proche des Halles, dans le centre de la capitale, et avait pris la fuite. Le fonctionnaire de police est alors monté à l’arrière du scooter d’un particulier, et tous deux ont pris la voiture en chasse.
« Le fuyard a pris tous les risques, y compris des rues en sens inverse et s’est finalement retrouvé bloqué. Le policier est alors descendu et l’a sommé d’obtempérer. Mais quand le véhicule a fait marche arrière et a percuté le scooter, le fonctionnaire a tiré un coup de feu », a expliqué à l’Agence France-Presse (AFP) une source proche de l’enquête. Les faits ont eu lieu rue Condorcet, dans le 9e arrondissement.
« Relever la plaque d’immatriculation »
La victime était sous le coup d’une procédure ouverte en février pour « conduite malgré une annulation de permis » et « refus d’obtempérer exposant autrui à un risque de mort ou d’infirmité », a précisé une source judiciaire.
Le gardien de la paix, âgé de 23 ans, a été placé en garde à vue dans la nuit pour « violences volontaires avec arme par personne dépositaire de l’autorité publique ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». L’Inspection générale de la police nationale (IGPN, la police des polices) ainsi que la police judiciaire ont été saisies de l’enquête.
« Pour nous, c’est une injustice, nous voulons savoir ce qui s’est passé », a déclaré une des sœurs de la victime au Parisien. Leur père a, lui, déposé une plainte pour homicide : « Dans la poursuite, le policier a mis la vie d’autres personnes en danger », a-t-il fait valoir, ajoutant qu’il aurait pu « relever la plaque d’immatriculation et venir chercher [son] fils à la maison » le lendemain.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/08/16/19-15">
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Deux analyses de la mortalité concluent que la baisse récente de l’espérance de vie américaine est liée à un problème « systémique ».
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Les Etats-Unis, homme malade des pays du Nord

Deux analyses de la mortalité concluent que la baisse récente de l’espérance de vie américaine est liée à un problème « systémique ».



Le Monde
 |    16.08.2018 à 00h30
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 12h09
    |

            Stéphane Foucart








                        



   


Les Etats-Unis sont atteints d’une maladie « systémique », et cela devrait inciter les autres pays développés à la vigilance. C’est, en substance, la conclusion de deux études publiées, mercredi 15 août, dans le British Medical Journal. La première, conduite par Steven Woolf (Virginia Commonwealth University), révèle une hausse inquiétante de la mortalité chez les adultes américains d’âge moyen au cours des dix-sept dernières années et singulièrement depuis 2012, où l’espérance de vie américaine a commencé à stagner, avant de décliner à partir de 2015.

        Lire aussi :
         

                « Le recul de l’espérance de vie, une nouvelle tragédie américaine »



Cette année-là, indique la seconde étude, conduite par Jessica Ho (University of Southern California) et Arun Hendi (université de Princeton), une douzaine de pays riches dont la France connaissaient simultanément un déclin significatif de leur espérance de vie par rapport à 2014. Brusque et inédite par son caractère collectif, cette chute a cependant été généralement compensée par un rebond l’année suivante, à l’exception du Royaume-Uni et des Etats-Unis.
Outre-Atlantique, cette baisse de l’espérance de vie enregistrée en 2015 s’est même confirmée en 2016. L’indice pointait alors à 78,6 ans, soit 0,3 an de moins qu’en 2014. Des données préliminaires rendues publiques en mai par l’Associated Press indiquaient que l’année 2017 devait connaître une nouvelle chute de la longévité. Elle serait alors la troisième année d’affilée de déclin – situation sans précédent depuis plusieurs décennies.
Pour comprendre, Steven Woolf et ses coauteurs ont comparé les caractéristiques de la mortalité de la population américaine âgée de 25 à 64 ans, par origine ethnique, entre 1999 et 2016. « Entre 1999 et 2016, les taux de mortalité toutes causes confondues n’augmentent pas uniquement parmi les Blancs, mais aussi chez les Amérindiens », écrivent les auteurs. Les trois autres groupes ethniques étudiés (Noirs, Hispaniques et Asiatiques) ont d’abord connu une baisse de mortalité, qui s’est interrompue entre 2009 et 2011, avant de partir à la hausse.
Premier constat : les overdoses sont la première cause d’accroissement de la mortalité, dans tous les groupes. Les taux de mortalité due à l’utilisation de drogues ou de médicaments augmentent ainsi de plus de 410 % chez les Amérindiens, 150 % chez les Noirs, 80 % chez les Hispaniques…

        Lire aussi :
         

                « La crise des opioïdes travaille en profondeur, et pour longtemps, la société américaine »



Ce sont les stigmates de la crise des opioïdes qui frappe les Etats-Unis depuis la mise sur le marché, au milieu des années 1990, de puissants antalgiques proches de la morphine. Ceux-ci ont plongé dans la dépendance plus de 2 millions d’Américains et entraînent aux Etats-Unis plusieurs dizaines de milliers de morts par an. Ce constat n’est pas nouveau.
Des inégalités sociales fortes
Mais, soulignent Steven Woolf et ses coauteurs, ce n’est pas la seule cause. « Les taux de mortalité à mi-vie, expliquent les chercheurs, ont aussi augmenté pour un large éventail de maladies touchant de multiples fonctions et organes du corps humain. » Chez les Amérindiens, les taux de mortalité entre 25 et 64 ans ont ainsi augmenté pour douze causes différentes, dont les maladies dues à l’hypertension (+ 270 %), le cancer du foie (+ 115 %), les hépatites virales (+ 112 %), les maladies du système nerveux central (+ 100 %)… Suicides, maladies hépatiques liées ou non à l’alcool, tumeurs cérébrales, maladies respiratoires ou métaboliques ou encore obésité font grimper la mortalité dans parfois plusieurs groupes.
Les taux de mortalité augmentent à travers l’ensemble de la population américaine pour une douzaine d’affections. Cela signale, pour les auteurs, que la dégradation de la santé aux Etats-Unis est le fait « de causes profondes et systémiques ». « Nous soupçonnons que l’inégalité croissante des revenus, les déficiences de l’éducation, la fracture sociale et le stress peuvent jouer un rôle important, explique M. Woolf. D’autres facteurs pourraient inclure le manque d’accès universel aux soins, la possession d’armes à feu par la population et les taux élevés d’obésité. »
L’épidémiologiste Philip Landrigan (Boston College), qui n’a pas participé à l’étude, salue des travaux « très solides ». « Les données présentées ne permettent pas de distinguer les déterminants profonds de cette dégradation de l’état de santé des Américains. Mais il est clair que lorsque vous créez des inégalités sociales fortes, vous créez une catégorie de la population qui finit par voir son espérance de vie se réduire, dit-il. Il faut aussi avoir à l’esprit ce que montrent de nombreux travaux : les plus pauvres sont aussi ceux qui sont les plus exposés à presque tous les polluants environnementaux comme le plomb, les pesticides, la pollution de l’air… Ce facteur potentiel est fréquemment négligé. »
En outre, cette détérioration de l’état de santé des Américains intervient alors que le tabagisme est outre-Atlantique à un niveau historiquement bas (environ 15,5 % de la population adulte fumait en 2016) et que la consommation moyenne d’alcool par habitant n’a que marginalement augmenté sur la période étudiée (de 8,25 litres par personne de plus de 14 ans et par an en 1999, à 8,8 litres en 2015).
Une perte « sans précédent »
La seconde étude souligne de son côté la profonde singularité des Etats-Unis au sein d’un échantillon de dix-huit pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques. Les deux scientifiques ont analysé les causes de l’excès de mortalité qui a conduit, entre 2014 et 2015, à une baisse significative de l’espérance de vie dans douze de ces pays – en moyenne 0,21 année perdue pour les femmes et 0,18 pour les hommes.
Selon leurs travaux, les grandes causes de décès ont été les maladies respiratoires, cardiovasculaires, du système nerveux central et les désordres mentaux, et elles ont majoritairement concerné les plus de 65 ans. La sévère épidémie de grippe semble avoir été un facteur déterminant. Aux Etats-Unis, au contraire, la perte d’espérance de vie « s’est concentrée sur des populations d’âges moins avancés », inférieurs à 65 ans. Et la grippe n’y a que peu à voir.
« Des gains monumentaux d’espérance de vie ont été la tendance dominante dans les pays développés à haut revenu tout au long du XXe et du XXIe siècle », notent les auteurs. Toutefois, cette perte importante enregistrée simultanément dans douze pays riches est « sans précédent ».
« Ce pic de mortalité a souvent été attribué aux effets directs et indirects d’une sévère épidémie de grippe, en particulier sur les personnes âgées, écrit Domantas Jasilionis (Institut Max-Planck pour la recherche en démographie), dans un éditorial publié par le British Medical Journal. Il est frappant de constater que les systèmes de santé des pays riches les plus avancés ont été incapables de gérer ce défi imprévu, avec pour conséquence la première réduction de longévité en plusieurs décennies. Cela pourrait être le signe de problèmes plus profonds. »
Pour Jay Olshansky (université de l’Illinois), qui avait prédit, en 2005 dans le New England Journal of Medicine, un renversement imminent de tendance aux Etats-Unis, cela signale aussi que « l’ère où l’on pouvait gagner beaucoup d’espérance de vie est révolue ». Un point toujours débattu.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Série C’était mieux avant ? (5/6). Les « colos » déclinent, sous les effets conjugué de la démocratisation des vacances familiales et de la baisse du désir de « vivre ensemble ». Mais il existe d’autres moyens de reconstruire une identité collective, estime le sociologue Jean Viard.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Le navire humanitaire est arrivé mercredi à La Valette, après un accord pour répartir entre cinq pays européens les migrants secourus.
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L’« Aquarius » arrive à Malte pour débarquer 141 migrants secourus en mer

Le navire humanitaire est arrivé mercredi à La Valette, après un accord pour répartir entre cinq pays européens les migrants secourus.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 15h37
   





                        



   


Le navire humanitaire Aquarius est arrivé mercredi 15 août à Malte, où il a été finalement autorisé à accoster après avoir erré plusieurs jours en Méditerranée avec 141 migrants épuisés à son bord. Le navire, affrété par les ONG SOS Méditerranée et Médecins sans frontières (MSF), est entré peu après 14 heures dans le port de La Valette, après un accord pour répartir entre cinq pays européens les migrants qu’il avait secourus vendredi dans les eaux internationales au large de la Libye.

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L’armée maltaise a été mobilisée pour faciliter le débarquement des migrants, originaires pour la plupart de Somalie et d’Erythrée, qui devront passer un contrôle médical à leur arrivée, selon les autorités locales. La moitié sont des mineurs et plus d’un tiers des femmes.
« Deux enfants ont moins de 5 ans et trois moins de 13 ans », a déclaré Aloys Vimard, le coordinateur de Médecins sans frontières à bord de l’Aquarius, soulignant que les rescapés étaient « épuisés, marqués par leur voyage et leur séjour en Libye ».
Errance pendant plusieurs jours
Deux mois après avoir suscité une intense crise diplomatique, ce navire a de nouveau erré plusieurs jours en quête d’un port d’accueil, mettant l’Europe face à ses « responsabilités ». Rejeté par l’Italie mais aussi dans un premier temps par Malte, qui avait recueilli lundi 114 migrants secourus par sa marine, l’Aquarius a finalement été autorisé mardi à accoster à La Valette à la suite d’un accord avec cinq autres pays de l’Union européenne (UE). La France, l’Allemagne, le Luxembourg, le Portugal et l’Espagne ont accepté de se répartir l’accueil des 141 migrants à bord et des 114 autres arrivés lundi sur l’île.
L’Espagne, qui avait accueilli l’Aquarius en juin au moment de sa précédente errance, a fait savoir mardi qu’elle prendrait en charge sur son sol 60 des 141 migrants. La France, dont le président Emmanuel Macron avait été vivement critiqué en juin pour avoir fermé les portes à l’Aquarius, a également assuré qu’elle recevrait 60 migrants. L’Allemagne s’est de son côté engagée à recevoir « jusqu’à 50 » réfugiés et le Portugal s’est dit « disponible » pour accueillir 30 personnes. Le Luxembourg en recevra 5.
« Dangereux et immoral »
Sur Twitter, SOS Méditerranée s’est félicité mercredi de l’entente entre les différents pays européens qui se sont « mis d’accord pour partager les responsabilités au sein d’une réponse (…) coordonnée ».
Le haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a lui aussi salué dans un communiqué « la fin de l’impasse concernant l’Aquarius », mais il a toutefois jugé que « cette situation n’aurait jamais dû en arriver à ce point ». « Il est faux, dangereux et immoral de continuer à faire errer des navires de sauvetage en Méditerranée, alors que les gouvernements se font concurrence pour se décharger de leurs responsabilités », a ajouté M. Grandi en estimant « urgent » de sortir « des approches “bateau par bateau” pour savoir où débarquer les passagers secourus ».

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L’odyssée en juin de l’Aquarius avec plus de 600 personnes à son bord avait duré une semaine après les refus de Malte et de l’Italie, dont le ministre de l’intérieur d’extrême droite Matteo Salvini avait mis un point d’honneur à ne pas accueillir de nouveaux migrants.
Les dirigeants de l’UE s’étaient réunis le 24 juin mais sans réussir à arracher un compromis avec les partisans d’une ligne dure sur l’immigration, comme l’Italie et le groupe de Visegrad (Hongrie, République tchèque, Slovaquie et Pologne).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ A côté de féminin ou masculin pourra être choisie la mention « divers » sur les certificats de naissance, selon un texte de loi adopté par le gouvernement, qui doit encore être approuvé par le Bundestag.
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Nouvelle étape pour la reconnaissance d’un « troisième genre » en Allemagne

A côté de féminin ou masculin pourra être choisie la mention « divers » sur les certificats de naissance, selon un texte de loi adopté par le gouvernement, qui doit encore être approuvé par le Bundestag.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 15h19
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 16h25
   





                        



   


Le gouvernement allemand a adopté mercredi 15 août un texte légalisant un « troisième genre » sur les certificats de naissance, faisant du pays un précurseur en Europe dans la reconnaissance des personnes intersexes.
A côté de féminin ou masculin pourra être choisie la mention « divers » pour les personnes concernées, selon ce texte de loi qui doit encore être approuvé par le Bundestag. « Personne ne doit être discriminé en raison de son identité sexuelle », a déclaré la ministre de la justice, Katarina Barley (sociale-démocrate, SPD), jugeant que cette modernisation de l’état civil aurait dû avoir eu lieu depuis longtemps déjà.

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Décision de la Cour constitutionnelle
Le gouvernement de grande coalition entre les conservateurs d’Angela Merkel et les sociaux-démocrates applique ainsi une décision de la Cour constitutionnelle de 2017. La plus haute juridiction allemande a donné aux députés jusqu’à fin 2018 pour voter la légalisation d’un troisième sexe.
Jusqu’à présent, il était possible en Allemagne depuis mai 2013 de ne pas renseigner le champ relatif au sexe en le laissant vide, les intéressés pouvant ensuite, au cours de leur vie, soit faire le choix d’un sexe masculin ou féminin, soit garder la mention du sexe non renseignée.
D’autres pays en Europe se sont aussi engagés sur la voie d’une reconnaissance d’un troisième genre comme les Pays-Bas ou l’Autriche. En France, tout individu doit être rattaché dans les cinq jours suivant la naissance au sexe masculin ou féminin. La Cour de cassation avait rejeté l’an passé la reconnaissance d’un « sexe neutre », écartant la demande d’une personne née sans pénis ni vagin. Selon les statistiques des Nations unies, entre 0,05 % et 1,7 % de la population mondiale est intersexe.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Des représentants de DAL seront reçus jeudi à la préfecture et d’ici à la fin du mois par la Ville et le ministère de la cohésion des territoires.
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Des « oubliés du logement » manifestent devant l’appartement attribué à Alexandre Benalla

Des représentants de DAL seront reçus jeudi à la préfecture et d’ici à la fin du mois par la Ville et le ministère de la cohésion des territoires.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 11h58
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 12h07
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            
Au creux de l’été, dans une capitale désertée de ses habitants mais envahie de touristes, une soixantaine d’« oubliés du logement » tentent de se rappeler au bon souvenir des pouvoirs publics, mardi 14 août. Ils ont déployé leurs banderoles « Droit au logement » (DAL) à quelques pas de la tour Eiffel, au milieu des visiteurs et des vendeurs à la sauvette, quai Branly, pile devant le désormais célèbre immeuble où un logement de fonction avait été attribué à Alexandre Benalla, l’ancien chargé de mission de l’Elysée.
Sous l’œil de policiers, leur mégaphone hurle des slogans ironiques : « Benalla y a droit, nous aussi nous voulons un logement. » « On manifeste dans différents endroits de Paris depuis le 4 juillet », explique la militante Micheline Unger, entourée d’hommes, de femmes et d’enfants qui, à eux seuls, sont un concentré du mal-logement en France.
Jacques, aujourd’hui à la retraite, va bientôt se trouver à la rue, victime de la vente à la découpe de son immeuble, jusqu’ici propriété d’une vieille dame récemment décédée à l’âge de 104 ans et dont les héritiers veulent se défaire. Ancien technicien de maintenance aéronautique « sur le Falcon du baron Bich, extérieur bleu, intérieur cuir blanc », précise-t-il en souriant, il n’a ni le titre de locataire en titre ni les moyens, avec 900 euros par mois, d’acheter son logement et se sent donc éjecté de la capitale.
Gourbi de onze mètres carrés
Svetlana, chapeau de paille et élégante tenue brodée, surprend lorsqu’elle annonce qu’elle habite un gourbi infesté et humide de onze mètres carrés dans un immeuble déclaré insalubre du 20e arrondissement, pour lequel elle paye 510 euros de loyer. A 62 ans, après avoir exercé plusieurs métiers, vendeuse de bijoux sur les marchés ou agent d’entretien chez Peugeot, cette Russo-Portugaise vit du revenu de solidarité active et d’une allocation logement, attendant impatiemment ses 65 ans pour bénéficier du minimum vieillesse....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Le 12 juillet, plus de la moitié des 78 migrants accueillis par la France ont été conduits dans la capitale des Flandres.
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A Lille, la mission d’intégration de 42 Soudanais passagers de l’« Aquarius » en juin

Le 12 juillet, plus de la moitié des 78 migrants accueillis par la France ont été conduits dans la capitale des Flandres.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 11h27
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 11h35
    |

                            Laurie Moniez (Lille, correspondance)








                        



                                


                            

C’était il y a tout juste un mois. A Lille arrivaient 42 Soudanais, parmi les 629 migrants de l’Aquarius, qui avait cherché, déjà, durant des jours, un port pour accoster. La maire (PS), Martine Aubry, après avoir critiqué l’attitude du gouvernement français durant la crise, avait proposé d’accueillir une partie de ces migrants débarqués en juin finalement à Valence (Espagne).
Le 12 juillet, plus de la moitié des 78 migrants accueillis par la France ont ainsi été conduits dans la capitale des Flandres. Ces hommes, âgés de 18 à 32 ans, ont fui les persécutions dans des zones de guerre civile du sud du Soudan, ont traversé le désert libyen et fait naufrage en Méditerranée. Premières missions de la Sauvegarde du Nord, l’association mandatée par l’Etat pendant dix-huit mois pour les accueillir : établir un bilan de santé et les héberger dans un ancien Ehpad prêté par la ville. Deux par chambre, ces hommes apprennent à vivre en colocation autour d’une cuisine commune. « Ils sont ultra-dynamiques, souhaitent vraiment s’insérer et veulent tout connaître sur Lille et la France », explique Martin David-Brochen, directeur de l’inclusion sociale à la Sauvegarde du Nord. 

« Accueil exemplaire »
Des professeurs bénévoles proposent des ateliers de discussion tandis que les éducateurs de la Sauvegarde leur expliquent la vie en France et les démarches administratives en attendant les cours de français proposés par l’Office français de l’immigration et de l’intégration dès la mi-septembre. « Notre rôle est de les rendre autonomes pour une insertion durable », précise la Sauvegarde, où un conseiller en insertion va désormais étudier chaque cas, d’autant que des restaurateurs lillois ont déjà proposé des emplois à ces réfugiés.
De son côté, la ville a libéré des créneaux horaires dans des salles de sport pour leur permettre de faire du football et du basket deux jours par semaine. Le soir de la finale...




                        

                        

