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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Le cycle de l’eau (8/10) : dans la mer, toute la chaîne alimentaire bénéficie des éléments minéraux contenus dans l’eau descendue des montagnes.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ L’épidémie apparue début août dans le Nord-Kivu a fait 42 morts. L’insécurité qui mine la région complique la riposte sanitaire.
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Reportage

Dans l’est de la RDC, lutter contre Ebola au milieu des groupes armés

L’épidémie apparue début août dans le Nord-Kivu a fait 42 morts. L’insécurité qui mine la région complique la riposte sanitaire.


LE MONDE
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        Le 15.08.2018 à 15h05

     •
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        Mis à jour le 15.08.2018 à 15h42






    
Une aide-soignante prend la température d’un enfant avant le lancement de la campagne de vaccination contre le virus Ebola, le 8 août 2018, près du village de Mangina, dans la province du Nord-Kivu (RDC).
Crédits : STRINGER / REUTERS


« Nous sommes entre le marteau et l’enclume » : déjà sous la menace d’une multitude de groupes armés, les habitants de Mangina se retrouvent maintenant en première ligne de la nouvelle épidémie de fièvre hémorragique Ebola qui frappe l’est de la République démocratique du Congo (RDC). C’est dans cette bourgade rurale du Nord-Kivu, à 30 km au sud-ouest de Beni, la capitale provinciale, que l’épidémie a été signalée le 1er août, après six morts au sein d’une même famille.

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Des réservoirs d’eau chlorée ont été installés devant tous les commerces et les marchés. Au total, 32 des 42 décès liés à cette flambée d’Ebola ont été enregistrés dans cette zone de santé de Mangina-Mabalako.
« Je porte des gants pour me protéger de l’épidémie, affirme Jonas Mumbere, 26 ans, taxi-moto. Nos clients commencent à hésiter à monter sur la moto, par peur de contamination. » « Nos clients ne viennent plus depuis cette épidémie, craignant pour leur santé, se désole Elodie Zena, 28 ans, qui se présente comme une professionnelle du sexe. Les agents des relais communautaires nous disent que même la sueur d’une personne infectée peut nous contaminer. Je ne sais plus comment faire pour nourrir mes deux enfants. »
Une dizaine de groupes rebelles
Précautions sanitaires, disparition des contacts physiques, économie ralentie : le tableau habituel de toutes les épidémies d’Ebola. Depuis 1976, c’est la dixième sur le sol congolais, mais « c’est la première fois que la maladie touche une zone très peuplée et en situation de conflit intense », souligne l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
« L’insécurité est certainement l’aspect le plus inquiétant que nous devons gérer dans cette crise, explique la docteure Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique. Nous devons avoir accès à tous les endroits où peuvent se trouver des malades et, inversement, les populations doivent pouvoir rejoindre les centres de santé sans difficultés. » Avec le ministère congolais de la santé, l’OMS étudie les moyens d’avertir les groupes rebelles des risques qu’ils encourent eux-mêmes en entravant le travail des équipes de santé.

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                « Ebola est présent partout, et potentiellement en chaque villageois »



Le Nord-Kivu (6 à 7 millions d’habitants) abrite une dizaine de groupes armés. La région de Beni est plus particulièrement hantée par les rebelles ougandais des Allied Defense Forces (ADF), responsables présumés du massacre de plusieurs centaines de civils depuis 2014. Relativement épargnée, Mangina a accueilli des déplacés fuyant les tueries et les enlèvements attribués aux ADF plus au nord, sur l’axe Beni-Oicha-Eringeti.
« Je suis venue de Kokola en fuyant les atrocités des ADF. Maintenant je suis ici chez ma grande sœur qui est morte d’Ebola. Je ne sais quoi faire, son mari est en isolement au centre de traitement », rapporte Pascaline Fitina, une femme de 36 ans, assise seule la tête entre les mains. « Je ne sais pas où aller car les ADF menacent du côté de Oicha-Eringeti, où il y a d’autres membres de ma famille. Nous sommes entre le marteau et l’enclume, les ADF d’un côté et Ebola de l’autre », soupire Pascal Lukula, 38 ans, cultivateur, père de cinq enfants.
Un décès dans la province de l’Ituri
Les autorités redoutent que les troubles compromettent le déploiement des équipes sanitaires et l’accès aux populations. « La police et l’armée sécurisent les prestataires sanitaires, la nuit comme le jour pendant cette période de riposte [sanitaire], pour éviter les enlèvements, les tueries, etc. », commente un représentant du gouverneur du Nord-Kivu, Ephrem Kasereka.
L’insécurité nourrit également les inquiétudes des partenaires étrangers de la RDC. « Les gens se déplacent en permanence, au gré des vagues de violences successives qui les obligent à fuir. Cela complique énormément la recherche et le suivi des personnes infectées », constate une porte-parole du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Hanna Leskinen.

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Selon cette même source, pour la première fois depuis l’annonce de l’épidémie, un décès a été enregistré en dehors du Nord-Kivu, dans la province voisine de l’Ituri, mardi 14 août. La fin de la précédente épidémie de fièvre hémorragique Ebola, dans la province de l’Equateur (nord-ouest), avait été décrétée fin juillet. Elle avait fait 33 morts.


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Le gouvernement de Nouvelle-Calédonie a donné mardi 14 août un statut de protection de haut niveau à ses récifs les plus précieux.
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Une avancée majeure pour les récifs coralliens de Nouvelle-Calédonie

Le gouvernement de Nouvelle-Calédonie a donné mardi 14 août un statut de protection de haut niveau à ses récifs les plus précieux.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 11h49
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 12h29
    |

                            Clémence Carayol








                        



   


Les Américains les nomment « pristines », les derniers récifs coralliens encore quasi vierges. La Nouvelle-Calédonie abrite un tiers des 1,5 % de ces récifs encore épargnés. Chesterfield, Bellona, Pétrie, Astrolabe, Entrecasteaux constituent le précieux habitat d’une biodiversité foisonnante de plus de 2 000 espèces de poissons et 310 espèces de coraux.
Face aux menaces de la pollution marine, du réchauffement des températures et de la surpêche, les autorités calédoniennes ont officialisé, mardi 14 août, leur volonté de doter ces atolls et récifs, qui se trouvent dans le parc naturel de la mer de Corail, d’un très haut niveau de protection.
Au total, 7 000 km2 de réserves intégrales et 21 000 km2 de réserves naturelles sont créés. Désormais, tout prélèvement – pêche, sable, pétrole – sera strictement interdit dans certaines zones et la possibilité de s’approcher de certains atolls et îlots requerra une autorisation préalable – notamment pour les bateaux de tourisme –, voire sera totalement proscrite. Ce sont ainsi la totalité des récifs coralliens isolés et en bonne santé de Nouvelle-Calédonie qui se trouvent sanctuarisés. 

   


Des règles strictes pour la protection du corail
« Il s’agit de la première mesure concrète pour leur protection depuis la création du parc en 2014, affirme sans ambages Christophe Chevillon, chef de projet au sein du Pew Charitable Trusts, une fondation qui milite pour la défense de l’environnement marin. Avant aujourd’hui, le parc naturel de la mer de Corail n’était qu’une coquille vide et ne protégeait pas la biodiversité et l’environnement marin calédonien. »
Le Pew Charitable Trusts et le WWF ont beaucoup œuvré pour que le parc naturel marin de la mer de Corail – qui constitue l’une des plus vastes réserves marines du monde avec 1,3 million de km2  – se dote de règles plus strictes. Le premier s’est notamment investi dans la sensibilisation et l’information du grand public au moyen de stands et d’activités ludiques pour convaincre du bien-fondé de la consécration en zone protégée. L’ONG est aussi un membre actif du comité de gestion du parc, composé entre autres du collège des coutumiers ainsi que celui d’autres institutions calédoniennes.

   


Ce classement « permettra désormais de protéger ces récifs et atolls qui abritent une diversité exceptionnelle en surveillant la zone et en y interdisant tout prélèvement par extraction, tout en limitant l’accès du public », explique Christophe Chevillon. Pour lui, la Nouvelle-Calédonie peut toutefois aller plus loin dans la protection de son environnement marin puisque « les 28 000 km2 mis sous haute protection aujourd’hui représentent moins de 3 % de la totalité de la surface du parc ». Et le biologiste de conclure que la protection des précieux atolls et récifs coralliens « est un travail par étapes, cette délimitation en est le premier pas ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ La plainte, déposée par dix familles originaires du Portugal, d’Allemagne, de France, d’Italie, de Roumanie, du Kenya, de Suède et des Fidji, est jugée recevable par la Cour de justice de l’UE.
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Dix familles portent plainte contre l’Europe, accusée d’« inaction climatique »

La plainte, déposée par dix familles originaires du Portugal, d’Allemagne, de France, d’Italie, de Roumanie, du Kenya, de Suède et des Fidji, est jugée recevable par la Cour de justice de l’UE.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 10h56
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 11h55
    |

            Patricia Jolly








                        



   


La responsabilité de l’Union européenne face au changement climatique va être examinée pour la première fois par la justice. Lundi 13 août, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a en effet jugé recevable l’assignation pour « inaction climatique » déposée le 24 mai contre le Parlement et le Conseil européens par dix familles originaires du Portugal, d’Allemagne, de France, d’Italie, de Roumanie, du Kenya, de Suède et des Fidji.
Ces plaignants estiment que l’objectif de l’Union européenne pour 2030 – une baisse d’au moins 40 % de ses émissions de gaz à effet de serre par rapport au niveau de 1990 – est insuffisant pour garantir leurs droits fondamentaux à la vie, la santé, l’activité et la propriété des populations, ainsi que pour atteindre les objectifs fixés par l’accord de Paris sur le climat.
« Nos émissions de CO2 créent des victimes sur le sol européen, explique Marie Toussaint, présidente de Notre affaire à tous, une des associations militant pour la justice climatique qui soutient l’action. Aussi, nous espérons que les juges prononcent une décision qui contraindra l’UE et les Etats membres à tenir leurs engagements oraux. » La reconnaissance de la recevabilité de la requête ne présume en rien de la décision au fond que prendront les magistrats du tribunal de justice de l’UE à une date indéterminée.
Ce recours ne sollicite pas de réparation financière, mais réclame une action ambitieuse de lutte contre le changement climatique
Le Parlement et le Conseil européens disposent maintenant de deux mois pour présenter leur défense. Jusqu’ici, seuls des entreprises ou des Etats avaient été visés par ce type de contentieux, mais jamais un groupement de pays. Ce recours ne sollicite pas de réparation financière, mais réclame une action ambitieuse de lutte contre le changement climatique.

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                Les contentieux climatiques se multiplient dans le monde



« Nous avons toutes les preuves nécessaires pour examiner les conséquences pour les plaignants et le potentiel de l’UE à agir davantage en matière d’action climatique », estime Roda Verheyen, une des trois avocats des familles. Elle a obtenu en novembre 2017 que la justice allemande examine la requête d’un agriculteur et guide de montagne sud-américain. Celui-ci demande compensation à l’énergéticien allemand RWE pour des dommages environnementaux supposément causés dans son pays, le Pérou, par ses émissions globales de CO2. Une série d’expertises est en cours.
Le 30 juillet, la Cour suprême des Etats-Unis a autorisé la tenue d’un procès qui opposera, à partir du 29 octobre, 21 Américains – dont des mineurs – au gouvernement de leur pays qu’ils accusent de bafouer leur droit constitutionnel à « la vie, la liberté et la propriété » et de contribuer au réchauffement en subventionnant le secteur des énergies fossiles.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Avec ses élevages à l’ancienne, sans OGM ni fourrage d’ensilage, le pays comble les attentes des consommateurs d’aujourd’hui.
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Article sélectionné dans La Matinale du 14/08/2018
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L’Autriche, championne du « lait de foin », écologique et rentable

Avec ses élevages à l’ancienne, sans OGM ni fourrage d’ensilage, le pays comble les attentes des consommateurs d’aujourd’hui.



Le Monde
 |    15.08.2018 à 04h30
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 07h12
    |

            Blaise Gauquelin (Pays de Salzbourg, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Karl Neuhofer a les bottes dans le fumier mais la « tête dans la recherche et l’innovation », comme il dit. Certes, l’exploitation de ce producteur de lait à Strasswalchen, dans la région de Salzbourg, correspond en tout point à l’Autriche des cartes postales : il y a les verts pâturages, les vaches « heureuses » qui portent chacune un petit nom, et bien sûr les montagnes en arrière-plan.
Mais il serait dommage de s’arrêter au décor car cet éleveur est un pionnier, à l’origine de l’émergence du « lait de foin », une appellation peu courante en France mais que les Autrichiens connaissent très bien. Dans ce pays prospère où l’écologie n’est pas un vain mot, 15 % de la production laitière est commercialisée sous le label « Heumilch », lié à un savoir-faire spécifique. Ce taux n’est que de 3 % dans le reste de l’Europe.
« On a commencé en 2009, raconte Karl Neuhofer, qui veille sur un troupeau de 80 têtes. Les petits producteurs avaient du mal à écouler leur lait sur le marché. Du coup on a décidé de se regrouper et de s’organiser pour faire de notre méthode de travail traditionnelle un atout de différenciation dans un marché qui était alors totalement saturé. »
Contrairement à d’autres pays producteurs, l’Autriche (8,7 millions d’habitants) avait gardé des fermes reposant exclusivement sur la consommation de foin. Critiquée à l’époque pour avoir raté le coche de la modernisation, elle se retrouve désormais à la pointe d’un mouvement global de retour aux produits authentiques.
A l’opposé du modèle intensif
Huit mille laiteries et soixante fromageries y forment à présent l’unique réseau mondial de production de « lait de foin ». Dans ces fermes, ni tourteaux de soja importés ni aliment fermenté aux effets gustatifs néfastes : à l’opposé du modèle intensif, le foin séché suffit à nourrir les troupeaux, et le bétail bénéficie dans les régions de l’ouest de l’Autriche d’une...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Le cycle de l’eau (7/10) : la fonte des glaciers, ressource considérable en eau douce, s’accélère de manière inquiétante à cause du réchauffement climatique.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Le géant allemand, propriétaire du semencier américain depuis juin, a perdu 10 milliards de capitalisation boursière.
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Bayer dans la tourmente après la condamnation de Monsanto

Le géant allemand, propriétaire du semencier américain depuis juin, a perdu 10 milliards de capitalisation boursière.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 11h49
 • Mis à jour le
14.08.2018 à 16h30
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



   


Après le verdict du tribunal, la sanction des marchés : Bayer, propriétaire de Monsanto depuis le mois de juin, a dévissé en Bourse, lundi 13 août. Le cours a perdu jusqu’à 13 %, avant de se reprendre en fin de journée. En quelques heures, le géant allemand a vu partir en fumée 10 milliards d’euros de capitalisation boursière, c’est-à-dire environ 16 % du prix de rachat du semencier américain (63 milliards de dollars, soit 55 milliards d’euros).
Cette dégringolade est la conséquence directe du jugement historique rendu vendredi 10 août par la justice américaine, qui a condamné Monsanto à verser 289,2 millions de dollars (254 millions d’euros) d’indemnités à Dewayne Johnson, un jardinier américain atteint d’un cancer qu’il attribue au glyphosate, herbicide phare de la firme.

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                Procès du glyphosate : Monsanto condamné, un jugement historique



Le scénario redouté par de nombreux observateurs a pris corps : Monsanto est devenu un risque sérieux pour Bayer. Le jugement est une première. Bien que le groupe américain ait interjeté appel de la décision, celle-ci pourrait faire jurisprudence aux Etats-Unis et représenter une menace financière non négligeable pour le nouveau propriétaire de Monsanto. Actuellement, des milliers de plaintes similaires sont en souffrance devant des tribunaux américains. Lundi dans la journée, plusieurs analystes ont abaissé massivement leur objectif de cours pour l’action Bayer.
C’est le cas de la banque allemande DZ Bank, qui a diminué son objectif de cours de 112 à 86 euros, à l’instar d’autres analystes d’établissements concurrents. « Il n’est pas certain que ce jugement soit confirmé et que les autres plaintes aboutissent. Mais nous voyons au moins le risque que Bayer doive payer plusieurs milliards d’euros de dommages et intérêts. A notre connaissance, il n’existe pas de cas similaire dans le secteur agricole », alerte ainsi Peter Spengler, chez DZ Bank. « Même si nous ne connaissons pas l’issue du jugement, les risques judiciaires pour Bayer en tant que société mère ont fondamentalement augmenté », estime pour sa part dans une note Bernhard Weiniger, chez Independent Research.
Efforts de communication
Interrogé, Bayer s’est refusé à commenter la perte essuyée en Bourse. Le groupe maintient que la décision du juge américain est en contradiction avec « le poids des preuves scientifiques, les décennies d’expérience en situation réelle et les conclusions des régulateurs autour du monde qui, toutes, confirment que le glyphosate est sûr et ne cause pas le lymphome non hodgkinien », a précisé un porte-parole, lundi. Le groupe mise sur le fait que le jugement sera cassé en appel.
Fait inédit, le groupe allemand cherche à tisser des contacts avec ses opposants issus de la société civile
Combien de temps le chimiste allemand pourra-t-il s’arc-bouter sur cette position face à une opposition de plus en plus forte au sein de la population et des pouvoirs publics ? Bayer multiplie depuis quelques mois les efforts de communication afin de rassurer sur les pratiques que le nouveau groupe a adoptées pour rompre avec les méthodes Monsanto. « Il y a des choses que nous faisons différemment », déclarait Werner Baumann, son PDG, dans un entretien au quotidien Handelsblatt,au mois de juin.

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                Monsanto : le procès américain « va avoir un impact » en Europe



Le groupe cherche à tisser des contacts avec ses opposants issus de la société civile. « Ils veulent le dialogue. C’est une démarche inédite de leur part », confirmait début juillet au Monde un responsable de la branche française d’une grande ONG de défense de l’environnement. De fait, si les sanctions boursières s’ajoutent au concert des critiques environnementalistes, l’étau va se resserrer autour du groupe allemand.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ L’œuvre installée dans la ville japonaise est critiquée : elle donnerait l’impression qu’il faut se protéger pour vivre à Fukushima depuis l’accident nucléaire.
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Des habitants de Fukushima se plaignent d’une statue vêtue d’une combinaison antiradiation

L’œuvre installée dans la ville japonaise est critiquée : elle donnerait l’impression qu’il faut se protéger pour vivre à Fukushima depuis l’accident nucléaire.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 11h30
 • Mis à jour le
14.08.2018 à 12h18
   





                        



   


Censé symboliser l’absence retrouvée de radioactivité à Fukushima, l’écran affichant « 000 » sur la statue géante installée le 3 août dans la ville japonaise, dévastée par un accident nucléaire en mars 2011, semble plutôt refléter la mauvaise note attribuée à l’œuvre de Kenji Yanobe par ses habitants.
Haut de six mètres et installé tout près de la gare de Fukushima, le personnage, nommé « Sun Child » – l’enfant du soleil – porte un casque dans une main, signifiant que l’air est désormais sain, et un soleil dans l’autre, symbole d’espoir.
L’artiste a dit avoir voulu transmettre un message positif, mais son œuvre, placée début août près de la gare, a reçu un accueil plus que mitigé. La municipalité affirme avoir reçu une poignée d’appels et de courriels se plaignant de l’œuvre, par ailleurs critiquée par de nombreux internautes sur Twitter.
« J’ai vu Sun Child [nom de la statue], elle fait vraiment froid dans le dos. Je pense qu’elle nous ridiculise tous ainsi que tout le travail que Fukushima a fait pour effacer sa mauvaise image », lance un utilisateur de Twitter.
« Etant donné la terrible réputation de Fukushima, je trouve que l’installation aurait dû être annulée », juge un autre internaute.
« Véhiculer l’espoir lumineux pour l’avenir »
Ces attaques ont poussé l’artiste à s’excuser, dans un courrier de trois pages rendu public le 10 août. « Mon intention était de véhiculer l’espoir lumineux pour l’avenir » en créant cet enfant aux grands yeux tournés vers le ciel, a écrit Kenji Yanobe.
Dans un communiqué, le maire de Fukushima, Hiroshi Kohata, a émis un avis similaire. « Je ressens dans cette statue l’espoir et la force pour vaincre l’adversité », dit-il.
Habitué à créer des personnages entre astronautes géants et jouets pour enfants, Kenji Yanobe a construit « Sun Child » en 2011, en réaction à l’accident nucléaire de Fukushima, et milite pour une société sans utilisation de l’énergie nucléaire. L’œuvre a été exposée dans de nombreux lieux au Japon et à l’étranger sans provoquer de telles réactions, avant d’être installée à Fukushima le 3 août.
L’une des critiques visant la statue provient du manque d’exactitude scientifique. Le personnage semble indiquer qu’il ne peut enlever son casque de protection que lorsque le niveau de radiation tombe à zéro, ce qui est faux : tout compteur geyser indique fréquemment des niveaux supérieurs à zéro dans des zones qui ne sont pas touchées par des catastrophes nucléaires.
L’accident de Fukushima, le pire depuis Tchernobyl en avril 1986, a entraîné l’évacuation de centaines de milliers d’habitants, dont de nombreux ne reviendront jamais. Sept ans après, les agriculteurs sont encore confrontés à la suspicion des consommateurs, même si leurs produits sont soumis à de stricts contrôles de radioactivité.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Les photos souvenirs des installations détruites par le séisme de 2011 servaient à communiquer sur l’avancée des travaux, selon la compagnie d’électricité japonaise. Une opération vivement critiquée sur les réseaux sociaux et dans la presse.
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Souvenirs de Fukushima… à vendre


                      Les photos souvenirs des installations détruites par le séisme de 2011 servaient à communiquer sur l’avancée des travaux, selon la compagnie d’électricité japonaise. Une opération vivement critiquée sur les réseaux sociaux et dans la presse.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 07h45
    |

            Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)








   


L’initiative n’a pas duré bien longtemps. Certains visiteurs de la centrale nucléaire sinistrée de Fukushima seront peut-être déçus mais, confrontée à de vives critiques, la compagnie d’électricité de Tokyo (Tepco) a mis fin mercredi 8 août à la vente, commencée une semaine auparavant, d’un souvenir de la centrale. L’entreprise était très fière de proposer un lot de trois pochettes transparentes figurant des photos des quatre réacteurs détruits par le séisme et le tsunami de mars 2011 et du bus électrique assurant les navettes sur le site. Le tout pour la modique somme de 300 yens (environ 2,30 euros). Le set était en vente uniquement dans les deux supérettes de l’enseigne Lawson installées à Fukushima Daiichi.
« On peut se demander s’il est convenable de proposer un “souvenir” alors que ce désastre nucléaire reste sans précédent et oblige toujours des habitants à vivre en réfugiés ». Le quotidien « Kahoku Shimpo »
Tepco voulait ainsi répondre à une demande des sous-traitants venant travailler sur le site de la pire catastrophe nucléaire depuis Tchernobyl, en 1986, et qui souhaitaient conserver un souvenir de leur passage. « C’est aussi pour les familles et les amis des employés de la compagnie, expliquait Tepco, qui y voyait un moyen de transmettre par le bouche-à-oreille le message que des progrès ont été accomplis sur les réacteurs endommagés. »
Tout le monde n’a pas été convaincu. Les critiques ont rapidement fusé sur Twitter et dans la presse locale. « On peut se demander s’il est convenable de proposer un “souvenir” alors que ce désastre nucléaire reste sans précédent et oblige toujours des habitants à vivre en réfugiés », estimait, dans son édition du 1er août, le Kahoku Shimpo, quotidien de la région du Tohoku, où est établi le département de Fukushima. Tepco a finalement mis fin à cette vente en raison des nombreuses critiques qui lui ont été adressées.
Pour les 73 000 personnes évacuées depuis la catastrophe, 49 500 viennent des zones directement voisines de la centrale. Nombre d’entre elles n’ont toujours pas regagné leur domicile car leur maison se trouve au plus près du site, à Futaba ou à Okuma, communes encore soumises à une « interdiction d’accès sauf exception » car le débit de dose de rayonnements ionisants y dépasse 50 millisievert par an (en France, la limite d’exposition du public est de 1 mSv/an).
Un démantèlement sur quarante ans
Dans les zones où les ordres d’évacuation ont été levés, de nombreux habitants, essentiellement des familles avec enfants, ne veulent pas revenir. Ils ont refait leur vie ailleurs ou ne sont pas convaincus des affirmations des autorités selon lesquelles les niveaux de radiation ne représentent plus de danger. Sept ans et demi après la catastrophe, Tepco travaille toujours au démantèlement de la centrale, une opération qui devrait durer plus de quarante ans, en raison des difficultés rencontrées, notamment pour localiser et extraire le combustible fondu de trois des quatre réacteurs détruits. Le site lui-même reste à la merci d’une nouvelle catastrophe.

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L’entreprise énergétique est la cible de différentes plaintes, dont celle d’un groupe de 15 700 habitants de Namie, ville côtière proche de la centrale évacuée au moment du drame, qui attend des dédommagements. Une action criminelle est également en cours. Le tout alors que l’avenir de Tepco reste incertain. Avant 2011, la compagnie était numéro quatre mondial de l’électricité, derrière le groupe public chinois State Grid, EDF et l’italien Enel. Aujourd’hui, elle accumule les pertes, après avoir déjà dépensé plus de 7 030 milliards de yens (près de 55 milliards d’euros) pour le démantèlement de la centrale de Fukushima. L’opération est financée grâce à des prêts accordés par une structure étatique, mais nul ne sait comment l’entreprise pourra rembourser.

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Article sélectionné dans La Matinale du 13/08/2018
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A Madagascar, des grands-mères deviennent des « fées électricité »

Plusieurs femmes du village d’Ambakivao se sont rendues en Inde pour recevoir une formation sur la maintenance des systèmes photovoltaïques.



Le Monde
 |    14.08.2018 à 06h29
 • Mis à jour le
14.08.2018 à 09h28
    |

            Pierre Lepidi (à Ambakivao, Madagascar)








                        



                                


                            

Elle a apporté la lumière, et même beaucoup plus. « Grâce à mon diplôme de “femme ingénieure solaire”, il y a désormais de l’électricité dans mon village et il peut ainsi se développer économiquement, se félicite Yollande Randrianambinina. C’est une grande fierté pour moi et pour les habitants. »
Agée de 53 ans, cette femme de pêcheur d’Ambakivao, un village de la côte occidentale de Madagascar composé d’environ 200 foyers, a été formée en Inde pendant six mois avec trois amies, grands-mères comme elle. Depuis qu’elles sont rentrées en mars 2017 dans leur hameau implanté près de l’embouchure du fleuve Tsiribihina, les expertes assurent la maintenance des systèmes solaires photovoltaïques. Dans une maison communautaire, qui fut le premier bâtiment électrifié du village, Yollande teste aujourd’hui un banc de batterie pendant que Hanitra Andrianasolo, 38 ans, resserre les vis d’un panneau solaire.
Tout a commencé en 2016 lors d’une réunion organisée par le Fonds mondial pour la nature (WWF) où, au terme d’une discussion avec les villageois, la lumière est arrivée en tête des besoins les plus criants. Ambakivao n’était pas un cas particulier sur la Grande Ile puisque 84 % de la population n’a pas accès à l’électricité, et même 95 % en milieu rural.
Un « engagement fort »
En tant que village isolé et très difficile d’accès, le village de Yollande n’avait quasiment aucune chance d’être sélectionné parmi les programmes gouvernementaux de l’Agence de développement de l’électrification rurale.
« Il a été choisi parce qu’il y a une bonne cohésion entre les habitants et que nous avons senti un engagement fort autour du projet, assure Prisca Zandry, organisatrice au niveau social du WWF dans la région du Manambolo-Tsiribihina. Les mamies, quant à elles, ont été sélectionnées selon différents critères, comme le fait de ne pas être l’épouse d’une personnalité du village ou de ne pas avoir d’enfants à allaiter. Motivées...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Le gouvernement a annoncé des mécanismes pour favoriser le recyclage du plastique. Un enjeu de taille.
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Consommation, recyclage, rejets en mer… les chiffres à connaître sur la pollution au plastique

Le gouvernement a annoncé des mécanismes pour favoriser le recyclage du plastique. Un enjeu de taille.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 20h28
 • Mis à jour le
14.08.2018 à 10h34
    |

                            Romain Imbach, 
                            Audrey Delaporte, 
                            Audrey Lagadec et 
Marianne Boyer








                        


En France, l’achat de produits à base de plastique non issu du recyclage sera pénalisé dès l’an prochain. La secrétaire d’Etat à la transition écologique et solidaire, Brune Poirson, l’a annoncé dimanche 12 août, à travers un « système de bonus-malus » devant être mise en place d’ici 2019, pouvant aller « jusqu’à 10 % du prix des produits ». « Demain, quand il y aura le choix entre deux bouteilles, l’une fabriquée en plastique recyclé et l’autre non, la première sera moins chère », a développé la ministre. Ceci alors que la France est l’un des pires élèves en Europe en ce qui concerne le recyclage des emballages plastiques.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ EN UN GRAPHIQUE – D’après un rapport de l’organisation Plastics Europe, le taux de recyclage des emballages plastique en France était de 26,2 % en 2016 contre 40,8 % en moyenne dans l’Union européenne.
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La France : mauvaise élève du recyclage des emballages plastique

EN UN GRAPHIQUE – D’après un rapport de l’organisation Plastics Europe, le taux de recyclage des emballages plastique en France était de 26,2 % en 2016 contre 40,8 % en moyenne dans l’Union européenne.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 20h23
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 20h55
    |

                            Thibaut Faussabry








                        


En France, un peu plus d’un quart des déchets d’emballages plastique ont été recyclés en 2016. C’est ce qui ressort du rapport annuel de l’organisation Plastics Europe qui représente les producteurs européens de matières plastiques. Sur les 30 pays (Union européenne, Norvège et Suisse) étudiés, la France figure au 29e rang avec un taux de recyclage des emballages plastiques de 26,2 %. C’est juste au-dessus du taux requis (22,5 %) par la directive (n° 94/62/CE) européenne relative aux emballages.
Surtout, la France se situe bien en dessous de la moyenne de l’Union européenne, qui s’élève à 40,8 %. Les meilleurs élèves sont l’Allemagne (50,1 %) et la République tchèque (51,2 %), seuls pays à posséder un taux de recyclage des emballages plastiques au-dessus de 50 %.


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La France avant-dernier pays au sein de l'Union européenne
Taux de recyclage des déchets d'emballages plastiques en 2016 dans l'Union européenne (28 pays), la Suisse et la Norvège.

Source : PlasticsEurope



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Toujours selon Plastics Europe, la production mondiale de plastique a augmenté de 40 % en onze ans : « Entre 2006 et 2017, elle est passée de 245 millions de tonnes à 348 millions de tonnes. » En France, l’industrie du plastique « compte 3 725 entreprises sur le sol français, elle emploie 108 280 personnes pour un chiffre d’affaires total de 33,3 milliards d’euros ». 


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Une progression très faible en France depuis 2009
Evolution du taux de recyclage des déchets d'emballages plastiques en France et en moyenne dans l'Union européenne entre 2005 et 2015.

Source : Eurostat



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Dans un entretien accordé au Journal du dimanche, la secrétaire d’Etat à la transition écologique, Brune Poirson, a annoncé la volonté du gouvernement de mettre en place à partir de 2019 un système de « bonus-malus » pour les consommateurs dans le but de généraliser le recyclage du plastique. Une promesse de campagne d’Emmanuel Macron mentionnait une volonté d’arriver en 2025 à 100 % de recyclage des plastiques en France.

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                Depuis 1950, l’homme a fabriqué 8,3 milliards de tonnes de plastiques






                            


                        

                        


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édition abonné


Une étude montre les liens entre paradis fiscaux et dégradation environnementale

Une étude montre que la pêche illégale et la déforestation en Amazonie sont associées à des pays aux systèmes financiers opaques.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 19h17
 • Mis à jour le
14.08.2018 à 11h12
    |

            Pierre Le Hir








                        



                                


                            
Les « Panama Papers » et autres « Paradise Papers » – ces fuites de documents confidentiels qui, passés au crible par le Consortium international des journalistes d’investigation, ont, en 2016 et 2017, braqué les projecteurs sur le système tentaculaire des sociétés offshore et des paradis fiscaux – ont surtout été analysés sous l’angle économique, politique ou social. Mais leurs possibles implications environnementales sont restées dans l’ombre. C’est sur ce volet qu’une étude, publiée lundi 13 août dans la revue Nature Ecology & Evolution, apporte un éclairage inédit.
Ce travail a été mené par des chercheurs de l’université de Stockholm (Suède), de l’Académie royale des sciences de Suède et de l’université d’Amsterdam (Pays-Bas), sous la direction de Victor Galaz, directeur adjoint du Stockholm Resilience Centre. Ils se sont intéressés à des activités économiques prédatrices de ressources naturelles. D’une part, la pêche industrielle qui, à l’échelle mondiale, épuise les stocks de poissons - dont ils ont ciblé le volet illégal -. D’autre part, les filières du soja et de la viande de bœuf qui, au Brésil, contribuent massivement à la déforestation de l’Amazonie.

En consultant les données les plus récentes, datant de septembre 2017, de l’Organisation internationale de police criminelle (Interpol), ainsi que les registres d’organismes régionaux, ils ont établi que sur 209 navires impliqués dans des activités de pêche illicite, non déclarée et non réglementée (« illegal, unreported and unregulated fishing »), 70 % étaient enregistrés, ou l’avaient été, dans un pays répertorié comme un paradis fiscal. En tête de liste arrivent le Belize et la République du Panama, suivis de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, du Costa Rica, des Seychelles et de la Dominique.
Le nombre de bateaux concernés – 146 – peut paraître faible. Mais il reste vraisemblable que le gros de la pêche illégale échappe à la surveillance d’Interpol et que le chiffre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Les expériences passées et les messages de prévention ont permis de limiter la suractivité des services hospitaliers pendant les fortes chaleurs de fin juillet et début août.
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Canicule : pas de saturation des urgences

Les expériences passées et les messages de prévention ont permis de limiter la suractivité des services hospitaliers pendant les fortes chaleurs de fin juillet et début août.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 17h44
   





                        



   


Quinze ans après la canicule de 2003, qui a marqué les esprits par la surmortalité qu’elle a entraînée, l’épisode de forte chaleur ayant touché la France jusqu’au mercredi 8 août n’a cette fois pas accru outre mesure l’activité des urgences, selon les représentants urgentistes.
« Les campagnes de prévention qui ont été bâties au cours des quinze dernières années donnent de bons résultats, la population a compris les risques de la chaleur », a observé pour l’AFP Patrick Pelloux, président de l’Association des médecins urgentistes de France, qui avait alerté début août sur le risque de saturation des hôpitaux.
« La méconnaissance du phénomène [caniculaire] n’existe plus en 2018, (…) les spots télévisés le rappellent à tout le monde », a ajouté Pierre Carli, chef de service au SAMU de Paris, en soulignant la « solidarité » pendant cette période de fortes chaleurs.
« On a eu des appels de gens nous signalant des personnes qui n’étaient pas bien chez elles, ce qui évite que ces gens-là ensuite soient malades. Des appels 100 % chaleur, c’est-à-dire quelqu’un qui n’est pas du tout malade et qui fait un coup de chaleur, on n’en a pas vu à Paris », a-t-il précisé.
Urgences malgré tout en surchauffe
Du côté des urgences, l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris a signalé dans un communiqué jeudi que, dans une période de sept jours jusqu’au mercredi 8 août, le nombre de passages avait augmenté de 10,1 % pour les personnes âgées par rapport aux mêmes dates en 2017 dans 13 services sur 17 en Ile-de-France.
La ministre de la santé, Agnès Buzyn avait, elle, noté le 8 août « une petite suractivité » pendant les vagues de chaleur, avec en moyenne « entre 3 % et 6 % des passages qui étaient réellement en lien avec la canicule ».

        Lire aussi :
         

                Canicule : un risque de saturation des urgences ?



Mais globalement, selon François Braun, « l’effet des pathologies directement liées à la chaleur sur l’activité des urgences est très faible ». « La période s’est mal passée, mais pas à cause de la canicule. L’activité des urgences continue d’augmenter dans des services qui sont maintenant au bout de leurs limites en termes de volume d’activité, c’est lié aux fermetures de lits en période estivale et au manque d’effectifs », a-t-il expliqué.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ La femelle « J35 » a porté le cadavre de son petit sur des centaines de kilomètres, pendant dix-sept jours, refusant de le laisser. Depuis trois ans, il n’y a eu aucune naissance viable au sein des orques résidentes du Sud.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Une orque pousse son bébé mort et alerte sur l’inquiétant déclin de l’espèce dans le Pacifique

La femelle « J35 » a porté le cadavre de son petit sur des centaines de kilomètres, pendant dix-sept jours, refusant de le laisser. Depuis trois ans, il n’y a eu aucune naissance viable au sein des orques résidentes du Sud.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 16h52
 • Mis à jour le
14.08.2018 à 06h27
   





                        



   


C’est une bien triste histoire qui se termine dans l’océan Pacifique, entre l’Etat de Washington (nord-ouest des Etats-Unis) et la ville de Vancouver (Colombie-Britannique), au Canada.
Après avoir poussé pendant dix-sept jours le cadavre de son petit mort juste après sa naissance, l’orque « J35 », aussi appelée Tahlequah, a retrouvé son groupe et une activité normale, selon le Center for Whale Research (CWR). Elle a « vigoureusement chassé des saumons avec ses congénères » et son comportement est « remarquablement vif », a fait savoir l’organisme au cours du week-end.
Le comportement de cette mère orque avait été signalé par le centre de recherche le 26 juillet, deux jours après la naissance, puis la mort, seulement une demi-heure après, du petit. Poussant le corps de son nez, le tenant à la surface sur sa tête, J35 a parcouru des centaines de kilomètres, accompagnée par des femelles de son groupe. Jusqu’à ce qu’elle laisse, finalement, couler le cadavre.
Disparition des saumons royaux
Si ce comportement n’est pas exceptionnel chez cette espèce, il ne dure en général qu’un ou deux jours. Mais la tragédie est surtout collective : cela fait trois ans que les orques de la mer des Salish n’ont pas donné naissance à un petit viable. Dans les vingt dernières années, 75 % des grossesses des femelles orques de cette région ont échoué. Quarante sont nées pendant cette période, et 72 sont mortes, portant le nombre de ces cétacés, appelés orques résidentes du Sud, à 75 seulement.
Les orques peuvent vivre longtemps, plus d’une centaine d’années, mais leur période de reproduction est limitée. Si elles ne se reproduisent pas, leur groupe perdra des membres petit à petit, jusqu’à leur disparition.
Le CWR explique principalement le déclin de cette espèce par la diminution du nombre de saumons royaux, qui constituent la principale nourriture des orques. Cette espèce de saumons est elle-même classée « en danger » par l’Union internationale pour la conservation de la nature, en raison de la pêche et de la pollution.

        Lire aussi :
         

                Les zones marines sauvages ont pratiquement disparu



L’immense chagrin, un « bon point de départ »
« La surpêche et la destruction de leur habitat ont fait [de cette espèce de saumon] un poisson non seulement rare mais contaminé par n’importe quoi, du retardateur de flamme au plomb en passant par le Prozac et la cocaïne », précise Susan Casey, auteure américaine de plusieurs livres sur l’océan, dans une tribune publiée par le New York Times et titrée « L’orque, son bébé mort et nous ».
Dans un rapport, la Société américaine de pêche a affirmé que des « changements majeurs », politiques et sociétaux, devraient avoir lieu pour que les saumons royaux puissent survivre jusqu’à la fin du siècle. Les mêmes changements, sans doute, qui pourraient sauver les orques résidentes du Sud et leur permettre de se reproduire.
« L’immense chagrin pour Tahlequah est un bon point de départ, écrit aussi Susan Casey. D’une certaine façon, c’est la partie facile. Ce qui est plus difficile, c’est de transformer notre chagrin pour cette mère en un élan pour résoudre les problèmes affligeant la population en extinction des orques résidentes du Sud ».

        Lire aussi :
         

                La biodiversité déjà bouleversée par le réchauffement






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Le cycle de l’eau (6/10) : en s’évaporant, se transformant en nuages et retombant sous forme de pluie ou de neige, l’eau ne cesse de se déplacer à la surface de la Terre.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ 
<article-nb="2018/08/15/19-17">
<filnamedate="20180815"><AAMM="201808"><AAMMJJ="20180815"><AAMMJJHH="2018081519">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Aucun consensus politique ne se dégage pour que le pays, l’un des plus gros émetteurs de gaz à effet de serre par habitant, adopte un mix moins polluant.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
édition abonné


L’Australie reste sans projet énergétique ambitieux

Aucun consensus politique ne se dégage pour que le pays, l’un des plus gros émetteurs de gaz à effet de serre par habitant, adopte un mix moins polluant.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 15h30
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 15h32
    |

                            Isabelle Dellerba (Sydney, correspondance)








                        



                                


                            

Combien de temps faudra-t-il encore à l’Australie, l’un des premiers pollueurs de la planète par habitant, pour se doter d’une politique énergétique ? Les Etats et territoires de l’île-continent devaient se prononcer sur le National Energy Guaranty (NEG), le plan énergie proposé en octobre 2017 par le gouvernement conservateur ; mais vendredi 10 août, après plusieurs mois de débats, ils ont différé leur décision, faute de consensus sur une politique qui ne peut être approuvée qu’à l’unanimité. C’est le dernier épisode de la guerre des tranchées à laquelle se livrent, depuis plus d’une décennie, les élus de ce grand pays charbonnier sur les questions climatiques.
Présenté comme une « réforme nationale historique », le NEG vise à poursuivre la transition énergétique de l’Australie vers un mix moins carboné – actuellement, près de deux tiers de la production électrique repose sur des centrales à charbon dont la plupart sont vieillissantes –, mais sans renoncer au rôle primordial des énergies fossiles.
Le plan prévoit que les fournisseurs devront continuer à proposer un certain pourcentage d’électricité émanant de sources comme le charbon et le gaz, pour « garantir la fiabilité du réseau et faire baisser les factures d’électricité », tout en privilégiant un mix plus vert. A charge pour eux de trouver la meilleure formule, car ils devront réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) de 26 à 28 % d’ici à 2030, par rapport à leur niveau de 2005. L’Australie s’y est engagée en 2015.
Parlementaires climatosceptiques
« Pour la première fois en une décennie, il existe une proposition de responsables politiques qui met au centre du débat les questions de la fiabilité et du coût, tout en imposant une réduction des émissions afin de respecter nos engagements internationaux », s’est félicité, lundi 6 août, Jennifer Westacott, directrice exécutive du Business Council of Australia, une association qui représente les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Editorial. La justice californienne a condamné, le 10 août, le groupe américain d’agrochimie à verser des indemnités au jardinier Dewayne Johnson, atteint d’un cancer qu’il attribue à l’herbicide Roundup.
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Monsanto, un jugement salutaire

Editorial. La justice californienne a condamné, le 10 août, le groupe américain d’agrochimie à verser des indemnités au jardinier Dewayne Johnson, atteint d’un cancer qu’il attribue à l’herbicide Roundup.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 11h47
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 14h16
   





                        



   


Editorial du « Monde ». La justice est passée. Le 10 août, à San Francisco, Monsanto a perdu son procès devant un tribunal de l’Etat de Californie. La firme américaine a été condamnée à verser près de 290 millions de dollars (254 millions d’euros) d’indemnités à Dewayne « Lee » Johnson, un jardinier atteint d’un cancer qu’il attribue au glyphosate, la substance active du Roundup, l’herbicide le plus vendu au monde. Ce jugement, le premier à associer exposition au glyphosate et cancer, est historique. Il pèsera à l’évidence sur la prochaine réévaluation de la substance en Europe, prévue pour 2022.

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Les tribunaux ne disent certes pas la science, mais en l’espèce ce sont les documents internes de la firme, les fameux « Monsanto Papers » et leurs lourds aveux, qui ont emporté la décision des jurés. Oui, disent les jurés dans leur jugement, le produit phare de Monsanto est dangereux. Et oui, ajoutent-ils, le géant de l’agrochimie connaissait les risques, « à la lumière des connaissances scientifiques disponibles ». Le groupe allemand Bayer, propriétaire de la firme américaine depuis le 7 juin – acquise pour 63 milliards de dollars – conteste avec vigueur la décision. « Le glyphosate est sûr et non cancérogène », a-t-elle répété.
Des milliers d’autres plaignants
La firme a bien entendu annoncé son intention de faire appel. Mais des milliers d’autres plaignants poursuivent le géant agrochimique. Un autre procès, devant une juridiction fédérale celui-ci, rassemble plus de 350 plaignants et le juge chargé de l’affaire a donné son feu vert aux poursuites, le 10 juillet, estimant que les experts entendus avaient fourni des éléments de preuve suffisants « pour qu’un jury raisonnable puisse conclure que le glyphosate peut causer un lymphome non hodgkinien à des doses d’exposition rencontrées chez les humains ». En Europe et en France, où deux actions sont en cours contre la firme, le jugement californien pourrait faire des émules et mettre plus encore le glyphosate en difficulté.
A la différence des Etats-Unis, où l’affaire n’a guère mobilisé les médias, elle a suscité sur le Vieux Continent une avalanche de réactions. A peu près toutes hostiles au géant agrochimique, la palme de la virulence revenant au ministre français de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, qui a qualifié la société d’« ignoble » dans un entretien à Libération et a appelé à mener la « guerre contre les pesticides »…

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La force de ces propos est un cache-misère, qui signale surtout l’impuissance des pouvoirs publics sur ce dossier. Le glyphosate n’est pas le pire des poisons, comme on l’affirme souvent, et de nombreux autres pesticides sont bien plus problématiques. Mais il est le plus utilisé au monde, il est omniprésent et est devenu, en deux décennies, la pierre angulaire d’une agriculture productiviste qui demeure – malgré des dégâts toujours plus visibles et toujours mieux documentés – largement intouchable. La puissance de ses lobbys mine la confiance et abîme la démocratie.
Bien sûr, Emmanuel Macron en personne a annoncé que la France se passerait de l’herbicide en 2021 « dans ses principaux usages »… Mais, sans préjuger de la volonté présidentielle, il faudra juger sur pièces, d’autant que l’engagement n’a pas été inscrit dans la loi. Souvenons-nous du Grenelle de l’environnement. C’était il y a dix ans. Une réduction de 50 % du recours aux pesticides avait été promise en une décennie. Une décennie a passé : l’usage des phytos n’a pas chuté. Il a crû de plus de 20 %.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ L’eurodéputé Eric Andrieu, qui préside la commission d’enquête sur l’évaluation des pesticides dans l’UE, pointe les lacunes en la matière.
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Monsanto : le procès américain « va avoir un impact » en Europe

L’eurodéputé Eric Andrieu, qui préside la commission d’enquête sur l’évaluation des pesticides dans l’UE, pointe les lacunes en la matière.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 11h30
 • Mis à jour le
14.08.2018 à 08h44
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            

Un tribunal californien a condamné, vendredi 10 août, la société Monsanto, désormais propriété du groupe allemand Bayer, à verser un dédommagement de 289,2 millions de dollars (248 millions d’euros) à un jardinier frappé par un cancer du système lymphatique qu’il attribue à son exposition à des herbicides à base de glyphosate.
Ce jugement a été marqué par les « Monsanto Papers », ces documents internes de la société que la justice américaine a commencé à rendre publics dès le printemps 2017. En Europe où, au contraire du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), les agences réglementaires ne considèrent pas le glyphosate comme cancérogène, l’exploitation de ces documents par la presse a conduit le Parlement européen à former, en février, une commission d’enquête spéciale sur les processus d’évaluation des pesticides.
Pour son président, l’eurodéputé Eric Andrieu (Alliance progressiste des socialistes et démocrates), le jugement californien met en lumière les carences de l’Union européenne dans l’application du principe de précaution.
Quel principal enseignement tirez-vous du jugement prononcé par la justice californienne ?
Eric Andrieu : Cela illustre, d’abord, le peu de responsabilité du Conseil européen, qui en novembre 2017 a réautorisé le glyphosate pour une durée de cinq ans – décision qui souligne une incapacité à appliquer le principe de précaution, pourtant inscrit dans le droit européen. Aujourd’hui, on voit beaucoup de déclarations fortes du ministre de l’environnement, Nicolas Hulot, mais il faut rappeler que la France n’a pas fait grand-chose, au niveau européen, pour éviter la réautorisation du glyphosate : il aurait, par exemple, été possible d’attaquer la décision du Conseil européen devant la Cour de justice de l’Union pour non-application du principe de précaution.
On voit que la justice californienne va bien plus loin que la simple présomption d’un lien entre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ A l’instar des antipesticides, le ministre de la transition écologique et solidaire s’est réjoui du jugement américain contre la firme du groupe allemand Bayer.
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Procès Monsanto : « la fin de l’arrogance » selon Nicolas Hulot

A l’instar des antipesticides, le ministre de la transition écologique et solidaire s’est réjoui du jugement américain contre la firme du groupe allemand Bayer.



Le Monde
 |    13.08.2018 à 10h52
 • Mis à jour le
13.08.2018 à 11h47
    |

            Pierre Le Hir








                        



   


A l’avenir, « n’attendons pas la démonstration du pire pour agir », car alors « les poisons auront fait leurs effets et leurs victimes seront excessivement nombreuses ». Le ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a été l’un des premiers à réagir à la condamnation de Monsanto, vendredi 10 août, par la justice californienne. Sur BFM-TV, il a appelé dès le lendemain, à « appliquer enfin le principe de précaution », en fustigeant la firme américaine, aujourd’hui dans le giron du groupe allemand Bayer.

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Dimanche 12 août, dans une interview à Libération, M. Hulot se montre encore plus virulent. « C’est le début de la fin de l’arrogance, de la suffisance de ce couple maudit Monsanto-Bayer. Cette décision confirme ce que de nombreux lanceurs d’alerte ont dit depuis tant d’années sur la dangerosité du glyphosate », déclare-t-il. Et d’ajouter : « C’est une décision de justice très argumentée, qui est providentielle, car elle rend enfin visible ce que certains s’obstinaient à ignorer depuis trop longtemps : le fait que l’objectif dissimulé de Monsanto, sa stratégie ignoble, est de mettre en coupe réglée les ressources alimentaires de la planète. »
Interdit en France en 2021
Le ministre salue un jugement qui « vient corriger l’indifférence des politiques vis-à-vis de cette firme, qui dure depuis des décennies ». Il n’a pas précisé si sa remarque visait les membres du gouvernement, qui, eux, ne se sont pas exprimés. A ce stade, pourtant, M. Hulot ne prévoit pas d’accélérer la sortie du glyphosate en France. Le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, s’est engagé à ce que l’herbicide, classé comme « cancérogène probable » par le Centre international de recherche sur le cancer, soit interdit en France en 2021 pour ses principaux usages, et complètement d’ici cinq ans. Mais le gouvernement a refusé que cette interdiction soit inscrite dans le projet de loi sur l’agriculture et l’alimentation.

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Si l’affaire ne suscite que peu de commentaires aux Etats-Unis, où elle n’est guère reprise dans les médias, elle donne lieu en revanche à beaucoup de réactions dans l’Hexagone, surtout dans le camp des antipesticides. L’association Générations futures se félicite d’« une décision historique qui reconnaît le caractère cancérogène de ces produits à base de glyphosate et la responsabilité de Monsanto dans le fait de les avoir mis sur le marché sans en avertir le consommateur ». Pour son directeur, François Veillerette, cette condamnation « souligne l’urgence de retirer les pesticides à base de glyphosate du marché, ce que nous appelons le gouvernement français à faire au plus vite ».
Même satisfaction du côté de la Confédération paysanne. « Ce jugement, c’est une nouvelle fois la preuve que les pesticides sont dangereux pour la santé, des utilisateurs en premier lieu – et donc des paysans et des paysannes – et puis, par ricochet, aussi de ceux qui consomment les produits, estime son porte-parole, Laurent Pinatel. Il faut absolument se donner les moyens de sortir des pesticides, de cette dépendance. »

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« Notre première réaction, c’est de dire “enfin et heureusement”, parce qu’avec tous les éléments à charge contre Monsanto, il aurait été absolument incompréhensible qu’il ne soit pas condamné », indique pour sa part Suzanne Dalle, de Greenpeace France. « La justice agit là où le gouvernement n’est pas présent. » 
Le revers subi par Monsanto devant la justice américaine, en première instance, n’a toutefois pas empêché le groupe chimique et pharmaceutique Bayer de réaffirmer l’innocuité de l’herbicide incriminé. « Sur la base de preuves scientifiques, d’évaluations réglementaires à l’échelle mondiale et de décennies d’expérience pratique d’utilisation, Bayer estime que le glyphosate est sûr et non cancérogène », a déclaré, samedi, un porte-parole du géant allemand. Le groupe a déjà annoncé son intention de faire appel de la condamnation de Monsanto (une amende 248 millions d’euros).



                            


                        

                        

